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Comment utiliser le D-Lighting actif sur un Nikon ?

Vous ne savez pas comment utiliser le D-Lighting actif sur votre Nikon ? Savez-vous qu’il existe deux réglages D-Lighting qui n’ont pas le même usage bien que leur nom soit presque identique ?

Qu’est-ce que le D-Lighting et le D-Lighting actif ? Voici ce qu’il vous faut savoir pour améliorer le rendu de vos photos immédiatement.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

Qu’est-ce que le D-Lighting  ? Utilisations possibles

Avez-vous déjà rencontré cette situation ? Vous êtes face à votre sujet qui se trouve à contre-jour (il est éclairé de l’arrière) et le premier-plan se trouve dans l’ombre. Ou bien vous avez en face de vous une scène très contrastée avec des hautes et des basses lumières très prononcées.

Si le sujet est un visage (par exemple pour un portrait), il apparaît noir ou très sombre sur la photo alors que l’arrière-plan est correctement exposé.

En réaction, vous avez modifié l’exposition et cela a provoqué l’effet inverse : le visage est correctement exposé mais l’arrière-plan se retrouve très clair voire brûlé.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting désactivé : notez le contraste important entre les zones très claires et les zones très sombres
les livres du haut n’apparaissent pratiquement pas

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting position élevée : notez l’écart de contraste réduit entre les zones claires et sombres
les livres du haut apparaissent plus distinctement

Ces situations à fort contraste imposent une grande maîtrise de l’exposition pour donner des résultats satisfaisants, il arrive même qu’il ne soit pas possible d’obtenir le bon rendu car le capteur de votre appareil photo atteint ses limites en terme de dynamique.

Ce capteur est de plus en plus performant, son électronique encode les données sur 14 bits et non plus 12 uniquement, mais il n’est pas encore l’égal de vos yeux. Sa dynamique (capacité à capturer sur une même photo des zones très lumineuses et d’autres très sombres) reste inférieure à celle de la vision humaine. Il vous impose donc un choix : exposer pour les hautes lumières ou pour les basses lumières, mais pas pour les deux en même temps.

Le capteur a aussi d’autres limites : il détecte mieux les différences de niveaux dans la partie centrale de l’histogramme (les tons moyens) qu’il ne le fait dans les zones latérales (les noirs et les blancs).

Il existe des techniques pour augmenter la dynamique apparente, comme le HDR (High Dynamic Range) ou l’exposition à droite (en référence à l’histogramme) sans brûler les hautes lumières tout en gardant du détail dans les ombres. Mais elles ne sont pas toujours aisément utilisables (voir Comment régler un reflex en basse lumière).

Pour en savoir plus sur ce sujet si vous vous intéressez à la technique photo je vous conseille le guide « Les secrets de l’exposition » qui vous donne tous les détails à connaître.

Les fabricants d’appareils photo cherchent des parades en attendant que la dynamique des capteurs progresse. Chez Nikon la parade s’appelle D-Lighting pour Dynamic Lighting ou éclairage/exposition dynamique.

Le D-Lighting a pour objectif de réduire la perte des détails dans les hautes comme dans les basses lumières pour compenser les faiblesses du capteur, à la prise de vue. C’est l’appareil photo qui agit à votre place sur l’exposition pour préserver un contraste satisfaisant sur l’image.

Utiliser le D-Lighting permet de récupérer des informations dans les basses lumières, et de mettre ainsi en valeur ces zones particulières de la scène.

Il peut s’agir d’un choix créatif aussi, conserver un écart de contraste important sert à mettre en valeur des zones différentes si la photo s’y prête.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting désactivé : les zones sombres sont bouchées tandis que la façade des bâtiments apparaît plutôt claire.
L’image finale a du relief.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting réglage élevé : l’écart de contraste est réduit,
les zones sombres dans la pelouse sont moins denses, la façade moins lumineuse.
L’image finale est plus plate, moins intéressante.

Les deux types de D-Lighting Nikon

La fonction D-Lighting propose deux modes de mise en oeuvre :

  • le D-Lighting actif adapte l’exposition à la prise de vue pour réduire le contraste et préserver hautes et basses lumières en fonction des réglages d’exposition choisis,
  • le D-Lighting « tout court » ou « passif » traite la photo après la prise de vue, dans le boîtier, pour réaliser une correction proche de ce qu’aurait fait le D-Lighting actif si vous l’aviez utilisé.

Comment utiliser le D-Lighting actif

La fonction D-Lighting actif est accessible depuis le menu Prise de Vue de votre Nikon.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting actif Nikon : les 4 niveaux d’intensité et le réglage automatique

Cette fonction vous permet de régler l’intensité de l’effet, de faible à élevé. Nikon recommande l’utilisation du mode de mesure de lumière matriciel avec le D-Lighting actif pour que le boîtier puisse tenir compte de l’ensemble des données de la scène.

Cet effet agit sur la luminosité des zones sombres (sous-exposées) dans l’image en ayant tendance à exposer pour rattraper les basses lumières. Elle applique également un contrôle localisé des tons et des hautes lumières ayant pour but d’étendre la dynamique de l’image résultante.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting désactivé : les tuiles au premier plan sont peu visibles, la façade de gauche est très lumineuse, le tronc de l’arbre est sombre.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting valeur élevée : les tuiles du premier plan sont plus visibles, la façade de gauche est moins claire, plus agréable, le tronc de l’arbre est débouché. L’image est plus équilibrée.

L’intensité de l’effet à appliquer dépend de la scène et du rendu souhaité : plus la scène est contrastée et plus vous voulez atténuer le contraste, plus il faut augmenter l’intensité du D-Lighting actif (par exemple ‘élevé’).

A l’inverse pour une scène moins contrastée ou pour laquelle vous voulez conserver du contraste, utilisez des valeurs plus faibles.

Dans le doute utilisez la valeur Automatique, c’est l’appareil photo qui va décider par lui-même quelle valeur appliquer pour chaque photo.

Notez qu’il est possible de voir apparaître du bruit numérique additionnel lorsque le D-Lighting actif est utilisé avec des valeurs de sensibilité ISO élevées. Faites quelques tests pour voir comment réagit votre boîtier.

Comment utiliser le D-Lighting (passif)

La fonction D-Lighting « passif » est accessible depuis le menu Retouche de votre Nikon.

Comment utiliser le D-Lighting actif sur un reflex Nikon ?

D-Lighting Nikon : accessible dans le menu Retouche

Cette fonction s’applique sur une photo déjà faite, elle ne peut donc modifier l’exposition comme le fait le D-Lighting actif. Cette fonction tient compte des données contenues dans le fichier pour générer une nouvelle image dont le contraste et la luminosité sont modifiés en fonction de la scène initiale.

Différence entre D-Lighting actif et D-Lighting

Les deux types de D-Lighting sont des fonctions indépendantes, vous pouvez utiliser l’une ou l’autre mais cumuler les deux ne sert à rien.

Le résultat sur l’image diffère : le D-Lighting actif est plus performant car il agit sur la prise de vue directement tandis que l’autre fonction ne peut intervenir que sur une image déjà exposée, avec moins de souplesse.

Cette dernière fonction est à réserver aux photos déjà prises et que vous souhaitez améliorer en post-traitement sans utiliser un logiciel spécialisé (c’est le rôle du menu Retouche).

D-Lighting actif et post-traitement RAW

La fonction D-Lighting actif des Nikon est propre à la marque et elle ne peut être modifiée en post-traitement (par exemple pour changer l’intensité) qu’avec les logiciels Nikon (comme Nikon NX Studio), Nikon ne proposant pas l’accès à ce réglage aux autres éditeurs de logiciels.

Si vous utilisez le format JPG la question du post-traitement logiciel est secondaire, adaptez le D-Lighting actif selon vos besoins pour produire des JPG satisfaisants.

Si vous utilisez le format RAW vous noterez une différence plus ou moins sensible d’exposition sur le fichier RAW selon la valeur de D-Lighting utilisée, ce qui vous facilitera le traitement dans un logiciel autre que Nikon mais vous ne pourrez pas modifier la valeur du réglage.

Les avis divergent sur la nécessité d’utiliser ou non le D-Lighting actif en RAW quand vous faites du post-traitement. Nikon ne communique pas d’informations techniques sur les traitements véritablement appliqués aux images, ce qui ne facilite pas la compréhension fine de cette fonction.

Le D-Lighting actif agissant sur l’exposition à la prise de vue, il génère des fichiers RAW qui portent des informations différentes de celles que vous obtiendriez sans D-Lighting actif. En ce sens il paraît judicieux de l’utiliser.

Vous pouvez toutefois rattraper des écarts d’exposition importants sur un fichier RAW (de -2 à +2 Ev) avec un logiciel de traitement des fichiers RAW disposant d’outils de traitement locaux (voir ma présentation des outils de retouche locale – vidéo 2 de la série).

Quand la sensibilité ISO est élevée, en photographie pose longue ou de nuit, il vaut mieux désactiver le D-Lighting actif car il risque de générer du bruit supplémentaire sur vos images.

Différence entre D-Lighting actif et HDR

La différence principale entre D-Lighting actif et HDR tient en la technique de génération de l’image finale :

  • le D-Lighting actif agit sur la prise de vue pour fournir une image unique à la dynamique étendue,
  • le HDR nécessite plusieurs prises de vues à des expositions différentes pour permettre ensuite leur fusion et la génération d’une image HDR à l’aide d’un logiciel approprié.

L’approche diffère, le HDR nécessite un traitement logiciel plus lourd à l’aide d’un logiciel spécialisé.

Le résultat n’est pas le même non plus, les images HDR sont générées à partir de plusieurs images RAW et une plage dynamique bien plus élevée (par exemple +/-10Ev pour 5 images) tandis que les images D-Lighting actif le sont à partir d’une exposition classique (+/_2Ev de latitude maximale). Pour en savoir plus sur le HDR, je vous conseille l’ouvrage présenté ici.

En conclusion

Obtenir le résultat attendu est plus que jamais une question de réflexion lorsque vous faites des photos. Si la plupart des scènes photographiées sont correctement exposées avec les systèmes de mesure matricielle actuels, il n’en reste pas moins que certaines peuvent piéger ces systèmes.

Reflets, contre-jour, surfaces brillantes, soleil direct sont autant de situations qui appellent une exposition particulière.

Le D-Lighting actif est une réponse à la prise de vue, le D-Lighting « passif » un moyen de récupérer des photos en mode retouche, mais il ne remplace pas une bonne compréhension de ce qu’est l’exposition pour éviter d’avoir à multiplier les vues ou à les traiter dans un logiciel dédié.


Différence entre la réduction du bruit et la réduction du bruit ISO sur un Nikon

La plupart des hybrides et reflex Nikon proposent deux réglages dont l’intitulé est proche mais qui sont pourtant bien différents. Quelle est la différence entre réduction du bruit et réduction du bruit ISO ? Voici l’explication et quel réglage activer dans quelles conditions.

Différence entre la réduction du bruit et la réduction du bruit ISO sur un reflex Nikon

Réduction du bruit et Réduction du bruit ISO, ce n’est pas la même chose

Les constructeurs ne nous facilitent pas la vie tous les jours ! Proposer deux réglages différents sur un même appareil photo avec un libellé proche est le meilleur moyen de confondre l’utilisateur. En matière de réduction du bruit, c’est le cas puisque les Nikon vous proposent :

  • un réglage de réduction du bruit,
  • un réglage de réduction du bruit ISO.

Ces deux réglages n’ont rien à voir bien qu’ils concernent tous les deux la quantité de bruit numérique visible sur vos photos. C’est leur utilisation et leur mise en oeuvre qui diffèrent.

Qu’est-ce que le bruit numérique ?

Une photo numérique est faite à partir des données que le capteur de votre appareil photo envoie au processeur de traitement d’image (Expeed chez Nikon).

Ce capteur est un composant électronique qui n’est pas parfait par définition. Il traduit la lumière reçue en un signal numérique en générant au passage des défauts. Ce sont ces défauts propres à toute conversion électronique que l’on nomme « bruit numérique ». En pratique cela se traduit par des points de couleurs artificiels sur l’image en lieu et place de l’information d’origine.

Ce bruit peut être réduit lors de la prise de vue par un réglage approprié. Il peut aussi l’être en phase de post-traitement, sur un fichier RAW, à l’aide d’un logiciel de développement des fichiers RAW (voir par exemple comment procéder dans DxO).

Qu’est-ce que le réglage de Réduction du bruit et comment l’utiliser ?

Différence entre la réduction du bruit et la réduction du bruit ISO sur un reflex Nikon

Menu Prise de vue photo – réglage de réduction du bruit

Le réglage de réduction du bruit concerne les photos faites en pose longue uniquement (voir le dossier Pose longue).

Lors d’une longue exposition, plusieurs secondes, dizaines de secondes comme plusieurs minutes le capteur de votre appareil photo génère du bruit en raison d’un échauffement du capteur qui « travaille » plus longtemps.

Lorsque vous faites des photos en pose longue, il convient d’activer le réglage de réduction du bruit. Le boitier va alors en tenir compte et procéder à une double opération au moment de la prise de vue :

  • il fait une exposition normale pour faire la photo,
  • il fait une seconde exposition avec le même temps de pose mais sans enregistrer la photo (le boîtier affiche le message « Job Nr » ou « Job Noise Reduction »)

Cette seconde exposition est une mesure du bruit sur l’image. Cette exposition est nommée « Dark ». Les valeurs données par le capteur lors de cette seconde exposition faite dans des conditions de réglages identiques à la photo sont prises en compte par le processeur de traitement d’image. Le bruit relevé est soustrait de la photo à l’aide d’un traitement du signal numérique approprié.

Dans le doute vous pouvez laisser la fonction de réduction du bruit activée en permanence. Elle ne sera appliquée réellement par le boîtier que lorsque le temps de pose atteint les limites définies à la conception pour un capteur donné.

Qu’est-ce que le réglage de Réduction du bruit ISO et comment l’utiliser ?

Différence entre la réduction du bruit et la réduction du bruit ISO sur un reflex Nikon

Menu Prise de vue photo – réglage de réduction du bruit ISO

La réduction de bruit ISO est en rapport avec la sensibilité utilisée à la prise de vue. Un capteur a une valeur de sensibilité ISO nominale, 100 ou 200 ISO selon le reflex Nikon. C’est la vraie sensibilité du capteur, celle qui va générer le minimum de bruit numérique.

Quand vous augmentez les ISO en changeant la sensibilité, le boîtier modifie le traitement du signal en provenance du capteur. Il l’amplifie, en termes électroniques. Cela vous permet de gagner en sensibilité mais a aussi pour conséquence d’amplifier le bruit résiduel du capteur. Ce bruit, négligeable en basse sensibilité, finit par devenir visible dans les plus hautes valeurs.

Quand vous utilisez une sensibilité élevée, par exemple 6 400 ISO ou plus, il est recommandé d’enclencher la réduction de bruit ISO. Le boîtier va faire le nécessaire pour minimiser l’impact sur l’image.

Vous pouvez laisser la réduction de bruit ISO activée sur la position « normale » par défaut, le boitier ajuste le réglage en fonction de la sensibilité utilisée.

Mieux vaut toutefois utiliser le format RAW dans de telles situations afin de garder de la souplesse en matière de réduction du bruit lors du post-traitement. Il n’est en effet pas possible de réduire le bruit numérique de façon efficace en post-traitement sur une image JPG.

Pour en savoir plus …

Je vous invite à consulter la notice de votre appareil photo pour savoir comment activer ces deux réglages. Les menus peuvent différer d’un modèle à l’autre. Vous trouverez des informations spécifiques à votre reflex dans les guides pratiques de chaque modèle (voir la liste des guides Nikon)

Vous avez des questions concernant ce sujet ? Posez-les dans les commentaires !


Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Polaroid est LA marque de l’univers photo qui a participé au développement de la photo instantanée avec une gamme complète d’appareils photo et de films.

L’avènement de la photo numérique, instantanée par définition, a participé à la chute de Polaroid. Mais loin de s’avouer vaincue, et soutenue par une nouvelle génération de photographes adeptes de cette technique, Polaroid renait de ses cendres pour retrouver une place face à Fujifilm et ses films Instax.

Ce grand livre du Polaroid retrace l’histoire de la marque, des différents boitiers et films et des techniques créatives associées à cette technologie.

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Ce guide au meilleur prix …

Polaroid, des appareils photo et des films

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Polaroid c’est une époque, une technologie, du matériel et un art. Mais c’est aussi beaucoup d’incompréhension aujourd’hui de la part de ceux qui n’ont pas connu la grande époque « Pola » comme de la part de ceux qui ont oublié les fondamentaux.

Le Grand Livre du Polaroid vient combler ces manques. La première partie du guide reprend, de façon très détaillée, tous les matériels (appareils photo et films) qui ont fait la grande histoire Polaroid :

  • les appareils à film Peel-apart,
  • les appareils de la série SX-70,
  • les appareils de la série 600,
  • les Spectra,
  • les imprimantes instantanées,
  • les films Fuji Instax pour Polaroid,
  • les appareils Impossible I-1.

Le guide fait la part belle aux illustrations, chaque modèle est présenté en photo et resitué dans le contexte qui a prévalu à sa mise sur le marché. Vous allez trouver également de nombreuses illustrations d’époque, de jolis morceaux d’histoire de la marque et des photos. Si vous ne connaissez rien à Polaroid, lisez cette première partie, vous deviendrez un expert du sujet !

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Polaroid, des techniques créatives inédites

La seconde partie du livre est celle qui a ma préférence car elle présente les principales techniques créatives que vous allez pouvoir réaliser vous-aussi avec votre Polaroid.

Le Pola a en effet bien d’autres usages que la seule prise de vue instantanée servant à donner une photo sans délai (je préfère de loin utiliser l’imprimante Fuji Instax Share pour cela en partageant les photos de mon smartphone ou de mon boîtier).

Parmi les techniques au service de votre créativité, sachez que vous pouvez :

  • faire du transfert de transparent ou d’émulsion,
  • utiliser des films périmés (comme en négatif couleur),
  • pratiquer la pose longue,
  • faire des expositions multiples,
  • utiliser des filtres et des masques,
  • faire un éclaircissement contrôlé,
  • comme du light painting.

Chacune de ces techniques vous est présentée avec des illustrations, des explications et les différentes étapes de réalisation.

Il s’agit d’introduction à ces techniques, le guide ne pouvant tout traiter de façon très détaillée en un seul ouvrage. Mais vous aurez l’essentiel pour être autonome et chercher ensuite des exemples de réalisations chez les photographes pratiquant le même art que vous.

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Mon avis sur le Grand Livre du Polaroid

Voici un ouvrage qui a pour lui une grande originalité : il réussit à regrouper en un seul volume des descriptions techniques et matérielles et des savoir-faire. C’est assez atypique dans le monde des guides photos qui sont plutôt « techniques » ou « créatifs » mais rarement les deux à la fois (exception faite de la série « Les secrets de …« ).

Ce livre est une belle référence en matière de Polaroid, il vous évitera de passer des heures à chercher des informations fiables, tout y est. Il va aussi vous ouvrir un champ de possibles étonnant : j’ai découvert des techniques que j’étais loin de connaître bien que j’ai usé quelques tonnes de Pola à une certaine époque.

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Si vous découvrez la photographie instantanée et que vous souhaitez tout savoir sur la marque, la technique et les possibilités offertes, c’est le guide qu’il vous faut.

Si vous connaissez déjà Polaroid mais que vous voulez en savoir plus sur les différents modèles et découvrir des techniques qui vous sont méconnues, le guide va vous aider aussi.

Si, enfin, vous êtes nostalgique d’une certaine époque et que la photographie est pour vous une question de toucher et de matière aussi, vous allez prendre plaisir à parcourir ce guide même sans chercher à pratiquer.

Inutile de dire pour conclure que les collectionneurs d’appareils Polaroid seront ravis de trouver une présentation détaillée des différents modèles et de savoir quels films peuvent encore être utilisés dans quels boîtiers.

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Programme des conférences au Salon de la Photo sur le stand Agora du Net / Nikon Passion

Découvrez le programme des conférences au Salon de la Photo 2017 sur le stand Agora du Net / Nikon Passion et les différents photographes intervenants.

Ce programme est en cours de finalisation et mis à jour régulièrement, mettez la page en favoris pour avoir toujours la bonne version.

[MàJ 06/11/2017]

Programme des conférences au Salon de la Photo sur le stand Agora du Net / Nikon Passion

Comme chaque année, je vous propose de venir me rencontrer sur le stand animé par les sites partenaires de l’Agora du Net, dont Nikon Passion. C’est aussi l’occasion de suivre de nombreuses conférences sur différents sujets photo.

Chaque conférence est animée par un photographe spécialisé, un auteur de guide photo ou un des représentants des sites Auxois Nature, Fotoloco, Nikon Passion et Photopassion.

Ces conférences sont en accès libre, venez un peu avant l’horaire si vous voulez avoir une place assise, elles sont rares !

Profitez-en pour découvrir l’exposition photo « Sélection Lecteurs », 60 photographes exposés sur le stand (voir les photos ici).

Le Salon de la Photo de Paris ouvre ses portes cette année du 9 au 13 Novembre. Vous pouvez déjà demander vos invitations gratuites en suivant ce lien :

Vos entrées gratuites pour le Salon de la Photo 2017 …

Le stand Nikon Passion / Agora du Net est au rez de chaussée, à gauche en entrant, numéro 5.1 D013, vous ne pouvez pas le manquer !

Je serai présent sur le stand pendant 5 jours pour vous croiser, répondre à vos questions et animer plusieurs conférences listées ci-dessous.

16 autres intervenants vous proposeront des sujets variés : technique de prise de vue, créativité, studio, photo animalière, photo de mariage …

En partenariat avec :

Editions Eyrolles Dunod, éditeur de savoirs

Programme des conférences au Salon de la Photo

Jeudi 9 Novembre

9h   : La Matinale du Salon – « Où va la photo ? » par les membres de l’Agora du Net (enregistrement avant ouverture)

10h : Animation : Toutes les manières d’affûter les animaux sauvages près de chez vous – Régis Moscardini – Auxois Nature

11h : Les secrets de la photo urbex – Philippe Sergent

12h : Les réglages avancés de votre reflex Nikon – Jean-Christophe Dichant – Nikon Passion

13h : L’intention photographique – Régis Moscardini – Auxois Nature

14h : Le workflow de mariage – Céline et Guillaume Manceron – Photopassion

15h : Eclairer et poser vos sujets – Blaise Fiedler – Fotoloco

16h : L’esthétique de la photographie & le numérique – François Soulages

17h : Vendre ses photos que l’on soit amateur ou pro – Eric Delamarre

Vendredi 10 Novembre

9h   : La Matinale du Salon – « Où va la photo ? » par les membres de l’Agora du Net (enregistrement avant ouverture)

10h : Animation : Venez vous faire tirer la face – Blaise Fiedler – Fotoloco

11h : Le Polaroid, un plaisir retrouvé – Églantine Aubry

12h : Comment obtenir un rendu Nikon fidèle dans Lightroom – Jean-Christophe Dichant – Nikon Passion

13h : L’intention photographique – Régis Moscardini – Auxois Nature

14h : 7 erreurs à éviter en studio – Céline et Guillaume Manceron – Photopassion

15h : Eclairer et poser vos sujets – Blaise Fiedler – Fotoloco

16h : Un hybride, pour qui, pour quelles photos ? – Gérard Michel-Duthel

17h : Qui ? Quand ? Quoi ? Comment ? Pourquoi photographions-nous? – Florence At

18h : Maîtriser la lumière dans des conditions difficiles, 3 scénarios – Volker Gilbert

Samedi 11 Novembre

9h   : La Matinale du Salon – « Où va la photo ? » par les membres de l’Agora du Net (enregistrement avant ouverture)

10h : Animation : prise de vue portrait en studio – Guillaume Manceron – Photopassion

11h : La photo minimaliste – Denis Dubesset

12h : Les réglages avancés de votre reflex Nikon – Jean-Christophe Dichant – Nikon Passion

13h : L’intention photographique – Régis Moscardini – Auxois Nature

14h : Photographes, prenez confiance en vous – Céline et Guillaume Manceron – Photopassion

15h : Eclairer et poser vos sujets – Blaise Fiedler – Fotoloco

16h : La pose longue – Christophe Audebert

17h : Jouez avec votre smartphone et réussissez vos photos – Agnès Colombo

18h : Photo, travailler en série – Eric Forey

Dimanche 12 Novembre

9h   : La Matinale du Salon – « Où va la photo ? » par les membres de l’Agora du Net (enregistrement avant ouverture)

10h : Vendre ses photos que l’on soit amateur ou pro – Eric Delamarre

11h : Créativité ON/OFF, offrez un peu de magie à vos images – Anne-Laure Jacquart

12h : Comment obtenir un rendu Nikon fidèle dans Lightroom – Jean-Christophe Dichant – Nikon Passion

13h : L’intention photographique – Régis Moscardini – Auxois Nature

14h : 7 erreurs à éviter en studio – Céline et Guillaume Manceron – Photopassion

15h : Eclairer et poser vos sujets – Blaise Fiedler – Fotoloco

16h : Le « 16-18 Photo » avec Photopassion, Nikon Passion, Auxois Nature et Fotoloco – animations photo, studio et rencontres

Lundi 13 Novembre

9h   : La Matinale du Salon – « Où va la photo ? » par les membres de l’Agora du Net (enregistrement avant ouverture)

10h : Animation : Quel Nikon choisir – Jean-Christophe Dichant – Nikon Passion

11h : Eclairer et poser vos sujets – Blaise Fiedler – Fotoloco

12h : Les réglages avancés de votre reflex Nikon – Jean-Christophe Dichant – Nikon Passion

13h : L’intention photographique – Régis Moscardini – Auxois Nature

14h : Le workflow de mariage – Céline et Guillaume Manceron – Photopassion

15h : Agora du Net

16h : Agora du Net

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Test Nikon D850 : une semaine sur le terrain avec le reflex 45Mp Nikon

Le Nikon D850 est le premier reflex de la marque à proposer une telle fiche technique, dont un inédit capteur de 45Mp. Pour qui ? Pour quoi ? Quels résultats attendre de ce reflex ultra haute définition ? J’ai passé une semaine sur le terrain pour ce test Nikon D850, je vous en parle !

MàJ juin 2023 : le remplaçant du Nikon D 850 en version hybride est arrivé, voici le Nikon Z 8

Test Nikon D850 : une semaine sur le terrain avec le reflex 45Mp Nikon

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NoteJ’ai fait le choix de ne pas traiter la partie vidéo et de me concentrer sur les performances photo. J’ai aussi laissé de côté les fonctions demandant des compléments matériel et/ou logiciel comme le Focus Stacking, la numérisation de films ou le time-lapse. Reportez-vous au guide d’utilisation du Nikon D850 par Bernard Rome.

Test Nikon D850 : présentation

Le Nikon D850 est un reflex plein format (Nikon FX) doté d’un capteur ultra défini de 45 Mp et de fonctions avancées en photo comme en vidéo (voir la fiche technique)  :

  • capteur CMOS BSI (rétroéclairé) de 45,7 Mp sans filtre passe-bas
  • processeur Expeed 5
  • rafale 7im/sec (9 avec grip)
  • écran inclinable et tactile
  • vidéo 4K et format mp4
  • time-lapse 8K

Vous pouvez consulter la liste complète des différences entre le D810 et le D850 ici.

Pour les photographes il apporte :

  • une définition extrême pour un reflex plein format, il est capable de délivrer des images tirables en très grand format tout en gardant un maximum de détails,
  • une réactivité générale et un autofocus dignes d’un reflex pro et que certains hybrides ne savent pas offrir,
  • une visée optique 100% au grossissement inégalé dans la gamme
  • une plage de sensibilité encore étendue face au D810 malgré l’augmentation du nombre de pixels.

Pour les vidéastes, il apporte :

  • la vidéo 4K plein format sans recadrage
  • une sortie vidéo HDMI 4.2.2 8 bits
  • une sensibilité ISO extrême
  • un mode Picture Control Flat facilitant la post-production
  • un écran inclinable et tactile facilitant la prise de vue
  • la stabilisation électronique
  • le time-lapse 8K

Le Nikon D850 est donc, sur le papier, le reflex le plus complet et le plus polyvalent que Nikon sache proposer dans la gamme plein format.

Le Nikon D6 n’a plus qu’à bien se tenir puisqu’il n’a plus pour lui qu’une sensibilité record, une construction monobloc encore plus robuste, une cadence rafale supérieure, et quelques autres caractéristiques qui justifient difficilement l’écart de prix entre les deux modèles (environ 2500 euros en faveur du D850).

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : le boîtier équipé du zoom Nikon AF-S 24-70 f/2.8G ED

Présentation Nikon D850 en vidéo

Voici le tour du propriétaire dans lequel je vous montre le Nikon D850, ses principales commandes, le fonctionnement de l’écran tactile et quelques remarques plus personnelles.

Test Nikon D850 : pourquoi autant de pixels ?

Le Nikon D800 avait déjà fait parler de lui à sa sortie, le D810 à la suite, car offrir 36Mp c’est bien mais il faut savoir pourquoi. Le D850 fait encore mieux avec 45Mp et nombreux sont les photographes amateurs à se demander pourquoi diable Nikon a choisi cette ultra haute définition.

« Mais à quoi ça peut bien me servir 45 Mp ??? »

Certains photographes ont besoin de livrer des images hyper définies à leurs clients (mode, publicité, paysage par exemple) qui tirent ensuite sur papier sans perte de qualité. 24 Mp ne suffisent pas toujours s’il faut recadrer au passage.

D’autres ont besoin de faire ressortir les détails les plus fins d’une scène, les usages diffèrent de la mode à l’industrie en passant par la reproduction d’œuvres.

D’autres encore veulent pouvoir cadrer en mode DX pour des prises de vues bien précises (par exemple l’animalier) sans devoir utiliser deux boîtiers ni perdre en définition comme c’est le cas avec le D810 (le D850 en mode DX a les performances d’un D500 !)

Le Nikon D850 répond à ces attentes, il s’adresse très clairement au photographe qui a au moins un de ces besoins, les modèles 24Mp comme le D780 restant le choix le plus logique pour l’amateur qui ne cherche pas à tirer en très grand format.

Oui mais … il n’y a pas que des avantages à disposer de 45 Mp

Il faut pouvoir exploiter cette définition, le premier critère étant la capacité des objectifs à suivre. Nikon recommande l’utilisation des objectifs Nikon AF-S, les tests réalisés avec des objectifs plus anciens montrent toutefois qu’ils restent utilisables avec quelques précautions. Retenez qu’investir dans le D850 suppose d’avoir le parc optique qui convient (voir quels objectifs choisir pour le Nikon D850).

Tenez aussi compte du poids des fichiers pour dimensionner votre unité informatique. Un fichier RAW de D850 en pleine définition « pèse » environ 90 Mo. Il faut donc avoir des cartes mémoire de bonne taille, des disques durs aussi et un ordinateur capable de gérer tout ça sans trop de délai (je ne parle pas des temps de sauvegarde surtout en Wifi si vous utilisez un NAS ou un Cloud).

Plus de pixels c’est aussi un risque plus élevé de flou de bougé du photographe comme du sujet. Plus il y a de pixels, à taille de capteur égale, plus ils sont petits et plus le risque de dégradation de la netteté augmente si vous – ou votre sujet – bougez un tant soi peu pendant le temps de pose. Il faut donc – aussi – penser à utiliser des temps de pose plus courts quand vous le pouvez alors que les 24 Mp sont (un peu) plus permissifs.

Test Nikon D850 : Tour d’horizon

De prime abord le D850 ressemble à s’y méprendre au D810. A quelques détails près toutefois : sa poignée droite est plus creuse et mieux formée, la prise en main est excellente. Je l’ai transporté pendant des heures sans courroie, en le tenant d’une main sans avoir jamais risqué de le tomber.

Une touche ISO fait son apparition sur le dessus, un bon point car ce réglage est fréquent, c’est plus rapide que de passer par le trèfle droit.

Une autre touche Fn2 occupe le coin inférieur gauche, son fonctionnement est différent de la touche Fn1, vous ne pouvez pas lui attribuer une fonction précise mais le premier élément du menu personnalisé, l’affichage de ce menu ou le classement des photos uniquement. C’est étonnant et contre productif, espérons qu’une mise à jour firmware corrige ceci.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : les commandes supérieures et la poignée de maintien à droite

L’écran arrière est inclinable et tactile. Il est plus facile de naviguer au sein des menus et de visualiser les photos, vous pouvez zoomer sur une image pour la voir en gros plan, déclencher du bout du doigt après avoir calé la zone AF de la même façon.

Le nouvel obturateur électronique permet de déclencher dans le silence le plus total. Ce mode est activable en Live View, en Time-Lapse et en Focus Stacking. C’est un progrès même si je ne me vois pas viser en Live View lors d’un spectacle ou d’un concert pour ne pas faire de bruit, l’obturateur électronique n’étant pas utilisable en visée reflex classique. Il faut avoir recours aux modes silencieux traditionnels – Q et Qc – qui sont toujours aussi bruyants. 

Vous aurez noté l’absence de flash intégré sur le D850 qui permet de loger un viseur plus généreux. Il faut faire des choix et je préfère ce viseur plutôt qu’un flash qui ne sert pas à grand-chose. La vue est somptueuse ! Un champ large, une visée claire, la surface externe du viseur dispose d’un revêtement fluorine qui évite la condensation, c’est du tout bon !

L’ensemble des contrôles et touches comprend à droite :

  • un interrupteur déclencheur OFF/ON avec commande d’éclairage de l’écran supérieur LCD sur le capot supérieur,
  • un déclencheur vidéo indépendant,
  • le bouton de contrôle du correcteur d’exposition,
  • un nouveau bouton d’accès direct au réglage de sensibilité ISO.

Sur le côté gauche vous retrouvez :

  • 4 touches en trèfle Mode, Qualité d’image, Balance des blancs et Mesure de lumière,
  • une couronne de réglage du mode de déclenchement simple, rafale, quiet avec verrouillage.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : l’écran arrière tactile, le pad de commande et la trappe pour cartes mémoire XQD et SD

Sur la face arrière du boîtier, vous retrouvez :

  • une touche AF-ON,
  • une molette arrière pour ajuster les différents réglages,
  • un joystick de déplacement des collimateurs AF avec bouton central,
  • un pad circulaire pour changer les réglages et naviguer dans les photos en mode de visualisation,
  • un contrôle latéral de verrouillage du collimateur de mise au point,
  • une touche « I comme Info »,
  • le commutateur Live View photo ou vidéo,
  • une touche de visualisation des photos prises,
  • une touche ‘Poubelle’,
  • 5 touches d’accès aux différentes fonctions et menus à gauche,
  • une touche personnalisable Fn2,
  • l’écran LCD arrière tactile pour voir les photos et accéder aux différents réglages de l’appareil.

Notez la présence de l’imposant viseur avec le levier d’occultation pour la pose longue.

L’écran tactile permet de contrôler les paramètres de prise de vue, de naviguer dans les menus, de faire défiler les photos et de zoomer avec deux doigts. Vous avez possibilité de désactiver cette fonction via le menu.

Cet écran est inclinable vers le bas comme vers le haut. Son mécanisme de bascule est manifestement conçu pour tenir la distance, seule la nappe qui relie boîtier et écran parait plus fragile mais cet ensemble ne souffre d’aucun reproche sur les boîtiers plus anciens.

Test Nikon D850

Test D850 : l’écran inclinable autorise des angles de prise de vue créatifs

Ergonomie et accès aux fonctions principales

L’apport du joystick est appréciable lorsque vous devez changer rapidement le collimateur AF. Il tombe parfaitement sous le pouce et évite de décoller la paume de la main du boîtier pour aller chercher le pad inférieur.

La touche ISO supérieure s’avère elle-aussi indispensable pour accéder très vite au réglage de sensibilité. Dans l’action c’est plus intuitif qu’une touche arrière. Seule la touche de correction d’exposition demande un déplacement important de l’index, elle gagnerait à prendre la place du déclencheur vidéo que l’on sollicite différemment.

Les fonctions tactiles de l’écran permettent de naviguer bien plus vite qu’avec le pad arrière. Validation, retour arrière, défilement dans les menus sont immédiats. L’apport de l’Expeed 5 se fait sentir, l’ensemble répond instantanément.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : AF-S Nikkor 35 mm f/1.8 – 1/160 ème – f/8 – ISO 400

Le D850 dispose du réglage assisté de mise au point qu’ont inauguré les Nikon D5 et D7500. Ce réglage diffère de celui des précédents boîtiers puisqu’il propose un automatisme permettant de caler l’autofocus avec précision par mesure de l’écart entre visée reflex et visée Live View.

Le boîtier vous invite à suivre les instructions – ça prend 30 sec. – et mémorise la valeur de correction associée à l’objectif utilisé. Vous êtes ainsi certain d’avoir toujours le bon réglage pour un couple boîtier/objectif donné.

Ce réglage mérite d’évoluer avec une prise en compte de différentes focales pour les zooms et/ou de la distance de mise au point mais il est déjà plus intéressant que celui offert par les docks externes qui ne prennent en compte que l’objectif.

Pour effectuer le réglage suivez cette procédure :

  • passez en mode de visée photo Live View,
  • choisissez le mode AF Single avec collimateur unique positionné au centre de l’écran,
  • faites la mise au point sur un sujet suffisamment contrasté,
  • appuyez ensuite simultanément sur le bouton AF frontal et sur le déclencheur vidéo pendant 2 secondes environ,
  • l’écran arrière va afficher un message de validation, appuyez sur la touche Ok,
  • le boîtier mesure l’écart entre AF Live View et AF Classique et enregistre la valeur dans le menu automatiquement,
  • cette valeur est ensuite associée à l’objectif utilisé si vous activez la fonction AF précis dans le menu.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 (non VR) – 1/250 ème – f/2.8 – ISO 12.800

Notez enfin que les boutons du D850 sont rétro-éclairés, vous pouvez donc les manipuler dans le noir sans craindre de faire une erreur, pratique !

Gabarit et prise en main

Le Nikon D850 est un reflex imposant dans la lignée des D8xx. Le « petit » D750 avec 165 gr. de moins n’est guère plus léger mais s’avère plus compact. Si vous équipez le D850 du grip optionnel vous aurez un ensemble assez lourd, proche du D5 qui garde l’avantage avec sa construction monobloc.

Quelques mots sur le grip que je n’ai pu utilisé faute de disponibilité au moment du test. Il permet d’améliorer la prise en main et – surtout – les performances en mode rafale et l’autonomie. Sachez toutefois qu’il faut prévoir un budget non négligeable pour bénéficier des performances maximales puisqu’il faut utiliser une batterie de Nikon D5. L’addition s’alourdit :

  • grip MB-D18 – 429 EUR
  • batterie EN-EL18b – 200 EUR
  • chargeur MH-26 pour la batterie EN-EL18 – 400 EUR

Soit un total de près de 1000 euros si vous ne disposez pas déjà de l’ensemble batterie – chargeur du Nikon D5. A méditer …

Voir le grip Nikon MB-D18 et les batteries …

Autonomie, connectivité

Nikon annonce des performances records en matière d’autonomie pour son D850 :

  • 1940 vues avec la batterie EN-EL15 sans grip (1200 pour le D810),
  • 5140 vues avec le grip et la batterie EN-EL18b (3270 pour le D810).

Il faut toutefois tenir compte de l’usage que vous allez en faire et penser qu’il vous faut la batterie EN-EL18b du Nikon D5 pour disposer des performances ultimes.

Lors du test je n’ai eu aucun problème avec la batterie d’origine EN-EL15, et bien que je n’ai pu mesurer l’autonomie sur un tel nombre de photos les 1940 vues sont envisageables sans problème.

Attention par contre si vous laissez enclenchée la fonction de transfert des photos via SnapBridge. La liaison Bluetooth/Wifi reste active même si le boîtier est éteint et elle consomme de l’énergie même sans transfert actif. Je vous recommande de l’activer au cas par cas si vous cherchez l’autonomie maximale.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : AF-S Nikkor 35 mm f/1.8 – 1/1250 ème – f/11 – ISO 400

Lors de ce test Nikon D850 j’ai fait de nombreuses images, lors d’un reportage en conditions de lumière difficiles et lors du workshop que j’animais sur la photo de Street Art (extérieur, temps couvert et averses). Je me suis attaché à mesurer 3 critères principaux :

  • la montée en sensibilité,
  • la dynamique,
  • l’autofocus (accroche et suivi du point).

Montée en sensibilité

Le capteur du Nikon D850 met en œuvre une nouvelle technologie BSI censée donner de meilleurs résultats que le D810 en hautes sensibilités bien que le nombre de pixels soit passé de 36 à 45 Mp.

Capteur BSI Nikon D850 - Test Nikon D850

principe de fonctionnement du capteur CMOS BSI Nikon D850 vs. CMOS D810 classique
les photodiodes sont positionnées au plus près de la surface du capteur pour minimiser les pertes

Avant-propos : il s’agit ici de vous communiquer des éléments d’informations concrets après avoir fait des séries de photos dans des conditions variées, tel que vous pourriez le faire et en comparaison avec le matériel Nikon que j’utilise habituellement.

Les images de la scène ci-dessous sont réalisées dans des conditions identiques de prise de vue.

Test Nikon D850 sensibilité ISO

scène cible – Nikon D850 + AF-S Nikkor 50 mm f/1.8G – ouverture f/5.6
les photos ci-dessous sont des recadrages de la zone centrale
fichiers JPG natifs

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 64 ISO

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 100 ISO

A 64 et 100 ISO les images sont d’une très grande qualité. Aucune trace de bruit numérique n’est visible et la différence entre les deux sensibilités n’est pas visible à l’œil nu.

Si vous faites de la pose longue et utilisez des filtres ND vous gagnerez à choisir 64 ISO. Ce sera le cas en pleine lumière aussi si vous cherchez à ouvrir un peu plus le diaphragme pour favoriser une faible profondeur de champ. Dans tous les autres cas 100 ISO est une valeur par défaut qui donne d’excellents résultats.

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 200 ISO

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 400 ISO

Entre 200 et 400 ISO le D850 délivre toujours des images de très grande qualité, ne cherchez pas trace de bruit il n’y en a pas. La différence entre 100 et 400 ISO n’est pas visible à l’œil, c’est une sensibilité qui conviendra très bien pour le reportage en permettant des temps de pose plus courts sans crainte de voir la montée du bruit dégrader l’image.

Il s’agit des meilleurs résultats que j’ai pu observer sur un reflex Nikon à ce jour (Nikon D5 mis à part).

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 800 ISO

A 800 ISO le D850 se défend encore très bien. Un très léger moutonnement fait son apparition sur les aplats de couleur, il est tout juste visible sur des images agrandies à 100% et n’est en rien gênant pour tirer en très grand format.

Plus important encore, les images ne souffrent d’aucune dégradation en matière de netteté apparente. C’est l’autre sensibilité par défaut pour le reportage quand la lumière manque !

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 1.600 ISO

A 1.600 ISO le D850 fait toujours aussi fort, le moutonnement est à peine plus visible et reste agréable à l’œil. Toujours aucun bruit visible, tout juste observerez-vous une légère granulation sur les zones sombres tandis que les zones claires sont d’une qualité très proche de 800 ISO.

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 3.200 ISO

C’est à partir de 3.200 ISO que l’on attendait le D850 et … il répond présent ! La différence entre 1.600 et 3.200 commence à se voir à l’œil mais l’ensemble reste d’une qualité étonnante.

Les contrastes de bords entre zones claires et zones sombres sont légèrement impactés (en agrandissant beaucoup les images), le moutonnement devient une très légère granulation agréable à l’œil, et aucun point de couleur n’est encore visible. Un résultat étonnant pour une telle densité de pixels sur un capteur 24×36.

Les images JPG natives sont parfaitement exploitables sans aucun traitement, les plus pointilleux appliqueront une très légère correction de bruit sur le RAW loin d’être indispensable et cette sensibilité vous sauvera bien des situations en reportage. C’est d’autant plus important qu’en très basse lumière il faut toujours penser au temps de pose !

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 6.400 ISO

Grimpez à 6.400 ISO et n’ayez pas peur de la montée du bruit, elle est très contenue et les images conservent un aspect très agréable à l’œil. Les zones de forts contrastes commencent à être impactées, la netteté diminue, la granulation commence à être sensible à l’œil en plein écran mais cela reste d’un excellent niveau.

Le D850 atteint un niveau de performance que je n’ai pas constaté sur les modèles précédents, qu’il s’agisse des 36 Mp comme des récents 24 Mp. Avec une telle définition autant dire que les ingénieurs de Nikon ont fait des prouesses !

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 12.800 ISO

C’est là que les autres décrochent et … le D850 tient la route. Les images JPG présentent certes une granulation bien visible, les contrastes de bords sont affectés mais le résultat est étonnamment bon pour une telle définition. Les fichiers RAW, une fois traités, seront tout à fait utilisables, les JPG natifs le sont un peu moins mais n’ayez crainte d’utiliser cette sensibilité, c’est jouable.

A titre de comparaison voici la différence entre 6.400 ISO (à gauche) et 12.800 ISO (à droite). Tenez compte du facteur de recadrage par rapport à l’image initiale :

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 6.400 ISO (gauche) – 12.800 ISO (droite)

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 25.600 ISO

Il fallait bien que ça s’arrête quelque part ! A 25.600 ISO, la qualité que l’on attend d’un tel boîtier n’est plus au rendez-vous. Le JPG est très dégradé et seule une excellente correction de bruit sur un RAW vous permettra de sauver une image.

Il y a une nette bascule entre 12.800 et 25.600, bien plus que sur les valeurs précédentes et je considère que 12.800 reste la valeur acceptable pour le D850. Mais reconnaissons à Nikon une sacrée prouesse quand même.

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 12.800 ISO (gauche) – 25.600 ISO (droite)

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 51.200 ISO

A 51.200 ISO (et 102.400 à fortiori) le bruit est très visible, l’image disgracieuse et peu utilisable. Ces sensibilités sont à réserver à des prises de vues très particulières, comme la reconnaissance de scène, même si le D850 n’est pas l’outil premier pour cela.

Ne pensez pas non plus sauver des images depuis le RAW, les corrections de bruit ne suffiront pas à les rendre correctes. Si toutefois vous devez vraiment rapporter une image alors que vous êtes au fin fond d’une grotte par une nuit sans lune, essayez, vous aurez quelque chose de montrable au retour !

Dynamique

Les tests DxO Labs restent la référence en matière de dynamique car ils suivent un protocole bien précis pour tous les boîtiers. Pour ma part je m’attache à regarder la restitution des détails dans les hautes et les basses lumières sans forcément chercher à connaître le score DxO bien théorique.

L’image ci-dessous comporte des zones d’ombre et des zones très lumineuses.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : AF-S Nikkor 35 mm f/1.8 – 1/100 ème – f/11 – ISO 400
fichier JPG Picture Control Standard

En ouvrant le fichier RAW dans Photoshop et en laissant les réglages par défaut dans Camera Raw, les zones d’ombre montrent un niveau de détail satisfaisant tandis que les zones très lumineuses sont légèrement surexposées pour cette image. 

Test Nikon D850 dynamique capteur

détail de l’image précédente – premier plan

Test Nikon D850 dynamique capteur

détail de l’image précédente – arrière-plan hors zone de netteté

Le même fichier RAW corrigé donne une image de grande qualité en matière de dynamique avec une grande richesse de tons.

Nikon a travaillé le rendu et la colorimétrie de ses fichiers, manifestement, car le JPG en Picture Control Standard s’avère plus flatteur sur l’écran qu’il ne l’est avec les précédents modèles. Il faudra veiller à tenir compte de cela quand vous contrôlez l’exposition car ce rendu flatteur peut masquer une possible surexposition dans les hautes lumières qui se voit ensuite sur un écran photo calibré.

Les noirs ressortent par contre très bien, je n’ai eu aucun problème à trouver du détail y compris dans les fichiers JPG natifs.

Autofocus et suivi de la mise au point

Ce que j’attendais de ce boîtier c’est :

  • 1- qu’il accroche le sujet quelles que soient les conditions
  • 2- qu’il suive le sujet quelles que soient les conditions

Autant dire que je n’ai pas été déçu …

J’ai réalisé plusieurs séries de photo pour évaluer les performances de cet autofocus, en basse lumière comme dans des conditions météo dantesques, sous l’averse. Ces dernières images sont intéressantes, elles mettent en évidence la capacité de l’AF à accrocher et suivre quelles que soient les conditions !

La photo ci-dessous illustre la scène, un train arrivant au loin sous l’averse (le D850 tient mieux sous une pluie battante que moi …), l’optique est le Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8 première génération non stabilisé, ISO 3.200, ouverture f/5.6.

Test Nikon D850 autofocus

Test D850 – scène cible pour le test de suivi autofocus (sous l’averse)

Le recadrage sur le capot frontal du train permet de vérifier la qualité de la mise au point sur une rafale de 37 images. Je vous passe les premières de la série, l’écran web ne permettrait pas de voir le détail mais j’ai visé l’inscription « Transilien » en mode AF-C 9 collimateurs, j’ai déclenché jusqu’à ce que le train disparaisse.

Test Nikon D850 autofocus

Cliquez sur l’image pour lancer l’animation

L’animation le montre autant que faire se peut sur le web, chacune des images de cette série est parfaitement nette. Non seulement l’autofocus a accroché sur une petite zone dans des conditions peu favorables, mais il a suivi sur toute la série (7 im./sec.) sans jamais se laisser tromper par les poteaux et câbles passant dans le champ. Le suivi AF tient compte de ces obstacles et retrouve le sujet l’instant d’après tout en recalant le point.

Ce sont les performances que j’ai pu constater sur le Nikon D500, mais n’oublions pas qu’ici il est question de 45 Mp et que l’autofocus doit tenir compte du flux de données après chaque déclenchement. Ce test n’a rien de scientifique mais dans la pratique cet autofocus assure comme jamais chez Nikon, j’ai eu l’occasion de le vérifier à d’autres occasions.

Test Nikon D850 : ma conclusion

Il est frustrant de limiter un test comme celui-ci aux seules caractéristiques principales alors que le Nikon D850 a bien d’autres atouts dans sa fiche technique ! Focus stacking, time-lapse 8K, vidéo, numérisation de films … il faudrait des semaines pour tout évaluer avec précision. 

Une semaine c’est court mais c’est suffisant pour avoir un avis concret de photographe sur ce D850 qui ne manque pas de charme. Les D800, D810 et autres D750 n’ont rien perdu de leur attrait mais force est de reconnaître que Nikon a placé la barre très haut avec le D850 :

  • un capteur à la définition extrême capable de restituer un niveau de détails exceptionnel d’un bout à l’autre de la gamme tonale,
  • un autofocus de très haut niveau qui accroche instantanément en plein jour comme la nuit et ne lâche plus son sujet,
  • une construction pro et une ergonomie plus aboutie que sur les précédents modèles,
  • un module vidéo 4K plein format en très net progrès,
  • une réactivité et une autonomie rarement atteintes sur un reflex Nikon.

Le D850 est le reflex ultime du moment capable de répondre aux besoins des photographes et vidéastes experts et pros qui sauront en mesurer l’étendue des possibilités et le dompter aussi.

Car ce type de boîtier demande, c’est l’autre prix à payer, une grande maîtrise de la prise de vue et un réel savoir-faire en post-traitement afin de donner le meilleur de lui-même. Il est important de comprendre quand et comment l’utiliser, de choisir chaque réglage avec soin – la définition en particulier – et de savoir se remettre en cause si les premiers résultats ne sont pas à la hauteur de vos attentes.

Le D850 seul ne saurait tout faire, les objectifs vont compter pour beaucoup dans le résultat final, pensez-y au moment du choix. Ces 45 Mp demandent de la précision, les anciennes optiques Nikon et compatibles ne sont pas toutes au niveau. C’est un autre facteur à considérer avant de boucler votre budget.

Au final, voici un reflex que je rends avec un vrai regret car c’est, pour moi, le nouveau Best-Seller de la marque, et un modèle qui marquera l’histoire comme de nombreux autres Nikon désormais mythiques l’ont fait avant lui (qui a dit D700 ??).

Quelques retouches mineures via une mise à jour firmware seraient une cerise sur le gâteau, je ne doute pas que Nikon soit à l’écoute et sache faire vivre le mythe longtemps car il va faire des heureux !

Merci à Nikon France pour le prêt du boîtier et aux équipes produit pour la quantité et la qualité des informations fournies

Ce reflex au meilleur prix chez Miss Numerique


Nikon D850 : présentation et fiche technique

A l’occasion de son centième anniversaire, Nikon annonce le nouveau Nikon D850. Ce reflex riche en pixels vient remplacer le Nikon D810 et répondre aux besoins des photographes désireux de disposer d’un boîtier aux performances ultimes capable de produire des images de très haute définition en photo comme en vidéo.

MàJ : le test du Nikon D850 est disponible ici.

MàJ juin 2023 : le remplaçant version hybride du D850 est arrivé, voici le Nikon Z 8

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Ce reflex au meilleur prix chez Miss Numerique

Nikon D850 : présentation et fiche technique

Comme ce fut le cas lors de l’annonce du Nikon D5, l’annonce du Nikon D850 s’est faite en deux temps : une pré-annonce en Juillet, sans spécification, et une annonce en Août avec le détail de la fiche technique.

Pour ce qui est de la fiche technique autant dire que nous sommes servis ! Il semble que les ingénieurs de Nikon aient – enfin – mis dans le Nikon D850 tout ce qu’ils sont capables de faire, innovations comprises.

Le Nikon D850 est à ce jour le boîtier le plus ultime que Nikon ait produit. Ultime et polyvalent, le D850 devrait exceller dans les trois domaines que sont :

  • la définition (45,7 Mp),
  • la rapidité (9 vps),
  • la sensibilité (25.600 ISO).

Les adeptes d’images animées ne seront pas en reste avec la vidéo 4K plein format (une première chez Nikon) et le time-lapse 8K (autre première, voir plus bas).

Quelques fonctions inédites comme le scanner film et le Focus Stacking sont aussi de la partie.

Voici les caractéristiques détaillées du Nikon D850 et des compléments d’informations absents de la fiche technique et qui vous aideront à comprendre l’intérêt de certaines fonctions.

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Le Nikon D850 vu de face 

Capteur FX 45,7Mp CMOS rétro-éclairé sans filtre passe-bas

Nikon inaugure un nouveau capteur de 45,7 Mp qui fait du D850 le reflex Nikon le plus défini à ce jour (voir le comparatif Nikon D850 vs. D810). Cette ultra haute définition permet d’afficher un niveau de détail exceptionnel comme le montrent les premières photos officielles.

Si 45,7 Mp peuvent faire peur (poids des fichiers, flou de bougé), sachez que Nikon a pensé à tout. Le D850 dispose de plusieurs formats de fichiers RAW comme JPG et de la possibilité de cadrer en mode DX. Avec près de 200 combinaisons possibles en incluant le RAW+JPG, vous devriez trouver le format qui vous convient :

  • FX
  • DX
  • Crop x 1.2
  • 5:4
  • 1:1 (carré)

Ces formats sont disponibles en RAW comme en JPG selon 3 tailles Large, Medium et Small.

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Nikon D850 – formats et tailles de fichiers RAW + JPG

Il ne s’agit pas d’un capteur à taille variable (le changement de définition est logiciel)  mais il est appréciable de pouvoir jouer avec ces formats pour obtenir des poids de fichiers compris entre :

  • 10 et 90 Mo en RAW,
  • 3 et 22 Mo en JPG.

En mode de recadrage DX vous obtiendrez des images de 19,5 Mp soit l’équivalent de ce que délivre le Nikon D500 en pleine définition.

En recadrage vertical – horizontal vous obtiendrez des images de 20Mp soit là-aussi les performances d’un D500. Le tirage A1 (60×85) à 250 dpi est possible.

Ce capteur propose une plage de sensibilité native variant de 64 à 25.600 ISO (12.800 pour le D810). En mode étendu la sensibilité descend à 32 ISO (et facilite l’utilisation des filtres en pose longue par exemple). Elle monte à 102.400 ISO en mode Hi2.

Pour assurer les performances annoncées avec 45,7 Mp, Nikon a rendu son D850 capable de gérer un flux de 400Mpixels/sec., le buffer autorise 51 vues RAW pleine définition (28 pour le D810).

Le stockage se fait sur deux slots avec une carte XQD (pour une meilleure performance) et une carte SD avec support de l’UHS2 sur ce second slot.

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Le Nikon D850 vue de profil

Nikon D850 : Autofocus 153 collimateurs et processeur dédié

Le D850 reprend le module AF 153 collimateurs des Nikon D5 et D500. Comme sur le D5 il fait appel à un processeur dédié pour gérer la mise au point et fonctionne jusqu’à -4IL au centre.

Couplé au processeur d’images Expeed 5 ce module AF permet au D850 d’assurer le point à la cadence de 9 im./sec. en pleine définition avec le grip et la batterie EN-EL18 (7 im./sec. sans).

Un joystick de pilotage des collimateurs AF est présent sur la face arrière du boîtier, ce qui participe à l’ergonomie. Plus besoin de déplacer un doigt vers le pad inférieur.

Le D850 dispose de la calibration AF automatique (comme les D7500 et D5) pour compenser les problèmes de back et front focus inhérents à la haute définition. Cette calibration s’avère plus fiable que celle faite avec un dock puisqu’elle tient compte du couple boîtier-objectif et non de l’objectif seul.

Mesure de lumière et obturateur

Le Nikon D850 reprend la cellule de mesure de lumière du Nikon D5 avec 180.000 pixels. Cette cellule est sensible à -3IL (0IL sur le D810).

Cette performance facilite l’usage en basse lumière de même que le time-lapse et la vidéo.

Le D850 inaugure un nouveau réglage de balance des blancs – Auto WB lumière naturelle – censé mieux prendre en compte les changements ombre / soleil direct / nuages ou éviter les rendus froids en été par exemple. Ce troisième réglage (2 sur le D5) reste à tester avant de savoir ce qu’il va apporter vraiment.

L’obturateur du Nikon D850 est conçu pour limiter les vibrations. Testé sur 200.000 cycles il devrait répondre aux usages pros attendus avec ce boîtier.

Le D850 permet le déclenchement silencieux en mode Live View avec obturation électronique. Si le D5 est limité à 8Mp, le D850 déclenche en pleine définition à 45,7 Mp et 6 vps (AE et AF fixes). La définition baisse à 8,6 Mp à 30vps (AF et AE fixes). Ce mode intéressera les amateurs de photo astro, de time-lapse, etc.

Nikon D850 : vidéo 4K Pleine définition et Time-Lapse 8K

C’est LA fonction que les vidéastes attendaient et Nikon la propose enfin sur le D850. La vidéo 4K est disponible en pleine définition, sans crop, en FX comme en DX.

La vidéo 4K n’est pas lisible sur tous les écrans ? Son intérêt n’est pas que de fournir une image plus définie. C’est aussi – surtout – la possibilité de recadrer l’image vidéo sans perdre en définition pour obtenir une image finale en 1080p.

Nikon place la barre très haut avec un débit de 144 Mbps, un mode Full HD Slow Motion 4/5x, le format MOV et MP4, le HDMI 4.2.2 sur 8 bits, le support des hautes sensibilités ISO et le Picture Control neutre (Flat) pour faciliter le post-traitement.

Le D850 dispose d’un atténuateur audio qui limite les bruits indésirables, du mode Focus Peaking en Full HD et d’un stabilisateur électronique.

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Le Nikon D850 permet l’enregistrement de Time-Lapse 8K et leur recadrage en 4K UHD

Le Time-Lapse 8K est aussi au programme. Si la 8K n’est pas lisible sur les écrans actuels, ce mode permet toutefois d’enregistrer un time-lapse en 8K et de recadrer ensuite en 4K UHD dans ce time-lapse pour générer différentes vues ou simuler un effet travelling à partir d’une même prise.

Traitement RAW par lot dans le boîtier

Le Nikon D850 permet de faire du traitement par lot de fichiers RAW dans le boîtier. Imaginez une série de photos faites pour un time-lapse, que vous souhaitez traiter de la même façon, avec le même Picture Control.

Il est possible de produire les fichiers JPG directement depuis le boîtier au lieu de passer par un logiciel de traitement d’images. Il vous en coutera 25 mn pour 1000 fichiers RAW selon Nikon, alors qu’il faut plusieurs heures selon le type d’ordinateur.

Ecran LCD tactile inclinable et commandes

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

L’écran arrière inclinable et tactile du Nikon D850

C’est le standard désormais et le D850 en dispose : l’écran arrière est un modèle tactile inclinable.

Cet écran de 3,2 pouces et 2,4 Mp de définition permet, à l’inverse du D5 mais comme le D7500, de naviguer dans les menus en mode tactile. Il reste au D5 la possibilité de l’utiliser avec des gants, ce que ne permet pas la technologie d’écran utilisée pour le D850 (dommage …).

Une touche ISO est disponible à proximité du déclencheur, elle facilite le réglage d’exposition qui n’est plus limité aujourd’hui aux seules valeurs d’ouverture et de temps de pose.

Une touche Fn2 apparaît elle en bas à gauche de la face arrière. C’est une possibilité supplémentaire de personnalisation qui est la bienvenue. Les boutons sont rétro-éclairés.

Construction, flash, viseur et grip

Le boîtier en magnésium est le standard de la marque pour ses modèles pros. La robustesse de cette construction n’est plus à prouver tandis que la protection permet de photographier et filmer par tous les temps.

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Le Nikon D850 ne dispose pas de flash intégré, ce qui contribue à réduire les contraintes mécaniques sur le boîtier pour le rendre plus robuste et étanche. Cette absence ne devrait pas choquer grand-monde puisque le flash intégré n’est quasiment pas utilisé par les photographes sur les boîtiers pros tandis que les vidéastes s’en moquent.

Le D850 est bien évidemment compatible avec le système Nikon CLS et les flashs externes sans fil à commande radio ou infra-rouge.

Le Nikon D850 inaugure un nouveau viseur optique 100% dont le grossissement de 0,75 x est le plus important jamais produit par Nikon (0,70 x pour le D810, 0,72 x pour le D5).

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Le Nikon D850 avec le grip Nikon MB-D18

Le D850 permet l’utilisation d’un grip optionnel MB-D18 plus ergonomique et plus confortable que sur les précédents modèles.

Ce grip autorise des performances accrues (autonomie, rafale) mais il faut pour cela utiliser la batterie EN-EL18 du Nikon D5 et non la batterie EN-EL15 du D850 :

  • 1840 vues sans grip avec batterie EN-EL15,
  • 5140 vues avec grip et EN-EL18,
  • 3680 vues avec grip et EN-EL15,
  • (1200 vues sans grip et 3270 vues avec grip pour le D810).

Mode décalage de mise au point – Focus Stacking

Pour augmenter la profondeur de champ il faut fermer le diaphragme ou faire du Focus Stacking. Cette technique consiste à faire plusieurs images du même sujet en décalant légèrement le plan de mise au point d’une photo à l’autre. Un logiciel dédié permet ensuite de reconstruire l’image finale en utilisant les images intermédiaires.

Nikon D850 : Focus Stacking

Photo classique à gauche – Focus Stacking à droite
Notez la très grande profondeur de champ de la photo de droite

Le Nikon D850 permet d’automatiser la procédure de prise de vue en gérant le décalage de mise au point. Le boîtier peut enregistrer jusqu’à 300 photos avec 300 mises au point différentes.

Le mode décalage de mise au point du D850 est compatible avec les logiciels dédiés :

  • Photoshop CC,
  • Helicon Focus,
  • Combine ZM,
  • Zerene Stacker.

Duplication de films argentiques

Les scanners de films Nikon ne sont plus, vive le Nikon D850 + ES-2 ! Avec une telle définition le capteur du Nikon D850 est capable de traduire les plus fins détails du sujet. Y compris si celui-ci est un négatif argentique.

Nikon D850 scanner film duplication film argentique

Du film à l’image numérique avec le Nikon D850 + ES-2

Nikon ES-2 scanner film adaptateur Nikon D850

Adaptateur scanner film Nikon ES-2

Nikon a implémenté une fonction scanner film dans le D850 : avec un objectif macro et l’adaptateur Nikon ES-2, vous scannez vos négatifs couleur ou NB à 5800 dpi et récupérez des images directement exploitables sur la carte. Le scan est ultra rapide puisqu’il ne s’agit que de faire des photos, l’adaptateur permet de faire défiler les différentes vues d’une bande de négatif.

Le format de sortie est le JPG « développé » (le négatif couleur est traduit en positif), Nikon ne précise pas si le RAW sera disponible via une mise à jour de firmware.

Pour maîtriser votre Nikon D850, consultez le guide de Bernard Rome.

Connectivité et dimensions

Le Nikon D850 utilise SnapBridge, le système de transmission sans fil des images vers un mobile ou une tablette, avec double implémentation Wifi et Bluetooth.

Pour les transmissions vers un ordinateur, un serveur FTP ou un réseau Ethernet le D850 utilise le module WT-7 avec un débit supérieur à 866 Mbps.

Le Nikon D850 mesure (L x H x P) environ 146 x 124 x 78,5 mm et pèse environ 1005g avec accumulateur et carte mémoire XQD, mais sans bouchon de boîtier. Comptez environ 915g boîtier seul.

Nikon D850 : Tarifs et disponibilité

Le Nikon D850 est proposé boîtier nu au tarif de 3799 euros TTC à sa sortie.

Le grip MB-D18 est vendu 429 euros sans batterie, il peut contenir des batteries EN-EL15, EN-EL18 ou 6 piles LR6.

Le duplicateur de films ES-2 est vendu 149 euros.

Le Nikon D850 sera disponible chez les revendeurs dès le 7 septembre 2017, une mise sur le marché très rapide en raison du retrait du Nikon D810 et de la demande du marché.

Premier avis sur le Nikon D850

Si le Nikon D850 ne s’appelle pas D820, ce n’est pas pour rien. Ce reflex est plus qu’une simple évolution du modèle précédent, c’est une toute nouvelle proposition de la part de Nikon afin de satisfaire les photographes et vidéastes les plus exigeants.

Face à une offre hybride qui ne cesse de progresser, Nikon positionne son D850 comme le reflex ultime du moment  capable de tout faire – ou presque.

Plus performant qu’un D810, plus accessible qu’un D5, plus pro qu’un D750 (voir le comparatif D850 vs. D750), le D850 renforce l’offre Nikon à un prix tout à fait compétitif face à la concurrence (Canon 5D Mark IV et Sony A9 par exemple).

Ce reflex devrait toutefois s’avérer exigeant :

  • envers les objectifs (Nikon recommande les AF-S récents),
  • envers les utilisateurs (il faudra maîtriser les nombreuses fonctions et le flou de bougé).

Mais si vous savez gérer ces paramètres il devrait être le meilleur choix de sa catégorie.

Les premiers tests nous diront ce qu’il en est des performances réelles et des contraintes imposées par la très haute définition. Les résultats obtenus avec les récents D500 et D7500 en DX et D5 en FX laissent présager le meilleur.

Nikon a manifestement retrouvé sa capacité à innover et cela fait plaisir à voir !

Ce reflex au meilleur prix chez Miss Numerique

Source : Nikon


La photo comment ça marche – 70 infographies pour apprendre la photo

Vous voulez apprendre la photo et ses fondamentaux ? Vous cherchez un aide-mémoire à glisser dans votre sac pour vous remémorer l’essentiel au bon moment ? Découvrez le guide « La photo comment ça marche » et ses 70 infographies sur la photo.

La photo, comment ça marche - 70 infographies

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La photo comment ça marche : présentation

Vous connaissez les guides pratiques pour apprendre la photo, je les présente dans la rubrique « Revues de livres » après les avoir parcourus pour vous. Il s’agit en général de guides mêlant textes, illustrations et encarts pratiques. Chaque guide a ses spécificités mais le principe est le même.

Avec « La photo comment ça marche », ce principe change du tout au tout : le support visuel est à l’honneur puisque le guide contient pas moins de 70 infographies. Chaque infographie est accompagnée d’un court texte afin de vous aider à comprendre de quoi il s’agit.

Une infographie est un schéma visuel et coloré permettant de mettre en images des notions complexes afin de les rendre plus accessibles.

C’est David Taylor, un photographe de paysage et de voyage, qui propose cet ouvrage. David Taylor est un ancien graphiste qui a eu la bonne idée de mêler ses deux activités. C’est original car c’est le premier et seul guide proposant ce format visuel.

Difficile de parler de chapitres pour décrire le contenu du guide, mais les 6 thèmes suivants sont traités :

  • la lumière et la couleur,
  • l’équipement photo,
  • les bases de l’exposition,
  • les réglages de l’exposition,
  • les filtres,
  • le flash.

Présentation en vidéo

Vous voulez voir à quoi ressemble ce guide ?

Un bon dessin vaut mieux qu’un long discours

Vous avez du mal à savoir quelle vitesse d’obturation (et donc quel temps de pose) choisir pour figer un mouvement ou pour rendre un flou sur la photo ? L’infographie ci-dessous vous permet de savoir quelle vitesse donne quel résultat :

La photo, comment ça marche - 70 infographies

Infographie temps de pose vs. rendu du mouvement

Vous cherchez à gérer au mieux l’exposition et vous voulez éviter les zones cramées sur vos photos (trop blanches) ou les zones bouchées (trop noires) ? Il faut tenir compte de la dynamique de votre capteur et du contraste de la scène photographiée.

Ce n’est pas une notion simple, mais en regardant l’infographie qui en parle, vous allez découvrir ce qu’il faut comprendre pour vous en sortir :

La photo, comment ça marche - 70 infographies

Infographie plage dynamique du capteur : comment gérer le contraste

Vous faites des photos en contre-jour et vous n’êtes satisfait du résultat ? Je vous en parle ici et je vous donne des conseils, mais si vous ouvrez le guide La Photo comment ça marche page 28, vous trouverez cette infographie qui vous explique ce dont il s’agit et quels réglages adopter :

La photo, comment ça marche - 70 infographies

Infographie contre-jour et contraste

Vous faites de la pose longue et vous voulez savoir quel filtre ND utiliser ? En page 142 vous trouverez cette infographie qui vous permet de tout saisir en quelques secondes. L’aspect visuel apporte un plus indéniable pour une telle notion :

La photo, comment ça marche - 70 infographies

Infographie : quel filtre ND choisir ?

Mon avis sur « La photo comment ça marche »

Je ne suis pas toujours partisan des infographies vues sur le web car je trouve que nous avons tendance à vite les enterrer quand elles nous passent sous les yeux.

S’agissant de ce guide c’est différent car il s’agit avant tout d’un livre papier. Et un livre ne s’enterre pas aussi vite qu’une publication web. Le visuel prend alors toute son importance et permet de simplifier ce qui peut paraître complexe à certains.

Il en faut pour tout le monde : certains d’entre vous préfèrent lire, d’autres visionner, d’autres encore regarder. Si vous êtes de ceux-là alors cette série d’infographies va vous aider à matérialiser ce qui est parfois trop théorique, à voir les choses sous un autre angle. Vous ne rencontrerez pas l’obstacle des mots et pourrez au contraire laisser aller votre imagination pour traduire en notion concrète une information visuelle.

Ce guide ne saurait remplacer un ouvrage d’apprentissage de la photographie, ce n’est pas son but. Il constitue par contre un bel aide-mémoire pour vous offrir une vision différente et complémentaire. Son format permet de glisser dans un sac photo et son tarif le rend très abordable. Une belle idée !

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12 tutoriels photo pour bien démarrer avec un nouvel appareil photo numérique

Lorsqu’on découvre la photo numérique avec un boîtier un tant soi peu évolué, reflex ou hybride, il est parfois bien difficile de s’y retrouver. Les fonctions sont nombreuses, les menus chargés, les réglages jouent énormément sur le rendu des images et au début il est courant d’être complètement perdu. Pas de panique, c’est normal et voici une série de 12 tutoriels photo pour bien démarrer !

12 tutoriels photo pour apprendre la photo numérique

Avec un peu de méthode, de patience et de travail, vous pourrez bien vite progresser et réaliser des photos d’un bon niveau. La technique ne fait pas tout, et l’envie et le goût vous aideront énormément, mais un minimum d’apprentissage s’avère indispensable pour comprendre comment fonctionne votre matériel et pour en tirer le meilleur.

Tutoriels photo

Voici 12 sujets, leçons, tutoriels pour en savoir plus et apprendre à bien démarrer avec votre appareil photo numérique. Suivez le guide !

  1. Commencez par apprendre les bases indispensables de la photo
  2. Apprenez ensuite à utiliser un flash
  3. Si vous n’avez pas de flash, apprenez à régler votre boîtier pour les faibles lumières
  4. Entraînez-vous à faire des photos d’enfants en extérieur
  5. Et profitez-en pour testez les capacités macro de votre boîtier sur les fleurs et insectes avoisinants
  6. S’il ne fait pas beau, entraînez-vous à faire des photos d’objets en intérieur
  7. Utilisez un éclairage créatif et photographiez des bouteilles
  8. Les boîtiers disposent d’un mode manuel, essayez la photo en pose longue
  9. Si vous aimez le sport et l’action, apprenez à faire des filés pour un rendu dynamique
  10. Cherchez le bon emplacement pour vos photos, le résultat sera bien meilleur
  11. Optimisez vos photos, apprenez à travailler en RAW
  12. Enfin, faites tirages et apprenez à améliorer le rendu

Pour découvrir d’autres moyens de progresser en photo numérique, parcourez la section Tutoriels et Guides photo et laissez vos questions ci-dessous !


Lumière et exposition, les secrets : visualisation, réglages, prise de vue, post-traitement

Savoir contrôler lumière et exposition à la prise de vue tout en gardant certaines corrections pour l’étape de post-traitement est un passage obligé si vous voulez devenir un photographe plus créatif. Faire de meilleures photos.

La seconde édition de ce livre de Volker Gilbert, photographe et formateur, vous guide dans l’apprentissage des différentes notions indispensables à connaitre, comme de celles plus avancées dont la maîtrise fera de vous un photographe expert.

Lumière et exposition, les secrets, le guide de Volker Gilbert

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Comprendre le duo lumière et exposition

Dans ce premier chapitre vous allez (re)voir les bases de l’exposition et les trois paramètres qui composent le triangle d’exposition :

  • ouverture
  • temps de pose
  • sensibilité

Si comprendre ce que signifie ces trois termes ne vous prend que quelques minutes, saisir ce qui se cache derrière les termes lumière et exposition nécessite un peu plus de temps.

L’ouverture désigne la taille du diaphragme lors de la prise de vue. Mais le choix de l’ouverture a un impact sur la diffraction, par exemple. Et la diffraction n’a pas le même impact sur une photo de paysage que sur une photo macro. Vous découvrirez cela page 7.

Le temps de pose définit la quantité de lumière qui atteint le capteur, mais aussi le possible flou de bougé. Savez-vous que le stabilisateur et le type d’obturateur (mécanique, électronique, hybride) ont un impact également ? Allez voir pourquoi en page 22.

La sensibilité ISO peut changer d’une photo à l’autre en numérique. Mais savez-vous que monter en sensibilité ne fait pas qu’augmenter le bruit numérique ? Cela diminue également la plage dynamique du capteur (voir page 32).

Bien exposer c’est donc bien gérer lumière et exposition. Il est important que vous sachiez précisément à quelle lumière vous avez à faire, lisez la fin de ce chapitre pour en savoir plus.

Mesurer la lumière et régler l’exposition

Lumière et exposition, les secrets, le guide de Volker Gilbert

La mesure de lumière est assurée par la cellule intégrée de votre appareil photo. Cette cellule atteint parfois ses limites et il vous faut alors recourir à un posemètre indépendant. Volker Gilbert vous présente les différents posemètres – y compris les applications pour smartphone.

Lorsque vous utilisez votre appareil photo, vous avez accès à différents types de mesure de lumière et exposition, chacun ayant un intérêt particulier.

Apprenez à faire la différence entre :

  • la mesure multizone ou matricielle,
  • la mesure moyenne ou intégrale,
  • la mesure à prépondérance centrale,
  • la mesure spot,
  • la mesure sélective.

Mesurer la lumière impose de comprendre ce que sont les indices de lumination et les différents modes d’exposition (P,S,A,M). Vous allez apprendre cela dans la suite du chapitre (page 54 et suivantes).

Découvrez aussi comment faire varier l’exposition en fonction de la scène photographiée en utilisant :

  • la correction d’exposition,
  • le bracketing d’exposition,
  • la mémorisation d’exposition.

Il est indispensable de maîtriser ces trois fonctions pour donner à vos photos un rendu différent de ce que l’automatisme décide si vous le laissez faire.

L’exposition en numérique

Le capteur de votre appareil photo a des caractéristiques physiques et électroniques qu’il vous faut connaître pour l’exploiter au mieux. Parmi ces caractéristiques, vous allez découvrir au travers de ce chapitre 3 :

  • qu’est-ce que la plage de contraste,
  • qu’est-ce que la plage dynamique,
  • les deux types de bruit numérique,
  • qu’est-ce que le banding.

En quoi cela va t-il vous aider à faire de meilleures photos ? Ces notions sont essentielles pour, par exemple :

  • ne pas surexposer un ciel que vous ne pourrez pas rattraper au post-traitement,
  • bien gérer le bruit numérique sur vos photos en pose longue,
  • ne pas trop sous-exposer et provoquer une montée de bruit qu’il vous faut faudra ensuite réduire en post-traitement.

Savez-vous également que le format de fichier utilisé (RAW ou JPG) a un impact sur l’exposition ?

Allez à la page 91 du guide pour comprendre ce qu’est l’exposition à droite et pourquoi cela a de l’intérêt en RAW. Vous allez voir que c’est une question d’encodage et de nombre de niveaux.

Connaissez-vous le zone system ?

Cette technique d’exposition mise au point par le photographe Ansel Adams en 1941 est tout à fait utilisable avec votre appareil numérique. Le zone system peut vous aider à récupérer du détail dans les hautes lumières sans tenir compte des tons foncés, un atout que les photographes de paysage apprécieront.

Vous êtes plutôt adepte du JPG ?

Bien qu’il soit plus simple d’emploi en apparence, le format JPG est plus exigeant que le format RAW à la prise de vue car il impose une exposition optimale. Vous ne pouvez pas en effet, ou très peu, rattraper hautes et basses lumières en post-traitement.

Bien exposer pour le JPG nécessite donc de vous fier à l’histogramme et aux témoins d’écrêtage (voir page 99). L’utilisation du D-Lighting actif, dès la prise de vue, peut vous aider à optimiser vos JPG, c’est une autre notion à connaître.

Maîtriser la luminosité et le contraste

Lumière et exposition, les secrets, le guide de Volker Gilbert

Lorsque vous êtes face à votre sujet, trois situations courantes se présentent à vous :

  • la plage de contraste est égale à la plage dynamique,
  • la plage de contraste est inférieure à la plage dynamique,
  • la plage de contraste est supérieure à la plage dynamique.

Vous devez être capable d’identifier ces trois situations et de réagir en adaptant la mesure d’exposition et vos réglages. Sachez que ceux-ci ne seront pas les mêmes selon que vous faites du JPG ou du RAW. La première partie de ce chapitre 4 détaille tout ce qu’il vous faut savoir.

Lumière et exposition, les secrets, le guide de Volker Gilbert

Un autre scénario classique peut se présenter à vous si la lumière est trop importante : vous ne pouvez pas baisser la sensibilité, ni fermer le diaphragme au-delà des valeurs limites. Il va vous falloir réduire la quantité de lumière.

Vous allez trouver dans le guide, page 124 et suivantes, les différentes solutions à votre disposition parmi lesquelles :

  • comment utiliser un filtre gris neutre
  • comment utiliser un filtre polarisant

Ces filtres vous aideront à maîtriser les contrastes extrêmes avant de passer à des techniques plus avancées encore comme le HDR (page 137).

Ce tour d’horizon très complet que nous propose l’auteur inclut les techniques de débouchage des ombres (avec réflecteur ou diffuseur) et l’utilisation d’un flash.

Etudes de cas d’exposition

Lumière et exposition, les secrets, le guide de Volker Gilbert

Rien de mieux que des exemples quand il s’agit de présenter des notions comme celles-ci. C’est ce que Volker Gilbert vous propose dans le chapitre 5, dans l’esprit de ce que propose aussi Michael Freeman dans L’art de l’exposition en photo numérique.

A l’aide de séries d’images regroupées par domaines, l’auteur vous explique, photo par photo, quelle était la problématique à la prise de vue et comment il a réglé l’exposition et les paramètres de prise de vue :

  • la photo de paysage,
  • la photo macro,
  • la photo en faible lumière,
  • le reportage photo,
  • le noir et blanc.

Ce chapitre va vous aider à comprendre tout ce que vous avez lu précédemment, mais il va aussi vous permettre de vous constituer des fiches personnelles à avoir avec vous quand le besoin s’en fait sentir. C’est quelque chose que j’aurais aimer trouver dans le guide sous forme de tableaux utilisables facilement (en annexe ?).

Ajuster lumière et exposition dans Camera Raw et Lightrom

Le post-traitement fait partie intégrante du flux de travail du photographe. Cette étape vous permet de donner à vos photos le rendu souhaité, ce que vous imaginiez à la prise de vue.

Ce dernier chapitre s’adresse en priorité à ceux qui utilisent le format RAW car c’est le format de prédilection pour le post-traitement. Lightroom (et Camera Raw qui est le moteur de développement RAW intégré) est le logiciel le plus utilisé par les photographes amateurs experts et c’est celui que Volker Gilbert utilise pour présenter  :

  • l’histogramme et l’écrêtage,
  • le réglage de la balance des blancs,
  • la correction des tonalités et du contraste,
  • la compensation des sur- et sous-expositions.

L’auteur vous explique aussi comment utiliser les outils de traitement localisés pour modifier lumière et exposition sur des zones précises de vos photos. Il passe en revue les modules de fusion HDR comme la fusion de plusieurs images dans Photoshop directement afin de contrôler avec encore plus de précision le résultat final.

Mon avis sur la seconde édition du guide Lumière et Exposition de Volker Gilbert

Ces notions peuvent vous paraître « déjà vues » ou « déjà maîtrisées » et pourtant gérer lumière et exposition est tellement critique pour réussir une photo que nous n’en savons jamais assez.

La seconde édition de ce guide fait un tour très complet du sujet, chaque chapitre vous apporte une quantité d’informations rarement rencontrée dans d’autres guides plus généralistes. L’auteur a pris le soin de faire un tour d’horizon le plus exhaustif possible et c’est réussi.

Cette seconde édition a été entièrement actualisée, mise à jour lorsque cela s’imposait, et bien que cela ne justifie pas de racheter le livre si vous avez déjà la première édition, il s’agit d’un ouvrage de référence pour tous les photographes débutants, amateurs et professionnels.

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Photo argentique : démarche, matériel, développement, tirage

Vous débutez en photo argentique et vous voulez savoir comment procéder de la prise de vue au tirage ? Vous faites déjà de la photo argentique mais vous voulez améliorer votre pratique ?

Quel que soit votre niveau en photo argentique, le guide de Gildas Lepetit-Castel vous aide à :

  • choisir votre matériel,
  • optimiser la prise de vue,
  • développer vos films,
  • les numériser ou les tirer,
  • gérer vos tirages.

Note : il existe une édition plus récente de ce livre ici.

Photo argentique : démarche, matériel, développement, tirage

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Pourquoi la photo argentique ?

Gildas Lepetit-Castel est photographe et enseignant en photographie dans « une école de création numérique à la pointe des technologies » (lisez l’Interview de Gildas, c’est passionnant). Et pourtant, comme il se plait à le dire, il renseigne au quotidien nombre de jeunes photographes désireux d’en savoir plus sur les films, la prise de vue, le développement et le tirage argentique.

Loin d’être un retour en arrière face au numérique, je pense, tout comme l’auteur de ce guide, que la photo argentique est aujourd’hui une niche dans laquelle certains se retrouvent pour pratiquer la photographie différemment.

La photo argentique n’est pas morte, loin de là. elle est par contre exigeante et il faut en connaître les fondamentaux pour arriver aux résultats escomptés. C’est l’objet de ce guide qui fait aujourd’hui référence.

Quel appareil photo argentique choisir ?

Photo argentique : démarche, matériel, développement, tirage

Commençons par le commencement : quel boîtier argentique utiliser pour débuter comme pour aller plus loin ?

Vous allez découvrir que le choix reste très vaste, du simple compact au moyen-format en passant par le reflex, sans oublier la chambre grand-format. L’avantage de l’argentique est que vous pouvez vous procurer bon nombre de boîtiers experts et pros d’occasion à des prix défiant toute concurrence, aucune commune mesure avec le numérique.

Parmi les modèles listés dans le guide, les nikonistes apprécieront de trouver les :

  • Nikon 28 et 35 Ti,
  • Nikkormat FTN (cher à Bernard Plossu),
  • Nikon FM-10 (tout manuel),
  • Nikon F6 (dernier modèle pro de la lignée F argentique).

Ce chapitre est complété d’un entretien avec le photographe Martin Bogren qui pratique le demi-format, vous allez découvrir de quoi il s’agit (ainsi que quelques magnifiques photos).

L’exposition en photo argentique

Quelques rappels des bases de l’exposition suffisent pour vous lancer, l’argentique ne diffère en aucune façon du numérique en matière d’exposition.

Découvrez toutefois ce qu’est l’effet Schwarzschild (pose longue), l’intérêt du bracketing et – surtout – l’usage des filtres de densité (ND) et colorés très utiles en noir et blanc.

Vous allez apprendre aussi à modifier la sensibilité d’un film, le pousser ou le retenir en fonction de vos envies créatives et de la lumière disponible.

Quel film utiliser en argentique ?

Photo argentique : démarche, matériel, développement, tirage

Le film est à l’argentique ce que sont les Picture Control et autres simulations de films (!) au numérique. Choisir un film n’est donc pas un acte anodin, cela contribue « à la matière et au rendu de l’image finale« .

Ce chapitre vous emmène à la découverte des films disponibles de nos jours, il y en a plus que vous ne pourriez le penser :

  • films noir et blanc,
  • films couleur,
  • films inversible (ou positif pour diapositives),
  • films spéciaux.

L’auteur vous présente également les différents formats de films que vous pouvez utiliser, le choix reste là-aussi important :

  • film 135,
  • film 120,
  • film 110,
  • plan-film.

Certains de ces films sont disponibles au mètre, ce qui vous permet de réaliser vous-même vos bobines 135 de 42 vues par exemple.

J’ai particulièrement apprécié la richesse des tableaux présentant les caractéristiques très détaillées des principaux films actuels, de même que l’entretien avec Lomig Perrotin qui est à ce jour le plus petit fabricant de films au monde (voir www.lomig.fr).

Comment développer un film argentique

Découvrez la magie du développement argentique, une opération que vous pouvez faire chez vous sans devoir trop investir (quelques dizaines d’euros pour le noir et blanc).

Ce long chapitre détaille toutes les opérations de développement pour les films argentiques noir et blanc et couleur. Vous y trouverez les différentes étapes et les accessoires appropriés, de même que les chartes de développement pour les principaux films Kodak et Ilford.

Comment numériser un film argentique

Photo argentique : démarche, matériel, développement, tirage

Vous ne voulez pas investir dans le tirage argentique au labo ? Pourquoi ne pas numériser vos films à l’aide d’un scanner pour travailler vos photos sur ordinateur ?

Vous allez apprendre à choisir un scanner (les principaux modèles sont détaillés) et à régler correctement le logiciel de numérisation pour obtenir les meilleurs résultats.

L’entretien avec Guillaume Geneste du labo La Chambre Noire vous apporte un éclairage complémentaire sur la numérisation d’un film argentique et les possibilités de traitement associées.

Le labo argentique

Si c’est le labo argentique qui vous tente, voici de quoi répondre à vos attentes. Découvrez ce que sont les zones sèches et humides du labo, quel matériel il vous faut, quels éclairages.

L’agrandisseur est au cœur du labo argentique, l’auteur détaille les principaux modèles disponibles plus facilement désormais en occasion que neufs (!). Les objectifs ne sont pas oubliés, ils participent grandement au résultat.

Apprenez à choisir le compte-pose, le margeur, les filtres multigrades, la loupe de mise au point comme les cuvettes, les pinces, le thermomètre et autres accessoires indispensables.

Photo argentique : démarche, matériel, développement, tirage

Il faudrait un livre à part entière pour faire le tour du choix et de l’utilisation d’un labo argentique, mais ce guide recense tout ce qu’il vous faut savoir pour bien démarrer. Vous pourrez compléter la lecture par l’ouvrage de Philippe Bachelier qui s’avère un excellent complément.

Le tirage noir et blanc

« Rien ne remplace une image que l’on peut tenir entre ses mains ou que l’on peut mettre dans un cadre afin de la partager.« . La pratique de la photo argentique ne saurait s’arrêter au développement, le tirage prend toute son importance puisqu’il permet de finaliser la démarche, de créer le support final (c’est vrai aussi en numérique !).

A vous le choix du papier qui va donner son caractère à la photo tirée :

  • RC ou FB,
  • gradé ou multigradé,
  • tonalité,
  • surface,
  • formats.

Le choix du papier est une science qu’il vous faut maîtriser et vous trouverez dans ce chapitre 7 tout ce qu’il faut savoir pour mener à bien vos recherches.

Le tirage suppose l’utilisation de chimie, c’est un des plaisirs de l’argentique (l’odeur au labo …). L’auteur fait le tour des produits à vous procurer :

  • révélateur,
  • bain d’arrêt,
  • fixateur,
  • auxiliaire de lavage,
  • stabilisateur,
  • virage.

Les principales références sont citées, j’aurais aimé en trouver plus pour les produits tels que le virage, mais ils ne sont plus légions non plus désormais.

Avant de réaliser vos tirages, vous allez faire une planche-contact. La planche-contact sert à l’editing et reproduit sous forme de petits formats les différentes vues d’une pellicule. C’est un outil de travail indispensable en argentique, tout comme en numérique d’ailleurs.

Gildas Lepetit-Castel vous montre comment faire une planche-contact et le tirage des photos qui va suivre :

  • le matériel nécessaire (une contacteuse),
  • l’exposition du papier (bout d’essai),
  • le développement du papier,
  • la détermination du bon temps de pose,
  • la réalisation de la planche-contact.

Mais parce qu’il vous faut aller au bout du processus et tirer vos photos, découvrez aussi :

  • le tirage de lecture,
  • le tirage d’exposition,
  • le recadrage,
  • le choix du papier,
  • le choix de la chimie,
  • le virage et la conservation,
  • le contrôle du négatif et son nettoyage,
  • le maquillage,
  • le séchage,
  • la repique,
  • la présentation,
  • la conservation de l’épreuve finale.

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7 tirages argentiques détaillés

Photo argentique : démarche, matériel, développement, tirage

Pour finir votre apprentissage de la photo argentique, voici 7 tirages d’exposition passés en revue par l’auteur qui vous livre :

  • la méthode de tirage,
  • la méthode d’analyse.

Rien de tel que de voir les indications données par le photographe au tireur (lui-même ou un tireur pro) pour aboutir à l’image finale. Chacun des sept tirages est analysé et l’auteur vous dit pourquoi il envisage telle ou telle exposition, les maquillages et le choix du papier.

Le tirage couleur argentique

Le tirage couleur argentique fait appel à un processus bien plus complexe que celui du noir et blanc, et l’auteur vous rappelle à juste titre qu’avant de vous lancer il faut réfléchir à l’opportunité de le faire. Mais si vous êtes de ceux qui ont envie d’oser alors vous trouverez dans ce chapitre 9 de quoi satisfaire vos envies.

C’est Marc Upson, tireur indépendant à Paris, qui vous présente ici les différentes étapes pour réaliser un tirage argentique couleur. Vous allez voir que la démarche est bien plus complexe qu’en noir et blanc et qu’il faut un apprentissage plus long et un matériel souvent plus coûteux.

Mon avis sur le guide Photo argentique de Gildas Lepetit-Castel

Le numérique a supplanté l’argentique depuis de nombreuses années. Pour autant la photo argentique reste un sujet d’actualité chez de nombreux amateurs et pros désireux de retrouver une pratique plus lente, plus assumée de la photographie.

Ce guide vous permet de faire le tour de la question, de comprendre ce qu’est véritablement la photo argentique et comment vous pouvez vous y mettre, petit à petit. C’est un des avantages de cet ouvrage que de vous inciter à pratiquer tout en apprenant au fur et à mesure.

Vous allez découvrir qu’il ne vous faut pas investir des sommes folles pour vous lancer, que vous pouvez trouver films, chimie et papier sans trop de difficultés (la liste des sites de vente en fin de guide vous aide) et que vous pouvez développer vos propres films par vous-même sans sortir de chez vous.

Outre les étapes indispensables au traitement du film et du tirage, j’ai apprécié de lire un ouvrage dont l’auteur est lui-même totalement investi dans son sujet. Qui, mieux qu’un fervent pratiquant et enseignant, pourrait ainsi vous accompagner ?

Si vous avez encore quelques hésitations, considérez que les 24 euros requis pour vous procurer cet ouvrage vous feront économiser bien plus en investissant dans le bon matériel et les bons produits, et que vous gagnerez énormément de temps dans votre apprentissage. Une bonne raison de craquer non ?

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