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Luminar AI vs Luminar 4 : premier avis, différences, présentation vidéo

Depuis l’annonce de Luminar AI, le nouveau logiciel de développement RAW de Skylum,  nombreuses sont les questions sur ce logiciel, sa compatibilité avec Luminar 4, les différences Luminar AI vs Luminar 4 et comment il fonctionne.

Je vous propose un premier tour d’horizon de Luminar AI, je dispose d’une version beta opérationnelle, et je m’efforce de répondre aux principales questions.

MàJ : depuis la publication de cet article, Luminar NEO a remplacé Luminar 4 et Luminar AI. Voici la présentation détaillée de Luminar NEO.

Luminar AI vs Luminar 4 : premier avis, différences, présentation vidéo

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Luminar AI vs. Luminar 4 : une différence d’approche

Luminar AI est le nouveau logiciel de post-traitement de Skylum, l’éditeur des différentes versions de Luminar dont Luminar 2018, Luminar 3 et Luminar 4.

Succédant à ces logiciels photo centrés sur le développement des fichiers RAW et l’adaptation du rendu à vos envies, Luminar AI propose une nouvelle approche.

Afin de vous proposer une présentation la plus complète possible, j’ai pris à nouveau contact avec le Boss de Skylum, Alex Tsepko, qui a accepté de répondre à mes questions lors d’une visioconférence. Voici ce qu’il faut savoir.

Alex Tsepko m’a rappelé, comme cela avait été annoncé lors du lancement de Luminar AI, que ce logiciel veut se démarquer des logiciels photo traditionnels.

Dans un logiciel photo traditionnel, vous traitez vos photos de façon à leur donner le rendu souhaité, à l’aide d’outils spécifiques.

Vous avez appris à utiliser le logiciel, vous savez ce que vous voulez obtenir, et vous l’obtenez.

C’est le principe des logiciels les plus connus comme Lightroom, Photoshop, Darktable, Capture One Pro, Capture NX-D, ou encore DxO PhotoLab.

Luminar 4 fonctionne sur ce principe aussi, bien que cette version du logiciel intègre déjà des modules d’intelligence artificielle pour vous venir en aide sur les opérations complexes de retouche et traitement (comme Lightroom, Photoshop ou DxO PhotoLab d’ailleurs).

Luminar AI vs Luminar 4, ça donne quoi ?

L’approche voulue par Skylum pour Luminar AI est différente.

Skylum est parti du principe que bon nombre de photographes, débutants et amateurs en particulier, ne savent pas toujours ce qu’ils veulent obtenir à partir de leurs photos.

Ils se retrouvent alors désemparés face à un logiciel très riche en fonctionnalités, de nombreux outils techniques, sans savoir à quoi tout cela va leur servir.

Ces utilisateurs tentent d’obtenir un résultat, mais ne sachant pas lequel ils souhaitent, il leur est difficile d’arriver à un résultat satisfaisant.

Skylum a souhaité proposer une nouvelle approche à ces gens-là.

Luminar AI vous permet de traiter vos photos en vous basant sur les propositions d’une intelligence artificielle qui vous aide dans le choix du résultat final.

Luminar AI ne s’avère pas pour autant un logiciel automatisé et soumis à la seule bonne volonté de l’intelligence artificielle. Il laisse la main à l’utilisateur pour choisir le résultat, et adapter le rendu final sur la base des propositions du logiciel.

Ainsi, Luminar AI adresse les besoins des photographes qui ne savent pas ce qu’ils veulent obtenir, mais savent choisir parmi une liste de propositions créatives, tout en gardant le contrôle du résultat final. L’intelligence artificielle se veut à leur service plus qu’elle ne les remplace.

Luminar AI : découverte en vidéo

Je vous propose un tour d’horizon de la préversion de Luminar AI vs Luminar 4. Je parcours les modules et vous montre les options de traitement qui s’offrent à vous.

Luminar AI vs. Luminar 4 : les différences majeures

Sachez tout d’abord que Luminar AI est une nouvelle offre, que ce n’est pas une nouvelle version de Luminar 4 et que Luminar 4 n’est pas nécessaire pour utiliser Luminar AI. Ce sont deux logiciels indépendants.

Une des contraintes de cette différence d’architecture logicielle est d’ailleurs que vous ne pouvez pas reprendre dans Luminar AI les opérations de traitement faites sur vos images dans Luminar 4. J’ai eu confirmation de ce point lors de l’interview, et n’ai pas manqué de faire part à Alex Tsepko de ma contrariété à ce sujet. Je trouve en effet dommage qu’il n’existe pas un moyen de migrer de Luminar 4 à Luminar AI. La reprise des albums par exemple, serait un plus.

Luminar 4 n’en a pas fini sa carrière pour autant. Le logiciel sera supporté jusqu’à fin 2021 et recevra de nouvelles mises à jour de maintenance. Sorti à l’automne 2019, Luminar aura donc une durée de vie « support » de 2 ans, c’est dans la moyenne haute des logiciels. Il continuera de fonctionner ensuite sans vous forcer à passer à Luminar AI tout comme certains utilisent encore Lightroom 6 plus de trois ans après sa fin de vie « support ».

Les formats de fichiers supportés restent les mêmes, RAW et JPG. Les différents appareils photo supportés sont mis à jour de façon régulière, pas aussi rapidement que chez d’autres éditeurs mais les Nikon Z 6, Z 5 et Z 50 le sont.

Après plusieurs jours de test de la version beta, je note une réactivité bien meilleure du logiciel, Luminar 4 ne brillant pas par ses performances. L’ouverture d’un fichier RAW et l’application d’un modèle sont plus rapides. Cela restera à confirmer avec la version définitive qui arrive mi-décembre selon Skylum.

Notez toutefois que comme pour tout logiciel photo moderne, devant traiter des fichiers de 24, 36 ou 45 Mp, il vous faut un ordinateur dont les performances ne ralentissent pas le logiciel :

  • un processeur récent type Core i5 ou i7,
  • un disque interne SSD,
  • 16 à 32 Go de RAM,
  • une carte graphique supportant les derniers pilotes OpenGL
  • une version à jour de Windows 10 ou MacOS pour bénéficier des moteurs d’intelligence artificielle proposés par ces systèmes d’exploitation.

Inutile pour autant de dépenser des milliers d’euros dans un ordinateur, une machine vendue entre 400 et 600 euros (novembre 2020) fait l’affaire pour démarrer en post-traitement avec Luminar AI.

Luminar AI vs Luminar 4 : quatre modules principaux

Module Catalogue

Luminar AI  : Module Catalogue

le module Catalogue de Luminar AI

C’est le point de départ de votre expérience dans Luminar AI. Le module Catalogue affiche les vignettes des photos que vous avez importées dans Luminar AI.

Par « importation », il faut comprendre « référencement », en effet Luminar AI ne contient pas les fichiers natifs, ne les duplique pas, il se contente d’en référencer l’emplacement et certaines données EXIF (comme Luminar 4, Lightroom Classic et d’autres logiciels disposant d’un catalogue).

Vous désignez un dossier de photos sur votre disque dur, Luminar AI va le parcourir, générer les aperçus et vous permettre de voir les vignettes.

De la même façon que Luminar 4, Luminar AI vous permet de créer des albums de photos qui sont l’équivalent des collections de Lightroom. Un album regroupe des photos dispersées dans plusieurs dossiers physiques sur le disque, sans vous obliger à dupliquer les fichiers.

Module Modèle

Luminar AI  : Module Modèles

le module Modèles de Luminar AI

Ce module fait appel à l’intelligence artificielle. Il analyse chaque photo ouverte et vous suggère un rendu (« modèle »). Les propositions sont faites après que l’IA ait analysé la photo, ses tonalités, ce qu’elle contient (paysage, visage, …) et qu’elle ait choisi des familles de rendus adaptés.

Pour une photo de paysage par exemple, vous vous verrez proposer des rendus de paysages, avec différentes interprétations des couleurs.

Selon Alex Tsepko, c’est là que Luminar AI va encore progresser puisque l’intelligence artificielle apprend petit à petit pour devenir plus pertinente. C’est un des axes de travail de Skylum en ce moment avant la livraison de la version finale.

Luminar AI  : Module Modèles liste de choix

Exemples de modèles proposés pour une photo

Ces modèles diffèrent des Looks de Luminar 4 (ou des presets de Lightroom), ils ne sont pas une simple collection de préréglages des curseurs mais correspondent à une analyse unitaire de la photo qui débouche sur une proposition créative.

Module Édition

Luminar AI  : Module Edition

Module Edition de Luminar AI

Ce module vous permet d’affiner le rendu proposé par le module précédent pour l’adapter à vos envies. Maintenant que vous avez fait un choix créatif sur proposition du logiciel, celui-ci  vous laisse l’adapter à vos goûts.

Vous disposez ici des outils d’édition classiques, dont certains existent déjà dans Luminar 4.

L’intelligence artificielle vient à nouveau à votre secours en proposant des traitements automatisés,  tels que l’accentuation, la structure, le traitement des portraits, du ciel ou son remplacement.

Vous pouvez ajuster avec précision chacun des curseurs de traitement d’une image comme vous le faites dans Luminar 4 (découvrez ma formation Luminar 4).

Module Export

Luminar AI  : Module Export

Module Export de Luminar AI

Dernière étape du traitement d’une photo, le module Export vous permet de générer un fichier utilisable en sortie de Luminar AI, de manière à le publier, l’envoyer par mail, le partager sur un site photo ou les réseaux sociaux.

Dans cette pré-version Luminar AI permet l’export de la photo vers le disque, un logiciel de messagerie, Smugmug et 500 px.

Les caractéristiques de sortie du fichier sont ajustables dans une fenêtre qui ressemble à celle de Luminar 4.

Premier avis sur Luminar AI vs Luminar 4

Luminar AI a dérouté bon nombre d’utilisateurs de Luminar 4 lors de son annonce. « Comment, encore une version à racheter ? Les mises à jour deviennent payantes ! Skylum se moque de nous … » j’en ai même lu des pires.

S’il est évident qu’il faudra acheter une licence pour utiliser Luminar AI, cela ne change en rien du modèle habituel pour les logiciels à licence perpétuelle :

  • l’achat initial de la licence est payant,
  • l’achat de la licence de mise à jour majeure est payante avec un tarif préférentiel,
  • les mises à jour mineures et de maintenance sont gratuites,
  • la version précédente du logiciel continue de fonctionner sans limite de durée.

Skylum n’impose donc rien et ne vous force pas à passer à Luminar AI.

En pratique par contre, cela vaut-il le coup de faire cette mise à jour ?

Vous êtes à l’aise en post-traitement

Vous savez ce que vous voulez obtenir avant même de voir vos photos et vous possédez déjà un autre logiciel expert ? Vous ne gagnerez rien à passer à Luminar AI.

Vous êtes à l’aise en post-traitement et utilisez déjà Luminar 4 qui vous satisfait, vous pouvez patienter pour passer à AI.

Vous n’êtes pas à l’aise en post-traitement

Si vous utilisez déjà Luminar 4 et que les résultats vous conviennent, vous pouvez patienter.

Si vous ne voulez pas passer du temps à apprendre le post-traitement, que vous voulez de bons résultats rapidement, et que vous n’avez pas encore de logiciel pour traiter les RAW, alors Luminar AI peut vous intéresser.

Vous utilisez Luminar 4 et hésitez à passer à AI

Dans l’immédiat (décembre 2020) Luminar AI arrivera tout juste. Vous avez donc le temps de réfléchir.

Si vous avez créé de nombreux albums et looks personnalisés, que vous retraitez souvent d’anciennes photos, sachez qu’il vous faudra recréer dans Luminar AI ce que vous avez fait dans Luminar 4. La migration sera donc plus lente et consommatrice de temps.

Si vous n’avez pas créé d’albums, que vous ne retouchez pas vos anciennes photo déjà traitées et que vous voulez bénéficier d’une meilleure réactivité, de modèles plus aboutis, alors passer à Luminar AI est une bonne idée.

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Les 200 règles d’or des maîtres de la photographie, ou comment devenir meilleur photographe

Ne devient pas « Maître » qui veut. Parmi les photographes reconnus, certains sont devenus des références incontournables, exprimant leur vision au travers d’images cultes. Ce sont les « Maîtres de la photographie » selon Paul Lowe.

Ce livre ne fera pas de vous un Maître en 200 leçons, ce serait trop simple. Mais il contribuera à votre éducation, votre éveil et à la nécessaire prise de conscience qu’il vous faut avoir pour développer votre démarche créative.

Les 200 règles d'or des maîtres de la photographie

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Les 200 règles d’or des Maîtres de la photographie : présentation

Lorsque j’ai découvert ce livre, j’ai été interpellé par son titre : comment des Maîtres de la photographie, des photographes connus et reconnus, pouvaient-ils parler de règles alors qu’ils sont les premiers à ne pas les respecter ?

 « Les règles sont faites pour être brisées » est d’ailleurs la première phrase de l’introduction du livre. Vous le savez déjà si vous avez lu « Les règles de la photographie et l’art de les enfreindre« . J’ai alors cherché à comprendre comment ce livre pouvait vous intéresser alors que vous ne cherchez pas forcément à devenir un Maître en photographie.

« Ce n’est pas moi qui ai écrit les règles, pourquoi devrais-je les suivre ? »

W. Eugene Smith

Ce livre se parcourt plus qu’il ne se lit, et après quelques dizaines de minutes à le consulter, j’ai vite compris combien sa valeur était inestimable. Bien qu’il ne remplace en rien l’étude des livres de photographes, il s’agit d’un condensé de leurs enseignements, présenté dans un format portable, lisible, accessible à tous.

Ce condensé va vous permettre :

  • d’aller à l’essentiel sans vous perdre dans de nombreuses lectures ou vidéos parfois peu pertinentes,
  • de découvrir des photographes qui vous donneront envie d’en savoir plus sur leur travail inspirant,
  • de disposer d’un référentiel de citations et bonnes pratiques à consulter chaque fois que vous manquez d’inspiration,
  • de prendre du recul sur votre pratique pour identifier des pistes et progresser.

Paul Lowe, l’auteur du livre, est Directeur du programme de Master en photojournalisme et photographie documentaire au Collège de Communication de Londres, je vous ai déjà présenté son précédent livre « Chronologie de la photographie ». Il a rassemblé dans celui-ci une somme de connaissances importante pour la rendre accessible à tous, simplement et immédiatement.

La présentation de ces 200 règles est organisée selon trois axes.

Les fondamentaux : patience et rigueur

Les 200 règles d'or des maîtres de la photographie

 

Il s’agit ici de comprendre comment les maîtres de la photographie la positionnent en tant que pratique, de vous donner des pistes de réflexion sur la prise de vue sur le terrain et la construction d’images.

Vous allez trouver des règles et principes pour vous aider améliorer votre production.

Un exemple :  « Ne réfléchissez pas trop », une règle qui s’appuie sur l’œuvre du photographe Manuel Alvarez Bravo. Paul Lowe vous explique que la philosophie de ce photographe était « photographiez ce que vous voyez, pas ce que vous pensez ». Voir page 53 pour en savoir plus.

La démarche artistique : audace et créativité

Les 200 règles d'or des maîtres de la photographie

Cette seconde partie du livre s’intéresse au rapport au monde de l’artiste en liens avec ses projets.

Vous ne vous voyez pas devenir Maître photographe, mais pourquoi ne pas imaginer votre démarche comme un chemin à  parcourir pour produire quelque chose qui vous ressemble ?

Regardez page 120 le travail de Mark Power (Magnum) et cette phrase qui devrait vous marquer : « Trouvez un sujet qui vous tient à cœur, qui vous émeut, quelque chose qui provoque en vous les émotions les plus brutes. Ensuite soyez patient ».

La pratique professionnelle : méthode et éthique

Dans cette troisième partie du livre, Paul Lowe aborde des considérations professionnelles, ou comment vivre de la photographie en séduisant un public.

Il s’agit ici d’approcher la professionnalisation de votre parcours, de devenir photographe professionnel. Les règles citées touchent moins à la création qu’à la promotion et à la réalisation de travaux professionnels.

Les 200 règles d'or des maîtres de la photographie

Je retiens cette règle citée par Jess Crombie, page 180, rédactrice en chef en étroite relation avec les photographes dont elle diffuse les images :

« En tant qu’éditrice, on m’a trop souvent soumis des travaux susceptibles de me séduire, plutôt que des photos reflétant les envies personnelles de leur auteur ».

Vous allez trouver ici des principes fondamentaux pour vendre vos photos, comme la bonne gestion d’une campagne KickStarter, la nécessaire phase d’édition de vos images ou l’archivage indispensable de tout ce que vous produisez. Des problématiques auxquelles les photographes professionnels ne peuvent échapper.

Mon avis sur « Les 200 règles d’or des maîtres de la photographie »

A la différence d’autres livres dans lesquels l’auteur développe une vision personnelle (par exemple …), ce livre est un regroupement d’idées, de principes, de visions de nombreux photographes et professionnels du monde de la photo. Il s’agit d’un ouvrage collectif qui n’en a que le nom puisqu’il est bien écrit par un seul auteur, Paul Lowe, qui a su faire cet important travail de curation.

Il s’agit d’un livre de chevet, d’un recueil pratique que vous allez garder à portée de main. Son format permet même de le glisser dans votre sac photo, pour le consulter chaque fois que vous en éprouvez le besoin.

Chacune des règles vous fera réfléchir : à votre pratique, à vos envies à vos besoins. Un peu à la manière du Personal MBA de Josh Kaufman dans un tout autre domaine, ce livre s’avère donc le point d’entrée de tout ce que vous pouvez (devez ?) découvrir, connaître, comprendre pour devenir un meilleur photographe. Il vous renvoie vers autant de photographes, de professionnels du monde de la photo, de références que vous pourrez ensuite consulter en toute connaissance de cause, sans vous tromper.

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Test Nikkor Z 24-200 mm f/4-6.3 VR : le megazoom pour hybrides tient-il ses promesses ?

A la lecture de ce test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, vous allez découvrir ce qu’un megazoom conçu pour la monture Z peut offrir en polyvalence et performances sur un hybride Nikon.

Ce zoom à plage focale étendue, bien que n’entrant pas dans la gamme S-Line NIKKOR Z, a t-il un intérêt pour vous ? Peut-il être votre compagnon au quotidien ? Je m’efforce de répondre à ces questions et vous propose une série d’images réalisées en conditions réelles sur le terrain avec un Nikon Z 6.

Test Nikkor Z 24-200 mm f/4-6.3 VR : le megazoom pour hybrides tient-il ses promesses ?

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Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR : contexte

2020, un premier confinement, à peine l’été pour souffler, et un second confinement nous prive à nouveau de sorties.  Difficile de caser des journées de prise de vue pour partager avec vous mes tests des optiques NIKKOR Z récentes. Aussi, avant d’être limité à 1 km et 1 heure,  j’ai pris quelques jours en bord de mer pour mener à bien ce test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR (celui du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S fait en parallèle arrive bientôt).

J’ai utilisé le Nikon Z 6 qui m’accompagne au quotidien, le Z 6 II n’est pas encore disponible et cela ne remet pas en cause l’intérêt du test.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR sur Nikon Z 6 en position 24 mm

Vous connaissez ma réserve habituelle quand il s’agit de parler d’un zoom à plage focale étendue (ou megazoom). J’ai pour habitude de dire qu’ils sont bons partout mais excellents nulle part, qu’ils nous facilitent la vie en nous évitant de changer d’objectifs mais nous privent aussi de faire les efforts de cadrage et composition nécessaires à une pratique photo plus créative.

Utilisateur du zoom NIKKOR Z 24-70 mm f/4 de façon quasi-exclusive, ce NIKKOR Z aurait-il quelques atouts pour me faire changer d’avis ?

Présentation

Le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR est un zoom conçu pour la monture Nikon Z équipant les hybrides plein format et APS-C de la marque, à ce jour les Z 5, Z 6 et Z 7 séries 1 et 2 et le Z 50 (voir la présentation complète). Objectif plein format par définition, sa plage focale équivaut à 36-300 mm sur un hybride APS-C comme le Nikon Z 50.

NIKKOR Z 24-200 mm

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR sur Nikon Z 6 à 24 mm et 200 mm

L’ouverture maximale varie de f/4 à 24 mm à f/6.3 à 200 mm. Le tableau ci-dessous vous donne les variations d’ouverture maximale en fonction de la focale :

  • 24 mm : f/4
  • 35 mm : f/4.8
  • 50 mm :  f/5.6
  • 70 mm : f/6
  • 105 mm :  f/6.3
  • 135 mm :  f/6.3
  • 200 mm :  f/6.3

A la différence d’un zoom NIKKOR Z 24-70 mm dont l’ouverture reste constante à f/4 ou f/2.8 selon le modèle, ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR est donc vite limité en ouverture. Il n’est f/4 qu’à 24 mm, f/6.3 dès 70 mm tandis que le « petit » 24-70 est encore f/4 à cette focale.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR sur Nikon Z 6 (en haut) à 24 mm
pour comparaison, le zoom NIKKOR Z 24-70 mm f/4 (en bas) à 24 mm

L’aspect de ce zoom est conforme aux standards de la gamme NIKKOR Z, un design sobre, une large bague de zoom, pas de bague de mise au point dédiée (le 24-70 mm f/4 n’en a pas non plus), il faut utiliser la bague multifonction personnalisable avec activation de la mise au point si vous le souhaitez.

Ce zoom est stabilisé, ce qui peut vous paraître curieux alors que les hybrides Nikon Z plein format ont un capteur stabilisé. J’y vois deux raisons :

  • la stabilisation optique sur l’objectif s’avère souvent plus performante que celle du capteur avec les longues focales (le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 est stabilisé), et ce zoom grimpe à 200 mm,
  • n’oublions pas que le Nikon Z 50 n’est pas doté d’un capteur stabilisé, le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR vous permettra sur ce boîtier de profiter d’une stabilisation faisant gagner près de 5 stops.

Autre point commun avec les megazooms, l’objectif s’allonge beaucoup entre 24 mm et 200 mm. Il reste discret à 24 mm mais ne l’est plus du tout à 200 mm, l’ensemble Z 6 + zoom mesure alors pas moins de 24 cm.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le bouton Lock de verrouillage du zoom du NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

Pour éviter que le zoom ne s’allonge une fois rangé dans votre sac photo, c’est courant avec ce type de zoom, le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR est doté d’un bouton de verrouillage (Lock) sur le fût.

Le diamètre des filtres est de 67 mm, le pare-soleil livré avec l’objectif vous sera utile pour réduire l’effet de flare en position grand-angle en particulier.

À qui se destine ce NIKKOR Z 24-200 mm ?

Un zoom 24-200 mm vous permet de cadrer large de 24 à 35 mm, en plan serré entre 50 et 85, et en téléobjectif au-delà de 105 mm. Cet objectif s’avère ainsi polyvalent, vous évite de transporter les focales fixes équivalentes ou le duo 24-70 + 70-200 mm. Il évite aussi le changement d’objectif sur le terrain. C’est donc un zoom qui vous servira chaque fois que vous voulez voyager léger sans perdre en possibilités de prises de vues.

Plage focale du zoom Nikkor Z 24-200 mm

les cadrages possibles de 24 à 200 mm avec le NIKKOR Z 24-200 mm

Sa polyvalence est grande de par sa plage focale, je n’en dirai pas autant de son ouverture maximale. Il est en effet dommage de ne pas pouvoir conserver une grande ouverture au-delà de 35 mm, en téléobjectif, alors que ces focales sont idéales pour le portrait comme la photo d’action mêlant netteté sur le sujet et joli flou d’arrière-plan.

A f/6.3 le flou est moins important, il vous faudra compenser en jouant sur la distance au sujet, rapprochez-vous pour bénéficier d’une profondeur de champ réduite et rattraper ainsi ce que vous perdez en ouverture maximale.

Char à voile - Plage de Berck

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR – Nikon Z 6 – 200 mm – ISO 100 – 1/500 ème sec. – f/6.3

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR – Nikon Z 6 – 200 mm – ISO 100 – 1/200 ème sec. – f/6.3

Cette limite d’ouverture maximale va aussi vous imposer de monter en ISO dès que la lumière diminue, ce qui n’est pas un problème insurmontable avec les hybrides Nikon Z dont le bruit numérique est limité jusqu’à 6.400 ISO. Au-delà, prévoyez un trépied pour le paysage ou un éclairage complémentaire pour le portrait et l’action.

Qualité de construction

Ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3  VR est aussi bien construit que les modèles de la série S. Nikon n’a pas délaissé la monture métallique pour une monture en polycarbonate, la construction générale est dans la lignée des séries S, les bagues tournent avec la fermeté nécessaire, sans aucun jeu.

En position 200 mm l’ensemble reste rigide, je n’ai constaté aucun défaut d’assemblage. Ce n’est donc pas sur ce plan que l’on va faire la différence. C’est du tout bon.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR pendant une séance nocturne sous une pluie dense

La résistance aux intempéries est importante, ce n’est pas faute d’avoir effectué une partie de ce test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR par grand vent et sous la pluie, en devant chasser le sable de l’objectif plusieurs fois !

Prise en main

L’adaptation est immédiate, j’ai apprécié de retrouver la bague personnalisable à laquelle j’attribue le contrôle de la compensation d’exposition afin de gérer dans le viseur en temps réel. Ce réglage s’avère bien plus rapide que l’appui sur le bouton de compensation d’exposition, il me donne un résultat proche de ce que j’attends, et limite le temps de post-traitement des images.

Ce test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR m’a aussi permis de mettre en évidence le poids réduit de ce zoom, 570 grammes soit 70 de plus que le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, quand l’AF-S Nikon 28-300 mm en fait 800.

Très compact à 24 mm, il loge dans mon sac d’épaule sans difficulté. La différence est faible avec le 24-70 mm f/4, sac fermé je ne fais pas la différence.

L’ensemble boîtier + objectif s’avère très équilibré :

  • à 24 mm la bague de zoom facilite la tenue de l’objectif,
  • à 200 mm, la main avance pour compenser l’augmentation de longueur, sans que l’ensemble ne soit déséquilibré pour autant.

Cette caractéristique est appréciable car cela permet de passer de 24 à 200 mm sans bouger l’œil du viseur. Selon la taille de votre main et la souplesse de votre poignet, il vous faudra lâcher puis reprendre la bague pour effectuer la rotation totale, ou tourner cette bague avec deux doigts pendant que l’autre main tient fermement le boîtier.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR avec pare-soleil en position inverse

Comme sur les autres objectifs Nikon, le pare-soleil se clipse aisément et peut se fixer à l’envers sur le fût pour être toujours disponible, vous pouvez ainsi le retirer pour des raisons de discrétion sans devoir le ranger.

Autofocus

Ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR est un objectif Z natif, ce qui signifie qu’il est conçu pour proposer une mise au point la plus rapide et silencieuse possible sur un hybride Nikon Z.

A 24 mm la mise au point est quasi immédiate d’une position à l’autre de la plage de mise au point.

A 200 mm la course est plus importante et l’objectif prend quelques dixièmes de seconde pour se caler, sans hésitation toutefois.

Si vous visez un sujet trop proche (distance minimale de mise au point de 0,5 m à 24 mm et 0,7 m à 200 mm), pas de pompage incessant, le système de mise au point passe d’une extrême à l’autre avant de s’arrêter,  c’est le signe qu’il faut vous éloigner.

En terme de rapidité de mise au point, c’est donc du côté du boîtier qu’il faut se pencher. Les Nikon Z 6 et 7 série 1 n’étant pas les plus véloces, je ne doute pas que ce zoom monté sur un Z série 2 soit plus rapide encore. Les performances du système autofocus sont liées aux progrès du module AF et au double processeur Expeed 6.

Nikon hybride photo oiseaux autofocus

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR + Nikon Z 6 : 200 mm – 1/250 ème sec. – f/6.3 – 320 ISO

J’ai enfin noté une bonne stabilité de la mise au point, particulièrement sur sujets en déplacement rapide et en utilisant le mode AF-C. Difficile de dire qui favorise quoi dans ce mode,  il faudrait rentrer dans le détail du fonctionnement de l’algorithme de mise au point. Toutefois la mise au point acquise, il ne la lâche pas , le boîtier suit le sujet. Au final ce qui compte est d’avoir une photo nette et c’est le cas.

Stabilisation

Voici un sujet ingrat à traiter car utiliser un objectif NIKKOR Z VR sur un hybride Nikon Z déjà stabilisé nécessite de comprendre comment l’ensemble fonctionne.

Les deux systèmes, l’IBIS (stabilisation capteur) et le VR (stabilisation objectif) fonctionnent de pair selon les combinaisons suivantes :

Nikon Z 5 / Z 6 / Z 7 séries 1 et 2

  • avec objectif NIKKOR Z non VR : stabilisation 5 axes capteur
  • avec objectif NIKKOR Z VR : stabilisation 5 axes capteur et objectif

Nikon Z 50

  • avec objectif NIKKOR Z non VR : pas de stabilisation
  • avec objectif NIKKOR Z VR : stabilisation 2 axes (objectif, lacet et tangage)

Sur mon Z 6 j’ai donc pu disposer d’une stabilisation 5 axes utilisant la stabilisation VR en complément de la stabilisation capteur (2 + 3 axes).

La loi voulant qu’il ne faille jamais dépasser 1/focale pour éviter le flou de bougé (par exemple 1/200 ème de sec. à 200 mm) est obsolète avec les hybrides Nikon Z. C’est donc le cas avec ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR dont la stabilisation, couplée à celle du boîtier, autorise des temps de pose bien plus longs que ceux auxquels vous êtes habitués avec un téléobjectif.

Stabilisation NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

crop de photos à 200 mm : 1/200 – 1/25 – 1/15 – 1/8 ème sec.

En prenant soin de bien tenir l’appareil photo en étant bien calé, vous pouvez faire des photos nettes à 200 mm, jusqu’à 1/10 ème de sec. Autant dire que cette stabilisation vous ouvre les portes de la photo de nuit, en soirée, en très faible lumière, à courte comme à très longue focale. Certains résultats sont même bluffants.

Utilisé sur un Nikon Z 50 (que je n’ai pas pu tester en même temps), ce zoom vous permet de compenser l’absence de stabilisation capteur pour les plus longues focales, la stabilisation étant en effet inutile en position grand-angle.

Test NIKKOR Z 24-200 mm : performances optiques, piqué, homogénéité et vignettage

Les objectifs NIKKOR Z nous ont habitués à des performances optiques élevées. Les zooms experts-pros f/4 et f/2.8 surclassent leurs homologues reflex, en grand-angle en particulier en raison d’une monture plus généreuse en diamètre.

Sans atteindre les sommets du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8, les photos montrent une belle homogénéité du piqué d’image sur l’ensemble du champ, en particulier à 24 mm, focale pour laquelle il est fréquent de constater une dégradation sur les bords, souvent couplée à de la distorsion (voir plus bas).

A 200 mm et pleine ouverture, le piqué d’image, en retrait par rapport aux zooms de la catégorie supérieure, reste homogène et le résultat final ne manque pas d’intérêt.

Portrait NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR + Nikon Z 6 : 81 mm – 1/500 ème de sec. – f/6.3 – 900 ISO

Le vignettage est visible à 24 mm à pleine ouverture, de l’ordre d’1,3 Ev, il disparaît dès f/5.6. C’est assez classique avec les zooms à forte amplitude démarrant à 24 mm, l’AF-S 24-120 mm pour reflex fait bien pire.

Il vous faudra appliquer une correction pour réduire cet assombrissement des bords de l’image, ce que fait très bien un logiciel de développement RAW. Le JPG brut de boîtier n’est pas suffisamment compensé pour réduire ce vignettage, attention donc si vous y êtes sensible.

Vingettage NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR
Vignettage à 24 mm f/4

Performances optiques : déformation et distorsion

La monture Z et son grand diamètre permet de réduire au minimum les distorsions. Même sur un zoom à moins de 1.000 euros qui n’entre pas dans la gamme pro S line ? Oui.

Distorsion NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR à 24 mm f/9

Distorsion NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

Crop du coin inférieur droit de la photo ci-dessus

Distorsion NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

Crop du coin supérieur droit de la photo ci-dessus

N’oublions pas que nous sommes en présence d’un zoom à moins de 1.000 euros quand un NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 en vaut 2.200.

Ce rappel en tête, je note une absence quasi totale de distorsion et déformation d’image de 24 à 200 mm. C’est une belle performance due à la monture, à la formule optique de l’objectif et un peu aussi probablement au traitement informatique assuré par le boîtier et l’objectif (d’où l’importance des firmwares boîtiers ET objectifs sur les hybrides).

Par curiosité, j’ai ouvert certaines images dans DxO PhotoLab 4 assurant la meilleure réduction possible des distorsions, et je n’ai pas mesuré d’écart visible à l’œil. Une autre façon de dire que les fichiers générés par ce zoom sont de grande qualité eu égard à son positionnement tarifaire.

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Je vous parlerai plutôt des aberrations chromatiques que du rendu des couleurs qui est conforme à ce que l’on connaît de la gamme NIKKOR Z. J’apprécie le rendu neutre des images, j’ai une préférence pour le Picture Control Paysage qui me donne des fichiers proches, en colorimétrie, de ce que je souhaite obtenir. Couplé à la compensation d’exposition dans le viseur, cela réduit d’autant la durée du post-traitement. Passer d’un autre NIKKOR Z à celui-ci se fera sans différence de colorimétrie visible à l’écran.

En matière d’aberrations chromatiques, ce test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR montre une tendance du zoom à générer des franges vertes et violettes plutôt visibles dans les feuillages si vous zoomez de façon importante dans l’image. Comme tous les objectifs aurais-je pu dire …

aberrations-chromatiques-avec-Nikkor-Z-24-200-mm-f-4-6-3-VR-3

Crop de l’image d’origine, avec présence de franges vertes et violettes dans les branches

aberrations-chromatiques-sans-Nikkor-Z-24-200-mm-f-4-6-3-VR-3

Crop de l’image d’origine traitée dans DxO PhotoLab 4 pour suppression des aberrations chromatiques

Ces aberrations se corrigent vite en post-traitement RAW. Sur des fichiers JPG natifs, le traitement opéré par le boîtier sur le RAW pour générer le JPG n’atteint pas les performances d’un logiciel spécialisé (par exemple Lightroom ou DxO PhotoLab). Les franges violettes restent visibles si vous faites le point sur les branches et zoomez à 100 % dans l’image.

Attention : n’abusez pas des affichages à 100% qui ne sont en rien des conditions d’observation ou de tirage papier normales. Ces franges seront très peu visibles à l’écran ou à distance normale d’observation d’un tirage.

Rendu optique : profondeur de champ

J’en reviens à mes remarques initiales. F/4 à 24 mm vous donne une belle latitude en matière de profondeur de champ, bien que cette courte focale ne favorise pas les flous d’arrière-plan et l’effet bokeh, ce n’est pas le but recherché en grand-angle.

Nikon hybride flou profondeur de champ bokeh

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR à 24 mm + Nikon Z 6 : 135 mm – 1/125 ème sec – f/36 – ISO 1600

A 200 mm la profondeur de champ reste limitée par l’ouverture f/6.3, j’aurais vraiment préféré une ouverture f/4 à 200 mm, une performance guère envisageable pour conserver la compacité , le poids et le tarif attendus pour un tel zoom.

Est-ce à dire que l’on ne peut pas faire de jolis flous en téléobjectif avec ce 24-200 mm ? Non, cela reste tout à fait possible, il faudra gérer au mieux la distance au sujet pour jouer sur la profondeur de champ.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR à 200 mm sur Nikon Z 6 (en haut)
le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 (en bas, longueur constante)

C’est personnel, j’ai un faible pour les téléobjectifs à grande ouverture. Ils ne peuvent toutefois pas proposer la compacité, la souplesse et le tarif d’un tel megazoom, aussi pouvoir déclencher à 200 mm et f/6.3 reste une belle alternative qui vous permettra de faire de jolis portraits avec un peu de pratique.

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR : ma conclusion

Les optiques Nikon NIKKOR ont fait la réputation de la marque autant, si ce n’est plus, que les boîtiers reflex. Avec les hybrides, Nikon était attendu au tournant puisque la monture Z supposait une réécriture totale de l’histoire : nouvelles caractéristiques, nouvelles formules optiques, nouveaux enjeux.

Forts de cette expérience, il est indéniable que les opticiens Nikon ont réussi leur coup sur le plan des performances : les NIKKOR Z S-Line surclassent les versions reflex, de même que la concurrence en monture F. Restait un problème majeur, le tarif de ces optiques, loin d’être accessible au photographe amateur désireux de passer à l’hybride sans devoir emprunter sur 10 ans.

Avec ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, Nikon propose une alternative très crédible et accessible aux zooms experts-pros et focales fixes :

  • la large plage focale autorise tous types de prises de vues,
  • le poids et l’encombrement autorisent un usage quotidien sans (trop) de contraintes,
  • les performances sont à la hauteur des attentes de nombreux amateurs, voire de certains pros,
  • le tarif reste sous la barre des 1.000 euros à la sortie, soit 200 euros d’écart avec la version AF-S 28-300 mm f/3.5-5.6G ED VR qui a déjà vu son prix baisser.

Investir dans ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR ne vous coûtera pas plus cher que faire le choix d’un megazoom pour reflex et lui coupler la bague FTZ (vendue 300 euros seule).

Que puis-je reprocher à ce zoom ? Très sincèrement pas grand-chose si ce n’est son ouverture maximale limitée. Parfait couteau suisse pour compléter un Nikon Z 5 ou Z 6, complément pertinent d’un Nikon Z 50, ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR ne manque pas d’intérêt.

Face au NIKKOR Z 24-70 mm f/4 (600 euros en kit, 1000 euros seul) le 24-200 a l’avantage de la plage focale étendue. Il vous fera perdre en ouverture à 70 mm (f/6 vs. f/4). La proposition de valeur reste très intéressante pour le photographe amateur qui ne cherche pas l’excellence à tout prix. Les experts et pros appréciant le 24-70 lorgneront plutôt du côté du modèle f/2.8 (2.200 euros).

Face aux megazooms Nikon ou compatibles via la bague FTZ, ce 24-200 a quelques longueurs d’avance :  extrême compacité, poids réduit, silence de mise au point, performances supérieures, compatibilité maximale avec les hybrides Nikon Z, construction tous temps et évolutivité (mise à jour possible).

Le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR peut vous intéresser si :

  • vous n’avez encore aucun zoom NIKKOR Z,
  • vous cherchez un objectif polyvalent et compact pour le voyage
  • vous appréciez les longues focales sans avoir le budget pour un téléobjectif f/2.8,
  • vous n’avez pas d’équivalent en monture F,
  • vous n’aimez pas passer d’une focale fixe à l’autre.

Le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR va moins vous intéresser si :

  • vous cherchez les meilleures performances optiques possibles au détriment du tarif et de la compacité,
  • vous appréciez les grandes ouvertures et l’effet bokeh prononcé,
  • vous avez déjà un NIKKOR Z 24-70 mm f/4 et n’envisagez pas de le revendre,
  • vous souhaitez photographier en toute discrétion (dans la rue par exemple),
  • vous utilisez en parallèle un reflex et un hybride et devez conserver un zoom en monture F.

En savoir plus sur ce zoom sur le site Nikon.

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique


La photo, composition et couleur par Harald Mante

La photo, composition et couleur, est la seconde édition d’un livre de Harald Mante intitulé initialement « Composition et couleur en photographie ». 

Ce livre qui fait partie des références quel que soit votre niveau en photographie aborde différentes notions essentielles parmi lesquels l’art du cadrage, de la composition et de la création d’une photographie. Voici ce que je pense de cette seconde édition.

La photo, composition et couleur par Harald Mante

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La photo, composition et couleur par Harald Mante, présentation

Je ne compte plus les ouvrages sur les principes de la photographie dans ma bibliothèque. Certains abordent un thème et le détaillent, c’est le cas de la série « Les secrets de … » chez Eyrolles. D’autres sont des ouvrages complets, abordant plusieurs thèmes comme « Composez, réglez, déclenchez« , l’auteur s’efforce de vous communiquer ce qu’il considère être les règles communément admises tout en apportant sa vision.

La photo, composition et couleur par Harald Mante

Le livre d’Harald Mante s’inscrit dans cette seconde catégorie. L’auteur, Harald Mante, est photographe, peintre, enseignant d’origine allemande (le livre est traduit par Volker Gilbert). Le succès de ses deux premiers livres lui a valu un poste d’enseignant en Allemagne, et après avoir fusionné le contenu des deux livres dans la première édition de cet ouvrage, il vient de le mettre à jour pour cette seconde édition.

Il s’agit donc bien d’un nouveau livre, dont le contenu repose forcément sur les mêmes notions, mais apparaissent 300 nouvelles images, des illustrations revues et complétées, de nombreuses reprises du texte, et le format carré propre à cette édition.

De quoi parle ce livre ?

[su_frame][/su_frame]Autant le dire tout de suite, si vous cherchez un livre de recettes, avec des photos à reproduire, ce n’est pas l’ouvrage qu’il vous faut. Il s’agit d’un livre d’apprentissage, dans lequel vous allez trouver la présentation des différentes notions sous un angle académique.

Non pas que l’auteur n’ait pas illustré l’ouvrage de photos, il y en a des centaines, mais le but de ce livre est bien de faire de vous apprendre quelque chose plutôt que de vous inciter à appliquer sans trop savoir pourquoi.

Toutefois ne pensez pas qu’il s’agisse d’un livre académique difficile à parcourir. C’est tout le contraire.  Plutôt que de partir dans des considérations complexes sur le processus créatif, Harald Mante s’intéresse aux notions « de base » mais pour autant essentielles.

La photo, composition et couleur par Harald Mante

Il le fait de façon structurée, claire et pertinente. Un exemple ? Savez-vous comment choisir entre format portrait (vertical) et format paysage (horizontal) ? Vous ne pouvez pas décider par hasard, et vous apprendrez que la ligne horizontale symbolise l’équilibre absolu tandis que la ligne verticale a la faculté de diviser davantage les surfaces au format paysage.

Savez-vous qu’il y a des points distincts et des points perturbateurs dans une image ? De même vous allez apprendre comment gérer les diagonales et les lignes obliques. Ou encore travailler avec les surfaces et les contrastes.

Harald Mante n’est pas uniquement photographe, il est aussi professeur d’art photographique et cela se ressent dans cet ouvrage. La qualité de la traduction de Volker Gilbert ajoute à l’intérêt du livre. Voici un livre agréable à parcourir, au gré de vos envies et besoins, de façon chronologique ou non.

Je n’oublie pas la qualité des photos, elles font de ce livre un ouvrage que j’aime consulter aussi pour trouver l’inspiration. Le tarif de 28 euros, dans la moyenne pour un livre bien imprimé et relié, ne devrait pas être un frein, cet investissement sera vite amorti si vous prenez la peine de suivre les enseignements et, surtout, de les appliquer.

La photo, composition et couleur par Harald Mante

A qui s’adresse le livre « La photo, composition et couleur » ?

Ce livre s’adresse à vous si découvrir, comprendre et mettre en application les notions de base du graphisme et de la photographie vous semble important pour améliorer votre pratique personnelle. Que vous soyez photographe débutant, amateur ou créatif intéressé par l’approche graphique, vous trouverez dans ce livre de quoi satisfaire votre curiosité.

La photo, composition et couleur par Harald Mante

Les photographes plus experts y trouveront l’inspiration pour trouver de nouvelles voies, identifier des axes créatifs auxquels ils n’avaient pas nécessairement pensé. Les coloristes y trouveront les notions avancées nécessaires à connaître pour approfondir leur démarche.

En résumé voici un livre qui s’inscrit dans la durée, ce qui est un des meilleurs signes de l’intérêt qu’il présente. Que vous ayez envie de vous faire plaisir ou de faire plaisir à un proche, n’hésitez pas, c’est une valeur sûre !

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Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

228 conseils pour réussir la photo de portrait ? Ce n’est pas un peu beaucoup ? A qui cela peut bien s’adresser ?

A vous, photographe amateur, grand débutant ou plus expert, qui souhaite faire du portrait sans devoir parcourir des centaines de pages de références plus académiques.

Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

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Réussir la photo de portrait, un challenge ?

De nombreux photographes amateurs font de la photo nature, de la photo d’animaux, pour plusieurs raisons :

  • la nature et les animaux sont plus simples à approcher que les humains,
  • la nature impose sa force même si la photo n’est pas exceptionnelle,
  • la nature et les animaux se trouvent partout, un bon sujet pour le portrait c’est moins vrai.

Ces mêmes photographes, vous peut-être, me disent pourtant souvent vouloir passer un cap, faire des photos « plus créatives », « plus abouties » et ne savent pas comment s’y prendre.

Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

Je réponds souvent qu’il peut être bon, lorsqu’on en est là, de changer de domaine. La nature et les animaux ont leurs vertus mais approcher l’humain, c’est autre chose.

Émotion, ressenti, intention sont critiques pour réussir une photo de portrait. Le regard de l’autre, qui vous observe autant qu’il se sent observé lors de la prise de vue, est intimidant. C’est une bonne contrainte, cela vous pousse à faire plus vite, plus beau, plus abouti.

La photo de portrait ne saurait éclipser la photo nature et la photo d’animaux, mais elle devrait faire parti de votre pratique quotidienne (voir « comment faire un portrait photo« )

[su_frame][/su_frame] Relever ce challenge est important, et nombreux sont les livres qui vous aident. Certains sont de vraies références académiques, avec des plans d’éclairage, des considérations professionnelles. Ces ouvrages ne sont pas toujours à la portée des plus débutants.

D’autres par contre, et c’est le cas du livre dont il est question ici, sont plus abordables. Pas moins pertinents, mais leur présentation, leur approche, les exemples donnés sont plus facilement réalisables par un amateur que ne le sont les photos de portrait faisant appel à de nombreux accessoires de studio, des assistants et des éclairages coûteux.

Dans « Tout pour réussir la photo de portrait » (First Editions), dont la traduction par Bernard Jolivalt est de grande qualité, vous allez trouver une longue liste de conseils.

Je préfère employer ce terme que celui de « fiche pratique », car certains de ces « conseils » tiennent en quelques lignes, sans qu’ils ne soient une méthode étape par étape.

Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

Mais ils ne manquent pas d’intérêt pour autant car chacun est claire, simple à comprendre et à assimiler, et les exemples donnés sont très parlants.

Vous avez peut-être du mal à lire les ouvrages dont le texte prend beaucoup de place et qu’il faut parcourir de la première à la dernière page sans en sauter une seule.

Pas de ça ici, ce livre est un assemblage de paragraphes très colorés, le texte est consistant mais pas envahissant, les notions sont toutes utiles.

Sur 228 conseils il y a de la redondance, des choses que vous savez déjà et des notions dont vous n’aurez jamais besoin. Mais c’est le propre d’un livre qui fait le tour du sujet que d’être exhaustif.

J’ai aimé tout particulièrement ces idées, de pages en pages, pour faire des photos différentes.

Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

Vous pensez que le portrait c’est photographier quelqu’un de face, voire de profil, avec une belle lumière ? Ce n’est pas que ça, loin de là. Regardez la photo de ce musicien de rue (conseil 67), vous comprendrez ce que je veux dire. Comment, un portrait ça ? Oui, et pas qu’un peu.

Le portrait ne consiste pas qu’à montrer le regard de l’autre, il consiste aussi à illustrer ce qu’est l’autre, sa vie, son milieu, son caractère.

Mon avis sur ce livre

« Tout pour réussir la photo de portrait » rentre dans la catégorie des guides pratiques, il vous permet de disposer d’un grand nombre d’idées à appliquer immédiatement, comme à garder pour des séances ultérieures, dans des lieux bien particuliers.

Il vous donne aussi de nombreuses idées de photos à réaliser chez vous, ou près de chez vous, si vous ne savez vous déplacer à l’autre bout du monde ou que vous n’avez pas accès à un studio.

Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

La photo est souvent là où on ne l’attend pas, le portrait vous tend les bras dès que vous passez le pas de votre porte, alors pourquoi ne pas vous laisser faire et vous y mettre ?

Il vous en coûtera 26 euros pour découvrir ce domaine si attirant, comprendre comment vous lancer, passer à l’action et être fier(e) du résultat. Ça vaut la peine non ?

Une dernière chose … Si vous aimez les animaux, sachez que le portrait d’animaux fait aussi partie des sujets traités, regardez page 187 et suivantes.

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Lightroom Classic 10, Lightroom « Cloud » 4, mises à jour octobre 2020

Les mises à jour Lightroom Classic 10 et Lightroom « Cloud » 4 sont arrivées. Depuis que ce logiciel est disponible sous forme d’abonnement, Adobe fait des mises à jour régulières, 4 fois par an environ.

La différence d’une version à l’autre peut ainsi paraître minime, mais sur la durée le logiciel évolue. Voici ce qu’apportent les mises à jour d’octobre 2020 à Lightroom Classic et Lightroom « Cloud », publiées à l’occasion de la conférence annuelle Adobe Max.

Lightroom Classic 10, Lightroom "Cloud" 4, mises à jour octobre 2020

Découvrir les usages de Lightroom Classic, le mini-cours vidéo

Lightroom Classic 10

La version historique de Lightroom, ex. Lightroom 6, est toujours là et c’est bien parti pour durer. Celui qui s’appelle désormais Lightroom Classic 10 vous propose plusieurs nouvelles fonctions, de traitement des fichiers RAW comme d’amélioration de l’ergonomie.

Color grading

Vous connaissez l’outil de virage partiel des précédentes versions ? Il est remplacé par l’outil de Color Grading. Cet outil reprend le principe de correction des couleurs du virage partiel, mais il est bien plus ergonomique et autorise des modifications plus précises.

Chacune des trois roues permet d’ajuster avec précision la colorimétrie pour les tons sombres, moyens et clairs.

Si toutefois vous préférez ajuster l’ensemble des tons en une fois, une quatrième roue l’autorise.

Lightroom Classic, outil Color Grading

Lightroom Classic 10, l’outil Color Grading

Les réglages offerts par le Color Grading sont plus ergonomiques et vont vous permettre d’ajuster avec beaucoup de précision la colorimétrie de vos photos.

Commencez par choisir la zone qui vous intéresse, ombres, tons moyens ou hautes lumières, puis cliquez sur le point central pour désigner la teinte cible. Il s’agit par exemple de renforcer le bleu du ciel.

En laissant la la touche CTRL  enfoncée, vous restreignez la gamme de teintes disponibles afin de ne pas perdre votre choix précédent.

Enfin, en appuyant sur la touche MAJ vous pouvez adapter l’intensité de la teinte en faisant glisser la souris sur une ligne droite qui apparaît alors à l’écran dans la roue concernée.

Lightroom Classic, outil Color Grading

Lightroom Classic 10, l’outil Color Grading

Lightroom Classic, outil Color Grading

Lightroom Classic 10, l’outil Color Grading

Les deux curseurs de Fusion et Balance permettent de ne pas perdre les ajustements faits avec la fonction de virage partiel des versions précédentes.

Utilisation du mode GPU

La carte graphique de votre ordinateur et son mode GPU vont aider encore un peu plus Lightroom Classic 10 lors de certaines opérations, comme l’utilisation des outils de retouche locale dans le module Développement. Il s’agit ici d’améliorer les performances de Lightroom, bien que celles-ci soient déjà parmi les meilleures du marché (voir le guide de choix des logiciels photo).

Pensez à mettre à jour le pilote de votre carte graphique, voire la carte si elle n’est pas suffisamment récente.

Renommage du catalogue à la mise à jour

Lors du premier lancement de Lightroom Classic après la mise à jour en version 10, le logiciel vous propose de renommer votre catalogue.

Cette fonction bienvenue évite de voir s’accumuler les catalogues portant des noms « à numéros » dont on ne sait plus trop bien quoi faire. En effet, chaque mise à jour Lightroom Classic majeure met à niveau votre catalogue, et en fait une copie de sauvegarde avant. Il faut donc bien renommer le catalogue, ce qui se faisait précédemment par ajout d’un suffixe numérique.

Désormais, vous avez la possibilité de désigner le nom qui vous plait lors de ce renommage. Une fois que tout est en ordre, vous pouvez supprimer le catalogue précédent, non sans avoir fait les sauvegardes indispensables.

Zoom personnalisé

La fonction Zoom du navigateur évolue pour proposer un nouveau mode personnalisé continu.

Dans le module Bibliothèque, appuyez sur la touche CTRL (Contrôle) puis faites glisser la souris pour définir la zone que vous voulez agrandir. Un simple nouveau clic sur l’image vous permet de revenir à la vue initiale. C’est bien plus rapide que de devoir passer par les différents niveaux de zoom, toujours disponibles toutefois.

Mises à jour Lightroom Classic 10 Lightroom Cloud 4, fonctions de zoom

Lightroom Classic 10, fonction de zoom personnalisé

Dans le module Développement, appuyez sur la touche MAJ avant de faire glisser la souris vers la droite ou la gauche pour zoomer/dézoomer. Sans relâcher cette touche, vous pouvez aussi déplacer l’image tout en conservant le facteur de zoom choisi. Le gain de temps est appréciable.

Lightroom Classic 10 mode connecté avec Live View

La prise de vue en mode connecté, avec envoi direct des photos de l’appareil photo vers l’ordinateur, évolue et propose un mode Live View qui ne demande qu’à être étendu puisque seuls certains appareils photo Canon sont compatibles dans cette version.

Lightroom 10, mode connecté et Live View

Lightroom Classic 10, Live View en mode connecté

Le mode connecté classique, sans Live View, supporte désormais les Nikon D6 et D780.

Lightroom « Cloud » 4

Le nouveau Lightroom désormais nommé « Lightroom » tout court et que je continue à désigner par « Cloud » pour ne pas perdre tout le monde, se voit lui-aussi ajouter les fonctions de Color Grading de Lightroom Classic 10.

Lightroom Cloud 4 Color Grading

Lightroom Cloud 4 Color Grading

Notez que tous les outils disponibles dans cette version du logiciel le sont aussi dans la version mobile pour appareils iOS et Android, seule la version Lightroom Web ne dispose pas du Color Grading.

Attention à votre configuration, cette version ne supporte plus les ordinateurs Mac tournant sous  MacOS High Sierra et Windows tournant sous Windows 10 avant la version 1903. Ces limitations sont dues en bonne partie à l’utilisation des moteurs d’intelligence artificielle des systèmes d’exploitation, il faut donc qu’ils soient disponibles pour être sollicités.

Filigrane graphique

Lightroom Cloud 4 Filigrane graphique

Lightroom Cloud 4 / Lightroom Mobile – Filigrane graphique

C’était un manque évident, c’est corrigé. Lightroom « Cloud » permet d’importer un fichier PNG ou jpg pour ajouter un logo, une signature ou tout autre visuel sur vos photos. La fonction filigrane est désormais aussi complète que celle de Lightroom Classic, ce qui n’est pas pour me déplaire.

Versions automatiques

La création de versions des fichiers en cours de traitement, manuelle jusqu’ici, est désormais automatique. Dès que vous activez le mode d’édition d’une photo, Lightroom « Cloud » sur ordinateur ou mobile crée une nouvelle version, elle apparaît dans un onglet « Auto ».

Cette version automatique est synchronisée sur tous vos appareils.

Import automatique sur Android

L’application Lightroom Mobile pour Android se voit enfin ajouter l’import automatique des photos. La plateforme Android nécessite des développements plus complexes et se trouve souvent en retard par rapport à la version iOS, ce retard là est désormais rattrapé.

Lightroom Classic 10 et Cloud 4 : nouveaux matériels supportés

La liste est courte puisque la plupart des matériels récents étaient déjà inclus dans la version mineure précédente de Lightroom Classic et Lightroom « Cloud ».

Cette version 10 apporte le support du Panasonic DC-S5, et, pour les objectifs, des Sigma et des Voigtlander (voir la liste complète sur le site Adobe).

Comment faire la mise à jour Lightroom Classic 10 et Lightroom « Cloud » 4 ?

Si vous l’avez enclenchée, la fonction de mise à jour automatique de l’application Adobe Creative Cloud a déjà mis à jour vos logiciels.

Comment faire la mise à jour Lightroom Classic 10 et Lightroom "Cloud" 4 ?

Sinon déclenchez la mise à jour manuelle depuis l’écran de mise à jour, les versions disponibles sont affichées selon votre configuration.

Source : Adobe

Découvrir les usages de Lightroom Classic, le mini-cours vidéo


DxO PhotoLab 4 : réduction du bruit pilotée par l’IA, filigranes dynamiques, copies virtuelles, renommage par lot

Découvrez un article sur DxO plus récent ici : https://www.nikonpassion.com/dxo-photolab-6-3-epreuvage-installation-modules-optiques-automatique/

L’éditeur français DxO annonce DxO PhotoLab 4, la nouvelle version de son logiciel expert de développement des fichiers RAW. Fort d’une expérience reconnue en matière de traitement des images numériques, DxO a mis tout son savoir-faire dans cette nouvelle version, et en particulier dans le module DxO DeepPRIME, une technologie inédite de réduction du bruit numérique.

DxO PhotoLab 4 s’enrichit de plusieurs autres fonctions de manipulation des photos ainsi que d’une ergonomie améliorée. Voici un tour d’horizon de ces apports et mon avis après avoir utilisé cette version depuis plusieurs semaines.

DxO PhotoLab 4 : l'IA en appui de la réduction du bruit, les filigranes dynamiques et autres nouvelles fonctions

Ce logiciel au meilleur prix

DxO PhotoLab 4, un positionnement expert affirmé

Parmi les logiciels de développement et post-traitement des fichiers RAW, deux  tendances ont émergé ces dernières années, s’opposant ou se complétant selon les cas.

Une première tendance consiste à proposer des fonctions assistées, simples à utiliser, de traitement des images : filtres, effets prédéfinis, assistants. C’est ce que l’on trouve dans des logiciels comme Photoshop Elements, Luminar 4 et AI, et dans le nouveau Lightroom « Cloud » dans une certaine mesure. Ces logiciels visent en priorité les photographes débutants et amateurs.

Une autre tendance consiste à proposer des outils avancés de traitement global comme local, puissants mais demandant une bonne compréhension et maîtrise du traitement RAW. On trouve ici des logiciels comme Adobe Photoshop et Adobe Lightroom Classic, Capture One Pro, Darktable et DxO PhotoLab.

Ce dernier, évolution du logiciel historique DxO Optics Pro, est un logiciel destiné aux photographes qui savent ce qu’ils veulent obtenir, sans avoir besoin d’en passer par des assistants et filtres aux effets prédéterminés.

DxO PhotoLab 4 : gestion des photos dans la photothèque

DxO PhotoLab 4 : gestion des photos dans la photothèque

Avec PhotoLab, DxO a donné ces dernières années une orientation résolument experte à son logiciel, et focalisé les développements sur le traitement le plus abouti possible des images RAW.

Dans PhotoLab 3, et cette version 4 désormais, pas d’effet clinquant obtenu à grand renfort d’Intelligence Artificielle, mais un traitement précis, chirurgical parfois, des données RAW issues des capteurs à matrice de Bayer comme le sont les fichiers NEF des appareils photo Nikon (les fichiers Fujifilm issus des capteurs X-Trans ne sont pas supportés).

En pratique, qu’est-ce que cela signifie ?

DxO PhotoLab 4 est un développeur RAW couplé à un gestionnaire de fichiers. Sa vocation première est de vous permettre de traiter au mieux vos photos RAW pour :

  • réduire le bruit numérique en haute sensibilité et basse lumière,
  • réduire les aberrations et défauts optiques en fonction du couple boîtier/objectif utilisé,
  • ajuster avec précision la colorimétrie.

Et la gestion des images ? DxO PhotoLab 4 ne l’oublie pas, et propose un gestionnaire de fichiers autorisant :

  • l’affichage des données EXIF,
  • l’ajout de mots-clés,
  • le renommage par lots,
  • le déplacement entre dossiers.

N’y voyez pas pour autant un concurrent au catalogue Lightroom Classic, ce n’est pas l’ambition de PhotoLab 4.  Ce dernier se positionne plutôt en complément à Lightroom Classic si vous éprouvez le besoin d’utiliser un catalogue évolué et un derawtiseur externe.

DxO a bien compris que chercher à concurrencer le catalogue Lightroom Classic en frontal était un combat perdu d’avance, Skylum avec Luminar 4 et AI fait pareil, tout comme Phase One avec Capture One Pro.

Les ressources DxO ont donc été mobilisées pour développer de nouveaux outils, de nouvelles technologies, ainsi que pour améliorer l’ergonomie d’un logiciel qui peut s’avérer complexe à prendre en main pour les moins experts (les utilisateurs de Capture One Pro et Photoshop CC me comprendront).

DxO DeepPRIME : la réduction du bruit numérique pilotée par l’Intelligence Artificielle

Le contexte

Ce n’est plus une nouveauté, l’Intelligence Artificielle (IA) est partout et dans les logiciels photo en particulier.

Dans certains elle permet l’amélioration assistée des images et l’ajout d’artifices visuels. DxO n’a pas choisi cette direction, l’éditeur a par contre fait appel à l’Intelligence Artificielle pour piloter la réduction du bruit numérique et l’amélioration de la qualité intrinsèque des images, une problématique que rencontrent les photographes qui poussent la sensibilité et opèrent en basse lumière.

Le module DxO DeepPRIME intégré à DxO PhotoLab 4 applique aux fichiers RAW un traitement simultané de dématriçage et de débruitage :

  • le dématriçage consiste à faire du fichier RAW un fichier image en recréant les couleurs complètes à partir des pixels du capteur photo (les données brutes), lesquels pixels ne reçoivent initialement qu’une seule des trois couleurs de base,
  • le débruitage consiste à réduire le bruit numérique, les points colorés et la granulation que vous observez sur vos images faites en haute sensibilité et basse lumière.

Rien de bien nouveau ? Si, justement.

Grâce à DxO DeepPRIME, ces deux opérations sont faites simultanément dans DxOPhotoLab 4 alors qu’elles le sont de façon distincte dans les versions précédentes et les autres logiciels.

Chacune de ces deux opérations introduit des artefacts (défauts) qui nuisent à l’autre. L’apport de la technologie IA de Deep Learning permet à DxO PhotoLab 4 d’adopter une approche globale et de combiner les deux opérations en une seule afin de réduire les interférences.

comparaison des fonctions de réduction du bruit numéiruqe avec et sans DeepPRIME

Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 à f/4 – 1/20 ème de sec. ISO 12.800
aucune réduction de bruit appliquée

L’IA et le Deep Learning

DxO DeepPRIME fait appel à un traitement IA Deep Learning, ou apprentissage en profondeur.

Le Deep Learning  est un type d’intelligence artificielle dérivé du Machine Learning ou apprentissage automatique.

Avec le Machine Learning l’ordinateur apprend par lui-même alors que de façon traditionnelle, un ordinateur se contente d’exécuter un ensemble d’instructions programmées à l’avance.

Le Deep Learning consiste lui à faire appel à un réseau de neurones artificiels s’inspirant du fonctionnement du cerveau humain. Ce système peut apprendre par exemple à déterminer s’il y a un visage sur une photo avant de découvrir de quelle personne il s’agit (la reconnaissance automatique des personnes de Lightroom « Cloud » fonctionne sur ce principe).

Dans PhotoLab 4, Dxo a intégré un système de Deep Learning qui s’appuie sur plusieurs milliards de mesures faites par l’éditeur sur les couples boîtier/objectif depuis 15 ans. Ces mesures permettent de déterminer les caractéristiques des images produites par un boîtier particulier, avec un objectif particulier, dans des conditions particulières : ouverture, temps de pose, sensibilité, distorsion, vignetage, aberrations chromatiques, manque de piqué optique et bruit numérique.

Les données collectées ont été analysées et alimentent le système de Deep Learning. Ce moteur d’intelligence artificielle est ensuite capable d’interpréter chaque fichier RAW et de lui appliquer une réduction de bruit personnalisée lors du dématriçage.

comparaison des fonctions de réduction du bruit numéiruqe avec et sans DeepPRIME

Comparaison des effets de la réduction du bruit dans DxO PhotoLab 4
de gauche à droite HQ / PRIME / DeepPRIME

Le résultat ? Des images dont le niveau de bruit est réduit de façon drastique, tout en conservant un niveau de détail important. Cette intelligence va jusqu’à valoriser les informations portées par les fichiers RAW mais que le logiciel ne sait pas afficher lors d’un simple dématriçage :

  • arrière-plans hors zone de netteté,
  • contre-jours,
  • particules fines,
  • moiré.

Selon DxO, le gain offert par DxO DeepPRIME est de l’ordre de deux valeurs de sensibilité par rapport à DxO PRIME, l’algorithme de débruitage de DxO PhotoLab 3 et des versions précédentes. Mes premiers test montrent un gain plus proche d’1 Ev, ce qui est déjà beaucoup, mais surtout une qualité d’image en net progrès, le bruit généré par les hybrides Nikon Z n’étant pas forcément désagréable.

DxO DeepPRIME est le module qui vous fera adopter cette mise à jour si vous êtes à la recherche du meilleur outil de débruitage/dématriçage du marché pour les fichiers RAW issus des capteurs à matrice de Bayer.

DxO PhotoLab 4 Smart Workspace et nouvelles fonctions

Lors du lancement du logiciel (que j’utilise depuis plusieurs semaines pour préparer cette présentation) vous allez pouvoir filtrer l’affichage des palettes d’outils par types et familles :  réglage de lumière, de couleur, des  détails, de la géométrie ou réglages locaux …

DxO PhotoLab 4 : Smart Workspace

DxO PhotoLab 4 : Smart Workspace

Vous définissez vos favoris et ils apparaissent lorsque vous cliquez sur chacun des groupes d’outils sans que les autres ne soient visibles. Désactivez cet affichage en un clic et vous retrouvez l’intégralité des outils. Vous pouvez mémoriser un ou plusieurs Workspaces selon vos besoins.

Espace de travail Smartworkspace et outils favoris

DxO PhotoLab 4 : accès rapide à vos outils favoris

Vous avez perdu un outil ? Utilisez l’outil de recherche pour y accéder très vite.

Ce filtre à l’affichage permet à DxO PhotoLab 4 d’être plus rapide à utiliser au quotidien, seuls les outils dont vous avez besoin en permanence apparaissent, les autres restent accessibles en quelques clics supplémentaires.

Renommez vos fichiers par lots

C’est une fonction de base d’un gestionnaire de fichiers, elle manquait dans les précédentes versions, le renommage par lot des fichiers fait son apparition dans DxO PhotoLab 4.

Vous pouvez désormais sélectionner plusieurs images et changer en une seule opération une partie du nom des fichiers, comme ajouter un compteur personnalisé.

DxO PhotoLab 4 : renommage par lots des photos

DxO PhotoLab 4 : renommage par lots des photos

Cette fonction de renommage ne permet pas encore d’enregistrer le masque créé pour le réutiliser, DxO m’a confirmé que cette fonction arriverait dans une prochaine mise à jour.

Copiez – collez vos opérations de traitement

Vous avez appliqué plusieurs opérations de traitement à une photo et vous souhaitez les reproduire sur plusieurs autres à l’identique ? Copiez les réglages puis collez ceux qui vous importent en une fois sur une série de photos.

DxO PhotoLab 4 : copier et coller les paramètres de développement

DxO PhotoLab 4 : copier et coller les paramètres de développement

Cette fonction bienvenue (elle est présente depuis toujours dans Lightroom Classic) vous permet de traiter très rapidement une série de photos faites dans les mêmes conditions. Il ne vous reste plus qu’à adapter les ajustements si le besoin s’en fait sentir.

Historique et copies virtuelles

DxO PhotoLab 4 propose un historique qui liste l’ensemble des corrections appliquées à chaque image. Celles-ci apparaissent dans une palette dédiée. Comme dans Lightroom Classic, vous avez toute liberté de revenir en arrière sur un traitement sans pour autant supprimer ce que vous avez fait. C’est un outil efficace pour vérifier la pertinence d’un traitement par exemple.

Notez toutefois qu’à la différence de Lightroom Classic, si les traitements sont bien mémorisés lorsque vous fermez le logiciel et le relancez ultérieurement, l’historique n’est pas mémorisé d’une session à l’autre sur Windows alors qu’il l’est bien sur Mac. Ceci sera implémenté dans une prochaine mise à jour.

DxO PhotoLab 4 : historique de traitement

DxO PhotoLab 4 : historique de traitement

Nouveauté bienvenue elle-aussi, la gestion des copies virtuelles.  Une copie virtuelle est une version de travail de vos images sur laquelle vous appliquez les traitements de votre choix, sans que cela ne nécessite de dupliquer physiquement le fichier sur le disque. Vous pouvez ainsi créer autant de versions que vous le souhaitez sans occuper plus d’espace disque.

DxO PhotoLab 4 : créer une copie virtuelle

DxO PhotoLab 4 : créer une copie virtuelle

DxO PhotoLab 4 Instant Watermarking

Sous cet anglicisme se cache une fonction attendue dans PhotoLab et que les utilisateurs de Lightroom Classic vont envier : DxO PhotoLab 4 permet d’incruster un filigrane sur les photos, au format texte et/ou image, de façon dynamique.

DxO PhotoLab 4 : ajouter un filigrane, une signature, un logo sur une photo

DxO PhotoLab 4 : ajouter un filigrane, une signature, un logo sur une photo

Vous pouvez créer et adapter votre filigrane (signature, mentions particulières, logo) en temps réel, à l’écran, grâce à un aperçu dynamique. Le filigrane peut être un texte saisi à l’écran, une image importée (PNG, TIFF, JPG) ou un mélange des deux.

Le placement, l’opacité, le texte du filigrane apparaissent en temps réel sur la photo. Vous pouvez mémoriser ce filigrane pour le réutiliser. C’est proche de ce que propose Luminar 4 avec ses calques, la mise en œuvre s’avère ici bien plus intuitive et rapide. Ceux qui comme moi pestent après le gestionnaire de filigranes de Lightroom Classic apprécieront !

Nouveaux appareils photo supportés

DxO PhotoLab 4 supporte les fichiers RAW de plusieurs appareils photo récents :

  • Canon EOS R5, EOS R6 et EOS 850D,
  • Nikon D6 et Z5,
  • Olympus OM-D E-M10 Mark IV,
  • Panasonic Lumix S5.

Cette version inclut plus de 60.000 combinaisons boîtiers/objectifs pour ce qui est du dématriçage, du débruitage et de la correction des défauts optiques et aberrations chromatiques.

Tarif et disponibilité de DxO PhotoLab 4

DxO PhotoLab 4 est disponible dès aujourd’hui au tarif suivant :

  • licence perpétuelle PhotoLab 4 version ESSENTIAL : 129 euros
  • mise à jour PhotoLab 4 version ESSENTIAL : 69 euros
  • licence perpétuelle PhotoLab 4 version ELITE : 199 euros
  • mise à jour PhotoLab 4 version ELITE: 89 euros

La licence perpétuelle de DxO PhotoLab 4 ne nécessite pas d’abonnement. Les versions ESSENTIAL et ELITE offrent la prise en charge des mêmes matériels mais diffèrent en nombre de fonctionnalités.

Vous pouvez installer le logiciel sur deux ordinateurs en version ESSENTIAL et trois en version ELITE.

La mise à jour vers DxO PhotoLab 4 est disponible pour les utilisateurs des versions précédentes de DxO OpticsPro ou DxO PhotoLab.

Vous pouvez télécharger une version d’essai de DxO PhotoLab 4, valable 30 jours, depuis le site DxO.

DxO PhotoLab 4 est compatible avec Lightroom Classic avec lequel il s’intègre sous forme de plugin.

Ce logiciel au meilleur prix

Mon avis sur DxO PhotoLab 4

J’utilise Lightroom Classic depuis plus de 12 ans et la version 2, et bien que j’ai testé à plusieurs reprises DxO Optics Pro puis PhotoLab dans ses premières versions, il me manquait trop de fonctionnalités pour basculer. Après avoir utilise PhotoLab 4 depuis plusieurs semaines, et traité des photos faites en très haute sensibilité avec les Nikon Z 5 et Z 6, je vois les choses autrement.

La photothèque PhotoLab 4 reste en retrait, je suis trop habitué au catalogue Lightroom et à ses collections synchronisées ou non pour envisager de changer de système. Je note toutefois que les informations de gestion stockées via Lightroom sont interprétées par PhotoLab 4, un bon point (mots-clés par exemple).

Les outils de développement de Lightroom Classic restent d’actualité, toutefois les modules DxO DeepPRIME (réduction du bruit), Clear View et Smart Lighting facilitent le traitement et permettent d’arriver plus vite à un résultat satisfaisant. La réduction du bruit, en particulier, est très satisfaisante.

Notez que comme tout logiciel de traitement RAW récent, DxO PhotoLab 4 nécessite un ordinateur dont les performances sont au niveau attendu. Si votre machine date de plusieurs années, qu’elle utilise une ancienne version de Windows 10 ou MacOS, moins de 32 Go de RAM et pas de disque SSD, envisagez une mise à niveau hardware pour tirer le meilleur de ce logiciel.

Ce logiciel au meilleur prix chez DxO


Nikon Z 6 et Z 7 série 2 : 2x plus de tout (ou presque) pour un tarif moindre

Nikon annonce les nouveaux Nikon Z 6 et Z 7 série 2,  les mises à jour des deux hybrides plein format initiaux de la marque Z 6 et Z 7 apparus en 2018. Cette mise à jour matérielle et logicielle permet à Nikon d’optimiser la présentation, l’ergonomie et, surtout, les performances de ses hybrides.

Voici ce qu’apportent les Nikon Z 6 e Z 7 série 2 et pourquoi cela peut être important pour vous.

MàJ septembre 2024 : le test du nouveau Nikon Z 6III est disponible ici.

Nikon Z 6 et Z 7 série 2 : 2x plus de tout (ou presque) pour un tarif moindre

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Nikon Z 6 et Z 7 série 2 : l’hybride plein format , un virage, deux réactions

Un virage

Fin août 2018, les pré-annonces de l’été laissent place à un lancement officiel en grandes pompes, depuis Tokyo. J’ai la chance d’assister depuis le Japon au lancement mondial des nouveaux Nikon Z 6 et Z 7,  et de visiter l’usine de Sendai qui a déjà commencé à produire le Z 7, le tout premier hybride plein format Nikon. Il sera suivi peu après du Nikon Z 6, qui deviendra vite le fer de lance apprécié autant par les photographes que les vidéastes.

Nombreux sont alors les nikonistes sceptiques : qu’est-ce donc que cette nouvelle gamme ? Pourquoi des hybrides alors que les reflex Nikon sont parmi les meilleurs du marché ? Pourquoi un appareil « moins performant » ? Pourquoi un viseur électronique … J’en passe et des pires. J’ai tout lu, tout entendu.

Nikon Z 6 série 2 vu de face

Le Nikon Z 6 série 2 vu de face

Deux ans plus tard les choses ont bien changé.

L’hybride plein format a gagné ses lettres de noblesse,  Sony a été rejoint par Canon, Nikon, Panasonic et Leica.  Fujifilm continue de faire bande à part avec une gamme APS-C digne d’intérêt comme des moyen-formats uniques sur le marché.  Le club des micro 4/3 est en déroute, Olympus étant la première victime d’un segment qui pourrait bien disparaître, concurrencé par les hybrides APS-C. Nikon l’a bien compris qui a lancé en 2019 un Nikon Z 50 très bien perçu par ses utilisateurs.

Le reflex quant à lui cède des parts de marché chaque trimestre depuis janvier 2020, il se vendait en août 55% d’hybrides pour 45% de reflex en France.

Nikon Z 7 série 2 vu de face

Le Nikon Z 7 série 2 vu de face

Oui mais voilà, si Nikon dispose de deux hybrides plein format, les Z 6 et Z 7, ce n’est pas pour autant que tout le monde les achète.

Un seul emplacement pour cartes mémoire ? XQD en plus ? Non merci. Pas de poignée grip avec commandes déportées ? Mais comment est-ce possible ? Un AF pas à la hauteur de celui des reflex ? Je n’en veux pas ! Un hybride que l’on ne peut pas alimenter pendant un tournage vidéo ? Mais comment est-ce possible ?

Nikon a entendu. Je suis bien placé pour le savoir, une des qualités premières des équipes Nikon sur le terrain est d’écouter (et de lire) ce qui se dit sur leurs produits.  Et Nikon a réagi.

Nikon Z 6 série 2 vue de profil

Le Nikon Z6 série 2 avec le zoom NIKKOR Z 24-70 mm f/4.S

Une première réaction

A l’été 2020 arrive le Nikon Z 5, un hybride plein format qui a tout du Z 6 ou presque, et surtout le bon goût de proposer deux emplacements pour cartes mémoire SD.  Le coût total de possession (la SD vaut moins cher que la XQD/CFexpress) diminue de façon conséquente.  Depuis sa sortie, le Nikon Z 5 séduit d’autant plus qu’il est enfin vendu boîtier nu.

Une seconde réaction

Retardée par les effets de la crise sanitaire, voici l’arrivée des Nikon Z 6 et Z 7 série 2. Mais pourquoi pas Z 6s et Z 7s ? Parce que. Les temps changent, Nikon aussi.

Je vous vois venir, vous pensez déjà que Nikon a glissé deux slots SD dans ses Z 6 et Z 7, en a profité pour gonfler le tarif de lancement de quelques centaines d’euros et ça ira bien comme ça …

Sauf que … non.

Ce qui fonctionne sur un Z 5 en entrée de gamme plein format ne peut fonctionner sur les segments supérieurs. Il fallait faire plus. N’oublions pas qu’en face Canon et Sony ne font pas de la figuration. Canon occupe une très belle première place au classement en terme de chiffre d’affaires, et si Nikon tient encore la seconde place à bonne distance de Sony (chiffres d’affaires janvier à août 2020), il n’est pas question de s’endormir sur ses lauriers.

Nikon Z 6 et Z 7 série 2 : deux fois plus de (presque) tout

Les mises à jour firmware permettent aux constructeurs de proposer des corrections de dysfonctionnements et des nouvelles fonctions. C’est d’autant plus facile à réaliser sur un hybride dont le processeur et l’électronique effectuent la majorité des traitements alors que les reflex comptent plus de modules électroniques spécialisés (un capteur AF dédié par exemple).

Nikon Z 7 série 2 vu de dos

Le Nikon Z 7 Série 2 vu de dos

Nikon a joué le jeu et déjà proposé plusieurs mises à jour des Nikon Z 6 et Z 7, améliorant ainsi le comportement de l’autofocus décrié par les photographes de sport et d’action. Toutefois mettre à jour le firmware ne suffit pas toujours. Il faut savoir proposer aussi des mises à jour hardwares, et c’est bien de cela dont il est question avec les Nikon Z 6 et Z 7 série 2 dotés respectivement de capteurs stabilisés 5 axes de 24,5 et 45,7 Mp. Toutes les caractéristiques étant égales par ailleurs, voici ce qu’apportent ces deux nouveaux hybrides Nikon.

Deux processeurs Expeed 6 pour un autofocus plus véloce

Le processeur d’un hybride Nikon orchestre à peu près tout,  du traitement des images à leur copie sur la carte, en passant par la gestion de l’autofocus. Le processeur Nikon Expeed 6 a fort à faire dans les Z 6 et Z 7,  et s’il s’en sort bien pour les usages les plus courants, il est à la peine lorsqu’il faut assurer la mise au point autofocus en mode rafale à 12 images/seconde tout en gérant les autres opérations.

Nikon a donc pris le parti d’inclure un second processeur Expeed 6 dans les séries 2, ce second processeur est entièrement dédié à la gestion de l’autofocus. Le processeur principal est déchargé des traitements AF, et un processeur aux capacités identiques peut lui s’occuper à 100% d’analyser le signal en provenance du capteur image  pour gérer la mise au point.

Cette répartition des traitements entre deux processeurs, déjà mise en oeuvre sur les Nikon D5 et D6,  devrait permettre une plus grande vélocité de l’autofocus et un seuil de détection plus bas donné pour -4,5 Ev  en mode AF normal et – 6 Ev en mode AF basse lumière avec une optique ouvrant à f/2 (Nikon Z 6 série 2).

Ce processeur dédié permet en outre la mise en œuvre d’un mode de suivi inspiré du suivi 3D des reflex, et du suivi Eye-AF (humains et animaux, avec maintien de la position du collimateur boîtier éteint) dans une zone définie et non uniquement sur l’intégralité du champ visé. Afin de faciliter l’enchaînement des vues, le collimateur AF utilisé pour assurer le suivi revient à sa position initiale dès la fin du suivi.

Autre avantage de ce double processeur, Nikon revendique une réduction importante du temps de passage au noir dans le viseur (OLED Quad VGA à 3.690.000 pixels) lors du déclenchement.

Deux emplacements pour cartes mémoires et un buffer optimisé

Les Nikon Z 6 et Z 7 série 2 disposent de deux emplacements pour cartes mémoire, un CFexpress compatible XQD et un SD UHS II.  Ce double slot occupe le même emplacement que l’unique slot des Z 6 et Z 7, il permet de gérer la répartition des fichiers sur une ou deux cartes comme nous avons l’habitude chez Nikon.

Le double emplacement pour cartes mémoire des Nikon Z 6 et Z 7 série 2

Au passage la capacité du buffer passe de 37 à 124 vues en RAW 12 bits non compressé sur carte Cfexpress (ou 200 JPG).

Deux images par seconde en plus

L’architecture à double processeur permet au Nikon Z 6 série 2 de déclencher à 14 images par seconde avec suivi AF et suivi de l’exposition (12 im/sec. sur le Z 6) et au Nikon Z 7 série 2 de déclencher à 10 images par seconde (9 im/sec. sur le Z 7).

Deux déclencheurs et deux joysticks AF

Nikon Z 6 série 2 vu de face

Le Nikon Z 6 série 2 avec la poignée grip Nikon MB-N11

Elle était réclamée par les aficionados du déclenchement en mode portrait,  la nouvelle poignée grip Nikon MB-N11 permet de doubler le déclencheur et le joystick AF comme c’est le cas avec certains grips pour reflex. Cette poignée peut recevoir une batterie supplémentaire, ce qui double l’autonomie totale. Cette poignée dispose d’un port USB-C qui permet de recharger deux batteries à la suite lorsqu’elle est déconnectée de l’appareil photo.

Un mode vidéo complet

Nikon Z 6 série 2 avec cage Smallrig et moniteur Blackmagick

Le Nikon Z 6 série 2 avec cage SmallRig et moniteur Blackmagick

La vidéo gagne un mode d’enregistrement en 4K à 60p sur le Nikon Z 7 série 2 (également disponible en février 2021 pour le Nikon Z 6 série 2 avec mise à jour firmware). L’enregistrement se fait en 4 :2 :2 10 bits avec ProRes Raw et HLG sur enregistreur externe et en 8 bits interne sans crop avec une durée maximale de 30 minutes. Le suivi de l’œil devient possible en vidéo en mode Auto et Wide L.

Le sens de variation de la bague de mise au point  peut être inversé pour satisfaire les utilisateurs qui le réclamaient.

Nikon Z 6 et Z 7 série 2 : mais aussi …

Les Nikon Z 6 et Z 7 série 2 gagnent quelques vues d’autonomie selon les tests Cipa toujours très mal adaptés aux hybrides (320 vues par charge contre 310), la réalité étant plutôt de 700 à 800 vues selon les usages.

Le mode Economie d’énergie disponible sur le Nikon Z 5 permet de gagner de l’autonomie d’autant plus que la batterie Nikon EN-EL15c est plus performante (la compatibilité avec les versions précédentes de la EN-EL15 est assurée).

La recharge en continu boîtier allumé depuis la prise USB type C est possible (boîtier éteint uniquement sur les Z 6 et Z 7).

Nikon Z 6 série 2 vu de dos avec écran inclinable

L’écran inclinable et tactile des Nikon Z 6 et Z 7 série 2

L’écran tactile inclinable n’est toujours pas orientable, dommage pour les vidéastes adeptes du face caméra, ils devront se rabattre sur Snapbridge en mode retour caméra. Notez toutefois que lorsque l’écran est incliné, le viseur électronique s’éteint automatiquement pour éviter l’extinction de l’écran lorsqu’un doigt passe près du capteur du viseur.

La plage de sensibilité des capteurs identiques à ceux des Nikon Z 6 et Z 7 ne varie pas, elle reste de 64 à 25.600 ISO pour le Nikon Z 7 série 2 et de 100 à 51.200 ISO pour le Nikon Z 6 série 2.

La plage de variation du temps de pose est modifiée pour autoriser des poses longues jusqu’à 900 secondes, l’obturateur mécanique autorise toujours le 1/8000 ème de seconde.

Télécommande radio Nikon WR-T10 + WR-11a pour Nikon

La télécommande radio Nikon WR-11

Une nouvelle télécommande radio sans fil WR-R11b permet de déclencher à distance et de synchroniser les vues sur plusieurs boîtiers reliés au boîtier principal. Cet émetteur-récepteur peut être utilisé pour contrôler un flash externe, par exemple le Nikon SB-5000, dans les systèmes évolués de flash asservi sans fil.

Notez aussi que, comme sur d’autres Nikon compatibles, la mise à jour du firmware peut désormais se faire depuis l’application Snapbridge, vous évitant la manipulation des cartes et fichiers de mise à jour.

La construction et la protection tous temps des Nikon Z 6 et Z 7 série 2
sont les mêmes que celles du reflex Nikon D850

Tarifs et disponibilités des Nikon Z 6 et Z 7 série 2

Le Nikon Z 6 série 2 sera disponible dès le 5 novembre 2020 au tarif public boîtier nu de 2.199 euros (2.299 euros pour le Z 6 à sa sortie en 2018).

Le Nikon Z 7 série 2 sera disponible dès le 10 décembre 2020 au tarif public boîtier nu de 3.399 euros (3.699 euros pour le Z 7 à sa sortie en 2018).

Notez que Nikon propose une offre de reprise de 200 euros de votre ancien matériel appliquée dès le début des ventes et jusqu’au 10 janvier chez les revendeurs participants (voir conditions sur le site Nikon) pour tout achat d’un Nikon Z 6 ou Z 7 série 2.

Nikon a donc décidé de ne pas jouer la surenchère tarifaire, une décision plutôt judicieuse qui devrait permettre aux Nikon Z 6 et Z 7 série 2 de trouver rapidement leur place sur le marché des hybrides plein format.

Nikon Z 6 et Z 7 série 2 : un bon choix ?

Nikon a tenu compte des retours utilisateurs pour proposer des versions plus abouties de ses deux hybrides plein format historiques. Les principaux reproches sont corrigés, les performances AF devraient être supérieures, la qualité d’image est inchangée et le tarif ne subit pas l’inflation attendue.

Vu sous cet angle, les Nikon Z 6 et Z 7 série 2 ont tout pour séduire les photographes désireux de passer à l’hybride. Les plus exigeants devraient trouver matière à discuter encore, toute caractéristique technique pouvant être critiquée, les autres devraient trouver dans ces deux déclinaisons de quoi satisfaire leurs besoins.

Nikon Z 6 et Z 7 série 2 : que faire si l’on a déjà un Z 6 ou Z 7 ?

Si le budget n’est pas un problème pour vous, passer aux séries 2 vous permettra de disposer d’un AF plus véloce, de réutiliser vos cartes SD, voire d’adapter un grip. Les optiques et accessoires déjà achetés sont compatibles, vous n’avez plus qu’à trouver une offre de reprise intéressante ou un client pour votre boîtier d’occasion qui n’aura pas perdu encore trop de valeur.

Si vous faites des photos qui ne demandent pas un suivi AF plus véloce comme le paysage, le portrait, la photo de rue, la photo nature, passer aux séries 2 ne vous apportera pas grand-chose.

Si vous faites de la pose longue, le temps de pose maximum de 900 secondes pourra vous aider.

Si vous faites des photos d’action, de sport, d’animaux rapides ou d’oiseaux en vol, les séries 2 vous permettront de profiter d’un AF plus réactif.

Si vous faites de la vidéo, l’AF en vidéo des séries 2 sera un avantage dans certains, cas, la 4K à 60p sans recadrage sur le Z 7 série 2 vous permettra des ralentis créatifs (attention au crop prévu sur le Z 6 série 2 en 4K 60p), le double emplacement pour cartes vous permettra de stocker plus de rushs.

Nikon Z 6 série 2 vs Nikon Z 5 : la différence de 700 euros se justifie-t-elle ?

Oui si vous faites de la photo de sport ou d’action ou des photos d’oiseaux en vol, ces situations nécessitant un AF très véloce.

Oui aussi si vous êtes vidéaste, que vous ne voulez pas de crop 4K x1.7, que la 4K à 60p vous intéresse pour mieux gérer les ralentis, que l’AF en vidéo vous tente et que pouvoir alimenter le boîtier en continu via la prise USB est un prérequis pour vous.

Oui encore si pouvoir déclencher à 14 images par seconde vous importe (4,5 vps sur le Z 5).

Oui toujours si vous êtes fan des poignées grip avec contrôles déportés.

Oui enfin si vous faites souvent des photos en basse lumière et que vous souhaitez une détection la plus sensible et précise possible.

Dans tous les autres cas, le Nikon Z 5 est une belle alternative qui vous permettra d’économiser quelques centaines d’euros judicieusement investis, pourquoi pas, dans une optique NIKKOR Z.

Source : Nikon

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Comment sauvegarder les photos dans Lightroom Classic

Vous utilisez Lightroom Classic mais vous avez du mal à comprendre comment le logiciel gère vos photos. Vous avez peut-être déjà perdu des photos. Voici comment sauvegarder les photos dans Lightroom Classic et les erreurs à éviter.

Comment sauvegarder les photos dans Lightroom Classic

Mon mini-cours Lightroom Classic offert

Sauvegarder les photos dans Lightroom Classic : le concept

Lightroom Classic vous propose un système complet de gestion, de traitement et de partage de vos photos (en savoir plus). Ce logiciel met en œuvre un catalogue qui n’est rien d’autre qu’une base de données référençant vos photos.

Cette notion de base de données n’est pas simple à comprendre en première approche. Base de données ? Quelles données ?

Il s’agit de stocker dans ce catalogue toutes les références à vos fichiers photos, leurs propriétés telles que les données EXIF et IPTC associées, les mots clés qui référencent chaque photo, leur emplacement sur le disque …

Par contre, et contrairement à ce que beaucoup d’utilisateurs pensent, le catalogue Lightroom Classic ne contient pas vos fichiers photo (les JPG et RAW). Ceux-ci restent dans les dossiers où vous les avez déposés, sur les disques internes ou externes.

De là vient la confusion, et les erreurs courantes lorsqu’il s’agit de sauvegarder les photos dans Lightroom Classic.

Sauvegarder les photos dans Lightroom Classic, pas à pas

Pour sauvegarder efficacement vos photos traitées dans Lightroom Classic sur votre disque dur en utilisant un logiciel de sauvegarde, voici les étapes que je vous recommande :

Localiser le dossier de la bibliothèque Lightroom

Lightroom Classic stocke les photos dans un dossier spécifique sur votre ordinateur. Vous pouvez trouver l’emplacement de ce dossier en faisant un clic droit sur le dossier photo de plus haut niveau visible dans le module Bibliothèque.

Lightroom Classic emplacement des photos

Lightroom Classic emplacement des photos

Consolidation des fichiers

Assurez-vous que toutes les photos que vous souhaitez sauvegarder sont bien stockées au même emplacement ou dans une structure de dossiers bien organisée.

Choix d’un logiciel de sauvegarde

Pour Windows, je vous recommande le logiciel SyncBackFree (gratuit) ou sa déclinaison payante si vous voulez sauvegarder sur un NAS ou un cloud.

Pour MacOS, je vous recommande :

  • Time Machine, intégré à MacOS, idéal pour des sauvegardes régulières et automatiques de vos données, y compris la bibliothèque Lightroom
  • Carbon Copy Cloner, pour créer des sauvegardes de votre système, parfait pour les utilisateurs exigeant une restauration rapide et fiable.

Processus de sauvegarde

1. Configurer le logiciel de sauvegarde : installez et ouvrez votre logiciel de sauvegarde puis configurez une tâche de sauvegarde en sélectionnant le dossier de la bibliothèque Lightroom comme source.

2. Planification de la sauvegarde : pour une protection continue, configurez une planification de sauvegarde automatique. Choisissez une fréquence qui correspond à votre volume de travail (quotidien, hebdomadaire, etc.).

3. Sauvegarde et vérification : exécutez la sauvegarde, puis une fois terminée, vérifiez si le logiciel offre un rapport de sauvegarde ou un moyen de valider l’intégrité des fichiers sauvegardés.

4. Sauvegarde externe ou dans le cloud : considérez la possibilité de sauvegarder également sur un disque dur externe ou un service de stockage cloud pour une sécurité supplémentaire.

Pour sauvegarder les photos dans Lightroom Classic, la règle 3-2-1 est une pratique standard : avoir au moins trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une copie hors site.

En suivant ces étapes, vous assurez une protection optimale de vos photos et de votre bibliothèque Lightroom Classic contre les pertes accidentelles ou les défaillances matérielles.

Ce qu’il faut aussi savoir pour sauvegarder les photos dans Lightroom

Supprimer une photo de Lightroom Classic supprime l’original

Lightroom Classic référence vos photos dans le catalogue lors de l’importation initiale mais il ne copie pas ces fichiers dans le catalogue. Les fichiers restent sur le disque, à l’emplacement désigné lors de l’importation.

Le terme Importation prête à confusion puisque ce qui est importé n’est pas le fichier natif, mais les seules données associées à ce fichier (EXIF, IPTC, références, emplacement du fichier).

Lorsque vous décidez de supprimer une photo de Lightroom Classic, les références à la photo sont supprimées du catalogue et le fichier natif est supprimé du disque. Aucun original n’est conservé.

Attention à ne pas confondre « Supprimer du disque » et « Retirer » qui ne fait que retirer du catalogue les références à la photo sans supprimer le fichier natif sur le disque. Cette action n’a que peu d’intérêt.

Supprimer une photo de Lightroom Classic ne supprime pas l'original

« Supprimer du disque » ou « Retirer », ne vous trompez pas

Déplacer les fichiers et dossiers sur le disque hors du contrôle de Lightroom Classic est une erreur

Cette erreur est la plus courante dans Lightroom Classic : vous déplacez un dossier de photos depuis l’explorateur Windows ou le Finder MacOS, et lorsque vous ouvrez le module Bibliothèque de Lightroom Classic, vous ne voyez plus la photo. Un point d’interrogation apparaît en face du nom du dossier.

Le catalogue Lightroom Classic est votre référent. C’est lui qui gère l’emplacement des photos et dossiers, les données associées, depuis l’importation initiale d’une photo jusqu’à sa suppression le cas échéant.

Pour que le catalogue puisse savoir à tout instant où se trouve une photo, et l’afficher à la demande, il faut que tout déplacement de cette photo sur le disque soit fait depuis Lightroom Classic sans quoi le catalogue ne peut pas savoir que vous l’avez déplacé.

Comment retrouver des photos perdues dans Lightroom, point d'interrogaiton sur le nom du dossier

le point d’interrogation sur le nom du dossier désigne un dossier déplacé hors contrôle de Lightroom

Si vous avez commis cette erreur, faites un clic droit sur le nom du dossier puis choisissez « Rechercher le dossier manquant … » .

Lightroom Classic rechercher le fichier manquant

Vous pouvez alors naviguer au sein de l’explorateur ou du Finder, depuis Lightroom Classic, pour indiquer au catalogue où se trouve désormais le dossier qui contient les photos absentes.

Une fois que vous l’avez repéré, validez l’emplacement du dossier et le catalogue rétablira le lien avec les fichiers natifs.

Vous n’avez rien d’autre à faire, et surtout pas à réimporter les photos puisqu’elles sont déjà connues de Lightroom.

Un dossier vide dans Lightroom Classic ne doit pas être supprimé manuellement sur le disque

Vous avez supprimé toutes les photos d’un dossier Lightroom Classic. Vous pensez alors qu’il vous est possible de supprimer ce dossier sur le disque, en allant dans l’explorateur de fichiers (Windows) ou le Finder (Mac).

Ne faites pas cela sans vous assurer que ce dossier ne contient pas d’autres fichiers. En effet, ce que vous voyez dans la vue dossier de Lightroom Classic n’est que le reflet de ce que vous avez importé dans ce dossier. Lightroom Classic ne gère que les formats photo et vidéos, si d’autres fichiers subsistent dans le dossier (Word, Excel, PDF,  …), alors vous ne les voyez pas. Si d’autres photos sont encore dans le dossier, mais non importées dans le catalogue, alors vous ne les voyez pas non plus.

Suppression d'un dossier dans Lightroom Classic

supprimez toujours les dossiers depuis Lightroom Classic pour ne pas perdre vos autres documents

Supprimer le dossier manuellement supprime aussi ces fichiers auxquels vous tenez très certainement.

Pour supprimer un dossier de photos, faites-le depuis Lightroom Classic. Si le dossier ne contient plus aucun fichier, il sera supprimé sur le disque. S’il contient d’autres fichiers, il sera supprimé de Lightroom et pas du disque.

Soyez donc prudent et retenez qu’il ne faut jamais manipuler des dossiers dans l’explorateur ou le Finder, mais toujours le faire sous contrôle de Lightroom Classic dans le module Bibliothèque.

La sauvegarde du catalogue Lightroom Classic ne sauvegarde pas vos photos

Chaque fois que vous fermez Lightroom Classic, vous acceptez la proposition de sauvegarde. Ou bien vous faites une sauvegarde une fois de temps en temps (ce n’est pas prudent). Vous pensez donc que vos fichiers photo sont à l’abri puisque vous faites des sauvegardes.

Ce n’est pas le cas. La sauvegarde Lightroom Classic ne fait que sauvegarder le catalogue et les données associées (en savoir plus sur la sauvegarde du catalogue). Cette sauvegarde ne gère pas les fichiers photo. Ils ne sont donc pas protégés. Il vous faut faire une sauvegarde manuelle ou automatique, avec un logiciel dédié.

Comment sauvegarder le catalogue Lightroom Classic

faites une sauvegarde du catalogue Lightroom Classic chaque fois que vous avez fait de nombreuses modifications, au minimum

Sauvegarder votre photothèque gérée par Lightroom Classic, c’est faire deux sauvegardes :

  • la sauvegarde du catalogue via l’outil de sauvegarde de Lightroom Classic,
  • la sauvegarde des photos dans Lightroom via un outil de sauvegarde traditionnel.

Notez également que lors de la sauvegarde du catalogue par Lightroom Classic, celle-ci est stockée sur le même disque que celui qui contient le catalogue, dans le dossier Backups. Si ce disque présente un problème, votre sauvegarde ne sera plus accessible. Pensez donc à la sauvegarder elle-aussi.

Les modifications faites sur vos photos dans Lightroom Classic sont enregistrées dans le fichier et disponibles dans d’autres applications

Lorsque vous faites des modifications sur une photo, qu’il s’agisse de lui attribuer des mots-clés, des informations de classement ou des opérations de post-traitement, tout est stocké dans le catalogue. Lorsque vous ouvrez à nouveau cette photo dans Lightroom Classic, vous retrouvez instantanément les modifications faites parce que le catalogue les a mémorisées.

Ces opérations et modifications ne sont pas écrites dans le fichier natif par défaut.

Elles ne le sont que si, et seulement si, vous avez fait le choix de les écrire.

Sauvegarde des données Lightroom dans un fichier XMP sidecar

comment écrire les modifications dans les fichiers XMP depuis Lightroom Classic

Ce choix se fait depuis l’écran de préférences de Lightroom Classic :

  • menu édition
  • paramètres du catalogue …
  • onglet Métadonnées
  • cocher « inclure les paramètres de développement dans les métadonnées des fichiers JPEG, TIFF, PNG et PSD »
  • cocher « écrire automatiquement les modifications au format XMP dans les fichiers annexes »

Ce n’est qu’en cochant ces deux cases que les données seront écrites dans des fichiers XMP et/ou dans les fichiers natifs (selon leur format) et lisibles dans d’autres logiciels compatibles avec ce standard.

Sauvegarder les photos dans Lightroom Classic, en conclusion

Lightroom Classic est un des logiciels les plus performants et complets pour assurer la gestion de votre photothèque (voir le guide de choix). Son catalogue vous permet de toujours savoir où vous en êtes, où sont vos photos, comment elles sont traitées.

Il vous faut toutefois bien comprendre les mécanismes mis en jeu par le logiciel pour assurer la pérennité de votre photothèque. La sauvegarde des photos dans Lightroom Classic est simple mais il faut comprendre comment elle se fait et … la faire !

Vous avez déjà rencontré un problème de sauvegarde des photos dans Lightroom Classic ? Lequel ?

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Les secrets du cadrage en photographie : comment faire, composition et créativité

Dans cette seconde édition du livre « Les secrets du cadrage photo », Denis Dubesset vous fait découvrir ce qui va faire de vos photos des images plus harmonieuses, plus fortes, avec un impact visuel plus important pour ceux qui vont les regarder.

Plus qu’une simple réimpression assortie d’une nouvelle couverture, cette seconde édition est entièrement remaniée, les textes actualisés, de nouvelles photos illustrent chaque chapitre. Ce livre va vous apprendre les notions essentielles pour passer un cap en photographie et faire des photos qui vous plaisent toujours plus.

Les secrets du cadrage photo : composition, pratique, créativité, seconde édition

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC

Le cadrage en photographie : de la composition, de la créativité, et puis ?

Lorsque vous avez débuté en photographie, vous avez peut-être tenu compte des règles communément admises : bien exposer, respecter l’horizon, ne pas centrer votre sujet, … Ces règles qui ne demandent qu’à être oubliées une fois que vous les maîtrisez ne vous ont toutefois pas permis encore de faire les photos que vous aimeriez faire.

Il vous manque quelque chose. Ce « quelque chose » qui fait une bonne photo, même si la définition d’une bonne photo reste toujours quelque chose de subjectif (voir la définition de Michael Freeman).

Denis Dubesset est photographe professionnel, j’ai eu le plaisir de l’interviewer lors du Salon de la Photo de Paris en 2019 sur le stand des éditions Eyrolles. En 2014, Denis a écrit un livre sur l’art du cadrage en photographie. J’avais apprécié cet ouvrage à l’époque, tout comme les autres volumes de la collection « Les Secrets de … » chez Eyrolles. Ces livres sont très accessibles, ils adressent les besoins des photographes débutants comme plus experts. Je n’ai que des retours positifs à leur sujet.

Denis Dubesset, lui, a déjà publié plusieurs livres sur la photo (voir Développer son style en photographie et La photo minimaliste), et plutôt que d’écrire un nième opus sur des sujets proches, il a préféré actualiser la première édition de son livre sur le cadrage photo. Une initiative que je salue, car trop de nouvelles éditions sont de simples réimpressions, datées souvent, obsolètes parfois.

Ici tout est nouveau ou presque. Le nouveau texte, déjà, vous invite à plus d’exercices, de pratique sur le terrain. Expliquer est une chose mais pratiquer en est une autre. C’est ce que l’auteur vous invite à faire.

Les images sont nouvelles aussi pour la plupart. Vous me direz, et vous aurez raison, que cela ne justifie pas une nouvelle édition. C’est vrai. Toutefois à nouvelle approche, nouvelles images, les exemples commentés dans la dernière partie du livre sont choisis pour coller au mieux à ce qui est présenté avant. Et comme l’approche a évolué, il est logique que les photos évoluent aussi. CQFD.

extrait de Les secrets du cadrage photo : composition, pratique, créativité, seconde édition

Qu’allez-vous apprendre avec ce livre sur le cadrage en photographie ?

Ce livre va vous apprendre ce que signifie le terme ‘cadrage photo‘. Vous pensez qu’il ne s’agit « que » de remplir le cadre dans votre viseur en prenant soin de ne pas placer votre sujet au centre ? Vous vous trompez.

Le cadrage, en photographie, est lié à la notion de composition. Cadrer c’est aussi composer, « mettre en place de façon minutieuse les éléments qui composent votre image ».

Partant des grands principes et règles établies, Denis Dubesset vous invite à réfléchir à votre approche en vous livrant à quelques exercices pratiques.

« Réfléchir » est le fil conducteur de ce livre, l’art du cadrage et de la composition n’étant pas quelque chose qui s’achète mais plutôt une pratique personnelle qui s’affine avec le temps. Je retrouve bien ici l’approche personnelle de Denis Dubesset, ne pas se contenter de poncifs mais penser à ce que vous voulez dire, exprimer, transmettre. Les possibles imperfections vous seront alors pardonnées.

extrait de Les secrets du cadrage photo : composition, pratique, créativité, seconde édition

Au sommaire des secrets du cadrage photo

Parcourez ce livre dans l’ordre établi par l’auteur, il est pensé pour faciliter votre apprentissage :

  • apprendre à lire une image
  • savoir choisir votre cadrage photo
  • les règles de composition classiques
  • savoir composer instinctivement
  • post-traiter vos images pour finir le travail

J’ai particulièrement apprécié le chapitre décrivant les erreurs classiques. Nous les commettons tous, parfois sans nous en rendre compte aussi les voir ainsi listées et détaillées va vous aider à identifier celles que vous faites peut-être. Prendre conscience de vos erreurs vous aidera ensuite à ne plus les commettre.

Avant les images expliquées qui constituent la dernière partie du livre, Denis Dubesset vous invite à mettre en œuvre ce que vous avez découvert précédemment :

  • faire entrer le spectateur dans l’image,
  • créer un cadre dans le cadre,
  • jouer avec les couleurs,
  • travailler le noir et blanc,
  • hiérarchiser les plans,
  • observer en gros plan,
  • figer le temps,
  • cadrer le mouvement,
  • photographier les choses banales,
  • jouer avec le graphisme,
  • raconter une histoire en photo.

Cette liste peut vous paraître bien longue, vous pensez peut-être que tout ne vous concerne pas et pourtant … souhaitez-vous faire toujours les mêmes photos, ne jamais vous renouveler ? Aimeriez-vous au contraire pouvoir traiter différents sujets, différentes scènes tout en produisant des images toujours aussi attrayantes ? Prenez le temps de tout lire !

Comment figer le temps en photographie

La dernière partie du livre est consacrée à l’étude de dix photos. Vous allez découvrir ce qu’est la lecture d’images, l’analyse de la composition. Pour chacune de ces dix photos, l’auteur vous invite à vous poser les questions suivantes :

  • quelle intention a conduit l’auteur à faire cette photo ?
  • comment a t-il fait pour guider le regard du spectateur ?
  • pourquoi avoir choisi ce cadre, cette orientation, cet angle de vue ?

Imaginez que vous sachiez ensuite trouver vous-aussi les réponses à ces questions pour vos photos … Puis y répondre avant même de déclencher … instinctivement … Vous avez alors compris l’intérêt de ce livre pour vous.

Comment faire un coucher de soleil sur un lac ?

Les secrets du cadrage photo : à qui s’adresse ce livre ?

Ce livre sur le cadrage photo et la composition s’adresse au photographe débutant qui va y trouver de quoi s’intéresser à l’image plus qu’à la technique. Cela ne nuit jamais.

Il s’adresse aussi au photographe amateur qui n’arrive pas à progresser, ne sachant pas ce qui coince dans sa production. Réfléchir en vous posant les bonnes questions va vous aider à trouver les réponses.

Il s’adresse enfin au photographe expert, satisfait par la plupart de ses images, mais qui voudrait développer une démarche plus aboutie, une démarche d’auteur. Si c’est votre cas, vous y trouverez de quoi « penser » votre production d’images, plutôt que de déclencher d’abord et de chercher à trouver du sens à vos images ensuite, en constatant bien souvent le manque d’unité caractéristique d’une démarche encore fragile.

Proposé par l’éditeur au tarif public de 23 euros, ce livre vous permet de prendre de la distance avec la technique pour (enfin) réfléchir à votre démarche créative personnelle. Un bel objectif non ?

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