100 idées de photos pour éviter les clichés, par Pierrick Bourgault
Vous manquez d’inspiration, vous aimez la photo mais vous ne savez pas comment sortir du lot, vous cherchez des idées de photos ? « 100 déclics photo pour éviter les clichés » par Pierrick Bourgault est un recueil de conseils pratiques qui pourrait bien vous plaire.
100 idées de photos pour éviter les clichés, présentation
Journaliste, enseignant et photographe, Pierrick Bourgault a écrit 100 conseils pour mieux photographier en 2012, mis à jour en 2015. Ces deux éditions devenant difficiles à trouver, voici une troisième édition renommée mais au contenu identique.
Pourquoi « éviter les clichés » ?
La démarche de l’auteur est simple : vous donner des idées de photos pour vous aider à développer votre pratique. En regardant des photos, en les commentant, en expliquant, et – surtout – en situant dans son contexte de prise de vue chaque image.
Je suis un fervent partisan de la démonstration par l’image, j’ai bien aimé les deux premières éditions de ce guide, cette troisième édition a le mérite de le rendre à nouveau disponible.
Très visuel, abordable quelque soit votre niveau, ces idées de photos s’adressent à tous les photographes, du plus débutant au plus expert. Ne pensez pas qu’il manque de contenu concret, le premier chapitre est là pour vous présenter les « sept notes » fondamentales :
la mise au point
la focale
le diaphragme
la profondeur de champ
la vitesse
la sensibilité
la température de couleur
Chacune de ces notions vous est présentée en une fiche avant d’en arriver aux 100 conseils pratiques. Ces derniers sont tous construits de la même façon :
un titre
un sous-titre
une explication textuelle
plusieurs photos légendées
L’ensemble est regroupé en 5 chapitres :
lumière, ombre, couleurs : savoir gérer la lumière, le contre-jour, le NB, les couleurs
montrer, cacher, cadrer : les formats, le contenu de l’image, le cadre, le hors-champ
troisième et quatrième dimension : le relief, les perspectives, les temps forts
objets, paysages, portraits : natures mortes, panoramas, contexte, droit à l’image
les outils du photographe : editing et tri des photos, vidéo, diffusion des images
En fin d’ouvrage vous trouverez 20 fiches complémentaires « SOS » qui vous aideront à comprendre pourquoi vos photos sont floues, ce qu’est le flou de bougé, la notion de contraste et d’ombres bouchées, et quelques autres sujets bien utiles si vous n’êtes pas satisfait de vos images.
Au final voici un petit recueil dont le format permet de le loger dans votre sac photo et qui vous rendra service avant, pendant et après une séance de prise de vue.
Pour apprendre la photo vous pouvez consulter des sites Internet ou regarder des tutoriels vidéos (par exemple les vidéos Nikon Passion).
Mais prendre le temps de lire un guide photo, de suivre les conseils donnés et de faire les exercices reste un excellent moyen d’apprendre à faire de meilleures photos.
Voici la liste des derniers ouvrages commentés pour lesquels je vous propose une revue complète et des illustrations.
Tous ces guides photos sont à regarder de près car ils proposent chacun une approche différente, une façon de traiter le sujet qui change d’un auteur à l’autre. Certains sont plus pratiques (les recueils de fiches par exemple), d’autres sont plus à-même de vous faire réfléchir sur votre pratique photo (Freeman par exemple).
Ces guides ne sont pas des manuels utilisateurs reformatés, mais bien de véritables ouvrages d’apprentissage de la photo qui complètent à merveille la notice de votre boîtier. Je les ai tous lus et appréciés, alors à vous maintenant ! Suivez les liens titres et couvertures pour en savoir plus sur chaque ouvrage.
Parce que la composition d’une photographie est plus importante que les critères techniques et le réglage du boîtier, apprenez à donner du sens à vos images.
Pour les férus de détails précis sur le fonctionnement des boîtiers et optiques, et pour tous ceux qui s’intéressent à la photographie numérique sous l’angle technique.
Mais encore …
Il existe de nombreux ouvrages sur la photographie numérique, dont une liste conséquente de guides dédiés aux boîtiers. Voici de quoi en savoir plus si ces guides vous intéressent aussi …
Comment éclairer un objet pour le photographier : manuel d’éclairage photo, 3ème édition
Comment éclairer un objet pour le photographier ? Comment régler les lumières artificielles en studio ? Comment choisir ses éclairages ? Autant de questions que vous posez et qui trouvent leurs réponses dans ce Manuel d’éclairage photo.
Ce livre est devenu une référence avec les années et la troisième édition vient de paraître, traduite par le regretté René Bouillot et actualisée par Gilles Théophile.
Savoir gérer la lumière est une des qualités que vous devez posséder pour optimiser vos images de studio, en intérieur, vos portraits. Qu’il s’agisse de lumière naturelle ou de lumière artificielle, c’est un des sujets les plus complexes à bien maîtriser.
En intérieur, dès que vous utilisez un flash, des éclairages de studio ou des lampes à lumière continue, il est impératif de tout contrôler pour obtenir des résultats à la hauteur de vos attentes.
Avec un peu de maîtrise vous pouvez réussir vos portraits, vos photos d’objets, de natures mortes sans devoir nécessairement investir dans un équipement lourd et difficilement gérable (en savoir plus sur la photo packshot).
Le Manuel d’éclairage photo est entièrement consacré à la gestion de la lumière et à la pratique de l’éclairage en intérieur.
Ce guide en est à sa troisième édition en français et j’avais déjà donné un avis très positif sur l’édition précédente (merci à l’éditeur pour le rappel en couverture !!). Cette troisième édition reprend le contenu de la précédente et la traduction de René Bouillot, et s’enrichit de mises à jour sur les types d’éclairages les plus récents.
Un nouveau chapitre fait son apparition en fin d’ouvrage pour vous aider à monter votre propre studio à domicile sans dépenser trop. Notons que c’est Gilles Théophile, également auteur de guides sur Lightroom, qui s’est chargé de cette actualisation.
Qu’allez-vous trouver dans ce manuel d’éclairage photo ?
Ce livre est un recueil de théories – accessibles – sur l’éclairage et la nature de la lumière. Il présente également les différentes sources de lumière à la disposition du photographe amateur comme professionnel : lampes, flashs, réflecteurs, etc. Tout ce que vous devez savoir pour éclairer un objet.
Vous y trouverez de nombreux exemples et mises en pratique pour faire vos gammes. Libre à vous de suivre les exercices proposés ou non mais en les suivant vous pratiquerez, ce qui reste le meilleur moyen d’apprendre.
Les mises à jour de cette troisième édition
Cette édition 2015 reprend l’essentiel du contenu de l’édition précédente, et apporte :
un chapitre dédié à l’organisation et l’utilisation de votre studio
une refonte totale du chapitre consacré à l’éclairage du portrait
des nouvelles photos d’illustration (plus de 100) et des encarts complétés et actualisés
tout ce qu’il vous faut savoir sur les derniers modèles de flashs, lampes LED et éclairages fluorescents
Si vous possédez déjà l’édition précédente, l’investissement n’est pas essentiel mais si vous souhaitez vous procurer l’ouvrage, préférez donc cette nouvelle édition aux précédentes.
Comment éclairer un objet : à qui s’adresse ce manuel de l’éclairage ?
Ce livre va vous intéresser si vous connaissez déjà les bases de la photographie et de l’exposition, si vous savez régler votre appareil photo sans trop hésiter avant de déclencher. Vous pourrez alors vous concentrer sur les notions et techniques présentées et leur mise en pratique pour éclairer un objet et le prendre en photo.
Si vous débutez en photographie mais que vous êtes intéressé par le studio, le portrait, le packshot, la nature morte, vous trouverez de très bons conseils et vous pourrez vous faire une bonne idée du matériel nécessaire ou pas. C’est une façon d’apprendre à faire vos choix avant de casser votre tirelire pour un kit studio qui ne vous satisfera peut-être pas.
Si vous êtes pro et que vous pratiquez le studio, ce livre est la référence à avoir sous la main pour ne pas perdre de temps lorsque vous préparez un nouveau plan d’éclairage.
Comment tout photographier – 120 fiches pratiques par Tom Ang
« Comment tout photographier » est un recueil de plus de 120 fiches pratiques pour apprendre la photographie à votre rythme. Cette seconde édition du guide de Tom Ang, photographe et auteur américain, est actualisée et traduite par Bernard Jolivalt qui sait si bien porter dans notre langue les écrits anglo-saxons.
Comment tout photographier – 120 fiches pratiques : présentation du livre
Bien que le titre soit ambitieux – tout photographier – ce livre s’adresse au photographe débutant et amateur qui souhaite découvrir les différents domaines photographiques à sa portée.
Contrairement à d’autres livres plus spécialisés, comme ceux de la série Les Secrets de …, ou le manuel de photographie numérique du même auteur, l’ouvrage de Tom Ang se veut une introduction aux techniques de base à connaître et maîtriser pour vous sortir de la plupart des situations.
Vous allez ainsi découvrir plus de 120 situations ou techniques de prise de vues différentes. L’auteur vous livre ses conseils de pro pour réussir vos photos et profiter de votre équipement.
Parce qu’il faut bien établir un classement face à une telle quantité d’informations, ce sont les thèmes photographiques qui vont servir de base à votre apprentissage.
Les fiches sont réparties en huit catégories distinctes :
les éléments de la photographie
photographier les gens
photographier les paysages et la nature
photographier les animaux
photographier l’architecture
photographier les événements
photographier l’expression artistique
les applications particulières de la photographie.
Ce dernier chapitre traite par exemple de photographie spatiale ou infrarouge ou de la documentation d’un projet à l’aide de photos. Une fiche pratique vous permettra de savoir comment bien présenter un objet pour le vendre sur un site d’annonce.
J’ai particulièrement apprécié les nombreuses illustrations. Elles complètent les instructions et pas à pas pour vous aider à appliquer vous aussi les conseils présentés.
A la page 128 vous découvrirez par exemple comment pratiquer la photo panoramique : quelles sont les précautions à prendre, comment positionner l’appareil sur le trépied et comment bien choisir la séquence de photos.
L’ensemble est sobre mais précis. Ce gros livre très riche en informations s’adresse à vous si vous cherchez à élargir le champ de vos compétences photographiques rapidement sans avoir à consulter de nombreux ouvrages spécialisés. Une fois vos préférences déterminées, vous pourrez aborder les techniques avancées au travers d’autres guides plus spécialisés.
Apprendre la photo en consultant des guides pratiques est une très bonne façon de développer vos compétences. Il existe de très nombreux guides, généralistes comme plus spécifiques. Voici une liste de bons ouvrages pour débuter ou s’améliorer …
Si vous débutez en photographie reflex ou si vous venez d’investir dans un boîtier récent, un des premiers guides intéressant est celui qui traite du boîtier (voir les 15 guides pour reflex Nikon).
Mai une fois le boîtier à peu près maîtrisé, vous allez devoir vous intéresser à la pratique photographique et aux différents domaines comme le portrait, le paysage, la photo de nuit ou de rue, etc.
Voici une liste de guides présentés précédemment et que je vous recommande pour approfondir vos connaissances. Suivez les liens pour lire les revues intégrales.
Il existe de très nombreux guides photo écrits par des auteurs francophones et anglo-saxons. Certains sont des références, d’autres sont très pointus, d’autres encore abordent des sujets de niche. Mais feuilleter un livre vous apporte toujours quelque chose et c’est un excellent moyen de compléter vos connaissances !
QUESTION : Quels autres ouvrages avez-vous aimé et recommanderiez-vous ?
Les secrets de l’image vidéo, le guide complet
Apprendre la vidéo avec le livre de référence sur le marché francophone, ça vous tente ? Si la réponse est oui alors penchez-vous sur « Les secrets de l’image vidéo », un imposant ouvrage de Philippe Bellaïche, vous allez y trouver les réponses à vos questions sans aucun doute.
Présentation du guide ‘Les secrets de l’image vidéo’
Parmi les guides photo et vidéos que je parcours pour vous proposer cette rubrique, il y a des ouvrages d’initiation et des ouvrages de référence. Dans cette seconde catégorie, en post-traitement, je vous ai par exemple parlé de ‘Photoshop pour les photographes‘, ‘Lightroom pour les photographes‘ et autres ‘bibles‘.
Avec l’ouvrage de Philippe Bellaïche c’est de vidéo dont il s’agit. Et croyez-moi si je vous dis que ce guide est lui-aussi une référence !
Qu’il en soit à sa dixième édition est un premier signe, les mauvais bouquins sont rarement réédités. Mais qu’il adresse un domaine aussi complexe que la vidéo avec autant de sujets actuels (vidéo 4K et 8k), de détails, de notions décortiquées, c’est assez unique.
Ne prenez toutefois pas ce guide pour ce qu’il n’est pas : il ne va pas faire de vous un vidéaste accompli si vous débutez avec votre appareil photo vidéo et que vous cherchez simplement à remplacer le caméscope familial. Mais il va vous enseigner tout ce qu’il faut savoir si vous souhaitez devenir expert dans tous les domaines touchant à l’image vidéo.
Vous allez apprendre tout ce qui concerne les domaines touchant de près ou de loin à l’image vidéo, parmi lesquels :
la colorimétrie
l’éclairage
l’optique
les caméras
le signal vidéo
la compression numérique
les formats d’enregistrement
les formats d’images
Autant dire que si vous réussissez à digérer le contenu des 677 pages vous serez plus que très calé(e) sur le sujet ! Très sincèrement de nombreux chapitres adressent des sujets tellement particuliers que seuls les professionnels confirmés en connaissent l’existence.
Savoir que le Gamma Log est une alternative au RAW qui consiste à soumettre les données issues du capteur à une courbe de gamma logarithmique n’est pas pour le premier débutant venu. Mais si vous êtes étudiant, expert, pro, que vous cherchez des informations précises et complètes, alors filez vous procurez ce guide car vous serez servi.
Comprendre les bases de la vidéo reflex
Les plus amateurs férus de technique trouveront dans l’ouvrage de quoi comprendre les principes de base de la vidéo :
comment changer la résolution et la définition des vidéos selon les écrans
Le contenu du guide étant dense, l’auteur a fait l’effort d’ajouter de nombreux schémas qui permettent de matérialiser bon nombre de notions. C’est une bonne chose car il faut avouer que certains passages sont costauds ! Mais si vous prenez le temps de relire (beaucoup), de réfléchir (un peu), vous allez découvrir un univers passionnant.
Vous remarquerez également que beaucoup de notions sont communes avec la photographie : ouverture, profondeur de champ, distance focale, vignettage, profondeur de codage et autres effets de flare (dans le désordre).
A qui s’adresse le guide Les secrets de l’image vidéo ?
Pour avoir pris le temps de parcourir le guide – le lire entièrement et rapidement serait présomptueux – il est évident que ce guide s’adresse en priorité à tous ceux qui veulent aller au-delà des notions de base. C’est d’un enseignement complet dont il s’agit, adressant à la fois les besoins des étudiants en vidéo et cinéma que de tous les experts qui doivent exercer au quotidien dans les métiers de la vidéo.
L’auteur, Philippe Bellaïche, n’est rien moins que le responsable technique du groupe Canal Plus et il publie régulièrement dans la presse spécialisée.
Vous cherchez à comprendre les arcanes de la vidéo, à décrypter les formats, à tout savoir sur le 4k et le 8k ? Alors ce guide est celui qu’il vous faut.
Maîtriser sa GoPro – Prise de vue, accessoires, diffusion
Comment maîtriser sa GoPro ? Quels accessoires choisir pour quel type de prise de vie ? Comment éditer les vidéos GoPro ? Autant de questions qui trouvent leurs réponses dans ce guide dédié aux petites caméras d’action qui complètent souvent un équipement photo reflex.
Photo et vidéo font bon ménage. Apparue avec le Nikon D90, la vidéo est devenue un standard sur tous les boîtiers récents, et nombreux sont les photographes à devoir proposer des séquences animées en plus de leurs séries photos (mariage, événements, corporate, etc.).
Mais la vidéo c’est aussi l’utilisation des caméras d’action qui se fixe sur un vélo, une voiture, un casque et que vous pouvez tout tenir à la main. GoPro est le fabricant historique de ces caméras robustes et étanches, rattrapé aujourd’hui par plusieurs autres fabricants.
Toutefois pour proposer des vidéos sympas à visionner, il faut savoir bien maîtriser sa GoPro. La caméra propose de nombreux réglages, plusieurs accessoires complètent l’équipement de base et il vous faudra monter vos vidéos pour produire un résultat intéressant.
Le guide Maîtriser sa GoPro vous aide à prendre en main une caméra GoPro, à choisir les bons accessoires en fonction des utilisations attendues et vous aide à préparer montage et diffusion.
Vous allez découvrir ici ce qui a trait à la vidéo d’une manière générale (résolution, fréquence d’images, etc.) et aux modes vidéos (720, 1080, p/i, 4k). Vous verrez les limites des caméras GoPro (en sensibilité par exemple) à ne pas dépasser pour des résultats optimaux.
Ce chapitre traite également de GoPro Studio et de la liaison WiFi entre la caméra et les télécommandes ou smartphones.
Les fixations : comment tourner des séquences créatives
Une GoPro n’est rien sans sa panoplie d’accessoires, et si vous êtes comme moi, il faut bien reconnaître que le nombre d’accessoires disponibles fait un peu peur. Cette seconde partie du guide vous explique comment fixer une GoPro en fonction de l’endroit choisi (casque, poitrine, trépied, etc.) mais aussi selon l’activité choisie (photographie aérienne ou sports nautiques).
La prise de son et le mode multicaméras sont abordés, toutefois c’est une partie qui mériterait d’être traitée plus en détail car le son est une des composantes fondamentales d’une bonne vidéo.
Quels angles de prise de vue selon l’activité
Une fois que vous avez les bons accessoires et les bonnes fixations, il vous faut choisir des angles de prise de vue intéressants. Plus qu’en photo, ce choix est structurant car vous n’aurez pas toujours la possibilité de changer de cadrage en cours de prise de vue !!
Le guide vous livre 14 situations différentes, du surf à la vidéo animalière en passant par le ski, l’automobile, les sports d’équipe ou les activités de plein air.
Comment raconter votre histoire
Tourner une vidéo ne signifie pas enregistrer des heures de vidéos sans rien préparer. Il vous faut construire un scénario, imaginer des séquences, identifier des plans, mettre en scène les acteurs, faire des plans d’ambiance. Tout ceci mérite un peu de méthode et c’est l’objet de la troisième partie du guide.
Une fois vos séquences tournées, place au montage vidéo. Celui-ci va vous permettre de mettre en perspective les différents plans et séquences, et de construire votre récit. Une vidéo c’est, tout comme un reportage photo, une histoire avec un début et une fin.
Vous allez découvrir comment organiser votre flux de production, sélectionner et structurer les séquences, ajouter une bande son ou manipuler le temps. Le montage vous permet par exemple de créer des ralentis ou des mouvements accélérés.
Le guide explore les différentes notions à connaître en matière de montage sans faire référence à un logiciel en particulier. Libre à vous d’utiliser celui dont vous disposez déjà ou de vous procurer Adobe Premiere Pro ou Final Cut Pro X pour disposer des outils les plus performants.
Analyse du récit
La sixième partie de l’ouvrage s’intéresse au récit propre à toute histoire. Vous y trouverez des conseils pour monter une vidéo de voyage, de sport, de concert ou, pourquoi pas, un court-métrage. Notez que ces différentes notions ne sont pas propres à l’utilisation d’une caméra GoPro et peuvent s’appliquer à la vidéo reflex/hybride.
Comment partager des vidéos GoPro
Une bonne vidéo doit être partagée. Découvrez dans cette dernière partie du guide comment régler les différents logiciels et services (par exemple GoPro Studio, Youtube ou Facebook) pour diffuser de la meilleure façon possible vos vidéos.
Mon avis sur Maîtriser sa GoPro
Voici un guide qui a le mérite de faire le tour du sujet : si vous ne savez pas comment bien utiliser une caméra d’action, quels accessoires vous procurer et comment tourner et monter vos séquences, vous y trouverez de quoi satisfaire votre curiosité.
Si vous maîtrisez déjà la vidéo, vous risquez de rester un peu sur votre faim car ce guide s’adresse plutôt au débutant et à l’amateur pas trop éclairé. Les plus experts resteront intéressés par la présentation des différents plans et techniques de montage, la première partie du guide les intéressant moins.
Au final, voici un guide qui mérite d’être connu si vous voulez vous lancer dans le tournage vidéo avec une caméra GoPro ou assimilée. J’avoue que pour avoir été dans cette situation plusieurs fois, j’ai apprécié de trouver de nombreuses explications dans le guide qui m’auraient bien servi sur le terrain, y compris lors du test du Nikon Coolpix AW130 et de son mode vidéo lors d’un roadtrip moto.
Proposé à un tarif raisonnable par l’éditeur, ce guide vous permettra d’économiser au passage quelques dizaines d’euros (ou plus) en évitant d’acheter des accessoires et logiciels inutiles, rien que pour ça il mérite d’être parcouru !
Je photographie mes enfants, pistes et conseils pour des photos vivantes
Comment photographier les enfants et faire des images qui sortent de l’ordinaire ? Quel appareil photo faut-il utiliser, comment s’y prendre avec les plus jeunes ? Autant de questions pour lesquelles vous trouverez la réponse dans « Je photographie mes enfants » de Stéphanie Leporcq paru aux éditions Eyrolles.
Que vous soyez parent, grand-parent ou tout simplement entouré d’enfants au quotidien, vous savez qu’il y a des centaines d’images à faire avec les plus petits. Contrairement aux adultes, ils sont spontanés, dynamiques (parfois trop …) et ont toujours une bouille à faire craquer le photographe que vous êtes aussi (voir Comment éviter les erreurs pour photographier les enfants).
Mais photographier un enfant n’est pas toujours chose facile : ça bouge, ça fatigue, ça s’impatiente et vous, pendant ce temps-là, vous cherchez toujours le bon réglage ! Et ça rate immanquablement.
Ce nouveau guide est une réédition à l’identique de l’ouvrage paru en 2013 et indisponible désormais. S’inscrivant dans la série « Eyrolles Pratique » il répond à la plupart de vos préoccupations. Et qui mieux qu’une maman photographe pouvait s’en charger ? C’est ce qu’a fait Stéphanie Leporcq, une photographe qui a développé sa passion pour la photo d’enfants à la naissance de sa fille aînée.
Classique ? Oui, mais dans le cas présent c’est très réussi. Notre maman-auteur-photographe a su présenter les choses d’une fort belle façon et l’ensemble constitue un petit guide que l’on aime lire et relire pour trouver l’inspiration.
La mode de l’édition n’est plus nécessairement aux gros (et lourds) ouvrages de 500 pages que vous avez du mal à consulter. C’est pourquoi j’ai un penchant pour ces ouvrages abordables et pertinents : des sujets photo expliqués simplement, accessibles à tous, un format agréable à lire, de quoi progresser rapidement.
Qui plus est l’éditeur a su faire un sacré effort puisque ce guide est proposé au tarif assez étonnant de 10 euros, vous pouvez même en acheter deux et en offrir un, vous ferez deux heureux pour le tarif habituel d’un seul livre !
Une approche très pragmatique, par l’exemple
Nombreux sont les ouvrages qui vous imposent de devoir maîtriser un ensemble de notions complexes avant de vous permettre de passer à l’action. Je n’ai rien contre la théorie, c’est même souvent nécessaire de connaitre les fondamentaux de la photo, mais il est agréable aussi de trouver des ouvrages qui vont droit au but.
Ce guide fait la part belle aux besoins – faire des photos amusantes, vivantes et spontanées – plutôt que de s’éterniser sur la technique :
comment jouer avec la lumière (on parle exposition),
comment faire des photos nettes quand les enfants bougent (on parle autofocus mais pas uniquement)
quand utiliser le flash (et quand l’éviter)
comment trier les photos pour ne garder que les meilleures
comment corriger les yeux rouges
comment s’adapter en fonction de l’âge de l’enfant
Plutôt que de vous dire pourquoi le mode A est mieux que le mode P ou de décrire les mystères du fonctionnement de l’autofocus, Stéphanie Leporcq vous présente les attitudes à adopter en fonction de l’âge des enfants, du lieu, des conditions de prise de vue. J’ai particulièrement apprécié cette question qui vous est posée : « que voulez-vous montrer ?« . N’est-ce pas là en effet la seule question valable en photo ?
Alors bien évidemment il y a un peu de technique parce qu’il faut savoir comment régler son boîtier pour faire des photos nettes quand vous êtes dans un champ de blé avec vos enfants et que le vent s’en mêle. Ou comment gérer le contre-jour quand le petit dernier avance à quatre pattes sur la terrasse et que le jour tombe.
Mais l’essentiel c’est que plus vous tournerez les pages, plus vous trouverez de raisons de faire des photos d’enfants. Ce livre est inspirant et si vous faites partie de ces lecteurs qui me disent manquer de créativité, et bien en matière de photo d’enfants voici ce qu’il vous faut.
En conclusion, je retiens cette phrase extraite du livre et qui résume assez bien l’intérêt de cet ouvrage : « Tout le monde peut faire de belles photos, quel que soit l’appareil utilisé et quel que soit son cadre de vie… ». Alors, à vous ?
P, S, A, M, Auto : quel mode de prise de vue choisir
C’est l’une des premières questions que se pose tout photographe qui vient de sortir du mode Auto : faut-il passer en A, en M, ou en S ? Et qu’est-ce que le mode P a de différent de l’automatique ? Ces quatre lettres sur votre molette de sélection ne sont pas une hiérarchie de compétence. Ce sont quatre outils, chacun utile dans une situation précise. Voici comment les distinguer et lesquels utiliser selon votre pratique.
Résumé rapide
Mode
Vous choisissez
Le boîtier choisit
Usage typique
P
Rien (décalage possible)
Ouverture + vitesse
Reportage, polyvalence
A
Ouverture
Vitesse
Portrait, paysage, créativité
S
Vitesse
Ouverture
Sport, action, faune
M
Tout
Rien
Studio, astro, contrôle total
Les questions qui reviennent le plus souvent chez les photographes débutants concernent le choix du mode de prise de vue. Que vous veniez du compact, du bridge ou du smartphone, vous êtes désemparé face à la complexité apparente d’un hybride ou d’un reflex.
Voici l’essentiel de ce qu’il faut retenir au sujet des modes de prise de vue.
Le mode de prise de vue Auto est votre ami (si, si !)
Si vous êtes perdu(e) face aux différents modes de prise de vue de votre appareil photo flambant neuf, rabattez vous sur le mode automatique !
Ce conseil peut paraître surprenant quand on pense apprentissage de la photographie, c’est pourtant une des meilleures façons de débuter. Ne pensez pas aux réglages, faites des photos.
Couronne ou pas, c’est selon le boîtier !
Une fois que vous aurez votre appareil en mains, que vous saurez quelles photos vous êtes capable d’obtenir avec (ou pas), que vous serez à l’aise avec le maniement des fonctions essentielles (voir Les bases de la photo), vous pourrez avancer d’un cran dans votre apprentissage et utiliser un des modes présentés ci-dessous en quittant le mode Automatique (voici pourquoi le faire).
Mode de prise de vue P, S, A, M : je suis perdu !
Vous délaissez l’automatique pour un autre mode, mais lequel choisir ? Votre appareil photo vous propose 4 modes experts, les modes P, S, A et M. Voici comment ils fonctionnent.
Le mode P ou Mode Programme
Le mode P ou mode programme est un mode dans lequel l’appareil photo choisit lui-même l’ouverture (le diaphragme) et le temps de pose (la vitesse d’obturation) en fonction de la quantité de lumière et du type de sujet cadré.
Sur la plupart des boîtiers, il suffit de presser la touche « Mode » ou de tourner la molette pour choisir le mode de prise de vue
L’algorithme intégré à votre appareil est capable de distinguer si la partie haute de votre cadrage est un ciel lumineux, ou si vous êtes en orientation portrait. Il va alors choisir parmi les dizaines de milliers de combinaisons qu’il a en mémoire celle qui va donner la meilleure exposition possible. Le résultat est visible sur l’histogramme depuis l’écran arrière.
Le mode P est la plupart du temps débrayable : tournez la molette correspondante pour décaler le programme. Vous pouvez alors modifier le couple temps de pose/ouverture choisi par l’automatisme afin de l’adapter à votre convenance sans pour autant modifier la quantité de lumière qui va entrer dans le boîtier.
Imaginez que vous vouliez photographier une scène d’action avant qu’elle ne se produise (comme un enfant qui s’apprête à sauter devant vous) : vous avez préparé votre cadrage, le boîtier a choisi un temps de pose et une ouverture mais il ne peut pas savoir que votre sujet va bouger. C’est à vous de décaler le programme de façon à choisir un temps de pose plus court pour réduire le risque de flou. En procédant ainsi, vous faites varier le couple temps de pose / ouverture de façon à conserver une exposition satisfaisante.
N’oubliez pas qu’en mode P, le boîtier vous garantit une exposition correcte, programme décalé ou pas. Si toutefois vous choisissez un temps de pose trop important (ou trop court) et que l’ouverture correspondante n’est pas disponible, alors l’affichage va vous signaler l’impossibilité de déclencher. A vous d’adapter le décalage.
Le mode A (‘Aperture’ ou Ouverture en anglais) est le mode le plus utilisé par les photographes. Il consiste à fixer une ouverture à l’aide de la bague de diaphragme ou de la molette correspondante et à laisser le boîtier choisir seul le temps de pose. En vous donnant plus d’autonomie par rapport au mode P, le mode A vous permet de travailler sur les flous d’arrière-plan, la profondeur de champ, la netteté globale de l’image.
Ici en mode A le boîtier indique un couple temps de pose 1/4.000 ème de sec. pour ouverture f/4.5
Quelle ouverture choisir ? Tout est question de goût. Il n’y a rien de technique si ce n’est qu’il vous faut comprendre et maîtriser la notion de profondeur de champ (lire Notions de base sur la photo). Retenez ceci : plus l’ouverture est grande, plus la profondeur de champ est faible. Et inversement.
Une grande ouverture est caractérisée par une valeur de diaphragme faible (ex. f/4), une petite ouverture est caractérisée par une valeur de diaphragme élevée (ex. f/16).
Plus le chiffre désignant l’ouverture est élevé, plus la profondeur de champ est élevée, vous suivez ?
Le mode A est le mode créatif par excellence car il vous permet d’isoler un sujet de l’arrière-plan, de mettre en valeur une personne, de créer un bel arrière-plan en paysage, de jouer avec le flou.
Sur les hybrides Nikon Z, le mode A associé à l’ISO automatique est devenu la combinaison de référence pour un usage général. Vous fixez l’ouverture selon l’effet recherché, le boîtier gère la vitesse et pousse les ISO si nécessaire, en restant dans les limites que vous lui avez définies. Le résultat est presque toujours exploitable, et vous gardez le contrôle créatif sur la profondeur de champ.
Le mode S ou Priorité à la vitesse
Le mode S (‘Speed’, vitesse en anglais) est le contraire du mode A : il permet de choisir la vitesse (le temps de pose) et le boîtier calcule seul l’ouverture correspondante.
Ici, en mode S, le boîtier indique un temps de pose de 1/800 ème sec. pour une ouverture de f/10
L’intérêt est évident : si votre sujet est dynamique (photos de sport, d’action) alors vous décidez par vous-même du temps de pose afin d’éviter au mieux le flou et le boîtier vous épargne le calcul de l’ouverture. La photo est correctement exposée.
Le mode S vous rend de précieux services si vous êtes face à un sujet mobile, rapide, et que vous devez le suivre tout au long d’une série de photos (course de voitures, match de foot, jeux collectifs, etc.).
Le mode S n’a pas de réelle utilité lorsque vous photographiez au fil de vos promenades, en vacances, en voyage. Choisissez plutôt le mode A qui vous donne le contrôle de la profondeur de champ. Ce sera plus créatif et vous pouvez toujours décaler l’ouverture pour obtenir un temps de pose court si le besoin s’en fait sentir.
Le mode de prise de vue M ou Mode Manuel (ou mode Maléfique)
Le mode M est le mode qui vous donne toute liberté de contrôler vos paramètres de prise de vue. Le mode M vous autorise tout : le meilleur comme … le pire.
Ici en mode M le boîtier indique que le réglage choisi (1/1.600 ème sec. et f/3.2) donne une surexposition de 1 Ev
Le mode M permet toutes les variantes possibles (et les erreurs d’exposition qui vont avec). Pour certains le mode M est le seul qui fasse de vous un vrai photographe (les autres sont des faux-tographes ?), pour autant il est loin d’être utilisé par tout le monde y compris les photographes professionnels (voir mon Pour ou Contre le mode M).
Si vous faites le choix du mode M, vous devez comprendre que vous êtes seul maître a bord. Le boîtier ne pilote plus rien en automatique, il ne vous donne aucun réglage préétabli, c’est à vous de choisir l’ouverture et le temps de pose. Ce mode demande une parfaite connaissance de la technique photo, de la gestion de la lumière, de votre matériel.
Je ne le conseille pas au débutant. Non pas parce qu’il est « trop difficile », mais parce qu’il n’enseigne rien que le mode A n’enseigne mieux et plus vite. La liberté totale sans repère, ça produit surtout des photos ratées et du découragement.
Les hybrides et reflex viennent néanmoins à votre secours si vous faites le choix du mode M. Ils vous donnent des indications utiles comme l’affichage dans le viseur ou sur l’écran supérieur du boîtier, vous présentent les réglages que le boîtier ferait s’il était en mode automatique. Indications utiles car c’est bien souvent sur la base de ces informations que le photographe utilisant le mode M va se baser pour choisir ses propres réglages.
Imaginez le cas d’un sujet fortement contrasté, avec un premier plan très sombre et un arrière-plan très clair. L’automatisme du boîtier va réagir en vous proposant une valeur d’exposition qui donne un rendu moyen acceptable tant pour les basses lumières que pour les hautes lumières. C’est correct techniquement mais la plupart du temps décevant d’un point de vue créatif.
Avec le mode M vous allez pouvoir vous baser sur les indications données par le boîtier, mais pas imposées, pour choisir une ouverture plus grande et privilégier les basses lumières. Vous pourrez aussi, au contraire, choisir une ouverture plus faible et vous mettrez en avant les hautes lumières. Vous êtes le patron ! A vous de savoir ce que vous voulez obtenir et de choisir les réglages correspondants.
Rien de tel que la pratique pour que le métier rentre !
Prenez un moment et trouvez une scène à photographier. Suivez les étapes ci-dessous pour sortir du mode Auto et comprendre comment régler votre boîtier.
Exercice : du mode Auto au mode A
réglez votre boîtier sur le mode Auto
cadrez et notez les valeurs d’ouverture et de temps de pose affichées
réglez votre boîtier sur le mode A
choisissez la valeur d’ouverture donnée par le mode Auto à l’étape 1
faites une première photo
amusez-vous à décaler la valeur d’ouverture pour voir comment varie le temps de pose et faites quelques photos à chaque fois
Vous observerez sur les images les différences de rendu en fonction des différentes ouvertures. Plus l’ouverture sera grande, plus le fond sera flou si vous avez fait la mise au point au premier plan.
Exercice : du mode Auto au mode S
réglez votre boîtier sur le mode Auto
cadrez et notez les valeurs d’ouverture et de temps de pose affichées
réglez votre boîtier sur le mode S
choisissez le temps de pose donné par le mode Auto à l’étape 1
faites une photo
amusez vous à changer le temps de pose et observez le changement d’ouverture correspondant
faites une image pour chaque temps de pose et observez les différences de rendu.
Vous allez voir que fixer le temps de pose permet de figer le sujet, ou au contraire de le flouter à votre guise. Par contre la netteté apparente de l’arrière-plan va changer, la profondeur de champ ne sera pas la même d’une vue à l’autre. Vous commencez à comprendre ?
Exercice : du mode Auto au mode M
Vous commencez à jouer avec les modes A et S ? Essayez le mode M !
réglez votre boîtier sur le mode Auto
cadrez et notez les valeurs d’ouverture et de temps de pose affichées
réglez votre boîtier sur le mode M
choisissez le temps de pose et l’ouverture donnés par le mode Auto à l’étape 1
faites une photo
amusez-vous à faire varier le temps de pose ou l’ouverture et observez les différences
Je vous conseille de ne faire varier qu’un seul des deux réglages à la fois sans quoi vous allez vite être perdu. Observez les changements induits par rapport à l’image de référence : profondeur de champ, contraste, rendu des zones sombres ou claires, flou apparent, etc.
Avec un peu d’habitude vous allez passer très vite à l’utilisation des modes A et S et profiter de votre boîtier pour donner libre cours à votre créativité.
Avec un peu plus de pratique, à vous le mode M et la liberté associée.
Quelle est la différence entre le mode Auto et le mode P ?
En mode Auto, l’appareil contrôle tout, y compris le flash, le recadrage de la mise au point et les ISO. En mode P, vous gardez la main sur la sensibilité, la correction d’exposition et la possibilité de décaler le programme. C’est une liberté minimale, mais réelle.
Vaut-il mieux apprendre en mode M ou en mode A ?
En mode A. Contrairement à une idée répandue, le mode M n’enseigne pas mieux la photographie. Il ralentit simplement la prise de vue. Le mode A vous force à comprendre la profondeur de champ et vous laisse le boîtier comme filet de sécurité pour l’exposition.
Le mode M est-il réservé aux professionnels ?
Non, mais il est adapté aux situations où vous contrôlez entièrement la lumière : studio, astrophotographie, pose longue nocturne. En lumière variable ou en situation réactive, il est moins efficace que le mode A ou S, y compris pour des photographes avancés.
Quel mode utiliser pour les oiseaux ou le sport ?
Le mode S en priorité, avec une vitesse d’au moins 1/1000e sec pour les oiseaux en vol. Sur les boîtiers récents comme le Z8 ou le Z9, le mode A avec Auto ISO et une limite de vitesse mini fonctionne aussi très bien.
Il n’y a pas de « bon mode » universel. Il y a le mode adapté à ce que vous voulez faire à l’instant où vous déclenchez. La plupart des photographes expérimentés passent leur vie en mode A, avec quelques incursions en S pour l’action et en M pour les situations contrôlées. Le mode Auto reste une béquille utile, pas une honte.
Si vous voulez vraiment comprendre ce qui se passe derrière ces lettres et progresser vite, ma formation photo vous donne les clés en moins de deux heures.
Capturer l’instant, l’art de la photographie par Michael Freeman
Michael Freeman nous revient avec « Capturer l’instant, l’art de la photographie« . A l’opposé des guides techniques vous aidant à faire des photos correctes, ce livre vous enseigne comment prendre du recul pour faire des photos … uniques. Attention, je suis sous le charme …
Capturer l’instant, l’art de la photographie, présentation
Michael Freeman est un habitué de cette rubrique. Le photographe britannique est en effet l’auteur de nombreux ouvrages sur la photographie traduits en français aux éditions Pearson.
Chacun de ces livres a fait date dans l’histoire des livres sur la photographie car l’auteur a une approche différente de celles de ses confrères (David duChemin mis à part). Plutôt que de détailler chacun des réglages, chacune des pratiques qui feront de vous un meilleur photographe – ou pas – Freeman s’attache à vous faire réfléchir. Sur votre pratique, avec méthode, pour vous permettre d’approcher la photographie de façon moins technique mais plus créative.
Depuis l’arrêt de la collection photo chez Pearson, ces ouvrages n’étaient plus distribués en français mais les éditions Eyrolles ont eu la riche idée de prendre la relève et c’est avec plaisir que j’ai vu revenir un de mes auteurs préférés avec David duChemin.
Encore un Freeman ?
Oui. Mais chaque ‘Freeman‘ a ses particularités. Dans « La vision du photographe« , Freeman vous apprend à observer une photo pour savoir ce qui a fait son succès. Ici c’est d’instant photographique dont il s’agit. Pas uniquement de cet instant décisif cher à Henri Cartier-Bresson et point de départ de l’ouvrage, mais des différents types d’instants qui existent ou que vous pouvez provoquer.
Freeman s’est attaché à remettre à plat le sujet, à démystifier cette notion d’instant un tant soi peu galvaudée depuis que tout un chacun se plaît à citer HCB dans toutes les conversations.
Sachez ainsi que non, ‘HCB n’a jamais voulu dire qu’il n’y a qu’un seul instant décisif dans chaque situation, car chacun voit les choses à sa façon‘.
C’est à partir de ce constat que Freeman construit son ouvrage, et vous propose un tour d’horizon des différents instants qui font d’une image une photo unique ou une vue quelconque.
Qu’est-ce que l’instant photographique ?
Freeman appuie sa démarche sur le fait qu’à chaque instant t, vous obtiendrez une image plus plaisante qu’une autre. Autrement formulé, ce n’est pas étant au bon endroit au bon moment que vous ferez nécessairement une bonne photo. Et l’auteur déroule ensuite sa vision de la chose photographique en détaillant tout ce que signifie le mot instant pour lui en matière de photographie.
Pompier, maçon ou tireur d’élite ?
J’ai particulièrement apprécié ce chapitre dans lequel l’auteur décrit les trois types de photographes qui représentent assez bien la réalité.
Etes-vous plutôt pompier, maçon ou tireur d’élite ? A vous de le découvrir et de réaliser ce qu’est votre pratique photo. Il y a quelques prises de conscience à avoir déjà.
Trois types d’instants pour capturer le monde qui vous entoure
Partant du principe que chaque bonne photographie n’est pas le fruit du hasard mais le résultat d’une démarche personnelle de son auteur, Freeman se livre tout au long de cet ouvrage à l’analyse approfondie des trois types d’instant qu’il a listés.
L’instant dans le viseur vous concerne car vous êtes le photographe, ce qu’il se passe dans votre viseur vous regarde que la scène soit unique ou pas.
L’instant fugitif est lui une question de vitesse. A vous d’être à l’écoute, d’observer, de savoir réagir.
Les instants longs quant à eux représentent ces moments qui se déroulent lentement mais sont tout autant décisifs.
Si ces notions peuvent paraître un tant soi peu abstraites présentées ainsi, il n’en est rien quand on prend le temps de lire l’ouvrage. Freeman a ce don bien particulier de présenter des notions complexes de façon simple.
Extrait du livre « Capturer l’instant » de Michael Freeman
Patiemment, avec force détails et exemples, s’appuyant sur de nombreuses photographies d’illustrations et schémas facilitateurs, le photographe vous amène à vous poser les bonnes questions. Mitrailler en mode rafale ? Pourquoi pas si vous savez pourquoi vous le faîtes. Déclencher quelques rares fois au moment qui vous semble décisif ? C’est une autre façon de procéder qui fait de vous le tireur d’élite cité plus haut.
Il est difficile de résumer ce livre en quelques paragraphes tant son contenu est particulier. Si vous cherchez un guide pratique pour apprendre à faire une bonne photo en appuyant sur le bon bouton, oubliez immédiatement ce livre, il n’est pas fait pour vous.
Si par contre vous maîtrisez suffisamment votre matériel pour savoir sur quel bouton appuyer pour faire une photo (!) et que vous souhaitez autre chose qu’un guide technique sur les reflex numériques, alors allez vite jeter un œil à cet ouvrage car il pourrait bien changer votre approche de la photographie.
J’apprécie particulièrement Freeman car il a le don de nous faire penser différemment, en écartant volontairement toute complexité technique pour se concentrer sur ce qui fait la force d’une image réussie. Et rien d’autre.
Si vous vous intéressez à la photographie, vous devez acquérir les compétences requises pour dénicher et capturer ces temps forts qui font une photographie et ne pas ajouter aux mille milliards d’images qui seront prises cette année quelques milliers d’autres vues sans aucun attrait.
Mon avis sur ‘Capturer l’instant’ de Michael Freeman
Vous l’aurez compris, je suis fan. Et je ne peux que recommander la lecture de cet ouvrage à quiconque se demande encore comment il pourrait bien développer sa créativité.
Ce livre a bien quelques défauts, comme une qualité de rendu des photos que l’on souhaiterait encore meilleure, mais l’éditeur a eu le bon goût de proposer une version en français, abordable (24 euros prix public) qui rend l’apprentissage possible pour tout le monde. C’est à ne pas rater non ?