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NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S : très grand-angle pour le paysage et la vidéo

Nikon complète à nouveau sa gamme d’objectifs pour hybrides plein format et APS-C en monture Z et annonce le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S, un objectif très grand-angle qui répond aux besoins des photographes de paysage comme des vidéastes adeptes des plans très larges.

Note : le test de cet objectif est disponible ici.

NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S : le très grand-angle pour les paysagistes et vidéastes utilisant un hybride Nikon

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NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S : à vous les grands espaces

La roadmap NIKKOR Z est claire, proposer 23 objectifs en monture Z d’ici à fin 2021. Force est de constater que Nikon tient le rythme puisqu’après les 24, 35, 50 et 85 mm f/1.8 S, voici venir le petit dernier de cette série d’optiques à focale fixe, le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S.

Cet objectif très grand-angle va satisfaire les paysagistes pour lesquels le 24 mm est encore un peu long. Le zoom NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S couvre bien le 20 mm mais c’est un zoom. En vidéo, une focale fixe de 20 mm ouvrant à f/1.8 est aussi appréciée par les vidéastes désireux de cadrer très large et de jouer avec la profondeur de champ.

le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S sur Nikon Z 7

Le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S est construit comme ses camarades de la série S : son étanchéité, bien qu’il ne soit pas tropicalisé au sens premier du terme (aucun objectif ne l’est aujourd’hui), lui permet d’être utilisé par tous les temps, d’autant plus sur les Z 6 et Z 7 conçus pour fonctionner sous la pluie et dans la poussière.

La monture Z, de par son très court tirage mécanique, favorise la qualité d’image avec les courtes focales. Le test nous le dira mais il ne fait nul doute que les performances de ce 20 mm soient conformes à ce que nous connaissons du 24 et du 35 mm. Les optiques en monture F et l’AF-S 20 mm f/1.8 en particulier sont relégués au second plan.

Conçu pour fonctionner sous toutes les latitudes dans toutes les situations

Le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S propose une distance de mise au point minimale de 0,20 m, favorisant ainsi la plus grande profondeur de champ possible en paysage.

NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S

la protection tous temps du NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S

Le diaphragme circulaire comporte neuf lamelles, si vous aimez jouer avec les effets lumineux des étoiles et le bokeh, vous devriez être comblé.

La formule optique comporte des lentilles en verre ED et des lentilles asphériques gages de très bonnes performances, c’en est presque classique désormais dans cette gamme NIKKOR Z. Le traitement nanocristal bien connu des nikonistes est de la partie,  et d’autant plus important sur un très grand-angle que les reflets sont courants (le flare par exemple).

Les vidéastes vont apprécier le silence de fonctionnement en mode de mise au point autofocus, une constante là-aussi dans la gamme NIKKOR Z, et la gestion fine de la profondeur de champ grâce à une large bague de mise au point.

Le focus breathing, quant à lui, est pratiquement éliminé grâce au processeur du boîtier qui peut compenser ces effets indésirables.

un exemple de photo de paysage réalisée avec le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S

Fiche technique du NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S

Voici les principales caractéristiques de cet objectif grand-angle pour les hybrides Nikon Z.

  • Type : Monture Nikon Z
  • Format : FX/24 × 36 mm compatible avec les hybrides Nikon Z APS-C (ratio x1.5)
  • Focale : 20 mm
  • Ouverture maximale : f/1.8
  • Ouverture minimale : f/16
  • Formule optique : 14 lentilles en 11 groupes (dont 3 lentilles en verre ED, 3 lentilles asphériques et des lentilles avec traitement nanocristal)
  • Angle de champ : sur FX : 94°. sur DX : 70°
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne
  • Distance minimale de mise au point : 0,2 m à partir du plan focal
  • Rapport de reproduction maximal : 0,19×
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Diamètre de fixation pour filtre : 77 mm (P = 0,75 mm)
  • Dimensions : diamètre maximum d’environ 84,5 × 108,5 mm (distance à partir du plan d’appui de la monture d’objectif)
  • Poids : 505 grammes
  • Autofocus : oui
  • Mise au point interne : oui
  • Mise au point : automatique, manuelle
  • Accessoires fournis : bouchon d’objectif avant LC-77B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, parasoleil HB-95, étui pour objectif CL-C1

Tarif et disponiblité

Le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S sera disponible dès mars 2020 au prix estimé de 1249 euros TTC.

Premier avis sur le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S

Que dire de plus si ce n’est que Nikon nous propose une nouvelle optique au positionnement parfaitement cohérent avec la gamme existante et répondant à un vrai besoin.

Il manquait une très courte focale dans la gamme NIKKOR Z, c’est chose faite. Les performances de ce 20 mm ont toutes les chances d’être aussi bonnes que celles des autres focales fixes déjà testées, seul le tarif pourra calmer les ardeurs de ceux qui disposent déjà du zoom NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S et n’ont pas le besoin particulier d’une focale fixe.

Les utilisateurs de la version reflex, l’AF-S 20 mm f:1.8, devraient voir la différence avec ce NIKKOR Z, la monture Z favorisant les courtes focales quand la monture F les dessert. Le recours à la bague FTZ n’étant plus de mise, c’est autant de gagné en poids et encombrement et l’AF-S 20 mm f/1.8 se revend très bien en occasion. La bascule sera d’autant plus justifiée avec cette focale.

Source : Nikon

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Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir ?

Pourquoi un comparatif Nikon D780 vs D750 alors que la mode est à l’hybride ? Parce que la question revient souvent dans les conversations, et que le nouveau Nikon D780 remplace le Nikon D750 dans la gamme reflex plein format depuis début janvier 2020.

Bien que ce reflex expert ne révolutionne pas la catégorie, il possède les principaux composants électroniques et le capteur de l’hybride Nikon Z 6, gages d’un meilleur dynamisme et de capacités accrues en vidéo et en mode Live View.

Le Nikon D780 offre des caractéristiques qui peuvent vous intéresser si le Nikon Z 6 ne vous tente pas, que vous souhaitez continuer à utiliser vos objectifs en monture F sans bague de couplage et que vous appréciez toujours la visée optique. Voici des éléments de comparaison pour vous aider à faire votre choix entre le Nikon D780 et le Nikon D750.

Accès direct au tableau de comparaison

Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir ?

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Comparatif Nikon D780 vs D750 : quand deux époques s’opposent

Lorsque le Nikon D750 est apparu, à l’automne 2014, le marché du reflex plein format avait le vent en poupe. Succédant au mythique Nikon D700 dont certains attendent toujours le vrai successeur (il va falloir penser à oublier), le Nikon D750 proposait des performances de très bon niveau, une construction robuste, une protection tous temps, et un capteur de 24 Mp dont la montée en sensibilité gagnait quelques crans face au vieillissant D700 et ses 12 Mp.

Le Nikon D850 n’ayant pas encore pointé le bout de son nez à cette époque, nombreux furent les photographes à faire le choix du D750 pour l’ensemble de ses prestations. Certes, ce n’était pas « le remplaçant du D700 », ce n’était pas non plus « le boîtier pro abordable et plus compact que le D4 », mais il faut bien avouer que l’ensemble avait bonne tenue. Le succès rencontré par ce reflex depuis a montré que Nikon se s’était pas trop trompé.

Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir et pourquoi ?

Comparatif Nikon D780 vs D750 : les vues de face D750 à gauche, D780 à droite

Janvier 2020, le marché reflex a une toute autre allure. Des parts de marché en chute libre face à la vague d’hybrides plein format, des reflex pros (presque) abordables (le D850 par exemple), des hybrides APS-C légers et compacts en veux-tu en voilà, et même des moyen-formats hybrides chez certains constructeurs, l’offre a bien changé.

Les utilisateurs d’hybrides plein format se réjouissent de l’arrivée de ces modèles plus légers, plus compacts, avec leur visée à image réelle, leur autofocus plein cadre (90% du champ sur les Nikon Z 6 et Z 7), et la possibilité qu’offrent les modèles Nikon, via la bague FTZ, d’utiliser les optiques en monture F.

Côté reflex ça sent le roussi, les constructeurs, toutes marques confondues, voyant leurs chiffres de vente s’effondrer tandis que seuls les hybrides permettent de maintenir, à peu près, la valeur et les marges dans un marché de la photo en souffrance.

Dans ce contexte, allions-nous voir de nouveaux modèles arriver, c’était la grande question fin 2019.

Nikon fait de la résistance

Si l’hybride est une réalité depuis trois bonnes années, les utilisateurs de reflex n’ont pas tous décidé encore de succomber aux charmes du « sans miroir ». Pour les constructeurs, délaisser ce marché potentiel alors que la conversion vers l’hybride n’est pas systématique et que des composants modernes existent dans la banque d’organes maison, c’est passer à côté de volumes de vente qui peuvent venir mettre un peu de beurre dans les épinards chez les spécialistes du reflex, Nikon et Canon en particulier.

Nikon l’a bien compris, et c’est ce qui a motivé l’arrivée du Nikon D780 : un reflex expert modernisé, avec des composants ayant fait leurs preuves dans la gamme et les nouveaux modules issus de la gamme hybride. En d’autres termes, Nikon a cherché à proposer le meilleur des deux mondes réunis dans un seul et même boitier.

Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir et pourquoi ?

Comparatif Nikon D780 vs D750 : les vues de dessus D750 à gauche, D780 à droite

Si la proposition technique a de l’intérêt, le positionnement est plus difficile parce que, justement, le marché est complexe et les utilisateurs perdus. Que faut-il choisir en 2020 ? Faut-il encore acheter un reflex plein format ? Faut-il investir dans le futur et l’hybride ? Faut-il acheter un reflex d’ancienne génération, moins cher, alors qu’un nouveau est arrivé, plus cher ? Autant de questions qui appellent autant de réponses.

Certains critères sont très personnels, la visée électronique ne satisfait pas tout le monde, la vidéo n’intéresse pas tous les photographes,  investir dans une nouvelle gamme optique ne tente pas les possesseurs de nombreux objectifs Nikon F, pour ne citer que ces trois là.

Si je n’ai pas la réponse à certaines questions car elles sont trop personnelles, je peux toutefois vous aider à voir clair dans les propositions techniques des deux reflex Nikon D780 et D750.

Vous noterez que je n’ai pas inclus le Nikon Z 6 dans ce comparatif Nikon D780 vs D750, bien qu’il soit le pendant du D780 dans la gamme hybride, car opposer reflex et hybride n’a guère de sens tant les philosophies et les usages diffèrent. Le choix de l’un ou de l’autre ne saurait se faire sur la seule liste de critères ci-dessous.

Comparatif Nikon D780 vs D750 : fiches techniques

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Caractéristique Nikon D780 Nikon D750
Définition 24,5 Mp 24,3 Mp
Type de capteur CMOS CMOS
Taille du capteur 35.9 x 23.9 mm 35.9 x 24.0 mm
Taille des photosites 5.9 µ 5.9 µ
Filtre passe-bas Oui Oui
Nettoyage du capteur intégré Oui Oui
Taille d’image 6048 x 4024 6016 x 4016
Valeur ISO nominale ISO 100 ISO 100
Plage ISO ISO 100 – 51.200 ISO 100 – 12.800
Plage ISO étendue ISO 50, ISO 102.400 – 204.800 ISO 50, ISO 25.600 – 51.200
Processeur d’image EXPEED 6 EXPEED 4
Viseur Pentaprisme Pentaprisme
Couverture du viseur 100%, 0.70 x 100%, 0.70 x
Flash intégré Non Oui avec mode contrôleur
Emplacements cartes 2 x SD (UHS-II) 2 x SD (UHS-I)
Obturateur électronique (silencieux) Oui (silencieux en mode Live View) Non
Cadence en mode rafale 7 vps (viseur optique), 12 vps (Live View avec mode silencieux et RAW 12 bits) 6,5 vps
Plage de temps de pose 1/8.000 à 900 sec. 1/4.000 à 30 sec.
Synchro flash 1/200 ème de sec. 1/200 ème de sec.
Capteur de mesure de lumière 180.000 pixels RVB 91.000 pixels RVB
Mesure de lumière avec pondération des hautes lumières Oui Oui
Mesure de lumière à pleine ouverture en Live View (mode photo) Oui Oui
Mise au point en Live View contraste de phase avec 273 collimateurs détection de contraste
Module autofocus Multi-CAM 3500FX II avec algorithme amélioré type Nikon D5 Multi-CAM 3500FX II
Nombre de collimateurs AF 51 dont 15 en croix 51 dont 15 en croix
Plage de détection autofocus (à f/2, valeur standardisée) -4 à +19 EV (viseur optique, -6 à +17 EV en Live View) -3 à +19 EV
Ouverture minimale pour la détection AF* jusqu’à f/8 (11 points AF) jusqu’à f/8 (11 points AF)
Modes de mise au point Autofocus
Manuel
Détection des visages
Suivi AF
Réglage fin de l’AF par micro-ajustement
AF tactile (Live View)
Eye-AF (Live View)
Autofocus
Manuel
Détection des visages
Suivi AF
Réglage fin de l’AF par micro-ajustement
Mode vidéo Oui Oui
Format de sortie vidéo .MOV, compressé et non compressé .MOV, compressé et non compressé
Durée maximale d’enregistrement par séquence vidéo 20 min en 4K, 30 min en 1080p qualité moyenne 20 min en 60p, 30 min en 30p
Définition maximale en vidéo 3.840 x 2.160 (4K) @ 30p – 1080p à 120p 1920 x 1080 (1080p) @ 60p
Qualité maximale en vidéo 10 bits N-log via sortie HDMI + HDR HLG et time code 8 bits via sortie HDMI
Enregistrement audio Micro stéréo intégré, micro stéréo externe optionnel Micro stéréo intégré, micro stéréo externe optionnel
Affichage des hautes lumières en vidéo (Zebra) en Live View Oui Oui
Intervallomètre Oui Oui
Timelapse Oui Oui
Nombre d’images en timelapse 9.999 9.999
Type d’écran arrière TFT-LCD tactile de 3.2 pouces de diagonale, inclinable TFT-LCD de 3.2 pouces de diagonale, inclinable
Définition de l’écran arrière 2.359.000 points 1.229.000 points
Support HDR Oui Oui
Fonction zoom 1 clic Oui Oui
Bracketing d’exposition 2 à 5 photos par pas de 2 ou 3 Ev
2 à 9 photos par pas de 1/3, 1/2, 2/3 ou 1 EV
2 à 5 photos par pas de 2 ou 3 Ev
2 à 9 photos par pas de 1/3, 1/2, 2/3 ou 1 EV
Bracketing de balance des blancs 2 à 9 photos 2 à 9 photos
Focus stacking Oui Non
GPS intégré Non Non
Wi-Fi Oui Oui
Bluetooth Oui, basse consommation Non
Compatibilité Snapbridge Oui Non
Poignée grip Non Oui, en option
Batterie Nikon EN-EL15b Lithium-ion Nikon EN-EL15 Lithium-ion
Autonomie de la batterie 2.260 vues (norme CIPA) 1.230 vues (norme CIPA)
Chargeur de batterie Chargeur rapide MH-25a, recharge possible via prise USB boîtier éteint Chargeur rapide Nikon MH-25a
Boîtier protégé tous temps Oui Oui
Norme USB 3.1 2.0
Poids (Boîtier nu avec batterie et cartes) 840 gr. 835 gr.
Dimensions 143,5 x 115,5 x 76 mm 140,5 x 113 x 78 mm
Tarif (Février 2020) 2.499 euros 1.399 euros (2.199 euros à sa sortie)

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* avec les objectifs dont l’ouverture maximale est égale à f/8 ou plus lumineuse, le télémètre électronique prend en charge 11 points AF.

Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir et pourquoi ?

Comparatif Nikon D780 vs D750 : les vues de dos D750 à gauche, D780 à droite

Quelques différences significatives

Parmi les nombreuses caractéristiques techniques mentionnées dans le tableau ci-dessus, toutes n’ont pas la même importance au quotidien. Certaines vont vous permettre de faire des photos dans de meilleures conditions avec le D780, d’autres vous faciliteront la vie en vidéo, d’autres encore ne feront aucune différence.

Capteur et sensibilité

Une des principales différences entre le Nikon D780 et le D750, c’est le capteur hérité du Nikon Z 6 et repris dans le D780. 24 Mp, et surtout une sensibilité maximale en hausse puisque ce capteur atteint 51.200 ISO en limite haute de la plage normale. Oubliez les valeurs étendues en haute sensibilité, les images sont bruitées, et 51.200 ISO c’est déjà beaucoup.

Ce capteur a montré son potentiel sur le Z 6, avec une vraie capacité à sortir des images propres entre 8.000 et 12.800 ISO en JPG natif, de même que des images très correctes à 25.600 ISO en RAW si vous prenez la peine d’appliquer un minimum de réduction du bruit en post-traitement.

Ce qu’il faut considérer avec un capteur, plus que sa montée en ISO maximale, c’est sa dynamique, ou sa capacité à rendre des images avec une palette la plus étendue possible de tons non saturés entre les basses et les hautes lumières. En cela, les performances du capteur du Z 6, et donc celles du D780, sont parmi les meilleures de la catégorie, toutefois le D750 n’a pas grand-chose à envier à ses successeurs, les scores se valent à la virgule près.

Autofocus

C’est le sujet qui passionne les nikonistes depuis l’arrivée des hybrides Z 6 et Z 7, puisque le module autofocus de ces hybrides permet d’assurer la mise au point du sujet sur la quasi-totalité du champ (90%) tandis que celui des reflex ne couvre qu’une petite portion centrale de l’image.

Avec un reflex, il est plus difficile de suivre un sportif en mouvement, un enfant qui court, un animal qui passe sur le bord de l’image sans anticiper la mise au point avant de recadrer.

Les hybrides font vraiment la différence en la matière, et les défauts de rapidité que l’on pouvait reprocher à la toute première version de l’autofocus des Z 6 et Z 7 ont été fortement réduits avec la version 2.20 du firmware.

Sur le Nikon D780, vous retrouvez par contre le module AF à 51 points du D750 et des générations précédentes de reflex experts, amélioré toutefois au niveau de l’algorithme puisque Nikon lui a intégré un sous-ensemble venant du D5.

Il n’en reste pas moins qu’il est dommage de ne pas retrouver l’excellent module à 153 collimateurs du D850 sur le D780, il marque le pas face à la concurrence hybride, et, surtout, ne fait pas la différence avec le D750 lorsque ce reflex est utilisé en visé optique traditionnelle.

Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir et pourquoi ?

Comparatif Nikon D780 vs D750 : les vues de profil D750 à gauche, D780 à droite

Live View

C’est le point fort du Nikon D780, celui qui fait la différence avec le D750, tant en photo qu’en vidéo. Oui, mais si en vidéo l’avantage est évident, en photo il l’est moins si vous n’êtes pas familier de la prise de vue depuis l’écran arrière.

Chacun y trouvera des avantages et des inconvénients, le Live View n’est guère utilisable dans plein de situations comme les concerts, le sport, les spectacles vivants. Pour ces situations là, le D780 ne se démarque pas du D750, la visée optique reste identique.

Par contre, si vous faites de la photo de rue, du reportage, de la macro, la réactivité de ce mode est bien plus grande sur le D780 qu’elle ne l’est sur le D750. L’autofocus est (enfin) utilisable, l’écran tactile plus simple à utiliser (y compris la navigation dans les menus), la visée à hauteur de poitrine ou bras tendus réellement performante.

Vidéo

C’est le mode dans lequel le D780 fait la différence – et de loin – avec le D750, sans égaler pour autant le Nikon Z 6. Les hybrides restent les champions du tournage vidéo, grâce :

  • à leur monture Nikon Z qui permet de nombreuses combinaisons boîtier-objectif (grâce aux bagues comme Techart ou Metabones),
  • à leur silence de fonctionnement et de mise au point (l’AF et les optiques reflex sont plus bruyantes),
  • à l’intégration de fonctions indispensables aux vidéastes et absentes du D780 comme l’usage du format Prores RAW ou la facilité d’intégration au stabilisateur (type Ronin) du fait de la compacité du boîtier.

Le Nikon D780 a le bon gout d’offrir un mode 4K et une sortie 10 bits N-Log sur la prise HDMI avec LUT 3D, mais cela ne suffira pas pour convaincre les vidéastes ayant des besoins professionnels (voir le kit vidéo pro pour Nikon Z 6).

Accessoires

Sujet de discorde entre les nikonistes et la marque, l’adaptation d’une poignée grip sur le Nikon D780 n’est pas possible, de même que celui-ci ne dispose pas du petit flash intégré dont disposait le D750.

Nikon se retranche derrière le fait que les poignées grip sont très peu recherchées, les chiffres de vente semblent le prouver, et que le flash intégré est un frein à la protection tous temps du boîtier alors qu’il n’est que très peu utilisé (ce qui n’est pas faux).

Oubliez donc la poignée et le flash si vous faites le choix du D780, vous vous consolerez avec le double emplacement de cartes SD, hérité du D750 et qui vous évite l’acquisition de cartes XQD ou CFexpress bien plus coûteuses.

Le tarif

Parce qu’il faut bien parler du prix …

Je ne me lancerai pas dans une comparaison détaillée des tarifs du D780 et du D750 car l’un, le D780, vient d’arriver et l’autre, le D750 a déjà cinq ans. Il est évident qu’en cinq ans les tarifs ont baissé, que l’arrivée d’un remplaçant fait encore baisser les tarifs du D750.

Ceci dit, au moment de passer à la caisse, on parle bien des mêmes billets en euros sortant de la même poche. Le prix de la rue cinq ans plus tard et le prix catalogue à la sortie diffèrent de près de 1.000 euros en faveur du D750, ce qui représente une belle économie si vous savez vous passer des quelques apports vraiment différenciant du D780. De quoi investir dans une belle optique par exemple.

Si par contre vous souhaitez passer au plein format aujourd’hui, que vous n’avez pas de D750, que vous n’aimez pas l’hybride, que vous cherchez un boîtier polyvalent, que les 45 Mp du D850 vous font peur, alors choisir le D780 est une option que vous ne regretterez pas. Il n’a aucune raison de ne pas connaître la même durée de vie que le D750, ne devrait pas être remplacé de sitôt, de quoi envisager l’avenir sereinement.

En savoir plus sur le Nikon D780 et sur le Nikon D750 sur le site Nikon.

Les meilleurs prix pour les Nikon D780 et D750 chez Miss Numerique

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Nikon Film Festival 2020 : appel aux votes du public

Le Nikon Film Festival 2020, un festival de courts-métrages animé par Nikon France depuis dix ans, ouvre l’appel aux votes du public.

Près de 1200 réalisateurs participent à cette nouvelle édition autour du thème « Une génération », et vous avez la possibilité de voter pour vos films préférés jusqu’au 1er mars 2020.

Nikon Film Festival 2020 : appel aux votes du public

Nikon Film Festival 2020 : Une génération

Comme chaque année depuis dix ans maintenant, le Nikon Film Festival propose aux réalisateurs de produire un court-métrage, et de le soumettre aux jurys du Festival. Cette année les réalisateurs doivent produire un film d’une durée maximale de 2 minutes 20, sur le thème « une génération ».

Vous êtes invité à voter pour vos films préférés. Afin de vous faciliter la tâche, le site du Festival regroupe les différents films dans plusieurs sections :

Cette année, à l’occasion de son dixième anniversaire, le Nikon Film Festival s’invite au cinéma parisien Le Grand Rex, pour deux soirées dédiées à la projection et à la remise des prix aux différents lauréats (voir le palmarès 2019).

Jeudi 5 mars à 20h : Nuit du Nikon Film Festival 2020, projection des 50 courts-métrages finalistes.
Séance ouverte à tous, au prix de 5 euros, réservations sur legrandrex.com

Vendredi 13 mars à 19h : Remise de prix du Nikon Film Festival 2020, en présence du jury officiel.
Pour la première fois, la soirée de clôture est ouverte au public, au prix de 6 euros, réservations sur legrandrex.com

Le jury est présidé cette année par le réalisateur, scénariste et producteur Cédric Klapisch (Deux moi, Le Péril jeune,…) accompagné de  :

  • Thierry Chèze, Journaliste et critique cinéma
  • Jonathan Cohen, Acteur
  • Alexandre Dino, Membre de l’organisation du Nikon Film Festival
  • Pascale Faure, Responsable des programmes courts de Canal+
  • Ana Girardot, Actrice
  • Eye Haïdara, Actrice
  • Julien Neutres, Directeur de la création, des territoires et des publics au CNC
  • Guillemette Odicino, Journaliste et critique cinéma pour Télérama et France Inter
  • Rod Paradot, Acteur

En savoir plus sur le site du Festival


Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : redoutable en architecture, reportage et paysage

Nouvel arrivant dans la gamme NIKKOR Z, le 24 mm f/1.8 S vient répondre aux attentes des photographes adeptes du reportage, de la photo de paysage et d’architecture, et désireux d’utiliser un objectif en monture Z native. Disponible depuis quelques semaines, il n’en fallait pas plus pour vous proposer ce test NIKKOR Z 24 mm qui vous aidera à faire votre choix parmi les 24 mm compatibles avec les hybrides Nikon.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

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Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : introduction

Pas vraiment lentement mais sûrement et méthodiquement, Nikon continue à déployer ses focales fixes NIKKOR Z de la série S à destination de ses hybrides à capteurs 24 x 36 mm. En attendant le 20 mm f/1,8 qui viendra boucler « par le bas » cette salve quasiment discontinue, et après des 35 mm, 50 mm et 85 mm oscillant entre le très bon et l’excellent, penchons-nous sur le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S.

Cette focale est d’autant plus stratégique qu’elle fait doublon, et même plutôt quadruplon, dans la panoplie NIKKOR Z actuelle puisqu’elle se retrouve à la fois dans l’exceptionnel NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S, le standard NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S et le redoutable NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S.

Si cela ne suffisait pas, en monture reflex F, Nikon lui-même propose l’AF-S NIKKOR 24 mm f/1,8G ED et un plus lumineux AF-S NIKKOR 24 mm f/1,4G ED, quand Sigma s’aligne de son côté avec son 24 mm f/1,4 DG HSM | Art.

La question est donc simple : un grand angle dédié, dont le principal argument est l’ouverture plus généreuse (d’un peu plus d’un diaphragme par rapport à du f/2,8, et d’un peu plus de deux diaphragmes par rapport à du f/4), mérite-t-il que vous lui consacriez les 1199 euros qu’en réclame le constructeur ? Réponse tout de suite dans ce test.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Présentation et contexte

À une époque pas si éloignée (nous parlons quand même de décennies), le grand angle de base était le 28 mm. Avec l’arrivée du numérique et les progrès en termes de calculs optiques, de procédés de fabrication industrielle, la popularité des transtandards, le 28 mm a progressivement laissé la place au 24 mm.

4 mm, cela ne semble rien, et même converti en angle de champ, le passage de 75° à 84° ne semble pas si frappant que cela. Pourtant, ce 24 mm ouvre de nouvelles perspectives aux photographes, à la fois ceux travaillant dans des espaces confinés en intérieur, où cela peut se jouer à quelques centimètres de recul, comme ceux qui sont adeptes d’architecture.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

L’autre intérêt du 24 mm est que, par rapport au 28 mm, il est suffisamment éloigné du 35 mm pour ne pas avoir à hésiter entre les deux objectifs, tout en étant, bien sûr, suffisamment distant du 50 mm pour en faire un parfait complément. Par contre, qui dit angle de champ plus large dit aussi perspectives plus subtiles à gérer et, potentiellement, plus de déformations et autres défauts optiques à contrecarrer.

Pour ce faire, justement, le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S sort l’artillerie lourde. Comme l’AF-S NIKKOR 24 mm f/1,4G ED, sa formule comporte 12 lentilles réparties en 10 groupes mais a recours à 4 lentilles asphériques et 1 lentille en verre ED. Sans oublier les traitements nanocristal et ARNEO. Les aberrations géométriques et chromatiques, tout comme les images fantômes, n’ont qu’à bien se tenir.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/20 ème – f/4 – 100 ISO

L’AF-S NIKKOR 24 mm f/1,8G ED, lui, compte également 12 lentilles, mais toujours 2 asphériques et 2 ED. Notons toutefois que les objectifs NIKKOR reflex descendent à 23 cm de mise au point contre « seulement » 25 cm pour le NIKKOR Z, tout comme le Sigma.

À 450 grammes, le NIKKOR Z se situe entre l’AF-S f/1,8 (355 grammes) et l’AF-S f/1,4 (620 grammes), mais si vous comptez utiliser l’un de ces deux derniers sur un hybride Z, il faudra ajouter les 145 grammes de la bague FTZ. Le Sigma, de son côté, culmine à 665 grammes.

En termes de tarif, le NIKKOR Z est bien plus cher que son alter ego reflex : 1199 euros contre 799 euros. Le Sigma s’intercale entre les deux (949 euros) quand l’AF-S f/1,4 se trouve aux environs de 1400 euros.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/500 ème – f/3.5 – 100 ISO

À qui se destine ce 24 mm f/1,8 ?

Les amateurs de grand angle, et plus particulièrement de 24 mm, ont l’embarras du choix chez Nikon, nous venons de le voir. Toutefois, ceux utilisant le NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S gagneront un peu plus d’un diaphragme et ceux utilisant l’un des deux zooms f/4 gagneront plus de deux diaphragmes.

Sur le terrain, cela fait une différence énorme, notamment en termes de sensibilité puisque vous pourrez avec le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S travailler à 3.200 ISO au lieu de 12.800 ISO, par exemple. L’ouverture généreuse permet également de mieux séparer les plans et, en se rapprochant suffisamment du sujet, d’obtenir de meilleurs flous d’arrière plan.

Il faut donc ajouter aux utilisations classiques d’un 24 mm (reportage, architecture, paysage) la possibilité de quelques portraits contextualisés et la photographie de rue en lumière ambiante, même lorsque celle-ci faiblit. Bien que, dans l’absolu, les aptitudes des boîtiers Z 6 et Z 7 en montée en sensibilité, doublée de la stabilisation mécanique, permettent de gommer l’avantage de l’ouverture plus généreuse.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/125 ème – f/1.8 – 1000 ISO

Qualité de construction

Les focales fixes NIKKOR Z se ressemblent toutes (sauf le Noct-NIKKOR), mais cela commence à devenir une plaisante habitude. Fût noir satiné, large bague de mise au point caoutchoutée et cannelée, nombreux joints d’étanchéité dedans et dehors (au niveau de la monture) : du bel ouvrage, sérieux, mais sans exubérance.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Pas besoin de revenir sur l’absence de bague de diaphragme, de graduation de distance, de touche programmable, vous connaissez déjà probablement la chanson. Notez, au passage, que les filtres utilisés devront mesurer 72 mm de diamètre, contre 67 mm sur le 85 mm f/1,8 et 62 mm sur les 35 et 50 mm f/1,8. Compte tenu du diamètre de la frontale et du pare-soleil, j’aurais apprécié un bouchon mieux maintenu, et verrouillable, comme Samyang en propose sur ses AF 14 mm f/2,8.

Prise en main, stabilisation  et autofocus

Bien équilibré, le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S se manipule aisément d’une seule main une fois monté sur le boîtier. La large (et unique) bague permet, tour à tour, d’ajuster la mise au point manuellement (sans butée) ou de corriger l’exposition ou l’ouverture, selon la fonction que vous lui assignez dans les menus.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/6 ème – f/2 – 3.200 ISO

La stabilisation, confiée au boîtier, permet de descendre bien en-dessous du 1/25 ème de seconde et, avec un peu d’entraînement, vous aventurer autour du quart de seconde. C’est toujours aussi bluffant.

L’autofocus n’est pas en reste. Précis, rapide, silencieux, il faudra juste tenir compte des spécificités du grand angle et, surtout en multipoint, faire bien attention à l’endroit où le boîtier décide de faire le point, donc le collimateur sélectionné automatiquement. La profondeur de champ, même à f/1,8, permettra cependant dans une certaine mesure de gommer les légers décalages de mise au point.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/40 ème – f/2.8 – 200 ISO

Performances optiques : pique, homogénéité et flare

Tester le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S sur le très exigeant capteur du Z 7 permet de le pousser dans ses retranchements. Et force est de constater que même 45,7 Mpx ne lui font pas peur et que la complexe formule optique n’est pas là juste pour faire joli sur la fiche technique.

Dès la pleine ouverture, le centre est déjà très bon, devient excellent à f/2,8 et exceptionnel à f/5,6. Les coins extrêmes, en retrait à f/1,8 mais se défendant déjà fort bien, égalent presque le centre et la périphérie dès f/4. Suffisant pour écrire que cet objectif n’a aucun problème d’homogénéité, ce qui plaira aux photographes de paysage et d’architecture. Comme d’habitude, il faudra faire attention à la diffraction à f/11 et f/16 (ouverture minimale), qui dégrade la qualité d’image.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/160 ème – f/1.8 – 1000 ISO

Le traitement ARNEO, couplé au traitement nano-cristal, permet de se jouer du flare et des contre-jours.

Même avec un éclairage violent et ponctuel de face, l’objectif ne bronche pas et est exempt de reflets parasites et d’images fantômes.

Vraiment impressionnant et rassurant, surtout pour l’angle de champ considéré. Là encore, les photographes de paysage apprécieront, ainsi que les amateurs de photographie de rue nocturne.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/8 ème – f/1.8 – 2.000 ISO

Performances optiques : déformation et distorsion

Oubliez les 24 mm déformant légèrement l’image (généralement en barillet) : le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S est parfaitement corrigé. Tout est droit : les horizons sont horizontaux, les verticales sont verticales. En fait, le plus grand problème, ce sera le photographe, qui pourra légèrement pencher d’un côté ou de l’autre (généralement à droite lors du déclenchement).

La parfaite correction de ce grand angle permet de jouer avec les fuyantes, que vous optiez pour un cadrage en plongée ou en contre-plongée. Vraiment agréable et ludique. Les amateurs d’architecture se régaleront !

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/40 ème – f/3.2 – 2.500 ISO

Performances optiques : rendu des couleurs, aberrations chromatiques et vignettage

Passons rapidement sur la neutralité des couleurs, habituelle sur cette série d’objectifs et dépendant de toutes manières grandement du profil « Picture Control » sélectionné, qui influe grandement sur la gestion des couleurs et du contraste. Concentrons-nous plutôt sur les aberrations chromatiques, qui sont une excellente occasion de rappeler l’importance que donne Nikon à l’imagerie computationnelle sur ses hybrides.

Pour rappel, l’imagerie computationnelle, qui consiste à confier à l’informatique du boîtier la correction de certains défauts optiques, n’est pas complètement nouvelle. Ce qui l’est, par contre, est de développer sciemment les objectifs en leur laissant des défauts faciles à ajuster ensuite, afin de réduire les coûts de production et donc le tarif final, sans pour autant faire de sacrifice du côté du pouvoir résolvant (piqué et homogénéité), comme nous l’avons vu dans la partie précédente.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/60 ème – f/1.8 – 2.000 ISO

Si je me permets ce petit laïus, c’est parce qu’avec le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S les corrections des aberrations chromatiques directement dans le boîtier sont particulièrement saisissantes et puissantes, et même meilleures que celles que vous obtiendriez sur votre logiciel de dérawtisation préféré.

Les deux exemples ci-dessous sont de très bonnes illustrations de la correction interne des aberrations chromatiques, lesquelles apparaîtront surtout dans les zones combinant très fort contraste et fins détails :

Aberrations chromatiques NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

 

Aberrations chromatiques NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Attention toutefois, ces petites corrections locales ont également un impact sur le rendu global de l’image. Les deux extraits ci-dessus viennent d’une image plus large, capturée en NEF + JPEG, pour laquelle nous disposons donc de deux versions directement produites par le boîtier :

Aberrations chromatiques NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

 

Aberrations chromatiques NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Comme vous pouvez le constater, les aberrations chromatiques au niveau des branchages sont bien visibles sur l’image en NEF, avec leurs liserés magentas. En termes d’exposition, cette version est légèrement plus sombre mais les nuances orangées du ciel sont préservées.

Dans la version JPEG corrigée par le boîtier, les liserés magenta ont disparu, les branches sont plus agréables à regarder. Simultanément, les ombres ont été légèrement éclaircies, ce qui donne un rendu plus flatteur. Toutefois, les nuances orangées du ciel sont passées à la trappe.

Toutes ces variations sont d’autant mieux perceptibles avec un 24 mm qui, du fait de son large angle de champ, capture plus facilement dans un même cadre des zones aux contrastes différents. Par extension, les différents modes d’exposition (multizone, pondérée centrale, spot) seront à manipuler avec minutie.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/20 ème – f/1.8 – 2.000 ISO

Et le vignettage ? Celui-ci est visible à f/1,8 jusqu’à f/2,8, aussi bien en NEF qu’en JPEG, puis devient très léger voire imperceptible au-delà de f/4. Là encore, la correction automatique appliquée par le boîtier est très efficace, et vous pourrez en moduler l’intensité selon vos besoins et préférences esthétiques. Rien de vraiment dérangeant, donc, surtout pour ce genre de grand angle.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/20 ème – f/4 – 100 ISO

Rendu optique : profondeur de champ

Même s’il ouvre à f/1,8, ce NIKKOR Z 24 mm S n’a pas vocation à être un roi du bokeh, d’autant plus qu’il a une profondeur de champ minimale un peu plus éloignée que ses homologues reflex (25 cm contre 23 cm). Cela n’a pas empêché Nikon de le munir d’un diaphragme électromagnétique circulaire à 9 lamelles, le nouveau standard. Il en résulte un flou d’arrière plan très doux, sobre et progressif, qui plaira au plus grand nombre.

Encore plus qu’avec les 35, 50 et 85 mm, j’aurais vraiment apprécié la présence du même petit écran OLED que sur les Z 24-70/2,8 et Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 afin d’y faire figurer une échelle de profondeur de champ. Celle-ci aurait pu être utile en mise au point manuelle, tout particulièrement en vidéo.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/15 ème – f/2.2 – 2.000 ISO

Le NIKKOR  Z 24 mm f/1,8 S peut vous intéresser si :

  • vous souhaitez un 24 mm plus lumineux que les zooms,
  • vous cherchez un grand angle très bien corrigé pour du reportage, de l’architecture et/ou du paysage,
  • vous souhaitez compléter votre NIKKOR Z 35 ou 50 mm f/1,8 S,
  • vous souhaitez un équipement 100 % NIKKOR Z sans passer par la bague FTZ,
  • vous souhaitez un équivalent 35 mm f/1,8 pour votre Nikon Z 50 (APS-C).

Le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un grand angle compact (préférez alors le zoom 14-30 mm),
  • vous espérez une version f/1,4 (qui n’est pas encore prévue).

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/2.000 ème – f/2.8 – 200 ISO

Toutes les photos de cet test en pleine définition sur le compte Flickr Nikon Passion :

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : ma conclusion

Les focales fixes NIKKOR Z de la série S se suivent, se ressemblent, et c’est tant mieux !

Une fois de plus, le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S confirme le haut niveau de performance de la famille et prolonge l’homogénéité du rendu d’un objectif à l’autre. Ah, les bons côtés d’objectifs de même génération… La contrepartie est que, tout comme les 35, 50 et 85 mm, l’ergonomie épurée, réduite au minimum syndical, pourrait décevoir les photographes aimant les objectifs communiquant plus de sensations.

Du strict point de vue des prestations optiques, le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S est un ajout très appréciable pour quiconque possède déjà le zoom NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S ou une focale fixe (35 ou 50 mm). Au premier il apporte la luminosité sans faire doublon, au second il élargit l’angle de champ et les possibilités photographiques.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 3 sec. – f/4 – 100 ISO

Redoutable en architecture, reportage, paysage, il permet de s’amuser tout en étant efficace. Toutefois, si vous possédez déjà le NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S, ce 24 mm dédié risque de faire doublon et vous perdrez en ergonomie et polyvalence ce que vous gagnerez en luminosité, laquelle est vite compensée par l’efficacité de la stabilisation et des hautes sensibilités des boîtiers Nikon Z FX.

Sur un Nikon Z 50 à capteur APS-C (ou n’importe quel futur hybride Nikon APS-C), ce NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S pourra être particulièrement intéressant puisqu’il formera un équivalent 35 mm f/1,8 (en fait, plutôt un 36 mm f/1,8), soit une focale standard du reportage.

Le capteur APS-C aura en plus pour bénéfice de ne pas tenir compte des coins extrêmes sur lesquels l’objectif est le moins bon (légère baisse de piqué et vignettage), pour ne garder que la meilleure partie. Attention, toutefois, au déséquilibre physique, l’objectif étant assez gros par rapport à un boîtier Z 50, et à l’absence totale de stabilisation (à moins que Nikon ne sorte prochainement un hybride Z DX stabilisé).

En savoir plus sur la gamme Nikon NIKKOR Z sur le site Nikon

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Objectifs Tokina et hybride Nikon Z : compatibilité limitée avec la bague FTZ

Tokina, l’opticien japonais qui produit des objectifs compatibles avec différentes marques d’appareils photo dont Nikon, informe ses clients qu’il existe des incompatibilités entre ses objectifs pour la monture reflex Nikon F et la bague Nikon FTZ de couplage avec les hybrides Nikon. Voici ce qu’il faut savoir sur l’association Tokina et hybride Nikon Z.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Objectifs Tokina et hybride Nikon Z : les incompatibilités connues

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Objectifs Tokina et hybride Nikon Z : les incompatibilités connues

Après avoir pris le temps de tester avec soin les différents usages possibles de ses objectifs pour reflex Nikon F sur les hybrides Nikon Z via la bague FTZ, Tokina a relevé plusieurs incompatibilités qui peuvent vous poser problème si vous souhaitez monter un Tokina en monture Nikon F sur votre Nikon Z 6, Z 7, Z 50 et suivants.

Cette situation est donc la même chez l’opticien japonais qu’elle l’est chez Tamron ou Sigma qui n’ont pas encore mis à jour les objectifs qui peuvent l’être (en savoir plus pour Tamron et Sigma).

Tokina précise que 4 objectifs de la gamme ne permettent pas l’autofocus lorsqu’ils sont associés à la bague FTZ.

Les objectifs Tokina concernés sont les suivants :

  • le Tokina AT-X 70–200mm F4 FX VCM-S,
  • le Tokina AT-X M100 AF PRO D,
  • le Tokina AT-X 107 AF DX NH Fisheye,
  • le Tokina AT-X 107 AF DX Fisheye.

Tokina précise toutefois qu’en mode de mise au point manuelle, ces objectifs fonctionnent parfaitement.

Un autre objectif Tokina permet l’autofocus mais selon l’ouverture choisie, la mise au point peut être ralentie par rapport à ce qu’elle est censée être. Il s’agit du Tokina opera 50 mm F1.4 FF.

Les objectifs Tokina récents comme le Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 ou le Tokina atx-i 100 mm f/2.8 ne sont pas concernés.

En attendant une possible mise à jour des objectifs qui pourraient l’être, vous pouvez en savoir plus sur le site Tokina.

Les objectifs Tokina pour Nikon chez Miss Numerique

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Bague de couplage Canon EF pour Nikon Z hybrides Techart TZC-01

Après avoir annoncé ces derniers mois une bague de couplage permettant de monter les objectifs Sony E sur les hybrides Nikon Z, Techart s’est attaqué aux objectifs Canon EF désormais compatibles avec les Nikon Z grâce à la bague Techart TZC-01.

Le grand diamètre de la monture Z et ses facilités de couplage électroniques permettent ainsi d’étendre un peu plus la gamme d’objectifs compatibles avec les Nikon Z.

Bague de couplage Canon EF pour hybrides Nikon Z Techart TZC-01

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Bague Canon EF pour Nikon Z hybrides : présentation de la Techart TZC-01

Techart s’est fait une spécialité des bagues de couplage entre objectifs et boîtiers dont la monture diffère. Après la bague Sony E pour Nikon Z, voici un second couplage qui va intéresser les canonistes désireux de passer à l’hybride Nikon.

Cette bague présente l’avantage, outre le fait de permettre le couplage mécanique entre une optique Canon EF et un hybride Nikon, de conserver :

  • la mise au point autofocus,
  • la mesure de lumière,
  • le contrôle de l’ouverture
  • et la stabilisation de l’objectif.

Techart précise que les modes AF-S, AF-C, AF-F et MF sont disponibles sur les Nikon Z6/Z7 de même que la détection Eye-AF et la détection des visages, la lecture des données EXIF et le mode Timelapse.

L’utilisation de l’autofocus à détection de phase Nikon assure une mise au point aussi rapide qu’avec les objectifs NIKKOR Z dédiés.

Bague de couplage Canon EF pour hybrides Nikon Z Techart TZC-01

La bague TechArt Canon EF – Nikon Z dispose d’un bouton de fonction intégré qui vous permet d’enregistrer et de rappeler une distance de mise au point spécifique en appuyant et en maintenant le bouton argenté pendant deux secondes.

Selon Techart, cette bague Canon EF pour Nikon Z « prend actuellement en charge la plupart des objectifs Canon, Sigma, Tamron, Tokina et Zeiss avec monture EF, y compris certains objectifs légendaires comme les Canon 16-35 mm L, 24-70 mm L, 70-200 mm L, Sigma Série Art, lunettes Canon Tilt / Shift, objectifs zoom Tamron, etc. ».

Bague de couplage Canon EF pour hybrides Nikon Z Techart TZC-01

De plus, la bague est livrée avec une station d’accueil d’objectif pour les mises à niveau du firmware, afin de faire la mise à jour lorsque de nouveaux objectifs sont ajoutés. Les objectifs sans contacts CPU ne sont toutefois pas compatibles, les objectifs compatibles Canon EF des marques Samyang et Rokinon ne le sont pas encore (une prochaine mise à jour pourrait les rendre compatibles).

Avec cette bague, la possibilité d’utiliser un objectif Canon EF sur les appareils photo de la série Z augmente encore un peu plus l’attrait pour les hybrides Nikon, certains canonistes tentés par l’aventure Nikon hybride n’ayant pas pour autant envie de délaisser leurs (belles) optiques Canon. 

Pour cela, il leur faudra débourser environ 290 euros.

Source : Techart

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Quel hybride Nikon Z choisir en 2026 ? Le guide par profil et par usage

En 2026, choisir son hybride Nikon Z dépend d’abord de votre pratique, pas du dernier boîtier sorti. Pour débuter ou voyager léger, le Nikon Z50II domine. Pour progresser en plein format sans exploser le budget, c’est le Nikon Z5II. Pour la photo et la vidéo à haut niveau, le Nikon Z6III ou le Nikon Z8 s’imposent selon l’exigence de robustesse et de définition. La gamme compte 15 boîtiers hybrides du Z50II au Z9, tous équipés de la même monture Z : votre choix d’aujourd’hui reste compatible avec les optiques que vous achèterez dans cinq ans.

Réponse rapide : Quel hybride Nikon Z choisir en 2026 ?

  • Pour débuter : Nikon Z50II (hybride APS-C compact, idéal pour voyager et commencer sans se tromper)
  • Pour progresser : Nikon Z5II (plein format accessible, excellent rapport qualité/prix)
  • Pour photo + vidéo : Nikon Z6III (24 Mp, autofocus rapide, hybride polyvalent)
  • Pour style + plaisir de prise en main : Nikon Zf (plein format au look argentique, motorisation AF moderne)
  • Pour expert ou studio : Nikon Z8 (boîtier expert polyvalent, proche du Z9 mais plus léger)
  • Pour action et conditions extrêmes : Nikon Z9 (boîtier professionnel sans obturateur mécanique, conçu pour l’action et le sport)
  • Pour vidéo et cinéma : caméra cinéma Nikon ZR (caméra professionnelle basée sur les composants Nikon RED)
Profil Budget orientatif Boîtier recommandé
Débutant, vlogger Entrée de gamme Z50II, Z30
Amateur progressant Milieu de gamme Z5II, Zf, Z5IIC
Photo + vidéo régulière Milieu-haut Z6III
Expert, grands tirages Haut de gamme Z8
Sport, action, reporter Pro Z9
Cinéma, 8K Pro cinéma Nikon ZR
Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis
Nikon Z 6III

Comment choisir son hybride Nikon Z : la méthode en 4 étapes

  1. Fixez votre budget réel, objectif compris. Un boîtier à 1 000 € avec un objectif à 250 € vaut souvent mieux qu’un boîtier à 2000 € utilisé avec l’optique du kit.
  2. Identifiez votre usage dominant : photo seule, vidéo régulière, ou les deux à parts égales. La vidéo oriente vers le Z6III ou la ZR, la photo pure laisse plus de choix.
  3. Choisissez le format de capteur : APS-C pour voyager léger et démarrer sans se ruiner, plein format pour la basse lumière, le flou d’arrière-plan et la marge de retouche.
  4. Vérifiez votre parc d’objectifs existant. Si vous venez du reflex avec des optiques AF-S, la bague FTZ II les rend utilisables directement : ce n’est pas un critère de blocage, juste un budget à étaler.

Quel hybride Nikon choisir en 2026 : préambule

Un hybride Nikon Z repose sur la monture Z (55 mm, tirage réduit) et la gamme d’objectifs NIKKOR Z.

Si vous possédez des objectifs pour reflex Nikon, la bague d’adaptation Nikon FTZ ou FTZ2 permet l’utilisation d’objectifs en monture F sur les hybrides Z. Ces bagues rendent compatibles les objectifs des séries AF-S et AF-P avec les Nikon Z , mais pas les séries AF-D et AF qui n’ont pas de moteur AF interne (l’autofocus sera alors désactivé sur les Nikon Z).

Le choix des objectifs impacte le coût total et la qualité des photos. Considérez la gamme NIKKOR Z, presque aussi étendue que la gamme NIKKOR F et offrant une meilleure qualité d’image (en savoir plus).

Pourquoi choisir un hybride Nikon Z plutôt qu’un Canon, Sony ou Fujifilm ?

Plusieurs marques photo méritent que vous vous intéressiez à leurs modèles hybrides dont Canon, Sony, Fujifilm, Leica ou Panasonic. Pourquoi Nikon et quel hybride Nikon choisir alors que la marque est arrivée sur ce marché tardivement ?

Autre atout souvent sous-estimé : Nikon met régulièrement à jour le firmware de ses boîtiers Z, parfois en ajoutant des fonctionnalités majeures (autofocus, modes vidéo, ergonomie). Un boîtier acheté aujourd’hui peut recevoir des améliorations significatives dans les mois qui suivent, sans frais.

La photographie, l’ADN de la marque

Bien que la gamme Nikon hybride plein format ne date que de 2018 (2019 pour l’APS-C), la marque a une expérience précédente avec les Nikon 1, des hybrides au petit capteur 1 pouce qui ont permis à Nikon de concevoir des modules électroniques, dont un système autofocus plein cadre, repris (et amélioré) dans les Nikon Z.

De plus l’expérience Nikon en matière de système photographique remonte aux années 60, c’est le cœur de métier de l’entreprise, contrairement aux électroniciens (Sony, Panasonic) qui ne viennent pas de la photo. Cela fait une différence en matière d’ergonomie, de parc optique, de savoir-faire photographique (en savoir plus).

hybride Nikon 1 One V3
le Nikon One V3 hybride de 2016

Une monture hybride Nikon Z innovante

La monture Nikon Z, commune à tous les hybrides de la marque, offre trois avantages majeurs par rapport à l’ancienne monture reflex Nikon F et aux montures des marques concurrentes :

  • le plus court tirage mécanique du marché (16 mm) : Ceci autorise une distance très courte entre la dernière lentille et le capteur et permet aux opticiens de développer des objectifs plus performants (en grand-angle notamment), plus compacts et plus légers que leurs équivalents en monture F.
  • le plus grand diamètre du marché : ceci permet de concevoir des objectifs plus lumineux ou, à ouverture égale, aux performances supérieures à des optiques aux ouvertures plus grandes (un NIKKOR Z f/1.8 surclasse un NIKKOR F f/1.4 par exemple).
  • 11 contacts électroniques (8 sur la monture F) : ceci permet à un Nikon Z de piloter n’importe quel objectif en monture F. De plus Nikon se réserve la possibilité d’utiliser les contacts vacants pour des usages futurs, notamment liés à la vidéo.
la monture Nikon Z pour les appareils photo Nikon Z hybrides
la monture Nikon Z

Dernier atout de cette monture Z, elle autorise le couplage :

  • avec les objectifs en monture F (Nikon et compatibles) grâce aux bagues Nikon FTZ,
  • avec les objectifs des marques concurrentes (par exemple Sony E) grâce aux bagues d’autres fabricants (comme Megadap).

L’investissement que vous avez déjà pu faire en matière d’objectifs est préservé, en vous évitant de renouveler tous vos objectifs, ou en vous permettant de passer à votre rythme aux objectifs NIKKOR Z.

Utilisation de la bague Nikon FTZ, Quel hybride Nikon choisir
la bague de couplage Nikon FTZ (F to Z)

Plein format ou APS-C : comment choisir son Nikon Z ?

Qu’est-ce qu’un hybride Nikon Z ?

Un hybride Nikon Z est un appareil photo sans miroir utilisant la monture Z (diamètre 55 mm, tirage 16 mm). Cette monture équipe tous les boîtiers Nikon Z, du Z50II APS-C compact au Z9 professionnel plein format. Les objectifs NIKKOR Z sont conçus spécifiquement pour cette monture. Les objectifs reflex Nikon en monture F restent utilisables via la bague d’adaptation FTZ ou FTZ II.

La gamme hybride Nikon comprend 14 appareils photo et une caméra cinéma (mai 2026) couvrant les différents usages possibles pour l’amateur débutant comme le professionnel le plus chevronné. Chaque Nikon Z a des spécificités précises, en photo comme en vidéo.

La gamme Nikon comprend :

Un Nikon Z APS-C (Z50II, Zfc, Z30) est plus léger, moins coûteux et idéal pour débuter ou voyager. Un Nikon Z plein format (Z5IIC, Z5II, Zf, Z6III, Z8, Z9) offre une meilleure qualité en basse lumière, des flous d’arrière-plan plus naturels et une latitude de retouche supérieure. Pour la majorité des photographes amateurs, la transition vers le plein format se fait avec le Z5II. Pour ceux qui veulent rester compacts et légers, le Z50II est le meilleur point de départ en APS-C et le Z5IIC le meilleur en plein format.

Nikon Z plein format FX : avantages et inconvénients

Les hybrides avec capteur 24 x 36, ou plein format, offrent des avantages significatifs pour les photographes, mais présentent quelques inconvénients à prendre en considération :

  1. Flous d’arrière-plan harmonieux : Le capteur plus grand permet de créer des flous d’arrière-plan plus esthétiques et harmonieux, ce qui est idéal pour les portraits et la photographie artistique. Par exemple, un objectif NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S offre une profondeur de champ réduite, créant ainsi de beaux flous d’arrière-plan pour des portraits aboutis.
  2. Exigence en objectifs de haute qualité : Les capteurs haute résolution, comme ceux des Nikon Z7, Z7 II, Z8 et Z9 avec leurs 45 Mp, exigent des objectifs de haute qualité pour exploiter pleinement leur potentiel. Investir dans des objectifs de qualité est essentiel pour tirer le meilleur parti de ces capteurs. Par exemple, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S est un choix populaire pour les hybrides plein format 45 Mp en raison de sa netteté exceptionnelle.
  3. Compatibilité avec les optiques : Les hybrides 24 x 36 ne sont pas compatibles avec les optiques au format APS-C (DX) sans recadrage, ce qui signifie que vous perdez une partie de la définition du capteur si vous utilisez des objectifs DX (de 24 à 10 Mp ou de 45 à 20 Mp).
  4. Focales plus longues pour la photographie animalière : Les hybrides plein format peuvent nécessiter des focales plus longues, ce qui est plus coûteux en raison de la nécessité d’acquérir des téléobjectifs de grande qualité. Par exemple, le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S est un objectif plein format idéal pour la photographie animalière grâce à sa portabilité et à sa qualité d’image.
  5. Maîtrise technique nécessaire : Les hybrides plein format demandent une meilleure maîtrise de la technique photographique pour obtenir des résultats optimaux. Cela inclut une compréhension approfondie de l’exposition et de l’autofocus pour capturer des images de qualité.
  6. Poids et compacité : Enfin, les hybrides plein format sont souvent plus lourds et moins compacts que les APS-C. Cela peut être un inconvénient si vous avez besoin d’une solution légère et portable pour la photographie en déplacement.

En savoir plus sur les hybrides Nikon plein format

Nikon Z DX APS-C : avantages et inconvénients

L’hybride APS-C présente plusieurs caractéristiques distinctes qui le rendent attrayant pour certains photographes, mais il faut également prendre en compte ses limitations :

  1. Coût abordable : Les hybrides APS-C sont plus abordables que les plein format. Par exemple, le Nikon Z50II offre un excellent rapport qualité-prix pour les photographes débutants ou ceux qui souhaitent passer à l’hybride sans casser leur tirelire.
  2. Léger et compact : Grâce à leur capteur plus petit, les hybrides APS-C sont plus compacts et légers, ce qui en fait un choix idéal pour les voyages et la photographie en déplacement. Par exemple, le Nikon Zfc arbore un design rétro compact qui séduit de nombreux nikonistes.
  3. Profondeur de champ étendue : L’hybride APS-C offre une profondeur de champ plus grande par rapport aux 24 x 36 en raison de la taille du capteur. Vous pouvez obtenir un flou d’arrière-plan moins prononcé, ce qui est parfois souhaitable pour des scènes bien éclairées ou des prises de vue en extérieur.
  4. Limitations pour les objectifs : Bien que les hybrides APS-C utilisent la même monture Z que les modèles plein format, les objectifs APS-C dédiés ne sont pas toujours la meilleure option si vous envisagez de passer à un hybride plein format à l’avenir. Il est important de considérer cette limitation lors de l’achat de nouveaux objectifs.
  5. Stabilisation du capteur absente : Les hybrides APS-C Nikon Zfc, Z 50II et Z30 ne disposent pas de la stabilisation du capteur, ce qui signifie que vous devrez compter sur des objectifs NIKKOR Z VR pour compenser le flou de bougé lors de prises de vue à des temps de pose plus longs.
  6. Performances vidéo inférieures : En comparaison avec les modèles plein format, les hybrides APS-C ont des capacités vidéo moins avancées. Par exemple, le Nikon Z6III et les Nikon Z8 et Z9 offrent des fonctionnalités vidéo plus avancées, telles que l’enregistrement en 4K ou 6K et la compatibilité avec des accessoires professionnels.

La vidéo avec un Nikon Z

Caméra cinéma Nikon ZR avec accessoires de tournage
caméra cinéma Nikon ZR équipée de ses accessoires de tournage

Lorsqu’il s’agit de vidéo, les hybrides Nikon offrent de nombreux avantages :

  1. Qualité vidéo exceptionnelle : Tous les hybrides Nikon sont capables d’enregistrer en 4K et Full HD, ce qui garantit une grande qualité d’image. Par exemple, le Nikon Z6III est apprécié des vidéastes pour sa capacité à capturer des vidéos dans différents formats et résolutions en interne.
  2. Polyvalence pour les vidéastes : Les hybrides Nikon sont conçus pour remplacer les caméscopes traditionnels. Ils offrent une grande polyvalence pour les vidéastes, amateurs ou professionnels.
  3. Mise au point automatique silencieuse : L’une des caractéristiques distinctives des hybrides Nikon en vidéo est la mise au point automatique silencieuse. Vous pouvez obtenir des enregistrements vidéo sans bruit de mise au point, ce qui est essentiel pour les enregistrements vidéo de qualité.
  4. Fonctions avancées : Les hybrides Nikon offrent des fonctions vidéo avancées telles que le N-Log avec LUT dédiée, qui permettent un contrôle précis de la couleur et de la tonalité de vos vidéos. De plus, certains modèles, comme les Z6III, Z8 et Z9 prennent en charge l’enregistrement au format ProRes RAW, offrant une grande flexibilité de post-production.
  5. Kits pour le cinéma et la vidéo pro : Nikon propose des kits hybrides spécialement conçus pour les cinéastes et les vidéastes. Par exemple, le kit Nikon Z6III pour le cinéma et la vidéo pro comprend tous les accessoires essentiels, tels qu’un enregistreur externe Atomos, une cage et ses accessoires, ainsi qu’un bras articulé SmallRig Arm. De plus, la gamme Z cinéma propose des caméras cinémas en monture Z dont la première représentante est la Nikon ZR.
  6. Objectifs NIKKOR Z pour le tournage vidéo : Les objectifs NIKKOR Z sont plus silencieux que les objectifs NIKKOR F, ce qui les rend préférables pour le tournage vidéo. Ils offrent une mise au point fluide et silencieuse, essentielle pour les enregistrements vidéo de qualité.
  7. Concurrence avec les marques haut de gamme : Les caméras cinéma Nikon RED peuvent rivaliser avec des marques de renom comme Sony, Canon ou Blackmagic. Ces modèles offrent une large gamme de fonctionnalités et des performances élevées pour les cinéastes professionnels.

L’hybride Nikon le plus cher n’est pas forcément le meilleur pour vous

Les Nikon Z6, Z7 et Z50 ne sont plus au catalogue mais se trouvent en occasion. Les Nikon Z6II et Z7II sont encore au catalogue. La différence de tarif entre 24 et 45 Mp se justifie en faveur des 45 Mp si et seulement si vous avez besoin d’une très haute définition (très grands tirages papier, forts recadrages). Les autres caractéristiques de ces hybrides plein format sont identiques, à ceci près :

Le Nikon Z6 et le Z6II ont moins de points autofocus que le Nikon Z7 et le Z7II (273 contre 493), une conséquence directe de leur définition plus faible en pixels. En contrepartie, leur cadence de rafale est supérieure (12 à 14 im/s contre 9 à 10 im/s) et leur montée en sensibilité ISO meilleure (jusqu’à 51 200 ISO contre 25 600 ISO).

Les Nikon Z7, avec leurs 45 Mp, sont par contre plus exigeants envers les objectifs et l’utilisateur qui doit maîtriser le flou de bougé.

Le Nikon Z6III avec ses performances en vidéo, ses 24 Mp et son autofocus de Z8 est un choix à considérer pour les amateurs de photographie qui font aussi régulièrement des tournages vidéo.

Le Nikon Zf avec son look vintage, ses 24 Mp et son autofocus de Z8 est un choix à considérer pour les amateurs de photographie adeptes du look vintage.

Le Nikon Z5II avec ses performances en photo et une ergonomie éprouvée, est un choix à considérer pour les amateurs de photographie et de vidéo amateur.

Le Nikon Z5IIC avec son gabarit compact sans viseur et les performances du Z5II, est un boitier à privilégier pour remplacer un smartphone photo par un 24×36 performant et compact.

Les Nikon Zfc, Z50II et Z30, avec leurs 20 Mp, conviendront eux à tous les photographes débutants et amateurs qui n’éprouvent pas le besoin d’investir dans un boîtier 24 x 36. Le Nikon Z30 est idéal pour les YouTubeurs, vloggeurs et adeptes de petits boîtiers performants et légers.

Lisez aussi : combien de Mp vous faut-il vraiment ?

Vous passez du compact à l’hybride, vous êtes débutant ?

Si votre besoin est de faire de meilleures photos qu’avec un compact ou un smartphone, que vous ne maîtrisez pas les bases de la photographie, que vous n’avez pas envie de les maîtriser alors optez pour un modèle APS-C (le Zfc au look Vintage, le Z50II ou le Z30).

Nikon Z fc de face
hybride Nikon Z fc

Le Nikon Z50II avec son autofocus aussi performant que celui des plein format est secondé par le Nikon Zfc dont l’autofocus est de la génération précédente. Ils proposent des performances qui les placent, en équivalent reflex, au niveau des Nikon D7500 et Nikon D500. Le Nikon Z50II est doté d’un flash intégré et d’un écran sur rotule. Le Nikon Zfc est dépourvu de flash intégré mais possède un écran orientable et inclinable pour filmer face caméra.

Ces deux modèles sont idéaux pour la photo de rue (de par leur taille et les objectifs compacts) et peuvent être utilisés au quotidien en mode Auto ou modes Scènes (résultats).

Le Nikon Z30, dépourvu de viseur, s’avère très compact et léger. Il convient particulièrement bien aux vidéastes et vloggeurs désireux de se filmer face caméra.

Usage recommandé :

  • Pour voyager : Nikon Z50II (APS-C compact, léger, idéal en déplacement).
  • Pour portrait : Nikon Z50II (bonne gestion des visages et des optiques lumineuses DX).
  • Pour vidéo : Nikon Z30 (formats et autofocus suffisants pour un usage loisir).
  • Pour paysage : Nikon Z50II (capteur APS-C précis, objectifs NIKKOR DX légers).

Boîtier conseillé

  • Nikon Z50II : polyvalent, simple, adapté à la majorité des usages d’un photographe débutant.

Retour de lecteur : « Ça fait bientôt un an que j’ai le Z5 et j’en suis extrêmement satisfaite […] J’ai apprécié le côté compact, très ergonomique du Z5 […] J’ai retrouvé la colorimétrie Nikon que j’adore. »
– Rose, lectrice de Nikon Passion, à propos du Nikon Z5.

Quel hybride Nikon choisir si vous souhaitez apprendre la photographie et devenir expert ?

Les Nikon Z APS-C peuvent vous limiter si vous éprouvez l’envie d’aller plus loin dans votre pratique, de faire de la photo animalière, des photos de sports et d’action. Pour dépasser les limites d’un hybride APS-C, le Nikon Z5II est l’alternative plein format la moins coûteuse, devant le Z6III et le Z7II.

Usage recommandé

  • Pour voyager : Nikon Z5II/Z5IIC (plein format compact, excellente dynamique).
  • Pour portrait : Nikon Z5II/Z5IIC (plein format, bokeh plus naturel).
  • Pour action et vidéo : Nikon Z6III (24 Mp, AF rapide, meilleure gestion de la vidéo).
  • Pour paysage : Nikon Z5II/Z5IIC (très bonne qualité d’image et latitude de retouche).

Boîtier conseillé

  • Nikon Z5II (pour progresser en plein format)
  • Nikon Z5IIC (plus léger et compact)
  • Nikon Z6III (si photo + vidéo ou action).

Quel hybride Nikon choisir si vous êtes expert, passionné, et vous cherchez le meilleur compromis ?

Vous maîtrisez les bases de la photographie et développer votre pratique ne vous effraie pas. Vous cherchez un hybride polyvalent pour répondre à tous vos besoins, vous envisagez de passer pro un jour et/ou de vivre de vos photos ?

Le Nikon Z5II est le choix le plus polyvalent avec son capteur plein format, un autofocus aux performances professionnelles, un mode vidéo qui n’a pas à rougir face aux modèles pros.

Le Nikon Z5IIC est le choix idéal avec son capteur plein format et son gabarit réduit sans compromis sur les performances.

Le Nikon Z6III est le bon choix du moment avec son capteur plein format, une dynamique et une  montée en ISO supérieure à celle des Z6 et Z7 et un mode rafale plus performant. Les Z6 et Z7 séries 2 sont plus évolutifs que les Z6 et  Z7 série 1, leurs deux processeurs ont permis des évolutions firmware que ne pouvaient pas recevoir les séries 1 toutefois leurs performances, en autofocus en particulier, ne sont pas au niveau du Z6III et du Z8.

Le Nikon Z8 remplace le Nikon D850 avec ses 45 Mp et son électronique de Nikon Z9. Proposé à un tarif plus élevé que celui du Nikon Z7II, il offre cependant des capacités supérieures en autofocus et vidéo. Le Nikon Z8 va vous intéresser si vous voulez disposez du meilleur Nikon hybride sans poignée intégrée (donc plus léger et compact qu’un monobloc).

Usage recommandé

  • Pour voyager : Nikon Z5II/Z5IIC (plein format, ergonomie agréable et capteur performant).
  • Pour urbain et street : Nikon Z5IIC/Zf (discrétion, excellent autofocus, compacité).
  • Pour action : Nikon Z8 (rafale rapide, autofocus très réactif).
  • Pour paysage : Nikon Z7II (45 Mp, haute définition, grande finesse de détail).

Boîtier conseillé

  • Nikon Z8 pour polyvalence experte,
  • Nikon Z9 pour spécialisation action/sport,
  • Nikon Zf pour un équilibre style + performance.
NIKKOR Z 50 mm f/1.4 monté sur Nikon Z 6III
NIKKOR Z 50 mm f/1.4 monté sur Nikon Z6III

Quel hybride Nikon choisir si vous êtes expert ou pro avec des besoins précis ?

Vous maîtrisez la technique photo et savez exploiter un appareil pro. Vous devez produire des grands tirages en studio, paysage, portrait.

Choisissez le Nikon Z8 dont le capteur 45 Mp est le plus défini de la gamme et dont les performances techniques sont de très haut niveau puisqu’il intègre tous les composants du Nikon Z9.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9
L’hybride Nikon Z8

Quel hybride Nikon choisir si vous êtes reporter photographe, photographe de sport, d’action, vous courez le monde ?

Si votre boîtier doit pouvoir supporter les voyages, les intempéries, les poussières, choisissez le Nikon Z8 ou le Nikon Z9.

Nikon Z 9 vu de face
L’hybride professionnel Nikon Z9

Quel hybride Nikon pour la vidéo ou le cinéma ?

Vous maîtrisez le tournage vidéo, vous avez besoin de caractéristiques professionnelles, d’un flux vidéo RAW, d’accessoires (enregistreur Atomos, cage, stabilisateur, …) ?

Choisissez le Nikon Z6III dont les 24 Mp représentent le meilleur compromis dans la gamme actuelle, dont la montée en sensibilité est la meilleure et qui sait vous délivrer le flux le plus adapté à vos besoins (jusqu’à 6K 60p).

Si vous n’êtes pas encore équipé, optez pour le kit cinéma qui comprend le Nikon Z6III, un enregistreur externe Atomos, une cage SmallRig et ses accessoires, un bras articulé SmallRig Arm.

S’il vous faut le top du top et que vous souhaitez tourner en 8K, alors la Nikon ZR est déjà la référence sur le marché.

Si vous voulez faire des vlogs, des vidéos YouTube et des courtes vidéos, le petit Nikon Z30 comme le Z50II peuvent vous rendre bien des services.

Kit Nikon Z 6 vidéo pour les cinéastes et vidéastes
le contenu du kit cinéma Nikon Z6 III

Comparatif rapide des Nikon Z selon l’usage

Usage Modèle recommandé
Débutant photo Zfc, Z50II
Voyage / rue Zfc, Z5II, Z5IIC
Photo + vidéo équilibré Z6III, Z5II, Z5IIC
Expert / tirage / animalier Z8, Z9
Vidéaste pro Z6III, Z8, ZR

Quel Nikon plein format choisir : comparatif technique

Ce tableau comparatif des hybrides Nikon plein format passe en revue les caractéristiques principales des modèles existants : les Z5, Z5II, Zf, Z6, Z6 II, Z6III, Z7, Z7II, Z8 et Z9. Pour des raisons de présentation sur ce site, le tableau est de taille réduite, zoomez sur la page pour mieux voir ce qui vous intéresse.

Note : ces tableaux peuvent comporter des coquilles de compilation, merci de le signaler via les commentaires si vous en trouvez.

Quel hybride Nikon APS-C choisir : comparatif technique

Ce tableau comparatif des hybrides Nikon APS-C passe en revue les caractéristiques principales des modèles existants : les Z50, Zfc et Z30.

En résumé

Si vous… Choisissez
débutez ou voulez voyager léger Nikon Z50II
voulez progresser en plein format sans trop dépenser Nikon Z5II/Z5IIC
filmez régulièrement en plus de la photo Nikon Z6III
cherchez le plaisir de prise en main façon argentique Nikon Zf
shootez en studio ou faites de grands tirages Nikon Z8
couvrez du sport, du reportage, de l’action en conditions extrêmes Nikon Z9
tournez uniquement en cinéma, sans besoin photo Nikon ZR

Questions fréquentes sur les appareils photo hybrides Nikon Z

Quel est le meilleur Nikon Z pour débuter en photo ?

Le Nikon Z50II ou le Zfc sont idéaux pour débuter. Ils sont légers, faciles à prendre en main, et disposent d’un autofocus rapide pour progresser rapidement.

Faut-il choisir un Nikon Z plein format ou APS-C ?

L’APS-C (Z50II, Zfc, Z30) convient pour débuter, voyager léger ou filmer en vlog. Le plein format (Z5II, Z5IIC, Z6III, Zf, Z8, Z9) offre une meilleure qualité d’image en basse lumière, des bokeh plus naturels et une latitude de retouche supérieure. Pour la majorité des photographes amateurs, le Z5II est le premier plein format recommandé.

Le Nikon Z5II peut-il remplacer un reflex Nikon D750 ou D780 ?

Oui, et il le dépasse sur plusieurs points : autofocus par détection de sujet bien plus fiable, stabilisation du capteur intégrée (absente du D750), vidéo 4K là où le D750 ne filme qu’en Full HD. Le seul point de vigilance est l’autonomie, inférieure à celle d’un reflex, et le budget objectifs si vous voulez exploiter pleinement la monture Z plutôt que rester en bague FTZ.

Le Nikon Zf vaut-il son prix en 2026 ?

Le Nikon Zf propose un capteur plein format 24 Mp, l’autofocus de nouvelle génération du Z8 et un look rétro inspiré des appareils argentiques. Son ergonomie à molettes mécaniques plaît aux photographes qui viennent du reflex ou de l’argentique. Il est moins performant en vidéo que le Z6III mais capable en photo. Son tarif, proche du Z6III, se justifie si le plaisir de prise en main compte autant que les performances pures.

Quelle est la différence entre le Nikon Z5II et le Nikon Z6III ?

Le Z5II est un boîtier plein format 24 Mp orienté photo, avec un autofocus de génération professionnelle et une vidéo 4K correcte pour un usage amateur. Il convient à ceux qui progressent en photographie sans que la vidéo soit une priorité.
Le Z6III partage la même définition (24 Mp) mais intègre un capteur semi-empilé, une rafale à 20 vps, un viseur supérieur à 5800k points et une vidéo 6K/60p en interne. Pour la vidéo régulière ou la photographie d’action, il justifie son surcoût. Pour la photo paysage ou portrait, le Z5II fait le même travail pour moins cher.
Règle simple : si vous ne filmez pas et ne chassez pas les sujets en mouvement rapide, choisissez le Z5II.

Quelle est la différence entre le Nikon Z8 et le Nikon Z9 ?

Le Z8 et le Z9 partagent le même capteur 45 Mp, le même processeur Expeed 7 et le même obturateur entièrement électronique (1/32000 s). La différence est dans le boîtier : le Z9 est un monobloc avec poignée intégrée, une batterie EN-EL18d offrant 700 vues d’autonomie, et une résistance aux intempéries supérieure. Le Z8 est plus compact, plus léger (910 g contre 1 160 g) et moins coûteux. Pour la grande majorité des photographes experts, le Z8 est suffisant.

Quel Nikon Z pour la photo animalière ?

Le Nikon Z8 est le modèle le plus adapté grâce à son autofocus très rapide, sa cadence élevée et ses 45 Mp pour les recadrages.

Peut-on utiliser les anciens objectifs Nikon reflex sur un hybride Z

Oui, via la bague Nikon FTZ II (vendue séparément). Les objectifs AF-S et AF-P fonctionnent avec autofocus. Les objectifs AF-D et AF qui n’ont pas de moteur interne perdent l’autofocus. La bague ne dégrade pas la qualité d’image. Passer progressivement aux NIKKOR Z reste recommandé pour exploiter pleinement le capteur.

Un hybride Nikon Z consomme-t-il plus de batterie qu’un reflex ?

Oui, l’écran et le viseur électronique sollicitent la batterie en permanence, contrairement à un reflex qui vise à travers l’objectif sans consommation. Comptez environ 300 à 700 vues CIPA selon le modèle, contre souvent le double sur un reflex équivalent. Dans la pratique, deux batteries suffisent pour une journée complète de shooting normal, et l’autonomie réelle dépasse largement le chiffre CIPA (mesuré dans des conditions volontairement pessimistes).

Faut-il attendre la sortie d’un prochain Nikon Z avant d’acheter ?

Non, sauf si une date de sortie est déjà officiellement annoncée pour le modèle qui vous intéresse précisément. Nikon met à jour le firmware de ses boîtiers existants régulièrement, parfois avec des fonctions majeures, ce qui prolonge leur pertinence après l’achat. Un boîtier acheté aujourd’hui garde sa valeur d’usage plusieurs années, et attendre indéfiniment le prochain modèle revient surtout à retarder votre progression.

Vaut-il mieux acheter un Nikon Z neuf ou d’occasion ?

L’occasion est pertinente sur les modèles retirés du catalogue mais encore très capables, comme le Z6II, le Z7II ou le Z5 premier du nom, souvent 20 à 30 % moins chers qu’un modèle neuf équivalent. Le neuf reste préférable pour la garantie et pour les modèles récents (Z5II, Z6III, Zf) dont la décote n’a pas encore joué. Vérifiez systématiquement le nombre de déclenchements et l’état du capteur avant un achat d’occasion.

J’ai préparé un comparatif Nikon Z5II vs Z6III dans lequel vous trouverez plus d’infos.

En conclusion, quel hybride Nikon choisir : les meilleurs choix

Bien que la gamme hybride Nikon évolue sans cesse, le boîtier que vous allez choisir est fait pour durer. Un nouveau modèle ne retire rien aux capacités du modèle précédent et la mise à jour du firmware, plus fréquente chez Nikon que chez les autres marques, permet de le faire évoluer sans frais.

Envisagez votre achat en tenant compte du prix des objectifs. Il est important de choisir le meilleur hybride Nikon en 2026 avec un horizon à moyen terme, sauf si vous aimez changer de boîtier très souvent.

Critères photographiques et budgétaires : les meilleurs choix

Les liens vous renvoient vers la fiche descriptive et le tarif chez MN Photo Vidéo.

Critères génériques

Préférez le Nikon Z6II au Nikon Z7II si vous n’avez pas besoin d’une très haute définition, et utilisez l’écart de tarif pour investir dans une bonne optique dédiée. Vous aurez de meilleurs résultats au final.

Préférez le Nikon Z5II au Nikon Z5 si vous cherchez un hybride polyvalent et très capable aussi bien en photo qu’en vidéo.

Préférez le Nikon Z5IIC au Nikon Z5II si vous cherchez la compacité sans compromis sur les performances.

Préférez le Nikon Z6III au Nikon Z6II si vous cherchez un hybride expert pro qui excelle en photo comme en vidéo sans avoir l’inconvénient des 45 Mp.

Préférez le Nikon Z8 au Nikon Z9 si vous cherchez un hybride expert pro très polyvalent pour la photo et la vidéo et capable de résister à tout.

Préférez les Nikon Zfc, Z50II ou Z30 au Nikon Z5II si vous voulez voyager léger ou ne faire que de la photo de rue, ou si vous souhaitez réutiliser vos objectifs NIKKOR F DX.

Préférez le Nikon Zf au Z5II si vous voulez un boîtier performant en autofocus, au look argentique, tout à la fois capable de briller en photo comme en vidéo.

Plus d’infos sur la gamme Nikon hybride sur le site Nikon


Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR : sur le haut du panier

Un an à peine après son entrée tonitruante dans le monde des hybrides à capteurs 24 x 36 mm, Nikon décline son offre en APS-C. Le nouveau Z 50 utilise donc la même monture Z que ses aînés Z 6 et Z 7 mais s’accommode d’un imageur plus modeste. Voici le test du Nikon Z 50 accompagné de son objectif zoom 16-50 mm.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

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Test du Nikon Z 50 : présentation

Le Nikon Z 50 est affiché à 999 € nu ou à 1039 € en kit avec un riquiqui NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR, c’est cette deuxième version que j’ai testée sur le terrain. Notez qu’il existe d’autres kits :

  • un double kit Z 50 + 16-50 mm + NIKKOR Z DX 50-250 mm f/4,5-6,3 VR à 1349 €,
  • un kit Z 50 + bague FTZ  permettant d’utiliser des objectifs reflex en monture F à 1089 €,
  • un kit Z 50 + 16-50 mm + FTZ à 1199 €.

D’un point de vue technique, le Nikon Z 50 reprend le look de ses grands frères et une partie de leurs technologies… avec quelques compromis permettant de comprimer les coûts.

Nikon Z 50

le Nikon Z 50 avec l’objectif zoom NIKKOR Z 16-50 mm f/3.5/6.3 VR

Ainsi le capteur CMOS APS-C dispose d’une définition de 20,9 millions de pixels. Notez, au passage, que, bien que modeste selon les standards actuels (la moyenne est à 24 Mpx), il s’agit malgré tout d’une définition supérieure au recadrage DX sur un Nikon Z 7 (voir notre comparaison entre Z 6 et Z 7, chapitre « Objectifs Nikkor DX sur Nikon Z 6 et Z 7 ». Il s’agit d’un « simple » CMOS, et non pas d’un BSI CMOS rétroéclairé.

Autre absence : point de stabilisation mécanique du capteur sur 5 axes dans le Z 50, la stabilisation est strictement optique (les deux zooms NIKKOR Z DX déjà annoncés sont « VR »).

Le module AF est hérité du Nikon Z 6, légèrement castré, mais comporte néanmoins 209 collimateurs, avec une couverture de 90 % de la surface du capteur. Pas mal ! Tout comme son grand frère, le Z 50 dispose d’un mode AF « faible lumière » permettant d’étendre la sensibilité de -4 à + 19 IL (-2 à +19 IL en désactivant cette fonction).

La sensibilité ISO est dans la norme actuelle : de 100 à 51.200 ISO en standard, extensible à 50 et 204.800 ISO !

Du côté de la vidéo, le Nikon Z 50 s’aligne sur la concurrence, en proposant du Full HD jusqu’en 120 p et de la 4K/UHD en 30 p, avec, comme sur ses grands frères, le bon goût de filmer dans cette définition sans recadrage puisqu’exploitant toute la largeur du capteur, ce qui est rare à ce niveau de gamme.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/320 ème sec. – f/6.3 – ISO 800

Enfin, le Z 50 dispose du WiFi, du Bluetooth basse consommation, d’un écran tactile et orientable à 180° par le bas et d’un viseur OLED de 2,36 millions de points.

Le stockage n’est plus confié à de la XQD mais à la plus classique (et moins onéreuse) SD, toujours avec un seul logement, mais strictement UHS-I. Notez qu’il s’agit du tout premier boîtier Z doté d’un flash intégré, de type pop-up.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

écran inclinable et flash intégré pour le Nikon Z 50

Le contexte : l’APS-C dans un hybride Nikon, enfin ! Mais la bataille va être rude

Lorsque Nikon a introduit ses hybrides 24 x 36 mm à l’été 2018, pas un observateur n’a manqué de souligner combien l’équipe jaune avait du retard sur Sony (présent depuis 2013 sur le marché), et combien la lutte allait être acharnée face à Canon et Panasonic, tous deux ayant dégainé leur propre offre quasiment simultanément.

Si cette remarque était plus que judicieuse en ce qui concerne le 24 x 36 mm, que dire alors de l’APS-C ?

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/60 ème sec. – f/6.3 – ISO 500

En effet, mine de rien, le Z 50 est, ni plus ni moins, le tout premier hybride APS-C de Nikon. Il aura fallu pour cela attendre 2019 ! À titre de comparaison, et de rappel historique, nous devons à Epson le tout premier « hybride » APS-C (le R-D1, dès 2004). Retenez surtout que, dans leur forme moderne, les hybrides dotés d’un capteur APS-C sont plutôt arrivés en 2010 (Sony NEX-3, Sony NEX-5, Samsung NX), Fujifilm a dégainé ses hybrides X-Premium dès 2011, Canon son EOS-M en 2012 et même Leica et son T (Typ 701) y est allé de sa proposition dès 2014.

Pour dire combien les aficionados espérant un Nikon hybride APS-C ont dû se montrer patients. Les mêmes aficionados qui, connaissant leur historique sur le bout des doigts, auront fort raison de rappeler l’épisode Nikon 1 (2011-2018), mais seulement articulé autour de capteurs Type 1 ». Rien à voir, donc, avec de l’APS-C.

Mais pourquoi cette petite mise en contexte ? Parce que, bien plus qu’une déclinaison « par le bas » des Z 6 et Z 7, dont les tarifs les destinent plus à une clientèle experte à professionnelle, le Z 50 se lance dans la mêlée très disputée des boîtiers photographiques à 1000 € pour laquelle l’offre est déjà pléthorique. S’y confrontent, pêle-mêle :

  • des hybrides APS-C (les héritiers des lignées précédemment mentionnées, soit les Sony A6400, Canon EOS-M6 Mk II, Fujifilm XT-30),
  • des reflex APS-C (Nikon D7500, Canon EOS 90D, Pentax KP),
  • des hybrides Micro 4/3 (Olympus OM-D E-M5 Mk III, Panasonic Lumix G90),
  • des compacts experts à capteurs Type 1 », 4/3 » et même APS-C (que je ne vais pas détailler).

Bref, c’est un peu la cohue, et pour qui cherche à s’équiper pour l’équivalent d’un SMIC, le Nikon Z 50 a intérêt à faire valoir de sérieux arguments pour attirer le chaland ! Mais d’ailleurs, à quel(s) photographe(s) se destine-t-il ?

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 34 mm – 1/60 ème sec. – f/5 – ISO 500

À qui se destine le Nikon Z 50 ?

« À celles et ceux ayant 1000 € environ à investir dans du matériel photographique » n’étant pas une réponse acceptable, considérons plutôt deux grandes catégories de photographes potentiellement intéressés : d’un côté ceux déjà équipés chez Nikon, de l’autre ceux n’étant pas déjà équipés chez Nikon.

Si vous êtes déjà équipé chez Nikon

Le Z 50 est, pour l’heure, le seul boîtier Nikon en monture Z vous permettant de goûter aux joies de l’hybride (légèreté, faible encombrement, visée électronique, visée à l’écran sans compromis, compatibilité avec les optiques Z et F, autofocus de pointe, etc) pour un budget largement inférieur à 2000 €. Il y a d’ailleurs fort à parier que le kit de base, à 1149 € lors du lancement, se retrouve rapidement aux alentours de 1000 €. À comparer aux 1750 € actuels demandés pour un Nikon Z 6… nu.

Le Z 50 est, d’un point de vue technique, le chaînon manquant entre deux reflex : le D5600, destiné au grand public, et le D7500, destiné à un public plus expert. Il peut alors être l’opportunité de monter en gamme sans que cela ne rime avec boîtier plus imposant. Bien au contraire !

Au passage, petite pique à Canon, mais qui n’a rien de gratuite. En face, l’éternel concurrent rouge propose lui-aussi des hybrides APS-C (les EOS M) et 24 x 36 mm (les EOS R), il impose pour cela l’usage de deux montures totalement différentes et strictement incompatibles, respectivement montures EOS-M et RF.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

la monture Z des hybrides plein format Nikon équipe le Nikon Z 50 APS-C
notez que le capteur très accessible facilite le nettoyage des poussières
contrairement aux reflex dont le capteur est logé au fond de la chambre reflex.

Nikon, à l’instar de Sony, a le bon goût d’utiliser une seule et même monture pour ses hybrides APS-C et 24 x 36 mm, en l’occurrence la si désirable (d’un point de vue technique) monture Z. Cela a pour immense avantage d’autoriser l’utilisation des objectifs destinés aux boîtiers 24 x 36 mm Z sur des boîtiers à capteurs APS-C, et vice-versa moyennant un crop, automatique (voir la liste des objectifs compatibles).

De même, la bague FTZ, permettant d’utiliser un objectifs reflex en monture F sur un hybride en monture Z, est aussi bien compatible sur un Z 6/Z 7 qu’un  Z 50 (et vice-versa). Si vous en possédez déjà une, pas besoin de réinvestir !

En d’autres termes, si vous possédez déjà un Nikon Z 6/Z 7 et des objectifs en monture Z, vous pourrez les utiliser sans soucis sur un Z 50, que vous utiliserez alors en boîtier secondaire. Au contraire, si vous débutez avec un Z 50 et évoluez vers un hybride 24 x 36 mm, vous pourrez (moyennant le recadrage précédemment évoqué) utiliser vos objectifs DX sur un boîtier FX. D’ailleurs, vous pouvez même d’ores et déjà opter pour la solution suivante : acheter un Z 50 nu et lui attacher des optiques NIKKOR Z de la série S, cela afin d’anticiper un passage ultérieur au 24 x 36 mm.

Si vous n’êtes pas encore équipé chez Nikon

Le Z 50 est l’entrée la moins onéreuse dans le monde hybride du constructeur.

En tant que boîtier Nikon APS-C à objectif interchangeable, il se positionne entre le D5600 et le D7500, en étant techniquement plus proche de ce dernier. Grâce à la bague FTZ, il sera aussi bien en mesure d’utiliser des objectifs Z que des objectifs F, DX ou FX, pour lesquels l’offre est beaucoup plus fournie.

Si les deux uniques zooms NIKKOR Z DX assurent pour le moment le service minimum, il faudra néanmoins patienter avant d’acquérir des focales fixes dédiées, Nikon n’ayant encore fait aucune annonce dans ce sens au moment d’écrire ces lignes. Cette pauvreté de l’offre optique en monture Z DX native pourra donc être un frein si vous venez d’une autre marque et souhaitez vous équiper « sérieusement ».

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 16 mm – 1/400 ème sec. – f/4 – ISO 500

Test du Nikon Z 50 : prise en main

Gabarit et construction

Pour qui connaît déjà les hybrides Nikon Z 6/Z 7, les premiers pas avec un Z 50 n’auront rien de dépaysant tant le petit nouveau reprend les traits de ses aînés… en plus petit. Et plus léger (seulement 450 grammes sur la balance contre 675 grammes pour un Z 6). Après tout, il s’agit d’un APS-C, donc c’est plutôt logique.

Malgré la réduction de taille, il conserve l’usage d’un alliage de magnésium pour son châssis, ainsi qu’une poignée très creusée, assurant une préhension ferme et des plus agréables, en fait très proche du confort d’un petit reflex, qualité à souligner sur un segment où les concurrents doivent souvent se contenter d’un petit bourrelet en façade sur lequel les doigts manquent de place pour s’agripper.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

la poignée creuse du Nikon Z 50 et le bouton de retrait de l’objectif

Associé au zoom NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR, l’ensemble est terriblement compact et se manie aisément d’une seule main. Lors des longues balades, votre cou ou votre épaule apprécieront.

En termes de qualité de construction, le Z 50 est un cran en-dessous de ses aînés mais n’a pas à rougir face à la concurrence. Les ajustements sont tout à fait satisfaisants, tout comme les différents revêtements, mais il n’est toutefois pas le meilleur de sa catégorie : la construction d’un Canon EOS-M6 Mk II, par exemple, est plus soignée.

Si le boîtier n’a pas grand chose à se reprocher, l’objectif est quant à lui plus décevant que ses confrères de la série S puisque la monture n’est plus en métal mais en plastique, ni très esthétique, ni très solide, mais d’aucun arguera que les contraintes mécaniques sont plus faibles et que cela permet de réduire drastiquement le coût de fabrication et donc le prix de vente.

Ergonomie, commandes et menus

Réduction de taille oblige, le Nikon Z 50 perd l’écran secondaire situé sur l’épaule droite chez les Nikon Z 6/Z 7. L’emplacement est désormais occupé par un classique sélecteur de mode. De même, l’accès à la carte mémoire (SD UHS-I) se fait par la semelle, via la même trappe que la batterie, et non plus sur le côté.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

les commandes supérieures et arrières du Nikon Z 50 avec la molette de correction d’exposition très pratique

Au dos, le joystick de ses aînés a été également perdu. À part ces changements notables, le Nikon Z 50 conserve une ergonomie très satisfaisante, qui vous permettra de retrouver vos marques si vous êtes déjà Nikoniste (F ou Z), tout en se montrant suffisamment intuitif pour un nouveau venu chez le constructeur. C’est très, très bien.

Je tire également mon chapeau au duo de molettes de réglage, accessibles de l’index et du pouce droit, une caractéristique plutôt experte et bienvenue sur ce segment. Histoire de chipoter, ces molettes sont un poil trop souples, ce qui entraîne notamment des corrections d’exposition inopinées (comme chez Fujifilm).

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/250 ème sec. – f/6.3 – ISO 500

D’une manière générale, le Z 50 se montre intuitif, facile à vivre, avec un menu rapide permettant d’aller à l’essentiel sans se compliquer la vie. Le menu, toutefois, est repris des boîtiers experts/professionnels Z 6/Z 7 ainsi que des reflex équivalents. Comprenez par là qu’ils sont vraiment touffus, denses, certes riches, mais que les photographes les plus novices (et moins experts) risquent d’être quelque peu déroutés face à cette avalanche d’informations et de sous-réglages.

Il aurait été agréable, compte tenu du large public potentiellement intéressé par ce boîtier, que Nikon développe un menu plus léger, un peu à la manière de ceux qui existaient sur feu les Nikon 1, afin de rendre l’utilisation du Z 50 encore plus conviviale et moins typée « reflex ».

Le viseur électronique et l’écran tactile

Ô joies du progrès et du ruissellement technologique, le Z 50 peut se vanter d’attributs de visée qui, jusqu’à peu encore, étaient réservés aux seuls hybrides haut de gamme.

Ainsi, si le viseur OLED de 2,36 millions peut sembler faire pâle figure face aux dalles de 3,6 millions de points des Z 6/Z 7, il faut se souvenir qu’il s’agissait, il y a deux ans à peine, de la norme sur tous les hybrides à plus de 2000 €. Ce n’est donc pas le Z 50 qui est au rabais mais plutôt les Z 6/Z 7 qui sont vraiment au-dessus du lot.

Pas de complexe à avoir de ce côté là surtout que, en sortant son nez de la fiche technique, force est de constater, avec délectation et dès le premier regard, que la visée du Z 50 est vraiment très agréable. La technologie OLED permet de reposer les yeux et épargne les plus sensibles à l’effet arc-en ciel (totalement absent ici).

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 16 mm – 1/500 ème sec. – f/5.6 – ISO 100

Pour ceux qui viendraient d’un reflex d’entrée ou moyen de gamme, l’adoption d’une visée électronique permet une couverture à 100 %, ce qui est un gain qualitatif plus qu’appréciable en termes de précision de cadrage, aussi bien au grand angle qu’avec les longues focales.

Les adeptes de la macrophotographie et de la mise au point manuelle, quant à eux, se régaleront de la loupe électronique et du focus peaking (surlignage en couleur des zones nettes) qui permettront une mise au point manuelle bien plus précise et fiable qu’avec une visée reflex optique classique.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/320 ème sec. – f/6.3 – ISO 800

Cerise sur le gâteau, le grossissement du viseur est supérieur à celui d’un D7500 (x1,02 contre x0,94), profite d’un dégagement oculaire plus généreux (19,5 mm contre 18,5 mm) ainsi que d’une plus grande amplitude de la correction de vergence (± 3 dioptries contre -2 à +1 dioptries) : les porteurs de lunettes apprécieront !

Du côté de l’écran, le Z 50 a droit à une dalle à la diagonale généreuse de 3,2 pouces, soit 8 centimètres. La définition demeure modeste, avec 1.040.000 points, ce qui reste néanmoins supérieur aux 922.000 points de l’écran d’un D7500. Cet écran est  tactile, bien que cette aptitude soit sous-exploitée, et manque toutefois de réactivité.

Là où le Z 50 se distingue nettement par rapport à ses aînés Z 6/Z 7, c’est sur le choix de la charnière, qui permet d’orienter l’écran à 90° vers le haut et 180° vers le bas, en le retournant complètement afin de faciliter les autoportraits. D’ailleurs, dans ces conditions, un mode selfie, avec retardateur, est automatiquement activé.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

l’écran s’incline vers le bas sur le Nikon Z 50, limitant l’usage sur trépied

Nikon aurait pu opter pour une charnière, comme sur le D5600, mais celle-ci aurait probablement bloqué une partie des connectiques latérales. Une charnière aurait également permis d’éviter le principal défaut de l’écran du Z 50 : pouvoir être retourné complètement même une fois le boîtier fixé sur un trépied, ce qui n’est donc pas possible sur ce petit hybride. Dommage.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/200 ème sec. – f/6.3 – ISO 100

L’autonomie

Le Z 50 a recours aux nouvelles batteries Li-ion EN-EL25, qu’il est donc le seul à utiliser. Impossible de conserver les batteries de votre reflex APS-C (EN-EL14a pour un D5600, EN-EL15a pour un D7500) ni celles de votre hybride Z 6/Z 7 (EN-EL15b). C’est un peu dommage de devoir repartir à zéro. Espérons néanmoins que les prochains hybrides Nikon Z DX auront également recours à cette EN-EL25.

Nikon pourrait tout aussi bien choisir de faire des Nikon Z DX experts et professionnels (équivalents au reflex D500) utilisant la EN-EL15b des Nikon Z FX. De quoi potentiellement semer la zizanie, même s’il est encore trop tôt pour spéculer et jouer les Cassandre.

Concrètement, il s’agit d’un accumulateur de 7,6V, 1120 mAh et 8,5 Wh, très standard à ce niveau de gamme. Vous pouvez espérer une autonomie oscillant entre 300 et 350 vues, en fonction de votre style de prise de vue, de votre usage de l’écran, du viseur et des menus mais, globalement, le Z 50 ne se démarque pas de la concurrence de ce côté là. C’est, une fois de plus, Panasonic qui mène la danse avec ses modes économie d’énergie redoutables d’efficacité capables de maintenir une endurance de 900 vues avec des batteries similaires à celles du Z 50. Nikon devrait en prendre de la graine !

Néanmoins, le constructeur a eu le bon goût de permettre la recharge de son hybride via la prise USB, donc également via une batterie portable, une solution toujours pratique en voyage et potentiellement moins onéreuse que d’investir dans tout un lot d’accumulateurs dédiés.

Au passage, cela peut sembler anecdotique, mais j’apprécie beaucoup que Nikon fournisse un véritable chargeur secteur avec le Z 50.

La connectique et la carte mémoire

Autant les Z 6/Z 7 disposent d’une connexion pléthorique, autant le Z 50 a dû alléger la mule et signe son positionnement plus grand public qu’expert.

Si les classiques WiFi (IEEE 802.11b/g/n/a/ac) et Bluetooth 4.2 basse consommation, communs à tous les Nikon récents, sont bien évidemment de la partie, les connecteurs physiques sont réduits au minimum syndical : une prise micro, une prise micro HDMI et une prise USB.

Attention : il ne s’agit pas d’un USB 3 avec connecteur Type C, mais d’un USB de génération précédente avec un connecteur Type Micro-B. Légère déception donc, de ce côté là, puisque même un reflex D5600 dispose d’une prise casque et que la prise Type C est disponible sur le D7500.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

prises USB, HDMI et audio/micro sur le Nikon Z 50

Du côté de la carte mémoire, là aussi, Nikon a opté pour une solution qui pourrait sembler archaïque. Si bien sûr la XQD, aux spécifications tout à fait dispensables pour un usage non professionnel, est logiquement absente, l’unique emplacement SD retenu doit se contenter du protocole UHS-I. C’est dommage puisqu’en 2019/2020 la majorité de la concurrence est depuis longtemps passée à l’UHS-II, qui offre des débits bien plus élevés (jusqu’à 312 Mo/s contre 104 Mo/s).

Notez qu’il existe, dans un standard comme dans l’autre, des cartes SDXC allant jusqu’à 256 Go, pour les photographes avides de très grosses capacités. De même, certains concurrents offrent un double logement mémoire, et un accès latéral et non pas par la semelle, ce qui facilite le changement de carte lorsque le boîtier est fixé sur un trépied.

Test du Nikon Z 50 : autofocus et réactivité

Avant d’aborder les performances autofocus pures et dures du Nikon Z 50, un petit rappel pour celles et ceux passant d’un reflex (Nikon ou non) à un hybride.

Avec ce type de boîtier, la principale différence pratique est que vous maintenez strictement la même réactivité que vous utilisiez le viseur ou l’écran. Un gain en agrément très, très appréciable lorsque, sur un reflex, le passage à la visée par l’écran (Live View) vous pénalise facilement d’une à plusieurs secondes, et ce quelle que soit la marque, le modèle et le niveau de gamme du dit reflex.

Pour des utilisateurs grand public, le passage à l’hybride est donc un confort non négligeable puisque photographier à bout de bras se fait sans pénalité, ce qui est d’autant plus facilité par l’écran orientable.

Très concrètement, l’affiliation avec le Z 6 saute immédiatement aux yeux. Le démarrage du boîtier est très rapide (moins d’une seconde), pour peu que vous n’oubliiez pas une manipulation indispensable : déployer le zoom 16-50 mm en position de travail. Sans cela, le Z 50 sera certes allumé, mais vous ne pourrez pas prendre de photos. De toutes manières, un message à l’écran vous rappellera la marche à suivre, c’est juste un coup à prendre.

Vous pouvez, au besoin, laisser l’objectif en position déployée, même lorsque l’appareil est éteint : ce ne sont pas les deux centimètres supplémentaires en longueur qui poseront problème en termes d’encombrement.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

pensez à tourner l’objectif pour pouvoir faire une photo

Le module autofocus, intégré au capteur (hybride oblige), comporte 209 collimateurs répartis de façon homogène sur 90% de l’image. Là encore, pour qui vient du monde du reflex, c’est un immense gain du côté du confort d’usage, d’autant plus que la zone de mise au point peut se sélectionner du bout du doigt sur l’écran tactile, faisant oublier l’absence de joystick.

Dans l’absolu, la mise au point est très rapide, quelles que soient les conditions lumineuses de prise de vue, même si certaines hésitations peuvent être rencontrées lorsque la lumière faiblit. Comme nous l’évoquions en introduction, le Z 50 dispose d’un mode « Faible luminosité », qui étend la sensibilité de l’autofocus jusqu’à -4 IL. La priorité est alors donnée à la réactivité plutôt qu’à la précision mais, en pratique, cela ne change pas grand chose. En fait, le véritable facteur limitant du Z 50, c’est ce zoom de kit, le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR, vraiment très peu lumineux. Vous vous consolerez avec son fonctionnement silencieux…

Malgré la définition de « seulement » 20,9 Mpx, le Nikon Z 50 ne fait pas non plus de folies du côté de la rafale, plafonnée à 11 vues par seconde (10 vps sur le Nikon D500). C’est toutefois largement suffisant dans la plupart des cas mais cela pourra ne pas convenir aux usages sportifs ultimes, le facteur limitant, ici, étant la carte mémoire. N’hésitez pas à opter pour un modèle le plus rapide possible (au-delà de 90 Mo/s).

Le suivi autofocus , quant à lui, est vraiment bon, d’autant que le Z 50 bénéficie dès sa commercialisation d’un autofocus « Eye AF », idéal pour le portrait. Rappelons que les Z 6 et Z 7 ont, quant à eux, dû attendre quelques mois et une mise à jour firmware pour bénéficier de cette fonction. Remercions Nikon pour ce ruissellement technologique.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/13 ème sec. – f/6.3 – ISO 1000

Test Nikon Z 50 : qualité d’image

Alors que, depuis plusieurs années déjà, les boîtiers APS-C se sont stabilisés autour de 24 Mpx, certains modèles s’envolent d’ores et déjà à 26 Mpx voire 30 Mpx. Pour son Z50, Nikon a préféré jouer la carte de la sécurité et du raisonnable : 20,9 Mpx. Un tiers de moins que les concurrents ! Heureusement, cela est bien assez pour obtenir des tirages de 60 x 90 cm. Et, si vous en doutiez, rappelez-vous que les boîtiers reflex professionnels que sont les Nikon D500 et D5 disposent eux aussi d’une définition égale.

Mais quel est donc l’intérêt d’un tel choix ? Ici, il est triple.

Le premier est de permettre des fichiers moins lourds (32,5 Mo pour un RAW/NEF).

Le deuxième est de permettre, à surface équivalente, des photosites plus grands : 4,22 µm de côté sur le Z 50 contre 3,17 µm seulement sur un Canon EOS-M6 Mk II (dont, en plus, le capteur APS-C est légèrement plus petit). Or, qui dit « grand » photosite dit meilleure montée en sensibilité.

Le troisième avantage est plus anecdotique pour le commun des mortels, mais intéressera toujours les geeks de la technologie. En effet, avec cette définition, la densité de photosites permet d’égaler celle du Z 7 et d’exploiter au mieux le pouvoir résolvant des objectifs Nikkor Z de la série S (merci Shannon Nyquist). D’autant plus que le Z 50 est dépourvu de filtre passe bas, ce qui permet, en théorie, de gagner en précision.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 19.5 mm – 1/50 ème sec. – f/3.8 – ISO 1000

Montée en sensibilité

Nikon aime bien vanter les vertus des capteurs BSI CMOS rétroéclairés dont sont équipés les Z 6 et Z 7 car cette technologie permet une meilleure montée en sensibilité. Bon, pas de bol : pour le Z 50, point de BSI CMOS, il faut se contenter d’un « banal » FSI CMOS.

Pas de panique cependant : le savoir-faire maison permet des petits miracles ! La plage de sensibilité démarre à 100 ISO et culmine à 51.200 ISO. En position Hi +2, il est possible de monter à 204.800 ISO.

Test sensibilité ISO capteur du Nikon Z 50

test de montée en sensibilité du Nikon Z 50, de 100 à 102.400 ISO

Les sensibilités les plus élevées seront, comme d’habitude, réservées aux situations extrêmes. Voire ne seront jamais exploitées. Mais ça fait joli sur la fiche technique. Par contre, vous pouvez sans crainte monter jusqu’à 12.800 ISO.

À 25.600 ISO, le lissage en JPEG est vraiment trop violent puisque, en plus du bruit numérique, il efface sans distinction les détails les plus fins. Notez une légère dérive chromatique en NEF.

À 51.200 ISO, ces défauts sont accentués mais, si vous appréciez le noir et blanc granuleux (c’est une manière de tricher), et que vous privilégiez le NEF, pourquoi pas… Toutefois, les plus timorés, ou les plus allergiques au bruit, s’arrêteront dès 6.400 ISO, ce qui est déjà une belle valeur… que vous atteindrez très rapidement à cause de la faible luminosité du zoom de kit.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/800 ème sec. – f/6.3 – ISO 640

Stabilisation

À capteur classique, système de stabilisation classique. C’est à dire exit la stabilisation mécanique sur 5 axes intégrée au boîtier, et retour à la bonne vieille stabilisation optique sur seulement deux axes. Le problème est que seuls les objectifs NIKKOR Z DX sont stabilisés, ceux de la série S ne le sont pas. De même, lorsque vous utiliserez un objectif reflex non stabilisé via la bague FTZ, rien ne sera stabilisé, ce qui était l’un des arguments majeurs des Z 6/Z 7. Il faudra donc se contenter du minimum syndical avec le Z 50.

Fort heureusement, la stabilisation intégrée au NIKKOR Z DX 16-50 mm VR se révèle plutôt efficace, puisque même en position 50 mm (équivalent 75 mm) il est possible d’obtenir une image nette à 1/6 s. Pas mal du tout !

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 20,5 mm – 1/6 ème sec. – f/3.8 – ISO 1000

Obturation silencieuse

Positionnement milieu de gamme « oblige », le Nikon Z 50 doit renoncer au 1/8000 ème de seconde et demeure plafonné à 1/4000 ème de seconde. Et cela aussi bien en obturation mécanique (très silencieuse) qu’électronique (totalement silencieuse). C’est vraiment dommage que l’électronique ne puisse pas aller plus loin puisque, du côté des concurrents, il n’est pas rare d’atteindre les 1/24.000 voire 1/32.000 ème de seconde.

Dynamique et balance des blancs

Je n’ai pas relevé de soucis de dynamique particuliers avec le Nikon Z 50, qui s’en sort dans la plupart des situations, même en fort contre-jour. En passant par le RAW/NEF, il sera possible de déboucher aisément les ombres d’une pichenette sur le curseur de votre logiciel préféré.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 25 mm – 1/800 ème sec. – f/8 – ISO 100

La balance des blancs, de son côté, s’est montrée un peu plus capricieuse, avec une tendance à se montrer trop froide, mais cela se corrige aisément a posteriori. Notez qu’il sera possible de profiter du Picture Control, qui introduit un nouveau mode HDR plutôt satisfaisant, mais dont il ne faudra pas abuser.

Un zoom NIKKOR Z 16-50 mm f/3,5-6,3 VR pas au niveau

En fait, en termes de qualité d’image, le facteur limitant n’est pas la technologie embarquée dans le boîtier, mais bien ce zoom de kit, défaut (malheureusement) assez commun en entrée/milieu de gamme.

Nikon a clairement mis l’accent sur la compacité mais, pour y parvenir, a accumulé les sacrifices afin d’obtenir l’un des 16-50 mm (équivalent 24-75 mm) les plus petits du marché.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR en position rentrée

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR en position 50 mm

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR en position 16 mm

Le premier est la luminosité maximale, qui décroit très rapidement. En position 50 mm, vous n’êtes plus qu’à f/6,3 : c’est un diaphragme et demi moins lumineux qu’à 16 mm (f/3,5). Les concurrents sont plus généreux : Fujifilm propose un Fujinon XC16-50 mm f/3,5-5,6 OIS II (certes plus encombrant) et Sony propose un 16-50 mm f/3,5-5,6 plus lumineux et à l’encombrement identique ! Dommage que Nikon se soit montré aussi conservateur. Vous vous consolerez en vous disant que chez Canon le zoom EF-M 15-45 mm f/3,5-6,3 STM manque tout autant d’ambition.

Ouvertures vs. Focales

[su_table]

Focale réelle Focale équivalente Ouverture maximale Ouverture minimale Distance minimale de mise au point
16 mm (24 mm) F/3,5 F/22 25 cm
24 mm (36 mm) F/4,2 F/29 20 cm
35 mm (52,5 mm) F/5,3 F/36 23 cm
50 mm (75 mm) F/6,3 F/40 30 cm

[/su_table]

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

Test du Nikon Z 50  : la plage focale du zoom NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

Ce manque de générosité dans les ouvertures a deux conséquences, une pratique, une esthétique.

La première est qu’une ouverture plus faible implique des temps de pose plus longs et/ou le recours à des sensibilités plus élevées, cette règle primordiale demeurant applicable malgré la présence d’un système de stabilisation optique.

La conséquence esthétique est que, si vous êtes amateurs de faibles profondeurs de champ et souhaitez bien séparer vos premiers plans de vos derniers plans, l’exercice risque de s’avérer compliqué.

Au grand angle, là où vous avez accès à l’ouverture la plus large, c’est la courte focale qui va induire une grande profondeur de champ. En position 50 mm, qui est logiquement la plus adaptée pour du portrait, la faible ouverture maximale de f/6,3 ne vous permettra d’obtenir un joli flou d’arrière plan que si vous vous approchez très près de votre sujet.

Comme indiqué dans le tableau ci-dessus, remarquez que la distance minimale de mise au point varie en fonction de la focale utilisée.

En termes de performances pures, ce NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR est… dans la moyenne. Ni trop mauvais, ni franchement brillant. Il fait le travail, sans plus.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 16 mm – 1/800 ème sec. – f/8 – ISO 100

À 16 mm, il manque cruellement d’homogénéité puisqu’il faut diaphragmer entre f/8 et f/11 pour que les coins égalent (presque) le centre. Attention, donc, pour les paysages.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/320 ème sec. – f/8 – ISO 100

À 50 mm, les coins ne rattrapent jamais le centre. Ici, il faudra tout particulièrement faire attention à la diffraction (et aux temps de pose) lorsque vous dépasserez f/16.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 25 mm – 1/640 ème sec. – f/8 – ISO 100

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 36 mm – 1/400 ème sec. – f/8 – ISO 100

Aux focales intermédiaires (entre 25 mm et 35 mm), l’objectif se révèle un peu plus homogène mais, là encore, il faudra diaphragmer franchement autour de f/8 pour en tirer le meilleur. Et, là encore, il faudra faire confiance à la stabilisation strictement optique et à la bonne montée en sensibilité du boîtier pour compenser la faible ouverture.

Du vignettage est visible de 16 mm à 35 mm, à toutes les ouvertures, mais uniquement sur les fichiers NEF car il est bien corrigé par le traitement JPEG interne. Détail amusant, et peu commun : il s’agit de vignettage positif, puisque les bords sont plus clairs que le centre. C’est pas banal !

Enfin, puisque tout ne va pas si mal, il faut féliciter Nikon pour le soin apporté à la correction de la distorsion, imperceptible sur ce petit zoom de kit, dont il faudra pourtant vous contenter en attendant l’arrivée d’objectifs plus ambitieux.

Test NIKON Z 50 : Vidéo

En toute logique, le Nikon Z 50 est moins ambitieux que ses grands frères Z 6/Z 7 en matière de vidéo. Mais ce n’est pas bien grave dans la mesure où la clientèle visée n’est pas la même. Il vaut donc mieux comparer ce petit hybride APS-C avec les prestations des reflex APS-C de Nikon et là, nous assistons à un joli bond en avant par rapport aux D5600 et D7500.

Par rapport au reflex d’entrée de gamme, l’hybride Z 50 gagne l’enregistrement en 4K/UHD 30 p ainsi que des cadences autorisant du ralenti en Full HD : le 120 p et le 100 p permettent ainsi des ralentis 4x respectivement en 30 p (NTSC) et 25 p (PAL).

Par rapport au milieu de gamme/expert D7500, le Z 50 gagne également des modes ralentis en Full HD ainsi que la qualité, non négligeable, de filmer en 4K/UHD en exploitant toute la largeur du capteur. Cette absence de recadrage est surtout profitable aux focales courtes.

Le maniement est facilité par la présence de focus peaking (assistance à la mise au point manuelle) et de zebras (assistance à l’exposition). Vous bénéficiez également, en vidéo, de la détection sur les visages. Cependant, pour des utilisations plus poussées, l’absence de prise casque est dommageable.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 16 mm – 1/800 ème sec. – f/3.5 – ISO 100

Test du Nikon Z50 : points forts et points faibles à retenir

Voici une liste non limitative (et personnelle) d’usages pour ce Nikon Z 50, ainsi que les points qui doivent vous interpeller si vous envisagez de changer de boîtier pour l’hybride Nikon.

Le Nikon Z 50 peut vous intéresser si :

  • vous souhaitez basculer d’un reflex APS-C Nikon à un hybride APS-C, en montant légèrement en gamme,
  • vous souhaitez gagner en compacité (par rapport à un reflex),
  • vous recherchez un hybride APS-C disposant d’une ergonomie bien pensée,
  • vous souhaitez bénéficier de la qualité d’image et de la réputation Nikon,
  • vous recherchez un petit hybride protégé contre la poussière et l’humidité,
  • vous êtes prêt à attendre que l’offre optique NIKKOR Z DX s’étoffe.

Le Nikon Z 50 va moins vous intéresser si :

  • vous désirez tout de suite des objectifs lumineux et/ou des focales spécialisées dédiées à l’APS-C en monture DX,
  • vous avez un usage poussé de la vidéo,
  • vous pratiquez la photographie sportive/animalière.

Les photos de ce test sont disponibles en version haute définition sur le compte Flickr Nikon Passion :

Test Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

Test du NIKON Z 50 : ma conclusion

Quasiment dix ans après les plus téméraires, Nikon se lance enfin dans la bataille des hybrides APS-C. Hallelujah ! Seuls restent, en dehors du jeu, Pentax (dont on n’a même plus de nouvelles de ses hybrides Q), et Olympus (fidèle au Micro 4/3 et qui a d’autres chats à fouetter en ce moment).

Bref, ce n’est pas peu dire que le Z 50 est un boîtier important pour Nikon, surtout parce qu’il est lancé sur le segment très concurrentiel des APN à 1000 € qui, comme je l’expliquais en introduction, est peuplé d’une multitude d’appareils de typologie très différente.

Une fois ce décors historico-commercial planté, quelles conclusions tirer à l’issu de ce test ?

Premier point très positif : le Nikon Z50 est un hybride bien né. Il profite de l’implacable expérience ergonomique de Nikon, et celle des Z 6/Z 7 en particulier.

Il s’agit, tout simplement, de l’hybride APS-C le plus agréable à tenir en main et à manipuler et, à quelques faiblesses mécaniques près (quelques molettes trop souples et des menus touffus), il se positionne d’emblée sur le haut du panier.

De même, Nikon n’a pas lésiné sur la qualité du viseur OLED ainsi que sur l’écran tactile orientable à 180°, vraiment bienvenu. Bravo !

La qualité d’image n’est pas en reste. Même si le capteur retenu est moins sophistiqué que les BSI CMOS dernière génération et que la définition de 20,9 Mpx peut sembler faire pâle figure par rapport aux standards du moment, Nikon maîtrise parfaitement son sujet et a su faire de son Z 50 un joli faiseur d’image qui ne craindra pas les montées en sensibilité.

Enfin, l’autofocus et la vidéo sont tous les deux bien maîtrisés : tout fonctionne avec satisfaction, avec de jolis morceaux hérités du Z 6 d’un côté et un gain qualitatif appréciable par rapport aux reflex de gamme équivalente du constructeur. En somme, le Nikon Z 50 est, sans faire de fioritures, un bon premier jet.

Mais voilà : il s’agit d’un premier jet, avec quelques défauts. En premier lieu, la fiche technique manque clairement d’ambition. Le logement carte mémoire unique strictement UHS-I n’est pas digne d’un boîtier à 1000 € en 2020. La prise USB est privée de la norme USB 3.0, et même sans cela, il aurait été appréciable que le connecteur retenu soit de Type C, et non pas micro-B, ne serait-ce que pour une histoire de cohérence de gamme.

Afin de se démarquer de la concurrence, Nikon aurait dû maintenir la stabilisation du capteur, quitte à la faire redescendre sur 3 axes au lieu de 5. Cela aurait permis d’exploiter au mieux les optiques NIKKOR Z de la série S ainsi que les objectifs reflex non stabilisés en monture F.

D’ailleurs, au moment de rédiger ce test, le principal inconvénient du Nikon Z 50 est la pauvreté de l’offre optique en monture Z native dédiée au format DX (APS-C). Il est urgent que Nikon communique sur sa roadmap optique, même si nous ne doutons pas que des zooms plus lumineux (f/2,8) ainsi que des focales fixes f/1,8 ne devraient pas tarder .

Il faudrait au moins un équivalent 24 mm (16 mm f/1,8), 50 mm (32 mm f/1,8), 85 mm pour du portrait (58 mm f/1,8) et un petit téléobjectif type 100 mm (en focale réelle, qui donnerait 150 mm en focale équivalente sur le capteur APS-C). Bien sûr, un maximum de ces objectifs devra être stabilisé VR. Espérons que, parallèlement, Nikon ouvre rapidement sa monture Z aux opticiens tiers, afin que Sigma, Tamron et Samyang (pour ne citer qu’eux) puissent décliner leurs optiques APS-C pour les hybrides Nikon.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/500 ème sec. – f/6.3 – ISO 100

D’une manière plus optimiste, je pourrais également reconnaître que Nikon a positionné de manière plutôt fine son Z 50. Suffisamment plus performant qu’un D5600 d’entrée de gamme, capable de titiller un D7500, il a le potentiel pour cannibaliser l’offre entrée et milieu de gamme reflex du constructeur. Ou, plutôt, de convertir les clients déjà équipés de reflex à l’hybride.

Simultanément, sur un châssis similaire, Nikon se laisse la marge pour développer un hybride APS-C bien plus expert, qui pourrait être l’alter-ego du D500, mais en beaucoup, beaucoup plus compact. Et la recette d’une telle montée en gamme est toute trouvée : logement XQD, stabilisation du capteur, viseur OLED 3,6 millions de points, tropicalisation encore plus poussée, double processeur permettant de booster les cadences rafale (même pas besoin de changer de capteur). Bref, de quoi faire saliver, mais un tel boîtier ne serait bien sûr pas facturé 1000 €. Ceci dit, entre 1000 € et 2000 €, il y a une marge de manœuvre confortable.

Bon. Et du coup, de manière très pragmatique : faut-il craquer sur le Nikon Z 50 ?

À moins d’être un fan absolu du constructeur et vouloir être parmi les premiers à tenter l’aventure hybride APS-C en monture Z, mieux vaut attendre que le prix effectif du kit baisse aux environs de 850/900 €, et que l’offre optique NIKKOR Z DX s’étoffe.

Cependant, si le seul objectif du kit vous suffit, le Nikon Z 50 est d’ores et déjà un joli hybride qui vous apportera satisfaction et vous permettra de réaliser de belles images. D’autant plus qu’il est probable que Nikon applique à ses DX la politique de mise à jour régulière des firmwares déjà effective pour ses hybrides FX, améliorant forcément l’agrément d’utilisation et les performances du boîtier.

En savoir plus sur le Nikon Z 50 sur le site Nikon

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Tamron location service : louez un objectif à la journée

Tamron France annonce le Tamron location service, un inédit service de location d’objectifs de la marque à la journée.

Vous avez envie de tester un objectif Tamron ? Vous avez un reportage particulier à faire ? Vous voulez simplement vous faire plaisir ? Louez un des objectifs Tamron disponibles à partir de 20 euros par jour.

Tamron location service : louez un objectif à la journée

Tamron location service : louez un objectif à la journée dès 20 euros

Vous déjà éprouvé l’envie de tester un objectif pendant quelques heures ? De vous faire plaisir avec une optique que vous ne pouvez pas acheter ?

Vous aimeriez savoir si tel objectif Tamron peut donner de meilleurs résultats que votre objectif actuel sur votre boîtier, dans vos conditions de prise de vue ?

Vous voulez voir ce que peut donner un objectif Tamron G2 sur un hybride Nikon Z avec la bague FTZ ?

Avec le nouveau Tamron location service, c’est désormais possible. Pour une somme modique, à partir de 20 euros la journée, vous pouvez disposer d’un des objectifs Tamron pendant une journée ou plus (un week-end, une semaine …).

Si la location longue durée n’est pas forcément rentable, la location à la journée ou pour un weekend l’est tout à fait.

Imaginez : pour 40 euros vous pouvez partir en week-end avec un téléobjectif Tamron 150-600 mm de la série G2 et faire les photos d’oiseaux que vous n’arrivez pas à faire avec votre matériel actuel.

Pour la même somme vous pouvez utiliser un Tamron 70-200 mm f/2.8 G2 et faire de magnifiques portraits lors d’une séance dédiée.

Tamron location service : louez un objectif à la journée

Les modèles disponibles à la location sont à ce jour :

Pour profiter du Tamron location service, rendez-vous dans un des magasins partenaires :

  • IMAGES PHOTO VILLEFRANCHE 69657 Villefranche
  • CAMARA ST OMER 62500 St Omer
  • IMAGES PHOTO NICE 06000 Nice
  • CAMARA BREST 29200 Brest
  • IMAGES PHOTO MONTPELLIER 34000 Montpellier
  • ACCROPHOTO 13300 Salon de Provence
  • IMAGES PHOTO ORLEANS 45000 Orléans
  • ACCROPHOTO 13300 Aix en Provence
  • IMAGES PHOTO TOURS 37000 Tours
  • IMAGES PHOTO ANGERS 49100 Angers
  • OBJECTIF LA BOETIE 75008 Paris
  • IMAGES PHOTO METZ 57000 Metz

Que penser de ce service de location ?

Le matériel photo ne cesse de progresser, le tarif des objectifs aussi, et il n’est parfois pas possible d’investir dans un objectif expert-pro alors que vous n’allez l’utiliser que quelques fois par an.

De même, investir dans un objectif qui va vous coûter 1000 euros ou plus suppose de faire le bon choix, et tester un objectif en magasin n’est pas très pertinent. Vous n’êtes que rarement dans vos conditions de prises de vue habituelles.

Le Tamron location service vous permet de disposer d’un objectif pro pour une somme très raisonnable à la journée, comme de vous faire votre propre avis, dans vos conditions de prise de vue et avec votre boîtier, avant de vous décider à acquérir l’objectif ou non.

Ce service unique ou presque à ce jour de la part d’une marque (seuls quelques revendeurs indépendants proposent la location à la journée) est une facilité qui ne manque pas d’intérêt. Reste à vous rapprocher d’un magasin partenaire car ils sont encore peu nombreux.

Source : Tamron France


Nikon Coolpix P950 : à vous la lune et les avions avec un zoom 83x équivalent 24-2000 mm !

Nikon annonce la mise à niveau de sa gamme bridge avec l’arrivée du Nikon COOLPIX P950. Le successeur du Coolpix P900 est doté du même zoom 83x dont la plage focale équivaut à 24-2000 mm, et dont le gabarit est plus mesuré que celui de l’énorme Coolpix P1000.

Vous êtes fan de photos de lune, d’avions, d’oiseaux, d’animaux ? Ce bridge peut vous intéresser, revue de détails.

Nikon Coolpix P950 : à vous la lune et les avions avec un zoom 83x équivalent 24-2000 mm !

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Nikon Coolpix P950 : quand le bridge fait de la résistance grâce à la lune

C’est un raccourci un peu facile mais il faut bien reconnaître que les appareils photo Bridge, disposant donc d’un zoom non interchangeable et dotés d’un petit capteur 1/2,3 pouce, satisfont en priorité les amateurs de trèèèès longues focales.

2000 mm dites-vous ma bonne dame ? Oui, et ce n’est (presque) rien face aux 3000 mm du Coolpix P1000 testé ces derniers mois.

Alors avec de telles valeurs, forcément, la lune est à portée de main, les avions vous sautent aux yeux et les oiseaux vous font les yeux doux. Génial non ?

Ou pas. Car attention, ces valeurs sont à prendre avec des pincettes. Il s’agit bien évidemment de focales équivalentes rapportées au format 24×36 (le zoom du P950 est en réalité un 4,3-357 mm). Ne cherchez donc pas à comparer ces 2000 mm avec les 2000 mm d’un objectif pour plein format, mais comme il n’existe pas de telles optiques, la comparaison est bien vite faite, la plus longue focale actuelle chez Nikon est le 800 mm de l’AF-S 800 mm f/5.6E FL ED VR (le tarif va vous calmer mais allez lire quand même par curiosité).

Ne cherchez pas non plus à comparer la qualité d’image que ces bridges vont vous offrir, avec leur petit capteur 1/2,3 pouce, face aux capteurs plus généreux des plein format et autres APS-C.

Pour autant, les bridges ont quelque intérêt si vous ne faites pas trop le difficile en qualité d’image et que les longues focales vous attirent.

Nikon Coolpix P950

le Nikon Coolpix P950 vue de face

Nikon Coolpix P950, présentation et caractéristiques

Un zoom 83x

Le zoom optique qui équipe le Coolpix P950 offre un ratio x 83, ce qui permet à ce bridge de passer de 24 mm à 2000 mm d’un simple appui sur la commande de zoom.

Comme dit plus haut, il s’agit de focales équivalentes, mais sachez que le P950 ne s’arrête pas là. Qui peut le plus peut … encore plus, ce zoom est doublé d’une fonction de zoom électronique dite Dynamic Fine Zoom qui procure elle un ratio de x 166 ! Autrement formulé vous avez entre les mains un équivalent 4000 mm. Oui, ça peut faire peur …

Nikon Coolpix P950

le zoom du Nikon Coolpix P950 en position rentrée 24 mm

Nikon Coolpix P950

le zoom du Nikon Coolpix P950 en position sortie 2000 mm

Un objectif plutôt lumineux

Pour garantir une image satisfaisante avec de telles focales, il faut que l’optique suive. Nikon a doté son Coolpix P950 d’un objectif dont l’ouverture maximale est de f/2.8 (à 24 mm, f/6.5 à 2000 mm).

Là-aussi ne cherchez pas à comparer avec l’ouverture f/2.8 d’un objectif pour plein format, le rapport de conversion s’applique à la focale comme à l’ouverture, mais c’est quand même une valeur satisfaisante. La déception relevée à la focale maximale avec le Coolpix P1000 ne devrait pas être aussi forte avec ce P950.

L’utilisation d’une formule optique de 16 lentilles en 12 groupes dont une lentille en verre ED permet au Coolpix P950 de limiter la distorsion aux plus longues focales, c’est plutôt une bonne idée. Ce zoom est stabilisé, en photo comme en vidéo.

Un capteur 16 Mp

Le Coolpix P950 dispose d’un capteur 16 Mp de 1/2,3 pouce dont la plage de sensibilité varie de 100 à 1600 ISO de façon standard. Cette valeur maximale peut vous sembler limitée face aux 51.200 ISO des APS-C et plein format, n’oubliez toutefois pas qu’il s’agit d’un petit capteur qui a fort à faire pour enregistrer une image en basse lumière.

Pour grimper au-delà, il vous faudra passer outre le mode automatique, les modes P,S,A et M autorisent 6.400 ISO, à utiliser avec précaution pour ne pas générer trop de bruit sur vos photos.

Nikon Coolpix P950

le Nikon Coolpix P950 vu de profil, notez la poignée profilée facilitant la prise en main

Le format RAW, enfin

Curieusement, tandis que le Coolpix P1000 permet d’utiliser le format RAW, le Coolpix P900 ne le permettait pas. C’est corrigé avec le P950 qui propose donc les deux formats d’enregistrement JPG et NRW (Nikon Raw File).

Ce format va vous permettre de post-traiter vos photos, ce qui peut s’avérer une bonne idée si vous souhaitez récupérer des basses et hautes lumières, accentuer les images qui peuvent manquer de piqué aux plus longues focales et caler la balance des blancs. Des opérations de traitement simples à effectuer dans le logiciel maison Nikon Capture NX-D ou un des logiciels du marché, pour donner à vos photos le rendu qu’elles méritent.

Un écran orientable et inclinable

L’écran arrière du Coolpix P950 (921.000 pixels RVB) peut être orienté dans presque toutes les directions, une caractéristique que Nikon pourrait d’ailleurs reprendre sur ses reflex et hybrides dont l’écran n’est que désespérément inclinable.

Cet écran est doublé d’un viseur électronique OLED de 2.459.000 pixels, une valeur séduisante pour offrir une visée de qualité, à vous de ne pas abuser des bonnes choses en l’utilisant la nuit ou en intérieur sombre, tout a ses limites.

Nikon Coolpix P950

l’écran orientable du Nikon Coolpix P950, en position selfie / vlog

La vidéo 4K aussi

C’est le standard désormais sur les appareils photo, et Nikon l’a bien compris en dotant son Coolpix P950 d’un mode vidéo 4K et Full HD à 30 images par seconde avec son stéréo. Le Full HD peut gripper à 60 images par seconde et en mode manuel, préférable sur ce type de boîtier, vous aurez la liberté d’ajuster les réglages d’exposition tout en filmant. Cette caractéristique vous permet d’ajuster le rendu de vos séquences vidéo en temps réel quand les conditions de luminosité changent.

Le P950 dispose d’une sortie HDMI type D (micro connecteur), d’un port Micro-USB et d’une prise pour micro externe jack 3,5 mm (entrée alimentée prise en charge).

Time-lapse intégré

Le time-lapse, vous savez, ces séquences vidéos dans lesquelles le temps passe plus vite que dans la réalité ?

Vous allez pouvoir mettre en oeuvre ce mode directement, et faire une série de photos à intervalle de temps prédéfini avant que le boîtier ne les assemble pour vous en une séquence vidéo. Limitée à 10 secondes, cette séquence time-lapse n’aura pas la saveur d’une séquence plus longue réalisée à l’aide d’un logiciel de traitement dédié mais elle sera bien plus simple à réaliser et – surtout – le fichier sera disponible immédiatement pour un partage rapide via l’application Snapbridge.

Nikon Coolpix P950

les commandes de zoom du Nikon Coolpix P950

Une griffe flash

Si le Coolpix P950 n’embarque pas de flash intégré qui n’aurait que bien peu d’avantages sur un tel boîtier, il dispose d’une griffe porte-flash autrement plus intéressante. Celle-ci vous permet bien évidemment d’utiliser un des flashs Cobra de la marque comme le Nikon SB-300 ou le Nikon SB-500. Elle vous permet aussi de fixer aisément un micro externe pour assurer un enregistrement audio de qualité professionnelle.

Nikon vous propose – aussi – d’essayer le « viseur point rouge » Nikon DF-M1, une longue-vue pliable qui vous permet de suivre votre sujet et de le garder au centre du cadre, qu’il soit mobile ou non, rapide ou lent.

Transfert automatique et aisé sur smartphone

Le Coolpix P950 est compatible avec l’application mobile Snapbridge (iOS et Android) qui permet de récupérer automatiquement les photos depuis le boîtier vers le smartphone en mode Bluetooth basse consommation. Vous pouvez utiliser l’application pour récupérer une version basse définition de vos photos et les partager sur les réseaux sociaux, comme une version plus définie pour la traiter dans une application mobile comme Lightroom.

Autonomie et dimensions

Le Coolpix P950 permet de faire environ 290 photos avec la batterie Nikon EN-EL20a, comme de tourner 1h20 de vidéo. L’enregistrement se fait sur une carte SD, SDHC ou SDXC.

Il mesure 140,2 x 109,6 x 149,8 mm et pèse 1005 grammes.

Tarif et disponibilité

Le Nikon Coolpix P950 sera disponible dès le 6 février 2020 au tarif public de 899 euros, un tarif certes largement supérieur aux 549 euros que coûte le Coolpix P900 (tarif janvier 2020) mais 200 euros inférieur aux 1099 euros du Coolpix P1000, plus performant mais tellement plus imposant et lourd.

Source : Nikon France


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