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Nikon Z 8 : nouveauté Nikon 2023, il a tout du grand, sauf le poids et le prix, première prise en mains

Attendu par les amateurs, experts et pros qui n’ont pas encore franchi le pas vers le Nikon Z 9, le Nikon Z 8 vient compléter la gamme d’hybrides Nikon en reprenant la plupart des capacités de son grand frère dans un format plus compact, plus léger et plus accessible.

Voici une première présentation du Nikon Z 8, l’hybride qui a tout pour devenir le plein format le plus convoité de la gamme Nikon et le digne successeur du reflex Nikon D850.

MàJ : liste détaillée de ce qui manque au Z 8 par rapport au Z 9 et précisions sur le choix des cartes SD et CFexpress.

Nikon Z 8 : il a tout du grand, sauf le poids et le prix, présentation et première prise en mains

Cet hybride Nikon est disponible chez La Boutique Photo Nikon, revendeur spécialisé

Cet hybride Nikon chez Miss Numerique

Cet hybride Nikon à la FNAC

Nikon Z 8 : une filiation évidente, le nouveau fer de lance de la gamme

Le Nikon Z 8 est un Nikon Z 9 auquel a été retiré l’emplacement pour batteries qui fait du Z 9 un monobloc, la prise réseau Ethernet, quelques bricoles de second ordre, 14 billets de 100 euros sur la facture et … c’est tout. Voilà, tout est dit, merci de m’avoir lu. Je vous renvoie vers la présentation du Nikon Z 9 pour en savoir plus.

Trop court ? Pourtant c’est bien de cela dont il s’agit. La logique industrielle voulait que Nikon ne réinvente pas la roue et nous refasse le coup du duo D3/D700. C’est fait, le Nikon Z 8 s’avère bien être une version plus légère, plus compacte et plus abordable du Nikon Z 9. Nikon a pris soin de réutiliser tout ce qui fait la force du Nikon Z 9, à savoir :

  • même capteur CMOS BSI empilé de 45 Mp
  • même processeur Expeed 7
  • même autofocus entraîné au deep learning (IA) 
  • même module vidéo 8K 60p
  • même cadence rafale
  • même obturateur électronique unique
  • même volet de protection du capteur
  • même absence d’effet rolling shutter
  • même absence d’effet black out dans le viseur
  • même viseur
  • même construction tous temps

Vous en voulez encore ? Allons-y.

Ce « mini Z 9 », dont la différence principale avec son grand frère est bien le gabarit, a cependant un atout, son tarif. Le Nikon Z 8 est proposé au tarif public de 4.599 euros boîtier nu à sa sortie, soit un tarif équivalent aux modèles concurrents.

Près de 1.400 euros de moins que le Z 9 donc, et même si vous êtes fan des poignées, que celle du Z 9 intégrée au boîtier vous manque, sachez que le Nikon Z 8 peut être équipé de la poignée Nikon MB-N12 disponible en option au tarif de 399 euros. Cela vous laisse encore 1.100 euros à investir dans une optique NIKKOR Z par exemple, par rapport au Z 9.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

Nikon Z 8 vu de face avec ses 2 touches Fn (3 sur le Z 9)

Les présentations étant faites, venons-en aux détails de la fiche technique.

Nikon Z 8 : caractéristiques principales

Un châssis compact

Le Nikon Z 8 reprend à quelques millimètres près le gabarit des Nikon Z 6II et Z 7II. Il s’avère plus compact que le Nikon D850 (15% moins gros) et surtout plus léger :

  • Nikon Z 8 : 910 gr.
  • Nikon D850 : 1.005 gr.
  • Nikon Z 9 : 1.340 gr.

430 grammes de moins face au Z 9, vos cervicales vous remercieront. L’écart est moindre face au D850 mais le poids passe sous la barre du kilo, c’est toujours bon à prendre (voir le comparatif Nikon Z 8 vs. Nikon D850)

La construction est conforme à ce que nous connaissons des châssis Nikon experts-pros. Alliage de magnésium, joints d’étanchéité sur toutes les parties mobiles, protection tous temps.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

Nikon Z 9 à gauche, Nikon Z 8 + MB-N12 à droite
retirez la poignée et vous avez la différence

La face avant reprend les 2 touches Fn personnalisables (une troisième est placée en face arrière), le dos du boîtier proposant une disposition des commandes proche de celles des Z 6 et Z7. La couronne supérieure gauche est remplacée par le trèfle bien connu des nikonistes, inspiration D850 on vous a dit.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

les commandes supérieures du Nikon Z 8
notez la touche Fn3

Le Nikon Z 8 reprend le volet de protection rigide du capteur apparu sur le Z 9. Ce volet, à ne pas confondre avec un obturateur mécanique dont le Nikon Z 8 est dépourvu, vient se placer devant le capteur (si vous en décidez ainsi dans le menu) lorsque vous retirez l’objectif. Composé de trois lames rigides revêtues de fluorine et d’un traitement antistatique, ce volet évite le dépôt des poussières sur le capteur tout proche. Il est assez rigide pour être poussé avec le doigt sans broncher.

Le Nikon Z 9 dispose d’une protection supplémentaire du capteur, celui-ci pouvant passer en position d’auto-protection lors du transport. Je n’ai pas encore l’information concernant le Nikon Z 8, à préciser donc.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

Nikon Z 8, une face arrière bien connue des Nikonistes

Un capteur CMOS 45,7 Mp empilé à double flux

On prend les mêmes et on recommence : le Nikon Z 8 embarque le capteur du Nikon Z 9, un capteur CMOS empilé (« stacked ») d’une définition de 45,7 Mp, avec stabilisation 5 axes sur 6 stops.

Au-delà du seul capteur, le Z 8 reprend aussi le processeur du Z 9. Il est donc le second boîtier Nikon hybride à être équipé de l’Expeed 7, et surtout de l’architecture de bus Dual Stream.

Un processeur Expeed 7 avec dual stream

Je reviens sur ce processeur unique en son genre dans la gamme Nikon. Non seulement il est 10 fois plus rapide que l’Expeed 6 des précédents hybrides et reflex, mais il intègre la technologie Dual Stream. Ce processeur peut ainsi gérer deux flux de données en provenance du capteur en parallèle :

  • un flux de données part en direction du buffer et des cartes (« recording data »),
  • un autre flux des mêmes données part en direction du viseur et de l’écran arrière en Live View (« Live View data »).

Ces deux flux véhiculent les mêmes données issues du même capteur, ils sont indépendants et gérés par deux ensembles de circuits électroniques fonctionnant en parallèle. L’Expeed 7 est complété d’une mini-carte mère en sortie du capteur pour assurer la gestion de ces flux.

Je disais du Nikon Z 9 qu’il disposait du balayage électronique le plus rapide au monde sur un appareil photo hybride de plus de 30 Mp (en octobre 2021), c’est la même chose pour le Nikon Z 8. Une prouesse à noter s’agissant d’un boîtier qui se veut plus accessible qu’un Z 9.

Si vous l’avez manqué au moment de sa sortie, voici comment fonctionne le Dual Streaming Nikon  Z8 / Z 9 :

Cette architecture électronique a pour premier effet de rendre imperceptible l’effet de rolling shutter, les photographes de golf et d’hélices d’avions apprécieront.

Le second effet, c’est la disparition de l’obturateur mécanique. Le Nikon Z 8 ne dispose que d’un obturateur électronique, il est donc silencieux par définition.

La sensibilité du capteur du Nikon Z 8 est la même que celle du Nikon Z 9 :

  • 64 à 25.600 ISO en mode normal
  • 32 à 102.400 ISO en mode étendu

Ce capteur génère un niveau de bruit numérique inférieur à celui du Z 7II (et du D850), il assure le maintien de la chromie jusqu’à 12.800 ISO, ce qui signifie que la colorimétrie de vos photos reste inchangée entre 64 et 12.800 ISO. Gain de temps en post-traitement et, surtout, excellente homogénéité des images JPG natives à ces différentes sensibilités.

Je me répète, mais comme sur le Z 9, la détection autofocus est assurée jusqu’à -6,5 Ev en mode normal et -8 Ev en mode Star Light View.

Une obturation 100% électronique

L’obturation électronique du Z 8 réduit le risque de panne et permet d’augmenter la plage de temps de pose courts. Elle peut toutefois poser des problèmes avec les éclairages LED pour les photographes de plateaux (j’ai le problème avec le Z 6II), je n’ai pas pu encore faire de tests concrets pour vérifier si c’est toujours le cas avec les Z 9 / Z 8.

Par contre finies les lames d’obturateur au déplacement complexe, finie aussi la notion de « nombre de vues maximum » du boîtier. Si j’en crois les retours du SAV Nikon, les hybrides présentent un taux de panne inférieur à celui des reflex, l’absence d’obturateur mécanique devrait encore accentuer la différence.

L’obturation atteint le 32.000 ème de seconde, le mode rafale atteint :

  • 20 vps en RAW pleine définition sur 1.000 vues (avec cartes Cfexpress ProGrade Digital Cobalt),
  • 30 vps en JPG pleine définition,
  • 60 vps en JPG crop DX 19 Mp,
  • 120 vps en JPG FX 11 Mp.

La fonction de pré-déclenchement permet d’enregistrer jusqu’à 1 seconde d’images entre l’instant où vous appuyez à mi-course et celui où vous appuyez à fond sur le déclencheur. Elle fonctionne jusqu’à 120 vps.

Inutile de préciser que l’exposition et la mise au point autofocus sont assurées entre chaque vue dans ces différents modes.

Attention, une autre différence avec le Z 9 (je le précise tant elles sont peu nombreuses !), le Nikon Z 8 propose deux emplacements pour cartes :

  • un emplacement pour cartes CFexpress ou XQD type B
  • un emplacement pour cartes SD

Certains esprits critiques diront « mais pourquoi une carte SD alors qu’elle limite les performances en rafale ?? ». La plupart des amateurs intéressés par ce boîtier diront plutôt « chouette, je peux réutiliser mes cartes SD, heureusement que Nikon a choisi cette option ».

Retenez toutefois que pour obtenir les performances maximales en rafale, il vous faut utiliser une carte CFexpress, les performances des meilleures cartes SD sont moindres. Dans ce cas passez-vous de la fonction de copie des fichiers d’une carte sur l’autre, un mode qui n’a guère d’intérêt alors que les cartes CFexpress présentent une très grande fiabilité, supérieure à celle des cartes SD.

Un autofocus meilleur que celui du Z 9 à sa sortie

J’ai dit plus haut que l’autofocus du Z 8 était le même que celui du Z 9. C’est vrai. Ce que je n’ai pas précisé, c’est qu’il est le même que celui du Z 9 actuel, donc meilleur que celui du Z 9 à sa sortie puisque ce dernier a déjà bénéficié de plusieurs améliorations via les mises à jour firmwares successives.

Le Nikon Z 8 dispose de 493 collimateurs à détection intelligente. Intelligente car cet AF est nourri par une IA de type Deep Learning qui lui permet de reconnaître 9 types de sujets. Oublié l’AF des Z 6 et Z 7 séries 1 et 2, celui-ci m’avait bluffé lors du test du Nikon Z 9, il est tout aussi redoutable sur le Z 8. Les sujets reconnaissables sont :

  • humains
  • chiens
  • chats
  • oiseaux
  • voitures
  • motos
  • avions
  • trains
  • vélos

Cet automatisme sait aussi faire la différence entre :

  • pour les humains : visage, yeux, tête, torse (avec visage à l’endroit ou à l’envers, jusqu’à 3 % d’occupation du cadre)
  • pour les animaux : corps, yeux, tête

La hiérarchisation agit au niveau du sujet détecté, les yeux d’une personne ayant priorité, par exemple, sur le torse de la même personne ou la tête du chien qui passe à proximité dans le cadre. La commande AF latérale avant permet de changer de mode AF sans quitter l’œil du viseur, avec rappel visuel.

Cet AF propose 20 options de personnalisation de la zone large avec (ou non) détection des yeux.

Le Z 8 dispose d’un menu dédié au réglage de l’AF avion, avec possibilité de préciser s’il doit suivre le pilote dans le cockpit ou l’avion entier par exemple. N’ayant pas d’avion à disposition le jour de la prise en main, je suis au regret de vous dire que je n’ai pas pu évaluer cette fonction (mais j’accepte les invitations sur les terrains d’aviation, sachez-le).

Autant vous dire que savoir régler l’autofocus du Nikon Z 8 vous prendra du temps, mais la bonne nouvelle c’est que vous pouvez lui faire confiance en mode automatique, il s’en sort très bien déjà. 

Les 493 collimateurs couvrent 90% de la superficie du capteur. 405 points AF (soit 5x plus que sur le Nikon Z 7II) et 10 modes de zone AF dont le mode de suivi 3D sont activables et personnalisables depuis un nouveau menu dédié. Libre à vous de définir votre zone de détection, même si elle n’existe pas par défaut dans le menu.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

Nikon Z 8, des menus bien connus chez Nikon et encore enrichis

Un viseur électronique EVF à plage dynamique étendue

Même viseur que le Nikon Z 9, avec 3,7 Mp. Le Nikon Z 8 permet une visée en mode rafale sans aucun black-out visible ni gel d’image.

Si ce viseur propose « seulement » 3,7 Mp c’est parce qu’il met l’accent sur le confort de visée plus que sur la définition pure. Considéré comme parmi les plus lumineux au monde, il gère en outre une plage dynamique étendue avec 3.000 cd/m2 (1.000 cd/m2 pour le meilleur des concurrents).

C’est cette plage dynamique qui vous offre un plus grand confort de visée lorsque la scène est très lumineuse, qui réduit l’écart de luminosité entre l’œil qui regarde dans le viseur et l’œil qui regarde la scène. Qui permet, aussi, de discerner plus de détails dans les ombres lorsque vous regardez dans le viseur, si le sujet est en contrejour en particulier.

Lors de cette prise en main, j’ai pu noter la présence dans le Nikon Z 8 d’un nouveau réglage du mode d’affichage du viseur dédié au fonctionnement en studio avec des flashs. Dans ce cas particulier, si vous activez la visualisation du rendu des réglages dans le viseur vous ne pouvez plus voir le sujet (le viseur est noir) puisque les flashs sont inactifs. Sur les Nikon Z 6 et Z 7 il faut passer par le menu d9 pour désactiver cet affichage. Le Nikon Z 8 dispose d’un réglage plus fin puisqu’il permet de désactiver automatiquement cette visée à image réelle si le flash est utilisé. Un confort supplémentaire pour les photographes de studio.

Je n’en dirai pas plus, si vous avez encore des doutes sur la visée électronique, allez tester le Nikon Z 8 pendant quelques heures, vous pourriez bien changer d’avis.

Un écran arrière 4 axes, sur charnière, avec affichage responsive

J’ai le sentiment de me répéter mais le Nikon Z 8 utilise l’écran du Nikon Z 9. Cet écran est monté sur charnière, ce qui lui permet être incliné en vertical comme en horizontal sur 4 axes.

Si vous l’orientez en mode portrait, il bascule l’affichage de l’image (en mode de visée Live View), et à la différence du Z 9, il sait aussi basculer l’affichage des menus. 

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

L’écran arrière tactile du Nikon Z 8 en position portrait avec bascule de l’affichage (en mode Live View)

Tout comme pour le viseur, la taille de 3.2 pouces et la définition de 2.1 Mp peuvent sembler limitées, elles permettent toutefois une grande réactivité. Notez que cet écran peut passer en lumière rouge (via menu Warm display colors pour l’astrophoto et l’affut nocturne par exemple).

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

le système de charnière de l’écran du Nikon Z 8
orientez le comme bon vous semble

Nouveau format HEIF

Le JPG vous connaissez. Le HEIF c’est le JPG en meilleure qualité, avec une plus grande dynamique et une taille de fichier plus réduite, pour faire simple.

Ce format HEIF sur le Nikon Z 8 implémente le HDR PQ 10 bits avec espace colorimétrique BT.2020 (oui, je sais, ça fait peur … lisez ça pour comprendre). 

En clair, vous pouvez faire du RAW comme toujours, du JPG, mais aussi dorénavant du HEIF. Ce format autorise une profondeur de couleurs sur 10 bits pour 1 milliard de couleurs, il donne des images plus réalistes et plus détaillées que les images en JPG.

Seule ombre au tableau encore, le HEIF n’est pas supporté par tous les logiciels. Nikon dit l’avoir intégré dans NX Studio, Adobe ne l’a pas encore fait dans Lightroom Classic (mai 2023) mais y travaille, les autres éditeurs aussi sans aucun doute.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

le menu de réglage des tons pour le format HEIF du Nikon  Z8

Le RAW reprend les caractéristiques du Z 9 :

  • RAW High Efficiency pleine définition mais deux fois plus léger que le RAW 12 bits non compressé classique,
  • RAW High Efficiency de même qualité qu’un RAW non compressé mais proposant une résolution plus faible.

Le Nikon Z 8 en vidéo ou « quand le Z 9 perd sa première place »

Je sais, j’ai dit que le mode vidéo du Z 8 était le même que celui du Z 9, alors pourquoi ce sous-titre accrocheur ? Parce qu’une autre particularité du Z 8 vient compléter le tableau en vidéo, c’est le gabarit du boîtier.

Un boîtier plus petit, plus léger, plus compact est un atout en vidéo car il est plus facilement accessoirisable. Monté sur un stabilisateur, il impose moins de contraintes et se règle plus simplement. Moins lourd, il soulage le cadreur. Capable de tout gérer en interne, il évite l’achat et l’utilisation d’un enregistreur externe type Atomos.

C’est donc tout bon pour les vidéastes et cinéastes, d’autant plus que, je me répète une 28ème fois, les caractéristiques vidéos sont les mêmes. Parlez-en à Albert de SOS Ciné, il vous dira pourquoi de façon détaillée.

Le Nikon Z 8 propose des modes vidéo étendus (sous réserve de vérification précise, je n’ai pas toutes les infos au moment de la publication de cet article) :

  • 8K UHD 30p sans crop (sur 90 mn)
  • 8K 60p en N-RAW
  • Over 8K et Over 4K en N-RAW
  • 4K de 24 à 120p sans crop ou crop 2.3 x
  • 4K UHD à partir d’un suréchantillonnage 8K
  • ProRes 4.2.2 10 bits interne
  • ProRes RAW HQ 12 bits
  • H.265 8 et 10 bits et H.264
  • N-RAW 12 bits compatible 8K 60p
  • Prise en charge N-Log et HLG
  • Enregistrement audio PCM linéaire sur 64 bits
  • Extraction d’images JPG de 33 Mp à partir d’un flux vidéo
  • Stabilisation vidéo capteur et optiques

Disponible en vidéo comme en photo, la nouvelle fonction « Skin softening » permet d’adoucir l’image des peaux pour les visages. Elle agit selon le réglage choisi dans le menu dédié (avec détection jusqu’à 3 visages par cadre).

Notez que le mode vidéo autorise la prise de vue photo simultanée en haute définition et le zoom électronique avec downgrading 8K pour conserver la définition initiale.

Batterie et recharge

Le Nikon Z 8 utilise une batterie Nikon EN-EL15, celle des Nikon Z 6 et Z 7 et des reflex récents. La recharge est possible via le port USB-C dédié. L’autonomie officielle selon les normes CIPA (fausses car non optimisées pour les hybrides) est de 300 vues sans poignée additionnelle et 900 vues avec poignée.

La réalité est bien supérieure comme tous les utilisateurs d’hybrides ont déjà pu le constater, l’autonomie par charge atteint aisément 800 vues avec une batterie unique.

Connectique

Connectique et WiFi

Le Nikon Z 8 propose le Bluetooth 5.0 et le WiFi intégré à 2,4 ou 5 GHz. Il embarque deux ports USB-C, dont un pour assurer la recharge de la batterie.

La connexion réseau est possible en USB LAN filaire 1000 Base-T (le port Ethernet du Z 9 n’est pas repris). Le FTP direct est disponible, un nouveau menu dédié à la gestion du réseau permet d’ajuster tous les paramètres.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

le menu réseau du Nikon Z 8

Que manque-t-il au Nikon Z 8 face au Nikon Z 9 ?

J’ai listé ici ce qui manque au Nikon Z 8 et dont le Nikon Z 9 est équipé. La liste peut évoluer au fur et à mesure de l’arrivée de nouvelles infos et de leur vérification.

  • Pas de grip et contrôles avec poignée intégrée (mais une poignée optionnelle Nikon MB-N12)
  • Pas de GPS et de journalisation (utiliser l’application mobile SnapBridge à la place)
  • Pas de connecteur intégré Ethernet (mais un dongle peut débloquer la connectivité Ethernet et les options réseau associées)
  • Pas de fenêtre de verrouillage antivol Kensington
  • Pas de double emplacement cartes CFexpress (mais CFexpress et un SD)
  • Pas de bouton Fn4 (le bouton Fn3 est relocalisé sur la face arrière en haut à gauche)
  • Pas de rangée supplémentaire de boutons sous l’écran arrière
  • Pas de réglage D3 choix de limitation d’affichage des modes de déclenchement
  • Pas de prise synchro flash
  • Pas de bouton flash sur le capot supérieur (mais un bouton de balance des blancs)
  • Pas de construction 100% alliage de magnésium pour le châssis (mais un mélange fibre de carbon et alliage de magnésium)
  • Durée d’enregistrement vidéo maximale limitée à 90 minutes par séquence (125 minutes sur le Z9)

Nikon Z 8 : disponibilité et tarif

Le Nikon Z 8 sera disponible dès le 25 mai 2023 au tarif public de 4.599 euros boîtier nu et de 5.540 euros en kit avec le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S.

La poignée optionnelle Nikon MB-N12 sera disponible au tarif public de 399 euros.

Nikon Z 8 : premier avis

J’ai pu prendre en main le Nikon Z 8 pendant une courte séance. Difficile de vous donner un avis pertinent pour le moment. Toutefois, reprenant la quasi totalité des fonctions et modules électroniques du Nikon Z 9, il s’avère très proche, si ce n’est au même niveau, dans la plupart des situations photo et vidéo.

Proposé à un tarif inférieur de près de 1.400 euros à celui du Z 9, voici donc une belle alternative au gros monobloc, et un remplaçant pertinent au Nikon D850.

Face au Nikon Z 7II doté lui-aussi de 45 Mp, le Z 8 est à la fois plus performant, plus polyvalent, doté d’un bien meilleur autofocus et capable de rivaliser dans tous les domaines avec un hybride pro monobloc puisqu’il peut en plus recevoir une poignée avec molette de contrôle et port de charge (celle du Z 7II ne fait que loger les batteries).

L’avenir nous le dira mais il semble que Nikon ait (enfin) conçu l’hybride idéal pour affronter une concurrence qui ne mollit pas, pour repositionner son offre hybride plein format sur le devant de la scène et pour répondre aux attentes des nikonistes ne souhaitant pas changer de marque.

La prise en main a été rapide et ne disposant pas de toutes les infos officielles au moment de la publication de cet article, si vous constatez une erreur, laissez-moi un commentaire avec la précision, je me ferai un plaisir de corriger.

Source : Nikon France

Cet hybride Nikon est disponible chez La Boutique Photo Nikon, revendeur spécialisé

Cet hybride Nikon chez Miss Numerique

Cet hybride Nikon à la FNAC


Nouveau NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR : zoom grand angle motorisé

Nikon complète sa gamme d’objectifs dédiés aux hybrides APS-C avec le nouveau NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR. Ce zoom motorisé, inédit dans la gamme Nikon, va intéresser les vidéastes et les photographes pour des raisons différentes. Voici pourquoi.

NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR : zoom grand angle motorisé

Les objectifs NIKKOR Z chez Miss Numerique

NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR : c’est quoi PZ ?

Deux nouvelles lettres viennent compléter l’appellation officielle de ce nouveau zoom grand angle Nikon pour APS-C. PZ signifie Power Zoom ou zoom motorisé en bon français.

Il s’agit donc d’un objectif zoom dont la focale peut varier en faisant tourner la bague de zoom, de façon traditionnelle comme en appuyant sur une des touches du boîtier, de façon électronique.

Le NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR est le seul zoom Nikon actuel à proposer cette fonction, apparue très discrètement sur le NIKKOR VR 10–30 mm f/3.5–5.6 PD-ZOOM dédié en son temps aux hybrides Nikon One.

Ce zoom motorisé dispose de 11 vitesses différentes pilotables depuis le menu du boîtier ou à l’aide des touches « zoom + » / « zoom – » (les hybrides Nikon bénéficieront d’une mise à jour firmware pour l’occasion). Le changement de focale peut être programmé par l’utilisateur, cette programmation sera possible depuis le boîtier ou via l’application SnapBridge.

Cette fonction est aussi compatible avec la télécommande Nikon ML-L7 et l’application Nikon SnapBridge. Il est alors possible de passer de la focale minimale à la focale maximale en 36 secondes pour la vitesse la plus lente ou en 0,5 seconde pour la plus rapide.

Un zoom motorisé intéresse en particulier les vidéastes et vloggeurs qui peuvent ainsi faire varier la focale lors du tournage vidéo, sans les à-coups propres aux bagues manuelles, et dans le plus grand silence puisque cette motorisation interne à l’objectif se veut silencieuse.

La formule optique a été calculée pour que l’objectif reste équilibré lors du changement de focale et de mise au point, ce qui facilite là-aussi le fonctionnement avec un gimbal (stabilisateur pour la vidéo).

NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR : zoom grand angle motorisé

NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR : la photo aussi !

Qui peut la vidéo peut aussi la photo ! Ce NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR, équivalent 18-42 mm en 24 x 36, va intéresser les adeptes de la photo de paysage comme d’intérieur. A 12 mm c’est un véritable grand angle tandis qu’à 28 mm il se comporte comme une focale standard, pour la photo de rue par exemple.

Pesant 205 grammes, mesurant 72 x 63,5 mm, ce zoom reprend le design du zoom NIKKOR Z DX 18-140 mm. La bague est personnalisable, le diaphragme comporte 7 lamelles, la formule optique comporte 12 éléments en 11 groupes (dont une lentille en verre ED et une lentille asphérique). La mise au point minimale est fixée à 19 cm.

Ce NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR peut recevoir des filtres au diamètre de 67 mm.

Disponible courant mai 2023, le NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR sera vendu seul au tarif de 429 euros TTC.

Nikon envisage des kits avec le Nikon Z 30, un hybride APS-C dédié aux vloggeurs et aux créateurs de contenu désireux de disposer d’un boîtier photo + vidéo performant tout en bénéficiant d’une gamme d’objectifs complète permettant de repousser les limites des smartphones.

Source : Nikon France

Les objectifs NIKKOR Z chez Miss Numerique


Comment régler votre nouvel appareil photo : guide de démarrage rapide

Vous venez d’acheter un appareil photo Nikon (Z50II, Z5II, Z6III…) et vous ne savez pas par où commencer ? Menus trop nombreux, acronymes étranges, boutons partout… Ce guide va vous simplifier la vie.

Que vous ayez un Nikon Z50II, Z6III, Zf ou Z8, les réglages de base restent les mêmes : batterie, carte mémoire, date, objectif, mise au point, exposition, rafale, vidéo. Ce guide de démarrage rapide reprend toutes les étapes essentielles pour configurer votre appareil photo Nikon dès la première utilisation.

Je vous montre, pas à pas, comment régler votre appareil photo pour réussir vos premières images dès aujourd’hui, sans vous perdre dans la technique (c’est si facile !). Chaque étape a son importance. Vous verrez qu’une fois ces bases posées, tout devient plus clair et plus agréable.

Régler votre appareil photo : chargez la batterie

Batterie et carte mémoire Nikon Z 30
Sur certains appareils photo, l’emplacement batterie et carte est commun

Votre nouvel appareil photo est livré avec une batterie chargée, ou chargée en partie. Elle peut donc servir sans délai, il vous suffit de l’insérer dans le compartiment prévu. Consultez le mode d’emploi, ou le guide de démarrage rapide, pour trouver comment faire selon le modèle d’appareil photo.

Je vous recommande toutefois de ne pas attendre pour procéder à une charge complète, vous allez vite vider la batterie en testant votre appareil, autant qu’elle soit pleine.

Les batteries actuelles ne nécessitent plus d’être vidées avant d’être rechargées, mais je vous conseille de les mettre en charge après votre séance photo, plutôt que de trop attendre. Vous risquez de vous retrouver avec une batterie presque vide alors que vous partez pour une belle séance.

Formatez la carte mémoire

Comment régler un hybride Nikon : menu configuration
Régler votre nouvel appareil photo : formatage de la carte sur un hybride Nikon

La carte mémoire est indispensable pour stocker les photos et les vidéos que vous allez prendre. Aucun appareil photo ne dispose d’une mémoire interne qui permettrait de se passer d’une carte.

Je vous conseille d’ailleurs de chercher dans les menus de votre boîtier où se trouve le réglage qui empêche de prendre des photos si la carte est absente. Cela vous évitera des déconvenues sur le terrain (c’est du vécu !).

Si votre boîtier dispose de deux compartiments différents pour cartes, assurez-vous de disposer des cartes compatibles.

Procédez au formatage des cartes depuis l’appareil photo, jamais depuis un ordinateur ! Formater la carte avant utilisation, même s’il s’agit d’une nouvelle carte mémoire, vous assure que la carte est bien vierge de tout fichier. Le boîtier va alors pouvoir créer les dossiers et sous-dossiers lui permettant de stocker les fichiers selon ce que le fabricant a déterminé.

Si la carte a déjà été utilisée, assurez-vous que toutes les données sont sauvegardées avant le formatage, sans quoi vous perdrez tout (en savoir plus sur les cartes mémoire).

Quelle carte mémoire choisir pour votre Nikon Z ?
Lorsque vous venez d’acquérir un boîtier de la gamme Nikon Z (Z50II, Z5II, Z6III…), le choix de la carte mémoire n’est pas un détail : il influence à la fois la vitesse d’écriture (rafales, vidéo) et la fiabilité de vos images.

Pour les modèles d’entrée ou milieu de gamme (comme Zfc, Z50II) qui acceptent des cartes SD/SDXC : privilégiez une carte SDXC de qualité, minimum « UHS-I U3 » voire « UHS-II V60 » si vous filmez en 4K. Par exemple, la SanDisk Extreme Pro SDXC convient très bien.

Pour les modèles pro ou très hautes performances (Z6III, Z8…) dotés d’emplacements CFexpress ou XQD, optez pour une carte de type SanDisk CFexpress Extreme Pro afin de suivre les débits élevés et ne pas bloquer le tampon en rafale. À titre d’exemple, sur le Nikon Zf, une carte UHS-II V60 est déjà suffisante pour 4K mais que pour des rafales importantes il faut monter en V90.

En pratique

  • capacité : visez au minimum 64 Go pour ne pas être à l’étroit.
  • vitesse : pour vidéo 4K ou RAW continu, privilégiez « V60/V90 » ou CFexpress.
  • fiabilité : évitez les cartes bon marché génériques dans des sessions importantes. Enfin, formatez toujours la carte dans le boîtier avant de l’utiliser.

Avec ce choix fait dès la première séance, vous éviterez les ralentissements, les erreurs d’écriture ou les cartes saturées au mauvais moment.

Réglez l’heure, la date et le lieu

Votre appareil photo va écrire la date et l’heure de chaque photo dans les données EXIF des fichiers. Il vous faut donc régler ces deux valeurs, prenez soin de choisir le bon fuseau horaire.

Certains appareils photo disposent d’une fonction de géolocalisation (GPS) qui enregistre les coordonnées du lieu de prise de vue dans les fichiers. Assurez-vous d’activer cette fonction si vous en avez besoin.

Montez un objectif

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR - Régler votre nouvel appareil photo
Notez le repère blanc sur l’objectif proche du ‘140’

Prenez votre objectif en main, retirez le bouchon arrière et présentez le face à la monture de l’appareil photo (dépourvu lui-aussi de son bouchon). Tous les objectifs ont un repère visuel qui vous indique le bon positionnement.

Alignez le repère de l’objectif avec celui du boîtier, puis tournez dans le sens indiqué dans le manuel de l’appareil photo. Les repères Nikon sont souvent blancs, tandis que ceux de Canon sont rouges.

Vérifiez que tout est bien aligné AVANT de forcer. Si vous constatez une résistance mécanique, n’insistez pas. Retirez l’objectif et vérifiez ce qui peut bloquer. Il se peut que la monture de l’objectif soit endommagée, voire défectueuse (c’est rare). En cas de doute, montrez tout ça à votre revendeur.

Vérifiez les paramètres de l’objectif

NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S
Régler votre nouvel appareil photo : les commutateurs et boutons de fonction d’un téléobjectif

Certains objectifs ont des commandes intégrées. Vérifiez si c’est le cas du vôtre (des vôtres) :

  • commutateur de mise au point manuelle / automatique
  • commutateur de stabilisation optique
  • commutateur de distance de mise au point illimitée ou limitée
  • boutons de fonction (à régler via les menus du boîtier)
  • bague personnalisable (par exemple sur les NIKKOR Z)

Faites la différence entre bague de mise au point et bague de zoom. Si vous voyez que votre appareil photo ne fait pas la mise au point automatique (‘autofocus’), vérifiez en priorité la position du commutateur AF/MF (ou toute autre inscription), il est peut être en position manuelle.

La stabilisation optique (sur l’objectif) peut être activée en permanence lorsque vous faites des photos à main levée. Mieux vaut la désactiver sur trépied par contre, elle pourrait générer des micros vibrations induisant un flou de mouvement visible sur les images, et surtout elle ne sert à rien sur trépied.

Certains objectifs sont suffisamment sophistiqués pour savoir s’ils sont sur un trépied, dans ce cas ils gèrent eux-mêmes la désactivation de la stabilisation. Consultez la fiche technique de vos optiques.

Fixation sur un trépied

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38
La semelle amovible du trépied, fixée sur le boîtier

Pour fixer votre appareil photo sur un trépied, commencez par visser sans forcer le boîtier sur la vis du trépied en positionnant avec soin le pas de vis présent sur la semelle du boîtier. La monture du trépied indique en général l’orientation de l’appareil photo.

Si vous utilisez un trépied récent, celui-ci doit disposer d’une plaque de fixation amovible. Retirez la du trépied, et fixez la sur le boîtier. Elle peut y rester à demeure, il vous suffit d’en avoir plusieurs si vous avez plusieurs boîtiers. Ne forcez jamais sur la vis, utilisez une pièce de monnaie plutôt qu’un tournevis pour tourner la vis si nécessaire, en cas de mouvement intempestif, votre boîtier vous remerciera.

Insérez ensuite l’ensemble boîtier + plaque sur le trépied. Pensez à vérifier que tout bien bien, tout en tenant l’appareil avec une main (on ne sait jamais !).

Si vous utilisez un long téléobjectif, il est probable qu’il dispose de sa propre fixation à vis. Ces objectifs sont longs et lourds, et cela modifie l’équilibrage de l’ensemble boîtier + objectif, mieux vaut alors fixer le trépied sous l’objectif. Si l’objectif dispose d’un collier de pied, utilisez-le.

Retenez que lorsque vous vous déplacez avec le boîtier fixé sur son trépied, tenez toujours l’appareil photo à l’aide du collier de pied ou tenez l’objectif et l’appareil photo, cela évite de forcer sur la monture.

Régler votre nouvel appareil photo : les modes d’exposition et de mise au point

Les modes P, S, A, M d'un reflex Nikon - Régler votre nouvel appareil photo
Régler votre nouvel appareil photo :  les modes d’exposition experts (P, S, A, M) et scènes

Vous débutez en photo ? Mieux vaut prendre vos premières photos en mode de prise de vue automatique. Vous éviterez les erreurs du débutant, ferez des photos correctes, et vous aurez tout le temps ensuite de tester chaque mode un par un.

Le mode automatique – souvent indiqué par une icône verte – autorise l’appareil photo à décider pour vous des paramètres de prise de vue. Vous constaterez plus tard qu’il vous limite, mais pour débuter c’est plus simple.

Les modes d’exposition experts P, S, A et M sont plus difficiles à maîtriser lorsqu’on débute.

Certains appareils photo disposent de modes scènes  (par exemple portrait, action, sport, coucher de soleil, macro …). Ces modes vous facilitent la vie au début, ils appliquent les réglages les plus appropriés à la situation de prise de vue. Préférez quand même l’apprentissage des bases de la photo pour comprendre comment fonctionne un appareil photo. Vous progresserez bien plus vite qu’en vous contentant de ces préréglages.

Mode Quand l’utiliser Résultat attendu
Auto Pour débuter Tout automatique, peu de contrôle
P Pour progresser Exposition assistée mais modifiable
A Portraits, paysages Profondeur de champ maîtrisée
S Sport, mouvement Mouvement figé ou filé
M Création totale Contrôle complet de l’exposition

Choisissez la qualité d’image

Définition des images sur un hybride Nikon - Régler votre nouvel appareil photo
Régler votre nouvel appareil photo : choix du type de format de fichier et de la définition (en pixels)

Vous devez choisir le type de format de fichier et la qualité des images avant de faire vos premières photos.

Vous avez le choix entre JPG, RAW et TIFF (selon les boîtiers). Chaque format a des avantages et des inconvénients, considérez que :

  • le JPG vous donne des photos prêtes à l’emploi avec peu de possibilités de post-traitement,
  • le RAW est votre négatif numérique, il offre des possibilités de traitement très supérieures,
  • le TIFF est anecdotique à la prise de vue désormais.

En savoir plus sur les formats d’images.

Retenez que dans la plupart des situations, le RAW est le format idéal. Il suppose l’utilisation d’un logiciel de traitement. Dans le doute, utilisez le réglage RAW + JPG, il vous permet de disposer de fichiers JPG natifs. Vous avez ainsi la rapidité d’utilisation et le plus faible poids de fichier du JPG et le négatif numérique RAW pour un traitement ultérieur.

Choisissez ensuite la définition des images. Selon l’appareil photo, vous disposez d’un réglage dans le menu qui permet de fixer le nombre de pixels par photo et leur taux de compression JPG ou RAW.

Je vous conseille d’utiliser la meilleure définition possible (par exemple 45 Mp sur un boîtier de 45 Mp), mieux vaut conserver les meilleurs fichiers possibles quitte à réduire la taille des photos lors du post-traitement, que de ne pas utiliser toute la puissance de l’appareil.

Régler votre nouvel appareil photo : le mode de mise au point automatique

Mise à jour firmware 3.00 pour Nikon Z 6 et Z 7 et 1.10 pour Nikon Z 50 : nouveau suivi AF, Eye-AF animaux et autres améliorations - Régler votre nouvel appareil photo
Régler votre nouvel appareil photo : les (nombreuses) options de mise au point autofocus

La mise au point automatique (AF pour Autofocus) vous permet de faire le point sur vos images de façon automatique selon l’emplacement du sujet dans le cadre et son mouvement.

L’autofocus repose sur la mesure de distance entre le sujet et vous, la mesure est faite par l’appareil photo à partir d’un ou plusieurs collimateurs AF. Ces collimateurs AF peuvent fonctionner :

  • en mode de mise au point unique (une fois la mise au point faite elle ne change plus tant que vous pressez le déclencheur à mi-course),
  • en mode de mise au point continue (la mise au point s’ajuste sur le collimateur AF en continu jusqu’à ce que l’image soit prise).

Le mode de mise au point unique (AF-S pour Single chez Nikon) convient aux sujets statiques (paysages, portraits, nature).

Le mode de mise au point continue convient aux sujets en mouvement (action, sport, course, spectacle, …).

En savoir plus sur les modes de mise au point.

Les appareils photo hybrides disposent souvent d’un mode de détection des yeux, des visages, des animaux et de certains sujets. Cette détection permet à l’autofocus d’assurer le suivi de la mise au point sur la zone choisie du sujet, même si le sujet ou l’appareil photo sont en mouvement. Choisissez le réglage le plus approprié pour chaque situation de prise de vue.

Réglez le mode de déclenchement

Votre appareil photo peut déclencher photo par photo, chaque appui sur le déclencheur générant une photo unique (mode de prise de vue dit « vue par vue »).

Il peut aussi déclencher en mode rafale, lors de l’appui sur le déclencheur plusieurs photos sont prises tant que vous maintenez le déclencheur enfoncé. Le nombre de photos prises par seconde dépend du type d’appareil photo (variable entre 4 et 30 environ).

Le mode vue par vue est approprié pour les photos de sujets statiques, paysages, portraits, nature, studio, macro … tandis que le mode rafale vous permet de multiplier les chances de saisir la meilleure vue en photo d’action, de sport, de reportage parfois.

Réglez le mode vidéo

Comment régler un hybride Nikon : menu prise de vue Vidéo - Régler votre nouvel appareil photo
Régler votre nouvel appareil photo : les options vidéo

Vous envisagez d’utiliser votre appareil photo pour enregistrer des vidéos ? Vous allez devoir comprendre comment ce mode se règle.

En vidéo vous gérez, comme en photo, l’ouverture, la vitesse d’obturation et la sensibilité ISO. Mais vous devez aussi choisir la résolution et la fréquence d’images.

Les résolutions vidéo standard sont :

  • Full HD (1920 x 1080)
  • 4K UHD (3840 x 2160)
  • 8K UHD (7680 x 4320)

Les chiffres désignent le nombre de pixels pour chacun des côtés de l’image vidéo. Plus les chiffres sont élevés, plus vous obtiendrez de détails dans les images, mais plus le fichier vidéo sera volumineux. Prévoyez des cartes de grande capacité.

La fréquence d’images définit le nombre d’images par secondes enregistrées dans le flux vidéo :

  • le cinéma tourne souvent à 24 ips (image par seconde),
  • la télévision américaine diffuse à 29,97 ips (environ 30 ips),
  • YouTube accepte les deux cadences sans soucis

Retenez que plus vous montez en cadence d’images, plus la vidéo est ‘lisse’, mais plus le fichier vidéo est volumineux (en savoir plus sur les modes vidéos).

Certains appareils photo peuvent enregistrer à 60 ips pour des vidéos encore plus fluides. Le mode 120 ips quant à lui permet de filmer des séquences au ralenti : les 120 images peuvent être étalées jusqu’à quatre fois pour correspondre à un enregistrement 30 ips sans que l’image ne saute. Cette cadence vous permet de décomposer les mouvements de façon très agréable à visionner.

Attention toutefois à la taille des fichiers vidéo, qui incluent aussi les pistes audio stéréo. Le réglage audio à 48 kHz (taux d’échantillonnage) et 16 bits (profondeur de bits) est une bonne base.

À faire après la configuration

Une fois votre Nikon Z configuré, testez-le dans des conditions réelles : portrait en lumière naturelle, paysage au lever du soleil, scène urbaine de nuit. Ces essais révéleront les forces et limites de vos réglages.

En résumé, pour régler votre Nikon Z, commencez par les bases : batterie, carte, objectif, format RAW + JPG, mode Auto puis P, S, A, M. Ces réglages suffisent à obtenir vos premières images nettes et bien exposées.

Régler votre nouvel appareil photo : à vous de jouer !

Si vous avez suivi les différentes étapes de cette liste pour régler votre nouvel appareil photo, vous avez toutes les chances de réussir vos premières photos avant d’aller plus loin dans les réglages avancés.

Commencez par vous faire plaisir, faites des photos ! Vous pourrez ensuite découvrir l’ensemble des réglages dont votre appareil photo dispose, vous allez vite voir qu’ils sont très nombreux.

Pour aller plus loin, je vous propose en complément ces deux articles dédiés pour finaliser vos premiers réglages :


Lexique photo, tout le vocabulaire photographie à connaître

Vous débutez en photo ou vous voulez simplement comprendre ce que signifient AF, VR, RAW, etc. ? Voici la liste claire et expliquée de toutes les abréviations photographiques que vous croisez sur votre boîtier ou dans les forums spécialisés.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet pour bien débuter en photo en 2025

Abréviations photographiques et leur signification

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diaphragme - abréviations photographiques

Ce lexique photo se veut le plus complet et précis possible. Personne n’étant à l’abri d’une erreur ou d’une omission, je vous invite à me les signaler via les commentaires. Tout complément sera également apprécié pour faire de ce lexique photo une référence.

Lexique photo : A

A : Priorité à l’ouverture : Il s’agit d’un réglage de l’appareil photo dans lequel le photographe choisit une valeur d’ouverture fixe (nombre f) tout en permettant à l’appareil photo de régler le temps de pose (et éventuellement la sensibilité ISO) pour obtenir une exposition correcte (déterminée par la mesure de lumière interne de l’appareil photo).

AC : Aberration chromatique : Distorsion des couleurs qui se produit lorsqu’un objectif ne parvient pas à focaliser toutes les couleurs sur le même point. Elle apparaît sous la forme d’un contour ou d’une frange de couleur dans les zones d’une image où le contraste entre les objets clairs et foncés est élevé.

AS : Aberration sphérique : Défaut optique d’une lentille qui ne focalise pas les rayons lumineux parallèles à l’axe optique au même endroit.

ACR : Adobe Camera Raw : Module externe des logiciels Adobe qui permet de traiter et d’améliorer des photos brutes au format RAW dans les logiciels Adobe dont Adobe Lightroom Classic et Photoshop CC.

Accutance : Netteté d’une image, notamment au niveau des contours.

Adaptateur : Accessoire permettant d’utiliser un objectif sur un boîtier d’une marque différente.

AE : Exposition automatique : Mode de l’appareil photo qui détermine automatiquement les paramètres d’exposition optimaux sur la base des indications du posemètre intégré.

AE-L : Verrouillage automatique de l’exposition : Fonction de l’appareil photo qui permet au photographe de verrouiller les paramètres d’exposition actuels. Peut être utilisée en conjonction avec la fonction AF-L qui verrouille l’autofocus. Permet de recadrer sans refaire la mesure de lumière.

AF : Autofocus : Système permettant à un appareil photo d’effectuer automatiquement la mise au point pour obtenir une netteté optimale sur un sujet ou une zone sélectionnée automatiquement ou manuellement.

AF-L : Verrouillage de l’autofocus : Fonction de l’appareil photo qui permet au photographe de verrouiller la mise au point actuelle. Peut être utilisée en conjonction avec la fonction AE-L qui verrouille les paramètres d’exposition. Permet de recadrer sans refaire la mise au point.

AoV : Angle de vue (Angle of View) : L’étendue angulaire d’une scène qui peut être capturée par un ensemble appareil photo + objectif. Ce terme est souvent utilisé de manière interchangeable avec « champ de vision ». Voir FOV.

APS-C : Advanced Photo System type-C : Format de capteur d’image basé sur le format de négatif de film C (« Classic ») par l’Advanced Photo System. Ces capteurs ont une taille (généralement 22,5 x 15 mm à 24 x 16 mm) dont le rapport d’aspect est de 3:2, et imposent un recadrage (crop) de 1,5 x (1,6 x chez Canon) par rapport au 24 x 36 ou plein format. Ces appareils sont souvent appelés « crop sensor » ou « crop frame ».

ASA : American Standards Association : L’organisme de normalisation qui a défini le système ASA pour évaluer la sensibilité des émulsions photographiques. Cette organisation privée à but non lucratif a depuis été rebaptisée American National Standards Institute (ANSI). En 1974, l’ASA et le DIN ont été combinés pour former les normes ISO utilisées aujourd’hui par les photographes.

ASPH : Asphérique : Type de lentille utilisant un profil de surface complexe qui n’est pas une portion de sphère ou de cylindre afin de réduire divers types d’aberrations dont souffrent les lentilles simples. Un seul élément d’objectif asphérique est capable de remplacer plusieurs éléments d’objectif simples.

AWB : Balance des blancs automatique (Automatic White Balance) : Fonction d’un appareil photo ou d’un logiciel qui évalue une photo et sélectionne automatiquement la balance des blancs optimale dans le but d’éliminer les dominantes de couleur de la scène.

Agrandisseur : Appareil utilisé en photographie argentique qui projette une image négative sur un papier photosensible à l’aide d’une source lumineuse. L’image est agrandie ou réduite en fonction de la distance entre le négatif et le papier, permettant ainsi d’obtenir un tirage papier de la taille souhaitée.

Ambrotype : Procédé photographique du XIXe siècle qui consiste à réaliser une image positive sur une plaque de verre. L’image est généralement sous-exposée et apparaît comme un négatif, mais lorsqu’elle est placée sur un fond noir, elle devient positive.

Anamorphose : Déformation volontaire d’une image, souvent utilisée en art ou en cinéma pour créer une illusion. L’image déformée retrouve son aspect original lorsqu’elle est vue sous un certain angle ou à travers un dispositif optique spécial.

Angle de champ : Mesure de l’étendue de la scène capturée par l’objectif d’un appareil photo. Plus la focale de l’objectif est courte, plus l’angle de champ est large, et inversement.

Angle de prise de vue : Désigne l’orientation et la position de l’appareil photo par rapport au sujet. Cela peut varier du plan au ras du sol à une vue aérienne, en passant par des vues frontales, latérales ou en plongée.

Aperture : Logiciel développé par Apple pour le traitement d’images numériques. Il permettait la retouche, l’organisation et la gestion des photos, bien qu’il ait été remplacé par Photos, le logiciel actuel d’Apple.

Apochromatique : Type d’objectif qui est conçu pour corriger les aberrations chromatiques sur trois longueurs d’onde spécifiques. Il offre une netteté et une clarté supérieures par rapport aux objectifs achromatiques.

APS-C : Format de capteur numérique plus petit que le format plein cadre (24x36mm). Il offre un facteur de recadrage, généralement autour de 1,5x, ce qui signifie que la focale effective de l’objectif est multipliée par ce facteur lorsqu’elle est utilisée sur un appareil APS-C.

Argentique : Méthode traditionnelle de photographie utilisant des films photosensibles pour capturer des images. Ces films sont ensuite développés chimiquement pour produire des négatifs, qui peuvent être agrandis pour créer des tirages.

ASA : Ancien standard utilisé pour mesurer la sensibilité des films photographiques. Plus le nombre ASA est élevé, plus le film est sensible à la lumière. Il a été remplacé par la norme ISO.

Astigmatisme : Défaut optique d’une lentille où les rayons lumineux horizontaux et verticaux ne sont pas focalisés au même point, entraînant une image floue ou déformée.

Lexique photo : B

B : Bulb : Réglage de l’obturateur d’un appareil photo qui maintient l’obturateur ouvert aussi longtemps que le déclencheur est maintenu enfoncé. Le nom fait référence aux ampoules utilisées comme déclencheurs pneumatiques dans les premiers appareils photo – le fait de presser l’ampoule ouvrait l’obturateur et le fait de relâcher la pression le fermait, de sorte que les photos étaient exposées tant que l’ampoule était pressée.

Barillet : Déformation de l’image en forme de baril.

BBF : Back button focus : Une fonction de l’appareil photo qui permet d’utiliser un bouton séparé à l’arrière de l’appareil pour faire la mise au point plutôt que d’appuyer à mi-course sur le bouton de l’obturateur.

BdB : Balance des blancs : Le réglage des intensités de couleur dans une scène présentant une dominante de couleur causée par différentes sources de lumière avec différentes températures de couleur. Le but est d’obtenir des couleurs naturelles/correctes qui reflètent ce que l’œil humain voit. Voir WB.

Bichromie : Technique d’impression qui utilise deux couleurs distinctes, généralement pour ajouter de la profondeur ou du contraste à une image. Elle peut être utilisée pour des raisons esthétiques ou pour réduire les coûts d’impression.

Blende : Terme allemand qui désigne l’ouverture de l’objectif d’un appareil photo. Elle contrôle la quantité de lumière qui entre dans l’appareil. Plus l’ouverture est grande, plus la quantité de lumière est importante, et inversement. Elle est généralement indiquée par le nombre « f », comme f/1.8 ou f/16.

Bokeh : Terme japonais qui décrit la qualité esthétique du flou produit dans les zones hors mise au point d’une image. Un bokeh agréable est souvent recherché par les photographes pour mettre en valeur le sujet principal et est généralement obtenu avec des objectifs à grande ouverture.

Booster : Accessoire utilisé en photographie pour augmenter la puissance d’un flash, permettant d’éclairer des sujets éloignés ou de compenser une faible lumière ambiante.

Bracketing : Technique photographique qui consiste à prendre plusieurs photos d’une même scène avec différentes expositions (généralement une sous-exposée, une correctement exposée et une surexposée). Cela permet d’assurer d’obtenir une image correctement exposée ou peut être utilisé pour créer des images HDR.

Bromure : Type de papier photosensible utilisé en photographie argentique. Il est recouvert d’une émulsion contenant des sels d’argent qui réagissent à la lumière. Après exposition et développement, l’image apparaît sur le papier.

Bruit : En photographie numérique, le bruit désigne les pixels erratiques de couleur ou de luminosité sur une image. Il est souvent causé par des sensibilités ISO élevées, des longs temps d’exposition ou des températures élevées du capteur. Le bruit peut donner à une photo un aspect granuleux.

B&W : Noir et blanc (Black & White) : Également appelé monochrome, ce type de photographie présente des photos qui ne contiennent que des nuances de gris neutre (ou une teinte comme le sépia) allant du noir au blanc, plutôt que des couleurs.

mise au point - abréviations photographiques

Lexique photo : C

C1 : Capture One : Le logiciel de photographie édité par la société danoise Phase One, spécialisée dans les équipements et les logiciels de photographie. Ce logiciel offre le traitement des fichiers bruts, le catalogage des photos et la prise de vue en mode connecté.

CCD : Dispositif à couplage de charge : L’un des deux principaux types de capteurs d’images à semi-conducteurs, l’autre étant le CMOS. Ces capteurs comprennent généralement un obturateur global (tous les pixels sont exposés en même temps), une résolution/sensibilité élevée et un bruit faible/de haute qualité. Les inconvénients sont une consommation d’énergie élevée et un coût élevé (un processus de fabrication spécial est nécessaire).

CDAF : Autofocus à détection de contraste : Système autofocus qui effectue la mise au point en mesurant le contraste à l’aide d’un capteur situé dans l’objectif. L’appareil photo tente de faire la mise au point sur un objet en ajustant la mise au point de l’objectif jusqu’à ce qu’un contraste maximum soit détecté au point de mise au point. Par rapport à l’autofocus à détection de phase, l’autofocus à détection de contraste est moins performant lorsqu’il s’agit de suivre des sujets en mouvement.

CF : CompactFlash : Format de carte mémoire utilisé par les premières générations d’appareils photo numériques. Développé par SanDisk en 1994, il utilise la technologie de la mémoire flash pour stocker de grandes quantités de données sur des dispositifs relativement petits. Son principal concurrent est la carte Secure Digital (SD).

CIF : Catch in focus : Également appelée « trap focus », il s’agit d’une technique de photographie dans laquelle le photographe effectue une mise au point préalable sur un point particulier, puis l’appareil déclenche automatiquement lorsqu’il détecte qu’un sujet passe dans le plan de mise au point. Cette technique peut faire appel à des dispositifs de détection tels que les barrières infrarouge.

CMOS : Métal-oxyde-semiconducteur complémentaire : Principal type de capteur d’images utilisé dans les appareils photo numériques modernes (l’autre étant le CCD). Ses avantages sont la vitesse de lecture, la faible consommation d’énergie et le faible coût (il utilise des procédés traditionnels de fabrication de puces). Les inconvénients sont le rolling shutter (les pixels sont exposés ligne par ligne) et une sensibilité plus faible (chaque pixel partage l’espace avec un amplificateur).

CMYK : Cyan, magenta, jaune et noir : Modèle de couleur soustractif utilisé dans l’impression couleur qui utilise des plaques d’encre cyan, magenta, jaune et clé (noir) sur un fond clair (généralement blanc). En tant que modèle soustractif, les couleurs ajoutées sont soustraites du blanc, et la combinaison complète des couleurs est le noir. Les imprimantes couleur sont généralement CMYK.

CP : Filtre polarisant circulaire : Également abrégé en CPL, un polariseur circulaire est un type de filtre qui se fixe à un objectif et réduit les reflets et les éblouissements. Le photographe peut faire tourner la partie avant du filtre pour contrôler l’effet de polarisation.

CWB : Balance des blancs personnalisée : Un paramètre de l’appareil photo qui permet aux photographes de définir leur propre balance des blancs, généralement pour des situations d’éclairage délicat ou mixte. Ceci implique de photographier une zone de blanc pur ou de gris neutre dans le même éclairage afin de servir de référence à l’appareil photo pour ajuster la température de couleur.

profondeur de champ - abréviations photographiques

Lexique photo : D

DAM : Gestion des actifs numériques (Digital Asset Management) : Logiciel qui facilite l’organisation d’un grand nombre de fichiers. Les fonctions comprennent l’importation, la visualisation, l’organisation, le marquage, la modification et le partage. Les logiciels DAM les plus connus chez les photographes sont Adobe Lightroom Classic et Adobe Bridge.

DDSSM : Direct Drive Super Sonic Wave Motor : Nom donné par Sony à sa technologie d’objectif à moteur ultrasonique dans un moteur linéaire. Voir USM.

DIN : Deutsches Institut für Normung : Système logarithmique d’évaluation de la vitesse des films qui a été introduit en 1934 avant de devenir largement utilisé en Europe. En 1974, le DIN et l’ASA ont été combinés pour former les normes ISO utilisées aujourd’hui par les photographes.

DoF : Profondeur de champ : La distance entre les objets les plus proches et les plus éloignés d’une photo qui sont mis au point en étant nets. Une faible profondeur de champ peut entraîner un flou important devant et derrière le sujet mis au point, tandis qu’une grande profondeur de champ peut rendre une grande partie (ou la totalité) d’une scène nette. Voir PdC.

DNG : Digital Negative : Format d’image brut sans perte (RAW) développé et breveté par Adobe pour la photographie numérique. En tant que format ouvert avec des spécifications librement disponibles, DNG est conçu pour être un format de fichier brut universel comme une alternative aux formats bruts propriétaires développés par les fabricants d’appareils photo.

DPI : Points par pouce (Dots per Inch)  : Une façon de mesurer la capacité de détail fin d’une imprimante ou d’un scanner. Il s’agit du nombre de points séparés qui peuvent être placés dans l’espace d’un pouce linéaire (et non carré). Voir PPP.

DSLR : Appareil photo numérique reflex à objectif unique (Digital Single Lens Reflex) : Appareil photo numérique qui utilise un miroir pour diriger la lumière entre le prisme du viseur (pour voir et composer la scène) et le capteur d’image (lorsque l’obturateur est activé pour exposer une photo).

DR : Gamme dynamique : La plage des intensités lumineuses, ou luminance, entre le maximum et le minimum d’une scène, des hautes lumières aux ombres. Ce terme est souvent utilisé pour désigner les limites de cette plage qu’un film ou un capteur numérique peut capturer.

DSC : Appareil photo numérique : Souvent utilisé par divers appareils photo numériques comme préfixe des noms de fichiers des photographies numériques capturées.

DX : Type d’appareil photo Nikon : Nom donné par Nikon à son format de capteur d’image APS-C qui mesure environ 24 x 16 mm.

correction d'exposition - abréviations photographiques

Lexique photo : E

EC : Compensation de l’exposition : Fonction de l’appareil photo qui permet aux photographes de surexposer ou de sous-exposer une photographie (souvent par intervalles d’un tiers de diaphragme) par rapport à l’exposition correcte calculée par la cellule de mesure de lumière.

ED : Verre à faible dispersion : Verre à faible dispersion utilisé comme élément des objectifs d’un appareil photo pour réduire l’aberration chromatique.

EF : Electro-Focus : Monture d’objectif standard de Canon introduite en 1987 pour sa famille d’appareils photo reflex numériques et argentiques EOS. Les objectifs EF font la mise au point automatique grâce à un moteur électrique situé à l’intérieur de chaque objectif.

EF-S : Electro-Focus Small/Short : Monture d’objectif Canon introduite en 2003 et conçue pour les reflex numériques de la famille EOS équipés de capteurs de taille APS-C. Les objectifs EF conçus pour les appareils photo plein format peuvent être utilisés sur des appareils à monture EF-S, mais les objectifs EF-S ne peuvent pas être montés sur des appareils à monture EF. Le « S » du nom peut signifier « petit » (en référence au cercle d’image plus petit) ou « court » (en référence à la distance plus courte entre l’objectif et le capteur).

EOS : Système électro-optique : La famille d’appareils photo autofocus de Canon annoncée en 1987. Lancée à l’origine pour les reflex argentiques 35 mm, la gamme EOS s’est étendue aux reflex numériques et aux appareils sans miroir (avec l’introduction de la gamme EOS-M).

EOS M : Système électro-optique mobile : Première famille d’appareils photo sans miroir à objectif interchangeable de Canon.

ETTL : Evaluative though-the-lens : Mesure automatique du flash qui déclenche un pré-flash, mesure la lumière résultante qui entre dans l’appareil photo, puis utilise cette information pour calculer le temps d’exposition au flash approprié.

ETTR : Exposer à droite (Expose To The Right) : Technique consistant à viser une exposition aussi élevée que possible afin de recueillir le maximum de lumière et d’informations sans écrêter l’histogramme et perdre des détails par surexposition.

EV : Valeur d’exposition : Nombre représentant la quantité de lumière qui impressionne le film ou le capteur d’un appareil photo, déterminé par l’ouverture et la vitesse d’obturation. Différentes combinaisons d’ouverture et de vitesse d’obturation qui produisent la même exposition ont le même nombre EV. Voir Il.

EVF : Viseur électronique (Electronic Viewfinder) : Viseur d’un appareil photo dans lequel la scène vue à travers l’objectif est projetée pour que le photographe puisse la voir d’un seul œil sur un écran numérique miniature. L’EVF équipe les appareils photo hybrides.

EXIF : Exchangeable Image File Format : Officiellement appelé Exif (sans les majuscules), il s’agit des données standardisées qui sont enregistrées dans chaque fichier image d’un appareil photo. Les informations contenues peuvent inclure la date et l’heure, des informations sur l’appareil photo et l’objectif, des détails sur l’exposition, le GPS, etc.

Lexique photo : F

f : nombre de diaphragme : Nombre qui spécifie l’ouverture d’un objectif. Il s’agit du rapport entre la distance focale et le diamètre d’ouverture effectif. Un nombre f faible dénote une grande ouverture qui permet à plus de lumière d’atteindre le film ou le capteur de l’appareil photo. Un diaphragme correspond à une variation de √2 (~1,41) du nombre f et à une variation d’un facteur 2 de l’intensité lumineuse.

FF : Plein cadre (Full Frame) : La taille du capteur en photographie numérique basée sur le format 35 mm devenu dominant en photographie argentique. Un capteur plein cadre mesure 36×24 mm, un rapport d’aspect de 3:2, et une diagonale d’environ 43 mm. Voir FX.

Focale : La focale d’un objectif est la distance mesurée entre le centre optique de l’objectif (point où les rayons lumineux convergent) et le plan du film ou du capteur lorsque l’objectif est réglé pour une mise au point à l’infini. Elle est généralement exprimée en millimètres (mm) et détermine l’angle de vue de l’objectif. Par exemple, un objectif de 50mm est souvent considéré comme un objectif standard sur un appareil plein format, tandis qu’un objectif de 24mm est considéré comme grand-angle.

Format : Le format fait référence aux dimensions physiques du film ou du capteur utilisé dans un appareil photo. Ces dimensions influencent l’angle de vue et la profondeur de champ de l’image capturée. Par exemple, le format 24 x 36 mm, souvent appelé « plein format » ou « full frame », est le format standard des appareils photo reflex et correspond aux dimensions du film 35 mm utilisé dans la photographie argentique traditionnelle. D’autres formats courants incluent APS-C, moyen format et micro 4/3, chacun ayant ses propres dimensions et caractéristiques spécifiques.

FOV : Champ de vision : La partie du monde visible que peut capturer par un système appareil photo + objectif. Lorsqu’il est exprimé sous forme d’angle (du cône de vision), il est également appelé angle de vue (AOV). Le champ de vision dépend de la distance focale de l’objectif et de la taille du capteur/film.

FPS : Obturateur à plan focal : Type d’obturateur qui se trouve juste devant le plan focal de l’appareil photo.

FPS (VPS) : Images par seconde (frames per second) : Cadence de prise de vue continue (rafale) maximale d’un appareil photo pour les photos ou fréquence d’images disponible pour les vidéos.

FX : Type d’appareil photo Nikon : Nom donné par Nikon à son format de capteur plein format, dont les dimensions sont basées sur celles du film 35 mm soit 24 x 36 mm.

fichier - abréviations photographiques

Lexique photo : G

GAS : Syndrome d’acquisition de matériel (Gear Acquisition Syndrom) : Souvent utilisé pour décrire l’addiction d’un photographe à l’achat fréquent de nouveau matériel photo, souvent sans réel besoin pratique.

GIF : Graphics Interchange Format : Format d’image bitmap introduit en 1987 qui prend en charge 8 bits par pixel, ce qui signifie que chaque image peut afficher un maximum de 256 couleurs différentes. Les GIF sont omniprésents sur le Web car le format est largement pris en charge, mais les limitations de couleur rendent le format moins adapté aux photos que des formats tels que JPEG. Cependant, les photos sont largement partagées en GIFs sous la forme de mèmes en ligne.

GND : Densité neutre graduée : Type de filtre à densité neutre dans lequel la quantité de lumière bloquée est un gradient d’un côté à l’autre. Utile pour les scènes comme les paysages où les photographes doivent réduire le contraste entre un ciel lumineux et un paysage sombre.

Go : Gigaoctet : Multiple de l’unité d’octet pour le stockage d’informations numériques. Comme giga signifie 1.000.000.000, un gigaoctet représente un milliard d’octets de données.

Lexique photo : H

HDR : Haute gamme dynamique : Type de photographie qui vise à reproduire une plus grande gamme de luminosité que ce qui est habituellement capturé avec l’équipement et les techniques photographiques standard. Cela se fait souvent en prenant plusieurs photos à différentes expositions, puis en les combinant en une seule photo avec une valeur tonale maximale plus élevée et une valeur tonale minimale plus faible.

HFD : Distance hyperfocale : Distance de mise au point au-delà de laquelle tous les objets d’une scène sont rendus avec une mise au point « acceptable », ce qui donne la profondeur de champ maximale à une ouverture donnée (en savoir plus sur l’hyperfocale)

HSM : Hyper Sonic Motor : Nom donné par Sigma à sa technologie d’objectif à moteur ultrasonique. Voir USM.

HSS : Synchronisation haute vitesse : Fonction de flash qui permet de synchroniser la puissance de votre flash lorsque vous utilisez des vitesses d’obturation plus rapides que la vitesse de synchronisation native du flash de l’appareil photo. Cette fonction est utile pour des situations telles que l’ajout d’un flash d’appoint à un modèle en extérieur par temps clair.

Lexique photo : I

IBIS : Stabilisation de l’image dans le boîtier (In Body Image Stabilization) : Mécanisme présent dans les appareils photo numériques qui compense les mouvements de l’appareil pendant l’exposition en déplaçant le capteur d’image au point final du chemin optique. Ces systèmes compensent jusqu’à 5 axes de mouvement : X, Y, Roll, Yaw et Pitch. Alors que la stabilisation optique de l’image (OIS) est intégrée aux objectifs, l’IBIS d’un appareil photo fonctionne avec tous les objectifs qui peuvent y être montés.

ICM : Mouvement intentionnel de l’appareil photo : Type de photographie dans lequel l’appareil est déplacé ou l’objectif ajusté pendant l’exposition pour provoquer un effet créatif. Ceci produit du flou dans les photos résultantes, que ce soit à cause du mouvement de l’appareil photo ou du réglage de la mise au point ou du zoom de l’objectif.

IF : Mise au point interne (Internal Focus) : Conception des objectifs d’un appareil photo dans laquelle la mise au point est obtenue en déplaçant uniquement les éléments internes de l’objectif, sans rotation ni déplacement de l’élément frontal de l’objectif. Parmi les avantages, citons la possibilité d’utiliser plus facilement certains filtres (polarisant vissé) et pare-soleil (pétale), d’éviter la poussière, de ne pas toucher les sujets en macro, d’éviter le « zoom rampant » et de concevoir des objectifs plus petits.

Il : Indice de lumination : Nombre qui caractérise un couple ouverture / temps de pose. Pour une même scène, deux couples caractérisés par le même indice de lumination produiront la même exposition sur le film ou capteur (voir triangle d’exposition)

IPTC : Conseil international des télécommunications de la presse : Consortium basé à Londres regroupant plus de 50 grandes entreprises et organisations de presse du monde entier. En tant qu’organisme de normalisation mondial des médias d’information, l’IPTC a défini une norme pour les métadonnées des photos qui est la plus largement acceptée et utilisée au monde.

IQ : Qualité de l’image : Qualité des photos, souvent en ce qui concerne les performances et les caractéristiques des appareils photo (par exemple, la résolution, le bruit, la gamme dynamique, la couleur), des objectifs (par exemple, la netteté, l’aberration, le vignettage, la distorsion) et des logiciels de post-traitement.

IR : Infrarouge : Lumière dont la longueur d’onde se situe entre 700 et 900 nm et qui peut être capturée à l’aide de films ou de capteurs d’images sensibles à cette partie du spectre. Les photographies infrarouges prises avec une lumière visible bloquée ont généralement un aspect onirique caractérisé par un feuillage blanc, un ciel sombre, une peau claire et des yeux sombres.

IS : Stabilisation de l’image : Fonction qui compense le mouvement de l’appareil photo pendant l’exposition de l’image afin de réduire le flou, en particulier à des temps de pose plus longs. Il peut s’agir d’un dispositif mécanique ou électronique, que l’on trouve aussi bien dans les objectifs que dans les appareils photo.

ISO : Organisation internationale de normalisation : Norme permettant de mesurer la sensibilité à la lumière d’un film ou d’un capteur d’appareil photo. Pour les films, il s’agit de la vitesse à laquelle les produits chimiques réagissent à la lumière, et pour les capteurs numériques, du gain (ou de l’amplification) appliqué au signal avant l’enregistrement de l’image.

Lexique photo : J

JPEG : Joint Photographic Experts Group : Également abrégé JPG, il s’agit d’une norme de compression avec perte, du nom du groupe qui l’a créée en 1992. Elle est devenue la méthode de compression la plus utilisée dans le monde pour les photos numériques. Le fait qu’elle soit avec perte signifie que l’édition et le réenregistrement des fichiers entraînent une perte de qualité de l’image à chaque fois.

kelvin - abréviations photographiques

Lexique photo : K

K : Kelvin : Unité internationale de base de la température absolue utilisée pour exprimer de manière pratique la température de couleur en photographie. Les températures élevées (plus de 5000 K) correspondent à des couleurs plus froides et plus bleues, tandis que les températures plus basses (moins de 3000 K) correspondent à des couleurs plus chaudes et plus jaunes. La « lumière du jour » se situe traditionnellement autour de 5600 K.

Ko : Kilooctet : Multiple de l’unité d’octet pour le stockage d’informations numériques. Comme méga désigne 1.000, un kilooctet correspond à mille octets de données.

Lexique photo : L

LCD : Affichage à cristaux liquides : Technologie d’affichage omniprésente dans les écrans d’appareils photo, les viseurs, les moniteurs d’ordinateurs, etc. Elle utilise des cristaux liquides, des polariseurs et un rétroéclairage pour produire les images affichées.

LED : Diode électroluminescente : Technologie de source lumineuse à semi-conducteurs qui a des applications dans la photographie allant de l’éclairage aux écrans. En tant que source de lumière, les LEDs sont flexibles (avec une large gamme de couleurs et d’intensités), efficaces sur le plan énergétique, peu chaudes et durables. Dans un écran, elles sont brillantes, économes en énergie, nettes, sans scintillement et durables.

LR : Lightroom : Logiciel faisant partie du pack Creative Cloud pour la photographie d’Adobe pour la retouche et l’organisation des images dans le Cloud.

LrC : Lightroom Classic : Logiciel historique Adobe pour la retouche et l’organisation des images. Populaire parmi les photographes pour la gestion des fichiers, le tri de grands ensembles de photos et leur flux de travail de post-traitement.

Lexique photo : M

M : Manuel : Mode de prise de vue dans lequel le photographe choisit l’exposition souhaitée en sélectionnant manuellement le temps de pose et l’ouverture (et éventuellement l’ISO).

Mo :  Mégaoctet : Multiple de l’unité d’octet pour le stockage d’informations numériques. Comme méga désigne 1.000.000, un mégaoctet correspond à un million d’octets de données.

MF : Mise au point manuelle : Processus par lequel le photographe (plutôt que l’appareil photo) règle la mise au point de l’objectif pour obtenir la netteté souhaitée sur une photo.

MF : Moyen format : Taille de film ou de capteur numérique plus grande que le plein format 35 mm (24 mm x 36 mm) mais plus petite que le grand format (4 pouces x 5 pouces).

MFT (ou micro 4/3) : Micro Four Thirds : Norme de système d’appareil photo numérique sans miroir à objectif interchangeable lancée par Olympus et Panasonic en 2008 et rejointe par un grand nombre de fabricants d’appareils photo. La spécification utilise la taille du capteur Four Thirds tout en omettant la boîte à miroir et le pentaprisme pour permettre l’utilisation d’appareils et d’objectifs plus petits.

ML : Appareil photo à objectif interchangeable sans miroir (Mirror Less) : Également appelé hybride, il s’agit d’un appareil photo numérique qui ne contient pas de miroir reflex ou de viseur optique (comme un reflex).

MLU : Verrouillage du miroir : Fonctionnalité des appareils photo reflex mono-objectif qui permet au photographe de relever le miroir et de le verrouiller dans cette position avant le déclenchement de l’obturateur. Ceci réduit les vibrations de l’appareil pendant la prise de vue (et donc le flou) et permet également de monter des objectifs dont la lentille arrière peut entrer dans la chambre reflex de l’appareil.

MP : Mégapixel : Un million de pixels. Terme utilisé pour désigner la définition des photos, des écrans et des capteurs des appareils photo.

MS : Memory Stick : Format de carte mémoire flash amovible propriétaire de Sony, introduit en 1998. Outre le Memory Stick original, la famille comprend également les modèles PRO, Duo, Micro et PRO-HG. Ce format a été largement abandonné après l’apparition des cartes mémoire SD.

MTF (ou FTM) : Fonction de transfert de modulation : Une façon technique de mesurer le potentiel de performance optique d’un objectif. Un graphique MTF représente le contraste et la résolution d’un objectif particulier, l’axe des x représentant la distance par rapport au centre du cadre (centre à gauche et bord à droite) et l’axe des y représentant la transmission de la lumière (0% en bas et 100% en haut). Les graphiques MTF tracent généralement des lignes sagittales et méridiennes pour les mesures de contraste des lignes qui sont parallèles ou perpendiculaires (respectivement) à la ligne allant du centre au bord de la monture.

MUP : Miroir relevé : Nom donné par Nikon au verrouillage du miroir dans ses appareils photo reflex. Voir MLU.

flash - abréviations photographiques

Lexique photo : N

ND : Densité neutre : Type de filtre qui réduit la quantité de lumière entrant dans l’appareil photo, modifiant l’intensité de toutes les longueurs d’onde de manière égale afin qu’il n’y ait (idéalement) aucun changement de couleur. Permet aux photographes d’utiliser des paramètres d’exposition qui, autrement, donneraient lieu à des photos surexposées (par exemple, pour une exposition plus longue ou une ouverture plus grande lors d’une journée ensoleillée).

NR: Réduction du bruit : Traitement numérique visant à supprimer le bruit numérique d’une photographie, qu’il soit effectué dans l’appareil photo par un firmware ou par une fonction/un outil dans une application de traitement/édition d’images comme DxO PureRAW.

NG : Nombre guide : Nombre utilisé pour indiquer la puissance d’un flash électronique et servant à calculer le diaphragme nécessaire pour toute distance flash-sujet (ou la distance pour un diaphragme donné). Nombre guide = nombre f x distance. Plus le nombre guide est élevé, plus la distance à laquelle le flash peut exposer correctement un sujet est grande.

Lexique photo : O

OCF : Flash hors-caméra : Utilisation de flashs ou de stroboscopes placés à l’écart de la griffe porte-accessoires pour flashs montés sur l’appareil ou intégrés. Cela permet au photographe de contrôler de manière créative la direction et l’intensité de la lumière de chaque flash.

OEM : Fabricant d’équipement d’origine : Société qui a fabriqué un produit donné, que ce produit ait été commercialisé sous sa propre marque ou sous celle d’une autre société.

OIS : Stabilisation optique de l’image : Également connu sous le nom de stabilisation d’image (IS) et de stabilisation optique (OS), il s’agit d’un mécanisme dans les objectifs qui compense les mouvements de l’appareil photo pendant l’exposition en déplaçant des éléments optiques pour modifier le chemin optique vers le capteur.

OOF : Mauvaise mise au point (Out Of Focus) : Lorsqu’une partie ou l’ensemble d’une photographie est floue parce que le sujet se trouve en dehors de la profondeur de champ, c’est-à-dire de la plage de distances du plan focal dans laquelle les sujets sont rendus suffisamment nets dans une photo.

OVF : Viseur optique (Optical ViewFinder) : Permet au photographe de composer (et généralement de mettre au point) une scène en regardant la scène elle-même plutôt qu’un affichage électronique (comme avec un EVF). Il peut s’agir d’un viseur à travers l’objectif (comme dans les reflex) ou d’un viseur télémétrique.

Lexique photo : P

P : Programme : Mode de prise de vue dans lequel l’appareil calcule le temps de pose et l’ouverture (et éventuellement la sensibilité ISO) optimales. Le mode Programme diffère du mode Auto dans la mesure où les paramètres autres que l’exposition sont définis manuellement par le photographe.

PASM : Programme, priorité à l’ouverture, priorité à la vitesse et manuel : Les quatre principaux modes proposés sur les appareils photo pour déterminer quels paramètres d’exposition sont sélectionnés manuellement par le photographe par rapport à ceux qui sont choisis automatiquement par l’appareil.

PC : Prontor-Compur : Connecteur électrique standard de 3,5 mm (1/8″) utilisé en photographie pour synchroniser un obturateur avec un flash.

PDAF : Autofocus à détection de phase : Système de mise au point automatique d’un appareil photo qui divise la lumière entrante provenant des côtés opposés de l’objectif en deux images et les compare pour calculer si le sujet est mis au point à l’avant ou à l’arrière. Cette information est ensuite utilisée pour régler l’objectif jusqu’à ce que la mise au point soit effectuée.

PdC : Profondeur de champ : Distance entre les objets les plus proches et les plus éloignés d’une photo qui sont mis au point en étant nets. Une faible profondeur de champ peut entraîner un flou important devant et derrière le sujet mis au point, tandis qu’une grande profondeur de champ peut rendre une grande partie (ou la totalité) d’une scène nette. Voir DoF.

PNG : Portable Network Graphics : Format de fichier graphique matriciel qui a été créé pour remplacer le GIF. Les images PNG prennent en charge la compression des données sans perte et des millions de couleurs (en comparaison, les images GIF sont limitées à une palette de seulement 256 couleurs). Comme le PNG a été conçu pour le Web et non pour l’impression, seuls les espaces de couleurs RVB sont pris en charge (et non CMYK).

PT : Post-traitement : Il s’agit du processus d’édition des données originales de l’appareil photo à l’aide de logiciels (par exemple Photoshop et Lightroom) afin de créer une photographie finale améliorée et/ou personnalisée. Il peut s’agir de modifications de base (luminosité, contraste, balance des blancs, saturation, recadrage, etc.) ou de modifications plus complexes (clonage, composition, masquage, etc.).

PPP : Pixels par pouce : Façon de mesurer la résolution d’un écran numérique. Il s’agit du nombre de pixels que l’on trouve dans l’espace d’un pouce linéaire (et non carré).

P&S : Point-and-shoot : Petit appareil photo compact, généralement utilisé avec une automatisation complète afin de simplifier le fonctionnement pour les prises de vue occasionnelles.

PS : Photoshop : Le programme d’édition de photos et de graphiques créé par Adobe. Publié pour la première fois en 1988, Photoshop est devenu l’application standard des photographes (en savoir plus sur Photoshop). Le logiciel est tellement omniprésent que son nom est devenu un terme générique pour toutes les modifications de photos (« cette image a été photoshopée »).

PSE : Photoshop Elements : Editeur de photos et de graphiques créé par Adobe et destiné aux photographes amateurs. Bien qu’il contienne un grand nombre des mêmes fonctions de base que Photoshop, il est destiné à une édition rapide et simple par ceux qui ne sont pas experts ni professionnels.

PZD : Piezo Drive : Nom donné par Tamron à sa technologie de moteur ultrasonique utilisée dans les petits objectifs. Voir USM.

Lexique photo : R

RAW : brut (pas un acronyme) : Fichier d’image brut qui contient des données ayant subi un traitement minimum et provenant directement du capteur d’un appareil photo numérique (ou d’un scanner). Ces fichiers sont généralement traités dans un logiciel d’édition de fichiers bruts avant d’être convertis dans un format tel que JPEG ou TIFF pour être imprimés ou partagés en ligne. De nombreux fabricants d’appareils photo utilisent des formats de fichiers bruts propriétaires dans leurs écosystèmes, tandis que d’autres utilisent des formats ouverts tels que le DNG d’Adobe.

Reflex : Fait référence aux appareils photo reflex mono-objectif (ou DSLR pour Digital Single Lens Reflex). Ces appareils sont caractérisés par l’utilisation d’un miroir qui transmet la lumière entrant par l’objectif vers un viseur optique. Cela permet au photographe de voir directement la scène telle qu’elle sera capturée. Lors de la prise de vue, le miroir se soulève, permettant à la lumière d’atteindre le capteur ou le film.

Rolling shutter : Le rolling shutter est un effet de distorsion qui se produit lorsque le capteur d’un appareil photo lit les données ligne par ligne en obturation électronique. Cela peut entraîner des déformations dans les photos de sujets en mouvement rapide (club de golf, hélice d’avion) ou lors de mouvements de caméra.

RVB : Rouge, vert et bleu : Modèle de couleur additif dans lequel les couleurs primaires rouge, vert et bleu sont ajoutées ensemble dans des proportions variées pour créer une large gamme de couleurs possibles. Dans un modèle additif, le rouge, le vert et le bleu sont ajoutés au noir, et la combinaison complète des couleurs est le blanc. Les appareils photo numériques et les écrans d’ordinateur/téléphone fonctionnent généralement en RVB.

Lexique photo : S

S : Priorité vitesse : Également abrégé sur certaines molettes en Tv, pour Time value, il s’agit d’un réglage de l’appareil photo dans lequel le photographe choisit un temps de pose fixe tout en permettant à l’appareil de régler l’ouverture (et éventuellement la sensibilité ISO) pour obtenir une exposition correcte (déterminée par le posemètre interne de l’appareil).

SD : Secure Digital : Format de carte mémoire couramment utilisé par les appareils photo numériques. Introduit en août 1999 par SanDisk, Panasonic et Toshiba, il utilise la technologie de la mémoire flash pour stocker de grandes quantités de données sur des dispositifs relativement petits. Son principal concurrent est la carte CompactFlash (CF).

SDA : SD Association : Organisation à but non lucratif créée en janvier 2000 par SanDisk, Panasonic et Toshiba pour gérer les normes relatives aux cartes SD. Environ 1.000 entreprises font aujourd’hui partie de la SDA.

SDM : Supersonic Dynamic Motor : Nom donné par Pentax à sa technologie d’objectif à moteur ultrasonique. Voir USM.

SLR: Appareil photo reflex à objectif unique (Single Lens Reflex) : Appareil photo (qui fait le plus souvent référence à un appareil argentique désormais) qui utilise un miroir pour diriger la lumière entre le prisme du viseur (pour voir et composer la scène) et le capteur d’image (lorsque l’obturateur est activé pour exposer une photo).

SSM : Super Sonic Wave : Nom donné par Sony/Konica/Minolta à sa technologie de moteur ultrasonique dans un moteur annulaire. Voir USM.

STM : Moteur pas à pas (Stepper Motor) : Conception de moteur d’objectif de Canon introduite en 2021 qui convertit de petites impulsions de signal numérique en une rotation mécanique régulière pour l’autofocus d’un objectif. Cette technologie permet aux objectifs de faire la mise au point de manière fluide et silencieuse, ce qui est particulièrement bénéfique pour l’enregistrement vidéo.

STU : Shoot through umbrella : Parapluie blanc translucide à travers lequel un photographe peut déclencher un flash pour obtenir une lumière diffuse sur un sujet.

SWD : Supersonic Wave Drive : Nom donné par Olympus à sa technologie de moteur ultrasonique pour objectif. Voir USM.

SWM : Moteur à ondes silencieuses : Nom donné par Nikon à sa technologie d’objectif à moteur ultrasonique. Voir USM.

Lexique photo : T

téléobjectif - abréviations photographiquesTo : Téraoctet : Multiple de l’unité octet pour le stockage de l’information numérique. Comme tera signifie 1.000.000.000.000, un téraoctet correspond à un trillion d’octets de données.

TC : Téléconvertisseur : Accessoire qui se place entre un appareil photo et un objectif pour augmenter la distance focale de l’objectif fixé, généralement de 1,4 ou 2 fois (dans ce cas il s’agit d’un doubleur de focale). Les contreparties sont généralement une diminution de la lumière transmise, une qualité d’image moindre et un autofocus plus lent.

Temps de pose : Le temps de pose, également appelé vitesse d’obturation, détermine la durée pendant laquelle le film ou le capteur de l’appareil photo est exposé à la lumière. Il est généralement mesuré en fractions de seconde (par exemple, 1/250 ou 1/500) pour les scènes bien éclairées, ou en secondes pour les scènes à faible luminosité. Un temps de pose plus long peut capturer des mouvements, tandis qu’un temps de pose court peut figer l’action.

TIFF : Tag Image File Format : Également abrégé TIF, il s’agit d’un format de fichier permettant de stocker des images graphiques tramées, couramment utilisé en photographie. Les fichiers TIFF peuvent stocker des photos dans un format sans perte, ainsi la qualité de l’image n’est pas perdue lorsque les images sont modifiées et réenregistrées, ce qui en fait un format d’archivage populaire.

TLR : Reflex à double objectif : Type d’appareil photo qui utilise deux objectifs de la même longueur focale. L’un des objectifs est utilisé pour le système de visée tandis que l’autre est utilisé pour prendre la photo.

TTL : Through the lens : Méthode de mesure de la lumière dans laquelle l’intensité de la lumière réfléchie par la scène est mesurée à travers l’objectif, par opposition à un détecteur de lumière séparé ou à un posemètre hors appareil photo. Il s’agit également d’un mode de flash qui utilise la mesure de la lumière intégrée à l’appareil photo pour déterminer la puissance optimale du flash pour une exposition correcte.

TV : Valeur temporelle : Réglage sur certains appareils photo pour la prise de vue en mode priorité vitesse. Il permet au photographe de sélectionner la vitesse d’obturation souhaitée tandis que l’appareil photo sélectionne l’ouverture requise pour une exposition correcte.

Lexique photo : U

USB : Universal Serial Bus : Norme industrielle pour les câbles lancée en 1996 qui assurent la communication et l’alimentation entre des appareils tels que les ordinateurs et les appareils photo. Il existe un certain nombre de connecteurs USB courants, notamment USB-A, USB-B, Micro-USB, Mini-USB et USB-C.

USD : Ultrasonic Silent Drive : Nom donné par Tamron à sa technologie de moteur ultrasonique généralement utilisée dans les grands objectifs. Voir USM.

USM: Moteur à ultrasons : Type de moteur piézoélectrique couramment utilisé dans les objectifs d’appareils photo, qui utilise des vibrations ultrasoniques pour déplacer les éléments de l’objectif en vue de la mise au point automatique. Il présente l’avantage d’être plus rapide et plus silencieux que les autres types de moteurs utilisés pour la mise au point. Canon a été le pionnier de cette technologie et la propose sous le label USM, mais on la trouve dans l’industrie sous un certain nombre de noms (par exemple Sony SSM, Nikon SWM, Olympus SWD, Panasonic XSM, Pentax SDM, Sigma HSM et Tamron USD).

UV: Ultraviolet : Rayonnement électromagnétique dont la longueur d’onde est comprise entre 10 et 400 nm, ce qui est plus court que la lumière visible (comprise entre 400 et 700 nm). Ces longueurs d’onde peuvent être capturées par des appareils photo spéciaux ou modifiés dans un créneau connu sous le nom de photographie UV.

Lexique photo : V

Vignetage : Le vignetage est un défaut optique qui se manifeste par un assombrissement progressif des coins d’une image par rapport à son centre. Bien que souvent considéré comme un défaut, il est parfois utilisé à des fins artistiques pour attirer l’attention sur le centre de l’image. Le vignetage peut être causé par divers facteurs, notamment la conception de l’objectif, l’utilisation de filtres ou de pare-soleil inadaptés, ou des réglages d’ouverture très larges.

VR : Réduction de vibration : Nom donné par Nikon à sa technologie de stabilisation de l’image dans les objectifs qui réduit le flou causé par le tremblement de l’appareil.

Lexique photo : W

WB : Balance des blancs : Réglage des intensités de couleur dans une scène qui présente une dominante de couleur causée par différentes sources de lumière avec différentes températures de couleur. L’objectif est généralement d’obtenir des couleurs naturelles/correctes qui reflètent ce que l’œil humain voit. Voir BdB.

Lexique photo : X

XQD : XQD (ce n’est pas un acronyme) : Format de carte mémoire conçu pour remplacer les cartes CompactFlash. Il utilise PCI Express pour son interface de transfert de données et est principalement destiné aux appareils photo et aux caméras vidéo haute résolution. Ce format a été présenté pour la première fois par SanDisk, Sony et Nikon en novembre 2010.

XSM : Moteur extra silencieux : Nom donné par Panasonic à sa technologie d’objectif à moteur ultrasonique. Voir USM.

 

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Format HEIC : Tout savoir en 2026 (ouverture, conversion, avantages)

Vous avez reçu un fichier .heic et votre ordinateur refuse de l’ouvrir ? Sur Mac, l’application Aperçu suffit. Sur Windows, une extension gratuite du Microsoft Store règle le problème en deux minutes, et la conversion en JPEG ne demande pas de logiciel payant.

Format HEIC, JPG, TIFF, RAW, PNG … Que celui qui ne s’est jamais ému de la liste interminable des formats d’images existants au moment « d’enregistrer sous » dans son logiciel de traitement d’image favori me jette la première pierre.

Entre les formats d’hier, les formats n’ayant pas trouvé leur public et les formats actuels, pensiez avoir déjà de quoi faire. Mais c’était sans compter sur Apple, qui a imposé un nouveau format, le format HEIC, comme le standard pour ses photos et ses vidéos depuis la sortie d’iOS 11 en 2017.

Le format HEIC est apparu avec les iPhone, les Mac et certains logiciels récents. Si vous avez reçu des photos en .heic et que vous n’arrivez pas à les ouvrir, rassurez-vous : c’est un cas fréquent. Mais au-delà de l’aspect pratique, ce format interroge aussi les photographes : peut-il remplacer le JPEG ou même le RAW ? Est-il pertinent pour votre appareil Nikon ? Voyons ce qu’il en est.

En résumé : Le format HEIC, c’est quoi ? Un format d’image 2 fois plus léger que le JPEG, avec une meilleure qualité (16 bits, transparences), mais propriétaire (redevances) et surtout utilisé par Apple, Canon et Sony. Les photographes Nikon commencent à le croiser via le HEIF 10 bits sur certains boîtiers récents (Nikon Z6III, Z8, Z9).

Pourquoi l’utiliser ?
Gain de place (idéal pour les iPhone et les cartes mémoire pleines).
Meilleure qualité que le JPEG après compression.
Transparences et HDR supportés.

Qu’est-ce que le format HEIC ? Définition et fonctionnement

HEIC est un dérivé du format HEIF ou High Efficiency Image File Format pour « Format de fichier image haute efficacité », et s’applique aux photos comme aux séquences vidéo. Le C de HEIC signifie Container, vous allez comprendre pourquoi plus loin.

Ce format, souvent présenté comme une sorte de « jpeg du futur » n’a que des avantages comparé à ce dernier. En effet, le format HEIC offre une compression d’image supérieure, qui même si elle également destructive, l’est beaucoup moins que celle de la compression jpeg.

Les images sont plus légères, et contrairement au jpeg, avec le format HEIC plus de limitation en 8 bits à l’enregistrement car le 16 bits est également au programme ! L’accès à l’enregistrement 16 bits n’est pas négligeable pour les photographes, car il permet d’avoir davantage de marge de manœuvre au moment de retoucher ses photos. Les transparences sont également gérées, à l’instar du format png (en savoir plus sur les différents formats d’images).

HEIC : Origine, créateur (MPEG) et raisons de son adoption par Apple

Moving Picture Experts Group

Le format HEIC a été développé par le Moving Picture Experts Group, un groupe d’experts chargé du développement de normes internationales pour la compression, la décompression, le traitement et le codage de la vidéo, de l’audio et de leur combinaison, de façon à satisfaire une large gamme d’applications.

Détail d’importance, les spécifications de formats produits par le MPEG sont ouvertes, mais non libres : leur utilisation est soumise au paiement de redevances, ce qui ne va pas sans poser de problèmes, comme nous le verrons plus loin.

Le format HEIC est un container utilisable pour des séquences vidéo ou des photos, avec le double avantage de proposer une compression élevée tout en conservant un niveau de qualité très élevé.

HEIC en 2026 : adoption, alternatives et avenir

En 2026, le HEIC reste majoritairement utilisé par Apple, mais son adoption s’étend :

  • Canon et Sony proposent le HEIF (extension .hif) sur leurs hybrides récents (ex : Canon R5 Mark II, Sony A7 V).
  • Nikon teste le HEIF 10 bits sur certains modèles (ex : Z6III, Z8, Z9 après mise à jour), mais le RAW (NEF) reste indispensable pour un post-traitement professionnel.
  • Le WebP (Google) et l’AVIF (libre, basé sur AV1) gagnent du terrain, notamment pour le web, grâce à leur compression supérieure et leur absence de redevances.
  • L’IA générative (MidJourney, Stable Diffusion) exporte rarement en HEIC, privilégiant le PNG ou le JPEG pour la compatibilité.

Pourquoi le HEIC est-il 2 fois plus léger que le JPEG ? (Explications techniques)

Désormais, avec des capteurs photo de 45 Mp ou plus (ex : Nikon Z8/Z9) et des vidéos en 8K, la taille des fichiers explose. Un fichier JPEG issu d’un boîtier haut de gamme peut facilement peser 8 à 12 Mo… contre 3 à 6 Mo seulement en HEIC pour une qualité visuelle identique. Comment est-ce possible ?

Une compression avancée basée sur le HEVC

Le secret du HEIC réside dans son algorithme de compression, hérité du High Efficiency Video Coding (HEVC, ou H.265). Contrairement au JPEG (qui utilise une compression discrete cosine transform datée des années 1990), le HEIC exploite :

  • Des blocs de pixels plus intelligents : Le HEVC découpe l’image en carrés de 64×64 pixels (contre 8×8 pour le JPEG), réduisant les redondances et préservant mieux les détails fins (textures, dégradés).
  • Une prédiction intra-image : Le codec analyse les zones similaires pour ne stocker qu’une seule fois les motifs répétitifs (ex : un ciel uniforme ou un mur lisse).
  • Le 10/16 bits : Contrairement au JPEG limité à 8 bits, le HEIC gère le 10 ou 16 bits, ce qui améliore la compression sans perte visible de qualité, surtout sur les zones à forts contrastes.

Pourquoi cette technologie n’est-elle pas universelle ?

Malgré ses avantages, le HEIC reste peu adopté en dehors d’Apple, Canon et Sony pour trois raisons :

  • Brevets et redevances : Le HEVC est soumis à des licences payantes (via le MPEG LA), ce qui freine son intégration dans les logiciels open source (ex : GIMP, Darktable).
  • Compatibilité matérielle : Les processeurs des appareils photo (hors gammes pro) et des PC anciens ne décodent pas le HEVC en temps réel.
  • Inertie du JPEG : Ce format, bien que vieillissant, reste universel (99 % des appareils et plateformes le supportent nativement).

Cas pratique : Quand utiliser le HEIC ?

  • Idéal pour :

    • Archiver des photos (gain de place sur les disques/SSD).
    • Les photos HDR (grâce au 10/16 bits).
    • Les utilisateurs Apple/Nikon/Canon/Sony (intégration native).

  • À éviter pour :

    • Le partage (réseaux sociaux, clients) → Convertir en JPEG.
    • L’édition poussée (Lightroom gère le HEIC, mais le RAW reste supérieur).

Le saviez-vous ? En 2025, Sony a adopté une variante du HEIF (extension .hif) sur ses Alpha 7 V et RX100 VIII, tandis que Nikon teste le HEIF 10 bits sur les Z8/Z9 (via firmware). Une évolution à suivre

HEIC vs JPEG : Comparatif de taille et économie d’espace

On estime qu’une même image enregistrée au format HEIC est jusqu’à deux fois plus légère que la même image enregistrée en jpeg. Mais comme dit précédemment, il n’est pas encore possible de tirer pleinement parti du format HEIC quand on n’est pas utilisateur de matériel Apple. En effet, s’il est aisé de trouver des solutions pour convertir ses fichiers HEIC dans toutes sortes de formats courants (jpeg, png, Tiff etc.), l’inverse n’est pas tout à fait vrai.

Il existe un logiciel gratuit, Pixillion, qui permet de convertir une image au format Tiff en HEIC. Faute d’avoir accès au moindre paramétrage ou ajustement, les tests montrent que le gain de poids n’est que de 20% par rapport à ce que vous pouvez obtenir avec le même logiciel en enregistrant le même Tiff en jpeg (en qualité maximale et compression minimale).

Il faudra sans doute attendre que les éditeurs de logiciels spécialisés prennent vraiment en charge le format HEIC pour que celui-ci devienne une solution intéressante pour la sauvegarde de nos images.

Format Taille moyenne (10 Mp) 16 bits Transparence Compression Royalties
JPEG 5 Mo Destructive
HEIC 2,5 Mo Destructive
WebP 3 Mo Lossy/Sans perte
RAW (NEF) 25 Mo Sans perte

Comment ouvrir un fichier HEIC (Mac, Windows, Linux, mobile)

Sous macOS

Les images générées par un appareil Apple sont enregistrées par défaut au format HEIC. Vous pouvez les ouvrir sans problème sur votre Mac.

Cliquez avec le bouton droit de la souris et choisissez « Ouvrir avec > Aperçu » pour les ouvrir dans l’application Aperçu. Les applications Photos comme Dropbox savent lire ce format aussi.

Sous Windows 10 et ultérieurs

Pour ouvrir un fichier HEIC sous Windows, vous devez utiliser Windows 10 version 18.09 ou ultérieure. S’il ne l’est pas déjà, installez l’outil HEIF Image Extensions depuis le Microsoft Store.

Il vous faudra disposer de l’outil HEVC Video Extensions (payant, 0,99 EUR) pour garantir que la fonction vidéo du format HEIC soit conservée sous Windows.

Ces deux outils installés, vous pouvez ouvrir un fichier .heic dans l’application Windows Photos.

Conseil : si vous utilisez un iPhone/iPad pour faire des photos et/ou des vidéos et un PC sous Windows, choisissez l’option « Le plus compatible » dans le réglage des formats de l’appareil photo. Vous gagnerez en compatibilité avec Windows sans devoir acquérir d’outils complémentaires.

Notez que certains logiciels photo savent ouvrir le format HEIC nativement sur macOS et Windows.

C’est le cas par exemple de Lightroom Classic, Lightroom Desktop, Lightroom Mobile, Photoshop, Bridge et tout logiciel Adobe utilisant Camera Raw qui prennent en charge les fichiers HEIF/.heic sous macOS High Sierra v10.13 ou version ultérieure et Windows 10 ou version ultérieure.

HEIC : 3 inconvénients majeurs (et comment les contourner en 2026)

inconvenients-HEIC

Le format HEIC dispose de nombreux atouts, mais souffre de deux défauts majeurs. Tout d’abord il s’agit d’un format propriétaire, donc soumis à royalties, ce qui l’exclut des logiciels libres. Cet aspect n’est pas sans conséquence, car cela représente un frein majeur pour une diffusion plus importante.

D’autre part, et parce que ce format d’image n’est pas du tout répandu en dehors de l’écosystème Apple, quasiment aucun logiciel ne permet d’enregistrer ses images dans ce format, pas même Photoshop CC. On trouve essentiellement des solutions pour convertir ses images HEIC dans d’autres formats plus répandus, mais cela s’arrête là ou à peu près. Et même dans ce cas de figure, ce n’est pas forcément évident.

Comment convertir un fichier HEIC en JPG gratuitement (Mac, Windows, Linux)

Si vous avez une grande quantité de fichiers image au format HEIC que votre ordinateur ou appareil mobile ne peut pas lire, vous devez les convertir en JPG. Ce format est compatible avec un plus grand nombre de systèmes, et malgré l’augmentation de la taille du fichier, il sera plus simple à utiliser au quotidien.

Pour convertir vos fichiers HEIC en JPG, PNG ou WebP sans logiciel payant, voici les meilleurs outils gratuits et récents :

  • Squoosh (Google) : Conversion en ligne sans installation, avec réglage de la qualité. Supporte aussi le WebP et l’AVIF. Idéal pour une conversion rapide et sans perte de qualité.
  • CloudConvert : Outil en ligne puissant pour convertir par lots (jusqu’à 25 fichiers simultanément). Export en JPG, PNG, WebP ou TIFF. Parfait pour les photographes qui ont besoin de flexibilité.
  • HEICtoJPG.com : Simple et efficace, avec suppression automatique des métadonnées si besoin. Limite de taille : 50 Mo par fichier en version gratuite.
  • CopyTrans HEIC for Windows : Extension gratuite pour Windows qui permet d’ouvrir les HEIC directement dans l’Explorateur de fichiers, comme des JPEG. Compatibilité : Windows 10 et 11.

Convertir le HEIC en JPG sur Mac

Apple gère nativement le format HEIC, ce qui simplifie grandement le processus sur macOS. Pour convertir une photo individuelle, ouvrez-la dans l’application Aperçu, puis sélectionnez Fichier > Exporter, choisissez JPEG dans l’option Format et cliquez sur Enregistrer. Depuis macOS Ventura, vous pouvez aussi faire un clic droit sur le fichier HEIC et sélectionner directement « Convertir en JPEG ».

Convertir le HEIC en JPG sur Mac
L’option Convertir l’image après un clic droit sur un fichier HEIC dans macOS.

Pour des conversions par lots, iMazing Converter (Mac et PC) permet de traiter plusieurs fichiers en une seule opération. Glissez-déposez vos images HEIC, ajustez la qualité (un taux de compression de 80% convient généralement), puis lancez la conversion. La version gratuite limite le nombre de fichiers, mais la version payante débloque toutes les fonctionnalités.

Convertir le HEIC en JPG sur Windows

Si Windows dispose des extensions HEIF (disponibles sur le Microsoft Store), l’application Photos peut enregistrer les images HEIC en JPEG. Cependant, cette méthode est peu pratique pour convertir des dizaines de fichiers, car elle nécessite d’ouvrir chaque image une par une. Pour gagner du temps, utilisez plutôt CopyTrans HEIC (gratuit) ou CloudConvert pour une conversion par lots sans effort.

iMazing propose iMazing Converter, une solution pour Mac et PC permettant de convertir des photos HEIC en JPEG et des vidéos HEVC/H.265 en MP4/H.264. La version d’essai gratuite limite le nombre de fichiers que vous pouvez transférer tandis que la version payante débloque toutes les fonctionnalités.

Captures d'écran de l'application iMazing HEIC Converter
Captures d’écran de l’application iMazing HEIC Converter

Le processus est simple : il vous suffit de glisser-déposer la liste des fichiers HEIC à convertir, d’ajuster la qualité de l’image JPG (un taux de compression de 80 convient par défaut), puis d’appuyez sur le bouton Convertir pour choisir où les images converties sont enregistrées.

Convertir le HEIC en JPG sur Linux

Les utilisateurs de Linux peuvent utiliser l’utilitaire heif-convert pour une conversion par lots depuis le terminal. Installez-le avec la commande :

sudo apt install libheif-examples

Puis convertissez vos fichiers avec :

heif-convert monfichier.heic monfichier.jpg

Mon conseil :
Pour une conversion occasionnelle, Squoosh ou CloudConvert sont les plus pratiques. Si vous travaillez régulièrement avec des HEIC sous Windows, CopyTrans HEIC est la solution la plus fluide. Pour les photographes, privilégiez un export en JPEG qualité 90% pour un bon équilibre entre poids et qualité.

iPhone : Comment passer du HEIC au JPEG en 2 clics

Si vous savez à l’avance que vous aurez besoin du format d’image JPEG et que la compatibilité est plus importante pour vous que le stockage, la solution la plus simple est d’indiquer à l’iPhone d’utiliser ce format lors du stockage d’une photo.

Comment changer HEIC en JPG sur iPhone

Ouvrez l’application Réglages, appuyez sur l’onglet Appareil photo, puis sur Formats, et sélectionnez Compatible plutôt que Haute efficacité.

Les photos seront alors faites au format JPEG, sauf si vous prenez des images RAW ou ProRAW.

HEIC vs JPEG vs WebP vs RAW : Quel format choisir ?

alternative-HEIC

Le point fort du format HEIC, c’est qu’il concentre à lui seul certaines caractéristiques intéressantes qui existent déjà, mais disséminées dans des formats différents. Par exemple on trouve la possibilité d’enregistrer en 16 bits et d’avoir de la transparence dans le format Tif, mais ce format de fichier a le gros inconvénient de générer des fichiers extrêmement lourds (quasiment 10 fois plus qu’un jpeg peu compressé !).

Le format jpeg est à l’heure actuelle le format d’échange le plus répandu, mais sa limitation à 8 bits, l’absence de gestion des transparences et sa compression destructive en fixent les limites.

Le format Raw, bien connu des photographes, souffre du même défaut que le format TIFF, pour l’essentiel le poids très important des fichiers.

Le format proRAW, un format RAW apparu sur certains matériels « pro » Apple depuis iOS 14.3, permet d’obtenir des images de haute qualité, avec les avantages liés au format RAW, et bénéficiant d’un rendu « optimisé » par les logiciels maison. On aime ou pas, mais cela a le mérite d’avoir des images moins « plates » par défaut. Reste quand même le problème du poids élevé des fichiers.

Vient enfin le format WebP, la réponse de Google au format HEIC promu par Apple (qui rappelons-le, n’en est pas l’inventeur). Le format WebP offre quelques avantages supplémentaires par rapport au HEIC : il permet d’enregistrer des images animées à la manière d’un Gif animé et offre la possibilité d’enregistrer avec une compression sans perte. Mais ce « nouveau » format, pourtant annoncé en 2011, reste désespérément peu répandu et semble marquer le pas.

Cependant la menace la plus sérieuse pourrait venir d’une nouvelle variante du format HEIC. Contrairement au format HEIC utilisé par Apple, Canon et Sony, qui a la particularité d’utiliser le codec HEVC (celui-là même qui rend le format HEIC soumis à royalties), le nouveau venu a la particularité d’utiliser un autre codec, le codec AVIF, qui possède le gros atout d’être libre, c’est à dire gratuit !

HEIC vs AVIF : le duel des formats nouvelle génération

L’AVIF (basé sur le codec AV1) est le principal concurrent du HEIC :

  • Avantages : Libre de droits, compression encore meilleure, support du HDR et des profondeurs 10/12 bits.
  • Inconvénients : Encodage plus lent, compatibilité encore limitée (mais en croissance, notamment sur Android et Chrome).
  • Verdict : Si vous cherchez un format universel et gratuit, l’AVIF est prometteur. Si vous êtes dans l’écosystème Apple, le HEIC reste pratique.

HEIC vs. HEIF, les nombreuses extensions, il n’y a pas que .heic

Le format HEIF est un « format container » : il peut aussi bien servir à stocker des photos que des vidéos. A l’origine, il existe deux extensions : « .heif » pour les images fixes et « .heifs » pour les séquences vidéo. Apple a unifié ces deux formats sous le nom HEIC, qui correspond indifféremment aux photos et aux vidéos.

A l’instar de ce que l’on connaît avec les fichiers RAW, où chaque constructeur apporte quelques spécificités et son nom de format « maison », on assiste au même phénomène avec le format HEIC. Canon et Sony ont commencé à implanter le format HEIF sur quelques modèles depuis quelques temps. Les fichiers enregistrés au format HEIC par Canon et Sony possèdent l’extension « .hif » …

Pourquoi Apple utilise-t-il le format HEIC ?

apple-et-HEIC

Les propriétaires d’iPhone qui font beaucoup de photos et/ou de vidéos le savent bien : quand la place commence à manquer sur le smartphone, les ennuis commencent ! Nous vivons une époque où la video 4K et les images en haute résolution se heurtent à des espaces de stockages toujours trop limités.

Pour pallier ce problème majeur, l’utilisation du format HEIC proposée par Apple semble pertinente, car elle permet d’économiser beaucoup de place sans rien sacrifier au niveau de la qualité des fichiers.

HEIC sur Nikon Z : Compatibilité, réglages et workflow

En 2026, voici ce que le format HEIC/HEIF change pour vous si vous utilisez un Nikon Z :

Vos boîtiers : Les Z6 III, Z7 II, Z8 et Z9 (avec firmware récent) proposent désormais le HEIF 10 bits, une alternative au JPEG pour les photos destinées au web ou à l’archivage. Cependant, ce format reste moins souple que le RAW (NEF) pour une retouche poussée.

Votre workflow :

  • Vous recevez un HEIC (par exemple, des photos iPhone envoyées par un client) ? → Convertissez-le en JPEG via Squoosh pour une compatibilité immédiate, ou importez-le directement dans Lightroom Classic ou Capture One si la version de votre logiciel le supporte.

  • Vous envisagez d’exporter en HEIF ? L’intérêt principal est de gagner de la place sur vos cartes mémoire. Pour l’édition, privilégiez toujours le RAW + JPEG.

En pratique : Vos boîtiers Nikon enregistrent principalement en RAW (NEF) et JPEG, mais certains modèles récents permettent aussi d’exporter en HEIF. Ce format pourrait devenir une alternative intéressante au JPEG, grâce à ses meilleurs dégradés et sa compatibilité croissante. Cependant, pour le post-traitement, Lightroom et Capture One gèrent le HEIF, mais le RAW reste bien plus flexible.

L’avenir du HEIC/HEIF : Nikon pourrait généraliser ce format, mais en 2026, le JPEG reste le standard pour la compatibilité, tandis que le RAW reste indispensable pour une qualité optimale.

Mon conseil : Testez le HEIF 10 bits sur des projets non critiques pour vous familiariser avec ses avantages, mais continuez à utiliser le RAW pour vos prises de vues professionnelles et le JPEG pour le partage universel. Le HEIC/HEIF est prometteur, mais son adoption reste encore limitée.

Foire aux questions sur le format HEIC pour les photographes (FAQ)

.heic, c’est quoi ?

Une extension de fichier basée sur le format HEIF, générée notamment par les iPhone.

Quelle différence entre HEIC et HEIF ?

HEIF est le format, HEIC en est une implémentation (extension de fichier).

Peut-on ouvrir un HEIC sur un appareil Nikon ?

Non, les boîtiers Nikon n’ouvrent pas les fichiers HEIC, mais certains savent enregistrer en HEIF.

Comment convertir un HEIC en RAW ?

Impossible : le HEIC est déjà un fichier compressé. Pour retrouver une latitude de retouche maximale, il faut shooter en RAW + HEIC (si votre boîtier le permet).

Le HEIC va-t-il remplacer le JPG ?

Peut-être à terme, mais pas avant plusieurs années, car la compatibilité universelle du JPEG reste imbattable.

Les réseaux sociaux acceptent-ils le HEIC ?

Non. Instagram, Facebook et X convertissent automatiquement les HEIC en JPEG, avec une perte de qualité possible. Exportez en JPEG avant de partager.

Pourquoi mon PC ne lit pas les HEIC ?

Parce que Windows nécessite l’installation manuelle des HEIF Image Extensions (gratuit) et HEVC Video Extensions (payant). Les iPhone exportent en HEIC par défaut depuis iOS 11, mais vous pouvez forcer le JPEG dans Réglages > Appareil photo > Formats > “Le plus compatible”.

HEIC ou JPEG pour la photo pro ?

Le JPEG reste le standard pour la compatibilité, mais le HEIC/HEIF 10 bits est intéressant pour archiver des photos avec des dégradés complexes (ciels, portraits). Pour l’édition, le RAW (NEF) est irremplaçable.

Ressources et articles utiles

Conclusion : Le HEIC, un format d’avenir… mais pas encore universel

Le format HEIC/HEIF a tout pour plaire : compression optimisée, 16 bits, transparences, et une qualité supérieure au JPEG à taille égale. Sur le papier, c’est le candidat idéal pour remplacer le JPEG, surtout à l’ère des capteurs haute résolution et des stockages limités. Pourtant, en 2026, son adoption reste freinée par deux obstacles majeurs :

  • Les redevances (liées au codec HEVC), qui limitent son intégration dans les logiciels libres et certains écosystèmes (hors Apple, Canon et Sony).
  • La compatibilité : Malgré des progrès (support natif sur Windows 11, Linux, et certains boîtiers Nikon), le JPEG reste le format universel, tandis que l’AVIF (libre et tout aussi performant) grignote du terrain.

Alors, faut-il l’adopter ?

  • Oui, si vous utilisez un iPhone, un hybride récent (Nikon Z6III/Z8/Z9, Canon R5, Sony A7) ou si vous cherchez à optimiser votre stockage sans sacrifier la qualité.
  • Non, si vous avez besoin d’une compatibilité absolue (réseaux sociaux, clients, logiciels anciens) ou d’une latitude maximale en post-traitement (le RAW reste imbattable).

Mon pronostic : Le HEIC/HEIF a encore un avenir, mais sa démocratisation dépendra de l’abandon des redevances ou de l’émergence d’un successeur libre (comme l’AVIF). En attendant, testez-le sur des projets secondaires, mais gardez le RAW pour l’édition et le JPEG pour le partage.

Pour aller plus loin :

  • Découvrez mes comparatifs Nikon pour choisir le boîtier adapté à vos besoins.
  • Consultez mon guide des formats d’image (RAW, JPEG, WebP, AVIF) pour maîtriser chaque situation.
  • Besoin d’aide pour optimiser votre workflow ? Posez-moi vos questions en commentaire !

Composez, réglez, déclenchez, apprendre la photo pas à pas

11 ans déjà que le livre « Composez, réglez, déclenchez, la photo pas à pas » écrit par Anne-Laure Jacquart rend bien des services aux photographes débutants et amateurs.

Tout à la fois livre pour apprendre la photo, support de motivation et d’inspiration pour les plus experts et ouvrage de réflexion sur ce que peut être une pratique photo affirmée, ce livre arrive dans une seconde édition modernisée, enrichie et encore plus attirante !

Composez, réglez, déclenchez, la photo pas à pas

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC

Composez, réglez, déclenchez, présentation

Lorsque vous débutez en photographie, vous avez souvent tendance à vous précipiter sur un livre qui vous apprend à bien utiliser votre appareil photo. La technique, les réglages, les menus, les centaines d’options de ce boîtier, vous voulez tout savoir.

Seulement deux problèmes se posent.

D’une part il n’existe quasiment plus de livres décrivant le fonctionnement d’un appareil photo, les auteurs ne s’y retrouvent plus avec l’évolution si rapide du matériel et les mises à jour firmware qui rendent tout livre obsolète dès sa sortie ou presque.

D’autre part foncer tête baissée dans les réglages de votre appareil photo ne fait pas de vous un photographe expérimenté. Mieux vaut apprendre à regarder, à réfléchir avant de déclencher, à définir vos envies et besoins, à exprimer votre ressenti au travers de vos images.

C’est là qu’Anne-Laure Jacquart vient à votre secours. Photographe, auteur (découvrez aussi 52 défis créatifs pour le photographe), pédagogue, elle vous prend par la main de la première à la dernière page de « Composez, réglez, déclenchez » pour vous aider à développer une pratique photographique aboutie.

Cerise sur le gateau, Anne-Laure a le don de rendre simples les choses complexes, ce qui s’avère essentiel si vous ne maîtrisez pas encore les différentes facettes de la photographie amateur.

Composez, réglez, déclenchez, la photo pas à pas

Je disais de la première édition qu’il s’agissait d’un cours complet de photographie en 10 chapitres. Il en est de même de cette seconde édition, les 50 nouvelles pages venant compléter un ouvrage déjà très bien pensé à l’origine (merci au travail de l’éditrice chez Eyrolles).

Pour faire court, « Composez, réglez, déclenchez »  vous propose une approche méthodique, il vous apprend les principes essentiels de la photographie (angle de vue, cadrage, composition, choix du rendu) de façon très pédagogique.

Je reprends les propos de l’auteur :

« Faites des images simples, fruits d’une véritable intention visuelle et expressive. Oubliez les a priori … ».

Composez, réglez, déclenchez, la photo pas à pas

Qu’allez-vous apprendre avec ce livre ?

Chaque chapitre présente un principe fondamental de la prise de vue photographique. Chaque sujet est présenté ainsi :

  • le détail de ce qu’il faut savoir en plusieurs paragraphes,
  • des photographies illustrant les propos d’Anne-Laure (près de 400 au total),
  • un encadré « mise en pratique » pour vous aider à passer à l’action,
  • des légendes explicatives ouvrant sur d’autres aspects de chaque photo,
  • des photos intermédiaires ayant amené au résultat final,
  • des diagrammes et schémas lorsque c’est nécessaire,
  • l’image définitive,
  • des conseils et astuces en encart.

200 pages didactiques qui sont tout sauf des recettes miracles et vont vous permettre d’apprendre en pratiquant, à votre rythme.

Composez, réglez, déclenchez, la photo pas à pas

Autre atout de « Composez, réglez, déclenchez », il couvre la totalité du flux de production d’une image, de la préparation du sujet au choix du rendu final de l’image en passant par toutes les étapes de la prise de vue.

Vous avez compris que j’apprécie ce livre pour tout ça déjà. Mais je l’apprécie aussi car ces 10 chapitres couvrent l’ensemble du flux de création d’une photo sans faire d’impasse :

  • apprendre à voir (regard)
  • apprendre à se positionner (choix de l’angle de vue)
  • apprendre à cadrer (choix des limites de l’image)
  • apprendre à composer (organisation des éléments dans le cadre)
  • apprendre à gérer la lumière (exposition)
  • apprendre à doser le flou (profondeur de champ)
  • apprendre à gérer le mouvement (temps de pose)
  • apprendre à trier et choisir ses photos (editing)
  • apprendre à donner un rendu adapté à ses images (post-traitement)
  • apprendre à s’exprimer (intention photographique)

En résumé, vous allez profiter des conseils essentiels et pertinents pour profiter de votre équipement et réussir vos photos sans vous poser la question de savoir si vous avez fait le bon choix matériel ou non.

Vous découvrirez aussi comment identifier les limites de votre matériel, si c’est le cas, et s’il vous faut ou non le faire évoluer. Rien que ces notions là peuvent vous faire économiser des sommes importantes en matériel inutile. Une approche qui ne peut que me plaire.

Composez, réglez, déclenchez, la photo pas à pas

Mon avis sur « Composez, réglez, déclenchez »

Ce livre va vous séduire si vous voulez en savoir plus sur la photographie sans devoir pour autant tomber dans la théorie et la technique pure et dure. L’approche d’Anne-Laure Jacquart est pragmatique, la lecture du livre à la portée de tous.

Les notions et conseils dispensés vont vous servir très vite, d’autant plus si vous prenez la peine de faire les exercices proposés.

Attention toutefois à ne pas griller les étapes, le découpage en chapitres est pensé pour faciliter votre progression, faites au moins une première lecture respectueuse de cet ordre avant de revenir sur les chapitres qui vous concernent plus particulièrement.

Pour finir, retenez qu’il vous faut débourser 28 euros pour profiter de ce livre de référence, une somme très raisonnable qui vous apportera bien plus en retour que le dernier gadget photo à la mode.

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC


Voigtländer pour Nikon, mariage réussi des objectifs Cosina Voigtländer en monture Z

Nokton, Skopar, Ultron… Pour beaucoup d’amateurs, jeunes et moins jeunes sans distinction, ces noms évoquent quelque chose de nostalgique, l’époque de l’argentique et du tout-manuel, une marque, un savoir-faire : Voigtländer. Mais qu’en est-il aujourd’hui des objectifs Cosina Voigtländer pour Nikon ?

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Voigtlander Cosina pour Nikon Z hybride

Les objectifs Voigtländer pour Nikon Z chez Miss Numerique

Merci à Damien Poupi, fidèle lecteur, pour l’envoi et la mise en forme de ces informations.

Cosina Voigtländer pour Nikon, un mariage germano-japonais

Recherchés et appréciés pour leur signature argentique, des modèles anciens de cette entreprise allemande retrouvent bien souvent une nouvelle vie sur le marché de l’occasion.

C’est oublier cependant que la marque perdure de nos jours, et que des objectifs « modernes » adaptés à l’ère du numérique font leur apparition au fil des années dans les catalogues des produits neufs.

Voigtländer n’existe pourtant plus. Fondée en 1756, l’entreprise connaîtra ses plus belles heures de gloire dans les années 1930, et laissera ensuite discrètement la place aux jeunes et vigoureux japonais émergents, pour disparaître finalement dans les années 1980. Or, si l’entreprise a bel et bien disparu, la marque, elle, renaîtra de plus belle, toujours grâce aux japonais.

Cosina pour Nikon Z-Z-35-mm_2

Voigtländer APO-LANTHAR 35 mm F/2 Asphérique pour Nikon Z

En effet, fort de son partenariat avec la société-mère allemande Plusfoto GmbH pour la réalisation de boitiers et d’objectifs dès 1996, le constructeur japonais Cosina, une entreprise de matériel optique basée à Nakano, département de Nagano, fondée en 1959, a racheté le fabricant Voigtländer en 1999, et maintient depuis la production d’optiques sous cette marque.

Spécialisée dans les optiques manuelles, Cosina continue d’entretenir sa réputation en particulier chez Sony, Leica et Fujifilm, déclinant ses optiques pour chacune de ces montures. Nikon n’est pas laissé pour compte, plusieurs modèles Voigtländer pour Nikon adaptés en version AI-S NIKKOR sont au catalogue pour la monture F des boitiers reflex (voir mon test du 40 mm Color Skopar).

Cosina pour Nikon Z -40_12_Z

Voigtländer NOKTON 40 mm F/1.2 Asphérique pour Nikon Z

Un nouveau partenariat fructueux ?

La surprise arrive en février 2022, quand Cosina annonce un nouveau partenariat avec Nikon. La sortie du Nikon Z fc en 2021 n’y est pas étrangère.

Surprise de taille, car des optiques Voigtländer pour Nikon vont voir le jour « sous licence officielle » Nikon. Ce ne sont donc pas de simples modèles compatibles et limités en capacité, mais des objectifs dédiés à la monture Z, et tirant le meilleur parti des deux bords.

Cosina pour Nikon Z-50_2

Voigtländer APO-LANTHAR 50 mm F/2 Asphérique pour Nikon Z

Au passage, ce ne sont ni plus ni moins que les premières optiques officielles historiques de la marque venant d’un fabricant tiers (avant que Tamron n’arrive plus récemment). Ce qui n’est pas rien.

Nikon a d’ailleurs écrit un mot sur son compte twitter officiel pour annoncer la mise sur le marché de ces optiques Voigtländer pour Nikon « originales ». Petit coup de pub sympa, et surtout message fort d’ouverture de la part de la firme nippone, réputée conservatrice.

« Originales » avec des guillemets, car il s’agit avant tout d’une adaptation à la monture Z de modèles existants. Mais « originales » à la source car elles ont été entièrement repensées pour faire corps avec les boitiers Z. A l’intérieur comme à l’extérieur.

Ces optiques Voigtländer pour Nikon sont manuelles. N’allez pas croire que l’autofocus est en panne, ce n’est pas un défaut de l’objectif non plus, c’est bien à vous de faire la mise au point vous-même (c’est souvent le but recherché, qui motive l’achat de cette marque).

Cosina pour Nikon Z-Z-65_20

Voigtländer MACRO APO-LANTHAR 65 mm F/2 Asphérique pour Nikon Z

En revanche, fait nouveau et intérêt de la licence officielle, les Voigtländer pour Nikon possèdent des connections électroniques qui vont communiquer les informations de l’optique au boitier. Cela permet entre autres :

  • le transfert des données EXIFs,
  • la stabilisation optique du boitier (3 axes) pour ceux qui en sont dotés,
  • l’aide à la mise au point.

Trois types d’aide à la mise au point sont disponibles :

  • mise au point par changement de couleur du cadre de la zone de mise au point
  • mise au point par la fonction Focus Peaking
  • mise au point avec la touche d’agrandissement

La finition extérieure rappelle celle des optiques AI-S NIKKOR, avec une touche de modernité pour aller aussi bien sur le Nikon Z fc que sur les autres boitiers.

Cosina pour Nikon Z-Z-D23_12

Voigtländer NOKTON D23 mm F/1.2 Asphérique pour Nikon Z

La différence principale avec les autres montures est bien sûr cosmétique. Ainsi, la bague de mise au point et la bague de diaphragme sont placées à la manière des traditionnels AI-S. Comme chacun sait, ce sont les détails qui font la différence.

A la mode du Z fc, la police de caractère et la couleur des chiffres sont eux-mêmes issus des AI-S. Nul doute que les nostalgiques adoreront le cliquetis de la bague de diaphragme et les protubérances de la bague de mise au point si caractéristiques du temps de l’argentique.

Cosina pour Nikon Z-Z_D35_12

Voigtländer NOKTON D35 mm F/1.2 pour Nikon Z

En moins d’un an (au 1er novembre 2022), le catalogue compte six optiques dédiées, au Japon. Trois Voigtländer pour Nikon Z « plein format » et trois Voigtländer pour Nikon Z « APS-C », une septième arrive sous peu :

Entre parenthèses, et à titre purement indicatif, la date de sortie sur le marché japonais. Elles arrivent petit à petit sur le marché européen, patience.

Cosina Voigtländer pour Nikon en plein format

  • Voigtländer APO-LANTHAR 50 mm F/2 Aspherical (mai 2022)
  • Voigtländer APO-LANTHAR 35 mm F/2 Aspherical (juin 2022)
  • Voigtländer NOKTON 40 mm F/1.2 Aspherical (octobre 2022)
  • Voigtländer MACRO APO-LANTHAR 65 mm F2 Aspherical (novembre 2022)

Cosina Voigtländer pour Nikon en APS-C

  • Voigtländer NOKTON D35 mm F/1.2 (avril 2022)
  • Voigtländer NOKTON D23 mm F/1.2 Aspherical (mai 2022)
  • Voigtländer MACRO APO-ULTRON D35 mm F/2 (octobre 2022)

Cosina pour Nikon Z-D35_20_Z

Voigtländer MACRO APO-ULTRON D35 mm F/2 pour Nikon Z

Compatibilité Nikon Z et tarifs

Les objectifs Voigtländer pour Nikon Z sont compatibles avec tous les hybrides Nikon au catalogue en 2022 (Z 5, Z 6, Z6 II, Z 7, Z7 II, Z 9, Z 50, Z fc, Z 30), pourvu que ceux-ci soient mis à jour avec le dernier firmware en date.

Tout comme les NIKKOR Z, les objectifs APS-C sont également compatibles avec les boitiers plein format à condition d’utiliser leur fonction de recadrage DX intégrée.

De même que les NIKKOR Z encore, afin d’éviter toute confusion, les objectifs pour APS-C ont une lettre supplémentaire dans leur dénomination, un D. Cette lettre signifie selon Cosina « Demi », elle fait référence à la taille du capteur APS-C qui est peu ou prou la moitié d’un capteur plein format.

Côté tarif, les prix annoncés par le fabricant oscillent entre 700-800 euros et un peu plus de 1000-1200 euros selon les modèles. A vérifier avec les prix en magasins chez les revendeurs agrées.

Pour en savoir plus et voir des photos, n’hésitez pas à consulter les deux sites officiels de Voigtländer en Allemagne et de Cosina au Japon (en version anglaise) :

Voigtländer (voigtlaender.de)

Voigtlander – 株式会社コシナ (cosina.co.jp)

Merci à Damien Poupi, fidèle lecteur, pour l’envoi et la mise en forme de ces informations.

Les objectifs Voigtländer pour Nikon Z chez Miss Numerique


Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : faut-il craquer pour Tamron ?

A peine annoncé quelques jours auparavant, le tout premier objectif Tamron pour Nikon hybride me faisait de l’oeil. Un zoom Tamron en monture Z native, avec une plage focale 70-300 mm inexistante dans la gamme NIKKOR Z ? A un tarif abordable ? Attirant, d’où mon envie de réaliser ce test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z dans les meilleurs délais.

Tamron France a été très réactif et m’a procuré un des premiers modèles sorti d’usine, j’ai pu le garder deux semaines pour vous dire ce que j’en pense. Voici mes conclusions et des photos.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : faut-il craquer pour Tamron ?

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z : contexte

Depuis des décennies, Tamron produit des optiques pour les plus grandes marques d’appareils photo. En gamme reflex l’offre était pléthorique pour les montures Nikon et Canon en particulier. Cette offre a été recentrée depuis quelques années sur les boîtiers hybrides Sony, la marque ayant été la première à proposer une offre hybride crédible.

Depuis, Tamron a complété sa gamme d’optiques pour les hybrides Fujifilm, et vient donc de le faire pour les hybrides Nikon Z. Tamron devient ainsi le premier des deux opticiens indépendants majeurs (avec Sigma) à arriver chez Nikon avec la monture Z. C’est d’autant plus intéressant que Tamron dispose de la licence de développement pour la monture Z, ce qui lui permet de garantir l’évolutivité de ses objectifs, un critère essentiel avec les hybrides dont les mises à jour firmware sont fréquentes.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Pour en revenir à ce 70-300 mm, la plage focale bien connue chez Tamron, le Tamron SP AF 70-300 mm f/4-5.6 Di VC USD pour reflex Nikon a déjà fait les beaux jours des photographes animaliers, de nature et de sport. Cette même plage focale est disponible pour les hybrides Sony en monture E.

Ce Tamron pour Nikon Z est donc la première optique Tamron en monture Z native, ne nécessitant pas le recours à la bague FTZ. Ce zoom est aussi conçu pour cette grande monture, et a le mérite de combler un trou dans la gamme NIKKOR Z. Celle-ci propose plusieurs zooms téléobjectifs, mais entre le superlatif NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8, le NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S et le NIKKOR Z 24-200 mm, difficile de faire un choix lorsqu’on est amateur avec un budget restreint.

Jusqu’ici, pour limiter les coûts, il vous fallait donc vous rabattre sur l’AF-S NIKKOR 70-300 mm pour reflex et lui greffer la bague FTZ. Une solution satisfaisante si vous possédiez déjà cette optique, bien moins intéressante si vous ne l’aviez pas encore. Quant aux 200 mm, l’AF-S NIKKOR 70-200 mm f/4 pour reflex n’a pas marqué l’histoire, le NIKKOR Z 24-200 f/4-6.3 s’avère un choix plus judicieux (sans bague lui-aussi).

Maintenant que le contexte est précisé, qu’en est-il de ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z ?

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Présentation

Le Tamron 70-300 mm reprend les codes communs à la gamme Tamron et à la gamme NIKKOR Z. Belle sobriété dans la présentation, deux bagues agréables à utiliser, dont une très large bague de zoom.

La monture métallique dispose de l’ensemble des contacts nécessaires au bon fonctionnement sur un Nikon hybride, ainsi qu’aux évolutions futures puisque tous les contacts ne sont pas encore exploités par Nikon.

L’optique dispose d’un connecteur USB-C (étanche, précision donnée par la marque) lui permettant d’être relié à l’application Tamron pour smartphone et ordinateur. Vous pourrez ainsi mettre à jour le firmware de l’objectif (et personnaliser le fonctionnement de l’autofocus prochainement).

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z
le connecteur USB-C pour personnalisation et mise à jour

Notez que l’objectif ne dispose pas de commutateur AF/M sur le fût, ni d’une troisième bague à la façon des NIKKOR Z séries S. Ceci ne vous prive toutefois pas de la mise au point manuelle,
il suffit de paramétrer la bague personnalisable sur « mise au point manuelle ». Vous perdrez alors la possibilité de lui attribuer tout autre réglage. Rien de catastrophique toutefois tant les possibilités de personnalisation des touches FN et autres contrôles sont nombreuses sur les hybrides Nikon.

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z
la large bague de zoom et la bague personnalisable côté boîtier

Comme la plupart des zooms actuels (hors gammes pros), ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z s’allonge pour passer de la focale 70 mm à la focale maximale de 300 mm. J’ai apprécié l’absence de position de repos qui impose de tourner la bague de zoom lors de l’allumage du boîtier.

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z en position 70 mm

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z en position 300 mm

À qui se destine ce zoom Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z ?

Un téléobjectif 70-300 mm intéresse en premier lieu les photographes animaliers qui l’utilisent pour la photo d’animaux et d’oiseaux ni trop gros ni trop distants. Au-delà, les focales de 400 à 800 mm sont plus adaptées mais ne jouent pas dans la même cour.

Le 70-300 mm est aussi intéressant pour la photo de paysage, le portrait, et la photo de sport et d’action. Vous remarquerez que je l’ai toutefois utilisé en photo urbaine contre toute attente en obtenant des résultats très satisfaisants.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Focale 70 mm

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Focale 300 mm

Reste la question de l’ouverture maximale du Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z, qui interroge si j’en crois les retours lors de ma conférence au salon de la Photo pour la présentation de ce zoom.

La question est pertinente puisque cette ouverture maximale est de f/4.5 à 70 mm et de f/6.3 à 300 mm. Par rapport à un zoom ouvrant à f/4 constant, la différence se fera sentir à partir de 150 mm environ. Ces deux ouvertures maximales ne vous privent toutefois pas de réaliser de jolis flous d’arrière-plan, n’oubliez pas que ceux-ci sont aussi fonction de la focale et de la distance au sujet.

Et la contrainte sur la montée en sensibilité ? Elle existe en effet si l’ouverture maximale ne permet pas de conserver un temps de pose assez court pour éviter le flou de bouger. Il vous faut alors monter en ISO (le fameux triangle d’exposition).

Avec les capteurs des Nikon hybrides, la montée en ISO ne sera pas un point bloquant avec ce zoom. Il vous faudra monter d’un cran ou deux pour compenser l’ouverture maximale limitée, ce qui ne pose de problème ni sur les plein format 24 et 45 Mp, ni sur les capteur APS-C des Nikon DX.

Si vous vous contentiez d’un 70-300 mm pour votre reflex, vous ne pourrez qu’avoir mieux avec celui-ci sur un Nikon Z dont le capteur est plus performant quel que soit le modèle.

Quant à l’absence de stabilisation sur ce zoom, c’est un autre sujet, je vous en parle plus bas.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z
notez le joli flou plus prononcé à pleine ouverture que sur la photo ci-dessus

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Qualité de construction

L’époque des objectifs Tamron moins bien construits que les objectifs de marques est révolue depuis le siècle dernier. Ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z sent le souhait de bien faire chez Tamron. Les bagues sont ajustées avec précision, elles se manœuvrent aisément, la monture ne présente aucun jeu, la sérigraphie est précise. « Du bon matériel » diraient certains.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Seulement la qualité de construction ne suffit pas à faire d’un objectif un outil que vous utiliserez dans toutes les situations. Il lui faut aussi s’avérer étanche aux intempéries, tout en restant assez léger pour ne pas vous démonter les cervicales. Il doit enfin savoir rester compact pour faciliter le transport.

C’est le cas de ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z que je n’ai pas hésité à soumettre à la pluie lors d’une séance nocturne. RAS après une bonne heure, j’ai abandonné avant lui.

La lentille frontale laisse glisser les gouttes d’eau, cette construction fait de lui l’équivalent des NIKKOR Z « non S », ces derniers bénéficiant, mais à quel prix, d’un degré de finition encore supérieur. Poids et compacité je vous en parle plus bas, deux autres avantages de ce zoom.

Le pare-soleil livré avec l’objectif se fixe aisément, pensez à l’utiliser aussi pour protéger la lentille frontale.

Enfin notez que le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z utilise des filtres de 67 mm de diamètre.

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Prise en main

Poids et compacité, deux critères de choix lorsqu’on choisit un téléobjectif. Voici à titre de comparaison les poids des optiques les plus proches en terme de plage focale :

  • 580 gr pour le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z
  • 570 gr pour le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR
  • 1355 gr pour le NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S

A l’usage, ce TAMRON 70-300 est agréable à tenir en main, il ne vous casse pas le poignet au bout de quelques heures. Sa large bague de zoom que vous manœuvrerez du bout de vos index et pouce facilite l’ajustement du cadre. La bague personnalisable est proche de la monture comme sur les objectifs NIKKOR Z, rien à signaler la concernant.

Je dois admettre qu’après ce temps passé avec ce téléobjectif, moi qui rechigne toujours à les utiliser, j’ai redécouvert le plaisir de cadrer avec des focales longues (70 à 300 mm, en urbain, c’est très long) et les résultats étant à la hauteur de mes attentes, c’est une très bonne nouvelle. Je me verrais bien utiliser un tel objectif compact et léger plus souvent pour les plans serrés et le portrait de rue.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Autofocus et distance de mise au point

 La distance minimale de mise au point du Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD Nikon Z est de :

  • 80 cm à 70 mm
  • 150 cm à 300 mm

L’autofocus parlons-en car sur un téléobjectif il doit être à la fois précis, réactif, stable et capable de suivre les consignes du boîtier. Les optiques NIKKOR Z sont conçues pour ça par Nikon. S’agissant ici d’un objectif conçu par un opticien indépendant, vous êtes en droit de vous demander ce qu’il en est. Ma réponse est simple : l’autofocus Tamron est largement au niveau, faisant mouche à chaque fois aussi bien qu’un NIKKOR Z.

Cet autofocus Tamron a le bon goût de suivre le sujet sans aucune latence ni hésitation. J’ai pu le vérifier à plusieurs reprises, comme avec ces deux cyclistes passant près de moi à bonne allure. L’AF les a accrochés au passage et suivis jusqu’au fond du cadre. C’est très agréable, d’autant plus que je vous rappelle que l’autofocus des hybrides agit sur la plus grande partie du champ cadré, à la différence de celui des reflex limité au centre de l’image.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Stabilisation

Le sujet qui fâche certains. Pourquoi diable Tamron propose-t-il un téléobjectif non stabilisé en 2022 ? Quelles conséquences à l’usage ?

A la première question, je n’ai d’autre réponse (qui n’engage que moi) que la nécessité pour la marque de proposer un objectif au tarif maîtrisé. Ce qu’elle peut faire en s’appuyant sur le développement de ses objectifs pour d’autres marques. Cette réutilisation et adaptation à chaque marque permet de limiter les propositions techniques plus coûteuses à produire. La version Sony n’est pas stabilisée, la version Nikon non plus, une question de logique industrielle.

A la seconde question, les conséquences sur l’utilisation, elles dépendent du boîtier. Les Nikon Z plein format disposent d’un capteur stabilisé 5 axes (IBIS), qui compense l’absence de stabilisation de l’objectif. Les Nikon hybrides APS-C n’en disposent pas, ils sont donc moins aptes à donner la meilleure image possible alors que l’objectif n’est pas stabilisé. Si la stabilisation vous importe sur APS-C, orientez-vous plutôt vers le NIKKOR Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR.

De là à dire que ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD n’est pas utilisable sur un Nikon Z 50, 30 ou Z fc, il y a un pas que je ne franchirai pas.

Il reste parfaitement utilisable en raison d‘une très bonne montée en ISO du capteur (pour raccourcir le temps de pose) et de la possibilité de tenir fermement en main l’ensemble boitier+objectif, léger et compact. Cependant, une version stabilisée serait un plus qui permettrait au Tamron de concurrencer le 50-250 NIKKOR Z sur APS-C. Une stabilisation qui servirait aussi les hybrides plein format car intégrée à l’optique elle est toujours plus efficace avec les longues focales que l’IBIS seul. Ceci explique d’ailleurs la présence du VR sur les téléobjectifs Nikon (mais le tarif n’est pas le même, je me répète).

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Performances optiques : piqué, homogénéité, vignettage, distorsion

Comme pour chacun de mes tests sur le terrain, j’ai utilisé ce zoom pour mes prises de vue habituelles. En soirée j’ai privilégié l’ouverture maximale à toutes les focales sur le Nikon Z 6II.

Les objectifs NIKKOR Z font appel à l’électronique pour appliquer les corrections d’image adéquates (en savoir plus sur la photographie computationnelle).

Le principe est simple : le boîtier corrige les défauts de l’objectif (ils en ont tous), dont l’homogénéité et le vignettage. Il tient compte pour cela de la focale, de l’ouverture et de la distance de mise au point. Les images JPG intègrent cette correction, les fichiers RAW incorporent un profil de correction que les logiciels capables de lire ces données utilisent.

Ce mode de fonctionnement est rendu possible par la communication électronique entre le boîtier et l’objectif, communication que Tamron gère puisque la marque dispose des informations nécessaires grâce à la licence Nikon. Le retro-engineering que pratiquent d’autres marques n’ayant pas accès aux informations techniques s’avère en effet bien plus délicat pour optimiser les résultats.

Impossible d’avoir l’information précise de la part des deux marques, secret industriel oblige, mais ce Tamron pourrait bien fonctionner comme les NIKKOR Z si j’en juge les résultats obtenus. Un bon point à Tamron pour avoir fait le choix de cette licence.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Mes images test montrent une excellente netteté au centre à toutes les focales, ce zoom fait aussi bien ici que les zooms NIKKOR Z de plage focale proche.

Sur les bords, la qualité de l’image se dégrade, une distorsion apparaissant sur les images observées à 200 %. C’est assez courant sur la plupart des zooms téléobjectifs, et en rien pénalisant tant que vous observez vos images sur écran au grandissement normal ou que vous faites des tirages de taille moyenne (90 x 60 par exemple)..

En fermant l’ouverture de deux crans environ, vous réduirez les quelques faiblesses du Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z sur les bords. Je n’ai pas noté de distorsion flagrante sur toute la plage focale.

Cette analyse sur écran mériterait toutefois d’être complétée d’un passage au banc optique si vous êtes adepte des tests optiques et des bancs et courbes de transfert, ce que n’est pas un test terrain.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z
le vignettage reste modéré dans les quatre angles

En matière de vignettage, la correction appliquée par le boîtier est très efficace. Le RAW est corrigé à l’ouverture. Sur les JPG, j’évalue ce vignettage entre 0,5 et 0,7 Ev à pleine ouverture, une valeur courante sur un tel zoom, le vignettage disparaissant en fermant de deux stops.

Au final, ce 70-300 mm Tamron pour Nikon Z est une très bonne nouvelle pour quiconque veut disposer d’une focale maximale de 300 mm Nikon Z native sans négliger la qualité d’image et sans devoir dépenser bien plus pour un 100-400 mm NIKKOR Z.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Rendu optique : profondeur de champ

Ce n’est pas parce que l’ouverture est limitée que vous ne pouvez pas créer un joli flou d’arrière-plan. L’exemple ci-dessous vous montre ce qu’il vous est possible d’obtenir à main levée, à faible ouverture, en jouant avec les lames du diaphragme. De quoi vous amuser si vous appréciez ce type d’effet.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr

Cliquez sur la photo pour ouvrir l’album.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z peut vous intéresser si …

  • vous cherchez un téléobjectif léger et compact pour la photo animalière, le sport, le portrait,
  • les téléobjectifs à ouverture constante f/2.8 vous sont inaccessibles (taille, poids, tarif),
  • vous n’avez pas besoin d’une focale aussi longue que le 500 ou 600 mm,
  • vous souhaitez remplacer le couple bague FTZ + AF-S NIKKOR 70-300 mm reflex pour gagner en encombrement et facilité d’usage,
  • vous n’avez pas déjà un 70-300 mm pour reflex ou un téléobjectif équivalent.

Le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z va moins vous intéresser si …

  • vous voulez le meilleur zoom téléobjectif pour Nikon Z du moment quel qu’en soit le tarif,
  • vous ne jurez que par les objectifs très ergonomiques et construits pour résister à tout,
  • vous êtes fan de la focale 400 mm,
  • vous avez besoin d’une bague de mise au point manuelle en plus de la bague personnalisable, en vidéo par exemple,
  • vous avez déjà un 70-300 mm pour reflex et une bague FTZ,
  • vous avez un budget serré et préférez vous passer de la focale 300 mm en utilisant votre zoom NIKKOR Z 24-200 très polyvalent.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z : ma conclusion

Ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z est une bonne nouvelle pour plusieurs raisons.

Il annonce l’arrivée du premier opticien japonais indépendant dans l’univers Nikon Z, avec une licence Nikon faisant la différence. Dans ce monde là, le premier arrivé est souvent le mieux armé pour la suite.

Ce zoom préfigure l’arrivée prochaine (je n’ai pas l’info mais c’est crédible) d’autres optiques Tamron pour Nikon Z dont les plages focales sont attirantes et inexistantes dans la gamme NIKKOR Z existante ou à venir (comme les 35-150 mm ou 150-500 mm).

Ce zoom propose une fiche technique pertinente, des choix confirmés par les résultats obtenus sur le terrain. Il est bien construit, léger, compact et compatible plein format et APS-C (à la stabilisation près sur l’APS-C). Ces critères en font une alternative crédible et séduisante pour un Nikon Z plein format Z 5 ou Z 6 série 1 et 2. Les Z 7 et Z 9, plus exigeants, pourront cependant mettre en avant quelques faiblesses liées à la très grande densité de pixels sur le capteur 45 Mp.

Cet objectif bénéficie du « Tamron Service« , si toutefois il est en panne, vous bénéficiez d’un prêt pendant la réparation.

Au final, que reprocher à ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z ? Une ergonomie simplifiée, une formule optique moins ambitieuse que celle du NIKKOR Z 100-400 mm, et un tarif que l’on aimerait voir serré encore pour approcher celui du même objectif en monture Sony.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Mais attention, ce test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z m’a permis de réaliser combien cette formule est attirante, vous offrant la possibilité de disposer d’un 70-300 mm de qualité et parfaitement compatible avec les Nikon Z. Une proposition qui a de quoi séduire !

En savoir plus sur le site de Tamron

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique


Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : le retour des japonais indépendants

Tamron vient d’annoncer son premier zoom en monture Z native pour Nikon hybrides, le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD.

Cette optique, compatible avec les Nikon Z APS-C et plein format, signe le retour de Tamron chez Nikon, et le début d’une nouvelle offre en monture Z entièrement compatible. Le début d’une nouvelle longue histoire ?

MàJ : le test de cet objectif est disponible ici.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : le retour des japonais indépendants

Ce zoom Tamron pour Nikon Z chez Miss Numerique

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD : présentation

Il y a belle lurette que Tamron n’avait plus annoncé d’objectif pour Nikon, le dernier en date sauf erreur de ma part étant le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD en juin 2019. La pandémie est passée par là, le marché du reflex est en train de passer aux oubliettes, et il n’y en avait que pour Sony ou, plus récemment Fujifilm. Ajoutons aussi que Nikon n’avait pas forcément décidé d’ouvrir la licence de sa monture Z comme c’était le cas précédemment avec la monture F.

Les opticiens chinois l’ont bien compris qui ne se sont pas privés d’occuper le marché avec des optiques pour Nikon Z qui ne sont bien souvent que des adaptations des versions reflex, développées pour toutes les marques de boîtiers et adaptées ensuite à chaque monture. Pour la monture Nikon Z l’adaptation consiste à intégrer une mini-bague FTZ qui autorise le montage mécanique sur les hybrides. Bien, mais peut mieux faire.

Toutefois quelques signes avant-coureurs pouvaient nous faire penser que les opticiens japonais n’allaient pas se laisser tailler des croupières ainsi par leurs amis mais néanmoins concurrents chinois. Nikon a sorti un NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 ces derniers mois qui ressemble étrangement au même modèle Tamron. Les parts de marché des hybrides Nikon ont joliment progressé, en particulier depuis l’annonce du Nikon Z 9 et la possible arrivée d’un Nikon Z 8 dans les prochains mois.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Le premier qui tire a souvent raison, et Tamron s’est décidé à être ce premier en attendant que Sigma se réveille (ou pas). Fort d’un partenariat de longue date avec Nikon, et d’une licence officielle pour les montures F et Z désormais, il n’en fallait pas plus à la marque de Saitama pour annoncer son tout premier véritable objectif Nikon Z, un zoom qui complète presque à merveille le 28-75 mm f/2.8 NIKKOR Z.

Ce zoom reprend les caractéristiques principales du Tamron 70-300 mm pour Sony FE sorti en octobre 2020. Bien que la marque n’ait pas communiqué encore la fiche technique détaillée de cette optique, il y a fort à parier qu’elle sera très proche de celle de la version Sony, tout en tenant compte des particularités de la très grande monture Z.

Variant de f/6.3 à 300 mm à f/4.5 à 70 mm, l’ouverture de ce 70-300 mm ne lui permet pas de concurrencer le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8, il n’en a ni l’ambition, ni le tarif. Par contre, avec 150,3 mm de longueur, ce zoom s’avère le plus court du marché à l’heure ou j’écris ces lignes et pour cette catégorie. Son poids modeste de 580 gr. lui permet de se faire oublier, en particulier sur un hybride Nikon Z plein format.

La formule optique comprend 15 éléments répartis en 10 groupes, dont une lentille en verre LD (Low Dispersion, faible dispersion). Tamron revendique des images « nettes et contrastées sur toute la plage focale » grâce à l’utilisation du revêtement BBAR antireflets.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Là où l’on attend ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD c’est sur l’autofocus, car l’hybride est bien plus exigeant que le reflex en la matière. L’autofocus Sony fonctionne sur un principe différent de celui des Nikon Z (chaque marque a sa recette). Tamron a donc du, en toute logique, faire le nécessaire pour que ce zoom soit aussi réactif et précis que les zooms NIKKOR Z.

Il intègre une motorisation RXD (Rapid eXtra-silent stepping Drive) et Tamron précise que cette version « modèle A047 » s’adresse aussi aux vidéastes dont le besoin est de pouvoir faire la mise au point dans le plus grand silence.

Autre caractéristique à ne pas négliger lorsqu’il s’agit d’une optique pour hybrides, c’est sa capacité à évoluer. En effet le principe même de fonctionnement des hybrides (toutes marques) leur permet de recevoir des mises à jour firmwares qui améliorent leurs performances. Pour autant il faut que les optiques puissent suivre ces améliorations sans quoi cela peut poser problème, une situation malheureuse bien connue des utilisateurs d’optiques compatibles développées hors licence Nikon pour les reflex.

Tamron a bien évidemment pris ce critère en compte en bénéficiant de la licence Nikon Z, d’une part, et en proposant une application de mise à jour et de personnalisation de ce zoom, déjà utilisable sur d’autres optiques de la marque, d’autre part.

Tamron Lens Utility vous permet de configurer votre objectif à l’aide de votre ordinateur, sans passer par le SAV et sans devoir investir dans la console Tap-In historique. Un simple câble USB Type-A vers Type-C suffit. Une version application mobile de Tamron Lens Utility est en cours de développement pour smartphones Android.

Enfin, ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD revendique une construction suffisamment résistante pour permettre son utilisation par temps de pluie comme dans les environnements poussiéreux. Le fut de l’objectif et les zones les plus sensibles sont protégées par des joints spécifiques.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Fiche technique

  • Modèle : A047
  • Focale : 70-300 mm
  • Ouverture maximale : f/4.5-6.3
  • Angle de vue (diagonale) : 34°21 – 8°15 (pour hybride plein format)
  • Construction optique : 15 éléments en 10 groupes
  • Distance minimale de l’objet : 0.8 m (70 mm), 1.5m (300 mm)
  • Rapport de grossissement maximal : 1:9.4 (70 mm / 1:5.1 (300 mm)
  • Taille du filtre : 67 mm
  • Diamètre maximum : 77 mm
  • Longueur : 150,3 mm
  • Poids : 580g
  • Lames d’ouverture : 7 (diaphragme circulaire)
  • Ouverture minimale : f/22-32
  • Accessoires standard : Pare-soleil, bouchons
  • Monture : Monture Nikon Z

Le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD sera disponible à la vente à partir du 29 septembre 2022 au tarif de 799 euros TTC.

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD : premier avis

Pour les nikonistes dotés d’un hybride Nikon Z ou désireux de passer à l’hybride bientôt, l’arrivée de ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD est une excellente nouvelle.

Tamron a prouvé par le passé sa capacité à proposer des objectifs amateurs, experts et pros au niveau des meilleurs, il n’y a donc aucune raison de penser qu’il n’en sera pas de même en monture Z.

Tamron sait couvrir un segment amateur que Nikon ne cherche plus forcément à couvrir avec sa gamme NIKKOR Z. Ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pourrait séduire les photographes animaliers dont l’envie et le budget pour acquérir le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S ne sont ni suffisants ni justifiés. Le tarif de 799 euros place ce zoom dans une gamme de prix très inférieure à 1.000 euros sans atteindre toutefois les 500 euros de la version équivalente en monture Sony E. 

Le partenariat sur la durée qui semble se dessiner à nouveau entre Tamron et Nikon comme l’intégration des données techniques de la monture Z dans les optiques Tamron, est de bon augure pour la suite.

Enfin l’apparition d’un tel zoom peut laisser penser que plusieurs autres modèles Tamron existants pour d’autres montures hybrides pourraient rapidement être portés en monture Z, ce qui permettrait de compléter assez vite une gamme qui pourrait alors compter des optiques telles que les 35-150 mm f/2-2.8, 150-500 f/5-6.7 et autres 11-20 mm f/2.8. Affaire à suivre d’autant plus que depuis la publication initiale de cet article, Sigma est venu rejoindre Tamron en proposant aussi des objectifs Sigma pour Nikon Z

Source : Tamron

Ce zoom Tamron pour Nikon Z chez Miss Numerique


Guide photo 2026 : quels accessoires photo choisir – 4/6

Certains accessoires photo sont indispensables pour profiter de votre passion. D’autres sont moins utiles à l’amateur ou à l’expert. Dans cette quatrième partie du guide photo nous allons voir quels sont les accessoires photo qu’il vous faut et ceux dont vous pouvez vous passer.

Après avoir découvert quels sont les types d’appareils photocomment lire une fiche technique et quels objectifs acheter, voici la suite de ce guide photo.

Guide photo : pourquoi des accessoires complémentaires ?

Contrairement à ce que vous pourriez penser, les accessoires indispensables à une pratique courante de la photographie sont peu nombreux.

Privilégiez cette règle simple : n’achetez un accessoire photo que si, et uniquement si, il vous manque pour faire les photos que vous voulez vraiment faire ou pour vous faciliter la vie au quotidien.

Posez-vous ces questions avant un achat photo :

  • s’agit-il de photos que vous devez vraiment faire sans avoir le choix de faire autrement ?
  • existe-t-il une alternative pour faire autrement et éviter de remplir votre sac photo d’un nouvel accessoire ?
  • cet accessoire va-t-il vous permettre de gagner du temps pour arriver à vos fins ?

Voici la liste des accessoires photos les plus indispensables. Cette liste est subjective, elle varie selon le type de photos que vous souhaitez faire. Vous pouvez réagir via les commentaires pour dire ce que vous jugez indispensable vous-aussi.

Guide photo : Cartes mémoire

Quelle carte mémoire choisir ?

Les cartes mémoire sont indispensables pour enregistrer les photos. Il existe trois formats principaux de cartes :

  • les cartes SD,
  • les cartes XQD,
  • les cartes CFexpress.

Les cartes XQD sont désormais remplacées par les cartes CFexpress.

Vérifiez quel modèle de carte utilise votre boîtier avant de choisir le fabricant et le type de carte tant les modèles sont nombreux (SDXC et SDHC par exemple).

Je ne vous recommande pas d'utiliser une carte MicroSD dans un adaptateur SD, ce type de carte n’est pas toujours compatible avec les reflex et hybrides et peut entraîner des ralentissements, des dysfonctionnements et pertes de photos.

Privilégiez l’utilisation de cartes mémoire de qualité. Certaines cartes s’avèrent moins fiables que d’autres entraînant des pertes de photos, des problèmes de lecture ou des défauts sur les photos (en savoir plus sur l’utilisation des cartes mémoire).

Les marques les plus utilisées par les photographes experts et pros sont Lexar et Sandisk. Ces cartes sont garanties à vie et livrées avec un logiciel de récupération des photos effacées par erreur le cas échéant.

Le format XQD qui équipe certains appareils photo Nikon impose un choix plus limité. Les cartes CFexpress sont toutefois compatibles avec les emplacements pour cartes XQD et une mise à jour du firmware de votre boîtier, quand elle est disponible, peut le rendre compatible avec ces cartes.

carte mémoire Sandisk Extreme Pro SD
Guide photo – carte SD 128 Go Sandisk rapide pour la vidéo et le mode rafale

Comment choisir une carte mémoire

Prenez l’habitude d’avoir au moins deux cartes mémoire de façon à ne pas formater une carte avant de vous assurer que les photos sont bien sauvegardées sur votre ordinateur et à prévenir les problèmes de fiabilité ou de perte qui peuvent toujours arriver.

Evitez les cartes de trop grande capacité si vous n’en avez pas besoin. Mieux vaut utiliser deux cartes de 32 Go qu’une seule de 64 Go : en cas de perte ou d’effacement accidentel, vous ne perdrez que la moitié des photos !

Une capacité de 32 Go convient pour la plupart des appareils photo jusqu’à 24 Mp. Au-delà, optez pour 64 Go. Si vous filmez en FullHD ou 4K, n’hésitez pas à choisir un modèle de 128 Go ou plus pour avoir suffisamment de stockage sans devoir multiplier les cartes.

Choisissez des cartes rapides, avec une vitesse d’écriture au moins égale à 150 Mb/s (idéalement 300 Mb/s), surtout si vous faites des prises de vue en rafale. La vitesse d’écriture sur la carte est souvent le maillon faible qui ralentit le boîtier (plus que la capacité du buffer).

Rangez toujours vos cartes dans leur étui en plastique, c’est une sécurité supplémentaire pour éviter de les détériorer ou de les perdre. Pensez à vérifier avant de photographier si la carte que vous venez d’insérer dans le boîtier ne contient pas déjà des photos non sauvegardées.

Formatez toujours une carte dans le boîtier (jamais avec l’ordinateur) avant de commencer à l’utiliser, cela facilitera l’utilisation éventuelle du logiciel de restauration.

Lecteur de carte mémoire

lecteur de carte Lexar professionnel USB 3.0 double slot achat photo
Guide photo
Lecteur externe via port USB 3.0 à double format SD/CF

De nombreux boîtiers permettent le transfert des photos sur l’ordinateur via un câble USB. Evitez cette solution car elle est peu fiable : le transfert utilise la batterie du boîtier, les erreurs de transfert et les corruptions de fichiers sont courantes.

Préférez l’utilisation d’un lecteur de carte. La plupart des ordinateurs disposent d’un lecteur intégré (cartes SD sur les portables, plusieurs formats sur les tours).

Si votre ordinateur ne dispose pas d’un lecteur intégré, vous pouvez trouver dans le commerce des lecteurs externes pour quelques dizaines d’euros. C’est un investissement indispensable pour vous faciliter la vie et sécuriser le transfert depuis vos cartes.

Avec les cartes XQD et CFexpress le lecteur de cartes est obligatoire pour bénéficier des performances de la carte. Ces cartes ont une vitesse de lecture qu’un transfert par câble ne peut pas mettre en œuvre, le lecteur accélère la copie depuis la carte et offre toute garantie d’intégrité des fichiers.

Guide photo : Batteries

batterie Nikon EN-EL15 achat photo
Guide photo – batterie de marque (mention en est faite sur le dessus)

Quelle batterie pour appareil photo choisir ?

Utiliser plusieurs batteries permet de continuer à photographier sans devoir attendre que votre unique batterie soit rechargée.

Choisissez une batterie de marque qui correspond au modèle précis livré avec votre appareil photo.

Certaines batteries compatibles sont vendues moins cher mais peuvent poser des problèmes de fiabilité ou de tenue dans le temps. D'autres ne sont pas acceptées par le boîtier qui sait reconnaître les types de batteries et le fabricant.

Si vous n’utilisez pas souvent votre matériel ou que vos séances photo sont courtes, ne multipliez pas les batteries. Une batterie qui ne sert pas se dégrade et c’est un investissement inutile. Quand vous achetez un nouveau boîtier, prenez le temps de mesurer l’autonomie de la batterie avant d’en acheter une seconde, certaines batteries permettent de faire plus de 1.500 photos sans recharge !

Du fait de l’interdiction faite désormais aux marques de livrer (en Europe) un chargeur par défaut, les appareils récents autorisent la recharge de la batterie via le port USB. C’est aussi un moyen de récupérer de l’autonomie si votre batterie est vide, le chargeur externe optionnel reste toutefois plus rapide pour effectuer une recharge complète.

Entretien

Faut-il stocker une batterie chargée ou déchargée ? Il est préférable de charger une batterie avant de la stocker, elle est ainsi prête à servir et c’est une mesure de protection pour l’accumulateur. Comme la logique du photographe est de toujours avoir une batterie prête à l’emploi, c’est idéal !

Evitez de stocker les batteries dans un lieu trop chaud (elles peuvent en souffrir) ou trop froid (elles se déchargent plus vite). Si vous êtes en voyage au Pôle Nord, glissez vos batteries additionnelles dans une poche intérieure de votre vêtement, elle souffriront moins du froid.

Certains appareils photo (compacts) utilisent des batteries non amovibles. Pensez à recharger régulièrement sans quoi vous serez forcé de patienter une ou deux heures (généralement au plus mauvais moment …) puisque vous ne pouvez pas changer la batterie par une autre.

Enfin retenez que les appareils hybrides à viseurs électroniques ou ceux que vous utilisez souvent avec l’écran arrière Live View consomment plus que les autres. Si vous êtes fan de la visée électronique, prévoyez vos batteries en conséquence.

Guide photo : paresoleil

NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8
pare-soleil pour objectif Nikon NIKKOR

Le pare-soleil vous permet de bloquer la lumière indésirable, de façon à ce qu’elle n’entre pas dans l’objectif et n’apparaisse pas sur vos photos. Une lumière indésirable est une lumière qui provoque un éblouissement, des traces ou des reflets non voulus sur les images (en savoir plus).

Chaque pare-soleil est spécifique à un objectif, sa forme autorise le passage de la lumière directe, selon l’angle de vue choisi. Le pare-soleil bloque les rayons lumineux parasites qui pourraient pénétrer dans l’objectif alors que vous n’avez pas inclus cette source de lumière indésirable dans votre angle de vue.

En savoir plus sur le pare-soleil et comment le choisir et le remplacer.

Guide photo : Sac photo

sacs photo Pro Light Manfrotto achat photo
Guide photo
Différents modèles de sacs pour différents usages

Le sac photo est LE complément indispensable de votre matériel photo. Il protège votre matériel des agressions du monde extérieur pendant le transport ou le stockage. Il vous permet d’avoir tout ce qu’il vous faut avec vous.

Il existe des centaines de modèles de sacs photo aussi prenez le temps d’en essayer quelques-uns avant de faire votre choix. Sachez qu’un seul sac ne suffit souvent pas : mieux  vaut avoir deux ou trois sacs spécifiques à certains usages que de tenter à tout prix de trouver LE sac qui répond à tous vos besoins.

Vous pouvez trouver des tests de sacs photo sur Virus Photo (d’autres test d’accessoires aussi).

Sacs Kata Sling 3N1 achat photo
Guide photo – sac à dos avec ceinture ventrale

Sac à dos photo

Avantages

  • charge bien répartie
  • vous gardez les mains libres
  • vous pouvez ajouter des effets personnels
  • certains modèles permettent de transporter un trépied à l’extérieur du sac

Inconvénients

  • nécessite de poser le sac pour rentrer et sortir le boîtier
  • souvent gros et lourd
  • manque d’aération du dos en été
  • parfois gênant dans les transports

 

Sac Billingham Hadley Pro
Guide photo – sac d’épaule à sangle Billingham Hadley Pro

Sac photo d’épaule

Avantages

  • accès rapide au matériel sans devoir poser le sac
  • laisse les mains libres

Inconvénients

  • le poids est mal réparti d’un seul côté du corps
  • la sangle a souvent tendance à glisser et à faire mal à l’épaule
  • peut s’arracher facilement (vol et agressions)
  • souvent volumineux et peu discret
Travel Backpack de Manfrotto achat photo
Guide photo – sac type Sling

Sac photo Sling

Avantages

  • bon compromis entre sac d’épaule et sac à dos
  • pivote facilement pour faciliter la manipulation du matériel sans poser le sac
  • port aisé avec bonne répartition de la charge
  • laisse les mains libres

Inconvénients

  • souvent moins logeable qu’un sac à dos
  • peu stable au sol
  • pas de possibilité de transporter un trépied à l’extérieur
  • espace réservé aux effets personnels très limité
  • présente un risque de chute lors des manipulations du matériel (par exemple changement d’objectif)

Comment choisir un sac photo

Choisissez un sac adapté à votre pratique : ne prenez pas un sac à dos si vous ne faites que de la photo en ville, l’accès ne sera pas aisé. De même ne prenez pas un gros sac d’épaule si vous marchez beaucoup, votre dos vous remerciera.

Prenez soin de choisir un sac le plus étanche possible ou possédant une housse étanche si vous envisagez de voyager dans des pays humides. Certaines pluies tropicales ont vite fait de venir mouiller votre matériel au fond du sac s’il n’est pas suffisamment protégé.

Pensez également à utiliser un sac discret quand vous photographiez en ville ou dans des zones sensibles. Votre boîtier est déjà suffisamment visible, inutile d’en rajouter !

Guide photo : accessoires de nettoyage

Kit de nettoyage capteur

Si vous observez des taches noires plus ou moins diffuses sur vos photos, toujours au même endroit, ne cherchez pas, ce sont des poussières collées sur le capteur.

Enclencher la fonction de nettoyage du capteur au démarrage et à l’arrêt du boîtier suffit à se débarrasser de la plupart des poussières sèches (cela n’use pas le capteur contrairement aux idées reçues).

kit de nettoyage de capteur pour appareil photo
kit de nettoyage de capteur pour appareil photo

Les taches grasses sont plus difficiles à retirer car il faut exercer une action mécanique sur le capteur à l’aide d’un accessoire spécifique.

Les kits de nettoyage de capteur NE SONT PAS une nécessité. Mieux vaut avoir quelques taches sur vos photos et les corriger à l’aide de votre logiciel de traitement de photos que de détériorer votre capteur.

Si vous vous sentez à l’aise avec cette opération, procurez-vous un kit de nettoyage et lisez bien la notice avant (attention, tous les kits ne se valent pas et peuvent être spécifiques à certains capteurs).

Dans le cas contraire, rendez visite à votre revendeur ou au centre technique de la marque le plus proche. Le nettoyage est souvent offert ou proposé à un tarif bien inférieur au remplacement d’un capteur rayé !

Evitez toute forme de poire, soufflette ou autre bombe d’air comprimé, cela ne fera que déplacer les poussières d’un endroit à l’autre du capteur et du boîtier.

Les capteurs des appareils photo hybrides sont plus en évidence que ceux des reflex cachés derrière le miroir. Ils peuvent attirer plus facilement les poussières mais sont bien plus simples à nettoyer car très simples d’accès.

Nettoyage des objectifs

Pour retirer les poussières collées sur les lentilles avant et arrière de vos objectifs, utilisez un chiffon spécifique (ou une feuille de papier adaptée) et faites toujours un mouvement de rotation.

Si vous n’avez rien sous la main, prenez un tissu bien propre et doux (mouchoir, laine polaire, coton) et ne frottez surtout pas. Le revêtement externe des lentilles est fragile et vous pouvez l’endommager sans vous en rendre compte.

Evitez les accessoires de nettoyage stockés au fond du sac sans précaution qui apportent plus de poussières qu’ils n’en retirent.

Pensez à mettre les couvercles sur vos objectifs quand vous ne les utilisez pas, y compris lors d’une séance photo si vous faites une pause. Attention à la pluie qui laisse des gouttes également.

Retenez enfin que quelques saletés sur la lentille frontale d’un objectif ne nuisent pas à la qualité des photos, elles seront invisibles sur l’image. C’est différent sur la lentille arrière qui est plus sensible.

Nettoyage du boîtier

Ayez toujours avec vous un chiffon microfibre pour nettoyer votre boîtier et le corps des objectifs. Les boîtiers ne sont pas très sensibles aux poussières mais moins il y en a, moins vous courez le risque qu’elles ne se déplacent sur le capteur lors du changement d’objectif (selon le type de boîtier).

N’utilisez jamais de solvant ou de produit type WD40 ! Si une tache résiste, humidifiez un chiffon propre et frottez en douceur sans ajouter de savon. Séchez rapidement si nécessaire.

Guide photo : protection d’écran

Protection pour écran arrière Nikon
Guide photo
Protection pour écran arrière (selon boîtier)

En matière de protection d’écran, les avis divergent. Si votre boîtier est pourvu d’une protection amovible d’origine, utilisez-la sans vous poser de question.

Si ce n’est pas le cas, faites attention aux films de protection auto-adhésifs et amovibles. Certains sont bien conçus, d’autres ont tendance à adhérer un peu trop et à ne pas se retirer aisément, faisant plus de mal que de bien au final.

Plusieurs lecteurs de Nikon Passion utilisent les films de protection Swido et en sont satisfaits. Vous pouvez les trouver sur Amazon.

Les écrans arrières sont de plus en plus résistants aux rayures : si vous êtes précautionneux, vous ne risquez pas grand-chose à utiliser votre boîtier sans protection. A l’inverse, ou si vous fréquentez des zones dangereuses pour la survie de votre matériel, procurez-vous à minima un bon film de protection ou un écran amovible, voire même une coque antichoc en néoprène.

Guide photo : Trépied photo

Manfrotto Befree achat photo
Guide photo – trépied avec rotule et fixation standard

Avec des capteurs très riches en pixels (par exemple 45 Mp), le recours au trépied est plus fréquent qu’on ne peut le penser. C’est la garantie d’avoir des photos sans flou de bougé (en savoir plus).

Selon le type de photo que vous faites (par exemple pose longue), le trépied peut même s’avérer indispensable (voir le test d’un trépied courant)

Choisissez toujours un modèle stable, doté d’un système de fixation le plus standard possible (les pas de vis sont normalisés). Les trépieds possédant une semelle intermédiaire permettent de fixer/retirer le boîtier très vite, la rotule facilite les mouvements et le cadrage.

Manfrotto : trépieds et monopodes 290 Carbone achat photo
Guide photo – monopode avec vis de fixation au pas standard

Si vous trouvez le trépied trop encombrant, sachez que les monopodes sont une bonne alternative. Ils vous permettent de gagner en stabilité tout en restant mobile.

Certains fabricants proposent des petits trépieds type GorillaPod. Ce sont des accessoires bien souvent futiles qui ne sauraient compenser l’usage d’un vrai trépied stable et capable de supporter sans risque votre cher boîtier.

Guide photo : Flash externe

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Guide photo – flash externe Nikon SB-5000 pour hybrides et reflex

A l’exception des appareils photo experts et pros, les boîtiers d’entrée de gamme disposent d’un flash intégré censé compenser le manque de lumière en intérieur ou en soirée.

Ce flash intégré reste limité : sa portée est réduite (2 à 3 mètres bien souvent) et son emplacement proche de l’axe optique du boîtier favorise le phénomène des yeux rouges sur vos photos.

Le complément idéal du flash intégré est le flash externe ou flash cobra. Il est plus puissant, peut être équipé de réflecteurs, déclenché à distance depuis le boîtier, il dispose souvent d’une tête orientable.

Flash Nikon Speedlight SB-300 achat photo
Guide photo – flash externe pour usages ponctuels

Le choix d’un flash externe doit se faire en fonction de vos besoins : le recours fréquent à une source de lumière additionnelle importante nécessite un modèle expert tandis que l’usage amateur et ponctuel sera couvert par un flash d’entrée de gamme moins onéreux et moins complexe à utiliser.

Maîtriser l’usage du flash demande du temps aussi prenez soin de découvrir votre matériel, de le tester dans différentes conditions de prise de vue et d’observer les résultats obtenus (voir l’ouvrage de référence sur l’utilisation des flashs pour Nikon).

Mais encore …

Cette liste d’accessoires photo reprend l’essentiel de ce qu’il faut avoir avec vous pour vous faire plaisir. Elle n’est ni objective, ni limitative aussi vous êtes invité à réagir et à la compléter en laissant un commentaire !

Il y a quoi dans votre sac qui n’apparaît pas ici et qui vous est pourtant indispensable ?


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