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52 défis photo de paysage, des exercices pratiques pour apprendre la photo de paysage

Vous pouvez suivre des vidéos pendant des heures, lire des dizaines d’articles sur la photo de paysage, si vous ne pratiquez jamais, vous ne progresserez jamais. Pour pratiquer, il faut sortir votre matériel photo et l’utiliser. Si vous ne savez pas par quel bout commencer, comment photographier les paysages, quels types de paysages et de vues privilégier, voici comment « 52 défis photo de paysage » va vous aider.

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52 défis photo de paysage : présentation

Plusieurs types de livres existent pour apprendre la photo. Certains sont des références encyclopédiques, d’autres des recueils de réglages techniques, d’autres encore des listes d’exercices concrets. C’est de cette dernière catégorie dont il s’agit avec « 52 défis, photo de paysage ».

Cette série, inaugurée avec « 52 défis, Street photography », suivi de « 52 défis, photo de nature », « 52 défis, photo expérimentale« , « 52 défis photo macro » et « 52 défis, photo de voyage » vous aide à pratiquer la photographie.

52 défis photo de paysage, des exercices pratiques pour apprendre la photo de paysage

En effet, vous ne savez pas toujours par quel bout prendre un domaine photographique particulier, comme la photographie de paysage ici. Vous ne trouvez pas le temps, vous ne maîtrisez pas la difficulté de certaines prises de vue. Vous ne cherchez pas la variété non plus (la prise de vue ne suffit pas à faire une bonne photo de paysage). Or il n’y a qu’en pratiquant, en allant sur le terrain le plus souvent possible, que vous progresserez.

Pour vous aider, cette collection éditée par les éditions Eyrolles vous propose de relever des défis : plutôt que de faire des photos sans trop savoir ni pourquoi, ni comment, vous choisissez un défi – un exercice – et vous le réalisez.

Vous pouvez reproduire aussi souvent que vous le souhaitez un des défis, en délaisser certains si votre environnement ne s’y prête pas, en mixer plusieurs pour faire du sur-mesure.

52 défis photo de paysage, des exercices pratiques pour apprendre la photo de paysage

7 types de défis photo de paysage à relever

Les deux auteurs, Ross Hoddinott et Mark Bauer, ont préparé des exercices de différents types :

  • exercices techniques,
  • exercices de créativité,
  • exercices par type de lieux,
  • exercices de composition,
  • exercices de post-traitement,
  • exercices par type de météo,
  • exercices par type de lumière et de couleur.

Autant dire que vous allez avoir le choix !

Chaque exercice photo – défi – se présente sous la forme d’une double page détaillant le contexte et ce que vous devez réaliser. Un encart « astuces » vous livre les secrets des photographes pros dans cette situation, tandis qu’une photo finalisée illustre le défi. Des notes de terrain complètent l’ensemble.

Plusieurs défis plus complexes sont présentés sous forme d’une suite d’étapes, ce sera d’autant plus simple à suivre pour vous.

52 défis photo de paysage, des exercices pratiques pour apprendre la photo de paysage

Mon avis sur ce livre sur la photographie de paysage

Ceux qui me connaissent bien le savent, je suis un adepte de la pratique quotidienne. Rien ne remplace l’expérience acquise sur le terrain, qui vient compléter le savoir théorique et artistique que vous pouvez acquérir par ailleurs.

Toutefois, le photographe amateur fait souvent face à une impasse lorsqu’il s’agit de passer à l’acte : il ne sait pas comment améliorer ses photos, ce qu’il pourrait faire et obtenir dans une situation donnée. Il manque d’inspiration et de motivation.

Ce livre répond en bonne partie à ces attentes. Il vous explique ce que vous allez devoir, faire, pourquoi, comment, dans quel type de lieu et quels sont les réglages et astuces à connaître avant de finaliser vos images.

Étudiez ce livre avant de partir faire vos photos. Choisissez quels défis vous pouvez ou voulez relever. Faites une copie de la double page au besoin, ou, mieux, prenez des notes personnelles. Et lancez-vous !

Vous allez vite réaliser qu’en adoptant une démarche réfléchie, vous progresserez bien plus vite.

Je ne peux que vous inciter à vous lancer, à adopter une telle démarche, et j’ai trouvé ce livre très bien fait pour vous aider à passer ce cap. Le petit format est pratique pour glisser le livre dans votre sac photo, le tarif de 12,90 euros très contenu, l’ensemble est joliment illustré et plein de bonnes idées.

De plus, les photos ainsi réalisées vous permettront de créer de jolies séries que vous serez fier(e) de montrer. N’est-ce pas le plus gratifiant au final ?

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52 défis photo de voyage, des idées pour faire des photos originales

Lorsque vous allez pouvoir voyager à nouveau, quelles photos allez-vous faire ? Tout ce qui vous passe devant les yeux ou des thèmes bien précis ? Vous ne savez pas comment aborder la photographie en voyage au-delà des simples souvenirs ? Pourquoi ne pas utiliser cette liste de 52 défis photo de voyage pour créer des séries consistantes alimentées chaque jour ?

52 défis photo de voyage, des idées pour faire des photos

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Le début d’une nouvelle collection ?

Les éditions Eyrolles sont coutumières du fait. Elles vous proposent un ou deux ouvrages dont la thématique et la présentation sont bien spécifiques. Selon que ces livres trouvent leur public ou non, elles proposent une autre formule ou complètent la série.

Ainsi est née la collection « Les secrets de … » qui rencontre un joli succès depuis plusieurs années. Avec cette nouvelle série « 52 défis … », nous sommes au début de ce qui pourrait être une nouvelle collection attirante pour les photographes amateurs comme plus experts. Je vous donne mon avis sur le principe des défis photo ici.

La série comporte déjà trois livres :

« 52 défis photo de voyage » est le quatrième volume de cette collection encore balbutiante mais qui pourrait bien prendre son envol.

52 défis photo de voyage, des idées pour faire des photos

52 défis photo de voyage : pourquoi autant d’idées ?

[su_frame][/su_frame]Lorsque vous faites des photos, en voyage, vous avez tendance à sauter sur tout ce qui bouge. Vous voyez un paysage, un détail, une personne … hop ! Photo. Vous vous retrouvez à la fin de la journée avec des centaines de photos, quelques souvenirs agréables, mais rien de consistant.

Vous pouvez vous contenter de ça, après tout la photo c’est aussi créer de simples souvenirs. Mais vous pouvez avoir envie de créer quelque chose de plus réfléchi. Raconter une histoire, montrer une série sur un même thème, creuser une même idée tout au long du voyage.

Encore faut-il savoir quelle idée.

C’est le principe de ce livre : vous donner des défis à relever, autant d’idées à exploiter, et vous éviter de dépenser votre énergie à chercher un sujet.

En choisissant un ou plusieurs des défis proposés, vous savez ce que vous allez chercher. Vous n’avez pas à vous poser la question. Vous n’avez qu’à ouvrir l’œil et déclencher au bon moment. Votre pratique photo devient un jeu, que vous allez même pouvoir prolonger au retour parfois. Certains de ces défis peuvent être réalisés autour de chez vous aussi.

52 défis photo de voyage, des idées pour faire des photos

52 idées de photos, 5 thèmes récurrents

Les 52 défis photo de voyage que vous propose Antony Zacharias, l’auteur, sont classées par thématiques. C’est une proposition, vous êtes libre de la suivre ou de faire à votre façon en mélangeant les sujets.

Ces cinq thématiques sont :

  • le paysage
  • les détails
  • le portrait
  • la photo de rue
  • l’architecture

Chaque double page « défi » est accompagnée d’un symbole vous indiquant quelle est la thématique. Outre le numéro du défi, un encart technique vous donne des indications pratiques pour améliorer vos photos. Un plus long paragraphe vous explique le contexte du défi, pourquoi le relever, quel est son intérêt, comment il s’inscrit dans une logique photographique.

L’encart « Notes de voyage » vous donne des indications créatives pour produire des séries plus consistantes. L’encart « Astuces » vous parle des erreurs à éviter et de la façon de mettre en avant ce qui peut l’être, selon le défi.

Une photo illustre chaque défi, vous avez un rappel visuel de ce que vous devez chercher à obtenir.

52 défis photo de voyage, des idées pour faire des photos

Mon avis sur « 52 défis photo de voyage » et qui s’adresse ce livre

Ce petit ouvrage, compact, pas cher du tout (12,90 euros) peut vous aider lorsque vous allez voyager.

Non seulement vous allez le glisser aisément dans votre sac, et choisir les défis qui collent au mieux à votre destination, mais il va vous permettre de vous concentrer sur quelques thématiques. Vous ferez toutes les photos que vous voulez, bien évidemment, mais vous prêterez un œil plus attentif à ce qui correspond aux défis choisis.

Ce détail qui revient souvent, ce type de paysage, ce schéma de portrait simple à reproduire, ces panneaux, cette photo de fin de journée avec ses belles couleurs … vous allez pouvoir réaliser des séries dont vous serez fier car elles auront du sens. Elles montreront non seulement ce que vous avez vu, mais vos talents de photographe.

Ce livre s’adresse à vous si vous ne savez pas sur quoi vous focaliser lorsque vous voyagez. Il vous donne des idées, vous pousse à passer à l’action et à vous creuser la tête.

Il s’adresse à vous aussi même si vous ne voyagez pas bien loin. Explorez votre ville, votre environnement local dans le même esprit que si vous étiez en voyage au bout du monde. Qu’est-ce que ça change en photo ?

« 52 défis photo de voyage » n’est pas à un livre pour apprendre la photo de voyage, ce n’est pas le but. Attendez-vous par contre à découvrir une liste d’idées inspirantes qui vont faire de vous un photographe bien plus appliqué !

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Comment photographier les enfants, conseils et erreurs à éviter

Savoir comment photographier les enfants est important pour constituer des souvenirs de famille. Mais les enfants sont des sujets complexes à photographier car ils bougent beaucoup et sont souvent imprévisibles. Vos photos sont alors souvent … floues ou mal cadrées.

Voici une série de conseils pour réussir des photos d’enfants, éviter les erreurs les plus flagrantes et faire plaisir à toute la famille.

Comment photographier les enfants, conseils et erreurs à éviter

Comment photographier les enfants, les principes

En tant que photographe amateur, débutant ou plus confirmé, vous êtes repéré comme « la/le photographe attitré(e) », et chacun compte sur vous pour faire de belles photos des enfants, les vôtres ou ceux de vos proches. C’est bien normal, quoi de plus agréable que de faire de jolis portraits, d’immortaliser des moments de vie et pouvoir les revoir quelques années plus tard.

Seulement voilà, les enfants sont pleins de vie ! Ils ne restent pas en place, courent dans tous les sens, sont imprévisibles. Bien souvent vos photos sont floues, vous n’êtes pas satisfait du résultat, les autres non plus, 

Si vos photos manquent de netteté, si vos portraits sont flous, si une action n’est pas figée au bon instant, vous voyez de quoi je veux parler.

Vous utilisez un reflex ou un hybride ? Un appareil photo qui vous laisse le contrôle des paramètres de prise de vue ? Voici comment éviter les principales erreurs et comprendre comment photographier les enfants et (enfin) réussir vos photos.

1- Evitez le recours systématique au flash

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

En choisissant un cadrage qui m’a fait bénéficier de la lumière naturelle venant de la droite, j’ai évité l’éclair de flash
Le portrait est bien plus naturel.

La lumière manque, votre appareil photo est réglé en mode automatique, votre objectif a une ouverture maximale limitée et vous utilisez le flash.

Le flash a bien des avantages mais en abuser est l’erreur la plus courante pour photographier les enfants. 

Qu’il s’agisse du flash intégré ou d’un flash additionnel, le flash apporte la lumière manquante, mais a des effets secondaires désagréables. Il crée des ombres portées inesthétiques sur les murs, plonge l’arrière-plan dans le noir, et ajoute souvent deux yeux rouges diaboliques à vos enfants !

Evitez d’utiliser le flash en lui préférant des réglages de prise de vue – ouverture, vitesse, sensibilité ISO – qui compensent le manque de lumière. Pensez en particulier à monter en ISO, les capteurs récents supportent très bien des sensibilités de 3.200, 6.400 ou 12.800 ISO, sans générer trop de bruit numérique. De plus mieux vaut une photo un peu bruitée qu’une photo floue.

2- Evitez les temps de pose trop longs

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

Cet instant ne se reproduira pas, en choisissant 1/800ème de sec. j’ai pu figer l’expression à une distance très réduite

Le temps de pose définit la durée pendant laquelle la photo est faite, il s’exprime en seconde ou fraction de seconde, et fait référence à la vitesse d’obturation qui est l’indication affichée sur votre appareil photo (faussement nommée vitesse puisqu’elle est indiquée en seconde).

Le réglage du temps de pose participe au trio ouverture/temps de pose/sensibilité et donc à l’exposition de la photo.

Il vous suffit de réduire le temps de pose pour figer les mouvements de vos enfants. Mais attention, réduire le temps de pose signifie aussi compenser en ajustant l’ouverture et/ou la sensibilité ISO pour conserver une exposition correcte. Les modes experts P,S,A de votre appareil photo vous aident puisqu’en changeant le temps de pose, ils vont automatiquement adapter l’ouverture. A vous de changer la sensibilité ISO ou d’utiliser le mode ISO-Auto.

Sachez qu’en augmentant l’ouverture vous allez réduire la profondeur de champ et risquer le flou sur les visages.

En choisissant une sensibilité trop élevée pour votre capteur, vous allez faire apparaître du bruit numérique sur vos images.

Si vous faites varier le temps de pose sans changer ni l’ouverture ni la sensibilité (par exemple en mode M), vous allez avoir des images sous-exposées (trop sombres) ou surexposées (trop claires).

Un temps de pose compris entre 1/250ème et 1/1000ème est généralement suffisant pour figer les mouvements. Utilisez le mode S de votre boîtier pour régler le temps de pose voulu tout en gardant la possibilité de changer ouverture et sensibilité.

3- Evitez les trop grandes ouvertures

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

A f/16 j’ai pu conserver une grande zone de netteté du premier au dernier plan (Color Skopar 20 mm f/3.5)

Le terme ouverture fait référence au diamètre du trou qui laisse passer la lumière au travers du système de diaphragme de l’objectif à destination du capteur. L’ouverture est donc variable d’une valeur maximale (le plus grand diamètre) à une valeur minimale (le plus petit diamètre), elle est désignée par la valeur f.

Une grande ouverture – par exemple f/2.8 – fait passer plus de lumière en direction du capteur. A exposition identique vous allez pouvoir réduire le temps de pose et le risque de flou de bougé de l’enfant.

Attention : l’ouverture joue sur la profondeur de champ. Avec une grande ouverture, la profondeur de champ – zone de netteté de part et d’autre du plan de mise au point – diminue. Vous risquez alors le flou par manque de profondeur de champ si vous avez fait la mise au point sur le visage et que l’enfant a reculé ou avancé entre le moment où vous avez réglé et le moment où vous avez déclenché.

Choisissez toujours une ouverture qui vous donne une profondeur de champ suffisante sans pour autant vous imposer un temps de pose inadapté. Retenez qu’à f/2.8 ou f/1.8 vous disposez d’une marge de manœuvre très faible. A f/8 c’est plus confortable. Au-delà (f/11, f/11) vous êtes tranquille.

4- Evitez les sensibilités trop élevées pour photographier les enfants en intérieur

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

A 12.800 ISO le bruit reste discret, au besoin ou au-delà vous pouvez le réduire dans un logiciel spécialisé comme DxO PureRAW

Quand vous avez fixé temps de pose et ouverture, il ne vous reste plus qu’à ajuster la sensibilité ISO pour optimiser l’exposition. Les appareils photo récents sont capables de monter en ISO pour vous autoriser des temps de pose suffisamment rapides et des ouvertures réduites.

Sachez toutefois que la montée en ISO s’accompagne d’une montée du bruit numérique, soit l’apparition de points colorés disgracieux sur vos photos lorsque vous dépassez la valeur limite du capteur de votre appareil photo.

Réduire le bruit numérique se gère en post-traitement dans un logiciel dédié sur les fichiers RAW, mais encore faut-il avoir ce logiciel, savoir faire et en avoir envie. Si vous photographiez en JPG, il est impossible de réduire le bruit. Mieux vaut donc éviter de trop monter en ISO dans ce cas.

Faites quelques tests avec votre appareil photo pour en connaître la limite. Que le capteur soit au format APS-C ou 24 x 36, évitez de dépasser 6.400 ISO pour garder une bonne qualité d’image en JPG. Au-delà le bruit sera visible et le recours au post-traitement indispensable.

Sur les appareils des générations précédentes, par exemple les Nikon D90, D300, D3100, D5100, etc. ne dépassez pas 1.000 ISO. Au-delà les résultats seront moins bons.

5- Evitez le zoom de base du kit

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

Un objectif à focale fixe de 35 mm permet de jouer sur l’arrière-plan grâce à son ouverture généreuse sans déformer les visages de vos sujets

Le zoom de base livré avec de nombreux appareils photo (par exemple le Nikon AF-S 18-55 mm en reflex ou le NIKKOR Z 16-50 mm en hybride) n’offre pas de grandes ouvertures. Il est limité à f/3.5 ou f/4 alors qu’un objectif à focale fixe équivalent ouvre à f/1.8 voire f/1.4.

Passer de f/4 à f/1.4 c’est gagner 3 Ev soit l’équivalent de 3 valeurs de temps de pose ou 3 valeurs de sensibilité. A lumière équivalente, si vous utilisez une ouverture de f/4 et que cela vous donne un temps de pose de 1/15ème sec, en passant à f/1.4 vous pourrez utiliser un temps de pose de 1/125ème bien plus confortable pour éviter le flou. Attention toutefois à ne pas tomber dans le piège de la profondeur de champ réduite (voir point précédent).

Vous pouvez vous procurer un objectif à focale fixe de 35 mm ou 50 mm pour photographier les enfants, ces objectifs sont accessibles et vous donneront de bien meilleurs résultats que les zoom de kit.

6- Evitez le flou de bougé du photographe

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

Avec un téléobjectif, calez vous bien pour ne pas générer un flou de bougé au déclenchement (ici Nikon AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VR)

Beaucoup de photos floues le sont en raison d’un bougé du photographe lors du déclenchement. Ce flou de bougé du photographe est à distinguer du flou de bougé du sujet du à un mouvement trop rapide pour le temps de pose choisi.

Le flou de bougé du photographe est du à un temps de pose trop lent pour la focale utilisée. A 200 mm par exemple, considérez qu’il vous faut utiliser un temps de pose d’au-moins 1/200ème de sec. (soit 1/focale) avec un capteur plein format. Appliquez un coefficient x1.5 pour un capteur APS-C (soit 1/300ème de sec. À 200 mm par exemple).

Prenez l’habitude de bien caler votre appareil photo avant de déclencher. adoptez une position stable, les jambes suffisamment écartées, l’appareil photo bien tenu en main. Utilisez le système de stabilisation d’image (Nikon VR ou assimilé) si votre objectif en est équipé. 

Pour photographier les enfants en pleine action, un monopode peut vous rendre service. Il offre une stabilité plus importante sans réduire vos possibilités de mouvement et de changement de cadre rapide.

7- Evitez les lieux sans lumière naturelle

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

La même photo faite à l’ombre, deux mètres plus loin, n’aurait pas eu le même impact visuel

Nous avons trop souvent tendance à photographier les enfants là où ils se trouvent alors qu’il suffirait de les faire se déplacer de quelques mètres pour bénéficier d’une lumière naturelle plus agréable.

Si vous êtes dans une pièce sombre, demandez à l’enfant de se rapprocher de la fenêtre ou d’une baie vitrée.

Si vous êtes en extérieur, préférez un coin bien éclairé sans que le soleil ne tape directement sur le visage de l’enfant. Il le ferait cligner des yeux, s’agacer. Une lumière généreuse mais bien diffusée est préférable, placez l’enfant sous un arbre, à l’ombre, au besoin masquez le soleil direct avec ce que vous avez à disposition (carton, vêtement, casquette tenue à la main, …).

A l’inverse, vous pouvez utiliser un réflecteur pour rediriger une partie de la lumière naturelle vers votre sujet si elle manque. Une simple plaque de polystyrène blanc peut faire l’affaire, posez-là au sol ou demandez à un proche de la tenir à la main.

Préférez les séances prévisibles en début de matinée plutôt qu’en fin d’après-midi. La lumière est aussi belle, voire plus belle, les enfants sont en forme et plus disponibles.

8- Ne restez pas trop près

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

Le Nikon AF NIKKOR 180 mm f/2.8 m’a permis de figer le mouvement tout en étant éloigné de plusieurs mètres de mon sujet

Une autre erreur courante consiste à photographier les enfants en vous rapprochant pour faire des gros plans. Plus vous vous rapprochez plus la profondeur de champ diminue (à focale et ouverture égales).

Le risque de flou du à une profondeur de champ trop réduite augmente donc très vite quand la distance au sujet se réduit. C’est d’autant plus critique si le mouvement de l’enfant est important.

Prenez du recul quitte à recadrer vos photos en post-traitement – avec 24 Mp et plus ce n’est pas un problème. Vous diminuerez le risque de flou du sujet et vous laisserez plus d’espace à vos enfants pour évoluer.

Photographier les enfants, mais encore …

Maîtriser quelques règles techniques est nécessaire pour photographier les enfants. Mais ne passez pas à côté de l’essentiel, l’émotion qui doit se dégager de vos photos. Une belle expression, une mimique, un sourire pas forcé du tout, un geste rigolo sont bien plus importants pour donner une bonne photo qu’un objectif hors de prix à très grande ouverture ou un appareil photo pro.

Photographier les enfants nécessite aussi beaucoup de pratique. Ce sont des sujets complexes, qui ne vous obéiront pas toujours (la pose sur commande, ce n’est pas du meilleur effet non plus). Mais cette pratique a un avantage énorme : les enfants sont souvent disponibles (surtout si ce sont vos enfants) et très joueurs. Ils se prêtent volontiers au jeu. Profitez-en pour multiplier les prises de vues !

Question : quel est le principal problème que vous rencontrez quand vous photographiez des enfants ?

Découvrez les secrets de la photo d’enfants


Photographier les oiseaux à la mangeoire : installation, réglages et astuces (2026)

L’hiver, les oiseaux des jardins peuvent avoir du mal à trouver de la nourriture pour survivre. Installer une mangeoire va les aider et vous donner beaucoup de plaisir dans l’observation des oiseaux variés qui la fréquentent. Photographier les oiseaux à la mangeoire est aussi une opportunité même si vous ne possédez pas un téléobjectif très puissant, car vous pouvez vous approcher de vos sujets.

Ce tutoriel photo vous est proposé par Stéphane Lebreton, lecteur de Nikon Passion, naturaliste et photographe depuis de nombreuses années. La Loire et les autres milieux naturels de son voisinage (forêts, prairies, étangs…) lui permettent de diversifier les sujets et les pratiques : flore, oiseaux, mammifères, insectes, paysages.

Stéphane apprécie le partage d’expériences : entre amis comme au sein d’un club photo et sur le web. Retrouvez-le sur son site Affut et billebaude comme sur sa chaîne YouTube « Affut et billebaude, les coulisses de la photo nature« .

Comment installer une mangeoire pour photographier les oiseaux

Trouver une mangeoire

Trouver une mangeoire dans le commerce est simple : la plupart des jardineries en proposent et des associations telles que la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) en vendent par correspondance.

Vous pouvez aussi en fabriquer une facilement avec du matériel de récupération : ouvrez une fenêtre quelques centimètres au-dessus du fond d’une bouteille plastique, déposez de la nourriture sur le fond et suspendez la bouteille pour avoir une mangeoire qui ne vous coûte rien !

Pour la nourriture, les graines de tournesol conviennent à de nombreuses espèces. Vous les trouverez en supermarché ou dans les jardineries. Attention toutefois, le nourrissage doit rester hivernal, prenez des précautions pour ne pas causer de tort aux oiseaux. Vous trouverez de nombreux conseils sur le site de la LPO.

Installer votre mangeoire

Une fois que vous disposez de votre mangeoire, installez-la dans un endroit dégagé et mettez en place des supports sur lesquels les oiseaux vont se poser et où vous pourrez les photographier : branches, pierres, écorces, …

Attention, si la mangeoire est placée trop près de branches existantes, les passereaux risquent de ne pas passer par les supports que vous avez préparés. De plus, une branche dégagée permet d’obtenir un meilleur bokeh à l’arrière-plan. Soignez l’esthétisme de ces supports ajoutés car ils peuvent apporter beaucoup à vos clichés comme dégrader leur qualité si des éléments gênants ou peu harmonieux  apparaissent sur vos photos.

Définissez l’emplacement où vous allez vous positionner en considérant les critères suivants :

  • trouvez un endroit pour être le plus caché possible, à une distance de 3 ou 4 mètres des supports,
  • l’arrière plan doit être naturel, sans élément gênant peu esthétique (grillage, maison, poteau ou fil électrique, etc.),
  • anticipez l’éclairage de la scène selon l’heure de prise de vue : plein éclairage, éclairage de côté, contre-jour… pour pouvoir jouer avec la lumière lors de la prise de vue.
Comment photographier les oiseaux à la mangeoire
Comment photographier les oiseaux en vous cachant sous le toboggan des enfants ! Photo (C) Stéphane Lebreton

Pour vous cacher dans un jardin, utilisez les éléments existants : derrière un muret, derrière des volets, sous le toboggan des enfants. Avec du tissu ou du filet de camouflage, masquez les espaces qui pourraient laissez entrevoir votre silhouette. Dans l’idéal seul l’objectif doit être apparent.

Si n’avez pas de jardin, vous pouvez tenter votre chance sur un balcon : la plupart de ces conseils peuvent être appliqués, mais les contraintes seront plus fortes. Pensez aussi à transformer votre voiture en affut si vous n’avez pas d’autre option !

Photographier les oiseaux : la lumière et l’heure

La lumière hivernale est basse, même en milieu de journée. C’est une contrainte, mais aussi une opportunité.

En début de matinée, la lumière rasante donne du relief au plumage et des couleurs chaudes qui réchauffent les tons ternes de l’hiver. C’est souvent le moment où les oiseaux sont les plus actifs : ils arrivent affamés après la nuit. En fin d’après-midi, même logique, avec une lumière plus dorée encore mais une activité qui décroît.

Placez votre mangeoire et vos supports de pose de façon à avoir la lumière dans le dos au moment où vous prévoyez de shooter. Un oiseau éclairé de face, avec un arrière-plan dans l’ombre, donnera un résultat bien plus propre qu’un sujet à contre-jour non maîtrisé.

Le contre-jour n’est pas interdit pour autant. Par temps couvert, il produit des silhouettes graphiques intéressantes. Par soleil direct, il demande une compensation d’exposition et donne des résultats imprévisibles, surtout sur les espèces au plumage sombre.

Par temps nuageux, la lumière diffuse est homogène et flatteuse pour les détails du plumage. C’est souvent dans ces conditions que les photos de mésanges et de moineaux sont les plus réussies, sans zones brûlées ni ombres dures.

Photographier les oiseaux : la prise de vue

Le moment venu, installez vous confortablement car vous passerez sans doute plus d’une heure sans bouger. Posez votre matériel sur un trépied pour assurer la stabilité de l’ensemble et pour éviter les crampes dans les bras !

Vérifiez aussi que la mangeoire est alimentée…

Avant le retour des oiseaux (ou alors vous êtes fort si vous ne les avez pas fait fuir en arrivant !), pré-réglez votre matériel :

  • ajustez le trépied et la visée en direction du support prioritaire,
  • faites une mise au point sur ce support pour être plus réactif dès qu’un oiseau arrive,
  • vérifiez les réglages d’exposition : sensibilité, profondeur de champ, temps de pose.

Choisissez une grande ouverture pour bénéficier d’un bokeh harmonieux. Si votre objectif est plus piqué à f/5,6 qu’à pleine ouverture, fermez d’un cran. Les oiseaux sont très rapides, n’hésitez pas à caler votre temps de pose sur 1/500e de sec., sauf si vous souhaitez jouer avec le flou.

Pour résumer les réglages de départ : mode priorité vitesse (S), 1/500e de seconde minimum, ISO automatique plafonné à 3200 ou 6400 selon votre boîtier, ouverture maximale de votre objectif.

En cas de lumière hivernale faible, n’hésitez pas à monter à 1/800e ou 1/1000e si les ISO restent gérables. Un oiseau flou parce qu’il a bougé est une photo perdue. Un oiseau net avec un peu de grain reste exploitable.

Comment photographier les oiseaux à la mangeoire
la mésange bleue est très assidue à la mangeoire – photo (C) Stéphane Lebreton
1/500 sec. – f/5 – 100 ISO – 300 mm

À l’arrivée des oiseaux, ne vous précipitez pas, laissez les prendre confiance. Si vous devez bouger votre objectif, faites-le très lentement. Commencez par un premier déclenchement et observez la réaction. Lorsque la sérénité est revenue, recommencez. Petit à petit les oiseaux vont oublier ce bruit insolite et poursuivre leur activité.

Si vous utilisez un hybride Nikon Z, vous disposez d’atouts supplémentaires pour la photo d’oiseaux à la mangeoire. Activez l’obturation électronique silencieuse : aucun bruit de déclenchement, les oiseaux ne sont pas perturbés. Sur les boîtiers récents (Z6III, Z8, Z9), activez le mode Sujet : Oiseaux dans les réglages d’autofocus. Le boîtier détecte et suit automatiquement l’oiseau, y compris l’œil, dès qu’il entre dans le cadre.

Résultat : vous pouvez vous concentrer sur le cadrage et la lumière plutôt que sur la mise au point. En rafale silencieuse à haute cadence, vous multipliez les chances de capturer l’instant décisif, l’envol ou l’attitude caractéristique de l’espèce.

Photographier les oiseaux : les variantes

Certaines espèces aiment se nourrir au sol, comme les moineaux ou les pinsons. Ce peut être l’occasion d’essayer des prises de vue au ras du sol en utilisant la végétation du premier plan pour un effet de flou esthétique (en savoir plus avec le livre « les secrets de la photo d’animaux« ).

Comment photographier les oiseaux à la mangeoire
une prise de vue au ras du sol pour cette femelle pinson – photo (C) Stéphane Lebreton
1/200 sec. – f/5,6 – 320 ISO – 500 mm

D’autres espèces que les passereaux peuvent venir profiter de votre mangeoire : la tourterelle turque, le geai des chênes, le pic épeiche…

Le geai est très farouche : un silence absolu et une grande lenteur dans les gestes sont indispensables.

Pour le pic épeiche, vous pouvez installer un support vertical qui rappelle les branches mortes sur lesquelles il vient habituellement rechercher des larves d’insectes. Une astuce consiste à forer de petits trous dans la branche et à y déposer quelques graines à son intention durant les jours qui précèdent pour qu’il prenne l’habitude d’y venir.

Comment photographier les oiseaux à la mangeoire
le pic épeiche est aussi attiré par les graines de la mangeoire – photo (C) Stéphane Lebreton
1/1000 sec. – f/5 – 100 ISO – 220 m

Enfin, pour varier les attitudes, essayez les photos d’oiseaux en vol. Il vous faut alors anticiper l’arrivée de l’oiseau et ne pas hésiter à utiliser le mode rafale !

Quel objectif utiliser pour photographier les oiseaux à la mangeoire ?

Un 200 mm ou 300 mm suffit si vous pouvez vous approcher à 3 ou 4 mètres.
Un 70-300 mm polyvalent est un bon point d’entrée.
Si vous avez un 500 mm ou plus, vous pourrez rester plus loin et perturber moins les oiseaux. L’important est que l’objectif soit rapide à mettre au point : privilégiez les formules AF-S ou AF-P chez Nikon.

Peut-on photographier les oiseaux à la mangeoire toute l’année ?

La mangeoire est avant tout un outil hivernal, de novembre à mars. C’est aussi la période où les oiseaux sont les plus assidus et où la végétation dégagée facilite les prises de vue. En dehors de l’hiver, les oiseaux trouvent naturellement de quoi se nourrir et fréquentent moins la mangeoire.

Faut-il un trépied ou peut-on photographier à main levée ?

Le trépied est recommandé pour les longues séances d’affût : il évite la fatigue et permet de pré-cadrer sur le support. À main levée, un stabilisateur optique ou IBIS actif (sur les hybrides Nikon Z) compense les légères vibrations. Dans tous les cas, c’est la vitesse d’obturation qui fait la différence sur la netteté.

Comment éviter que les oiseaux s’enfuient au déclenchement ?

Laissez-les s’habituer à votre présence en plusieurs séances avant de commencer à photographier sérieusement. Évitez les mouvements brusques. Sur un hybride, l’obturation électronique silencieuse est un avantage décisif. Sur un reflex, le mode miroir relevé réduit les vibrations et le bruit de déclenchement.

Prêts pour la mangeoire et la photographie d’oiseaux ?

Photographier les oiseaux à la mangeoire est une façon aisée de photographier les passereaux en hiver. L’installation est simple et ne nécessite ni repérage chronophage, ni matériel spécifique. Un téléobjectif de longueur focale moyenne (200 ou 300 mm) peut suffire.

De nombreuses espèces peuvent fréquenter la mangeoire, vous permettant différents types de prises de vue.

Pour une fois en photo animalière, les déclenchements seront nombreux, alors prévoyez une carte mémoire suffisante et du temps pour faire le tri !

Vous pratiquez déjà la photo d’oiseaux à la mangeoire ou chez vous ? Quelle est la photo dont vous êtes le plus fier ?


Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

La fin de l’année a été riche en annonces chez les éditeurs de logiciels photos. Toutes ont en commun d’avoir été plus ou moins discrètement taguées « Intelligence Artificielle », à mi-chemin entre l’univers dystopique de la série Black Mirror et la promesse de nous libérer du temps pour plus de créativité.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie, qu’en est-il vraiment, menons l’enquête.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Le livre de Jacques Croizer via Amazon

Le livre de Jacques Croizer via la FNAC

Cet article vous est proposé par Jacques Croizer. Déjà à l’origine de plusieurs articles sur Nikon Passion dont un sur l’IA pour les photographes, Jacques Croizer est surtout l’auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier, « Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos« .

Intelligence artificielle et traitement de l’image (IA)

En poussant un peu loin le bouchon (de l’objectif), nous pourrions dire que le rêve de Leibniz est l’acte fondateur de l’intelligence artificielle : toute idée complexe peut être décomposée en idées plus simples, jusqu’à aboutir à une combinaison d’idées axiomatiques. (De Arte combinatoria – Leibniz 1666).

C’est plus sérieusement dans les années 50 qu’émerge l’idée qu’une machine puisse être capable de réaliser une tâche relevant jusqu’ici de l’intelligence humaine, par exemple tenir une conversation (test de Turing). Mais le chemin est long du projet à la chose.

Si une intelligence artificielle sait traduire d’une manière plus ou moins compréhensible la plupart des écrits de l’humanité, elle est encore très loin de pouvoir les résumer correctement, sans parler d’y ajouter la moindre page. L’intelligence humaine reste le carburant dont elle ne peut se passer. C’est sans doute pourquoi certains experts préfèrent parler d’intelligence augmentée que d’intelligence artificielle, remettant ainsi l’humain au cœur du processus de création.

Intelligence artificielle et création d’image

Qu’en est-il de l’image ? Un logiciel peut très facilement produire en quelques clics une illustration abstraite, mais imaginez-vous votre ordinateur capable de dessiner, ex nihilo, ne serait-ce que l’ébauche d’un portrait ?

Vraisemblablement oui, à en croire celui présenté à droite dans l’illustration ci-dessous… mais à vrai dire, ce visage n’est pas sorti de nulle part : le collectif Obvious, à l’origine de ce travail, a entraîné un algorithme à peindre, en utilisant pour base de connaissances une collection de portraits classiques, réalisés entre le XIVème et le XIXème siècle.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Edmond De Belamy (C) Obvious Art

L’algorithme se compose de deux réseaux de neurones artificiels : un générateur (le peintre) et un discriminateur (le critique d’art).

A mesure qu’il s’entraine, le générateur crée des images de plus en plus réalistes. Le discriminateur sélectionne parmi les œuvres ainsi produites celles qu’on ne saurait attribuer ni à un humain, ni à une machine. Dans cette présélection, les auteurs du logiciel (de vrais humains !) ont finalement choisi onze tableaux, constituant la généalogie imaginaire de la famille Bellamy.

La technologie (DCGAN) à la base de cet exploit est l’un des développements les plus récents de ce qu’il est convenu d’appeler « l’apprentissage profond » ou « deep learning » (à la base de la réduction de bruit DeepPRIME de DxO Photolab 4, voir plus bas).

Dans la phase d’apprentissage, le générateur est présumé pouvoir extraire de l’ensemble des œuvres qu’on lui a données à digérer une grammaire suffisante pour qu’il puisse à son tour créer de manière autonome de nouvelles toiles.

Le photographe passionné que vous êtes s’étonnera sans doute que cette grammaire ait pu si délibérément ignorer les règles basiques de composition : le personnage est placé très haut dans le cadre ! Peut-être est-ce lié au fait que les réseaux de neurones convolutifs du générateur analysent l’image en la découpant en fragments qui se chevauchent, donc sans jamais en avoir une vision globale ?

On préfèrera retenir que l’algorithme aurait pu tout aussi bien dessiner un mouton, une chaise ou une locomotive, ou tout simplement n’imprimer qu’une grosse tache multicolore. Il a pourtant bel et bien réalisé le portrait d’une personne qui n’existe pas ! C’est là l’exceptionnelle performance du procédé.

Pour la petite histoire, sachez que cette œuvre a été adjugée pour la modique somme de 432.500 $ ! Une question en passant : qui est l’auteur du tableau ? Le collectif qui a créé l’algorithme ou l’algorithme lui-même ? Ce dernier est-il seulement capable d’intention ?

IA et développement du fichier RAW

Exceptée la précédente expérimentation, la création d’image reste encore l’apanage des peintres et photographes. Les premiers interprètent à leur guise la réalité, tandis que les seconds, du moins dans leur rôle de témoin de notre temps, essaient de la retranscrire aussi fidèlement que possible.

Nos boîtiers ne fournissent malheureusement souvent que des images imparfaites. L’étape de développement du fichier RAW, à l’aide d’un logiciel spécialisé, est incontournable à qui veut magnifier sa production.

Bien qu’utilisant au maximum les Picture control (chez Nikon) à la prise de vue afin d’optimiser le développement de leurs fichiers RAW, beaucoup de photographes trouvent encore cette phase de travail trop chronophage. Où est le temps où ils se contentaient de prendre la photo, le tireur se chargeant ensuite de la retranscrire au mieux sur le papier ?

Si au moins leur logiciel de développement préféré était capable de restituer en un seul clic la réalité, libre à eux de tirer ensuite sur les curseurs pour aboutir à une version plus personnelle. Les photographes ne demandent pas à l’IA de créer une image, mais seulement de l’améliorer … automatiquement ! Facile ?

L’apprentissage profond (deep learning) sait se rendre utile sur des créneaux bien délimités : le service de généalogie myheritage propose par exemple un utilitaire de colorisation automatique de vos anciennes photos. D’après les indications du site « le modèle a été formé à l’aide de millions de vraies photos et a développé une compréhension de notre monde et de ses couleurs ». Le résultat, proche des cartes postales aux couleurs fanées de l’ancien temps, est impressionnant.

La piste est prometteuse, mais pour développer n’importe quel fichier RAW, une telle intelligence devrait au préalable être entraînée sur une très grande variété d’images parfaitement traitées, en se référant à une réalité qui n’est tout simplement pas mesurable. En l’absence de données d’apprentissage, il est clair que le deep learning ne nous sera d’aucun secours.

Les logiciels de post traitement utilisent donc des techniques d’intelligence artificielle qui ont fait leurs preuves depuis bien des années : comparez les résultats des corrections automatiques (tonalité, contraste et couleur) de la version actuelle de Photoshop CC avec ceux d’une version vieille de 10 ans : les différences sont marginales.

Ces traitements sont basés sur les statistiques élémentaires de l’image, en particulier sur les histogrammes de ses différentes couches. Les améliorations apportées à la plage tonale de l’image se font sans aucune contextualisation. C’est sans doute parce que le jeu n’en vaut plus la chandelle : les résultats obtenus sont suffisamment convaincants, en témoigne l’avant/après présenté ci-dessous.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Yéyette (f/5.6 à 1/250 s) photo (C) Philou

Mission accomplie aurions-nous tendance à penser… seulement voilà, la justesse de la correction dépend beaucoup des spécificités de la photo d’origine. En particulier, le traitement automatique des couleurs relève encore trop aujourd’hui de la loterie, lorsque la prise de vue s’éloigne un peu des standards.

Quoiqu’il en soit, il n’y a pas de quoi fouetter un chat, comme le disait Yéyette, ni bien sûr de quoi faire apparaitre si soudainement le tag « intelligence artificielle » dans les arguments de vente de ces logiciels. Alors ?

IA et post traitement spécifique

Nous avons vu que les réseaux de neurones convolutifs ont encore un peu de mal à générer une image complexe. Ils sont par contre passés maîtres dans l’art de les classer.

L’exemple du Challenge ILSVRC est parlant. Les logiciels participants au challenge sont entraînés en mode supervisé sur une base d’apprentissage de 1.200.000 illustrations labellisées : parmi 1.000 références possibles, on indique pour chaque image le sujet qu’elle contient, avion, voiture, personne, etc. Les logiciels doivent ensuite reconnaitre ces objets dans 50.000 images qu’ils n’ont jamais vues auparavant.

En 2010, le taux d’erreur était de 28 % : une image sur 4 était mal reconnue. Les progrès du deep learning ont été si rapides qu’en 2015, le taux d’erreur de l’algorithme avait chuté en dessous de celui obtenu par des humains (< 5%). Relativisons toutefois la performance : nous sommes capables de reconnaitre bien plus que 1.000 catégories d’objets !

Une fois encore, il suffit de réduire le périmètre d’apprentissage à un contexte particulier pour obtenir des performances pour le moins bluffantes. L’application Plantnet est ainsi capable de reconnaitre une plante parmi près de 30.000 espèces, après que vous l’ayez simplement photographiée avec votre smartphone. Qui dit mieux ?

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Cyclamen (f/3.5 à 1/320 s – 105 mm Nikon) photo (C) J. Croizer

Luminar AI (Artificial Intelligence) s’auto décrit comme étant « le premier logiciel de retouche photo entièrement optimisé par intelligence artificielle ». Il utilise cette faculté de classification automatique pour proposer des traitements adaptés à chaque sujet.

Par exemple, le logiciel identifie automatiquement la photo ci-dessous comme étant celle d’un paysage. A partir de son fichier RAW un peu tristounet, il suggère plusieurs développements. Le module « correction rapide » délivre une image très réaliste. Le module « coucher de soleil » éclaircit l’image et en renforce les teintes chaudes. Le module « chutes de neige » fait ressortir la texture de la neige et la blanchit.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Jura (f/5.6 à 1/40 s) photo (C) J. Croizer
de 
gauche à droite et de haut en bas :
photo originale – correction rapide – coucher de soleil – chutes de neige

Ces modules agissent comme des modèles (effets prédéfinis) spécialisés. Certains donnent parfois des résultats un peu ésotériques, mais l’utilitaire d’édition permet de revenir finement sur les réglages en agissant sur les curseurs habituels (température de couleur, exposition, contraste, …) ou en jouant sur des notions plus contextuelles (brume, heure dorée, …). Lorsque le logiciel détecte que la photo est un portrait, il modifie ses propositions : Fashionista, Sublime, Rembrand… les styles prédéfinis (aux noms français parfois folkloriques…) ne manquent pas.

Plus intéressant, le module FaceAI détecte automatiquement le visage, en isole les yeux, les dents, les lèvres, la peau, et propose pour chaque partie des traitements adaptés. C’est sur ces aspects que le logiciel fera gagner le plus de temps, puisqu’il évite d’avoir à faire de fastidieuses sélections de zones. Notons qu’une fois classée l’image ou isolés certains de ces éléments, on retrouve dans l’utilitaire d’édition les techniques implémentées depuis déjà longtemps dans ce type de logiciel, ce qui n’enlève rien à ses qualités.

Pour aller plus loin dans l’analyse, il faudrait connaitre plus précisément les algorithmes de machine learning utilisés. Les éditeurs en gardent jalousement les secrets en ne communiquant que sur les résultats… et c’est bien naturel ! La mécanique mise en œuvre par l’étonnant outil « remplissage d’après le contenu » de Photoshop CC risque d’attiser longtemps la curiosité des développeurs.

Un bruit qui court

L’intelligence artificielle était donc finalement déjà présente depuis longtemps dans nos logiciels de post traitement, mais elle ne disait pas son nom. Ses derniers développements ont permis de proposer de nouvelles fonctionnalités spectaculaires, sans pour autant vraiment optimiser le temps de traitement des fichiers RAW. La quête de l’outil idéal risque d’être encore longue, mais ne boudons pas notre plaisir : si l’assistance à la conduite n’est pas la conduite autonome, elle procure néanmoins un confort d’utilisation très appréciable. A nous de débusquer dans toutes ses innovations celles qui nous seront vraiment utiles.

Prenons l’exemple d’un photographe qui travaillerait beaucoup avec des sensibilités élevées. Il ne pourra qu’être séduit par la dernière version du logiciel DxO Photolab 4. Depuis 2003, cette société teste des boitiers en photographiant dans son laboratoire des mires calibrées. Ces clichés, réalisés pas à pas sur toute la gamme de sensibilités du boitier, ont été conservés depuis l’origine, constituant un remarquable corpus d’apprentissage. Il a été mis à profit pour entrainer un module capable de réaliser simultanément le dématriçage et le débruitage des fichiers RAW pris en charge.

Les étonnantes capacités des réseaux de neurones convolutifs ont permis d’atteindre des résultats exceptionnels. Rappelons toutefois que ces puissants outils n’ont rien de la baguette magique d’Harry Potter. Mal entraînés, ils peuvent rapidement faire fausse route. L’erreur la plus fréquente est le surapprentissage : l’algorithme fonctionne parfaitement sur les images qui lui ont permis d’apprendre (c’est la moindre des choses !) mais il disjoncte dès qu’on lui présente une nouvelle image.

S’il est vrai que le fonctionnement des réseaux de neurones est comparable à celui de notre cerveau, il ne faut y voir qu’une mécanique en attente de l’artiste qui saura en agencer les couches et en régler les hyperparamètres, sous peine d’obtenir des résultats très aléatoires. Coup de chapeau donc aux analystes de données qui ont travaillé sur Photolab 4 pour nous proposer un résultat aussi abouti.

Plus que des mots, un exemple d’utilisation de la technologie DeepPrime de Photolab 4 devrait vous convaincre de ses capacités. La photo ci-dessous a été prise en 2006 au format RAW avec un Nikon D70, premier reflex numérique grand public de Nikon. Son logiciel de dématriçage était à l’époque « Capture NX2 ». Pour les besoins du test comparatif, le fichier a successivement été traité avec NX2 V2, puis Photolab 4. 12 années séparent ces deux logiciels.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Les 7 péchés capitaux (f/2.8 à 1/80 s) photo (C) J. Croizer

Dans la version Photolab, les teintes sont plus nuancées. Elles sont aussi plus détaillées dans les zones les plus saturées. Le bruit est très fortement atténué, sans pour autant lisser l’image. Voilà de quoi repousser les limites de nos appareils.

L’Intelligence artificielle en traitement d’image et photographie : en conclusion

Si l’intelligence artificielle est encore beaucoup utilisée comme un argument commercial, il apparait néanmoins que les avancées sont réelles dans les logiciels de post traitement.

Vous doutiez encore de l’utilité des fichiers RAW ? Souvenez-vous qu’on y enregistre une seule donnée : la vérité, autrement dit la lumière renvoyée par la scène originale.

Nul doute que dans quelques années, vos logiciels préférés auront encore fait des progrès très impressionnants dans l’exploitation de cette information et qu’ils seront capables de magnifier vos archives. Alors surtout… gardez précieusement vos vieux RAW !

Le livre de Jacques Croizer via Amazon

Le livre de Jacques Croizer via la FNAC


Comment pratiquer la photo pendant un confinement, 20 idées

Les confinements se suivent et ne se ressemblent pas. Mais ils ont pour trait commun de vous priver de sorties,  de voyages, d’événements à photographier. Plutôt que de déprimer en attendant la fin du confinement, pratiquer la photo pendant un confinement est une belle initiative. Voici une liste d’activités à mener chez vous, ou à proximité, pour vous occuper, profiter de votre passion, progresser.

Comment pratiquer la photo pendant un confinement, 20 idées

20 activités photo à faire pendant un confinement : la liste

Attention, prenez des notes ! Voici une liste d’idées pour vous aider à pratiquer la photo pendant un confinement.

Progresser en photo, développer vos compétences, profiter de ce que vous avez déjà fait sont des activités différentes de la prise de vue. Mais elles sont importantes aussi, et peuvent se faire chez vous, sans sortir, ou très peu. Plutôt que de perdre l’envie, mettez-vous en action et faites de la photo !

Vous pouvez aussi télécharger cet article au format PDF, voir à la fin.

1. Triez vos photos, supprimez les doublons, identifiez les meilleures pour faire des séries

Trier les photos en double, les doublons

Faites du tri !

Profitez des longs moments à passer chez vous pour ouvrir votre photothèque, la créer si vous n’en avez pas, et pour trier vos photos.

Supprimez les doublons, les photos ratées, les tests, tout ce qui n’a pas d’intérêt une fois que c’est fait.

Cela vous permet de libérer de l’espace sur vos disques durs, de simplifier vos sauvegardes (en savoir plus) et surtout d’identifier vos meilleures photos.

Vous allez ensuite pouvoir en profiter au lieu de les laisser dormir sur un disque.

2. Créez des livres de photographies

créer un livre de photos

Créez un livre de photos

Vous cherchez des cadeaux pour les Fêtes et vous ne pouvez pas fouiner les boutiques ? Pourquoi ne pas créer des livres de photographie ?

Vous pouvez les préparer chez vous, les faire imprimer en ligne et les recevoir sans sortir.

Préparez par exemple un livre sur l’année écoulée, sur les activités d’un de vos proches, les 20 premières années d’un enfant ou la vie de votre famille.

Ce sont toujours des cadeaux appréciés, ils restent dans les mémoires et constituent de vrais souvenirs.

Vous pouvez aussi, bien évidemment, créer un livre avec vos meilleures photos, ce sera une belle mise en valeur.

3. La photo pendant un confinement : réorganisez votre espace de travail

Créeer un espace photographie à domicile chez soi

Créez votre espace photographie chez vous

Votre coin photo est encombré, vous manquez de place, vous aimeriez organiser un espace dédié à votre pratique ?

Faites du ménage, débarrassez-vous de ce qui n’est pas essentiel, organisez les espaces.

Vous avez des combles ou un sous-sol inutilisés ? Pourquoi ne pas en faire un espace photo rien que pour vous ?

4. Triez votre matériel photo, nettoyez-le, redécouvrez ce que vous n’utilisez plus

Collection argentique Nikon

faites fonctionner vos anciens appareils photo !

Faites l’inventaire de tout le matériel photo dont vous disposez, et prenez le temps de tout nettoyer, protéger, ranger.

Les boîtiers vieillissent mal s’ils ne sont pas utilisés, déclenchez plusieurs fois, faites manœuvrer les obturateurs.

Les objectifs peuvent se gommer aussi, faites tourner les diaphragmes, les bagues de mise au point, de zoom.

Cet entretien simple permet d’assurer un bon fonctionnement de votre matériel.

Pensez aussi à charger les batteries et à vérifier qu’elles sont toujours en état de fonctionner.

5. Vendez ce que vous n’utilisez plus,  ou donnez-le

Annonces photo Nikon Passion toutes marques

les annonces photo Nikon Passion toutes marques

Déballez tout votre matériel photo et identifiez ce que vous n’utilisez pas. Il y a forcément quelques accessoires, anciens objectifs, vieux boîtiers qui encombrent vos placards.

Vous pouvez les vendre s’ils ont encore de la valeur, comme les offrir.

Céder votre ancien matériel est une autre façon de faire plaisir à un proche pour les Fêtes, c’est un moyen de recycler et cela peut aider un plus jeune à se lancer sans frais.

6. Mettez à jour votre site web, ou créez-le

Site photo Jean-Christophe Dichant

Gérez votre site photo

Votre site web prend la poussière ? Vous n’avez pas mis à jour vos meilleures séries ? Passez à l’action.

Supprimez les photos qui ne vous plaisent plus, ajoutez les plus récentes, réorganisez les séries.

Un site web à jour est une belle carte de visite et la possibilité de trouver des partenaires pour faire de nouvelles photos.

SI vous n’avez pas encore de site web, créez-le. Il existe de nombreuses possibilités gratuites comme pas très chères.

7. Développez votre compte Instagram pour faire des découvertes et échanger avec d’autres photographes

Jean-Christophe Dichant sur Instagram

n’utilisez pas Instagram pour poster uniquement, échangez avec les autres

La photo est une activité plutôt solitaire et pourtant communiquer avec d’autres photographes, s’intéresser à ce qu’ils font, identifier des projets fait partie des activités que vous devriez mener au quotidien.

Instagram est aujourd’hui le lieu idéal pour cela. Vous pouvez y découvrir de nombreux photographes autour de chez vous, ou dans le même domaine que vous.

Entrez en contact avec eux, posez-leur des questions, intéressez-vous à ce qu’ils font.

C’est le meilleur moyen d’avoir des interactions lorsqu’on ne peut pas sortir.

Cela vous permettra d’établir des contacts et de rencontrer ces gens-là dès que vous pourrez sortir.

8. La photo pendant un confinement : formez-vous au post-traitement

Apprendre le post-traitement Lightroom avec JC Dichant

apprenez le post-traitement avec Lightroom, Luminar, Photoshop, DxO …

Avez-vous déjà approché le post-traitement ? Utiliser un logiciel photo pour donner à vos images le rendu qu’elles méritent n’est pas tricher, c’est finir le travail entamé lors de la prise de vue.

Faites le tour des offres logicielles, identifiez celle qui vous convient, installez le logiciel et formez-vous.

9. Apprenez une nouvelle technique, suivez une formation en ligne, lisez un livre

Apprendre la photo avec JCDichant

apprenez une nouvelle technique, un nouveau domaine en photo

Vous aimeriez apprendre une technique photo bien précise ? Prenez du temps pour vous former. Fouillez les chaînes Youtube expertes, les tutos sur le web, découvrez les formations en ligne.

La photo s’apprend sur le terrain, en pratiquant, mais acquérir les bases auparavant est une bonne option lorsqu’on ne peut pas sortir ou très peu.

10. La photo pendant un confinement : testez le noir et blanc

Apprendre le noir et blanc avec JCDichant

apprenez / découvrez le noir et blanc

Vous ne faites que des photos en couleur ? Tentez le noir et blanc !

Il vous suffit d’un logiciel photo approprié, et de quelques tutoriels pour bien débuter.

Une fois que vous aurez commencé à convertir vos photos en noir et blanc, vous pouvez passer à la vitesse supérieure et vous spécialiser. Adoptez alors un logiciel dédié (comme la Nik Collection) et travaillez vos images comme si vous étiez dans un labo argentique.

11. Découvrez la photo avec un smartphone en mode expert

Apprendre la photo avec un smartphone avec JCDichant

iPhone 12 + lampe de poche – 26 mm – ISO 800 – 1/8 ème sec. – f/1.6

Votre smartphone peut faire de très bonnes photos si vous l’utilisez correctement.

La question de savoir si faire des photos avec un smartphone est une hérésie ou non ne se pose plus. C’est une réalité et de nombreux pros le font, il existe de nombreuses références sur cette pratique.

Selon le smartphone dont vous disposez, il vous est possible de faire de belles images en JPG comme de faire des photos en RAW avant de les traiter dans un logiciel approprié comme Lightroom Mobile (en savoir plus).

Prenez le temps de comprendre comment votre smartphone fonctionne et prenez plaisir à avoir toujours un appareil photo sur vous lorsque vous pourrez sortir après le confinement.

12. Lisez les livres de photos qui attendent sur votre étagère

QUels livres de photographie lire ?

Le savoir est dans les livres aussi

Vous avez acheté des livres sur la photo mais vous n’avez jamais pris le temps de les lire ? C’est le moment.

Ne vous contentez pas de tourner les pages, prenez des notes, faites en sorte de découvrir l’univers de chaque photographe.

S’il s’agit d’un livre technique, identifiez ce qui vous intéresse, faites des fiches plus simples à avoir toujours avec vous.

Vous pourrez les utiliser quand vous sortirez.

13. Menez un projet photo « confinement »

Projet photo Confinement JCDichant

une image de mon « projet photo pendant un confinement »

Et si vous profitiez de cette période pour mener à bien un projet photo ?

Choisissez un sujet facile à approcher sans aller trop loin, peut-être même à l’intérieur.

Amusez-vous avec la lumière, le graphisme en intérieur, ou la nature au travers de votre fenêtre.

Faites des portraits de vos proches.

Voyez cela comme un projet qui doit déboucher sur quelque chose de concret : un livre, une expo, des tirages. Ne vous contentez pas de stocker les photos sur votre ordinateur.

14. Planifiez vos sorties à faire dès la fin du confinement

Sortie photo Instameet à Vitry sur Seine avec Jean-Christophe Dichant

Pendant une de mes sorties photo Instameet à Vitry sur Seine avec des lecteurs

Nous allons finir par retrouver notre liberté de mouvement. Préparez vos prochaines sorties, identifiez des lieux à visiter et à photographier, des coins de nature que vous rêvez de découvrir.

Lorsque vous sortirez, vous saurez immédiatement où aller, avec le bon matériel, au bon moment et vous prendrez plaisir à faire vos photos.

Vous pouvez même utiliser Instagram (voir plus haut) pour identifier des lieux à photographier, utilisez les fonctions de localisation pour cela.

15. Relisez le manuel de votre équipement, découvrez des fonctions cachées

Manuel utilisateur Nikon Z 6 Z 7 en français

Avez-vous déjà pris le temps de lire l’intégralité du manuel de votre appareil photo ? C’est rébarbatif quand on l’achète, des centaines de pages. Mais puisque vous avez du temps, c’est le bon moment pour découvrir des fonctions cachées, optimiser les réglages, comprendre comment fonctionnent certains modules comme l’autofocus ou la vidéo.

Vous ne trouvez plus le manuel ? Téléchargez-le sur le site du fabricant (Nikon par exemple).

16. La photo pendant un confinement : participez à des concours ou challenges photo

Challenges photo Nikon Passion

les challenges photo Nikon Passion

Tant qu’Internet fonctionne, tout va bien. Identifiez des concours photo, des challenges et participez. Vous avez trié vos meilleures images ? Soumettez-les.

Il est toujours plaisant de voir vos photos récompensées, ou de recevoir des avis.

La photo est aussi faite pour être montrée et soumise au regard des autres, ne passez pas à côté de ces possibilités qui vous sont offertes.

17. Proposez vos meilleures photos aux intéressés

Photo de danse JCDichant

les danseurs apprécient d’avoir des photos de leurs performances

Vous pensez que vos photos méritent mieux qu’une simple publication sur le web ? Pourquoi ne pas les soumettre aux intéressés ? Prenez contact avec les personnes que vous avez eu l’occasion de photographier lors d’un évènement et proposez-leur vos photos.

Vous n’êtes pas à l’abri d’une bonne surprise, d’une publication, d’un partage qui mettra en valeur votre travail. Prenez soin d’éditer avec attention, ne soumettez pas des dizaines de photos non triées. Avec un peu de chance, vous pouvez même espérer dégager quelques revenus, ce serait alors une belle récompense.

18. Lancez un groupe de discussion entre passionnés, motivez-vous ensemble

groupe de discussion photo whatsapp- telegram - messenger

Nous ne manquons pas de moyens de communication pendant un confinement :  téléphone, messageries instantanées (Whatsapp, Telegram), groupes privés, sites de clubs…

Profitez de ces outils à votre disposition pour créer votre propre groupe d’échange. Contactez vos amis photographes, invitez-les, postez des messages tout au long de la journée, montrez vos photos.

Plus vous pensez photo et vous partagez vos idées, plus vous progressez. C’est une belle façon de passer le temps en attendant de pouvoir sortir.

19. Découvrez la photo de rue autour de chez vous, à la ville comme à la campagne

Photo de rue - Street Photography- JC Dichant

au hasard d’une sortie d’une heure à moins d’un kilomètre

Vous pouvez sortir pendant une heure à un kilomètre de chez vous. Il y a forcément des photos à faire dans cet environnement.

Parcourez les rues de votre ville, les chemins de votre campagne.

Passez plusieurs fois au même endroit, profitez des conditions météo changeantes pour photographier le même sujet avec des lumières différentes.

Le paysage change en permanence, montrez ces changements. La ville est en perpétuel mouvement, montrez-le aussi.

20. Identifiez votre style, vos envies, vos affinités, développez votre démarche créative

Comment développer son style en photographie, les secrets de Denis Dubesset

développez votre style en photographie, les secrets de Denis Dubesset

Toutes ces activité doivent aussi vous permettre de penser à votre démarche créative. Qu’aimez-vous photographier, comment, quel est votre style ?

Posez-vous ces questions.

Mettez noir sur blanc vos idées, votre ressenti, vos envies, vos pratiques.

Faites-vous aider pour faire ce travail au besoin (par Denis Dubesset par exemple).

Ce travail fait sur vous vous sera utile par la suite.

La photo pendant un confinement : mais aussi …

Ces quelques idées pour vous aider à pratiquer la photo pendant un confinement ne constituent pas une liste exhaustive.

Il y a des dizaines d’autres idées à avoir, de projets à lancer, d’activités à mener.

Vous avez vous-aussi de bonnes pratiques à partager ? Dites-moi lesquelles ! Des questions sur les idées ci-dessus ? Posez-les moi !


La photo, composition et couleur par Harald Mante

La photo, composition et couleur, est la seconde édition d’un livre de Harald Mante intitulé initialement « Composition et couleur en photographie ». 

Ce livre qui fait partie des références quel que soit votre niveau en photographie aborde différentes notions essentielles parmi lesquels l’art du cadrage, de la composition et de la création d’une photographie. Voici ce que je pense de cette seconde édition.

La photo, composition et couleur par Harald Mante

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via La Fnac

La photo, composition et couleur par Harald Mante, présentation

Je ne compte plus les ouvrages sur les principes de la photographie dans ma bibliothèque. Certains abordent un thème et le détaillent, c’est le cas de la série « Les secrets de … » chez Eyrolles. D’autres sont des ouvrages complets, abordant plusieurs thèmes comme « Composez, réglez, déclenchez« , l’auteur s’efforce de vous communiquer ce qu’il considère être les règles communément admises tout en apportant sa vision.

La photo, composition et couleur par Harald Mante

Le livre d’Harald Mante s’inscrit dans cette seconde catégorie. L’auteur, Harald Mante, est photographe, peintre, enseignant d’origine allemande (le livre est traduit par Volker Gilbert). Le succès de ses deux premiers livres lui a valu un poste d’enseignant en Allemagne, et après avoir fusionné le contenu des deux livres dans la première édition de cet ouvrage, il vient de le mettre à jour pour cette seconde édition.

Il s’agit donc bien d’un nouveau livre, dont le contenu repose forcément sur les mêmes notions, mais apparaissent 300 nouvelles images, des illustrations revues et complétées, de nombreuses reprises du texte, et le format carré propre à cette édition.

De quoi parle ce livre ?

[su_frame][/su_frame]Autant le dire tout de suite, si vous cherchez un livre de recettes, avec des photos à reproduire, ce n’est pas l’ouvrage qu’il vous faut. Il s’agit d’un livre d’apprentissage, dans lequel vous allez trouver la présentation des différentes notions sous un angle académique.

Non pas que l’auteur n’ait pas illustré l’ouvrage de photos, il y en a des centaines, mais le but de ce livre est bien de faire de vous apprendre quelque chose plutôt que de vous inciter à appliquer sans trop savoir pourquoi.

Toutefois ne pensez pas qu’il s’agisse d’un livre académique difficile à parcourir. C’est tout le contraire.  Plutôt que de partir dans des considérations complexes sur le processus créatif, Harald Mante s’intéresse aux notions « de base » mais pour autant essentielles.

La photo, composition et couleur par Harald Mante

Il le fait de façon structurée, claire et pertinente. Un exemple ? Savez-vous comment choisir entre format portrait (vertical) et format paysage (horizontal) ? Vous ne pouvez pas décider par hasard, et vous apprendrez que la ligne horizontale symbolise l’équilibre absolu tandis que la ligne verticale a la faculté de diviser davantage les surfaces au format paysage.

Savez-vous qu’il y a des points distincts et des points perturbateurs dans une image ? De même vous allez apprendre comment gérer les diagonales et les lignes obliques. Ou encore travailler avec les surfaces et les contrastes.

Harald Mante n’est pas uniquement photographe, il est aussi professeur d’art photographique et cela se ressent dans cet ouvrage. La qualité de la traduction de Volker Gilbert ajoute à l’intérêt du livre. Voici un livre agréable à parcourir, au gré de vos envies et besoins, de façon chronologique ou non.

Je n’oublie pas la qualité des photos, elles font de ce livre un ouvrage que j’aime consulter aussi pour trouver l’inspiration. Le tarif de 28 euros, dans la moyenne pour un livre bien imprimé et relié, ne devrait pas être un frein, cet investissement sera vite amorti si vous prenez la peine de suivre les enseignements et, surtout, de les appliquer.

La photo, composition et couleur par Harald Mante

A qui s’adresse le livre « La photo, composition et couleur » ?

Ce livre s’adresse à vous si découvrir, comprendre et mettre en application les notions de base du graphisme et de la photographie vous semble important pour améliorer votre pratique personnelle. Que vous soyez photographe débutant, amateur ou créatif intéressé par l’approche graphique, vous trouverez dans ce livre de quoi satisfaire votre curiosité.

La photo, composition et couleur par Harald Mante

Les photographes plus experts y trouveront l’inspiration pour trouver de nouvelles voies, identifier des axes créatifs auxquels ils n’avaient pas nécessairement pensé. Les coloristes y trouveront les notions avancées nécessaires à connaître pour approfondir leur démarche.

En résumé voici un livre qui s’inscrit dans la durée, ce qui est un des meilleurs signes de l’intérêt qu’il présente. Que vous ayez envie de vous faire plaisir ou de faire plaisir à un proche, n’hésitez pas, c’est une valeur sûre !

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Des guides pour apprendre la vidéo

Apprendre la vidéo c’est apprendre le tournage, le montage, la post-production. Rien de tel qu’un guide vidéo pour découvrir, à votre rythme, les bases. Mais les bons livres sur la vidéo sont rares.

J’ai chroniqué quelques livres ces dernières années, voici une liste d’ouvrages recommandables. Je l’enrichis chaque fois que je découvre un nouveau livre susceptible de vous intéresser.

Des guides pour apprendre la vidéo

Pourquoi la vidéo ?

La vidéo a fait son apparition sur les appareils photo avec le Nikon D90 en 2008. Depuis elle n’a eu de cesse d’occuper une part de plus en plus importante. Les appareils photo hybrides sont devenus le matériel principal de nombreux vidéastes, le format vidéo est partout sur le web et les réseaux sociaux.

Toutefois ne s’improvise pas vidéaste qui veut.

Photographie et vidéo, deux mondes opposés se rapprochent

Les appareils photo, et les hybrides en particulier (le Nikon Z 50 par exemple), sont capables de faire des photos comme de tourner des vidéos.

Certains hybrides ne sont mêmes utilisés que pour tourner, et livrés en kit avec les accessoires indispensables.

C’est le cas du kit cinéma pour le Nikon Z 6.

Ils ne sont pas les seuls.

Les smartphones, longtemps considérés comme les pires appareils photo, sont capables de tourner des vidéos d’excellente qualité (je vous recommande le blog de Laurent Clause sur la vidéo smartphone).

Les drones sont eux-aussi des caméras vidéos.

Je ne parle pas des caméras d’action type GoPro dont le but principal est de filmer.

Dans les faits, le passage de la photo à la vidéo n’est pas aussi complexe que le passage de la vidéo à la photo.

Les vidéastes professionnels interrogés m’ont tous dit qu’un photographe maîtrisant le sens du cadrage et de la composition se débrouille vite très bien en vidéo.

A l’inverse, un vidéaste sans aucune pratique de la photographie a plus de mal à s’y mettre lorsqu’il s’agit de cadrer avec précision l’image fixe.

Vous êtes photographe et vous maîtrisez le cadrage et la composition ? Vous pouvez envisager sereinement la vidéo !

Toutefois, lorsqu’il s’agit de savoir « comment faire », photographie et vidéo font appel à des notions techniques distinctes :

  • vocabulaire,
  • choix techniques,
  • accessoires,
  • logiciels.

La contrainte supplémentaire en vidéo

Je ne vous apprendrai rien en disant que la photographie c’est l’image fixe tandis que la vidéo c’est l’image animée.

Pour réaliser une vidéo, vous allez devoir filmer une suite de plans à assembler ensuite quand vous faites plusieurs images en photo sans devoir forcément les assembler en une série cohérente.

La différence principale, qui pose problème à de nombreux débutants en vidéo, c’est la dualité image ET son :

  • enregistrer l’image ET le son,
  • monter l’image ET le son.

Des guides pour apprendre la vidéo

Pour découvrir : Osez la vidéo avec votre appareil photo

Ce livre est écrit par Céline et Guillaume Manceron, que vous connaissez si vous écoutez le podcast Agora Show que nous animons ensemble.

Guillaume a de longues années de tournage vidéo derrière lui, Céline aussi, ils ont compilé dans ce livre leurs meilleurs conseils pour débuter.

C’est un ouvrage à destination des plus débutants, abordable, grâce auquel vous pourrez faire votre entrée dans le monde de la vidéo.

Pour apprendre : Cours de vidéo

Cet autre ouvrage est le pendant en vidéo du fameux guide de la photographie de René Bouillot, écrit par le même auteur, et actualisé par un réalisateur et un formateur vidéo depuis la disparition de René.

Vous allez rentrer dans les détails, découvrir toutes les subtilités de la vidéo, au risque de vous y perdre parfois, mais c’est une des références toujours aussi pertinentes.

Revenez-y chaque fois que vous avez un problème de compréhension.

Pour maîtriser : Les secrets de l’image vidéo

Philippe Bellaïche travaille pour la télévision, il a écrit un guide considéré comme le plus pointu en langue française sur la technique vidéo. Tout y est : l’essentiel, l’important, le superflu.

Ce guide va très loin, trop loin souvent pour un simple vidéaste.

Mais si vous aimez creuser un sujet, que vous voulez en faire le tour, alors c’est le meilleur choix.

Pour réaliser une vidéo ou un court-métrage : Comment réaliser son film de A à Z

Réaliser son film, car c’est bien de cela dont il s’agit YouTube ou non, demande de connaître les fondamentaux de la réalisation. Si vous pensiez y échapper, mauvaise nouvelle, ce n’est pas possible. La bonne nouvelle c’est que vous pouvez tout apprendre avec ce seul livre de Tiburce avant de passer à la pratique.

Des guides sur le matériel vidéo

Je ne vous cache pas que cette section reste pauvre en ouvrages pertinents et récents. Les vidéastes n’ont soit pas remis à jour leurs livres, soit pas été sollicités pour écrire. Voici toutefois quelques ouvrages présentés lors de leur sortie et qui peuvent vous intéresser encore.

Maîtriser sa GoPro

Les caméras d’action sont partout, grâce à GoPro qui a banalisé ce type de matériel, copié depuis par plusieurs autres marques.

Pour apprendre à bien utiliser votre GoPro, vous pouvez consulter ce livre, qui date toutefois et peut faire référence à d’anciens modèles de caméras sans présenter les spécificités des plus récentes (la 4K par exemple).

A ma connaissance il n’existe pas de mise à jour.

Filmer et photographier avec un drone

Eric de Keyser a mis à jour la première édition de son livre sur les drones. Celui-ci reste d’actualité pour tout ce qui concerne les bases, les grands principes du drone en tournage vidéo.

Même remarque toutefois que pour le précédent ouvrage, une actualisation avec les modèles et technologies les plus récents serait la bienvenue.

Des guides pour apprendre le montage vidéo

Une fois les rushs tournés, il faut les monter. C’est le travail de post-production et de montage indispensable pour finaliser votre vidéo.

Tout comme pour la section précédente, les livres pertinents sont peu nombreux. Faute aux évolutions fréquentes des logiciels qui imposent aux auteurs de faire d’incessantes mises à jour des livres et aux éditeurs de réimprimer sans cesse de nouvelles éditions dont les chiffres de vente sont souvent anecdotiques. Notez que c’est la même chose en photographie, les guides sur les logiciels ne font plus recette.

Comment monter une vidéo avec Premiere Pro ?

Seconde édition d’un livre qui fait référence si vous vous intéressez au logiciel de montage Premiere Pro, l’ouvrage d’Aurélie Gonin-Monod est à jour. Profitez-en !

Apprendre la vidéo : à suivre …

J’ai recensé ici les références actuelles ou encore pertinentes pour vous aider à identifier les meilleurs livres pour apprendre la vidéo.

Vous l’aurez constaté, ils sont peu nombreux.

Si vous connaissez des ouvrages qui peuvent venir compléter cette liste, laissez-moi un message via les commentaires, je suis preneur.


Joel Meyerowitz, une vision de la photographie : votre livre de chevet

Parmi les nombreux livres sur la photographie que je lis et commente, certains ont plus d’importance que d’autres pour développer votre pratique de la photographie. « Une vision de la photographie », l’adaptation française de l’ouvrage de Joel Meyerowitz qui accompagne sa Master Class, est devenu en quelques jours mon nouveau livre de chevet.

Voici pourquoi et ce qu’il peut vous apporter à vous aussi.

Une vision de la photographie, votre livre de chevet par Joel Meyerowitz

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Une vision de la photographie, ou les principes fondateurs de la pratique photo

L’initiative Masters of Photography consiste en une plateforme de formation en anglais via laquelle vous pouvez suivre en ligne les enseignements des grands noms de la photographie.

Parmi eux, un des photographes de rue les plus connus, dont les photos ont fait l’objet de plus de 350 expositions dans les musées et galeries du monde entier, reconnu par ses pairs comme un des pionniers de la photographie en couleur, vous aurez reconnu Joel Meyerowitz (voir son site).

Afin de compléter l’offre de formation en ligne, l’équipe fondatrice de Masters Of Photography décline des ouvrages tirés des Master Class, des condensés de ce que chaque photographe présente dans sa Master Class.

Une vision de la photographie, votre livre de chevet par Joel Meyerowitz

La version originale du livre de Joel Meyerowitz accompagnant sa Master Class a été adaptée en français récemment par les éditions Eyrolles, et pour avoir eu vent du projet avant qu’il ne soit finalisé, je dois dire que j’étais emballé.

Une fois le livre sur mon bureau, il ne m’a fallu que quelques dizaines de minutes pour me l’approprier, en faire mon nouveau livre de chevet, que je traîne partout avec moi depuis.

Le titre original du livre, « How I make photographs » annonce la couleur (sans mauvais jeu de mot), c’est le léger regret que j’ai face à la version française dont le titre « Une vision de la photographie » est moins pertinent.

Plus qu’une vision, le terme cher à Michael Freeman, il s’agit bien ici de découvrir comment Joel Meyerowitz pense sa pratique photographique, comment il met en perspective les vingt principes qu’il présente dans la Master Class. Autant de notions très concrètes.

Si le contenu du livre est forcément moins complet que celui de la Master Class comptant elle cinq heures de leçons vidéo, il n’en reste pas moins que ce condensé d’informations est d’une pertinence rare.

Chaque principe fondateur de la démarche de Joel Meyerowitz fait l’objet d’un chapitre dédié, le livre comporte en outre 95 photos parmi les plus influentes extraites de l’auteur. Vous compléterez ce livre de « Rétrospection » pour découvrir l’oeuvre complète de l’auteur.

Une vision de la photographie, votre livre de chevet par Joel Meyerowitz

J’ai beaucoup apprécié la présentation de ces vingt principes : c’est simple, lisible par tout le monde, concret, et applicable immédiatement. Le livre ne coûte que 15,90 euros, autant dire rien pour ce que vous pouvez en retirer.

Joel Meyerowitz vous livre des conseils essentiels pour :

  • faire des photos au quotidien,
  • savoir comment mettre vos sujets à l’aise,
  • savoir choisir la focale qui convient à ce que vous voulez faire,
  • comment observer le monde qui vous entoure pour trouver l’inspiration nécessaire,
  • comment composer vos photos.

« Lorsque vous tenez un appareil photo, vous disposez d’un permis de voir. »

Joel Meyerowitz

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Comment profiter de ce livre ?

Attention : ne pensez pas qu’il vous suffit d’acheter le livre, de le lire à la va-vite et de retenir deux ou trois petites choses pour faire de meilleures photos. Vous seriez déçu et je m’en voudrais de vous avoir laissé penser que c’était aussi simple.

Prenez ce livre comme un cadeau que vous fait Meyerowitz qui partage de si belle façon sa démarche. Prenez le comme un carnet de bord que vous allez consulter souvent, sur lequel vous allez peut-être prendre des notes. Lisez une première fois chaque chapitre, c’est rapide. Revenez sur ceux qui vous parlent le plus. Approfondissez, prenez du recul pour comprendre ce que veut vraiment dire l’auteur, ne vous contentez pas de la surface, grattez.

Etudiez votre pratique, regardez vos photos, ressortez vos archives. Grâce au livre, vous allez trouver des réponses petit à petit. Joel Meyerowitz a mis 60 ans pour en arriver là où il en est, ne pensez pas que vous ferez le même parcours en 60 jours !

Une vision de la photographie, votre livre de chevet par Joel Meyerowitz

À qui s’adresse ce livre de Joel Meyerowitz ?

« Une vision de la photographie » s’adresse au photographe débutant qui pense que le choix du matériel prime sur la démarche personnelle. Il verra pourquoi ce n’est pas le cas.

Il s’adresse aussi à l’amateur de photographie qui veut aller plus loin, passer un cap dans sa pratique.

Il s’adresse à l’expert qui veut découvrir les secrets d’un pro, comprendre ce qui peut faire la différence.

Il s’adresse au professionnel qui souhaite comparer sa démarche à celle d’un des plus grands photographes, et réfléchir à sa pratique.

Il s’adresse enfin à … vous qui pourrez profiter de la passion et de l’enthousiasme communicatif de Meyerowitz, et ça, ça n’a pas de prix !

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L’essence de la photographie, vision et créativité par Bruce Barnbaum

« L’essence de la photographie » est un complément au premier livre de Bruce Barnbaum, « L’art du photographe », paru chez First Editions.

Dans ce second ouvrage, le photographe et formateur américain vous propose de travailler votre regard pour renforcer votre créativité.

L’essence de la photographie, vision et créativité par Bruce Barnbaum

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L’essence de la photographie, présentation

« La créativité ne peut ni s’enseigner ni s’apprendre ». C’est pour combattre cette idée reçue que le photographe américain Bruce Barnbaum a pensé le contenu de ce second ouvrage qui fait suite à « L’art du photographe ».

Je disais de son premier livre que « l’auteur utilise en permanence l’opposition entre technique et art pour nous montrer qu’au final ce n’est ni l’un ni l’autre qui sont importants, c’est ce que vous avez envie de représenter au travers de vos images ».

L’essence de la photographie, vision et créativité par Bruce Barnbaum

extrait de « L’essence de la photographie » de Bruce Barnbaum

Dans ce second ouvrage qu’il faut prendre comme une suite sans qu’il ne soit pour autant un tome 2, l’auteur vous incite à regarder, à développer une acuité visuelle, à définir votre approche. C’est l’indispensable travail sur votre style qui conditionne votre évolution et l’intérêt de vos photos.

Ce livre est conçu sur le même principe que le précédent, une réflexion menée par l’auteur, des  photographies d’illustration, de nombreuses invitations à vous poser des questions sur votre démarche.

En substance le concept est proche de ce que vous pouvez trouver chez David duChemin avec « L’âme d’une image » ou Michael Freeman avec « L’œil du photographe ». Plus proche de nous, Denis Dubesset présente sa méthode aussi dans « Les secrets du style en photographie », un ouvrage plus concret par contre que ne le sont les précédents.

Bruce Barnbaum développe donc son approche créative dans ce livre, et vous présente les pistes à suivre pour mettre en place votre démarche bien à vous.

Résumer cette imposante masse d’informations en quelques lignes est un exercice complexe, et cela pourrait donner cette liste :

  • comment développer votre expression personnelle par le biais de la photographie,
  • comment utiliser la photographie comme un laboratoire de recherche visuelle,
  • qu’est-ce que l’exploration visuelle, l’expérimentation et comment atteindre la satisfaction personnelle,
  • comprendre et maîtriser l’instant photographique,
  • comment créer des images photographiques susceptibles de laisser une empreinte.

J’aime particulièrement cette dernière formulation plus que « comment faire une belle photo » ou autre « comment devenir un meilleur photographe ».

Attention, vous avez du travail !

L’essence de la photographie, vision et créativité par Bruce Barnbaum

extrait de « L’essence de la photographie » de Bruce Barnbaum

N’achetez pas ce livre si vous pensez qu’il suffit de le feuilleter pour faire des progrès. Ce n’est jamais le cas en règle générale avec un livre, ça ne l’est pas du tout avec celui-ci. Le propos de Bruce Barnbaum est simple, il répond à la question citée ci-dessus : oui, la créativité peut s’enseigner et s’apprendre, mais cela suppose de votre part un véritable travail personnel, sur la durée.

Soyez donc prêt à vous investir sans quoi vous perdrez les 27,95 euros que coûte ce livre.

A qui s’adresse  » L’essence de la photographie » ?

L’essence de la photographie, vision et créativité par Bruce Barnbaum

Pas à tout les monde. Pas aux plus débutants.

Si vous cherchez un guide pratique pour maîtriser la photographie, passez votre chemin, orientez-vous plutôt vers « Mon cours de photographie en 20 semaines chrono », pour ne citer que celui-ci.

Ce livre s’adresse à vous si vous voyez quelque chose qui vous plait lorsque vous vous baladez, que vous voulez le capturer pour faire une « belle » photo, mais que le résultat ne vous satisfait pas.

Ce que Bruce Barnbaum va vous apprendre, c’est que cela n’a pas grand-chose à voir avec votre matériel photo, que vous ne pouvez pas non plus « réaliser des images uniquement pour des raisons matérielles, parce que celui-ci vous le permet ». Il va vous démontrer que la seule technique ne suffit pas à faire des photos qui vous plaisent, mais que la technique peut « servir de canal à votre expression ».

« Il n’y a rien de pire qu’une image nette d’un concept flou. »
Ansel Adams

Mon avis sur ce livre de Bruce Barnbaum

L’essence de la photographie, vision et créativité par Bruce Barnbaum

extrait de « L’essence de la photographie » de Bruce Barnbaum

Parmi les différents ouvrages que je commente, certains sont plus pertinents que d’autres lorsqu’il s’agit d’atteindre un niveau de satisfaction personnelle plus élevé en photographie.

Le terme « créativité » est au cœur du débat, et vous le retrouvez dans plusieurs ouvrages déjà présentés, ce n’est pas innocent puisque c’est ce qu’il vous faut développer pour atteindre votre but. C’est le plus difficile car l’expression artistique, c’est bien de cela dont il est question, n’est pas un domaine aussi rassurant et cartésien que ne l’est la technique photo.

C’est aussi, si vous vous prenez au jeu, le plus passionnant.

J’ai beaucoup aimé ce livre car il m’a fait me poser des questions sur ma pratique, que d’autres ouvrages n’ont pas susciter de la même façon. Rien que pour cela il mérite d’être découvert.

Feuilletez-le chez votre libraire car tant le style de l’auteur que ses photos sont importants pour comprendre dans quel domaine il évolue.

Retenez bien qu’il vous faut un certain degré de maturité en photographie pour aborder des ouvrages sur la créativité, et celui-ci en particulier, mais si vous avez atteint le stade où vous ne trouvez plus les réponses à vos questions, je ne peux que vous recommander cette lecture.

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