nikonpassion.com

Page 1 / 1


La lumière de studio pour le portrait : 194 plans d’éclairage en 3D

Rembrandt, loop, split, paramount… ces termes vous parlent ? Découvrez comment les maîtriser dans le livre La lumière de studio pour le portrait qui inclut 194 plans d’éclairage en 3D proposés par le photographe Dominique Agius.

La lumière de studio pour le portrait : 194 plans d'éclairage en 3D

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC

Présentation du livre La lumière de studio pour le portrait

Le livre Les bases de l’éclairage en studio est une bible pour les photographes souhaitant perfectionner leurs compétences en éclairage. Structuré en deux parties principales, l’ouvrage débute par une exploration des bases de l’éclairage en studio, avant d’aborder les techniques de base pour le portrait.

Chaque chapitre est illustré par des schémas 3D, ce qui rend les concepts complexes plus accessibles. Les photos résultantes, générées artificiellement, permettent de comparer les plans d’éclairage entre eux. Néanmoins ces illustrations, bien que pédagogiques, manquent parfois de la réalité visuelle que des photographies réelles auraient pu apporter.

La lumière de studio pour le portrait : 194 plans d'éclairage en 3D

Les bases de l’éclairage en studio

Dès les premières pages du livre, vous allez apprendre que tout commence par les sources de lumière. Chaque source a sa propre personnalité et son rôle spécifique. La key light, par exemple, est la principale source de lumière, celle qui va définir le caractère de l’éclairage. La fill light, quant à elle, adoucit les ombres créées par la key light, tandis que la kick light ajoute des accents et du relief.

Dominique Agius s’intéresse ensuite aux accessoires d’éclairage qui jouent un rôle crucial dans la qualité de la lumière. Un bol réflecteur concentre la lumière pour des effets plus directs et intenses.

Le bol beauté, préféré pour les portraits, diffuse une lumière douce et flatteuse. L’octobox, avec sa forme octogonale, offre une lumière plus enveloppante, idéale pour les prises de vue pleine longueur. Les parapluies sont polyvalents et parfaits pour créer une lumière douce et diffuse. Vous allez apprendre pourquoi chaque accessoire a son utilité et comment les utiliser efficacement.

La lumière de studio pour le portrait : 194 plans d'éclairage en 3D

Les plans d’éclairage

Les schémas classiques comme le Rembrandt, le loop, le split, et le paramount sont des incontournables. Vous allez découvrir leurs caractéristiques, parmi lesquelles :

  • le Rembrandt, avec son triangle de lumière caractéristique sous l’œil, ajoute une profondeur dramatique,
  • le loop, avec son ombre en forme de boucle, est idéal pour des portraits plus naturels,
  • le split, qui divise le visage en deux moitiés de lumière et d’ombre, donne un look intense et mystérieux,
  • le paramount, également connu sous le nom de butterfly, crée une ombre en forme de papillon sous le nez, parfait pour les portraits glamour.

Le plan d’éclairage ne serait rien sans … éclairage. Dominique Agius s’intéresse donc en toute logique aux éclairages particuliers comme le high key et le low key :

  • le high key, avec sa prédominance de tons clairs, crée une atmosphère légère et joyeuse, souvent utilisée dans les portraits d’enfants et de mode,
  • le low key, à l’inverse, utilise des tons sombres pour un effet dramatique et intense, idéal pour des portraits contrastés ou de nu.

Si vous cherchez à aller encore plus loin, les quelques pages en annexe à la fin du livre détaillent la réalisation de portraits fine art, d’enfant, contrasté, de nu, d’homme, de mode.

Mon avis et à qui s’adresse ce livre

Le livre La lumière de studio pour le portrait est riche et complet, couvrant tous les plans d’éclairage et leurs variantes. Les illustrations 3D homogénéisent l’ensemble et facilitent les comparaisons. Ces illustrations, bien que parfaites pour la compréhension, apparaissent toutefois plutôt artificielles et auraient bénéficié d’un complément de photographies réelles pour un rendu plus concret.

La lumière de studio pour le portrait s’adresse aux photographes amateurs comme experts. Les débutants y trouveront une introduction claire et détaillée aux différentes sources de lumière et accessoires d’éclairage. Les photographes plus expérimentés apprécieront les plans d’éclairage de portraits avancés et les techniques spécifiques pour différents types de portraits.

Proposé au tarif public de 30 euros, ce livre se révèle également être un excellent support de cours pour tous les étudiants en photographie, offrant un guide de référence complet pour tester et maîtriser divers éclairages en studio.

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC


Nikon Z 6III : plus qu’une évolution, un mini Z 8 polyvalent et plus accessible

Si un Nikon Z s’est fait attendre, c’est bien le nouveau Nikon Z 6III, censé intégrer ce qui a fait le renouveau de cette gamme Nikon hybride, un autofocus au sommet de son art et une grande polyvalence en photo comme en vidéo.

Juin 2024 c’est chose faite, le Z 6III est officialisé. J’ai pu le prendre en main en avant première, voici la toute première présentation d’un hybride qui s’avère bien plus que le simple successeur des Nikon Z 6 et Z 6II. 

MàJ septembre 2024 : le test du Nikon Z 6III est disponible ici.

Nikon Z 6III : plus qu'une évolution, un mini Z 8 polyvalent et accessible

Cet hybride Nikon chez La Boutique Photo Nikon sur place et par correspondance

Cet hybride Nikon chez Miss Numerique

Nikon Z 6III : un mini-Z 8 qui dynamise le segment des plein format polyvalents

Je m’emballe ? A peine. Utilisateur d’un Nikon Z 6, puis d’un Nikon Z 6II, cela fait six ans que je pratique l’hybride 24 Mp Nikon au quotidien. Aussi quand il a été question d’un nouveau 24 Mp, nommé Z 6III, censé succéder aux Z 6 et Z 6II, vous vous doutez bien que j’avais des attentes.

Je rêvais déjà d’un autofocus à la Z 9 / Z 8 / Z f, d’un capteur plus sensible, d’une ergonomie plus proche du Z 6 que celle du Z f (lire le test du Nikon Z f), d’un écran capable de bouger dans tous les sens … bref, du meilleur Nikon possible dans un corps ni bodybuildé, ni étriqué et proposé, forcément, à prix plus doux que celui du Z 8.

Je n’ai pas été déçu lors de la présentation, le Nikon Z 6III arrive avec une fiche technique qui ne peut laisser insensible (plus de détails plus bas) :

  • nouveau capteur CMOS BSI partiellement empilé de 24,5 Mp (différent de celui des Z 6II et Z f)
  • stabilisation capteur 8 stops
  • plage de sensibilité 100 à 64.000 ISO (50-204.800 en mode étendu)
  • processeur Expeed 7 (celui des Z 8 et Z 9)
  • effet black out indiscernable dans l’EVF
  • pixel shift 96 Mp
  • prédéclenchement
  • double obturation mécanique et électronique
  • rafale 20 vps en RAW, 60 vps en JPG pleine définition, rafale 120 vps en DX avec obturation 1/16.000 ème de sec.
  • autofocus du Z 8 / Z 9 entraîné par l’IA avec détection à -10 Ev, focus point VR et VR Lock
  • nouveau viseur EVF de 5,8 Mp 120 fps et 4.000 nits couvrant le DCI-P3
  • nouveau module vidéo 6K/60p (RAW) et 5,4K/60p (YUV) interne
  • entrée ligne audio
  • construction magnésium et fibre de carbone avec joints toriques
  • poignée avec double batterie (en option)

le Nikon Z 6III vu de profil avant avec les touches de fonction

le Nikon Z 6III vu de profil avant avec les touches de fonction

On est très loin du Z 6II (lire le test du Nikon Z 6II), et – surtout – pas si loin d’un Z 8 à la définition du capteur près.

La définition, parlons-en. Pourquoi 24,5 Mp et non 30 ou 33 Mp ? Limiter la définition à 24,5 Mp permet au Nikon Z 6III de bénéficier de toute la puissance du processeur Expeed 7 qui pilote :

  • l’autofocus,
  • le flux de données du capteur,
  • la réduction du bruit,
  • la détection AF – 10 Ev en basse lumière,
  • l’affichage du viseur EVF,
  • l’enregistrement vidéo 6K,
  • et quelques autres fonctions.

A ce jour, dans cette configuration, c’est la définition qui donne les meilleurs performances possibles sans aucun compromis sur les performances. En effet, plus il y a de pixels, à capacité de traitement égale, plus il y a de données à traiter, la performance s’en ressent forcément.

Sur le plan photographique, 24 Mp est une définition qui autorise une double page dans un magazine, un tirage 60×90, un gain en sensibilité (25.600 ISO seulement sur le Z 8), et qui permet la vidéo 6K. Le tout, il faut aussi le préciser, sans dépasser la barre tarifaire des 3.000 euros puisque le Nikon Z 6III est proposé au tarif public de 2.999 euros à sa sortie.

Ce « mini Z 8 » n’a donc pas à rougir face à son grand frère, et creuse nettement l’écart avec les générations précédentes, enterrant au passage la probabilité de voir arriver un Nikon Z 7III. Celui n’aurait pas d’intérêt face au Z 8, bien que je puisse toujours me tromper.

L’autre atout du Nikon Z 6III est son gabarit, il est plus carré que le Z 6II mais pas plus gros, tandis que son poids de 750 gr. (705 gr. pour le Z 6II) fait la différence avec les 910 gr. du Z 8.

Le Nikon Z 6III est proposé au tarif public de 2.999 euros boîtier nu à sa sortie, soit 1 600 euros de moins que le Z 8 et 500 euros de plus que le Z f qui adresse d’autres besoins.

Le Nikon Z 6III peut recevoir une poignée Nikon MB-N14 optionnelle (avec molette et déclencheur) qui double l’autonomie (399 euros), il est compatible avec la poignée vidéo Nikon MC-N10 (499 euros). Le chargeur Nikon MH-34 est disponible au tarif de 57,99 euros, la livraison du chargeur étant désormais interdite par les règles européennes (le boîtier peut être rechargé en USB-C).

Le tableau général est dressé, intéressons-nous maintenant aux détails.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

Nikon Z 6III vu de face avec ses 2 touches Fn

Nikon Z 6III : caractéristiques principales

Un châssis compact

comparaison Nikon Z 6III vs Nikon Z 8 vs Nikon Z 9

comparaison Nikon Z 6III vs Nikon Z 8 vs Nikon Z 9

Le gabarit du Nikon Z 6III est le même que celui des Nikon Z 6 et Z 6II. Plus carré, son profil se rapproche de celui du Nikon Z 8.

Pesant 45 grammes de plus que le Z 6II (c’est toujours trop mais ça reste limité), ce châssis est construit en alliage de magnésium et en fibre de carbone (Sereebo). A la différence du Z 6II, le Z 6III est donné pour une résistance aux basses températures jusqu’à -10°C (0°C pour le Z 6II), ce qui explique la nouvelle poignée MB-N14 (celle du Z 6II est donnée pour 0°C).

Nikon Z 6III protection étanchéité par joints toriques

Nikon Z 6III étanchéité par joints toriques

Un ensemble de joints toriques protège le boîtier de toute intrusion d’humidité ou de poussière. Ces caractéristiques sont celles des Nikon Z 8 et D850 dont la réputation de robustesse n’est plus à faire.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

la molette de modes et la connectique latérale du Nikon Z 6III

La face avant reprend les 2 touches Fn personnalisables, le dos du boîtier propose une disposition des commandes proche de celle des Z 6 avec l’inversion, toutefois, des touches de visualisation d’image et de mode de déclenchement, ce qui est une bonne chose (je le réclamais depuis l’arrivée du Z 6).

le Nikon Z 6III vue de dos

le Nikon Z 6III vu de dos

La couronne supérieure gauche est identique à celle du Z 6II, elle diffère de celle du Z 8. Le capot supérieur droit reprend lui-aussi l’ergonomie du Z 6II en ajoutant une touche d’éclairage des commandes tandis que le logo Z 6III y trouve sa place, comme sur les Nikon Z récents.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

les commandes supérieures du Nikon Z 6III

Du fait de son positionnement dans la gamme, le Nikon Z 6III ne dispose pas d’un volet de protection du capteur, mais il autorise son verrouillage lorsque le boîtier est sur OFF. Il conserve la double obturation mécanique et électronique. Notez enfin que le Nikon Z 6III dispose de deux emplacements pour cartes mémoire :

  • un emplacement pour cartes CFexpress ou XQD type B
  • un emplacement pour cartes SD

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

Nikon Z 6III, notez l’inversion de position des touches visualisation et modes de déclenchement

Un capteur CMOS BSI partiellement empilé de 24,5 Mp à simple flux

Le Nikon Z 6III inaugure un tout nouveau capteur de 24,5 Mp, différent donc de celui des Z 6II et Z f. Ce capteur adopte une construction à mi-chemin entre le simple BSI CMOS et le BSI CMOS empilé, d’où l’intitulé « partiellement empilé ».

Les circuits de lecture et de conversion analogique-numérique, disposés en périphérie de la puce capteur, sont empilés. Cette disposition permet de rapprocher ces circuits des pixels, ce qui se traduit par une lecture plus rapide des données. C’est bien une nouvelle conception de capteur dont le but premier est d’offrir une cadence de balayage bien plus rapide que celle du Z 6II.

le capteur BSI CMOS partiellement empilé du Nikon Z 6III

le capteur BSI CMOS partiellement empilé du Nikon Z 6III

La définition de 24,5 Mp (24 Mp exploitables) est donc la même que celle des Z 6II et Z f, avec par contre une stabilisation 5 axes sur 8 stops (5 stops sur Z 6II et 6 stops sur Z 8). Le Nikon Z 6III reprend le processeur Expeed 7 des Z 8 et Z 9 comme le Z f.

Un processeur Expeed 7 pour 3,5 fois plus de rapidité

L’Expeed 7 et le nouveau capteur permettent au Nikon Z 6III d’être 3,5 x plus rapide que le Z 6II. Cette performance autorise la rafale à 120 vps en JPG, le 240 p et le 6K RAW en vidéo. Ce gain permet aussi au Z 6III de réduire très fortement le rolling shutter et de donner une visée bien plus fluide dans l’EVF en mode rafale (j’ai pu le constater). 

La plage de sensibilité du nouveau capteur du Nikon Z 6III est élargie par rapport à celle du Z 6II  : 100 à 64.000 ISO en mode normal (contre 100 à 51.200 pour Z 6II).

La fonction de pré-déclenchement permet d’enregistrer jusqu’à 1 seconde d’images entre l’instant où vous appuyez à mi-course et celui où vous appuyez à fond sur le déclencheur, tout en assurant mesure de l’exposition et mise au point autofocus entre chaque vue.

Un autofocus de Z 8/ Z 9

Grâce à l’Expeed 7 et au nouveau capteur, le Nikon Z 6III peut disposer des mêmes algorithmes autofocus que les Z f, Z 8 et Z 9, avec 273 points AF. Ce nombre de points, qui peut vous paraître limité face à certains concurrents, est à mettre en perspective avec la définition de 24 Mp :

  • plus il y a de pixels, plus il est possible de définir un nombre important de points AF,
  • plus il y a de points AF, moins l’AF est rapide (à puissance de calcul égale, il doit traiter plus de données),
  • ce n’est pas parce qu’il y a plus de points AF sur certains boîtiers que tous sont utilisés.

En clair, avec 24 Mp et la puissance de calcul du Z 8, le Z 6III pédale plus vite que ce dernier tout en couvrant l’intégralité du champ. Un joli score.

Cet autofocus est géré par l’IA Nikon de type Deep Learning qui autorise la détection et le suivi de différents types de sujets, parmi lesquels :

  • humains
  • animaux (la plupart)
  • oiseaux (via le mode animaux)
  • véhicules (autos, motos, camions, …)
  • avions
  • trains
  • vélos

Cet automatisme sait aussi faire la différence entre :

  • pour les humains : visage, yeux, tête, torse (avec visage à l’endroit ou à l’envers)
  • pour les animaux : corps, yeux, tête

La hiérarchisation permet de donner la priorité à ce qui semble (pour l’IA) le plus important, les yeux d’une personne par rapport à son torse par exemple.

Le Nikon Z 6III reçoit également un mode de suivi 3D qui complète le mode AF Zone Automatique du Z 6II et fonctionne sur le même principe que le suivi 3D des reflex, élargi toutefois à l’ensemble du champ cadré. Cet AF propose de nombreuses options de personnalisation de la zone large avec (ou non) détection des yeux.

Oublié donc l’autofocus du Nikon Z 6II, qui, s’il a bien progressé avec les mises à jour firmware successives, ne peut rivaliser avec celui du Z 6III.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

Nikon Z 6III, des menus Nikon bien connus et enrichis

Un nouveau viseur électronique EVF DCI-P3 de 4.000 nits

Contrairement au viseur des Nikon Z précédents, dotés de dalles 3,7 Mp Quad VGA, le Nikon Z 6III inaugure un nouveau viseur de 5,8 Mp (5.760 points) couvrant l’espace colorimétrique DCI-P3. C’est 25 % de plus d’espace colorimétrique par rapport au sRVB ; de plus la luminosité de ce viseur grimpe à 4.000 nits.

le viseur compatible DCI-P3 du Nikon Z 6III

le viseur compatible DCI-P3 du Nikon Z 6III

Ces deux caractéristiques font de ce viseur le plus lumineux et le plus fidèle en restitution des couleurs du marché (à la date de publication de cet article). Le rafraîchissement de l’image est assuré jusqu’à 120 fps et ne descend jamais en-dessous de 60 fps (selon configuration).

Un seul bémol me concernant, Nikon a utilisé le cadre rectangulaire du Z 6II et non le viseur rond du Z 8 que j’aurais apprécié. Mais il faut bien en laisser pour les gammes supérieures (et plus chères).

Un écran arrière sur rotule

Enfin ! L’écran arrière du Z 6II était inclinable mais il n’était pas possible de le positionner sur un autre axe. L’écran du Nikon Z 6III adopte le montage sur rotule, ce qui vous permet de le positionner comme vous l’entendez, y compris en position de tournage vidéo face caméra (ce qui manquait vraiment au Z 6II).

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

L’écran arrière tactile du Nikon Z 6III sur rotule

Le Nikon Z 6II et la vidéo

Je disais déjà à propos du Z 8 qu’un boîtier plus petit, plus léger et plus compact était un atout en vidéo. Plus simple à accessoiriser, plus simple à stabiliser, il impose moins de contraintes et se gère plus simplement. Le Nikon Z 6III est plus petit, plus léger et plus compact que le Nikon Z 8, vous voyez où je veux en venir.

les différents modes vidéo du Nikon Z 6III

les différents modes vidéo du Nikon Z 6III

Le Nikon Z 6III dispose de capacités vidéos encore jamais vues sur un hybride Nikon de cette catégorie :

  • 6K 60p en N-RAW interne
  • 4K 120p en crop DX
  • 4K UHD suréchantillonné
  • Prise en charge N-Log et HLG
  • zoom électronique dans l’image
  • double plage ISO débutant à 800 ou 200 ISO (avec plage dynamique plus riche dans le sombre)
  • Enregistrement audio PCM linéaire 48 kHz sur 24 bits avec entrée ligne
  • Stabilisation vidéo capteur

Le mode vidéo autorise la prise de vue photo simultanée en haute définition et le zoom électronique dans l’image 6K. Vous trouverez touts les détails sur la vidéo dans la fiche technique ci-dessous.

la double plage de sensibilité ISO en vidéo du Nikon Z 6III

la double plage de sensibilité ISO en vidéo du Nikon Z 6III

Batterie et recharge

Le Nikon Z 6III utilise une batterie Nikon EN-EL15 C, celle des Nikon Z 6II, Z f et Z 8. Il est compatible avec toutes les batteries EN-EL15 C (par contre seule la version C autorise la recharge USB). La recharge est possible via le port USB-C dédié. L’autonomie officielle selon les normes CIPA est de 360 vues sans poignée additionnelle et 720 vues avec poignée.

Attention, la réalité est toujours supérieure, les normes CIPA ne prenant pas en compte les spécificités des hybrides. L’autonomie réelle est en moyenne au moins deux fois supérieure à celle mentionnée par ces normes.

Connectique

Le Nikon Z 6III propose le Bluetooth 5.0 et le WiFi intégré à 2,4 ou 5 GHz. Il embarque un ports USB-C capable d’assurer la recharge de la batterie.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

la poignée Nikon MB-N14

Fiche technique Nikon Z 6III

Nikon Z 6III vs Nikon Z 8, principales différences

Je dresse ici une liste de capacités qui peuvent faire la différence entre les Nikon Z 6III et Nikon Z 8 pour les versions de firmwares connues :

  • 24,5 Mp vs 45 Mp
  • vidéo 6K vs 8K
  • absence de volet de protection du capteur
  • 2 touches Fn vs 3
  • viseur rectangulaire vs viseur rond
  • accès BdB et bracketing via menu Info vs. trèfle supérieur

Nikon Z 6III vs Nikon Z 6II, principales différences

Toujours sur la base des informations reçues au jour de la publication de cet article et avec les versions de firmwares connues (entre parenthèses les caractéristiques du Z 6II):

  • nouveau capteur CMOS BSI 24,5 Mp
  • processeur Expeed 7 (vs Expeed 6)
  • stabilisation capteur 8 stops (vs 5 stops)
  • obturateur 1/16.000 en rafale (vs 1/8.000)
  • nouveau viseur EVF 5,7 Mp à 4.000 nits et 120 fps DCI-P3 (vs OLED 3,7 Mp VGA)
  • nouvel autofocus type Z 8 (vs première génération)
  • AF suivi 3D (vs suivi du sujet simple)
  • détection AF basse lumière à -10 Ev (vs -4,5 Ev)
  • focus point VR
  • VR Lock
  • plage de sensibilité étendue à 64.000 ISO (vs 51.200 ISO)
  • rafale 20 vps RAW et 60 vps JPG (vs 14 vps)
  • réduction du rolling shutter
  • suppression (quasi) de l’effet blackout en visée EVF
  • pixel shift 96 Mp
  • vidéo 6K RAW interne (vs 4K)
  • entrée ligne audio
  • écran monté sur rotule (vs inclinable)
  • poignée optionnelle avec molette, touches et double batterie
  • protection jusqu’à -10°C (vs 0°C)

Nikon Z 6III : disponibilité et tarif

Le Nikon Z 6III sera disponible dès le 25 juin 2024 au tarif public de 2.999 euros boîtier nu.

La poignée photo optionnelle Nikon MB-N14 sera disponible au tarif public de 399 euros.

La poignée vidéo optionnelle Nikon MC-N10 est disponible au tarif public de 499 euros.

Le chargeur Nikon MH-34 est disponible au tarif public de 57,99 euros.

Du 17 au 25 juin 2024, pour toute précommande du Nikon Z6III au Nikon Plaza ou sur le Nikon Store, une formation eLearning de la Nikon School d’une valeur de 99 euros sera offerte. Animée par Vincent Lambert, et d’une durée de 2h30, elle permettra aux possesseurs du Nikon Z6III de s’approprier les fonctionnalités et d’optimiser les réglages.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

le gabarit compact du Nikon Z 6III

Nikon Z 6III : premier avis

J’ai pu prendre en main le Nikon Z 6III pendant une courte séance. Je n’avancerai donc rien ici avant de prendre le temps de le tester longuement, d’autant plus qu’il va remplacer mon actuel Nikon Z 6II. Je vous invite d’ailleurs à me retrouver dans ma messagerie privée Telegram pour avoir la primeur de ce test dès que le boîtier sera disponible.

Face au Nikon Z 8 qui est LA référence du moment, il est clair que le Nikon Z 6III ne peut s’aligner sur tous les fronts. Toutefois il reprend bon nombre de fonctions du Z 8, dont un autofocus qui a déjà fait ses preuves. Pour 1.600 euros de moins, la fiche technique est attirante si vous n’avez pas absolument besoin de 45 Mp ni de la vidéo 8K, tout en ayant la possibilité de gagner 2 valeurs de sensibilité ISO, un viseur à la luminosité et à la définition supérieures et un autofocus au moins aussi réactif pour ne pas dire plus. Pour mes photos de danse, j’en rêve déjà.

Face au Nikon Z 6II doté lui-aussi de 24 Mp, le Z 6III est à la fois plus rapide, plus complet, plus polyvalent, et dispose de l’autofocus de nouvelle génération, d’un viseur plus lumineux et mieux défini, d’un nouveau capteur gagnant un cran d’ISO, et d’un processeur assurant les meilleures performances dans cette catégorie d’hybrides.

Ces différences peuvent vous inciter à regarder de près ce nouveau Nikon si vous pensez être aux limites de votre Z 6II, ou que vous souhaitez remplacer votre Nikon Z 6 série 1 avec un véritable écart en performances.

Si vous disposez d’un Nikon Z 7 ou Z 7II, que vous ne souhaitez pas ou ne pouvez pas passer au Z 8, mes arguments sont les mêmes, le Nikon Z 6III est l’hybride le plus polyvalent qui soit désormais chez Nikon.

La prise en main a été rapide et ne disposant pas de toutes les infos officielles au moment de la publication de cet article, si vous constatez une erreur, laissez-moi un commentaire avec la précision, je me ferai un plaisir de corriger.

Source : Nikon France

Cet hybride Nikon chez La Boutique Photo Nikon sur place et par correspondance

Cet hybride Nikon chez Miss Numerique

 


Quelle focale pour le portrait, 135 vs 85 mm ?

Voici une question qui divise, alimente les débats et passionne : quelle focale focale pour le portrait choisir entre un 135 mm et un 85 mm ? C’est une question cruciale pour tout photographe, qui m’a été posée après la publication du test du NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena, aussi je vous partage mes idées et pratiques avec la passion que je m’efforce de mettre dans mes conseils.

Quelle focale pour le portrait, 135 vs 85 mm ?

Tous les objectifs Nikon chez Miss Numerique

Les deux valent mieux qu’une ?

Je vais commencer par une réponse de Normand, à la question « quelle focale pour le portrait entre 135 et 85 mm », je vous dis l’un, l’autre et les deux ! En effet, le choix d’une focale pour le portrait dépend de plusieurs facteurs.

Le 135 mm est souvent utilisé pour ses capacités à isoler le sujet du fond avec une grande précision. Cette distance focale plus longue permet de créer un effet de compression qui peut s’avérer flatteur pour les portraits. Le 135 mm utilisé à pleine ouverture f/1.8 ou f/1.2 crée un arrière-plan au flou agréable, le sujet semble se détacher de l’image.

Le 135 mm est particulièrement efficace pour les portraits en extérieur où vous avez de l’espace pour reculer et tirer parti de cette distance focale.

Le 85 mm, quant à lui, offre une autre perspective tout aussi séduisante. L’effet bokeh produit par cet objectif est souvent aussi sublime que celui du 135 mm, donnant des arrière-plans ‘crémeux’ qui mettent le sujet en valeur avec beaucoup de douceur. En studio ou dans des espaces plus confinés comme en portrait de rue, le 85 mm est plus pratique car il impose moins de recul que le 135 mm.

Tous les objectifs Nikon chez Miss Numerique

135 mm vs 85 mm, comment choisir ?

Je dis souvent dans mes Lettres quotidiennes que la photographie est une question de contexte et de style. Pour mes usages, avec ma pratique et mes envies, je considère en priorité l’espace dans lequel je fais mes portraits.

En extérieur, dans un parc ou dans la nature où je peux prendre du recul, le 135 mm est un choix qui me permet de compresser les plans pour mettre en valeur le sujet en l’utilisant l’arrière-plan comme décor.

A l’inverse, en intérieur, en studio ou dans la rue, avec un espace disponible moins important, je privilégie le 85 mm qui me permet de me placer plus près de mes sujets, sans avoir à changer de trottoir ou à me coller contre un mur.

Vient ensuite la question du style. Si vous aimez les portraits très serrés, où chaque détail du visage doit apparaître, le 135 mm vous permet de cadrer très serré. Pour des portraits en plans plus larges, voire en pied, le 85 mm est idéal.

Et pourquoi pas les deux ?

Vous voyez déjà venir ma réponse finale, 85 mm comme 135 mm servent deux besoins différents et sont complémentaires selon vos projets. Seulement investir dans un 85 mm et dans un 135 mm, surtout si vous faites le choix d’objectifs à grande ouverture comme le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S ou le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena, ce n’est pas neutre en terme d’investissement financier.

Je vous incite donc à faire des essais dans les conditions de prise de vues qui sont les vôtres, en utilisant un zoom qui couvre ces deux focales. Un 70-200 mm, quel qu’il soit, vous permet de cadrer à 85 mm puis de vous déplacer pour cadrer à 135 mm. Les données EXIF des photos comporteront la distance focale utilisée, vous serez donc capable de comparer en observant vos photos dans votre logiciel favori. Avant de décider de quelle focale vous rend quel service, et le cas échéant, d’investir dans un objectif à focale fixe de 85 mm ou de 135 mm.

Sachez aussi que parfois, un changement de focale peut vous aider à penser autrement et vous offrir de nouvelles perspectives. Faites le test : passez une journée avec chaque focale, variez les situations de prise de vue et observez comment chacune influence vos cadrages, vos compositions selon le lieu, le moment, la lumière, le décor.

Enfin, n’oubliez pas de prendre en compte vos préférences. Votre équipement doit servir votre vision, et non vous imposer des contraintes. Le plaisir que vous allez prendre à utiliser un 135 mm plutôt qu’un 85 mm, ou l’inverse, se verra dans vos photos. Faites-vous confiance, choisissez la focale qui vous inspire le plus le moment venu.

Au final, focale pour le portrait : la balle est dans votre camp

En conclusion, l’essentiel est de choisir l’objectif et la focale qui vous permettent de vous exprimer et de saisir vos sujets avec toute l’envie que vous êtes capable d’y mettre.

N’hésitez pas à expérimenter et à jouer avec les possibilités offertes par chaque objectif. La photographie est autant une question de technique que d’émotion et de vision personnelle.

Tous les objectifs Nikon chez Miss Numerique


Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : coup de génie ou folie ?

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena est-il un coup de génie ou une folie ? La question mérite d’être posée face à une telle optique, différente d’un 135 mm fixe classique, sans être aussi ultime que le NIKKOR Z 58 mm f/0,95 Noct.

Cet objectif a suscité beaucoup de débats parmi les photographes amateurs comme les professionnels. Avec ses caractéristiques atypiques et son prix élevé, il mérite qu’on s’y attarde sérieusement ; voici ce que j’en pense après avoir passé plus de deux semaines avec lui au quotidien.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Le Nikon Plena chez Miss Numerique

Le Nikon Plena chez La Boutique Photo Nikon

Le Nikon Plena chez Amazon

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : conditions et objectif du test

En tant que photographe passionné, j’apprécie d’évaluer les usages possibles des objectifs, plutôt que leurs performances optiques qui sont de très haut niveau avec cette gamme NIKKOR Z série S.

Comme pour chacun de mes tests d’objectifs, j’ai donc cherché à évaluer en priorité la facilité d’utilisation d’un tel objectif, ses avantages, ses contraintes et le type d’images qu’il peut vous donner.

C’est très personnel. En aucun cas il ne s’agit d’un test optique qui vous permet de savoir le nombre de paires de lignes par millimètre que cette optique est capable de résoudre. Ce qui m’importe en priorité, c’est de savoir quand, comment, avec quelle facilité et pourquoi utiliser le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena apparu en septembre 2023.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Pourquoi le nom « Plena » ?

Selon Nikon, le nom « Plena » dérive du latin « plenum », signifiant « plein » ou « rempli ». Ce choix de nom reflète l’ambition de Nikon de créer un objectif conçu pour capturer des détails fins et produire un bokeh doux et circulaire, en écho aux objectifs de la série Noct-NIKKOR, mais avec un caractère propre qui le distingue.

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena s’inscrit dans une longue tradition d’objectifs 135 mm chez Nikon, qui remonte aux années 1950.

Le premier objectif 135 mm de Nikon, le NIKKOR 13,5 cm f/4, lancé en octobre 1948, est un téléobjectif à focale fixe, compatible avec les appareils photo télémétriques Nikon de l’époque. Avec sa formule optique avancée pour l’époque, il permettait de capturer des images nettes avec un beau rendu des détails, même à pleine ouverture. Le NIKKOR 13,5 cm f/4 a gagné en popularité auprès des nikonistes, devenant un choix privilégié pour les portraits et les scènes nécessitant une certaine distance de prise de vue.

Au fil des décennies, Nikon a amélioré ses objectifs 135 mm, en introduisant des versions plus lumineuses (NIKKOR-Q.C 13,5 cm f/3.5 en décembre 1950) et avec des éléments optiques plus avancés.

Le NIKKOR 135 mm f/2.8 lancé en novembre 1965, offrait une ouverture maximale plus grande, permettant de meilleures performances en basse lumière et un contrôle accru de la profondeur de champ. Citons aussi le NIKKOR 135 mm f/2.8 Serie E, un téléobjectif à grande ouverture dans la série économique apparue avec le Nikon EM.

Ont suivi le NIKKOR 135 mm f/2 (1975), le NIKKOR 135 mm f/2 AI (1977) et le NIKKOR 135 mm f/2 AIS (1981).

NIKKOR AF 135 mm f/2 DC (Defocus Control)

Avec l’arrivée des reflex autofocus dans les années 1980, Nikon a lancé le NIKKOR AF 135 mm f/2 DC (Defocus Control) en 1990. Cet objectif permettait de contrôler le degré de flou d’arrière-plan et d’avant-plan, une caractéristique unique qui a renforcé l’attrait de la focale 135 mm pour le portrait. L’AF NIKKOR 135 mm f/2D DC apparu en novembre 1995 apportait la prise en compte de la distance de mise au point.

La monture Nikon Z, avec son diamètre plus large et sa distance de tirage plus courte, permet désormais des conceptions optiques plus complexes et performantes. Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena bénéficie de ces avancées technologiques ; il intègre des éléments en verre ED et SR pour minimiser les aberrations chromatiques et maximise la qualité d’image.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Une conception pensée pour le portrait

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena a été conçu pour offrir un contrôle précis de la profondeur de champ et un bokeh circulaire quasi parfait, deux caractéristiques essentielles pour les portraitistes. Il permet de capturer des détails fins des cheveux et des tons de peau, donnant des images naturelles et attrayantes.

Contrairement à d’autres objectifs qui peuvent présenter des effets ‘œil de chat’ ou un bokeh déformé en bordure du cadre, le Plena maintient un bokeh circulaire sur toute l’image. Cette caractéristique est due à une conception optique incluant un diaphragme à 11 lamelles et une grande lentille arrière pour minimiser le vignettage.

Ergonomie et construction

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena bénéficie d’une construction robuste en alliage de magnésium censée assurer une grande durabilité. C’est le cas des autres optiques de la série S depuis 2018, il n’y a aucune raison que ce ne soit pas le cas pour celui-ci.

La finition de l’ensemble est excellente, et il faut avouer que l’inscription jaune orangée « Plena » sur le fût apporte la petite touche de classe qui peut manquer au design sobre des NIKKOR Z. C’est personnel, mais j’ai aimé.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

L’objectif pèse 995 grammes, un poids élevé en raison des éléments en verre qu’il contient (16 éléments en 14 groupes) et à ses dimensions : 98 mm de diamètre et 140 mm de longueur. Il est imposant, mais guère plus que ses concurrents comme le Sony FE 135 mm f/1.8 GM (2 000 euros) ou le Canon RF 135 mm f/1.8 L IS USM (2 700 euros).

Ce poids conséquent pour un 135 mm fixe ne dégrade toutefois pas l’équilibre qui reste bon sur un Nikon Z de taille modérée comme le Nikon Z 6II utilisé pour ce test. Sur un Z 8 ou un Z 9 ce n’est que mieux.

Les commandes manuelles comprennent une bague de mise au point fluide et précise, très proche du boîtier, ce qui a quelques conséquences en pratique, comme je l’explique plus bas. La bague multifonction se fait discrète, tandis que deux boutons programmables viennent compléter cette personnalisation.

Le bouton L-FN à gauche, utilisable d’un appui du pouce, active la fonction de votre choix. Je lui ai attribué le suivi 3D du sujet. Le bouton supérieur peut jouer le même rôle en cadrage portrait. La position de ces deux boutons est idéale, vous évitant de changer la position de votre main pour actionner une commande.

J’émets quelques réserves sur la large bague de mise au point. Autant sa grande largeur est un atout en mise au point manuelle, autant elle est un inconvénient en mise au point automatique. En effet, il m’est arrivé d’avoir des images manquant de netteté, de chercher pourquoi, avant de me rendre compte que j’avais dû bouger très légèrement la bague alors que je tenais l’objectif entre le pouce et le majeur de ma main gauche. Attention donc, mieux vaut reculer vos doigts au plus près de la monture pour éviter ce désagrément selon la taille de votre main.

L’objectif est livré avec un pare-soleil qui se fixe en un quart de tour. Il n’y a pas de support pour trépied, mais vous n’en aurez a priori pas besoin, le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena étant plus lourd que long et assez compact avec un diamètre de 98 mm et une longueur de 140 mm.

Compatibilité avec les boîtiers Nikon Z

L’objectif NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena est compatible avec la gamme de boîtiers plein format Nikon Z. Sur un APS-C, il cadre comme un 202 mm, ce qui peut vous intéresser mais attention, le poids et la taille de l’optique seront disproportionnés par rapport à la compacité d’un petit Nikon Z 50 ou Z fc.

Cette compatibilité garantit une intégration optimale avec l’autofocus ultra-rapide et précis des Nikon Z f, Z 8 et Z 9, ainsi qu’avec la stabilisation d’image intégrée au capteur. Car, rappelons-le, ce Plena n’est pas stabilisé, ce qui peut poser problème lorsque la lumière manque et que le temps de pose augmente. L’utiliser avec un capteur stabilisé est donc une bonne idée.

Notez, enfin, que cet objectif n’est pas compatible avec les téléconvertisseurs NIKKOR Z en raison de la spécificité de sa formule optique. Il est et restera un 135 mm.

Performances optiques

Piqué et qualité d’image

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

L’ouverture maximale de f/1.8 et la longue focale permettent un excellent contrôle de la profondeur de champ, tandis que l’effet de compression de l’arrière-plan crée une isolation optimale du sujet. Mes tests révèlent une excellente netteté sur toute la surface du cadre et une transition très douce des plans nets aux plans flous, produisant un effet « crémeux » dans le flou.

La formule optique comporte 16 éléments en 14 groupes, avec quatre éléments ED, un élément asphérique et un élément SR. L’élément SR est rare dans les objectifs Nikon ; il a un indice de réfraction plus élevé pour la lumière bleue et les courtes longueurs d’onde, ce qui aide à contrôler l’aberration chromatique axiale.

L’utilisation de cet élément SR permet aussi de prévenir les franges colorées, tandis que le revêtement limite les reflets tout en maintenant le contraste. Nikon s’est concentré sur le rendu et le caractère de son Plena, c’est réussi.

Bokeh et profondeur de champ

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena est équipé d’un diaphragme à 11 lamelles qui joue un rôle crucial dans la qualité du bokeh. Ce diaphragme à lamelles multiples permet de créer une ouverture plus circulaire, même lorsqu’elle est partiellement fermée. Cela se traduit par un bokeh plus doux et plus attrayant, avec des disques de flou qui restent circulaires plutôt qu’hexagonaux ou octogonaux, comme c’est souvent le cas avec des diaphragmes à moins de lamelles.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Vous remarquerez sur les photos que le bokeh reste quasiment circulaire du centre jusqu’à la périphérie des images. C’est loin d’être le cas avec d’autres optiques de très bon niveau pourtant. Voici une performance à mettre au crédit de Nikon, qui peut faire la différence avec le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S (3 350 euros) pour le portrait, si toutefois la focale 135 mm vous convient.

La conception optique du Plena inclut également des éléments spécifiques qui contribuent à la qualité du bokeh. Parmi ces éléments, on trouve des lentilles ED (Extra-Low Dispersion) et SR (Short-wavelength Refractive), qui aident à minimiser les aberrations chromatiques et à maintenir une haute qualité d’image sur toute la plage d’ouverture. De plus, une grande lentille arrière est utilisée pour maintenir une luminosité uniforme jusqu’aux bords de l’image, réduisant ainsi le vignettage mécanique et les effets indésirables comme l’œil de chat.

Le bokeh doux et circulaire du Plena permet de mettre en valeur le sujet. De plus, sa capacité à produire des transitions de flou très progressives donne une sensation de profondeur et d’effet 3D à l’image, ce qui favorise les portraits artistiques.

Autofocus

La mise au point est assurée par deux moteurs pas à pas (STM). En pratique (et en vidéo), le silence est garanti, la réactivité de cet autofocus est grande, la mise au point est stable, même sur un Nikon Z 6II comme ci-dessous (mode AF suivi du sujet).

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Lors de mes différentes séances de prise de vue, bien que j’ai trouvé la mise au point rapide et précise, j’ai toutefois pu constater que le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena est très exigeant envers le boîtier. Il ne suffit en effet pas que l’autofocus de l’optique soit réactif, il faut que le boîtier suive. Or sur la génération Nikon Z 6II et Z 7II, dont l’autofocus est loin d’égaler celui des Z f, Z 8 et Z 9, l’AF est aux limites de ses capacités. Le mode AF zone automatique a parfois du mal à identifier le sujet si le contraste de la scène n’est pas suffisant, il faut alors avoir recours au suivi du sujet. Rien de bloquant cependant car il est courant d’utiliser ce type de zone de mise au point, ce que l’AF des Z 6II et Z 7II gère très bien avec cet objectif.

Sur le côté gauche de l’optique se trouve un sélecteur de mise au point, permettant, comme on peut s’y attendre, de passer en mode de mise au point manuel avec la bague de mise au point ou en mode de mise au point automatique avec l’autofocus à correction du point manuelle. Vous suivez ?

Le Plena a une distance minimale de mise au point de 0,82 m, proche de celle des autres objectifs 135 mm haut de gamme sur le marché.

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : utilisation

En pratique, cet objectif s’avère très maniable et portable, bien que son poids et son encombrement soient importants. Certes, vous le sentirez une fois monté sur votre boîtier, mais comme mentionné plus haut, l’équilibre général reste excellent.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

test de bokeh à ouverture f/5.6

Avec une ouverture maximale de f/1.8, bien que vous ne travailliez pas nécessairement à cette ouverture car le bokeh est déjà très prononcé à f/4 ou f/5.6, vous allez pouvoir réaliser des portraits avec de jolis fonds. Toutefois attention, la focale 135 mm peut aussi s’avérer bien longue pour le portrait. Il faut donc composer en demandant à votre modèle de s’éloigner, en photographiant en plan plus serré ou en vous reculant si vous en avez la possibilité.

A pleine ouverture ou proche de la pleine ouverture, la profondeur de champ reste minimale : 14 cm avec une mise au point à 5 m, et 5 cm avec une mise au point à 3 m. Il vous faut donc être prudent sur la zone de mise au point : si vous la faites sur le bout du nez de votre modèle placé à 3 m, vous prenez le risque d’avoir des oreilles floues. A vous de gérer.

Le Plena étant pensé pour les arrière-plans harmonieux, je vous recommande de chercher des scènes qui vont vous permettre de mettre en valeur cette spécificité. En effet, si l’arrière-plan ne permet pas d’avoir de jolis cercles bien ronds, à quoi bon utiliser un tel objectif ? Cherchez les scènes lumineuses, avec une matière qui se prête à ce type de flou : les feuillages sont un bon exemple, les murs lisses le sont moins. Les scènes nocturnes et les décors de studio sont un autre bon choix si vous savez tirer profit des différentes lumières artificielles.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Ici, clairement, le Plena n’est pas mis en valeur, c’est le type de scène à éviter avec cette optique

Faire de la photographie animalière en plan serré, comme je l’ai vu déjà, n’a guère d’intérêt avec le Plena si vous coupez les arrière-plans. A l’inverse, faire des photos de fleurs et de végétation avec un bel arrière-plan flou peut vous donner de belles compositions.

Comparaison

À 3 000 euros, il est légitime de se demander si cet objectif vaut vraiment son prix. Comparé à d’autres objectifs similaires, notamment ceux de Canon et Sony, le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena se distingue par son excellence, mais il est également plus cher que ses concurrents. L’absence de stabilisation est un autre point à considérer et pourrait être un inconvénient pour certains usages en basse lumière.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

La comparaison avec d’autres focales, notamment le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S, est également pertinente. La compression des plans entre ces deux focales influe sur la perception de l’espace et la taille des éléments en arrière-plan. Le choix entre un 85 mm et un 135 mm dépendra donc de votre style de photographie et de l’effet que vous souhaitez obtenir.

Comparé à d’autres objectifs similaires de Sony, Canon ou Sigma, le 135 mm f/1.8 S Plena offre un bokeh nettement plus circulaire et une compression des plans plus prononcée que les focales de 85 mm. Cependant, son absence de stabilisation peut être considérée comme un inconvénient, tout comme son poids conséquent, le rendant moins adapté aux longues séances.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : conclusion

Bien que coûteux, le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena répond largement aux attentes en termes de qualité d’image et de bokeh. Sa construction robuste et ses commandes personnalisables en font un outil performant. Si vous cherchez un objectif à portrait de grande qualité, avec un rendu spécifique, offrant une belle séparation entre sujet et arrière-plan, ce modèle pourrait bien valoir l’investissement.

L’utilité du NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena dans des contextes de photographie de portrait ou événementielle est indéniable. Sa capacité à capturer des détails fins, des tons de peau naturels et à minimiser le vignettage en fait un outil précieux si vous recherchez la perfection dans vos images. Pour tous les autres usages, la question reste posée : le poids, l’encombrement et le tarif ne plaident pas forcément en faveur de cette optique si vous n’êtes pas portraitiste.

En conclusion, le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena offre des performances exceptionnelles, mais comme toujours, il est essentiel de considérer vos propres besoins et priorités en tant que photographe avant de faire un tel achat. Alors, coup de génie ou folie ? Tout dépend de votre vision et de vos aspirations en photographie. Pour ma part je serais tenté de vous dire « soyons fous » car cette optique est vraiment séduisante !

Le Nikon Plena chez Miss Numerique

Le Nikon Plena chez La Boutique Photo Nikon

Le Nikon Plena chez Amazon

Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Le Nikon Plena chez Miss Numerique

Le Nikon Plena chez La Boutique Photo Nikon

Le Nikon Plena chez Amazon


Et si ce n’était pas votre talent mais vos réglages qui bridaient le piqué de vos photos ?

Le piqué de vos photos est un critère essentiel pour vous ? Si la réponse est oui, sachez que vous n’êtes pas seul(e). Je reçois souvent des messages de lecteurs qui me font part de leur problème de piqué, quelle que soit la configuration de leur équipement photo.

Dans cet article je reviens sur la notion de piqué en photo, et vous partage la réponse que j’ai faite à ce lecteur qui se plaignait de son reflex Nikon équipé d’un long téléobjectif.

Le piqué de vos photos, c’est quoi ?

Le piqué d’une photo désigne la netteté ou la clarté des détails dans une image, c’est un indicateur de la capacité de l’objectif et du capteur de l’appareil photo à reproduire finement les détails.

Le terme « piqué » est très utilisé en photographie pour évaluer la qualité d’une photo en termes de résolution et de contraste, surtout aux contours des zones de l’image.

Dire « ça pique ! » est souvent perçu par les techniciens de la photographie comme signe d’une photo de qualité, où chaque détail est clairement visible sans être flou ni indistinct. Pour autant, ce n’est pas parce qu’une photo montre un bon piqué qu’elle est forcément de qualité, mais c’est un autre débat.

Sur le plan optique, le piqué est affecté par plusieurs facteurs

Un objectif bien conçu avec des verres de haute qualité minimise les aberrations optiques, la dispersion chromatique et la distorsion. Ces aberrations peuvent réduire la netteté des photos en créant des franges colorées ou en distordant des lignes droites qui se retrouvent courbées.

La conception de l’objectif influence également le trajet de la lumière vers le capteur. Une bonne formule optique assure une meilleure netteté sur toute l’image, favorisant la sensation de piqué.

Enfin l’ouverture utilisée joue un rôle essentiel, aux ouvertures moyennes comme f/8 ou f/11 le piqué est souvent à son maximum , les effets de la diffraction à leur minimum, ce qui améliore la qualité technique des photos.

Le problème du manque de piqué

J’en reviens à la question de mon lecteur. Pratiquant la photo animalière, il utilise un reflex Nikon D7500 APS-C avec un zoom téléobjectif Sigma 150-600 mm f/5-6.3 DG OS HSM. Il ne m’a toutefois pas spécifié s’il s’agit de la version Contemporary ou de la version Sports, ce qui peut faire une différence comme nous allons le voir.

Sigma 150-600 pour le Nikon D500 et piqué de vos photos

Les Sigma 150-600 mm f/5-6.3 DG OS HSM Contemporary et Sports

Cette combinaison lui convient, mais lorsque son sujet est éloigné ou se détache d’un fond clair, il me dit que le piqué laisse à désirer. Cela vous parle ? Si vous êtes amateur de longues focales, vous avez peut-être fait le même constat.

Une longue focale, telle que le 600 mm (qui cadre comme un 900 mm en équivalent plein format sur un APS-C), demande une mise au point extrêmement précise. A cette focale la profondeur de champ est minime. Faites le point à une distance de 20 m en ouvrant à f/8 à 600 mm, la profondeur de champ est de 34 cm, c’est peu. Le moindre bougé du photographe ou du sujet peut transformer une photo nette en image floue.

Mon lecteur me dit de plus qu’il a l’habitude de photographier à pleine ouverture, ce qui, dans son cas, signifie f/5.6. Il est tentant d’utiliser la plus grande ouverture possible pour faire entrer un maximum de lumière, cela vous évite de monter en ISO ou d’augmenter le temps de pose. Mais ce n’est pas idéal pour obtenir le meilleur piqué. Les objectifs sont rarement à leur plein potentiel à leur ouverture maximale. C’est le cas du Sigma 150-600 mm, surtout dans sa version Contemporary, moins excellente que la version Sports. La profondeur de champ dans les mêmes conditions, mais à f/5.6, est réduite à 24 cm. C’est très peu.

Lire aussi : comment choisir un téléobjectif, le dossier

Je ne connais pas le temps de pose utilisé par mon lecteur, mais en dessous du 1/1 500 ème de seconde avec un 600 mm, il prend des risques. En photo animalière, il n’est pas rare que la lumière naturelle soit plus faible qu’on ne le pense, il n’y a pas de honte à monter en ISO pour maintenir un temps de pose court. Les boîtiers récents gèrent bien les ISO élevés, ils grimpent jusqu’à 12 800 ISO sans souci quitte à réduire le bruit numérique à l’aide d’un logiciel dédié comme Lightroom Classic ou DxO PureRAW.

Nikon D7500, présentation et caractéristiques techniques

le reflex Nikon D7500

Le boîtier maintenant. L’autofocus du Nikon D7500, avec ses 51 points AF, fonctionne bien en détection de phase, mais n’est pas aussi performant que l’autofocus des Nikon D500 ou D850 avec leurs 153 points AF. Les autofocus hybrides des Nikon Z combinent quant à eux détection de phase et de contraste et offrent une mise au point plus rapide et précise, surtout en faible luminosité.

Améliorer le piqué d’image, en conclusion

La situation de mon lecteur n’est pas catastrophique. Avec une approche méthodique, il peut améliorer ses résultats. C’est l’accumulation de plusieurs facteurs qui conduit à ce piqué décevant. En pratique, sans changer de matériel, il peut adapter chaque élément séparément, du choix de l’ouverture au temps de pose, en passant par l’ISO et la mise au point. Il lui restera encore la possibilité d’augmenter la netteté perçue en accentuant ses images en post-traitement, après avoir réduit le bruit numérique au besoin.


Quel appareil choisir en 2026 pour remplacer votre reflex Nikon APS-C ?

Vous possédez un reflex Nikon APS-C et vous hésitez à passer à l’hybride ? En 2025, les reflex ont presque disparu des rayons, les hybrides Nikon Z dominent désormais, et les smartphones ne sont jamais très loin. Pourtant, vous aimez encore la photographie et vous aimeriez remplacer un reflex Nikon — mais sans vous perdre dans les nouveautés.

 Pourquoi changer votre reflex Nikon APS-C maintenant ?

Les reflex Nikon APS-C ont marqué une génération de photographes. Mais depuis 2018, les hybrides Nikon Z offrent une mise au point plus rapide, une visée électronique précise et des performances supérieures en basse lumière.

Si votre reflex date de plus de dix ans, le gain de confort et de qualité d’image sera évident, même avec un budget raisonnable.

Vous vous demandez peut-être s’il vaut encore la peine d’investir dans un nouvel appareil. Vous avez l’impression que les marques renouvellent trop vite leurs modèles, que tout devient trop technique ou trop orienté vidéo. Et pourtant, vous aimeriez continuer à faire de belles photos simplement, sans céder à la course aux pixels.

Dans cet article, je vous partage la réponse que j’ai faite à un lecteur qui m’a posé cette question. Elle pourrait bien vous aider à y voir plus clair, vous aussi.

Les hybrides Nikon chez MN photo vidéo

Première option : passer à un hybride Nikon APS-C (Z50II, Zfc, Z30)

Nikon Z50II avec NIKKOR Z DX 12-28 mm PZ, meilleur hybride APS-C Nikon 2025
Nikon Z 50II avec NIKKOR Z DX 12-28 mm PZ

Une première option serait d’opter pour un hybride Nikon Z APS-C. Le Nikon Z50II combiné au NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR ou au NIKKOR Z 28 mm f/2.8 ou encore au  NIKKOR Z 40 mm f/2 pourrait être parfait. Le 35 mm AF-S DX pour reflex reste utilisable avec la bague FTZ.

Avec ce type d’équipement, on peut continuer à faire du reportage léger, de la photo de rue, ou des portraits en lumière naturelle, tout en bénéficiant d’un autofocus moderne (Nikon Z50II) et d’un viseur électronique précis. C’est un bon équilibre entre compacité, simplicité et qualité d’image.

Le Nikon Zfc, déclinaison vintage du Z50 de première génération, séduit par son design mais repose sur une technologie désormais dépassée face au Z50II.

Le Nikon Z50, compact, réactif, doté d’un viseur confortable et d’un capteur 20,9 Mpx, a su convaincre de nombreux amateurs exigeants. Mais cinq ans plus tard, ce modèle accuse son âge. L’autofocus, notamment en suivi du sujet, n’est pas au niveau des standards actuels. Il reste une bonne affaire en occasion, surtout pour ceux qui privilégient un boîtier équilibré et bien construit, mais pour un achat neuf, le Z50II représente une évolution significative.

Le Nikon Z30 reste un modèle à part dans la gamme. Pensé avant tout pour les créateurs de contenu, il est compact, léger, dépourvu de viseur, et s’adresse plutôt aux vloggers qu’aux photographes. Il est souvent délaissé par les amateurs de photo traditionnelle, d’autant plus qu’il n’est pas doté du nouvel autofocus embarqué dans les modèles plus récents comme le Z50II. Ce choix technique limite ses performances en photo d’action ou en faible lumière, et le rend moins attractif pour ceux qui recherchent un appareil polyvalent avant tout orienté photo.

Nikon Zfc avec NIKKOR Z 28 mm SE, second meilleur hybride APS-C Nikon 2025
Nikon Zfc et NIKKOR Z 28 mm SE

En octobre 2025, la gamme Nikon Z DX commence à s’imposer. Le Z50II date de fin 2024, c’est le meilleur candidat possible. Le Nikon Zfc est une déclinaison du Z50 de première génération, avec un design vintage. Le Z30 cible surtout les vidéastes.

Les objectifs NIKKOR Z DX sont performants et la gamme évolue avec, par exemple, l’arrivée d’un zoom expert f/2.8 constant. De plus tous les objectifs NIKKOR Z pour plein format peuvent être utilisés, ce qui est un des atouts de la monture Z.

À retenir : le Nikon Z50II est le meilleur choix actuel pour remplacer un reflex Nikon APS-C.
→ Compact, rapide, viseur précis, large compatibilité optique.
→ Le Zfc séduit par son style, mais reste plus limité techniquement.
→ Le Z30 s’adresse surtout aux vidéastes.

Quel objectif choisir avec le Nikon Z50II ?

Le zoom polyvalent NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR reste la meilleure option pour un usage généraliste.

Seconde option : passer à l’hybride plein format Nikon (Z5II, Zf)

Le Nikon Z5II reste une option économique mais performante, son capteur stabilisé marquera une différence notable par rapport au reflex APS-C. Le NIKKOR Z 24-200mm f/4-6.3 VR est un excellent choix, tandis que le NIKKOR Z 40 mm f/2 remplace très bien l’AF-S NIKKOR 35 mm f/1.8.

Le passage au plein format apporte surtout une autre expérience de prise de vue : un viseur plus confortable, une profondeur de champ plus courte à focale équivalente, un meilleur équilibre avec les optiques longues ou lumineuses, et une ergonomie souvent plus soignée.

Ce type de boîtier incite aussi à adopter des objectifs plus exigeants, à mieux composer, à ralentir parfois, pour explorer une approche plus intentionnelle de la photographie.

Nikon Z5II avec NIKKOR Z 40 mm f/2, hybride plein format Nikon abordable
Nikon Z5II avec NIKKOR Z 40 mm f/2

Si vous êtes prêt à investir davantage, le Nikon Zf avec un NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S ou un NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S sera une solution performante qui vous ouvrira de nouvelles possibilités créatives.

Bien sûr, cela représente un budget plus important, mais souvenez-vous : vous avez gardé votre reflex pendant des années, vous n’avez pas le profil de quelqu’un qui veut la dernière nouveauté à tout prix. Par ailleurs, les hybrides Nikon sont plus durables que les reflex, et les objectifs conservent longtemps leur pertinence.

Faut-il passer à l’hybride si votre reflex fonctionne encore ?

Si votre reflex Nikon APS-C fonctionne encore parfaitement, rien ne presse. Mais vous manquerez certaines avancées majeures : autofocus à détection de sujets multiples (oiseaux, animaux, visages, …), viseur électronique, vidéo 4K fluide, et compatibilité directe avec les nouvelles optiques NIKKOR Z.

Changer, c’est aussi retrouver le plaisir de photographier avec un matériel inspirant et simple à utiliser.

FAQ – Questions fréquentes sur le remplacement d’un reflex Nikon APS-C

Quelle différence entre reflex Nikon et hybride Nikon Z ?
Les hybrides Nikon Z utilisent une visée électronique et un autofocus sur le capteur, ce qui améliore la précision et la rapidité.

Mon objectif DX est-il compatible avec un hybride Nikon ?
Oui, grâce à la bague Nikon FTZ2, vos objectifs AF-S DX restent utilisables.

Un Nikon plein format vaut-il vraiment le coup ?
Le plein format offre plus de latitude de recadrage et de bokeh, mais demande un budget supérieur et des objectifs plus lourds.

Le Nikon Z50II vaut-il mieux qu’un Zfc ?
Techniquement oui. Le Z50II dispose d’un autofocus plus moderne et d’un meilleur suivi du sujet.

Quel est le meilleur hybride Nikon pas cher ?
Le Nikon Z50II avec un NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR reste le meilleur compromis en 2025.

Les hybrides Nikon chez MN photo vidéo

Conclusion : faut-il remplacer votre reflex Nikon APS-C ?

Si vous hésitez encore, retenez ceci : remplacer un reflex Nikon APS-C n’est pas une obligation, c’est une opportunité. Les appareils hybrides Nikon actuels sont plus rapides, plus précis, plus agréables à utiliser. Mais la vraie question n’est pas de savoir quel boîtier est le meilleur : c’est de retrouver le plaisir de photographier.

J’utilise encore un boîtier APS-C de 2016 pour sa simplicité et sa capacité à saisir des instants uniques, notamment en photo urbaine. Le matériel compte, mais moins que l’envie de créer.

Changer d’appareil, ce n’est pas seulement adopter une nouvelle technologie. C’est relancer sa pratique, retrouver le goût du terrain, et donner à sa photographie un nouveau souffle. La meilleure décision n’est pas la plus récente, mais celle qui vous donnera envie de sortir photographier demain.

Les hybrides Nikon chez MN photo vidéo

Avant de faire votre choix, je vous conseille de découvrir ces deux guides complémentaires :
Quel objectif Nikon Z choisir ?
Comment régler votre appareil photo Nikon Z ?


Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z: le nouveau choix des experts ?

Tamron poursuit le développement de sa gamme d’objectifs pour les hybrides Nikon, et annonce le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z. Concurrent direct du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8, qu’en est-t-il de ce nouveau Tamron G2 ?

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z: le nouveau choix des experts ?

Ce Tamron G2 chez Miss Numerique

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z : présentation

Tamron, opticien indépendant majeur, semble bien décidé à proposer une gamme complète d’objectifs pour les Nikon Z. Après le remarqué Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD, le Tamron 35-150 mm f/2-2.8 Di III VXD et le Tamron 150-500 mm f/5-6.7 Di III VC VXD, voici venir le Tamron 28-75 mm f/2.8 Di III VXD G2.

 

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Les spécifications de cet objectif sont connues, reprises de la version Sony E et adaptées à la grande monture Nikon Z, elles sont une évolution de la première version du 28-75 mm f/2.8 Tamron G1 :

  • nouveau moteur autofocus dernière génération
  • formule optique plus performante (17 éléments répartis en 15 groupes)
  • diamètre du filtre identique (67 mm)
  • (toujours) pas de stabilisation

Notez que si le Tamron 28-75 mm f/2.8 G1 n’est pas disponible en monture Z, il l’est indirectement sous la forme du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8, dont il ne fait peu de doutes qu’il s’agisse bien du G1 Tamron.

Cet objectif est compatible avec les Nikon Z plein format comme les Nikon Z APS-C sur lesquels il cadre comme un 42-112,5 mm.

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Toujours aussi compact et léger en version Nikon Z, les tests de la version Sony ont montré que malgré cette taille réduite, le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z ne compromet nullement la qualité d’image.

La formule optique est en progrès par rapport à la version G1 et bénéficie de 17 éléments répartis en 15 groupes (15 éléments en 12 groupes pour le G1), avec deux lentilles LD (Low Dispersion) et deux lentilles asphériques GM (Glass Molded Aspherical). Celles-ci ont pour rôle de réduire de façon significative les aberrations chromatiques et d’assurer la netteté sur toute la plage de focales de ce zoom.

Le moteur AF linéaire VXD assure quant à lui une mise au point précise et réactive sur des sujets en mouvement comme dans les conditions nocturnes, ou nécessitant un minimum de bruit en vidéo ou photo de spectacle.

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

La distance minimale de mise au point est de 0,18 m à 28 mm et de 0,38 m à 75 mm, ce qui autorise de belles perspectives en macro avec un rapport de grossissement maximum de 1:2,7 à 28 mm et de 1:4,1 à 75 mm.

L’intégration du Tamron Lens Utility permet la personnalisation de l’objectif en photo comme en vidéo. Vous pouvez par exemple positionner le focus sur deux zones, en déplaçant la mise au point d’un sujet à l’autre d’un simple clic comme choisir entre le MF Linéaire et Non linéaire pour affiner la prise de vue en mode manuel.

La conception ergonomique et la belle construction permettent l’utilisation de cet objectif dans toutes les conditions de prises de vue, même sous la pluie ou dans les milieux très poussiéreux.

Le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z est donc une nouvelle et belle proposition pour les utilisateurs de Nikon Z recherchant un zoom de reportage polyvalent, performant, pratique et plus accessible que le superlatif NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 VR S qui joue dans une autre cour.

Avec un tarif public au lancement de 999 euros, ce Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z est déjà compétitif face au NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 vendu 1 049 euros.

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z : fiche technique

  • dénomination : Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 modèle A063
  • monture : Nikon Z, compatible plein format et APS-C
  • plage focale : 28 à 75 mm sur plein format, 42-112,5 mm sur APS-C
  • ouverture maximale : f/2.8 constant
  • ouverture minimale : f/22
  • diaphragme : circulaire à 9 lames
  • angle de vue (diagonale) : 75 °– 32 ° pour le plein format
  • formule optique : 17 éléments en 15 groupes dont 2 lentilles LD et 2 lentilles asphériques GM
  • distance minimale de mise au point : 0,18 m à 28 mm, 0,38 m à 75 mm
  • rapport de grossissement : 1 :2.7 à 28 mm / 1 :4.1 à 75 mm
  • diamètre du filtre : 67 mm
  • diamètre maximum : 75.8 mm
  • longueur : 119,8 mm
  • poids : 550 g
  • accessoires standard : pare-soleil, bouchons avant & arrière

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z : premier avis

Ça se complique pour les nikonistes, car deux objectifs de plage focale et ouverture maximale identiques existent désormais :

  • Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z
  • NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 (dit « Tamikon G1 »)

Si vous avez déjà le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8, donc un Tamron G1 adapté à la monture Z, il me semble inutile de le changer pour le Tamron G2, sauf à ce que le test du Tamron montre une vraie différence en pratique, il faut donc attendre ce test.

Si vous n’avez pas encore de 28-75 mm f/2.8, ni de NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S proche en caractéristiques alors ce Tamron G2 a ma préférence face au NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 pseudo G1. Le G2 est plus récent, dispose d’une formule optique améliorée, d’une motorisation AF efficace, d’une belle construction et coûte moins cher.

Si vous avez déjà un NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, posez-vous la question de savoir si gagner l’ouverture f/2.8 constante est plus important pour vous que perdre la focale 24 mm, sachant qu’à l’autre bout, 70 ou 75 mm c’est du pareil au même.

La bonne nouvelle c’est que vous avez maintenant plus de choix, et personne ne s’en plaindra.

Ce Tamron G2 chez Miss Numerique

Exemple de photos avec le 28-75 mm Tamron G2

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Daiseke Fujimura / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Daiseke Fujimura / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Daiseke Fujimura / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Daiseke Fujimura / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Noriko Kukimoto / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Noriko Kukimoto / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Noriko Kukimoto / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Noriko Kukimoto / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Daiseke Fujimura / Tamron

En savoir plus sur le site de Tamron

Ce Tamron G2 chez Miss Numerique


NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR: l’arme fatale pour remplacer tous vos objectifs ?

Nikon annonce le nouveau NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR, un zoom dont la plage focale est la plus large jamais proposée pour un hybride Nikon. L’ouverture maximale de f/4 à 28 mm, la compacité, le poids et le tarif de ce zoom laissent présager d’une polyvalence extrême sur les Nikon Z plein format comme APS-C.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : va-t-il remplacer tous vos objectifs ?

Ce zoom Nikon chez Miss Numerique

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : présentation

Le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR ne manque pas d’atouts si vous cherchez un objectif le plus polyvalent possible. Il repousse les limites du déjà très polyvalent NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, sa plage focale de 28 à 400 mm étant inédite dans la gamme Nikon, même l’AF-S NIKKOR 28-300 mm pour reflex n’allait pas aussi loin en focale maximale.

Mais ce n’est pas tout puisque cet objectif pèse 725 g (570 g pour le 24-200 mm), et mesure 84,5 mm x 141,5 mm (76,5 mm x 114 mm pour le 24-200 mm), autant dire qu’il n’est guère plus encombrant et plus lourd tout en offrant 200 mm de focale supplémentaires. C’est loin d’être négligeable.

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

La plage de focales, de 28 mm (grand-angle) à 400 mm (long téléobjectif) permet toutes les fantaisies, lors d’un voyage pour ne pas vous charger, comme au quotidien si vous êtes adepte de « un objectif pour tout faire tout le temps ». Monté sur un Nikon Z APS-C il cadrera comme un 42-600 mm tout en étant stabilisé. La bague de zoom est graduée en millimètres (28, 35, 50, 70, 105, 200, 300, 400).

La réduction de vibration (VR) intégrée offre une compensation allant jusqu’à 5,0 stops, (5,5 stops avec les Nikon Z dotés de la fonction VR Synchro). La prise de vue en basse lumière en grand angle sera favorisée à f/4 tandis que la focale 400 mm ne souffrira pas trop de l’ouverture maximale à f/8.

Comme sur la plupart des NIKKOR Z, l’autofocus avec moteur pas à pas devrait s’avérer réactif, reste à vérifier le temps nécessaire pour faire le point entre 28 et 400 mm si la bague de zoom vous démange trop, avec une telle plage focale l’AF aura fort à faire.

Si vous êtes amateur de photo macro, sachez que le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR propose des distances minimales de mise au point de 0,2 m à 28 mm et de 1,2 m à 400 mm. Le rapport de reproduction de 0,35 x ne le place pas au même niveau que des objectifs macro spécialisés mais c’est loin d’être ridicule pour un zoom polyvalent.

Voici le détail des distances de mise au point minimales selon la focale :

  • 28 mm : 0,2 m
  • 35 mm : 0,36 m
  • 50 mm : 0,5 m
  • 70 mm : 0,57 m
  • 105 mm : 0,6 m
  • 200 mm : 0,8 m
  • 300 mm : 1,2 m
  • 400 mm : 1,2 m

Voici le détail des ouvertures maximales selon la focale :

  • 28-31 mm : f/4
  • 32-38 mm : f/4,5
  • 39-40 mm : f/4,8
  • 41-43 mm : f/5
  • 44-49 mm : f/5,3
  • 50-61 mm : f/5,6
  • 62-88 mm : f/6
  • 89-104 mm : f/6,3
  • 105-129 mm : f/7,1
  • 130-164 mm : f/7,6
  • 165-400 mm : f/8

La construction du NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR en fait un objectif protégé contre les intempéries, les voyages en milieu poussiéreux et humides ne devraient pas lui faire peur.

La bague de réglage silencieuse est personnalisable comme sur tous les NIKKOR Z, le 28-400 mm dispose d’un commutateur de verrouillage du zoom qui l’empêche de se déployer lorsque vous le glissez dans votre sac. Le pare-soleil inclus peut être monté à l’envers pour gagner de la place dans votre sac photo (et servir de protection en utilisation).

Proposé au tarif public de 1 549 euros TTC, ce NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR vous coutera 600 euros de plus que le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, et 520 euros de plus que le plus limité NIKKOR Z 24-120 mm f/4. Le prix à payer pour ne pas changer d’objectif quelles que soient vos envies de photos.

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR exemple de photo à 400 mm

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR + Nikon Z 6II
400 mm – f/10 – 1/800ème de sec. – ISO 200

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : fiche technique

  • Type : Monture Nikon Z compatible plein format et APS-C
  • Plage focale : 28–400 mm (équivalent 42-600 mm en APS-C)
  • Ouverture maximale : f/4 à f/8
  • Ouverture minimale : f/22 à f/45
  • Plage des ouvertures : à 28 mm : f/4 à f/22 – à 400 mm : f/8 à f/45
  • Formule optique : 21 lentilles en 15 groupes (dont 4 lentilles en verre ED et 3 lentilles asphériques)
  • Angle de champ : sur plein format : 75° à 6°10’ – sur APS-C : 53° à 4°
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne
  • Distance minimale de mise au point :
    • à 28 mm : 0,2 m
    • à 35 mm : 0,36 m
    • à 50 mm : 0,5 m
    • à 70 mm : 0,57 m
    • à 105 mm : 0,6 m
    • à 200 mm : 0,8 m
    • à 300 mm : 1,2 m
    • à 400 mm : 1,2 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,35 x (focale 28 mm)
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Diamètre de fixation pour filtre : 77 mm (P = 0,75 mm)
  • Dimensions (diamètre maximum x longueur à partir de la monture d’objectif) : environ 84,5 mm x 141,5 mm
  • Poids : environ 725 g
  • Accessoires fournis : bouchon d’objectif avant LC-77B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, pare-soleil HB-114, étui pour objectif CL-C2

paresoleil NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

le pare-soleil Nikon HB-114 pour le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : premier avis

Le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR devrait constituer un choix intéressant pour les photographes recherchant un objectif tout-en-un pour leur hybride Nikon Z plein format ou APS-C.

Ses avantages incluent la polyvalence, la stabilisation d’image, le poids et l’encombrement réduits tandis que les inconvénients résident dans son ouverture relative limitée à 400 mm et les compromis inhérents à un super-zoom.

Cet objectif s’adresse donc aux photographes privilégiant la flexibilité et la commodité par rapport à des critères spécifiques tels que la luminosité maximale (grande ouverture maximale) ou les capacités macro avancées.

En réponse à la question initiale « va-t-il remplacer tous vos objectifs ? », non. Un megazoom ne saurait remplacer un petit 28 mm f/2.8 compact et léger, il ne saurait non plus remplacer un 400 mm f/2.8 si vous avez besoin d’un long téléobjectif à grande ouverture. Attention donc à bien définir vos besoins. Mais il faut admettre que Nikon fait là une proposition qui mérite de vous y intéresser si vous cherchez un couteau suisse, en sachant que vous pourrez toujours le compléter d’un petit 28 mm pour sortir léger et discret quand vous en éprouverez l’envie.

En savoir plus sur le site Nikon

Ce zoom Nikon chez Miss Numerique


Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : investissement judicieux ou dépense superflue ?

Après avoir testé le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR Z en 2020, j’ai passé une nouvelle semaine sur le terrain pour vous proposer ce test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8. J’étais curieux de découvrir les performances de ce « petit » 70-180 mm, dont la particularité réside dans sa grande ouverture constante de f/2.8, à l’instar de son aîné. Voici mon avis et des éléments pour déterminer s’il mérite un investissement de votre part ou non.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : investissement judicieux ou dépense superflue ?

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon

Cet objectif chez Miss Numerique

Cet objectif chez Amazon

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : contexte

Pour un photographe urbain comme moi, tester un téléobjectif implique de repenser ma photographie. Je suis davantage habitué à photographier avec des focales comprises entre 24 et 70 mm sur le Nikon Z 6II, mais j’ai apprécié cet exercice qui m’a permis de sortir de mon cadre habituel.

Je précise que ce test a été réalisé avec un Nikon Z 6II doté de 24 Mp et non avec un capteur de Z 7, Z 8 ou Z 9 de 45 Mp, ce qui a son importance pour la suite.

Je tiens également à préciser que la météo n’a pas été clémente, puisque j’ai dû annuler plusieurs sorties en raison de pluies importantes pour travailler en extérieur. Mais au final, j’ai pu évaluer tout ce que je souhaitais.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : présentation

Bien que cela ne soit pas officiellement annoncé par les deux parties, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 possède toutes les caractéristiques d’un « Tamrikon », c’est-à-dire une formule optique et une fabrication Tamron selon les normes Nikon. Cela permet à Nikon de proposer une triplette de zooms à grande ouverture et abordables : 17-28 mm f/2.8, 28-75 mm f/2.8 et 70-180 mm f/2.8. De 17 à 180 mm, l’ouverture f/2.8 est reine.

Ces trois objectifs offrent une construction similaire, un diamètre de filtre de 67 mm et sont plus compacts et légers que les NIKKOR Z 14-24 mm, 24-70 mm et 70-200 mm f/2.8 S.

Ce NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 ressemble en de nombreux points au Tamron 70-180 mm f/2.8 Di III VXD, proposé en monture E pour Sony. Sauf erreur de ma part, la version Nikon se distingue par son apparence, sa monture et sa motorisation autofocus. Les deux versions, Tamron et Nikon, contiennent 19 éléments répartis en 14 groupes, avec des agencements d’éléments spécifiques et un diaphragme à 9 lames. La version Nikon offre :

  • une distance minimale de mise au point plus courte,
  • un rapport de grossissement maximal d’environ 1:2,
  • une motorisation autofocus pas à pas Nikon pour la mise au point (à la différence du moteur linéaire sur la version Tamron),
  • la compatibilité avec les téléconvertisseurs Nikon.

Pas si mal pour un téléobjectif f/2.8 en monture Z native proposé à 1 300 euros. Dommage toutefois que Nikon ne soit pas partie sur la version stabilisée du même zoom Tamron, qui n’est guère plus couteuse toujours en monture Sony E.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : l’objectif sur Nikon Z 6II

Long de 151 mm (contre 220 mm pour le 70-200 mm VR) et pesant seulement 795 g (contre 1 437 g pour le VR), ce NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 est incontestablement plus léger et compact, cela se ressent quand vous prenez l’ensemble en main. J’ai beaucoup apprécié de pouvoir porter l’appareil à la main pendant deux heures, sans ressentir le poids excessif d’un long téléobjectif.

Comparaison NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 vs. NIKKOR Z 24-120 mm f/4 VR S

Comparaison NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 vs. NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S à gauche
Comparaison NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 vs. AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VR2 (sans bague FTZ) à droite

Autres différences avec le 70-200 mm VR, ce 70-180 mm ne permet pas d’utiliser un collier de pied, ce qui ne serait pas un gros problème étant donné son poids, mais peut toutefois en devenir un puisqu’il n’est pas stabilisé. Attention donc à bien réfléchir aux usages que vous en attendez, selon qu’il s’agisse d’affût posé sur trépied ou de photo à main levée.

Qualité de fabrication

S’agissant d’un zoom externe, l’objectif s’allonge d’environ 30 mm entre 70 et 180 mm, alors que le 70-200 mm VR, zoom interne, conserve une longueur constante. La présence d’un loquet de verrouillage vous permet toutefois de bloquer l’objectif en position rentrée lors du transport, une bonne idée.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : 70 mm à gauche – 180 mm à droite
le loquet de verrouillage est visible sur la photo de droite

Présenté par Nikon comme résistant à la poussière et aux éclaboussures, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 vous permettra de sortir même sous la pluie, comme ce fut le cas pour moi. Bien que la conception zoom externe puisse sembler moins protégée contre la poussière et l’humidité, sauf à sortir sous un déluge, il est probable que vous souffrirez plus de l’eau vous-même que l’objectif.

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 est vendu 1 310 euros au moment de la publication de cet article, alors que le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est vendu 2 900 euros, soit plus de deux fois plus cher. Dernière précision qui a de l’importance pour certains (mais pas pour moi), le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 est fabriqué en Chine, alors que le 70-200 mm VR est fabriqué en Thaïlande.

En résumé, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 offre une qualité de construction adaptée à un usage amateur ou expert en toutes conditions tout en restant portable et facile d’utilisation au quotidien. Toutefois, certains photographes pourront préférer les caractéristiques et la robustesse des objectifs plus lourds et mieux protégés, en fonction de leurs besoins spécifiques et de leur style de photographie.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

À qui se destine ce NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 ?

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 s’adresse plutôt aux utilisateurs suivants :

  • photographes de voyage et de reportage : sa légèreté et sa compacité en font un téléobjectif idéal si vous vous déplacez beaucoup et que vous avez besoin d’un objectif moins encombrant qu’un plus volumineux 70-200 mm f/2.8 VR S,
  • utilisateurs de Nikon Z 5 et des séries Z 6 I et II : pour ces appareils photo dotés d’un capteur de 24 Mp, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 constitue une option abordable sans compromis significatifs sur la qualité,
  • utilisateurs de Nikon Z DX (APS-C) : avec un cadrage équivalent à 105-270 mm sur les capteurs APS-C, ce téléobjectif offre une belle plage focale pour la photographie de sport, animalière ou toute situation nécessitant un téléobjectif léger et maniable,
  • photographes intéressés par la macrophotographie : avec sa capacité de grossissement de 1:2, cet objectif vous permet d’explorer la macrophotographie sans investir dans un objectif macro spécifique.

Cet objectif peut ne pas vous convenir si vous avez besoin de la meilleure performance optique possible à toutes les ouvertures, en particulier à pleine ouverture et en périphérie de l’image, ou s’il vous faut une stabilisation d’image intégrée à l’objectif, par exemple dans des conditions de faible luminosité ou pour la vidéo, et sur les Nikon Z APS-C dont le capteur n’est pas stabilisé.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Prise en main

La prise en main du NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 m’a agréablement surpris, car j’ai l’habitude de porter mon boîtier à la main la plupart du temps et je fatigue après quelques dizaines de minutes lorsque l’objectif est long et lourd (comme ce fût le cas lors du test du NIKKOR Z 50 mm f/1.2). Avec celui-ci, je n’ai pas souffert du poids ; la longueur restant raisonnable (proche de celle du NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S, l’ensemble n’attire pas les regards comme avec le plus imposant 70-200 mm f/2.8 VR S.

La large bague de zoom est facile d’accès, sa plage de rotation limitée entre 70 et 180 mm réduit le déplacement du poignet, ce qui est très confortable. La seconde bague bien plus étroite et personnalisable vous permet par exemple d’ajuster l’ouverture ou la correction d’exposition ou la mise au point manuelle selon vos préférences.

En résumé, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 offre une bonne prise en main et une manipulation confortable, que vous soyez comme moi adepte de la photographie à main levée, ou que vous préfériez prendre vos photos après avoir trouvé un emplacement et vous être bien installé, par exemple, contre un arbre.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8
notez le pas de vis pour filtres de diamètre 67 mm

Autofocus

Un sujet qui fait parler chez Nikon depuis que les hybrides Nikon Z ont fait leur apparition. Je vais faire simple : avec le Nikon Z 6II, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 s’est révélé très réactif en autofocus AF-C en zone automatique, mon réglage par défaut, précis et tout aussi réactif en suivi 3D. Il m’a permis de laisser l’AF se caler sur l’œil de mes sujets sans différence notable avec ce que j’ai l’habitude d’avoir en courte focale. Autant dire qu’avec tout Nikon Z doté d’un autofocus plus récent (Nikon Z f, Nikon Z 8 et Z 9), les performances sont encore meilleures.

Le moteur pas à pas Nikon est réactif, se cale sans hésiter, son fonctionnement est silencieux, ce qui est appréciable lorsque vous devez être discret ou que vous enregistrez une vidéo.

Même à 180 mm, la focale maximale qui impose souvent une diminution de la rapidité de mise au point si la distance au sujet change beaucoup, je n’ai pas remarqué de lenteur particulière, arrivant même à faire des photos nettes avec détection de l’œil à l’improviste.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

La distance de mise au point minimale varie avec la focale, de 0,27 m à 70 mm à 0,85 m à 180 mm. Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 permet un rapport de grossissement maximum d’environ 1:2, ce qui est plutôt satisfaisant pour un zoom et vous intéressera si vous appréciez la macro ou les prises de vue rapprochées et que vous ne disposez pas encore d’une optique macro comme le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S.

Les photographes adeptes des plus longues focales seront ravis d’apprendre que le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 peut être utilisé avec les téléconvertisseurs Nikon, ce qui revient à cadrer comme un :

Multipliez ces valeurs par 1,5 pour avoir les équivalences en APS-C :

  • 147-378 mm avec le Nikon Z TC x 1.4
  • 210-540 mm avec le doubleur de focale

Dans l’ensemble, l’autofocus du NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 m’a autorisé une belle performance dans les différentes situations de prise de vue auxquelles je l’ai soumis, y compris en suivant les oiseaux à travers les branches, mais là c’est l’autofocus du boîtier qui fait le gros du travail.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Stabilisation

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 ne possède pas de stabilisation d’image intégrée à l’objectif. À la place, il s’appuie sur la stabilisation du capteur (IBIS), si le boîtier la propose, ce qui est le cas de tous les Nikon Z plein format mais pas des APS-C Z 30, Z 50 et Z fc. L’efficacité de la stabilisation de l’ensemble dépend donc largement de la performance du système de stabilisation intégré à l’appareil photo.

Avec le Nikon Z 6II, j’ai pu photographier avec des temps de pose de l’ordre de 1/5ème de seconde sans flou particulier sur mes photos.

L’absence de stabilisation d’image spécifique à l’objectif signifie que, lors de l’utilisation avec des boîtiers sans stabilisation intégrée, vous pouvez rencontrer plus de défis pour obtenir des images nettes avec les temps de pose longs, compensez en augmentant l’ISO quand c’est possible.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Performances optiques : piqué, homogénéité, vignettage, distorsion, aberrations chromatiques, flare

Les performances optiques du NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 peuvent être résumées ainsi :

Piqué

  • À 70 mm : le piqué est bon au centre dès f/2.8, pour atteindre une excellente netteté sur l’ensemble de l’image, mieux vaut fermer à f/5.6. Mes images montrent un très bon piqué à f/8, ouverture souvent utilisée pour garder de la profondeur de champ.
  • À 135 mm : le centre à f/4 est très bon, et en fermant le diaphragme, la qualité s’étend vers les bords.
  • À 180 mm : j’ai observé le meilleur piqué au centre à f/4. La netteté des bords s’améliore significativement en fermant jusqu’à f/8.

Homogénéité

Le piqué est moins homogène à pleine ouverture, surtout à 180 mm. En fermant le diaphragme de deux à trois crans, l’homogénéité s’améliore sur l’ensemble du champ.

Vignettage

  • À 70 mm et f/2.8 : Le vignettage est léger. En fermant à f/4, il devient négligeable.
  • À 180 mm et f/2.8 : Le vignettage est plus marqué, avec un assombrissement notable des coins, tandis qu’à f/5.6 il est négligeable.

Distorsion

  • La distorsion en barillet est minimale à 70 mm, elle reste peu prononcée à 180 mm.
  • Sauf à faire des photos d’architecture nécessitant une distorsion minimale à toutes les ouvertures, aucun handicap à prévoir surtout si votre logiciel photo tient compte des corrections du boîtier ou que vous faites du JPG.

Toutefois, comme avec de nombreux zooms, pour obtenir la meilleure qualité sur tout le champ, il est souvent nécessaire de fermer le diaphragme de quelques stops. La prise en compte du vignettage et de la distorsion est essentielle pour les utilisateurs exigeants une qualité d’image optimale dans diverses conditions de prise de vue.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Aberrations chromatiques

Les aberrations chromatiques, qui se manifestent par des franges de couleur le long des bords des objets contrastés, sont bien contrôlées. Elles restent à un niveau qui ne gêne pas la qualité de l’image. Rappelons que le 70-200 mm f/2.8 VR S a fixé la barre tellement haut que nous en devenons vite très exigeants, mais ce 70-180 mm f/2.8 tient très bien la comparaison.

Flare

Bien que le soleil ait manqué pendant ce test (!), je n’ai pas constaté d’apparition d’un tel effet lors des rares éclaircies. Le pare-soleil HB-113 fourni avec l’objectif contribue à réduire le flare si vous avez la chance de côtoyer le soleil en frontal plus souvent que moi.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Rendu optique : focus breathing

Sauf à fixer l’appareil sur trépied pour faire des mesures très précises, ce que je n’ai pas fait car je ne pratique pas ce type de test de laboratoire, le focus breathing n’est pas visible sur mes images.

Il est d’autant plus difficile à déceler qu’à 180 mm, focale qui serait la plus sensible à cet effet, il faut comparer deux photos faites à la distance minimale de mise au point et à l’infini, situation très peu courante en pratique.

Autant dire que pour la plupart des situations que vous allez rencontrer, comme la photographie de paysage, de sport ou d’animaux, où les fortes variations de mise au point sont moins fréquentes, l’impact du focus breathing est négligeable.

En conclusion

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 présente des performances élevées en matière de distorsion et aberrations, de même qu’un piqué très satisfaisant dès f/4 ou f/5.6 selon la focale, ce qui contribue à sa capacité à produire des images nettes et contrastées.

Sans égaler le redoutable NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, ces prestations sont de très bon niveau, seul le piqué à pleine ouverture marque le pas de façon plus visible.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test Nikkor Z 70-180 mm f/2,8 : mon avis

Que penser de ce zoom téléobjectif à la fin de ce test ? Le NIKKOR Z 70-180mm f/2.8 est un objectif polyvalent et de qualité, bien construit, compact, léger pour un téléobjectif, bien adapté aux styles de photographie qui nécessitent une telle plage focale.

Points forts

  1. légèreté et compacité : par rapport au NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, le 70-180 mm est plus léger et plus compact, ce qui le rend idéal pour les voyages et les longues séances de prise de vue
  2. qualité optique : il offre un très bon piqué, surtout si vous prenez soin de fermer de quelques crans l’ouverture. La performance est particulièrement bonne à mi- portée de zoom tandis que la focale maximale, à pleine ouverture, n’est pas aussi exceptionnelle que sur le 70-200 mm.
  3. polyvalence : avec sa plage de 70 à 180 mm et une ouverture maximale de f/2.8, cet objectif autorise le portrait, le sport, l’animalier (avec les limites d’un 180 mm), la photographie de voyage
  4. distance minimale de mise au point : la capacité de mise au point rapprochée et le rapport de grossissement maximum d’environ 1:2 sont deux bons points pour la « macrophotographie sans objectif macro » ou les vues rapprochées
  5. construction : la résistance à la poussière et aux éclaboussures est suffisante pour utiliser ce zoom dans la plupart des conditions météo, sa compacité vous permettant de le protéger très vite sous une veste en cas d’orage, ce que je ne me suis pas gêné de faire.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Points faibles

  1. absence de stabilisation d’image : le manque de stabilisation d’image intégrée à l’objectif peut être un inconvénient dans des conditions de faible luminosité ou pour les vidéos sans trépied, si vous utilisez des temps de pose longs, ou un Nikon Z APS-C non stabilisé
  2. vignettage: le vignettage, en particulier à la focale extrême, reste plus marqué que sur le 70-200 mm, bien que cela puisse être corrigé en post-traitement aisément
  3. homogénéité du piqué : le piqué n’est pas uniforme sur tout le champ à pleine ouverture, la périphérie des images pouvant montrer des signes de faiblesse par rapport au centre.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Conclusion

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 est un excellent choix si vous recherchez un objectif polyvalent offrant des résultats très satisfaisants et dont le tarif reste accessible pour une telle plage focale et une grande ouverture constante.

Son poids et sa construction compacte le rendent très attrayant pour le voyage et la photographie du quotidien, tandis que sa qualité optique et sa distance minimale de mise au point le rendent également adapté à la macro et au portrait.

Cependant, si vous souhaitez bénéficier d’une stabilisation intégrée ou de la meilleure qualité d’image possible à toutes les ouvertures et focales, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 présente quelques limitations. Compromis intéressant en termes de portabilité, flexibilité et performance, il constitue néanmoins une proposition attirante pour les utilisateurs de Nikon Z plein format comme pour les utilisateurs de Nikon Z APS-C désireux de disposer d’un téléobjectif de plus grande ouverture que le plus modeste NIKKOR Z 50-250 mm f/4.5-6.3 VR.

Je conclus ce paragraphe en adressant un message personnel à Nikon, à quand le même objectif en version stabilisée puisqu’il existe pour la concurrence ?

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Le Nikkor Z 70-180 mm f/2,8 peut vous intéresser si :

  • vous recherchez un téléobjectif polyvalent pour le portrait, le sport, l’animalier et la photographie de voyage
  • vous préférez les objectifs légers et compacts
  • vous photographiez souvent en extérieur
  • vous aimez les arrière-plans flous esthétiques
  • vous avez besoin d’une bonne performance en basse lumière
  • vous recherchez une alternative moins coûteuse que les objectifs professionnels Nikon S
  • vous faites des vidéos
  • vous n’avez pas déjà un AF-S NIKKOR 70-200 mm f/.8 VR avec bague FTZ ou équivalent Tamron/Sigma

Le Nikkor Z 70-180 mm f/2,8 va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’une stabilisation d’image intégrée
  • vous avez besoin d’une plus longue portée de zoom
  • vous exigez la meilleure qualité d’image à toutes les ouvertures et acceptez d’en payer le prix
  • vous privilégiez les objectifs avec un support de collier de trépied
  • vous recherchez un objectif pour des conditions extrêmes
  • vous avez déjà un NIKKOR Z 100-400 mm

En savoir plus sur cet objectif sur le site Nikon

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon

Cet objectif chez Miss Numerique

Cet objectif chez Amazon

Quelques photos faites avec le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon

Cet objectif chez Miss Numerique

Cet objectif chez Amazon


Test Nikon Zf: ergonomie, autofocus, ISO, répond-il aux attentes ?

Après avoir utilisé le nouvel hybride Nikon apparu à l’automne 2023 pendant deux semaines, je vous propose ce test du Nikon Z f, mon ressenti à l’usage et ce que vous pouvez en attendre.

Le Nikon Z f est censé satisfaire les nikonistes désireux de retrouver le look de leurs appareils argentiques Nikon, sans rien vouloir sacrifier aux performances actuelles. Doté d’un capteur plein format, le Nikon Z f se distingue par ses performances, et vous verrez que, mis à part en matière d’ergonomie, il n’a pas à rougir face au Nikon Z 8.

Note : Vous cherchez des infos pour mieux utiliser cet hybride Nikon ? Abonnez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour des conseils exclusifs et approfondir vos compétences en photographie.

Test Nikon Zf : ergonomie, autofocus, ISO, répond-il vraiment aux attentes ?

Le Nikon Zf chez La Boutique Photo Nikon

Le Nikon Zf chez Miss Numerique

Test Nikon Zf : contexte

L’arrivée du Nikon Zf marque une étape importante dans l’évolution de la gamme hybride Nikon, confrontée à une concurrence accrue et à des attentes élevées concernant son autofocus.

En effet, si les Nikon Z8 et Z9 proposent un autofocus de premier plan, les Nikon Z6II et Z7II restent en retrait. Seul le plus récent Nikon Z6III (voir le test du Nikon Z6III) est plus réactif. Ce nouveau Nikon Zf a vite suscité un débat animé : est-il plus performant que le Nikon Z6II, doté lui-aussi d’un capteur plein format de 24 Mp ? Son autofocus aussi réactif et efficace que celui du Nikon Z8 ?

Utilisant le Nikon Z6 puis le Z6II depuis 2019, dans divers contextes, y compris des spectacles de danse et la photo urbaine, j’ai pu faire la comparaison très vite avec le Nikon Zf. Cet hybride est le sujet principal de ce test, dans lequel je vous partage aussi des éléments de comparaison avec les Z6II et Z8 :

  • Nikon Z f vs. Nikon Z 6II pour leurs 24 Mp et leur positionnement tarifaire,
  • Nikon Z f vs. Nikon Z 8 pour leurs autofocus.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

le Nikon Z f avec le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S

Le Nikon Z f partage de nombreuses caractéristiques avec le Z 6II, ce test se concentre sur les nouveautés et les améliorations spécifiques à ce modèle. L’objectif était de déterminer comment le Z f se comportait dans des situations photographiques spécifiques :

  • quelle est sa facilité d’usage pour obtenir les résultats escomptés ?
  • quel mode AF est le plus efficace pour atteindre l’objectif désiré ?

Le test se conclut par une série de recommandations adaptées à vos besoins et à votre équipement actuel.

Important : ce test du Nikon Z f est un test terrain, j’ai utilisé le boîtier avec plusieurs objectifs NIKKOR Z, comme vous le feriez si vous êtes photographe. Il ne s’agit pas pour moi de faire le tour de 100 % des fonctions, ce qui est impossible avec un hybride, ni de tester les performances vidéo.

Le Nikon Z f s’adressant en priorité aux photographes, j’ai réalisé ce test pour répondre à ces attentes. N’attendez pas non plus de mesures physiques en laboratoire, je suis photographe, pas électronicien.

Note : Vous cherchez des infos pour mieux utiliser cet hybride Nikon ? Abonnez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour des conseils exclusifs et approfondir vos compétences en photographie.

Test Nikon Z f Luberon

Test Nikon Z f : construction et prise en main

Il a fière allure ce Nikon Z f, avec son look vintage qui rappelle le Nikon FM2, sa sobriété (surtout en version noire), son châssis en métal, ses couronnes de réglages supérieures, son déclencheur à l’ancienne, et son grand viseur rond typique des appareils photo Nikon experts et pros.

La différence est flagrante avec le Nikon Z fc APS-C qui, avec son look vintage aussi, semble moins abouti. Sur le Nikon Z f, pas de plastique, pas de faux semblant, c’est un Nikon bien construit comme les nikonistes les apprécient.

C’est le cas pour les autres appareils de la gamme expert-pro Nikon, le Nikon Z f est aussi conçu pour résister aux conditions météorologiques difficiles. Sa construction tous temps le rend adapté à une utilisation sous la pluie ou dans la neige.

Comparaison Nikon Z 6II vs Nikon Z f

comparaison Nikon Z 6II à gauche vs. Nikon Z f à droite

La prise en main du Nikon Z f, malgré sa compacité, présente toutefois quelques particularités. L’absence de poignée latérale droite, comme sur les Z 5/6/7, requiert une attention accrue lors de la manipulation, surtout en déplacement. La prise en main n’est pas aussi ferme qu’avec la poignée proéminente des autres modèles, il vous faut donc pincer le bord droit du boîtier pour bien le tenir. Comme beaucoup de courroies de cou d’origine, celle du Z f s’avère peu confortable et ne vous aidera guère en raison de sa longueur insuffisante.

Si, comme moi, vous tenez l’appareil à la main pendant plusieurs heures, sachez qu’il existe des solutions :

  • Nikon a prévu une poignée SmallRig qui se visse sous le boîtier et apporte une meilleure prise en main (offerte avec les premiers modèles livrés (comptez 50 euros si votre revendeur ne vous la propose pas sous forme de geste commercial),
  • vous pouvez utiliser une dragonne SmallRig ou Optech qui vous permet de ternir le Nikon Z f du bout des doigts sans crainte de le laisser tomber (c’est ce que j’utilise avec tous mes boîtiers).

Ergonomie et commandes

L’ergonomie du Nikon Z f se distingue nettement de celle des Z 5, 6, 7, 8 et 9. Le Z f favorise le pilotage à l’ancienne, avec des couronnes de réglage de la sensibilité ISO, à gauche, et du temps de pose, à droite. J’ai apprécié la petite couronne de correction d’exposition, bien qu’étant un fervent partisan de la molette arrière pour ce réglage.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : la molette de sélection d’ISO à gauche et celles des temps de pose à droite

Les habitudes étant ce qu’elles sont, il est toutefois difficile de revenir à des couronnes supérieures lorsqu’on a pris le réflexe de tout contrôler avec des touches, molettes et menus sans que l’œil ne quitte le viseur. Bien que ces couronnes soient visuellement attrayantes et très pratiques, elles le sont parfois moins dans l’action, forçant la main qui tient l’objectif à changer l’équilibre du boîtier pour tourner la couronne.

C’est personnel, et cela dépend de vos habitudes. Notez, si vous étiez habitué à régler l’ouverture avec la bague de diaphragme de vos NIKKOR AI, que la bague multifonction de l’objectif peut être programmée pour remplir le même rôle (sans le crantage).

Puisque nous en sommes aux commandes, retenez que le Nikon Z f offre une touche de fonction personnalisable en face avant (j’aurais aimé en avoir une seconde), et que vous pouvez attribuer une fonction photo au bouton rouge supérieur de déclencheur vidéo si vous ne filmez jamais.

Note : Vous cherchez des infos pour mieux utiliser cet hybride Nikon ? Abonnez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour des conseils exclusifs et approfondir vos compétences en photographie.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : notez la position Noir et Blanc B&W

Le levier de bascule des modes experts P, S, A, M s’avère par contre très pratique, manipulable aisément avec le pouce gauche. J’ai aussi apprécié l’accès direct aux modes Noir et Blanc, via le levier supérieur droit.

La présence d’une seule touche Fn à l’avant nécessite un recours plus fréquent au menu Info pour certaines actions (j’ai l’habitude de caler la visualisation des images sur la Fn inférieure et le changement de mode AF sur la Fn supérieure sur le Z 6II). Une seconde touche serait vraiment appréciable pour éviter le recours trop fréquent au menu I.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : l’unique touche de fonction en face avant

Les molettes arrière et avant sont petites, plutôt fermes lorsque le boîtier est neuf, elles s’assouplissent vite pour devenir plus confortables (ceci m’a été confirmé par des lecteurs possédant le boîtier).

Autre manque du Nikon Z f, le joystick arrière pour déplacer les zones AF. Ceci peut vous étonner, mais en pratique j’ai toujours trouvé plus ergonomique d’utiliser la couronne arrière sur les boîtiers de ce gabarit, et vous allez voir que l’efficacité de l’autofocus compense largement cette absence.

Le petit écran supérieur, affichant l’ouverture, est un rappel pratique lorsque vous préréglez le boîtier, d’autant plus que les objectifs NIKKOR Z n’ont pas de bague de diaphragme. Il est par contre difficile à lire en pleine lumière, et a fortiori en soirée car il n’est pas éclairé.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : l’écran de rappel supérieur de l’ouverture

Le déclencheur, avec pas de vis standard (belle idée) se révèle sensible, ce que d’autres utilisateurs m’ont confirmé. Toutefois il vous suffit d’effacer la photo faite par erreur, nous ne sommes plus à l’époque des 36 vues par film.

Le commutateur ON/OFF qui l’entoure est plutôt ferme, il m’est aussi arrivé plusieurs fois de penser avoir éteint le boîtier alors que ce n’était pas le cas, soyez vigilant(e).

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : des commandes classiques en face arrière
mais pas de joystick ni d’AF-ON
et la visualisation des photos toujours en haut à gauche

Enfin, la touche de visualisation des photos, placée en haut à gauche comme sur les reflex, serait plus accessible en pleine action si elle se trouvait sous le pouce droit (c’est pour cette raison que je programme la Fn inférieure avec cette fonction).

Viseur électronique et écran tactile

Le viseur électronique du Nikon Z f, identique à celui du Z 6II avec son OLED de 3.690.000 points, a déjà été évalué dans mon test du Nikon Z 6II. Le viseur rond ne séduit pas seulement par son esthétique ; il offre une luminosité, une clarté et une précision remarquables.

Si vous avez des difficultés à voir en périphérie, le réglage de la taille d’affichage du viseur peut améliorer votre confort visuel. Ajustez cette taille dans le menu Configuration > réglage « Taille affichage viseur (Lv photo).

Utiliser ce viseur électronique offre plusieurs avantages par rapport à un viseur optique de reflex :

  • visualisation en temps réel de l’exposition et de la balance des blancs,
  • aperçu du rendu final de l’image selon le Picture Control sélectionné, y compris en visée noir et blanc,
  • affichage de l’histogramme pour un ajustement précis de l’exposition,
  • affichage des réglages dans le viseur,
  • niveau électronique activable,
  • assistance à la mise au point manuelle avec focus peaking et loupe.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : écran arrière fermé

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : écran arrière en position … avant
attention, dans cette position les menus restent inaccessibles

L’écran sur rotule se distingue par sa grande praticité. Sa capacité à se replier complètement pour le transport, à se positionner face  caméra, et à basculer pour les prises de vue en mode portrait ou macro est appréciable. Notez que dans ce dernier cas, les menus basculent en mode portrait (très pratique en macro).

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : écran arrière en mode portrait

Les amateurs de macrophotographie apprécieront particulièrement le focus peaking pour une mise au point manuelle précise, sachant que l’autofocus est souvent moins pertinent dans ce domaine.

L’écran tactile permet une visualisation des photos similaire à celle d’un smartphone, avec des gestes pour faire défiler les photos prises et zoomer. Comme sur les reflex Nikon récents, il offre une excellente fidélité des couleurs.

En mode Live View, le Nikon Z f est aussi performant qu’en visée « viseur ». Son processeur Expeed 7 apporte une fluidité accrue dans le contrôle de la mise au point, en photo comme en vidéo. Les vidéastes apprécieront la possibilité de faire la mise au point en Live View sans latence, tandis que les photographes bénéficieront d’un Live View parfaitement fonctionnel, comme sur les autres modèles Z et de la possibilité de faire des photos au ras du sol sans effort.

Test Nikon Z f

Les menus

Le Nikon Z f intègre une combinaison des menus que l’on retrouve dans les modèles Z 5/6/7/8, tout en offrant des différences notables, notamment en ce qui concerne l’autofocus.

Manque toutefois la personnalisation des menus avec les réglages Utilisateur (U1/U2/U3) et les banques de réglages des Z 8 et Z 9. Vous devez recourir au menu pour ajuster chaque réglage. J’ai utilisé le menu I (comme Info) plus souvent que sur le Z 6II, toutefois ce menu autorise tous les raccourcis vers les fonctions que vous utilisez le plus souvent.

Autonomie

Le Nikon Z f est alimenté par une batterie EN-EL15c d’une capacité de 2.280 mAh (Les batteries EN-EL15b et ENE-L15a peuvent être utilisées mais pas de recharge USB avec la EN-EL15). Cette capacité est supérieure à celle de la batterie EN-EL15b de 1.900 mAh utilisée sur d’autres Nikon.

Nikon semble ne pas autoriser l’utilisation de batteries compatibles qui seraient bloquées à l’allumage (je n’ai pas pu vérifier ce point cependant un lecteur m’a confirmé qu’il pouvait utiliser ses batteries Powerextra). Renseignez-vous auprès des vendeurs avant d’investir.

Test Nikon Z f

Le Nikon Z f intègre un mode « économie d’énergie » qui diminue la luminosité de l’écran et du viseur lorsqu’ils ne sont pas utilisés.

L’autonomie de la batterie du Nikon Z f est au moins égale à celle de mon Z 6II, il est toutefois difficile de donner des chiffres précis car tout dépend de l’usage que vous allez faire du boitier. Sans allumer l’écran arrière après chaque photo, vous pouvez toutefois compter sur un minimum de 600 photos par charge, de quoi voir venir et tenir la journée.

Le Nikon Z f est livré sans chargeur, il est compatible avec les chargeurs Nikon EH-7P et EH-8P. Le câble USB UC-E25 est fourni avec l’appareil, il permet un chargement avec batterie portable ou prise USB.

Capacité du buffer

Le buffer garde en mémoire les photos avant qu’elles ne soient copiées sur la carte, plus il a de capacité, plus vous pouvez enchaîner les photos en mode rafale sans ralentissement de la prise de vue. Notez toutefois que la performance en écriture de votre carte mémoire est critique pour vous garantir les meilleures performances.

En pratique et avant ralentissement, j’ai pu faire :

  • 134 photos RAW en 11,75 secondes
  • 206 photos JPG Fine en 15,37 secondes

Notez qu’en RAW la rafale ralentit mais reste active, en JPG elle se bloque, mais un nouvel appui immédiat sur le déclencheur la relance au même rythme. Au final, plus que le buffer, c’est la capacité de votre carte qui vous limitera si vous faites des rafales de 200 photos toutes les 15 secondes (!).

Test Nikon Z f

Connectique et cartes mémoire

Le Nikon Z f propose le WiFi 2,4 et 5 Ghz et le Bluetooth 5.0 Low Energy. Il vous est ainsi possible de connecter le Z f à votre smartphone via l’application Snapbridge.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : connectique sur le profil gauche

Sur le côté gauche, vous disposez des prises :

  • port USB SuperSpeed type C autorisant la recharge
  • port HDMI type D
  • fiche mini stéréo d’entrée/sortie séparées (3,5 mm ; entrée alimentée prise en charge)

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : emplacement batterie et 2 cartes mémoire
l’emplacement Micro-SD entre la batterie et la carte SD

Le Nikon Z f dispose de deux emplacements pour cartes mémoire. Mais attention, il s’agit de deux emplacements différents :

  • un pour cartes mémoire SD,
  • un pour cartes mémoire Micro-SD.

Ce dernier permet de glisser une carte Micro-SD dans le Z f pour dupliquer, par exemple, les photos à la prise de vue. C’est une sécurité, qui peut aussi vous éviter de faire choux blanc si vous partez en oubliant la carte mémoire principale (qui ne l’a jamais fait ?).

Notez toutefois que manipuler cette minuscule carte Micro-SD se révèle peu pratique. En effet, son accès nécessite le retrait de la batterie, ce qui peut s’avérer contraignant dans certaines situations. Il vous faut ensuite faire pression sur la carte pour qu’elle soit éjectée, elle va alors sauter, prenez soin de la retenir. C’est la limite de ce petit format Micro-SD.

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f : autofocus

Oserai-je dire que le Nikon Z f était attendu sur le plan de l’autofocus ? Oui, et pas qu’un peu depuis que Nikon a présenté les autofocus de Z 9 puis Z 8 dont les performances sont de tout premier plan. Alors je fais court : l’autofocus du Nikon Z f est aussi de tout premier plan.

Pour faire plus long, l’autofocus du Nikon Z f intègre les fonctionnalités avancées du Z 8, tout en apportant des améliorations significatives. Il offre une couverture du champ de 96 % (90 % du Z 6II), avec 299 points de mesure AF contre 273 pour le Z 6II.

La puissance du processeur Expeed 7 permet au Nikon Z f de proposer de nombreuses configurations AF, ce qui vous vaudra bien des maux de tête à la lecture du manuel utilisateur :

  • en photo, 77 zones personnalisables
  • en vidéo, 66 zones personnalisables

Oui, vous avez bien lu, il vous est possible de choisir entre 77 zones de détection AF différentes rien qu’en photo (20 zones sur le Z 8). Est-bien raisonnable ? Non. Mais Nikon aurait tort de s’en priver si la puissance de calcul est suffisante, à chacun de trouver les quelques zones lui convenant.

Test Nikon Z f

Ici j’ai calé l’autofocus du Nikon Z f en détection automatique
il a accroché le bec bien que les barres métalliques soient souvent dans le cadre

Le suivi 3D, héritage des reflex et absent sur les Z 6 et Z 7, est bien présent sur le Z f, et enrichi d’une reconnaissance de scène similaire à celle des Z 8 et Z 9. La fonction de pré- et post-déclenchement avec suivi AF, capturant des moments jusqu’à 1 seconde avant et 4 secondes après le déclenchement, est aussi disponible.

L’autofocus du Nikon Z f utilise l’IA « deep learning » (apprentissage progressif en profondeur) pour reconnaître 9 types de sujets, incluant les humains, chiens, chats, oiseaux, voitures, motos, avions, trains et vélos.

J’ai pu le vérifier sur le terrain, cet autofocus reconnait tout ce qui passe dans le viseur. Il est même capable de passer d’un type de sujet à l’autre (par exemple d’un animal à une voiture) si les conditions s’y prêtent (la voiture est en approche, alors que l’animal est plus loin). Cet autofocus est surtout très (très) réactif, la bascule de type de sujet détecté, l’accroche du sujet, le suivi même dans l’obscurité sont étonnantes.

Cet autofocus ravira les photographes adeptes de la photographie sociale, elle reconnaît sans se tromper le visage, les yeux, la tête et le torse, même lorsque le visage est orienté à l’envers ou n’occupe que 3 % du cadre. Je me suis pris au jeu de photographier par-dessus l’épaule une personne derrière moi, l’autofocus a identifié le sujet, et fait le point.

Les photographes animaliers seront quant à eux ravis de savoir que ce même autofocus peut identifier le corps, les yeux et la tête des animaux quels qu’ils soient, à l’arrêt comme en pleine course.

En basse lumière, l’autofocus du Z f détecte les sujets jusqu’à -10 EV (-4 EV sur le Z 6II). Lors de mes séances nocturnes, la différence avec le Z 6II était très sensible, le Z f trouve et accroche vite et bien.

Test Nikon Z f

Garder de la profondeur de champ et assurer le point dans de telles conditions est appréciable

Oui mais …

Certes, le Nikon Z f intègre toutes les caractéristiques autofocus des Z 8/Z 9, avec quelques ajouts (détection du sujet en mise au point manuelle, VR sur la zone AF sélectionnée). Le menu est identique à celui du Z 8, tandis que le processeur EXPEED 7 est utilisé de la même manière dans le Z f que dans le Z 8, sans aucune restriction. Cela ne signifie pourtant pas que les performances soient exactement identiques.

Les Z 8 et Z 9 bénéficient d’un flux constant de données à 120 fps provenant du capteur d’image, sans interruption. Pendant les rafales continues, le Z f connaît lui des interruptions de ce flux de données, avec des passages au noir dans le viseur en raison de son obturateur mécanique.

De plus, avec l’obturateur électronique, l’effet de rolling shutter est plus lent que sur un Z 8 ou Z 9. Recueillant moins d’informations de mise au point, moins rapidement et de manière moins fiable que les Z 8 et Z 9, le Nikon Z f est donc « un peu » en retrait. « Un peu » car le commun des nikonistes mortels ne verra jamais aucune différence en pratique, surtout en mode déclenchement vue par vue. Mais la précision me semblait importante à mentionner.

Test Nikon Z f

Ici le Nikon Z f a trouvé la personne arrivant à droite, et l’a suivie bien que le premier plan soit chargé

Reste toutefois à comprendre que si cet autofocus est étonnant, il demande un temps d’apprentissage. Ne maitrise pas un AF de ce niveau qui veut sans y passer du temps. Après quelques jours de test, voici la combinaison « tout venant » que j’ai adoptée, et qui m’a donné satisfaction dans la plupart des cas :

  • mode AF-C (détection continue)
  • AF Zone automatique
  • options AF/MF de détection du sujet automatique

Cette configuration permet à l’autofocus de se caler sur le sujet le plus évident pour lui, et dans la plupart des cas pour vous.

Cependant, si vous voulez faire le point sur un autre sujet, qu’il n’a pas choisi, vous devez changer de mode. Pour cela j’ai programmé la touche de fonction de la face avant pour qu’elle active le mode de suivi 3D en AF-C, ce qui me permet alors de choisir avec précision la zone de l’image sur laquelle je veux faire le point. L’autofocus active le suivi 3D tant que je laisse la touche enfoncée, il repasse en mode AF Zone automatique dès que je relâche la touche.

Test Nikon Z f

Ici l’AF Zone automatique s’est calé sur les branches du premier plan
Avec le suivi 3D activé du bout du doigt, il s’est recalé sur l’oiseau sans jamais le perdre alors que je changeais mon cadre

Notez que si vous utilisez un objectif à mise au point manuelle, via la bague FTZ, la détection du sujet reste possible. L’autofocus vous indique le sujet, il ne vous reste plus qu’à tourner la bague de mise au point de l’objectif jusqu’à voir la zone de détection passer au vert.

Vous l’avez compris, il n’existe pas de configuration « qui fonctionne à tous les coups », c’est à vous de définir vos besoins, vos envies et la personnalisation de votre boîtier.

Ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est que l’autofocus du Nikon Z f est largement plus efficace que celui des générations Z 5/6 et 7 séries 1 et 2.

C’est de bon augure pour un potentiel Nikon Z 6III qui ne pourrait que progresser encore.

Note : Vous cherchez des infos pour mieux utiliser cet hybride Nikon ? Abonnez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour des conseils exclusifs et approfondir vos compétences en photographie.

Test Nikon Z f : Qualité d’image

Montée en sensibilité

Le Nikon Z f utilise le même capteur que le Nikon Z 6II, le processeur est différent, les résultats restent proches. Le niveau de bruit reste très limité jusqu’à 3.200 ISO, il reste visible mais agréable à 6.400 ISO.

Note : les photos ci-dessous sont des JPG non traités.

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

A 12.800 ISO une première bascule se fait sentir, qui reste gérable en post-traitement classique. Le rendu des couleurs reste fidèle, je l’ai déjà constaté des centaines de fois avec le Z 6II. Une simple réduction de bruit améliore le rendu final. Attention toutefois aux zones texturées, aux visages qui vont souffrir de cette montée en ISO.

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Une seconde bascule arrive à 25.600 ISO. Les résultats se dégradent et les photos sont moins souvent exploitables. Un traitement du bruit par l’IA (Lightroom Classic, DxO PureRAW) sur les fichiers RAW est indispensable. C’est LA limite du Nikon Z f en photo.

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Au-delà, à 51.200 ou 102.800 ISO, les images ne sont pas exploitables en JPG. Utilisez là-aussi le RAW et l’IA de débruitage. Vous obtiendrez des images plus proches de la qualité « illustration » que « photographie », mais elles peuvent vous rendre service (par exemple en reconnaissance de scène).

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Au-delà de cet exercice qui s’éloigne vite d’une pratique photo raisonnée, notez qu’en faible lumière, la stabilisation du capteur (supérieure à celle du Nikon Z 6II/Z 7II) évite de trop augmenter le temps de pose et permet de conserver une sensibilité ISO réduite. Couplée à une focale fixe ouvrant à f/1.8 ou f/1.2 (comme le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S),  à vous la photo de nuit sans trépied.

Je reprends l’argument donné lors du test du Z 6 :

« Cette stabilisation Nikon est probablement l’un des plus grands bénéfices à passer à un hybride, que vous saurez très rapidement apprécier sur le terrain ».

Test Nikon Z f : vidéo

Je ne vous en dirai pas beaucoup sur les capacités vidéo du Nikon Z f, je ne teste pas la vidéo des boîtiers. Ceci dit, le Z f s’adresse avant tout à des photographes, les vidéastes s’orientant plutôt vers le Nikon Z 6II ou le Nikon  Z8.

Sachez quand même que comme le Z6 II doté du même capteur, le Z f autorise les vidéos en 4K/30P, suréchantillonné. Le 4K/60P en format DX est aussi disponible. Le N-Log 10 bits 4:2:2 est enregistrable directement sur la carte. Contrairement aux modèles Z précédents, le Nikon Z f permet l’utilisation de la priorité à l’obturateur en vidéo sans se limiter aux réglages entièrement automatiques.

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f : pour qui et quels usages

Vous avez déjà un Nikon Z 5, Z 6 série 1 ou 2

Passer du Nikon Z 5, Z 6 ou Z 6II au Nikon Z f présente plusieurs avantages notables :

Design et ergonomie : Le design rétro du Z f, combiné à une ergonomie repensée, offre une expérience utilisateur différente et peut-être plus engageante pour certains photographes, tout en conservant la qualité de construction tous temps caractéristique de la marque.

Système autofocus amélioré : Le Nikon Z f intègre des fonctionnalités avancées d’autofocus inspirées des Z 8/Z 9, incluant la détection de sujet en mise au point manuelle et un suivi amélioré grâce au processeur EXPEED 7, offrant une meilleure réactivité et précision.

Qualité d’image : Bien que partageant un capteur similaire avec le Z 6II, le nouveau processeur d’image du Z f améliore le traitement des images, notamment en offrant un meilleur rendu grâce au support du format HEIF, qui assure une meilleure dynamique.

Capacités en basse lumière : Le Z f affiche une performance supérieure en basse lumière, avec une mise au point efficace jusqu’à -10 EV, surpassant les capacités du Z 6II dans des conditions de faible luminosité.

Prise de vue par décalage de pixels : Le Z f introduit la prise de vue par décalage de pixels, permettant de créer des images de 24 Mp ou 96 Mp (pour les sujets statiques), offrant ainsi une flexibilité et une qualité d’image accrues pour des travaux nécessitant une haute résolution.

Test Nikon Z f

Vous avez déjà un Nikon Z 7 série 1 ou 2

Passer du Nikon Z 7 ou Z 7II au Nikon Z f présente peu prou les mêmes avantages que si vous avez un Z 6.

Il vous faudra faire avec la perte de définition (45 Mp pour les Z 7 contre 24 Mp pour le Z f), en sachant que le Zf ajoute la fonctionnalité de prise de vue par décalage de pixels. Vous pourrez ainsi créer des images haute définition de 96 Mp pour des sujets statiques, lorsque vous en avez besoin pour des tirages de grande taille ou des recadrages importants.

Si vous avez un besoin courant des 45 Mp, la solution d’évolution logique (mais plus couteuse) reste le Nikon Z 8.

Vous avez un reflex Nikon et souhaitez passer à l’hybride plein format

Passer d’un reflex Nikon plein format au Nikon Z f offre plusieurs avantages significatifs, tirant parti des innovations technologiques et des fonctionnalités avancées des hybrides :

Réduction de poids et de taille : Le design sans miroir du Z f permet une construction plus compacte et légère comparée aux reflex plein format traditionnels, facilitant la portabilité et réduisant la fatigue lors d’utilisations prolongées.

Système Autofocus avancé : Le Nikon Z f bénéficie d’un autofocus performant inspiré des Z 8/Z 9, incluant le suivi plein cadre, l’identification des sujets, la détection en mise au point manuelle et un suivi en basse lumière unique.

Qualité d’image : Bien que conservant un capteur de 24 Mp, le Nikon Z f intègre un processeur d’image Expeed 7 très supérieur à celui des Nikon D780 ou D850, avec une montée en ISO très supérieure aussi.

Meilleure performance en basse lumière : Grâce à des capacités de mise au point efficaces jusqu’à -10EV, le Z f excelle dans des conditions de faible luminosité, surpassant souvent les capacités des reflex Nikon plein format.

Viseur électronique haute définition : Le viseur électronique du Z f offre une vision claire et précise de la scène, avec l’avantage de visualiser l’exposition en temps réel, la mise au point avec Focus Peaking et loupe, l’horizon artificiel, l’histogramme, des fonctions que les viseurs optiques des reflex ne peuvent pas fournir.

Compatibilité avec les objectifs NIKKOR Z : Le Z f permet l’utilisation des objectifs NIKKOR Z (hybrides), offrant une qualité optique améliorée et une plus grande ouverture (par ex. f/1.2). Avec la bague FTZ, il est possible d’utiliser les objectifs NIKKOR F sans devoir renouveler votre parc optique.

Conception et ergonomie vintage : Le design rétro du Z f, combiné à une ergonomie moderne, offre une expérience utilisateur unique, que même le Nikon Df (retiré du catalogue reflex) ne savait proposer.

Réduction du bruit de fonctionnement : Le mécanisme sans miroir du Z f réduit le bruit de fonctionnement, un avantage considérable pour la photographie dans des environnements exigeant discrétion et silence.

Test Nikon Z f

Vous n’avez pas de matériel Nikon et le Z f vous fait de l’œil

Choisir le Nikon Z f sans posséder auparavant de reflex ou d’hybride Nikon, présente plusieurs avantages marquants (lire les détails plus haut) :

Compatibilité des objectifs : Grâce à la monture Z et à la disponibilité d’adaptateurs, le Z f est compatible avec une large gamme d’objectifs, offrant aux utilisateurs la flexibilité de choisir parmi les derniers objectifs NIKKOR Z et d’utiliser des objectifs NIKKOR F existants comme les gammes concurrentes telle la gamme Sony E.

Investissez de préférence dans des optiques NIKKOR Z puisque vous êtes censé ne pas avoir d’optiques. Le zoom NIKKOR 24-70 mm sera un très bon premier choix pour passer partout, les NIKKOR Z 40 mm f/2 et NIKKOR Z 28 mm f/2.8 combleront les amateurs de petites focales fixes lumineuses.

Test Nikon Z f : conclusion

Le Nikon Z f est un appareil hybride polyvalent et très capable, fusionnant un design rétro séduisant avec des technologies modernes.

Son système autofocus avancé, sa qualité d’image, et ses fonctionnalités innovantes comme le support du format HEIF et la prise de vue par décalage de pixels, en font un choix attrayant pour les photographes appréciant « le beau matériel » qui fonctionne aussi « très bien ». Dit autrement, il est attirant !

Bien qu’il présente quelques défis en termes d’ergonomie, ces aspects sont compensés par ses performances très élevées en basse lumière, son autofocus véloce et sa qualité d’image en haute sensibilité.

Le Nikon Z f est aussi une excellente porte d’entrée dans l’univers Nikon ou une mise à niveau significative si vous utilisez un APS-C. Quant à moi je vais retrouver mon Nikon Z 6II, proche du Z f en encombrement et poids (voir le comparatif Nikon Z 6II vs. Nikon Z f), mais dont l’autofocus marque nettement le pas désormais face à la nouvelle génération d’hybrides Nikon.

En savoir plus sur le site Nikon.

Le Nikon Zf chez La Boutique Photo Nikon

Le Nikon Zf chez Miss Numerique

Quelques photos avec le Nikon Z f

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f

Note : Vous cherchez des infos pour mieux utiliser cet hybride Nikon ? Abonnez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour des conseils exclusifs et approfondir vos compétences en photographie.

 

En savoir plus sur le site Nikon.

Le Nikon Zf chez La Boutique Photo Nikon

Le Nikon Zf chez Miss Numerique


Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion – Tous Droits Réservés