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NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 : la macro s’invite enfin sur les hybrides APS-C Nikon

Bonne nouvelle pour les passionnés de macro : Nikon dévoile enfin un objectif lumineux dédié à ses hybrides APS-C. Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 reprend l’esprit du célèbre 40 mm Micro pour reflex et l’adapte à la monture Z, pour une approche plus moderne et plus proche du sujet.

Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 est un objectif macro à focale fixe pour hybrides Nikon Z au format DX. Compact, lumineux et précis, il permet de photographier de très près tout en conservant une grande qualité d’image. C’est le premier vrai objectif macro dédié aux APS-C Nikon Z.

NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7
NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7

Ce NIKKOR Z DX Macro chez La Boutique Photo Nikon

Ce NIKKOR Z DX Macro chez MN Photo Video

Ce qu’il faut retenir du NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 :

  • focale fixe de 35 mm pour les hybrides APS-C Nikon Z
  • mise au point minimale à 16 cm
  • rapport de grandissement 0,67x
  • formule optique à 8 lentilles en 7 groupes, avec une lentille asphérique
  • protection tout temps par joints toriques
  • poids réduit à 220 g
  • tarif public de 449 euros TTC

Pourquoi Nikon lance-t-il un nouvel objectif macro 35 mm pour APS-C ?

Cet objectif macro pour les Nikon Z APS-C (Z50II, Zfc, Z30) va satisfaire les amateurs de macro qui ne trouvaient pas encore d’optique à leur goût dans la gamme NIKKOR Z.

Annoncé le même jour que le zoom APS-C NIKKOR Z 16-50 mm f/2.8 VR, ce 35 mm f/1.7 complète la série des focales fixes NIKKOR Z pour APS-C, aux côtés du Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 et du NIKKOR Z 26 mm f/2.8.

Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 enrichit également la gamme des objectifs macro NIKKOR Z, qui comprend déjà les NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S et NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 pour le plein format.

Que vaut ce 35 mm macro sur le terrain ?

En pratique, le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 est conçu pour les photographes de terrain : nature, culinaire, objets, petits détails du quotidien. Sa focale polyvalente et sa distance minimale de mise au point en font un objectif créatif qui ne se limite pas à la macro pure.

Optimisé pour la macrophotographie, le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 offre un rapport de reproduction maximal de 0,67×, soit l’équivalent d’un grossissement 1:1 au format plein format. Il permet donc des prises de vue macro dynamiques, avec une restitution détaillée des sujets les plus petits.

Mais sa focale de 35 mm (équivalente à un 50 mm en plein format) en fait aussi un objectif polyvalent. Son rendu naturel convient aussi bien aux portraits de voyage qu’à la photo culinaire ou de paysage, avec une perspective équilibrée et agréable à l’œil. Il va peut-être même vous forcer à choisir entre lui et le 40 mm f/2 (voir le tableau comparatif plus bas).

Sa distance minimale de mise au point de 16 cm (sujet à 7,2 cm de la lentille frontale) autorise des cadrages très serrés. L’ouverture à f/1.7 permet de jouer sur la profondeur de champ et avec l’effet bokeh : grâce au diaphragme à 9 lamelles, les hautes lumières s’arrondissent, tandis que la lentille asphérique en verre ED garantit un rendu précis du sujet principal. En basse lumière, l’ouverture généreuse f/1.7 facilite les prises de vue à main levée, avec des temps de pose plus courts et des sensibilités ISO plus faibles (le beurre et l’argent du beurre).

Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 se montre aussi à l’aise en vidéo : l’autofocus est rapide et silencieux, le focus breathing est réduit, et la bague de réglage peut être configurée pour ajuster discrètement l’ouverture, la sensibilité ISO ou la mise au point manuelle.

NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 : protection tous temps
NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 : protection tous temps

Enfin, son poids plume de 220 g et sa construction protégée contre la poussière et l’humidité en font un compagnon de voyage idéal. Compact, léger et robuste, il se glisse partout et vous accompagne sur le terrain sans contrainte.

Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 coche donc toutes les cases pour remplacer la version 40 mm pour reflex APS-C, une optique qui, en son temps, a rencontré un grand succès puisqu’elle figurait parmi les plus vendues.

  • En basse lumière, sa grande ouverture f/1.7 limite la montée en ISO.
  • Sa très faible distance de mise au point minimale lui permet de s’approcher au plus près des sujets.
  • Sa protection tout temps lui permet d’être utilisé en extérieur, même lorsque la météo n’est pas favorable — ce qui est souvent le cas pour ce type de photographie.
  • Sa compacité et son poids léger le rendent discret dans un sac photo.

Encore un 35 mm chez Nikon ?

Oui, mais un 35 mm bien spécifique, puisqu’il n’a rien à voir avec les 35 mm f/1.8 S, f/1.2 S ou f/1.4 pensés pour le plein format. De plus, ces objectifs ne sont pas des optiques macro.

Le NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 peut se monter sur les boîtiers APS-C, puisque la monture Z est commune aux deux formats. Mais un 50 mm sur un APS-C cadre comme un 75 mm en plein format, une focale équivalente souvent trop longue pour la macro.

Tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 est proposé au tarif de 449 euros TTC et sera disponible dès le 30 octobre 2025.

Ce NIKKOR Z DX Macro chez La Boutique Photo Nikon

Ce NIKKOR Z DX Macro chez MN Photo Video

Fiche technique du NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7

Type : Monture Nikon Z
Format : DX
Focale : 35 mm
Ouverture maximale : f/1.7
Plage des ouvertures : À une distance de mise au point « infini » : f/1.7 à f/16. À une distance de mise au point de 0,16 m : f/3.2 à f/22
Construction optique : 8 lentilles en 7 groupes (1 lentille asphérique en verre ED)
Angle de champ : Format DX : 44°
Système de mise au point : Système AF multi-groupes, système de mise au point interne
Distance minimale de mise au point : 0,16 m à partir du plan focal
Rapport de reproduction maximal : 0,67x
Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
Diamètre de fixation pour filtre : 52 mm (P = 0,75 mm)
Dimensions (diamètre maximum × longueur à partir de la monture d’objectif) : Environ 70 × 72 mm
Poids : Environ 220 g
Autofocus : Oui
Mise au point : Automatique, manuelle
Accessoires fournis : Bouchon d’objectif LC-52B, bouchon d’objectif LF-N1

NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 sur Nikon Z50II
NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 sur Nikon Z50II

Comparatif avec les autres NIKKOR Z

Modèle Format Ouverture max. Distance min. de MAP Rapport de reproduction Dimensions (mm) Poids Particularités
NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 DX f/1.7 0,16 m 0,67× 70 × 72 220 g Macro 0,67×, léger, protégé tout temps
NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 FX f/2.8 0,16 m 1,0× 74,5 × 66 260 g Macro 1:1, lentille ED et asphérique, construction soignée
NIKKOR Z 40 mm f/2 FX f/2 0,29 m 0,17× 70 × 45,5 170 g Compact, léger, idéal pour le voyage

Pour quel photographe est fait le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 ?

Ce 35 mm s’adresse aux photographes équipés d’un Nikon Z APS-C (Z50II, Zfc, Z30) qui souhaitent découvrir la macro sans investir dans une optique lourde et coûteuse. Il conviendra aussi à ceux qui veulent un 35 mm lumineux pour la photo de tous les jours, le reportage ou la vidéo légère.

À savoir avant d’acheter

  • compatible uniquement avec les Nikon Z APS-C (DX)
  • objectif macro non stabilisé
  • large bague multifonction personnalisable
  • protection contre l’humidité et la poussière
  • pas de gamme “S-Line” : ce n’est pas un objectif premium FX, mais un excellent choix pour DX
  • prix de lancement : 449 € — à surveiller lors des prochaines offres

Foire aux questions (FAQ)

Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 est-il compatible avec tous les boîtiers Nikon Z ?
Oui, il est compatible avec tous les hybrides Nikon Z au format DX : Z50II, Zfc et Z30. Il peut aussi être monté sur un boîtier plein format (FX), mais dans ce cas, l’image sera recadrée automatiquement (et je ne vous le conseille pas).

Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 est-il stabilisé ?
Non, il ne dispose pas de stabilisation optique intégrée. Il faut donc compter sur la stabilisation du boîtier (IBIS) si celui-ci en est équipé, ou utiliser des temps de pose adaptés.

Quelle différence entre le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 et le 40 mm f/2 ?
Le 35 mm est une optique macro dédiée avec un rapport 0,67×, alors que le 40 mm f/2 est une focale standard sans possibilité de gros plan.

Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 vaut-il le coup face au 50 mm f/2.8 MC ?
Oui, si vous utilisez un boîtier DX. Le 35 mm est plus compact, plus léger et plus adapté à la prise de vue rapprochée sur un capteur APS-C. De plus, le 50 mm cadre comme un 75 mm sur un APS-C.

Peut-on faire de la vidéo macro avec cet objectif ?
Oui, son autofocus silencieux et son focus breathing limité en font un bon choix pour filmer des séquences macro fluides.

Mon avis sur le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7

Avec ce nouveau 35 mm macro, Nikon poursuit la relance de sa gamme APS-C. Compact, lumineux et abordable, il offre enfin aux photographes une vraie optique macro adaptée à l’esprit des hybrides Z. La macro n’est plus réservée au plein format : elle s’invite dans toutes les poches.

Exemples de photos avec le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7

Ce NIKKOR Z DX Macro chez La Boutique Photo Nikon

Ce NIKKOR Z DX Macro chez MN Photo Video


Un portrait au 35 mm sans permission

Lundi 16 juillet 2012.

Alors que je fais un trek en Thaïlande, je passe par un village isolé. M’approchant de l’école, j’aperçois un groupe d’enfants intrigués par ces visiteurs européens qu’ils n’ont que rarement l’habitude de voir. Plusieurs s’approchent de moi. Je suis tout près de la cloison qui me sépare de leur salle de classe.

Un des enfants me fixe, intimidé. Un autre sourit. Un troisième, plus loin, semble surpris.

J’attrape mon appareil photo sur lequel j’ai monté mon 35 mm à mise au point manuelle depuis le début du trek. Je fais la mise au point très vite, prenant le risque de me tromper, mais je sais que j’ai très peu de temps avant que l’enfant au premier plan ne bouge. L’ouverture f/4, calée par défaut, convient idéalement pour que le portrait soit net et que l’arrière-plan plonge dans un flou harmonieux.

Je déclenche. L’enfant est déjà reparti. Je fais quelques autres photos, mais aucune ne vaut ce portrait. Je le découvrirai en plein écran au retour chez moi. Depuis, c’est un de mes portraits favoris.

Portrait d’un enfant dans un village thaïlandais, pris au 35 mm en toute spontanéité, à travers une cloison d’école
Portrait spontané au 35 mm, dans un village thaïlandais – photo (C) JC DICHANT

J’ai fait un portrait au 35 mm, à l’inverse de toutes les règles qui voudraient qu’un portrait se fasse au 85 ou au 105 mm. Peu importe, les règles sont faites pour être enfreintes. Avec un 35 mm fixe, pendant toute la durée de ce voyage, je n’ai pas eu besoin de zoom ou d’une autre focale.

Je n’ai pas cherché ce portrait, j’ai cherché la rencontre. Une scène. Le hasard. La capture d’un instant. Cette photo s’est imposée car j’ai réussi à être là, attentif, disponible.

Le 35 mm ne fait pas de portrait au sens académique. Il capture une présence. Peut-être que photographier quelqu’un, ce n’est pas chercher à le figer. C’est accepter de le rencontrer.


Quel NIKKOR Z 35 mm est fait pour vous ? Comparatif f/1.8 vs f/1.4 vs f/1.2

Le NIKKOR Z 35 mm occupe une place importante dans la gamme d’optiques Nikon pour hybrides plein format. C’est une focale emblématique, appréciée aussi bien pour sa polyvalence que pour son rendu naturel, proche de la vision humaine.

Nikon a choisi de décliner cette focale en trois versions distinctes, chacune avec son caractère, ses compromis, et son public cible. Voici de quoi vous aider à comprendre leurs différences pour faire un choix éclairé.

Quel NIKKOR Z 35 mm est fait pour vous ? Comparatif f/1.8 vs f/1.4 vs f/1.2

Comparatif des objectifs NIKKOR Z 35 mm

Nikon propose trois objectifs NIKKOR Z 35 mm – f/1.8, f/1.4 et f/1.2. Chacun répond à des attentes différentes : investissement, qualité d’image ou style de prise de vue.

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.8 est le plus léger et le plus abordable, conçu pour les photographes exigeants mais soucieux de compacité.

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4, représente une évolution intermédiaire avec un bon équilibre entre qualité optique et ouverture généreuse, sans atteindre l’encombrement et le coût du modèle le plus ambitieux.

Enfin, le NIKKOR Z 35 mm f/1.2 s’adresse aux professionnels et passionnés qui recherchent le meilleur rendu possible, notamment en faible lumière et pour un bokeh d’exception, grâce à une formule optique ultra-sophistiquée.

Voici comment ces trois objectifs se positionnent selon votre usage, votre budget et vos attentes en qualité d’image.

NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S – Un choix polyvalent et fiable

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Cet objectif de la série S se distingue par une qualité d’image remarquable et une ouverture maximale de f/1.8.

Sa construction robuste et son poids modéré de 370 g en font un choix fiable et polyvalent.

Il reste toutefois assez encombrant pour un 35 mm f/1.8, avec ses 86 mm de longueur.

Il convient particulièrement aux photographes recherchant une optique fiable et performante pour des usages variés.

Lire mon test détaillé.

NIKKOR Z 35 mm f/1.4 – Grande ouverture à prix mesuré

Son ouverture de f/1.4 facilite les prises de vue en conditions difficiles et renforce la douceur des flous d’arrière-plan (bokeh). Il ne fait pas partie de la série S et n’intègre pas les traitements optiques avancés comme les revêtements Nano Crystal et ARNEO.

Avec un poids de 415 g et une longueur de 86,5 mm, il est un peu plus lourd et long que le f/1.8 S.

Il convient à ceux qui veulent une plus grande ouverture sans les raffinements de la série S.

Lire mon test détaillé

NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S : l’excellence optique pour les pros

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Destiné aux professionnels exigeants, cet objectif de la série S offre une ouverture exceptionnelle de f/1.2, idéale pour les conditions de très faible luminosité et pour obtenir un bokeh d’une qualité supérieure.

Ces performances se paient par un poids supérieur, un encombrement accru et un tarif nettement plus élevé.

Lire ma présentation détaillée

Comparaison technique

Modèle NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S NIKKOR Z 35 mm f/1.4 NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S
Description Objectif grand angle polyvalent
et grande ouverture f/1.8
Objectif grand angle très grande ouverture f/1.4.
Il favorise le bokeh et le flou d’arrière-plan.
Objectif grand angle professionnel à ouverture extrême f/1.2 pour photographes et vidéastes.
Il favorise un bokeh sans onion ring, une grande luminosité à pleine ouverture.
Type d’objectif focale fixe focale fixe focale fixe
Longueur focale 35 mm 35 mm 35 mm
Type de monture Monture Nikon Z Monture Nikon Z Monture Nikon Z
Format(s) compatible(s) Plein format/FX
format APS-C/DX
Plein format/FX
format APS-C/DX
Plein format/FX
format APS-C/DX
Rapport de zoom
Ouverture maximale f/1.8 f/1.4 f/1.2
Ouverture minimale f/16 f/16 f/16
Angle de champ maximum (format APS-C/DX) 44° 44° 44°
Angle de champ minimum (format APS-C/DX)  
Angle de champ maximum (plein format/FX) 63° 63° 63°
Angle de champ minimum (plein format/FX)
Rapport de reproduction maximum 0.19 x 0.18 x 0.2 x
Éléments de lentille 11 lentilles en 9 groupes (dont 2 lentilles en verre ED, 3 lentilles asphériques et des lentilles avec traitement nanocristal) 11 lentilles en 9 groupes (dont 2 lentilles asphériques) 17 lentilles en 15 groupes (dont 3 lentilles en verre ED, 1 lentille asphérique en verre ED, 3 lentilles asphériques et des lentilles avec traitements méso-amorphe, nanocristal et ARNEO)
Groupes de lentilles 9 9 15
Stabilisation d’image VR (réduction des vibrations) non non non
Lamelles de diaphragme 9 (diaphragme circulaire) 9 (diaphragme circulaire) 11 (diaphragme circulaire)
Informations sur la distance non non non
Autofocus oui oui oui
Mise au point interne oui oui oui
Distance de mise au point minimale 0.25 m 0.27 m 0.3 m
Mode de mise au point autofocus / manuelle autofocus / manuelle autofocus / manuelle
Mise au point arrière oui    
Taille du filtre 62 mm 62 mm 82 mm
Dimensions (D x L) (mm) 73 mm x 86 mm 74.5 mm x 86.5 mm 90 mm x 150 mm
Poids 370 g 415 g 1 060 g
Accessoires fournis bouchon avant emboîtable 62 mm LC-62B
bouchon arrière LF-N1
parasoleil à baïonnette HB-89
étui d’objectif CL-C1
bouchon avant LC-62B
bouchon arrière LF-N1
parasoleil HB-115
bouchon avant LC-82B
bouchon arrière LF-N1
parasoleil HB-110
étui d’objectif CL-C2
Prix catalogue (avril 2025) 999 euros 699 euros 3 249 euros
Meilleur prix

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En résumé – Lequel des NIKKOR Z 35 mm vous convient ?

Le choix entre ces trois objectifs dépend avant tout de vos besoins, de votre pratique et du budget que vous êtes prêt à y consacrer.

Vous cherchez une optique polyvalente, offrant une excellente qualité d’image et une construction robuste ?

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S constitue une option fiable et équilibrée.

Vous souhaitez aller plus loin en basse lumière ou bénéficier d’un meilleur contrôle de la profondeur de champ, sans atteindre les sommets tarifaires des modèles haut de gamme ?

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 représente un compromis intéressant, malgré l’absence des traitements optiques avancés de la série S.

Vous êtes professionnel ou exigez le meilleur rendu possible, quelles que soient les conditions ?

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S répond à ces attentes, à condition d’en accepter le gabarit, le poids et le coût.

En somme, Nikon propose une gamme cohérente pour couvrir les usages les plus courants en 35 mm monture Z. À vous de choisir celui qui accompagnera le mieux votre regard.

Lisez aussi Les 7 meilleures raisons d’utiliser un objectif 35 mm


NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S : une optique d’exception… ou un rêve à prix fort ?

Nikon dévoile le NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S, un objectif grand-angle ultra-lumineux qui rejoint le trio des NIKKOR Z 35, 50 et 85 mm f/1.2 S. Il enrichit aussi la gamme des 35 mm NIKKOR Z, où figuraient déjà les versions f/1.8 S et f/1.4.

Un tel objectif ne s’adresse pas à tous. Entre performances de haut vol et prix exclusif, voici ce qu’il faut savoir.

NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S : une optique d’exception… ou un rêve à prix fort ?

Les 35 mm NIKKOR Z chez La Boutique Photo Nikon

Les 35 mm NIKKOR Z chez Miss Numerique

NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S : Nikon signe-t-il le meilleur 35 mm de son histoire ?

Les NIKKOR Z à ouverture f/1.2 prennent petit à petit la place de leurs équivalents f/1.4 en monture reflex. Volumineux, lourd, hors de prix, mais exceptionnel. Voilà mon ressenti suite à la présentation par Nikon de ce nouvel objectif NIKKOR Z.

Pensé pour les photographes de mariage, de portrait, de mode, de studio, ce NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S propose une fiche technique impressionnante :

  • une formule optique à 17 éléments en 15 groupes
  • 1 lentille en verre ED asphérique, 3 lentilles en verre ED, 3 lentilles asphériques
  • un traitement méso-amorphe complété d’un traitement ARNEO et nanocristal
  • un diaphragme à 11 lamelles
  • un autofocus silencieux (idéal pour la vidéo) et une absence quasi totale de focus breathing (selon la marque)
  • un autofocus multigroupe
  • 2 touches L-Fn personnalisables
  • une bague de mise au point et une bague paramétrable
  • une construction robuste avec joints toriques pour résister aux intempéries

Sans l’avoir testé encore, les performances des autres NIKKOR Z f/1.2 S laissent présager une qualité d’image exceptionnelle et une restitution des détails hors pair.

NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S : une optique d’exception… ou un rêve à prix fort ?

Mais voilà, l’excellence a un prix. 3 249 euros TTC pour ce 35 mm f/1.2 S, soit 3,5 fois plus cher que le NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S, qui offre déjà d’excellentes performances. A titre de comparaison, le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S est affiché à 2 599 euros TTC, tandis que le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S atteint 3 349 euros TTC.

Bien sûr, une ouverture f/1.2 change radicalement la donne : plus de lumière, plus de séparation des plans, un bokeh plus doux. Face au Sigma 35 mm f/1.2 DG DN | Art à 1 499 euros en monture Sony E dont la conception remonte à 2019 et qui présente une distorsion notable et des aberrations chromatiques longitudinales, difficile toutefois de ne pas questionner l’écart de prix. Avec une bague Megadap ETZ21, cet objectif Sigma pourrait même être adapté sur un Nikon Z. De quoi réfléchir…

NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S : à qui s’adresse-t-il vraiment ?

La question mérite d’être posée. Ce NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S est avant tout un outil professionnel, conçu pour répondre aux exigences des photographes et vidéastes haut de gamme.

Grâce à ses traitements optiques avancés méso-amorphe, ARNEO et nanocristal, Nikon précise qu’il est capable d’éliminer pratiquement toute lumière parasite et tout reflet indésirable. Ses lentilles en verre ED et ED asphérique limitent efficacement les aberrations chromatiques, les franges colorées et la distorsion.

Le bokeh est annoncé comme « sublime », ce que confirment les images de démonstration réalisées par des photographes professionnels spécialisés.

Un investissement hors de portée pour beaucoup, en particulier les photographes. Les vidéastes, en revanche, habitués aux optiques cinéma onéreuses, seront peut-être plus enclins à franchir le pas.

Dans tous les cas, cet objectif s’adresse à un public restreint, exigeant et prêt à investir dans une optique qui ne devrait faire aucun compromis.

NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S : une optique d’exception… ou un rêve à prix fort ?

Caractéristiques techniques du NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S

Spécifications principales

  • Type : Monture Z de Nikon
  • Format : FX
  • Focale : 35 mm
  • Ouverture maximale : f/1.2
  • Ouverture minimale : f/16
  • Diaphragme : 11 lamelles (diaphragme circulaire)
  • Distance minimale de mise au point : 0,3 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,2 ×

Construction optique

  • 17 lentilles en 15 groupes, dont :
    • 3 lentilles en verre ED
    • 1 lentille asphérique en verre ED
    • 3 lentilles asphériques
  • Lentilles avec traitements méso-amorphe, nanocristal et ARNEO

Angle de champ

  • Format FX : 63°
  • Format DX : 44°

Mise au point

  • Système : Mise au point interne
  • Autofocus : Oui
  • Modes de mise au point : Automatique, manuelle

Dimensions et poids

  • Diamètre de fixation pour filtre : 82 mm (P = 0,75 mm)
  • Dimensions (Ø x L) : Environ 90 × 150 mm
  • Poids : Environ 1 060 g

Accessoires fournis

  • Bouchon d’objectif LC-82B
  • Bouchon d’objectif LF-N1
  • Parasoleil HB-110
  • Étui pour objectif CL-C2

Un rêve de photographe… mais à quel prix ?

Taillé pour l’excellence, ce NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S est une prouesse technique. Mais son encombrement et son prix en font un outil destiné à une élite, principalement en studio ou en production haut de gamme.

Pour les amateurs de photographie de rue et de reportage, le NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S reste le choix le plus pertinent : plus léger, plus abordable et plus maniable au quotidien. En somme, ce 35 mm f/1.2 S est un rêve… mais un rêve à prix fort. Le NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S sera disponible dès le 27 février 2025 au tarif public de 3 249 euros TTC.

En savoir plus sur le site Nikon.

Les 35 mm NIKKOR Z chez La Boutique Photo Nikon

Les 35 mm NIKKOR Z chez Miss Numerique

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S


Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Entre juin et septembre 2024, Nikon a dévoilé une nouvelle série d’objectifs à focale fixe lumineux en monture Z, très attendus des photographes experts. Avant le NIKKOR Z 50 mm, Nikon a lancé le NIKKOR Z 35 mm f/1.4. Deux focales complémentaires, pensées pour séduire les adeptes du reportage, du portrait et de la photographie de rue, mais aussi pour répondre aux attentes des utilisateurs en quête de belles optiques lumineuses sur monture Z.

J’ai eu l’occasion de tester ces deux objectifs simultanément. Après avoir passé en revue le 50 mm, voici le test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4, une focale qui promet un équilibre subtil entre polyvalence et caractère optique. Qu’en est-il réellement ?

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon

Cet objectif chez Miss Numerique

Test NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : pourquoi cet objectif ?

Souvenez-vous… À la fin de l’été 2018, Nikon frappait un grand coup en annonçant ses premiers hybrides plein format, les Nikon Z6 et Z7, accompagnés de trois objectifs, dont deux focales fixes : les NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S et NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S.

La surprise était de taille pour les nikonistes habitués à voir arriver en priorité des objectifs f/1.4. Historiquement, les optiques f/1.8 venaient souvent compléter la gamme plus tard, avec un positionnement tarifaire plus accessible. Mais cette fois, Nikon inversait la logique : priorité aux f/1.8.

Puis, en septembre 2020, nouveau virage stratégique avec l’annonce du NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S, suivi du NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S. De quoi semer le doute chez les fidèles de la marque : y aurait-il un jour des f/1.4 ? Une alternative plus abordable aux f/1.2 aux tarifs stratosphériques ?

Finalement, cette gamme f/1.4 est bien arrivée… mais une fois encore, pas comme les nikonistes l’attendaient.

Les nouveaux NIKKOR Z 35 mm f/1.4 et NIKKOR Z 50 mm f/1.4 affichent bien cette grande ouverture, mais ils ne reprennent pas la formule premium des séries S, contrairement aux versions f/1.8. En revanche, leur prix plus doux (hors promotion) a de quoi séduire ceux qui tiennent à leur précieuse ouverture f/1.4 sans vouloir assumer le coût, l’encombrement et le poids des f/1.2.

De mon côté, j’ai fait un choix intermédiaire avec les NIKKOR Z 40 mm f/2 et NIKKOR Z 28 mm f/2.8, mes compagnons du quotidien en photo urbaine. Un choix pragmatique, mais qui me laisse sur ma faim : bien que j’apprécie ces focales, un 35 mm correspond davantage à mes habitudes. Il m’importait donc de voir ce que ce NIKKOR Z 35 mm f/1.4 pouvait m’apporter… ou non.

J’ai testé cet objectif sur mon Nikon Z6III, en parallèle du NIKKOR Z 50 mm f/1.4, dans les mêmes conditions. Et la question de départ restait la même : pourquoi proposer un objectif dont la formule optique est moins ambitieuse, alors que le 35 mm f/1.8 S jouit déjà d’une bonne réputation ? Est-ce si crucial d’afficher f/1.4 sur un objectif pour séduire les nikonistes ? Pourquoi Nikon n’a-t-il pas plutôt proposé un NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S, qui aurait le mérite de surclasser le f/1.8 S ?

Comme pour le 50 mm f/1.4, mon test s’est attaché à répondre à ces interrogations : les performances optiques sont-elles au niveau attendu d’un f/1.4 ? Quels sont les écarts en matière de construction et de rendu avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S ? Faut-il sacrifier certaines exigences pour accéder à une plus grande ouverture ?

Avant d’en venir aux conclusions, une chose est sûre : j’ai pris autant de plaisir à utiliser ce 35 mm f/1.4 que le 50 mm f/1.4. Son encombrement, son poids et sa taille sont quasiment identiques à ceux de la version f/1.8 S, ce qui en fait un compagnon discret et maniable. Mais en matière de qualité d’image, il y a plus à dire…

Test NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Test NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : pourquoi un f/1.4 en monture Z ?

Soyons pragmatiques : ouvrir à f/1.4, c’est gagner 2/3 d’IL par rapport à f/1.8. C’est un avantage, mais ce n’est pas non plus une révolution, surtout avec les hybrides actuels qui compensent aisément la perte de lumière en montant en ISO sans trop sacrifier la qualité d’image.

Dans le test du 50 mm f/1.4, j’ai signalé l’importance de maîtriser la profondeur de champ : à pleine ouverture, la zone de netteté devient si réduite qu’elle peut compliquer la mise au point à courte distance. Avec un 35 mm, cette zone est un peu plus généreuse, mais la différence entre f/1.8 et f/1.4 reste subtile. À 2 mètres de distance, vous disposez d’une profondeur de champ de 0,27 m à f/1.4 contre 0,34 m à f/1.8. Ces 7 cm d’écart peuvent parfois vous poser problème. Ce n’est pas anodin, surtout si vous travaillez à faible distance. Cela peut impacter la lisibilité de votre sujet et la précision de votre mise au point. Un détail à garder en tête, notamment pour la photographie de rue ou le portrait rapproché.

Cela étant dit, si vous rêvez toujours d’un 35 mm ultra-lumineux, préparez-vous : si un NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S voit le jour, il risque de s’aligner sur le tarif du NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S, soit environ 2 400 euros. Autant dire que ça pique… et pas seulement sur l’image.

Je vais donc répéter ici ce que j’ai dit à propos du 50 mm f/1.4 : Nikon a fait un choix stratégique en proposant un NIKKOR Z 35 mm f/1.4 à la formule optique moins ambitieuse que celle du 35 mm f/1.8 S, bien en dessous d’un f/1.2 S, mais nettement plus accessible. Avec un avantage tarifaire de 270 euros en faveur du f/1.4 (hors promotion), l’écart est plus marqué que pour le 50 mm. De plus, ce 35 mm f/1.4 pèse 45 g de plus que la version f/1.8, un surpoids modéré mais à prendre en compte.

Enfin, notez que monté sur un hybride APS-C Nikon Z50II, Z fc ou Z30, ce 35 mm f/1.4 cadre comme un 52,5 mm, une focale idéale pour le reportage et la photographie du quotidien. Un argument de plus pour ceux qui cherchent une optique polyvalente et lumineuse, sans pour autant exploser leur budget.

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Analyse détaillée du NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Qualité de construction

Avant même de parler qualité d’image, une question revient souvent : qu’en est-il de la construction ? Un f/1.4 d’accord, mais pas au détriment des matériaux et de la finition. Sur ce point, le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 ne déçoit pas. Certes, il n’appartient pas à la série S, mais il ne donne à aucun moment l’impression d’un objectif au rabais.

Posez-le à côté d’un modèle S et la différence visuelle est minime. Le commutateur AF/M est absent, mais en contrepartie, il embarque deux bagues de contrôle : l’une pour la mise au point, l’autre personnalisable, là où les modèles S se contentent souvent d’une seule.

Côté encombrement, il n’y a pas non plus de rupture marquée avec le 35 mm f/1.8 S. Avec 74,5 × 86,5 mm pour 415 g, il est guère plus volumineux que son équivalent f/1.8 tout en étant 12% plus lourd (73 × 86 mm pour 370 g pour le f/1.8).

Pour l’usage en conditions difficiles, Nikon a pensé à l’essentiel : des joints d’étanchéité protègent efficacement contre les infiltrations de poussière et d’humidité. Quant à la monture, elle est bien métallique, un point rassurant pour la robustesse.

Autre élément à noter : la distance minimale de mise au point reste proche de celle du 35 mm f/1.8 S, avec 27 cm contre 25 cm. Et pour finir, un détail appréciable : Nikon fournit le pare-soleil d’origine sans supplément. Un petit plus qui évite d’aller chercher un accessoire en option.

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Prise en main, stabilisation et autofocus

La bague de mise au point est suffisamment large et agréable à manipuler, offrant une bonne fluidité. La retouche manuelle du point est d’une simplicité absolue : il suffit de tourner la bague en mode autofocus pour affiner la mise au point. En revanche, passer en mise au point manuelle demande une manipulation supplémentaire via les commandes du boîtier, en l’absence de commutateur dédié sur l’objectif.

Côté autofocus, rien à redire : la mise au point est rapide et précise, portée par une double motorisation pas-à-pas STM Nikon. Le fonctionnement est fluide et, à l’oreille, je ne l’ai pas trouvé plus bruyant que celui de mon 85 mm f/1.8 S (je n’avais pas de 50 mm f/1.8 S sous la main pour comparer).

Un détail à noter : cette motorisation autofocus, combinée à certains choix de conception, explique pourquoi cet objectif est plus long que les versions f/1.4 pour reflex. J’apprécie un autofocus efficace et discret, mais si l’objectif avait été raccourci de quelques centimètres, il aurait gagné en compacité, ce qui ne me déplairait pas.

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon

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Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Performances optiques : piqué, homogénéité, flare, aberrations chromatiques et vignettage

Ce NIKKOR Z 35 mm f/1.4 adopte une conception optique plus simple que celle du 35 mm f/1.8 S, et c’est logique : il fallait bien marquer une différence. Il embarque 11 éléments en 9 groupes, dont deux lentilles asphériques, alors que le f/1.8 S dispose de la même structure de base, mais avec deux lentilles en verre ED, trois lentilles asphériques, et surtout un traitement nanocristal pour limiter les reflets et améliorer le contraste. Ce traitement est absent sur ce f/1.4, tout comme il l’est sur le NIKKOR Z 50 mm f/1.4.

Si l’ouverture f/1.4 est séduisante sur le papier, cet objectif présente quelques faiblesses. Le vignettage, par exemple, est bien marqué à pleine ouverture et met du temps à s’atténuer. Il faut fermer jusqu’à f/4 pour en être débarrassé. Cela dit, sachez que Nikon applique des corrections logicielles via le firmware dans les fichiers NEF. Il devient difficile d’évaluer les défauts sur des fichiers bruts de nos jours, mais au final, si vous utilisez un logiciel capable d’interpréter ces corrections intégrées, le traitement n’en est que plus simple et rapide.

Autre point : j’ai constaté un niveau d’aberrations chromatiques assez visible, en particulier sur les branches d’arbres en arrière-plan où elle se remarquent toujours le plus. Si vous photographiez souvent en extérieur, notamment des scènes de nature, il faudra prévoir une correction en post-traitement pour supprimer ces franges colorées.

Enfin, avec les capteurs 45 Mp, cet objectif montre ses limites en termes de résolution. La version f/1.8 S s’en sort nettement mieux sur ces boîtiers exigeants. Sur des capteurs de 20 ou 24 Mpx, en revanche, la différence est bien moins marquée et la qualité d’image reste très satisfaisante.

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Faut-il voir dans tout cela un objectif au rabais ? Pas vraiment. C’est un équilibre subtil : ce 35 mm f/1.4 n’a pas la complexité optique du f/1.8 S, mais il reste intéressant pour plusieurs raisons. Son tarif est plus accessible (jusqu’à 350 € d’écart en promotion), son encombrement et son poids sont quasi identiques, et sur un capteur standard, il délivre une image tout à fait exploitable.

Là où il tire son épingle du jeu, c’est en basse lumière : la combinaison de l’ouverture f/1.4 et d’un joli bokeh permet de sublimer les scènes nocturnes, notamment en ville. Le flou d’arrière-plan est plus marqué que sur le 35 mm f/1.8 S, ce qui renforce son intérêt pour les scènes avec portraits ou la photo urbaine.

En fait, si je peux reprocher au 35 mm f/1.8 S son rendu trop neutre, presque clinique, ce 35 mm f/1.4 a un peu plus de personnalité. Ses défauts existent, mais il propose un caractère optique distinct qui le rend plus séduisant pour certains types d’images. Tout cela est fort personnel, je vous l’accorde.

Les vidéastes, eux, auront des critères de sélection différents des photographes. Et bonne nouvelle : l’autofocus est réactif et plutôt silencieux, avec un focus breathing bien maîtrisé. En d’autres termes, les changements de mise au point provoquent peu de variations de cadrage, un plus en vidéo.

Disons que si la version f/1.8 S est plus polyvalente et plus homogène, ce 35 mm f/1.4 a pour lui un rendu plus expressif, un bokeh plus marqué, et un prix plus abordable que le possible NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S. Un compromis intéressant pour qui cherche une optique lumineuse sans exploser son budget.

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Pourquoi choisir le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 ?

Face au NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S

Lorsqu’il s’agit de choisir entre ces deux objectifs, la question du prix joue souvent un rôle décisif puisque, par ailleurs, ils sont physiquement semblables.

Hors promotion, le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 affiche un tarif environ 270 euros inférieur à celui du 35 mm f/1.8 S. Mais en période de promotion, l’écart peut être plus important encore, rendant le choix plus complexe.

Si le prix est un critère secondaire pour vous, c’est l’usage qui fera pencher la balance. L’ouverture f/1.4 permet de capter plus de lumière, un avantage appréciable en faible luminosité ou en photographie de nuit. Elle génère également un bokeh plus marqué, ce qui peut être un atout pour les portraits ou les scènes où l’isolation du sujet est importante.

En revanche, cette version f/1.4 présente un vignettage plus prononcé à pleine ouverture, qui met du temps à disparaître en fermant le diaphragme. Ceci dit, les photographes aimant ajouter du vignettage à leurs photos en post-traitement vont gagner du temps grâce au vignettage natif à grand ouverture. Sur les capteurs haute résolution, la formule optique montre ses limites en matière de netteté et de restitution des détails.

Ces points ne sont pas forcément problématiques pour tous les usages, mais ils sont à considérer selon vos attentes en termes de qualité d’image.

En fin de compte, il n’y a pas de choix meilleur entre ce f/1.4 et le f/1.8 S :

  • si vous privilégiez une ouverture plus lumineuse et un rendu d’image plus doux, le 35 mm f/1.4 peut être une bonne option,
  • si vous recherchez avant tout une qualité d’image optimale sur toute la plage d’ouverture, le 35 mm f/1.8 S reste une alternative plus homogène, notamment avec 45 Mp.

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Face au NIKKOR Z 40 mm f/2

Un 35 mm et un 40 mm ne jouent pas exactement dans la même catégorie, toutefois il me semble intéressant de poser la question de l’alternative NIKKOR Z 40 mm f/2. Cette focale fixe plus accessible encore peut être une alternative intéressante si vous recherchez une optique compacte et lumineuse, vous évitant d’avoir à choisir entre 35 et 50 mm.

Léger, discret et abordable, le 40 mm f/2 est particulièrement apprécié pour la photo de rue et le reportage au quotidien. Il se glisse facilement dans un sac et permet de capturer des images spontanées sans attirer l’attention. En comparaison, le 35 mm f/1.4, avec son ouverture plus généreuse, offre un meilleur contrôle de la profondeur de champ et une plus grande latitude en basse lumière, mais au prix d’un gabarit plus imposant et d’un tarif plus élevé.

Le choix entre ces deux focales dépendra donc de vos priorités :

  • si la compacité et la discrétion priment, le 40 mm f/2 reste un excellent compromis,
  • si votre envie est de maximiser le flou d’arrière-plan et d’exploiter pleinement une ouverture f/1.4, alors le 35 mm f/1.4 se justifie davantage.

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

En résumé

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 peut vous intéresser si :

  • vous cherchez une focale fixe plus légère et discrète qu’un zoom 24-70 mm ou 28-75 mm pour la photo de rue et le reportage,
  • vous voulez compléter votre parc optique avec une focale fixe passe-partout à grande ouverture,
  • vous voulez disposer du duo historique 35 mm f/1.4 + 50 mm f/1.4,
  • vous souhaitez un équipement 100 % NIKKOR Z sans passer par la bague FTZ (contrainte qu’impose l’AF-S NIKKOR 35 mm f/1.4 en monture reflex sur un hybride).

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 va moins vous intéresser si :

  • vous avez déjà un NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S ou un NIKKOR Z 40 mm f/2,
  • vous voulez la meilleure qualité d’image possible à toutes les ouvertures et distances,
  • vous utilisez un Nikon hybride de 45 Mp plus exigeant que le 24 Mp,
  • le budget n’est pas un problème et vous vous dites que l’option NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S est attirante malgré les probables 1 700 euros de plus qu’il vous en coûtera si cet objectif voit le jour.

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : ma conclusion

Cet objectif s’impose comme un compromis intéressant entre grande ouverture, gabarit contenu et tarif raisonnable. Certes, il montre quelques limites optiques, notamment avec les capteurs 45 Mp, mais il se distingue par son bokeh plus prononcé et sa meilleure gestion de la lumière en conditions difficiles.

Alors, quel 35 mm Nikon choisir ?

Si vous cherchez un rendu le plus détaillé possible, le 35 mm f/1.8 S est plus performant, à condition d’accepter son tarif plus élevé.

En revanche, si vous préférez une grande ouverture pour un meilleur flou d’arrière-plan et plus de latitude en basse lumière, le 35 mm f/1.4 est une alternative pertinente, plus abordable et sans compromis sur la construction.

Enfin, tout dépend aussi du Nikon Z que vous utilisez. Sur un capteur 20 ou 24 Mp (Z5, Z6I/II/III, Zf et APS-C), la différence de piqué sera moins perceptible. En revanche, vignettage et moindre résolution sont toujours bien présents, quel que soit le capteur, 20 ou 24 Mp.

Des photos avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Voici quelques autres photos réalisées avec cet objectif pour ce test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4.

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

En savoir plus sur le site Nikon France.

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon

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Nikon NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : Ce que Nikon ne vous dit pas sur cet objectif

Contre toute attente alors que toutes les rumeurs ne parlent que d’un possible NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S, Nikon annonce le nouveau NIKKOR Z 35 mm f/1.4, avec une plus grande ouverture et, surtout, un tarif inférieur de 170 euros au f/1.8. Pourquoi, comment, voici des réponses et ce que Nikon ne vous dit pas à propos de cet objectif.

Nikon NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : Ce que Nikon ne vous dit pas sur cet objectif

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35 mm f/1.4, pourquoi ?

La focale 35 mm reste emblématique pour de nombreux photographes, qu’ils soient reporters, photographes de rue, sociaux ou portraitistes. Le 35 mm est un incontournable, d’autant plus quand il ouvre à f/1.4, une grande ouverture qui était l’apanage des objectifs pros de la génération reflex. Jusqu’à aujourd’hui, les adeptes du 35 mm devaient se contenter du NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S dans la gamme Nikon hybride.

L’angle de champ offert par le 35 mm facilite le positionnement du sujet dans son environnement, et la grande ouverture f/1.4 facilite le détachement du sujet dans ce même environnement.

Ces caractéristiques, nous y étions habitués avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S depuis 2018 et l’arrivée des Nikon Z. Mais il semble que Nikon ait décidé de changer la donne.

NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : présentation

Nikon NIKKOR Z 35 mm f/1.4

le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 avec sa monture métallique

Outre sa grande ouverture, le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 est, selon la marque, conçu pour offrir robustesse, résistance à la poussière et aux projections d’eau et légèreté. Avec 415 grammes (370 gr. pour la version f/1.8), il se glissera aisément dans votre sac et ne sera pas pénalisant au bout de votre Nikon Z, que ce soit le Nikon Z 6III ou le Z 8.

La grande ouverture f/1.4 permet de photographier dans des conditions de faible éclairage et d’obtenir un joli flou d’arrière-plan grâce au diaphragme à neuf lamelles. La formule optique est composée de 11 éléments en 9 groupes incluant deux lentilles asphériques qui assurent une excellente qualité d’image avec une grande fidélité à la réalité (toujours selon Nikon).

Avec une distance de mise au point minimale de 27 cm, cet objectif permet de capturer des détails de très près, ce qui est utile par exemple pour les reportages de mariage où il est fréquent de passer rapidement d’un portrait à un gros plan sur une bague ou des détails de la robe de mariée.

Pour les vidéastes, la focale de 35 mm est idéale. La grande ouverture f/1.4 offre une profondeur de champ très faible, créant un bel effet cinématographique. L’absence quasi totale de focus breathing rend les vidéos plus stables. En effet, le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 présente un centre de gravité stable lors du changement de mise au point, facilitant l’utilisation avec un stabilisateur. La bague de mise au point est fluide et linéaire, la rotation continue pour une mise au point manuelle très précise. De plus, une deuxième bague paramétrable sans clic permet de personnaliser les réglages comme l’ouverture, la correction d’exposition, et la sensibilité ISO. Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4  est de plus totalement silencieux, ce qui favorise l’enregistrement vidéo sans bruit indésirable.

Nikon NIKKOR Z 35 mm f/1.4

le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 sur Nikon Z 6III

Tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 sera disponible dès le mois de juillet 2024 au tarif public de 729 euros TTC (899 euros pour le 35 mm f/1.8 S).

Fiche technique du NIKKOR Z 35 mm f/1.4

  • Type : Monture Z Nikon, baïonnette métallique
  • Format : FX / 24 × 36 mm
  • Focale : 35 mm
  • Ouverture maximale : f/1.4
  • Ouverture minimale : f/16
  • Construction optique : 11 lentilles en 9 groupes (dont 2 lentilles asphériques)
  • Angle de champ : Format FX : 63° | Format DX : 44°
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne
  • Autofocus : Oui
  • Mise au point : Automatique, manuelle
  • Distance minimale de mise au point : 0,27 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,18 x
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Diamètre de fixation pour filtre : 62 mm (P = 0,75 mm)
  • Dimensions : Environ 74,5 × 86,5 mm
  • Poids : Environ 415 g
  • Accessoires fournis : Bouchon d’objectif avant LC-62B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, parasoleil HB-115

Nikon NIKKOR Z 35 mm f/1.4

les joints de protection du NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Comparaison NIKKOR Z 35 mm f/1.4 vs 35 mm f/1.8 S

Il est logique de se poser la question de l’utilité de ce NIKKOR Z 35 mm f/1.4 alors que le f/1.8 S a fait ses preuves. Les différences entre le NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S et le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 se résument à :

  • l’ouverture maximale,
  • la performance en basse lumière,
  • la profondeur de champ,
  • le flou d’arrière-plan (bokeh).

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4, à pleine ouverture, permet de laisser passer plus de lumière que le f/1.8. Il offre donc de meilleures performances en conditions de faible éclairage, vous permettant de gagner en temps de pose. Avec une ouverture plus grande, le f/1.4 réduit le besoin de monter en ISO, réduisant ainsi le bruit dans les images prises dans des environnements sombres.

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 offre une profondeur de champ plus faible comparé au f/1.8, permettant un meilleur isolement du sujet avec un flou d’arrière-plan plus prononcé. Enfin, le bokeh à f/1.4 est plus doux et plus esthétique grâce à l’ouverture plus grande.

Reste la question de la construction puisque le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 ne bénéficie pas de l’appellation S à la différence du NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S. Les objectifs de la série S proposent une formule optique plus avancée et une résolution supérieure même à pleine ouverture :

  • NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S : 11 lentilles en 9 groupes (dont 2 lentilles en verre ED, 3 lentilles asphériques et des lentilles avec traitement nanocristal)
  • NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : 11 lentilles en 9 groupes (dont 2 lentilles asphériques)

La distance minimale de mise au point (0,27 m) du f/1.4 est satisfaisante, mais le f/1.8 S propose 0,25 m.

Les dimensions sont elles aussi très proches :

  • NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : 74,5 × 86,5 mm
  • NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S : 73 mm x 86 mm

Seul le poids montre une différence certaine :

  • NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : 415 gr.
  • NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S : 370 gr.

Les NIKKOR Z série S bénéficient également de revêtements antireflet Nano Crystal et Nikon ARNEO, réduisant les images fantômes et les reflets. Les images sont alors plus claires, même en contre-jour. Leur conception robuste et leur étanchéité à la poussière et aux gouttes les rendent adaptés à un usage professionnel intensif.

Toutefois, les NIKKOR Z non S comme le NIKKOR Z 40 mm f/2, le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR ou le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 sont loin de démériter.

Le NIKKOR Z 40 mm f/2, en particulier, a déjà été adopté par bon nombre de photographes de rue pour sa compacité, ses performances excellentes et son tarif. Mais un 40 mm n’étant pas un 35 mm, l’arrivée du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 est une bonne nouvelle, même si son tarif près de 2,5 x plus cher que le 40 mm f/2 pourrait le desservir chez les photographes ne courant pas après les très grandes ouvertures.

En conclusion, et en réponse à la question initiale, ce que Nikon ne vous dit pas à propos de cet objectif c’est qu’il a toutes les chances de l’emporter face au 35 mm f/1,8 bien que ne bénéficiant pas de la construction série S.

En effet ce NIKKOR Z 35 mm f/1.4, avec un écart de prix en sa faveur face au f/1,8 (- 170 euros), se place en bonne position dans une gamme NIKKOR Z qui ne manque plus de focales 35 mm ou proches.

Source : Nikon

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Des photos avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

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Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : une totale réussite et une précision absolue

Annoncé en juin 2019, à peine disponible en Europe, voici pourtant déjà le test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, le tout premier objectif à focale fixe et ouverture f/1.4 de la gamme Tamron pour reflex Nikon.

A tout seigneur, tout honneur, c’est le Nikon D850 qui a servi pour ce test, un reflex plein format exigeant qui a su mettre à mal plusieurs optiques pourtant qualifiées d’excellentes. Qu’en sera-t-il avec ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD ?

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : une totale réussite et une précision absolue

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …

Pour célébrer les quarante ans de sa ligne SP, pour « Superior Performances », Tamron s’aventure sur un terrain qui lui était jusque là inconnu, celui des focales fixes destinées aux capteurs 24 x 36 mm ouvrant à f/1,4.

Avec son SP 35 mm f/1,4 Di USD, l’opticien, plus connu du grand public pour ses zooms au rapport qualité/prix/polyvalence agressif, veut prouver que lui aussi a le savoir faire optique, micro-mécanique, électronique et industriel pour jouer dans la cour des focales fixes « Premium ».

Et c’est peu dire que le challenge est relevé puisqu’en face, chez son rival préféré, le Sigma 35 mm f/1,4 DG HSM | Art règne sans partage depuis son arrivée sur le marché en 2013.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : une totale réussite et une précision absolueTest Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : une totale réussite et une précision absolue

 

La question est donc assez simple : puisque six ans séparent les deux optiques, les opticiens de Tamron ont-ils mis à profit ce délai pour développer une optique capable d’égaler (au minimum) voire de surpasser (idéalement) celle de l’équipe Sigma ?

Et cet écart, s’il y en a un, justifie-t-il d’investir les 999 euros demandés alors que le 35 mm Art se trouve aujourd’hui aisément aux environs de 780 euros ? Nous avons eu trois semaines en sa compagnie pour répondre à ces questions.

Présentation et contexte

Aussi surprenant que cela puisse paraître, depuis sa création à Saitama (au nord de Tokyo) en 1950, Tamron n’avait jamais produit un seul objectif ouvrant à f/1,4. Ce qui, vu de 2019, peut paraître comme une anomalie industrielle dans un monde où il est communément admis que « si tu n’as pas d’optiques ouvrant à f/1,4, c’est que tu n’es pas un vrai professionnel ».

Pourtant, des focales fixes lumineuses, l’opticien sait en faire. Pour preuve, sa gamme SP en f/1,8 destinée aux reflex numériques 24 x 36 mm, auréolée d’une excellente réputation qui, si elle est à peine moins lumineuse d’un tiers de diaphragme que du f/1,4, offre le double bénéfice d’un encombrement et d’un tarif plus doux. Mais c’est qu’en photographie, les traditions et les mythes ont la vie dure.

Parallèlement, Sigma, son grand concurrent, peut se targuer d’avoir en 2019 une gamme f/1,4, pardon, une « famille f/1,4 » pléthorique puisque dans cette ouverture sont proposées les focales suivantes : 20 mm, 24 mm, 28 mm, 35 mm, 40 mm, 50 mm, 85 mm et 105 mm. Qui dit mieux ? Personne.

Nikon lui-même ne dispose « que » de six focales au catalogue : 24 mm, 28 mm, 35 mm, 50 mm, 58 mm, 85 mm et 105 mm. Or, jusqu’à présent, les amateurs de 35 mm f/1,4 n’avaient le choix qu’entre deux options : le Nikkor, vendu 1900 euros, et le Sigma, vendu 780 euros – mais lancé à 949 euros, il est important de le rappeler.

À 999 euros, le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD a donc clairement une carte à jouer.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 200 – 1/2.000 ème sec. – f/1.4

Du point de vue de la philosophie, il est intéressant de souligner que le Sigma 35 mm DG HSM | Art avait, en son temps, été l’objectif du renouveau pour Sigma, adoptant alors la nouvelle stratégie « Global Vision » chère à Kazuto Yamaki, PDG de l’entreprise (héritée de son père).

À l’époque, l’idée était de faire passer Sigma du rang d’opticien tiers « de seconde zone » – comprendre « l’opticien dont on achète les objectifs par défaut parce que les Nikon sont vraiment trop chers, tant pis s’il faut faire des sacrifices au niveau de la qualité » –  au rang d’opticien de tout premier plan, c’est à dire « l’opticien dont on achète les objectifs avec plaisir parce qu’ils sont excellents ET en plus bien moins chers que ceux de Nikon, alors pourquoi s’équiper en Nikkor sinon par masochisme ? ».

L’histoire aura donné raison à Yamaki San et, aujourd’hui, en focales fixes premium, Sigma est aussi contournable pour les photographes que redouté par les constructeurs.

Du côté Tamron, les motivations qui ont poussé au développement du SP 35 mm f/1,4 Di USD sont bien différentes.

La ligne SP existe depuis 1979 et, en quarante ans, certains modèles sont même devenus légendaires, tel le Tamron SP 90 mm f/2,5 Macro produit entre 1978 et 1988.

Mais à de très rares exceptions, le constructeur n’est jamais vraiment parvenu (ou n’a jamais vraiment voulu) créer autre chose que des objectifs purement utilitaristes capable de faire balancer le cœur de ses clients. S’il y a bien une communauté de nikonistes et une communauté de sigmaïstes, il n’y a guère de communauté de tamronistes (ou alors ils sont bien planqués).

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 800 – 1/5.000 ème sec. – f/1.4

C’est donc avec cette envolée lyrique en tête, adossée au savoir faire optique et industriel de l’entreprise, que le SP 35 mm f/1,4 Di USD a vu le jour.

Une manière de chant du cygne pour Tamron  : offrir aux utilisateurs reflex ce qui sera probablement la dernière optique très haut de gamme lumineuse du constructeur dédiée à ce type de boîtier.

« Nihil ex SP 35 mm f/1,4 Di USD »… sauf sur le nouveau territoire à conquérir des hybrides. Les récentes propositions en monture Sony E, et les futures propositions en monture Z qui ne manqueront pas d’advenir, montrent clairement là où désormais se porte le regard de Tamron en ce qui concerne ses optiques les plus prestigieuses. Mais en attendant, le test !

À qui se destine ce 35 mm f/1.4 ?

Aux amateurs de focales fixes lumineuses polyvalentes, adeptes de la photographie de rue, du reportage, un peu du portrait (mais pas trop), pour lesquels f/1,8 ne suffirait pas et qui ne se retrouvaient pas dans le duel Sigma vs. Nikon.

À ces photographes il faut ajouter deux autres catégories :

  • ceux pas forcément adeptes du 35 mm, mais qui seraient curieux de voir ce que Tamron est capable de produire,
  • ceux possédant déjà un 35 mm f/1,4 (disons, au hasard, le Sigma Art) mais, étant passés à un Nikon D850 à la définition très exigeante, commenceraient à percevoir les limites de leur objectif actuel.

Qualité de construction

Pour tout connaître de la manière dont le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD est construit, le mieux est encore d’aller consulter l’article y étant consacré lors de la présentation de l’objectif.

Alliages aussi légers que résistants, nombreux joints d’étanchéité dont un au niveau de la monture, finition encore plus précise que les SP f/1,8 : tout est là pour rappeler que nous avons affaire à un objectif haut de gamme.

Petite subtilité : afin de faciliter le déplacement des lentilles nécessaires à la mise au point, Tamron a développé un nouveau système de cages hélicoïdales internes baptisé « Dynamic Rolling-cam » et mis ici pour la première fois en application. Ça, c’est pour la culture générale. Dans la pratique, il faut bien avouer que la mise au point est aussi douce que précise, dénuée de vibrations, mais nous approfondirons le sujet dans la partie suivante.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Néanmoins, puisque le haut de gamme pousse d’autant plus à se montrer intraitable, quelques petits points de détail auraient pu être améliorés. La bague de mise au point continue de tourner au-delà des deux butées extrêmes (mais il doit y avoir une raison pratique à cela).

La graduation de la distance de mise au point n’est pas précise, les butées intervenant un peu avant 30 cm (distance minimale de mise au point) et un peu après l’infini. Il aurait été, tant qu’à faire, agréable que ces graduations soient recouvertes d’une peinture luminescente afin d’être lisibles dans le noir, ou au moins que la petite fenêtre de lecture puisse être illuminée (sans forcément aller jusqu’au génial écran OLED du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S).

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Le paresoleil dispose d’un loquet de verrouillage, ce qui l’empêche de se dévisser puis de tomber accidentellement. Par contre, le matériau plastique utilisé est un peu trop sensible aux rayures à notre goût, mais c’est vraiment histoire de chipoter. Cela n’enlève rien au sentiment qu’inspire l’objectif : ça respire la qualité et l’amour du travail bien fait !

Prise en main : stabilisation et autofocus

Avec ses 102,3 mm de long et 805 grammes, le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD est le plus lourd des 35 mm f/1,4 modernes en monture Nikon. Le Nikkor se contente de 89,5 mm de long pour 600 grammes, alors que le Sigma s’intercale entre les deux, avec 94 mm de long et 665 grammes. Mine de rien, les presque 150 grammes supplémentaires se sentent dès la sortie du carton et encore plus à l’usage : c’est du lourd, dans tous les sens du terme.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Monté sur un Nikon D850, l’ensemble demeure néanmoins déséquilibré mais, de toute évidence, Tamron n’a pas souhaité faire de compromis physiques au détriment de la formule optique. Pour les filtres, il faudra en utiliser de 72 mm de diamètre, contre 67 mm pour le Nikkor et le Sigma.

Contrairement aux autres focales fixes SP f/1,8 Di VC USD, le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD est dépourvu de stabilisation, comme en atteste l’absence de la mention VC dans son nom. Certains argueront qu’avec le surcroît de luminosité cela rend la stabilisation inutile. D’autres tempéreront le propos en soulignant qu’il n’y a « que » deux tiers de diaphragme de différence entre f/1,4 et f/1,8. D’autres, enfin, admettront que, aussi pratique la stabilisation soit-elle, elle dégrade forcément la qualité optique d’un objectif.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 400 – 1/25 ème sec. – f/1.4

Donc, pour un 35 mm f/1,4 qui se veut le meilleur de sa catégorie, se priver de stabilisation était un choix logique (d’autant plus que l’objectif est déjà bien assez lourd ainsi). Au final, le seul commutateur que vous trouverez sur le côté gauche de l’objectif sera l’AF/MF pour basculer de la mise au point manuelle à l’automatique (et vice versa). Il n’empêche que parfois, dans de très mauvaises conditions lumineuses, une stabilisation manque. Nous n’avons toutefois pas pu tester ce qu’il en est en montant le Tamron sur un Nikon Z (6 ou 7), ne disposant pas, au moment du test, d’un boîtier hybride sous la main.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Du côté de l’autofocus, comme précédemment évoqué, nous ne trouvons rien à redire. Est-ce parce que la nouvelle technologie « Dynamic Rolling-cam » fait du bon travail ? Est-ce parce que le Nikon D850 se trouve particulièrement à l’aise avec les ouvertures à f/1,4 ? Est-ce grâce au savoir faire de Tamron ?

Probablement un peu de tout cela. Toujours est-il que le fonctionnement est aussi précis que silencieux, de jour comme de nuit, et que vous n’aurez que très rarement besoin de corriger le point manuellement (sinon pour vous rappeler que les autofocus modernes, c’est quand même devenu bien pratique et efficace).

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 800 – 1/8.000 ème sec. – f/1.4

Pour terminer, une petite bizarrerie toutefois, mais indépendante de l’objectif. Si vous disposez de plusieurs 35 mm f/1,4 pour votre reflex Nikon, tous seront renseignés, dans les métadonnées, sous la référence « 35.0 mm f/1,4 », sans distinction de marque ni de modèle. C’est le moment de jouer du mot-clé lors de l’importation de vos images, dans Lightroom par exemple, afin de vous y retrouver par la suite.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 100 – 1/1.000 ème sec. – f/1.4

Performances optiques : piqué, homogénéité et flare

Il y a des jours, nous n’aimerions pas être à la place des gens du marketing chez les constructeurs d’objectifs photo.

« Ah, votre nouvel objectif est si bien que ça ? Mais vous avez mis quoi dedans ? »

Ce à quoi, dans le cas de Tamron pour ce 35 mm f/1,4, il faudrait répondre « oh, plein de trucs sympas : 14 lentilles réparties en 10 groupes, dont 4 lentilles LD à faible dispersion, 3 lentilles asphériques moulées, tout cela saupoudré du nouveau revêtement BBAR-G2 parce qu’on aime bien les acronymes compliqués (Broad-Band Anti-Reflection Generation 2). Il fait le café, le ménage, le repassage, bloque les images fantômes, les reflets parasites et les aberrations chromatiques dès la pleine ouverture. Bref, c’est pas mal. » Voilà, en gros. Sur le papier, ça a l’air rasoir, pour rester poli. Mais en pratique ?

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 100 – 1/2.500 ème sec. – f/1.4

En pratique, vous oublierez très rapidement les formules optiques et les noms de code à rallonge pour constater un fait : ce Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD est bon.

Non. Mieux que ça. Il est très, très bon.

Même peut-être un peu trop, au point que parfois, on se demande si ce ne serait pas le D850 le facteur limitant. C’est pour dire !

Le piqué au centre est exceptionnel dès la pleine ouverture et les coins sont d’une précision jusque là jamais vue sur ce type de focale/ouverture.

En fermant un peu, les performances s’envolent, laissant sur place toute la concurrence. Le flare est inexistant et, de nuit, sur les sources de lumière ponctuelles, le Tamron finit de vous impressionner : les cercles sont des cercles, pas des traînées de lumières, sans halo, sans rien. Il va falloir allumer un cierge à la gloire du BBAR-G2 (ou « Babar 2 », si vous êtes intimes).

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 10.000 – 1/200 ème sec. – f/1.4

Forcément, vous n’échapperez pas au paragraphe le comparant au Sigma 35 mm f/1,4 DG HSM | Art.

Si celui demeure très bon et une référence dans son genre (à tel point que, du temps où j’officiais chez Les Numériques, c’était l’objectif que nous avions retenu pour tester les capteurs de chaque nouveaux boîtiers), il faut bien reconnaître que le Tamron le surclasse de la tête et des épaules : plus piqué à toutes les ouvertures, plus homogène dès la pleine ouverture, le Sigma ne parvient qu’à faire presque jeu égal à f/8, après quoi, pour l’un comme pour l’autre, c’est la diffraction qui vient semer la zizanie.

En termes de performance pure, le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD se rapproche plus d’un Zeiss Otus 55 mm f/1,4… en plus léger, plus abordable, et autofocus. Excusez du peu !

Performances optiques : rendu des couleurs, aberrations chromatiques et vignettage

Le rendu des couleurs et la gestion des aberrations chromatiques sont du même acabit que la précision optique pure : les couleurs sont irréprochables de fidélité, les aberrations chromatiques aux abonnés absents, la correction du vignettage une formalité (s’il subsiste à f/1,4 il disparaît dès f/2). Deuxième cierge pour Babar 2.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 8.000 – 1/320 ème sec. – f/1.4

Si les plus technophiles auront de quoi s’extasier tout en ayant l’impression de redécouvrir le potentiel de leur reflex, les plus artistiques regretteront peut-être que cette neutralité soit synonyme de manque de personnalité. De toute évidence, ce Tamron est le parangon de l’optique japonaise moderne : chirurgical, efficace, mais impersonnel. Mais quelque part, c’était la promesse initiale, il n’y a donc pas tromperie sur la marchandise.

Performances optiques : déformation et distorsion

Après ce déluge de compliments, il aurait été bien surprenant que le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD souffre de problèmes de déformation et de distorsion. Déjà parce que, pour un 35 mm, cela aurait fait tâche. Donc, non : il ne déforme pas, tout ce qui est droit le reste. Et pour cela, pas besoin de traitement JPEG compliqué, vous pourrez profiter de tout cela dès le fichier NEF.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 100 – 1/1.600 ème sec. – f/1.4

Rendu optique : profondeur de champ

C’est désormais un classique pour le haut de gamme : le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD dispose d’un diaphragme circulaire à 9 lamelles et à commande électro-magnétique. En combinant la focale et l’ouverture généreuse, vous obtiendrez de jolis effets de profondeur de champ, avec un bokeh d’arrière plan très doux.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 5.000 – 1/200 ème sec. – f/1.4

Le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD peut vous intéresser si :

  • vous désirez le meilleur 35 mm f/1,4 actuellement disponible en monture F, aussi bien pour un boîtier FX que DX (sur lequel il formera un équivalent 52,5 mm f/1,4),
  • vous souhaitez profiter des profondeurs de champ plus courtes permises par l’ouverture f/1,4 (par rapport au SP 35 mm f/1,8),
  • vous pratiquez assidûment la photographie nocturne et souhaitez une correction parfaite des sources lumineuses ponctuelles (éclairages urbains ou étoiles),
  • vous souhaitez tirer le meilleur de votre reflex haute définition (Nikon D800, D810, D850),
  • vous trouvez que l’AF-S Nikkor 35 mm f/1,4G ne vaut décidément pas son prix,
  • vous ne possédez pas déjà le Sigma 35 f/1,4 mm DG HSM | Art.

Le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD va moins vous intéresser si :

  • vous cherchez un objectif avec une personnalité esthétique forte,
  • vous désirez une focale fixe lumineuse ET légère,
  • vous êtes déjà satisfait par votre Sigma 35 f/1,4 mm DG HSM | Art (même si vous savez désormais qu’il n’est plus le meilleur).

Voir les photos de ce test en pleine définition :

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1,4 Di US : ma conclusion

Tamron nous avait promis l’apothéose pour sa première focale fixe ouvrant à f/1,4, et probablement dernière de ce genre pour un reflex. Bonne nouvelle : les promesses n’engagent pas que ceux qui y croient ! Surtout lorsqu’il en va de l’honneur d’un constructeur japonais.

Pour un chant du cygne, Tamron nous sort le grand jeu. Ce SP 35 mm f/1,4 met les petits plats dans les grands et, s’il joue dans la surenchère optique et physique, n’hésite pas à être le plus gros et le plus lourd de sa catégorie, ces trois semaines passées à ses côtés nous ont confirmé que ce n’était pas que pour l’esbroufe. Cette focale standard est réellement excellente, permet de pousser un D850 dans ses retranchements, jusqu’au plus isolé des pixels.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 100 – 1/5.000 ème sec. – f/2.8

Si vous êtes en quête de la précision absolue et ne sauriez supporter le moindre défaut (à part un très léger et compréhensible vignettage à la pleine ouverture), ce Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD doit faire partie de votre besace. Que ce soit pour de la photographie de rue, du reportage et, une fois n’est pas coutume, grande ouverture est ici synonyme d’objectif nocturne.

Forcément, en contrepartie, il faudra s’accommoder d’une image tellement propre qu’elle finit par en manquer de personnalité, mais par les temps qui courent, il est difficile de concilier l’un et l’autre. De toutes manières, ce n’est pas ce qu’on lui demande.

Et si vous possédez déjà le Sigma 35 mm f/1,4 DG HSM | Art ? Faut-il s’en débarrasser ? Pas forcément. La sortie du Tamron ne suffit pas à le rendre du jour au lendemain obsolète. Cela ne fonctionne pas comme ça.

Néanmoins, si vous ambitionnez de passer à un reflex haute définition (comprendre de la série D800) ou espérez dans un futur plus ou moins proche un reflex Nikon dépassant les 50 Mpx voire 60 Mpx, le Tamron saura vous accompagner plus loin, plus longtemps, là où le Sigma commence à montrer ses limites.

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : ISO 10.000 – 1/160 ème sec. – f/1.4

Cela pourra notamment intéresser les adeptes de paysage, de reprographie, de studio et d’une manière générale, tous les domaines photographiques où la précision et l’homogénéité doivent être absolues. Le Sigma, pour sa part, confirme son rapport qualité/prix imbattable et, après six premières années au catalogue, a toutes les raisons du monde d’y rester.

Pour conclure, aussi bien du point de vue de l’ingénierie optique que de la performance photographique, le Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD est une totale réussite (à points ergonomiques perfectibles près). Dommage que, officiellement, Tamron ne prévoit pas pour le moment de prolonger l’expérience f/1,4 à d’autres focales et à destination des reflex. Et pourtant, c’est un inconditionnel des hybrides qui vous le dit.

Voir la présentation sur le site Tamron

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Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : la concurrence Sigma et Nikon en ligne de mire !

Tamron célèbre les 40 ans de sa gamme d’optiques SP avec l’annonce des caractéristiques du nouveau Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, une focale fixe qui vient marcher sur les plates-bandes du Sigma 35 mm f/1.4 ART comme du Nikon AF-S 35 mm f/1.4G.

La guerre des 35 mm à grande ouverture est déclarée et Tamron arrive avec de beaux arguments.

MàJ: le test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est disponible.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : la concurrence en ligne de mire

Annoncé à l’occasion du CP+ au Japon en février 2019, le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD inaugure les grandes ouvertures dans une gamme de focales fixes Tamron qui ne demande qu’à jouer les premiers rôles.

Tamron est en effet très présent dans le monde des zooms, du mega-zoom à tout faire (un peu trop parfois) aux zooms pros à ouverture f/2.8 constante en passant par les formules plus atypiques comme le récent Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD.

L’opticien indépendant se positionne depuis plusieurs années sur le marché des optiques expertes-pros mais manque encore de focales fixes à grande ouverture f/1.4 capables de concurrencer Nikon et Canon comme le concurrent principal chez les indépendants, Sigma et sa série ART.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, le commutateur de mode de mise au point manuelle – autofocus

Pendant que Sigma investit toutes ses ressources ou presque dans une alliance tripartite Leica-Panasonic-Sigma dont on ne sait encore quelles autres marques elle pourra servir ou non, Tamron tire profit de ses 40 années d’expérience en matière de focales fixes (la série SP date de 1979) pour proposer une belle optique fixe à ouverture f/1.4 pour les reflex plein format Nikon et Canon.

Tamron a mis dans ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD tout son savoir-faire en matière d’optiques pros pour offrir à la fois une qualité d’image optimale de bord à bord comme une grande qualité de bokeh. Les deux cibles sont évidemment le Sigma 35 mm f/1.4 DG HSM ART qui date de 2013 et n’a pas été mis à jour depuis et le Nikon AF-S 35 mm f/1.4G sorti lui en 2010 et dont le tarif reste le principal frein.

Tamron voit-il juste avec ce nouveau Tamron SP 35 mm f.14 Di USD ? A la lecture de la fiche technique, il faut avouer que la proposition est alléchante.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : caractéristiques techniques

Formule optique et traitements

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, formule optique

Ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est compatible avec les reflex plein format Nikon F et Canon EF, il met en oeuvre une formule optique à 14 éléments en 10 groupes dont 4 lentilles à faible dispersion LD et 3 lentilles asphériques Tamron GM (Glass Molded Aspherical).

Cette combinaison doit permettre de réduire au mieux les aberrations chromatiques comme toutes formes de déformations. Ces caractéristiques sont particulièrement importantes avec les objectifs à ouverture f/1.4 attendus pour leurs performances sur les bords de l’image, surtout sur une monture comme la Nikon F qui ne favorise pas les courtes focales à l’inverse de la monture Z des hybrides Nikon.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, le diaphragme circulaire à 9 lames

Tamron annonce un bokeh de grande qualité, ce qui devrait ravir les photographes adeptes des faibles profondeurs de champ, le diaphragme est circulaire et comporte 9 lames.

Toujours dans l’optique de proposer les meilleures performances possibles, Tamron a doté son Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD d’un revêtement anti-reflet BBAR-G2 (Broadband Anti-Reflection) limitant l’effet de flare et les images fantômes. Ce revêtement est une nouvelle version du revêtement Tamron BBAR précédent, il devrait optimiser le contraste des images quelle que soit l’ouverture.

Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD utilise le revêtement au fluor pour sa lentille frontale. Ce revêtement, comme sur de nombreux autres objectifs de la marque et concurrents, permet l’évacuation rapide des gouttes d’eau et des poussières tout en facilitant le nettoyage. Les traces grasses, par exemple, s’éliminent plus facilement.

Autofocus

Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD dispose d’une motorisation USD déjà disponible sur la plupart des optiques pros de la marque, dont les zooms série G2.

Cette motorisation assure une mise au point rapide et précise sur les autres modèles (voir le test du Tamron 24-70 mm f/2.8 G2 par exemple) et quand bien même ce 35 mm f/1,4 met en oeuvre des lentilles plus imposantes et lourdes que celles de la version f/1.8 du 35 mm f/1.8, les performances ne devraient pas décevoir.

L’ajustement manuel du point reste possible même s’il faut bien reconnaître que la qualité des autofocus actuels, toutes marques confondues, laisse peu de place aux réglages fins effectués par le photographe.

Construction

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, protection par joints

Les optiques à ouverture f/1.4 ne se contentent pas d’offrir la meilleure qualité d’image possible, elle se doivent d’être construites pour durer et résister aux pires conditions.

Tamron l’a bien compris qui propose une construction avec joints d’étanchéité au niveau de la monture, ainsi qu’en plusieurs points sensibles du fût.

Cette protection limite l’infiltration de poussières comme celle de l’humidité. Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est utilisable sous la pluie sans risque, comme votre reflex expert-pro Nikon (même si votre prudence personnelle vous empêche de le sortir quand il pleut la plupart du temps n’est-ce pas ?).

Le pare-soleil dispose lui d’un mécanisme de verrouillage conçu pour empêcher la chute accidentelle comme le changement de position non voulu, c’est le minimum.

Ajustements et mises à jour

Les objectifs Tamron peuvent être ajustés et mis à jour à l’aide de la console Tamron TAP-in, en option. Cette console permet de connecter l’objectif à votre ordinateur via une liaison USB afin de mettre à jour le firmware de l’objectif quand c’est nécessaire de même que pour vous permettre de régler le comportement de l’autofocus selon vos envies.

Positionnement et premier avis

Le futur test de cet objectif sur un reflex Nikon permettra de vérifier le bien fondé de cette formule optique comme les prétentions de Tamron en matière de focales fixes à grande ouverture f/1.4.

Suite aux tests des précédents modèles (séries G2), force est de constater que Tamron a tout fait pour venir titiller ses principaux concurrents, surtout quand ceux-ci tardent à mettre à jour leurs gammes (Sigma) ou à adapter leur tarification aux conditions changeantes du marché (Nikon).

Proposé au tarif public de 999 euros à sa sortie, ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est plus onéreux que le Sigma 35 mm f/1.4 ART disponible à 770 euros environ mais il est aussi plus moderne et devrait poser moins de problèmes en mise au point autofocus et de mises à jour que n’en posent les optiques Sigma sur boîtiers Nikon. Le Tamron va aussi laisser loin derrière le Nikon AF-S 35 mm f/1.4G qui a le mauvais goût de coûter près de 1850 euros.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : fiche technique

  • Modèle : F045
  • Longueur focale : 35 mm
  • Ouverture maximale : f/1,4
  • Angle de champ (diagonale) : 63°26′ sur reflex plein format
  • Construction optique : 14 éléments en 10 groupes
  • Distance minimale : 0,3 m
  • Rapport de grossissement : 1:5
  • Taille du filtre : 72 mm
  • Diamètre : 80,9 mm
  • Longueur : pour Nikon 102,3 mm
  • Poids : pour Nikon 805 g
  • Diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Ouverture minimale : f/16
  • Accessoires fournis : Pare-soleil, bouchons, sacoche
  • Montures compatibles : Nikon F, Canon EF
  • Tarif public : 999 euros

Source : Tamron


Test NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S: aucun faux pas mais un manque de panache ?

Pour ce test du NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S, nous allons nous intéresser à la première des deux focales fixes de la gamme Nikon Z actuelle. Tout nouveau système avec une nouvelle monture a ses nouveaux boîtiers, accompagné de ses nouveaux objectifs.

Côté zoom, c’est le Nikon Z 24-70 mm f/4 s qui a eu la lourde tâche de s’imposer comme le transtandard de base. Mission dont il s’acquitte avec brio.

Côté focales fixes pour l’accompagner, Nikon a fait le choix d’en proposer deux (si l’on laisse volontairement de côté le très exclusif et exotique Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S) : un 35 mm f/1,8 et un 50 mm f/1,8.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

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Deux focales fixes « à tout faire » très proches dans l’esprit, aux ouvertures suffisamment généreuses pour jouer avec la profondeur de champ et s’affranchir du flash, mais pas trop non plus pour ne pas alourdir la facture ni le sac photo. 

Test NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S : présentation et contexte

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est appelé à devenir un grand classique, aussi bien de par sa focale, particulièrement adaptée à la photographie de rue, que par son ouverture, un peu plus prestigieuse qu’un « simple » f/2, un peu moins élitiste qu’un f/1,4 « professionnel ».

Forcément, il ne sera pas sans vous rappeler le Nikon AF-S 35 mm f/1,8 G ED, au moins dans l’esprit. Parce que dans la pratique, le 35 mm f/1,8 pour hybride n’a pas grand chose en commun avec son homologue pour reflex, à commencer par le prix.

Alors que celui en monture F (reflex) est officiellement affiché à 549 euros (vous le trouverez aisément sous les 500 euros), son cousin en monture Z (hybride) commence sa carrière commerciale à 949 euros prix catalogue (849 euros couramment constatés).

Voilà qui pique un peu pour un objectif censé être « standard », dans tous les sens du terme. Du coup une seule question se pose : est-ce justifié ?

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 125 – 1/6.400 ème – f/1.8

À qui se destine ce Nikon Z 35 mm f/1,8 S ?

Au moment d’écrire ces lignes, il n’existe que deux focales fixes en monture Nikon Z (chez Nikon) : le 35 mm f/1,8 et le 50 mm f/1,8. Du coup, ce 35 mm f/1,8 se destine à celles et ceux qui désirent une focale fixe lumineuse mais qui trouveraient le 50 mm un peu trop long pour lui préférer l’angle de champ plus large d’un 35 mm, plus polyvalent en photographie de rue par exemple, mais moins adapté pour du portrait.

Dit comme ça, ça ressemble un peu à avoir le choix entre le parfum vanille et le parfum chocolat pour sa glace, et à opter pour la vanille parce qu’on n’aime pas le chocolat (ou vice versa). C’est trivial, mais le temps que Nikon enrichisse son offre optique en focales fixes, il faudra s’en contenter.

Projetons-nous dans le futur. Dès cette année 2019, un 28 mm f/1,8 et un 85 mm f/1,8 viendront compléter l’offre focale fixe, auxquels s’ajouteront en 2020 un 24 mm f/1,8 (notez au passage la cohérence du f/1,8) et un 50 mm f/1,2 (voir le plan produit Nikon Z actualisé). Si vous lisez ce test à ce moment là, alors le choix d’un 35 mm devra se faire selon d’autres critères que la simple sélection par défaut.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 125 – 1/80 ème – f/1.8

Question : pourquoi choisir un 35 mm ? Réponses possibles :

  • parce que vous n’aimez pas le 50 mm mais que vous désirez quand-même avoir une focale standard « à tout faire »,
  • parce que dans la trinité « grand angle + focale standard + optique à portrait » le 35 mm s’intercale bien entre le 21 mm et le 75 mm (en l’occurrence le 21 mm et le 85 mm),
  • parce que son angle de champ légèrement plus large que le 50 mm permet de cadrer un peu plus large à la prise de vue et recadrer en post-traitement si besoin. Et ce avec une marge de sécurité d’autant plus confortable si vous possédez un Nikon Z 7 et ses 45,7 Mpx.

Bon, pour le coup, ce test a été réalisé sur un Nikon Z 6, mais 24 Mpx sont déjà bien suffisants pour supporter quelques recadrages et redressements d’horizontales.

Qualité de construction

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S bénéficie exactement de la même qualité de construction que les Nikon Z 24-70 mm f/4 S et Nikon Z 50 mm f/1,8 S. Tout le monde étant logé à la même enseigne, pas de jaloux. Hop !

Bien sûr, comme il s’agit d’une focale fixe, vous perdez la bague de zoom et le verrouillage de la focale (logique) mais, à la place, vous avez droit à une bague de mise au point géante, joliment cannelée, bien fluide… et sans butée. Ce qui bénéficie au pilotage électronique mais nuit clairement au plaisir tactile.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

Le fût est noir mat, la bague en caoutchouc, l’ensemble bénéficie de joints d’étanchéité évitant les infiltrations d’eau et de poussières à l’intérieur de l’objectif et même au niveau de la monture. Bien vu !

À la fois sérieux et sobre, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S a ce qu’il faut de robustesse pour inspirer confiance et ce qu’il faut de lacunes pour prêter le flanc à la critique. Ainsi, vous pourrez lui reprocher son absence de graduation de distance, son absence de bague d’ouverture, son absence de stabilisation…

Toutefois, ne vous laissez pas tromper par son apparente sobriété extérieure et ses fausses similitudes avec l’AF-S Nikkor 35 mm f/1,8 G ED. Avec sa formule optique à 11 lentilles (dont deux en verre ED et trois asphériques) réparties en 9 groupes, le recours aux traitements nanocristal et fluor, le tout accompagné d’un diaphragme électromagnétique circulaire à 9 lamelles, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est bien plus moderne dans sa conception que son alter-ego reflex, et même plus ambitieux que l’AF-S Nikkor 35 mm f/1,4 G !

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/2.500 ème – f/1.8

Notez, au passage, que la mise au point minimale est à 25 cm, ce qui permet de jolies prises de vues rapprochées avec une très courte profondeur de champ.

Prise en main et autofocus

Avec 73 mm de diamètre et 86 mm de longueur (hors pare-soleil) le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est vraiment encombrant pour ce type de focale et cette ouverture. Heureusement, avec seulement 370 grammes, il ne pèsera pas trop lourd dans votre sac photo et ne fera pas piquer votre boîtier du nez une fois monté dessus.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

Ses dimensions généreuses lui permettent une prise en main aisée, qui conviendra à tous les gabarits et à part jouer avec la bague de mise au point et le commutateur AF/MF, la main gauche n’aura pas grand chose à faire.

De son côté, la motorisation autofocus est aussi précise que silencieuse. Nikon connaît bien et maîtrise sa partition, rien à signaler de ce côté là. C’est un bon signe. Nous pouvons donc continuer l’esprit tranquille.

Stabilisation

Les hybrides Nikon Z disposant de capteurs stabilisés mécaniquement, Nikon n’a pas jugé utile d’en pourvoir ses objectifs en monture Z (logique). Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S ne fait pas exception. Ceci dit, grâce à son ouverture et sa focale encore suffisamment courte combinée aux excellentes aptitudes en haute sensibilité des Z 6 et Z 7, vous pouvez photographier l’esprit tranquille dans de mauvaises conditions lumineuses sans trop vous soucier du flou de bouger.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 1.600 – 1/500 ème – f/1.8

Performances optiques : vignettage

Tout comme le Nikon Z 24-70 mm f/4 S, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S vignette facilement à ses plus grandes ouvertures (de f/1,8 à f/2,8). Nikon a donc clairement fait le choix d’exploiter la vitesse de communication de sa monture Z pour laisser au boîtier le soin de corriger électroniquement les défauts de ses objectifs.

Pourquoi pas. Toujours est-il que si vous êtes allergique au vignettage, ne décochez pas l’option de correction automatique (activée par défaut), ce d’autant plus si vous photographiez essentiellement en JPEG.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 125 – 1/5.000 ème – f/1.8

Performances optiques : déformation et distorsion

La focale de 35 mm n’est pas vraiment sujette à la déformation ni à la distorsion. Avec son armada de lentilles asphériques et sa formule optique complexe, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S s’en sort haut la main à ce petit jeu. D’autant plus que, de toutes manières, il n’est pas possible de désactiver la correction automatique de la déformation dans le boîtier…

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/1.000 ème – f/2

Performances optiques : piqué, homogénéité et flare

Qu’est-ce qui distingue une focale fixe lumineuse d’une très bonne focale fixe lumineuse ? Son aptitude (ou non) à déployer son plein potentiel dès la plus grande ouverture. Du coup, à quelle catégorie appartient donc ce Nikon Z 35 mm f/1,8 S ? Son f/1,8 est-il juste là pour sauver la mise lorsque la lumière manque, ou peut-on réellement l’exploiter en toutes circonstances, sans arrières pensées ?

Bonne nouvelle, ce 35 mm f/1,8 appartient à la deuxième catégorie, celle des focales fixes lumineuses qui ne le sont pas juste pour la frime. Pour autant, il n’est pas exempt de défaut.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 10.000 – 1/80 ème – f/1.8

Si le piqué au centre est très satisfaisant dès f/1,8, pour devenir très bon à f/2,8, il faudra fermer jusqu’à f/8 pour que l’objectif fasse preuve d’une presque parfaite homogénéité, avec des coins au même niveau que le centre.

Bon, ça, c’est histoire de chipoter et de couper les cheveux en quatre. Une fois de plus, dans la vraie vie, à moins que vous ne photographiez que des objets plats parfaitement de face (ce qui est le cas si vous êtes un spécialiste de la reprographie ou de la photographie d’œuvres d’art), ce léger manque d’homogénéité du Nikon Z 35 mm f/1,8 S n’aura rien de gênant.

Un petit mot du flare : il n’y en a tout simplement pas, à moins de vraiment vouloir le faire exprès. Mais dans l’écrasante majorité des cas, il faut bien reconnaître que le traitement nanocristal fait des miracles et que le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est capable de se sortir de situations de fort contraste, lumière de face, avec une facilité déconcertante.

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Afin d’emmener une parfaite cohérence dans la gamme, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S joue exactement la même partition que le Nikon Z 24-70 mm f/4 S en termes de rendu des couleurs : c’est neutre, c’est propre, rien ne dépasse.

Il en va de même pour les aberrations chromatiques : muselées, aux abonnés absents. Bref, si vous aimez les objectifs chirurgicaux, vous serez comblé. D’autres le trouveront sans âme ni caractère. Histoire d’attentes esthétiques et de point de vue philosophique…

Rendu optique : profondeur de champ

Avec la conjonction d’un capteur 24 x 36 mm, une ouverture f/1,8, un diaphragme à 9 lamelles, une mise au point minimale à 25 cm et une focale standard, il devrait y avoir moyen d’obtenir de faibles profondeurs de champ et de bien séparer son sujet de son arrière plan, cela même sans avoir à se coller contre lui.

En matière de bokeh, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S tient toutes ses promesses : c’es doux, c’est presque velouté, mais, conformément au reste de la signature esthétique, ça reste malgré tout très neutre.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/125 ème – f/1.8

Bien sûr, il ne faut pas vous attendre à des effets de profondeur de champ « au quart de poil » puisqu’après tout il ne s’agit « que » d’un 35 mm, mais par rapport au Nikon Z 24-70 mm f/4 S la latitude de jeu est appréciable.

Et, surtout, il faut se rappeler qu’à f/1,8, vous gagnez un peu plus de deux diaphragmes par rapport à f/4, ce qui en terme de vitesse d’obturation peut faire la différence, surtout en pleine nuit !

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S peut vous intéresser si…

  • vous désirez compléter votre zoom 24-70 mm f/4 de kit avec une focale fixe lumineuse à tout faire,
  • vous êtes un grand amateur de photographie de rue,
  • vous appréciez la polyvalence d’un 35 mm, aussi capable en paysage qu’en reportage, avec quelques incursions en portrait,
  • vous trouvez le 50 mm un peu trop long et serré,
  • vous prévoyez de l’associer avec le futur Nikon Z 20 mm f/1,8 S.

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si…

  • vous recherchez un objectif capable de fournir une très faible profondeur de champ,
  • vous aimez les objectifs avec un caractère esthétique affirmé,
  • vous possédez déjà le Nikon Z 50 mm f/1,8 S avec lequel il risque de faire doublon.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S : ma conclusion

Tout système photographique se doit d’avoir un 35 mm et un 50 mm (ou des équivalents), plutôt lumineux, polyvalents, capables de vous accompagner aussi bien en photographie de paysage que de rue, de photographier des fleurs flottant au vent que des enfants courant dans tous les sens. Et, cela tombe bien, Nikon a décidé de lancer son système hybride Z en le dotant d’emblée d’un 35 mm f/1,8 et d’un 50 mm f/1,8.

Mais d’ailleurs, pourquoi donc cette ouverture un peu bâtarde de f/1,8 ? J’y reviendrai. Pour le moment, qu’ai-je pensé de ce Nikon Z 35 mm f/1,8 S ?

Objectivement, il s’agit d’un bon objectif, difficile de le nier. Construit de manière sérieuse, disposant de nombreux joints d’étanchéité même au niveau de la monture, son autofocus est rapide, silencieux, précis, en un mot efficace. Le centre est bien piqué dès la pleine ouverture, et son très léger manque d’homogénéité n’a rien d’alarmant. Il passera d’ailleurs inaperçu dans la plupart des cas.

Point de déformation ni de distorsion, seul le vignettage entre f/1,8 et f/2,8 vient ombrer le tableau – et encore, sa correction automatique par le boîtier le rendra inaperçu. Les couleurs ? Neutres, propres, sans chichi, et même commentaire en ce qui concerne le bokeh.

En résumé : le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est une focale standard propre sur elle, très sobre, les ingénieurs de Nikon prouvent qu’ils maîtrisent bien leur sujet et n’ont fait aucun faux pas. Bien !

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/1.250 ème – f/1.8

Pourtant, pourquoi ce petit accent de déception dans cette conclusion ? C’est que, subjectivement, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S laisse comme un goût de pas assez, surtout au regard des 949 euros que Nikon demande pour le faire sien. Sa neutralité esthétique, chirurgicale, a un côté insipide qui, certes, colle à l’air du temps, mais ne permet pas vraiment de le distinguer des autres 35 mm f/1,8.

Il s’agit d’un objectif pragmatique, pas coup de cœur. Surtout, sa très bonne qualité de construction souligne d’autant plus, paradoxalement, sa pauvreté ergonomique : « tout ça pour un gros cylindre de quasiment quinze centimètres (avec le pare-soleil), avec juste une grosse bague en caoutchouc pour rompre la monotonie ? Eh bien, il faut aimer le dépouillement à la japonaise. »

En tant que focale fixe, il aurait été appréciable d’avoir un peu plus à se mettre sous la dent : une échelle de distance, des butées de mise au point, soyons fou, une bague de diaphragme dédiée (et décrantable) ! Un truc qui donne envie de manipuler l’objectif en tant qu’objet photographique que l’on est fier de posséder, et pas juste un side-kick à son boîtier pour lequel, au contraire, l’ergonomie et le plaisir tactile ont été particulièrement travaillés.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 10.000 – 1/60 ème – f/1.8

Bref, en se positionnant aussi haut du point de vue du tarif, avec un rendu aussi neutre et une ergonomie aussi dépouillée, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S laisse le champ libre aux opticiens tiers pour venir le titiller sur son propre terrain. Soit avec un tarif plus attractif (coucou Sigma), soit avec une stabilisation (coucou Tamron), soit avec un rendu plus marqué (coucou Samyang), soit avec une ergonomie plus garnie, soit avec tout cela en même temps.

En somme, à moins d’être follement amoureux de la focale 35 mm, d’avoir besoin d’une grande ouverture et d’en vouloir un absolument tout de suite, là, maintenant, je vous recommanderais plutôt d’attendre un peu et de voir ce que Nikon et/ou la concurrence proposeront dans le futur sur cette focale.

Cliquez sur la photo ci-dessous pour voir les photos réalisées pour ce test en pleine définition :

Test Nikon Z 35 mm f/1.8 S

Mais aussi … pourquoi f/1.8 ?

Pour boucler cette question, j’avais promis de répondre à la question « pourquoi f/1,8 ? », ce qui sous-entend « pourquoi pas f/1,4 ou f/2 ? ».

La réponse est assez simple, mais mérite néanmoins d’être posée noir sur blanc. D’un point de vue photométrique, passer à f/1,4 plutôt que f/1,8 permettrait certes de gagner 2/3 de diaphragme mais, compte tenu des excellentes aptitudes en haute sensibilité des Nikon Z 6 et Z 7, il est plus pratique de compenser ce manque de luminosité du côté de l’ouverture par des ISO plus élevés.

Toujours d’un point de vue photométrique, il n’y a pas de réel intérêt à préférer un f/1,8 plutôt qu’un f/2, puisqu’il n’y a qu’un tiers de diaphragme d’écart, mais une ouverture en « f/1,quelque-chose », psychologiquement, cela reste plus vendeur.

D’un point de vue pratique, opter pour du f/1,8 permet d’avoir un objectif moins gros et moins lourd qu’un f/1,4 (surtout qu’il est déjà plutôt encombrant), et surtout moins onéreux ! En regardant dans la gamme reflex, le 35 mm f/1,4 est trois fois plus cher que le f/1,8 !

Nikon a donc eu plutôt raison de se concentrer sur une ouverture plus « raisonnable », et de mettre le paquet du côté de la formule optique.

Enfin, d’un point de vue du positionnement dans la gamme, deux choses.

D’abord, un 35 mm f/1,8, cela laisse suffisamment de place pour un éventuel Nikon Z 35 mm f/2,8 S qui, s’il n’est pas prévu par la roadmap actuelle, trouverait aisément preneur pour peu qu’il combine bonnes performances optiques, grande compacité et tarif attractif (pas plus de 380/420 euros). En fait, quelque chose d’aligné sur le Sony Zeiss Sonnar T* FE 35 mm f/2,8 ZA qui existe pour les Sony Alpha 7/9.

Deuxième aspect : de toutes évidences, Nikon a l’ambition de bâtir une ligne de focales fixes cohérentes partageant toutes une même ouverture. F/2 aurait été le choix le plus simple à décliner du 20 mm au 85 mm : f/1,8 envoie le message que Nikon est plus ambitieux que les évidences, qui maîtrise son sujet en termes d’optiques, tout en ayant la sagesse et le pragmatisme nécessaire pour ne pas non plus partir dans les délires du f/1,4 qui imposeraient des objectifs bien trop chers, lourds et difficiles à concevoir – en fait, l’exact opposé de ce que Canon met en place avec sa ligne EOS R. Du coup, c’est carrément bien vu.

Mais cela ne change pas le fait que, très bon soit-il, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S manque de panache.

Présentation complète et fiche technique sur le site Nikon

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Tamron SP 35 et 45mm f/1.8 Di VC USD : les focales fixes stabilisées

Tamron annonce les Tamron SP 35 et 45mm  f/1.8 Di VC USDdeux nouveaux objectifs à focale fixe de 35 et 45mm pourvus du système de stabilisation maison.

Complétant ainsi sa ligne SP de zooms experts-pros, Tamron vient jouer dans la cour de Sigma et des fabricants de boîtier comme Nikon et Canon. Revue de détails.

Tamron SP 35 et 45mm f/1.8 Di VC USD : les focales fixes stabilisées

Tamron SP 35 f/1.8 Di VC USD pour Nikon

Si la ligne SP date de 1979, force est de constater que les productions Tamron étaient plutôt tournées ces dernières années vers les télézooms polyvalents ( comme le Tamron 16-300mm) et plus accessibles que les modèles experts-pros de Nikon et des autres marques de boîtiers.

Chez les opticiens indépendants, c’est Sigma qui occupait le segment expert-pro, Tamron préférant adresser le marché plus vaste des photographes amateurs.

Parce que laisser la place à un concurrent n’est pas toujours une bonne idée, Tamron prend un premier virage en 2012 avec la sortie du Tamron 24-70mm f/2.8 stabilisé, puis renforce sa position avec le plus récent Tamron 15-30mm f/2.8 Di VC USD en 2014. La marque n’est alors plus vue uniquement comme entrée de gamme mais elle se doit – encore – de compléter son offre pour rivaliser avec son concurrent direct Sigma qui dispose de focales fixes pros avec la série Art.

Tamron vient donc compléter la gamme SP avec deux focales fixes étonnamment proches en focale : les Tamron SP 35 et 45mm f/1.8 Di VC USD. Ces deux modèles disposent du système de stabilisation maison qui, bien qu’il ne soit pas indispensable sur de telles focales, ne peut qu’apporter un confort supplémentaire particulièrement avec les boîtiers riches en pixels (24 et 36Mp par exemple).

Présentation et design de la ligne Tamron SP

Tamron SP 35 et 45mm f/1.8 Di VC USD : les focales fixes stabilisées

Tamron SP 45 f/1.8 Di VC USD pour Nikon

Les deux optiques disposent d’une fiche technique quasiment similaire. Si le positionnement du 35mm (équivalent 50mm en APS-C) est clair, celui du 45mm l’est un peu moins. Il est proche de la focale standard en plein format, le 50mm, et équivaut à 67,5mm en APS-C. Ni tout à fait standard, ni tout à fait téléobjectif.

Tamron a particulièrement travaillé le design et la qualité de fabrication des deux objectifs. La bague dorée rappelant l’appartenance à une gamme expert-pro chez la plupart des constructeurs est de rigueur (c’est un anneau de monture très exactement). La présentation extérieure est sobre, la bague de mise au point plutôt large et les commutateurs conçus pour être plus accessibles.

La sérigraphie est faite pour être lisible aisément, la ligne est rehaussée par un logo SP mettant l’accent sur la gamme. Il est dommage que Tamron n’ait pas poussé l’exercice jusqu’à inclure une échelle de profondeur de champ, une habitude qui s’est perdue chez les fabricants alors que cette indication s’avère bien utilise sur une focale fixe.

Caractéristiques techniques des Tamron SP 35 et 45mm f/1.8 Di VC USD

Tamron SP 35 et 45mm f/1.8 Di VC USD : les focales fixes stabilisées

Formule optique

Les deux objectifs disposent de formules optiques avec verres asphériques moulés et verre LD à faible dispersion.. Le 35mm embarque également un verre XLD, l’ensemble étant conçu pour réduire au mieux les aberrations et défauts sur les images.

L’ouverture f/1.8 permet de limiter la taille des deux optiques, elle laissera toutefois un peu sur leur faim les amateurs de bokeh et de très grandes ouvertures qui vont probablement lorgner du côté des modèles f/1.4 de la concurrence. La différence entre f/1.8 et f/1.4 n’est pas si grande en matière d’exposition, elle l’est plus en matière de profondeur de champ à faible distance.

En revanche le diaphragme est un modèle circulaire à 9 lames qui devrait autoriser des arrières-plans harmonieux. La distance minimale de mise au point est une bonne surprise puisqu’elle descend à 0,2 et 0,29m respectivement soit une des meilleures valeurs de la catégorie.

Autofocus

L’autofocus USD autorise bien évidemment la retouche du point en manuel tout en garantissant une vitesse de mise au point et un silence de fonctionnement propres aux systèmes ultrasoniques.

Construction et protection

Les lentilles frontales de ces deux objectifs sont traitées à la fluorine, un revêtement courant désormais chez Nikon par exemple et qui permet de limiter les dépôts de surface (poussières, gouttes). Les optiques sont tropicalisées, ou plus exactement dotées de joints limitant la pénétration de l’humidité dans les mécanismes internes.

Ces deux modèles disposent d’un paresoleil et d’un bouchon d’objectif redessinées pour coller aux standards de la série SP.

Compatibilité

Les Tamron SP 35 et 45mm f/1.8 Di VC USD sont disponibles en monture Nikon, Canon et Sony Alpha (les Sony A7 sont donc exclus). Ils sont tous deux compatibles plein format et APS-C pour les boîtiers Nikon.

Tarifs, disponibilités et concurrence

Aucun tarif n’est encore communiqué par la marque mais les deux optiques doivent être disponibles fin septembre.

Ces deux Tamron 35mm et 45mm doivent faire face à une concurrence forte de plusieurs modèles parmi lesquels les Nikon AF-S 35mm f/1.8G ED et AF-S 50mm f/1.8G et leurs équivalents f/1.4. Chez Sigma ce sont les excellents 35mm f/1.4 et 50mm f/1.4 qui revendiquent le droit de concurrencer les optiques Nikon et Canon sans avoir à rougir.

Le positionnement tarifaire est donc particulièrement important si Tamron veut pouvoir se positionner face aux modèles déjà en place, la marque a su le faire pour son 24-70mm f/2.8, elle devrait savoir s’adapter avec ces deux focales fixes.

Source : Tamron


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