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Comment photographier les enfants, conseils et erreurs à éviter

Savoir comment photographier les enfants est important pour constituer des souvenirs de famille. Mais les enfants sont des sujets complexes à photographier car ils bougent beaucoup et sont souvent imprévisibles. Vos photos sont alors souvent … floues ou mal cadrées.

Voici une série de conseils pour réussir des photos d’enfants, éviter les erreurs les plus flagrantes et faire plaisir à toute la famille.

Comment photographier les enfants, conseils et erreurs à éviter

Comment photographier les enfants, les principes

En tant que photographe amateur, débutant ou plus confirmé, vous êtes repéré comme « la/le photographe attitré(e) », et chacun compte sur vous pour faire de belles photos des enfants, les vôtres ou ceux de vos proches. C’est bien normal, quoi de plus agréable que de faire de jolis portraits, d’immortaliser des moments de vie et pouvoir les revoir quelques années plus tard.

Seulement voilà, les enfants sont pleins de vie ! Ils ne restent pas en place, courent dans tous les sens, sont imprévisibles. Bien souvent vos photos sont floues, vous n’êtes pas satisfait du résultat, les autres non plus, 

Si vos photos manquent de netteté, si vos portraits sont flous, si une action n’est pas figée au bon instant, vous voyez de quoi je veux parler.

Vous utilisez un reflex ou un hybride ? Un appareil photo qui vous laisse le contrôle des paramètres de prise de vue ? Voici comment éviter les principales erreurs et comprendre comment photographier les enfants et (enfin) réussir vos photos.

1- Evitez le recours systématique au flash

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

En choisissant un cadrage qui m’a fait bénéficier de la lumière naturelle venant de la droite, j’ai évité l’éclair de flash
Le portrait est bien plus naturel.

La lumière manque, votre appareil photo est réglé en mode automatique, votre objectif a une ouverture maximale limitée et vous utilisez le flash.

Le flash a bien des avantages mais en abuser est l’erreur la plus courante pour photographier les enfants. 

Qu’il s’agisse du flash intégré ou d’un flash additionnel, le flash apporte la lumière manquante, mais a des effets secondaires désagréables. Il crée des ombres portées inesthétiques sur les murs, plonge l’arrière-plan dans le noir, et ajoute souvent deux yeux rouges diaboliques à vos enfants !

Evitez d’utiliser le flash en lui préférant des réglages de prise de vue – ouverture, vitesse, sensibilité ISO – qui compensent le manque de lumière. Pensez en particulier à monter en ISO, les capteurs récents supportent très bien des sensibilités de 3.200, 6.400 ou 12.800 ISO, sans générer trop de bruit numérique. De plus mieux vaut une photo un peu bruitée qu’une photo floue.

2- Evitez les temps de pose trop longs

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

Cet instant ne se reproduira pas, en choisissant 1/800ème de sec. j’ai pu figer l’expression à une distance très réduite

Le temps de pose définit la durée pendant laquelle la photo est faite, il s’exprime en seconde ou fraction de seconde, et fait référence à la vitesse d’obturation qui est l’indication affichée sur votre appareil photo (faussement nommée vitesse puisqu’elle est indiquée en seconde).

Le réglage du temps de pose participe au trio ouverture/temps de pose/sensibilité et donc à l’exposition de la photo.

Il vous suffit de réduire le temps de pose pour figer les mouvements de vos enfants. Mais attention, réduire le temps de pose signifie aussi compenser en ajustant l’ouverture et/ou la sensibilité ISO pour conserver une exposition correcte. Les modes experts P,S,A de votre appareil photo vous aident puisqu’en changeant le temps de pose, ils vont automatiquement adapter l’ouverture. A vous de changer la sensibilité ISO ou d’utiliser le mode ISO-Auto.

Sachez qu’en augmentant l’ouverture vous allez réduire la profondeur de champ et risquer le flou sur les visages.

En choisissant une sensibilité trop élevée pour votre capteur, vous allez faire apparaître du bruit numérique sur vos images.

Si vous faites varier le temps de pose sans changer ni l’ouverture ni la sensibilité (par exemple en mode M), vous allez avoir des images sous-exposées (trop sombres) ou surexposées (trop claires).

Un temps de pose compris entre 1/250ème et 1/1000ème est généralement suffisant pour figer les mouvements. Utilisez le mode S de votre boîtier pour régler le temps de pose voulu tout en gardant la possibilité de changer ouverture et sensibilité.

3- Evitez les trop grandes ouvertures

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

A f/16 j’ai pu conserver une grande zone de netteté du premier au dernier plan (Color Skopar 20 mm f/3.5)

Le terme ouverture fait référence au diamètre du trou qui laisse passer la lumière au travers du système de diaphragme de l’objectif à destination du capteur. L’ouverture est donc variable d’une valeur maximale (le plus grand diamètre) à une valeur minimale (le plus petit diamètre), elle est désignée par la valeur f.

Une grande ouverture – par exemple f/2.8 – fait passer plus de lumière en direction du capteur. A exposition identique vous allez pouvoir réduire le temps de pose et le risque de flou de bougé de l’enfant.

Attention : l’ouverture joue sur la profondeur de champ. Avec une grande ouverture, la profondeur de champ – zone de netteté de part et d’autre du plan de mise au point – diminue. Vous risquez alors le flou par manque de profondeur de champ si vous avez fait la mise au point sur le visage et que l’enfant a reculé ou avancé entre le moment où vous avez réglé et le moment où vous avez déclenché.

Choisissez toujours une ouverture qui vous donne une profondeur de champ suffisante sans pour autant vous imposer un temps de pose inadapté. Retenez qu’à f/2.8 ou f/1.8 vous disposez d’une marge de manœuvre très faible. A f/8 c’est plus confortable. Au-delà (f/11, f/11) vous êtes tranquille.

4- Evitez les sensibilités trop élevées pour photographier les enfants en intérieur

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

A 12.800 ISO le bruit reste discret, au besoin ou au-delà vous pouvez le réduire dans un logiciel spécialisé comme DxO PureRAW

Quand vous avez fixé temps de pose et ouverture, il ne vous reste plus qu’à ajuster la sensibilité ISO pour optimiser l’exposition. Les appareils photo récents sont capables de monter en ISO pour vous autoriser des temps de pose suffisamment rapides et des ouvertures réduites.

Sachez toutefois que la montée en ISO s’accompagne d’une montée du bruit numérique, soit l’apparition de points colorés disgracieux sur vos photos lorsque vous dépassez la valeur limite du capteur de votre appareil photo.

Réduire le bruit numérique se gère en post-traitement dans un logiciel dédié sur les fichiers RAW, mais encore faut-il avoir ce logiciel, savoir faire et en avoir envie. Si vous photographiez en JPG, il est impossible de réduire le bruit. Mieux vaut donc éviter de trop monter en ISO dans ce cas.

Faites quelques tests avec votre appareil photo pour en connaître la limite. Que le capteur soit au format APS-C ou 24 x 36, évitez de dépasser 6.400 ISO pour garder une bonne qualité d’image en JPG. Au-delà le bruit sera visible et le recours au post-traitement indispensable.

Sur les appareils des générations précédentes, par exemple les Nikon D90, D300, D3100, D5100, etc. ne dépassez pas 1.000 ISO. Au-delà les résultats seront moins bons.

5- Evitez le zoom de base du kit

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

Un objectif à focale fixe de 35 mm permet de jouer sur l’arrière-plan grâce à son ouverture généreuse sans déformer les visages de vos sujets

Le zoom de base livré avec de nombreux appareils photo (par exemple le Nikon AF-S 18-55 mm en reflex ou le NIKKOR Z 16-50 mm en hybride) n’offre pas de grandes ouvertures. Il est limité à f/3.5 ou f/4 alors qu’un objectif à focale fixe équivalent ouvre à f/1.8 voire f/1.4.

Passer de f/4 à f/1.4 c’est gagner 3 Ev soit l’équivalent de 3 valeurs de temps de pose ou 3 valeurs de sensibilité. A lumière équivalente, si vous utilisez une ouverture de f/4 et que cela vous donne un temps de pose de 1/15ème sec, en passant à f/1.4 vous pourrez utiliser un temps de pose de 1/125ème bien plus confortable pour éviter le flou. Attention toutefois à ne pas tomber dans le piège de la profondeur de champ réduite (voir point précédent).

Vous pouvez vous procurer un objectif à focale fixe de 35 mm ou 50 mm pour photographier les enfants, ces objectifs sont accessibles et vous donneront de bien meilleurs résultats que les zoom de kit.

6- Evitez le flou de bougé du photographe

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

Avec un téléobjectif, calez vous bien pour ne pas générer un flou de bougé au déclenchement (ici Nikon AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VR)

Beaucoup de photos floues le sont en raison d’un bougé du photographe lors du déclenchement. Ce flou de bougé du photographe est à distinguer du flou de bougé du sujet du à un mouvement trop rapide pour le temps de pose choisi.

Le flou de bougé du photographe est du à un temps de pose trop lent pour la focale utilisée. A 200 mm par exemple, considérez qu’il vous faut utiliser un temps de pose d’au-moins 1/200ème de sec. (soit 1/focale) avec un capteur plein format. Appliquez un coefficient x1.5 pour un capteur APS-C (soit 1/300ème de sec. À 200 mm par exemple).

Prenez l’habitude de bien caler votre appareil photo avant de déclencher. adoptez une position stable, les jambes suffisamment écartées, l’appareil photo bien tenu en main. Utilisez le système de stabilisation d’image (Nikon VR ou assimilé) si votre objectif en est équipé. 

Pour photographier les enfants en pleine action, un monopode peut vous rendre service. Il offre une stabilité plus importante sans réduire vos possibilités de mouvement et de changement de cadre rapide.

7- Evitez les lieux sans lumière naturelle

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

La même photo faite à l’ombre, deux mètres plus loin, n’aurait pas eu le même impact visuel

Nous avons trop souvent tendance à photographier les enfants là où ils se trouvent alors qu’il suffirait de les faire se déplacer de quelques mètres pour bénéficier d’une lumière naturelle plus agréable.

Si vous êtes dans une pièce sombre, demandez à l’enfant de se rapprocher de la fenêtre ou d’une baie vitrée.

Si vous êtes en extérieur, préférez un coin bien éclairé sans que le soleil ne tape directement sur le visage de l’enfant. Il le ferait cligner des yeux, s’agacer. Une lumière généreuse mais bien diffusée est préférable, placez l’enfant sous un arbre, à l’ombre, au besoin masquez le soleil direct avec ce que vous avez à disposition (carton, vêtement, casquette tenue à la main, …).

A l’inverse, vous pouvez utiliser un réflecteur pour rediriger une partie de la lumière naturelle vers votre sujet si elle manque. Une simple plaque de polystyrène blanc peut faire l’affaire, posez-là au sol ou demandez à un proche de la tenir à la main.

Préférez les séances prévisibles en début de matinée plutôt qu’en fin d’après-midi. La lumière est aussi belle, voire plus belle, les enfants sont en forme et plus disponibles.

8- Ne restez pas trop près

Comment photographier les enfants et avoir des photos nettes

Le Nikon AF NIKKOR 180 mm f/2.8 m’a permis de figer le mouvement tout en étant éloigné de plusieurs mètres de mon sujet

Une autre erreur courante consiste à photographier les enfants en vous rapprochant pour faire des gros plans. Plus vous vous rapprochez plus la profondeur de champ diminue (à focale et ouverture égales).

Le risque de flou du à une profondeur de champ trop réduite augmente donc très vite quand la distance au sujet se réduit. C’est d’autant plus critique si le mouvement de l’enfant est important.

Prenez du recul quitte à recadrer vos photos en post-traitement – avec 24 Mp et plus ce n’est pas un problème. Vous diminuerez le risque de flou du sujet et vous laisserez plus d’espace à vos enfants pour évoluer.

Photographier les enfants, mais encore …

Maîtriser quelques règles techniques est nécessaire pour photographier les enfants. Mais ne passez pas à côté de l’essentiel, l’émotion qui doit se dégager de vos photos. Une belle expression, une mimique, un sourire pas forcé du tout, un geste rigolo sont bien plus importants pour donner une bonne photo qu’un objectif hors de prix à très grande ouverture ou un appareil photo pro.

Photographier les enfants nécessite aussi beaucoup de pratique. Ce sont des sujets complexes, qui ne vous obéiront pas toujours (la pose sur commande, ce n’est pas du meilleur effet non plus). Mais cette pratique a un avantage énorme : les enfants sont souvent disponibles (surtout si ce sont vos enfants) et très joueurs. Ils se prêtent volontiers au jeu. Profitez-en pour multiplier les prises de vues !

Question : quel est le principal problème que vous rencontrez quand vous photographiez des enfants ?

Découvrez les secrets de la photo d’enfants


Photographier les oiseaux à la mangeoire : installation, réglages et astuces (2026)

L’hiver, les oiseaux des jardins peuvent avoir du mal à trouver de la nourriture pour survivre. Installer une mangeoire va les aider et vous donner beaucoup de plaisir dans l’observation des oiseaux variés qui la fréquentent. Photographier les oiseaux à la mangeoire est aussi une opportunité même si vous ne possédez pas un téléobjectif très puissant, car vous pouvez vous approcher de vos sujets.

Ce tutoriel photo vous est proposé par Stéphane Lebreton, lecteur de Nikon Passion, naturaliste et photographe depuis de nombreuses années. La Loire et les autres milieux naturels de son voisinage (forêts, prairies, étangs…) lui permettent de diversifier les sujets et les pratiques : flore, oiseaux, mammifères, insectes, paysages.

Stéphane apprécie le partage d’expériences : entre amis comme au sein d’un club photo et sur le web. Retrouvez-le sur son site Affut et billebaude comme sur sa chaîne YouTube « Affut et billebaude, les coulisses de la photo nature« .

Comment installer une mangeoire pour photographier les oiseaux

Trouver une mangeoire

Trouver une mangeoire dans le commerce est simple : la plupart des jardineries en proposent et des associations telles que la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) en vendent par correspondance.

Vous pouvez aussi en fabriquer une facilement avec du matériel de récupération : ouvrez une fenêtre quelques centimètres au-dessus du fond d’une bouteille plastique, déposez de la nourriture sur le fond et suspendez la bouteille pour avoir une mangeoire qui ne vous coûte rien !

Pour la nourriture, les graines de tournesol conviennent à de nombreuses espèces. Vous les trouverez en supermarché ou dans les jardineries. Attention toutefois, le nourrissage doit rester hivernal, prenez des précautions pour ne pas causer de tort aux oiseaux. Vous trouverez de nombreux conseils sur le site de la LPO.

Installer votre mangeoire

Une fois que vous disposez de votre mangeoire, installez-la dans un endroit dégagé et mettez en place des supports sur lesquels les oiseaux vont se poser et où vous pourrez les photographier : branches, pierres, écorces, …

Attention, si la mangeoire est placée trop près de branches existantes, les passereaux risquent de ne pas passer par les supports que vous avez préparés. De plus, une branche dégagée permet d’obtenir un meilleur bokeh à l’arrière-plan. Soignez l’esthétisme de ces supports ajoutés car ils peuvent apporter beaucoup à vos clichés comme dégrader leur qualité si des éléments gênants ou peu harmonieux  apparaissent sur vos photos.

Définissez l’emplacement où vous allez vous positionner en considérant les critères suivants :

  • trouvez un endroit pour être le plus caché possible, à une distance de 3 ou 4 mètres des supports,
  • l’arrière plan doit être naturel, sans élément gênant peu esthétique (grillage, maison, poteau ou fil électrique, etc.),
  • anticipez l’éclairage de la scène selon l’heure de prise de vue : plein éclairage, éclairage de côté, contre-jour… pour pouvoir jouer avec la lumière lors de la prise de vue.
Comment photographier les oiseaux à la mangeoire
Comment photographier les oiseaux en vous cachant sous le toboggan des enfants ! Photo (C) Stéphane Lebreton

Pour vous cacher dans un jardin, utilisez les éléments existants : derrière un muret, derrière des volets, sous le toboggan des enfants. Avec du tissu ou du filet de camouflage, masquez les espaces qui pourraient laissez entrevoir votre silhouette. Dans l’idéal seul l’objectif doit être apparent.

Si n’avez pas de jardin, vous pouvez tenter votre chance sur un balcon : la plupart de ces conseils peuvent être appliqués, mais les contraintes seront plus fortes. Pensez aussi à transformer votre voiture en affut si vous n’avez pas d’autre option !

Photographier les oiseaux : la lumière et l’heure

La lumière hivernale est basse, même en milieu de journée. C’est une contrainte, mais aussi une opportunité.

En début de matinée, la lumière rasante donne du relief au plumage et des couleurs chaudes qui réchauffent les tons ternes de l’hiver. C’est souvent le moment où les oiseaux sont les plus actifs : ils arrivent affamés après la nuit. En fin d’après-midi, même logique, avec une lumière plus dorée encore mais une activité qui décroît.

Placez votre mangeoire et vos supports de pose de façon à avoir la lumière dans le dos au moment où vous prévoyez de shooter. Un oiseau éclairé de face, avec un arrière-plan dans l’ombre, donnera un résultat bien plus propre qu’un sujet à contre-jour non maîtrisé.

Le contre-jour n’est pas interdit pour autant. Par temps couvert, il produit des silhouettes graphiques intéressantes. Par soleil direct, il demande une compensation d’exposition et donne des résultats imprévisibles, surtout sur les espèces au plumage sombre.

Par temps nuageux, la lumière diffuse est homogène et flatteuse pour les détails du plumage. C’est souvent dans ces conditions que les photos de mésanges et de moineaux sont les plus réussies, sans zones brûlées ni ombres dures.

Photographier les oiseaux : la prise de vue

Le moment venu, installez vous confortablement car vous passerez sans doute plus d’une heure sans bouger. Posez votre matériel sur un trépied pour assurer la stabilité de l’ensemble et pour éviter les crampes dans les bras !

Vérifiez aussi que la mangeoire est alimentée…

Avant le retour des oiseaux (ou alors vous êtes fort si vous ne les avez pas fait fuir en arrivant !), pré-réglez votre matériel :

  • ajustez le trépied et la visée en direction du support prioritaire,
  • faites une mise au point sur ce support pour être plus réactif dès qu’un oiseau arrive,
  • vérifiez les réglages d’exposition : sensibilité, profondeur de champ, temps de pose.

Choisissez une grande ouverture pour bénéficier d’un bokeh harmonieux. Si votre objectif est plus piqué à f/5,6 qu’à pleine ouverture, fermez d’un cran. Les oiseaux sont très rapides, n’hésitez pas à caler votre temps de pose sur 1/500e de sec., sauf si vous souhaitez jouer avec le flou.

Pour résumer les réglages de départ : mode priorité vitesse (S), 1/500e de seconde minimum, ISO automatique plafonné à 3200 ou 6400 selon votre boîtier, ouverture maximale de votre objectif.

En cas de lumière hivernale faible, n’hésitez pas à monter à 1/800e ou 1/1000e si les ISO restent gérables. Un oiseau flou parce qu’il a bougé est une photo perdue. Un oiseau net avec un peu de grain reste exploitable.

Comment photographier les oiseaux à la mangeoire
la mésange bleue est très assidue à la mangeoire – photo (C) Stéphane Lebreton
1/500 sec. – f/5 – 100 ISO – 300 mm

À l’arrivée des oiseaux, ne vous précipitez pas, laissez les prendre confiance. Si vous devez bouger votre objectif, faites-le très lentement. Commencez par un premier déclenchement et observez la réaction. Lorsque la sérénité est revenue, recommencez. Petit à petit les oiseaux vont oublier ce bruit insolite et poursuivre leur activité.

Si vous utilisez un hybride Nikon Z, vous disposez d’atouts supplémentaires pour la photo d’oiseaux à la mangeoire. Activez l’obturation électronique silencieuse : aucun bruit de déclenchement, les oiseaux ne sont pas perturbés. Sur les boîtiers récents (Z6III, Z8, Z9), activez le mode Sujet : Oiseaux dans les réglages d’autofocus. Le boîtier détecte et suit automatiquement l’oiseau, y compris l’œil, dès qu’il entre dans le cadre.

Résultat : vous pouvez vous concentrer sur le cadrage et la lumière plutôt que sur la mise au point. En rafale silencieuse à haute cadence, vous multipliez les chances de capturer l’instant décisif, l’envol ou l’attitude caractéristique de l’espèce.

Photographier les oiseaux : les variantes

Certaines espèces aiment se nourrir au sol, comme les moineaux ou les pinsons. Ce peut être l’occasion d’essayer des prises de vue au ras du sol en utilisant la végétation du premier plan pour un effet de flou esthétique (en savoir plus avec le livre « les secrets de la photo d’animaux« ).

Comment photographier les oiseaux à la mangeoire
une prise de vue au ras du sol pour cette femelle pinson – photo (C) Stéphane Lebreton
1/200 sec. – f/5,6 – 320 ISO – 500 mm

D’autres espèces que les passereaux peuvent venir profiter de votre mangeoire : la tourterelle turque, le geai des chênes, le pic épeiche…

Le geai est très farouche : un silence absolu et une grande lenteur dans les gestes sont indispensables.

Pour le pic épeiche, vous pouvez installer un support vertical qui rappelle les branches mortes sur lesquelles il vient habituellement rechercher des larves d’insectes. Une astuce consiste à forer de petits trous dans la branche et à y déposer quelques graines à son intention durant les jours qui précèdent pour qu’il prenne l’habitude d’y venir.

Comment photographier les oiseaux à la mangeoire
le pic épeiche est aussi attiré par les graines de la mangeoire – photo (C) Stéphane Lebreton
1/1000 sec. – f/5 – 100 ISO – 220 m

Enfin, pour varier les attitudes, essayez les photos d’oiseaux en vol. Il vous faut alors anticiper l’arrivée de l’oiseau et ne pas hésiter à utiliser le mode rafale !

Quel objectif utiliser pour photographier les oiseaux à la mangeoire ?

Un 200 mm ou 300 mm suffit si vous pouvez vous approcher à 3 ou 4 mètres.
Un 70-300 mm polyvalent est un bon point d’entrée.
Si vous avez un 500 mm ou plus, vous pourrez rester plus loin et perturber moins les oiseaux. L’important est que l’objectif soit rapide à mettre au point : privilégiez les formules AF-S ou AF-P chez Nikon.

Peut-on photographier les oiseaux à la mangeoire toute l’année ?

La mangeoire est avant tout un outil hivernal, de novembre à mars. C’est aussi la période où les oiseaux sont les plus assidus et où la végétation dégagée facilite les prises de vue. En dehors de l’hiver, les oiseaux trouvent naturellement de quoi se nourrir et fréquentent moins la mangeoire.

Faut-il un trépied ou peut-on photographier à main levée ?

Le trépied est recommandé pour les longues séances d’affût : il évite la fatigue et permet de pré-cadrer sur le support. À main levée, un stabilisateur optique ou IBIS actif (sur les hybrides Nikon Z) compense les légères vibrations. Dans tous les cas, c’est la vitesse d’obturation qui fait la différence sur la netteté.

Comment éviter que les oiseaux s’enfuient au déclenchement ?

Laissez-les s’habituer à votre présence en plusieurs séances avant de commencer à photographier sérieusement. Évitez les mouvements brusques. Sur un hybride, l’obturation électronique silencieuse est un avantage décisif. Sur un reflex, le mode miroir relevé réduit les vibrations et le bruit de déclenchement.

Prêts pour la mangeoire et la photographie d’oiseaux ?

Photographier les oiseaux à la mangeoire est une façon aisée de photographier les passereaux en hiver. L’installation est simple et ne nécessite ni repérage chronophage, ni matériel spécifique. Un téléobjectif de longueur focale moyenne (200 ou 300 mm) peut suffire.

De nombreuses espèces peuvent fréquenter la mangeoire, vous permettant différents types de prises de vue.

Pour une fois en photo animalière, les déclenchements seront nombreux, alors prévoyez une carte mémoire suffisante et du temps pour faire le tri !

Vous pratiquez déjà la photo d’oiseaux à la mangeoire ou chez vous ? Quelle est la photo dont vous êtes le plus fier ?


Comment pratiquer la photo pendant un confinement, 20 idées

Les confinements se suivent et ne se ressemblent pas. Mais ils ont pour trait commun de vous priver de sorties,  de voyages, d’événements à photographier. Plutôt que de déprimer en attendant la fin du confinement, pratiquer la photo pendant un confinement est une belle initiative. Voici une liste d’activités à mener chez vous, ou à proximité, pour vous occuper, profiter de votre passion, progresser.

Comment pratiquer la photo pendant un confinement, 20 idées

20 activités photo à faire pendant un confinement : la liste

Attention, prenez des notes ! Voici une liste d’idées pour vous aider à pratiquer la photo pendant un confinement.

Progresser en photo, développer vos compétences, profiter de ce que vous avez déjà fait sont des activités différentes de la prise de vue. Mais elles sont importantes aussi, et peuvent se faire chez vous, sans sortir, ou très peu. Plutôt que de perdre l’envie, mettez-vous en action et faites de la photo !

Vous pouvez aussi télécharger cet article au format PDF, voir à la fin.

1. Triez vos photos, supprimez les doublons, identifiez les meilleures pour faire des séries

Trier les photos en double, les doublons

Faites du tri !

Profitez des longs moments à passer chez vous pour ouvrir votre photothèque, la créer si vous n’en avez pas, et pour trier vos photos.

Supprimez les doublons, les photos ratées, les tests, tout ce qui n’a pas d’intérêt une fois que c’est fait.

Cela vous permet de libérer de l’espace sur vos disques durs, de simplifier vos sauvegardes (en savoir plus) et surtout d’identifier vos meilleures photos.

Vous allez ensuite pouvoir en profiter au lieu de les laisser dormir sur un disque.

2. Créez des livres de photographies

créer un livre de photos

Créez un livre de photos

Vous cherchez des cadeaux pour les Fêtes et vous ne pouvez pas fouiner les boutiques ? Pourquoi ne pas créer des livres de photographie ?

Vous pouvez les préparer chez vous, les faire imprimer en ligne et les recevoir sans sortir.

Préparez par exemple un livre sur l’année écoulée, sur les activités d’un de vos proches, les 20 premières années d’un enfant ou la vie de votre famille.

Ce sont toujours des cadeaux appréciés, ils restent dans les mémoires et constituent de vrais souvenirs.

Vous pouvez aussi, bien évidemment, créer un livre avec vos meilleures photos, ce sera une belle mise en valeur.

3. La photo pendant un confinement : réorganisez votre espace de travail

Créeer un espace photographie à domicile chez soi

Créez votre espace photographie chez vous

Votre coin photo est encombré, vous manquez de place, vous aimeriez organiser un espace dédié à votre pratique ?

Faites du ménage, débarrassez-vous de ce qui n’est pas essentiel, organisez les espaces.

Vous avez des combles ou un sous-sol inutilisés ? Pourquoi ne pas en faire un espace photo rien que pour vous ?

4. Triez votre matériel photo, nettoyez-le, redécouvrez ce que vous n’utilisez plus

Collection argentique Nikon

faites fonctionner vos anciens appareils photo !

Faites l’inventaire de tout le matériel photo dont vous disposez, et prenez le temps de tout nettoyer, protéger, ranger.

Les boîtiers vieillissent mal s’ils ne sont pas utilisés, déclenchez plusieurs fois, faites manœuvrer les obturateurs.

Les objectifs peuvent se gommer aussi, faites tourner les diaphragmes, les bagues de mise au point, de zoom.

Cet entretien simple permet d’assurer un bon fonctionnement de votre matériel.

Pensez aussi à charger les batteries et à vérifier qu’elles sont toujours en état de fonctionner.

5. Vendez ce que vous n’utilisez plus,  ou donnez-le

Annonces photo Nikon Passion toutes marques

les annonces photo Nikon Passion toutes marques

Déballez tout votre matériel photo et identifiez ce que vous n’utilisez pas. Il y a forcément quelques accessoires, anciens objectifs, vieux boîtiers qui encombrent vos placards.

Vous pouvez les vendre s’ils ont encore de la valeur, comme les offrir.

Céder votre ancien matériel est une autre façon de faire plaisir à un proche pour les Fêtes, c’est un moyen de recycler et cela peut aider un plus jeune à se lancer sans frais.

6. Mettez à jour votre site web, ou créez-le

Site photo Jean-Christophe Dichant

Gérez votre site photo

Votre site web prend la poussière ? Vous n’avez pas mis à jour vos meilleures séries ? Passez à l’action.

Supprimez les photos qui ne vous plaisent plus, ajoutez les plus récentes, réorganisez les séries.

Un site web à jour est une belle carte de visite et la possibilité de trouver des partenaires pour faire de nouvelles photos.

SI vous n’avez pas encore de site web, créez-le. Il existe de nombreuses possibilités gratuites comme pas très chères.

7. Développez votre compte Instagram pour faire des découvertes et échanger avec d’autres photographes

Jean-Christophe Dichant sur Instagram

n’utilisez pas Instagram pour poster uniquement, échangez avec les autres

La photo est une activité plutôt solitaire et pourtant communiquer avec d’autres photographes, s’intéresser à ce qu’ils font, identifier des projets fait partie des activités que vous devriez mener au quotidien.

Instagram est aujourd’hui le lieu idéal pour cela. Vous pouvez y découvrir de nombreux photographes autour de chez vous, ou dans le même domaine que vous.

Entrez en contact avec eux, posez-leur des questions, intéressez-vous à ce qu’ils font.

C’est le meilleur moyen d’avoir des interactions lorsqu’on ne peut pas sortir.

Cela vous permettra d’établir des contacts et de rencontrer ces gens-là dès que vous pourrez sortir.

8. La photo pendant un confinement : formez-vous au post-traitement

Apprendre le post-traitement Lightroom avec JC Dichant

apprenez le post-traitement avec Lightroom, Luminar, Photoshop, DxO …

Avez-vous déjà approché le post-traitement ? Utiliser un logiciel photo pour donner à vos images le rendu qu’elles méritent n’est pas tricher, c’est finir le travail entamé lors de la prise de vue.

Faites le tour des offres logicielles, identifiez celle qui vous convient, installez le logiciel et formez-vous.

9. Apprenez une nouvelle technique, suivez une formation en ligne, lisez un livre

Apprendre la photo avec JCDichant

apprenez une nouvelle technique, un nouveau domaine en photo

Vous aimeriez apprendre une technique photo bien précise ? Prenez du temps pour vous former. Fouillez les chaînes Youtube expertes, les tutos sur le web, découvrez les formations en ligne.

La photo s’apprend sur le terrain, en pratiquant, mais acquérir les bases auparavant est une bonne option lorsqu’on ne peut pas sortir ou très peu.

10. La photo pendant un confinement : testez le noir et blanc

Apprendre le noir et blanc avec JCDichant

apprenez / découvrez le noir et blanc

Vous ne faites que des photos en couleur ? Tentez le noir et blanc !

Il vous suffit d’un logiciel photo approprié, et de quelques tutoriels pour bien débuter.

Une fois que vous aurez commencé à convertir vos photos en noir et blanc, vous pouvez passer à la vitesse supérieure et vous spécialiser. Adoptez alors un logiciel dédié (comme la Nik Collection) et travaillez vos images comme si vous étiez dans un labo argentique.

11. Découvrez la photo avec un smartphone en mode expert

Apprendre la photo avec un smartphone avec JCDichant

iPhone 12 + lampe de poche – 26 mm – ISO 800 – 1/8 ème sec. – f/1.6

Votre smartphone peut faire de très bonnes photos si vous l’utilisez correctement.

La question de savoir si faire des photos avec un smartphone est une hérésie ou non ne se pose plus. C’est une réalité et de nombreux pros le font, il existe de nombreuses références sur cette pratique.

Selon le smartphone dont vous disposez, il vous est possible de faire de belles images en JPG comme de faire des photos en RAW avant de les traiter dans un logiciel approprié comme Lightroom Mobile (en savoir plus).

Prenez le temps de comprendre comment votre smartphone fonctionne et prenez plaisir à avoir toujours un appareil photo sur vous lorsque vous pourrez sortir après le confinement.

12. Lisez les livres de photos qui attendent sur votre étagère

QUels livres de photographie lire ?

Le savoir est dans les livres aussi

Vous avez acheté des livres sur la photo mais vous n’avez jamais pris le temps de les lire ? C’est le moment.

Ne vous contentez pas de tourner les pages, prenez des notes, faites en sorte de découvrir l’univers de chaque photographe.

S’il s’agit d’un livre technique, identifiez ce qui vous intéresse, faites des fiches plus simples à avoir toujours avec vous.

Vous pourrez les utiliser quand vous sortirez.

13. Menez un projet photo « confinement »

Projet photo Confinement JCDichant

une image de mon « projet photo pendant un confinement »

Et si vous profitiez de cette période pour mener à bien un projet photo ?

Choisissez un sujet facile à approcher sans aller trop loin, peut-être même à l’intérieur.

Amusez-vous avec la lumière, le graphisme en intérieur, ou la nature au travers de votre fenêtre.

Faites des portraits de vos proches.

Voyez cela comme un projet qui doit déboucher sur quelque chose de concret : un livre, une expo, des tirages. Ne vous contentez pas de stocker les photos sur votre ordinateur.

14. Planifiez vos sorties à faire dès la fin du confinement

Sortie photo Instameet à Vitry sur Seine avec Jean-Christophe Dichant

Pendant une de mes sorties photo Instameet à Vitry sur Seine avec des lecteurs

Nous allons finir par retrouver notre liberté de mouvement. Préparez vos prochaines sorties, identifiez des lieux à visiter et à photographier, des coins de nature que vous rêvez de découvrir.

Lorsque vous sortirez, vous saurez immédiatement où aller, avec le bon matériel, au bon moment et vous prendrez plaisir à faire vos photos.

Vous pouvez même utiliser Instagram (voir plus haut) pour identifier des lieux à photographier, utilisez les fonctions de localisation pour cela.

15. Relisez le manuel de votre équipement, découvrez des fonctions cachées

Manuel utilisateur Nikon Z 6 Z 7 en français

Avez-vous déjà pris le temps de lire l’intégralité du manuel de votre appareil photo ? C’est rébarbatif quand on l’achète, des centaines de pages. Mais puisque vous avez du temps, c’est le bon moment pour découvrir des fonctions cachées, optimiser les réglages, comprendre comment fonctionnent certains modules comme l’autofocus ou la vidéo.

Vous ne trouvez plus le manuel ? Téléchargez-le sur le site du fabricant (Nikon par exemple).

16. La photo pendant un confinement : participez à des concours ou challenges photo

Challenges photo Nikon Passion

les challenges photo Nikon Passion

Tant qu’Internet fonctionne, tout va bien. Identifiez des concours photo, des challenges et participez. Vous avez trié vos meilleures images ? Soumettez-les.

Il est toujours plaisant de voir vos photos récompensées, ou de recevoir des avis.

La photo est aussi faite pour être montrée et soumise au regard des autres, ne passez pas à côté de ces possibilités qui vous sont offertes.

17. Proposez vos meilleures photos aux intéressés

Photo de danse JCDichant

les danseurs apprécient d’avoir des photos de leurs performances

Vous pensez que vos photos méritent mieux qu’une simple publication sur le web ? Pourquoi ne pas les soumettre aux intéressés ? Prenez contact avec les personnes que vous avez eu l’occasion de photographier lors d’un évènement et proposez-leur vos photos.

Vous n’êtes pas à l’abri d’une bonne surprise, d’une publication, d’un partage qui mettra en valeur votre travail. Prenez soin d’éditer avec attention, ne soumettez pas des dizaines de photos non triées. Avec un peu de chance, vous pouvez même espérer dégager quelques revenus, ce serait alors une belle récompense.

18. Lancez un groupe de discussion entre passionnés, motivez-vous ensemble

groupe de discussion photo whatsapp- telegram - messenger

Nous ne manquons pas de moyens de communication pendant un confinement :  téléphone, messageries instantanées (Whatsapp, Telegram), groupes privés, sites de clubs…

Profitez de ces outils à votre disposition pour créer votre propre groupe d’échange. Contactez vos amis photographes, invitez-les, postez des messages tout au long de la journée, montrez vos photos.

Plus vous pensez photo et vous partagez vos idées, plus vous progressez. C’est une belle façon de passer le temps en attendant de pouvoir sortir.

19. Découvrez la photo de rue autour de chez vous, à la ville comme à la campagne

Photo de rue - Street Photography- JC Dichant

au hasard d’une sortie d’une heure à moins d’un kilomètre

Vous pouvez sortir pendant une heure à un kilomètre de chez vous. Il y a forcément des photos à faire dans cet environnement.

Parcourez les rues de votre ville, les chemins de votre campagne.

Passez plusieurs fois au même endroit, profitez des conditions météo changeantes pour photographier le même sujet avec des lumières différentes.

Le paysage change en permanence, montrez ces changements. La ville est en perpétuel mouvement, montrez-le aussi.

20. Identifiez votre style, vos envies, vos affinités, développez votre démarche créative

Comment développer son style en photographie, les secrets de Denis Dubesset

développez votre style en photographie, les secrets de Denis Dubesset

Toutes ces activité doivent aussi vous permettre de penser à votre démarche créative. Qu’aimez-vous photographier, comment, quel est votre style ?

Posez-vous ces questions.

Mettez noir sur blanc vos idées, votre ressenti, vos envies, vos pratiques.

Faites-vous aider pour faire ce travail au besoin (par Denis Dubesset par exemple).

Ce travail fait sur vous vous sera utile par la suite.

La photo pendant un confinement : mais aussi …

Ces quelques idées pour vous aider à pratiquer la photo pendant un confinement ne constituent pas une liste exhaustive.

Il y a des dizaines d’autres idées à avoir, de projets à lancer, d’activités à mener.

Vous avez vous-aussi de bonnes pratiques à partager ? Dites-moi lesquelles ! Des questions sur les idées ci-dessus ? Posez-les moi !


La photo, composition et couleur par Harald Mante

La photo, composition et couleur, est la seconde édition d’un livre de Harald Mante intitulé initialement « Composition et couleur en photographie ». 

Ce livre qui fait partie des références quel que soit votre niveau en photographie aborde différentes notions essentielles parmi lesquels l’art du cadrage, de la composition et de la création d’une photographie. Voici ce que je pense de cette seconde édition.

La photo, composition et couleur par Harald Mante

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La photo, composition et couleur par Harald Mante, présentation

Je ne compte plus les ouvrages sur les principes de la photographie dans ma bibliothèque. Certains abordent un thème et le détaillent, c’est le cas de la série « Les secrets de … » chez Eyrolles. D’autres sont des ouvrages complets, abordant plusieurs thèmes comme « Composez, réglez, déclenchez« , l’auteur s’efforce de vous communiquer ce qu’il considère être les règles communément admises tout en apportant sa vision.

La photo, composition et couleur par Harald Mante

Le livre d’Harald Mante s’inscrit dans cette seconde catégorie. L’auteur, Harald Mante, est photographe, peintre, enseignant d’origine allemande (le livre est traduit par Volker Gilbert). Le succès de ses deux premiers livres lui a valu un poste d’enseignant en Allemagne, et après avoir fusionné le contenu des deux livres dans la première édition de cet ouvrage, il vient de le mettre à jour pour cette seconde édition.

Il s’agit donc bien d’un nouveau livre, dont le contenu repose forcément sur les mêmes notions, mais apparaissent 300 nouvelles images, des illustrations revues et complétées, de nombreuses reprises du texte, et le format carré propre à cette édition.

De quoi parle ce livre ?

[su_frame][/su_frame]Autant le dire tout de suite, si vous cherchez un livre de recettes, avec des photos à reproduire, ce n’est pas l’ouvrage qu’il vous faut. Il s’agit d’un livre d’apprentissage, dans lequel vous allez trouver la présentation des différentes notions sous un angle académique.

Non pas que l’auteur n’ait pas illustré l’ouvrage de photos, il y en a des centaines, mais le but de ce livre est bien de faire de vous apprendre quelque chose plutôt que de vous inciter à appliquer sans trop savoir pourquoi.

Toutefois ne pensez pas qu’il s’agisse d’un livre académique difficile à parcourir. C’est tout le contraire.  Plutôt que de partir dans des considérations complexes sur le processus créatif, Harald Mante s’intéresse aux notions « de base » mais pour autant essentielles.

La photo, composition et couleur par Harald Mante

Il le fait de façon structurée, claire et pertinente. Un exemple ? Savez-vous comment choisir entre format portrait (vertical) et format paysage (horizontal) ? Vous ne pouvez pas décider par hasard, et vous apprendrez que la ligne horizontale symbolise l’équilibre absolu tandis que la ligne verticale a la faculté de diviser davantage les surfaces au format paysage.

Savez-vous qu’il y a des points distincts et des points perturbateurs dans une image ? De même vous allez apprendre comment gérer les diagonales et les lignes obliques. Ou encore travailler avec les surfaces et les contrastes.

Harald Mante n’est pas uniquement photographe, il est aussi professeur d’art photographique et cela se ressent dans cet ouvrage. La qualité de la traduction de Volker Gilbert ajoute à l’intérêt du livre. Voici un livre agréable à parcourir, au gré de vos envies et besoins, de façon chronologique ou non.

Je n’oublie pas la qualité des photos, elles font de ce livre un ouvrage que j’aime consulter aussi pour trouver l’inspiration. Le tarif de 28 euros, dans la moyenne pour un livre bien imprimé et relié, ne devrait pas être un frein, cet investissement sera vite amorti si vous prenez la peine de suivre les enseignements et, surtout, de les appliquer.

La photo, composition et couleur par Harald Mante

A qui s’adresse le livre « La photo, composition et couleur » ?

Ce livre s’adresse à vous si découvrir, comprendre et mettre en application les notions de base du graphisme et de la photographie vous semble important pour améliorer votre pratique personnelle. Que vous soyez photographe débutant, amateur ou créatif intéressé par l’approche graphique, vous trouverez dans ce livre de quoi satisfaire votre curiosité.

La photo, composition et couleur par Harald Mante

Les photographes plus experts y trouveront l’inspiration pour trouver de nouvelles voies, identifier des axes créatifs auxquels ils n’avaient pas nécessairement pensé. Les coloristes y trouveront les notions avancées nécessaires à connaître pour approfondir leur démarche.

En résumé voici un livre qui s’inscrit dans la durée, ce qui est un des meilleurs signes de l’intérêt qu’il présente. Que vous ayez envie de vous faire plaisir ou de faire plaisir à un proche, n’hésitez pas, c’est une valeur sûre !

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Des guides pour apprendre la vidéo

Apprendre la vidéo c’est apprendre le tournage, le montage, la post-production. Rien de tel qu’un guide vidéo pour découvrir, à votre rythme, les bases. Mais les bons livres sur la vidéo sont rares.

J’ai chroniqué quelques livres ces dernières années, voici une liste d’ouvrages recommandables. Je l’enrichis chaque fois que je découvre un nouveau livre susceptible de vous intéresser.

Des guides pour apprendre la vidéo

Pourquoi la vidéo ?

La vidéo a fait son apparition sur les appareils photo avec le Nikon D90 en 2008. Depuis elle n’a eu de cesse d’occuper une part de plus en plus importante. Les appareils photo hybrides sont devenus le matériel principal de nombreux vidéastes, le format vidéo est partout sur le web et les réseaux sociaux.

Toutefois ne s’improvise pas vidéaste qui veut.

Photographie et vidéo, deux mondes opposés se rapprochent

Les appareils photo, et les hybrides en particulier (le Nikon Z 50 par exemple), sont capables de faire des photos comme de tourner des vidéos.

Certains hybrides ne sont mêmes utilisés que pour tourner, et livrés en kit avec les accessoires indispensables.

C’est le cas du kit cinéma pour le Nikon Z 6.

Ils ne sont pas les seuls.

Les smartphones, longtemps considérés comme les pires appareils photo, sont capables de tourner des vidéos d’excellente qualité (je vous recommande le blog de Laurent Clause sur la vidéo smartphone).

Les drones sont eux-aussi des caméras vidéos.

Je ne parle pas des caméras d’action type GoPro dont le but principal est de filmer.

Dans les faits, le passage de la photo à la vidéo n’est pas aussi complexe que le passage de la vidéo à la photo.

Les vidéastes professionnels interrogés m’ont tous dit qu’un photographe maîtrisant le sens du cadrage et de la composition se débrouille vite très bien en vidéo.

A l’inverse, un vidéaste sans aucune pratique de la photographie a plus de mal à s’y mettre lorsqu’il s’agit de cadrer avec précision l’image fixe.

Vous êtes photographe et vous maîtrisez le cadrage et la composition ? Vous pouvez envisager sereinement la vidéo !

Toutefois, lorsqu’il s’agit de savoir « comment faire », photographie et vidéo font appel à des notions techniques distinctes :

  • vocabulaire,
  • choix techniques,
  • accessoires,
  • logiciels.

La contrainte supplémentaire en vidéo

Je ne vous apprendrai rien en disant que la photographie c’est l’image fixe tandis que la vidéo c’est l’image animée.

Pour réaliser une vidéo, vous allez devoir filmer une suite de plans à assembler ensuite quand vous faites plusieurs images en photo sans devoir forcément les assembler en une série cohérente.

La différence principale, qui pose problème à de nombreux débutants en vidéo, c’est la dualité image ET son :

  • enregistrer l’image ET le son,
  • monter l’image ET le son.

Des guides pour apprendre la vidéo

Pour découvrir : Osez la vidéo avec votre appareil photo

Ce livre est écrit par Céline et Guillaume Manceron, que vous connaissez si vous écoutez le podcast Agora Show que nous animons ensemble.

Guillaume a de longues années de tournage vidéo derrière lui, Céline aussi, ils ont compilé dans ce livre leurs meilleurs conseils pour débuter.

C’est un ouvrage à destination des plus débutants, abordable, grâce auquel vous pourrez faire votre entrée dans le monde de la vidéo.

Pour apprendre : Cours de vidéo

Cet autre ouvrage est le pendant en vidéo du fameux guide de la photographie de René Bouillot, écrit par le même auteur, et actualisé par un réalisateur et un formateur vidéo depuis la disparition de René.

Vous allez rentrer dans les détails, découvrir toutes les subtilités de la vidéo, au risque de vous y perdre parfois, mais c’est une des références toujours aussi pertinentes.

Revenez-y chaque fois que vous avez un problème de compréhension.

Pour maîtriser : Les secrets de l’image vidéo

Philippe Bellaïche travaille pour la télévision, il a écrit un guide considéré comme le plus pointu en langue française sur la technique vidéo. Tout y est : l’essentiel, l’important, le superflu.

Ce guide va très loin, trop loin souvent pour un simple vidéaste.

Mais si vous aimez creuser un sujet, que vous voulez en faire le tour, alors c’est le meilleur choix.

Pour réaliser une vidéo ou un court-métrage : Comment réaliser son film de A à Z

Réaliser son film, car c’est bien de cela dont il s’agit YouTube ou non, demande de connaître les fondamentaux de la réalisation. Si vous pensiez y échapper, mauvaise nouvelle, ce n’est pas possible. La bonne nouvelle c’est que vous pouvez tout apprendre avec ce seul livre de Tiburce avant de passer à la pratique.

Des guides sur le matériel vidéo

Je ne vous cache pas que cette section reste pauvre en ouvrages pertinents et récents. Les vidéastes n’ont soit pas remis à jour leurs livres, soit pas été sollicités pour écrire. Voici toutefois quelques ouvrages présentés lors de leur sortie et qui peuvent vous intéresser encore.

Maîtriser sa GoPro

Les caméras d’action sont partout, grâce à GoPro qui a banalisé ce type de matériel, copié depuis par plusieurs autres marques.

Pour apprendre à bien utiliser votre GoPro, vous pouvez consulter ce livre, qui date toutefois et peut faire référence à d’anciens modèles de caméras sans présenter les spécificités des plus récentes (la 4K par exemple).

A ma connaissance il n’existe pas de mise à jour.

Filmer et photographier avec un drone

Eric de Keyser a mis à jour la première édition de son livre sur les drones. Celui-ci reste d’actualité pour tout ce qui concerne les bases, les grands principes du drone en tournage vidéo.

Même remarque toutefois que pour le précédent ouvrage, une actualisation avec les modèles et technologies les plus récents serait la bienvenue.

Des guides pour apprendre le montage vidéo

Une fois les rushs tournés, il faut les monter. C’est le travail de post-production et de montage indispensable pour finaliser votre vidéo.

Tout comme pour la section précédente, les livres pertinents sont peu nombreux. Faute aux évolutions fréquentes des logiciels qui imposent aux auteurs de faire d’incessantes mises à jour des livres et aux éditeurs de réimprimer sans cesse de nouvelles éditions dont les chiffres de vente sont souvent anecdotiques. Notez que c’est la même chose en photographie, les guides sur les logiciels ne font plus recette.

Comment monter une vidéo avec Premiere Pro ?

Seconde édition d’un livre qui fait référence si vous vous intéressez au logiciel de montage Premiere Pro, l’ouvrage d’Aurélie Gonin-Monod est à jour. Profitez-en !

Apprendre la vidéo : à suivre …

J’ai recensé ici les références actuelles ou encore pertinentes pour vous aider à identifier les meilleurs livres pour apprendre la vidéo.

Vous l’aurez constaté, ils sont peu nombreux.

Si vous connaissez des ouvrages qui peuvent venir compléter cette liste, laissez-moi un message via les commentaires, je suis preneur.


Comment développer votre style en photographie, la méthode complète de Denis Dubesset

En tant que photographe, amateur comme professionnel, vous devez faire en sorte de développer votre style en photographie pour que vos images vous ressemblent, pour montrer votre particularité et donner de la cohérence à vos photos.

Dans ce nouveau guide de la série ‘Les secrets de … » Denis Dubesset vous propose une méthode complète pour identifier et développer votre style en photographie. Il s’appuie sur l’analyse de son parcours, celui de plusieurs photographes connus, et détaille tout ce que vous devez savoir quel que soit votre niveau en photo.

Comment développer son style en photographie, les secrets de Denis Dubesset

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Comment développer votre style en photographie : la méthode de Denis Dubesset

« Le style, c’est l’identité visuelle du photographe, sa marque de fabrique« . Et ce que Denis Dubesset, déjà auteur de Les secrets du cadrage photo et Photographier les petits animaux vous propose d’apprendre à mettre en oeuvre tout au long de ce livre.

Si vous ne jurez que par les guides techniques sur la photo, n’allez pas plus loin, vous seriez déçu par ce livre.

Si par contre vous avez envie de faire de meilleures photos et que vous êtes convaincu que cela ne passe pas par l’achat d’un nouveau matériel, alors prenez le temps de lire cette chronique, et filez chez votre libraire. Vous avez trouvé le bon ouvrage.

Lorsqu’on apprend la photographie, la première étape consiste à savoir utiliser son appareil photo. Ce n’est ni le plus difficile ni le plus long (je vous propose d’apprendre ici).

Comment développer son style en photographie, les secrets de Denis Dubesset

Il vous faut ensuite savoir ce que vous voulez photographier, pourquoi, comment. C’est à partir de là que vous allez développer votre style, parfois sans même vous en rendre compte.

Certains photographes n’éprouvent pas ce besoin, c’est légitime. Comme le dit Denis Dubesset en introduction, il n’est pas indispensable d’avoir un style en photographie et vous pouvez très bien vous en passer si votre plaisir à vous consiste à utiliser votre appareil photo pour rapporter quelques souvenirs.

Si toutefois vous éprouvez l’envie d’aller plus loin, d’avoir une démarche créative, de faire des photos différentes de celles des autres, de vous faire remarquer pour vos images plus que la taille et le prix de votre équipement, alors développer votre style est important.

L’intention en photographie

[su_frame][/su_frame]Je ne peux que vous inciter à (re)lire l’excellent ouvrage de Gildas Lepetit-Castel sur l’inspiration en photographie, il va vous montrer pourquoi vous avez déjà tout en vous, même si vous êtes débutant en photo, pour mener à bien un projet photo avec une intention précise.

En parcourant le tout premier chapitre du livre de Denis Dubesset, vous irez un cran plus loin puisque vous allez découvrir les quatre types d’intention du photographe (vous avez une de ces quatre à minima) ainsi que les dix composantes d’un projet photo pour lesquelles mettre en oeuvre votre style.

A ce stade, vous allez déjà beaucoup progresser puisque vous saurez quel type de photographe vous êtes. Ce qui va vous permettre d’adapter votre pratique photo, de vous focaliser sur votre style et de faire des séries de photos plus intéressantes.

L’évolution stylistique

Au second chapitre vous allez mettre en place une démarche de qualification de votre pratique photo. Où en êtes-vous parmi les différentes étapes :

  • la découverte (de la photographie)
  • l’apprentissage des techniques
  • le bon élève
  • la spécialisation
  • l’émergence d’un style

Comment développer son style en photographie, les secrets de Denis Dubesset

Denis Dubesset revient ici sur ses débuts, en pur amateur, pour vous montrer ses premières photos et vous expliquer pourquoi il les a faites et pourquoi il est passé à autre chose. Intéressez-vous à sa progression car c’est celle que vous allez mettre en oeuvre aussi.

Sachez que Denis a appris la photographie tout seul et qu’aujourd’hui il est photographe professionnel, formateur et auteur, la méthode décrite fonctionne donc si vous prenez la peine de travailler un minimum (sans quoi ne pensez pas aller bien loin …).

Développer son style à la manière de …

Vous savez maintenant quel type de photographe vous êtes, où vous en êtes et il vous reste à affiner votre style. Pour cela Denis Dubesset vous propose d’imiter d’autres photographes.

Certains vont penser que c’est trop facile et que développer son style doit se faire dans son coin à sa façon. Je pense au contraire que réfléchir à ce que font les autres, trouver des points de convergence comme des incompatibilités est essentiel. J’ai souvent cherché à imiter des photographes dont j’aime les images, et tout en personnalisant les miennes j’ai beaucoup appris en étudiant leur style.

Comment développer son style en photographie, les secrets de Denis Dubesset

Denis Dubesset vous entraîne ici à la découverte de :

  • Saul Leiter
  • Martin Parr
  • Edward Weston
  • Rebecca Norris Webb (à ne pas confondre avec son mari ci-dessous)
  • Alex Webb
  • Raymond Depardon
  • William Eggleston
  • Bernd et Hilla Becher
  • Michael Kenna (la pose longue, vous savez)

Pourquoi ces photographes et pas d’autres ? C’est un choix arbitraire que l’auteur justifie en introduction du livre. L’important ici n’est pas de considérer cette liste comme une liste de référence (je vois déjà les critiques arriver), mais plutôt d’apprendre à analyser le travail d’un photographe dont vous aimez les photos pour comprendre comment il a développé son style.

Figures de style

Passons à la pratique ! Dans ce dernier chapitre, vous allez faire des photos en intégrant ce que vous avez découvert et appris sur vous dans les chapitres précédents.

Comment développer son style en photographie, les secrets de Denis Dubesset

Denis Dubesset vous propose six exercices, six photos à réaliser dans un contexte donné. Le but de l’exercice n’est surtout pas de reproduire ce que l’auteur vous montre, mais bien de faire les six images en leur appliquant votre style. Ce que vous avez défini dans les chapitres précédents.

Qu’il s’agisse de la photo de paysage, de l’urbex, de la perspective, de la photo sous la pluie, des photos voilées, vous allez devoir réfléchir à l’image que vous voulez obtenir.

Vous le ferez d’autant plus facilement que vous savez à ce stade à quoi doit ressembler le résultat final, quels sont les moyens nécessaires, les techniques à mettre en oeuvre et ce qui vous satisfait ou non.

Mon avis sur le livre « Les secrets du style en photographie » de Denis Dubesset

Je découvre chaque mois plusieurs livres sur la photographie, qu’il s’agisse de guides pratiques comme de livres de photographie. Avec le temps j’avoue ne plus savoir comment conclure pour certains car que dire d’un guide pratique si ce n’est qu’il est « pratique » et que le contenu correspond au titre ou non ?

Donner un avis sur un livre traitant de la démarche du photographe, au delà de la technique, est plus complexe. Et plus intéressant. J’ai donc des réactions différentes, allant du « je n’ai pas aimé » à « c’est ma Bible !« .

Mon avis sur le livre de Denis Dubesset penche clairement plus du côté du livre de référence que du livre à brûler bien vite. Il fait le lien entre un guide d’apprentissage de la photo et un livre de photographie qu’il vous faut analyser par vous-même. Ici pas de vulgarisation technique, pas d’illustrations graphiques pour vous présenter un concept, pas de blabla scientifique. Denis Dubesset se prête à une analyse pertinente qui vous permet de bien comprendre comment devenir créatif, que vous ayez un don ou pas, et comment travailler pour créer votre univers.

Contrairement à l’auteur qui admet qu’il est possible de devenir photographe sans avoir de style (je vous renvoie à l’introduction), je pense au contraire que sans style vous resterez un preneur d’images mais ne deviendrez pas photographe. Il n’y a pas de honte à être un preneur d’images, j’en suis un bien souvent, mais si vous voulez montrer autre chose que les photos que font les autres dans les mêmes conditions, alors il vous faut donner à vos images un caractère plus personnel.

C’est cela « développer votre style en photographie » et Denis Dubesset vous l’explique de fort belle façon dans ce livre. Les 23 euros qu’il va vous en coûter pour l’étudier (le lire ne suffit pas) vous seront largement remboursés quand vous montrerez vos photos lors d’une exposition ou au travers d’un livre !

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Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé pour apprendre la photo

Les livres pour apprendre la photo se suivent et se ressemblent souvent beaucoup. La petite encyclopédie  de la photo numérique, guide avancé de David Taylor, complète le précédent livre pour les plus débutants avec comme différenciateur principal une mise en page faisant la part belle aux illustrations.

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

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Petite encyclopédie de la photo numérique, guide avancé pour progresser en photographie

Je ne compte plus les livres pour apprendre la photo parus ces dernières années. Bien que les contenus finissent par se ressembler, c’est assez logique, chaque auteur fait la différence avec une approche personnelle, une méthode particulière, une mise en page spécifique ou un subtil mélange de tout ça.

David Taylor a fait le choix des illustrations pour ce nouveau livre qui complète celui de Chris Gatclum La petite encyclopédie de la photo numérique – la photo pour les débutants – parue précédemment. Egalement auteur de La photo comment ça marche en 70 infographies, il faut dire que l’homme a pour lui un parcours d’infographiste avant de devenir photographe professionnel et formateur, ça aide.

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

Des notions avancées

[su_frame][/su_frame]Cette petite encyclopédie de la photo numérique s’adresse aux photographes connaissant déjà les bases de la photographie. Vous savez ce que sont les termes exposition, mise au point autofocus, cadrage, composition … et vous connaissez les différentes gammes d’objectifs ? Vous pouvez donc faire des photos quel que soit votre équipement. Mais savez-vous comment aller plus loin ? Faire des photos dans toutes les situations ? 

C’est le but de l’auteur que de vous passer des informations complémentaires pour vous aider à appréhender des sujets plus complexes. Vous pouvez par exemple découvrir :

  • quand utiliser le format JPG et le format RAW selon les photos que vous faites,
  • comment choisir un point de vue,
  • ajuster l’exposition et utiliser le bracketing,
  • utiliser l’autofocus à la demande,
  • quelle perspective attendre d’une focale particulière,
  • la différence entre bonnettes macro, tubes allonge et objectifs macro,

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

La liste des sujets abordée est longue, l’ensemble étant réparti en huit chapitres :

  • équipement
  • composition
  • exposition
  • mise au point
  • objectifs
  • filtres
  • flash
  • retouche d’images

Chaque double page propose un texte d’introduction, des encarts pour préciser certaines notions et plusieurs photos illustrant le sujet concerné. De très nombreuses illustrations montrant les menus, les réglages, les pictogrammes des appareils photo (dont les reflex Nikon) vous permettent de faire le lien avec votre appareil photo.

Le dernier chapitre sur la retouche d’images que j’aurais volontiers nommé « traitement et opérations avancées » plus que retouche, vous montre comment utiliser Lightroom et Photoshop pour donner à vos photos le rendu qu’elles méritent comme créer des panoramiques et autres opérations.

Petite encyclopédie de la photo numérique, le guide avancé

A qui s’adresse ce livre

Cette petite encyclopédie de la photo numérique va vous intéresser si vous connaissez déjà un peu la photographie, que vous ne souhaitez pas un énième ouvrage sur les bases de la photo mais que vous préférez découvrir des sujets plus experts.

Il vous faut pour cela être intéressé par les illustrations plus que les longs textes, comme être capable de creuser certains points par vous-même quand le sujet vous intéresse mais que les explications fournies vous paraissent insuffisantes.

Ce livre va vous intéresser aussi si vous ne savez pas encore quel domaine photographique vous intéresse plus particulièrement, ce sera l’occasion d’expérimenter pour découvrir ce qui vous plaît avant de passer à des livres plus spécifiques comme ceux de la série « Les secrets de …« .

Ce livre ne vous plaira pas si vous aimez une approche plus méthodique, ordonnée, les longues explications et des détails nombreux sur un sujet particulier.

Il n’en reste pas moins que pour 19,90 euros, ce livre est un ouvrage intéressant par ses nombreuses illustrations très accessibles. Elles permettent d’avancer plus vite que la lecture de plus longs textes. Si vous avez aimé les 70 infographies du même auteur, n’hésitez pas.

En savoir plus sur l’auteur, David Taylor

Le site des Editions Eyrolles

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Pourquoi j’aime cette photo, la science de la perception

Vous vous êtes déjà posé la question de savoir ce qu’est une bonne photo et vous n’avez jamais vraiment trouvé la réponse ? Et si vous vous demandiez plutôt « Pourquoi j’aime cette photo plutôt qu’une autre » ?

C’est l’objectif de ce livre que de décortiquer pour vous les éléments conscients comme inconscients qui font qu’une photo touche son public ou non.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

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Pourquoi j’aime cette photo, présentation du livre

J’avoue que quand j’ai vu arriver ce livre, avec son petit format et sa couverture à bordure rose, j’ai eu quelques doutes car cette présentation est atypique, bien que les éditions Eyrolles aient repris la couverture rigide que l’on trouve sur leurs derniers ouvrages et que j’apprécie.

Ne connaissant pas non plus, l’auteur, Brian Dilg, j’ai pris le temps de découvrir le livre, à mon rythme, comme je le fais pour de nombreux ouvrages.

Un livre bien imprimé, sur un papier qui rend bien les différentes couleurs de la maquette et des photos d’illustration (de nombreux photographes célèbres sont à l’honneur), la qualité perçue est là. Restait à savoir ce que le texte pouvait bien apporter à notre développement personnel.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

En effet la question la plus souvent posée par les photographes amateurs est « Qu’est-ce qu’une bonne photo ? » alors que se poser la question de savoir pourquoi ils aiment une photo est moins courante. Il n’y a qu’à lire les échanges sur les sites de critique photo pour s’en rendre compte. A bien y réfléchir c’est pourtant assez logique, une bonne photo ne serait-elle pas une photo qui nous plaît et nous fait réagir ?

Ce livre va vous aider à trouver des réponses, sans que l’auteur ne se perde dans des considérations trop philosophiques, contrairement à ce que le sommaire pourrait vous laisser penser. Le livre est organisé autour d’une structure en quatre sections :

  • Voir
  • Attirer le regard
  • Penser
  • Pour finir

Cette structure peut vous paraître abstraite, pourtant en parcourant l’ouvrage elle s’avère pleine de bon sens.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Notre homme ne se contente pas de réflexions personnelles sur sa vision de la photographie et « ce qu’il faut penser ou non » mais a aussi interrogé plusieurs experts parmi lesquels (c’est atypique mais vous allez voir que c’est pertinent) :

  • un spécialiste de la vision,
  • un chercheur en neurosciences cognitives,
  • un psychologue,
  • une conservatrice,
  • un consultant en photographie.

Si vous aimez les livres qui ne parlent que de technique photo, arrêtez-vous ici, celui-ci n’est pas pour vous.

Si par contre vous vous intéressez à la créativité en photographie, au développement de votre démarche personnelle, à l’art en général et à l’art photographique en particulier alors lisez la suite.

Voir, l’homme et l’appareil photo

Dans ce premier chapitre l’auteur s’interroge sur la relation entre le photographe et le regard, et sur la différence entre regarder et voir.

Classique me direz-vous mais vous êtes vous posé la question quand vous faites des photos de savoir ce qui vous a attiré ou ce que vous avez vu dans la scène concernée (ou pas vu, c’est souvent là que se trouvent les meilleures photos).

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Vous allez trouver dans ce premier chapitre des notions de cadrage, de composition, de plans mais aussi des réflexions sur la plage dynamique d’une image comme les tonalités et la perception des couleurs.

L’idée n’est pas de vous dire comment régler votre appareil photo, mais plutôt de décortiquer l’influence qu’a chacun des réglages sur votre perception de l’image finale.

La présentation de l’importance du temps de pose et du mouvement, par exemple, que Christophe Audebert a détaillée dans Les secrets de la photo de mouvement, vous intéressera si vous aimez photographier avec des temps de pose courts pour révéler des formes invisibles à l’œil nu.

Attirer le regard

Dans ce second chapitre vous allez découvrir les principes de la construction photographique :

  • l’importance du placement du sujet dans le cadre,
  • l’importance de la taille du sujet par rapport au cadre,
  • comment la mise au point ou les lignes (réelles comme implicites) peuvent attirer ou non le regard du spectateur.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Nous sommes ici non plus dans les réglages techniques et leur influence, mais dans tout ce qui concerne la composition, l’expression, l’attention. Ce sont les notions les plus complexes à comprendre et à mémoriser car elles ne font pas appel à des règles techniques mais à votre propre regard. 

« Nous croyons percevoir tout ce qui nous entoure, mais nous ne percevons consciemment que très peu de choses. »

-Jay Friedenberg, psychologue

Je ne vous cacherai pas que c’est le chapitre sur lequel j’ai passé le plus de temps et je n’ai pas fini d’en passer car une seule lecture ne suffit pas.

Penser

L’auteur aborde ici une nouvelle dimension, qui consiste à décoder les photos que nous voyons.

Avez-vous déjà réalisé que l’appareil photo ne peut pas enregistrer les pensées du photographe à la prise de vue ? Il n’enregistre que la lumière. Comment alors faire en sorte que le spectateur devine ce que le photographe a voulu exprimer ?

Sont ici traitées les notions d’omission, d’imagination, d’attention comme de point de vue. Vous allez comprendre l’importance de décrypter les photos pour en comprendre le sens, l’importance de savoir construire un récit pour raconter une histoire, comme de trouver l’inspiration dans tout ce qui vous tend la main : lumière, contexte, couleur, … (en savoir plus sur l’inspiration).

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Pour finir

Pour finir… il n’y à rien. Cette dernière section est étonnante car elle ne comporte rien d’autre que la conclusion de l’auteur et cette citation qui ouvre la page :

« Tout le monde s’améliore avec de la pratique.

Il n’y a pas de raccourcis. »

Peut-être se suffit-elle à elle-même finalement, non ?

Mon avis sur « Pourquoi j’aime cette photo »

Je parcours tellement de livres sur la photographie que je finis par avoir du mal à trouver des ouvrages qui sortent des sentiers battus. Avec celui-ci c’est le cas, et bien qu’il s’adresse en priorité aux photographes désireux de comprendre comment devenir plus créatifs, il peut tout aussi bien vous intéresser si vous débutez et êtes peu enclin à penser technique photo au quotidien.

Le tarif modéré de 19,90 euros, le petit format à glisser dans un sac (à main ou photo), et l’intérêt des sujets abordés font que je ne peux que vous recommander de prendre du temps vous-aussi pour tenter de répondre à la question « Pourquoi j’aime cette photo ».

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La photographie de paysage, heure par heure : comment faire de belles photos de paysage

Faire de la photographie de paysage, c’est apprendre à être patient. Mais aussi à bien préparer vos séances. La lumière, élément essentiel d’une photographie de paysage, change d’heure en heure, le type de photo que vous pouvez faire aussi.

Dans ce guide à la présentation originale, vous allez découvrir quelles photos faire à quel moment de la journée, comment vous préparer, quel matériel utiliser et comment finaliser le rendu de vos photos.

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

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La photographie de paysage, heure par heure : présentation

Les livres sur la photographie de paysage ne manquent pas, j’en ai déjà présenté plusieurs dont Les secrets de la photo de paysage ou encore Photos de paysage. Ces guides vous permettent de savoir comment faire des photos de paysage en fonction du lieu dans lequel vous vous trouvez : plaine, montagne, bord de mer, …

Le livre de Ross Hodddinott et Mark Bauer, deux photographes de paysages britanniques dont vous pouvez découvrir les photos souvent primées sur leurs sites respectifs, vous propose une approche différente.

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

[su_frame][/su_frame]Le livre est organisé non pas autour du lieu mais autour de l’heure de la journée à laquelle vous prévoyez de faire vos photos de paysages.

Pourquoi cela change tout ?

Parce qu’entre la lumière du matin, celle de midi, celle de fin d’après-midi ou celle du soir il y a une très grande différence.

Parce qu’au final ce n’est pas le lieu qui fait la complexité de l’exercice, mais la gestion de la lumière.

Cette approche est pleine de bon sens et j’avoue que j’ai adhéré très vite au découpage du livre tel qu’il est proposé :

  • l’aube
  • le matin
  • le midi
  • l’après-midi
  • le soir
  • le crépuscule
  • la nuit.

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

L’autre centre d’intérêt de ce livre, outre le fait qu’il présente de magnifiques photographies de paysage, est la façon qu’ont les deux auteurs de traiter leur sujet.

Plutôt que de découper les différentes phases (préparation, prise de vue, sélection, traitement) en autant de chapitres, ils ont pris le parti de détailler la conception de chaque photo de A à Z.

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

Si vous vous intéressez à la photographie de paysage le matin, par exemple, vous allez découvrir dans le chapitre du même nom (page 64 et suivantes) :

  • des explications sur les particularités de la lumière matinale,
  • comment trouver des opportunités de photos le matin (sujets, approche),
  • des conseils sur le matériel (par exemple objectifs) le plus adapté,
  • des encarts « gros plan sur …« , par exemple le mouvement intentionnel (voir aussi Les Secrets du mouvement),
  • la composition des images, comment cadrer, que mettre en avant,
  • le post-traitement, d’une photo, étape par étapes,
  • la présentation commentée de la photo finale.

J’aime beaucoup cette approche, elle présente l’avantage de regrouper toute la démarche, de la préparation au traitement, sans vous forcer à passer de chapitres en chapitres. La lecture est plus agréable et l’apprentissage aussi.

Vous voulez plus d’informations sur les photographies de paysage que vous voyez dans le livre ? L’annexe finale regroupe toutes les photos avec les données EXIF correspondantes.

Vous y trouverez aussi les références et adresses des accessoires et applications citées dans le livre, ainsi qu’un glossaire des principaux termes photographiques utilisés et à connaître.

Conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

Mon avis sur ce livre

Voici un ouvrage qui a le mérite de proposer une nouvelle organisation de son contenu, avec une logique plus proche de celle du lecteur photographe qui souhaite comprendre comment est composée une photo de A à Z.

Les photos des deux auteurs sont magnifiques et sources d’inspiration si vous cherchez des idées et que vous voulez savoir quelles photos sont faisables à quels endroits. Elles sont toutes documentées, tant dans leur réalisation que par leurs données techniques.

Le texte qui accompagne chaque chapitre, et les photos qui vont avec, est complet. Le ton narratif utilisé pour introduire chaque situation de prise de vue est attirant, il donne envie de connaître la suite … et de voir le résultat final.

Conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

Le livre en lui-même est agréable à consulter, l’impression des photos est qualitative, même si la tenue en main du papier pourrait être plus agréable avec un grammage supérieur.

Proposé au tarif public de 23 euros, ce livre va vous intéresser si la photographie de paysage vous intéresse, et vous séduire si ce n’est pas encore le cas.

De quoi vous mettre au paysage à votre tour ?

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L’inspiration en photographie, mon avis sur le livre de Gildas Lepetit-Castel

« Je suis fait de tout ce que j’ai vu« , cette citation d’Henri Matisse ouvre la quatrième de couverture du livre « L’inspiration en photographie » de Gildas Lepetit-Castel et résume à elle seule ce que va vous apporter cet ouvrage.

Vous pensez être trop technicien, pas assez créatif ? Vous n’avez pas d’idées pour trouver des sujets ? Vous pensez manquer de « ce petit quelque chose » que les autres ont et pas vous ? Vous vous trompez, Gildas Lepetit-Castel vous explique pourquoi.

L'inspiration en photographie, chronique du livre de Gildas Lepetit-Castel

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L’inspiration en photographie, Gildas Lepetit-Castel

Comment ce petit livre pourrait me permettre de trouver l’inspiration en photographie ? Je suis plus habitué à parcourir des ouvrages conséquents comme 50 pistes créatives de Michael Freeman quand il s’agit de chercher des idées. Alors un petit format, 122 pages à peine dont des photos pleine page, ça questionne quand on découvre l’ouvrage.

Je connais Gildas Lepetit-Castel pour ses précédents ouvrages Photo argentique : démarche, matériel, développement, tirage et Les secrets de la photo de rue : approche, pratique et editing. Pour avoir animé récemment une table ronde sur la photo de rue à laquelle il participait, je sais combien l’homme est entier et honnête quand il nous parle de photographie (lisez l’Interview de Gildas, c’est passionnant). Ce livre ne pouvait donc pas être un ouvrage au rabais.

Quelques heures plus tard j’ai fini la lecture et le doute est levé, ce livre rejoint ma bibliothèque au rayon « A relire souvent ».

Je pourrais vous parler du sommaire, vous présenter les différents chapitres du livre comme je le fais pour d’autres. Mais tout comme pour L’âme d’une image de David duChemin, je passerais à côté de ce qui fait l’intérêt de ce livre.

L'inspiration en photographie, chronique du livre de Gildas Lepetit-Castel

Ce n’est pas un « guide de photographie« , ce n’est pas non plus un « cours d’inspiration » à suivre de la première à la dernière page pour progresser.

Ce livre est avant tout un travail d’analyse personnelle de l’auteur sur son propre parcours, ce qui l’a nourrit et le nourrit encore quand il s’agit de photographie. Vous ne trouverez  – heureusement – pas dans ce livre une liste de sujets « qui marchent à tous les coups » ni de « recettes pour des photos Instagrammables » qui vendent du Like à tour de bras. Ce n’est pas le propos de l’auteur.

Vous y trouverez par contre la présentation de sa démarche et comment il l’a construite au fil des années, de sa plus tendre enfance à aujourd’hui.

L'inspiration en photographie, chronique du livre de Gildas Lepetit-Castel

Votre démarche photo se nourrit de votre parcours personnel

Gildas Lepetit-Castel ose se mettre à nu dès les premières pages du livre quand il nous raconte son adolescence. Passionné par le cinéma et le dessin, c’est dans son labo argentique au temps du lycée qu’il développe sa pratique photo. Et qu’il comprend petit à petit « qu’il faut apprendre à décloisonner les choses, à les faire fusionner » pour développer une démarche photographique personnelle.

Vous avez vous-aussi un parcours personnel, des expériences de vie, vous avez fait des rencontres, vécu des moments forts, tout cela doit participer à votre quête de l’inspiration en photographie.

Pour l’auteur, tous les arts nourrissent notre démarche. Nous écoutons tous de la musique, lisons tous des livres, regardons tous des films, et certains d’entre vous sont peut-être même dessinateurs, peintres ou sculpteurs. Ce regard que nous portons sur notre monde doit nous servir à trouver les idées. Retenez d’ailleurs que « il n’y a pas de mauvais sujet, il n’y a que des mauvais regards« .

L'inspiration en photographie, chronique du livre de Gildas Lepetit-Castel

Pourquoi il faut savoir choisir

La pratique de la photographie vous force à faire des choix. De matériel, de sujet, de domaines, de distances, d’environnement … Faire des choix est souvent ce qui bloque l’apprenti photographe qui cherche « l’objectif à tout faire« , veut « garder toutes ses photos« , veut « couvrir tous les sujets« . C’est en faisant des choix que vous affinerez votre démarche.

Le cœur du livre vous permet de vous poser les bonnes questions :

  • quelle distance adopter face au sujet (pas uniquement en mètres !),
  • quels moyens mettre en oeuvre pour arriver à vos fins,
  • quel matériel utiliser,
  • quel rendu adopter,
  • quelles sélections faire,
  • quels mots pour accompagner vos photos,
  • quelles formes de publications privilégier.

En abordant chacun de ces sujets et en les reliant à sa pratique personnelle, Gildas Lepetit-Castel vous incite à faire de même.

L'inspiration en photographie, chronique du livre de Gildas Lepetit-Castel

Pour finir, quelques exercices ?

Le petit cahier d’exercices concluant ce livre vous permettra de préciser vos affinités, de développer des idées, de les tester, ce que nous ne faisons jamais assez.

Pourquoi « L’inspiration en photographie » a changé ma vision

Après avoir lu ce livre, vous ne vous poserez plus la question de savoir comment trouver les bons sujets puisque vous réaliserez qu’ils sont déjà en vous et que vous venez de les lister (conseil, prenez des notes en cours de lecture).

Vous réaliserez que ne pas avoir une grande culture photographique n’est pas un handicap pour vous lancer, que tout ce que vous avez fait, vu ou entendu va vous servir et compenser.

A trop vouloir « penser photographie » pour développer ma propre démarche, j’en arrive à omettre parfois tout ce qui fait mon environnement personnel. Ce livre m’a remis les idées en place, m’a rassuré sur certains choix fait comme à faire, m’a fait imaginer des possibilités auxquelles je ne pensais pas.

Rien que pour cela il mérite largement les 15 euros et les quelques heures nécessaires à sa lecture.

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