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TOKINA atx-i 11-16 mm f/2.8 CF pour reflex à capteurs APS-C Nikon F et Canon EF

Tokina annonce le nouveau Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF, un objectif zoom ultra grand-angle pour les reflex Nikon APS-C en monture F et les reflex Canon APS-C en monture EF.

Cette optique est une mise à jour d’une des optiques les plus connues et appréciées de l’opticien indépendant japonais, le Tokina AT-X 11-16 mm f/2.8 sorti en 2013.

TOKINA atx-i 11-16 mm f/2.8 CF pour reflex à capteurs APS-C Nikon F et Canon EF

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Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF, la tradition 11-16 mm f/2.8 Tokina

Apparu en 2011 sous l’appellation Tokina AT-X 11-16 mm PRO DX II f/2.8, ce zoom à ouverture constante a su séduire avec des performances très correctes et un tarif intéressant (450 euros environ). C’est le seul 11-16 mm du marché à offrir une grande ouverture f/2.8 constante (octobre 2019).

Un zoom ultra grand-angle vous rend service pour la photo de paysages, la photo immobilière d’intérieur, la photo de nuit et l’astrophographie, entre autres pratiques.

L’ouverture constante f/2.8 évite le changement de mise au point avec la variation de focale et autorise des temps de pose plus courts à 16 mm (ou une montée en ISO limitée) que si l’ouverture glissait vers f/4 par exemple.

Les vidéastes apprécient cette optique pour les tournages avec stabilisateur, elle est suffisamment compacte et légère pour être équilibrée aisément sur un gimbal, et l’ouverture constante permet de ne pas retoucher le point. Le changement de focale n’impose pas de rééquilibrage du stabilisateur.

Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF, caractéristiques

TOKINA atx-i 11-16 mm f/2.8 CF pour reflex à capteurs APS-C Nikon F et Canon EF

Ce zoom ultra grand-angle pour reflex APS-C arrive dans une nouvelle version Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF. Toujours conçu pour équiper les reflex APS-C Nikon et Canon (voir le Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 pour les reflex plein format), cette déclinaison 2019 perd son appellation AT-X pour adopter la nouvelle appellation atx-i.

Selon Tokina, la lettre i pour « interactive » suppose une communication accrue entre l’optique et l’utilisateur, sans que je ne dispose de plus d’information à ce sujet.

Quel que soit le nom de l’objectif c’est sa fiche technique qui nous intéresse, et Tokina a fait le nécessaire pour faire évoluer ce zoom à ouverture constante f/2.8, une caractéristique qui n’a pas d’égal sur le marché aujourd’hui en APS-C. 

La formule optique comprend 13 lentilles en 11 groupes, la lentille frontale reçoit un traitement multicouche favorisant la transmission optique et minimisant l’effet de flare (lumière parasite).

TOKINA atx-i 11-16 mm f/2.8 CF pour reflex à capteurs APS-C Nikon F et Canon EF

La construction est optimisée, selon la marque, et le design plus moderne. La prise en main devrait être meilleure, les cannelures des bagues apparaissent plus fines et la  friction plus précise et douce, toujours selon Tokina.

Fiche technique

  • Distance focale : 11-16 mm
  • Ouverture maximale : f/2.8 constante
  • Ouverture minimale : f/22
  • Construction : 13 éléments en 11 groupes
  • Angles de vue : 104°~82°
  • Mise au point minimale : 0.3 m
  • Ratio macro : 1:11.6
  • Diaphragme : 9 lamelles
  • Longueur : 84 mm
  • Diamètre total maximal : 89.2 mm (Nikon) – 91.7 mm (Canon)
  • Poids : 555 g
  • Filetage filtres : ø77 mm

Disponibilité et tarif

Le Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF sera disponible chez les revendeurs à partir du 8 novembre 2019 (7 novembre pour le Salon de la Photo de Paris) au tarif public de 479,90 euros.

Ce tarif, à peine supérieur à celui de la version précédente, est une bonne nouvelle pour les amateurs de boîtiers APS-C désireux de s’équiper d’un zoom ultra grand-angle expert.

Mon avis sur ce Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF

Proposé au tarif de 479,90 euros à sa sortie ce 11-16 mm à ouverture constante a des atouts pour intéresser les utilisateurs de reflex APS-C DX. Sa construction impose un poids plus important que celui de certains de ses concurrents, mais suppose une résistance plus importante.

Son ouverture f/2.8 constante en fait une optique unique sur le marché. La concurrence propose des plages focales plus larges, tout en restant dans la catégorie ultra grand-angle, mais des ouvertures moins grandes et glissantes :

  • le Nikon AF-P DX 10-20 mm f/4.5-5.6 G VR est plus accessible avec un tarif de 339 euros, mais une ouverture maximale plus limitée,
  • le Sigma 10-20 mm possède tout comme le Nikon une plage focale plus étendue mais son ouverture, bien que constante, est limitée à f/3.5, pour un tarif de 499 euros,
  • le Tamron 10-24 mm f/3.5-4.5 Di II VC HLD a pour lui une plus grande plage focale et une stabilisation 4 stops, mais marque le pas aussi en matière de grande ouverture constante.

Source et plus d’infos : Tokina

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Les 111 meilleurs conseils photo pour devenir photographe créatif et investi

Vous aimeriez passer un cap et faire de meilleures photos ? Bernard Jolivalt vous invite à découvrir les 111 fiches que comporte son dernier ouvrage « Photo, adoptez les bonnes pratiques ».

Vous allez apprendre les fondamentaux de la prise de vue, comment voir et être vu, découvrir des exemples de photos dans la galerie photo et savoir quoi faire après la prise de vue.

111 conseils photo : adoptez les bonnes tactiques du photographe créatif et investi par Bernard Jolivalt

Ce livre chez vous en 24h …

Sur le site de l’éditeur …

Photo, adoptez les bonnes pratiques, les 111 conseils de Bernard Jolivalt

Les ouvrages d’apprentissage de la photographie ne manquent pas, je vous en présente régulièrement dans cette rubrique. Certains s’adressent plutôt aux débutants, d’autres aux amateurs, d’autres encore aux experts. En effet, il y a toujours quelque chose à apprendre quel que soit votre niveau.

Ce livre de Bernard Jolivalt s’adresse à ceux qui savent à peu près utiliser leur appareil photo mais veulent passer un cap. 

C’est votre cas si vous faites des photos correctes en mode automatique mais que vous ne savez pas comment (et pourquoi) sortir de ce mode.

C’est votre cas si vous trouvez vos photos quelconques sans savoir quoi changer.

C’est aussi votre cas si vous vous contentez de faire du JPG sans optimiser ni les réglages de votre appareil photo, ni les différentes étapes du post-traitement indispensables pour donner à vos photos le rendu qu’elles méritent.

Bernard Jolivalt, bien connu des lecteurs de Nikon Passion pour ses précédents ouvrages et conférences lors des Rencontres et du Salon de la photo, s’est remis au travail pour vous proposer un nouveau livre dans lequel il présente 111 fiches pratiques, ou tactiques, pour reprendre le vocabulaire du livre.

Les recueils de fiches pratiques sont à la mode chez les éditeurs depuis plusieurs mois, Bernard Jolivalt a d’ailleurs publié son précédent ouvrage sur la photo de rue sous cette forme. Ils complètent les livres plus classiques dans lesquels les auteurs vous racontent une histoire, leur parcours, une façon de procéder (je pense aux ouvrages de Michael Freeman ou de David duChemin par exemple).

Il vous faut donc prendre ce livre pour ce qu’il est, un guide d’apprentissage, concret, pratique, qui vous livre des recettes. A vous ensuite de mettre en perspective ce que vous avez appris et de passer à l’action.

Pour vous aider dans votre apprentissage, ce livre est découpé en quatre parties distinctes :

  • les fondamentaux
  • voir et être lu
  • la galerie photo
  • après la prise de vue

Les fondamentaux de la photographie

111 conseils photo : adoptez les bonnes tactiques du photographe créatif et investi par Bernard Jolivalt

Vous allez ici (re)découvrir les bases de la photo et même un peu plus :

  • la règle des tiers,
  • les notions de premier et arrière plan,
  • le mouvement,
  • le détail,
  • la profondeur de champ,
  • les couleurs,
  • les reflets,
  • etc.

[su_frame][/su_frame]Chaque fiche vous indique le niveau d’expérience requis pour mettre en œuvre ce qui est expliqué. Vous trouverez également les points importants à ne pas négliger, l’enjeu photographique lié à ce qui est présenté, ce que vous pouvez obtenir en mettant en œuvre cette technique, et des conseils pour savoir comment procéder.

Un encart de couleur vous présente des informations complémentaires.

Sur la page de droite de chaque fiche, qui en comprend donc deux, vous trouverez une photo illustrant la tactique mise en œuvre, ainsi que les données EXIF qui ont permis d’obtenir cette photo (et qui sont toujours fort appréciées par les plus débutants).

Voir et être vu

111 conseils photo : adoptez les bonnes tactiques du photographe créatif et investi par Bernard Jolivalt

C’est bien de prise de vue dont il s’agit ici et non de publication de vos photos pour qu’elles soient vues ! Apprenez des tactiques simples pour photographier des sujets particuliers :

  • une feuille mouillée,
  • les jeux de miroirs,
  • la typographie,
  • les motifs,

Il s’agit de comprendre ce qui fait l’originalité d’une photo, au-delà de son seul sujet, pour gérer par exemple le message (voir fiche 38 page 86) ou les contrastes (voir fiche 27 page 64).

La galerie photo

111 conseils photo : adoptez les bonnes tactiques du photographe créatif et investi par Bernard Jolivalt

Sous ce titre un peu ambigu se cache une série de photos commentées, chaque fiche vous livrant la photo, bien évidemment, mais aussi et surtout pourquoi Bernard Jolivalt l’a faite, dans quel esprit, et comment.

Il s’agit de voir comment l’auteur utilise ce qu’il explique dans les deux précédentes parties pour faire ces photos. Et comment vous allez faire de même vous-aussi après avoir parcouru le livre (conseil : n’attendez pas la fin de la lecture pour commencer à pratiquer !).

Après la prise de vue

111 conseils photo : adoptez les bonnes tactiques du photographe créatif et investi par Bernard Jolivalt

Les plus débutants ne le pensent pas, à tort, mais toute photo se doit d’être traitée pour apparaître sous son meilleur jour. Il n’est pas question de la retoucher, de la « Photoshoper », mais de lui donner le rendu qu’elle mérite :

  • la recadrer,
  • supprimer les poussières, taches de capteur ou autres éléments dérangeants,
  • caler la luminosité et le contraste,
  • travailler la colorimétrie,
  • mettre en valeur une zone particulière,
  • accentuer les détails.

Ce travail de post-traitement se fait à l’aide d’un logiciel. Si l’auteur utilise Photoshop, vous êtes libre de répliquer ce qu’il vous montre dans le logiciel de votre choix.

Mon avis sur ce livre

Je connais Bernard Jolivalt depuis plusieurs années et j’apprécie ses ouvrages qui sont toujours pensés pour vous aider à avancer sans autres arrière-pensées. Ce nouveau livre est de la même veine, concret, pratique, illustré.

La mise en page est agréable, avec une quantité d’illustrations limitées mais suffisante pour montrer ce qu’il y a à montrer. Quelques schémas explicatifs pourraient toutefois apporter un plus parfois (pour la profondeur de champ par exemple, page 26, une notion complexe pour les plus débutants).

Cet ouvrage va vous aider si vous n’avez pas encore investi dans un autre guide du même genre, auquel cas il ferait double usage car, au final, les notions à connaître sur la photographie sont forcément les mêmes.

Il va un peu plus loin que d’autres livres de vulgarisation grâce à la troisième partie, la galerie photo, que j’ai trouvée très démonstrative. Rien de tel en effet que de voir la photo et de lire les explications associées pour comprendre ce qu’a voulu faire le photographe et comment il est arrivé à ses fins.

Proposé au tarif public de 19 euros dans sa version brochée (le livre existe au format Kindle à 13,99 euros) c’est une proposition intéressante qui a le mérite de constituer un recueil de conseils complet.

Ce livre chez vous en 24h …


Nikon Z 50 : à l’assaut du marché APS-C avec une nouvelle gamme d’objectifs Z DX

Nikon annonce le Nikon Z 50, un hybride APS-C DX de 20,9 Mp dont la monture Z autorise l’utilisation des nouvelles optiques Nikon Z DX annoncées simultanément, comme des Nikkor Z existants ou des objectifs pour reflex DX et FX.

Très proche du Nikon Z 6 au capteur près, le Nikon Z 50 est toutefois plus petit, plus compact, plus léger et … plus accessible. J’ai pu le prendre en main lors de sa toute première apparition, voici la revue de détail et mes premières impressions.

Nikon Z 50

Nikon Z 50 : le goût d’un Z 6, le coût d’un APS-C expert

Nikon semble avoir entendu les remarques du marché au sujet de ses hybrides plein format. Bien que ces derniers occupent une place de choix dans l’univers hybride actuel, le Nikon Z 6 est le second hybride le plus vendu derrière l’Alpha 7, il manquait encore dans cette gamme Z un boîtier hybride plus compact et accessible. Il manquait aussi des optiques … plus compactes et accessibles.

C’est donc au Nikon Z 50 d’assurer l’arrivée sur le marché d’une gamme Nikon hybride APS-C. Nikon l’avoue sans grande difficulté, le nouveau Nikon Z 50 vient occuper, dans la gamme hybride Nikon, la place du Nikon D7500 dans la gamme reflex amateur (amateur au sens « qui aime« ).

Le Z 50 se veut un hybride accessible, performant, compatible avec la plupart des optiques pour Nikon, et très proche dans l’esprit de ses grands frères de gamme les Nikon Z 6 et Nikon Z 7. Le Nikon Z 50 ne devrait donc pas avoir à rougir face au Nikon Z 6, la taille de son capteur mise à part.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikon Z 50 avec le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR

Avec 20,9 Mp au format APS-C contre 24 Mp en plein format, ce Nikon Z 50 a tout d’un grand, et même parfois un peu plus :

  • un AF plein champ (couverture exacte 90%) à 209 points doté de la fonction Eye-AF, à corrélation de phase et détection de contraste, détection AF à -4 IL en basse lumière,
  • un viseur électronique de 2,36 Mp,
  • une plage de sensibilité variant de 100 à 51.200 ISO,
  • un processeur Expeed 6,
  • un obturateur mécanique offrant déclencheur mécanique et électronique silencieux, 1/4000 ème sec.,
  • une ergonomie que les nikonistes connaissent bien,
  • un emplacement pour carte mémoire SD UHS-I,
  • un écran inclinable à 180° de 1.040 Mp (les vidéastes apprécieront),
  • un flash intégré,
  • un mode rafale à 11 vps avec suivi AF et exposition continue,
  • un mode vidéo 4K à 30 vps, ralenti 120 vps sans recadrage et time-lapse (mais pas de sortie 10 bits et N-Log),
  • une poignée profonde facilitant la tenue en main,
  • 20 Picture Control déclinables en plus de 180 réglages différents (JPG),
  • un partage aisé des photos via Wifi et Bluetooth et l’application mobile Snapbridge,
  • une nouvelle batterie EN-EL25 autorisant la recharge via le port USB en complément du chargeur Nikon MH-32.

Autant dire qu’il faut avoir besoin (ou envie !) d’un capteur plein format pour accepter de dépenser près de deux fois plus pour le Nikon Z 6. Car c’est l’autre bonne nouvelle, le Nikon Z 50 est bien plus accessible que le Z 6. Proposé à 1149 euros en kit avec le nouveau Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR, l’ensemble est très compétitif (le reflex Nikon D7500 vaut 1000 euros boîtier nu, octobre 2019).

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikon Z 50 de dos, les commandes sont simplifiées, la touche I prend toute son importance

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikon Z 50 vu de dessus, notez le regroupement des commandes supérieures à droite

Pour finir cette revue de détails, notez que le Nikon Z 50 a une face avant en magnésium, une construction qui a fait ses preuves sur les gammes reflex équivalentes. Son poids hors objectif est de 395 grammes (450 avec batterie et carte mémoire) tandis que ses dimensions sont de 126,5 x 93,5 x 60 mm (L × H × P).

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

l’écran tactile orientable du Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le même écran dans une configuration selfie face au photographe (vidéaste ?)

Nikon Z 50 : le lancement d’une nouvelle gamme Nikkor Z DX

Vous l’avez compris, le Nikon Z 50 étant un hybride DX, il est de bon ton de lui greffer des optiques … DX.

Les optiques Nikkor Z actuelles, série S, excellent avec les Z 6 et Z 7. Elles sont toutefois plus imposantes (et onéreuses) que ce à quoi s’attendent les photographes désireux de passer à l’hybride pour sa compacité.

comparaison Nikon Z 50 vs Nikon Z 6

comparaison Nikon Z 50 vs. Nikon Z 6 : les deux objectifs sont en position rétractée

Les optiques AF-S Nikkor  DX supposent l’utilisation de la bague FTZ, elle a une certaine taille et fait perdre en compacité avec les courtes focales.

Nikon a donc profité de l’arrivée d’une gamme hybride APS-C pour annoncer conjointement une nouvelle gamme Nikkor Z DX, des optiques dédiées aux hybrides APS-C, plus compactes, moins chères, et dotées de quelques spécificités inédites à ce jour chez Nikon.

Pourquoi des objectifs Z DX VR ? Parce qu’il faut bien que le Z 6 garde quelques avantages, le Nikon Z 50 ne dispose pas d’un capteur IBIS stabilisé et fait appel aux objectifs VR comme le font les reflex.

comparaison Nikon Z 50 vs Nikon Z 6

comparaison Nikon Z 50 vs. Nikon Z 6 : vus ainsi, le Z 50 est bien plus compact que le Z 6

Nikon Z 50

vue de face avec les deux touches Fn et la molette avantNikon Z 50

vue de dessus avec a couronne supérieure à droite et la molette arrière

Nikon Z 50

vue de dessous avec la trappe batterie et carte mémoire SD

Nikon Z 50

vue de dos avec les commandes regroupées à droite et l’écran inclinable

Nikon Z 50

vue de face avec le Nikkor Z DX 16-50 mm, le flash intégré, le correcteur dioptrique

Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR

Ce zoom équivalent 24-75 mm est le pendant de l’AF-S Nikkor 18-55 mm bien connu dans la gamme reflex.

Sa plage focale démarre à 16 mm, ce qui en fait un véritable objectif grand-angle (le 18 mm l’est un peu moins), et la perte de 5 mm de focale en position maximale ne change guère ses capacités. Un équivalent 75 mm reste idéal pour le portrait, le reportage, le spectacle, le portrait de rue. La distance minimale de mise au point est de 0,2 m.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 en position rétractée

Cette plage focale particulière a permis aux opticiens Nikon de concevoir une optique qui ne se contente pas d’être compacte et légère. Elle utilise les capacités de la monture Nikon Z qui autorise des degrés de liberté que n’a pas la monture Nikon F.

Ce zoom 16-50 mm embarque un groupe optique rétractable (9 lentilles en 7 groupes) qui se fait très discret, les amateurs d’objectifs pancake apprécieront. C’est le premier zoom Nikon de ce type à être aussi peu volumineux.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 en position 16 mm

Le diaphragme comporte 7 lames, le diamètre du filtre est de 46 mm. Ce zoom Nikkor 16-50 mm est stabilisé, Nikon annonce un gain de 4,5 stops sur le Z 50, ce qui compense l’absence de stabilisation du capteur.

La bague de réglage est silencieuse, un atout pour permettre la mise au point manuelle en vidéo par exemple.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 en position 50 mm

Le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR ne pèse que 135 grammes et ne dépasse que très peu du boîtier une fois replié. Il mesure 70 mm de long pour 32 mm de diamètre dans cette position.

Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR

Pendant du 55-200 mm pour les reflex, le nouveau Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR est une autre bonne surprise.

Sa plage focale équivalente à 75-375 mm en fait un vrai téléobjectif capable de séduire les amateurs de gros plans, de photo animalière, de photo de sport, qui n’ont pas envie d’investir dans un téléobjectif plus imposant. C’est un choix idéal entre le 55-200 mm DX bien connu et le plus intéressant 70-300 mm DX.

Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR

le Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 en position rétractée

La formule optique fait appel à 16 lentilles en 12 groupes, autorisant une distance de mise au point minimale de 0,5 m. Le diaphragme compte 7 lames, le diamètre du filtre est de 62 mm.

Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR

le Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 en position 50 mm

Ce zoom téléobjectif propose lui aussi un mécanisme rétractable qui le rend très compact (pour un 50-250 mm) une fois replié. Le système VR fait gagner 5 stops (1/2 de plus que sur le 16-50 mm), la bague de réglage est également silencieuse.

Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR

le Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 en position 250 mm

Le Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR pèse 405 grammes. La longueur en position rétractée est de 110 mm pour un diamètre de 74 mm. La construction est la même que celle du 16-50 mm, baïonnette en polycarbonate et absence de commandes sur le fût.

Bague Nikon FTZ

Le Nikon Z 50 ne serait pas un hybride Nikon s’il ne savait pas utiliser la bague FTZ. Cette bague va vous éviter de mettre au placard vos optiques DX pour reflex, je pense en particulier aux téléobjectifs et ultra grand-angles. Elle vous permettra aussi de réutiliser toutes les optiques à mise au point manuelle en monture F, leur usage étant facilité par le viseur électronique et le mode Focus Peaking.

Si vous envisagez de passer du reflex DX à l’hybride DX, les 18-55 mm, 55-200 mm et 70-300 mm DX gagneront à être remplacés par le nouveau couple 16-50 et 50-250 mm Z DX, d’autant plus que leur tarif en double kit est très intéressant.

Les plus longs téléobjectifs, peu handicapés par la taille de la bague FTZ, pourront eux être réutilisés sans nécessiter un nouvel investissement.

La roadmap Nikkor Z  mise à jour pour l’occasion fait état d’un prochain Nikkor Z DX 18-140 mm qui viendra compléter cette gamme si vous êtes fan des objectifs à tout faire.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

connectique du Nikon Z 50, WiFi et Bluetooth sont au programme

Premier avis sur le Nikon Z 50

Je n’ai bien évidemment pas pu faire le test complet de cet hybride DX encore, d’autant plus que les exemplaires à disposition étaient des modèles de présérie. J’ai toutefois trouvé mes marques très vite, c’est un Nikon avec l’ergonomie et les menus chers à la marque.

Le viseur électronique m’a semblé très à l’aise face aux situations en intérieur, sombre avec quelques éclairages vifs. Très agréable à l’usage, proche de ce que je connais avec le viseur des Z 6 et Z 7, c’est la bonne surprise dans cette gamme de prix. Je n’ai pas pu comparer les deux modèles directement mais c’est prometteur.

L’écran orientable, tactile, a le bon gout de basculer vers l’avant pour faciliter le tournage vidéo face caméra (et les inévitables selfies …), c’est un avantage et je regrette d’ailleurs que celui des Z 6 et Z 7 ne sache pas en faire autant.

L’autofocus s’est avéré très réactif, identique à celui du Z 6, la bascule entre le mode classique et le mode Eye-AF se faisant tout aussi naturellement et vite que sur les plein format. Cela semble logique puisque le Nikon Z 50 utilise le même processeur Expeed 6 et le même double principe de corrélation de phase et de détection de contraste.

La couverture de 90% du champ est un vrai point fort face à celle des reflex DX, seul le D500 s’en approche avec son AF à 193 collimateurs sans offrir les facilités de l’AF hybride (Eye-AF par exemple).

Je n’ai pas eu l’occasion de vérifier la précision du mode rafale, il n’a toutefois pas de raison de se comporter moins bien que celui du Z 6, notez que les 11 vues par secondes s’entendent avec suivi AF et mesure continue de l’exposition.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikon Z 50, un petit boîtier hybride APS-C avec son zoom Nikkor Z 16-50 mm f/4.5-6.3 VR

Positionnement, tarif et disponibilité

Le Nikon Z 50 est bien né : il est performant, compact, accessible et ne présente que peu d’écarts de performances avec le Nikon Z 6.

Capable d’utiliser des optiques Z DX bien plus compactes que celles des Z 6 et Z 7 série S, bien moins chères aussi, il sera un compagnon idéal au quotidien comme en voyage.

Le photographe urbain que je suis se réjouit déjà de pouvoir l’utiliser dans la rue, en reportage, où il se fera encore plus discret que mon Nikon Z 6 et son 24-70 mm f/4 sans perdre en sensibilité ni en réactivité AF.

Si vous êtes déjà équipé avec des optiques AF-S reflex, vous pourrez les réutiliser en bénéficiant du ratio x 1.5 habituel. C’est un argument de plus en faveur de ce Nikon Z 50.

Notez que si vous possédez déjà la bague FTZ avec un Z plein format, vous n’avez pas besoin de la racheter, c’est bien la même pour le Z 50 qui pourra devenir votre second boîtier.

Utilisant des cartes mémoires SD, le Z 50 vous évite l’achat de cartes XQD plus coûteuses, son flash intégré pourra dépanner et vous éviter l’achat d’un flash cobra additionnel.

Nikon a, enfin, le bon goût de proposer le Nikon Z 50 à un tarif attractif pour une telle fiche technique:

  • Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR : 1149 euros
  • Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR + Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR : 1349 euros
  • Nikon Z 50 + bague FTZ : 1149 euros
  • Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR + bague FTZ : 1299 euros

Le boîtier seul ne sera pas disponible dans un premier temps.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikon Z 50 a tout d’un Nikon !

Face au Fujifilm XT-30 + XF 18-55 mm f/2.8-4 proposé à un tarif équivalent, le Z 50 marque des points grâce à sa compatibilité avec les optiques pour reflex, ses zooms DX plus compacts, sa meilleure montée en ISO (51.200 ISO pour 12.800 sur le XT-3/30). Les quelques manques en vidéo (profil N-Log et 10 bits) attireront l’attention des vidéastes mais beaucoup moins celle des photographes qui pourraient toutefois juger l’ouverture maximale du zoom Nikkor un peu limitée.

Le Fujifilm XT-3 proposé à près de 1800 euros avec le zoom XF 18-55 mm garde pour lui une définition de 26 Mp, un mode vidéo plus expert mais ne se démarque pas spécialement en usage photo.

Chez Canon, l’EOS M6 Mark II et son zoom 15-45 mm est proposé à 1200 euros environ. S’il est capable de 14 vps et dispose d’un capteur de 32,5 Mp, il utilise un viseur externe très imposant favorisant plutôt la visée sur l’écran arrière.

Seul l’EOS M50 et son zoom 15-45 mm représente une alternative crédible pour quitter le monde Nikon. Proposé à un tarif inférieur (environ 700 euros) avec une sensibilité limitée à 25.600 ISO, un AF à 143 collimateurs (99 selon l’optique), il suppose par contre le renouvellement de votre gamme d’objectifs tandis que le Nikon Z 50 sait tous les réutiliser.

En attendant de pouvoir vous proposer un test complet de ce Z 50, sachez qu’il sera disponible dès novembre 2019 chez votre revendeur.

Nikon Z 50 : des exemples de photos

Note : les photos ci-dessous ont été faites avec un Nikon Z 50 de présérie aussi je ne peux pas mettre à disposition les fichiers natifs. La colorimétrie est fidèle à l’éclairage particulier du lieu, aucun post-traitement n’a été appliqué sur ces fichiers JPG.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 38 mm – ISO 8.000 – f/8 – 1/60 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 50 mm – ISO 12.800 – f/8 – 1/80 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 27,5 mm – ISO 4.500 – f/8 – 1/40 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 50 mm – ISO 18.000 – f/8 – 1/80 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 50 mm – ISO 18.000 – f/8 – 1/80 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 50 mm – ISO 20.000 – f/8 – 1/80 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 16 mm – ISO 1.800 – f/4.5 – 1/25 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 34 mm – ISO 5.000 – f/5 – 1/50 sec.

Source : Nikon France


Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct : c’est beau la lumière la nuit …

Depuis le temps que Nikon nous en parlait, et après avoir aperçu les premiers exemplaires de présérie avant l’été, voici enfin l’annonce officielle du Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct, un objectif conçu pour les hybrides plein format Nikon Z dont la principale caractéristique est d’offrir une inédite ouverture maximale de f/0.95. Attention, ça pique !

MàJ : le test du NIKKOR Z 58 mm f/0.95 est disponible.

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct : la légende est en route

Ne nous voilons pas la face, ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct est un OVNI dans la gamme Nikkor Z. Un OVNI car ses caractéristiques comme son prix en font une optique d’exception, dont l’usage au quotidien est très exclusif, et qui nécessite une belle maîtrise de la photographie pour être exploité au mieux.

Sachant qu’il va falloir débourser 8999 euros pour avoir le plaisir d’utiliser cette optique, intéressons-nous à ce qui en fait la particularité.

Nikkor Z

Ce 58 mm est conçu pour la monture Nikon Z, exclusivement. La bague Nikon FTZ n’étant pas une bague ZTF, vous ne pourrez pas monter ce 58 mm sur votre reflex pour bénéficier de son ouverture extrême. Consolez-vous, il vous reste l’AF-S Nikkor 58 mm f/1,4 G bien plus accessible à 1800 euros.

Cette non compatibilité est un mal pour un bien puisque le viseur électronique des Nikon Z et le mode de mise au point manuel Focus Peaking, assorti du mode loupe, vous seront d’une grande aide pour faire la mise au point, ce qu’un reflex aurait plus de mal à assurer. Je vous dis pourquoi plus bas.

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

le Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct avec sa touche de fonction L-Fn

58 mm

Vous pourriez trouver étonnante cette focale atypique, pourquoi pas un 50 mm comme nous en avons l’habitude ? C’est une question d’optique qui a poussé les opticiens Nikon à faire ce choix. Je vous renvoie vers l’excellent article de Bruno Labarbère « pourquoi une ouverture f/0.95 ? » pour en savoir plus.

f/0.95

Une fois de plus, lisez l’article de Bruno pour comprendre ce que f/0.95 veut dire et pourquoi les ingénieurs Nikon ont relevé ce défi. Retenez toutefois que cette ouverture implique une profondeur de champ ridiculement faible, que la mise au point doit être encore plus précise que la plus précise que vous ayez pu faire à ce jour, et que ce 58 mm n’étant pas autofocus, vous serez seul responsable du manque de netteté s’il y en a. A bon entendeur …

Autant dire qu’il va vous falloir régler toute la chaîne de prise de vue, en commençant par vos verres de lunettes, si vous voulez obtenir une image parfaitement nette à courte distance et à f/0.95 sans quoi vous serez déçu. Mais avec un peu d’habitude et une assistance à la mise au point, c’est tout à fait envisageable.

C’est là que l’hybride et son viseur électronique prend tout son sens. Sur un reflex la précision de la mise au point est celle de l’autofocus, le viseur étant optique vous ne pouvez pas faire mieux que l’AF en manuel, ce n’est pas plus précis.

Sauf que … Ce 58 mm n’a pas d’autofocus (je vous ai dit de lire l’article de Bruno pour savoir pourquoi …) et qu’il vous revient donc l’entière responsabilité de faire le point. Et le bon.

Le viseur électronique d’un hybride Nikon Z vous propose une première assistance, le mode de mise au point manuel avec Focus Peaking.

Si vous ne savez pas ce qu’est le Focus Peaking, retenez qu’il s’agit d’un affichage dans le viseur électronique qui affiche en couleur (le rouge est le choix le plus pratique) les zones de transition dans votre image. Autrement formulé, si votre sujet présente une ligne de démarcation comme le bord d’un objet, la transition entre le visage et l’œil ou tout autre transition, alors vous verrez s’afficher en couleur cette transition. Plus cet affichage est intense, plus la mise au point est précise. Contentez-vous de tourner la bague de mise au point pour avoir l’intensité la plus importante et c’est gagné.

Le viseur électronique des Nikon Z présente une seconde aide à la mise au point manuelle, le mode loupe. Appuyez sur le bouton correspondant pour voir s’afficher dans votre viseur une partie de l’image en gros plan, c’est l’effet loupe. Plus vous voyez de détail, mieux vous pouvez faire la mise au point.

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

le Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct et son écran OLED d’affichage des données de PdC, Map et ouverture

S (comme série S)

La lettre S désigne la série d’optiques expert-pros dans la gamme Nikkor Z pour hybrides Nikon. Vous pourriez me dire qu’il n’y a que des S dans cette gamme, ce qui était encore vraie la veille de la publication de cet article. Mais les nouveaux Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR et Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR ne sont pas des S. CQFD.

Nikon avait annoncé l’arrivée d’optiques moins onéreuses que les S lors de l’annonce de cette gamme hybride, c’est chose faite en attendant mieux (voir la roadmap des nouveaux objectifs Nikkor Z à venir).

Notre Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct est donc un S et pas n’importe lequel. Il s’agit bien d’une optique d’exception qui mérite largement sa lettre S !

Noct

Voici le terme qui fait couler beaucoup d’encre (et de caractères à l’écran) chez les techniciens de la photo. Si les photographes ne vont retenir que la capacité de cette optique à donner le meilleur d’elle-même en conditions de faible lumière, les ingénieurs-opticiens-experts-autoproclamés y vont de leurs explications scientifiques pour vous prouver que cette optique n’est pas un véritable Noct-Nikkor.

Noct-Nikkor est une appellation qui fait référence au mythique Noct Nikkor 58 mm f/1.2 sorti en 1977 en monture F et converti en AI-s en 1982. Les objectifs à grande ouverture, comme f/1.4 ou f/1.2, ont tendance à produire des aberrations de coma sur les sujets lumineux, la nuit en particulier si vous visez des sources lumineuses intenses (étoiles, éclairages de ville, …). La formule Noct élimine ces effets indésirables, même à très grande ouverture et à une courte distance de mise au point grâce à l’ajout d’une lentille asphérique dans le groupe frontal.

Ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct n’est donc pas un vrai Noct-Nikkor puisqu’il n’utilise pas cette formule optique datant de 1977, mais conçu tout récemment il fait encore mieux pour réduire, lui-aussi, les effets indésirables en basse lumière. Ce qui lui permet de revendiquer le titre de Noct, les techniciens continueront à débattre sur l’usurpation du terme pendant que les photographes sortiront un peu plus la nuit.

Si vous n’êtes pas adepte des photos de nuit, sachez que ce 58 mm Noct sera un bon compagnon pour la photo de portrait, il reproduira avec la plus grande précision les détails de vos sujets, et sera très à l’aise en portrait de nuit aussi, en proposant un bokeh exceptionnel.

Les vidéastes apprécieront la grande ouverture pour gérer une profondeur de champ très courte et réaliser des plans de grande qualité cinématographique. Le focus breathing réduit facilitera encore le tournage. Le tarif de l’optique est moins critique en vidéo pro comme au cinéma, des tournages qui nécessitent des optiques cinéma dont le tarif dépasse largement celui de ce 58 mm.

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

le Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct sur Nikon Z 7, notez le collier de fixation pour trépied

Des caractéristiques hors du commun

A tarif hors du commun, caractéristiques hors du commun.

La formule optique de ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct utilise 17 lentilles en 10 groupes dont 4 lentilles en verre ED et 3 lentilles asphériques, ce qu’aucun autre objectif Nikon de cette focale (ou proche) ne propose. Le rapport de reproduction maximal est de 0,194.

La mise au point est manuelle car aucune motorisation AF ne pourrait assurer le déplacement d’un tel bloc optique avec la précision requise. Elle se fait par extension du groupe frontal. La distance minimale de mise au point est de 0,5 m.

Le diaphragme, circulaire comme sur les optiques Nikkor Z, est lui aussi étonnant avec ses 11 lamelles.

Les traitements Nanocristal et ARNEO sont bien évidemment de la partie pour contribuer à la réduction des effets de flare et autres lumières parasites. Le traitement au fluor facilite l’évacuation des impuretés sur la lentille frontale.

Tout comme sur le Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S, le 58 mm f/0.95 Noct est doté d’un petit écran OLED qui affiche l’ouverture, la distance de mise au point ou la profondeur de champ, au choix de l’utilisateur. La bague de réglage est personnalisable comme celle des autres Nikkor Z qui en sont pourvus.

Les mensurations de cet objectif sont à la hauteur de son tarif :

  • un poids de 2 kg,
  • un diamètre de 102 mm,
  • une longueur de 153 mm.

Nikon livre l’objectif avec son pare soleil HN-38 et la valise pour objectif Nikon CT-101.

valise Nikon CT-101 pour 58 mm Noct

la valise Nikon CT-101 pour le Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

Ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct sera disponible le 31 octobre chez les revendeurs spécialisés au tarif public de 8.999 euros. Avant de crier au scandale, sachez que le Leica Noctilux-M 50 mm f/0,95 ASPH vous coûtera 10.400 euros, le Nikkor serait presque une bonne affaire vu sous cet angle !

Mon avis sur ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

Que dire de plus si ce n’est que cet objectif d’exception est avant tout une démonstration par les opticiens Nikon de leur savoir-faire et des capacités de la monture Nikon Z. Il ne fait nul doute qu’il ne s’agit pas d’un modèle grand public, que sa diffusion sera très confidentielle, et qu’il faut avoir un besoin bien précis pour en faire l’acquisition (ou envie de se faire un énorme plaisir !).

Ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct n’a pas d’équivalent dans la gamme reflex, il n’en aura probablement pas dans les gammes des opticiens indépendants (bien frileux encore en monture Z) et il fait déjà partie de la série des optiques mythiques produites par Nikon. Inutile donc de crier au scandale ou de penser que Nikon se moque de nous, c’est tout l’inverse.  Sachez que chaque exemplaire est fait à la main, que les verres utilisés sont parmi les meilleurs du marché (voir la fabrication des verres Nikon), que le contrôle qualité en fin de fabrication est impitoyable.

Nombreux sont les nikonistes à rester fidèles à Nikon parce que la marque les a fait rêver dans leur jeunesse (plus ou moins lointaine), qu’ils se rassurent, elle sait nous faire rêver encore !

Source : Nikon


Nikon Passion au Salon de la Photo 2019

Nous y voilà : le Salon de la Photo 2019 ouvre ses portes du 7 au 11 novembre 2019 au Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris.

Cette année vous ne me retrouverez pas sur le stand Nikon Passion puisqu’il n’y en aura pas, mais voici où et comment me croiser.

Nikon Passion au Salon de la Photo 2019

Salon de la Photo 2019 : la fin d’une époque, le renouveau d’une autre

Le Salon de la Photo et Nikon Passion, c’est une histoire vieille de 11 ans. Lors des 10 précédentes éditions, vous avez pu me retrouver sur le stand que j’animais avec mes confrères d’autres sites photo, il y en a eu plusieurs au fil des ans.

Ces dernières années j’avais le plaisir d’être en compagnie de Céline et Guillaume Manceron de Photo Passion et de Régis Moscardini d’Auxois Nature (vous pouvez nous écouter dans le podcast photo Agora Show).

En 2019 nous changeons de formule. Pass de stand, une présence réduite mais plus d’interactions avec vous.

Pourquoi plus de stand ?

Le nombre de visiteurs baisse chaque année sur le Salon de la Photo, moins de 10% des lecteurs du site visitent le Salon alors que nous y consacrons beaucoup de temps et d’énergie pendant l’année (nous démarrions dès février la logistique).

Par ailleurs nous étions pris en permanence sur le stand, pendant 6 jours (dont le jour de mise en place) alors que nous souhaitons avoir du temps pour échanger avec vous et découvrir, nous-aussi, le salon pour mieux informer tous ceux qui ne peuvent y venir.

Ce qui va se passer en 2019

Vous allez pouvoir me retrouver lors du Salon de la photo 2019, soyez rassuré, puisque j’anime des conférences sur plusieurs stands. Le programme précis n’est pas bouclé au moment de la publication de ce sujet car je n’ai pas reçu les informations de l’organisation encore.

Notez toutefois les rencontres suivantes :

Samedi 9 novembre à 10h30 : stand Eyrolles

J’aurai le plaisir d’interviewer Eric Forey, photographe urbain, sur le thème des séries en photo.

Samedi 9 novembre à 12h : stand Nikon France

Je viendrai à votre rencontre pour présenter la communauté Nikon Passion aux participants. Ce sera l’occasion de répondre à vos questions sur ce que Nikon Passion vous propose comme de faire plus ample connaissance. Ne manquez pas ce rendez-vous, je vous y attends nombreux !

Samedi 9 novembre à 16h : stand Eyrolles

J’aurai le plaisir d’interviewer Sébastien Mathé, photographe de spectacle. Nous pourrons parler de notre passion respective pour ce domaine bien particulier de la photographie.

Dimanche 10 novembre – 10h15 – Salle des Grandes Rencontres

Je vous propose de participer à l’enregistrement du podcast Agora Show en compagnie de Céline et Guillaume Manceron dans la salle des Grandes Rencontres.

Cet épisode sera ensuite diffusé sur les différentes plateformes de podcast.

Dimanche 10 novembre – 14h30 – Stand Eyrolles

Je serai avec Mickaël Bonnami, photographe de sport, pour parler de ce sujet bien évidemment et savoir comment il est passé du statut de simple amateur à celui de professionnel reconnu sur les plus grandes compétitions internationales.

Dimanche 10 novembre – 16h – Stand Eyrolles

Cette fois, c’est Denis Dubesset que je vous invite à découvrir. Nous parlerons du style en photographie et j’aurai l’occasion de le questionner sur la créativité en photo, un sujet cher à de nombreux lecteurs.

Ces horaires peuvent changer au dernier moment en fonction des impératifs de chacun, vérifiez cette page avant de venir, je la tiendrai à jour au fil de l’eau.

Comment suivre le Salon à distance et me contacter

Vous ne pouvez pas venir au Salon ? Comme pour tous les événements photo auxquels je participe, vous pourrez me suivre en ligne depuis le compte Instagram @NikonPassion. Je vous posterai des photos du Salon, des courtes vidéos, des Stories …

Vous envisagez de venir au Salon de la photo 2019 ? Faites-le moi savoir via les commentaires et rencontrons-nous !


Quel reflex Nikon choisir en 2026 selon votre niveau et vos usages

Quel reflex Nikon choisir ? Faut-il encore choisir un reflex en 2026 ? Vous ne connaissez pas bien la gamme, vos critères ne sont pas assez précis ? Vous hésitez pour décider s’il vous faut monter en gamme ou non, choisir un reflex APS-C ou plein format, 24 ou 45 Mp ? Vous êtes perdu dans la gamme actuelle ?

Comparatif rapide des reflex Nikon 2026

Quatre reflex Nikon sont encore disponibles en 2026. Voici en quelques lignes l’essentiel pour choisir sans vous perdre dans les fiches techniques.

Nikon D5600 – Pour débuter sans se ruiner

Léger, maniable, écran orientable et tactile : c’est le point d’entrée idéal si vous découvrez la photo. Son autofocus à 39 points suffit largement en dehors des sujets rapides. Compatible avec toute la gamme NIKKOR F, il vous laisse de la marge pour choisir de bonnes optiques sans exploser le budget global.

Nikon D7500 – Le meilleur APS-C de la gamme

Héritier direct du D500 côté autofocus, il embarque le Multi-CAM 3500 II à 51 points, tourne à 8 images par seconde et monte très bien en ISO. C’est le reflex que vous choisirez si vous voulez un boîtier sérieux sans passer au plein format. Sa construction et son viseur 100 % le distinguent clairement des entrées de gamme.

Nikon D780 – Le reflex qui pense comme un hybride

Capteur plein format de nouvelle génération, autofocus en visée écran emprunté au Z 6 série 1, vidéo 4K : le D780 est le reflex le plus moderne de la gamme. Si vous tenez au viseur optique et à l’autonomie XXL d’un reflex mais voulez des performances hybrides en Live View, c’est lui.

Nikon D850 – La référence absolue, encore en 2026

45,7 Mp, plage dynamique record, autofocus 153 points dont 99 en croix : le D850 est une anomalie dans l’industrie. Lancé en 2017, il rivalise encore avec des hybrides récents en qualité d’image pure. Il s’adresse à ceux qui impriment grand, travaillent en studio ou en paysage et veulent le meilleur capteur reflex jamais produit par Nikon.

Conclusion rapide

Débutant ? Le D5600 suffit largement.
Enthousiaste exigeant en APS-C ? Le D7500 est imbattable.
Photographe hybride dans l’âme, mais attaché au reflex ? Le D780 est votre allié.
Pro ou perfectionniste de l’image ? Le D850 reste une référence absolue.

Quel reflex Nikon choisir ? Préambule

Prenez ces conseils avec le recul qui s’impose : les catégories définies ne sont pas figées, vos besoins peuvent évoluer et la gamme Nikon reflex n’évolue plus désormais tout comme celles des autres constructeurs. De plus, je ne contrôle pas votre budget.

Gardez cela en tête au moment du choix : le reflex Nikon le plus cher n’est pas forcément celui qui vous conviendra le mieux.

Choisir un reflex Nikon, c’est aussi choisir un ou plusieurs objectifs. Le choix des objectifs a un impact sur le tarif final de l’ensemble et sur la qualité des photos que vous allez faire. Prenez ce critère en compte avant de vous décider. Pour en savoir plus sur le choix des objectifs, consultez le Guide d’Achat Objectifs.

La première question essentielle à vous poser reste toutefois de savoir s’il vous faut encore choisir un reflex alors que l’hybride occupe le devant de la scène depuis plusieurs années.

Pourquoi un reflex Nikon ?

Si vous êtes en droit de douter de l’objectivité d’un site qui s’appelle Nikon Passion (!), sachez que la marque Nikon a toujours fait partie des leaders du marché reflex avec Canon. Gage de pérennité, garantie de support dans le temps, cette gamme a connu ses heures de gloire. Cependant depuis l’apparition de la gamme d’hybrides Nikon Z en 2018, la gamme reflex a été mise en retrait et n’évolue plus, comme c’est le cas chez Canon et les autres.

Je vous invite à regarder de près la gamme hybride qui peut représenter un meilleur choix pour vous, plus évolutif.

Nikon F
le reflex Nikon F de 1959

Une monture reflex Nikon F pérenne

Nikon utilise une monture reflex (la monture définit le type d’objectifs à utiliser et la baïonnette qui permet de fixer l’objectif sur le boîtier), dite ‘Monture F’ restée la même depuis le lancement du reflex Nikon F premier du nom en 1959. Ceci signifie que tout objectif Nikon ou compatible (Tamron, Sigma, …) peut se monter sur tout boîtier reflex Nikon (à quelques exceptions près, voir ci-dessous). C’est la possibilité de vous procurer des objectifs d’occasion à bon prix pour équiper votre nouveau reflex par exemple.

Les objectifs pour reflex Nikon peuvent aussi se monter sur les hybrides Nikon Z grâce à la bague d’adaptation Nikon FTZ, c’est une façon de pérenniser votre investissement si vous envisagez un jour le passage à l’hybride.

Une gamme de reflex complète

La gamme reflex Nikon ne comprend plus que quelques modèles couvrant toutefois les différents usages possibles pour l’amateur débutant comme le professionnel le plus chevronné. Vous trouverez forcément un modèle qui vous convient !

Une gamme d’objectifs complète

gamme d'objectifs Nikon

Puisqu’il vous faut un ou plusieurs objectifs pour accompagner votre reflex, sachez que la gamme d’optiques Nikon – dénommée NIKKOR – comprend plus de 80 modèles, zooms ou focales fixes. Les opticiens indépendants Sigma, Tamron, Samyang, Zeiss, Tokina et d’autres viennent compléter ce choix.

Cette gamme n’évolue plus, aucun nouvel objectif ne sera annoncé désormais mais le nombre d’optiques disponibles en fait une des gammes d’objectifs pour reflex les plus importantes du marché.

A savoir avant de choisir votre reflex Nikon

Les vendeurs mettent parfois des critères en avant pour vous inciter à choisir un modèle plutôt qu’un autre. Si certains sont pertinents, d’autres le sont moins. Voici ce qu’il faut retenir.

Nombre de pixels (Mp)

Entendons-nous bien : le nombre de pixels n’intéresse que les experts et pros qui savent pourquoi il leur faut 24 ou 45 Mp. Si vous n’êtes pas dans ce cas, retenez que tous les reflex actuels ont plus de pixels qu’il ne vous en faut, même pour faire des grands tirages papier.

quel reflex nikon choisir capteur Nikon

APS-C ou plein format ?

La gamme Nikon comprend des reflex dont le format de capteur est APS-C – Nikon DX – et d’autres dont le format de capteur est équivalent au 24 x 36 historique ou plein format – Nikon FX (en savoir plus sur la différence entre DX et FX).

Si ceci ne vous dit rien, oubliez les plein format FX plutôt réservés aux experts et pros. L’APS-C est un bon format pour débuter et il vous coûtera moins cher (boîtier et objectifs). Je vous en parle plus longuement en vidéo.

Si vous maîtrisez le sujet mais que vous doutez encore, voici quelques critères de choix.

Quel reflex Nikon APS-C choisir : avantages et inconvénients

  • les reflex APS-C sont moins chers, plus légers et plus compacts que les plein format, ils permettent l’utilisation d’objectifs eux-aussi moins chers, plus légers et compacts
  • certains modèles (par ex. D500) ont toutes les caractéristiques des boîtiers experts (construction, ergonomie, performances)
  • dans les mêmes conditions de prise de vue les reflex APS-C offrent une profondeur de champ plus grande que celle des plein format du fait de la taille du capteur (le flou d’arrière-plan peut être moins prononcé)
  • bien que leur monture soit la même, les objectifs APS-C dédiés ne sont pas compatibles (sauf à accepter un recadrage important et une perte de pixels) avec les boîtiers plein format si vous changez de système ultérieurement
  • le viseur optique d’un boîtier APS-C est moins confortable (sauf D500)
  • les modèles d’entrée de gamme des séries D3xxx et D5xxx (par exemple D3500 et D5600) ne permettent pas la mise au point autofocus avec les objectifs sans motorisation interne, ils nécessitent des objectifs Nikon AF-S ou AF-P.

Quel reflex Nikon plein format choisir : avantages et inconvénients

  • le capteur de plus grande taille permet des flous d’arrière-plan plus harmonieux (effet Bokeh)
  • à nombre de pixels identique (par exemple 24 Mp) le capteur a des photosites plus grands et plus sensibles pour une dynamique accrue (capacité à enregistrer des basses lumières et des hautes lumières dans la même image)
  • ils sont tous compatibles avec les anciens objectifs manuels et les objectifs sans motorisation autofocus interne
  • ils sont plus exigeants en matière d’objectifs (donc reviennent plus cher)
  • ils ne sont compatibles avec les optiques au format APS-C que moyennant un recadrage et une perte de pixels
  • ils imposent des focales plus longues en photographie animalière (donc plus coûteuses)
  • ils demandent une meilleure maîtrise de la technique pour être utilisés au mieux (modèles pros en particulier)
  • ils sont souvent plus lourds, moins compacts

Vidéo

Apprendre la vidéo: les bases de la vidéo reflex quel reflex nikon choisir

Tous les reflex Nikon permettent de filmer des séquences en Full HD (4K pour certains). Tous peuvent remplacer votre caméscope habituel, mais les modèles experts et pros demandent une maîtrise du tournage vidéo supérieure.

La mise au point automatique en vidéo peut s’avérer bruyante, c’est une des différences avec les hybrides. Les possibilités créatives sont par contre supérieures à celles des caméscopes. Les objectifs Nikon AF-P sont plus silencieux et à préférer pour le tournage vidéo.

Si vous maîtrisez la vidéo et que vous voulez tourner avec un appareil photo, optez toutefois pour un hybride Nikon Z qui sait fournir un flux vidéo adapté pour votre post-production. Les Nikon hybrides sont plus performants que les reflex en vidéo.

Le reflex Nikon le plus cher n’est pas forcément le plus adapté pour vous

La différence de tarif d’un modèle à l’autre est liée aux fonctionnalités du boîtier et à sa construction. Un modèle pro comme le Nikon D6 est conçu pour affronter les pires situations quand un modèle entrée de gamme comme le Nikon D5600 est plus sensible aux chutes et accidents courants.

Par contre maîtriser un Nikon D6 quand on débute est plus complexe que maîtriser un entrée de gamme comme le Nikon D5600 et les résultats peuvent être moins bons au final avec le modèle pro.

Le reflex le plus récent n’est pas forcément le plus adapté pour vous

Sachez que bien souvent le modèle d’avant reste une très belle affaire et bénéficie de tarifs attractifs. Les avancées d’un nouveau modèle ne justifient pas nécessairement de craquer pour lui.

Vous passez du compact au reflex, vous êtes débutant ?

Si votre seul besoin est de faire de meilleures photos qu’avec un compact ou un smartphone, que vous ne maîtrisez pas les bases de la photographie, que vous n’avez pas envie de les maîtriser alors optez pour un modèle entrée de gamme.

 

quel reflex nikon choisir Nikon D3500
reflex Nikon D3500

Le Nikon D3500 est le premier modèle de la gamme. Bien que rare à trouver désormais, il dispose de capacités avancées si vous voulez l’utiliser en mode expert mais il est avant tout conçu pour être utilisé en mode Auto ou modes Scènes (résultats).

Le Nikon D5600 reprend la plupart des caractéristiques du D3500 en ajoutant un écran orientable et tactile plus agréable et une meilleure ergonomie. L’accès aux réglages est plus rapide et ne requiert pas le passage systématique par le menu. Son autofocus est aussi plus performant.

quel reflex nikon choisir Nikon D5600
reflex Nikon D5600

Les modèles de la génération précédente, Nikon D3400 et Nikon D5500, restent d’excellents choix plus accessibles car bénéficiant de tarifs plus intéressants.

Vous souhaitez apprendre la photographie et devenir expert ?

Les boîtiers d’entrée de gamme vont vous limiter assez vite et vous aurez envie de passer à un modèle plus abouti. Pour autant, votre budget reste limité et vous ne souhaitez pas investir dans un équipement expert-pro.

Test Nikon D7500
reflex Nikon D7500

Si le Nikon D5600 reste un modèle intéressant, le Nikon D7500 est un bon choix en APS-C. Son ergonomie diffère des entrées de gamme avec de nombreuses touches d’accès rapide et un menu plus complet. Le boîtier est bien construit, résistant.

Le reflex expert-pro Nikon D500 était le haut de gamme DX, il a été retiré du catalogue mais se trouve encore en occasion et propose une fiche technique digne des meilleurs Nikon. Il demande une maîtrise avancée de la photo mais saura vous donner des résultats à la hauteur de vos attentes. Son autofocus, identique à celui des modèles pros, est le plus performant de toute la gamme Nikon reflex.

Investissez de préférence dans des optiques compatibles plein format que vous pourrez réutiliser si vous franchissez le pas du FX par la suite.

Vous voulez vous faire plaisir et utiliser vos objectifs Nikon F sans trop investir ?

Si vous avez déjà un parc d’objectifs autofocus ou AI/AI-S du temps de l’argentique ou des premiers numériques, et que vous souhaitez vous faire plaisir en les utilisant sans devoir casser à nouveau la tirelire, envisagez le plein format avec le Nikon Df.

quel reflex nikon choisir Nikon Df
reflex Nikon Df en version chromé (existe aussi en noir)

Ce boîtier exclusivement dédié à la photographie (pas de mode vidéo) peut utiliser toutes les optiques produites par ou pour Nikon depuis toujours et possède un capteur pro puisque c’est celui de l’ex-modèle pro Nikon D4.

Le Nikon Df n’est plus disponible en neuf car retiré du catalogue, il se trouve encore parfois à prix attractif chez les revendeurs ou en occasion.

Vous êtes expert, passionné, et vous cherchez le meilleur compromis ?

Vous maîtrisez les bases de la photographie et développer votre pratique ne vous effraie pas. Vous cherchez un boîtier polyvalent pour répondre à tous vos besoins ? Vous envisagez de passer pro un jour et/ou de vivre de vos photos ?

Le Nikon D780 reste un très bon choix et est toujours au catalogue (toujours disponible en 2026, neuf ou d’occasion) avec son capteur plein format, son électronique et son autofocus en mode Live View issus de l’hybride Nikon Z6 série 1, ses performances en basse lumière et sa fiche technique complète (voir mon reportage à Venise, la conférence et des photos).

Nikon D780, présentation et prise en main
reflex Nikon D780

Le Nikon D750 de la génération précédente équipe encore de nombreux photographes qui voient en lui un des meilleurs reflex Nikon de ces dernières années, devant le plus exclusif Nikon D850, les inaccessibles Nikon D5/D6 ou le plus récent Nikon D780 plus onéreux.

Obturateur du Nikon D750 : risque d'assombrissement des images
reflex Nikon D750

Si votre budget est serré mais que vous ne voulez pas d’APS-C pour autant, le Nikon D610 est une belle alternative, proche en performances du D750 sans en avoir ni l’autofocus 51 points ni l’écran orientable, ce qui ne s’avérera pas handicapant au quotidien si vous ne faites pas trop de photos d’action. Le Nikon D610 se trouve à petit prix désormais, en occasion car il a disparu des rayons.

Nikon D610 : le Full Frame Nikon revu et corrigé, 24Mp, rafale 6vps
reflex Nikon D610

Vous êtes expert ou pro avec des besoins précis ?

Vous maîtrisez la technique photo et savez exploiter un boîtier reflex. Vous avez des usages précis en studio, paysage, portrait, etc. Vous ne voulez pas pour autant vous endetter pour le restant de vos jours ?

Si le Nikon Z8 hybride n’a pas vos faveurs, choisissez le Nikon D850, toujours au catalogue (toujours disponible en 2026, neuf ou d’occasion) dont le capteur 45 Mp est le plus défini de la gamme Nikon reflex et dont les performances globales sont de très haut niveau.

quel reflex nikon choisir Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques
reflex Nikon D850

Le Nikon D850 est un choix intéressant si la très haute définition et le flou de bougé ne vous posent pas problème. Le Nikon D810a intéresse lui les astrophotographes presque exclusivement (rare, et à trouver en occasion).

Le modèle pro Nikon D5 peut s’avérer un bon choix si vous le trouvez d’occasion à un prix intéressant. Attention toutefois aux boîtiers qui ont vécu, une réparation pouvant très vite plomber le budget initial. Le Nikon D6 arrivé au premier semestre 2020 reprend le flambeau dans cette catégorie reflex pros monoblocs. Il est toujours disponible en 2026, neuf ou d’occasion, bien que le Nikon Z9 l’ait remplacé avec succès.

Vous êtes reporter photographe, photographe de sport, d’action, vous courez le monde ?

Si votre activité photo fait de vous un baroudeur au long cours, ou si votre boîtier doit pouvoir subir les pires outrages et que vous ne voulez pas d’un Nikon Z9, choisissez sans aucune hésitation le Nikon D6.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main
reflex Nikon D6

Sa construction monobloc, sa finition tous temps proche de la tropicalisation, sa capacité à tout supporter tout en déclenchant en mode rafale à 11 vues par seconde font de ce fer de lance de la gamme LE boîtier pro par excellence.

Le Nikon D6 possède une longueur d’avance sur le précédent Nikon D5 avec un autofocus encore plus performant incluant la technologie Eye-AF.

Comparatif reflex Nikon 2026

Voici les principales caractéristiques des reflex Nikon encore au catalogue en 2026 :

Modèle Capteur Rafale Poids AF ISO natif Vidéo Autonomie Prix occasion
D5600 APS-C 24,2 Mp 5 i/s 465 g 39 points, détection de phase 100-25 600 Full HD 1080p/60 ~970 vues 250-400 €
D7500 APS-C 20,9 Mp 8 i/s 720 g 51 points, Multi-CAM 3500 II 100-51 200 4K/30p, Full HD/120p ~950 vues 500-700 €
D780 Plein format 24,5 Mp 7 i/s (12 i/s en LV) 840 g 51 points optique + AF hybride en LV 100-51 200 4K/30p, Full HD/120p ~2 260 vues 1 100-1 400 €
D850 Plein format 45,7 Mp 7 i/s (9 i/s avec grip) 915 g 153 points, 99 en croix, Multi-CAM 20K 64-25 600 4K/30p, Full HD/120p ~1 840 vues 1 200-1 600 €

Les prix occasion sont indicatifs (mars 2026, boîtiers en bon état, compteur raisonnable).

Le D780 et le D850 se croisent parfois en prix selon l’état et la source. Comparez les compteurs avant toute décision. L’autonomie du D780 est la plus élevée de la gamme, ce qui en fait un boîtier de voyage idéal.

Le D5600 n’est pas tropicalisé : à garder en tête si vous shootez par tous les temps.

Le D7500 monte jusqu’à 1 640 000 ISO en théorie, un chiffre de communication plus qu’une réalité pratique, mais sa montée en ISO utile (jusqu’à 6 400-12 800) reste parmi les meilleures de la gamme APS-C.

FAQ : Questions fréquentes sur les reflex Nikon

Faut-il encore acheter un reflex Nikon en 2026 ?

Oui, si vous avez déjà des objectifs en monture F, si vous privilégiez l’autonomie et le viseur optique, ou si vous achetez d’occasion.
Non, si vous partez de zéro et n’avez pas de contrainte de parc optique, un hybride Nikon Z sera plus évolutif.

Quelle est la différence entre APS-C et plein format chez Nikon ?

L’APS-C (DX) offre un recadrage x1,5 par rapport au plein format (FX). Concrètement : un 50 mm se comporte comme un 75 mm en DX. Les boîtiers APS-C sont moins chers, plus légers, mais offrent moins de bokeh naturel et une profondeur de champ plus grande à ouverture équivalente.

Peut-on utiliser les objectifs NIKKOR Z sur un reflex Nikon ?

Non. Les objectifs NIKKOR Z sont conçus pour la monture Z des hybrides. L’inverse est possible : les objectifs NIKKOR F (monture reflex) se montent sur les hybrides Z via la bague d’adaptation FTZ, sans perte de fonctions autofocus.

Le Nikon D850 est-il encore pertinent en 2026 ?

Oui. Son capteur 45,7 Mp, sa plage dynamique et son autofocus à 153 points restent compétitifs. Il se trouve désormais à prix attractif neuf ou d’occasion, ce qui le rend encore plus intéressant pour les photographes exigeants qui n’ont pas besoin de vidéo avancée.

Quel reflex Nikon choisir pour débuter ?

Le D5600. Léger, abordable, écran orientable : il concentre l’essentiel pour apprendre sans se disperser sur les réglages. Si votre budget le permet, le D7500 est un meilleur investissement sur la durée.

Acheter un reflex Nikon d’occasion en 2026

La gamme reflex Nikon est arrêtée. C’est une mauvaise nouvelle pour les fans de nouveauté, mais une excellente nouvelle pour le budget.

Les D7500, D780 et D850 se trouvent en occasion à des tarifs très inférieurs à leur prix de lancement, souvent auprès de photographes qui ont migré vers le Z. Vérifiez le compteur de déclenchements (moins de 50 000 pour un boîtier de loisir, moins de 100 000 pour un pro), l’état du capteur et du viseur. Le rapport qualité-prix de l’occasion Nikon n’a jamais été aussi bon.

En conclusion : quel reflex Nikon choisir ?

Votre reflex Nikon est fait pour durer, toutefois il vous faut savoir que cette gamme est arrêtée chez Nikon et que plus aucune nouveauté n’arrivera. Aussi il est important de choisir votre reflex en toute connaissance de cause.

Tous les reflex Nikon savent faire d’excellentes photos, la seule limite c’est vous.

Tous sont très performants et souvent plus que vous n’en aurez jamais besoin. Gardez cette idée en tête au moment du choix. Préférez un modèle d’une catégorie inférieure, moins cher, que vous équiperez de meilleurs objectifs (une belle focale fixe, par exemple).

Retenez également qu’il vaut mieux bien utiliser un modèle plus modeste en apparence que mal utiliser un modèle plus performant. C’est vrai avec les capteurs très riches en pixels qui imposent des contraintes à la prise de vue que certains photographes ont du mal à appréhender (45 Mp vs. 24 Mp par exemple et flou de bougé).

Plus d’infos sur la gamme Nikon reflex sur le site Nikon

Vous avez des questions, besoin de précisions pour savoir quel reflex Nikon choisir ? Laissez un commentaire en détaillant votre cas personnel et parlons-en !


Comment faire un effet de silhouette en photographie

Faire des photos avec un effet de silhouette est une façon de travailler votre créativité en jouant avec la lumière. L’effet de silhouette est simple à réaliser, il suffit de modifier l’exposition donnée par la mesure de lumière de votre appareil photo une fois que vous avez identifié le bon sujet.

Voici comment procéder et des exemples de photos.

Comment faire un effet de silhouette en photographie

Effet de silhouette, les principes

Faire des photos avec un effet de silhouette vous permet de développer votre pratique de la photographie, et, surtout, d’apprendre à maîtriser la lumière.

Cet effet nécessite en effet de modifier volontairement la mesure de lumière que votre appareil photo calcule, pour ajuster le rendu à votre guise.

Apprendre à faire un effet de silhouette est donc, indirectement, une façon d’apprendre à corriger l’exposition. Cela va vous servir pour toutes vos prises de vues par la suite car ajuster l’exposition est une des compétences à acquérir pour faire des photos plus intéressantes.

L’effet de silhouette consiste à placer votre sujet entre la source de lumière et vous, donc en contre-jour ou assimilé, de telle façon que le sujet reçoive peu ou pas de lumière frontale. Vous allez ensuite corriger l’exposition donnée par la cellule de votre appareil photo pour que votre sujet soit plongé dans l’ombre (donc sous-exposer).

Cette façon de photographier est contraire à ce que vous avez pu apprendre en photographie. On vous conseille souvent de vous placer entre le sujet et la source de lumière pour que le sujet bénéficie d’un éclairage flatteur. C’est bien l’inverse qu’il faut faire ici.

Vous allez alors créer des photos en jouant sur les formes et la lumière, suggérer plutôt que montrer. C’est une façon d’inciter le spectateur à s’interroger et à apprécier la dimension graphique de vos images si l’effet est réussi.

Comment faire un effet de silhouette en photographie

l’effet de silhouette est accentué par le cadre sombre autour du sujet
Nikon D750 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 – 56 mm – f/4 – 1/400 ème sec. – ISO 800

Gérer la lumière

Pour réussir un effet de silhouette, il faut ajuster l’exposition (en savoir plus sur l’exposition) sans tenir compte des réglages donnés par votre appareil photo.

Face à une source de lumière frontale, la cellule va en effet ajuster le couple ouverture/temps de pose pour faire en sorte que toutes les zones de l’image soient exposées au mieux. Or ce que vous cherchez à obtenir pour réussir l’effet de silhouette, c’est l’inverse. Vous voulez que votre sujet soit dans l’ombre tandis que l’arrière-plan est correctement exposé.

Vous obtiendrez un effet graphique intéressant si votre sujet est sombre, à vous alors d’ajuster le cadre et l’arrière-plan pour que la composition soit attirante.

Prenez soin de désactiver le flash de votre appareil photo, il ne doit pas se déclencher au risque de venir éclairer le sujet que vous voulez laisser dans l’ombre. Il en est de même pour toute source de lumière (lampe, phare, reflet, …) qui pourrait éclairer le sujet de façon trop directe.

Vous obtiendrez les meilleurs résultats lorsque le soleil est au niveau de l’horizon, il est alors plus facile de placer votre sujet face à lui. Si le soleil est trop haut, vous devrez trouver un sujet en hauteur, ou vous baisser pour respecter la règle de placement du sujet.

En début de matinée comme en fin de journée, la lumière solaire est plus agréable (voir la notion d’heure bleue) et vous pourrez faire des photos en jouant sur la couleur.

Comment faire un effet de silhouette en photographie

ici la très forte luminosité du soleil couchant impose de sous-exposer fortement, les couleurs du ciel rendent l’image intéressante
Nikon Z6 + AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VRII – 75 mm – f/2.8 – 1/8.000 ème sec. – ISO 100

Gérer le sujet

Tous les sujets ne conviennent pas pour jouer avec l’effet de silhouette. Choisissez des sujets qui vont bien se découper sur le fond lumineux, dont les formes sont bien visibles. Les portraits en pied, à quelques mètres de distance, donnent souvent de bons résultats. Les bâtiments, si leur taille permet de les cacher avec la lumière, sont de bons candidats aussi.

L’effet de silhouette suppose de pouvoir placer le sujet au bon endroit, s’il ne peut être déplacé c’est à vous de bouger, mais il se peut que cela ne fonctionne pas à tous les coups.

Retenez que plus votre sujet a des formes distinctes, plus l’effet sera réussi. Évitez les portraits de face par exemple, car la silhouette résultante ne sera pas agréable à regarder. De profil la même personne prendra une toute autre dimension.

Vous pouvez multiplier les sujets pour obtenir des images différentes : demandez à plusieurs personnes de se mettre côte à côte et de se tenir les mains, de tendre les jambes, de lever les bras, tout ce qui permet de créer des formes visibles est intéressant.

En photographie de paysage vous pouvez créer de belles images avec cet effet si vous jouez avec les formes :

  • la crête des sommets au loin,
  • des rochers ou des arbres,
  • des bâtiments sur fond de nature,

Lancez-vous et vous allez réaliser bien vite que les possibilités sont nombreuses. Plus vous essaierez, plus vous aurez de chances d’obtenir des images intéressantes car ça ne fonctionne pas à tous les coups. Un sujet peut bouger, la lumière peut varier d’un instant à l’autre, l’effet graphique peut s’avérer inintéressant au final. Ne vous découragez pas.

Pensez à choisir avec soin votre arrière-plan, plus il est uniforme et meilleur est le résultat. Cela va accentuer l’effet de bord sur le sujet, et donner une dimension encore plus graphique à l’ensemble.

Si l’arrière-plan n’est pas suffisamment dégagé, baissez-vous et intégrer une part de ciel plus importante dans le cadre, cela peut vous aider à masquer ce qui vous dérange.

Comment faire un effet de silhouette en photographie

j’ai profité d’une animation dans les arbres pour créer un effet de silhouette qui m’a permis de lever l’appareil et d’inclure le ciel dans mon cadre
Nikon D750 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 – 70 mm – f/4 – 1/4.000 ème sec. – ISO 200

Comment régler votre appareil photo

Je l’ai mentionné plus haut, il va vous falloir gérer l’exposition par vous-même et ne pas vous contenter de la mesure automatique donnée par votre boîtier.

Selon votre expérience et la connaissance que vous avez de la gestion de l’exposition, voici comment procéder.

En mode automatique

Si vous restez en mode automatique, sachez que l’appareil photo ne va pas vous faciliter la vie car il fait en sorte que l’ensemble du cadre soit exposé correctement, ce qui va à l’encontre de l’effet recherché.

Pour forcer l’appareil à assombrir le sujet, visez le ciel ou une zone très claire de la photo (pas le soleil directement qui est trop lumineux et pourrait endommager votre appareil), pressez à mi-course le déclencheur. La cellule va alors ajuster l’exposition pour cette zone. Recadrez sans relâcher le déclencheur pour mémoriser la mesure de lumière. Certains boîtiers offrent un peu plus de souplesse que d’autres en mode automatique, mais c’est assez contraignant en général.

Mode A / Mode S

Dans ces deux modes vous fixez l’ouverture (mode A) ou le temps de pose (mode S) et l’autre valeur est fixée par le boîtier. Vous avez possibilité, de façon simple, de corriger l’exposition résultante grâce au correcteur d’exposition dont disposent la plupart des boîtiers.

Faites la mesure de lumière comme vous le feriez de façon classique, corrigez l’exposition d’environ 2 stops (Ev, Il, en savoir plus) vers la sous-exposition, déclenchez.

Regardez le résultat sur l’écran arrière et ajustez en fonction de ce que vous voulez obtenir. Il n’y a pas de règle précise, chaque prise de vue est différente.

Une autre solution consiste à utiliser le bracketing d’exposition, cela vous permet de faire plusieurs photos identiques mais exposées différemment. Calez cette fonction pour que l’écart soit au moins de 1Ev entre chaque image.

Avec un reflex il vous faut multiplier les tentatives pour obtenir un résultat satisfaisant.

Ave un hybride à viseur électronique, il vous suffit de viser et d’ajuster l’exposition dans le viseur avant de déclencher quand le résultat vous convient, c’est beaucoup plus rapide et simple.

Pensez à utiliser le format RAW qui va vous permettre d’ajuster l’image finale, le JPG est moins souple pour cela si la prise de vue n’est pas idéale.

Comment faire un effet de silhouette en photographie

avec un mode expert et la correction d’exposition, j’ai pu m’assurer que le fond serait assez flou pour ne pas accrocher le sujet au premier plan
Nikon D3400 + AF-S Nikkor 70-300 mm f/4.5-6.3 – 255 mm – f/5 – 1/250 ème sec. – ISO 1.000

Mode M

En mode manuel vous devez ajuster l’ouverture et le temps de pose manuellement. Procédez comme ci-dessus. L’hybride s’avère là-aussi plus simple à utiliser puisque ce que vous voyez dans le viseur est l’image finale tandis que le viseur optique du reflex vous montre la scène à photographier sans augurer du résultat.

Avec un peu d’habitude, vous parviendrez à vos fins quel que soit le modèle d’appareil utilisé, et une fois de plus c’est en multipliant les essais que vous progresserez.

Comment faire un effet de silhouette en photographie

tout est permis quand il s’agit de faire une image atypique, ici j’ai volontairement joué sur la netteté du sujet pour obtenir une silhouette inhabituelle
Nikon Z7 + Nikkor 35 mm f/1.8 S –  f/8 – 1/80 ème sec. – ISO 800

La profondeur de champ

Pour obtenir un effet silhouette intéressant, il est important d’ajuster la profondeur de champ pour que les bords du sujet soient parfaitement nets.

N’hésitez donc pas à fermer l’ouverture au mieux quitte à monter en ISO si le temps de pose résultant ne vous convient pas.

Comment faire un effet de silhouette en photographie

pour conserver des détails dans l’arrière-plan, mieux vaut ajuster la profondeur de champ
Nikon Z7 + Nikkor 24-70 mm f/4 S – 70 mm – f/10 – 1/4.000 ème sec. – ISO 3.200

Le post-traitement

Bien que le résultat puisse être satisfaisant dès la prise de vue, vous obtiendrez de meilleurs rendus en traitant vos photos dans un logiciel de post-traitement. En RAW ce sera un passage obligé.

L’idée est de mettre en valeur la silhouette, ou les silhouettes, en adaptant l’équilibre général de la photo sans la dénaturer.

Ajustez l’exposition pour assombrir le sujet au besoin. Jouez sur le curseur des noirs si vous ne voulez pas assombrir l’ensemble de l’image, ou utilisez un filtre radial calé sur le sujet pour effectuer un traitement local.

Vous pouvez aussi augmenter la netteté sur le sujet s’il en manque, afin de rendre ses bords encore plus précis.

Selon la nature de l’arrière-plan, pensez à ajuster la balance des blancs et à jouer sur la colorimétrie pour que l’ensemble soit plus agréable. En augmentant la saturation du fond, vous renforcerez le rendu colorimétrique, ce qui mettra d’autant plus en valeur votre sujet noir.

Comment faire un effet de silhouette en photographie

en accentuant le rendu colorimétrique de la photo, je lui ai donné plus de caractère car la source de lumière artificielle ne procurait pas une aussi jolie lumière que le soleil
Nikon Z6 + Nikkor 24-70 mm f/4 S – 37 mm – f/4 – 1/25 ème sec. – ISO 6.400

A vous !

Faire un effet de silhouette est un bon moyen de vous amuser en faisant des photos, alors lancez-vous et montrez le résultat.

Vous pouvez le faire dans la section Critique photo du site, c’est le meilleur endroit pour recevoir des avis pertinents.

Si vous avez un compte Instagram, utilisez les tags #nikonpassion et #silhouettes pour donner à vos photos une chance d’être remarquée.

Vous avez des questions ? Laissez-les dans les commentaires.


Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : le jeu en vaut la chandelle !

Vous aimeriez utiliser un zoom polyvalent pour le reportage, la photo de rue,  le voyage ? Vous voulez éviter les modèles encombrants, lourds et chers comme les 14-24 mm f/2.8 ou les 12-24 un peu trop larges ? Voici le test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD, un zoom qui vient compléter la série des zooms experts à ouverture glissante de Tamron.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : le jeu en vaut la chandelle !

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique …

Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : présentation et contexte

Présenté durant l’été 2018, le zoom grand angle Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD se destine aux reflex 24 x 36 mm Nikon (et Canon). Il pourra bien sûr être utilisé sur un reflex à capteur APS-C, il cadrera alors comme un 25,5-52,5 mm, ce qui en fera un objectif polyvalent idéal pour de la photographie de rue et du reportage.

Sa plage focale peu commune, qui change des classiques 12-24 mm, est partagée avec l’AF-S Nikkor 17-35 mm f/2,8D IF-ED. Mais si la proposition de Nikon s’affiche à près de 2000 euros (au tarif officiel), celle de Tamron, avec son ouverture glissante, permet de réduire le tarif de vente à 650 euros.

Il est, d’après le constructeur, le compagnon idéal du zoom Tamron 35-150 mm f/2,8 Di VC OSD, avec lequel il partage une focale extrême, leur ouverture glissante f/2,8-4 et la technologie autofocus OSD (Optimised Silent Drive).

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Ce duo 17-35 mm + 35-150 mm f/2,8-4 est censé couvrir la majorité des besoins des photographes, quel que soit leur style, pour un encombrement et un tarif bien plus raisonnable. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, nous avons déjà vu que le 35-150 mm n’atteignait pas tout à fait son objectif (sans mauvais jeu de mot). Le 17-35 mm, quant à lui, remplit-il sa part du contrat ?

Pourtant présenté en premier, le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD passe entre nos mains après le 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD du même constructeur. Ainsi va la vie, les plannings de tests ne suivent pas forcément les plannings de lancement des produits, ce qui peut, parfois, contrecarrer certains plans marketing.

Si nous ne nous sommes toujours pas remis de la perplexité dans laquelle nous a plongé le 35-150 mm, ce n’est pas pour autant que nous abordons ce test du 17-35 mm avec un a priori négatif. Après tout, cela fait suffisamment longtemps que nous testons des objectifs pour savoir que, parfois, dans une même famille optique, il peut y avoir un modèle en retrait alors que juste à côté, une proposition d’apparence très proche se révèle au contraire être une véritable pépite. Voilà donc l’occasion de remettre la balle au centre et de repartir du bon pied.

Le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD propose, comme son nom l’indique, une plage focale atypique qui démarre suffisamment bas pour bénéficier d’un vrai grand angle et se termine suffisamment haut pour aborder la photographie de rue et le reportage avec une reproduction des perspectives proches de l’œil humain.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : le jeu en vaut la chandelle !

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : plage focale de 17 à 35 mm

Sa formule optique comporte 15 lentilles, dont deux asphériques et quatre LD (à faible dispersion) réparties en 10 groupes. Comme toutes les productions récentes de Tamron, il bénéficie de nombreux joints d’étanchéité en caoutchouc, même au niveau de la monture, pour prévenir de toute infiltration de poussières et d’eau.

Le revêtement BBAR permet de réduire les reflets parasites et le flare, et Tamron promet avoir mis tout plein de choses sympas à l’intérieur dans le but d’obtenir une homogénéité parfaite et un excellent niveau de contraste d’un bout à l’autre de l’image. En même temps, il est rare qu’un constructeur prétende le contraire…

Ce zoom grand angle, du fait de sa plage focale et de ses ouvertures maximales raisonnables (des bienfaits de l’ouverture glissante), revendique un poids de 460 grammes sur la balance. Bien plus intéressant, sa longueur maximale ne dépasse jamais les 95 mm (hors paresoleil) quelle que soit la focale, et ce bien qu’il ne soit pas à zooming interne.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Voilà qui est fort appréciable et apprécié quand le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD s’allongeait de dix bons centimètres entre ses deux focales extrêmes. Notez, au passage, que le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD a le très bon goût de disposer d’une distance minimale constante de 28 cm seulement, et ce quelle que soit la focale pour laquelle vous optez. Bien vu ! Enfin, les amateurs de filtres en tous genres devront adopter des modèles de 77 mm de diamètre s’ils désirent en utiliser sur cet objectif.

Focale / Ouverture maximale / Ouverture minimale

  • 17 mm – f/2,8 – f/16
  • 20 mm – f/3,2 -f/18
  • 24 mm – f/3,2 -f/18
  • 28 mm – f/3,5 – f/20
  • 35 mm – f/4 – f/22

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/2.8 – 1/250 ème – ISO 100

À qui se destine ce zoom 17-35 mm ?

Vous avez toujours rêvé d’un zoom grand angle mais trouvez que les 12-24 ou 14-24 mm sont un peu trop larges ? Vous aimez la photographie de rue au 35 mm mais manquez parfois de recul et/ou aimeriez embrasser une scène plus large ? Vous aimez la photographie au grand angle mais votre budget est très serré ? Alors ce Tamron est fait pour vous.

Les plus attentifs noteront que le même constructeur propose aussi un 15-35 mm f/2,8 SP Di VC USD, mais à environ 1200 euros, ce dernier est près de deux fois plus cher que le 17-35 mm f/2,8-4. En fait, le concurrent le plus proche est le Tokina Opera 16-28 mm f/2,8, vendu 750 euros, qui offre l’avantage d’une ouverture f/2,8 constante, mais avec une plage focale plus réduite et donc une moindre polyvalence.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/5.6 – 1/500 ème – ISO 100

Même si ce Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD peut être utilisé sur un reflex Nikon DX à capteur APS-C, nous préférons dans ce cas précis vous orienter vers le Sigma 18-35 mm f/1,8 DC HSM | Art, à peine plus cher mais bien plus lumineux. Attention toutefois : ce Sigma ne couvre pas les capteurs 24 x 36 mm, information à garder à l’esprit si vous comptez, dans un avenir plus ou moins proche, faire l’acquisition d’un reflex Nikon FX à capteur 24 x 36 mm.

Qualité de construction et prise en main

Nous ne nous lasserons jamais de vanter la qualité de construction des objectifs Tamron lancés depuis 2015, avec leur fameuse « Human Touch ».

Le zoom 17-35 mm du jour ne déroge pas à la règle. Les finitions sont irréprochables, du grain du fût métallique jusqu’à la texture des bagues en caoutchouc, sans oublier la petite lèvre formée par le joint de monture, toujours du meilleur effet. La compétition entre opticiens a du bon !

Bien sûr, pour garder le tarif le plus bas, plusieurs concessions ont été nécessaires. Ainsi, d’une part, le paresoleil est-il juste cannelé à l’intérieur et non pas doublé de velours, quand d’autre part l’objectif est livré sans petit pochon textile de protection.

À n’en pas douter, posséder un objectif Tamron en 2019 a désormais quelque chose de gratifiant et esthétique. En plus, il paraît que l’on fait de meilleures photos avec un matériel que l’on trouve joli. Après tout, Ettori Bugatti lui-même n’a-t-il pas déclaré que plus une voiture était belle, plus elle allait vite ?

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/4 – 1/160 ème – ISO 100

Du point de vue du gabarit et du poids, monté sur un Nikon D750, l’ensemble est équilibré et tient bien en main. Comme l’objectif est dépourvu de stabilisation, le seul commutateur que vous trouverez sur le flanc gauche est celui permettant de basculer de la mise au point manuelle à l’automatique.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Le fait que le zoom ne change pas de taille en fonction de la focale utilisée est un véritable plus. La large bague de zooming est très agréable à manipuler mais difficile d’en dire autant de celle de mise au point.

Cela est dû à la technologie retenue par Tamron, baptisée OSD (« Optimised Silend Drive ») basée sur un moteur pas à pas et un train d’engrenage. De fait, en mode AF, la friction est forte lorsque vous désirez ajuster le point manuellement (c’est peu agréable mais possible) et le demeure en mise au point manuelle (même si la manipulation est un peu plus souple que sur le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD).

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/5.6 – 1/200 ème – ISO 100

L’avantage avec ce mécanisme, c’est que vous bénéficiez de véritable butées mécaniques de part et d’autre de la plage de mise au point, c’est à dire à 28 cm et à l’infini. C’est, au passage, l’occasion de regretter l’absence de graduation de la distance de mise au point, ce qui, pour ce genre de grand angle, aurait été très pratique. À ajouter dans la prochaine itération.

Autofocus

OSD, c’est un très joli nom marketing pour évoquer une technologie autofocus qui existe depuis pas mal de temps déjà, celle des moteurs pas à pas avec engrenage. Donc, même s’il est, littéralement, « optimisé pour le silence », le moteur du Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD demeure, dans les faits, audible. Mais cela reste tout à fait supportable, voire imperceptible en extérieur.

Le zoom étant plus compact que le 35-150 mm f/2,8 Di VC OSD, il a bien moins d’efforts à produire, d’autant plus que les focales plus courtes augmentent mécaniquement la profondeur de champ, donc diminuent la précision nécessaire.

Globalement l’autofocus du Tamron 17-35 mm f/2,8-4 s’en sort bien lorsque la luminosité est bonne et que le sujet n’a pas trop la bougeotte. Lorsque la lumière faiblit, par contre, il faudra se montrer un peu plus patient mais dans l’ensemble, ce zoom reste très utilisable. Tant que vous ne faites pas de photographies sportives.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/6.3 – 1/80 ème – ISO 100

Stabilisation

Éternel débat : un objectif grand angle a-t-il besoin d’être stabilisé ? À cette question, Tamron apporte une réponse pragmatique : cela dépend de votre budget.

Si vous voulez absolument un zoom grand angle stabilisé, tournez-vous vers le 15-30 mm f/2,8 Di VC USD G2, mais il vous en coûtera 1200 euros pour votre reflex Nikon FX.

Si votre budget est plus réduit, il faudra vous contenter de ce 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD et vous priver de stabilisation optique. Notez que, en théorie, il est possible de l’utiliser sur un hybride Nikon Z 6 ou Z 7, dont les capteurs sont stabilisés, mais ce zoom n’est pas optimisé pour cet usage.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/5.6 – 1/10 ème – ISO 100

La question qui se pose donc est assez simple : peut-on survivre, avec cet objectif, sans stabilisation ? Réponse simple : oui. Et même, très bien. Ainsi est-il possible de capturer des images à main levée à 1/10s au 35 mm (la focale potentiellement la plus problématique).

Pour peu que vous ne trembliez pas, il n’y a donc aucune difficulté à exploiter ce zoom aux vitesses lentes à main levée en dessous de la règle 1/focale.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/2.8 – 1/10 ème – ISO 12.800

Performances optiques : vignettage, pique et homogénéité

Le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD réussit l’exploit de vignetter fortement, à toutes les ouvertures, et à toutes les focales. Oui. Même au-delà de f/11, et jusqu’à f/22. La correction automatique du vignettage en interne appliquée aux JPEG limite à peine la casse par rapport aux fichiers RAW bruts.

Compte tenu du fait qu’un zoom grand angle a plutôt tendance à servir pour du portrait, de l’architecture et du reportage de rue, ce vignettage peut s’avérer esthétiquement gênant sur les grands aplats de couleurs (des façades, des cieux). Heureusement, le vignettage est aussi l’un des défauts optiques les plus faciles et rapides à corriger en post-traitement.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/5.6 – 1/640 ème – ISO 500

Ce souci de vignettage est d’autant plus dommage puisqu’en termes de piqué et d’homogénéité le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD fait partie des bons élèves. Très bon au centre à toutes les ouvertures et toutes les focales, il fait déjà preuve d’une belle homogénéité dès f/2,8, et cela va en s’améliorant en fermant peu à peu. Seuls les coins laissent à désirer mais, compte tenu des angles de champs couverts, cela demeure acceptable.

Le travail des ingénieurs opticiens est vraiment remarquable, surtout en conservant une certaine compacité. À ce tarif là, le rapport qualité/prix est vraiment très satisfaisant et un petit tour sur votre logiciel de retouche préféré vous fera vite oublier le désagrément du vignettage.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/5.6 – 1/4.000 ème – ISO 500

Performances optiques : distorsion

Les objectifs grand angle sont plus sujets à la déformation et, en termes de conception optique, les zooms grand angle sont une gageure. Surtout lorsqu’il faut serrer les prix. Ce qui est le cas du Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD. Ici, la déformation est nettement visible aux focales extrêmes : en barillet au 17 mm, en coussinet au 35 mm.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/4 – 1/160 ème – ISO 100

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/4 – 1/250 ème – ISO 100

Performances optiques : flare, rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Le traitement BBAR visant à réduire les reflets parasites (et augmentant donc le contraste) est indispensable sur ce genre de zoom grand angle, plus naturellement enclin à attraper toutes les sources lumineuses qui entreraient, volontairement ou non, dans le champ.

Force est de reconnaître que le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD s’en sort avec les honneurs lorsqu’il s’agit de déjouer le flare. De leur côté, les aberrations chromatiques sont très bien contenues et nous n’en avons pas à déplorer avec les 24 Mpx de notre Nikon D750 de test.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/4 – 1/1.000 ème – ISO 100

Du côté du rendu des couleurs, nous sommes malheureusement dans l’incapacité de trancher puisque que notre boîtier de test, un Nikon D750 en firmware Ver.1.15 avait des soucis de balance des blancs, ce que nous avons confirmé en lui associant d’autres objectifs (dont des Nikon). De manière aléatoire, même en balance automatique et Picture Control standard, l’image tirait soudain au vert, aussi bien en intérieur qu’en extérieur.

Un rattrapage de la colorimétrie sous Lightroom permet cependant de rendre justice à l’objectif, qui délivre alors des images neutres, contrastées, avec des ombres un peu denses. Bref, un rendu moderne et japonais passe partout que vous pourrez moduler à votre guise et selon vos préférences esthétiques. Clairement, Tamron laisse Tokina s’aventurer seul, avec son Opera 16-28 mm f/2,8, sur le terrain des rendus « à l’ancienne » et pleins de personnalité.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/2.8 – 1/3.200 ème – ISO 100

Rendu optique : profondeur de champ

Avec une plage focale de 17 à 35 mm, le diaphragme sert plus ici à gérer l’exposition que la profondeur de champ. En combinant cela aux ouvertures maximales relativement modestes (f/2,8 à 17 mm, f/4 à 35 mm) ainsi qu’aux seulement 7 lamelles du diaphragme, il va sans dire que le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD ne prétend pas être le roi du bokeh. De toutes manières, ce n’est pas son rôle.

Par contre, de l’autre côté du spectre, il est très légitime sur les grandes profondeurs de champ et pour le travail à l’hyperfocale : une double graduation de la distance de mise au point et de la profondeur de champ auraient été bienvenues et lui aurait conféré un plus ergonomique non négligeable.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/2.8 – 1/60 ème – ISO 500

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 350mm – f/4 – 1/13 ème – ISO 500

Le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD peut vous intéresser si :

  • vous cherchez, avec un budget serré, un zoom grand angle pour votre reflex FX,
  • vous désirez un zoom grand angle « compact », plus léger et moins encombrant, qu’un zoom grand angle f/2,8 constant,
  • vous pratiquez la photographie de paysage, d’architecture et le reportage de rue,
  • vous cherchez un complément grand angle polyvalent pour seconder votre 50 mm lumineux.

Le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un autofocus rapide et silencieux,
  • vous exigez des images JPEG parfaites directement à la sortie du boîtier,
  • vous êtes intransigeant sur la distorsion géométrique, notamment si vous êtes un adepte d’architecture,
  • vous utilisez un reflex Nikon DX à capteur APS-C.

Toutes les photos de ce test en pleine définition en cliquant sur la photo ci-dessous :

Test Tamron 17-35 mm f/2.8-4

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : ma conclusion

Si le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD nous avait laissé perplexes, son grand frère Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD redore le blason de la lignée et se révèle même plutôt attachant avec de nombreux arguments à faire valoir.

Pour ce zoom grand angle, Tamron a opté pour une plage focale et une ouverture glissante très judicieuses. Le 17 mm est suffisamment large pour passer pour un ultra grand angle tout en demeurant simple à maîtriser : contrôler son horizontalité est aisé et, comme il est suffisamment large mais pas trop, les éléments parasites pouvant entrer dans le cadre de manière impromptue sont faciles à gérer.

Les focales intermédiaires classiques (20 mm, 24 mm, 28 mm) ont fait leurs preuves. Enfin, le 35 mm, bien connu, apporte une respiration vers le haut qui ajoute à la polyvalence de l’ensemble. Le choix d’une ouverture glissante et l’absence de stabilisation permettent de former un ensemble très compact dont les dimensions demeurent constantes quelle que soit la focale utilisée : vraiment pratique !

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/8 – 1/50 ème – ISO 500

En termes de performances optiques pures, Tamron a dû trancher dans le vif afin de maintenir un prix de vente aussi bas que possible – car il faut bien rappeler que nous avons affaire à un objectif couvrant les capteurs 24 x 36 mm et ouvrant à f/2,8 au maximum.

La stratégie du constructeur est donc assez simple, mais efficace : d’une part corriger dans le dur, via la conception de la formule optique, le choix des lentilles, l’application des divers traitements de surface (fluorine, BBAR), ce qui est très compliqué à corriger de manière logicielle ; d’autre part laisser subsister certains défauts certes très visibles mais aisément rattrapables en post-traitement, suivant alors la tendance de la photographie computationnelle.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/4 – 1/500 ème – ISO 500

Ainsi le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD s’en sort la tête haute en ce qui concerne le pouvoir résolvant, l’homogénéité, la réduction du flare et des images fantômes, mais se montre plus laxiste avec la distorsion et le vignettage, qui part dans tous les sens, mais que deux clics sur un ordinateur permettent de corriger.

Enfin, et toujours afin de ne pas gonfler la facture finale pour le photographe, le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD fait l’impasse sur la stabilisation, dont on se passe aisément, et une motorisation qui ne brille ni par sa vitesse, ni par son silence, mais fait le travail.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/2.8 – 1/50 ème – ISO 12.800

Faut-il adopter ce Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD ?

Si vous avez un budget serré, utilisez un reflex Nikon FX (ou comptez y passer), et si cela ne vous dérange pas de passer un peu de temps en post-traitement (mais pas tant que ça) pour rattraper le vignettage et la distorsion, et, bien sûr, si vous êtes en quête d’un zoom grand angle compact : foncez.

Le jeu en vaut  vraiment la chandelle, surtout si vous le combinez à un 50 mm f/1,8. À ce prix là, vous n’aurez guère d’alternative.

Par contre, si vous n’utilisez qu’un reflex Nikon DX à capteur APS-C et ne comptez pas basculer vers du 24 x 36 mm, vous pouvez faire l’impasse et vous tourner vers l’indétrônable Sigma 18-35 mm f/1,8 DG HSM | Art.

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Comment bien utiliser le Nikon Z 6 et le Nikon Z 7 : les guides de Vincent Lambert

Vous avez craqué pour le Nikon Z 6 ou le Nikon Z 7 mais parcourir le manuel Nikon vous rebute ? Vous préférez aller droit au but et obtenir les réponses à vos questions sans fouiller parmi des centaines de pages ? Vincent Lambert s’est remis au travail pour vous proposer deux guides vous permettant de bien utiliser le Nikon Z 6 et le Nikon Z 7.

Comment bien utiliser le Nikon Z 6 et le Nikon Z 7 : les guides de Vincent Lambert

Ce guide version Nikon Z 6 …

Ce guide version Nikon Z7 …

Bien utiliser le Nikon Z 6 et le Nikon Z 7

A l’inverse du manuel Nikon commun aux deux hybrides Nikon Z 6 et Z 7 tant ils sont proches, ou du guide de Bernard Rome paru chez Dunod, Vincent Lambert a opté pour deux ouvrages distincts. La majeure partie du contenu est identique, en toute logique et à quelques différences de mise en page près, la différence porte sur l’autofocus et la définition de chaque boîtier.

Si vous n’avez qu’un seul de ces deux boîtiers, choisissez le guide correspondant. Si vous avez un Z 6 et un Z 7 (veinard !), vous trouverez de quoi les régler correctement dans chacun des livres, n’achetez pas les deux.

Ces deux guides ont subi une opération de simplification par rapport aux précédents ouvrages du même auteur comme « Comment photographier avec le Nikon D500« . Le découpage des différentes notions en 72 fiches rend l’ensemble plus lisible, tandis que les différentes parties de chaque guide sont pensées pour vous autoriser un accès direct à la bonne information :

  • découvrir le Nikon Z 6 / Z 7,
  • configurer le Nikon Z 6 / Z 7 pour bien débuter,
  • savoir régler l’autofocus et utiliser les aides à la mise au point,
  • savoir régler l’exposition et ses fonctions avancées,
  • bien utiliser les Picture Control et les formats de fichiers,
  • bien utiliser la vidéo,
  • bien utiliser un flash Cobra de reportage ou un flash de studio.

[su_frame][/su_frame]Il manque dans cette liste les chapitres relatifs aux accessoires, à la post-production ainsi que les exemples de réglages qui clôturaient les précédents guides. Le nombre de pages est à la baisse également passant d’environ 275 (Nikon D500) à 185. Ceci a permis à l’éditeur de maintenir le tarif à 26 euros, celui-ci étant directement influencé par le nombre de pages à imprimer. Il est toutefois dommage que des informations utiles à certains utilisateurs ne figurent plus dans ces ouvrages.

Comment bien utiliser le Nikon Z 6 et le Nikon Z 7 : les guides de Vincent Lambert

Qu’allez-vous apprendre avec ces guides ?

Un appareil photo hybride ne fonctionne pas comme un appareil photo reflex. Les modes de visée différent, les modes de déclenchement aussi.

Dans la famille Nikon, les modes autofocus des hybrides Nikon Z 6 et Z 7 présentent plusieurs différences majeures avec ceux des reflex, tandis que les fonctions vidéo sont plus riches sur les hybrides.

Si vous venez du monde du reflex Nikon

[su_frame][/su_frame]Vous allez apprendre à utiliser les fonctions spécifiques d’un hybride, les différences par rapport à un reflex et comment adapter ce que vous savez des reflex Nikon à l’hybride.

Vous apprendrez par exemple à utiliser la visée électronique et les modes de mise au point comme celui qui vous permet de suivre le sujet. Sachez que le mode autofocus Eye-AF est décrit puisque ces guides sont sortis après l’arrivée de la mise à jour firmware apportant l’Eye-AF.

Vous allez également apprendre à utiliser la mise au point manuelle, le mode focus peaking et le mode loupe, l’éclairage au flash et la vidéo.

Comment bien utiliser le Nikon Z 6 et le Nikon Z 7 : les guides de Vincent Lambert

Si vous venez du monde de l’hybride autre que Nikon

Vous allez faire connaissance avec la logique Nikon, celle des menus comme celle des modes de fonctionnement :

  • autofocus,
  • exposition,
  • rendu de l’image,
  • vidéo,
  • flashs,
  • paramétrage du boîtier.

Comment bien utiliser le Nikon Z 6 et le Nikon Z 7 : les guides de Vincent Lambert

Gagner du temps et éviter les erreurs

L’intérêt de ces guides pratiques est de vous faire gagner du temps en évitant les erreurs les plus grossières. Vincent Lambert est rodé à l’exercice de l’apprentissage des boîtiers Nikon. Ce photographe professionnel (en savoir plus) est aussi formateur à la Nikon School pour les cours reflex et hybrides. Il a compilé dans chaque section de ces guides ce qu’il faut :

  • connaître,
  • comprendre,
  • régler,
  • utiliser,
  • oublier.

Les nombreuses illustrations vous permettent de faire le lien entre le guide et votre boîtier, les photos présentées en exemple sont des illustrations du résultat à attendre si vous suivez les consignes de l’auteur.

Comment bien utiliser le Nikon Z 6 et le Nikon Z 7 : les guides de Vincent Lambert

Mon avis sur les guides Nikon Z 6 et Nikon Z 7 de Vincent Lambert

Si l’on met à part le nombre de pages en baisse pour un tarif constant, et les notions périphériques non abordées dans les deux déclinaisons de ce guide, nous n’en sommes pas moins en présence d’un ensemble pertinent et fidèle à ce que l’auteur nous a proposé par le passé.

Les notions présentées le sont avec justesse et précision, le langage employé est à la portée de tout photographe amateur comme plus expert. La mise en page et la structure de chaque guide vous aident à trouver rapidement l’information requise. Vous réglez votre boîtier (et vos problèmes) sans trop d’hésitations (un guide ne remplace jamais l’expérience personnelle mais il la facilite).

Les hybrides Nikon apportant de nombreuses évolutions par rapport à leurs homologues reflex, impliquant de nouveaux comportements de la part des utilisateurs, un tour d’horizon de ce qu’il vous faut savoir pour utiliser un Nikon Z 6 ou son grand frère le Nikon Z 7 n’est pas inutile. Ces deux guides vont vous permettre de faire ce tour d’horizon vite et bien.

Ce guide version Nikon Z 6 …

Ce guide version Nikon Z7 …


Luminar 4 : faciliter le post-traitement, intégrer la retouche photo et étendre les possibilités créatives 

Skylum, l’éditeur du logiciel Luminar, a annoncé au début de l’été 2019 la prochaine évolution de ce logiciel, Luminar 4. Depuis, Skylum présente une à une les nouvelles fonctions majeures de cette version 4.

J’ai eu l’occasion d’échanger avec le CEO (Chief Executive Officer, Directeur général et fondateur) de Skylum à Paris ces derniers jours et d’avoir une présentation de Luminar 4 que j’utilise depuis en version beta. Voici ce qu’il faut savoir sur cette version à venir à l’automne, comment elle va simplifier le post-traitement, quelles possibilités elle va vous apporter et, aussi, quelle stratégie développe Skylum face à la concurrence.

Luminar 4 : faciliter le post-traitement, intégrer la retouche photo et étendre les possibilités créatives 

En savoir plus sur la version 4 de Luminar …

Luminar 4 : une nouvelle plateforme de post-traitement

C’est en échangeant de vive voix avec Alex Tsepko, le CEO de Skylum, que j’ai découvert Luminar 4 et pu comprendre quelle stratégie l’éditeur met en oeuvre pour développer son offre de post-traitement.

Plus que cette nouvelle version du logiciel que je teste depuis quelques jours, c’est la stratégie de Skylum qu’il m’importait de comprendre : quel avenir pour ce logiciel, quel positionnement face à la concurrence (Lightroom principalement), qu’est-ce que Skylum compte faire pour ses utilisateurs avec cette nouvelle version, que signifie l’intégration de briques d’intelligence artificielle dans ce logiciel ?

L’avenir de Luminar : plus simple, plus performant, intégrable

Si vous avez découvert Luminar comme moi il y a deux ans ou plus, vous savez que la version Luminar 2017 a été remplacée par Luminar 2018, elle-même remplacée début 2019 par Luminar 3. Cette nouvelle numérotation, plus simple, va être à nouveau utilisée pour la prochaine version de Luminar, Luminar 4, attendue à l’automne 2019.

Vous savez aussi que Skylum a fait le pari de proposer des approches différentes d’une version de Luminar à une autre. A l’inverse de Lightroom qui évolue de versions en versions en se voyant complété de nouvelles fonctions qui ne remettent pas en cause l’architecture et les fonctionnalités existantes, Luminar évolue en profondeur à chaque nouvelle version majeure.

Luminar 3 a perdu plusieurs des fonctions de Luminar 2018 mais intégré un DAM (Digital Asset Management) ou gestionnaire de catalogue, pour devenir un outil plus complet.  Luminar 4 va prendre le relais en proposant une nouvelle approche et une nouvelle plateforme à nouveau.

Si cela peut vous paraître étonnant, sachez que de nombreux éditeurs de logiciels ont pour habitude de remanier ainsi leurs offres de versions majeures en versions majeures. C’est d’autant plus vrai depuis l’arrivée des logiciels utilisant le Cloud et disposant d’applications mobiles. Ce que ne propose pas Luminar 4 pourtant, mais lisez la suite.

De façon plus concrète, Luminar 4 va s’appuyer sur le moteur de développement de Luminar 3, remanié et optimisé, tout en offrant une ergonomie différente. Là où il faut superposer couches et filtres pour traiter un fichier RAW dans Luminar 3, ce qui s’avère parfois complexe pour les plus débutants, il suffira de sélectionner les fonctions requises dans l’interface de Luminar 4 pour voir les traitements correspondants appliqués.

N’ayant pas encore la possibilité de faire des tutoriels vidéos sur cette version 4 beta (elle n’est pas publique), je ne peux que vous demander de me croire et vous confier pour le moment que la logique est bien plus simple.

Vers un post-traitement plus intuitif

Avec Luminar 4, Skylum développe une approche orientée résultat plutôt qu’outils (« user centric » vs. « tool centric »). Autrement dit, là où il vous faut apprendre à quoi sert chaque outil dans Luminar 3 (comme dans Lightroom et d’autres) avant de traiter vos fichiers, avec Luminar 4 il vous suffira de savoir ce que vous voulez obtenir … pour l’obtenir.

Exemple : vous voulez donner à un portrait un rendu plus lumineux, nettoyer les défauts de la peau, corriger les yeux rouges et mettre les lèvres en évidence ? Dans un logiciel traditionnel il vous faut savoir quels outils utiliser, apprendre à les maîtriser (outils de traitement global, de retouche locale, de clonage, de déformation des volumes).

Avec Luminar 4 l’approche sera bien plus simple : vous utiliserez les fonctions d’amélioration d’un portrait, ce qui consistera à déplacer quelques curseurs identifiés de façon claire (« éclairage du portrait », « réduction des yeux rouges », « amincissement du visage », …)  tout en vérifiant que le résultat vous satisfait, sans avoir à chercher quel est l’outil à utiliser et comment il s’utilise.

Les puristes diront que c’est une approche réductrice qui ne facilite pas l’apprentissage du post-traitement, les utilisateurs moins experts (ou plus pressés) trouveront là matière à sublimer aisément et rapidement leurs images. Au final ce qui compte n’est-il pas d’obtenir le résultat attendu rapidement et facilement ?

Luminar 4 : l’intégration de l’intelligence artificielle, un mal pour un bien ?

Principe et limites

Je n’ai jamais aimé l’expression « Intelligence artificielle » (IA pour les intimes) que je trouvais vide de sens depuis que l’on en parle en informatique. Si c’est artificiel ce n’est « pas conforme à la réalité » et en photo c’est la porte ouverte à tout et n’importe quoi. J’ai toujours préféré développer ma propre intelligence (!) qu’utiliser celle d’un ordinateur dont je ne connaissais pas les codes.

J’ai commencé à changer d’avis avec les premières déclinaisons des moteurs d’intelligence artificielle comme Sensei chez Adobe, intégré à Lightroom. Ces nouveaux moteurs laissent l’utilisateur garder le contrôle mais accélèrent les traitements et les facilitent. Plus rapide et plus simple, ce n’est pas pour me déplaire.

Dans Luminar 4 j’ai pu faire ce constat : je sais intervenir sur le rendu proposé par le moteur d’IA, en observant le résultat proposé et en l’adaptant à ma guise. Vous allez me dire que cela peut se faire de la même façon avec les outils traditionnels et vous aurez raison. La différence majeure ici, c’est que l’intelligence artificielle effectue à notre place des traitements avancés, coûteux en temps et demandant des compétences pointues.

Remplacer un ciel

Certains vont crier au scandale car remplacer un ciel, c’est du graphisme, de la retouche photo, de la triche et en aucun cas un simple post-traitement. Je suis d’accord, mais reconnaissez aussi que quand vous faites des photos par temps maussade, que le ciel uniforme, souvent surexposé, transforme vos souvenirs de vacances en aplat de gris, vous n’êtes pas aux anges.

Certains diront que « la photo c’est comme ça, on fait avec ce que l’on a » tandis que d’autres diront « c’est vrai, mais mes souvenirs de vacances n’ont pas de prix et j’aimerais bien avoir des images plus sympas ».

Avec la fonction de remplacement de ciel de Luminar 4, vous n’allez pas vous transformer en serial photoshoppeur (c’est possible mais à éviter), mais vous allez pouvoir redonner un peu de vigueur à vos images dont les ciels sont quelconques. C’est vous qui fixez les règles : quel type de rendu vous souhaitez pour votre ciel, avec quelle colorimétrie et quelle intensité.

L’exemple ci-dessous vous montre ce qu’il est possible de faire en quelques secondes :

Luminar 4 IA Remplacement de ciel

Luminar 4 : avant traitement du ciel par le module « IA Remplacement du ciel »

Luminar 4 IA Remplacement de ciel

Luminar 4 : après traitement du ciel par le module « IA Remplacement du ciel »

Améliorer un portrait

Un portrait mérite souvent quelques retouches légères pour être plus agréable, sans tomber dans les excès de la photo de mode et de la retouche beauté.

Avec Luminar 4, en quelques clics, vous donnez à un portrait un rendu satisfaisant sans dénaturer le résultat. Certaines fonctions comme la modification du visage sont possibles (ne pas en abuser !), cela se fait en quelques clics alors qu’il faut une connaissance approfondie de Photoshop pour faire de même.

Luminar 4 : avant traitement du portrait par le module « IA Portrait »

Luminar 4 : après traitement du portrait par le module « IA Portrait »
nettoyage de la peau, éclaircissement, accentuation de la structure, amincissement du visage (pour la démo !)

Je vous propose la démo officielle Skylum pour en voir plus, elle illustre mieux que mes photos la correction d’un portrait mode/life style :

Ajuster la structure de certaines zones uniquement

Vous avez déjà utilisé le curseur de clarté et de texture de votre logiciel ? Ces outils permettent d’accentuer les détails dans l’image, mais leur principal inconvénient est qu’ils modifient toute l’image quelle que soit la zone que vous souhaitiez traiter initialement. il faut alors utiliser des masques, c’est plus long.

Dans Luminar 4 vous allez pouvoir modifier la structure d’une zone particulière sans que le reste de l’image ne soit modifié. C’est l’intelligence artificielle qui analyse l’image, détecte les zones qui ne doivent pas bénéficier d’un surplus de structure (par exemple les zones sombres pour lesquelles le bruit peut monter) et n’ajuste que celles qui le méritent. Vous pouvez ajuster l’effet et décider du rendu final, ce type de traitement est rapide et simple à appliquer.

Luminar 4 IA structure

Luminar 4 : avant traitement par le module « IA Structure »

Luminar 4 IA structure

Luminar 4 : après traitement par le module « IA Structure »
le logiciel a augmenté la structure sur les rochers et l’eau sans toucher au personnage

De Luminar 3 à Luminar 4

Skylum dévoile petit à petit les fonctions avancées de Luminar 4 (j’en teste certaines dont je n’ai pas encore le droit de parler), et s’assure en parallèle que les performances du logiciel ne souffrent pas de l’intégration de ces éléments. La dernière version de Luminar 3 a bien amélioré la réactivité du logiciel qui s’avère désormais suffisamment fluide et rapide pour être utilisé au quotidien sans peine si votre ordinateur est au niveau. Luminar 4 devrait améliorer encore ces performances, je le constate sur ma machine de test en version beta (donc non finalisée).

Tout comme lors du passage de Luminar 2018 à Luminar 3, Skylum a mis en oeuvre une politique tarifaire facilitant la migration :

  • la précommande de Luminar 4 vous permet de disposer du logiciel à un tarif préférentiel dès qu’il sera annoncé,
  • la migration de Luminar 3 à Luminar 4 sera moins onéreuse que le premier achat du logiciel,
  • la cohabitation de Luminar 3 et 4 sera rendue possible, avec un tarif préférentiel si vous souhaitez utiliser les deux.

Faut-il choisir Luminar 4 ?

Si Luminar a été annoncé courant 2018 comme un possible concurrent de Lightroom, sachez que ce n’est pas la stratégie de Skylum en 2019 que d’aller dans cette direction et de proposer un offre identique.

Skylum a très bien compris que Lightroom a 10 ans d’avance, que certaines fonctions (comme le catalogue) sont très complexes à réaliser et qu’il leur faudrait des années pour faire aussi bien.

D’autres développements demandent une architecture et des services que seul Adobe sait proposer aujourd’hui (par exemple les applications mobiles et la synchronisation cloud, les fonctions de galeries en ligne, la gestion et l’hébergement de votre site web, …).

Luminar 4 n’est donc pas pensé comme un concurrent de Lightroom mais comme un complément qui offre des fonctions uniques. Luminar Flex annoncé en début d’année allait déjà dans ce sens, Flex offre des plugins pour Lightroom et Photoshop et utilise le moteur de Luminar 3 pour traiter les photos gérées dans le catalogue Lightroom Classic.

Si j’en crois ce qui m’a été confié, Skylum ne souhaite pas proposer de services cloud et d’applications mobiles dans un avenir proche ni un gestionnaire de catalogue aussi évolué que celui de Lightroom. L’éditeur préfère compléter l’offre Adobe, être partenaire plutôt que concurrent.

Luminar 4 va vous intéresser si :

  • vous utilisez déjà Luminar 3 et souhaitez disposer des fonctions d’intelligence artificielle à venir,
  • vous utilisez Luminar 2018 ou Luminar 3 avec peine car l’apprentissage est complexe,
  • vous souhaitez un logiciel de traitement RAW simple à utiliser mais performant,
  • vous êtes plus attaché au résultat qu’à la méthode pour l’atteindre,
  • vous maîtriser le classement et le tri de vos photos dans un environnement indépendant (Windows, MacOS, outil dédié) et n’utilisez pas de catalogue évolué,
  • vous ne voulez pas d’un abonnement mensuel.

Luminar 4 va moins vous intéresser si :

  • vous utilisez Lightroom Classic sans difficulté et sans autres besoins,
  • vous voulez disposer d’un catalogue évolué,
  • vous maîtrisez Photoshop pour la retouche avancée,
  • l’abonnement mensuel ne vous dérange pas,
  • vous préférez traiter vos images pas à pas en combinant les outils techniques plutôt que d’utiliser des automatismes évolués.

Je vous laisse réagir via les commentaires, je peux répondre à certaines questions sur Luminar 4 mais pas à toutes encore, tentez votre chance !

En savoir plus sur la version 4 de Luminar …


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