Comment utiliser sa voiture comme affût pour photographier les animaux
Vous aimez photographier les animaux mais vous ne savez pas comment procéder pour ne pas les effrayer ? Vous disposez d’un appareil photo et d’un téléobjectif ? Vous avez une voiture ? Voici une astuce pour utiliser sa voiture comme affût !
Mes lecteurs ont du talent ! J’ai reçu un message de Guillaume, un lecteur de Nikon Passion, qui m’a présenté sa démarche pour transformer sa voiture en affût pour la photographie d’animaux. Guillaume a répondu à l’appel à contribution lancé à tous les lecteurs.
Comme le sujet est intéressant, j’ai répondu à sa proposition de publication et voici le résultat. Ce petit tuto sans prétention vous livre une expérience personnelle que vous êtes libre de vous approprier. Vous allez voir que vous pouvez obtenir de bons résultats sans faire de frais.
Par Guillaume Warnet que vous pouvez retrouver sur 500px.
Comment utiliser sa voiture comme affût
Photographe amateur et passionné par le monde animal et la nature, j’ai cherché les meilleurs moyens pour faire des photos animalières en ayant le moins d’impact possible sur la tranquillité de vie des animaux. Pas si tranquilles d’ailleurs face aux nombreux dangers qui les entourent, entre leurs prédateurs naturels et l’homme, il y a l’embarras du choix !
Je vis en appartement et je n’ai pas la chance d’avoir un balcon, un jardin ou une parcelle de terrain privé pour faire mes photos. Je suis donc forcé de sortir fréquemment pour pratiquer, récolter des informations sur les espèces animales ou pour faire mes photos.
Pas facile dans ces conditions de mettre en place un affût permanent ou semi permanent dans les parcs et jardins de la ville de Nantes ou des villes voisines ! A ce jour je n’ai eu aucune autorisation.
Je me suis donc rabattu sur La Billebaude, dans les parcs et étendues de verdures de la région Loire Atlantique. J’ai vite été confronté à un problème de performance de mon matériel photo. Mon zoom Nikon AF-S NIKKOR 55-300 mm monté sur le Nikon D3100 ne me permet pas de faire des photographies de trop loin. L’approche furtive est quasi impossible avec les oiseaux ou les mammifères tant ils sont craintifs. La pression permanente qu’ils subissent de la part de l’homme n’arrange pas la situation.
Que me restait-il comme solution ? Aucune ? Si, bien sûr ! J’ai continué mes recherches et mes lectures et j’ai découvert le Graal en photographie à l’affût : La voiture !
Pourquoi utiliser sa voiture comme affût pour les photos d’animaux ?
La voiture permet de faire de l’affût sans demander d’autorisation – à condition toutefois d’être garé sur une voie publique ou d’avoir l’accord du propriétaire du chemin ou de la ruelle concernée. La voiture peut servir pour la prise de vue, mais aussi pour faire du repérage à la jumelle sans se faire remarquer.
De plus, il n’y a aucun besoin d’installer un tas d’accessoires : la voiture est … mobile et il suffit de se déplacer pour faire de l’affût ailleurs si l’on fait chou blanc ou si l’on souhaite adopter un autre point de vue.
L’autre avantage d’utiliser une voiture comme affût, c’est qu’il est inutile de disposer d’objectifs de très longue focale : un 55-200 mm est suffisant. En effet, les animaux ont appris que les grosses masses (voitures) qui se déplacent sur les grosses bandes grises (bitume) sont inoffensives (sauf collision). Ils n’ont donc pas peur de s’approcher, parfois même de très près comme sur cette photo. Le lapin de garenne, habituellement très craintif, était ici à une distance de 15 mètres jusqu’à ce que des promeneurs le fasse partir.
Photo (C) Guillaume Warnet
Comment transformer sa voiture en affût pour la photographie ?
Rien de plus simple : ça ne va vous coûter que quelques euros. Il vous faut investir dans 3 objets indispensables :
1 filet de camouflage de 2 x 1 mètres
1 bean-bag (à faire vous-même) pour caler l’objectif et éviter les vibrations
1 bouteille d’eau (pour vous hydrater !)
Voici comment je procède pour chacune des séances.
Photo (C) Guillaume Warnet
Arrivé à bon port j’éteins le moteur (!). J’installe mon filet en le coinçant dans les portes avant et arrière pour qu’il me dissimule au mieux. J’ouvre la fenêtre du côté du filet et j’installe mon bean-bag. Je règle mon matériel photo, je l’installe et … j’attends !
L’affût voiture, avantages, inconvénients
Où faire des photos d’animaux depuis une voiture ?
Vous pouvez vous poser partout en France sur les routes publiques sans demander d’autorisation préalable, à condition de ne pas créer de danger sur la route. Evitez la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute pour photographier la jolie Buse Variable sur son poteau !
Ce type d’affût a un véritable avantage : il peut servir en bordure de forêt, en bordure de champs, en ville, en bordure de parc ou jardins un peu isolés. Et même chez vous si vous avez du terrain et qu’il y a des passages d’animaux sauvages. ou encore si vous n’avez ni le temps ni l’envie de construire un affût.
Quand faire des photos d’animaux ?
Vous pouvez photographier ainsi n’importe quand, de l’aube à l’aurore, privilégiez quand même le moment où les animaux sont de sortie ! Rien ne sert d’affûter en voiture en plein soleil aux beaux jours, les animaux ne sont pas fous : ils restent dans leurs abris au frais.
Votre voiture peut vous servir d’affût toute l’année, mais pour ne pas rentrer bredouille il vous faut connaitre les habitudes des animaux à chaque période de l’année, leurs lieux de passage, de nourrissage et/ou de couchage.
Même en voiture, il n’y a pas de miracles mais parfois des coups de chances. J’ai pu voir parfois un pic vert à moins de 10 mètres grâce à mon affût, ou même un couple de geai des chênes, sans les prendre en photos puisque je n’étais qu’en observation à ce moment là !
Avantages
Nous possédons presque tous une voiture ou pouvons en emprunter une :
cela vous demande peu de travail pour tout mettre en place,
cela n’effraye pas les animaux,
le confort est fonction de la voiture mais c’est mieux qu’un affût extérieur – surtout s’il fait froid,
vous pouvez vous restaurer au sec durant les longues attentes.
Inconvénients
lorsqu’il pleut, l’eau peut rentrer par la fenêtre,
vous êtes limité aux zones publiques sauf accord du propriétaire du terrain concerné,
l’utilisation du trépied est impossible sauf à posséder un fourgon aménagé.
Pour en savoir plus sur la photo d’animaux, n’hésitez pas à consulter le guide d’Erwan Balança intitulé Les secrets de la photo d’animaux.
Merci à Guillaume Warnet pour ces conseils, je vous rappelle que vous pouvez découvrir ses photos sur son compte 500px.
Comment faire des photos d’animaux, les conseils d’Erwan Balança
Dans « Les secrets de la photo d’animaux« , vous allez découvrir comment photographier les animaux, quel matériel photo choisir, comment réussir vos photos en pleine nature, autant de questions qui reviennent régulièrement dans vos questions.
Erwan Balança, l’auteur, répond à toutes vos questions, mais il ne s’arrête pas là. Il vous propose en effet d’apprendre à ouvrir les yeux, à regarder, à vous comporter de façon à faire de meilleures photos.
Note : une nouvelle édition de ce livre est parue depuis la publication de cette chronique, vous la trouverez ici.
Les secrets des bonnes photos d’animaux : présentation
Erwan Balança, que certains ont pu croiser sur le stand Nikon Passion au Salon de la Photo, est un des photographes pros en France spécialisé dans la photo de nature et d’animaux. Vous avez peut-être déjà parcouru son précédent ouvrage Le grand livre de la photo nature, et si c’est le cas, vous avez pu remarquer la qualité du travail réalisé.
Erwan Balança nous revient avec un ouvrage qui s’inscrit dans la collection Les secrets de … proposée par les éditions Eyrolles. Ici, c’est d’animaux dont il s’agit, et uniquement d’animaux.
Si la première partie du guide vous présente tout ce que vous devez savoir en matière de choix techniques – quel boîtier, quels objectifs, quels accessoires – la seconde traite du comportement du photographe en situation, sur le terrain.
Car c’est bien là qu’est l’intérêt de l’ouvrage : les choix techniques sont une chose, avoir le bon matériel est important, mais au-delà du simple matériel, savoir observer, s’approcher des animaux, les photographier est une autre affaire. Et c’est ça qui fait la bonne photo plus que le matériel.
Choisir le bon matériel
Vous cherchez à savoir quel matériel choisir pour la photo d’animaux ? Rassurez-vous, ce sujet est bien traité tout au long des 12 premiers chapitres. Vous allez apprendre à choisir le bon boîtier (contrairement aux idées reçues, le format DX n’est pas toujours la panacée), à utiliser les bons objectifs (les télés ne font pas tout) et à opter pour les bons accessoires.
J’ai particulièrement apprécié l’approche pragmatique de l’auteur qui n’incite pas à la débauche de matériel nécessairement : vous verrez que vous pouvez faire de bonnes photos avec l’objectif standard de votre boîtier. Et que vous pourrez ensuite faire des choix complémentaires selon vos envies et votre budget.
La photo d’animaux n’est rien sans quelques connaissances de base. Vous allez donc apprendre aussi à régler l’exposition et à corriger manuellement selon la situation. Vous découvriez en quoi la gestion de la lumière naturelle est critique (dans la nature, difficile de faire autrement !) et vous apprendrez à cadrer et à construire vos images.
La photo animalière
Nous voici au cœur du sujet : les secrets de la photo d’animaux sur le terrain. Erwan Balança a pris le temps de détailler tout ce qui a de l’importance dans la réussite de votre sortie photo. L’approche, l’affût, la façon de déclencher (à distance ou pas) sont autant de notions à maîtriser.
Photos d’animaux ? Oui mais lesquels ?
Vous n’allez pas photographier de la même façon un oiseau et un chevreuil ! L’auteur vous incite à adopter une démarche personnelle. Commencez par la photo d’animaux au fond de votre jardin (ou du parc proche de chez vous). Vous allez voir que vous pouvez déjà faire de bien belles photos sans aller trop loin.
Après les oiseaux du jardin, photographiez les mammifères : découvrez quels sont ceux que vous pouvez approcher sans peine (ni crainte) et ceux qui sont plus craintifs (et dangereux). A vous alors les photos en pleine campagne, dans la montagne, lors d’un safari à l’autre bout du monde !
Pour illustrer ses propos, l’auteur a choisi bon nombre de ses photos. C’est essentiel et apporte un vrai plus à l’ouvrage en vous montrant ce que vous pouvez obtenir en suivant les conseils donnés. J’ai apprécié également la dernière partie du guide qui présente en détail douze photos : ces images expliquées sont autant d’exemples à reproduire. Vous y trouverez :
le contexte de la prise de vue
le type d’affût
l’observation préalable ayant conduit à la photo
le matériel utilisé
les règles techniques mises en œuvre par le photographe
Le guide se termine sur un calendrier très pratique qui liste quelles sont les périodes propices pour photographier les différents animaux. Sachez qu’en octobre, période à laquelle j’écris cette revue, les chevreuils commencent à perdre leur bois, le hérisson est très actif et le phoque met bas !
En conclusion
Voici un guide pratique qui mérite d’être découvert si vous vous intéressez à la photo d’animaux. Proposé à un tarif très attractif par l’éditeur (22 euros prix public) vous en aurez pour votre argent.
Le contenu est bien agencé, complet, richement illustré. Comme pour de nombreux autres guides pratiques, je regrette l’absence de fiches détachables permettant d’avoir avec soi les quelques rappels fondamentaux. Mais vous aurez vite fait de vous constituer votre propre série de fiches pendant la lecture pour compenser cette absence.
La nuit est un terrain de jeu fascinant pour les photographes. Quand la lumière baisse puis disparaît, les couleurs changent, les ombres s’allongent et chaque source lumineuse devient un point d’intérêt. Pourtant, réussir ses photos de nuit demande plus que du matériel : il faut comprendre comment la lumière se comporte, comment l’appareil réagit, et surtout comment traduire cette atmosphère unique. Voici comment obtenir des images nettes, équilibrées et expressives, même sans trépied ni boîtier haut de gamme.
Pourquoi photographier la nuit change tout
La photographie de nuit permet de capturer un monde invisible le jour. Quand la lumière baisse, les formes changent, les couleurs se saturent, les ombres deviennent matière. Les sources lumineuses artificielles montrent l’espace différemment, la scène est plus contrastée, plus dramatique. Photographier la nuit, c’est saisir cette transformation du réel, quand la ville ou le paysage prennent un visage nouveau.
C’est aussi un exercice technique exigeant, qui pousse à comprendre la lumière et à la maîtriser plutôt qu’à la subir. Vous devez composer avec le manque, apprendre à doser le temps de pose, à anticiper le moindre mouvement. Chaque image devient alors le résultat d’un choix conscient, lent, réfléchi.
Mais la photo de nuit, c’est surtout une expérience sensorielle. Le silence, les couleurs du bitume mouillé, la respiration de la ville, tout cela participe à une autre manière de voir. C’est souvent dans cette ambiance que naissent les images les plus fortes, celles qui racontent ce que la lumière du jour efface.
La photo de nuit ne s’improvise pas totalement. Une image réussie dépend souvent d’une bonne préparation, car les conditions lumineuses changent vite et la marge d’erreur est faible. L’heure, d’abord, joue un rôle essentiel. Quelques minutes de différence peuvent transformer complètement le rendu d’une scène. Entre la tombée du jour et la nuit noire, les couleurs, les reflets et les contrastes évoluent sans cesse.
Quand la lumière disparaît, les règles changent. Vous ne pouvez plus compter sur des temps de pose courts ni sur de faibles sensibilités ISO. Il faut alors composer avec ce manque de lumière, en allongeant le temps de pose, en ouvrant davantage le diaphragme ou en augmentant la sensibilité. Tout est affaire de compromis, de dosage et d’équilibre entre ces trois paramètres.
Le choix de l’objectif compte beaucoup. Une courte focale présente plusieurs avantages : elle limite les effets du flou de bougé à temps de pose équivalent, elle tolère mieux les imprécisions de mise au point, et elle reste plus légère, donc plus stable à main levée. Sur le plan esthétique, elle permet aussi d’intégrer le décor à la scène, ce qui donne souvent plus de force à une image nocturne qu’un cadrage trop serré.
Avant de sortir, prenez le temps d’observer votre lieu de prise de vue lors d’une phase de repérage. La météo peut changer vos plans : un ciel chargé ou une averse soudaine peuvent transformer l’ambiance — ou ruiner la séance. Les applications météo suffisent pour anticiper, mais une application PhotoPills (iOS et Android) vous aidera à planifier plus précisément vos prises de vue selon la position du soleil, de la lune et la quantité de lumière ambiante.
Enfin, pensez à l’énergie (du boîtier, pas la vôtre, hein ?). Le froid et les poses longues sollicitent fortement les batteries. Emportez-en toujours une de rechange. Une batterie vide au moment où la lumière devient idéale, c’est une frustration qu’il vaut mieux éviter.
Les bons réglages : temps de pose, ouverture, ISO
En photo de nuit, l’exposition devient un véritable exercice d’équilibriste. Il faut jongler entre le temps de pose, l’ouverture et la sensibilité ISO pour obtenir une image nette, contrastée et vivante.
Temps de pose et stabilité
Le temps de pose, d’abord, est votre meilleur allié. Il permet de compenser le manque de lumière, mais au-delà d’une certaine durée, il devient votre pire ennemi. Trop long, il transforme les sujets mobiles en silhouettes floues, et amplifie le moindre tremblement de main.
Mieux vaut accepter de perdre un peu de profondeur de champ que de rater la netteté.
Le temps long, en revanche, devient créatif quand il est maîtrisé. En photographie d’étoiles, par exemple, quelques minutes suffisent pour révéler la rotation de la Terre. Les étoiles tracent alors de magnifiques cercles autour de la Polaire. Pour un ciel fixe et détaillé, il faut au contraire réduire le temps de pose, fermer un peu le diaphragme et augmenter la sensibilité ISO.
Sensibilité ISO et gestion du bruit
Les boîtiers modernes supportent très bien les hautes sensibilités. N’hésitez pas à monter à 6 400 ISO, voire davantage, et à photographier en RAW. Vous réduirez facilement le bruit numérique ensuite, avec un logiciel de post-traitement ou une solution spécialisée comme DxO PureRAW.
Si vous souhaitez conserver une grande profondeur de champ, le trépied devient indispensable. Il vous permet de prolonger le temps de pose sans craindre le flou, à condition de désactiver la réduction de vibrations de l’appareil et de l’objectif. Un déclencheur à distance ou le retardateur évitent de transmettre des vibrations au moment du déclenchement. L’application mobile du constructeur, comme SnapBridge chez Nikon, fait très bien le travail.
Ouverture et rendu des sources lumineuses
L’ouverture influence directement le rendu des sources lumineuses. Au-delà de f/6.3, les points lumineux se transforment en étoiles, ajoutant une touche poétique à vos images sans aucun filtre. Sur trépied, laissez la sensibilité ISO à 100 ou 200. À main levée, montez franchement en ISO et ouvrez grand : un objectif fixe lumineux, f/1.8, f/1.4 ou f/1.2, fera la différence.
Balance des blancs et mise au point
La balance des blancs influence profondément l’ambiance de vos photos de nuit. Elle agit comme un filtre invisible qui modifie la température des couleurs et l’équilibre général de l’image (mais bien mieux que les horribles filtres Instagram).
Si vous travaillez en RAW et maîtrisez un minimum le post-traitement, le plus simple est de laisser la balance des blancs en automatique. Vous pourrez ensuite affiner la tonalité exacte sur ordinateur, en fonction de l’atmosphère que vous souhaitez restituer.
En revanche, si vous préférez obtenir un rendu fidèle directement à la prise de vue, prenez le temps d’expérimenter. Sous les néons ou les lampadaires, chaque source de lumière a sa dominante — parfois verte, jaune, ou orangée. Le mode “Tungstène” donne souvent de très beaux résultats, surtout si vous sous-exposez légèrement d’un ou deux tiers d’IL. C’est une manière simple de réchauffer les couleurs tout en renforçant les contrastes.
La mise au point, quant à elle, devient plus délicate dans ces conditions. Même si les hybrides récents sont capables d’assurer la mise au point automatique en très faible lumière, l’autofocus a besoin de lumière et de contraste pour fonctionner correctement. Quand la scène en manque, il patine, cherche, hésite. Dans ces cas-là, mieux vaut repasser en mode manuel.
Les appareils hybrides facilitent grandement ce travail grâce au viseur électronique. Le focus peaking, la loupe de mise au point et l’aperçu direct vous permettent d’ajuster avec précision la zone de netteté. Vous voyez instantanément si le sujet est net.
Sur un reflex, le mode Live View reste la meilleure option : il affiche l’image en temps réel sur l’écran arrière et vous aide à caler la mise au point là où vous le souhaitez. Prenez quelques secondes pour vérifier vos images, zoomer dans la zone critique, et corriger si nécessaire. À la nuit tombée, ces vérifications font toute la différence entre une photo approximative et une photo maîtrisée.
Exploiter les lumières de la nuit
La nuit, la lumière devient matière. Ce ne sont plus le soleil et ses reflets qui guident la photo, mais une multitude de sources artificielles qu’il faut apprendre à observer et à apprivoiser. Ces éclairages offrent une richesse insoupçonnée, tant par leurs couleurs que par leurs contrastes. En ville, ils transforment les rues en studios à ciel ouvert. Leur intensité permet souvent de retrouver des réglages proches de ceux du jour : la sensibilité ISO peut rester basse, l’ouverture modérée, et le trépied n’est plus toujours indispensable. Ne le répétez pas mais c’est ma pratique photo préférée en ville !
L’avantage de ces scènes urbaines éclairées, c’est la liberté qu’elles offrent. Vous pouvez travailler à main levée, jouer avec les passants, les reflets, les mouvements. Les sujets flous, les silhouettes qui se croisent ou disparaissent deviennent partie intégrante de la composition. Une photo légèrement imparfaite, mais vivante, raconte souvent bien plus qu’une image trop nette et figée. Observez les photos qui illustrent cet article, la plupart ont été faites dans cet esprit.
Eclairages urbains
Chaque source lumineuse a sa personnalité. La lampe de poche ou la lumière du smartphone créent un effet intime, presque théâtral, idéal pour révéler les textures ou souligner un visage dans l’obscurité. Les réverbères, eux, dessinent des zones de contraste marqué : ils mettent en valeur les détails invisibles le jour et donnent du relief aux façades ou au pavé mouillé.
Lune, vitrines et phares de voiture
La lune, plus subtile, diffuse une lumière douce et froide. Elle adoucit les ombres, simplifie la palette des couleurs et installe une ambiance silencieuse, presque irréelle. Les vitrines, à l’inverse, éclaboussent de teintes vives : elles offrent des reflets, des silhouettes et des compositions graphiques à exploiter.
Et puis il y a la circulation. Les phares des voitures deviennent des pinceaux lumineux : un temps de pose d’environ 1/15 s suffit pour peindre des filets rouges et jaunes sur la chaussée. Avec un trépied, vous pouvez prolonger cette trace, transformer la route en ruban de lumière, et révéler la vie qui continue quand tout semble endormi.
Sources de lumière à exploiter
Lumière de lampe de poche ou de smartphone Pour un effet intime et localisé. Idéale pour créer des ombres profondes, révéler une texture, ou modeler un visage dans l’obscurité.
Lumière des réverbères Pour structurer la scène avec des contrastes nets. Utilisez-les pour dessiner des ombres, souligner un détail architectural ou créer des effets de mouvement.
Lumière de la lune Pour un rendu doux, presque poétique. Parfaite pour donner une atmosphère romantique et jouer sur les nuances de gris et de bleu.
Lumière des vitrines Pour un rendu graphique et coloré. Les vitrines offrent des reflets, des contrastes marqués et des silhouettes à contre-jour.
Où photographier la nuit : lieux et ambiances inspirantes
La réussite d’une photo de nuit tient souvent autant au lieu qu’à la lumière. Certaines scènes ne se révèlent qu’à la tombée du jour : un pont éclairé, une ruelle déserte, une façade qui prend vie sous les néons. Commencez par explorer les réseaux sociaux et les forums de photographes, non pas pour copier les images des autres, mais pour repérer les ambiances qui vous inspirent. Les cartes ou les hashtags liés à votre ville permettent souvent de découvrir des points de vue insoupçonnés.
Ne négligez pas les lieux plus discrets. Une zone industrielle en périphérie, une petite gare, un parking vide ou une route bordée de lampadaires peuvent devenir des terrains de jeu passionnants. Ces endroits moins fréquentés vous laissent le temps d’installer un trépied, de composer sereinement, et d’expérimenter sans contrainte.
Enfin, observez la lumière avant même de sortir votre appareil. Revenez à différents moments de la soirée pour voir comment la scène évolue : certaines vitrines s’éteignent tôt, d’autres se reflètent mieux quand la rue est encore humide après la pluie. C’est dans cette observation patiente que naissent les images les plus singulières — celles qui portent votre regard et non celui des autres.
Erreurs fréquentes à éviter la nuit
Photographier la nuit n’est pas qu’une question de technique. Trois erreurs reviennent souvent :
sous-exposer trop fortement sans vérifier l’histogramme,
se fier aveuglément à la balance des blancs automatique,
négliger la stabilité à main levée.
En corrigeant simplement ces points, la majorité des photos nocturnes gagnent en clarté, en contraste et en expressivité.
Foire aux questions sur la photo de nuit
Faut-il un trépied pour les photos de nuit ? Pas toujours. Le trépied reste indispensable pour les poses longues, les paysages urbains fixes ou les effets de filé lumineux. Mais les stabilisations des boîtiers et des objectifs actuels permettent de réussir de belles photos à main levée, surtout si vous augmentez la sensibilité ISO et choisissez une focale courte. L’important, c’est de rester stable : appuyez-vous contre un mur, posez l’appareil sur une surface plane ou utilisez le retardateur pour éviter les vibrations.
Quel mode utiliser pour la photo de nuit ? Le mode Manuel (M) reste le plus complet : il vous permet d’équilibrer temps de pose, ouverture et ISO en fonction du rendu recherché. Le mode Priorité Ouverture (A ou Av) est aussi très pratique si vous souhaitez simplement gérer la profondeur de champ et laisser l’appareil ajuster le reste. Évitez les modes automatiques, souvent trompés par les fortes différences de luminosité.
Quelle est la meilleure heure pour les photos de nuit ? L’heure bleue, juste après le coucher du soleil, reste le moment le plus riche en nuances. Le ciel garde encore un peu de lumière tandis que les éclairages urbains commencent à s’allumer. C’est à ce moment précis que la scène gagne en contraste et en profondeur sans être totalement noire. Plus tard dans la soirée, l’ambiance change : la lumière se raréfie, les ombres s’épaississent et l’atmosphère devient plus dramatique.
Comment éviter le bruit numérique sur les photos de nuit ? Photographiez en RAW, exposez légèrement à droite de l’histogramme et utilisez un logiciel de réduction du bruit au traitement, comme DxO PureRAW ou Lightroom. Évitez de sous-exposer, car éclaircir ensuite amplifie le bruit.
Comment gérer les sources lumineuses trop fortes ? Réduisez légèrement l’exposition ou fermez le diaphragme (f/8 à f/11) pour éviter la surexposition. Une faible ouverture transforme aussi les points lumineux en étoiles, un effet esthétique souvent recherché en photo de nuit.
Ressources pour aller plus loin
Si la photo de nuit vous attire, vous aimerez sans doute mes autres tutoriels sur la photo en basse lumière ou la photo de rue. Ils vous aideront à mieux comprendre comment la lumière influence vos images, de jour comme de nuit — et à progresser à votre rythme, sans changer de matériel.
Ce guide pratique se distingue par son approche double : technique et esthétique. Il vous accompagne pas à pas pour apprivoiser la nuit comme sujet photographique, en explorant à la fois les réglages précis (temps de pose, ouverture, ISO, trépied) et l’atmosphère propre aux heures sombres (lumières urbaines, ciel étoilé, réflexions). Son intérêt principal : vous permettre de transformer la contrainte d’un faible éclairage en véritable opportunité créative, en faisant de la nuit un terrain d’expérimentation riche et maîtrisé.
Comment faire un portrait photo : conseils et exemples
Vous aimez le portrait photo mais vous ne savez pas comment régler votre appareil photo, vous positionner, gérer la lumière pour réussir vos photos. Vos premiers essais ne sont pas satisfaisants.
Qu’il s’agisse de saisir l’instant présent ou de sublimer un sujet, la pratique du portrait nécessite quelques connaissances,voici ce qu’il faut savoir, le matériel utile et les réglages à utiliser ainsi que les principales erreurs à éviter.
Quel matériel choisir pour réussir un portrait photo
Comme pour chaque pratique photographique, le portrait photo nécessite un équipement particulier. Si le boîtier importe peu, tous permettent de réussir un portrait photo, le choix de l’objectif est plus critique. En effet, l’objectif utilisé définit le rendu de votre portrait, deux paramètres sont à considérer, la focale et l’ouverture.
La focale
La focale que vous allez utiliser pour faire un portrait photo est très importante (voir Quel objectif choisir pour le portrait chez Fotoloco). Si vous utilisez un objectif grand-angle avec une focale inférieure à 28 mm, et que votre sujet est proche de vous, vous constaterez une distorsion, plus ou moins accentuée selon la focale, qui peut dénaturer les formes de votre sujet. Je vous recommande de prendre vos portraits avec un objectif ayant une focale de 50 mm ou plus. Vous n’aurez alors aucun problème de distorsion, et le sujet sera parfaitement restitué.
Si votre sujet est situé à quelques mètres, la distorsion propre aux courtes focales n’entre plus en jeu, ou si peu, et vous pouvez faire des portraits en plan plus large.
photo (C) Arnaud Pincemin
Par ailleurs, les objectifs à focale fixe disposent généralement d’un meilleur piqué que les objectifs zoom. Je vous conseille donc de vous équiper d’un objectif fixe 50 mm par exemple, ou 85 mm / 105 mm.
L’ouverture
L’ouverture de l’objectif est très importante pour la photographie de portrait. C’est ce paramètre qui vous permettra d’isoler votre sujet de l’arrière-plan, ce qui est primordial pour un portrait.
Veillez à utiliser un objectif qui dispose d’une grande ouverture (jusqu’à f/2.8 ou f/1.8 par exemple). Là aussi, les objectifs à focale fixe offrent généralement une ouverture plus grande que les objectifs zoom.
Si vous faites des portraits en studio, le flash peut être intéressant, de même qu’un éclairage supplémentaire, pour essayer plusieurs types de lumière. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à suivre cette série de conseils pour faire du portrait en studio.
Comment régler votre boîtier pour réussir vos portraits
Les réglages du boîtier sont forcément différents entre une photo de paysage et un portrait. Mais comment bien choisir ces réglages ? Il existe quelques règles de base pour réussir vos portraits à coup sûr.
photo (C) Arnaud Pincemin
Pour un portrait, c’est le sujet qui importe et qui doit dominer sur le reste de l’image. Pour cela, vous devez régler votre ouverture à une grande valeur, par exemple f/2.8. Cela aura pour effet de mettre en avant votre sujet en l’isolant de l’arrière-plan (en savoir plus sur l’effet bokeh).
Si votre objectif vous permet d’aller jusqu’à f/1.8 ou même f/1.4, la profondeur de champ sera particulièrement courte, et vous n’aurez pas le droit à l’erreur sur la mise au point. Pour simplement isoler votre sujet de l’arrière-plan, une ouverture de f/4 ou f/3.5 peut être suffisante. Si par contre vous souhaitez mettre l’accent sur une partie du visage seulement, par exemple les yeux, alors une ouverture à f/1.8 est intéressante pour rendre le reste du visage légèrement flou.
La balance des blancs permet de restituer fidèlement les teintes de votre portrait. Selon les appareils photo, plusieurs modes de balance des blancs sont proposés. Dans l’absolu, l’idéal est de reprendre la balance des blancs en post-traitement pour obtenir les teintes que vous souhaitez. Mais si vous n’êtes pas à l’aise avec le post-traitement, vous pouvez utiliser les différents modes. Adaptez la balance des blancs en fonction des conditions d’éclairage.
Faites attention à effectuer correctement votre mise au point, car la profondeur de champ sera très réduite. Pour cela, je vous recommande d’effectuer votre mise au point sur l’œil le plus proche de l’objectif. Ainsi, vous êtes sûr d’obtenir une image où les yeux seront nets et piqués. Selon vos choix créatifs, vous pouvez également choisir de faire la mise au point sur une autre partie du visage, comme les cheveux par exemple.
Les portraits sont souvent faits lors de moments très brefs, où l’expression que vous souhaitez capter ne dure pas très longtemps (sauf si vous travaillez avec un modèle professionnel). Si votre modèle est en mouvement rapide, je vous conseille d’utiliser le mode rafale de votre appareil photo pour être sûr d’obtenir une série d’images où l’une d’elles représentera exactement l’expression recherchée. Il est en effet difficile d’obtenir dès la première prise le portrait parfait.
Pour capter le bon moment et obtenir une image nette, vous devez utiliser un temps de pose court. Selon les conditions de lumière, essayez d’utiliser le temps de pose le plus court que vous pouvez, sans pour autant sous-exposer le sujet. Vous pouvez vous baser sur la règle de l’inverse de la focale, en prévoyant une marge supplémentaire, afin de garantir une netteté parfaite.
Si par exemple vous shootez à 50 mm, vous pourrez obtenir une image nette à partir de 1/50 sec, mais je vous recommande d’utiliser un temps de pose d’au moins 1/80 sec, voire plus court si vous pouvez. L’idéal serait de ne jamais descendre à moins de 1/125 sec.
photo (C) Arnaud Pincemin
Comment bien composer un portrait
La photographie de portrait se doit d’être très bien composée, au même titre que la photographie de paysage. Veillez donc à respecter les règles de composition, afin que vos portraits soient parfaitement soignés.
Tout d’abord, gardez en tête la fameuse règle des tiers. Pour cela, imaginez deux lignes horizontales et deux lignes verticales qui séparent votre cadre en parts égales. Ces lignes sont appelées des lignes de force, et les intersections de ces lignes sont appelées les points de force de l’image. Essayez alors de placer votre sujet sur un des points de force de l’image pour renforcer l’impact visuel et faciliter la lecture de l’image.
En portrait, le cadre et le décor sont très importants. Il est nécessaire de présenter le sujet dans son environnement. Attention tout de même à laisser suffisamment de place au sujet pour qu’il domine et qu’il se détache du reste de l’image. Il ne faut pas non plus que votre arrière-plan occupe trop d’espace.
Vous devez également veiller à remplir votre cadre. A moins que vous ne souhaitiez délibérément isoler votre sujet, il est important que votre image soit remplie, pour obtenir un effet de proximité avec le sujet. Choisissez donc avec attention les éléments qui bordent votre sujet.
Dans un portrait, c’est en général le regard qui est important. Si votre sujet regarde au loin, il est conseillé de laisser de l’espace devant le visage et de ne pas placer le sujet en bord de champ, pour ouvrir l’image et améliorer sa composition.
photo (C) Arnaud Pincemin
Quelques astuces pour réussir un portrait photo
Tout le monde ne s’improvise pas portraitiste. Mais il existe certaines astuces pour vous permettre d’améliorer facilement vos portraits.
Si votre modèle n’est pas professionnel et n’a pas l’habitude d’être face à un objectif, essayez de le mettre à l’aise. Pour cela, n’hésitez pas à lui parler, à le faire rire, afin qu’il se détende. Vous pouvez aussi diffuser de la musique qu’il apprécie. Au bout de quelques instants, il pourra même oublier l’appareil photo en face de lui. Vous obtiendrez alors des poses plus naturelles, plus décontractées, et moins figées.
Pour rendre votre portrait plus impactant, vous pouvez couper une partie du visage. Il est souvent intéressant de couper une partie du front, afin d’obtenir une sensation de proximité avec le sujet.
Les yeux jouant un rôle crucial dans l’expression d’un portrait, il est décisif qu’ils soient bien visibles. Pour cela, vous pouvez demander à votre sujet de baisser légèrement la tête. Cela aura pour effet de donner plus d’importance aux yeux en ouvrant le regard vers l’objectif. En revanche, lorsque la tête est inclinée vers le haut, le visage est moins gracieux et les yeux sont moins visibles.
photo (C) Arnaud Pincemin
Et maintenant, à vous ! Quel est le problème que vous rencontrez en photo de portrait ?
23 conseils simples pour faire une bonne photo nature
La photo nature, ce sont des moments simples : animaux, paysages, fleurs, lumières changeantes. Où que vous soyez – au fond du jardin, en balade ou en voyage au bout du monde – la nature vous tend les bras.
Voici 23 conseils simples pour réussir vos photos et retrouver le plaisir de photographier sans vous compliquer la vie.
Vous trouverez aussi dans l’article quelques guides que je vous recommande pour aller plus loin.
À savoir avant de partir photographier la nature
La lumière du matin est la plus douce et la plus chaude : elle révèle les textures et les couleurs sans écraser les contrastes.
Privilégiez toujours les premières heures du jour ou la fin d’après-midi, surtout en forêt ou en montagne. Oui, il vous faut aussi un bon réveil.
Pensez à partir léger, avec un objectif polyvalent et une batterie pleine. Et souvenez-vous : les meilleures photos se font souvent quand on prend le temps d’observer avant de déclencher.
Apprivoisez la nature avant de photographier
Avant de penser réglages ou matériel, prenez le temps de comprendre ce que la nature vous offre. Chaque lieu a son rythme, sa lumière, son atmosphère. Ces premiers conseils vous aideront à regarder avant de déclencher.
Les parcs municipaux se prêtent à la photo nature
Conseil n°1 : apprivoisez les lieux !
Trop de photographes déclenchent avant même d’avoir capté une émotion et la beauté du lieu.
Une fois que vous sentez bien le décor, appliquez les conseils ci-dessous.
Conseil n°2 : multipliez les cadrages et les prises de vue
Un paysage ne se photographie pas qu’en mode … paysage !
Si vous êtes dans un lieu fleuri, placer une fleur au premier plan et cadrer en hauteur peut avoir de l’intérêt. Le cadrage en hauteur donne de la grandeur à une scène, profitez-en.
Conseil n°3 : si vous débutez appliquez un principe de cadrage simple
Une règle de composition simple vous permet d’avoir une combinaison harmonieuse et équilibrée.
La plupart des appareils photo permettent d’afficher un quadrillage dans le viseur pour avoir des repères visuels.
Conseil n°4 : variez les points de vue
Bougez, déplacez-vous, baissez-vous, utilisez l’écran orientable de votre appareil photo, photographiez en plongée ou en contre-plongée.
Vos photos seront plus intéressantes et vous pourrez choisir la meilleure image dans une série.
Erreur fréquente : déclencher trop tôt. Beaucoup de photographes repartent sans avoir attendu le bon nuage, la bonne lumière ou le léger souffle de vent qui donne vie à la scène.
Conseil n°5 : utilisez le premier plan
Il y a toujours quelque chose à placer au premier plan de vos images (même dans le désert !) alors faites-le.
Cadrez une pierre, un tronc d’arbre, une feuille et donnez de la profondeur à vos images. Pensez à vous baisser pour que ce soit plus facile.
Une fois l’endroit apprivoisé, il est temps d’explorer comment varier vos cadrages et vos focales pour révéler tout son potentiel visuel.
Multipliez les cadrages avec différentes focales
Changer d’objectif, c’est changer de regard. Une même scène peut raconter plusieurs histoires selon la focale utilisée. Découvrez comment exploiter chaque angle de vue pour enrichir vos images sans bouger d’un mètre.
Un paysage du Lot au 14 mm
Conseil n°6 : cadrez très large avec un grand-angle
Un grand-angle est un objectif de courte distance focale qui donne un angle de vision plus large que celui de votre œil.
Le grand-angle permet d’adopter une vision (presque) panoramique. Optez pour un objectif de focale 24 mm ou moins (16 mm ou moins en APS-C), ou pour un 10 mm si vous préférez l’ultra grand-angle.
Le grand-angle accentue la perspective : les éléments proches paraissent plus grands, ceux du fond s’éloignent. Utilisé avec soin, cet effet donne une sensation d’immersion immédiate.
Conseil n°7 : utilisez un 50 mm
Le 50 mm vous donne la vue la plus réaliste possible d’un paysage.
Le 50 mm possède souvent une grande ouverture (f/1.8 ou f/1.4 ou f/1.2) qui autorise de jolis flous d’arrière-plan (bokeh). Il est utile quand la lumière manque à la tombée du jour.
Conseil n°8 : préférez un zoom transtandard polyvalent
Les zooms livrés en kit avec les boîtiers sont parfois limités en amplitude de focale (18-55 mm par ex.).
Choisissez plutôt un 18-140 mm (en APS-C) ou un 24-120 mm (en plein format) pour avoir de multiples possibilités de cadrage sans devoir changer d’objectif en permanence.
Sur le terrain, j’ai souvent remarqué qu’un simple changement d’angle de quelques centimètres transforme une photo banale en image forte. Essayez de photographier depuis le sol : la nature y paraît plus grande, plus vivante.
Et parce que la lumière transforme chaque image, voyons comment l’utiliser du lever au coucher du soleil pour sublimer vos compositions.
Maîtrisez la lumière du lever au coucher du soleil
En photo nature, tout commence et tout finit avec la lumière. Les heures dorées du matin et du soir offrent des nuances que vous ne trouverez jamais en plein jour. Voici comment en tirer parti.
La lumière de fin de journée est toujours plus belle
Conseil n°9 : utilisez un objectif grand-angle
L’intérêt de ce type de photo est de capter la lumière particulière de ces moments-là et la scène.
Le grand-angle vous permet d’inclure dans la photo la scène entière et de rendre l’effet de lumière au mieux.
Conseil n°10 : soyez ponctuel !
L’aube et le crépuscule durent entre 15 et 45 minutes, il faut donc être sur place et prêt un peu avant et ne pas hésiter au moment fatidique.
Ensuite tout réside dans la rapidité d’exécution au bon moment, votre boîtier doit être réglé avant la prise de vue.
Conseil n°11 : utilisez un temps de pose long
Pour photographier l’heure bleue sans avoir un rendu laiteux peu agréable, il faut utiliser un temps de pose de l’ordre de 1 à 30 secondes.
En photo nature, on apprend surtout la patience. Attendre la bonne lumière, écouter le silence, respirer : ces gestes changent votre manière de photographier tous les autres sujets.
Quand la lumière se fait plus douce ou que le soleil disparaît, vous pouvez prolonger la magie avec la pose longue.
Créez des effets avec les poses longues
La pose longue révèle ce que l’œil ne perçoit pas : le mouvement de l’eau, la lenteur du vent, la respiration du paysage. C’est une autre manière de raconter la nature, plus poétique et contemplative.
En pose longue, sur trépied, vous éliminez tous les détails
Conseil n°12 : utilisez un trépied
Pour photographier avec un temps de pose long et obtenir l’effet laiteux désiré, il faut poser l’appareil sur un pied. Si vous n’avez pas de trépied, utilisez votre sac, un mur, un rocher, un bean bag (petit sac rempli de haricots), etc.
Conseil n°13 : relevez le miroir
Si votre boîtier le permet, utilisez la fonction qui permet de relever le miroir pour éviter le flou de bougé. Avec un hybride c’est plus simple, pas de miroir !
Pour utiliser un temps de pose plus long, vous devrez utiliser une petite ouverture (par exemple f/16) qui vous donnera une belle profondeur de champ. Visez un temps de pose supérieur ou égal au 1/15ème de sec. et faites des tests.
Mais la nature, ce n’est pas que les grands espaces : les petits détails comptent tout autant. Passons à l’échelle du tout petit.
Capturez les détails de la nature
Un tronc moussu, une feuille dorée, une ombre sur la pierre… La beauté de la nature se cache souvent dans les détails. Ces conseils vous aideront à les isoler et à leur donner toute leur importance.
Une image extraite de ma série en cours sur les arbres
Conseil n°15 : passez au téléobjectif
La nature regorge de petits détails qui méritent d’être photographiés et complètent des images prises au grand-angle.
Utilisez la focale la plus longue de votre zoom (105 mm, 200 mm) ou un téléobjectif comme le 70-300 mm.
Conseil n° 16 : réchauffez l’atmosphère
Dans la nature, le vert est souvent la couleur dominante et a tendance à refroidir les tons.
Choisissez le réglage de balance des blancs Soleil ou Naturel au lieu du mode Automatique.
Conseil n°17 : utilisez un réflecteur
Dans les sous-bois la lumière fait défaut. Le flash intégré de votre boîtier a tendance à brûler la scène, il vaut mieux avoir avec vous un petit réflecteur qui renverra la lumière naturelle sur votre sujet.
Et si les détails vous attirent, les fleurs sont un terrain de jeu parfait pour explorer couleurs, textures et lumière.
Réussissez vos photos de fleurs
Photographier les fleurs, c’est photographier la finesse. Chaque pétale, chaque teinte réagit différemment à la lumière. Ces conseils vous aideront à rendre justice à leur fragilité sans tomber dans le cliché « à la Instagram ».
Placer la fleur au premier plan permet de l’isoler du fond
Conseil n°18 : préparez le décor
Nettoyez l’arrière-plan chaque fois que cela est possible en coupant les mauvaises herbes, les ronces ou en dégageant tout ce qui peut perturber la photo.
Utilisez un carton coloré pour constituer un fond uni facilement.
Conseil n°19 : peaufinez la profondeur de champ
Une grande ouverture (f/2.8 ou f/4) va mettre en valeur le sujet au détriment du fond.
Une ouverture réduite (f/16 ou f/22) permettra d’avoir tout le cadre net et la fleur avec.
Conseil n°20 : choisissez le bon moment de la journée
Préférez les ciels lumineux mais un temps un peu couvert aux ciels bleus très lumineux.
Les couleurs seront moins saturées, le contraste des images plus grand. Evitez de même le milieu de journée quand le soleil est à son maximum.
Enfin, si vous préférez rester à proximité, la nature s’invite parfois jusqu’à votre fenêtre. Les oiseaux sont de merveilleux sujets pour s’exercer à la patience et à la précision.
Photographiez les oiseaux depuis une fenêtre
Observer les oiseaux, c’est mixer discrétion et réactivité. Depuis votre fenêtre, vous pouvez créer un petit studio naturel pour des photos vivantes et spontanées, sans quitter la maison.
Pas tout à fait depuis ma fenêtre, mais l’idée est la même
Conseil n°21 : attirez les oiseaux
Utilisez une mangeoire qui aura pour effet d’attirer les oiseaux au plus près en deux à trois jours. Placez la mangeoire près d’une fenêtre mais à proximité d’un support naturel pour disposer d’un cadre plus agréable pour vos images .
Conseil n°22 : soyez discret en cachant l’objectif
Pour ne pas effrayer les oiseaux il vous faut être discret. En perçant un trou dans un (vieux) rideau, vous pourrez masquer votre présence et laisser passer le fût de l’objectif uniquement. Choisissez le mode Live View pour cadrer plus confortablement le cas échéant. Vous pouvez aussi photographier les oiseaux depuis votre voiture pour rester discret.
Conseil n° 23 : choisissez un temps de pose court
Les oiseaux ne tiennent pas en place, une temps de pose d’au moins 1/400 ème de sec. est nécessaire pour figer les mouvements. Choisissez une sensibilité peu élevée pour avoir le meilleur niveau de détail possible dans vos images.
Vous avez maintenant toutes les clés pour pratiquer la photo nature dans différentes situations. Voici quelques réponses aux questions les plus fréquentes pour aller plus loin.
FAQ – Questions fréquentes sur la photo nature
Faut-il un trépied pour la photo nature ? Oui, surtout si vous travaillez en basse lumière, à l’aube ou au crépuscule, ou pour créer des effets sur l’eau avec un temps de pose long.
Quel objectif choisir pour la photo nature ? Un zoom transtandard (24-120 mm) couvre la majorité des situations. Ajoutez un téléobjectif (70-300 mm) pour les sujets lointains et un grand-angle (14-30 mm) pour les paysages.
Comment avoir un beau flou d’arrière-plan ? Utilisez une grande ouverture (f/2.8 ou f/4) et éloignez le sujet du fond. Plus la distance est grande, plus le bokeh est doux.
Faut-il photographier en RAW ou JPG ? En RAW pour retravailler les lumières et les couleurs ; en JPG pour publier rapidement sans post-traitement.
A vous !
Pour ma part, j’ai toujours le même problème : me lever tôt pour photographier la nature, je ne suis pas du matin …
Dites-le-moi juste ci-dessous : et vous, quelle est votre plus grande frustration quand vous sortez photographier ?
La photo de rue, guide pratique par Michael Freeman – Photo School
Le photographe Michael Freeman vous propose un nouveau guide de sa collection Photo School. Découvrez comment apprendre la photo de rue, comment trouver des angles originaux et reconnaître les scènes d’intérêt.
La photo de rue – Street Photography – a le vent en poupe ! Poussés par l’arrivée d’appareils mobiles de plus en plus performants et de boîtiers hybrides plus discrets et compacts, nombreux sont ceux qui se sont mis à photographier au quotidien et durant leurs différents trajets.
Est-on pour autant Photographe de rue si l’on shoote à tout va avec son Smartphone ? Non, il suffit de regarder les images postées sur les différents réseaux sociaux dédiés à l’image pour s’en convaincre. L’écart est grand entre la masse d’images postées et les clichés des meilleurs Street Photographers du moment.
Après Bernard Jolivalt avec La Photo sur le Vif, c’est Michael Freeman qui vous propose une approche pragmatique pour apprendre la photo de rue, et comment vous approprier cet art photographique si particulier. Tout comme pour le précédent volume dédié à la Photo en Noir et Blanc, l’auteur a fait appel à plusieurs photographes qui apportent leur pierre à l’édifice. Leurs images et le détail de leur démarche vous permettront d’avoir des points de vue différents de celui de Freeman.
La photo de rue n’est pas qu’une affaire de matériel photo, c’est avant tout une question de comportement, d’état d’esprit, et c’est justement le sujet de la première partie de l’ouvrage. Comment passer inaperçu, comment s’approcher discrètement, comment être plus réactif. Autant de notions à acquérir si vous voulez capter l’instant décisif cher à Cartier-Bresson.
La seconde partie de l’ouvrage est consacrée aux différentes situations que vous pouvez rencontrer : les foires, les marchés, la foule, les fêtes ou encore les défilés. Autant d’occasions de photographier tout en profitant de l’ambiance du moment.
Saviez-vous que les moments de relâchement de vos sujets sont peut-être les plus intéressants à capter ? La troisième partie de l’ouvrage présente toutes ces situations lors desquelles la personne photographiée ne se rend pas compte qu’elle l’est. Et de ces images qui sont probablement les plus intéressantes à ramener.
S’il s’intéresse à la prise de vue, Freeman n’en oublie pas pour autant les éléments techniques indispensables. Plusieurs chapitres sont consacrés aux récents boîtiers très sensibles et à l’utilisation que vous pouvez en faire en photo de rue … de nuit. S’il ne s’agit pas pour autant d’un guide de la photo de nuit à part entière, vous y trouverez quand même bon nombre de conseils pour vos prises de vue dans les lieux publics comme les cafés, les boîtes de nuit ou les concerts.
Pour compléter votre formation, Michael Freeman vous propose une dernière partie qui vous aidera à développer votre créativité. Trouver des angles différents, exploiter les reflets, créer des effets dynamiques ou jouer avec la couleur sont autant de possibilités offertes par la photo de rue.
Comme dans les autres ouvrages de cette Photo School, ce volume comprend des challenges que vous devrez relever pour mettre en pratique. Vous pourrez également découvrir les images des photographes invités, et voir que la photo de rue présente bien des facettes. A vous de trouver votre propre style !
Mon avis sur ce livre de Michael Freeman
Cet ouvrage s’inscrit dans la lignée des précédents volumes de la série Photo School proposée par l’auteur. Avec près de 150 pages, un format presque carré assez sympa, une belle mise en page faisant la part belle aux images, ce nouveau guide pratique complètera à merveille votre collection.
Proposé à un tarif encore abordable par l’éditeur, c’est une belle opportunité d’apprendre la photo de rue si vous ne la pratiquez pas. Ou de revenir sur votre pratique pour trouver de nouvelles pistes, de nouvelles approches.
Nous avons particulièrement apprécié la diversité des regards proposés, l’ouverture faite par l’auteur sur les différentes façons de pratiquer la photo de rue. Nous aurions aimé trouver plus d’exercices pratiques sur le choix des photos dans une série en particulier, au retour d’une séance. Pour autant ce cours de Photo de Rue s’avère un bel outil pédagogique que nous vous recommandons si vous aimez développer votre pratique en parcourant les meilleurs ouvrages.
Les fondamentaux de l’optique – Cours photo Eyrolles
Découvrez les secrets de l’optique avec « Les Fondamentaux de l’Optique – Cours Photo Eyrolles ». Ce manuel complet va vous permettre de maîtriser les principes d’optique relatifs à la photographie argentique et numérique.
Plongez dans 41 leçons fascinantes qui dévoilent tout, de la science fondamentale de l’optique aux techniques avancées pour éliminer les aberrations chromatiques.
Quand vous allez parcourir ce guide, ne vous attendez pas de belles images détaillant les bases de la photographie comme j’ai l’habitude de les présenter (voir par exemple le Cours de Photo de Michael Freeman). Non, il s’agit bien ici de parler d’optique pour les … opticiens.
Attendez-vous à devoir décrypter formules mathématiques, figures optiques et autres schémas scientifiques. Cet ouvrage de référence s’adresse à ceux qui cherchent à comprendre pourquoi leur matériel arrive à faire une photo plutôt qu’à ceux qui veulent savoir comment faire de plus belles photos.
Ce guide des fondamentaux de l’optique s’adresse aussi et avant tout aux étudiants en photographie ainsi qu’à quiconque veut acquérir un bagage technique sur l’optique dans un contexte photographique.
La lecture peut vite s’avérer rébarbative si vous ne maitrisez pas un tant soi peu le vocabulaire scientifique et si vous n’êtes pas plus que cela intéressé par les formules optiques. L’éditeur nous dit avoir conçu cette version française d’un ouvrage édité en langue allemande en collaboration avec l’Ecole Louis Lumière. C’est un gage de qualité indéniable et force est de constater que le contenu est à la hauteur. Présentations, explications, précisions sont de très bon niveau.
Au fil des chapitres, vous allez découvrir différentes notions comme tout ce qui touche à la nature de la lumière, sa température de couleur, ses caractéristiques. Vous apprendrez également ce que sont réflexion, réfraction et autre dispersion. Les chapitres traitant de l’optique photographique vous parleront de verre, de lentilles, de vergence, de bonnettes ou encore de téléconvertisseurs.
Au rayon des aberrations, il sera question d’aberrations chromatiques, sphériques ou d’astigmatisme. Les plus férus trouveront les informations requises pour comprendre la fonction de transfert de modulation MTF. Ils seront probablement capables ensuite de décrypter les courbes de tests que certains journalistes photo se plaisent à publier dans les magazines sans jamais en livrer la clé de lecture (Claude Tauleigne, si tu me lis …) !
La dernière partie de l’ouvrage s’intéresse aux objectifs, à leur formule optique, leur construction : astigmate symétrique ou mi-symétrique (!), anastigmate. Il y sera question d’objectifs grand-angle comme de téléobjectifs, d’objectifs à miroir comme d’objectifs d’agrandisseurs. Et pour terminer, vous pourrez découvrir ce qui fait le charme d’un objectif à bascule et décentrement, et saurez peut-être enfin pourquoi vous en avez un dans votre sac photo (que celui qui sait déjà lève la main !).
A qui s’adresse ce livre ?
Très clairement aux férus de technique, de théorie et de formules scientifiques qui permettent de comprendre pourquoi un assemblage de verre et de métal est capable de produire (parfois) de si belles images. Et si vous faites partie de ces curieux, alors vous serez comblés, le livre contient à peu près tout ce qu’il faut savoir.
Si vous pensez être plutôt un photographe à la recherche de renseignements concrets sur l’utilisation de votre matériel, sur sa construction et ses réglages, sur son origine, alors orientez vous plutôt vers un ouvrage plus généraliste et plus abordable comme celui de René Bouillot « La pratique du reflex numérique« .
Ce cours de photo sur les fondamentaux de l’optique est un ouvrage à classer plutôt dans la catégorie support de cours que guide pratique, cela ne lui enlève rien. Il est complet, précis, et reste très abordable sur le plan financier. A réserver aux plus aguerris toutefois.
eBooks Photo de Studio et Photographier la nature en macro
Les éditions Eyrolles proposent deux ebooks photo dédiés à la pratique : Photo de Studio et Retouche par Scott Kelby et Photographier la nature en macro par Gérard Blondeau.
Tous les secrets de la photo de studio dévoilés, étape par étape
eBooks photo : Photo de studio par Scott Kelby
Le photographe Scott Kelby partage son savoir-faire en matière de photo de studio au travers de 12 séances de prises de vue réelles. Chaque étape est minutieusement détaillée : choix des accessoires, plan d’éclairage, réglages du boîtier, shooting et post-traitement dans Photoshop.
Les plans d’éclairage sont présentés en pleine page. Vous pouvez ainsi voir avec précision le positionnement de chaque élément (le sujet, le photographe, les lampes et autres accessoires, le fond, etc.). Et pour que rien ne vous échappe, vous disposez parallèlement de clichés « en coulisses » de la séance de prises de vue.
En matière de post-traitement, Scott Kelby détaille pas à pas la retouche des cheveux, des yeux et de la peau, pour créer des portraits à fort contraste.
Bonus : en fin d’ouvrage, l’auteur vous propose un chapitre bonus pour vous montrer comment reproduire ces mêmes photos de studio au moyen de seuls flashs cobra et des modificateurs adaptés.
eBook photos : Photographier la nature en macro par Gérard Blondeau
Destiné aux amoureux de la nature, ce guide vous donne les clés pour photographier insectes, plantes ou petits animaux. Se voulant très pratique, le guide vous donne de nombreux conseils techniques, depuis le choix du boîtier, des objectifs, des flashs et autres accessoires, jusqu’à la mise en place de l’éclairage ou l’installation d’un aquarium.
Le guide est organisé par saison, pour que vous puissiez tirer parti de la nature quelle que soit la période de l’année. Vous verrez également qu’il ne faut pas nécessairement aller bien loin de chez soi pour réussir de belles photos nature.
Cette nouvelle édition mise à jour comprend des ateliers pour approfondir certaines techniques photo – atténuer un reflet, gérer transparences et contre-jours, aménager un studio macro… – ou de se perfectionner dans la recherche de petits sujets.
3 ebooks gratuits sur la Street Photography ou photo de rue
Que vous soyez fan de photo de rue ou tout simplement curieux d’en savoir plus sur cette pratique photographique, voici trois ebooks sur la Street Photography à télécharger gratuitement.
Ces documents sont écrits en anglais, mais ils sont riches d’enseignement si vous souhaitez en savoir plus sur la pratique consistant à prendre des photos sur le vif, dans la rue, en ville, en voyage.
Street Photography selon Thomas Leuthard : Going Candid
Thomas Leuthard, un photographe suisse, a consigné dans son ouvrage superbement illustré ses observations et son expérience de la Street Photography.
Son premier ebook, « Going candid », est une introduction au sujet avec plein de conseils utiles pour découvrir la pratique, choisir son matériel, aborder les différentes situations, partager ses photos.
Thomas Leuthard a écrit deux autres ebooks sur la Street Photography mais il a arrêté sa pratique depuis et ne propose plus ces livres en téléchargement depuis son site (qui n’existe plus non plus).
Street Photography selon Marie Laigneau : Creating impact
Le deuxième ebook de cette sélection est écrit par Marie Laigneau et s’intitule « Creating impact ».
Il s’agit d’une analyse de l’effet qui lie la composition d’une photo à l’histoire que la photo raconte.
Street Photography selon Alex Coghe : Street Photography
Le troisième ebook est l’œuvre d’Alex Coghe, un photographe basé à Mexico City. Cet ebook propose lui-aussi plein de trucs, astuces, conseils sur la photo de rue.
Il vous faudra passer outre la barrière de la langue si vous pratiquez difficilement l’anglais mais néanmoins, les illustrations valent à elles seules le coup de télécharger ces documents. Ils sont proposés au format PDF et peuvent se lire sur votre ordinateur comme sur les tablettes numériques, de quoi occuper les longs trajets et agrémenter vos journées !
Vous trouverez une liste d’ebooks sur la Street Photography mise à jour sur le site StreetBounty.
Si toutefois vous êtes réfractaire à l’anglais, je vous recommande l’ouvrage de Gildas Lepetit-Castel, en bon français, intitulé « Les secrets de la photo de rue » qui contient tout ce qu’il faut savoir sur le sujet.
L’été arrive à grands pas et les vacances avec. Pour vous permettre de ne rien oublier avant votre départ et de profiter au mieux de vos congés, voici une liste d’accessoires photo qui peuvent vous rendre service.
Rien d’indispensable mais des « petits plus » qui peuvent faire la différence sur le terrain ou lors d’un séjour prolongé en extérieur. Profitez également de cette période pour améliorer votre pratique de la photo en lisant quelques livres, c’est le bon moment. Vous pouvez aussi parcourir le guide d’achat accessoires complet.
Appareil photo étanche
Vous avez fait le choix de passer vos vacances sur la plage ou dans une zone qui mettra à mal votre appareil photo bien aimé ?
Il peut être intéressant de vous procurer un matériel de prise de vue adéquat.
Vous êtes fan de sports nautiques, de moto, de vélo, de VTT ? Adoptez les caméras HD GoPro qui filment dans toutes les positions, toutes les situations en qualité HD. Les professionnels ne s’y sont pas trompés puisque ces caméras sont utilisées dans la plupart des reportages TV.
Faire des photos originales
Vous avez envie d’images originales ? Le Lens Baby vous permettra de sortir des sentiers battus et d’user de l’effet tilt-shift sur votre reflex numérique. A découvrir.
Vous en avez assez de ce zoom peu performant qui équipe depuis toujours votre reflex ? Utilisez une focale fixe et n’en changez pas, avec le Nikon 8-15 mm Fish Eye
Et si comme de nombreux lecteurs désormais, votre appareil photo du quotidien est un … téléphone alors greffez un télé-objectif sur votre iPhone avec le télé Rollei pour iPhone et obtenez des images très spéciales.
Accessoires photo : lecteur de cartes, videur de carte
Les vacances sont souvent synonymes de séances photos nombreuses et vos cartes mémoire sont vite pleines. Choisissez des cartes de grande capacité avec les modèles 64 et 128 Go de Lexar.
Vous pouvez également adopter une solution de sauvegarde mobile pour votre ordinateur, les modèles Western Digital sont réputés parmi les plus fiables.
Si c’est le transfert sur ordinateur qui vous pose problème, rien de tel qu’un lecteur externe USB 3.0 pour aller vite et sécuriser les échanges de fichiers. Le lecteur de carte Lexar USB 3.0 est un modèle performant.
Vous allez vous balader tous les jours en ville ? Mettez-vous à la photo de rue ou Street Photography avec le guide « 52 défis Street Photography » et exercez votre regard pour produire des séries photos dont vous serez fier.
Vous avez d’autres accessoires ou articles favoris ? Vous souhaitez en faire profiter nos lecteurs ? Laissez un commentaire et indiquez-nous vos choix !