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ODR Tamron hiver 2019 : tous les objectifs zooms Tamron G2 à 999 euros

A l’occasion du Salon de la Photo 2019, Tamron annonce une ODR (Offre De Réduction) sur ses zooms G2 dont le tarif passe à 999 euros TTC.

Voici les objectifs concernés, leur présentation et les tests effectués si vous êtes intéressé par l’offre.

ODR Tamron : tous les objectifs zooms Tamron G2 à 999 euros

ODR Tamron : promo sur les objectifs zooms Tamron G2

Les promotions de fin d’année sont courantes et cette fois c’est Tamron qui s’y colle avec une offre qui va vous plaire si vous vous intéressez aux zooms G2 de la marque. Leur tarif est ramené à 999 euros, quel que soit le modèle, jusqu’au 31 décembre 2019.

Les quatre zooms Tamron G2 concernés sont :

Trois zooms complémentaires

Dans la gamme Tamron, les trois zooms 15-30, 24-70 et 70-200 G2 représentent le trio idéal qui répond au besoin de la plupart des photographes.

Reportage, paysage, sport, nature, ces trois là vous permettent de tout couvrir avec la souplesse que vous accorde leur grande ouverture f/2.8.

Proposés à ce tarif promo, c’est une très belle affaire si vous êtes équipé d’un reflex Nikon ou Canon.

Les utilisateurs d’hybrides Nikon Z seront plus prudents, les objectifs compatibles peuvent parfois présenter des incompatibilités que chaque marque s’efforce de lever à grand renfort de mises à jour firmware. Pensez à vous procurer la console Tamron Tap-In si vous voulez faire ces mises à jour.

Un téléobjectif pour l’animalier

Concurrent officiel du téléobjectif AF-S Nikkor 200-500 f/5.6, le Tamron SP 150-600 mm f/5-6,3 Di VC USD G2 est une alternative au zoom Nikon.

Ses capacités en photographie animalière, du fait de sa grande plage focale, vous permettent de grimper à 600 mm avec une ouverture encore acceptable (le Nikon 200-500 mm gardant l’avantage sur ce point).

Si vous êtes fan de la marque et que vous utilisez un reflex Nikon, cette offre promotionnelle est donc une affaire à saisir pour compléter votre sac photo.

Même remarque que pour les trois autres zooms si vous utilisez un hybride Nikon Z, mieux vaut privilégier l’utilisation du Nikon 200-500 mm avec la bague FTZ qui offre toute garantie de compatibilité.

Conditions de l’offre

Pour bénéficier de cette offre, vous devez effectuer votre achat dans l’un des magasins participants à l’opération, voir la liste.

Il s’agit d’une remise immédiate sur le tarif de chaque objectif, ce qui représente près de 300 euros sur le Tamron SP 70-200 mm f/2,8 Di VC USD G2 par exemple, autant dire qu’il devient très intéressant.

Source : Tamron


Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : le jeu en vaut la chandelle !

Vous aimeriez utiliser un zoom polyvalent pour le reportage, la photo de rue,  le voyage ? Vous voulez éviter les modèles encombrants, lourds et chers comme les 14-24 mm f/2.8 ou les 12-24 un peu trop larges ? Voici le test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD, un zoom qui vient compléter la série des zooms experts à ouverture glissante de Tamron.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : le jeu en vaut la chandelle !

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique …

Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : présentation et contexte

Présenté durant l’été 2018, le zoom grand angle Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD se destine aux reflex 24 x 36 mm Nikon (et Canon). Il pourra bien sûr être utilisé sur un reflex à capteur APS-C, il cadrera alors comme un 25,5-52,5 mm, ce qui en fera un objectif polyvalent idéal pour de la photographie de rue et du reportage.

Sa plage focale peu commune, qui change des classiques 12-24 mm, est partagée avec l’AF-S Nikkor 17-35 mm f/2,8D IF-ED. Mais si la proposition de Nikon s’affiche à près de 2000 euros (au tarif officiel), celle de Tamron, avec son ouverture glissante, permet de réduire le tarif de vente à 650 euros.

Il est, d’après le constructeur, le compagnon idéal du zoom Tamron 35-150 mm f/2,8 Di VC OSD, avec lequel il partage une focale extrême, leur ouverture glissante f/2,8-4 et la technologie autofocus OSD (Optimised Silent Drive).

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Ce duo 17-35 mm + 35-150 mm f/2,8-4 est censé couvrir la majorité des besoins des photographes, quel que soit leur style, pour un encombrement et un tarif bien plus raisonnable. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, nous avons déjà vu que le 35-150 mm n’atteignait pas tout à fait son objectif (sans mauvais jeu de mot). Le 17-35 mm, quant à lui, remplit-il sa part du contrat ?

Pourtant présenté en premier, le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD passe entre nos mains après le 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD du même constructeur. Ainsi va la vie, les plannings de tests ne suivent pas forcément les plannings de lancement des produits, ce qui peut, parfois, contrecarrer certains plans marketing.

Si nous ne nous sommes toujours pas remis de la perplexité dans laquelle nous a plongé le 35-150 mm, ce n’est pas pour autant que nous abordons ce test du 17-35 mm avec un a priori négatif. Après tout, cela fait suffisamment longtemps que nous testons des objectifs pour savoir que, parfois, dans une même famille optique, il peut y avoir un modèle en retrait alors que juste à côté, une proposition d’apparence très proche se révèle au contraire être une véritable pépite. Voilà donc l’occasion de remettre la balle au centre et de repartir du bon pied.

Le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD propose, comme son nom l’indique, une plage focale atypique qui démarre suffisamment bas pour bénéficier d’un vrai grand angle et se termine suffisamment haut pour aborder la photographie de rue et le reportage avec une reproduction des perspectives proches de l’œil humain.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : le jeu en vaut la chandelle !

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : plage focale de 17 à 35 mm

Sa formule optique comporte 15 lentilles, dont deux asphériques et quatre LD (à faible dispersion) réparties en 10 groupes. Comme toutes les productions récentes de Tamron, il bénéficie de nombreux joints d’étanchéité en caoutchouc, même au niveau de la monture, pour prévenir de toute infiltration de poussières et d’eau.

Le revêtement BBAR permet de réduire les reflets parasites et le flare, et Tamron promet avoir mis tout plein de choses sympas à l’intérieur dans le but d’obtenir une homogénéité parfaite et un excellent niveau de contraste d’un bout à l’autre de l’image. En même temps, il est rare qu’un constructeur prétende le contraire…

Ce zoom grand angle, du fait de sa plage focale et de ses ouvertures maximales raisonnables (des bienfaits de l’ouverture glissante), revendique un poids de 460 grammes sur la balance. Bien plus intéressant, sa longueur maximale ne dépasse jamais les 95 mm (hors paresoleil) quelle que soit la focale, et ce bien qu’il ne soit pas à zooming interne.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Voilà qui est fort appréciable et apprécié quand le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD s’allongeait de dix bons centimètres entre ses deux focales extrêmes. Notez, au passage, que le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD a le très bon goût de disposer d’une distance minimale constante de 28 cm seulement, et ce quelle que soit la focale pour laquelle vous optez. Bien vu ! Enfin, les amateurs de filtres en tous genres devront adopter des modèles de 77 mm de diamètre s’ils désirent en utiliser sur cet objectif.

Focale / Ouverture maximale / Ouverture minimale

  • 17 mm – f/2,8 – f/16
  • 20 mm – f/3,2 -f/18
  • 24 mm – f/3,2 -f/18
  • 28 mm – f/3,5 – f/20
  • 35 mm – f/4 – f/22

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/2.8 – 1/250 ème – ISO 100

À qui se destine ce zoom 17-35 mm ?

Vous avez toujours rêvé d’un zoom grand angle mais trouvez que les 12-24 ou 14-24 mm sont un peu trop larges ? Vous aimez la photographie de rue au 35 mm mais manquez parfois de recul et/ou aimeriez embrasser une scène plus large ? Vous aimez la photographie au grand angle mais votre budget est très serré ? Alors ce Tamron est fait pour vous.

Les plus attentifs noteront que le même constructeur propose aussi un 15-35 mm f/2,8 SP Di VC USD, mais à environ 1200 euros, ce dernier est près de deux fois plus cher que le 17-35 mm f/2,8-4. En fait, le concurrent le plus proche est le Tokina Opera 16-28 mm f/2,8, vendu 750 euros, qui offre l’avantage d’une ouverture f/2,8 constante, mais avec une plage focale plus réduite et donc une moindre polyvalence.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/5.6 – 1/500 ème – ISO 100

Même si ce Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD peut être utilisé sur un reflex Nikon DX à capteur APS-C, nous préférons dans ce cas précis vous orienter vers le Sigma 18-35 mm f/1,8 DC HSM | Art, à peine plus cher mais bien plus lumineux. Attention toutefois : ce Sigma ne couvre pas les capteurs 24 x 36 mm, information à garder à l’esprit si vous comptez, dans un avenir plus ou moins proche, faire l’acquisition d’un reflex Nikon FX à capteur 24 x 36 mm.

Qualité de construction et prise en main

Nous ne nous lasserons jamais de vanter la qualité de construction des objectifs Tamron lancés depuis 2015, avec leur fameuse « Human Touch ».

Le zoom 17-35 mm du jour ne déroge pas à la règle. Les finitions sont irréprochables, du grain du fût métallique jusqu’à la texture des bagues en caoutchouc, sans oublier la petite lèvre formée par le joint de monture, toujours du meilleur effet. La compétition entre opticiens a du bon !

Bien sûr, pour garder le tarif le plus bas, plusieurs concessions ont été nécessaires. Ainsi, d’une part, le paresoleil est-il juste cannelé à l’intérieur et non pas doublé de velours, quand d’autre part l’objectif est livré sans petit pochon textile de protection.

À n’en pas douter, posséder un objectif Tamron en 2019 a désormais quelque chose de gratifiant et esthétique. En plus, il paraît que l’on fait de meilleures photos avec un matériel que l’on trouve joli. Après tout, Ettori Bugatti lui-même n’a-t-il pas déclaré que plus une voiture était belle, plus elle allait vite ?

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/4 – 1/160 ème – ISO 100

Du point de vue du gabarit et du poids, monté sur un Nikon D750, l’ensemble est équilibré et tient bien en main. Comme l’objectif est dépourvu de stabilisation, le seul commutateur que vous trouverez sur le flanc gauche est celui permettant de basculer de la mise au point manuelle à l’automatique.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Le fait que le zoom ne change pas de taille en fonction de la focale utilisée est un véritable plus. La large bague de zooming est très agréable à manipuler mais difficile d’en dire autant de celle de mise au point.

Cela est dû à la technologie retenue par Tamron, baptisée OSD (« Optimised Silend Drive ») basée sur un moteur pas à pas et un train d’engrenage. De fait, en mode AF, la friction est forte lorsque vous désirez ajuster le point manuellement (c’est peu agréable mais possible) et le demeure en mise au point manuelle (même si la manipulation est un peu plus souple que sur le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD).

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/5.6 – 1/200 ème – ISO 100

L’avantage avec ce mécanisme, c’est que vous bénéficiez de véritable butées mécaniques de part et d’autre de la plage de mise au point, c’est à dire à 28 cm et à l’infini. C’est, au passage, l’occasion de regretter l’absence de graduation de la distance de mise au point, ce qui, pour ce genre de grand angle, aurait été très pratique. À ajouter dans la prochaine itération.

Autofocus

OSD, c’est un très joli nom marketing pour évoquer une technologie autofocus qui existe depuis pas mal de temps déjà, celle des moteurs pas à pas avec engrenage. Donc, même s’il est, littéralement, « optimisé pour le silence », le moteur du Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD demeure, dans les faits, audible. Mais cela reste tout à fait supportable, voire imperceptible en extérieur.

Le zoom étant plus compact que le 35-150 mm f/2,8 Di VC OSD, il a bien moins d’efforts à produire, d’autant plus que les focales plus courtes augmentent mécaniquement la profondeur de champ, donc diminuent la précision nécessaire.

Globalement l’autofocus du Tamron 17-35 mm f/2,8-4 s’en sort bien lorsque la luminosité est bonne et que le sujet n’a pas trop la bougeotte. Lorsque la lumière faiblit, par contre, il faudra se montrer un peu plus patient mais dans l’ensemble, ce zoom reste très utilisable. Tant que vous ne faites pas de photographies sportives.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/6.3 – 1/80 ème – ISO 100

Stabilisation

Éternel débat : un objectif grand angle a-t-il besoin d’être stabilisé ? À cette question, Tamron apporte une réponse pragmatique : cela dépend de votre budget.

Si vous voulez absolument un zoom grand angle stabilisé, tournez-vous vers le 15-30 mm f/2,8 Di VC USD G2, mais il vous en coûtera 1200 euros pour votre reflex Nikon FX.

Si votre budget est plus réduit, il faudra vous contenter de ce 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD et vous priver de stabilisation optique. Notez que, en théorie, il est possible de l’utiliser sur un hybride Nikon Z 6 ou Z 7, dont les capteurs sont stabilisés, mais ce zoom n’est pas optimisé pour cet usage.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/5.6 – 1/10 ème – ISO 100

La question qui se pose donc est assez simple : peut-on survivre, avec cet objectif, sans stabilisation ? Réponse simple : oui. Et même, très bien. Ainsi est-il possible de capturer des images à main levée à 1/10s au 35 mm (la focale potentiellement la plus problématique).

Pour peu que vous ne trembliez pas, il n’y a donc aucune difficulté à exploiter ce zoom aux vitesses lentes à main levée en dessous de la règle 1/focale.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/2.8 – 1/10 ème – ISO 12.800

Performances optiques : vignettage, pique et homogénéité

Le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD réussit l’exploit de vignetter fortement, à toutes les ouvertures, et à toutes les focales. Oui. Même au-delà de f/11, et jusqu’à f/22. La correction automatique du vignettage en interne appliquée aux JPEG limite à peine la casse par rapport aux fichiers RAW bruts.

Compte tenu du fait qu’un zoom grand angle a plutôt tendance à servir pour du portrait, de l’architecture et du reportage de rue, ce vignettage peut s’avérer esthétiquement gênant sur les grands aplats de couleurs (des façades, des cieux). Heureusement, le vignettage est aussi l’un des défauts optiques les plus faciles et rapides à corriger en post-traitement.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/5.6 – 1/640 ème – ISO 500

Ce souci de vignettage est d’autant plus dommage puisqu’en termes de piqué et d’homogénéité le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD fait partie des bons élèves. Très bon au centre à toutes les ouvertures et toutes les focales, il fait déjà preuve d’une belle homogénéité dès f/2,8, et cela va en s’améliorant en fermant peu à peu. Seuls les coins laissent à désirer mais, compte tenu des angles de champs couverts, cela demeure acceptable.

Le travail des ingénieurs opticiens est vraiment remarquable, surtout en conservant une certaine compacité. À ce tarif là, le rapport qualité/prix est vraiment très satisfaisant et un petit tour sur votre logiciel de retouche préféré vous fera vite oublier le désagrément du vignettage.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/5.6 – 1/4.000 ème – ISO 500

Performances optiques : distorsion

Les objectifs grand angle sont plus sujets à la déformation et, en termes de conception optique, les zooms grand angle sont une gageure. Surtout lorsqu’il faut serrer les prix. Ce qui est le cas du Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD. Ici, la déformation est nettement visible aux focales extrêmes : en barillet au 17 mm, en coussinet au 35 mm.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/4 – 1/160 ème – ISO 100

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/4 – 1/250 ème – ISO 100

Performances optiques : flare, rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Le traitement BBAR visant à réduire les reflets parasites (et augmentant donc le contraste) est indispensable sur ce genre de zoom grand angle, plus naturellement enclin à attraper toutes les sources lumineuses qui entreraient, volontairement ou non, dans le champ.

Force est de reconnaître que le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD s’en sort avec les honneurs lorsqu’il s’agit de déjouer le flare. De leur côté, les aberrations chromatiques sont très bien contenues et nous n’en avons pas à déplorer avec les 24 Mpx de notre Nikon D750 de test.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/4 – 1/1.000 ème – ISO 100

Du côté du rendu des couleurs, nous sommes malheureusement dans l’incapacité de trancher puisque que notre boîtier de test, un Nikon D750 en firmware Ver.1.15 avait des soucis de balance des blancs, ce que nous avons confirmé en lui associant d’autres objectifs (dont des Nikon). De manière aléatoire, même en balance automatique et Picture Control standard, l’image tirait soudain au vert, aussi bien en intérieur qu’en extérieur.

Un rattrapage de la colorimétrie sous Lightroom permet cependant de rendre justice à l’objectif, qui délivre alors des images neutres, contrastées, avec des ombres un peu denses. Bref, un rendu moderne et japonais passe partout que vous pourrez moduler à votre guise et selon vos préférences esthétiques. Clairement, Tamron laisse Tokina s’aventurer seul, avec son Opera 16-28 mm f/2,8, sur le terrain des rendus « à l’ancienne » et pleins de personnalité.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/2.8 – 1/3.200 ème – ISO 100

Rendu optique : profondeur de champ

Avec une plage focale de 17 à 35 mm, le diaphragme sert plus ici à gérer l’exposition que la profondeur de champ. En combinant cela aux ouvertures maximales relativement modestes (f/2,8 à 17 mm, f/4 à 35 mm) ainsi qu’aux seulement 7 lamelles du diaphragme, il va sans dire que le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD ne prétend pas être le roi du bokeh. De toutes manières, ce n’est pas son rôle.

Par contre, de l’autre côté du spectre, il est très légitime sur les grandes profondeurs de champ et pour le travail à l’hyperfocale : une double graduation de la distance de mise au point et de la profondeur de champ auraient été bienvenues et lui aurait conféré un plus ergonomique non négligeable.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/2.8 – 1/60 ème – ISO 500

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 350mm – f/4 – 1/13 ème – ISO 500

Le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD peut vous intéresser si :

  • vous cherchez, avec un budget serré, un zoom grand angle pour votre reflex FX,
  • vous désirez un zoom grand angle « compact », plus léger et moins encombrant, qu’un zoom grand angle f/2,8 constant,
  • vous pratiquez la photographie de paysage, d’architecture et le reportage de rue,
  • vous cherchez un complément grand angle polyvalent pour seconder votre 50 mm lumineux.

Le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un autofocus rapide et silencieux,
  • vous exigez des images JPEG parfaites directement à la sortie du boîtier,
  • vous êtes intransigeant sur la distorsion géométrique, notamment si vous êtes un adepte d’architecture,
  • vous utilisez un reflex Nikon DX à capteur APS-C.

Toutes les photos de ce test en pleine définition en cliquant sur la photo ci-dessous :

Test Tamron 17-35 mm f/2.8-4

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : ma conclusion

Si le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD nous avait laissé perplexes, son grand frère Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD redore le blason de la lignée et se révèle même plutôt attachant avec de nombreux arguments à faire valoir.

Pour ce zoom grand angle, Tamron a opté pour une plage focale et une ouverture glissante très judicieuses. Le 17 mm est suffisamment large pour passer pour un ultra grand angle tout en demeurant simple à maîtriser : contrôler son horizontalité est aisé et, comme il est suffisamment large mais pas trop, les éléments parasites pouvant entrer dans le cadre de manière impromptue sont faciles à gérer.

Les focales intermédiaires classiques (20 mm, 24 mm, 28 mm) ont fait leurs preuves. Enfin, le 35 mm, bien connu, apporte une respiration vers le haut qui ajoute à la polyvalence de l’ensemble. Le choix d’une ouverture glissante et l’absence de stabilisation permettent de former un ensemble très compact dont les dimensions demeurent constantes quelle que soit la focale utilisée : vraiment pratique !

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/8 – 1/50 ème – ISO 500

En termes de performances optiques pures, Tamron a dû trancher dans le vif afin de maintenir un prix de vente aussi bas que possible – car il faut bien rappeler que nous avons affaire à un objectif couvrant les capteurs 24 x 36 mm et ouvrant à f/2,8 au maximum.

La stratégie du constructeur est donc assez simple, mais efficace : d’une part corriger dans le dur, via la conception de la formule optique, le choix des lentilles, l’application des divers traitements de surface (fluorine, BBAR), ce qui est très compliqué à corriger de manière logicielle ; d’autre part laisser subsister certains défauts certes très visibles mais aisément rattrapables en post-traitement, suivant alors la tendance de la photographie computationnelle.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/4 – 1/500 ème – ISO 500

Ainsi le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD s’en sort la tête haute en ce qui concerne le pouvoir résolvant, l’homogénéité, la réduction du flare et des images fantômes, mais se montre plus laxiste avec la distorsion et le vignettage, qui part dans tous les sens, mais que deux clics sur un ordinateur permettent de corriger.

Enfin, et toujours afin de ne pas gonfler la facture finale pour le photographe, le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD fait l’impasse sur la stabilisation, dont on se passe aisément, et une motorisation qui ne brille ni par sa vitesse, ni par son silence, mais fait le travail.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/2.8 – 1/50 ème – ISO 12.800

Faut-il adopter ce Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD ?

Si vous avez un budget serré, utilisez un reflex Nikon FX (ou comptez y passer), et si cela ne vous dérange pas de passer un peu de temps en post-traitement (mais pas tant que ça) pour rattraper le vignettage et la distorsion, et, bien sûr, si vous êtes en quête d’un zoom grand angle compact : foncez.

Le jeu en vaut  vraiment la chandelle, surtout si vous le combinez à un 50 mm f/1,8. À ce prix là, vous n’aurez guère d’alternative.

Par contre, si vous n’utilisez qu’un reflex Nikon DX à capteur APS-C et ne comptez pas basculer vers du 24 x 36 mm, vous pouvez faire l’impasse et vous tourner vers l’indétrônable Sigma 18-35 mm f/1,8 DG HSM | Art.

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique …


Comment bien utiliser le Nikon Z 6 et le Nikon Z 7 : les guides de Vincent Lambert

Vous avez craqué pour le Nikon Z 6 ou le Nikon Z 7 mais parcourir le manuel Nikon vous rebute ? Vous préférez aller droit au but et obtenir les réponses à vos questions sans fouiller parmi des centaines de pages ? Vincent Lambert s’est remis au travail pour vous proposer deux guides vous permettant de bien utiliser le Nikon Z 6 et le Nikon Z 7.

Comment bien utiliser le Nikon Z 6 et le Nikon Z 7 : les guides de Vincent Lambert

Ce guide version Nikon Z 6 …

Ce guide version Nikon Z7 …

Bien utiliser le Nikon Z 6 et le Nikon Z 7

A l’inverse du manuel Nikon commun aux deux hybrides Nikon Z 6 et Z 7 tant ils sont proches, ou du guide de Bernard Rome paru chez Dunod, Vincent Lambert a opté pour deux ouvrages distincts. La majeure partie du contenu est identique, en toute logique et à quelques différences de mise en page près, la différence porte sur l’autofocus et la définition de chaque boîtier.

Si vous n’avez qu’un seul de ces deux boîtiers, choisissez le guide correspondant. Si vous avez un Z 6 et un Z 7 (veinard !), vous trouverez de quoi les régler correctement dans chacun des livres, n’achetez pas les deux.

Ces deux guides ont subi une opération de simplification par rapport aux précédents ouvrages du même auteur comme « Comment photographier avec le Nikon D500« . Le découpage des différentes notions en 72 fiches rend l’ensemble plus lisible, tandis que les différentes parties de chaque guide sont pensées pour vous autoriser un accès direct à la bonne information :

  • découvrir le Nikon Z 6 / Z 7,
  • configurer le Nikon Z 6 / Z 7 pour bien débuter,
  • savoir régler l’autofocus et utiliser les aides à la mise au point,
  • savoir régler l’exposition et ses fonctions avancées,
  • bien utiliser les Picture Control et les formats de fichiers,
  • bien utiliser la vidéo,
  • bien utiliser un flash Cobra de reportage ou un flash de studio.

Il manque dans cette liste les chapitres relatifs aux accessoires, à la post-production ainsi que les exemples de réglages qui clôturaient les précédents guides. Le nombre de pages est à la baisse également passant d’environ 275 (Nikon D500) à 185. Ceci a permis à l’éditeur de maintenir le tarif à 26 euros, celui-ci étant directement influencé par le nombre de pages à imprimer. Il est toutefois dommage que des informations utiles à certains utilisateurs ne figurent plus dans ces ouvrages.

Comment bien utiliser le Nikon Z 6 et le Nikon Z 7 : les guides de Vincent Lambert

Qu’allez-vous apprendre avec ces guides ?

Un appareil photo hybride ne fonctionne pas comme un appareil photo reflex. Les modes de visée différent, les modes de déclenchement aussi.

Dans la famille Nikon, les modes autofocus des hybrides Nikon Z 6 et Z 7 présentent plusieurs différences majeures avec ceux des reflex, tandis que les fonctions vidéo sont plus riches sur les hybrides.

Si vous venez du monde du reflex Nikon

Vous allez apprendre à utiliser les fonctions spécifiques d’un hybride, les différences par rapport à un reflex et comment adapter ce que vous savez des reflex Nikon à l’hybride.

Vous apprendrez par exemple à utiliser la visée électronique et les modes de mise au point comme celui qui vous permet de suivre le sujet. Sachez que le mode autofocus Eye-AF est décrit puisque ces guides sont sortis après l’arrivée de la mise à jour firmware apportant l’Eye-AF.

Vous allez également apprendre à utiliser la mise au point manuelle, le mode focus peaking et le mode loupe, l’éclairage au flash et la vidéo.

Comment bien utiliser le Nikon Z 6 et le Nikon Z 7 : les guides de Vincent Lambert

Si vous venez du monde de l’hybride autre que Nikon

Vous allez faire connaissance avec la logique Nikon, celle des menus comme celle des modes de fonctionnement :

  • autofocus,
  • exposition,
  • rendu de l’image,
  • vidéo,
  • flashs,
  • paramétrage du boîtier.

Comment bien utiliser le Nikon Z 6 et le Nikon Z 7 : les guides de Vincent Lambert

Gagner du temps et éviter les erreurs

L’intérêt de ces guides pratiques est de vous faire gagner du temps en évitant les erreurs les plus grossières. Vincent Lambert est rodé à l’exercice de l’apprentissage des boîtiers Nikon. Ce photographe professionnel (en savoir plus) est aussi formateur à la Nikon School pour les cours reflex et hybrides. Il a compilé dans chaque section de ces guides ce qu’il faut :

  • connaître,
  • comprendre,
  • régler,
  • utiliser,
  • oublier.

Les nombreuses illustrations vous permettent de faire le lien entre le guide et votre boîtier, les photos présentées en exemple sont des illustrations du résultat à attendre si vous suivez les consignes de l’auteur.

Comment bien utiliser le Nikon Z 6 et le Nikon Z 7 : les guides de Vincent Lambert

Mon avis sur les guides Nikon Z 6 et Nikon Z 7 de Vincent Lambert

Si l’on met à part le nombre de pages en baisse pour un tarif constant, et les notions périphériques non abordées dans les deux déclinaisons de ce guide, nous n’en sommes pas moins en présence d’un ensemble pertinent et fidèle à ce que l’auteur nous a proposé par le passé.

Les notions présentées le sont avec justesse et précision, le langage employé est à la portée de tout photographe amateur comme plus expert. La mise en page et la structure de chaque guide vous aident à trouver rapidement l’information requise. Vous réglez votre boîtier (et vos problèmes) sans trop d’hésitations (un guide ne remplace jamais l’expérience personnelle mais il la facilite).

Les hybrides Nikon apportant de nombreuses évolutions par rapport à leurs homologues reflex, impliquant de nouveaux comportements de la part des utilisateurs, un tour d’horizon de ce qu’il vous faut savoir pour utiliser un Nikon Z 6 ou son grand frère le Nikon Z 7 n’est pas inutile. Ces deux guides vont vous permettre de faire ce tour d’horizon vite et bien.

Ce guide version Nikon Z 6 …

Ce guide version Nikon Z7 …


Kit Nikon Z 6 vidéo pour les cinéastes et vidéastes désireux de réaliser des vidéos de qualité professionnelle

Nikon annonce un premier kit Nikon Z 6 vidéo destiné aux vidéastes et cinéastes désireux de tourner dans des conditions professionnelles à l’aide d’un hybride Nikon Z 6.

Ce kit Nikon Z 6 vidéo regroupe tous les éléments essentiels pour filmer, enregistrer audio et vidéo et préparer le post-traitement des séquences et le montage.

Kit Nikon Z 6 vidéo pour les cinéastes et vidéastes

Kit Nikon Z 6 vidéo : les éléments indispensables

Le kit Nikon Z 6 pour la vidéo regroupe, outre l’indispensable appareil photo vidéo hybride Nikon Z 6, un ensemble d’accessoires de tournage et d’enregistrement que les vidéastes et cinéastes reconnaîtront vite :

  • Un appareil photo hybride Nikon Z 6 de 24,5 millions de pixels, capable d’enregistrer des images vidéos 4K en définition maximale sous-échantillonnées à partir du format 6K, jusqu’à 120 vps en Full HD. L’enregistrement est possible via un enregistreur externe (voir plus bas) en 10 bits 4.2.2 avec N-Log et time code tandis que l’enregistrement interne sur carte XQD se fait en 8 bits jusqu’à 144 Mbit/s. La sensibilité est variable de 100 à 51.200 ISO.
  • Deux batteries EN-EL15b Nikon Li-ion.
  • Une bague Nikon FTZ permettant l’utilisation de toutes les optiques compatibles avec la monture F Nikon, dont les optiques cinémas des opticiens indépendants comme les Samyang T.
  • Un enregistreur externe Atomos Ninja V prêt pour le montage ProRes et DNxHR.
  • Un kit d’alimentation pour Atomos comprenant deux batteries 5200 mAh et un chargeur rapide.
  • Un câble HDMI spiralé compatible avec le format HDMI 2.0 haute vitesse pour les enregistrements 4Kp60 ProRes et RAW.
  • Une cage pour caméra SmallRig à fixation rapide compatible avec les trépieds et monopodes Manfrotto.
  • Une poignée de cage pour caméra SmallRig qui se fixe au sommet de la cage pour faciliter les travellings.
  • Un bras articulé SmallRig Magic Arm pour fixer l’enregistreur Atomos Ninja V à la cage pour caméra à l’aide du bras articulé Magic Arm.

Kit Nikon Z 6 vidéo pour les cinéastes et vidéastes

Nikon a par ailleurs mis à jour le firmware des Z 6 et Z 7 qui permette désormais d’enregistrer le flux vidéo au format ProRes RAW d’Apple à partir de la sortie HDMI de l’appareil photo relié à l’Atomos Ninja V tandis qu’une LUT 3D pour le profil N-LOG est aussi disponible.

Kit Nikon Z 6 vidéo pour les cinéastes et vidéastes

La cage SmallRig permet de passer rapidement d’un accessoire à l’autre, elle dispose d’une poignée supérieure afin de filmer de manière stable des scènes en mouvement et de réaliser des travellings plus facilement.

Ce kit Nikon Z 6 pour la vidéo peut être complété d’accessoires propres à chaque type de tournage, les composants inclus étant compatibles avec la plupart des éléments utilisés en vidéo et au cinéma.

Kit Nikon Z 6 vidéo pour les cinéastes et vidéastes

Le kit Z 6 pour la vidéo sera disponible au public de 2899 euros dès le mois de septembre 2019.

Source : Nikon France


Mise à jour Nikon Z 6 et Z 7 : mise à disposition d’une LUT 3D pour le N-LOG en vidéo

Cette mise à jour des Nikon Z 6 et Z 7 apporte une LUT 3D pour le profil N-Log Nikon. Les vidéastes auront déjà compris que cela va leur apporter de la souplesse en matière de post-traitement de leurs séquences vidéo, et une gestion de la luminosité, de la saturation et de la teinte (en plus des couleurs RVB) plus simple.

Pour les autres, voici quelques explications.

Mise à jour Nikon Z 6 et Z 7 : mise à disposition d’une LUT 3D pour le N-LOG en vidéo

LUT 3D Nikon : pour qui, pour quoi ?

Nikon n’a jamais favorisé la mise à disposition de mises à jour pour ses reflex, faisant le minimum lorsqu’il le fallait vraiment. Avec la gamme hybride Nikon Z, il semble toutefois que Nikon ait compris deux choses :

  • proposer une évolution logicielle du matériel photo, gratuite qui plus est, est une idée qui a réussi à d’autres et qui plaît,
  • un hybride, à la différence d’un reflex, est un appareil photo presqu’entièrement piloté par l’électronique et faire une mise à jour logicielle s’avère bien plus simple (et moins onéreuse) que de proposer un nouveau modèle et d’inciter au renouvellement du matériel (ce que le client apprécie).

Ce que Nikon a semble-t’il compris aussi (et ça fait 3 choses …) c’est que le marché des hybrides évolue très (très) vite et que sans mises à jour régulières, un hybride est condamné à être perçu comme obsolète quelques mois après sa sortie. Or qui dit obsolescence dit baisse des ventes et ce n’est l’objectif d’aucun constructeur.

C’est donc une nouvelle mise à jour pour les hybrides plein format Nikon Z 6 et Z 7 que la marque a annoncé fin août. Cette mise à jour (qui n’est pas une mise à jour « firmware » comme les précédentes) s’adresse aux vidéastes qui éprouvent le même besoin que les photographes : avoir la possibilité de post-traiter leurs images.

En photographie on parle de fichiers RAW, de profils neutres et de logiciels de post-traitement utilisant ces profils, en vidéo on parle … de la même chose.

Les Nikon Z 6 et Z 7 permettent déjà l’enregistrement de flux vidéo au format 10 bit N-Log si vous les couplez à un enregistreur externe. Mais ils ne proposaient pas encore la fameuse table de correspondance de couleurs LUT (pour « Look Up Table ») permettant d’appliquer des profils de rendu sur le flux vidéo depuis le logiciel de montage vidéo.

C’est ce qu’apporte cette mise à jour : elle vous évite de « bricoler » lors du montage pour adapter le rendu colorimétrique, la luminosité, la saturation et la teinte en plus des couleurs RVB.

Les vidéastes vont gagner du temps et obtenir de meilleurs résultats plus facilement s’ils ont utilisé lors du tournage le profil N-Log (Nikon Log).

Cette LUT pour le profil N-Log est compatible avec l’espace couleur Rec. 709 et apporte deux fichiers .cube différents, un pour le Nikon Z 6, l’autre pour le Nikon Z 7.

Nikon annonce que cette LUT 3D est compatible avec les logiciels de montage vidéo Adobe Premiere Pro CC, Final Cut Pro X et Blackmagic Design Davinci Resolve 15.

Seule ombre au tableau pour les plus exigeants, les deux hybrides Nikon Z 6 et Z 7 ne peuvent encore générer un flux vidéo RAW en l’état. Il va donc falloir attendre la fin d’année 2019 pour que cette option apparaisse, autorisant l’enregistrement des flux vidéo au format vidéo ProRes RAW sur l’enregistreur Ninja V 4K HDR d’ATOMOS (partenaire de Nikon).

Cette fonction nécessitera par contre une mise à jour interne des boîtiers concernés, une opération qui ne pourra être faite que par le support Nikon et qui sera, au passage, facturée (le montant n’est pas communiqué à ce jour).

Rendez-vous sur le site du support Nikon pour télécharger la LUT 3D des Nikon Z 6 et Z 7.

Source : Nikon


Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : il nous a laissés perplexes …

Rien de mieux que de passer du temps avec un objectif pour savoir ce qu’il vaut et ce que l’on peut en espérer. Voici le test Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, un zoom peu commun annoncé au printemps 2019 à un tarif de 899 euros et destiné aux reflex numériques à capteurs 24 x 36 mm (donc les Nikon FX en ce qui nous concerne).

Peu commun, d’abord, de par sa plage focale atypique, qui ne connaît aucun équivalent dans l’offre des concurrents, ni présente, ni passée.

De par son positionnement marketing, ensuite, puisque Tamron le présente comme un « objectif à portraits », malgré sa relative faible ouverture glissante (f/2,8-4). C’est que, d’après la page Produit sur le site du constructeur, cet objectif a été conçu « exprès pour les photographies de portraits avec un unique objectif sans devoir se déplacer. La focale de 85 mm est idéale pour les prises de vue en portrait classique. Mais le zoom permet de varier les points de vue avec un plan plus large au 35 mm et aussi d’effectuer des plans serrés au 150 mm.» Tout un programme !

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

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Pour savoir ce que le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD a dans le ventre, nous avons profité du calme parisien typique d’un mois d’août pour nous balader avec lui monté sur le toujours aussi exigeant Nikon D850.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD: présentation et contexte

La règle pour les plages focales des zooms, c’est qu’il n’y a pas de règle : chaque constructeur est libre de faire démarrer son zoom à la focale qu’il désire et pousser le maximum là où il le veut (ou le peut) (ou les deux).

Bien sûr dans le domaine des transtandards, les zooms qui démarrent dans le domaine des grands angles et poussent jusqu’aux longues focales, il existe quelques figures classiques : l’incontournable 24-70 (souvent f/2,8) des professionnels, le très prisé 24-105 mm f/4 et le très polyvalent 18-200 mm pour débuter.

Chacune de ces plages « classiques » connaît des variations : par exemple les 28-75 mm, 24-85 mm, 24-90 mm sont autant de variations autour du 24-70 mm dont le but est, généralement, de proposer une plage focale légèrement plus grande, un encombrement moindre, un tarif plus contenu, mais souvent au sacrifice d’une ouverture glissante.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Tamron, donc, envoie tout cela gentiment valser avec son 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD. Premier point de surprise : il démarre à 35 mm, ce qui n’est pas commun. Dans l’esprit de Tamron, l’idée est que ce zoom vient en complément de leur 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD. Ce qui vous fera une belle jambe si vous ne le possédez pas déjà. À moins que Tamron ne désire ainsi vendre deux fois plus d’objectifs ? Après tout, en photographie ou ailleurs, les constructeurs ne sont pas là pour faire dans la philanthropie.

Deuxième point de surprise : la focale maximale de 150 mm, qui porte l’amplitude de zoom à 4,3 x, et se positionne entre les deux focales traditionnelles à portrait que sont le 135 mm et le 180 mm. Pourquoi pas.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : de 35 à 150 mm …

Notez deux choses. La première est que, monté sur un reflex Nikon à capteur APS-C, type D7000 (et suivants) ou D500, ou en appliquant un recadrage DX sur votre boîtier FX, ce Tamron cadrera comme un 51,2-225 mm. De quoi en faire, potentiellement, un objectif intéressant pour du sport. Deuxième chose : dans sa catégorie, le vieillissant AF-S Nikkor 24-120 mm f/4G ED VR, offre une amplitude supérieure (5x), un grand angle beaucoup plus large (24 mm), et même si la focale maximale est moindre (120 mm au lieu de 150 mm), la différence est de ce côté-ci du spectre moins perceptible.

Le temps de digérer cette histoire de choix de plage focale, intéressons-nous à ce joli bébé de 790 grammes et quasiment 13 cm de long (sans pare-soleil et en position 35 mm).

La formule optique comporte, réparties en 14 groupes, 18 lentilles dont 3 asphériques et 3 en verre LD à faible dispersion. Le traitement BBAR (Broad-Band Anti-Reflection) est là pour diminuer les images fantômes et les reflets parasites à l’intérieur de l’objectif. La lentille frontale est traitée au fluor pour faciliter le nettoyage.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

La construction comprend de nombreux joints d’étanchéité caoutchouc, dont un au niveau de la monture, pour éviter les infiltrations d’eau et de poussière. Point très intéressant pour un objectif qui se veut « à portrait » : la distance minimale est de 45 cm et cela à toutes les focales.

La mise au point automatique et la stabilisation (donnée pour un gain de 5 IL) sont contrôlées par un duo de processeurs, judicieusement appelé Dual MPU. Comme tous les objectifs Tamron, il sera possible de mettre à jour et paramétrer ce zoom selon vos goûts et besoins via la console TAP-in.

Annoncé à 899 euros, le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD est donc censé être le compagnon idéal du Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD, qui se trouve aux environs de 599 euros au moment de la rédaction de ce test (août 2019). Au passage, notez que les deux objectifs utilisent des filtres de 77 mm de diamètre, et ce n’est certainement pas un hasard ni une coïncidence.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/10 ème de sec. – f/4 – 4.000 ISO

A qui se destine ce zoom 35-150 mm ?

Compte tenu des focales considérées, de nombreux scénarios sont tout à fait envisageables. Selon Tamron, et au risque de nous répéter, ce sont les propriétaires du 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD qui sont tout spécifiquement visés. Mais il n’y a pas qu’eux. Ainsi, le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC USD peut vous intéresser si vous êtes dans l’une des situations suivantes :

  • un grand utilisateur de 24 mm ou 28 mm fixe en quête d’un objectif polyvalent couvrant des focales plus longues ;
  • un photographe de rue adepte du 35 mm ayant aussi besoin d’aller chercher des informations au loin, ce pour quoi le 150 mm vous aidera beaucoup ;
  • un utilisateur de 24-105 mm qui trouverait cette plage focale un peu trop large et pas assez longue ;
  • un portraitiste débutant qui ne saurait pas encore avec quelle focale « à portrait » il est le plus à l’aise ;
  • un portraitiste plus expérimenté, voire professionnel, qui aurait effectivement un intérêt à passer rapidement d’un plan large (au 35 mm) à un cadrage plus serré (au 105/135/150 mm), ce qui est souvent le cas pour de la photographie sociale (mariages, portraits de classe, etc) ou pour du photo-filmage.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/800 ème de sec. – f/6.3 – 100 ISO

Qualité de construction et prise en main

Petite anecdote qui m’amuse beaucoup : lorsque j’ai reçu le colis contenant l’exemplaire de prêt, ce n’est pas moi qui ai ouvert le carton mais un ami. Lorsqu’il a sorti l’objectif de son emballage, sa première réaction, terriblement spontanée, a été, en version non censurée :

« Wahou ! C’est un Tamron cet objectif ? Putain c’est classe. J’adore la finition et le toucher. Je pensais que Tamron c’était de la merde, je viens de changer d’avis. »

Bref : cela fait plusieurs années que Tamron, tout comme Sigma, est nettement monté en gamme en matière de qualité de fabrication et de finition, mais apparemment tout le monde n’est pas encore au courant. Et quelque part, tant mieux : c’est toujours agréable de surprendre positivement.

Lourd, large, massif, le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD n’a rien d’un zoom d’entrée de gamme, en impose et rassure. Il en impose même un petit peu trop parce qu’à ses 12 cm de long il vous faudra ajouter 6 bons centimètres à fond de zoom, et encore 5 centimètres avec le pare-soleil. Bref, rien de bien discret ni de compact.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

La bonne nouvelle est qu’un loquet de verrouillage, sur la droite du fût, permet de bloquer l’objectif en position 35 mm, et seulement dans cette position là. Il aurait été sympathique de pouvoir bloquer l’objectif aux focales classiques du portrait, qui sont d’ailleurs inscrites tout le long de la bague de zoom : 35, 50, 85, 105, 135 et 150 mm. Par contre, nulle trace d’une échelle des distances. Sur la gauche du fût se trouvent les commutateurs AF/MF pour le mode de mise au point et VC ON/OFF pour la stabilisation.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Mais voilà. Ce zoom part avec un handicap « à l’insu de son plein gré » : il est passé entre nos mains juste après l’excellent Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD. Et, forcément, il souffre de la comparaison avec son aîné.

Ce n’est pas la qualité des matériaux utilisés ni les finitions mécaniques qui sont mises en cause, puisque les deux modèles bénéficient du même soin – et il faut pour cela tirer notre chapeau à Tamron.  Par contre, un faisceau de petits éléments ergonomiques rappelle que, même si les deux objectifs sont vendus quasiment au même prix, ils n’appartiennent pas du tout à la même gamme.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Par exemple, là où la focale fixe dispose d’un pare-soleil verrouillable doublé de velours, le zoom se contente d’un pare-soleil à l’intérieur cannelé et non verrouillable. Bien sûr, le 35 mm f/1,4 a droit à son échelle des distances et son abaque de profondeur de champ, là où le 35-150 mm f/2,8-4 n’a rien du tout. Mais surtout, la différence se ressent dans les parties mécaniques et dans la prise en main. Et cela tombe bien puisque c’est le chapitre suivant.

Commençons par la manipulation de la bague de mise au point. Alors que celle du 35 mm f/1,4 est fluide et douce, permettant d’ajuster le point à la volée même en mode AF, la bague du 35-150 mm f/2,8-4 accroche, avec une forte friction, ce qui interdit toute retouche du point manuellement lorsque vous êtes en mise au point automatique.

Même lorsque vous basculez en mise au point manuelle, une forte friction demeure, délivrant une désagréable sensation lorsque vous réalisez votre point pour, in fine, vous convaincre de tout confier à la mise au point manuelle.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/1.600 ème de sec. – f/5.6 – 100 ISO

Toujours concernant la mise au point, cette fois-ci, la motorisation. Il s’agit, sur le 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, d’une motorisation OSD (comme son nom l’indique) faisant appel à des moteurs pas à pas à courant continu, contrairement à la technologie USD qui fait appel à une friction ultrasonique (ce qui est le cas du 35 mm f/1,4 et du 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD.

OSD a beau signifier « Optimized Silent Drive », il n’en demeure pas moins audible. Sur notre premier exemplaire de test, destiné à être testé par les diverses rédactions, le moteur avait tendance à « caqueter » lorsqu’il cherchait le point puis à siffler.

Nous avons refait le même test sur un second exemplaire, directement sorti du stock de vente (donc flambant neuf), ce caquetage avait disparu et la mise au point s’est avérée plus fluide et discrète, bien que pas totalement silencieuse non plus.

Plusieurs questions se posent alors. Se pourrait-il que l’exemplaire passé de rédactions en rédactions ait subi un choc ? Cela arrive, la tendance « éléphants dans un magasin de porcelaine » des journalistes n’est pas qu’un mythe. Mais dans ce cas là, s’agissait-il d’un choc ponctuel particulièrement violent ou une forme d’usure prématurée qui alors ouvre le doute quant à la fiabilité du moteur ? Ou alors, n’avons-nous juste pas eu de chance et sommes tombés sur un exemplaire défectueux de début de série ?

Par ailleurs, compte tenu du poids des lentilles à déplacer, cette motorisation OSD ne serait-elle pas sous-dimensionnée ? Le 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD utilise la même technologie autofocus mais est bien plus compact, souffre-t-il des mêmes travers ? Pourquoi ne pas avoir retenu la technologie USD pour ce 35-150 mm ? Est-ce que le surcoût aurait été insurmontable, en aboutissant à un tarif supérieur à 1000 euros ?

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/20 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Autofocus

Pas spécialement discret, l’autofocus du Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD n’est pas non plus spécialement rapide. En fait, juste ce qu’il faut : plus lent, cela aurait été inutilisable, plus rapide, il aurait coûté trop cher. Convenable sur des sujets statiques, l’autofocus s’en sort également en suivi AF-C sur des sujets mobiles, mais ne se déplaçant pas trop rapidement non plus. Disons, des piétons, mais pas des vélos.

Voilà qui limitera son utilisation pour de la photographie sportive à quelques sorties ponctuelles. Par contre, la vitesse et la précision AF conviennent très bien à du portrait, le léger manque de précision étant compensé par la profondeur de champ confortable, même à pleine ouverture.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Stabilisation

Tamron promet que le système de stabilisation de ce 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD permet un gain de 5 IL. Concrètement, cela signifie qu’il doit être possible de prendre des photos à main levée à la demi seconde au 35 mm et à 1/10 ème de seconde à fond de zoom, au 150 mm.

Ce sont les performances aux plus longues focales qui nous intéressent ici, puisque la stabilisation doit venir compenser la réduction de l’ouverture maximale tout en facilitant l’utilisation dans le cadre de la réalisation de portraits auxquels le constructeur destine son objectif. Le contrat est rempli haut la main puisque, avec un peu de concentration, il est facile de photographier jusqu’à 1/5ème de seconde à 150 mm !

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 100 mm – 1/5 ème de sec. – f/3.8 – 1.250 ISO

Toutefois, gardez à l’esprit que si la performance technique doit être saluée, elle a, en termes pratiques, assez peu d’intérêt. D’une part parce que sur nos boîtiers récents il est facile de monter en sensibilité pour gagner une ou deux vitesses sans que la qualité de l’image ne soit visuellement dégradée. D’autre part parce que, dans le cadre de portraits, 1/10ème de seconde est un temps de pose trop long pour que votre sujet demeure parfaitement statique. En plus, si vous travaillez en studio, vous aurez la possibilité de monter la puissance de vos éclairages pour vous faciliter la vie…

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 35 mm – 1/5 ème de sec. – f/2.8 – 1.250 ISO

Rendu optique : profondeur de champ

Une fois n’est pas coutume, nous allons aborder la profondeur de champ avant de nous attaquer à la partie performances optiques pure et dure. Qui dit portrait dit bokeh, qui dit bokeh dit profondeur de champ, et qui dit profondeur de champ dit relation ouverture/focale.

Or, ici, nous avons donc affaire à une ouverture glissante, avec une ouverture maximale de f/2,8 à 35 mm et de f/4 à 150 mm (les ouvertures minimales sont respectivement de f/16 à 35 mm et f/22 à 150 mm). Un diaphragme complet est donc perdu entre la focale la plus courte et la focale la plus longue, ce qui reste très raisonnable et bien mieux que si Tamron avait proposé un 35-150 mm f/3,5-5,6, ou f/4,5-6,3, par exemple.

Il n’y a donc pas à rougir, surtout que plusieurs zooms professionnels optent pour cette ouverture glissante (le Panasonic Leica DG Vario-Elmarit 12-60 mm f/2,8-4 ASPH et le Leica Vario-Elmarit-L 24-90 mm f/2,8-4 ASPH pour ne citer qu’eux).

Dans un monde parfait, l’ouverture maximale resterait de f/2,8 le plus longtemps possible après 35 mm, pour ne basculer à f/4 qu’une fois aux abords de 150 mm. Bien sûr, mécaniquement, c’est quasiment impossible. Dans un monde idéal, l’ouverture maximale devrait donc se réduire de manière linéaire, ce qui donnerait, en gros, f/3,2 à 75 mm et f/3,5 à 105 mm. Que nenni ! Dans les faits, l’ouverture maximale se réduit comme-ci (et l’ouverture minimale varie ainsi) :

Test Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

Concrètement, est-ce vraiment si grave ? Si vous êtes un technicien coupeur de cheveux en quatre, oui. Un peu. Dans la pratique, pas tant que cela. Tout ce que vous aurez à retenir c’est que, quelle que soit la focale, même à l’ouverture maximale, vous ne parviendrez pas à obtenir une profondeur de champ très courte telle que cela est actuellement la mode, ou alors il vous faudra shooter tous vos portraits au 150 mm à f/4.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 35 mm – 1/6.400 ème de sec. – f/2.8 – 100 ISO

En même temps, il fallait s’y attendre : n’est pas un 105 mm f/1,4 ou un 58 mm f/0,95 qui veut ! Mais le message que nous voulons faire passer ici, c’est que si le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD peut servir à faire des portraits, il ne s’agira pas de portraits dont l’esthétique se rapproche des canons actuels en termes de bokeh, et ce malgré les 9 lamelles du diaphragme.

Pour cela, en restant par exemple chez Tamron, le SP 85 mm f/1,8 Di VC USD est nettement préférable. Fort heureusement, puisque vous n’avez pas à subir le diktat de l’esthétique unique et instagramesque, bien d’autres manières de réaliser des portraits existent et cela sans avoir recours à des profondeurs de champ millimétriques.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 90 mm – 1/200 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Performances optiques : vignettage, piqué et homogénéité

En résumé, du côté des performances optiques, le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD fait le travail, sans exceller nulle part et sans être catastrophique nulle part. Il est juste… moyen.

Le vignettage est très marqué, malgré la correction automatique appliquée par le D850 lors du rendu JPEG (si vous avez activé la dite correction automatique). Aux 35, 50 et 85 mm, le vignettage est très visible juqu’à f/5,6, se fait plus discret à f/8 puis disparaît. Aux 105, 135 et 150 mm, le vignettage est encore plus marqué que précédemment, et ce jusqu’à f/8.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/2.500 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Pour du portrait, cela n’est pas pénalisant et même intéressant puisque le vignettage permet de fermer l’image et force le regard du spectateur à se concentrer sur le sujet (présupposé au centre du cadre), mais dans l’absolu, pour une optique moderne, ce vignettage est critiquable.

Le piqué est satisfaisant au centre à toutes les focales mais mérite que vous fermiez un peu le diaphragme pour vraiment exploiter l’exigent capteur d’un D850. En s’éloignant du centre, par contre, le piqué se dégrade rapidement et nous trouvons Tamron un peu trop optimistes lorsqu’ils déclarent que cet objectif est prêt à supporter les reflex de 50 Mpx…

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/100 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

D’un autre côté, dans le cadre de l’utilisation pour des portraits, un objectif au rendu plus doux est préférable à un excès de piqué et de netteté qui aurait alors le malheur de faire ressortir les moindres défauts épidermiques de votre modèle. Les défauts des uns sont les qualités des autres, et vice versa.

Performances optiques : distorsion

La distorsion est assez marquée sur ce Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD. Marquée et évolutive. En effet, vous aurez droit à une distorsion en barillet à 35 mm, qui se résorbe et devient nulle entre 85 et 105 mm, pour se transformer en distorsion en coussinet aux focales les plus longues.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/1.000 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Dit autrement, dans le cadre d’une utilisation en portrait, ce zoom a tendance à grossir les visages à 35 mm et à les amincir à 150 mm à cause de la conjonction de la déformation de la perspective et de la distorsion. Encore un défaut qui peut devenir une qualité. Mais si vous utilisez ce zoom pour autre chose que du portrait, par exemple pour de la photographie de rue, des balades architecturales et du paysage, ces défauts peuvent devenir plus gênants.

Performances optiques : flare, rendu des couleurs et aberrations chromatiques

À n’en pas douter, le traitement BBAR visant à réduire les reflets parasites (et augmentant donc le contraste) s’avère d’une redoutable efficacité.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 42 mm – 1/1.250 ème de sec. – f/3 – 100 ISO

L’objectif résiste bien au flare et son rendu colorimétrique est très dynamique et plein d’enthousiasme. En fait, même un petit peu trop : l’image par défaut, en RAW, est un poil trop contrastée et le traitement JPEG interne au D850 (en mode Picture Profile automatique) a tendance à trop ternir l’ensemble, en récupérant les ombres et les hautes lumières de manière trop violente, ce qui rend l’image terne. Avec la plupart des objectifs, c’est plutôt l’inverse, avec des JPEG trop saturés et contrastés par rapport aux RAW. Bizarre bizarre. Le rendu chaleureux de l’objectif lui permet de bien se prêter au jeu du portrait.

Test Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD : en résumé

Le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD peut vous intéresser si :

  • vous cherchez un objectif polyvalent pour du portrait et de la photographie de rue,
  • vous désirez compléter un zoom et/ou une focale fixe grand angle que vous avez déjà,
  • vous pratiquez la photographie sociale et avez besoin de cadrages plus serrés qu’avec un 24-105 ou un 24-120.

Le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un véritable grand angle,
  • vous désirez obtenir de très courtes profondeurs de champ et un bokeh crémeux,
  • vous êtes intransigeant sur les performances optiques,
  • vous désirez pratiquer régulièrement la photographie de sport.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Test Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD : ma conclusion

Perplexe. C’est probablement le mot qui résume bien mon sentiment vis à vis de cet objectif.

En temps normal, j’ai tendance à aimer et même soutenir les initiatives originales, mais uniquement lorsque cela s’accompagne d’une réalisation sans faille. Mais dans le cas du Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, ce n’est pas franchement le cas, la promesse de polyvalence s’accommodant assez mal des compromis techniques indispensables incontournables pour contenir son prix de vente (899 euros lors de son lancement à l’été 2019).

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/400 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Je vais commencer par les bons points. Tout d’abord, la qualité de fabrication mérite d’être saluée : les efforts réalisés par Tamron payent et permettent de proposer sur toute la gamme des objectifs superbement construits jouissant d’une finition qui, il n’y a pas si longtemps, ne se trouvait que parmi les optiques professionnelles : traitement fluor, joints d’étanchéité à tous les niveaux, finition du fut, bagues caoutchouc, etc.

Rendre cela accessible sur un zoom à moins de 900 euros, qui plus est un zoom à f/2,8-4 à l’ouverture certes glissante mais autrement plus noble que du f/3,5-5,6 ou f/4,5-6,3 – relève de la gageure industrielle.

Ensuite, le rendu est judicieusement adapté pour du portrait : piqué au centre mais pas trop non plus, vignetté pour fermer l’image… ou comment transformer des défauts classiques en qualités. Et puis… et puis en fait, c’est un peu tout du côté des bons points.

Les points ni positifs, ni négatifs. La plage focale. Même si c’est l’argument premier de cet objectif, la plage de 35-150 mm a quelque chose de troublant et, plutôt que d’accéder à une nouvelle polyvalence, on a l’impression de se retrouver avec le cul entre deux chaises.

35 mm, c’est pas mal pour du reportage, mais un peu trop long dans certaines situations. Un angle plus large aurait été bienvenu. Sans forcément démarrer à 28 mm, 30 mm aurait déjà été très bien, et aurait en plus fait passer, symboliquement, l’amplitude du zoom à 5x.

De l’autre côté du spectre, 150 mm s’avère régulièrement trop court mais pour le coup, c’est moins gênant, surtout sur un boîtier comme le Nikon D850 où la marge de recadrage est généreuse. Mais justement, à cause de cela, on réalise d’autant plus facilement qu’il n’y a pas grande différence de rendu entre 135 mm et 150 mm, donc pousser jusqu’à 180 mm aurait permis de marquer le coup.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/80 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Maintenant, les points négatifs. Dépourvu de zooming interne, le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD doit donc composer avec une extension de son fût pour zoomer. Déjà que, de base, il est tout sauf compact, là, il devient carrément encombrant. Les performances optiques globalement moyennes, si elles s’accordent bien à une certaine pratique du portrait, interrogent plus pour d’autres usages.

En fait, c’est à se demander si cette douceur, ce manque d’homogénéité et ce vignettage sont volontaires (pour donner une signature esthétique) ou au contraire des dommages collatéraux des compromis économico-technologiques (ce qui serait surprenant vu le nombre de lentilles asphériques, LD, le traitement BBAR, etc.).

Mais le plus gros point noir de cet objectif, c’est sans conteste sa mise au point. Plus audible que de l’USD et d’une réactivité moyenne, la technologie OSD semble ne pas vraiment avoir sa place sur un objectif de 2019 et ternit le plaisir d’utilisation. Et pas question de prendre la main en mise au point manuelle, la bague dédiée n’est vraiment pas agréable.

Perplexe, donc, je le suis encore une fois arrivé au terme de cette conclusion. Faut-il craquer pour ce 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD ? Si vous possédez déjà le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD et en êtes satisfait : pourquoi pas, si vous comptez être cohérent. Mais si vous ne le possédez pas, nous ne pouvons que vous recommander d’attendre un peu, soit une mise à jour du firmware, soit une nouvelle version.

Car c’est bien là le problème : sur le papier, ce zoom est intéressant, mais la réalisation n’est pas à la hauteur de ses ambitions. De quoi le cantonner pour l’heure à une niche photographique. C’est triste, car pourtant, il y avait de l’idée.

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Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : le roi du bokeh ?

Nikon annonce l’arrivée d’une nouvelle optique dans la gamme Nikon Z, le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S.

Cet objectif devrait ravir les amateurs de portrait avec son bokeh particulièrement agréable selon la marque, et vient compléter la gamme de focales fixes à ouverture f/1.8 conçue exclusivement pour les hybrides plein format Nikon Z.

MàJ : le test du NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S est disponible.

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

Les 85 mm f/1.8 pour Nikon chez Miss Numerique

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : présentation

Les deux hybrides plein format Nikon disponibles à ce jour ne sont plus vraiment remis en cause par les premiers utilisateurs (le firmware 2.0 a beaucoup aidé). La gamme d’objectifs dédiés à cette nouvelle monture Z pêche par contre encore par manque de références à l’inverse de la gamme Nikon F pour reflex qui compte plus de 90 objectifs au catalogue et au moins autant dans les déclinaisons précédentes.

La bague Nikon FTZ qui permet d’associer les objectifs Nikkor F aux hybrides Nikon Z élargit le champ des possibles mais elle apporte quelques désagréments : longueur totale supérieure, temps de mise en route plus long, poids supérieur, coût (comptez 300 euros au tarif normal ou 150 euros en kit avec un boîtier).

Il est donc critique pour Nikon de proposer aussi vite que possible de nouveaux objectifs Nikkor Z et d’offrir aux utilisateurs des combinaisons « Z natives » plus nombreuses. Ce que la marque s’emploie à faire puisqu’elle respecte la roadmap objectifs publiée en fin d’année 2018 qui annonce les nouveaux modèles à venir d’ici à 2021.

En matière de zooms, c’est le Nikkor Z 70-200 mm f2.8 S qui est attendu par les amateurs de téléobjectifs, tandis qu’au rayon focales fixes le duo 35 mm / 50 mm ne demande qu’à être complété d’une belle optique à portrait.

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

C’est désormais chose faite puisque Nikon annonce l’arrivée début septembre 2019 du nouveau Nikkor Z 85 mm f/1.8 S. Le duo devient triplette et pouvoir disposer des trois 35 mm, 50 mm et 85 mm dans votre besace devrait vous aider à couvrir la plupart de vos besoins.

Pour ceux d’entre vous qui restent insatisfaits, souvenez-vous qu’il existe déjà 4 zooms Nikkor Z couvrant la plage focale de 14 mm à 70 mm, ouvrant à f/4 comme à f/2.8, de quoi faire quelques photos.

Vers une cohérence de gamme

Il ne fait nul doute que ce Nikkor Z 85 mm f/1.8 S va être comparé à l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G, son alter ego dans la gamme reflex depuis 2012. Proposé à 529 euros prix catalogue, ce 85 mm a déjà fait le bonheur des portraitistes ne souhaitant pas dépenser près de 1600 euros pour disposer de la version f/1.4. Equiper de la bague FTZ votre AF-S 85 mm f/1.8G afin de le monter sur votre hybride serait une solution très confortable : pas de coût supplémentaire, réutilisation de votre investissement, résultats connus.

Oui mais …

Nikon ne saurait se contenter de cette solution et a conçu une optique pensée pour la monture Z. Cette monture de grand diamètre favorise la qualité d’image puisqu’elle permet aux opticiens de concevoir des objectifs grâce auxquels le trajet des rayons lumineux vers le capteur est bien plus favorable qu’avec la monture F de diamètre plus réduit (voir le comparatif des 24-70 mm f/2.8 par exemple).

Le nouveau Nikkor Z 85 mm f/1.8 S se devait donc de relever le défi de la performance, et en attendant de pouvoir vérifier sur le terrain si le résultat est à la hauteur de vos attentes, il nous faut nous contenter de la fiche technique, et des précédents tests des Nikkor Z 35 mm f/1.8 S et Nikkor Z 50 mm f/1.8 S.

Pourquoi ces deux-là ? Parce que le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S est pensé pour offrir une cohérence de gamme, des résultats proches en termes de colorimétrie et de qualité d’image et parce que c’est déjà le cas entre le 35 mm et le 50 mm et qu’il n’y a aucune raison de penser que le 85 mm va déroger à cette règle.

Construction et caractéristiques techniques

Le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S reprend la présentation sobre des optiques Nikkor Z, ainsi que la construction qui en fait des optiques tous temps aptes à affronter tous les terrains.

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

Avec 470 grammes, ce Nikkor Z 85 mm f/1.8 S s’avère plus lourd que l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G (350 gr.) mais pensez qu’il vous faudra adjoindre à ce dernier la bague FTZ et ses 135 grammes, soit … 15 grammes de plus que le seul Nikkor Z 85 mm f/1.8 S. Bien joué Nikon.

Vous appréciez la bague personnalisable des précédentes optiques Z ? Vous la retrouverez sur ce Nikkor Z 85 mm f/1.8 S. Pour rappel, cette bague vous permet d’associer à sa rotation un des nombreux réglages de prise de vue, comme le choix de l’ouverture (nostalgiques des bagues de diaph, c’est pour vous !) ou le réglage de compensation d’exposition (bien plus rapide que l’utilisation du contrôle habituel). Les vidéastes apprécient cette bague pour le contrôle de l’ouverture qu’elle permet, sans émettre le moindre bruit, en cours de tournage.

La mise au point autofocus est assurée par le système AF multi groupes Nikon. Celui-ci met en oeuvre plusieurs groupes de lentilles qui se déplacent séparément afin d’optimiser la précision et la rapidité de la mise au point, quelle que soit la distance de mise au point. Notez au passage, si vous ne l’aviez pas encore fait, que les problèmes de back et front focus disparaissent avec les appareils photo hybrides puisque le système de mise au point diffère, un plus pour les utilisateurs d’optiques compatibles dont le calage de l’AF n’est pas toujours exemplaire sur les reflex.

La formule optique de ce Nikkor Z 85 mm f/1.8 S fait appel à 12 éléments répartis en 8 groupes, dont deux lentilles en verre ED. Cette formule est à comparer à celle de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G qui comporte 9 lentilles en 9 groupes. Si l’ouverture maximale est de f/1.8 l’ouverture minimale est de f/16 tout comme sur le modèle AF-S.

La distance minimale de mise au point est de 80 cm, soit la même que celle de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G.

Le diaphragme, parce que les amateurs de bokeh attendent cette info, comporte 9 lamelles, soit deux de plus que la version AF-S.

Parlons-en du bokeh, justement, puisque c’est LE critère mis en avant par Nikon lors de la présentation de cette optique. Nikon n’a pas peur des mots en annonçant que ce bokeh là est « exceptionnel » : les effets de bord aux reflets colorés verts visibles sur certaines images en arrière-plan (les ronds du bokeh, pour le dire autrement)  auraient disparus, laissant place à de magnifiques ronds sans aucune frange. Le piqué de l’image serait lui-aussi « exceptionnel » sur tout le cadre (rappelez-vous que la monture Z permet de diminuer les défauts en périphérie de l’image),  et les images fantômes (flare) réduites à néant grâce au traitement nanocristal (absent sur la version AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G).

Exemples de photos

En attendant les photos réalisées lors du test du Nikkor Z 85 mm f/1.8 S à venir, voici les photos diffusées par Nikon et disponibles en pleine définition sur le site Nikon.

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/2.000 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/8.000 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/6.400 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/6.400 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 500 – 1/500 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/8.000 ème sec – f/5.6

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/1.000 ème sec – f/1.8

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : disponibilité et tarif

Annoncé fin juillet 2019, le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S sera disponible dès septembre au tarif public de 899 euros.

Pour mémoire, l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G se trouve à 499 euros environ et valait 529 euros lors de sa sortie début 2012. L’autre 85 mm f/1.8 compatible avec les Nikon Z grâce à la bague FTZ est le Tamron SP 85 mm f/1.8 Di VC vendu lui 729 euros (999 euros à sa sortie) et disposant de la stabilisation.

Si le tarif vous rebute et que, non content de l’ouverture f/1.8 vous préférez un 85 mm f/1.4, il vous reste une alternative avec le Samyang MF 85 mm f/1.4 Z qui ne vous coûtera que 399 euros mais ne dispose pas de l’autofocus et s’avère être l’objectif pour reflex incluant la bague FTZ (ce qui le rend Z natif) sans autre optimisation des performances. On ne peut pas tout avoir…

Source : Nikon France

Les 85 mm f/1.8 pour Nikon chez Miss Numerique


Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S, un zoom grand-angle polyvalent presque parfait

Dans la série « tout système photographique se doit de posséder telle ou telle optique », Nikon avait pour obligation d’accompagner son zoom transtandard Nikkor Z 24-70 mm f/4 S d’un zoom grand angle. Vous allez découvrir dans ce test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S pourquoi le compagnon classique aurait été un 14-24 mm et pourquoi ce n’est pas le cas.

Profitant de l’ouverture plus modeste f/4, la maison jaune a préféré tourner cette relative faible luminosité en avantage en offrant un zoom grand angle à la plage focale plus étendue. C’est ainsi que le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S vit le jour.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S, un zoom grand-angle polyvalent presque parfait

Ce zoom 14-30 mm au meilleur prix chez Miss Numerique

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4S, présentation et contexte

Nikon a beau jouer les bons élèves, il était dit qu’avec son système Z le constructeur profiterait de l’occasion pour sortir des sentiers battus. Avec ce Nikon Z 14-30 mm f/4 S, les opticiens maison font presque dans l’originalité, puisqu’après tout, sur reflex, cette plage focale n’est pas tout à fait inconnue.

Ainsi existe-t-il déjà en monture F l’AF-S Nikkor 16-35 mm f/4G ED VR et l’un peu plus ancien AF-S Zoom-Nikkor 17-35 mm f/2,8 IF-ED quand, chez les concurrents, existent le Tamron SP 15-30 mm f/2,8 Di VC USD G2 et le Tokina Opera 16-28 mm f/2,8. Mais point de strict équivalent en termes de plage focale ni d’ouverture.

Du côté hybride, chez les concurrents (en fait, chez Sony), il existe bien un Vario-Tessar T* FE 16-35 mm f/4 ZA OSS mais ce qu’il gagne dans les focales les plus élevées il le perd dans le grand angle. Or, s’il y a un domaine où chaque millimètre compte, c’est bien dans celui-ci.

Nous aurions donc pu nous attendre à ce que Nikon accompagne son Nikkor Z 24-70 mm f/4 S d’un Nikkor Z 14-24 mm f/4 S, histoire de coller au duo « canonique » (sans mauvais jeu de mot), mais finalement il n’en est rien.

Pourquoi donc ? Probablement afin de ne pas priver les amateurs de grand angle d’une focale un peu plus « normale » qui, au besoin, pourrait se substituer quasiment à un 35 mm, permettant une fois sur le terrain d’effacer cette frustration de se dire « zut, je suis un peu trop court ».

Mise à jour : depuis la publication de ce test, le NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 est arrivé.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

En fait, c’est plutôt bien vu. Quitte à ce que ces deux zooms f/4 se chevauchent légèrement et qu’entre 24 et 30 mm ils fassent doublons. Cela diminuera les situations où le changement d’objectif serait requis.

Affiché à 1449 euros TTC lors de son lancement, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S est, à date, le seul objectif en monture Z permettant de passer sous la barre des 24 mm. Bon, en fait, pour être tout à fait exact, Samyang propose bien un 14 mm f/2,8 en monture Z, mais celui-ci est à mise au point manuelle (et ne coûte, au passage, « que » 469 euros.) En somme, en attendant le Nikkor Z 14-24 mm f/2,8 S qui est prévu pour 2020 au mieux, il vous faudra donc débourser un très gros SMIC pour goûter aux joies du grand angle autofocus en monture Z native.

Et la question que vous attendez tous, pour laquelle vous êtes là : le jeu, du moins l’investissement, en vaut-il la chandelle ?

À qui se destine ce zoom 14-30 mm ?

Si vous possédez déjà le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S et que vous vous sentez un peu à l’étroit au 24 mm, que vous ne pouvez vous passer de l’autofocus, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S est donc la seule option qui, pour l’instant, s’offre à vous. À moins, bien sûr, d’adapter un grand angle en monture F sur votre flambant neuf hybride Nikon Z 6/Z 7 par le truchement de la bague FTZ.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 14 mm – 1/640 ème – f/5.6 – ISO 400

Chaque photographe a ses motivations pour désirer du très grand angle : photographie de paysage, d’architecture, photographie en intérieur avec peu de recul, ou juste l’envie sadique de réaliser des portraits déformant beaucoup, beaucoup les visages.

Je ne répèterai jamais à quel point les grands angles grossissent les visages (ce que les adeptes de selfie au smartphone découvrent à leurs dépends, mais là est un autre débat).

Qualité de construction

Sans grande surprise, et c’est une bonne chose, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S s’inscrit dans la ligne esthétique et qualitative des Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, Nikkor Z 35 mm f/1,8 S et Nikkor Z 50 mm f/1,8 S déjà testés.

Comprendre par là qu’il bénéficie d’une jolie qualité de construction, d’un fût noir lisse, de nombreux joints d’étanchéité dont un au niveau de la monture, permettant de le préserver des infiltrations de poussières et d’humidité entre l’objectif et le boîtier.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

Comprenez aussi par là que du côté de l’ergonomie il faudra vous contenter du minimum syndical : une bague de zoom, une bague de mise au point, un commutateur AF/MF, aucune stabilisation optique (puisque les boîtiers auxquels il se destine sont stabilisés) et puis basta.

Le pare-soleil est étonnamment court pour un grand angle. L’objectif utilise des filtres de 82 mm de diamètre qui, bonne nouvelle, seront les mêmes que vous pourrez utiliser sur votre Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S. Mais pas le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S qui, lui, utilise des filtres de 72 mm.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

le Nikkor Z 14-30 mm en position rétractée

L’objectif pèse 489 grammes pour une longueur de 85 mm en position rétractée. La préhension est très agréable et, une fois monté sur un hybride Z, l’ensemble est très équilibré.

Prise en main et autofocus

Ce qui est sympa avec la sobriété ergonomique de ces objectifs Nikon Z (à part quelques exceptions), c’est qu’il n’y a pas grand chose à raconter sinon écrire que ça marche, et plutôt bien.

Toutefois, tout comme son compère Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S est rétractable afin qu’il prenne moins de place dans votre sac photo. J’ai relevé relevé un crantage légèrement moins marqué que sur le 24-70 f/4, donc un poil plus lâche, mais rien de vraiment méchant ni handicapant.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

le Nikkor Z 14-30 mm en position 14 mm

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

le Nikkor Z 14-30 mm en position 30 mm

J’ai testé testé le zoom Nikkor grand angle sur un boîtier Z 7 équipé du firmware 2.0. Avec sa couverture autofocus de 93 %, le Z 7 est un allié précieux pour ce genre d’objectif qui voit large à très large, et avec lequel il arrive facilement que le sujet soit excentré.

La grande profondeur de champ engendrée par les courtes focales combinées aux relatives faibles ouvertures se révèle plutôt un avantage puisque la mise au point n’a pas besoin d’être des plus précises, ce qui permet de gagner un peu de temps.

La bonne vieille technique du collimateur central et du « verrouiller-décaler » se révèle, à l’usage, aussi pratique que l’utilisation des collimateurs multiples, surtout si vous êtes du genre à ne pas vous fier aux automatismes.

Dans tous les cas, quelles que soient les conditions et situations de prise de vue, la motorisation autofocus s’avère, comme avec tous les objectifs Nikkor Z de la ligne S testés jusqu’à présent, parfaitement silencieuse et exempte de toute vibration.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 30 mm – 1/50 ème – f/4 – ISO 10.000

Stabilisation

Le débat continue à faire rage et n’est pas près de s’arrêter : est-il ou non nécessaire de stabiliser les objectifs grand angle ?

Nikon a clairement choisi son camp et prive le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S, à l’instar de ses congénères de la ligne S, de toute stabilisation optique. Ce qui n’est pas grave compte tenu du fait que les boîtiers, eux, disposent de capteurs stabilisés. Vous pouvez dès lors, sans grande peine, photographier jusqu’au quart de seconde à main levée, en position 14 mm, l’esprit tranquille.

En fait, la plus grande difficulté ne sera donc pas d’avoir des photos nettes à main levée mais plutôt d’avoir des photos parfaitement horizontales. Pour le coup, c’est l’une des situations où la légèreté de l’ensemble hybride joue en sa défaveur… et où les 45 Mpx d’un Z 7 permettent une confortable marge de manœuvre lorsqu’il s’agit de redresser ses images en post-traitement.

Performances optiques : déformation et distorsion

La déformation est une seconde nature chez les objectifs grand angle, et c’est ce qui fait aussi leur charme notamment lorsqu’il s’agit d’accentuer des perspectives, ce pour quoi le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S s’avère, entre 14 et 20 mm, très joueur.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 14 mm – 1/6.400 ème – f/6.3 – ISO 320

En fait de déformation, il faudrait plutôt parler d’anamorphose de volume, ça fait toujours une petite tournure sympa à glisser dans les dîners mondains.

Cette dernière (anamorphose) est, forcément, très marquée au 14 mm, avec des coins qui filent loin vers l’extérieur : en fonction des situations, cela peut créer un effet comique (les passants dans le coin de l’image qui semblent complètement penchés) ou au contraire un effet désastreux (les visages qui s’allongent façon Alien).

À manipuler avec tact et parcimonie, donc, sur les sujets humains, mais aussi sur des sujets statiques par exemple en photographie d’architecture.

Le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S souffre d’une légère déformation en coussinet à 14 mm, qui disparaît ensuite rapidement en zoomant. Comme évoqué précédemment, il faudra bien veiller à votre ligne d’horizon et vos fuyantes, qui seront alors d’autant plus exagérées que la focale de prise de vue sera courte.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 14.5 mm – 1/1.600 ème – f/8 – ISO 320

Par contre, là où ce zoom impressionne autant qu’il rassure, c’est qu’il y a très peu, voire pas du tout, de déformation des lignes droites : horizontales, verticales et diagonales restent bien droites et ne se courbent pas. La double correction optique et logicielle fait des merveilles.

Performances optiques : piqué, homogénéité et vignettage

Un autre domaine dans lequel cette double correction optique et logicielle fait des merveilles : le piqué et l’homogénéité sur l’ensemble du champ.

Nikon n’a eu de cesse de le répéter : la monture Z et ses nombreux contacts électroniques – 11 au total, soit 3 de plus que la monture F – permet au boîtier et à l’objectif de s’échanger encore plus d’informations, et ce de manière encore plus rapide.

Pour les opticiens, c’est une bénédiction car cela permet de « simplifier » la formulation des objectifs et d’en corriger les éventuels défauts de manière logicielle plutôt que de manière matérielle, menant in fine à des objectifs à la fois plus légers, plus compacts, moins complexes et moins onéreux à produire. Et c’est tout bénéf pour le photographe/client/utilisateur final.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 24 mm – 1/40 ème – f/4 – ISO 100

Ce fonctionnement en symbiose est ici, dans le cas du Nikkor Z 14-30 mm f/4 S, encore plus flagrant qu’avec tous les autres objectifs de la gamme S testés jusqu’à présent (les deux focales fixes 35 mm et 50 mm f/1,8 ainsi que le transtandard 24-70 mm f/4). Cela est frappant notamment en termes de piqué, d’homogénéité et de vignettage.

Le vignettage est à peine perceptible (et encore, il faut aimer couper les cheveux en quatre). Pour un zoom grand angle, c’est totalement bluffant !

Mais c’est bien en matière de piqué et d’homogénéité que l’apport de la correction logicielle est la plus décisive. Il suffit, pour cela, de comparer n’importe quelle image dans sa version NEF et sa version JPEG (toutes deux directement issues du boîtier).

Si le NEF est déjà très beau d’origine, le traitement JPEG permet de gagner nettement en piqué dans les coins extrêmes, en jouant sur le micro-contraste et l’accentuation. Par la même occasion, le traitement JPEG permet de corriger les rares aberrations chromatiques. On en viendrait presque à apprécier la photographie uniquement en JPEG, en réservant l’usage du NEF pour les conditions lumineuses vraiment compliquées… mais ce serait sacrilège de l’écrire.

Sur mon Nikon Z 7 de test et ses plus de 45 Mpx, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S s’en sort haut à la main, à toutes les focales.

Excellent dès la pleine ouverture, les meilleurs résultats sont obtenus à f/5,6. Cependant, à partir de f/8, la diffraction intervient, mais ce n’est visible qu’en étant très attentif. À toutes les focales, le piqué et l’homogénéité sont excellents, même si entre 20 mm et 24 mm les performances sont en très léger retrait par rapport aux focales extrêmes.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 20 mm – 1/400 ème – f/5.6 – ISO 100

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Il faut vraiment des conditions très spécifiques pour prendre ce zoom en défaut en matière d’aberrations chromatiques. Vous en verrez notamment lorsque de très fines branches se détacheront sur un ciel très clair, mais même ces légers défauts se corrigent facilement.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 15 mm – 1/13 ème – f/4 – ISO 20.000

Le rendu des couleurs est conforme à celui des autres objectifs de la lignée : très neutre, sans fioriture, peut-être un peu impersonnel et chirurgical (c’est une histoire de goût), il se prêtera aisément à toutes vos fantaisies en post-traitement.

Soulignons au passage l’excellente résistance au flare, même au très grand angle : il faut vraiment faire exprès de photographier une source lumineuse de face, ou en position très rasante, pour créer un flare qui, somme toute, apporte plus de poésie à l’image qu’il ne la dégrade.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 14 mm – 1/640 ème – f/5.6 – ISO 400

Rendu optique : profondeur de champ

S’il n’était déjà pas aisé d’obtenir une très faible profondeur de champ avec le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, vous devez vous douter que l’exercice se révèle encore plus délicat avec son compère grand angle. Si vraiment, vous avez envie d’avoir des arrières plans flous, il va falloir ruser en vous approchant très près de votre sujet.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 20 mm – 1/200 ème – f/4 – ISO 100

La distance minimale de mise au point est de 28 cm, à toutes les focales : une constance appréciable. Néanmoins, avec son diaphragme certes circulaire mais comptant seulement 7 lamelles, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S ne sera pas un roi du bokeh, et n’en a de toutes manières pas la prétention.

Le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S peut vous intéresser si…

  • vous désirez un grand angle autofocus plus large que le 24 mm en monture Z native,
  • vous désirez compléter votre 24-70 mm f/4,
  • vous désirez un zoom grand angle compact Nikon bien moins encombrant qu’un zoom grand angle en monture F adapté via la bague FTZ,
  • vous êtes féru de photographie d’architecture, de paysage et de rue,
  • vous n’avez pas le budget pour le Nikkor Z 14-24 mm f/2,8 S,
  • vous désirez un zoom grand angle un peu plus polyvalent qu’un 14-24 mm.

Le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S va moins vous intéresser si vous pratiquez majoritairement la photographie en faible luminosité et avez besoin du surcroît de luminosité d’un f/2,8.

Retrouvez les photos réalisées lors du test en pleine définition sur Flickr :

Test Nikon Z 14-30 mm f/4 S

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : ma conclusion

Avec ce Nikkor Z 14-30 mm f/4 S Nikon rend une copie optique quasiment parfaite : léger, compact, presque irréprochable d’un point de vue optique, fort piqué, déformation nulle, vignettage nul, bien construit et muni de nombreux joints d’étanchéité, silencieux…

Finalement, son seul défaut est qu’il n’ouvre pas à f/2,8 mais, en même temps, c’est comme le Port-Salut, c’est écrit dessus qu’il n’ouvre « que » à f/4.

En optant pour une plage de 14-30 mm plutôt qu’un classique 14-24 mm, ce zoom a le bon goût d’offrir un surcroît de polyvalence bienvenu qui permet de séduire celles et ceux qui pourraient se trouver un peu à l’étroit avec « seulement » 24 mm comme focale la plus longue. Et tout cela sans empiéter sur les plates bande du Nikkor Z 24-70 mm f/4 S.

Maintenant, le plus compliqué, c’est de trouver des photos intéressantes à faire avec, et de bien cadrer à l’horizontale. Mais ça, c’est votre affaire.

Ce zoom 14-30 mm au meilleur prix chez Miss Numerique


Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7, le guide pratique par Bernard Rome

Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7 lorsqu’on vient du reflex ou d’une autre marque ? Quelles sont les spécificités de ces boîtiers hybrides au capteur plein format ?

Le manuel utilisateur vous dit à quoi servent chaque touche et entrées de menu, mais cela ne suffit pas toujours (et c’est assez rébarbatif). Un guide pratique comme celui écrit par Bernard Rome s’avère plus convivial et riche de cas pratiques. Revue de détail.

Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais …

Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7, présentation

Nombreux sont les utilisateurs d’appareils photo à apprécier de disposer d’un guide pratique qui leur explique pourquoi utiliser telle ou telle fonction. En effet, si le manuel utilisateur est (très) complet il se contente de vous dire à quoi servent les touches, contrôles et entrées de menu de votre boîtier. Mais il ne vous dit pas pourquoi et comment utiliser une fonction plutôt qu’une autre. Ni comment régler votre hybride Nikon dans une situation photo bien précise.

Ce guide pratique pour savoir comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7 remplit ce rôle. Son auteur, Bernard Rome, n’en est pas à ses débuts en matière de livres, il a déjà écrit des guides pour la plupart des reflex Nikon. En toute logique il a repris la formule des précédents ouvrages pour préparer celui-ci.

Le guide traite des deux modèles Z 6 et Z 7 car il n’y a aucune différence de fonctionnement entre les deux, seul le capteur change. Les rares différences sont mises en avant dans l’ouvrage.

J’ai émis un avis très mitigé sur le guide du Nikon D850, les reprises trop nombreuses des précédents ouvrages nuisent à la crédibilité de l’ensemble. J’attendais donc de voir ce qu’il en était de ce guide sur les Nikon Z 6 et Z 7, d’autant plus que j’ai échangé avec l’éditeur à ce sujet.

Je suis ravi de voir que mon avis a été entendu car ce nouveau guide a été entièrement modernisé. Les deux hybrides Nikon Z 6 et Z 7 sont présentés pour ce qu’ils sont, des hybrides plein format Nikon, et non une nouvelle version d’un appareil photo Nikon pour lequel de nombreux copier-coller des textes précédents suffisent. Bon point.

Bernard Rome a pris le temps de faire le tour de ce qui fait la différence entre un reflex et un hybride, puisque c’est aussi une des caractéristiques de ce type de guide, mettre en avant les spécificités d’un appareil photo.

Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7

Le seul bémol à noter, indépendant du bon vouloir de l’auteur, est l’absence d’informations sur les fonctions apportées par le nouveau firmware 2.0 des Nikon Z 6 et Z 7 arrivé après la publication de l’ouvrage.

Le chapitre sur l’autofocus ne peut donc présenter la fonction Eye-AF. Il faut s’attendre à ce que ce type de guide subisse la même contrainte que les guides sur les logiciels : les mises à jour logicielles et firmwares imposent des mises à jour des guides qu’il est difficile de réaliser quand on gère un format papier. Sauf à ce que l’auteur fasse un complément au format PDF sur son site, ce qui est le cas ici (télécharger le complément firmware 2.0 sur le site de B. Rome).

Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7

Vous allez également trouver dans ce guide ce que vous ne trouvez pas dans le manuel utilisateur, des présentations de cas pratiques. Vous voulez faire un reportage photo avec votre Z 6 ou Z 7 ? Ouvrez la page 116 et découvrez comment l’auteur réglerait le boîtier s’il était à votre place. Pour le paysage et le portrait c’est page 100, le panoramique est en page 112.

Quels objectifs pour Nikon Z 6 ou Z 7 ?

Le chapitre dédié aux objectifs pour Nikon Z 6 et Z 7 vous présente les objectifs Z disponibles lorsque le livre a été écrit, de même que les objectifs Nikon F susceptibles de convenir aux deux hybrides Nikon.

Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7

Vous trouverez pour chaque optique une fiche de présentation, la courbe FTM (fonction de transfert de modulation) de même que l’avis de l’auteur sur l’objectif.

17 objectifs Nikon sont passés en revue, du grand-angle au super téléobjectif. Les optiques Tamron, Sigma, Samyang, Tokina et autres ne le sont pas, toutes ne sont pas compatibles avec les Nikon Z toutefois (voir la liste ici).

Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7

Quels logiciels utiliser avec les Nikon Z ?

Pour que le tour d’horizon soit complet, Bernard Rome vous présente les principaux logiciels compatibles avec les deux hybrides Nikon. Tous vous permettent de développer vos fichiers RAW et de donner à vos photos le rendu qu’elles méritent.

Vous allez avoir un aperçu des possibilités qui vous sont offertes avec :

  • Nikon View NX-I
  • Nikon Capture NX-D
  • Photoshop
  • Lightroom
  • DxO Optics Pro 11
  • DxO Photolab

Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7

Et la vidéo avec les hybrides Nikon ?

La vidéo fait l’objet de l’avant-dernier chapitre (le dernier est plus anecdotique et concerne l’entretien des boîtiers). Comme c’est le cas pour la plupart des guides reflex déjà parus, la vidéo est toujours le parent pauvre car les auteurs photographes sont rarement vidéastes professionnels. Toutefois ce qui est présenté ici est assez complet et permet à un photographe qui veut découvrir l’univers de la vidéo de faire ses débuts. Il conviendra pour aller plus loin de consulter un ouvrage spécialisé comme le cours de vidéo ou Osez la vidéo avec votre appareil photo.

Mon avis sur ce guide pour utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7

Le premier intérêt de ce livre est d’exister puisque les livres de qualité en français sur les hybrides Nikon se font encore rares. Entièrement remis à jour par rapport aux ouvrages sur les reflex, complet, ce livre va vous aider à prendre en main votre hybride Nikon si vous êtes un peu perdu dans les nombreuses entrées de menus et fonctions spécifiques.

Comme dans les précédents ouvrages de Bernard Rome, le contenu reste assez technique. Les problématiques propres à la prise de vue sont abordées sous cet angle plus que sous celui de la créativité, mais ce n’est pas le but premier de ce type de livre (lisez celui-ci si le sujet vous intéresse). Les 27 euros que vont vous coûter le livre peuvent vous permettre de prendre en main rapidement votre hybride Nikon, et d’en comprendre les particularités.

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais …


Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : la concurrence Sigma et Nikon en ligne de mire !

Tamron célèbre les 40 ans de sa gamme d’optiques SP avec l’annonce des caractéristiques du nouveau Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, une focale fixe qui vient marcher sur les plates-bandes du Sigma 35 mm f/1.4 ART comme du Nikon AF-S 35 mm f/1.4G.

La guerre des 35 mm à grande ouverture est déclarée et Tamron arrive avec de beaux arguments.

MàJ: le test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est disponible.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : la concurrence en ligne de mire

Annoncé à l’occasion du CP+ au Japon en février 2019, le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD inaugure les grandes ouvertures dans une gamme de focales fixes Tamron qui ne demande qu’à jouer les premiers rôles.

Tamron est en effet très présent dans le monde des zooms, du mega-zoom à tout faire (un peu trop parfois) aux zooms pros à ouverture f/2.8 constante en passant par les formules plus atypiques comme le récent Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD.

L’opticien indépendant se positionne depuis plusieurs années sur le marché des optiques expertes-pros mais manque encore de focales fixes à grande ouverture f/1.4 capables de concurrencer Nikon et Canon comme le concurrent principal chez les indépendants, Sigma et sa série ART.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, le commutateur de mode de mise au point manuelle – autofocus

Pendant que Sigma investit toutes ses ressources ou presque dans une alliance tripartite Leica-Panasonic-Sigma dont on ne sait encore quelles autres marques elle pourra servir ou non, Tamron tire profit de ses 40 années d’expérience en matière de focales fixes (la série SP date de 1979) pour proposer une belle optique fixe à ouverture f/1.4 pour les reflex plein format Nikon et Canon.

Tamron a mis dans ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD tout son savoir-faire en matière d’optiques pros pour offrir à la fois une qualité d’image optimale de bord à bord comme une grande qualité de bokeh. Les deux cibles sont évidemment le Sigma 35 mm f/1.4 DG HSM ART qui date de 2013 et n’a pas été mis à jour depuis et le Nikon AF-S 35 mm f/1.4G sorti lui en 2010 et dont le tarif reste le principal frein.

Tamron voit-il juste avec ce nouveau Tamron SP 35 mm f.14 Di USD ? A la lecture de la fiche technique, il faut avouer que la proposition est alléchante.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : caractéristiques techniques

Formule optique et traitements

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, formule optique

Ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est compatible avec les reflex plein format Nikon F et Canon EF, il met en oeuvre une formule optique à 14 éléments en 10 groupes dont 4 lentilles à faible dispersion LD et 3 lentilles asphériques Tamron GM (Glass Molded Aspherical).

Cette combinaison doit permettre de réduire au mieux les aberrations chromatiques comme toutes formes de déformations. Ces caractéristiques sont particulièrement importantes avec les objectifs à ouverture f/1.4 attendus pour leurs performances sur les bords de l’image, surtout sur une monture comme la Nikon F qui ne favorise pas les courtes focales à l’inverse de la monture Z des hybrides Nikon.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, le diaphragme circulaire à 9 lames

Tamron annonce un bokeh de grande qualité, ce qui devrait ravir les photographes adeptes des faibles profondeurs de champ, le diaphragme est circulaire et comporte 9 lames.

Toujours dans l’optique de proposer les meilleures performances possibles, Tamron a doté son Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD d’un revêtement anti-reflet BBAR-G2 (Broadband Anti-Reflection) limitant l’effet de flare et les images fantômes. Ce revêtement est une nouvelle version du revêtement Tamron BBAR précédent, il devrait optimiser le contraste des images quelle que soit l’ouverture.

Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD utilise le revêtement au fluor pour sa lentille frontale. Ce revêtement, comme sur de nombreux autres objectifs de la marque et concurrents, permet l’évacuation rapide des gouttes d’eau et des poussières tout en facilitant le nettoyage. Les traces grasses, par exemple, s’éliminent plus facilement.

Autofocus

Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD dispose d’une motorisation USD déjà disponible sur la plupart des optiques pros de la marque, dont les zooms série G2.

Cette motorisation assure une mise au point rapide et précise sur les autres modèles (voir le test du Tamron 24-70 mm f/2.8 G2 par exemple) et quand bien même ce 35 mm f/1,4 met en oeuvre des lentilles plus imposantes et lourdes que celles de la version f/1.8 du 35 mm f/1.8, les performances ne devraient pas décevoir.

L’ajustement manuel du point reste possible même s’il faut bien reconnaître que la qualité des autofocus actuels, toutes marques confondues, laisse peu de place aux réglages fins effectués par le photographe.

Construction

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, protection par joints

Les optiques à ouverture f/1.4 ne se contentent pas d’offrir la meilleure qualité d’image possible, elle se doivent d’être construites pour durer et résister aux pires conditions.

Tamron l’a bien compris qui propose une construction avec joints d’étanchéité au niveau de la monture, ainsi qu’en plusieurs points sensibles du fût.

Cette protection limite l’infiltration de poussières comme celle de l’humidité. Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est utilisable sous la pluie sans risque, comme votre reflex expert-pro Nikon (même si votre prudence personnelle vous empêche de le sortir quand il pleut la plupart du temps n’est-ce pas ?).

Le pare-soleil dispose lui d’un mécanisme de verrouillage conçu pour empêcher la chute accidentelle comme le changement de position non voulu, c’est le minimum.

Ajustements et mises à jour

Les objectifs Tamron peuvent être ajustés et mis à jour à l’aide de la console Tamron TAP-in, en option. Cette console permet de connecter l’objectif à votre ordinateur via une liaison USB afin de mettre à jour le firmware de l’objectif quand c’est nécessaire de même que pour vous permettre de régler le comportement de l’autofocus selon vos envies.

Positionnement et premier avis

Le futur test de cet objectif sur un reflex Nikon permettra de vérifier le bien fondé de cette formule optique comme les prétentions de Tamron en matière de focales fixes à grande ouverture f/1.4.

Suite aux tests des précédents modèles (séries G2), force est de constater que Tamron a tout fait pour venir titiller ses principaux concurrents, surtout quand ceux-ci tardent à mettre à jour leurs gammes (Sigma) ou à adapter leur tarification aux conditions changeantes du marché (Nikon).

Proposé au tarif public de 999 euros à sa sortie, ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est plus onéreux que le Sigma 35 mm f/1.4 ART disponible à 770 euros environ mais il est aussi plus moderne et devrait poser moins de problèmes en mise au point autofocus et de mises à jour que n’en posent les optiques Sigma sur boîtiers Nikon. Le Tamron va aussi laisser loin derrière le Nikon AF-S 35 mm f/1.4G qui a le mauvais goût de coûter près de 1850 euros.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : fiche technique

  • Modèle : F045
  • Longueur focale : 35 mm
  • Ouverture maximale : f/1,4
  • Angle de champ (diagonale) : 63°26′ sur reflex plein format
  • Construction optique : 14 éléments en 10 groupes
  • Distance minimale : 0,3 m
  • Rapport de grossissement : 1:5
  • Taille du filtre : 72 mm
  • Diamètre : 80,9 mm
  • Longueur : pour Nikon 102,3 mm
  • Poids : pour Nikon 805 g
  • Diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Ouverture minimale : f/16
  • Accessoires fournis : Pare-soleil, bouchons, sacoche
  • Montures compatibles : Nikon F, Canon EF
  • Tarif public : 999 euros

Source : Tamron


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