Les écrans tactiles ont envahi le marché des smartphones et tablettes. Certains reflex en sont déjà équipés comme le Nikon D5500. L’écran tactile a-t-il un intérêt pour les photographes ?
J’ai un avis tranché sur la question, c’est le POUR ou CONTRE de la semaine et je dis POUR. Voici pourquoi …
Quand Nikon a annoncé l’écran tactile sur le reflex Nikon D5500 vous avez été nombreux à pousser les hauts cris. Un écran tactile sur un reflex ? Non mais oh …
Et pourtant Nikon ne faisait que suivre un mouvement initié par d’autres marques qui équipent depuis plusieurs années déjà leurs boîtiers de tels écrans (Panasonic par exemple).
J’ai eu l’occasion de tester le Nikon D5500 et son écran en particulier. Et j’ai apprécié cette nouveauté pour plusieurs raisons. Je vous invite à les découvrir avant de réagir via les commentaires.
L’écran LCD est de plus en plus utilisé
Le viseur optique garde ma préférence pour bon nombre de situations (voir mon avis sur les viseurs électroniques), je reconnais utiliser de plus en plus souvent l’écran LCD.
Cet écran est particulièrement utile quand il est orientable pour adopter des cadrages différents. Il sert en mode Live View et en vidéo quand le viseur optique n’a pas d’intérêt. Il set également à changer les réglages de prise de vue et à naviguer dans les menus (voir plus bas).
Les écrans LCD récents sont très bien définis et la colorimétrie est maîtrisée, ce qui en fait des auxiliaires de choix sur un reflex.
Le mode Live View est de plus en plus utilisé
Chaque fois que j’utilise un écran orientable ou inclinable, je dois passer en mode Live View. Je peux ainsi cadrer au ras du sol ou bras levés tout en assurant un cadrage précis.
Mais il me faut aussi jouer du pad arrière pour caler la zone de mise au point et ce réglage reste long à faire même sur le très rapide D750. Avec un écran tactile je touche du doigt la zone sur laquelle faire la mise au point et elle se fait instantanément, c’est un confort appréciable.
Le déclencheur introduit un flou de bougé en vitesse lente
SI vous avez déjà utilisé votre reflex en vitesse lente sur trépied, vous savez qu’il vaut mieux déclencher avec le retardateur ou une télécommande plutôt que d’appuyer sur le déclencheur. Même en prenant des précautions, on provoque souvent un flou de bougé en appuyant.
Avec l’écran tactile il suffit de toucher du bout du doigt la zone de mise au point et, selon le réglage de l’écran, la prise de vue se fait dans la foulée. Pas de vibration, pas de risque d’appuyer un peu fort sur le déclencheur, seul le bout du doigt effleure l’écran.
Les menus sont de plus en plus complexes
Les reflex récents ont fait d’énormes progrès mais il reste un sujet qui agace souvent, c’est la complexité des menus. Les menus Nikon, par exemple, sont excessivement complets et c’est bien. Mais il faut avoir de la mémoire pour savoir où trouver quel réglage tant il y en a. Et ne pas hésiter à fouiller dans les menus pour trouver son bonheur, c’est moins bien.
Avec un écran tactile, l’ergonomie est améliorée puisqu’il suffit de toucher du doigt le menu pour l’ouvrir et naviguer. C’est plus confortable que de presser sur le pad arrière.
Les constructeurs pourraient toutefois passer à l’étape suivante et proposer une recherche facilitée. A la manière des moteurs de recherche, je trouverais intéressant de choisir les premières lettres de la fonction recherchée sur l’écran via un pavé tactile et de voir s’afficher les fonctions correspondantes.
Les habitudes sont prises
Nous utilisons des écrans tactiles à longueur de journée : tablettes, smartphones, ordinateurs portables. Les habitudes sont prises. L’arrivée des écrans tactiles sur les reflex est une évolution logique liée à un mode de fonctionnement désormais courant.
Je revois encore un de mes amis découvrir le reflex qu’il voulait s’offrir pour remplacer son smartphone et me dire « mais l’écran n’est pas tactile ??« .
La désactivation est possible
L’écran tactile est aussi un écran classique
Tout comme il y a des viseurs hybrides – optiques et électroniques – il y a des écrans tactiles désactivables. Rien ne vous empêche d’utiliser les fonctions tactiles dans certaines situations et de les désactiver dans d’autres.
C’est ce que j’ai fait sans aucune difficulté lors du test du D5500. Je n’utilisais les fonctions tactiles prise de vue qu’en mode Live View pour certaines photos, mais je les conservais pour les réglages et l’accès aux menus.
Les possibilités sont infinies
L’écran tactile apporte un changement majeur d’ergonomie. Il devient possible d’utiliser une surface au lieu d’une simple touche.
Rien n’interdit de penser que l’écran pourrait nous permettre de définir une zone de mise au point particulière au lieu de nous imposer des zones prédéterminées. De même il devrait être possible de définir précisément la zone de mesure de lumière au lieu de devoir choisir entre spot et pondérée centrale ou de recourir au menu pour changer la surface de la zone spot.
Mais encore …
En matière de reflex, chaque avancée technologique est un bouleversement en soi. Le photographe n’apprécie pas toujours le changement : l’arrivée de la mesure matricielle sur le Nikon FA en 1983 a fait réagir les adeptes de la mesure classique. L’arrivée de l’autofocus sur le F3-AF et le F4 en 1998 a provoqué son lot de contestations aussi. Ne parlons pas de l’arrivée de la vidéo sur le Nikon D90 en 2009 qui a créé une vraie rupture dans le monde de la photographie.
Et pourtant, qui remettrait en cause désormais ces possibilités ?
Les reflex actuels sont des ordinateurs et il est logique que les interfaces utilisateur – matériel évoluent. L’écran orientable était un premier pas, l’écran tactile est une suite logique.
Et maintenant à vous …
Par ce que le principe du POUR ou CONTRE est de lancer le débat, je vous invite à réagir à cette prise de position.
Que pensez-vous des écrans tactiles ? POUR ou CONTRE ?
Quel objectif choisir pour un reflex Nikon ? Modèles, avantages, inconvénients
Vous voulez compléter votre équipement mais vous ne savez pas quel objectif choisir pour un reflex Nikon ? Vous possédez déjà un zoom 18-55 mm mais cet objectif ne vous suffit plus ? Vous aimeriez passer à un modèle plus performant qui vous offre d’autres possibilités ?
Voici les principaux types d’objectifs pour reflex Nikon et les éléments de compréhension pour faire le bon choix selon vos besoins.
Quel objectif choisir pour un reflex Nikon : préambule, ratio de conversion DX – FX
Quand vous utilisez un objectif optimisé pour le plein format (FX) sur un boîtier au format APS-C (DX) vous n’utilisez que la partie centrale des lentilles. L’image produite vous donne l’effet d’être agrandie par rapport à la même image faite avec un objectif de même focale sur un boîtier FX.
C’est une conséquence de la différence de taille entre les deux modèles de capteurs FX et DX. Pour les reflex Nikon, le facteur de conversion est x 1,5. Cela signifie que vous devez multiplier par 1,5 la distance focale de tout objectif monté sur un boîtier DX pour connaître la distance focale équivalente en plein format FX.
Les informations ci-dessous font toutes référence aux focales indiquées sur les objectifs. Si vous avez un boîtier DX appliquez le facteur de conversion x 1.5. Un 50 mm monté sur un reflex DX « cadre comme » un 50 x 1.5 = 75 mm sur un plein format.
Quel objectif choisir pour un reflex Nikon : les différents types
Objectif de kit
Nikon AF-S 18-55 mm f/3.5-5.6 G ED
L’objectif de kit est l’objectif que vous achetez avec votre boîtier sous forme d’un ensemble boîtier + objectif indissociable.
L’objectif de kit est la plupart du temps un zoom 18-55 mm ou 18-105 mm avec les boîtiers DX (24-85 mm en FX). Il est suffisamment polyvalent pour vous permettre de faire la plupart des photos mais il atteint ses limites quand vos besoins changent et que vous maîtrisez mieux la prise de vue.
Le zoom kit est idéal pour la photo de famille, les voyages et le reportage tant que vous ne cherchez pas à photographier en gros plan des sujets trop lointains.
Objectif standard
Nikon AF-S 50 mm f/1.8 G
Note : on emploie à tort le terme ‘focale standard’ car cette focale donne une image proche de ce que nous voyons avec nos yeux. Mais il n’y a pas de focale standard et de focale non standard.
L’objectif standard est un objectif de focale 50 mm (FX) ou 35 mm (DX).
Nikon AF-S 50 mm f/1.4 G
Un 50 mm vous sera utile pour le reportage, le portrait et toutes les situations courantes de prises de vue en extérieur comme en intérieur quand la lumière manque. Avec un boîtier DX préférez un 35 mm pour avoir un équivalent 50 mm (35 x 1.5 = 52.5).
Objectif grand-angle
Nikon AF-S 24 mm f/1.8 G ED
Un objectif grand-angle possède une longueur focale inférieure ou égale à 35 mm, par exemple 28 mm ou 24 mm.
Un grand-angle est intéressant si vous cherchez à inclure dans vos photos les différents éléments d’une scène sans trop resserrer le cadre sur le sujet principal. C’est le cas en voyage, lors des fêtes de famille ou pour la photographie de paysages.
Nikon AF-S 28 mm f/1.8
Sachez que l’objectif grand-angle doit être utilisé sans que le boîtier ne penche sinon vous observerez des déformations sur le bord de vos photos, vers l’intérieur ou l’extérieur de l’image (en savoir plus).
Objectif ultra grand-angle
Nikon AF-S 20 mm f/1.8 G ED
L’ultra grand-angle est un objectif de longueur focale inférieure ou égale à 20 mm. Avec un ultra grand-angle vous accédez aux horizons les plus larges (et aux contraintes qui vont avec). A vous la photo de paysage, en particulier, ou les effets créatifs de ce type de focale.
Prenez grand soin à la prise de vue de soigner la tenue du boîtier car les verticales partent très vite et on a vite fait de laisser pencher un peu l’horizon.
Voigtlander Color Skopar 20 mm f/3.5
Les objectifs fish-eye sont des ultra-grand-angles particuliers car leur formule optique diffère de celle des objectifs classiques. Ils donnent des images en forme d’œil de poisson, d’où leur nom.
Objectif télé ou téléobjectif
Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 – zoom téléobjectif
Les objectifs télé, plus couramment nommés téléobjectifs, ont une longueur focale supérieure ou égale à 85 mm (en savoir plus sur les téléobjectifs).
Avec un téléobjectif vous abordez le portrait serré, les gros plans, la photo de sujets lointains.
Ces objectifs sont sensibles au flou de bougé. Utilisez un monopode ou un trépied si la vitesse d’exposition est inférieure au double de la focale (pour faire simple) : par exemple focale 200 mm – vitesse mini recommandée en numérique : 1/400°
Nikon AF-S 200 mm f/2.0 (sujet à 20m environ)
La profondeur de champ se réduit avec l’augmentation de la focale et vos sujets risquent d’être flous si vous ne faites pas la mise au point de façon précise. Faites confiance à l’autofocus de votre boîtier !
Objectif super télé
Nikon AF-S 500 mm f/4 FL ED VR
Les super-télé objectifs ont une longueur focale supérieure à 300 mm. Ce sont des objectifs imposants, lourds et onéreux.
Les super-télé imposent le trépied et une bonne maîtrise de la prise de vue pour vous donner les meilleures images. La profondeur de champ est très faible, le risque de flou de bougé très grand. La précision de la mise au point est critique.
Nikon AF 300 mm f/4 (sujet à plusieurs centaines de mètres)
Un super-télé objectif vous permet des photos en très gros plan, il est idéal si le sujet est éloigné, en photo de sport par exemple. Il reste un objectif très spécifique à utiliser avec discernement.
Quel objectif choisir pour un reflex Nikon : en conclusion
Pour savoir quel objectif choisir pour un reflex Nikon, il faut savoir ce que vous voulez faire avec. Analysez vos photos, observez à quelle focale moyenne vous utilisez l’objectif actuel si c’est un zoom. Vous saurez quelles en sont les limites.
Tenez compte des contraintes propres à chaque type d’objectif avant d’investir. Plus vous vous éloignez des objectifs courants, plus il convient de maîtriser la prise de vue pour profiter de votre matériel. Et ne pas revenir déçu !
A vous : quel type d’objectif avez-vous choisi pour compléter un zoom plus classique, et pourquoi ?
Nikon D5500 : avis, test, objectifs, accessoires recommandés et meilleur prix
Le Nikon D5500 est un reflex numérique de la gamme amateur-expert Nikon. Le Nikon D5500 est un des modèles les plus intéressants de la gamme DX Nikon : son capteur performant, son autofocus rapide et précis, son écran orientable et ses qualités en tournage vidéo en font un reflex polyvalent et accessible.
Voici de quoi vous aider à choisir votre reflex Nikon: avis, test et objectifs recommandés pour le Nikon D5500.
La gamme de reflex numériques Nikon comprend deux catégories d’appareils : les reflex au format APS-C (DX) et les reflex plein format (ou FX). La différence entre ces deux gammes tient en la taille du capteur, APS-C pour les modèles DX et Plein Format (ou 24×36) pour les modèles FX (en savoir plus sur les différences DX/FX).
Le Nikon D5500 est un reflex DX doté d’un capteur APS-C de 24Mp. Fruit d’une évolution des modèles précédents (D5000, D5100, D5200, D5300) il dispose des meilleurs composants technologiques de la marque et son positionnement tarifaire le laisse accessible au plus grand nombre (il surpasse largement le Nikon D3300 par exemple).
Le Nikon D5500 propose en effet un capteur de 24Mp, un mode vidéo Full HD évolué, un écran orientable et un module Wi-Fi intégré qui permet le transfert sans fil des photos vers un smartphone ou une tablette.
Le D5500 a remplacé le Nikon D5300 (qui reste une très bonne affaire). Pour en savoir plus sur les caractéristiques techniques du Nikon D5500, consultez sa présentation détaillée.
Nikon D5500 : l’avis de Nikon Passion
Points forts
Tout comme les autres reflex Nikon à capteur 24Mp, le Nikon D5500 vous offre une belle liberté de prise de vue et de recadrage si nécessaire. Sa capacité à faire des photos en mode automatique ou semi-automatique quand la lumière manque est un vrai plus par rapport aux compacts experts et bridges.
Le D5500 a gagné un cran en sensibilité ISO par rapport à son prédécesseur D5300. C’est donc une valeur maximale de 25.600 ISO au lieu de 12.500 ISO que vous pouvez utiliser en soirée, en intérieur ou la nuit.
Si cette valeur extrême n’est pas nécessairement celle à recommander pour minimiser le bruit numérique dans les images, elle témoigne d’une belle capacité du boîtier à sortir des images propres à 6400 ISO, une valeur déjà très confortable.
Si vous êtes adepte du post-traitement, vous pourrez également utiliser le D5500 en mode RAW et profiter de ce format pour donner à vos photos un rendu encore plus personnel.
Le D5500 est un reflex utilisable autant par le débutant qui fera ses gammes avec le mode Auto avant d’aller plus loin, comme par le photographe plus expert qui utilisera immédiatement les modes semi-automatiques et manuel P,S,A,M. C’est probablement le meilleur boîtier école du moment dans la gamme Nikon et sur le marché d’une manière plus générale.
Le système autofocus du D5500 est hérité des modèles experts de la marque. Ce module apporte un vrai confort par rapport à l’autofocus plus limité des Nikon D3200/D3300. Fort de 39 collimateurs, il s’appuie sur le processeur Nikon Expeed 4 pour offrir rapidité et précision de la mise au point. Notez que l’Expeed 4 est le processeur intégré dans les boîtiers experts-pros de la marque, rien que ça …
Le D5500 propose un écran orientable que ne propose pas son petit frère D3300. Si vous êtes peu sensible à cet argument, sachez toutefois que l’écran orientable vous donne accès à des cadrages inédits (à bout de bras, au ras du sol) et favorise les tournages vidéos. Je vous propose ici une présentation vidéo du Nikon D5500 et de cet écran.
Boîtier favori des vidéastes qui ne sont pas encore passé aux modèles pros bien plus onéreux, le Nikon D5500 propose un mode vidéo qui fait de lui une des meilleures offres dans sa catégorie pour ce type d’usage. Qu’il s’agisse de simplement remplacer le caméscope familial comme de produire des vidéos ou court-métrages de qualité professionnelle, le D5500 répond présent.
Points faibles
Le D5500 marque le pas face au modèle expert de la gamme, le Nikon D7200. Ce dernier dispose d’un module Autofocus encore plus performant (à 51 collimateurs) et offre une ergonomie plus proche des boîtiers pros (un bouton-une fonction par exemple).
De même le D7200 (et le D7100 avant lui) peut utiliser des objectifs ne disposant pas de motorisation interne alors que le D5500 nécessite des optiques AF-S Nikon ou compatibles (Sigma, Tamron).
Notez également que, sans explication de la part de Nikon, le D5500 a perdu le module GPS présent dans le Nikon D5300. Si vous aimez géolocaliser vos photos dès la prise de vue, il vous faudra acquérir un module GPS auxiliaire. Ou pratiquer la géolocalisation avec un logiciel de gestion des photos comme Lightroom.
Nikon D5500 : le test complet
J’ai testé le Nikon D5500 sur le terrain, au quotidien, pendant deux semaines. Ce test détaillé vous donnera de nombreuses informations sur les capacités du D5500 à répondre à vos attentes. J’y présente en particulier les capacités du boîtier en basse lumière à haute sensibilité ISO de même que de nombreuses photos tests.
Nikon D5500 : les objectifs recommandés
Le Nikon D5500 est proposé en kit avec le zoom standard 18-55mm ou le zoom Nikon AF-S 18-105mm f/3.5-5.6 G ED. Si le 18-55mm est plus abordable, il vous limite plus rapidement en raison d’une distance focale maximale de 55mm (équivalent 82.5mm en 24×36) un peu courte pour les vus de loin et la photo de sport et d’action.
Le Nikkor 18-140mm est un objectif plus polyvalent, tout comme le méga-zoom Nikkor 18-300mm. Le plus récent zoom expert Nikon 16-80mm f/2.8-4 est un excellent choix si vous souhaitez disposer d’un des meilleurs zooms DX du moment, quitte à sacrifier un peu les longues focales par rapport aux zooms 105 ou 140mm.
Le Nikon D5500 est particulièrement intéressant si vous l’équipez d’une petite focale fixe comme le Nikon 35mm f/1.8 DX. Vous disposez alors d’un ensemble très discret et compact pour la photo de rue ou la photo de voyage sans pour autant passer pour un touriste trop vite.
Vous préférez la macro ? Je vous recommande alors le Nikon 40mm DX Macro, un objectif dont on ne conteste plus l’intérêt en photo de nature, d’insectes, etc.
Si c’est la photo de sport, d’action, d’animaux et oiseaux qui a votre préférence, je vous invite à considérer le Nikon 70-300mm et les modèles compatibles chez Sigma et Tamron. Ce sont d’excellents compléments au zoom standard que vous conserverez pour tous les autres usages (je vous en parle en vidéo ici …).
Nikon D5500 : les accessoires recommandés
En matière d’accessoires photo, prenez le temps de bien évaluer vos besoins avant d’investir. Le choix de cartes mémoire de bonne qualité et de bonne capacité est important car les 24Mp du D5500 imposent une vitesse d’écriture sur la carte importante et une capacité de stockage élevée si vous ne voulez pas être trop limité en quantité de photo par carte.
Choisissez des cartes mémoire SD de classe 10 au minimum, de 16 ou 32 Gb.
Les vidéastes choisiront une carte mémoire de 64 Gb. La vidéo stocke de grosses quantités de données sur la carte à un rythme élevé.
Parce qu’un reflex est toujours un peu fragile quand on voyage, procurez-vous un sac photo adapté dans lequel vous pourrez stocker le boîtier, l’objectif ou les objectifs et quelques accessoires. Un sac étanche ou disposant d’une housse de pluie est un plus si vous êtes souvent dans des régions humides.
Le NIkon D5500 dispose d’un flash intégré qui atteint vite ses limites comme tous les flashs intégrés. Si vous pratiquez la photo au flash, complétez votre équipement avec un flash externe additionnel comme le Nikon SB-500.
Nikon D5500 : les meilleurs prix
Le Nikon D5500 est disponible chez les revendeurs photo de la marque comme dans les grandes surfaces spécialisées et sur Internet. Sachez toutefois que si vous souhaitez des conseils d’utilisation et que vous aimez tester avant d’acheter, seuls les revendeurs Nikon sont capables de vous proposer ce type de service.
La gestion du support après-vente est un argument à ne pas négliger quand on investit dans un tel boîtier, il serait dommage d’en être privé pendant de nombreuses semaines comme c’est le cas avec les enseignes généralistes et sites étrangers trop souvent.
Miss Numerique
Référence en matière de matériel photo, ce vendeur spécialisé propose le D5500 avec ou sans objectif. A vous de composer le kit de votre choix en toute liberté : Meilleurs prix chez Miss Numerique.
Amazon
Ce site généraliste regroupe différents vendeurs, prenez soin de bien vérifier duquel il s’agit avant de passer commande car certains vendeurs sont à l’étranger et ne proposent pas les mêmes garanties que les vendeurs français ou européens : Nikon D5500 chez Amazon.
Occasions
Le Nikon D5500 se trouve également en occasion même s’il reste assez rare encore. Si vous hésitez à acheter du matériel d’occasion, sachez que les boutiques spécialisées proposent généralement une garantie de 3 mois.
La Boutique Nikon – Paris – magasin spécialisé dans le matériel Nikon neuf et occasion avec garantie
Les annonces occasion Nikon Passion, vous pouvez poser vos questions au vendeur avant l’achat et demander des précisions et photos du matériel
Vous avez une question sur le Nikon D5500 ? Laissez un commentaire et parlons-en !
Guide Photoshop CC par Pierre Labbe
Le guide Photoshop CC de Pierre Labbe paru aux éditions Eyrolles est l’ouvrage le plus complet disponible en français sur Photoshop CC. Ce guide, qui aurait pu s’appeler Photoshop pour les photographes si l’appellation n’était déjà utilisée par un autre auteur, vous livre tout ce que vous devez savoir sur l’utilisation de Photoshop en photographie plus particulièrement.
En matière de logiciels de traitement d’images, il y a de nombreux guides ayant chacun leur particularité. Et parmi ces guides, deux sortent du lot, écrits chacun par Martin Evening, le photographe américain, et Pierre Labbe, un auteur plus proche de nous (voir le Grand Cahier Photoshop).
Le guide dont il est question ici fait donc partie de cette série d’ouvrages démarrée avec les premières versions de Photoshop et que je qualifie couramment de « bible » : 660 pages, 150 pages de bonus sur le site de l’éditeur, 1700 gr. (c’est lourd !) et plusieurs centaines d’illustrations. De quoi occuper les longues soirées d’hiver !
Photoshop et la photographie ?
Photoshop est un logiciel qui permet de faire à peu près tout en matière de traitement photo et de graphisme et faire un tour d’horizon exhaustif d’un tel logiciel au travers d’un tel guide est une gageure. Mais Pierre Labbe a réussi ce tour de force en orientant toutefois le contenu plus du côté du photographe que du graphiste. Ce n’est pas pour me déplaire …
Photoshop est devenu tellement complet et complexe à bien utiliser qu’Adobe propose depuis plusieurs années une déclinaison orientée photographes avec Lightroom.
Il n’en reste pas moins que Photoshop reste sans égal dès lors que vous souhaitez jouer avec les calques, les masques, ajouter des surimpressions, créer des graphismes à partir de vos photos et autres visuels plus ou moins élaborés. Si tel est votre besoin alors parcourir ce guide va vous permettre de découvrir les nombreuses possibilités de Photoshop parmi lesquelles :
le fonctionnement détaillé du moteur de dématriçage Camera Raw
le redimensionnement des photos
les outils de nettoyage et de retouche locale
les outils de détourage
les calques et objets dynamiques
les filtres
la distribution des images (impression, web)
la gestion des couleurs
Si vous possédez déjà la version précédente de l’ouvrage, vous pouvez passer votre chemin mais si votre guide Photoshop le plus récent remonte aux versions d’il y a quelques années, alors cette mise à niveau sur Photoshop CC va vous apporter les éclairages nécessaires.
Il serait vain de chercher à détailler chaque chapitre et à en extraire les points forts et points faibles mais sachez que :
le guide est abondamment illustré de copies d’écran et photographies en cours de traitement,
tous les rappels vers les fonctions et entrées des menus sont indiqués pour les retrouver rapidement
plusieurs questions du type « quel outil utiliser pour … parmi ceux qu’offre Photoshop » trouvent leur réponse,
les encarts « astuces » permettent de découvrir des conseils, des raccourcis, des trucs utiles à noter
tous les chapitres sont à la portée du photographe débutant qui prendra soin de lire avec un peu d’attention ce qui est présenté sans devoir disposer de fortes compétences en graphisme ou traitement d’image au préalable
les ressources et compléments sont disponibles sur le site de l’éditeur
et vous pouvez également échanger avec l’auteur sur ce même site.
Que penser d’un tel guide sur Photoshop ?
Alors que le recours aux moteurs de recherche et tutoriels vidéo est désormais plus rapide que la lecture d’un ouvrage spécialisé, vous êtes en droit de vous poser la question de l’intérêt d’un tel ouvrage. Investir 40 euros dans un guide aussi complet est-il judicieux alors que l’information se trouve forcément quelque part sur le web ?
Je suis moi-aussi un fervent utilisateur du web pour obtenir la réponse à mes questions. Mais j’avoue que je feuillette régulièrement les ouvrages spécialisés quand j’ai besoin d’une référence certaine, que je n’ai pas envie de passer plusieurs dizaines de minutes à chercher la bonne information et – surtout – la bonne réponse. Et que je ne veux pas non plus faire défiler plusieurs minutes de vidéo avant d’obtenir la réponse à ma question.
Si vous êtes dans la même situation que moi, il ne fait nul doute que cet ouvrage saura vous rendre service : gain de temps, qualité de l’information, ressources en ligne, conseils et astuces, le tout en français dans un seul et même ouvrage, c’est tout bon !
Néanmoins, parce qu’il faut bien être un peu critique aussi, avouons que tant le format que le poids de ce guide Photoshop le rendent peu pratique à utiliser dans certaines situations : ne pensez pas l’emporter dans votre sac ou le tenir longtemps sur vos genoux, il est vraiment très imposant. Orientez-vous plutôt vers la version électronique que vous pourrez consulter plus facilement sur votre tablette.
De même j’aurais apprécier de trouver quelques images et créations graphiques particulièrement abouties et détaillées sous forme de pas à pas. Il est toujours intéressant de voir comment l’expert met en perspective les différents outils à sa disposition. Entre une liste d’outils détaillée et la mise en application, il y a parfois bien du chemin pour le néophyte.
Enfin j’aurais apprécié également de disposer d’informations de comparaison entre logiciels du même éditeur permettant de savoir quelles sont les fonctions que seul Photoshop sait gérer – par exemple les calques – ou non – par exemple le traitement RAW. Ceci est d’autant plus intéressant pour le photographe que l’offre Creative Cloud actuelle permet de disposer de Photoshop et de Lightroom et que plusieurs fonctions majeures sont redondantes d’un logiciel à l’autre.
Au final cet ouvrage reste la référence française en la matière et son auteur n’a pas à regretter le travail effectué qui est vraiment conséquent. Tant la pertinence de l’auteur que la clarté des explications vous permettront d’appréhender l’utilisation de Photoshop CC en toute confiance.
103 tests d’objectifs le Nikon D810 par Jean-Marie Sepulchre (JMS)
Quels objectifs pour le Nikon D810 ? Quels réglages pour faire des photos nettes avec le D810 ? Quels résultats attendre de vos objectifs actuels sur le D810 ? Si vous vous posez ce type de questions, le guide de Jean-Marie Sepulchre entièrement dédié au Nikon D810 vous aidera à trouver les réponses.
Avec l’arrivée dans la gamme Nikon des boîtiers très riches en pixels, D800 et D800E dans un premier temps puis D810, nombreuses sont les questions que vous vous posez sur le choix des objectifs et les réglages à adopter pour avoir des photos nettes.
En effet, la densité de pixels est telle sur un capteur Plein Format de 36Mp que le moindre défaut optique de l’objectif prend une autre dimension qu’avec un capteur 12 ou 16Mp. Et le moindre flou de bougé est fatal en matière de netteté.
Pour faire les bons choix, tant en matière de réglages que d’objectifs, Jean-Marie Sepulchre – JMS, que l’on ne présente plus – s’est (re)mis au travail et vous propose ce guide au format électronique – eBook – de 266 pages.
Tout comme pour les reflex précédents (Guide du Nikon D610 par exemple) vous y trouverez une présentation du Nikon D810 et de ses caractéristiques principales, mais aussi – et surtout – un guide de choix des objectifs avec 103 optiques testées et autant de fiches techniques détaillées.
Si les premières pages du guide pourraient tout à fait disparaître – l’historique des Nikon reflex argentiques et premiers numériques intéresse peu désormais – il n’en est pas de même des nombreuses pages présentant les caractéristiques du D810.
Il ne s’agit pas ici de reprendre le contenu du manuel ni de vous proposer un apprentissage de la photo, mais plutôt de vous livrer les clés nécessaires et indispensables pour faire de bonnes photos avec le D810 (sur le plan technique, pour le côté artistique la balle est dans votre camp …).
Cette première partie s’attache donc à présenter les spécificités du D810 : capteur, autofocus, mesure de lumière, réglages spécifiques. Autant de critères importants pour maîtriser ce boîtier pro très exigeant.
Quel objectif pour le Nikon D810 ?
La seconde partie du guide est celle qui intéresse tout utilisateur du D810 dès lors qu’il s’agit de choisir un objectif : JMS a passé en revue un à un 103 objectifs et vous livre les résultats de tests tous réalisés selon le même protocole technique. La comparaison est donc évidente.
Parmi les 103 objectifs testés, vous trouverez :
les zooms amateurs,
les zooms experts en longue focale,
les zooms experts f/4,
les zooms pros f/2.8
les focales fixes grands-angles,
les focales fixes standard et moyenne focale,
les objectifs macro et architecture,
les longues focales fixes.
Les marques concernées sont Nikon, Sigma, Tamron, Samyang et Zeiss.
Parce qu’il n’existe pas d’objectifs « bons » et d’objectifs « mauvais », le classement réalisé vous donne une échelle de choix entre un et cinq. Inutile de préciser que les objectifs notés 5 sont à choisir en priorité alors que les moins bien notés sont à éviter. L’auteur vous livre également une liste d’objectifs non testés car ils n’en valaient pas la peine avec le D810, à connaître également.
Quel est l’intérêt de ce guide ?
Si vous envisagez l’achat d’un Nikon D810, ou que vous le possédez déjà, ce guide va vous aider à choisir les objectifs les plus appropriés pour ce boîtier. Vous verrez par exemple que parmi les zooms pros tous ne se valent pas sur le D810, le Tamron 24-70 f/2.8 pourtant fort apprécié se faisant distancer par le Nikon 24-70 f/2.8 première génération.
Le tarif des objectifs récents étant ce qu’il est (… élevé …), vous pourrez économiser plusieurs centaines (milliers ?) d’euros en faisant le bon choix à l’aide de ces fiches techniques plutôt que de choisir sur la base de quelques photos aperçues au hasard d’un site web. La technique ne fait pas tout, c’est vrai, mais elle contribue assez largement aux bons résultats avec un reflex de 36Mp et le tarif du guide (19 euros) sera vite récupéré au moment de l’achat du premier objectif.
Mais encore …
Avoir les bons objectifs est une chose, savoir bien régler et utiliser le boîtier en est une autre.
Les conseils et réglages proposés par l’auteur vous aideront à faire des photos nettes, à éviter les erreurs les plus communes (et il y en a plein avec les D800/D810) et à paramétrer correctement les principales options du D810. Quand on voit la richesse des menus des reflex récents, autant dire qu’aller droit au but est un avantage !
Nikon 24mm f/1.8G ED : le grand-angle à grande ouverture et tarif (plus) doux
Nikon annonce le nouveau Nikon 24mm f/1.8G ED, une version enfin accessible du 24mm Nikon à grande ouverture. C’est donc le troisième 24mm Nikon dans la gamme et il va falloir s’y prendre à deux fois pour faire le bon choix.
Les optiques à focale fixe ont encore la préférence des photographes appréciant leur faible encombrement, leur niveau de performance et leur grande ouverture, pour la plupart.
Nikon proposait déjà un 24mm à ouverture f/2.8 un peu ancien désormais et décevant face aux modèles concurrents ouvrant mieux.
L’excellent Nikon 24mm f/1.4 propose lui des performances de haut niveau mais s’avère très encombrant et son tarif le réserve aux grosses fortunes de la photographie.
Ce nouveau Nikon 24mm f/1.8 devrait satisfaire les utilisateurs de boîtiers FX qui trouveront là une alternative au modèle f/1.4 bien trop onéreux. Les utilisateurs de boîtiers DX disposeront eux d’un équivalent 35mm f/1.8 digne d’intérêt, en particulier avec les boîtiers récents comme le D5500 et le D7200.
Ce Nikon 24mm f/1.8 apporte en effet une ouverture plus que généreuse et un tarif bien plus accessible que le modèle f/1.4. Et entre f/1.4 et f/1.8 …
La fiche technique de ce Nikon 24mm f/1.8 G ED comporte 12 lentilles en 9 groupes dont 2 lentilles en verre ED, 2 asphériques et le traitement Nano Crystal est bien évidemment de la partie.
Le diaphragme circulaire comporte 7 lames, la motorisation autofocus est SWM comme sur l’ensemble de la gamme Nikon récente.
Le Nikon 24mm f/1.8G ED pèse 355 grammes, c’est un vrai atout face au modèle f/1.4 d’autant plus que le gabarit fait la différence aussi avec 8cm environ de longueur totale.
Le nouveau AF-S Nikkor 24mm f/1.8G ED est proposé au tarif public de 849 euros, c’est moitié moins que le modèle f/1.4 mais presque deux fois le tarif du plus ancien 24mm f/2.8.
Le concurrent le plus sérieux sera probablement le Sigma 24mm f/1.4 proposé au même tarif, même si le gabarit de ce dernier s’avère plus imposant que celui du Nikon f/1.8.
Les 9 meilleures raisons d’utiliser un zoom plutôt qu’une focale fixe
Les focales fixes sont les objectifs préférés de bon nombre de photographes. Mais le zoom a de nombreux avantages aussi. Voici comment utiliser un zoom pour faire des photos différentes et découvrir de nouvelles perspectives.
1. Utiliser un zoom pour passer très vite d’une focale à l’autre
Les objectifs à focale fixe datent de l’invention de la photographie alors que les objectifs zoom sont apparus à la fin du 20 ème siècle avant d’envahir le marché de la photographie numérique.
Nombreux sont encore les photographes qui ne jurent que par les focales fixes. Pour avoir publié deux articles sur le sujet (voir utiliser un 35 mm et faire le choix d’un 50 mm fixe), je ne peux que confirmer que la focale fixe est un atout majeur dans le développement de votre pratique photographique. Je vous partage d’ailleurs mes conseils pour choisir une focale fixe.
Pourtant les zooms sont partout désormais, vous en possédez au moins un très certainement. Pourquoi utiliser un zoom ? Comment utiliser un zoom ? Voici de bonnes raisons de remettre en question votre pratique si vous aviez décidé que « le zoom ce n’est pas pour vous« .
A la différence d’un objectif à focale fixe, la plage focale d’un zoom offre une infinité de focales différentes entre sa focale la plus courte et sa focale la plus longue. Utiliser un zoom c’est donc autant de possibilités de cadrage qui vous sont offertes sans avoir à changer d’objectif.
Avec un zoom vous pouvez passer très vite d’une focale à l’autre, il suffit de tourner la bague de zoom. C’est un avantage quand vous devez changer de cadrage sans avoir ni le temps ni la possibilité de vous déplacer. Les photographes de sport ou de scènes connaissent bien le problème, on leur attribue un emplacement et ils n’ont plus le droit d’en bouger. Le zoom est alors un atout pour varier les images.
2. Rester concentré sur le sujet
Certains sujets demandent une vraie concentration pour déclencher au bon moment, pour saisir l’instant magique. C’est le cas par exemple des photos de spectacles où bien souvent vous êtes assis à regarder vos enfants ou vos proches qui vont et viennent d’un bout à l’autre de la scène. Avec une courte focale fixe vous êtes bien quand ils sont devant mais mal quand ils sont au fond, et avec un téléobjectif c’est l’inverse. Utiliser un zoom est alors la solution idéale.
3. Utiliser un zoom pour tester plusieurs cadrages
Pour faire de meilleures photos, vous devez oser différents cadrages, différentes compositions. Le zoom permet de tester en toute facilité sans tomber dans le piège consistant à tourner la bague de zoom sans jamais vous déplacer.
Utiliser un zoom vous permet de déclencher une première vue en plan large. Puis une seconde en plan plus serré en ayant au bougé un peu. Et de finir la séquence en gros plan sur un personnage ou un détail par exemple, ce que vous ne pourriez pas faire sans changer trois fois d’objectif.
4. Ne pas déranger
Dans certaines situations vous devez faire preuve de discrétion, ne pas vous faire remarquer parce que le moment l’impose. C’est le cas par exemple en photo de sport où trop d’agitation peut nuire au bon déroulement d’une compétition. C’est le cas aussi lorsque vous photographiez un évènement ou une fête de famille où la discrétion est la règle première du photographe.
Le zoom est alors votre allié puisqu’il vous évite de poser le sac, de sortir un autre objectif, de le changer devant tout le monde et … de recommencer plus tard.
5. Limiter les risques
Changer d’objectif se fait facilement mais pas toujours sans risque. Imaginez que vous soyez à bord d’un petit bateau, d’un véhicule qui se déplace rapidement, au bord d’une falaise … Nombreux sont les photographes qui ont déjà fait tomber un objectif en voulant le changer, et qui ont perdu leur précieux matériel par la même occasion. Le zoom a la bonne idée de rester fixé au boîtier, c’est pratique !
6. Faire simple
Parfois le mieux est l’ennemi du bien. A vouloir changer d’objectif et de point de vue trop souvent, vous finissez par vous rendre la vie plus complexe qu’elle n’est. Et à passer à côté de bon nombre de photos parce que vous étiez en train de chercher quel objectif conviendrait le mieux à la situation.
N’oubliez toutefois pas que si la bague de zoom fait changer la focale, vous n’êtes pas forcé de la tourner tout le temps !
7. Trouver son style
Quand on débute la photographie, on ne sait pas toujours immédiatement ce qui va nous plaire ou non. Quel matériel précis il faut acheter. En utilisant un zoom et en observant à l’aide d’un logiciel photo quelles sont les focales que vous utilisez le plus, vous saurez assez rapidement quelle focale fixe vous pouvez acheter ou pas.
De même il est parfois bon de remettre vos habitudes en question et de tester autre chose. En revenir au zoom permet de tester à pas cher différentes focales.
8. Ne rien perdre en qualité
Si les premiers zooms des différents fabricants étaient de qualité bien inférieure aux focales fixes équivalentes, ce n’est plus le cas depuis longtemps.
Les modèles récents des gammes expert/pro sont aussi bons que les focales fixes équivalentes et pas toujours plus coûteux. En investissant dans un très bon zoom à ouverture f/2.8, vous vous garantissez des résultats à la hauteur de vos attentes et vous dépensez moins qu’en faisant l’acquisition de toutes les focales fixes équivalentes.
9. Faire pro !
Si vous savez casser la tirelire pour investir dans un tel engin, vous ferez pro assurément ! Reste à assurer les images ensuite …
Il y a une dernière bonne raison d’utiliser un zoom que certains photographes de mariage connaissent bien : ça fait pro !
Aussi stupide que cela puisse paraître, certains clients sont mal à l’aise quand ils voient débarquer un photographe avec un petit objectif pensant que c’est loin d’être un matériel professionnel alors qu’ils ont payé le prix fort.
Tentez de leur expliquer que seul le résultat compte en leur montrant des images faites dans les mêmes conditions, mais si vous n’êtes pas à l’aise avec cet exercice, sortir un bon gros zoom (par exemple un 70-200 mm f/2.8) en arrivant peut vous aider à gagner la confiance de votre client. Libre à vous ensuite d’utiliser l’objectif de votre choix.
Pourquoi utiliser un zoom plutôt qu’une focale fixe : exemples de photos
Utiliser un zoom : en conclusion
Utiliser un objectif zoom peut vous apporter beaucoup.
Polyvalence : avec une plage de focales variables, vous pouvez ajuster votre composition sans avoir à changer d’objectif. Cela vous permet de capturer une grande variété de sujets, qu’il s’agisse de paysages, de portraits, de photographie de rue ou de sport.
Commodité : au lieu de transporter plusieurs objectifs pour couvrir différentes distances focales, vous n’avez besoin que d’un seul objectif zoom, ce qui réduit le poids de votre équipement et facilite vos déplacements.
Rapidité de composition : vous pouvez rapidement ajuster la distance focale pour composer votre image selon vos besoins. vous permet de capturer des images plus variées et de mieux raconter l’histoire visuelle.
Maîtrise de la profondeur de champ : les objectifs zoom offrent une plage de focales plus large, ce qui vous permet d’avoir un meilleur contrôle sur la profondeur de champ. Cette plage focale vous permet de faire différentes photos avec des profondeurs de champ différentes selon la focale.
Stabilisation de l’image : de nombreux zoom sont équipés de systèmes de stabilisation de l’image (IS, VR, OIS, etc.), ce qui peut améliorer la netteté de vos photos lorsque vous photographiez à main levée. La stabilisation d’image intégrée vous permet de compenser les tremblements de l’appareil photo.
Il n’y a pas de mauvais choix et le débat focale fixe vs. zoom n’a en réalité guère de sens. Seul le résultat compte et à vous de choisir l’objectif qui vous convient pour arriver à vos fins. Un zoom de bon niveau reste un allié dans bien des situations, quelques focales fixes de qualité vous permettent d’avoir plus de souplesse à la prise de vue.
Avant d’investir un budget conséquent dans un objectif bien précis, observez vos photos. Regardez quelles focales vous utilisez le plus souvent. Cherchez ce qui vous limite pour faire les photos que vous aimeriez faire. Testez des focales que vous utilisez peu avec un zoom qui les propose. Faites le bon choix ensuite.
Sigma 24-35mm f/2 DG HSM série Art : le premier zoom f/2 constant pour boîtiers plein format
Sigma annonce le zoom Sigma Art 24-35mm f/2 DG HSM qui devient le premier zoom à adopter une ouverture constante de f/2 sur l’ensemble de la plage focale. Ce zoom permet de remplacer les trois focales fixes traditionnelles que sont les 24, 28 et 35mm, il est conçu pour les boîtiers à capteurs plein format comme la série FX Nikon.
Présentation du Sigma 24-35mm f/2
Les objectifs à focale fixe restent la référence encore absolue quand il s’agit de disposer d’une optique à grande ouverture et dont les performances optiques sont les plus élevées. Mais il faut bien reconnaître que les opticiens ont fait d’énormes progrès ces dernières années en matière de zooms experts pros.
C’est le cas de Sigma qui présente un complément à son excellent 18-35mm f/1.8 constant (dédié aux boîtiers DX / APS-C), le nouveau Sigma Art 24-35mm f/2 constant. Ce zoom grand-angle devrait très vite trouver sa place dans le sac des amateurs les plus exigeants s’il offre les mêmes performances que ses frères de gamme.
La série Art de Sigma propose un ensemble d’objectifs dont les formules optiques sont particulièrement performantes. Ces objectifs sont tous dotés d’une grande ouverture et représentent le meilleur en matière de savoir-faire Sigma.
Le nouveau zoom 24-35mm f/2 DG HSM vient donc renforcer cette gamme avec son ouverture constante de f/2 de 24 à 35mm. Sigma revendique d’ailleurs le même niveau de performance à toutes les focales que celui des focales fixes équivalentes de sa gamme Art. Autant dire qu’avec une seule optique zoom, vous allez pouvoir remplacer un 24, un 28 et un 35mm fixes, et passer d’une focale à l’autre sans avoir besoin de changer d’objectif, ça mérite un peu d’attention !
Caractéristiques techniques du Sigma 24-35mm f/2
Ce zoom 24-35mm f/2 propose une distance de mise au point minimale de 28cm et un rapport d’agrandissement maximal de 1:4,4. Il devrait ainsi ravir les amateurs de macro et proxiphotographie. Avec son ouverture de f/2 constante, il permet de favoriser l’effet bokeh, avec des flous d’arrière-plans harmonieux sur vos paysages et portraits grâce au diaphragme à 9 lames.
La formule optique intègre des lentilles de grand diamètre, asphériques, dont une lentille en verre FLD (à faible dispersion et aux performance égales à la fluorite utilisée par Nikon selon Sigma) et sept lentilles en verre SLD (faible dispersion spéciale) dont deux asphériques. L’opticien a conçu une formule optique permettant de minimiser les aberrations sphérique et chromatique ainsi que la courbure de champ.
L’autofocus est assuré par un système de mise au point interne conçu pour éviter la rotation du groupe de lentilles avant. L’usage des filtres en est facilité en photographie comme en vidéo.
La monture est réalisée en laiton chromée et reçoit un traitement de surface particulier pour renforcer sa solidité et sa résistance.
Cette optique est également éligible au programme Sigma de changement de monture qui vous permet de faire modifier un objectif pour l’utiliser sur une autre marque de boîtier (par exemple passer d’une monture Canon à une monture Nikon et inversement).
Le dock USB Sigma permet de mettre le firmware de l’optique à jour afin de bénéficier des éventuelles améliorations apportées ultérieurement par le fabricant.
Fiche technique du Sigma 24-35mm f/2 DG HSM
Formule optique : 18 éléments en 13 groupes
Ouverture minimale : f/16
Diamètre de filtre : 82mm
Angle de champ (en 24×36) : 84,1°-63,4°
Distance minimale de mise au point : 28cm
Diamètre : 87,6mm
Longueur : 122,7mm
Diaphragme : circulaire à 9 lames
Rapport d’agrandissement maximal : 1:4.4
Poids : 940gr.
Le tarif de ce Sigma 24-35mm f/2 DG HSM n’est pas encore connu de même que sa date de disponibilité.
Premier avis sur le Sigma 24-35mm f/2 DG HSM
Sigma a le mérite de proposer une alternative très crédible aux amateurs de courtes focales. Avec une ouverture généreuse et une qualité optique qui ne devrait pas décevoir, la proposition est séduisante pour remplacer le trio 24,28 et 35mm. Toutefois il faudra composer avec un poids plutôt important (940 gr.) et un encombrement lui aussi supérieur à celui d’une focale fixe (9cm de diamètre, 12cm de long replié).
La plage focale 24-35mm ravira les photographes de rue qui devront néanmoins faire avec une optique imposante et probablement un peu moins discrète qu’un 24 ou un 35mm fixe.
Face à la concurrence, ce Sigma 24-35mm a fort à faire. Le Nikon 17-35mm f/2.8 ouvre moins mais propose les focales 17 et surtout 20mm. Chez Tamron, le 15-30mm f/2.8 ouvre moins lui aussi mais descend à 15mm tout en passant à côté du 35mm.
La stabilisation n’est pas au programme du Sigma, mais avec une ouverture de f/2 et une telle plage focale, avouons qu’elle est loin d’être indispensable.
Source : Sigma
Manfrotto Digital Director : contrôlez votre reflex à distance sans écran orientable
Manfrotto annonce le nouveau Manfrotto Digital Director pour reflex et tablettes iPad. Ce système complet de prise de contrôle à distance d’un boîtier permet de bénéficier des avantages de la visée déportée, mais aussi – et surtout – du contrôle total du boîtier.
Avec l’arrivée de la fonction LiveView sur les reflex depuis quelques années, puis les nouveaux écrans arrières orientables, vous êtes nombreux à vous poser la question de l’intérêt – ou pas – de ces fonctions de visée un peu particulières.
Nous avons tous un penchant naturel pour la visée optique traditionnelle, mais il faut reconnaître que dans certaines situations de prise de vue le viseur classique ne nous aide pas. Il suffit de vouloir faire de la macro au ras du sol, une photo de groupe bras levés ou une contre-plongée, etc. pour réaliser que cela impose un minimum de gymnastique. Et que nous n’avons pas nécessairement envie de nous coucher par terre trop souvent.
Avec une visée LiveView et/ou un écran orientable le problème est vite réglé : on bascule l’écran, on vise, on fait le point avec le déclencheur ou le doigt (par exemple avec l’écran tactile du Nikon D5500) et c’est fini. La visée LiveView devient de plus réactive avec les nouveaux processeurs comme l’Expeed 4 chez Nikon et la mise au point aussi.
Mais ceci ne règle pas tous les problèmes.
Prendre de la distance
Il y a certaines situations pour lesquelles vous devez prendre de la distance avec le boîtier. Par exemple si vous fixez le boîtier sur un mat et que vous le hissez à quelques mètres de hauteur. Ou si vous le fixez au plafond pour photographier une scène bien particulière. Ou encore si les conditions d’éclairage de la scène sont telles que vous ne voyez rien ni dans le viseur, ni sur l’écran arrière.
Digital Director : une visée déportée
La solution Digital Director proposée par Manfrotto règle ce premier problème. Constituée d’un support pour iPad et d’un module électronique embarquant un processeur ARM Cortex A8, cet accessoire permet de relier une tablette iPad au boîtier par l’intermédiaire du connecteur standard Lightning Apple et de la prise USB boîtier de l’autre. Cette solution est la seule sur le marché à bénéficier de la certification Apple MFi indispensable pour faire transiter des données via le connecteur Lightning. Les applications concurrentes fonctionnent en wifi avec des performances bien moins élevées.
Pour l’avoir récemment testé en situation réelle, je dois reconnaître que l’affichage de l’image sur l’écran Retina de l’iPad est aussi rapide que sur l’écran arrière du reflex.
Il suffit donc de disposer d’un câble USB assez long pour disposer le boîtier à plusieurs mètres et visualiser tranquillement la scène sur l’écran iPad.
Un contrôle à distance intégral
Le Digital Director ne se contente pas d’afficher l’image cadrée. Il permet aussi de contrôler l’ensemble des paramètres de prise de vue (mode de prise de vue, vitesse, ouverture, sensibilité, etc.). L’application iPad vous donne accès à tous les contrôles comme si vous étiez dans les menus du boîtier.
Un déclenchement à distance immédiat
Une fois la visée effectuée, le boîtier réglé, il vous suffit de toucher du bout du doigt la zone sur laquelle vous voulez faire le point pour que l’autofocus se mette en action. Et que la photo soit prise. C’est le même principe de fonctionnement qu’avec certaines applications pour smartphones ou certains compacts à écran tactile.
Transfert de la photo rapide
Le Digital Director vous permet de transférer toute photo prise sur la tablette en quelques dixièmes de seconde. Grâce à la connexion directe par câble, la vitesse de transfert n’est pas comparable à celle d’une transmission wifi, c’est immédiat ou presque.
Traitement et partage des photos
L’application Digital Director dispose de plusieurs fonctions intégrées de traitement et correction des photos. Vous pouvez ainsi recadrer une photo, changer les paramètres d’exposition, vérifier les données EXIF ou adapter contraste et luminosité.
Dès que la photo vous convient, vous la stockez sur l’iPad et vous avez accès à toutes vos applications habituelles pour la partager. Si vous utilisez Lightroom Mobile (disponible avec Lightroom CC), il vous suffit d’ajouter les photos ainsi rapatriées dans une collection synchronisée pour retrouver ces photos dans votre catalogue une fois de retour chez vous.
Compatiblité
Dans sa toute première version, le Manfrotto Digital Director est compatible avec les reflex Nikon et Canon. D’autres protocoles sont en cours de finalisation qui permettront de prendre le contrôle de nouvelles marques de boîtiers sous peu.
Du côté des tablettes, le système est compatible avec l’iPad Air et l’iPad Air 2, il suffit de télécharger l’application gratuite pour relier le boîtier au support. Ce support dispose d’un pas de vis standard qui vous permet de fixer l’ensemble sans risque sur un trépied ou tout autre système de fixation déporté.
Premier avis sur le Manfrotto Digital Director
Pour l’avoir vu et utilisé lors de la première présentation, le Digital Director est une solution qui reprend les standards de la gamme Manfrotto. Belle qualité de fabrication pour le support, intégration réussie (et certifiée) avec l’iPad qui rend l’usage aisé : il suffit de glisser la tablette dans le support pour qu’elle soit immédiatement reconnue et associée au boîtier sans autre besoin de configuration.
L’application de pilotage est complète et facilite le transfert des images (un des problèmes des liaisons wifi avec les autres applications).
La possibilité de commander à longue distance le boîtier est un plus qui peut rendre de vrais services si vous envisagez des prises de vue en hauteur, au ras du sol ou quand la lumière rend difficile la lecture de l’écran arrière du boîtier.
Pour autant, comme il s’agit de connecter une tablette dont le positionnement est assez haut de gamme, il faudra rester prudent si vous souhaitez utiliser l’ensemble en extérieur. Les intempéries peuvent vite venir gâcher la fête et la tablette avec.
En studio et en intérieur d’une manière générale c’est par contre une solution qui s’avère très souple et très performante. Reste un tarif public de 500 euros qui vient s’ajouter à celui de la tablette pour un investissement global non négligeable. Usages professionnels et experts à prévoir en majorité donc.
Comprendre l’exposition en photo : ouverture, vitesse, ISO, profondeur de champ
Vous vous demandez comment réussir vos photos sans vous perdre dans les réglages ? Les bases de la photo regroupent cinq notions essentielles : l’ouverture, le temps de pose, la sensibilité ISO, la focale et la profondeur de champ. Ensemble, ils déterminent la luminosité, la netteté et le rendu esthétique de vos images.
Dans cet article, je vais vous montrer pas à pas comment ces réglages fonctionnent, pourquoi ils sont liés et comment les utiliser en pratique. Vous verrez que maîtriser ces bases n’a rien de compliqué : avec quelques exemples concrets, vous saurez quand ouvrir plus grand, quand allonger le temps de pose, et comment choisir la bonne sensibilité ISO.
Pour progresser en photo, il est essentiel que vous preniez le contrôle de votre appareil photo. Vous devez comprendre ce que sont les trois composants du « triangle de l’exposition » : l’ouverture (ou diaphragme), le temps de pose (ou vitesse d’obturation) et la sensibilité ISO.
Vous devez aussi apprendre à décider des paramètres à choisir lorsque vous vous préparez à photographier une scène. Voyons cela plus en détail.
Les conséquences d’une exposition mal gérée
Lorsque l’exposition n’est pas maîtrisée, les conséquences sur vos photos peuvent être décevantes. Une photo surexposée brûle les blancs et perd ses détails, une photo sous-exposée plonge dans l’ombre. La bonne exposition restitue contraste, couleurs et textures comme vous les avez vus.
En plus de ces problèmes de luminosité, une exposition mal gérée peut affecter la qualité globale de votre image. Le contraste (différence de luminosité entre les zones claires et sombres d’une image) peut être déséquilibré, entraînant un manque de détails dans les zones sombres ou claires. Les couleurs peuvent paraître fades ou dénaturées. En fin de compte, vos photos risquent de ne pas représenter la scène que vous avez essayé de photographier.
En photographie, tout commence par la maîtrise de l’exposition. Pourquoi ? Parce que c’est l’élément fondamental qui détermine la luminosité et le contraste de vos images. En comprenant comment l’ouverture, le temps de pose et la sensibilité ISO influencent l’exposition, vous obtenez le pouvoir de faire des photos qui correspondent à vos envies.
Ouverture (diaphragme) L’ouverture, notée f/1.8, f/4, etc., correspond à la taille du diaphragme de l’objectif. Plus le chiffre est petit, plus l’ouverture est grande, plus la photo est lumineuse et le flou d’arrière-plan marqué.
Temps de pose (vitesse d’obturation) Le temps de pose est la durée pendant laquelle le capteur enregistre la lumière. Une vitesse rapide (1/1000 s) fige un mouvement, une vitesse lente (1 s) crée un effet de filé ou de flou.
Sensibilité ISO La sensibilité ISO détermine la capacité du capteur à capter la lumière. Une valeur basse (100 ISO) donne une image propre, une valeur élevée (3 200 ISO) permet de photographier en faible lumière mais génère du bruit.
Focale La focale (24 mm, 50 mm, 200 mm) définit l’angle de champ de l’objectif. Plus elle est courte, plus l’image est large. Plus elle est longue, plus le cadrage est serré et le sujet rapproché.
Profondeur de champ (PdC) La profondeur de champ est la zone de netteté devant et derrière le sujet. Une grande ouverture (f/2) réduit cette zone, une petite ouverture (f/16) l’agrandit.
Triangle d’exposition Le triangle de l’exposition associe ouverture, temps de pose et sensibilité ISO. Ces trois paramètres agissent ensemble pour équilibrer la luminosité et le rendu esthétique de la photo.
Trois critères principaux déterminent ce qui fait qu’une photo n’est ni trop claire, ni trop sombre et donc techniquement réussie :
l’ouverture ou diaphragme
le temps de pose ou vitesse d’obturation
la sensibilité ISO
Exemple de photo mal exposée, elle est trop sombre ou sous-exposéeExemple de photo correctement exposée, elle n’est ni trop claire ni trop sombre
Mais ce n’est pas tout. D’autres paramètres jouent sur l’intérêt visuel d’une photo.
Il s’agit de la profondeur de champ, directement liée à l’exposition et qui définit la zone de netteté dans vos photos et le flou d’arrière-plan (parfois nommé Bokeh)
Il s’agit aussi de la focale, ou distance focale inscrite sur votre objectif et exprimée en mm (par exemple 50 mm). Elle détermine l’angle de prise de vue et donc le cadrage.
la focale 38 mm donne ici un angle de champ important qui permet d’inclure dans le cadre une scène complète
Comprendre l’ouverture en photo (le diaphragme expliqué clairement)
L’ouverture de l’objectif, déterminée par le mécanisme du diaphragme, joue un rôle crucial en photographie. Pour mieux la comprendre, imaginez là comme l’équivalent de la pupille de l’œil humain. Lorsque la luminosité est faible, le diaphragme s’ouvre en grand pour permettre à plus de lumière d’atteindre le capteur de votre appareil photo. À l’inverse, en pleine lumière, il se ferme pour limiter la quantité de lumière qui pénètre.
L’ouverture a donc un impact important sur l’exposition et, pour des raisons que je détaille plus loin, sur la profondeur de champ de votre image.
Les valeurs d’ouverture sont exprimées en chiffres comme f/2.8, f/4.0, f/5.6, etc. Ces chiffres représentent le rapport entre le diamètre du diaphragme et la longueur focale de l’objectif. Par exemple, f/2.0 signifie que le diamètre du diaphragme est la moitié de la longueur focale. Plus le chiffre est petit, plus l’objectif est qualifié de « lumineux ». En d’autres termes, il peut laisser passer davantage de lumière pour impressionner le capteur.
Les valeurs d’ouverture standard sont : f/1 – f/1.4 – f/2 – f/2.8 – f/4 – f/5.6 – f/8 – f/11 – f/16 – f/22 – f/32.
Un chiffre bas, comme f/1.4, est idéal pour des conditions de faible luminosité ou pour créer un flou d’arrière-plan artistique en isolant le sujet. À l’inverse, un chiffre plus élevé, comme f/16 ou f/22, est utile pour des scènes très lumineuses ou pour maximiser la profondeur de champ, rendant net l’ensemble de l’image, des objets proches aux lointains.
En comprenant comment régler l’ouverture, vous pourrez contrôler la luminosité et le rendu artistique de vos photos de manière plus précise.
Retenez ceci : Plus le chiffre est petit et plus l’objectif est qualifié de lumineux : il pourra laisser passer beaucoup de lumière pour impressionner le capteur.
Photo faite à très grande ouverture en soirée et en extérieur alors que la lumière manque
Entre chaque valeur d’ouverture s’applique un facteur « deux » pour la quantité de lumière qu’elle laisse passer : par exemple, f/2 laisse passer 2 fois plus de lumière que f/2.8 et 4 fois plus que f/5.6, etc…
Schémas explicatifs (la valeur indiquée n’est qu’un exemple) :
ouverture f/2.8ouverture f/5.6ouverture f/11
Maîtriser le temps de pose (comment gérer la vitesse d’obturation)
L’obturateur est un élément essentiel de votre appareil photo qui contrôle la durée pendant laquelle la lumière frappe le capteur, ce que l’on appelle le temps de pose. Il est situé à l’intérieur du boîtier de l’appareil photo, et il existe deux types principaux d’obturateurs : mécanique et électronique.
Photo faite avec un temps de pose court pour figer le mouvement
Les obturateurs mécaniques
Ils sont composés de lamelles qui s’ouvrent et se ferment pour permettre à la lumière d’atteindre le capteur pendant un certain laps de temps.
Les obturateurs électroniques
Ils sont gérés par l’électronique de l’appareil photo et n’impliquent pas de mouvements physiques.
Certains appareils hybrides, comme les hybrides Nikon Z8 et Z9, ont abandonné l’obturateur mécanique au profit d’une version entièrement électronique, ce qui peut sembler étonnant pour les habitués, mais en pratique, cela n’affecte pas la qualité des photos.
L’obturateur mécanique du Nikon D780
Les temps de pose standard sont essentiels pour contrôler la manière dont la lumière est capturée par votre appareil photo. Ils couvrent une gamme allant du simple au double, et chaque valeur a son propre rôle dans la création de vos photos.
Voici une liste des temps de pose standard les plus couramment utilisés, avec leurs fractions de seconde correspondantes :
1 seconde : Ce temps de pose est relativement long et convient généralement à des situations de faible luminosité ou lorsque vous souhaitez capturer délibérément le mouvement.
1/2 sec, 1/4 sec, 1/8 sec : Ces temps de pose raccourcissent progressivement la durée d’exposition, idéaux pour figer des sujets en mouvement modéré tout en laissant entrer suffisamment de lumière.
1/15 sec, 1/30 sec : Ces valeurs sont parfaites pour la photographie en lumière ambiante, comme la photographie de rue, où vous avez besoin d’un équilibre entre la luminosité et la capture du mouvement.
1/60 sec, 1/125 sec, 1/250 sec : Ces temps de pose plus rapides sont excellents pour figer des sujets en mouvement rapide, tels que les oiseaux en vol ou les sports.
1/500 sec, 1/1000 sec, 1/2000 sec : Ces valeurs sont très courtes et sont principalement utilisées pour figer des actions très rapides ou pour photographier en plein soleil, réduisant ainsi la quantité de lumière qui atteint le capteur.
En choisissant le bon temps de pose en fonction de la situation, vous pouvez contrôler la netteté de vos photos et exprimer votre créativité photographique. N’hésitez pas à expérimenter avec ces valeurs pour obtenir les résultats souhaités dans vos images.
Bien utiliser la sensibilité ISO (gérer la lumière et le bruit)
La sensibilité ISO, exprimée en valeurs numériques, représente la capacité du capteur de l’appareil photo à réagir à la lumière. Ce paramètre clé influence la luminosité de votre image et a un impact significatif sur la qualité de la photographie finale.
Voici les valeurs ISO standard couramment utilisées, chacune étant un facteur de deux par rapport à la précédente : 50 ISO, 100, 200, 400, 800, 1.600, 3.200, et ainsi de suite.
Retenez ceci :
400 ISO est deux fois plus sensible à la lumière que 200 ISO et quatre fois plus sensible à la lumière que 100 ISO
un capteur calé sur 400 ISO aura donc besoin de deux fois moins de lumière pour être impressionné de la même façon qu’à 200 ISO et quatre fois moins qu’à 100 ISO.
Photo faite en haute sensibilité alors que la lumière manque
La raison pour laquelle nous avons une gamme de sensibilités ISO aussi variée est liée à la nécessité d’adapter la capture de la lumière aux conditions de prise de vue.
Les avantages d’augmenter la sensibilité ISO
L’augmentation de la sensibilité ISO présente un avantage pratique : elle permet d’utiliser des temps de pose plus courts dans des situations de faible luminosité. Cela est particulièrement utile lorsque vous photographiez à main levée sans trépied, car des temps de pose plus courts réduisent le risque de flou de mouvement.
Les inconvénients d’augmenter la sensibilité ISO
Il y a un inconvénient majeur à augmenter la sensibilité ISO : le bruit numérique. À mesure que vous augmentez l’ISO, l’appareil photo amplifie le signal du capteur pour compenser le manque de lumière, mais cela entraîne la génération de bruit numérique, semblable au grain dans les photos argentiques.
Le bruit numérique peut dégrader la qualité de l’image en introduisant des artefacts (défauts) indésirables. Ainsi, il est essentiel de choisir judicieusement la sensibilité ISO en fonction des conditions de prise de vue pour obtenir le meilleur équilibre entre luminosité et qualité d’image.
Exemple : si vous constatez qu’une prise de vue à 100 ISO donne des temps de pose trop longs et risque de générer du flou, augmentez la sensibilité à 800 ISO. Vous constaterez que le temps de pose est désormais suffisamment rapide pour éviter.
Choisir la bonne focale (voir large ou cadrer serré)
Tous les objectifs mentionnent une focale dont l’unité est le millimètre. La focale est une distance qui détermine la capacité de l’objectif, pour cette focale donnée, à cadrer plus ou moins large. On parle ainsi d’objectif :
grand angle si la focale est réduite, par exemple 24 mm
standard si la focale est proche de 50 mm
téléobjectif si la focale atteint ou dépasse 85 mm
super téléobjectif si la focale est supérieure à 300 mm
Il existe deux types d’objectifs dont l’indication de focale diffère :
les objectifs à focale fixe comme les 35 mm, 50 mm, 200 mm …
les objectifs à focale variable ou zoom comme les 18-55 mm, 18-200 mm, 70-200 mm, …
Un objectif à focale fixe cadre d’une unique façon. Pour cadrer plus large ou moins large, il faut vous reculer ou vous approcher de votre sujet (d’où l’expression « zoomer avec vos pieds »).
Un objectif à focale variable ou zoom peut cadrer plus large avec sa focale la plus courte et plus serré avec sa focale la plus longue. Les zooms peuvent alors être des zooms :
ultra grand angle, par exemple 10-20 ou 12-24 mm
grand angle, par exemple 14-24 ou 15-30 mm
standard, par exemple 24-70 mm
téléobjectif, par exemple 70-200 mm ou 150-600 mm
Selon le capteur de votre appareil photo, APS-C ou plein format, il convient d’appliquer un ratio de conversion qui vous donne la focale équivalente en 24 x 36, le format de référence en photo. Vous trouverez des informations plus détaillées dans cet article dédié.
Jouer avec la profondeur de champ (et la zone de netteté en photo)
La profondeur de champ (PdC) est la zone de netteté devant et derrière votre sujet. Elle dépend de l’ouverture, de la focale et de la distance au sujet. C’est un élément clé de la composition.
Comprendre comment contrôler la profondeur de champ vous permet de jouer avec la mise en valeur de votre sujet principal tout en créant des arrière-plans flous ou nets selon vos besoins artistiques.
Imaginez que vous photographiez un portrait avec un arrière-plan flou qui isole parfaitement votre sujet. Cela se fait en utilisant une faible profondeur de champ. À l’inverse, pour la photo de paysage où chaque élément est net du premier plan à l’horizon, une grande profondeur de champ est nécessaire.
Pour mieux visualiser ce concept, voici un schéma illustrant la profondeur de champ et comment elle affecte une image :
Profondeur de champ et zone de netteté
La profondeur de champ (PdC), représentée sur le schéma par les zones entre la ligne bleue (le premier plan net de la photo) et la ligne rouge (le dernier plan net de la photo), est une distance critique. Elle définit la zone dans laquelle les objets apparaissent nettes sur vos photos.
Retenez ceci : la profondeur de champ ne se répartit pas de manière égale de part et d’autre du point de mise au point.
En réalité, environ 1/3 de la profondeur de champ se trouve en avant du sujet, situé sur le plan de netteté (représenté par la ligne bleue), tandis que les 2/3 restants s’étendent en arrière du sujet jusqu’à la ligne rouge. Cette répartition inégale est essentielle à comprendre car elle influence la manière dont vous composez vos images.
En contrôlant la profondeur de champ, vous pouvez choisir de mettre en avant votre sujet en le plaçant dans la zone nette tout en obtenant un arrière-plan flou, ou vous pouvez décider d’avoir une grande partie de votre scène nette en jouant avec des valeurs d’ouverture plus élevées. C’est un élément fondamental pour créer des images qui vous correspondent.
Photo faite avec une faible ouverture et une courte focale pour favoriser la faible profondeur de champ
La profondeur de champ varie selon les réglages que vous utilisez. Le principal critère qui modifie la PdC est la focale de l’objectif.
Plus la focale est longue (téléobjectif), plus la profondeur de champ est réduite, et inversement.
L’ouverture du diaphragme est un autre élément clé pour contrôler la profondeur de champ. Une ouverture plus grande, symbolisée par des valeurs comme f/1.4, autorise une faible profondeur de champ, créant un arrière-plan flou qui met en valeur le sujet principal. À l’inverse, une ouverture plus petite, comme f/16, autorise une plus grande profondeur de champ, convenant aux scènes où vous souhaitez que la plupart des éléments restent nets.
D’autres facteurs tels que la distance entre l’objectif et le sujet ainsi que la taille du capteur de l’appareil photo jouent également un rôle dans la profondeur de champ. En comprenant comment ces variables interagissent, vous pourrez affiner votre contrôle sur la mise au point et la composition de vos images pour atteindre les résultats souhaités.
La profondeur de champ, influencée par la focale, l’ouverture du diaphragme, la distance au sujet et la taille du capteur, est un résultat subtil de l’interaction pour déterminer la netteté et la mise en avant du sujet dans une image.
Exemples concrets de profondeur de champ
Portrait avec arrière-plan flou
PdC faible : En utilisant une grande ouverture comme f/1.4, le sujet est net tandis que l’arrière-plan est flou. Cela isole le sujet, créant un effet de « bokeh » qui met en valeur le visage du modèle tout en adoucissant l’arrière-plan.
Photographie de paysage
PdC Élevée : Pour capturer tous les détails d’un paysage, une petite ouverture comme f/11 ou f/16 est utilisée. Cela crée une grande PdC, assurant que tout, des premiers plans aux détails lointains, est net.
Macro-photographie
PdC très faible : En macrophotographie, où l’on photographie des sujets très proches, une PdC extrêmement faible est souvent souhaitée. Cela signifie qu’une partie minuscule du sujet est nette, tandis que le reste est flou. Cela permet de mettre en avant des détails spécifiques, comme une goutte d’eau sur une feuille.
Photographie de rue
PdC modérée : En photo de rue, une PdC modérée est souvent utilisée. Elle permet de garder le sujet principal net tout en laissant un contexte légèrement flou pour mettre en avant l’environnement urbain.
Photographie de sport
PdC modérée à élevée : Pour figer l’action en photo de sport, une PdC modérée à élevée est utilisée avec des ouvertures telles que f/4 à f/8. Cela garantit que les athlètes en mouvement restent nets tout au long de leur course.
Avec ces bases de la photo vous avez maintenant de quoi passer à l’action.
Le triangle d’exposition (un réglage essentiel en photo)
Comment tous ces facteurs influent-ils sur l’image ? Pour une photo donnée, vous avez besoin d’une certaine quantité de lumière pour impressionner le capteur, ni trop pour obtenir une image trop blanche (claire), ni trop peu pour obtenir une image trop noire (sombre).
C’est là qu’interviennent tous ces facteurs :
la quantité de lumière nécessaire : Q
l’ouverture : O
le temps de pose : V
la sensibilité : S
Ces éléments sont liés par la formule suivante pour définir ce que l’on appelle la « bonne » exposition :
Q = O x V x S
Doubler une des valeurs O, V ou S suppose de diminuer de moitié l’une des deux autres valeurs à droite de la formule (n’oubliez pas que tous les « standards » cités plus haut sont toujours séparés d’un facteur deux).
Exemple concret sur les couples temps de pose/ouverture (+ sensibilité) : considérons une photo faite à 200 ISO, avec un temps de pose de 1/250 ème sec. et une ouverture de f/5.6.
Les bases de la photo déterminent ainsi que pour prendre la même photo à 400 ISO, il faut :
soit utiliser un temps de pose deux fois plus court (1/500 ème sec.),
soit diminuer l’ouverture par deux (f/8) pour que la même quantité de lumière arrive sur le capteur.
De même, pour prendre cette photo à 200 ISO avec un temps de pose plus court (1/500 ème sec.) :
il faut multiplier l’ouverture par deux (f/4).
Par ailleurs, il faut admettre deux choses :
plus la focale est longue, plus la profondeur de champ est courte
plus l’ouverture est grande, plus la profondeur de champ est courte
Avec ça, vous avez tous les éléments en main pour faire varier la profondeur de champ et le couple « temps de pose/ouverture » pour une sensibilité donnée :
pour les portraits vous avez besoin d’une faible profondeur de champ pour faire ressortir le sujet du reste de la photo, utilisez une ouverture plus grande et un temps de pose plus court,
pour les sujets en mouvement, vous avez besoin d’un temps de pose plus court pour figer le mouvement, compensez en ouvrant plus grand l’ouverture du diaphragme (toutes choses égales par ailleurs).
Photo faite avec des valeurs moyennes qui donnent une grande profondeur de champ et une exposition satisfaisante
Foire aux questions sur les bases de la photo
Quelle est la meilleure ouverture pour un portrait ? Pour isoler un visage et obtenir un joli flou d’arrière-plan, utilisez une grande ouverture comme f/1.8 ou f/2.8. Si vous voulez au contraire que le décor soit net avec votre sujet, fermez à f/5.6 ou f/8.
Pourquoi mes photos sont trop sombres ? Vos réglages n’apportent pas assez de lumière au capteur. Vérifiez que l’ouverture n’est pas trop fermée, que la vitesse n’est pas trop rapide et que la sensibilité ISO n’est pas trop basse. Ajuster un seul de ces paramètres peut suffire.
Quelle différence entre focale et ouverture ? La focale (exprimée en mm) correspond au champ de vision de l’objectif : plus elle est courte (ex. 24 mm), plus l’angle est large. L’ouverture (f/1.8, f/4, etc.) détermine la quantité de lumière qui entre et la profondeur de champ. Ce sont deux notions indépendantes mais complémentaires.
Qu’est-ce que le triangle de l’exposition ? C’est l’équilibre entre ouverture, temps de pose et sensibilité ISO. Modifier l’un influe sur l’exposition et oblige à compenser avec un autre pour conserver une photo bien équilibrée.
Quelle vitesse choisir pour éviter le flou ? En règle générale, choisissez une vitesse au moins égale à l’inverse de la focale utilisée. Par exemple, avec un 50 mm, réglez 1/60 s ou plus rapide. Pour figer un mouvement, allez vers 1/500 s ou 1/1000 s.
Dois-je toujours photographier en mode manuel ? Non, les modes semi-automatiques comme priorité ouverture (A) ou priorité vitesse (S) sont très pratiques. Ils laissent l’appareil gérer une partie des réglages tout en vous permettant de contrôler le rendu principal de l’image.
Quels réglages choisir pour débuter en photo ?
Commencez à 100 ISO, f/5.6 et 1/125 s en lumière du jour. Ajustez ensuite l’ouverture pour la profondeur de champ et la vitesse selon le mouvement du sujet.
Les bases de la photo : en conclusion
Maîtriser l’ouverture, la vitesse, l’ISO, la focale et la profondeur de champ, c’est comprendre comment la lumière et la netteté interagissent pour créer une photo réussie. Une fois compris, ces réglages vous permettent d’exprimer vos intentions sans vous laisser piéger par la technique.
Retenez une chose simple : chaque photo est un choix. L’ouverture joue sur la lumière et la profondeur de champ, le temps de pose sur le mouvement, la sensibilité ISO sur la capacité de l’appareil à s’adapter. Ajoutez la focale et vous contrôlez et décidez à la fois du cadrage et du rendu visuel.
Entraînez-vous à varier un seul paramètre à la fois. Photographiez un portrait à grande ouverture, puis le même à f/8. Essayez un paysage au 24 mm puis au 200 mm. C’est en expérimentant que vous intégrerez naturellement ces bases et que vos photos gagneront en qualité.
Si vous voulez aller plus loin, je vous propose mon guide gratuit (83 pages illustrées). C’est un condensé de ce qu’il faut savoir pour progresser rapidement, sans jargon inutile et avec des exemples concrets à reproduire.