NIKKOR Z 28-135 mm f4 PZ, le zoom motorisé plein format pour les vidéastes
Nikon lève le voile sur son nouveau zoom vidéo hybride, le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ, disponible dès le 27 février 2025.
Quels atouts cache ce zoom motorisé spécialement conçu pour les vidéastes ? Quelles sont ses caractéristiques ? Dans le détail, voici ce qu’il faut savoir à propos de ce zoom.
Le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ, pré-annoncé en octobere 2024, est un zoom pour hybrides Nikon Z plein format, qui dispose de fonctions dédiées plus particulièrement à la vidéo :
la fonction de zoom est motorisée,
les bagues de contrôle sont différenciées,
la résolution de l’optique est conçue pour supporter la vidéo 8K.
Power Zoom, le zoom motorisé Nikon Z
Les deux lettres PZ signifient Power Zoom, ou fonction zoom motorisé dans le vocabulaire Nikon. C’est une fonction que l’on trouve déjà sur le NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR, conçu pour les hybrides APS-C comme les Nikon Z50II, Zfc et Z30.
Grâce à un moteur interne, ce zoom motorisé fait varier la focale sans intervention manuelle sur la bague de zoom, contrairement à la plupart des optiques NIKKOR.
La motorisation se contrôle via un levier sur le fût du zoom, offrant 11 vitesses différentes. Le zoom motorisé peut également être activé directement depuis l’appareil photo depuis un PC avec le logiciel NX Tether ou à distance avec un mobile et l’application Nikon Snapbridge ou NX Field, limitant ainsi les manipulations. Cela réduit les risques de flou de bougé et facilite le tournage en solo.
La distance de mise au point minimale varie de 0,34 m entre 28 et 50 mm jusqu’à 0,57 m à 135 mm (voir le détail dans la fiche technique ci-dessous).
Ce zoom est compatible avec la fonction Hi-Resolution Zoom en photo, avec un ratio x2 sur les Nikon Z à 45 Mp (équivalence globale 28-270 mm) et x1.4 sur les Nikon Z à 24 Mp (équivalence globale 28-189 mm).
NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ
Trois bagues, trois usages différenciés
Le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ dispose de trois bagues au crantage distinct, facilement identifiables même dans l’obscurité :
une bague de zoom,
une bague de mise au point,
une bague personnalisable.
La variation de focale est du type « Ease-in/ease-out » avec adaptation naturelle de la vitesse du zoom. Nikon précise qu’aucune unité de zoom externe n’est nécessaire.
NIKKOR Z 28-135 mm f4 PZ, le zoom motorisé plein format pour les vidéastes
Le pas de la bague de mise au point est fixé à 0,8 m, l’objectif fonctionne avec les unités de mise au point de suivi standard. Le sens de rotation de la bague peut être inversé. Nikon précise que
Le crantage de ces bagues est différent, ce qui permet de savoir immédiatement laquelle on manipule. Il est ainsi possible de tourner l’une ou l’autre sans erreur et sans devoir regarder l’objectif, ce qui facilite grandement le travail des vidéastes.
L’objectif dispose également de deux touches L-Fn permettant d’accéder rapidement à des fonctions spécifiques à la vidéo.
NIKKOR Z 28-135 mm f4 PZ, le zoom motorisé plein format pour les vidéastes
Compatibilité étendue pour les accessoires vidéo
Le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ est compatible avec la plupart des accessoires vidéo tels que :
cage (structure métallique qui entoure l’appareil photo, permettant de fixer des accessoires supplémentaires comme moniteurs, poignées, micros),
supports (équipements de stabilisation comme les trépieds, monopodes ou rigs d’épaule pour assurer des prises de vue stables),
matte box (pare-soleil rectangulaire utilisé en vidéo pour réduire les reflets parasites et fixer des filtres professionnels devant l’objectif),
follow focus (système manuel ou motorisé qui permet d’ajuster la mise au point avec précision, sans toucher directement la bague de l’objectif).
Le centre de gravité varie seulement de 2 mm entre 28 et 135 mm, garantissant une meilleure stabilisation sur un gimbal.
NIKKOR Z 28-135 mm f4 PZ, le zoom motorisé plein format pour les vidéastes
Le pare-soleil de forme rectangulaire livré avec l’objectif comporte une trappe qui permet de régler les filtres (diamètre 95 mm) sans devoir retirer le pare-soleil, un atout non négligeable une fois que tout est installé sur un gimbal, par exemple.
NIKKOR Z 28-135 mm f4 PZ, le zoom motorisé plein format pour les vidéastes
Caractéristiques techniques
Le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ dispose d’une formule optique comprenant 18 éléments en 13 groupes, dont 4 lentilles asphériques, 3 lentilles en verre ED et une lentille asphérique en verre ED.
Les lentilles disposent d’un revêtement méso Amorphe et d’un revêtement à la fluorine, ces deux traitements ayant pour effet de limiter les reflets ainsi que les effets de flare et d’images fantômes.
La construction est conçue pour résister à la poussière et à l’humidité, grâce à des joints toriques.
Le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ pèse 1,210 kg (collier pour trépied compris) et mesure 105 × 177,5 mm (diamètre x longueur), le diamètre des filtres est de 95 mm.
NIKKOR Z 28-135 mm f4 PZ, le zoom motorisé plein format pour les vidéastes
Fiche technique du NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ
Type : Monture Z de Nikon
Format : FX
Focale : 28 – 135 mm
Ouverture maximale : f/4
Ouverture minimale : f/22
Construction optique : 18 lentilles en 13 groupes (dont 3 lentilles en verre ED, 1 lentille asphérique en verre ED, 4 lentilles asphériques, des lentilles avec traitement méso-amorphe et une lentille avant traitée au fluor)
Angle de champ : Format FX : 75° à 18°10’ / Format DX : 53° à 12°
Système de mise au point: Interne
Autofocus : Oui
Mise au point : Automatique, manuelle
Distance minimale de mise au point : Focale 28 mm : 0,34 m. Focale 35 mm : 0,34 m. Focale 50 mm : 0,34 m. Focale 70 mm : 0,39 m. Focale 85 mm : 0,43 m Focale 105 mm : 0,49 m. Focale 135 mm : 0,57 m
Rapport de reproduction maximale : 0,25×
Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
Diamètre de fixation pour filtre : 95 mm (P = 1,0 mm)
Dimensions (diamètre maximum x longueur à partir de la monture d’objectif) : Environ 105 × 177,5 mm
Poids : Environ 1 210 g (avec le collier pour trépied). Environ 1 120 g (sans le collier pour trépied)
NIKKOR Z 28-135 mm f4 PZ, le zoom motorisé plein format pour les vidéastes
A qui s’adresse le zoom NIKKOR Z 28-135 mm f /4 PZ ?
Le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ est conçu pour répondre aux besoins spécifiques des vidéastes, amateurs avertis comme professionnels.
Créateurs de contenu sur YouTube et les réseaux sociaux
Grâce à la motorisation Power Zoom et au contrôle à distance via l’application mobile Nikon, ce zoom facilite l’auto-enregistrement et les tournages en solo.
Vidéastes événementiels
La polyvalence de la plage focale (28-135 mm) permet de couvrir une large variété de plans, du grand-angle au téléobjectif modéré, tout en offrant une stabilisation optimisée pour les gimbals.
Professionnels de la production vidéo
Sa compatibilité avec les accessoires vidéo standards (matte box, follow focus) et sa construction robuste en font un choix idéal pour les tournages exigeants.
Photographes hybrides
Ceux qui alternent entre la photo et la vidéo apprécieront la qualité optique optimisée pour les vidéos 8K et la fonction Hi-Resolution Zoom, tout en conservant une utilisation classique en photographie.
NIKKOR Z 28-135 mm f4 PZ, le zoom motorisé plein format pour les vidéastes
Tarif et disponibilité du NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ
Le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ est vendu au tarif public de 2 799 euros TTC. Il sera disponible dès le mois d’avril 2025 chez les revendeurs Nikon.
Ce tarif place le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ au niveau du Sony FE PZ 28-135 mm f/4 G OSS vieux de 10 ans déjà, dont le tarif n’a guère changé depuis.
Ce zoom marque un tournant dans la stratégie vidéo de Nikon. Avec de nouvelles optiques à l’horizon dont des optiques NIKKOR Z pour les caméras RED, propriété de Nikon depuis 2024, les vidéastes peuvent s’attendre à une évolution majeure dans leur équipement.
Nikon Coolpix P1100 : le bridge extrême 24-3000 mm pour repousser les limites
Nikon dévoile le Nikon Coolpix P1100, un bridge à très longue plage focale. Successeur direct du P1000, ce bridge défie les lois de l’optique avec un zoom optique motorisé 125x couvrant une plage focale inédite de 24 à 3000 mm.
Le Dynamic Fine Zoom étend la focale effective à 6000 mm, permettant ainsi de capturer la Lune avec des détails saisissants ou d’immortaliser un oiseau à plusieurs centaines de mètres. Un bridge est-il encore un choix pertinent en 2025 ? Décryptage.
Nikon Coolpix P1100 : le retour du bridge téléobjectif
Le Nikon Coolpix P1100 remplace le Coolpix P1000, dont la commercialisation a cessé il y a un an, pour intégrer un système de connectivité USB conforme aux nouvelles normes. Nikon adopte désormais le standard USB-C pour ses appareils photo, garantissant une compatibilité accrue avec les chargeurs et accessoires modernes. Mais ce n’est pas l’USB-C qui fait la particularité du Coolpix P1100, c’est son objectif intégré et sa très longue plage focale.
Très proche du P1000 en termes de fiche technique, le Coolpix P1100 dispose toujours d’un système de réduction de vibration optique (VR) capable de compenser jusqu’à quatre vitesses d’obturation. Concrètement ? Des photos nettes à main levée, même au téléobjectif extrême.
L’objectif zoom motorisé NIKKOR f/2.8-8 intègre des lentilles Super ED et ED pour minimiser les aberrations chromatiques et garantir une qualité d’image constante sur toute la plage focale.
Des modes spécifiques pour capturer l’invisible
Le Nikon Coolpix P1100 intègre des modes d’assistance pour les photographes les moins aguerris.
Le mode « Observation des oiseaux » optimise la mise au point pour suivre les oiseaux en mouvement dans une zone du viseur prédéfinie tout en vous permettant de désigner l’oiseau de votre choix à l’aide d’un collimateur AF pour assurer le suivi. Ce n’est pas l’autofocus d’un hybride comme le Nikon Z50II mais c’est un mode qui peut vous aider à faire des photos plus nettes sur les yeux et le corps des oiseaux.
Le mode « Lune », quant à lui, ajuste l’exposition et le contraste pour optimiser les détails de la lune.
Une nouveauté fait son apparition : le mode « Feux d’artifice » pour capturer des explosions lumineuses sans surexposition, avec des expositions prolongées protégeant les hautes lumières. Contrairement à la version précédente de ce mode sur le Coolpix P1000 (voir le test), où les éléments de la scène pouvaient être trop sombres ou trop lumineux, cette mise à jour améliore la lisibilité des détails du décor autour des feux d’artifice.
Vidéo 4K UHD : exploitez toute la portée du téléobjectif
Pour les amateurs de vidéo, le Coolpix P1100 filme en 4K UHD/30p. L’effet de zoom à 3000 mm ouvre des possibilités inédites : filmer un aigle en plein vol, suivre un avion à l’horizon, tout devient possible si vous maîtrisez la vidéo.
Les modes superlapse et timelapse vous ouvrent quant à eux de nouvelles possibilités de création.
Une ergonomie pensée pour un confort maximal
Avec ses 1410 g, le P1100 reste plus léger qu’un hybride équipé d’un super téléobjectif. Sa large poignée assure une prise en main ferme, tandis que le sélecteur de mode et la bague de réglage offrent un accès rapide aux paramètres essentiels, comme la balance des blancs et la mise au point manuelle.
Compatibilité et accessoires
Le Coolpix P1100 dispose d’une griffe flash compatible avec divers accessoires Nikon, comme les flashes externes et un viseur point rouge Nikon DF-M1 facilitant le cadrage au téléobjectif.
La télécommande ML-L7 permet de contrôler l’appareil à distance via Bluetooth, limitant les vibrations lors des prises de vue longue portée.
Écran orientable et format RAW : un duo gagnant pour la flexibilité
Le moniteur TFT ACL de 3,2 pouces inclinable facilite les cadrages complexes. Nikon intègre également la compatibilité avec le format RAW (NRW), permettant un post-traitement plus poussé des images.
Connectivité SnapBridge pour un partage instantané
Avec SnapBridge, le Nikon Coolpix P1100 se connecte en Bluetooth et Wi-Fi à un smartphone ou une tablette. Les images se transfèrent automatiquement pour un partage instantané sur les réseaux sociaux ou un stockage en ligne.
Disponibilité et prix
Le Nikon Coolpix P1100 sera disponible à partir du 27 février 2025 au prix de 1 199 euros TTC.
Pourquoi choisir le Nikon Coolpix P1100 ?
Un zoom optique motorisé 125x sans équivalent : 24-3000 mm (6000 mm avec Dynamic Fine Zoom)
Une stabilisation optique avancée : VR équivalent à 4 vitesses d’obturation
Des modes intelligents : Observation des oiseaux, Lune, Feux d’artifice
Vidéo 4K UHD/30p : Filmez l’invisible en mouvement
Une conception ergonomique : Poignée large, bague de réglage rapide
Compatibilité avec les accessoires Nikon : Flashes, viseur point rouge
Avec le Coolpix P1100, Nikon repousse les limites du téléobjectif. Ce bridge pensé pour les photographes amateurs qui veulent voir plus loin, sans compromis sur la qualité d’image et la simplicité d’utilisation.
Bridge Coolpix P1100 ou hybride APS-C + téléobjectif : lequel choisir ?
Si le Coolpix P1100 impressionne par son zoom extrême, un hybride APS-C comme le Nikon Z50II équipé du téléobjectif NIKKOR Z 50-250 mm DX offre une alternative plus polyvalente. Mais ces deux appareils répondent à des besoins très différents.
Le Nikon Coolpix P1100 : l’ultra-téléobjectif intégré
Zoom 125x (24-3000 mm), inégalé dans cette gamme
Tout-en-un : pas de changement d’objectif, simplicité d’utilisation
Modes automatiques spécialisés (Lune, Observation des oiseaux, Feux d’artifice)
Stabilisation efficace pour des photos nettes à main levée
Convient aux amateurs souhaitant une solution clé en main pour photographier à très grande distance
Le Nikon Z50II + 50-250 mm : une qualité d’image et une flexibilité supérieures
Capteur APS-C, bien plus grand que celui du P1100, offrant une qualité d’image nettement supérieure
Plage focale 50-250 mm (équivalent 75-375 mm en plein format), bien inférieure au P1100, mais exploitée avec un capteur plus performant
Objectifs interchangeables : possibilité d’ajouter un téléobjectif plus puissant ou un grand-angle selon les besoins
Autofocus plus rapide et précis, idéal pour la photo d’action et le suivi de sujets en mouvement
Meilleure gestion des hautes sensibilités ISO pour des prises de vue en faible lumière
Capacités vidéo avancées avec des profils d’image plus professionnels
Quel choix pour quel usage ?
Si votre priorité est la portée extrême et la simplicité d’un tout-en-un, le Coolpix P1100 est imbattable. Il permet de capturer des sujets lointains comme la Lune ou les oiseaux sans nécessiter d’investissement supplémentaire.
Si vous privilégiez la qualité d’image, la flexibilité et l’évolutivité d’un système hybride, le Nikon Z50II avec le 50-250 mm est un meilleur choix. Vous pourrez l’adapter à vos besoins et obtenir des images techniquement supérieures, même si la portée sera plus limitée sans ajout d’un téléobjectif supplémentaire.
Test du NIKKOR Z 50 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 50 mm f/1.8 S
Cinq ans après le lancement de sa gamme d’hybrides, Nikon présente les objectifs NIKKOR Z 50 mm f/1.4 et NIKKOR Z 35 mm f/1.4 à quelques mois d’intervalle. Ces deux objectifs à grande ouverture complètent une gamme d’optiques fixes jusque-là limitées à f/1.8 pour les modèles les plus accessibles. Que penser de ces optiques ? Je vous propose le test du NIKKOR Z 50 mm f/1.4, après celui du 35 mm.
Il n’aura fallu qu’un été à Nikon, après l’annonce du NIKKOR Z 35 mm f/1.4, pour introduire un modèle complémentaire, le NIKKOR Z 50 mm f/1.4. Ces deux objectifs partagent une grande ouverture f/1.4, tandis que les 35 et 50 mm de la série S n’ouvrent qu’à f/1.8. Ils ont aussi pour eux un tarif avantageux, puisqu’ils sont vendus moins chers que les versions f/1.8 S (hors promotion, voir plus bas). De quoi perturber plus d’un nikoniste.
Ayant déjà investi dans les NIKKOR Z 40 mm f/2 et 28 mm f/2.8, je n’ai pas sauté sur ces deux nouveaux f/1.4 dès leur arrivée. Toutefois, en janvier 2025, avec une gamme NIKKOR étoffée, j’ai décidé d’examiner ces deux objectifs de plus près.
J’ai testé les deux en parallèle sur mon Nikon Z6III, dans les mêmes conditions, et voici le premier test, celui du NIKKOR Z 50 mm f/1.4.
Pourquoi sortir un 50 mm f/1.4 alors qu’il existe un 50 mm f/1.8 S dans une gamme NIKKOR Z qui se veut de très bon niveau ? Car les faits sont là, les objectifs f/1.8 S sont loin d’être décriés tant leurs qualités sont grandes, y compris sur les boîtiers riches de 45 Mp.
Dans le cadre de ce test, je me suis attaché à vérifier si les résultats optiques étaient au niveau de ce que l’on est en droit d’attendre d’un f/1.4, et quelles pouvaient être les différences de présentation et construction avec les NIKKOR Z f/1.8 S. En effet, puisque le tarif hors promotion des deux gammes est en faveur du f/1.4, celui-ci serait-il un Nikon au rabais, dans l’esprit des NIKKOR E « économiques » en plastique à l’époque du reflex Nikon EM ?
Sans tout vous dévoiler encore, sachez que si le 50 mm f/1.8 est un NIKKOR S, le 50 mm f/1.4 ne l’est pas. La différence réside dans une formule optique plus simple, des traitements de surface des lentilles moins aboutis, avec des résultats logiquement en retrait. Mais lisez la suite.
Test NIKKOR Z 50 mm f/1.4 : positionnement
Vous l’aurez noté, f/1.4 offre une ouverture plus généreuse de 2/3 d’IL que f/1.8. Ce n’est finalement pas une différence majeure. Au quotidien, il est peu fréquent d’utiliser une ouverture de f/1.4 tant la profondeur de champ est réduite, surtout à courte distance, rares sont les sujets qui s’y prêtent.
Mais le monde de la photo est impitoyable, les nikonistes aussi, et nombreux sont ceux qui ne jurent que par l’ouverture f/1.4 « parce que ça doit forcément être mieux« . Ce qui surpasse f/1.8, c’est bien sûr f/1.2, d’où l’existence du NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S, avec ses qualités, sa construction, son poids mais son tarif aussi. « Ah oui, 2 600 euros, ça calme !?! » ont répété en cœur les nikonistes adeptes des grandes ouvertures.
Nikon a entendu, a pris son temps, et a fini par trancher : il y aura bien une gamme f/1.4. Elle ne sera pas « S », mais elle sera (pas loin d’être) aussi bonne, et surtout moins onéreuse. Les jaunes font d’une pierre deux coups : ils répondent à la demande et proposent une alternative crédible. Elle n’est pas inédite, cette approche a fonctionné pour la triplette de zooms f/2.8, les NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8, NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 et NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8.
Retenez enfin que monté sur un Nikon Z50II, Z fc ou Z30, ce 50 mm f/1.4 cadre comme un 75 mm, idéal pour le portrait.
NIKKOR Z 50 mm f/1.4 : dans le détail
Qualité de construction
C’est le premier sujet pour beaucoup, avant même la qualité d’image. Un f/1.4, oui, mais pas un objectif en plastique ! Bien que la construction et la formule optique diffèrent de celles de la série S, le NIKKOR Z 50 mm f/1.4 n’est pas un objectif au rabais.
D’ailleurs faites le test : mettez-le à côté d’un NIKKOR Z estampillé S, et vous aurez du mal à faire la différence au jeu des 7 erreurs. Il lui manque le commutateur de mise au point AF/M, mais il dispose de deux bagues, celle de mise au point et la bague multifonction, quand les séries S n’en ont qu’une.
L’encombrement de l’objectif aurait pu permettre de faire la différence avec le modèle f/1.8 mais ce n’est pas le cas puisque les deux ont quasiment les mêmes dimensions avec 74,5 × 86,5 mm (diamètre x longueur) pour 420 g contre 76 × 86,5 mm pour 415 g pour le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S.
Des joints d’étanchéité protègent efficacement contre la pluie et la poussière. Et la monture ? Métallique, oui, comme les séries S. Avouez que jusqu’ici Nikon ne vous trompe pas.
Notez enfin que la distance minimale de mise au point est légèrement inférieure à celle de la version f/1.8, avec 37 cm contre 40 cm. Le paresoleil, quant à lui, est livré avec l’objectif, un autre bon point.
Prise en main, stabilisation et autofocus
La bague de mise au point est suffisamment large, agréable à manœuvrer, même si elle a parfois eu tendance à tourner légèrement quand je prenais l’objectif avec la main gauche pour tenir l’ensemble (je précise que je suis gaucher). Ceci dit, j’ai souvent observé le même comportement sur les séries S.
La retouche manuelle du point est très simple : tout en restant en autofocus, tournez la bague, c’est fait. Passer en mise au point manuelle demande par contre une activation via les touches de modes AF, faute de commutateur externe sur l’objectif.
L’autofocus s’avère très réactif et rapide, conséquence de l’usage d’une double motorisation pas-à-pas Nikon STM. Je ne l’ai pas trouvé plus bruyant que celui de mon 85 mm f/1.8 S (je n’avais pas de 50 mm f/1.8 S pour comparer).
Notez au passage que cette motorisation autofocus (et quelques autres détails de construction) lui vaut sa longueur plus importante que celle de l’AF-S NIKKOR 50 mm f/1.4 pour reflex. J’apprécie un autofocus rapide et discret, mais si l’objectif mesurait 2 cm de moins en longueur, ce ne serait pas pour me déplaire.
Performances optiques : piqué, homogénéité, flare, aberrations chromatiques et vignettage
La formule optique du f/1.4 utilise 10 lentilles (dont une asphérique), contre 12 lentilles (dont deux asphériques et deux ED) pour le f/1.8 S. Les lentilles ne disposent toutefois pas du même verre ni du même traitement anti-reflets. En pratique, cela va se traduire par un bokeh plus prononcé, du fait de l’ouverture f/1.4, mais moins qualitatif si vous aimez les cercles bien ronds en arrière-plan, avec quelques effets déformants sur les taches de lumière.
Sur l’ensemble des photos faites avec ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4, j’ai pu constater un vignettage sensible à pleine ouverture, qui diminue progressivement pour disparaître à partir de f/5.6. La correction logicielle embarquée améliore le résultat sans toutefois supprimer entièrement ce vignettage, le recours à un traitement dédié en post-production pourra vous aider si vous voulez vous débarrasser de ce défaut.
La qualité d’image s’avère très bonne dès la pleine ouverture, et excellente à f/2.8. Sur les Nikon Z à capteur 45 Mp, ce 50 mm pourra montrer ses limites face au 50 mm f/1.8 S, dont les performances optiques sont supérieures.
En examinant mes images dans Lightroom Classic (qui intègre les corrections d’images faites par le boîtier et ajoutées aux fichiers RAW) à un grossissement de 100 %, les aberrations chromatiques se révèlent extrêmement discrètes, presque imperceptibles. Les défauts optiques en périphérie d’image, typiques de ce type d’objectif, sont bien présents mais leur impact reste minime et peu gênant dans une utilisation courante.
Pourquoi choisir le NIKKOR Z 50 mm f/1.4 ?
Face au NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S
On en arrive aux critères de choix, car ce que je ne vous ai pas dit encore, c’est que hors promotion, il y a 150 euros d’écart en faveur du NIKKOR Z 50 mm f/1.4 face au f/1.8 S. Mais pendant les périodes de promotion, l’écart se réduit au point d’être nul. Oui, vous avez bien lu : vous pouvez trouver un NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S neuf au même prix que ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4.
Votre décision ne sera alors plus dictée par le prix, mais par vos préférences créatives. Avec une ouverture f/1.4, vous gagnez légèrement en temps de pose lorsque la lumière manque, la nuit ou dans les ambiances sombres. À l’inverse, le 50 mm f/1.8 S vous fait bénéficier d’une meilleure qualité d’image si c’est votre préoccupation première.
Vous l’aurez compris, aucune caractéristique majeure ne dévalorise ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4 face au f/1.8. Je conclurai donc en vous disant que si vous tenez à l’ouverture f/1.4, mieux vaut choisir le f/1.4. Si vous tenez à la meilleure qualité d’image possible sans (trop) perdre en ouverture, le f/1.8 sera un meilleur choix. Et d’autant plus pendant les périodes de promotion.
Les vidéastes tiendront compte d’un focus breathing qui semble plus marqué sur le f/1.8 si j’en crois certains de mes confrères. Je ne l’ai pas évalué en vidéo pendant ce test.
Face au NIKKOR Z 40 mm f/2
Bien qu’un 40 mm ne soit pas un 50, le NIKKOR Z 40 mm f/2 reste une alternative si vous appréciez les grandes ouvertures compactes. Il conserve toutefois une place distincte dans la gamme Nikon Z.
Le 40 mm f/2 est reconnu pour sa compacité, sa légèreté, ses excellentes performances et son prix abordable, le rendant idéal pour la photographie de rue et le reportage quotidien. Bien que le 50 mm f/1.4 offre une ouverture plus large, avantageuse en faible luminosité et pour un bokeh plus prononcé, il est plus volumineux, plus lourd et plus coûteux.
Ainsi, le 40 mm f/2 demeure une option attrayante pour les photographes privilégiant la discrétion et la portabilité, tandis que le 50 mm f/1.4 s’adresse à ceux recherchant des performances supérieures en termes de luminosité et de gestion de la profondeur de champ.
En résumé
Le NIKKOR Z 50 mm f/1.4 peut vous intéresser si :
vous cherchez une focale fixe légère et plus discrète qu’un zoom 24-70 mm ou 28-75 mm pour la photo de rue et le reportage,
vous souhaitez compléter votre parc optique avec une focale fixe passe-partout à grande ouverture,
vous souhaitez un équipement 100 % NIKKOR Z sans passer par la bague FTZ (contrainte qu’impose l’AF-S NIKKOR 50 mm f/1.4 en monture reflex).
Le NIKKOR Z 50 mm f/1.4 va moins vous intéresser si :
vous avez déjà un NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S ou un NIKKOR Z 40 mm f/2,
vous voulez la meilleure qualité d’image possible à toutes les ouvertures et distances,
vous utilisez un Nikon hybride de 45 Mp plus exigeant que le 24 Mp,
le budget n’est pas un problème et vous vous dites que l’option 50 mm f/1.2 est attirante malgré les 2 600 euros qu’il vous en coûtera.
Test NIKKOR Z 50 mm f/1.4 : ma conclusion
Cet objectif présente un rapport performances/construction/prix intéressant, et n’a pas à rougir face au modèle ouvrant à f/1.8.
Il montre toutefois ses limites en termes de qualité d’image, ce qui est d’autant plus perturbant que vous pouvez disposer d’une meilleure formule optique avec le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S, proposé au même tarif quand il est en promotion.
Le poids, l’encombrement et l’usage sont les mêmes. La qualité de fabrication mécanique est quasiment identique, pour ne pas dire la même (je ne démonte pas les optiques pour vérifier).
Alors, que faire ?
Si votre priorité est la qualité d’image à un tarif compétitif, le 50 mm f/1.8 S reste imbattable. En revanche, si vous aimez les grandes ouvertures, le 50 mm f/1.4 offre un bon compromis à moindre coût. Le choix dépendra surtout du boîtier : sur un capteur 24 Mp (Z5, Z6I/II/III, Zf et les APS-C), l’écart de qualité d’image sera moins visible.
Nikon Z50II : belle montée en gamme avec Expeed 7, autofocus Z 8 / Z 9 et tarif attractif
Nikon annonce le Nikon Z50II, successeur du Z50 de 2019, qui marque une montée en gamme dans la famille des APS-C Nikon Z tout en restant au même tarif.
Avec un processeur Expeed 7, l’autofocus des Nikon Z6III, Z 8 et Z 9 et un tarif attractif pour une telle fiche technique, le Z50II se présente comme une évolution majeure qui mérite que l’on s’intéresse à lui.
Note : je suis en train de tester le Z50II, en attendant de publier mon test, voici l’article pour vous aider à régler le Nikon Z 50II pour bien démarrer.
Depuis son lancement en 2019, le Nikon Z 50 s’est imposé comme un hybride APS-C pertinent pour les photographes amateurs et passionnés. Ce boîtier compact de 20,9 Mpx, premier de la gamme Z en format DX, a su séduire par sa polyvalence, sa compatibilité avec la monture Z et son rapport qualité-prix plus attirant que celui des plein format.
Mais en 2024, dans un marché des hybrides APS-C qui a bien évolué depuis, il présentait des faiblesses dues à son âge même si les mises à jour firmware successives l’ont aidé à tenir sur la durée.
Avec l’arrivée de son remplaçant, le Nikon Z50II, doté d’un processeur Expeed 7 et de l’autofocus des Nikon Z 6III, Z 8 et Z 9, Nikon renforce sa présence sur le segment des hybrides APS-C.
Le Z50II apporte des améliorations notables tout en maintenant l’esprit compact et accessible de son prédécesseur, le tout à un tarif identique à celui du modèle de 2019. Cinq ans plus tard, cela représente une belle stabilité tarifaire.
Nikon Z50II, une fiche technique qui tient la route
Dès sa sortie, le Nikon Z50 a été conçu pour offrir une qualité d’image et des performances proches de celles de son grand frère de l’époque le Nikon Z 6, mais dans un format plus compact et à un prix plus abordable.
Désormais le Nikon Z50II va le remplacer avec une fiche technique attirante :
Capteur APS-C de 20,9 Mpx associé au processeur Expeed 7, offrant une plage de sensibilité allant de 100 à 51 200 ISO, extensible à 204 800 ISO
Autofocus hybride couvrant 90 % du cadre, avec suivi 3D, AF-A automatique, détection des différents types de sujets dont oiseaux et avions
Viseur électronique 1000 cd/m2 et écran sur rotule de 8,1 cm parfait pour les vidéos face caméra et vlogs
Vidéo 4K 60p (crop) et 4K 30p sans crop avec un mode ralenti en Full HD à 120p.
Mode rafale à 30 im/sec en JPG pleine définition et 11 im/sec. en RAW, avec suivi AF/AE
Prédéclenchement continu pendant 1 seconde avant la prise de vue définitive
Flash intégré de type popup et prise casque
Bouton d’accès direct au choix des 31 Picture Control intégrés
Ergonomie revue et plus experte
Connectivité sans fil via Wi-Fi et Bluetooth, intégrant l’accès au Nikon Imaging Cloud pour la mise à jour automatique du firmware et le stockage des photos possible dans le cloud de votre choix
Le Nikon Z50II n’est pas qu’un simple remplaçant. Il bénéficie d’améliorations notables qui le rendent compétitif sur le marché des hybrides APS-C en 2024. Le processeur Expeed 7, les capacités autofocus héritées des modèles Z6III, Z 8 et Z 9 et des ajustements ergonomiques en font une évolution logique pour ceux qui recherchent un modèle plus performant sans révolutionner leur équipement.
Capteur, autofocus et processeur
Le Nikon Z50II est doté du même capteur de 20,9 Mp que son prédécesseur Z50. Mais le processeur Expeed 7 fait la différence en matière de traitement du signal, puisqu’il autorise la même plage de sensibilité ISO 100 – 51 200 ISO extensible à 204 800 ISO, tout en réduisant le niveau de bruit dans l’image, à sensibilité égale, comme annoncé par Nikon.
L’autofocus, hérité des plein formats récents, bénéficie également des capacités du processeur Expeed 7 et de la reconnaissance de 9 types de sujet (individus, chiens, chats, oiseaux, avions, voitures, motos, vélos et trains). Rappelons que c’est le processeur qui assure le suivi AF dans un hybride, il est donc responsable des performances, contrairement aux modules AF indépendants équipant les reflex Nikon.
Cet autofocus propose un mode AF-A (pour Automatique) capable de distinguer le mouvement du sujet et de choisir le type de suivi AF-S ou AF-C de façon automatique. Notez que cet AF-A peut aussi mixer les deux modes, démarrant en AF-S par exemple, puis basculant en AF-C si le sujet se met à se déplacer.
La fonction de prédéclenchement permet d’enregistrer des images jusqu’à une seconde avant que le déclencheur ne soit complètement enfoncé avec le mode de déclenchement Prise de vue haute vitesse+ (C30) en JPG . Cela vous offre une chance supplémentaire de capturer des moments imprévisibles, comme un oiseau qui s’envole, sans risquer de manquer l’instant décisif.
Le Z50II est doté d’un nouveau viseur électronique de 2,36 Mp proposant une luminosité de 1000 cd/m² (500 pour le Z 50) et un grandissement de 0,68x. Ce viseur est plus agréable à utiliser, avec une meilleure gestion de la dynamique (contraste entre zones claires et sombres).
L’écran tactile arrière est monté sur rotule, il mesure 8,1 cm de diagonale, propose un affichage Responsive (basculant en mode portrait) de 1,040 Mp et une couverture de l’image de 100%.
Ergonomie, compacité, encombrement
Le Nikon Z50II adopte une ergonomie proche de celle du Z50, toutefois certaines modifications sont les bienvenues. Un bouton dédié aux Picture Control fait son apparition sur le dessus du boîtier, il vous permet de choisir un Picture Control parmi les 31 disponibles. Une fonction de filtrage vous permet de masquer les Picture Control que vous n’utilisez pas pour avoir un accès encore plus rapide à ceux que vous utilisez souvent.
Les 31 Picture Control intégrés peuvent être complétés par 9 presets téléchargés parmi tous ceux créés par d’autres photographes via le Nikon Imaging Cloud. De même, l’aperçu du rendu de chaque Picture Control se fait désormais en temps réel sur l’image du viseur et non plus par l’intermédiaire de vignettes, c’est beaucoup plus agréable et cela facilite le choix.
Le flash intégré est de type popup. Malgré une puissance limitée comme pour tous les flashs intégrés, il pourra servir à déboucher les ombres comme à commander un système de flash externe si vous avez ce besoin.
Nikon annonce une plus grande réactivité du Z50II face au Z50, dont un démarrage plus rapide.
Le Z50II pèse 550 gr. avec batterie et carte mémoire (contre 470 gr. pour le Z50) et gagne également quelques millimètres en dimensions avec 127 x 96,8 x 66,5 mm (contre 126,5 x 93,5 x 60 mm pour le Z50). Son viseur moins proéminent autorise toutefois un rangement plus simple dans le sac photo.
La batterie est une Nikon EN-EL25a offrant la même autonomie que sur le Z50, bien que le processeur du Z50II soit plus performant. Nikon semble dit travaillé sur la consommation d’énergie. Cette batterie peut être chargée dans le boîtier via la prise USB-C, ou chargée à l’aide d’un chargeur optionnel Nikon EH-8P puisque la législation en vigueur en Europe interdit désormais aux marques de vendre leurs appareils avec un chargeur.
Si le Nikon Z50II est doué en photo, il l’est aussi en vidéo pour vous permettre des tournages et des sessions de streaming de qualité.
Le Z50II dispose du format N-Log et du mode HLG vidéo. Il propose un zoom haute résolution, dont un zoom x2 en Full HD. 11 vitesses d’obturation sont disponibles en mode vidéo, tandis que le contrôle manuel est assuré par la bague multifonction.
Les caractéristiques vidéo sont les suivantes :
4K 60p (avec crop)
4K 30p (avec suréchantillonnage à partir du format 5,6K)
LED rouge allumée en face avant pendant l’enregistrement
prise 3,5 mm pour un micro stéréo externe et prise casque pour surveiller la sortie du micro
retardateur vidéo réglable de 2 à 10 secondes entre appui sur le déclencheur et début de l’enregistrement
De plus, le Nikon Z50II dispose d’un mode vidéo « présentation de produits » qui lui permet d’assurer la commutation automatique et progressive de la mise au point sur l’objet présenté ou le présentateur, avec une taille de zone AF personnalisable.
Le Nikon Z50II peut assurer le streaming vidéo pendant des diffusions en direct, sur YouTube ou Twitch par exemple, comme pendant des visioconférences de type Zoom. Dans ce cas, la connexion est rendue possible via le smartphone ou l’ordinateur et une liaison USB (UVC/UAC) sans nécessiter Webcam Utility comme c’était le cas avec le Z50.
C’est autrement plus performant que le seul 4K 30p et Full HD 120p du Z50.
Une gamme d’objectifs NIKKOR Z DX pour tous les usages
L’un des points forts du Nikon Z50II est sa compatibilité avec les objectifs en monture Z, qu’ils soient conçus pour les capteurs APS-C ou plein format, ce qui lui donne accès à une gamme NIKKOR Z riche de 42 objectifs (novembre 2024).
De plus le Nikon Z50II peut utiliser la plupart des optiques en monture Nikon F (Nikon et marques compatibles) à l’aide de la bague Nikon FTZ. Cette flexibilité est un atout majeur, surtout si vous souhaitez migrer progressivement vers l’hybride sans renoncer à votre parc optique existant.
Si vous souhaitez utiliser les optiques NIKKOR Z natives au format APS-C (NIKKOR DX), votre choix peut se porter sur les configurations suivantes à adapter et compléter selon vos besoins :
Une alternative compacte et accessible au plein format
Le Nikon Z50II est pensé pour vous offrir une expérience photographique proche de celle des hybrides plein format Nikon Z 5 ou Z 6II, mais à un prix bien plus abordable et dans un format plus compact.
Pour un photographe amateur qui n’a pas besoin du plein format, le Z50II représente une alternative très compétitive, supérieure à celle que proposait le Nikon D500 dans la gamme reflex.
Avec un prix démarrant à 999 euros boîtier nu (comme le Z50 à sa sortie en 2019), le Nikon Z50II offre un excellent compromis entre qualité, performances et accessibilité.
Par rapport aux autres modèles de la gamme, comme le Nikon Z fc qui mise sur un design rétro, le Z50II est plus complet et performant, s’adressant aux amateurs passionnés voulant un APS-C musclé. Le Z50II présente une ergonomie plus classique, inspirée des reflex Nikon. Sa construction en magnésium lui confère une grande robustesse, tandis que son poids plume en fait un compagnon idéal pour les sorties photo prolongées.
Notez qu’en complément du Nikon Z50II la marque annonce aussi l’arrivée d’une nouvelle télécommande filaire sur prise jack Nikon MC-DC3.
Premier avis sur le Nikon Z50II, une évolution séduisante et pertinente en 2024
Avec ses caractéristiques enrichies, le Nikon Z50II se présente comme bien plus qu’un simple remplaçant. Plus complet et performant, il est spécialement conçu pour les amateurs passionnés cherchant un hybride APS-C aussi performant qu’un plein format sans exploser leur budget.
Grâce à un processeur Expeed 7, l’autofocus des modèles haut de gamme Z6III, Z 8 et Z 9, et des améliorations ergonomiques notables, le Z50II offre une fiche technique particulièrement attractive tout en maintenant un tarif similaire à celui de son prédécesseur en 2019.
Pour 2025, le Nikon Z50II constitue une solution de choix, se distinguant par sa polyvalence, sa qualité de fabrication, et la richesse de l’écosystème Nikon.
Je n’ai pas encore pu tester le Nikon Z50II mais je ne manquerai pas de le faire dès que possible, car il m’intéresse tout particulièrement en complément de mon Z6III pour la photo de rue et le voyage.
Le viseur électronique promet une expérience utilisateur proche de celle du Z6III, une belle surprise dans cette gamme de prix. La couverture autofocus de 90% du champ est un atout majeur, surpassant celle de nombreux reflex DX, comme le D500 qui, malgré ses 193 collimateurs, ne propose pas la même fluidité et les facilités offertes par l’AF hybride, tel que l’Eye-AF.
L’autofocus du Nikon Z50II promet de plus une excellente réactivité, avec une bascule fluide entre le mode AF-S et le mode AF-C grâce à l’AF-A, rendant la mise au point plus intuitive et adaptée à tous les types de sujets. Le processeur Expeed 7 offre une rapidité et une précision d’autofocus idéales pour les photographes de sport et d’animalier, il a prouvé ses capacités sur le Nikon Z6III et le Nikon Z f pour garantir des images nettes même dans les situations les plus exigeantes.
Le mode rafale, capable de capturer jusqu’à 30 images par seconde en JPG et 11 en RAW, permet de suivre l’action avec précision grâce au suivi AF et à la mesure continue de l’exposition. La fonction de prédéclenchement, qui enregistre les images une seconde avant que le déclencheur ne soit complètement enfoncé, offre une sécurité supplémentaire pour capturer des moments imprévisibles, comme un oiseau qui prend son envol.
L’écran tactile sur rotule de 8,1 cm bascule vers l’avant pour faciliter le tournage vidéo face caméra, un atout indéniable qui rend la prise de vue plus simple et plus agréable, notamment pour les créateurs de contenu et les vloggers. Le Nikon Z50II se distingue également par ses améliorations ergonomiques, qui en font un modèle plus expert que le Z50.
Le bouton d’accès direct aux réglages Picture Control permet de changer rapidement les styles d’image sans détour par les menus, ce qui simplifie l’expérience de prise de vue. L’intégration du Nikon Imaging Cloud apporte facilité de mise à jour du firmware et possibilité de télécharger de nombreux nouveaux presets (Picture Control additionnels proposés par d’autres photographes).
La poignée offre une excellente prise en main, réduisant la fatigue lors de longues sessions, tandis que la disposition optimisée des commandes rend la manipulation du boîtier plus intuitive, vous permettant de rester concentré sur votre sujet plutôt que sur les réglages techniques.
Capable d’utiliser des optiques NIKKOR Z DX bien plus compactes et légères que celles des plein format, bien moins chères aussi, il sera un compagnon idéal au quotidien comme en voyage.
Si vous êtes déjà équipé avec des optiques AF-S reflex, vous pourrez les réutiliser avec la bague Nikon FTZ en bénéficiant du ratio x 1.5 habituel. C’est un argument de plus en faveur de ce Nikon Z50II. Notez que si vous possédez déjà la bague FTZ avec un Z plein format, vous n’avez pas besoin de la racheter, c’est bien la même pour le Z50II qui pourra devenir votre second boîtier.
Utilisant des cartes mémoires SD, le Z50II vous évite l’achat de cartes XQD plus coûteuses, son flash intégré pourra dépanner et vous éviter l’achat d’un flash cobra additionnel.
Nikon Z50II : tarif et disponibilité
Nikon propose le Nikon Z50II à un tarif attractif pour une telle fiche technique, qui est le tarif des kits Z50 à leur sortie en 2019 :
Nikon Z50II boîtier nu : 999 euros
Nikon Z50II + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR : 1 149 euros
Nikon Z50II + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR + Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR : 1 349 euros
Nikon Z50II + NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 1 419 euros
Le Nikon Z50II sera disponible chez les revendeurs dès le 21 novembre 2024.
Luminar Neo 1.21 : précision et améliorations majeures avec la mise à jour Big Fall
Luminar Neo 1.21 continue de repousser les limites de l’édition photo assistée par l’IA, offrant des outils plus puissants et intuitifs. Cette mise à jour Big Fall intègrent des fonctionnalités innovantes comme ‘Color Transfer AI’, qui simplifie le transfert de palettes de couleurs entre images et ‘Recherche intelligente’, qui permet de retrouver rapidement des photos sur la base de leur contenu. Ces outils simplifient les processus complexes et ouvrent de nouvelles possibilités créatives. Voici les nouveautés de cette mise à jour baptisée Big Fall.
Historique des versions précédentes de Luminar Neo
Pour mieux comprendre le chemin parcouru par ce logiciel, revenons sur l’historique des versions précédentes.
Avant d’arriver à la version 1.21, Luminar Neo a connu plusieurs mises à jour importantes qui ont progressivement amélioré l’expérience utilisateur, comme l’introduction du masquage de luminance et des outils AI tels que Water Enhancer AI et Twilight Enhancer AI.
La version 1.0 a repris la philosophie de traitement assistée par l’IA apportée par Luminar AI, facilitant l’accès à des retouches avancées sans nécessiter de compétences techniques élevées.
La version 1.10, sortie en juin 2024, a apporté des améliorations majeures en matière de performances et des outils comme le Water Enhancer AI et le Twilight Enhancer AI qui ont permis d’ajuster automatiquement des éléments clés d’une photo, comme les reflets dans l’eau ou les teintes du crépuscule.
La version 1.20, lancée en août 2024, a introduit les masques de luminance et amélioré la prise en charge de la correction locale, offrant aux utilisateurs un contrôle plus ciblé sur des zones spécifiques de leurs images.
Ces versions successives ont toutes contribué à rapprocher Luminar Neo des logiciels photo experts que sont Lightroom Classic, DxO PhotoLab ou Capture One pour ne citer que ceux-là, en offrant des outils basés sur l’IA qui simplifient des traitements complexes.
La mise à jour 1.21 de Luminar Neo est arrivée mi-octobre 2024 avec plusieurs nouvelles fonctionnalités et améliorations majeures. Cette version de Luminar Neo propose des fonctionnalités marquantes comme :
la recherche intelligente basée sur l’IA qui permet de trouver des images spécifiques en vous basant sur leur contenu,
le masquage des couleurs pour des ajustements ciblés afin d’améliorer la qualité des détails,
des outils d’IA générative nettement améliorés qui offrent des rendus plus précis et réduisent le temps de retouche.
Color Transfer AI : reproduisez vos palettes préférées
Avec l’édition Big Fall, Luminar Neo 1.21 introduit la fonctionnalité Color Transfer AI, permettant de recréer le style chromatique d’une image de référence directement sur vos photos.
Cette technologie basée sur l’IA facilite la réalisation de rendus inspirés des photographes que vous appréciez. Vous pouvez aussi laisser libre cours à votre créativité avec des traitements personnels.
Plusieurs réglages prédéfinis sont proposés au sein de l’interface, mais cette fonction prend tout son sens avec la possibilité de choisir une de vos photos afin d’en dupliquer le rendu. Une fonction pratique pour modifier facilement l’atmosphère de vos photos à partir d’une photo que vous trouvez à votre goût.
L’option « Correspondance des couleurs d’objets similaires » permet même de transférer les teintes entre des éléments similaires, comme le ciel ou des objets particuliers, pour garantir la meilleure cohérence visuelle possible.
Notez que cette fonction n’est utilisable qu’à partir d’une image au format JPG ou TIFF, il n’est pas possible d’utiliser comme référence une photo du catalogue sans l’exporter en JPG au préalable.
Recherche intelligente : trouvez vos photos selon leur contenu
Recherche intelligente est une autre fonction phare de cette mise à jour. L’IA s’occupe de trouver rapidement les images dans votre catalogue, en allant au-delà des simples recherches par nom de fichier ou date.
Vous pouvez désormais localiser vos photos en recherchant des concepts précis comme « arbre seul » ou « voiture rouge devant une maison » et pas uniquement celles où le mot « arbre » ou « voiture » est inscrit dans les métadonnées ou le nom du fichier. L’outil identifie automatiquement les objets et scènes dans vos photos, simplifiant le processus de tri et classement.
Vous pouvez créer directement un dossier ou une collection à partir des résultats de la recherche, ce qui va faciliter la (re)découverte de votre photothèque si vous cherchez à compléter une série ou un projet, ou tout simplement à suivre votre progression en photo.
Les résultats de recherche montrent encore des approximations similaires à d’autres outils IA de recherche sur le contenu, comme des erreurs dans la reconnaissance des objets complexes ou des difficultés à distinguer des scènes très similaires, mais le résultat est déjà plus intéressant que la seule recherche sur les noms de fichiers et de dossiers.
Masquage des couleurs : précision dans les moindres détails
Avec le masquage des couleurs, Luminar Neo vous offre plus de précision dans vos traitements. Ce nouvel outil vous permet de créer des masques basés sur des couleurs spécifiques de l’image afin de mieux cibler vos modifications. Vous avez le contrôle total sur la gamme de couleurs à l’aide d’un simple curseur, vous permettant d’ajuster la teinte, la saturation et la luminosité pour des ajustements fins et précis.
Skylum, l’éditeur ukrainien de Luminar Neo, en a profité pour ajouter un outil supplémentaire de correction sélective. En plus des masques de gamme de luminance (introduits en avril dernier), Luminar Neo dispose maintenant de masques de couleurs. Vous pouvez ainsi créer un masque à partir d’une couleur présente à l’image. Naturellement, un curseur permet de sélectionner l’étendue de la zone sélectionnée. Il ne vous reste plus qu’à modifier la teinte, la saturation ou la luminance de la zone en question.
Notez que Luminar Neo dispose aussi de masques intelligents. Avec la fonction « Masque IA » et « Sélection d’objets », vous pouvez sélectionner en un clic n’importe quel élément à l’écran afin de le traiter : une personne, le ciel, un bâtiment, un véhicule, un plan d’eau, etc.
Améliorations des outils d’IA générative : plus de précision
Les outils GenErase, GenSwap et GenExpand de Luminar Neo sont plus performants, avec un gain en détails et en précision lors de la génération d’images. Par exemple, vous pouvez maintenant supprimer un objet indésirable, comme une personne en arrière-plan, ou élargir une scène pour ajouter plus d’espace à une photo de paysage.
Des approximations subsistent, mais l’IA de Luminar Neo continue de s’améliorer avec chaque mise à jour. Ces outils vous permettent de supprimer des éléments, de remplacer des objets ou d’élargir des scènes, le tout à l’aide de l’intelligence artificielle.
Nouveaux filtres de recherche et autres améliorations du catalogue
La liste des améliorations apportées au catalogue ne s’arrête pas là. En effet, Skylum ajoute (enfin) un système de filtres. Il permet d’appliquer plusieurs critères : boîtier utilisé, distance focale, sensibilité ISO, temps de pose et ouverture.
Luminar Neo profite aussi d’un système de notation par étoiles (de 1 à 5) et de marquage à l’aide d’un drapeau. La création de copies virtuelles des photos devient possible, ce qui va rendre service aux amoureux de la conversion noir et blanc désireux de comparer ce rendu avec le rendu couleur initial. Créer des versions vous permet aussi de tester des rendus et des recadrages de formats tout en conservant la photo d’origine intacte.
L’affichage des données des photos est également amélioré, dans le panneau des valeurs EXIF comme dans la vue grille. Enfin, vous pouvez trier dossiers et collections par nom, date de création ou de modification, ou par nombre de photos (croissant ou décroissant).
Le film fixe en mode édition
Skylum corrige un des manques de son logiciel, à savoir l’absence du film fixe en mode édition, répondant ainsi à une demande importante des utilisateurs. Cela permet de naviguer facilement entre les photos tout en restant concentré sur l’édition. En effet, le film fixe qui affiche toutes les photos du dossier ou de la collection sur laquelle vous travaillez était disponible dans la bibliothèque mais pas en mode édition. Le film fixe est désormais présent dans tous les modules.
Par ailleurs, Luminar Neo 1.21.0 offre une expérience plus fluide et plus réactive, grâce à la correction de plusieurs bugs et des optimisations du moteur de traitement.
La mise à jour 1.21 est offerte pour tous les abonnés. Les utilisateurs de la licence perpétuelle doivent avoir acquis cette licence après le 1er juillet 2024 pour en profiter gratuitement. Sinon, l’option de mise à niveau 2024/25 est nécessaire.
Luminar Neo 1.21 : une évolution majeure
La mise à jour 1.21 de Luminar Neo est une évolution majeure pour Skylum. Entre les nouveaux outils d’IA générative, la recherche intelligente et les nombreuses améliorations ergonomiques, Luminar Neo devient plus performant et précis et se rapproche des poids lourds du marché que sont Lightroom Classic ou DxO PhotoLab.
Cependant, ces concurrents conservent une longueur d’avance avec des outils spécifiquement conçus pour les experts et professionnels, comme l’épreuvage avant impression ou la possibilité de géolocaliser les photos, ce qui manque encore à Luminar Neo. Luminar progresse néanmoins rapidement dans cette direction.
Tamron 90mm f/2.8 Di III MACRO VXD pour Nikon Z : une option idéale pour les nikonistes ?
Tamron élargit sa gamme d’objectifs pour les hybrides Nikon avec le nouveau Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD pour Nikon Z. Cet objectif est un retour aux sources pour Tamron, intégrant des technologies modernes telles que le système de mise au point VXD ultra-rapide, des lentilles LD et un revêtement BBAR-G2 qui réduisent efficacement les reflets et les aberrations.
Ce nouvel objectif s’inscrit dans la lignée des classiques de la gamme, comme le SP 90 mm f/2.5 et son successeur, le f/2.8 VC USD, appréciés pour leur qualité optique et leur beau bokeh. Le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD pour Nikon Z est-il une alternative intéressante face aux NIKKOR Z MC ? Lisez la suite.
En 1979, Tamron a lancé son premier objectif macro 90 mm, le SP 90 mm f/2.5, qui a rapidement gagné en popularité parmi les photographes de nature et les amateurs de portraits, grâce à son bokeh et sa qualité d’image polyvalente.
En 2024, cette nouvelle version hybride perpétue l’héritage de Tamron et ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire des objectifs macro 90 mm.
Les objectifs macro de Tamron sont connus pour leur haute résolution et leur bokeh de qualité. Le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD, conçu pour les appareils hybrides Nikon et Sony, renforce cet héritage en offrant, selon Tamron, des performances inégalées du centre aux bords. Il produit un bokeh doux et tridimensionnel qui met en valeur les sujets.
La construction optique comporte 15 éléments répartis en 12 groupes, dont quatre lentilles LD (Low Dispersion) qui réduisent les aberrations sphériques et chromatiques. Le revêtement BBAR-G2 minimise les reflets et les images fantômes, même dans des conditions de contre-jour, garantissant ainsi une capture précise des détails les plus fins.
Cet objectif est idéal pour de nombreux domaines photographiques comme la macro, le portrait, la photographie culinaire et les prises de vue à longue distance. Il est compatible avec les Nikon Z APS-C, offrant alors une focale équivalente d’environ 135 mm avec une ouverture maximale de f/2.8.
Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD : design optimisé et construction robuste
Le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD mesure 126,5 mm de long et 79,2 mm de diamètre. L’objectif est léger (630 g), ce qui le rend confortable à utiliser et facile à transporter.
Avec une distance de mise au point minimale de seulement 23 cm, le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD offre un rapport de grossissement 1:1, permettant de capturer les moindres détails de vos sujets. La profondeur de champ est réduite à ces distances, ce qui isole bien le sujet et crée des images impactantes.
Même à f/5.6, la profondeur de champ reste limitée, produisant des zones floues qui mettent encore plus en valeur le sujet. Le diaphragme circulaire à 12 lamelles produit de jolis effets de bokeh, avec des étoiles à 12 branches lorsque l’objectif est fermé, donnant une belle douceur aux zones défocalisées.
Le système de mise au point VXD (Voice-coil eXtreme-torque Drive) de Tamron offre une mise au point rapide et silencieuse. Cela rend l’objectif très efficace pour la photographie de portraits et de sujets en mouvement, ainsi que pour les vidéos.
La mise au point est fluide et stable, sans sauts ni vibrations, ce qui facilite le tournage de vidéos professionnelles.
Un pare-soleil conçu pour la flexibilité créative
Le Tamron 90 mm F/2.8 MACRO est livré avec un pare-soleil doté d’une fenêtre coulissante. Ce design permet d’ajuster un filtre polarisant ou ND sans retirer le pare-soleil, ce qui est souvent contraignant.
La fenêtre coulissante facilite cette opération et garantit une grande flexibilité pendant la prise de vue, sans interrompre le flux créatif. Que vous cherchiez à ajuster la lumière ou à réaliser une image créative, ce pare-soleil permet un contrôle intuitif des réglages.
Premier avis sur le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD pour Nikon Z
Avec un prix annoncé de 699 euros, le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD se présente comme une alternative plus accessible que le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S vendu 1 199 euros.
Bien que le Tamron ne dispose pas de stabilisation optique intégrée contrairement au NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S, cela ne constitue pas un gros désavantage pour la photographie macro, surtout avec les systèmes de stabilisation des appareils Nikon Z et l’utilisation fréquente de trépieds.
Pour avoir testé le Tamron 70-300 mm pour Nikon Z, il ne fait nul doute que ce nouvel objectif Tamron devrait s’avérer être une excellente option pour les passionnés de macro, avec la promesse d’une excellente qualité optique, un prix attractif, un autofocus rapide et une construction solide, idéale pour des conditions de prise de vue variées.
Fiche technique
Monture : Nikon Z plein format et APS-C
Formule optique : 15 éléments en 12 groupes
Stabilisation optique intégrée : non
Focale : 90 mm
Ouverture maximale : f/2.8
Ouverture minimale : f/16
Distance minimale de mise au point : 0,23 m
Rapport de grossissement maximal : 1:1
Taille du filtre : 67 mm
Poids : 640 g en version Nikon Z
Modèle : F072
Angle de vue : 27°2‘
Lames de diaphragme : 12
Diamètre max. : 79,2 mm
Longueur : 126,5 mm
Exemples de photos faites avec le Tamron 90 mm f/2.8 Di III MACRO VXD
Test Nikon Z6III : choix idéal ou simple clone du Z6II ? La réponse en images
Après un Nikon Z6 premier du nom en 2018, puis un Nikon Z6II en 2020 dont l’autofocus était un peu plus réactif, Nikon franchit un cap en termes de performance et de polyvalence pour les photographes et vidéastes avec la troisième itération de son hybride plein format polyvalent 24 Mp, le Nikon Z6III. Cette fois la différence est flagrante avec la génération précédente, qu’il s’agisse de photographie ou de vidéo.
J’utilise ce boîtier acheté le jour de sa sortie en juillet 2024. Je profite donc de ce recul après plus de 2 ans d’utilisation sur le terrain pour vous partager dans ce test Nikon Z6III tout ce que j’ai constaté à l’usage, qu’il s’agisse de reportages évènementiels ou de photos plus personnelles.
Mise à jour août 2025 : le firmware 2.00 apporte le mode Oiseaux, l’Auto Capture et le Nikon Authenticity Service. Les sections concernées ont été mises à jour en conséquence.
Test Nikon Z6III : préambule et contexte
Important : c’est donc mon exemplaire personnel qui a servi pour ce test, et que j’utilise toujours au quotidien pour mes différents besoins personnels comme professionnels.
La différence est grande entre le Nikon Z6III et le Nikon Z6II, les intéressés s’interrogeant sur l’autofocus en photo comme en vidéo, la qualité d’image et la montée en ISO offertes par le nouveau capteur Nikon 24 Mp partiellement empilé, les performances extrêmes en vidéo. N’étant pas vidéaste patenté, je n’ai pas testé le Nikon Z6III lors de tournages vidéo, j’ai par contre longuement testé les performances en photo.
Un nouveau Z6, vraiment ?
Il faut avouer que même si la différence entre le Nikon Z6 et le Nikon Z6II existait, avec deux processeurs pour le Z6II dont un dédié à l’autofocus, le gain en performances n’était pas si évident à identifier selon les usages.
Le Nikon Z6II a par contre bénéficié d’une meilleure évolutivité, les firmwares successifs ayant apporté un gain sensible en précision et réactivité de l’autofocus. Ce modèle est encore au catalogue, et reste un choix pertinent si vous ne cherchez pas les performances ultimes et préférez investir la différence de tarif dans une optique NIKKOR Z.
En réponse à la question, oui, le Nikon Z6III est vraiment un nouveau Nikon Z6 dont les performances n’ont plus grand chose à voir avec celles de la précédente génération :
l’autofocus hérité des Z8 / Z9 piloté par l’IA est aussi efficace que celui du Z8,
le Z6III intègre toutes les évolutions de la gamme Nikon Z plein format dont le pré-déclenchement et le pixel shifting,
il dispose de la plupart des formats et définitions vidéos attendus par les vidéastes, ce qui fait de lui un des meilleurs hybrides plein format du marché (mars 2026) pour la vidéo,
et surtout, il dispose d’un tout nouveau capteur plein format 24 Mp partiellement empilé pour lequel Nikon a préféré jouer la qualité d’image et la facilité de traitement plus que la course à l’ISO, je vous explique pourquoi plus loin.
Comme je le fais pour chacun de mes tests Nikon, j’ai mis l’accent sur ce qui différencie le Z6III du Z6II et je favorise toujours le résultat photographique à la seule fiche technique :
lorsque j’ai des photos à faire dans une situation donnée, le Nikon Z6III me permet-il de les faire ?
si oui avec quelle facilité,
si non, pourquoi.
Je conclus ce test par une série de recommandations d’achat en fonction de vos besoins, et de ce que vous utilisez déjà ou non.
le Nikon Z6III et son écran orientable
Nikon Z6III vs Z6II : les différences essentielles
Description
Nikon Z6II
Nikon Z6III
Capteur
24 Mp BSI CMOS
24 Mp partiellement empilé
Processeur
2x Expeed 6
Expeed 7
Autofocus
AF hybride
AF IA (hérité Z8/Z9)
Viseur électronique
3,68 M points
5,76 M points – 4000 cd/m²
Écran arrière
Inclinable
Orientable (vlogging)
Rafale
14 i/s
20 i/s (mécanique) / 120 i/s (électronique)
Pré-déclenchement
Non
Oui (jusqu’à 1 s)
Vidéo
4K/60p
6K RAW interne, 4K/120p
Autonomie (CIPA)
~340 vues
~290 vues
Prix indicatif
~2 000 €
~2 800 €
Test Nikon Z6III : prise en main
C’est le sujet sur lequel il y a le moins à dire si je dois comparer Z6 /Z6II et Z6III. Le Z6III est à peine plus imposant que les précédentes versions :
Nikon Z6II : 134 x 100,5 x 69,5 mm – 705 g
Nikon Z6III : 138,5 x 101,5 x 74 mm – 750 g
Son ergonomie est très proche. J’apprécie le déplacement de la touche de visualisation des photos en bas à droite, sur la face arrière, son utilisation est plus naturelle. La touche de choix du mode de déclenchement a pris sa place en haut à gauche.
Sur le dessus à droite, la touche de correction d’exposition est recentrée, la différence est minime d’autant plus qu’il est bien plus rapide de corriger l’exposition avec une des deux molettes, arrière ou avant, qu’avec cette touche.
J’ai apprécié de retrouver la poignée droite qui me permet de garder le boîtier en main pendant mes reportages, sans qu’aucune fatigue ne se fasse sentir. C’est l’absence de cette poignée que je reproche au Nikon Zf, d’autant plus que celle du Z6III est plus creuse que celle du Z6II. Le poids, y compris avec un zoom de reportage comme le NIKKOR Z 24-120 mm f/4, reste contenu.
L’apparence du viseur électronique ne change pas, je regrette toujours l’absence d’un viseur rond d’autant plus que la petite fenêtre du capteur de proximité a toujours tendance à se salir vite et à bloquer la bascule entre l’écran arrière et le viseur. Pensez à la nettoyer si votre viseur ne s’allume plus.
Dernière modification d’apparence, la présence d’un bouton permettant d’éclairer l’écran supérieur de contrôle. Cet écran affiche en permanence l’emplacement de carte mémoire utilisé et le nombre de photos restantes sur la carte, une bonne idée récupérée des Nikon Z récents.
La finition du Nikon Z6III ne prête à aucun commentaire négatif. C’est du solide, comme l’est la gamme Nikon Z. J’ai utilisé le boitier sous l’orage pendant un reportage, il s’est moins plaint que moi !
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 120 mm – f/4 – 1/50 – ISO 10 000
Ergonomie et commandes
Les commandes, parlons-en. Nikon a reproduit sur son Nikon Z6III les principes fondateurs de cette gamme : une fonction = un contrôle, une touche dédiée ou une molette ou une combinaison touche + molette. C’est vieux comme Nikon et personnellement j’apprécie que ça ne change pas car c’est simple et efficace.
C’est d’autant plus efficace que les possibilités de personnalisation sont nombreuses. Au début il faut se faire à l’idée que votre Nikon Z6III finira par vous ressembler, mais qu’il faut accepter d’y consacrer le temps nécessaire et une lecture attentive du manuel utilisateur.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S -24 mm – f/8 – 1/250 – ISO 360
La face avant dispose toujours des deux touches Fn personnalisables, auxquelles j’ai attribué sur mon boîtier le contrôle des modes AF pour Fn1 et le verrouillage de l’exposition pour Fn2.
Le Nikon Z6III implémente la fonction de pré-déclenchement qui permet d’enregistrer des images jusqu’à une seconde avant que vous n’ayez complètement pressé l’obturateur. Cette fonctionnalité vous permet de photographier des sujets en mouvement rapide, comme des éclairs ou des animaux, en vous offrant plus de chances de capturer LA bonne image.
Le viseur électronique et l’écran orientable : ils changent la donne
Première différence majeure entre le Nikon Z6III et les deux précédentes versions, le viseur électronique évolue. Celui du Z6III dispose de 5,76 M de points (3,68 M sur le Z6II), mais plus que sa définition c’est sa dynamique et sa luminosité qui le rendent plus agréable à utiliser, même si le précédent modèle était déjà très bon :
la luminosité peut atteindre 4000 cd/m², une valeur supérieure aux 3000 cd/m² des Nikon Z8 et Z9 par exemple,
le taux de rafraichissement grimpe à 120 Hz hors rafales de plus de 20 i/s où il passe à 60 Hz,
le viseur supporte l’espace colorimétrique DCI-P3 garantissant une meilleure reproduction des couleurs.
Avec ses spécificités, ce viseur électronique s’approche de la qualité de visée des reflex pros à viseur optique de la marque. La fatigue oculaire que certains connaissent avec les viseurs électroniques devrait être moins ressentie avec celui-ci, je ne l’ai pas ressenti depuis que j’ai ce boîtier bien que je porte des lunettes. De plus je suis très sensible à la dynamique de l’image dans le viseur afin d’apprécier au mieux les zones les plus claires et les plus sombres.
Ce viseur autorise bien sûr l’affichage des différentes informations de prise de vue (4 configurations possibles), dont l’histogramme en direct et le rendu des réglages boîtier (vous visez en noir et blanc par exemple ou avec le rendu du Picture Control couleur choisi). Cet affichage permet d’ajuster avec précision l’exposition avant de déclencher, une caractéristique commune à tous les boîtiers équipés d’une visée électronique.
Si vous faites de la macro ou utilisez un objectif à mise au point manuelle, vous pourrez bénéficier de la fonction Loupe qui affiche la zone choisie en grand dans le viseur, de même que de la fonction Focus Peaking qui affiche les zones de netteté. A la différence du Nikon Z6II, le Nikon Z6III dispose aussi de la fonction d’aide à la mise au point assistée par l’autofocus avec les objectifs à mise au point manuelle.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/8 – 1/250 – ISO 100
Seconde différence majeure avec le Nikon Z6II, l’écran arrière orientable alors que celui du Z6II est inclinable. Il est donc possible désormais de :
orienter l’écran vers l’avant pour prendre un selfie ou se filmer face caméra,
orienter l’écran vers le haut pour prendre des photos au ras du sol,
orienter l’écran vers le bas pour les prendre bras levés (par exemple au-dessus d’une foule),
retourner l’écran pour le protéger lors du transport.
J’apprécie ces possibilités, en vidéo face caméra particulièrement, de même qu’en photo lorsqu’il s’agit de photographier une foule. Comme de plus j’ai pu faire confiance à l’autofocus, j’ai été amené à faire plus souvent des photos bras en l’air, sans rien contrôler, les résultats s’avérant satisfaisants.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/8 – 1/500 – ISO 320
Notez toutefois que si vous voulez incliner cet écran pour la prise de vue au ras du sol, le passage de sa position de repos à la position visée poitrine est moins rapide qu’elle ne l’est avec l’écran inclinable du Z6II. On ne peut pas tout avoir.
Cet écran dispose de 5 possibilités de configuration d’affichage différentes, ce qui devrait satisfaire tous les besoins.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 120 mm – f/6.3 – 1/800 – ISO 450
Les menus
Le Nikon Z6III reprend les menus traditionnels Nikon. Ils sont toujours plus complets, les options de personnalisation plus nombreuses, l’activation de la plupart des fonctions est toutefois facilitée par la présence de commutateurs numériques ON/OFF qui évitent des validations supplémentaires.
Le Z6III dispose d’un nouveau menu Réseau permettant d’ajuster tous les paramètres de connexion à un ordinateur, un smartphone, un Atomos, un routeur, un serveur FTP, la prise USB, la télécommande sans fil et, nouveauté d’importance, le service Nikon Imaging Cloud que je détaille dans un article distinct.
Le menu « Retouche » change de place, vous y accédez en affichant une photo prise sur l’écran arrière puis en appuyant sur la touche I, les fonctions de retouche apparaissent alors dans la liste déroulante.
L’autonomie
Le Nikon Z6III utilise une batterie EN-EL15c de 2280 mAh (1900 mAh pour la EN-EL15b des séries 1), c’est la même capacité que celle du Nikon Z6II. Il est difficile de faire un test fiable et reproductif de cette autonomie puisqu’elle varie selon l’usage et les options choisies. Toutefois, en utilisant le Nikon Z6III dans des conditions de reportage, sur une période de 6 heures environ, le niveau de la batterie a baissé plus vite qu’il ne le faisait avec mon Z6II. Je n’ai toutefois jamais eu besoin d’en changer avant la fin de mes reportages après plus de 600 à 700 photos.
Cette différence d’autonomie s’explique selon moi par les fonctions avancées de l’autofocus qui fait appel au traitement par le processeur de façon plus intense. Cependant, et ce n’est que mon avis, je préfère de loin avoir un autofocus aussi réactif et précis quitte à perdre en autonomie, que le précédent autofocus et une autonomie supérieure. Je ne m’avancerai pas à donner une différence chiffrée de référence, j’ai noté des niveaux de batterie en fin de séance proches de 20% restants quand j’avais 30 à 35% sur le Z6II. Notez qu’en condition de test, je fais plus souvent appel au menu.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 73 mm – f/7.1 – 1/500 – ISO 1 100
Les versions précédentes des batteries Nikon EN-EL15 A et B restent compatibles. Avec la batterie EN-EL15c, le Nikon Z6III peut être alimenté en continu via son port USB-C, ce qui permet de l’utiliser de façon illimitée sans avoir à changer la batterie, une fonctionnalité très utile pour les longues sessions de shooting ou de tournage en studio.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/7.1 – 1/500 – ISO 280
La connectique et les cartes mémoire
Sur le côté gauche, vous disposez des prises :
USB 3.0 Type C,
HDMI Type A
télécommande,
micro,
casque.
Le Nikon Z6III propose le Wi-Fi IEEE 802.11b/g/n/a/ac et le Bluetooth 5.0. Vous pouvez connecter le Z6III à votre smartphone via l’application Snapbridge de même qu’au Nikon Imaging Cloud en direct.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 34,5 mm – f/8 – 1/800 – ISO 500
Le mode rafale atteignant 20 im/sec. en RAW et jusqu’à 120 im/sec. en JPG C120, prévoyez des cartes dont le taux d’écriture correspond aux performances attendues. J’ai cependant utilisé mes cartes XQD 440 Mb/sec., loin d’être les plus performantes désormais, sans jamais rencontrer de limitation au déclenchement. Pensez toutefois à renouveler les vôtres si elles ne dépassent pas les 300 Mb/sec.
Lors d’un test en mode rafale, le Nikon Z6III a enregistré sur une carte XQD 440 Mb/s les 200 photos promises en RAW 14 bits compressé sans perte avant de décrocher. En obturation mécanique en effet, la limite est fixée à 200 images même si vous outrepassez ce réglage dans le menu d2 > Vues maximales par rafale.
En JPG Fine j’ai atteint plus de 1 300 photos avant de relâcher le déclencheur, le boîtier ne ralentissant toujours pas. Autant dire que la limite du mode rafale est très très loin et ne devrait pas en être une pour vous.
Notez enfin que le Nikon Z6III autorise l’utilisation d’une poignée grip Nikon MB-N14 optionnelle avec contrôles déportés.
Test Nikon Z6III : Autofocus
C’est là que vous attendiez le Nikon Z6III ? Moi-aussi. Pour l’avoir pris en main avant sa sortie, j’avais déjà pu constater que l’autofocus était au moins au niveau de celui du Nikon Zf, donc bien plus réactif et fiable que celui du Nikon Z6II. Après plus de deux ans passés à l’utiliser dans différentes situations, je ne peux que confirmer ce constat.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S -120 mm – f/4 – 1/2000 – ISO 500
Cet autofocus, aidé par un processeur Expeed 7 et un capteur partiellement empilé, propose des performances de premier ordre pour un hybride plein format expert. Bien que disposant des mêmes modes de détection que le Nikon Z8, il lui arrive toutefois d’avoir quelques sautes d’humeur venant parfois contrarier le suivi du sujet. La différence de traitement du signal est probablement la raison de cette différence, les Z8 et Z9 disposant d’un capteur empilé et d’un double flux de données.
Mais sachons raison garder, l’autofocus du Nikon Z6III est l’un des meilleurs du moment dans sa catégorie, la différence est flagrante par rapport au Z6II. Il est tout à fait possible de faire confiance à cet autofocus pour faire le point quand vous n’avez pas le temps de réagir, comme pour la photo de concert ci-dessous, alors que l’artiste venait de jeter un verre d’eau sans prévenir.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S -120 mm – f/4 – 1/500 – ISO 8 000
Comme pour tout hybride dont l’autofocus propose de nombreux modes de détection et suivi, il vous faut prendre le temps d’identifier les meilleurs réglages pour vous. J’ai opté pour le mode de suivi AF-C continu par défaut, avec deux types de détection et suivi du sujet possibles :
AF-C et suivi 3D avec reconnaissance des visages pour le reportage,
AF-C avec AF zone automatique pour toutes les autres situations.
Avec le firmware 2.00, le Z6III hérite du mode Oiseaux jusqu’alors réservé aux Z8 et Zf. L’autofocus détecte et suit les oiseaux en vol, y compris dans des environnements complexes comme les lisières de forêt ou les falaises. Les photographes animaliers qui hésitaient entre le Z6III et le Z8 pour cette seule raison ont maintenant leur réponse.
Il est probable que j’affine ce choix lorsque je vais retrouver mes scènes de rue et les spectacles de danse, en utilisant par exemple une zone AF personnalisable.
Avec ma configuration reportage, l’autofocus a assuré, détectant et suivant mes sujets lorsqu’ils passaient dans le champ. Il peut lui arriver de ne plus savoir quel sujet suivre s’il y en a plusieurs dont un au premier plan et plusieurs en arrière-plan. Dans ce cas je recentre avec un appui rapide sur le bouton Ok tout en visant le bon sujet.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 46 mm – f/8 – 1/500 – ISO 250
Dans quelques rares cas, alors qu’il y avait beaucoup de monde et que je tenais à suivre une personne se déplaçant dans cette foule, j’ai basculé en AF-C point sélectif pour ne pas avoir à réfléchir.
Dans l’immense majorité des cas, l’autofocus m’a apporté entière satisfaction, il y a une grande différence par rapport au Z6II, qui, bien qu’il ait fait de gros progrès avec les derniers firmwares, ne peut assurer une détection et un suivi de cette qualité.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 102 mm – f/5 – 1/160 – ISO 6 400
Cet autofocus méritant un livre à lui tout seul, je n’irai pas plus loin dans la description de son fonctionnement ici. Je ne peux toutefois que vous inciter à tester différentes configurations avant de choisir les vôtres, comme c’est déjà le cas avec la nouvelle génération d’hybrides Nikon Z8 / Z9 / Zf.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 115 mm – f/8 – 1/500 – ISO 180
Test Nikon Z6III : Qualité d’image
Encore un sujet qui interroge puisque le Nikon Z6III est équipé d’un tout nouveau capteur partiellement empilé de 24,5 Mp. En pratique, bien que Nikon n’ait pas diffusé beaucoup d’informations sur ce capteur, voici ce que j’en sais.
L’empilement « total » consiste à déplacer les circuits électroniques cruciaux sous la surface sensible, plutôt que de les positionner à proximité. Il y a trois avantages à cette empilement :
il laisse de la place à l’électronique (buffer et processeur),
il réduit le temps de transfert des données, accélérant ainsi la lecture des photosites,
il limite l’interférence électromagnétique.
L’empilement « total » revient plus cher à mettre en œuvre, aussi Nikon a choisi un empilement partiel pour le capteur de son hybride expert. L’électronique est placée près de la surface sensible du capteur, mais elle fait partie intégrante de ce capteur. Les performances ne sont pas aussi élevées qu’avec un capteur empilé « total » mais elles sont supérieures à celles d’un capteur non empilé comme celui du Z6II ou du Nikon Zf.
N’oublions pas la présence du processeur Expeed 7 : il a un impact majeur sur la qualité des images, et peut expliquer certaines différences par rapport au Z6II, notamment en termes de plage dynamique et de performances en haute sensibilité. En effet, le traitement d’image est aussi important que le capteur pour produire des résultats de haute qualité.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 41 mm – f/8 – 1/500 – ISO 140
Ce capteur partiellement empilé permet au Z6III d’atteindre des vitesses de rafale très élevées:
jusqu’à 20 images par seconde en RAW avec suivi exposition et autofocus,
jusqu’à 120 images par seconde en JPEG.
Il offre également une vitesse d’obturation maximale de 1/16 000e de seconde en mode d’obturation électronique, une caractéristique idéale pour figer des sujets rapides. Ce capteur permet de limiter l’effet de rolling shutter, bien qu’il ne puisse pas tout à fait rivaliser avec les performances des Nikon Z8 ou Z9 dont le capteur est totalement empilé.
D’après les tests labo que j’ai pu vérifier auprès de mes confrères, le Nikon Z6III perd environ un stop de plage dynamique par rapport au Z6II. Ce compromis permet des vitesses de rafale plus élevées en mode d’obturation électronique. La perte de plage dynamique est cependant moins perceptible à partir de 800 ISO et au-delà. De même, je n’ai constaté aucune différence de dynamique entre les images faites en obturation mécanique et celles faites en obturation électronique, ce qui va simplifier le choix du mode lorsque j’aurai à couvrir des spectacles de danse (obturation électronique recommandée pour un déclenchement silencieux).
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/4 – 1/25 – ISO 16 000
En pratique, le photographe se moque de savoir comment son capteur a été empilé, ce qui l’intéresse c’est l’impact de cet empilement, partiel ou non, sur la qualité d’image et la montée en sensibilité, ce que j’ai cherché à vérifier sur une série d’images de test (je précise bien que ce n’est pas un test en labo réalisé selon un protocole documenté et reproductible).
En conditions réelles, le Nikon Z6 III est capable de conserver des détails dans les hautes lumières comme dans les ombres profondes. À des sensibilités élevées, comme 25 600 ISO, il offre une qualité d’image remarquable, avec peu de bruit et une conservation fine des détails. La différence avec le Z6II est alors difficile à mesurer, c’est le temps de traitement des images réduit sur le Z6III qui m’a le plus apporté au final.
Attention donc aux résultats de tests techniques en labo, ils ne reflètent pas forcément la réalité de la prise de vue sur le terrain.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 94 mm – f/4 – 1/160 – ISO 20 000
Nikon précise que la stabilisation d’image du Z6III peut compenser jusqu’à 8 stops, un net progrès par rapport aux 5 stops du Z6II. En conditions réelles, j’ai pu faire des photos nettes à 1/20ème de sec., ce qui est tout de même très performant.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 39 mm – f/4 – 1/20 – ISO 6 400
Montée en sensibilité
100 à 800 ISO
Le Nikon Z6III délivre des images de grande qualité, exemptes de bruit numérique visible.
1 600 ISO
Mes images test montrent une belle richesse de détails avec un niveau de bruit très contenu.
3 200 ISO
Les résultats restent très bons, il n’y a que très peu de dégradation d’image sur un grand écran, en aucun cas visible sur une image web comme celle-ci, mais il faut bien que j’illustre mon propos.
6 400 ISO
Les images perdent un peu en détail si vous zoomez à 200%, sur une taille d’image plus réaliste, la perte n’est pas vraiment perceptible.
12 800 ISO
Un moutonnement apparaît dans les détails les plus fins, les images restent cependant utilisables sans optimisation logicielle ni réduction du bruit.
25 600 ISO
La perte de détails est sensible, le lissage se fait sentir mais les images restent utilisables avec un minimum de traitement. Le résultat est en toute logique variable selon la lumière, le sujet et la qualité de l’optique qui peut ajouter au manque de netteté apparent.
51 200 ISO
On touche à la limite acceptable, un traitement performant de réduction du bruit et d’optimisation des images (par exemple dans DxO PureRAW) aidera à récupérer une image exploitable.
102 400 ISO
Mieux vaut oublier la qualité d’image, seul un traitement très performant pourra sauver ces photos si vous n’êtes pas très regardant. Elles peuvent par contre parfaitement servir en identification de scènes ou de sujets.
Montée en ISO, comparaison Nikon Z6III vs. Nikon Z6II
J’ai fait quelques tests comparatifs entre Nikon Z6III et Nikon Z6II dans des conditions de prise de vue identiques. Il ne s’agit en rien d’un test protocolaire, mais je rappelle que je m’intéresse plus au résultat photographique qu’à la preuve technique.
Les copies d’écran ci-dessous vous donnent un aperçu des différences de qualité d’image entre le Z6III à gauche et le Z6II à droite.
A 6 400 ISO la différence est négligeable, bien que très légèrement en faveur du Z6III dans les détails fins.
A 12 800 ISO le Z6II donne une image de meilleure qualité, ce qui mérite d’être vérifié dans d’autres conditions de prise de vue.
Jusqu’à 51 200 ISO le Z6III reprend le dessus. C’est toujours la limite de l’acceptable.
A 102 400 ISO les deux boîtiers donnent des images non utilisables hors détection de scène, le Z6III s’en sort toutefois bien mieux.
Traitement d’images, comparaison Nikon Z6III vs. Nikon Z6 et Z6II
Par rapport au Nikon Z6 et Z6II que j’ai longuement utilisés dans les mêmes situations, j’ai apprécié de devoir passer moins de temps en post-traitement pour obtenir des images conformes à mes attentes.
Tous mes tests à ce jour montrent le même résultat : si l’exposition est bonne à la prise de vue, le RAW est très vite ajusté (clarté et ajustement de la colorimétrie par exemple), les tonalités n’ont quasiment pas besoin de retouche.
C’est une très bonne chose si vous êtes adepte du JPG natif, une fois votre boîtier réglé à votre guise, vous pouvez obtenir des JPG de grande qualité que ce soit en couleur ou en noir et blanc.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 120 mm – f/4 – 1/500 – ISO 100
Le Nikon Z6III et la vidéo
Le Nikon Z6III offre l’enregistrement interne jusqu’en 6K à 60 images par seconde en N-RAW 12 bits ou en Apple ProRes Raw HQ 12 bits (limité à 30 fps), tout cela sans recadrage. Si vous optez pour la 4K à 120 fps, vous devrez composer avec un léger crop, mais vous pouvez aussi filmer en 5,4K en ProRes 4:2:2 HQ. Grâce à sa compatibilité avec l’Atomos UltraSync Blue via Bluetooth, il peut synchroniser plusieurs caméras pour des tournages multi-caméras.
Si vous recherchez des ralentis encore plus poussés, la Full HD à 240 fps est de la partie, avec un recadrage minime d’environ 5 %.
Côté stabilisation, Nikon combine une stabilisation électronique à la stabilisation mécanique du boîtier. Cela permet, à partir d’un flux 6K, de recadrer sans perte de qualité visible avec un facteur de 1,4x pour obtenir une image en 4K ou 2x pour une image en Full HD.
Pour ce qui est de la durée de tournage, Nikon annonce 2 heures de vidéo en 4K 60p sans risque de surchauffe. En pratique la captation en 6K RAW sera limitée par la capacité de vos cartes mémoire.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 26,5 mm – f/4 – 1/20 – ISO 6 400
Test Nikon Z6III : pour qui et quels usages
Vous avez déjà un Nikon Z6 série 1
Il y a un véritable écart entre le Z6 et le Z6III : réactivité générale, fiabilité de l’autofocus, évolutivité potentielle, grande polyvalence en photo comme en vidéo. La différence se fera sentir si vous pratiquez la photo de sujet en mouvement rapide.
Vous gagnerez en sensibilité ISO, le capteur partiellement empilé donnant des fichiers natifs très propres, qui nécessitent moins de post-traitement.
Vous pourrez disposer de deux emplacements pour cartes mémoire, une carte SD venant seconder la carte XQD / CFexpress. L’écran orientable vous offrira des possibilités créatives plus étendues. Vous pourrez également utiliser une poignée grip avec commandes déportées.
A l’inverse, si vous faites des photos de paysage ou de sujets dont le mouvement n’est ni très rapide, ni erratique, vous avez moins à gagner, les performances du Nikon Z6 étant déjà très bonnes pour un plein format de 24 Mp.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/11 – 1/500 – ISO 1 800
Vous avez déjà un Nikon Z6II
Le choix de passer ou non au Nikon Z6III est plus difficile. L’autofocus est en grand progrès, ce qui vous aidera pour la photo d’oiseaux en vol ou de sport. Toutefois ce seul argument ne saurait suffire pour justifier la bascule dans de nombreux autres cas puisque la qualité d’image dans son ensemble ne progresse que peu.
C’est la vidéo qui pourra faire la différence, le Nikon Z6III étant bien mieux armé pour répondre à tous les besoins de tournage. Son écran orientable peut vous aider si vous faites des vidéos face caméra (interviews ou formation par exemple).
Le firmware 2.00 ajoute également le mode Oiseaux et la fonction Auto Capture, ce qui renforce l’intérêt du passage au Z6III pour les photographes animaliers.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 115 mm – f/5.6 – 1/250 – ISO 6 400
Vous avez un reflex Nikon et souhaitez passer à l’hybride plein format
Le Nikon Z6III est l’hybride expert pro le plus polyvalent de la gamme Nikon Z si vous savez vous contenter de 24 Mp. Le Nikon Z8 et ses 45 Mp offre une meilleure définition, au détriment du prix et des exigences d’un capteur de 45 Mp (taille des fichiers, informatique nécessaire, stockage, obturation électronique uniquement).
Le Nikon Z6III est à mes yeux le successeur logique de la gamme Nikon D700 / D750 / D780. Son capteur 24 Mp est suffisant pour la plupart des usages photo, le Z6III vous accompagnera sans aucun problème pour le paysage, la nature, le portrait, l’animalier, le reportage. Je ne vois pas de limite à ce jour à ses capacités en photo. Le firmware 2.00 a même étendu ses possibilités avec le mode Oiseaux, la fonction Auto Capture et le Nikon Authenticity Service, ce qui le rapproche encore davantage du Z8.
En vidéo il est très supérieur à tous les reflex Nikon existants ou ayant existé, il n’y a rien à ajouter.
Notez également que la bague FTZ vous permettra d’utiliser vos optiques Nikon F ou compatibles en attendant de passer aux NIKKOR Z pour gagner encore en qualité d’image et en réactivité globale.
Si toutefois vous ne faites que très peu de vidéo, que vous acceptez de vous passer de l’écran orientable, le Nikon Z6II toujours au catalogue reste une alternative très sérieuse et moins onéreuse.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/6.3 – 1/500 – ISO 280
Vous n’avez pas de matériel Nikon et le Z6III vous fait de l’œil
S’il vous faut un boîtier et des objectifs, le Z6III couplé à un zoom polyvalent et une ou deux petites focales fixes pourrait bien être celui-là. Il est polyvalent, propose une qualité d’image très élevée en photo et des performances parmi les meilleures du marché en vidéo.
Investissez de préférence dans des optiques NIKKOR Z puisque vous êtes censé ne pas avoir d’optiques Nikon F. Le zoom NIKKOR 24-120 mm sera un très bon premier choix pour passer partout, les récents NIKKOR Z 35 mm et 50 mm f/1.4 complèteront votre équipement pour les conditions fréquentes de faible lumière.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 120 mm – f/8 – 1/500 – ISO 1 250
Test Nikon Z6III : conclusion
Le Nikon Z6III creuse l’écart avec le Nikon Z6II dont il n’est pas une simple évolution. Le progrès est partout, depuis le capteur partiellement empilé couplé à un processeur Expeed 7 qui offrent à eux deux rapidité de l’autofocus, grande diversité de reconnaissance de scènes et module vidéo très complet.
Le Nikon Z6III est le plus polyvalent des 24 Mp de la gamme Nikon Z actuelle, il reprend une bonne partie des caractéristiques de son grand frère Nikon Z 8 dont les performances sont souvent éloignées des besoins plus simples de l’amateur photographe.
Face au Nikon Zf, le Z6III propose une ergonomie plus aboutie, une meilleure prise en main, des capacités vidéos très supérieures.
Mis à jour avec le firmware 2.00 depuis août 2025, le Z6III a gagné le mode Oiseaux, la fonction Auto Capture et le Nikon Authenticity Service. Ce qui n’était pas encore fait au lancement est maintenant fait.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 8 1mm – f/7.1 – 1/250 – ISO 900Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 120 mm – f/4 – 1/80 – ISO 6 400Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/4 – 1/40 – ISO 16 000Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 61 mm – f/4 – 1/30 – ISO 16 000Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S -120 mm – f/4 – 1/500 – ISO 9 000Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 76mm – f/4.5 – 1/500 – ISO 125Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24mm – f/8 – 1/500 – ISO 360Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 94 mm – f/4 – 1/250 – ISO 6 400Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 110 mm – f/4 – 1/2 000 – ISO 4 000Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 67 mm – f/4 – 1/8 – ISO 16 000
Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z : polyvalent, compact et moins cher que les 100-400 mm
L’opticien indépendant Tamron a annoncé fin août 2024 son Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z plein format, compatible avec les Nikon Z APS-C.
Ce télézoom se distingue par une plage focale étendue de 50 à 400 mm, offrant ainsi une grande polyvalence pour une multitude d’usages photographiques. Sa conception allie légèreté, compacité et performances optiques optimisées pour des prises de vue à distance. Il constitue une alternative au NIKKOR Z 100-400 mm pour les photographes désireux de disposer d’un tel télézoom mais plus compact, léger et moins onéreux.
Je me souviens d’une époque où l’idée d’avoir un télézoom 8x sur un boîtier plein format semblait peu réaliste. Aujourd’hui, le Tamron 50-400 mm en monture Nikon Z est un bon exemple de l’évolution des gammes optiques, et des performances permises par les grandes montures et les progrès réalisés par les opticiens. Mais aussi de la façon dont notre manière de photographier a changé : nous ne cherchons plus la seule performance ultime, mais aussi la polyvalence au meilleur ratio encombrement/poids/tarif.
Le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD a été pensé pour répondre à ces besoins, il est d’ailleurs bien connu depuis deux ans des photographes équipés d’hybrides en monture Sony E. Il est proposé au tarif public de 1.399 euros TTC à partir du 19 septembre 2024.
Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD pour Nikon Z : présentation
Le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD arrive donc désormais en monture Nikon Z avec les mêmes caractéristiques de polyvalence, de compacité et de poids que l’on connait en monture Sony E, à même de séduire les nikonistes équipés de Nikon Z plein format et souhaitant une grande flexibilité sans compromis sur la qualité d’image.
Son autofocus rapide, sa stabilisation efficace et sa capacité à capturer aussi bien des sujets éloignés que des détails rapprochés font du Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD un outil attirant dans bien des situations où les longues focales vous sont nécessaires.
L’objectif est composé de 24 éléments répartis en 18 groupes, intégrant des lentilles XLD (eXtra Low Dispersion), LD (Low Dispersion) et asphériques, lesquelles devraient réduire les aberrations chromatiques et garantir une netteté optimale à chaque focale selon la marque. L’ouverture glissante permet de conserver un format compact, tout en assurant une polyvalence suffisante pour la majorité des situations.
Le traitement BBAR-G2 (Broad-Band Anti-Reflection Generation 2) limite les reflets et les images fantômes (flare) dans des conditions de contre-jour.
Équipé du système de mise au point VXD (Voice-coil eXtreme-torque Drive), ce zoom ultra-téléobjectif offre un autofocus rapide, précis et silencieux. Grâce à ce moteur linéaire, il est possible de capturer des sujets en mouvement avec une grande réactivité, aussi bien en photo qu’en vidéo. Associé à la stabilisation d’image VC (Vibration Compensation), il permet d’obtenir des photos parfaitement nettes, même à longue distance ou dans des conditions de faible luminosité. Notez que pour la monture Nikon Z l’activation/désactivation du VC (Vibration Compensation) doit être contrôlée depuis le boîtier de l’appareil photo.
Le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD mesure 185,8 mm de long et pèse 1 180 g, le rendant compact et portable, malgré sa plage focale étendue. Il dispose d’un commutateur AF/MF, d’un interrupteur de verrouillage du zoom et d’un bouton d’activation de l’autofocus. Un port USB-C est intégré, permettant la connexion au logiciel Tamron Lens Utility, qui offre des options de personnalisation des fonctions du bouton « Focus Set » situé sur l’objectif et la possibilité de mettre à jour le firmware de l’objectif.
L’objectif est plus compact que d’autres objectifs de la même catégorie, notamment le NIKKOR Z 100-400 mm. Sa légèreté est appréciable, sa compacité vous permet de limiter le nombre d’objectifs à glisser dans votre sac photo.
Le Tamron 50-400 mm est conçu pour une utilisation en extérieur, avec une construction résistante aux intempéries grâce à des joints d’étanchéité et un revêtement fluoré sur les lentilles. L’objectif peut être utilisé avec un collier de fixation trépied compatible Arca-Swiss (en option).
En plus de ses performances en téléobjectif, cet objectif permet également de réaliser des prises de vue rapprochées avec un rapport de grossissement 1:2 entre 50 et 70 mm. Il intéressera les amateurs de macrophotographie souhaitant capturer des détails sans avoir à changer d’objectif. A 400 mm par exemple, il permet de vous rapprocher à une distance minimale de mise au point de 1,5 m, avec un rapport de grossissement de 1:4.
Fiche technique du Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD
Modèle: A067
Monture: Monture Nikon Z
Focale: 50 à 400 mm
Ouverture maximale : f/4.5-6.3
Ouverture minimale : f/22-32
Angle de vue (diagonale) : 46°48′- 6°11′ (plein format)
Construction optique : 24 éléments en 18 groupes
Diaphragme : 9 lames (diaphragme circulaire)
Distance minimale de l’objet: 0,25 m /(grand-angle), 1,5 m / (téléobjectif)
Rapport de grossissement maximal: 1:2 (grand-angle)/ 1:4 (téléobjectif)
VC (compensation des vibrations): Oui (pour la monture Nikon Z l’activation/désactivation du VC doit être contrôlée depuis le boîtier de l’appareil photo
Fonctions de personnalisation via Tamron Lens Utility pour cet objectif
Paramètres du bouton Focus Set
Limiteur de mise au point : Permet de limiter la plage de recherche de mise au point de l’AF
A-B Focus : Définir 2 positions de mise au point (A et B) et effectuer automatiquement la transition entre A et B
Préréglage de mise au point : Définir la position de mise au point souhaitée et déplacer la mise au point vers le point enregistré par une simple pression sur un bouton
Arrêt de mise au point : Limiter la plage de déplacement de la mise au point manuelle (MF) entre deux points focaux enregistrés au préalable
Verrouillage de mise au point pour l’astrophoto (Astro FC-L) : La mise au point est automatiquement fixée à l’infini pour l’astrophotographie
Assigner une fonction depuis l’appareil photo : Assigner des fonctions personnalisées depuis le boîtier de l’appareil photo au bouton Focus Set.
Paramètres de la bague de mise au point
Rotation de la bague MF : Changer la direction de rotation de la bague de mise au point
Méthode de mise au point manuelle : Choisir la méthode de fonctionnement de la mise au point lors de l’utilisation de la bague de mise au point.
Mise à jour du firmware
Comparaison avec le NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S
Le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD se distingue principalement du NIKKOR Z 100-400mm f/4.5-5.6 VR S par sa plage focale plus étendue, débutant à 50 mm au lieu de 100 mm. Cette différence apporte une plus grande polyvalence au Tamron.
En revanche, le NIKKOR offre une ouverture légèrement plus lumineuse à 400 mm (f/5.6 contre f/6.3), ce qui peut être un avantage dans des conditions de faible éclairage.
Le NIKKOR bénéficie également du système VR (Vibration Reduction) interne à Nikon, optimisé pour une utilisation sur les boîtiers Z, tandis que le Tamron propose son propre système de stabilisation VC (Vibration Compensation), qui devrait être tout aussi performant dans la pratique.
Le NIKKOR Z 100-400 mm est par contre plus lourd et plus imposant que le Tamron, ce qui peut rendre ce dernier plus attrayant si vous cherchez un télézoom polyvalent et compact pour des sorties prolongées.
Comparaison avec le NIKKOR Z 28-400 mm VR f/4-8
Le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD et le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR peuvent vous sembler être en concurrence directe, mais ils se distinguent sur plusieurs points clés qui les rendent au final bien différents.
Tout d’abord, le Tamron est un télézoom quand le NIKKOR est un megazoom : le Tamron démarre à 50 mm, le NIKKOR commence à 28 mm, ce qui lui donne un avantage en grand-angle. En termes d’ouverture, le Tamron propose par contre une ouverture maximale de f/4,5-6,3, légèrement plus lumineuse à son extrémité téléobjectif que celle du NIKKOR qui est de f/4-8. Cela donne un léger avantage au Tamron dans des conditions de faible luminosité à 400 mm.
En ce qui concerne la construction optique, le Tamron est composé de 24 éléments en 18 groupes, tandis que le NIKKOR en possède 21 en 15 groupes. Le Tamron inclut des éléments XLD et LD pour minimiser les aberrations, tandis que le NIKKOR utilise 4 lentilles en verre ED. Le NIKKOR se distingue par son système de stabilisation Nikon VR qui offre un gain jusqu’à 5,5 stops, contre la stabilisation VC du Tamron, sans précision sur le gain exact.
Côté poids et dimensions, le NIKKOR est nettement plus léger avec ses 725 g contre 1,180 kg pour le Tamron, et il est aussi plus compact en longueur (141,5 mm contre 185,8 mm). Le Tamron compense cependant avec une capacité de grossissement maximale plus importante de 0,5x à 50 mm, contre 0,35x à 28 mm pour le NIKKOR, offrant ainsi une meilleure performance en prise de vue rapprochée.
En résumé, le Tamron offre une meilleure qualité d’image à longue focale et une construction plus robuste, tandis que le NIKKOR est plus léger et plus polyvalent en raison de sa plage focale plus large, ce qui le rend plus adapté aux situations nécessitant un grand-angle.
Conclusion
Le Tamron 50-400 mm f/4.5-6.3 Di III VC VXD est un objectif polyvalent, compact et léger qui s’adresse aux photographes souhaitant une grande flexibilité sans compromis sur la qualité d’image.
Il est parfaitement adapté aux photos de sport, d’animaux, de paysages ou encore de portraits. Grâce à son autofocus rapide, sa stabilisation efficace et sa capacité à capturer aussi bien des sujets éloignés que des détails rapprochés, cet objectif est un véritable allié pour toute situation de prise de vue.
Face au NIKKOR Z 100-400 mm, il se démarque par un poids et un encombrement moindres et un tarif inférieur (1.399 euros pour le Tamron, 2.990 pour le NIKKOR Z).
NIKKOR Z 50 mm f/1.4 : une grande ouverture à la portée de toutes les bourses ?
Après la série des optiques à focale fixe ouvrant à f/1.8, puis celle des optiques ouvrant à f/1.2, Nikon continue de compléter sa gamme en annonçant le nouveau NIKKOR Z 50 mm f/1.4. Cette focale historique vient à point nommé pour former un duo intéressant avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 annoncé ces derniers mois.
Je reprends l’expression donnée par Nikon lors de la présentation de l’optique pour désigner le concept qui a prévalu pour proposer ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4 : travailler autour de la focale historique bien connue des photographes argentiques, le 50 mm, en l’associant à une grande ouverture tout aussi historique, le f/1.4, et en modernisant l’ensemble.
le NIKKOR Z 50 mm f/1.4 monté sur le Nikon Z 6III
Mais pourquoi un NIKKOR Z 50 mm f/1.4 alors qu’il existe déjà un NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S et un NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S ? Pour deux raisons principales, dont une citée par la marque.
La première raison, ce n’est pas Nikon qui le dit mais moi, c’est le statut social. Disposer d’un objectif « qui ouvre à f/1.4 », c’est avoir dans votre besace un objectif « qui fait pro », une optique « forcément meilleure que les f/1.8 ». Il est vrai que bien souvent, disposer d’une plus grande ouverture est un avantage, et que f/1.4 c’est plus ouvert que f/1.8, mais ne nous voilons pas la face, « avoir un f/1.4 » ça fait plaisir.
La très grande ouverture, c’est le f/1.2, mais l’usage, le poids et le tarif font de cette optique un objet de désir plus qu’un compagnon du quotidien.
J’en arrive donc à la seconde raison, le tarif. Pour Nikon, proposer un 50 mm f/1.4, c’est proposer une focale fixe classique dont l’ouverture autorise des prises de vue qu’un zoom « passant par » 50 mm ne permet pas. C’est aussi, surtout, une façon pour Nikon de proposer un 50 mm plus compact, plus léger, plus accessible que le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S.
Mais qu’a-t-il dans le ventre ce 50 mm f/1.4 ?
NIKKOR Z 50 mm f/1.4 : présentation
Ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4 reprend le concept déjà proposé par Nikon pour son NIKKOR Z 35 mm f/1.4. Une optique bien positionnée en terme de tarif (559 euros TTC à son lancement, soit moins chère que le 50 mm f/1.8 S), avec un bokeh très doux (diaphragme à 9 lames), une ouverture généreuse, une mise au point minimale à 37 cm. C’est aussi une focale idéale en vidéo, pour laquelle Nikon revendique la suppression du focus breathing.
Cet objectif dispose d’une bague personnalisable comme tous les NIKKOR Z, sans aucun clic pour garantir la plus grande discrétion aux vidéastes. La formule optique comprend 10 éléments en 7 groupes, dont une lentille asphérique. L’autofocus met en œuvre la motorisation AF multi-groupe désormais bien connue sur les NIKKOR Z, notez toutefois l’absence de commutateur AF/M sur l’objectif.
La bague est en métal, toutes les pièces mobiles du barillet sont hermétiques pour une grande résistance. Ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4 pèse 420 grammes, mesure 74,5 mm de diamètre pour 86,5 mm de longueur.
la formule optique du NIKKOR Z 50 mm f /1.4
Fiche technique du NIKKOR Z 50 mm f/1.4
Type : Monture Z de Nikon
Format : FX compatible APS-C
Focale : 50 mm
Ouverture maximale : f/1.4
Ouverture minimale : f/16
Construction optique : 10 lentilles en 7 groupes (dont 1 lentille asphérique)
Angle de champ : Format FX : 47° Format DX : 31°30’
Système de mise au point : Système AF multi-groupes, système de mise au point interne
Distance minimale de mise au point : 0,37 m
Rapport de reproduction maximal : 0,17 x
Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
Diamètre de fixation pour filtre : 62 mm (P = 0,75 mm)
Dimensions (diamètre maximum x longueur à partir de la monture d’objectif) : Environ 74,5 × 86,5 mm
Nikon a compris que les optiques à très grande ouverture et au tarif astronomique ne peuvent séduire tous les photographes. Le développement d’une gamme f/1.4 est donc une bonne nouvelle, d’autant plus quand il s’agit de proposer des focales classiques comme le 35 mm et désormais le 50 mm. Ce NIKKOR Z 50 mm f/1.4 se veut plus ouvert que le f/1.8 S, plus accessible que le f/1.2 S, il ne devrait pas trop peser sur vos cervicales. De bons points.
À l’inverse, cet objectif n’est pas estampillé Série S, la différence pouvant se faire sentir en matière de qualité optique et de fabrication, les premiers tests nous le diront. Il fallait bien rogner sur quelque chose pour arriver à un tarif attractif, c’est là que ça s’est passé.
Si j’applaudis des deux mains l’arrivée de ce second f/1.4 dans la gamme NIKKOR Z focales fixes, je suis moins emballé par la taille de l’optique, sa longueur en particulier. J’ai bien conscience qu’il faut loger la motorisation autofocus, mais en 2024, il aurait été agréable de disposer d’un 50 mm plus compact dans l’esprit du NIKKOR Z 40 mm f/2 dont personne ne remet en question les qualités par ailleurs. Pas la même gamme, pas les mêmes caractéristiques, nous sommes d’accord. Mais quand même.
La question va donc se poser très vite pour le photographe amateur désireux d’utiliser une focale fixe « standard » à grande ouverture, laquelle choisir ?
Pour faire simple et court :
entre ce 50 mm f/1.4 et le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S, la différence tient en la qualité générale de l’optique et sa finition (et 2/3 d’IL) et le tarif (le f/1.4 est moins cher que le f/1.8 S),
entre ce 50 mm f/1.4 et le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S, la différence est dans le tarif,
entre ce 50 mm f/1.4 et le NIKKOR Z 40 mm f/2, la différence tient en la compacité (avec 10 mm de focale et 1 IL d’ouverture).
Il n’en reste pas moins que je me réjouis de voir de telles optiques arriver dans la gamme, que ce 50 mm f/1.4 représente une belle alternative aux zooms transstandards à l’ouverture moins généreuse, et que les utilisateurs de Nikon Z APS-C vont trouver là une focale fixe à portrait abordable (cadrant comme un 75 mm) qui ne devrait pas leur déplaire.
Le NIKKOR Z 50 mm f/1.4 sera disponible dès le 26 septembre 2024 au tarif public de 559 euros TTC.
Vous utilisez Lightroom Classic et vous avez importé de nombreuses photos au fil du temps, ce qui a probablement créé des doublons dans votre catalogue. Ces doublons prennent de l’espace inutilement et peuvent rendre l’organisation de vos photos plus difficile. Voici comment vous pouvez identifier et supprimer les doublons dans Lightroom.
Bien gérer votre catalogue Lightroom Classic, c’est vous assurer que vous n’avez pas de doublons inutiles qui encombrent votre espace de stockage et compliquent l’organisation de vos photos. L’un des avantages de Lightroom Classic est justement d’éviter la multiplication des fichiers pour une même photo, en vous permettant de générer à la demande des versions de différentes tailles ou de différents formats sans avoir à dupliquer les fichiers sur le disque :
pour publier sur votre site web
pour envoyer par email
pour partager sur les réseaux sociaux
pour faire des tirages
pour créer des illustrations
Cependant, il n’est pas rare de commencer à utiliser Lightroom Classic avant de bien comprendre toutes ses fonctionnalités, ce qui peut conduire à la création involontaire de doublons sous forme de photos identiques mais de différentes tailles.
Avant l’importation
Lors de l’importation de nouvelles photos, le logiciel offre une fonctionnalité intégrée pour détecter les doublons potentiels. Dans la boîte de dialogue d’importation, vous pouvez activer l’option « Ne pas importer les éventuels doublons ».
Lorsque cette option est cochée, Lightroom compare les fichiers que vous essayez d’importer avec ceux déjà présents dans votre catalogue. Il utilise plusieurs critères pour cette comparaison, dont :
le nom du fichier,
la date de création,
la taille du fichier.
Si Lightroom détecte un doublon potentie, il marque cette photo pour ne pas l’importer, évitant ainsi d’encombrer votre catalogue avec des copies inutiles.
Cette fonctionnalité est particulièrement utile lorsque vous importez à partir de cartes mémoire ou de dossiers qui peuvent contenir des photos déjà présentes dans votre catalogue. Cependant, il est important de noter que cette méthode n’est pas infaillible et peut parfois manquer certains doublons, en particulier si les fichiers ont été modifiés ou renommés.
Après l’importation
Bien que Lightroom Classic soit l’un des meilleurs outils pour trier et classer vos photos, il ne propose pas encore pas de filtre intégré permettant de rechercher automatiquement les doublons après l’importation. Cela rendrait l’identification et la suppression des photos en double ou triple beaucoup plus facile.
Heureusement, il existe des solutions simples à mettre en œuvre qui vont vous aider à identifier et éliminer ces doublons encombrants de votre catalogue Lightroom.
Utiliser un plugin de détection de doublons dans Lightroom Classic
Lightroom Classic autorise l’utilisation de modules externes, ou plugins, qui permettent d’étendre les fonctionnalités du logiciel. Utiliser un plugin de détection de doublons dans Lightroom Classic va vous aider à simplifier le processus d’identification et de suppression des photos en double.
Ces plugins sont conçus pour scanner votre catalogue et repérer les doublons en utilisant des critères plus avancés que la simple comparaison de noms de fichiers. Ils peuvent :
analyser le contenu visuel des images,
comparer les métadonnées,
et même détecter des photos similaires mais non identiques.
Une fois les doublons identifiés, ces plugins vous permettent généralement de visualiser les doublons dans une collection créée et gérée par le plugin, ou via l’ajout d’un mot clé spécifique. Vous pouvez alors choisir quelles photos conserver et lesquelles supprimer dans Lightroom comme vous le faites pour toute autre photo.
Il existe différents plugins pour la détection de doublons dans Lightroom Classic, certains plus évolués que d’autres, gratuits comme payants. Notez que ces plugins sont développés par des tiers et non par Adobe. Assurez-vous de les télécharger à partir de sources fiables et de vérifier leur compatibilité avec votre version de Lightroom Classic avant l’installation, de même qu’avec votre système d’exploitation (MacOs ou Windows).
Par ailleurs et par habitude, je privilégie toujours les plugins qui s’intègrent nativement dans Lightroom Classic, plutôt que ceux qui fonctionnent de façon distincte en lisant et écrivant dans le catalogue hors contrôle du logiciel.
Comment supprimer les doublons dans Lightroom avec Teekesselchen
Parmi les plugins disponibles à la date de publication de cet article, Teekesselchen utilise une approche intéressante basée sur les métadonnées de vos photos pour détecter les doublons. La date et l’heure de capture sont les valeurs essentielles utilisées, mais avec une précision limitée à la seconde. Cette limitation peut parfois conduire Teekesselchen à marquer comme doublons deux photos différentes prises en rafale, par exemple.
Pour affiner la détection dans ces cas, le plugin propose une option utilisant ExifTool, permettant de comparer davantage de métadonnées. Cette option se trouve dans l’onglet « Rules » des paramètres du plugin. Il est recommandé de l’activer si vous constatez des faux positifs dans la détection des doublons.
Comme la plupart des plugins de ce type, Teekesselchen ne supprime jamais vos photos automatiquement. Il vous présente les doublons potentiels et vous laisse le contrôle total sur les suppressions. Cette approche vous permet de vérifier chaque cas avant de prendre une décision, évitant ainsi la suppression accidentelle de photos.
Décompressez le fichier téléchargé teekesselchen.zip afin d’obtenir le dossier teekesselchen.lrplugin
Copiez ce dossier dans le dossier de modules de votre installation Lightroom
Vous pouvez trouver le dossier Modules sur votre ordinateur en vérifiant où les modules déjà installés (il y en a au moins un) sont localisés :
Par défaut dans Windows: \Users\user\AppData\Roaming\Adobe\Lightroom\Modules\
Par défaut dans macOS: /user/Library/Application Support/Adobe/Lightroom/Modules/
Lancez Lightroom Classic
Ouvrez le Gestionnaire de modules externes depuis le menu Fichier > Gestionnaire de modules externes
Cliquez sur Ajouter et naviguez jusqu’au dossier teekesselchen.lrplugin
Vérifiez que le module est bien activé, c’est terminé
Note : Les noms exacts des menus peuvent varier selon la version de Lightroom Classic que vous utilisez, mais la logique reste la même.
Utilisation du plugin pour supprimer les doublons
Il existe plusieurs façons de déterminer quelles photos seront vérifiées par Teekesselchen. Vous pouvez sélectionner :
l’ensemble du catalogue
des dossiers spécifiques
des collections
Je vous recommande de commencer par des sélections réduites (un dossier par exemple) pour vous familiariser avec le fonctionnement du plugin avant de lancer une analyse sur l’intégralité de votre catalogue, surtout si celui-ci contient un grand nombre de photos.
Une fois que vous avez lancé la détection de doublons, une fenêtre s’affiche pour vous indiquer ce que le plugin va faire. Je vous mets une copie d’écran avec la traduction superposée, le plugin est en anglais.
Vous pouvez changer les critères de détection en allant dans l’onglet Marks (marques). Notez que vous pouvez changer l’intitulé du mot clé qui sera ajouté aux doublons (‘Duplicate’ par défaut) pour, par exemple, « doublon ». Il en est de même pour la collection dynamique que le plugin va créer et qui contiendra toutes les photos portant le mot clé choisi.
Le dernier onglet, Rules (règles) vous permet d’affiner les règles de détections des doublons. Les choix par défaut conviennent pour une première identification de doublons. Cliquez sur le bouton « Save (Sauvegarder) pour que le plugin mémorise vos choix, puis lancez la détection des doublons en cliquant sur « Find duplicates » (Trouver les doublons).
La durée de recherche est fonction du nombre de photos à parcourir et de la performance de votre ordinateur. Si vous avez coché la case « Clean up before start » cette détection sera plus longue car le plugin doit supprimer tous les mots clés Doublon déjà renseignés avant de lancer la détection.
Une fois la recherche terminée, le résultat s’affiche. Ici, le plugin a trouvé 215 doublons dans Lightroom sur 1198 photos présentes dans le dossier concerné. Il en a sauté 10 (des copies virtuelles) et a mis 7 secondes pour effectuer cette détection.
Le mot clé « doublon » a bien été ajouté aux photos concernées (215) ainsi qu’aux photos originales (215 aussi) mais pas aux photos exclues (10). Ici il a donc ajouté 420 fois le mot clé.
Il me reste maintenant à parcourir la collection « Doublons » (voir comment utiliser les collections) pour choisir quelles photos je veux supprimer (les doublons) ou non. Prenez soin au préalable de sauvegarder vos photos pour pouvoir récupérer toute erreur de suppression.
En cliquant sur le nom de la collection Doublons, Lightroom Classic affiche toutes les photos ainsi marquées. Pour l’exemple, on peut voir ici qu’il s’agit principalement des couples RAW + JPG :
Supprimer les doublons dans Lightroom Classic, en conclusion
La suppression des doublons dans Lightroom Classic est une étape essentielle pour maintenir un catalogue organisé ainsi que pour optimiser l’espace disque occupé par vos photos. L’utilisation d’un plugin comme Teekesselchen rend cette tâche simple et efficace :
le plugin scanne votre catalogue en utilisant des algorithmes avancés pour identifier les doublons,
vous pouvez choisir de scanner tout votre catalogue ou des sections spécifiques,
le plugin vous présente les doublons potentiels, vous laissant le choix final de ce que vous souhaitez conserver ou supprimer,
tout se fait directement dans l’interface de Lightroom, sans nécessité d’exporter ou d’utiliser un logiciel externe,
ce qui prendrait des heures manuellement peut être accompli en quelques minutes.
Investir un peu de temps dans la configuration et l’utilisation d’un plugin de détection de doublons est un petit effort qui peut faire une grande différence dans votre pratique photographique au quotidien.