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Test NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S : portrait, reportage, photo de rue, mon préféré !

Dans la gamme d’optiques Nikon Nikkor à monture Z, la famille des focales fixes s’est enrichie ces dernières semaines d’un objectif à portrait. Voici le test Nikkor Z 85 mm f/1.8S, un objectif pour les Nikon hybrides qui s’avère le plus joueur de la série f/1.8 S et dont le tarif reste modéré.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …

Parmi tous les photographes, ceux adeptes de portrait sont sans doute les plus choyés par les opticiens, quelle que soit la monture, quelle que soit la taille de capteur, quel que soit le constructeur.

Rien que chez Nikon pour les boîtiers FX reflex, la gamme actuelle compte trois références (un 105 mm f/1,4 sublime, deux 85 mm, respectivement ouvrant à f/1,4 et f/1,8, et respectivement vendus 1600 € et 400 €).

En plus de ce trio, les nikonistes portraitistes équipés en hybride Z FX à capteur 24 x 36 mm (et bientôt ceux équipés en Z DX à capteur APS-C) peuvent compter sur le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S apparu au catalogue durant l’automne 2019 à 799 €.

Ce n’est pas peu dire que cet objectif à portrait est attendu au tournant ! Sans plus attendre, voyons ensemble s’il est de ceux qui en mettent plein les mirettes (ou non) et mérite d’intégrer votre besace.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : l’objectif sur Nikon Z 7 avec son pare soleil

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : présentation et contexte

Pour un opticien, il faut faire preuve d’une mauvaise volonté évidente pour rater la conception d’un objectif à portrait tant il s’agit, virtuellement, des objectifs parmi les moins complexes à dessiner et construire. Alors, forcément, pour se démarquer, il faut soit afficher un tarif au ras des pâquerettes, soit offrir des prestations de haut vol.

Mais au fait, qu’est-ce qu’un bon objectif à portrait ? Idéalement, il s’agit d’un objectif à la fois capable de peu de déformation pour les sujets proches, ou alors à l’avantage du modèle photographié, tout en autorisant une profondeur de champ assez faible pour bien isoler le regard de son sujet (et au passage lisser quelques imperfections épidermiques).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/100 sec. – f/1.8 – ISO 1.600

Les courtes focales, comprises entre 75 et 120 mm, ouvrant à f/2 et moins, sont donc toutes indiquées pour cet exercice. La longueur focale légèrement supérieure à la focale standard permet d’affiner les visages. En combinant cette focale à une grande ouverture, à vous les joies des courtes profondeurs de champ et des bokeh plus ou moins crémeux.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : une baïonnette tout métal digne des meilleurs objectifs Nikkor

Question d’ouverture, pas besoin de faire dans l’exotisme d’un f/0,95 ! De f/1,4 à f/2, cela convient très bien. En toute logique, et afin de rester cohérent avec le reste de ses focales fixes en monture Z, Nikon a donc opté pour une combinaison 85 mm + f/1,8.

À l’heure où j’écris ces lignes, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est la plus longue focale fixe disponible en monture Z chez Nikon. Autofocus, devrions-nous préciser, puisqu’à l’automne 2019 le coréen Samyang a également ajouté à son catalogue un 85 mm en monture Z, ouvrant à f/1,4, mais à mise au point strictement manuelle (399 €).

Grâce à la bague FTZ, il vous sera également possible d’exploiter les trois optiques Nikkor F évoquées en introduction, mais aussi le Samyang AF 85 mm f/1,4 F récemment testé vendu 699 €, ainsi que le Sigma 85 mm f/1,4 DG HSM | Art (1099 €), pour ne citer qu’eux. Bref, ce n’est pas peu dire que la concurrence est rude ! D’un point de vue tarifaire, il y en a pour tous les goûts, et pour toutes les bourses.

Lancé à 799 € le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S est, de manière presque surprenante, plutôt bien positionné compte tenu de ce qu’il propose par rapport à la concurrence.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/250 sec. – f/1.8 – ISO 10.000

C’est une nouvelle formule optique à 12 lentilles (dont 2 en verre ED) répartie en 9 groupes qui se trouve au cœur de ce Nikkor Z 85 mm f/1,8 S, à comparer avec la formule moins ambitieuse, mais plus compacte, à 9 lentilles (sans verre ED) en 9 groupes de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1,8 G, et même celle à 10 lentilles de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1,4 G.

Le Nikkor Z utilise un diaphragme circulaire à 9 lamelles (7 sur le f/1.8 AF-S). La mise au point minimale descend à 80 cm. Avec presque 10 cm de long (99 mm pour être précis), sans son pare soleil, il ne passera pas inaperçu. Pour autant, sa masse reste contenue, avec seulement 470 grammes sur la balance.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : diamètre 67 mm pour le filtre

Notons au passage, et c’est un peu dommage, qu’il est le seul objectif Nikkor Z, à ce jour, à utiliser des filtres de 67 mm de diamètre : les 35 et 50 mm f/1,8 S utilisent des filtres de 62 mm, les zooms 14-30 mm f/4 et 24-70 mm f/2,8 se partagent des filtres de 82 mm.

À qui se destine ce 85 mm f/1,8 ?

Au risque de me répéter : aux portraitistes. Que vous soyez équipé d’un Nikon Z 6/7 à capteur 24 x 36 mm, ou même si vous envisagez de vous équiper du Z 50 à capteur APS-C, sur lequel le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S cadrera comme un 127,5 mm.

C’est un peu long pour du portrait, mais ça passe, surtout qu’avec la mise au point minimale à 80 cm vous pourrez obtenir d’intéressants plans serrés. Attention toutefois : l’objectif n’étant pas stabilisé et le Z 50 non plus, il faudra lors de cette association être particulièrement vigilant au flou de bouger.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/320 sec. – f/1.8 – ISO 5.000

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/60 sec. – f/1.8 – ISO 500

Comme les 85 mm sont aussi, et avant tout, de petites longues focales, ils sont également adaptés au reportage et à la photographie de rue. En complément d’un 35 mm f/1,8, les deux formeront un duo idéal : le 35 mm pour les plans d’ambiance large, le 85 mm pour les portraits, les détails et les clichés plus intimistes.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/3.200 sec. – f/1.8 – ISO 800

Éventuellement, vous pouvez vous aventurer dans la photographie sportive et animalière, il faudra alors être assez proche de votre sujet (ça fonctionne bien pour un match de babyfoot, moins pour traquer des lions dans la savane).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/400 sec. – f/2 – ISO 1.250

Qualité de construction

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S sort, presque littéralement, du même moule que ses congénères Nikkor Z de la série S : fût noir légèrement satiné, large bague de mise au point cannelée, commutateur AF/MF minimaliste, monture métallique, lèvre caoutchouc pour prévenir des infiltrations d’humidité et de poussière, joints internes. Vous commencez à connaître la chanson.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : le commutateur Autofocus / Manuel sur le fût

Du côté de la qualité de construction, rien de spécial, rien à signaler : c’est de la belle ouvrage, qui fait son travail de manière efficace, sans excès de zèle, sans exotisme ni luxe particulier.

Prise en main, stabilisation  et autofocus

Tout comme précédemment, vous ne serez pas perdu si vous avez déjà pris en main le 35 mm f/1,8 S ou le 50 mm f/1,8 S : c’est simple et sobre, peut-être même un peu trop simple et un peu trop sobre. Point de graduation de distance, encore moins de bague de diaphragme, pas d’échelle de profondeur de champ, surtout pas de stabilisation optique puisque celle du boîtier (en l’occurrence, un Z 7 lors de notre test) fait le travail. Et le fait même très bien puisqu’à main levée il est possible à ¼ de seconde !

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/4 sec. – f/1.8 – ISO 200

Ce sont quasiment 5 vitesses gagnées par rapport à un système non stabilisé. Chapeau ! Même si, pour du portrait, ce ne sera pas forcément utile selon votre sujet : on a inventé les technologies compensant les mouvements du photographe, pas encore ceux empêchant les modèles de bouger (que ce soient des enfants agités ou de sages adultes, voire l’inverse).

Au printemps 2019, Nikon a offert, par mise à jour firmware, l’autofocus sur l’œil (Eye AF) à ses Z 6 et Z 7. Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est donc le candidat idéal pour vérifier sa pertinence et son efficacité, d’autant plus qu’il est équipé d’une double motorisation (silencieuse).

Bilan après deux semaines d’utilisation : la collaboration des deux se révèle aussi pertinente qu’efficace. Encore mieux qu’une certaine équipe de foot, l’appareil va droit au but.

En dehors du suivi de visage, préférez les modes AF avec un minimum de collimateurs, afin que la mise au point ne se fasse pas n’importe où. Evitez la combinaison AF-C + zone large, dans laquelle l’autofocus peut se perdre. Enfin, pour du portrait, privilégiez toujours le mode priorité ouverture, afin de contrôler au mieux votre profondeur de champ.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/500 sec. – f/1.8 – ISO 800

En situation de reportage, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S s’en sort avec les honneurs et se montre même plus joueur que le Nikkor Z 50 mm f/1,8 S. Sa focale plus longue permet d’aller chercher des informations un peu plus loin, des cadrages plus serrés et l’ouverture f/1,8 pourra être pleinement exploitée pour bien séparer ses différents plans.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/500 sec. – f/2.8 – ISO 100

Performances optiques : pique, homogénéité et flare

Comme je l’ai déjà écrit, les 85 mm ne sont pas les objectifs les plus compliqués à dessiner, mais cela ne veut pas pour autant dire que c’est simple.

Par nature, il s’agit d’une focale qui demande peu de correction, ce qui épargne le recours aux complexes, et coûteuses, lentilles asphériques. Pour un opticien aussi expérimenté que Nikon, difficile de se planter ! Ce serait même une très bonne occasion de rappeler qui est le patron. Force est de constater qu’à ce petit jeu là le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S n’est pas le dernier à rouler des mécaniques.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/50 sec. – f/4 – ISO 1.000

Que ce soit du côté du piqué, de l’homogénéité et de la gestion du flare, ce portraitiste se révèle absolument irréprochable. Et ce dès la pleine ouverture ! En fait, il est tellement bon que le seul véritable reproche que l’on pourrait lui faire serait d’être un peu trop bon.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.000 sec. – f/1.8 – ISO 800

Comprendre par là que, dans ce monde de pixels un peu brutaux, un peu de douceur à la pleine ouverture aurait presque était préférable. Associé aux 45,7 Mpx d’un Nikon Z 7, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S a ainsi tendance à un peu trop refaire sortir les détails, donc les imperfections. C’est chirurgical, pas forcément toujours esthétique. Très bien si vous vous appelez Martin Parr ou Bruce Gilden, moins si vous ne vous baladez pas avec du fond de teint pour adoucir les traits de vos modèles de circonstance…

Par contre, si vous envisagez plutôt ce 85 mm comme un objectif de reportage, ce sera l’extase : pas un seul détail ne vous échappera. Et ça, c’est carrément chouette, surtout si vous faites des tirages très, très grands.

Performances optiques : rendu des couleurs, aberrations chromatiques et vignettage

Comme ses congénères Z de la série S, ce 85 mm f/1,8 S offre un rendu très neutre qui vous permettra de le modifier à votre guise. Pour un objectif à portrait, j’aurais tendance à préférer quelque chose de plus chaud mais un petit coup en post-traitement et hop, ça ira mieux.

Du côté des aberrations chromatiques, elles sont aux abonnées absentes. D’abord parce que c’est un 85 mm, donc peu sujet à ce défaut, ensuite parce que Nikon maîtrise bien son sujet.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.250 sec. – f/4 – ISO 100

Enfin, en ce qui concerne le vignettage, deux écoles s’affrontent. Celle qui considère que, quoi qu’il arrive, un objectif ne doit pas vignetter. Celle qui considère au contraire que, parfois, un peu de vignettage, c’est sympa et ça donne même encore plus de sens à l’image.

J’aurais tendance à faire partie de la seconde, surtout lorsqu’il s’agit de portrait et que le vignettage permet de fermer l’image afin de focaliser l’attention du spectateur sur le sujet (plus ou moins central). Une application automatique très (trop?) efficace est appliquée par le Z 7, du vignettage demeure perceptible en JPEG jusqu’à f/2,8. En passant par les NEF, ce vignettage est bien visible de la pleine ouverture (f/1,8) jusqu’à f/4, s’estompe à f/5,6, puis disparaît complètement à f/8.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/15 sec. – f/1.8 – ISO 500

À vous de décider s’il s’agit d’un handicap. De mon côté, je suis satisfait que Nikon n’ait pas poussé trop loin les curseurs algorithmiques afin de préserver ce rendu si caractéristique des objectifs à portrait.

Performances optiques : déformation et distorsion

Par essence, un 85 mm se doit de légèrement déformer l’image : c’est d’ailleurs ce qui lui permet de rendre des visages un peu plus minces qu’ils ne le sont réellement afin de mieux coller aux canons esthétiques actuels.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/640 sec. – f/5 – ISO 64

De là à trancher s’il s’agit d’une bonne ou d’une mauvaise chose, c’est un autre débat philosophique et éthique. Ces considérations mises de côté, nous pouvons considérer qu’en termes de restitution géométrique, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est parfait et file droit, c’est le cas de le dire.

Rendu optique : profondeur de champ

Aaaaah, la partie la plus intéressante ! Forcément, en allongeant la focale et en maintenant une ouverture maximale à f/1,8, à vous les joies des faibles profondeurs de champ et du bokeh.

À ce petit jeu, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est naturellement avantagé par rapport au Nikkor Z 50 mm f/1,8 S. Idéal en portrait, il permet également de raconter des histoires en jouant sur la séparation des plans dans le cadre d’une utilisation en reportage.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/8.000 sec. – f/1.8 – ISO 100

Attention toutefois : la contrepartie est que pour être net sur toute votre image et pour avoir une profondeur de champ maximale il vous faudra fermer à f/11 et jusqu’à f/16 (l’ouverture minimale), ce qui ne sera pas sans conséquence sur le temps d’exposition ainsi que sur la diffraction, laquelle, surtout avec 45 Mp, entraînera une perte du piqué. On n’a rien sans rien.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.000 sec. – f/2.8 – ISO 1.250

D’un strict point de vue esthétique, le bokeh du Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est plutôt doux et neutre, quoiqu’un peu trop moderne à mon goût. Je lui préfère le côté onirique des AF-S Nikkor 105 mm f/1,4E ED et Samyang AF 85 mm f/1,4 F.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/60 sec. – f/2.8 – ISO 800

Notez cependant que ce 85 mm f/1,8 Z sait faire preuve d’une certaine douceur dans sa transition net/flou, ce qui n’est pas le cas de tous les objectifs modernes, cela atténue la dureté des images numériques. D’un naturel passe partout, son bokeh n’est cependant pas de ceux devant lesquels on s’extasie ou qui déclenchent un effet « waouh ! ».

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S peut vous intéresser si :

  • vous pratiquez assidûment le portrait avec un hybride Z,
  • vous cherchez un petit téléobjectif de reportage,
  • vous souhaitez compléter votre 35 mm f/1,8 S (ou votre 14-30 mm f/4 S),
  • vous souhaitez un équipement 100 % Nikkor Z sans passer par la bague FTZ.

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si :

  • vous avez une préférence pour les optiques à portrait veloutées.

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition sur le Flickr Nikon Passion :

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : les photos

Test Nikkor Z 85 mm f/1,8 S : ma conclusion

De toutes les focales fixes Nikkor Z de la séries S passées entre mes mains, ce Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est sans conteste mon préféré. Le plus joueur, grâce à son autofocus vif et sa séparation des plans facilitée par son aptitude à manier les faibles profondeurs de champs, il est aussi celui qui a le plus de personnalité.

Excellent pour du portrait moderne, très recommandable pour de la photographie de rue et du reportage, il se paye en plus le luxe d’être affiché à un tarif que je qualifierais presque de modéré, même s’il sera toujours possible de râler sur le fait que « il ne s’agit pas d’un f/1,4 ! » (les préjugés ont la vie dure).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.600 sec. – f/2 – ISO 64

S’il avait un défaut, ce seraient en fait trois défauts. Deux minimes : sa tendance au vignettage (facile à corriger) et son bokeh trop neutre. Un, en comparaison, majeur (mais pas tant que cela) : sa taille. Avec ses 10 cm de long sans le pare soleil (14 cm avec), il est loin d’être discret. Pour du portrait posé, rien de grave, mais pour de la photographie sur le vif, on a fait mieux. En plus, dans la besace, ça prend de la place.

Malgré son relatif encombrement visuel, ce 85 mm sait rester léger et très maniable avec ses 470 grammes. Parce qu’il faut bien lui trouver quelques défauts, dommage toutefois, et c’est une critique commune à tous les Nikkor Z de la série S (Noct-Nikkor mis à part) que sa bague de mise au point transmette aussi peu d’informations et qu’il ne profite pas d’une véritable bague de diaphragme, qui lui conférerait une mise en main premium à la hauteur de ses prestations.

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Mode d’emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

Les guides pratiques sur les hybrides Nikon Z n’ont jamais été aussi nombreux ! Philip Escartin, auteur de nombreux ouvrages techniques, vous propose le mode d’emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, un guide pour apprendre à utiliser l’hybride Nikon.

Mode d'emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais …

Mode d’emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, présentation

Les guides pratiques pour reflex Nikon ne sont plus très nombreux, le Nikon D850 n’a eu droit qu’à une seule référence par exemple (voir le guide du Nikon D850). Si les utilisateurs regrettent cette situation, les auteurs la justifient par le fait qu’écrire un guide complet sur un boîtier récent demande beaucoup de temps, les fonctions sont très nombreuses. Le nombre d’exemplaires de chaque livre vendus ensuite ne permet plus de justifier le temps passé, la plupart du temps.

Toutefois, parce que les Nikon Z 6 et Nikon Z 7 rencontrent un joli succès, plusieurs auteurs se sont mobilisés. Après Bernard Rome et Vincent Lambert, c’est Philip Escartin qui vous propose son mode d’emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7.

Le titre de ce livre correspond tout à fait au contenu, car à la différence du livre de Vincent Lambert plus orienté prise de vue, le livre de Philip Escartin est un véritable manuel utilisateur détaillé.

Il en faut pour tous les goûts, et je ne peux que vous inviter à aller consulter ces livres chez votre libraire préféré pour vous faire votre propre avis .

Mode d'emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

Que présente ce guide Nikon Z 6 et Nikon Z 7 ?

Vous savez comme moi que le mode d’emploi livré avec un appareil photo est la plupart du temps indigeste. La présentation en noir et blanc ne donne pas envie, les fonctions sont présentées pour ce qu’elles sont et non ce qu’elles font, et aucune mise en perspective n’est faite pour vous aider à identifier les bons réglages dans une situation donnée.

Mode d'emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

C’est ce qui justifie l’investissement dans un tel guide. Outre le fait de disposer d’un ouvrage bien plus digeste, les auteurs s’efforcent de vous donner des ensembles de réglages adaptés pour :

  • la photographie de paysage,
  • la photographie de sport
  • le portrait,
  • la photo de nature,
  • etc.

Philip Escartin a fait un choix différent. Il a préféré détailler au maximum les différentes fonctions des Nikon Z 6 et Z 7 pour constituer ce que je qualifierais de mode d’emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7 lisible et agréable à consulter.

Ce que vous allez trouver dans ce livre

Ce livre va vous permettre de :

  • comprendre quels sont les différents contrôles et touches de commande de votre Nikon Z 6 ou Z 7,
  • savoir à quoi correspondent les différentes entrées de chaque menu,
  • savoir comment fonctionnent l’autofocus, la mesure de lumière, la vidéo,
  • savoir comment utiliser un flash externe.

Mode d'emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

Outre ces fonctions propres à l’appareil photo, vous allez aussi apprendre à transférer les photos depuis la carte mémoire vers l’ordinateur à l’aide des logiciels Nikon comme des logiciels inclus dans Windows ou MacOS.

Vous apprendrez également à utiliser les applications mobiles comme Snapbridge pour transférer vos images sur un smartphone ou une tablette, ou Nikon WTU qui permet de connecter le boîtier à un ordinateur, sans fil.

A qui s’adresse ce guide ?

Contrairement au guide de Vincent Lambert qui s’adresse au photographe amateur désireux de maîtriser son Nikon Z 6 ou Z 7 dans toutes les conditions de prise de vue, le guide de Philip Escartin s’adresse plutôt au photographe qui maîtrise déjà la prise de vue mais souhaite prendre en main rapidement son Nikon hybride.

Si c’est votre cas, vous trouverez dans ce guide tout ce qu’il faut pour faire le lien entre vos connaissances et le boîtier, pour configurer à votre goût votre hybride, et pour bien démarrer.

Mode d'emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

Vous pourrez utiliser ce guide chaque fois que vous avez un besoin nouveau, par exemple utiliser le mode vidéo ou un flash. 

Ce livre s’avère donc plus proche du mode d’emploi natif des Nikon Z 6 et Z 7 que des guides d’apprentissage de la photo avec un Nikon Z 6 ou Z 7, qui ont ma préférence en toute franchise.

Il s’agit au final d’un outil d’apprentissage pertinent dont le tarif de 26,95 euros s’avère toutefois un peu élevé par rapport aux offres concurrentes.

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais …


Promos Nikon Hiver 2019 : jusqu’à 350 euros de remise sur reflex, hybrides et objectifs

Les promos Nikon Hiver 2019 arrivent à l’occasion du Salon de la Photo et jusqu’au 31 décembre 2019. Vous pouvez bénéficier d’offres sur certains reflex Nikon, hybrides Nikon Z et objectifs Nikkor, voici la liste complète et les conditions de l’offre.

Promos Nikon Hiver 2019 : jusqu'à 350 euros de remise sur reflex, hybrides et objectifs

Promos Nikon reflex et bridge hiver 2019

La liste des reflex et bridges Nikon concernés par ces promos Nikon est la suivante :

Promos Nikon objectifs pour reflex hiver 2019

Promos Nikon hybrides Z hiver 2019

Les boîtiers Nikon hybrides Z 6 et Z 7 bénéficient des offres suivantes :

  • Nikon Z 7 24-70 mm (ou + FTZ) : remise de 350 €
  • Nikon Z 6 24-70 mm (ou + FTZ) : remise de 350 €
  • Nikon Z 7 nu (ou nu + FTZ) : remise de 150 €
  • Nikon Z 6 nu (ou nu + FTZ) : remise de 150 €

Les objectifs Nikkor Z pour hybrides Z 6, Z 7 et Z 50 bénéficient des offres suivantes :

Conditions de l’offre Nikon

Cette offre Nikon Hiver 2019 consiste en une remise immédiate lors de l’achat d’un produit neuf, hors produits d’occasions, reconditionnés ou importés sans y être autorisés (« marché gris »).

L’offre est valable du 1er novembre au 31 décembre 2019 inclus sur le Nikon Store ainsi que chez les revendeurs participant à l’opération (voir la liste des points de vente Nikon).

Vous pouvez consulter le détail de l’offre sur le site Nikon.


ODR Tamron hiver 2019 : tous les objectifs zooms Tamron G2 à 999 euros

A l’occasion du Salon de la Photo 2019, Tamron annonce une ODR (Offre De Réduction) sur ses zooms G2 dont le tarif passe à 999 euros TTC.

Voici les objectifs concernés, leur présentation et les tests effectués si vous êtes intéressé par l’offre.

ODR Tamron : tous les objectifs zooms Tamron G2 à 999 euros

ODR Tamron : promo sur les objectifs zooms Tamron G2

Les promotions de fin d’année sont courantes et cette fois c’est Tamron qui s’y colle avec une offre qui va vous plaire si vous vous intéressez aux zooms G2 de la marque. Leur tarif est ramené à 999 euros, quel que soit le modèle, jusqu’au 31 décembre 2019.

Les quatre zooms Tamron G2 concernés sont :

Trois zooms complémentaires

Dans la gamme Tamron, les trois zooms 15-30, 24-70 et 70-200 G2 représentent le trio idéal qui répond au besoin de la plupart des photographes.

Reportage, paysage, sport, nature, ces trois là vous permettent de tout couvrir avec la souplesse que vous accorde leur grande ouverture f/2.8.

Proposés à ce tarif promo, c’est une très belle affaire si vous êtes équipé d’un reflex Nikon ou Canon.

Les utilisateurs d’hybrides Nikon Z seront plus prudents, les objectifs compatibles peuvent parfois présenter des incompatibilités que chaque marque s’efforce de lever à grand renfort de mises à jour firmware. Pensez à vous procurer la console Tamron Tap-In si vous voulez faire ces mises à jour.

Un téléobjectif pour l’animalier

Concurrent officiel du téléobjectif AF-S Nikkor 200-500 f/5.6, le Tamron SP 150-600 mm f/5-6,3 Di VC USD G2 est une alternative au zoom Nikon.

Ses capacités en photographie animalière, du fait de sa grande plage focale, vous permettent de grimper à 600 mm avec une ouverture encore acceptable (le Nikon 200-500 mm gardant l’avantage sur ce point).

Si vous êtes fan de la marque et que vous utilisez un reflex Nikon, cette offre promotionnelle est donc une affaire à saisir pour compléter votre sac photo.

Même remarque que pour les trois autres zooms si vous utilisez un hybride Nikon Z, mieux vaut privilégier l’utilisation du Nikon 200-500 mm avec la bague FTZ qui offre toute garantie de compatibilité.

Conditions de l’offre

Pour bénéficier de cette offre, vous devez effectuer votre achat dans l’un des magasins participants à l’opération, voir la liste.

Il s’agit d’une remise immédiate sur le tarif de chaque objectif, ce qui représente près de 300 euros sur le Tamron SP 70-200 mm f/2,8 Di VC USD G2 par exemple, autant dire qu’il devient très intéressant.

Source : Tamron


Pourquoi choisir un objectif Nikon Nikkor ?

Vous possédez un appareil photo Nikon reflex ou hybride et vous cherchez l’objectif adapté à vos besoins ? Vous aimeriez acheter un appareil photo Nikon mais vous ne savez pas si la gamme d’objectifs est suffisante pour couvrir vos besoins ? Vous voulez passer du reflex à l’hybride mais le nombre d’objectifs disponibles vous freine ?

Voici pourquoi choisir un objectif Nikon pour reflex ou hybrides Nikon ainsi que tout ce qu’il faut savoir sur cette gamme d’optiques Nikkor.

Pourquoi choisir un objectif Nikon Nikkor ?

Article réalisé en partenariat avec Nikon

Nikon Nikkor, une gamme d’objectifs pour reflex et hybrides Nikon

La confusion est fréquente, les deux mots Nikon et Nikkor ne désignent pas la même chose.

  • Nikon est la marque d’appareils photo, présente sur le marché depuis 1917 et plus connue depuis l’arrivée du premier reflex Nikon, le Nikon F, en 1959,
  • Nikkor est la gamme d’objectifs Nikon, pour reflex et hybrides.

Ceci explique la mention Nikon Nikkor quand vous cherchez les caractéristiques d’un objectif Nikon. Par abus de langage, les rédacteurs utilisent souvent le nom Nikon en lieu et place du nom Nikkor, mais il s’agit bien de parler d’une optique Nikon pour reflex ou hybride (notez que l’on parle tout aussi bien d’une optique que d’un objectif, les puristes y voient un sacrilège, les photographes comprennent).

choisir un objectif Nikon dans la gamme Nikon Nikkor

les plus récents objectifs dans la gamme d’objectifs Nikon Nikkor en monture F

Si la gamme d’objectifs Nikkor existe depuis des décennies, c’est parce qu’elle a su évoluer avec l’offre de boîtiers, depuis l’argentique jusqu’aux hybrides Z actuels en passant par les différentes gammes de compacts, bridges et reflex, APS-C comme plein format.

Sachez de même que c’est Nikon qui a fourni les objectifs Nikkor pour les premiers appareils photo Canon, c’est une longue histoire.

La gamme Nikkor compte de très nombreuses références et séries, mais choisir un objectif Nikon reste toutefois simple grâce à une caractéristique unique de cette gamme.

Une gamme simple à comprendre

En apparence il est facile de se perdre dans le catalogue d’objectifs Nikon tant il compte de modèles. Et pourtant cette gamme possède une caractéristique unique qui simplifie bien des choses.

Depuis son premier reflex, Nikon a toujours favorisé la compatibilité de ses objectifs avec ses différents boîtiers. La monture F, aujourd’hui complétée de la monture Z, n’y est pas pour rien.

la monture Nikon Z pour les appareils photo Nikon Z hybrides

la monture Nikon Z des appareils photo Nikon Z hybrides

La monture d’un objectif (et par extension d’un boîtier), est le système de couplage entre l’objectif et le boîtier.

Dans la gamme Nikon Nikkor, il n’y a qu’une seule monture pour les reflex, la monture F, et une seule monture pour les hybrides Z, la monture Z.

Trouver un objectif compatible avec un boîtier donné peut s’avérer complexe avec d’autres marques ayant développé plusieurs montures pour le même type de boîtier. Choisir un objectif Nikon c’est simple :

  • vous avez un reflex, c’est la monture F,
  • vous avez un hybride, c’est la monture Z.

Ainsi par exemple, un Nikkor F AF-S 50 mm f/1.8G est utilisable sur un reflex Nikon tandis qu’un Nikkor Z 50 mm f/1.8 S est utilisable sur un hybride Nikon Z (la compatibilité Nikkor F vers Nikon Z via la bague FTZ est abordée plus bas).

Ces deux montures F et Z sont employées indifféremment sur les boîtiers APS-C (Nikon DX) et plein format (Nikon FX).

Un Nikon D500 par exemple, reflex APS-C, utilise des objectifs à monture F tout comme un Nikon D850 bien que ce dernier soit plein format.

Un Nikon Z 6, hybride plein format, utilise des objectifs à monture Z tout comme un Nikon Z 50, bien que ce dernier soit APS-C.

Toutes les combinaisons boîtier/objectif possibles avec la gamme Nikon Nikkor reflex et hybride

Le tableau ci-dessous présente les combinaisons possibles pour les reflex et les hybrides Nikon et les deux séries d’objectifs en monture F et Z.

le système Nikon multi-focus des objectifs Nikon Nikkor

le système multi-focus des objectifs Nikon Nikkor

Choisir un objectif Nikon pour reflex suppose de s’intéresser aux différentes séries d’objectifs. Leur monture est identique mais leurs caractéristiques varient selon leur année de sortie :

  • les premières optiques étaient à mise au point manuelle quand les plus récentes sont à mise au point autofocus (l’autofocus Nikon apparaît en 1983 avec le F3-AF),
  • les optiques pour reflex argentiques mécaniques ne disposaient pas des composants électroniques rendus nécessaires sur les reflex plus récents (motorisation autofocus, stabilisation, diaphragme électro-magnétique),
  • les optiques pour reflex à motorisation autofocus interne ne disposaient pas d’une motorisation embarquée, elle l’est désormais avec les Nikkor AF-S et AF-P.

La particularité quasi unique de la gamme Nikkor est que tout objectif conçu pour une monture particulière, F ou Z, est compatible avec un boîtier disposant de la même monture, quelle que soit son année de sortie.

Vous pouvez par exemple équiper votre reflex numérique récent d’un objectif conçu pour les reflex argentiques, il se montera sur le boîtier. La seule limite sera celle de l’objectif, s’il n’est pas autofocus par exemple.

Vous pouvez de même équiper votre hybride Nikon Z APS-C d’une optique Nikkor Z plein format, c’est la monture Z donc c’est compatible.

Certaines limitations sont imposées par les différentes normes technologiques, consultez le tableau de compatibilité des objectifs Nikon Nikkor sur le site Nikon pour avoir tous les détails.

Bague Nikon FTZ, utiliser un objectif Nikkor F sur un appareil photo hybride Nikon Z

Lors de l’annonce des premiers Nikon Z hybrides fin août 2018, et afin d’étendre la gamme d’objectifs Nikkor Z naissante pour ces appareils photo, Nikon a annoncé la mise à disposition d’une bague Nikon FTZ (« F to Z ») assurant la compatibilité entre les objectifs à monture F et les boîtiers à monture Z.

Nikon Z6 et Z7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

le Nikon Z 7 avec la bague Nikon FTZ de couplage à l’objectif AF-S Nikkor 28 mm f/1.4

Cette bague permet d’utiliser un objectif en monture F sur un hybride en monture Z. Vous avez alors accès à la quasi-totalité des objectifs F pour reflex, en attendant que la gamme d’optiques Z se développe (23 modèles dans la roadmap d’octobre 2019).

Les fausses croyances

Cette bague a semé le trouble chez certains et bon nombre de fausses croyances circulent à son sujet. Voici ce qu’il faut savoir.

La bague Nikon FTZ assure :

  • le couplage mécanique entre un objectif Nikkor F APS-C (DX) ou plein format (FX) sur un boitier Nikon Z APS-C ou plein format,
  • le couplage électronique entre l’optique et le boîtier pour autoriser l’autofocus et la mesure de lumière,
  • un fonctionnement avec un objectif pour reflex identique à celui que vous auriez avec un objectif pour hybride.

Cette bague a quelques limitations dues aux différences de conception entre un reflex et un hybride :

  • elle nécessite un objectif Nikkor AF-S ou AF-P pour que l’autofocus fonctionne car les hybrides n’ont pas de moteur AF intégré à l’inverse des reflex,
  • elle rajoute 135 grammes et 35 mm à la longueur de l’ensemble boîtier + objectif.

Test Nikopn Z7 : bague FTZ + Nikon AF-S 70-200mm f/2.8

le Nikon Z 7 avec la bague de couplage Nikon FTZ et l’objectif AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VRII

Fake News !

Les affirmations suivantes sont toutes fausses :

  • la bague FTZ dégrade la qualité d’image : c’est faux puisqu’elle ne comporte aucun élément optique,
  • la bague FTZ ralentit l’autofocus : c’est faux puisqu’elle ne fait que transmettre des signaux électriques,
  • la bague FTZ modifie la focale de l’objectif : c’est faux puisque la focale d’un objectif est propre à l’objectif indépendamment du boîtier
  • la bague FTZ ne permet pas de monter un Nikkor F DX sur un hybride Nikon Z DX : c’est faux, elle le permet bien,
  • la bague FTZ induit un flou de bougé supplémentaire à la prise de vue : c’est faux, le flou de bougé est lié au temps de pose, pas à la longueur ou au poids de la bague,
  • la bague FTZ baisse la fréquence du mode rafale : c’est faux, la bague n’intervient pas de même qu’un objectif n’a jamais limité le mode rafale,
  • la bague FTZ ralentit le déclenchement : c’est en partie faux, elle demande au boîtier quelques dixièmes de seconde de prise en compte lors du démarrage. Le déclenchement est ensuite aussi rapide que sans bague.

Notez que la bague FTZ n’est pas réversible. Vous ne pouvez pas monter un objectif Nikkor Z sur un reflex Nikon F à l’aide de cette bague, le système optique des reflex ne le permet pas.

Les avantages de la bague FTZ que vous n’avez peut-être pas perçus

En permettant l’utilisation d’un objectif pour reflex sur un hybride, la bague Nikon FTZ permet à l’utilisateur d’un hybride Nikon Z d’accéder à un très large choix d’objectifs :

  • les objectifs Nikkor AF-S et AF-P en monture F avec conservation de l’autofocus,
  • les objectifs Nikkor AF et AF-D, très nombreux en occasion à petit prix, à utiliser en mise au point manuelle,
  • les objectifs Nikkor AI et AIS, dont les mythiques Micro-Nikkor pour la macro, dont les tarifs en occasion sont très attractifs,
  • les objectifs Nikkor DC à bascule et décentrement pour l’architecture,
  • les téléobjectifs Nikkor dont les 500, 600 et 800 mm à grande ouverture,
  • les super grand-angles Nikkor DX et FX pour la photographie de paysage
  • les objectifs Fisheye dont le Nikkor AF-S 8-15 mm,
  • le Nikkor AF-S 58 mm f/1.4 Noct pour la photo de nuit,
  • par extension, tous les objectifs compatibles avec la monture F quelle que soit leur marque.

Comme pour tout couplage à l’aide d’une bague, il existe des limites techniques, consultez la liste de compatibilité sur le site du support Nikon.

Utiliser un objectif Nikkor sur un hybride d’une autre marque

Saviez-vous que vous pouvez utiliser un objectif Nikkor F sur un hybride d’une autre marque ?

montage d'un objectif Nikon Nikkor sur hybride Fujifilm avec bague de couplage Nikon-Fuji

Objectif AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VRII sur hybride Fujifilm

Certains fabricants comme Metabones proposent des bagues d’adaptation qui permettent de monter un Nikkor sur un boîtier Sony, Canon, Fujifilm, … pour bénéficier de la qualité des optiques Nikon.

Les vidéastes apprécient ce type de couplage car il leur permet d’accéder à la gamme la plus complète d’objectifs sans remettre en cause le choix de leur boîtier ou caméra numérique.

C’est parfois un choix créatif aussi puisque chaque objectif a un rendu particulier et les objectifs Nikkor ne dérogent pas à cette règle.

Nikon Nikkor, de l’ultra grand-angle au super téléobjectif mais pas que …

La particularité de la gamme Nikkor est de couvrir tous les usages photographiques, que vous fassiez de la photo de paysage, de portrait, de sport, de l’animalier ou du studio, de l’architecture ou de la macro.

Choisir un objectif Nikon pour un reflex ou un hybride, la gamme Nikon est la plus grande

choisir un objectif Nikon, vous avez de quoi faire !

Le catalogue Nikkor actuel compte 89 objectifs (octobre 2019). Avec 363 objectifs déclinés en différentes versions, la gamme Nikkor utilisable sur un hybride Nikon Z est une des plus complètes du marché, sinon la plus complète et couvre une des plus larges plage focale du marché, depuis 6 mm avec le Nikkor 6 mm f/2.8 Fisheye jusqu’au 2000 mm du Nikkor 2000 mm f/11 !

La gamme de zooms Nikkor est elle-aussi conséquente, en DX comme en FX, et permet de couvrir tous les besoins depuis 8 mm avec l’AF-S 8-15 mm Fisheye jusqu’à 500 mm avec l’AF-S 200-500 mm.

Comment réduire le coût global de vos objectifs Nikon

Investir dans un appareil photo c’est faire le choix d’un système, ici Nikon, comprenant aussi un ou plusieurs objectifs.

La gamme Nikkor a plusieurs atouts quand il s’agit de penser finances.

Protection de votre investissement

Joints de protection anti-ruissellement et poussière d'un objectif Nikon Nikkor

Protection anti-ruissellement et poussière d’un objectif Nikon Nikkor

En achetant un objectif Nikkor, vous investissez dans une gamme pérenne, dont la qualité de fabrication est parmi les meilleures. La robustesse des optiques, leur protection aux intempéries sont reconnues. Mais leur qualité optique aussi, et surtout.

Les objectifs Nikkor sont conçus de façon à offrir la plus grande qualité d’image possible quel que soit le boîtier sur lequel ils sont utilisés. Si vous disposez, par exemple, d’un zoom Nikkor AF-S récent, vous obtiendrez des résultats à la hauteur de vos attentes sur un hybride Nikon Z (voir le comparatif Nikkor 24-70 mm f/2.8).

De même, en achetant un objectif Nikkor pour le plein format si vous possédez un boîtier APS-C, vous gardez la possibilité d’utiliser ce même objectif sur un futur boîtier plein format, reflex comme hybride, sans surcoût.

Choisir un objectif Nikon est une façon de rentabiliser votre investissement sur le long terme, d’éviter les reventes à perte et de consommer moins sans rien perdre en qualité ni en possibilités photo.

Exemples de réutilisation d’objectifs Nikkor

  • Vous utilisez un reflex DX et souhaitez passer au plein format ? Vos objectifs DX sont utilisables sur un D850 par exemple avec une définition d’image de 20 MP en recadrage DX soit l’équivalent de ce que vous auriez avec un Nikon D500,
  • vous utilisez un reflex plein format et souhaitez passer à l’hybride plein format ? La bague FTZ vous permet de réutiliser vos objectifs,
  • vous utilisez un reflex plein format et souhaitez disposer d’un appareil plus petit et léger pour les voyages et la randonnée ? Vos objectifs sont compatibles sans surcoût avec les hybrides APS-C Nikon Z,
  • vous avez craqué pour un petit hybride d’une marque concurrente mais vous ne voulez pas investir dans un second lot d’objectifs ? Réutilisez vos objectifs Nikon à l’aide d’une bague peu coûteuse,
  • vous possédez un reflex et un hybride Nikon et ne voulez pas doubler votre parc d’objectifs ? Utilisez vos optiques F sur l’hybride avec la bague FTZ,
  • vous possédez deux boîtiers Nikon parce que vous êtes deux photographes à la maison ? Partagez vos objectifs même si les boîtiers sont différents (par exemple APS-C et plein format, reflex et hybride),
  • vous changez souvent de marque de boîtier et ne voulez pas réinvestir dans plusieurs objectifs à chaque fois ? La monture F des optiques Nikkor F autorise leur utilisation sur les autres marques d’appareils photo hybrides à l’aide d’une simple bague (l’inverse n’est pas toujours vrai),
  • vous faites des photos dans des conditions difficiles, poussiéreuses, très humides, sachez que les optiques Nikkor sont conçues pour réduire la pénétration des poussières et de l’humidité, ce qui explique le choix des photographes pros lors des événements comme les JO d’hiver ou les courses dans le désert.

Valeur de revente

Votre choix d’objectifs initial va évoluer avec les années. Nouveaux besoins, nouvelles envies, nouvelles pratiques, il n’est pas rare de changer d’objectif même quand on est amateur. C’est encore plus vrai si vous débutez car on ne fait pas toujours les choix les plus pertinents au départ.

vue en coup d'un objectif nikon Nikkor

les différents composants d’un objectif Nikon Nikkor

Les objectifs Nikkor, parce que la gamme a cette réputation depuis des années, conservent une valeur de revente supérieure à celle des marques compatibles concurrentes. Il n’est pas rare de voir des annonces pour des objectifs Nikkor d’occasion qui ont plusieurs années et dont le tarif ne baisse pas beaucoup face au tarif neuf. C’est le cas des téléobjectifs par exemple, dont le tarif reste élevé en occasion plusieurs années après un achat neuf.

Certains objectifs Nikkor de l’époque argentique ont encore une belle réputation et leur côte ne faiblit pas, quand elle ne remonte pas (par exemple les Micro-Nikkor).

Certains objectifs Nikkor mythiques conservent une valeur de revente élevée très longtemps (par exemple le Nikkor 50 mm f/1.2 AIS).

Sans aller jusqu’à parler de placement financier, sachez que l’argent mis dans une optique Nikkor ne fond pas toujours aussi vite que neige au soleil.

Pour aller plus loin

Les éléments cités dans cet article vous permettent d’avoir une bonne idée de l’attrait qu’a la gamme d’objectifs Nikkor chez les photographes amateurs comme professionnels.

D’autres marques ont une belle réputation aussi, mais la gamme Nikkor est probablement celle qui couvre le plus de possibilités, qui comporte le plus de modèles, et qui offre les meilleures garanties de compatibilité, de pérennité et de revente.

Choisir un objectif Nikon n’est pas un acte anodin, c’est un investissement à faire en toute connaissance de cause. Les arguments présentés ici sont complétés par ceux présentés dans le second article de ce dossier sur la gamme Nikkor, à venir sous peu.

En savoir plus sur la gamme d’objectifs Nikon Nikkor sur le site Nikon


Test Samyang 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon : la nouvelle coqueluche des portraitistes ?

La focale 85 mm est plébiscitée par les amateurs de portrait. Alors, quand celle-ci est associée à une grande ouverture f/1,4 afin de créer de subtils flous d’arrière plan, le Graal semble à portée de déclencheur. Bienvenue au Samyang 85 mm f/1.4 F autofocus.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …

Pour les nikonistes utilisateurs de reflex, le choix est assez restreint : d’un côté, Nikon propose son AF-S Nikkor 85 mm f/1,4 G aux environs de 1600 euros. De l’autre, Sigma positionne son 85 mm f/1,4 DG HSM | Art à 1099 euros. Pour les photographes au budget plus étroit, point de salut hors l’AF-S Nikkor 85 mm f/1,8 G, certes vendu aux environs de 400 euros mais vous privant de la mythique ouverture f/1,4.

C’est dans cet interstice que Samyang compte se faire une place. Le Samyang AF 85 mm f/1,4 F, positionné à 699 euros, prétend rendre accessibles les vertus de l’ouverture f/1,4 à celles et ceux qui n’avaient alors que le budget d’un f/1,8, conformément à la politique agressive du constructeur, sans toutefois sacrifier quoi que ce soit du côté de la qualité d’image. Un nouveau best seller en puissance ?

Samyang AF 85 mm f/1.4 F : présentation et contexte

Le constructeur coréen Samyang s’est, à ses débuts, surtout fait connaître par ses focales fixes manuelles et grand angle, aux tarifs très agressifs qui n’ont pas laissés indifférents les paysagistes et amateurs de photographie de rue.

Comme ses compères Sigma et Tamron, Samyang opère depuis quelques années une montée en gamme progressive, ce qui se traduit par des focales plus traditionnelles, plus lumineuses et, très récemment, l’arrivée d’objectifs autofocus. Si pour cette dernière catégorie le constructeur concentre surtout ses efforts sur les modèles destinés aux hybrides Sony en monture FE, il n’en oublie pas pour autant les reflex.

La gamme actuelle demeure néanmoins très restreinte, en ne comportant que deux références,  mais positionnées avec intelligence : le Samyang AF 14 mm f/2,8 F, que nous avons déjà testé, et le Samyang AF 85 mm f/1,4 F, à la fois radicalement différent et pourtant philosophiquement si proche.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Cet objectif est vendu 699 euros par Samyang, disponible à la fois pour les reflex Canon et Nikon pourvus d’un capteur 24 x 36 mm (FX, dans la nomenclature nikoniste). Sa formule optique compte 9 lentilles, dont une asphérique, réparties en 7 groupes. La mise au point minimale est de 90 cm et le diaphragme circulaire comporte 9 lamelles. Il faudra utiliser des filtres de 77 mm de diamètre.

Avec 7,45 cm de long et 480 grammes sur la balance, il se révèle le plus léger et le plus compact des 85 mm f/1,4 en monture Nikon F, puisque l’homologue chez Nikon pointe à 8,4 cm pour 595 grammes quand le Sigma explose tous les scores avec ses 12,6 cm de long et 1130 grammes. Notez cependant que ces concurrents ont recours à des formules bien plus complexes (jusqu’à 14 lentilles chez Sigma !) et autorisent une mise au point à 85 cm.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

À qui se destine ce Samyang 85 mm f/1,4 F ?

La focale 85 mm est traditionnellement associée aux portraits mais peut tout à fait être utilisée pour du reportage et de la photographie de rue. Si vous êtes adepte de ces deux pratiques, le Samyang AF 85 mm f/1,4 F semble donc, sur le papier au moins, tout particulièrement recommandé, surtout si en plus du facteur prix vient s’ajouter l’exigence de compacité et de légèreté. Dans votre besace, il s’accordera à merveille avec un 35 mm lumineux et/ou un 24-70 mm f/2,8.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/250 ème de sec. – f/8 – ISO 100

Notez que, comme tous les objectifs en monture F, le Samyang AF 85 mm f/1,4 F pourra bien sûr être utilisé via la bague FTZ sur un hybride Nikon Z 6/Z 7 voire un Nikon Z 50, sur lequel il formera un 127,5 mm (ce qui reste utilisable pour du portrait et, virtuellement, de la photographie sportive). N’ayant pas eu de boîtier Z sous la main lors du test de l’objectif nous ne pouvons pas nous prononcer quant aux performances autofocus d’un tel ensemble.

Qualité de construction

Si pendant des années Samyang n’a pas fait d’effort particulier sur le design de ses focales fixes manuelles, au look très… brut de décoffrage, voire austère, l’arrivée des premiers modèles Premium et autofocus a été l’occasion de faire peau neuve.

Conformément à la « nouvelle » charte esthétique du constructeur, le Samyang AF 85 mm f/1,4 F se pare d’une robe noire légèrement satinée, d’une large bague de mise au point striée en métal (et non en caoutchouc) à la manipulation fluide mais sans butée, la lentille frontale étant bordée d’un liseré rouge orangé brillant. Simple, efficace, élégant, même si une bague de diaphragme dédiée n’aurait pas été de trop, bien que cela aurait probablement nuit à la compacité.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Petits luxes bienvenus : une lèvre caoutchouc vient protéger la monture des infiltrations d’eau et de poussière et l’objectif est accompagné d’une housse textile de protection. À ce niveau là, c’est presque du détail, mais un pare soleil verrouillable et doublé de velours, comme celui du Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD, aurait parfait le portrait.

Avec ses 480 grammes, l’objectif offre une jolie densité en main et l’ajustement irréprochable rassure. Monté sur un Nikon D850, l’ensemble est très équilibré et se manipule aisément d’une seule main.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Prise en main, stabilisation  et autofocus

La manipulation de l’objectif est on ne peut plus simple : sur la gauche du fût, le classique commutateur AF/MF permet de choisir entre la mise au point manuelle et l’autofocus. La mise au point manuelle est facilitée par la très faible profondeur de champ que confèrent la focale 85 mm et l’ouverture f/1,4 mais n’est pour autant pas exempte de reproche.

La bague de mise au point « par fil » manque de mordant et n’apprécie pas d’être brusquée. Si vous la tournez de manière violente, il arrivera régulièrement que la mise au point perde le fil (sans jeu de mot) et refuse de bouger quoi que ce soit. Un doigté et une délicatesse certaine s’imposeront. À cela s’ajoute une course assez longue afin d’aller à l’infini depuis la distance minimale de 90 cm (et vice versa).

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/200 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

L’autofocus, de son côté, ne brille pas non plus par sa vivacité. Même en plein jour, sur un sujet parfaitement éclairé et contrasté, quelle que soit sa distance, l’objectif tend à se montrer hésitant. Pour du portrait posé, cela ne pose pas de problème mais pour des portraits sur le vif et en reportage, ce manque de réactivité vous fera manquer ces micro-expressions évanescentes qui font tout le sel de l’exercice. Il faudra alors disposer d’un bon sens de l’anticipation, avoir un peu de chance et un bon karma.

Cette latence prononcée lui ferme les portes de la photographie sportive. Pour ne rien arranger, l’autofocus manque également de précision. Il faudra alors, dans votre boîtier, régler votre autofocus de sorte à donner la priorité à la mise au point plutôt qu’au déclenchement : Menu > Menu Réglages Perso. > Autofocus (a) > Priorité mode AF-C/AF-S > Mise au point (ou « Mise au point + déclenchement » en AF-C).

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.000 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Enfin, le Samyang AF 85 mm f/1,4 F ne dispose pas de stabilisation. Et c’est dommage, puisque les reflex Nikon non plus. Remarquez toutefois que les concurrents Nikon et Sigma non plus ne sont pas stabilisés. Malgré tout, grâce au poids du boîtier (c’est l’un des avantages des reflex en général, Nikon FX en particulier), il sera plus facile de « stabiliser » à main levée l’ensemble qu’avec un hybride plus léger et, si les étoiles s’alignent correctement, que la Force est avec vous et que vous ne rechignez pas à monter en sensibilité, il vous sera possible d’obtenir des images nettes à 1/30 s. Mais les temps de pose longs ne sont clairement pas son domaine de prédilection.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/2.000 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Performances optiques : piqué, homogénéité et flare

Si Samyang consent à quelques sacrifices du côté de l’autofocus et des fonctionnalités, il est un domaine où il s’interdit les compromis : la qualité d’image. Les objectifs du coréen ont la réputation de fournir un niveau de piqué au niveau des meilleurs, avec un rendu esthétique très particulier et cohérent d’une référence à l’autre, qui se démarque du rendu chirurgical japonais moderne. Pour du portrait, cet exotisme peut faire la différence et ajouter le soupçon d’âme, ce « je ne sais quoi », qui peut vous démarquer.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/400 ème de sec. – f/1.4 – ISO 2.000

À f/1,4, l’objectif est doux au centre puis se dégrade progressivement jusqu’aux bords extrêmes. C’est que le capteur du D850 est exigeant. Cependant, il ne faut pas oublier que l’objectif se destine avant tout à du portrait et que, pour cet usage donné, un peu de douceur permettant de gommer les imperfections de la peau se révèle plus un avantage qu’un inconvénient. Quant au manque d’homogénéité, il s’agit bien d’une pure considération de geek puisque la périphérie sera, de toute manière, noyée dans le flou d’arrière plan.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/125 ème de sec. – f/4 – ISO 100

Il faut fermer à f/5,6-8 pour que l’image devienne homogène d’un bout à l’autre du champ. Pour autant, le rendu demeure doux, peu contrasté, tout en subtilité, loin du micro-contraste forcené pourtant à la mode. Un bon point supplémentaire dans le cadre d’une utilisation en portrait, mais aussi pour celles et ceux qui aiment à passer du temps à retoucher leurs images en post-traitement, puisque cette douceur, néanmoins riche en informations, leur procure une latitude de manœuvre supplémentaire.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.600 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Du côté du flare, le Samyang AF 85 mm f/1,4 F poursuit sa belle prestation puisqu’il faut vraiment faire exprès de photographier avec une source lumineuse de face, dans un coin, pour en voir apparaître. Et encore, il s’agit d’un flare très doux, qui se traduit par une baisse graduelle du contraste, et non pas d’un flare agressif avec de fortes franges colorées façon J.J.Abrams.

Performances optiques : rendu des couleurs, aberrations chromatiques et vignettage

Le Samyang AF 85 mm f/1,4 F produit des couleurs très légèrement chaudes, ce qui, une fois de plus, est bénéfique dans le cadre du portrait. Des aberrations chromatiques sont perceptibles entre f/1,4 et f/2,8 puis disparaissent à partir de f/4.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/640 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Sans surprise, le vignettage est très prononcé à la pleine ouverture mais s’estompe dès f/2. D’ailleurs, pour preuve que l’objectif est bien né, il n’y a quasiment pas de différence de vignettage entre le fichier JPEG (corrigé par le boîtier) et le fichier NEF (brut et non corrigé), ce qui témoigne du bon travail des ingénieurs opticiens coréens.

Performances optiques : déformation et distorsion

La bonne nouvelle avec un 85 mm est que les probabilités qu’il déforme sont assez faibles, voire nulles. À moins que ce ne soit un très mauvais objectif, ce qui n’est pas du tout le cas du Samyang qui sait rester droit dans ses bottes et dans ses lignes.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.600 ème de sec. – f/4 – ISO 100

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/100 ème de sec. – f/5.6 – ISO 100

Rendu optique : profondeur de champ

Focale longue, ouverture généreuse, diaphragme à 9 lamelles, adapté aux capteurs 24 x 36 mm : le Samyang AF 85 mm f/1,4 F a tout ce qu’il faut pour satisfaire les amateurs de courtes profondeurs de champ et de bokeh généreux.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.000 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Il faut, à ce dernier sujet, le féliciter d’avoir un comportement plus allemand que japonais, comprendre par là que les transitions du net vers le flou se montrent très progressives, ce qui confère une certaine rondeur et du naturel à l’image. Le flou d’arrière plan en lui-même se montre très fondu, sans agressivité ni contraste exagéré, ce qui renforce le statut de portraitiste de l’objectif.

Le Samyang AF 85 mm f/1,4 F peut vous intéresser si :

  • vous souhaitez un 85 mm f/1,4 à moins de 1000 euros pour votre reflex Nikon FX,
  • vous souhaitez un 85 mm f/1,4 léger et compact,
  • vous souhaitez gagner légèrement en luminosité par rapport à un 85 mm f/1,8 (ou f/2),
  • vous êtes adepte des portraits à la fois pleins de caractère et de douceur,
  • vous souhaitez compléter un 35 ou un 50 mm f/1,4 (voire f/1,8).

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/640 ème de sec. – f/1.4 – ISO 2.500

Le Samyang AF 85 mm f/1,4 F va moins vous intéresser si :

  • vous exigez un autofocus vif et précis,
  • vous exigez une bague de mise au point manuelle précise,
  • vous possédez déjà un 85 mm f/1,8 autofocus.

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition sur le Flickr Nikon Passion :

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang AF 85 mm f/1,4 F : ma conclusion

Deuxième objectif autofocus de Samyang à destination des reflex 24 x 36 mm, cet AF 85 mm f/1,4 F confirme dès les premières images qu’il a été conçu pour un exercice particulier : le portrait. À emmener partout grâce à sa légèreté et sa compacité, proposant une très bonne qualité d’image tout en offrant un rendu doux et personnel, il a tout pour devenir la nouvelle coqueluche des nikonistes portraitistes et saura également se prêter au jeu de la photographie de rue.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.000 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Seule ombre au tableau, sa mise au point, que ce soit en mode manuel ou en mode automatique, dont le manque de précision et de vivacité pourra vous faire échapper quelques instants décisifs et fuyants. Mais cela provient moins d’un défaut propre que d’un contexte technologique dans lequel de nombreux concurrents excellent dans l’exercice.

Au demeurant, Samyang confirme son statut d’opticien tiers qu’il ne faut pas négliger car tout à fait capable de faire jeu égal avec Sigma et Tamron. Et cela en conservant la philosophie de la marque et un charme qui lui est propre, là où les concurrents ont tendance à sacrifier leur singularité sur l’autel de l’efficacité.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.600 ème de sec. – f/1.8 – ISO 100

Pour les photographes plus sensibles à un regard qu’aux performances techniques tonitruantes, la proposition coréenne doit être très sérieusement considérée lorsqu’il faudra s’équiper d’un 85 mm lumineux. Et en plus, il est quasiment deux fois moins chers que la concurrence, histoire de bien enfoncer le clou.

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …


DxO PhotoLab 3 : couleurs, réparations, masques et mots-clés au programme

Découvrez un article sur DxO plus récent ici : https://www.nikonpassion.com/dxo-photolab-6-3-epreuvage-installation-modules-optiques-automatique/

DxO annonce PhotoLab 3, la mise à jour du logiciel de traitement des fichiers JPG et RAW ayant succédé à DxO Optics Pro. Cette version 3 apporte plusieurs nouveautés dont une inédite roue de gestion des couleurs.

DxO PhotoLab 3 : couleurs, réparations, masques et mots-clés au programme

DxO PhotoLab 3 : le retour en force de DxO ?

DxO est un éditeur de logiciel français qui s’est fait connaître grâce à son expertise en traitement d’image. Après les difficultés financières de ces dernières années et une relative mise sous silence par l’absence de résultats, la société s’est recentrée sur son cœur métier, le traitement d’image, pour redresser la barre et trouver un nouveau souffle.

A l’origine DxO proposait différents outils logiciels pour les particuliers comme les entreprises, pour assurer le traitement des fichiers RAW comme analyser des systèmes optiques (par exemple les capteurs et objectifs).

DxO a désormais recentré ses activités sur le traitement de fichiers RAW et JPG, s’est séparée de DxO Lab qui garde le nom DxO pour des raisons historiques mais a bien été vendue. Le rachat de la suite Nik Collection à Google, une bonne idée puisque les excellents chiffres de vente de cette suite participent au renouveau, aide DxO à revenir sur le devant de la scène.

DxO propose maintenant une offre logicielle aux photographes pour la partie grand public, et quelques activités plus confidentielles pour les entreprises.

Sur sa nouvelle lancée, DxO remplace PhotoLab 1.2 puis PhotoLab 2 annoncé en octobre 2018 par PhotoLab 3. Le rythme annuel ainsi calé est prometteur et permet d’envisager une nouvelle version majeure chaque année désormais.

La gamme DxO comprend quatre logiciels :

  • DxO PhotoLab, le logiciel d’édition photo RAW et JPG, en version 3 maintenant,
  • Nik Collection, la suite de plugins pour Lightroom Classic, Photoshop CC, Photoshop Elements et PhotoLab Essential,
  • DxO FilmPack, le logiciel de simulation de rendus argentiques,
  • DxO ViewPoint, le logiciel qui redresse les perspectives sur les photos grand-angle et redonne leur aspect naturel aux sujets situés sur les bords des images.

DxO PhotoLab 3 : les nouveautés

PhotoLab 3 n’a pas pour ambition de révolutionner PhotoLab, mais apporte au contraire de quoi stabiliser l’offre et la rendre plus attractive : plusieurs nouvelles fonctions vont vous permettre d’accélérer les traitements, la gestion de la couleur en particulier, et de mieux gérer vos photos.

PhotoLab a pour particularité de corriger automatiquement les défauts des images dès leur ouverture : le couple boîtier/objectif détecté, le logiciel corrige les aberrations optiques avant que vous ne passiez aux opérations de traitements d’image globales et locales.

Cette approche intéresse les photographes désireux d’obtenir des images les plus qualitatives possibles, la réduction du  bruit numérique étant l’autre point fort de DxO.

DxO PhotoLab 3 se pose donc en développeur de fichiers RAW professionnel, avec une volonté marquée de concurrencer les leaders du marché que sont Lightroom Classic/Photoshop, Luminar 4 et Capture One Pro. Attention toutefois, certains formats RAW ne sont pas supportés, c’est le cas des fichiers RAF Fujifilm que DxO PhotoLab 3 ne sait toujours pas gérer.

Ajustement / remplacement des couleurs TSL

DxO PhotoLab 3 Ajustement / remplacement des couleurs TSL

l’ajustement / le remplacement des couleurs

PhotoLab 2 marquait le pas en matière de gestion des couleurs face à la concurrence. PhotoLab 3 implémente une nouvelle approche, basée sur la DxO Color Wheel (roue des couleurs).

Cette roue s’avère simple à utiliser et permet de caler la colorimétrie des photos en quelques clics et glissements de souris. Les plus experts pourront aller jusqu’à remplacer les couleurs pour créer des images différentes, une tendance que les éditeurs de logiciels approchent chacun à leur façon, Luminar ayant fait le choix de l’intelligence artificielle pour cela.

En pratique, la DxO ColorWheel vous permet de sélectionner une plage de couleurs (au passage PhotoLab 3 gagne les 2 canaux qui manquaient à PhotoLab 2), puis de dimensionner cette plage (comprendre « choisir toute l’étendue colorimétrique voulue »), avant de choisir les couleurs de substitution.

DxO PhotoLab 3 Color Wheel

Color Wheel

La ColorWheel autorise des transitions très fines entre les teintes, le réglage s’avère plutôt fluide si j’en crois la démonstration par DxO de cette fonction sur un simple ordinateur portable.

Cette façon de gérer l’outil TSL (Teinte, Saturation, Luminance), si elle existe chez les concurrents, est ici plus visuelle et attractive.

Réparation de photos : la retouche locale facilitée

DxO PhotoLab 3 mots-clés

la réparation de photos

Tous les photographes connaissent cela : une tâche de capteur trop visible, un détail sur l’image trop présent et la photo n’a plus le même intérêt.

PhotoLab 3 rattrape son retard en la matière avec un outil de réparation qui oeuvre de deux façons différentes (à la manière de l’outil pinceau de Lightroom ou des filtres de Luminar) :

  • un mode clonage, pour « copier » une zone de l’image et la « coller » sur une autre,
  • un mode réparation plus intéressant qui tient compte de la zone d’origine pour effectuer une réparation la moins visible possible.

Gestion des masques

DxO PhotoLab 3 colorimétrie

la gestion des masques de réglages locaux

Chaque réglage local effectué dans DxO PhotoLab 3 est appliqué via un masque de réglage. PhotoLab 3 permet d’effectuer plusieurs réglages les uns à la suite des autres, les masque s’empilant au fur et à mesure.

Chaque masque peut ensuite être activé ou désactivé pour appliquer, ou non, chaque réglage. Tous les masques sont inversables, ce qui peut vous aider à gérer, par exemple, la netteté par zones à la manière de la palette d’outils de Lightroom ou des masques de Luminar.

Ces masques ne sont pas déplaçables encore par contre, DxO m’a confié travailler sur cette possibilité pour autoriser le déplacement dans une prochaine version.

Les mots-clés et la recherche

DxO PhotoLab 3 colorimétrie

la gestion des mots clés

Avant de traiter vos photos il est pertinent de les gérer : leur attribuer un dossier, les placer dans une collection et les indexer.

DxO PhotoLab 3 progresse avec l’arrivée des mots-clés, qui complètent la gestion des données EXIF de Photolab 2. L’interface du logiciel vous permet d’afficher les données EXIF comme les mots-clés que vous allez ajouter à vos photos.

Les collections, une fonction essentielle pour regrouper vos photos par séries, ne fait pas partie de cette mise à jour encore, DxO n’annonce rien à ce sujet. La philosophie de l’éditeur n’est pas de concurrencer le catalogue Lightroom, considéré comme difficile à égaler, Skylum ne fait pas mieux avec Luminar.

Les mots-clés gérés par PhotoLab 3 sont bien évidemment utilisables pour la recherche de photos. L’indexation automatique n’est pas au programme encore, Lightroom Classic (visages) et Lightroom (ex-CC, visages, couleurs et sujets) gardent une longueur d’avance en la matière grâce aux services web offerts par le Cloud.

Nouveaux boîtiers et modules optiques supportés

Comme toute mise à jour logicielle qui se respecte, PhotoLab 3 supporte les boîtiers récents parmi lesquels :

  • Nikon P1000,
  • Canon G5 X Mark II et G7 X Mark III,
  • Panasonic Lumix DC-G90/G95/G99/G91, Lumix DC FZ1000 II et Lumix TZ95/ZS80,
  • Ricoh GR III,
  • Sony A7R IV et RX100 VII.

Pas moins de 3.000 modules optiques rejoignent la base de données interne du logiciel qui compte désormais plus de 50.000 combinaisons boîtiers/objectifs.

Tarif et disponibilité

DxO PhotoLab 3 est disponible pour PC et Mac en deux versions :

  • PhotoLab 3 ESSENTIAL
  • PhotoLab 3  ELITE

L’édition ELITE s’avère la plus intéressante des deux et se distingue de l’édition ESSENTIAL grâce aux fonctions suivantes :

  • débruitage PRIME (RAW)
  • DxO ClearView Plus
  • outil anti-moiré
  • gestion des profils DCP
  • gestion des profils ICC de calibration boîtier
  • profils de rendus couleurs
  • sorties multiples
  • édition d’autoréglages
  • création d’autoréglages partiels
  • création de palettes personnalisées

Le tarif de lancement de PhotoLab 3 jusqu’au 24 novembre 2019 est de :

  • DxO PhotoLab 3 ESSENTIAL Edition : 99,99 euros au lieu de 129 euros
  • DxO PhotoLab 3 ELITE Edition : 149,99 euros au lieu de 199 euros

Chaque licence de DxO PhotoLab 3 ESSENTIAL Edition permet une installation sur deux ordinateurs différents tandis que DxO PhotoLab 3 ELITE Edition autorise 3 installations.

PhotoLab 3 est également disponible sous forme de mise à jour à partir de 69 euros (49,99 euros jusqu’au 24 novembre) pour les détenteurs d’une licence DxO Optics Pro ou PhotoLab 2.

Une version d’essai complète de DxO PhotoLab 3, valable un mois, est disponible sur le site de DxO.


L’émission photo saison 2 avec Jean-Christophe Dichant / Nikon Passion

L’émission photo est de retour ! Avec plus de 150 épisodes et plus de 20.000 abonnés, l’émission photo a rencontré un joli succès pour sa première saison de diffusion sur la chaîne Youtube Nikon Passion.

J’ai décidé de relancer l’émission, le premier épisode de cette nouvelle saison est en ligne.

Je m’abonne à la chaîne Youtube Nikon Passion …

L’émission photo de Jean-Christophe Dichant Nikon Passion

L’émission photo, c’est une série de vidéos disponibles en libre accès sur Youtube, tournées dans les conditions du direct : je m’adresse à vous comme si nous étions dans la même pièce, autour d’une table, pour parler photo.

Dans la première saison de l’émission photo, j’ai abordé de multiples thèmes parmi lesquels :

  • comment choisir son matériel photo,
  • comment régler un appareil photo,
  • comment faire de meilleures photos,
  • quels objectifs choisir,

Mais aussi des sujets moins techniques, qui me tenaient à cœur, sur :

  • la pratique photo,
  • la créativité,
  • la motivation,
  • l’inspiration,

Autant de sujets auxquels je réfléchis chaque jour et qui peuvent vous aider à pratiquer la photographie vous-aussi, à faire de meilleures photos, à trouver des idées, à construire des séries, …

Après une période d’arrêt plus longue que prévue, en raison de nombreux projets photo, j’ai décidé de reprendre le tournage pour vous proposer de nouveaux épisodes.

Le rythme sera moins soutenu que lors du lancement de l’émission, je tournais un épisode par jour, mais il sera régulier, hebdomadaire.

Ces vidéos sont toujours tournées dans les conditions du direct, ce qui me permet de m’adresser à vous très simplement, de vous montrer à l’écran ce dont je parle quand c’est nécessaire, de partager mon écran parfois aussi.

Je vous propose un tout premier épisode de reprise, j’attends vos retours sur les sujets, pensez à vous abonner à la chaîne Youtube si ce n’est pas encore fait, vous serez ainsi notifié automatiquement par Youtube quand un nouvel épisode est disponible !

Je m’abonne à la chaîne Youtube Nikon Passion …


TOKINA atx-i 11-16 mm f/2.8 CF pour reflex à capteurs APS-C Nikon F et Canon EF

Tokina annonce le nouveau Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF, un objectif zoom ultra grand-angle pour les reflex Nikon APS-C en monture F et les reflex Canon APS-C en monture EF.

Cette optique est une mise à jour d’une des optiques les plus connues et appréciées de l’opticien indépendant japonais, le Tokina AT-X 11-16 mm f/2.8 sorti en 2013.

TOKINA atx-i 11-16 mm f/2.8 CF pour reflex à capteurs APS-C Nikon F et Canon EF

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Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF, la tradition 11-16 mm f/2.8 Tokina

Apparu en 2011 sous l’appellation Tokina AT-X 11-16 mm PRO DX II f/2.8, ce zoom à ouverture constante a su séduire avec des performances très correctes et un tarif intéressant (450 euros environ). C’est le seul 11-16 mm du marché à offrir une grande ouverture f/2.8 constante (octobre 2019).

Un zoom ultra grand-angle vous rend service pour la photo de paysages, la photo immobilière d’intérieur, la photo de nuit et l’astrophographie, entre autres pratiques.

L’ouverture constante f/2.8 évite le changement de mise au point avec la variation de focale et autorise des temps de pose plus courts à 16 mm (ou une montée en ISO limitée) que si l’ouverture glissait vers f/4 par exemple.

Les vidéastes apprécient cette optique pour les tournages avec stabilisateur, elle est suffisamment compacte et légère pour être équilibrée aisément sur un gimbal, et l’ouverture constante permet de ne pas retoucher le point. Le changement de focale n’impose pas de rééquilibrage du stabilisateur.

Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF, caractéristiques

TOKINA atx-i 11-16 mm f/2.8 CF pour reflex à capteurs APS-C Nikon F et Canon EF

Ce zoom ultra grand-angle pour reflex APS-C arrive dans une nouvelle version Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF. Toujours conçu pour équiper les reflex APS-C Nikon et Canon (voir le Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 pour les reflex plein format), cette déclinaison 2019 perd son appellation AT-X pour adopter la nouvelle appellation atx-i.

Selon Tokina, la lettre i pour « interactive » suppose une communication accrue entre l’optique et l’utilisateur, sans que je ne dispose de plus d’information à ce sujet.

Quel que soit le nom de l’objectif c’est sa fiche technique qui nous intéresse, et Tokina a fait le nécessaire pour faire évoluer ce zoom à ouverture constante f/2.8, une caractéristique qui n’a pas d’égal sur le marché aujourd’hui en APS-C. 

La formule optique comprend 13 lentilles en 11 groupes, la lentille frontale reçoit un traitement multicouche favorisant la transmission optique et minimisant l’effet de flare (lumière parasite).

TOKINA atx-i 11-16 mm f/2.8 CF pour reflex à capteurs APS-C Nikon F et Canon EF

La construction est optimisée, selon la marque, et le design plus moderne. La prise en main devrait être meilleure, les cannelures des bagues apparaissent plus fines et la  friction plus précise et douce, toujours selon Tokina.

Fiche technique

  • Distance focale : 11-16 mm
  • Ouverture maximale : f/2.8 constante
  • Ouverture minimale : f/22
  • Construction : 13 éléments en 11 groupes
  • Angles de vue : 104°~82°
  • Mise au point minimale : 0.3 m
  • Ratio macro : 1:11.6
  • Diaphragme : 9 lamelles
  • Longueur : 84 mm
  • Diamètre total maximal : 89.2 mm (Nikon) – 91.7 mm (Canon)
  • Poids : 555 g
  • Filetage filtres : ø77 mm

Disponibilité et tarif

Le Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF sera disponible chez les revendeurs à partir du 8 novembre 2019 (7 novembre pour le Salon de la Photo de Paris) au tarif public de 479,90 euros.

Ce tarif, à peine supérieur à celui de la version précédente, est une bonne nouvelle pour les amateurs de boîtiers APS-C désireux de s’équiper d’un zoom ultra grand-angle expert.

Mon avis sur ce Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF

Proposé au tarif de 479,90 euros à sa sortie ce 11-16 mm à ouverture constante a des atouts pour intéresser les utilisateurs de reflex APS-C DX. Sa construction impose un poids plus important que celui de certains de ses concurrents, mais suppose une résistance plus importante.

Son ouverture f/2.8 constante en fait une optique unique sur le marché. La concurrence propose des plages focales plus larges, tout en restant dans la catégorie ultra grand-angle, mais des ouvertures moins grandes et glissantes :

  • le Nikon AF-P DX 10-20 mm f/4.5-5.6 G VR est plus accessible avec un tarif de 339 euros, mais une ouverture maximale plus limitée,
  • le Sigma 10-20 mm possède tout comme le Nikon une plage focale plus étendue mais son ouverture, bien que constante, est limitée à f/3.5, pour un tarif de 499 euros,
  • le Tamron 10-24 mm f/3.5-4.5 Di II VC HLD a pour lui une plus grande plage focale et une stabilisation 4 stops, mais marque le pas aussi en matière de grande ouverture constante.

Source et plus d’infos : Tokina

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Les 111 meilleurs conseils photo pour devenir photographe créatif et investi

Vous aimeriez passer un cap et faire de meilleures photos ? Bernard Jolivalt vous invite à découvrir les 111 fiches que comporte son dernier ouvrage « Photo, adoptez les bonnes pratiques ».

Vous allez apprendre les fondamentaux de la prise de vue, comment voir et être vu, découvrir des exemples de photos dans la galerie photo et savoir quoi faire après la prise de vue.

111 conseils photo : adoptez les bonnes tactiques du photographe créatif et investi par Bernard Jolivalt

Ce livre chez vous en 24h …

Sur le site de l’éditeur …

Photo, adoptez les bonnes pratiques, les 111 conseils de Bernard Jolivalt

Les ouvrages d’apprentissage de la photographie ne manquent pas, je vous en présente régulièrement dans cette rubrique. Certains s’adressent plutôt aux débutants, d’autres aux amateurs, d’autres encore aux experts. En effet, il y a toujours quelque chose à apprendre quel que soit votre niveau.

Ce livre de Bernard Jolivalt s’adresse à ceux qui savent à peu près utiliser leur appareil photo mais veulent passer un cap. 

C’est votre cas si vous faites des photos correctes en mode automatique mais que vous ne savez pas comment (et pourquoi) sortir de ce mode.

C’est votre cas si vous trouvez vos photos quelconques sans savoir quoi changer.

C’est aussi votre cas si vous vous contentez de faire du JPG sans optimiser ni les réglages de votre appareil photo, ni les différentes étapes du post-traitement indispensables pour donner à vos photos le rendu qu’elles méritent.

Bernard Jolivalt, bien connu des lecteurs de Nikon Passion pour ses précédents ouvrages et conférences lors des Rencontres et du Salon de la photo, s’est remis au travail pour vous proposer un nouveau livre dans lequel il présente 111 fiches pratiques, ou tactiques, pour reprendre le vocabulaire du livre.

Les recueils de fiches pratiques sont à la mode chez les éditeurs depuis plusieurs mois, Bernard Jolivalt a d’ailleurs publié son précédent ouvrage sur la photo de rue sous cette forme. Ils complètent les livres plus classiques dans lesquels les auteurs vous racontent une histoire, leur parcours, une façon de procéder (je pense aux ouvrages de Michael Freeman ou de David duChemin par exemple).

Il vous faut donc prendre ce livre pour ce qu’il est, un guide d’apprentissage, concret, pratique, qui vous livre des recettes. A vous ensuite de mettre en perspective ce que vous avez appris et de passer à l’action.

Pour vous aider dans votre apprentissage, ce livre est découpé en quatre parties distinctes :

  • les fondamentaux
  • voir et être lu
  • la galerie photo
  • après la prise de vue

Les fondamentaux de la photographie

111 conseils photo : adoptez les bonnes tactiques du photographe créatif et investi par Bernard Jolivalt

Vous allez ici (re)découvrir les bases de la photo et même un peu plus :

  • la règle des tiers,
  • les notions de premier et arrière plan,
  • le mouvement,
  • le détail,
  • la profondeur de champ,
  • les couleurs,
  • les reflets,
  • etc.

Chaque fiche vous indique le niveau d’expérience requis pour mettre en œuvre ce qui est expliqué. Vous trouverez également les points importants à ne pas négliger, l’enjeu photographique lié à ce qui est présenté, ce que vous pouvez obtenir en mettant en œuvre cette technique, et des conseils pour savoir comment procéder.

Un encart de couleur vous présente des informations complémentaires.

Sur la page de droite de chaque fiche, qui en comprend donc deux, vous trouverez une photo illustrant la tactique mise en œuvre, ainsi que les données EXIF qui ont permis d’obtenir cette photo (et qui sont toujours fort appréciées par les plus débutants).

Voir et être vu

111 conseils photo : adoptez les bonnes tactiques du photographe créatif et investi par Bernard Jolivalt

C’est bien de prise de vue dont il s’agit ici et non de publication de vos photos pour qu’elles soient vues ! Apprenez des tactiques simples pour photographier des sujets particuliers :

  • une feuille mouillée,
  • les jeux de miroirs,
  • la typographie,
  • les motifs,

Il s’agit de comprendre ce qui fait l’originalité d’une photo, au-delà de son seul sujet, pour gérer par exemple le message (voir fiche 38 page 86) ou les contrastes (voir fiche 27 page 64).

La galerie photo

111 conseils photo : adoptez les bonnes tactiques du photographe créatif et investi par Bernard Jolivalt

Sous ce titre un peu ambigu se cache une série de photos commentées, chaque fiche vous livrant la photo, bien évidemment, mais aussi et surtout pourquoi Bernard Jolivalt l’a faite, dans quel esprit, et comment.

Il s’agit de voir comment l’auteur utilise ce qu’il explique dans les deux précédentes parties pour faire ces photos. Et comment vous allez faire de même vous-aussi après avoir parcouru le livre (conseil : n’attendez pas la fin de la lecture pour commencer à pratiquer !).

Après la prise de vue

111 conseils photo : adoptez les bonnes tactiques du photographe créatif et investi par Bernard Jolivalt

Les plus débutants ne le pensent pas, à tort, mais toute photo se doit d’être traitée pour apparaître sous son meilleur jour. Il n’est pas question de la retoucher, de la « Photoshoper », mais de lui donner le rendu qu’elle mérite :

  • la recadrer,
  • supprimer les poussières, taches de capteur ou autres éléments dérangeants,
  • caler la luminosité et le contraste,
  • travailler la colorimétrie,
  • mettre en valeur une zone particulière,
  • accentuer les détails.

Ce travail de post-traitement se fait à l’aide d’un logiciel. Si l’auteur utilise Photoshop, vous êtes libre de répliquer ce qu’il vous montre dans le logiciel de votre choix.

Mon avis sur ce livre

Je connais Bernard Jolivalt depuis plusieurs années et j’apprécie ses ouvrages qui sont toujours pensés pour vous aider à avancer sans autres arrière-pensées. Ce nouveau livre est de la même veine, concret, pratique, illustré.

La mise en page est agréable, avec une quantité d’illustrations limitées mais suffisante pour montrer ce qu’il y a à montrer. Quelques schémas explicatifs pourraient toutefois apporter un plus parfois (pour la profondeur de champ par exemple, page 26, une notion complexe pour les plus débutants).

Cet ouvrage va vous aider si vous n’avez pas encore investi dans un autre guide du même genre, auquel cas il ferait double usage car, au final, les notions à connaître sur la photographie sont forcément les mêmes.

Il va un peu plus loin que d’autres livres de vulgarisation grâce à la troisième partie, la galerie photo, que j’ai trouvée très démonstrative. Rien de tel en effet que de voir la photo et de lire les explications associées pour comprendre ce qu’a voulu faire le photographe et comment il est arrivé à ses fins.

Proposé au tarif public de 19 euros dans sa version brochée (le livre existe au format Kindle à 13,99 euros) c’est une proposition intéressante qui a le mérite de constituer un recueil de conseils complet.

Ce livre chez vous en 24h …


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