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Hybride ou reflex ? Voici ce qu’un fervent adepte du reflex en pense

Les sites photo vous en parlent, vos Youtubeurs favoris aussi. Mais rien à faire, hybride ou reflex, vous n’arrivez pas à vous décider car votre reflex fonctionne encore très bien. Pourquoi changer ? Et puis surtout, vous craignez ce que vous lisez ou entendez soit fait pour vous inciter à changer sans véritable raison, le marketing … surtout sur un site nommé Nikon Passion !

En réaction à certains retours d’abonnés, j’ai décidé de laisser la parole à un photographe amateur passionné, utilisateur de reflex, pas prêt encore à changer. J’ai demandé à Laurent qui rédige des articles sur le site, s’il acceptait de passer dix jours avec un Nikon Z 6II et de me dire ce qu’il en pensait. Sans filtre.  Des fois que vous pensiez que, peut-être, je lui dicterais son texte…

Voici le compte-rendu de cette prise en main. Vous allez voir que hybride ou reflex, ce n’est pas forcément la réponse à laquelle vous vous attendez.

Lisez aussi mon guide ultime des hybrides Nikon, tous les modèles actuels et la comparaison détaillée

 

Hybride ou reflex ? Voici l'avis d'un fervent adepte du reflex

Un adepte du reflex et le Nikon Z 6II : hybride ou reflex, le contexte

C’est donc Laurent qui parle …

Bien équipé en reflex avec les objectifs et accessoires adéquats, je n’ai pas encore souhaité changer mon matériel ou mes habitudes photographiques. C’est donc avec un œil neuf et, je l’avoue, quelques idées préconçues, que j’ai passé ces quelques jours en mode découverte de l’hybride avec un Nikon Z 6II accompagné de son zoom NIKKOR Z 24-70 f/4 S et de sa bague FTZ.

Le Nikon Z6 II : présentation

Le Nikon Z6 II est un hybride 24×36 de milieu de gamme équipé d’un capteur CMOS BSI de 24,5 Mp. Le capteur est stabilisé, un vrai plus pour les objectifs qui ne le sont pas.

Au niveau du poids et de l’encombrement, on est assez proche d’un Nikon D610 ou d’un Nikon D750. Par contre la forme du boîtier est sensiblement différente, beaucoup plus carrée pour le Nikon Z 6II. Pour autant la prise en mains reste bonne et sans surprise.

hybride ou reflex, petite nouveauté (pour moi) : la présence d’un écran tactile. Je n’en suis pas très fan a priori, mais j’ai vite compris comment en tirer parti. En effet, l’absence de certaines commandes directes (choix du mode de mesure par exemple) est en partie pallié par la touche « i » qui fait apparaître les principaux réglages sur l’écran arrière.

Il est possible de changer les réglages assez vite, en 3 ou 4 pressions du doigt dans le feu de l’action, sans se perdre dans les menus de l’appareil : bien vu !

hybride ou reflex, test terrain Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S

le Nikon Z6 II équipé de son zoom 24-70 f/4 S en monture Z

Le viseur électronique

Pour tout dire, au début de cet essai j’avais de sérieux doutes concernant le viseur électronique. Il faut dire que j’avais été quelque peu échaudé par celui d’un autre hybride qui m’était passé dans les mains (un petit Fuji XE-3) mais qui avait la double excuse d’être un boîtier très compact et au format APS-C. Et puis face à un bon viseur optique de reflex 24×36 je ne voyais pas trop ce qu’un viseur électronique pourrait apporter.

Dès l’allumage j’ai compris que le Nikon Z6 II ne jouait pas dans la même cour que le petit Fuji : d’entrée de jeu, la grande taille du viseur et la qualité de l’image m’ont agréablement étonné. Le confort d’utilisation est indéniable. Sur des sujets statiques ou peu mobiles, difficile de lui trouver des défauts, tant la différence est faible avec un viseur optique dans ces conditions de prise de vue.

Par contre quand le sujet commence à remuer un peu trop la visée a tendance à devenir saccadée et quelque peu inconfortable. Mais pour être complètement honnête, n’oublions pas que le Nikon Z6 II est un boîtier généraliste et non un boîtier typé sport ou action, même si sa cadence en rafale relativement élevée comparée à celle d’un reflex de gamme équivalente pourrait nous faire croire le contraire.

Autres avantages non négligeables apportés par la visée électronique : la visualisation « en direct » de la balance des blancs dans le viseur, que l’on peut ajuster de visu si le besoin s’en fait sentir. Certains argueront du fait que le viseur ne transcrit plus la réalité comme c’est le cas pour la visée optique, puisque ce que l’on voit s’apparente davantage au fichier que l’on récupérera sur la carte mémoire. Mais cela a le mérite de nous montrer directement le résultat et de pouvoir ajuster les réglages « à vue ».

L’utilisation en basse lumière est également facilitée grâce à la luminosité automatique du viseur qui le rend encore utilisable sans mal quand un viseur optique atteint ses limite dans les mêmes conditions.

Dernière chose, en montant un objectif Nikon DX pour reflex en monture F, le viseur affiche une image plein cadre et non tronquée (même si sur le Nikon Z6 II ce type d’objectif ne présente qu’un intérêt limité, avec des images d’à peine plus de 10 Mp dans cette configuration).

L’ergonomie

A première vue, les hybrides Nikon Z ne ressemblent qu’assez peu aux boîtiers Nikon F récents. Quand on y regarde de plus près, c’est surtout la forme du boîtier qui donne cette impression. Cela est dû à l’absence de prisme mais aussi de flash intégré.

Au niveau de la prise en main, rien à dire, la poignée est bien creusée et le Nikon Z 6II tient bien en main, le petit ergot au niveau du pouce venant conforter cette impression.

Pour ce qui est de l’allumage, c’est du Nikon classique, avec le bouton marche/arrêt situé autour du déclencheur : pour avoir utilisé des boîtiers d’autres marques avec une disposition différente, le choix de Nikon me semble vraiment le plus efficace.

Au niveau des commandes, j’y ai moins trouvé mon compte, habitué que je suis aux commandes directes des boîtiers de la gamme « expert ». En effet, à mon avis ce boîtier nécessite un peu trop de repasser dans les menus, que ce soit pour le choix du mode de mesure de lumière, du mode rafale (une couronne comme celle du Nikon D780 par exemple eut été plus pratique à mon avis) ou du type de collimateur.

En plus de proposer de nouvelles formules optiques, les objectifs Nikon Z de la marque proposent des possibilités inédites : par exemple le NIKKOR Z 24-70 f/2,8 S dispose d’une touche de fonction personnalisable à laquelle il est possible d’assigner un certain nombre de fonctions.

Le NIKKOR Z 24-70 f/4 S que j’ai eu en prêt ne dispose pas de ce type de touche, mais propose quand même une possibilité intéressante : en mode AF, quand la bague de mise au point manuelle n’est pas utilisée, il est possible d’assigner celle-ci à la correction d’exposition : pratique !

Pouvoir personnaliser les deux touches présentes en façade, voire le bouton de fonction personnalisable sur certains objectifs (absent sur le 24-70 f/4 S) ne compense qu’en partie cette pénurie de commandes. La possibilité d’accéder facilement aux différents réglages via la touche « i » et l’écran tactile facilitent un peu la vie du photographe mais en ce qui me concerne j’attends mieux à ce niveau de gamme et de prix.

Pour nuancer quelque peu ce jugement « à chaud », je me dis que je suis peut-être encore trop habitué à l’utilisation d’un reflex. Il est très probable que sur le long terme l’utilisation d’un hybride pousse l’utilisateur à modifier ses habitudes et à adapter sa pratique, un peu comme quand on passe d’une voiture à boîte manuelle à une voiture à boîte automatique : la transition demande un certain temps !

Au niveau des menus, on est dans la droite ligne des modèles précédents, avec une ergonomie inchangée. Bien sûr de nouveaux réglages sont apparus, relatifs à l’obturateur et au viseur électronique, ou à la stabilisation du capteur. Mais aucun doute n’est permis, on est bien dans le menu d’un boîtier Nikon !

Petite mention positive pour l’écran mobile, malheureusement un peu limité dans ses mouvements : il est parfait pour des prises de vue au ras du sol ou en mode périscope mais c’est à peu près tout, dommage.

Autre lacune qui peut être parfois gênante, l’absence totale de rétroéclairage des touches. Même l’écran LCD ne peut être rétroéclairé. Dans l’obscurité totale on ne peut se fier qu’à l’écran arrière ou au viseur, et il faudra encore trouver les touches voulues à tâtons, ce qui n’est guère pratique.

Cela est d’autant plus dommage que le boîtier dispose d’un mode silencieux vraiment très efficace. Cela s’annonce compliqué pour effectuer des réglages en photo de spectacle en faible lumière. Avec l’habitude on doit pouvoir arriver à s’en sortir en « apprenant » l’emplacement des touches et en effectuant les réglages l’œil au viseur. Il y a probablement un facteur d’apprentissage qui entre en jeu, même si une petite amélioration de l’ergonomie ne serait pas superflue (je note que le rétroéclairage a fait son grand retour sur le Nikon Z 9).

L’autofocus

L’autofocus du Nikon Z 6II est efficace et agréable à utiliser, même si là encore nous ne sommes pas sur les performances d’un boîtier typé sport, comme un Nikon D500 par exemple. L’AF a parfois un peu de mal à accrocher le sujet et parfois aussi à en assurer le suivi. Quoi qu’il en soit cela ne pose aucune difficulté en utilisation généraliste car l’autofocus est largement à la hauteur de la tâche la majorité du temps.

Par contre, l’un des points qui m’a le plus ennuyé avec ce boîtier est la gestion des réglages de la cadence en rafale. Le menu n’est pas en cause, il fait ce qu’il doit faire. Ce qui est gênant, c’est de ne pas disposer d’une commande rapide pour passer d’une cadence à l’autre en une fraction de seconde. Certes on peut facilement accéder au menu par la touche dédiée ou via le menu « i ». Mais il faut à  mon avis un peu trop de clics pour arriver à ses fins, et ne surtout pas oublier de cliquer sur « OK » ensuite sous peine de tout devoir recommencer, ce qui est vite agaçant… et interminable.

Dommage de ne pas pouvoir utiliser une combinaison touche + molette comme cela est possible (ouf !) pour le choix de la zone AF (touche Fn2 + molette). Parfois, les recettes les plus simples sont les plus efficaces, et une bague comme celle que l’on trouve sur le Nikon D780 (autour du sélecteur de mode) pour passer rapidement du mode rafale au mode vue par vue aurait largement fait l’affaire.

En pratique la gestion de la cadence rafale m’a paru très pénible et contre productive, et constitue probablement l’aspect le plus perfectible de cet appareil, qui est plutôt réussi par ailleurs.

hybride ou reflex, Ecran tactile et menu du Nikon Z 6II

hybride ou reflex: le menu « i » du Nikon Z 6II avec ses commandes tactiles

On pourrait croire, au vu de la fiche technique du Nikon Z 6II qui affiche une cadence en rafale capable d’atteindre 14 images par seconde (excusez du peu) que l’on est en présence d’un appareil typé « sport ». Malheureusement il n’en est rien, car l’autofocus de ce boîtier, même s’il ne démérite pas, n’offre pas le niveau de performances requis pour prétendre appartenir à cette catégorie.

On a tendance à l’oublier, l’obturation électronique permet aux hybrides d’afficher des cadences en rafale très élevées, capables de rivaliser ou même de dépasser celles des reflex professionnels typés « sport ». Mais pour autant, une cadence en rafale élevée ne fait pas à elle seule d’un appareil photo hybride un modèle « sport/action ». Il faut également disposer d’un autofocus « de course », très rapide et très réactif, capable d’accrocher les sujets les plus difficiles et de les suivre sans la moindre hésitation. Il faut aussi disposer de commandes rapides pour passer d’une configuration AF à une autre en un éclair. Sur ces points précis, on mesure tout ce qui sépare un Nikon Z 6II d’un Nikon Z 9.

L’autonomie

S’il y a bien un point (avec le viseur) sur lequel j’attendais le Nikon Z 6II de pied ferme, c’est la consommation en énergie. Et là, grosse surprise, avec la batterie Nikon EN-EL 15C, cet appareil est un chameau ! L’autonomie a bien été au rendez-vous et cela sans prendre de précautions particulières. J’ai pu tenir largement une journée entière à photographier et rentrer à la maison avec une batterie qui affichait encore au moins 30 % de charge. Contrat rempli !

Les objectifs NIKKOR Z

Le Nikon Z 6II m’a été prêté avec un NIKKOR Z 24-70 f/4 S. Ce zoom est assez compact et a la bonne idée de proposer une position « voyage » qui permet de réduire sa longueur d’environ 1 cm : c’est bien vu de la part de Nikon, même si j’aurais aimé gagner un petit peu plus.

Optiquement parlant, la qualité d’image est bien au rendez-vous et les petits défauts sont très faciles à corriger en post-traitement (et même de façon automatisée avec certains logiciels).

Dommage que cet objectif ne dispose pas de bague des distances ou au minimum d’une indication de la distance de mise au point minimale sur le fût, car celle-ci, particulièrement courte pour ce type d’objectif (30 cm) est plutôt intéressante en proxi-photographie. Il est plus facile d’avoir des ordres de grandeur ou des repères que de devoir tâtonner sur le terrain quand on n’a pas les spécifications de son objectif en tête. En dehors de cela cet objectif se marie très bien avec le Nikon Z 6II même si certains lui préféreront un NIKKOR Z 24-120 f/4 S certes plus polyvalent mais aussi plus encombrant et plus cher.

La bague FTZ

En dehors du 24-70 f/4 S, j’ai eu la chance de me faire prêter une bague FTZ. Une fois celle-ci déballée, la joie a été de courte durée, car au début il m’a été impossible de monter quoi que ce soit via cette bague, que l’objectif soit de type AFS ou Ais… car à chaque fois j’avais un message d’erreur.

Après une courte recherche, j’ai découvert le pot aux roses : la bague FTZ doit impérativement être mise à jour pour être compatible avec les Nikon Z 6II et Z 7II ! Une fois la mise à jour effectuée, tout est rentré dans l’ordre et j’ai enfin pu commencer à m’amuser.

J’ai tout d’abord testé mes NIKKOR Ais favoris, et à ma grande surprise j’ai pu constater à quel point la mise au point manuelle est facilitée par les aides disponibles associées au grand viseur FX. Comparé à un reflex, même muni lui aussi d’un bon viseur, cela fait une vraie différence, en faveur de l’hybride.

Comme sur les boîtiers récents compatibles Ai/Ais, on retrouve la possibilité de déclarer ses objectifs. Cela permet d’avoir un minimum d’infos dans les EXIF (quel objectif a été utilisé : focale et ouverture maxi) et d’ajuster la stabilisation du boîtier. Mais l’absence de couplage Ai empêche au boîtier de savoir quelle ouverture a été utilisée, si bien que le résultat sera probablement identique si on utilise un objectif non Nikon via une « bague Z vers monture XX » sur son Nikon Z 6II.

hybride ou reflex, NIKKOR 400/3,5 Ais monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ

le NIKKOR 400/3,5 Ais monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ : sur cet objectif l’allongement
de l’ensemble qui en résulte ne change rien ou presque

Par contre il faut quand même garder à l’esprit qu’avec 24,5 Mp, la mise au point, fut-elle facilitée par la technologie, doit être absolument parfaite, chose qui n’est pas toujours si facile à obtenir même avec un Nikon Z 6II et surtout à grande ou très grande ouverture.

J’ai testé mon AF-S NIKKOR 24-70 f/2,8 G en monture F et le fonctionnement a été impeccable, même si l’embonpoint apporté par la bague FTZ l’a rendu un peu trop encombrant à mon goût (l’objectif seul est déjà plutôt imposant pour la focale).

J’ai poussé le vice en me procurant un « vieux » Sigma 120-400 f/4,5-5,6 OS HSM des années 2000 pour l’occasion. J’ai dû couper le stabilisateur intégré qui fonctionnait de manière continue dès l’objectif monté pour ne me fier qu’à la stabilisation interne du boîtier, afin de ne pas drainer inutilement la batterie. L’autofocus de ce zoom ancien a dû être « aidé » à la main car il n’a daigné fonctionner que pour « terminer » la mise au point. Mais une fois le sujet accroché, les résultats ont bien été au rendez-vous. Pas mal pour ce vieux tromblon !

J’ai également utilisé des objectifs de type AF/AFD, et avec mon vieux Tamron 90 f/2,8 macro acquis à l’époque du Nikon D70  je n’ai pas été trop pénalisé pour photographier les petites bestioles. Mais avec le 80-200/2,8 AFD j’ai vraiment regretté que Nikon ne propose aucune solution pour conserver l’autofocus avec ces objectifs autofocus non motorisés, à l’instar de Sony qui se trouve dans une problématique similaire. C’est paradoxalement avec les téléobjectifs qui ont souvent le mieux vécu le passage au numérique que l’absence d’autofocus se révèle la plus pénalisante.

hybride ou reflex, NIKKOR 50 mm f/1.2 Ais monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ

le NIKKOR 50/1,2 Ais monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ forme un ensemble aux proportions encore acceptables. Reste à réussir des images nettes à grande ouverture !

Au final, hormis la limitation avec les objectifs AF/AFD, cette bague est plutôt réussie. Pour moi, l’allongement que l’utilisation de cette bague apporte aux objectifs n’est pénalisante ni avec les petits ni avec les gros/très gros objectifs, mais peut être un peu gênante avec les objectifs dans l’entre deux, comme le 24-70/2,8 AFS évoqué qui devient littéralement démesuré pour la plage de focales.

hybride ou reflex, le 24-70 f/2,8 AFS G en monture F monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ

le 24-70 f/2,8 AFS G en monture F monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ : le zoom,
déjà imposant seul, semble énorme et disproportionné

Hybride ou reflex, les photos

Au niveau des résultats, rien à dire : l’exposition est parfaitement maîtrisée, aucune mauvaise surprise, on est bien chez Nikon. La montée en ISO est elle aussi parfaitement maîtrisée, on peut pousser un peu sans crainte.

Les objectifs les plus récents seront souvent les plus performants, sans surprise. Malgré cela on peut aimer le rendu de tel ou tel objectif ancien, ou se contenter d’un objectif que l’on possède déjà dans le cadre d’une utilisation limitée. Quoi qu’il en soit, je rappelle que l’utilisation de la bague FTZ ou de tout autre bague d’adaptation dépourvue d’élément optique est sans impact sur la qualité d’image (voir vidéo de Jean-Christophe ici).

Test photo nature avec le 24-70 f/4 sur Nikon Z 6II

hybride ou reflex, Nikon 24-70 f/4 S + Nikon Z 6II : la faible distance de MaP mini permet de s’approcher assez près du sujet à 70 mm – photo (C) Laurent Bouchara

Test photo nature avec le 24-70 f/4 sur Nikon Z 6II

Nikon 24-70 f/4 S + Nikon Z 6II : la faible distance de MaP mini permet d’aborder la proxi photographie à 70 mm
photo (C) Laurent Bouchara

Test photo grand angle avec le 24-70 f/4 sur Nikon Z 6II

hybride ou reflex, Nikon 24-70 f/4 S + Nikon Z 6II en position grand angle
photo (C) Laurent Bouchara

Test photo grand angle avec le 24-70 f/4 sur Nikon Z 6II

Nikon 24-70 f/4 S + Nikon Z 6II
photo (C) Laurent Bouchara

Test photo de papillon avec le Tamron 90 mm macro sur Nikon Z 6II

photo obtenue en mise au point manuelle avec un Tamron 90/2,8 Macro Di de type AFD monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ : merci les aides à la mise au point !
photo (C) Laurent Bouchara

Hybride ou reflex : en conclusion

Le passage à l’hybride nous pousse à nous poser plusieurs questions : quand franchir le pas, pour quel modèle ? Quels objectifs conserver ou vendre, et quels objectifs acheter ?

A l’heure actuelle les réponses ne sont pas simples, pour plusieurs raisons. Les boîtiers hybrides 24×36 sont encore chers, et l’offre en occasion reste mince. D’autre part, les capteurs des reflex les plus récents ne sont pas encore obsolètes.

Pour couronner le tout, les gammes optiques ne sont pas encore complètes chez la plupart des grands constructeurs (voir celle de Nikon pour les hybrides). Cela fait autant de raisons de se décider à foncer ou au contraire à laisser du temps au temps.

Pour moi la question du viseur et de l’autonomie ne seront bientôt plus que de l’histoire ancienne, chaque nouveau modèle va contribuer à davantage enfoncer le clou. De toutes façons nous n’aurons pas le choix, car tôt ou tard l’hybride s’imposera, la production des reflex étant peu à peu abandonnée par les constructeurs.

Le Nikon Z 6II est un appareil abouti et très efficace en photo généraliste et ne vous décevra pas si vous en connaissez les limites avant de passer à l’achat.

Mais la grande leçon de cet essai, c’est qu’il ne faut pas passer à l’hybride sans avoir préalablement établi son propre cahier des charges, en fonction de ses besoins réels.

Le Nikon Z 6II est un très bon appareil, mais en ce qui me concerne il ne correspond pas suffisamment à ma pratique photographique actuelle. Pour ‘MON’ utilisation, un modèle 24×36 plus orienté « sport/action », avec davantage de commandes directes serait plus conforme à mes attentes, pour me permettre à la fois une utilisation en voyage et en photo animalière, sans me sentir limité dans ma pratique photographique.

Test photo macro Nikkor 400 mm AIS sur Nikon Z 6II

Sigma 120-400/4,5-5,6 OS HSM + Nikon Z 6II via la bague FTZ
pas mal de déchet avec ce sujet très mobile, mais l’AF a réussi à capturer quelques images nettes
photo (C) Laurent Bouchara

Test Sigma 120-400/4,5-5,6 OS HSM monté sur le Nikon Z 6II

Sigma 120-400/4,5-5,6 OS HSM + Nikon Z 6II via la bague FTZ
photo (C) Laurent Bouchara

NIKKOR 400/3,5 Ais à pleine ouverture monté sur le Nikon Z 6II

NIKKOR 400/3,5 Ais à pleine ouverture + Nikon Z 6II via la bague FTZ
photo (C) Laurent Bouchara

NIKKOR 50/1,2 Ais à pleine ouverture monté sur le Nikon Z 6II

hybride ou reflex, NIKKOR 50/1,2 Ais à pleine ouverture + Nikon Z 6II via la bague FTZ
photo (C) Laurent Bouchara

NIKKOR 80-200 f/2,8 AFD monté sur le Nikon Z 6II

hybride ou reflex, NIKKOR 80-200 f/2,8 AFD + Nikon Z 6II via la bague FTZ
photo (C) Laurent Bouchara

Jean-Christophe : je reprends la parole pour remercier Laurent qui a fait cette prise en main intéressante, sans aucun filtre (les consignes lui allaient il faut dire). L’utilisation d’anciens objectifs qui ne déméritent toujours pas sur les hybrides (en savoir plus) est un plus que l’on trouve encore trop rarement. Les photos parlent d’elles-mêmes.


NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S : compact, léger, compatible TC, le téléobjectif à focale fixe idéal ?

Vous cherchez un téléobjectif pour Nikon hybride, mais vous ne voulez pas d’une optique trop lourde ni trop encombrante ? Nikon a pensé à vous et annonce le NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S, un tout nouveau téléobjectif compatible avec les convertisseurs de focale.

Revue de détails, mon avis et perspectives.

NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S : compact, léger, compatible TC, le téléobjectif à focale fixe idéal ?

NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S : présentation

La gamme d’objectifs NIKKOR Z pour Nikon hybrides a plutôt privilégié les optiques grand angle et standard à ses débuts en 2018. La tendance s’est inversée ces derniers mois avec l’arrivée dans la gamme du NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR et du NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S.

Cependant ces deux optiques, des focales fixes, ne savaient encore satisfaire tous les utilisateurs. Ils excellent mais sont réservés aux seuls photographes capables d’investir une somme plus que rondelette.

Si vous suivez l’actualité de la gamme, vous n’êtes pas sans savoir qu’un 400 mm pointait le bout de son profil sur la roadmap, sans que personne ne sache encore quelles seraient son ouverture, ses caractéristiques et son tarif.

C’est chose faite puisque Nikon vient de dévoiler la fiche technique de ce nouveau téléobjectif à focale fixe. Le NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S est une version plus accessible du 400 mm f/2.8 et s’avère surtout léger et compact tout en restant compatible avec les convertisseurs de focale NIKKOR Z TC 1.4x et 2x.

NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S

La particularité de ce NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S est de pouvoir être utilisé à main levée quand le modèle f/2.8 ne rend pas cette utilisation aisée. Plus léger, plus compact, plus court, ce 400 mm f/4.5 a des atouts.

A titre de comparaison, il pèse 1.245 gr. (3.000 gr pour la version f/2.8). Il mesure 23,45 cm (38 cm pour la version f/2.8). Je rappelle au passage que le zoom NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S pèse lui 1.435 gr et mesure 22,2 cm.

Autre particularité de ce NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S, contrairement à ce que vous pourriez penser en voyant ses dimensions, il ne fait appel à aucun élément phase Fresnel. Sa formule optique compte trois lentilles en verre ED dont une Super-ED, et une lentille SR. Les lentilles SR Nikon minimisent l’aberration chromatique en particulier pour les longueurs d’ondes courtes comme celle de la couleur bleue.

L’optique est dotée de trois bagues dont une personnalisable. Deux boutons Fn sont disposés sur le fût (avec rappel possible de la mise au point via la fonction MEMORY-SET). La construction fait appel à des joints d’étanchéité, au traitement au fluor de la lentille frontale (déperlant), le diamètre du filtre est de 95 mm.

Bien que les hybrides Nikon Z plein format disposent d’un capteur stabilisé, les téléobjectifs NIKKOR Z disposent d’une stabilisation intégrée Nikon VR, un complément efficace pour les longues focales. Celle du NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S permet de gagner 5,5 stops (6 stops sur le Nikon Z 9 avec la fonction synchro VR).

NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S

Cerise sur la gâteau, vous pourrez utiliser vos convertisseurs de focales pour faire de ce 400 mm f/4.5 VR S un équivalent 560 mm (convertisseur x1.4) ou 800 mm (convertisseur x2).

Reste la chose qui fâche, le tarif. Certes il n’est pas celui de la version f/2.8 (15.000 euros), ni celui du NIKKOR Z 800 mm f/5.6 (7.500 euros) mais il vous faudra tout de même débourser 3.699 euros pour vous procurer cette optique à partir du 14 juillet 2022.

Ce tarif élevé place ce 400 mm en concurrence directe avec le récent zoom NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S proposé lui à 3.029 euros.

La différence d’ouverture à la focale maximale (f/4.5 vs. f/5.6) et l’utilisation possible des convertisseurs (intégré dans le 400 mm f/2.8) étant deux différences à évaluer selon vos besoins. Le zoom s’avère plus polyvalent à tarif presque identique, la focale fixe plus attirante pour compléter votre collection de téléobjectifs NIKKOR Z 400 – 600 (prévu) – 800 mm.

Source : Nikon France


Photo noir et blanc : 52 défis pour réussir vos photos

La photo noir et blanc a une longue histoire. Seule technique disponible lorsque la photographie est née puis s’est développée dans la première moitié du 20ème siècle, le noir et blanc est désormais un choix créatif plus qu’une nécessité.

Comment réussir vos photos noir et blanc, quels sujets photographier, comment voir en noir et blanc, c’est ce que Brian Lloyd Duckett vous propose de découvrir dans ce petit livre très abordable et riche de conseils pratiques.

Photo noir et blanc : 52 défis pour réussir de belles images

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Photo noir et blanc, présentation

Le noir et blanc et vous, c’est une histoire d’amour qui pourrait fonctionner ? Si la réponse est oui, cela signifie que vous avez fait le choix de la créativité en sortant du cadre établi, représenter le monde tel que vos yeux le voient. Car photographier en noir et blanc, c’est montrer le monde tel que nos yeux ne le voient pas, et c’est ce qui fait tout le charme de cette pratique.

Faire une photo, la convertir en noir et blanc comme utiliser le mode monochrome de votre boîtier n’est pas le plus complexe. Ce qui l’est, c’est de « voir en noir et blanc ».

Pour cela vous devez vous entraîner, faire vos gammes. Rien de tel que de faire quelques exercices, cette méthode a fait ses preuves. Mais lesquels ? C’est justement là que Brian Lloyd Duckett vient à votre secours.

Ce photographe et formateur anglais, vous le connaissez si vous lisez cette rubrique. Il a déjà publié un livre similaire intitulé « 52 défis photo de rue » (dans la série 52 défis, comme « 52 défis photo macro« ). Photo de rue car c’est sa spécialité, vous pouvez le découvrir sur sa chaîne YouTube et son compte Instagram.

J’échange souvent avec lui par réseaux interposés, et j’ai été ravi de recevoir ce livre en version française. J’avais noté sa publication en anglais, mais vous savez aussi que je ne vous parle que rarement d’ouvrages en anglais, exception faite du livre de Valérie Jardin sur la photo de rue, Creative vision behind the lens, disponible en français depuis d’ailleurs.

Pour en revenir à ce guide de photo noir et blanc, prenez note du fait qu’il s’agit d’un cahier d’exercices pour vous inciter à pratiquer le noir et blanc. N’espérez donc pas y trouver toutes les astuces pour convertir une photo couleur en noir et blanc, ce n’est pas le propos de l’auteur. Lisez plutôt le livre de Michael Freeman L’art du noir et blanc si tel est votre besoin. Par contre, si c’est la pratique qui vous intéresse, si vous êtes en manque d’idées, si vous ne savez pas « ce qui fonctionne » en noir et blanc, et « ce qui ne fonctionne pas », alors c’est le livre qu’il vous faut.

Comme les autres ouvrages de la collection 52 défis parus chez Eyrolles, ces 52 défis photo noir et blanc sont une compilation d’exercices et de thèmes à traiter. Piochez dans la liste ce qui vous attire en priorité, sortez de votre zone de confort aussi, notez les conseils donnés, les réglages préconisés pour chacun des défis, et au travail !

Photo noir et blanc : 52 défis pour réussir de belles images

Chacun des défis est illustré des photos de l’auteur, les conseils s’appliquent à tous les matériels photo, les idées aussi. Une note à l’attention des adeptes de la photo noir et blanc argentique : ce livre s’adresse aussi à vous. Brian vous incite d’ailleurs plusieurs fois à sortir avec un seul film 36 poses (défi 19) comme à investir dans un boîtier moyen-format pour pratiquer la photo noir et blanc au format carré (défi 32).

Photo noir et blanc : 52 défis pour réussir de belles images

Puisqu’il s’agit d’un cahier d’exercices, vous retrouverez dans le livre des zones vous permettant de prendre des notes, une pratique indispensable sur le terrain pour vous rappeler de ce que vous avez fait, comment et pourquoi. De retour chez vous, vous aurez ainsi plus de facilité à donner à vos photos le rendu final imaginé au moment de la prise de vue.

Mon avis sur le livre 52 défis photo noir et blanc

Vous connaissez mon attrait pour les livres, ils sont irremplaçables pour votre apprentissage. S’agissant de photo noir et blanc, je vous renvoie vers les références citées plus haut pour tout ce qui concerne la théorie sur le noir et blanc, et la conversion au labo numérique.

Pour la pratique sur le terrain, ce livre est assurément un bon choix. Assez petit pour tenir dans votre sac photo, très abordable (13,90 euros), compréhensible quel que soit votre niveau en photo, il va vous aider à développer votre pratique de la photo noir et blanc.

Photo noir et blanc : 52 défis pour réussir de belles images

Pour bien connaître le travail de Brian Lloyd Duckett, je ne peux que vous recommander cet investissement. Sachez que vous aurez la possibilité d’échanger avec l’auteur, il est très accessible. Une façon complémentaire et fort agréable de profiter du livre pour apprendre le noir et blanc, non ?

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Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : le zoom à grande ouverture et accessible tient-il ses promesses ?

J’ai profité de quelques jours passés en compagnie de ce zoom de reportage Nikon pour vous proposer ce test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8. Arrivé contre toute attente fin 2021 pour compléter la gamme de zooms transtandards pour hybrides Nikon, le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 propose une grande ouverture constante pour un tarif bien plus accessible que celui du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S.

Qu’en est-il de ses performances ? Et surtout « pourquoi un 28-75 mm f/2.8 alors qu’il existe un excellent 24-70 mm f/4 S et un exceptionnel 24-70 mm f/2.8 S dans la même monture ? » Des réponses et des photos …

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

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Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : contexte

Nikon et la plage focale 24-70 mm, c’est une longue histoire. L’ère numérique a vu arriver l’AF-S NIKKOR 24-70 mm f/2.8 ED en 2007, il remplaçait alors l’AF-S NIKKOR 28-70 mm f/2.8 ED D apparu en 1999.

L’AF-S NIKKOR 24-70 mm f/2.8E ED VR, stabilisé, a pris la relève en 2015 avant que le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S n’arrive en 2018 à l’occasion du lancement des Nikon Z 6 et Z 7. Puis, pour combler les amateurs de grandes ouvertures, Nikon a complété la gamme avec le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S. La boucle était alors bouclée pour les hybrides :

  • un 24-70 mm f/2.8 S pro,
  • une déclinaison plus accessible ouvrant à f/4 en série S,
  • un AF-S 24-70 mm f/2.8 stabilisé compatible hybride via la bague FTZ.

De quoi faire face à toutes les situations et combler tous les budgets.

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : 46 mm – ISO 100 – 1/2.000 ème – f/2.8

L’annonce du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 fin 2021 a donc surpris et interpellé le monde de la photo :

  • pourquoi un tel zoom alors que la gamme en comportait déjà deux ?
  • pourquoi cette plage focale inhabituelle chez Nikon ?
  • pourquoi ce tarif très accessible pour un f/2.8 ?
  • pourquoi cette formule optique ?
  • pourquoi pas en série S ?

Bien qu’ayant interrogé Nikon pour avoir des réponses, tout ce que j’ai pu obtenir est « il y a une demande pour un tel zoom de reportage à grande ouverture, pas trop cher pour un f/2.8, nous pouvons le faire alors pourquoi ne pas le faire ?« . Logique, mais quand même, il doit bien y avoir quelques différences pour que le tarif soit celui-ci, non ?

Aussi lors de ce test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8, je me suis attaché à chercher les différences avec le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S plus qu’avec la version f/2.8. Pour une raison simple, à tarif proche, disposer d’un f/2.8 peut être utile. Le comparer à une version f/2.8 S dont le tarif est inabordable pour beaucoup d’amateurs n’aurait pas été judicieux. Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S joue sur une autre planète, son test vous dit pourquoi.

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : 58 mm – ISO 100 – 1/640 ème – f/2.8

Présentation

En matière de design, ce NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 adopte les codes NIKKOR Z : c’est sombre et sobre. La sérigraphie reprend le blanc qui contraste agréablement et s’avère très lisible en basse lumière. La bague de zoom est large et crantée, la bague personnalisable étroite comme nous en avons l’habitude sur les Z. 

Toutefois point de commutateur ou de boutons Fn sur le fût, ils sont réservés aux séries S. Pas de bague de mise au point non plus, si vous souhaitez l’ajuster manuellement, en mode manuel ou en retouche du point, il vous faudra paramétrer la bague personnalisable sur « mise au point manuelle », ce qui vous privera de tout autre réglage.

NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : la large bague de zoom et la bague personnalisable côté boîtier

Le NIKKOR Z 28-70 mm f/2,8 fait donc dans la sobriété sur les plans du look et des fonctions. Notez également que comme le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, il s’allonge pour passer de la focale la plus courte à la plus longue. Toutefois il ne possède pas de position de repos, et n’impose pas de déverrouillage lorsque vous le sortez de votre sac.

J’ai une vraie préférence pour ce mode de fonctionnement, non pas que déverrouiller soit long mais les quelques dixièmes de seconde perdus sont parfois critiques. Avantage donc au 28-75 mm.

Comparaison NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 vs NIKKOR Z 24-70 mm f/4

à gauche le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 à 28 mm
à droite le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S à 24 mm

Comparaison NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 vs NIKKOR Z 24-70 mm f/4

à gauche le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 à 75 mm
à droite le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S à 70 mm

À qui se destine ce zoom NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 ?

Traditionnellement, les zooms dont la focale varie entre 24 et 70 mm servent aux photographes qui veulent une optique polyvalente, de qualité, leur permettant de s’adonner aux plaisirs de la photo de paysage, d’architecture, de rue …

Vous pourriez penser qu’avec une plage focale 28-75 mm, il en est de même avec ce zoom. Oui … et non.

Oui car entre 28 et 75 mm, vous pouvez cadrer large comme plus serré. Non car s’il n’y a quasiment pas de différence visible entre 70 et 75 mm (2,16 degrés en diagonale), il y a en a une plus grande entre 24 et 28 mm : 8,68 degrés. Ce qui fait de ce zoom, à 28 mm, un zoom presque grand-angle, mais pas vraiment non plus. Les amateurs de 24 mm me comprendront.

Cette différence de focale va donc vous forcer à cadrer différemment vos plans larges, vous devrez vous reculer plus si c’est possible, vous rapprocher du sol en contre-plongée, et revoir vos compositions si vous avez pris l’habitude de la focale 24 mm.

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

Cadrage 24 mm (NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S)

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

Cadrage 28 mm (NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8)

Tout ça pour gagner un cran d’ouverture entre f/4 et f/2.8, est-ce justifié ? Là-aussi, oui … et non.

L’argument de la plus grande ouverture pour gagner en sensibilité ne tient plus guère de nos jours avec les capteurs récents grimpant allègrement en ISO. Reste l’effet de flou d’arrière-plan : si vous photographiez souvent à pleine ouverture, que vous aimez ces jolis flous en fond d’image ou au premier plan, alors l’ouverture f/2.8 fera la différence face à l’ouverture f/4.

Si vous n’utilisez l’ouverture f/2.8 que de façon ponctuelle, vous aurez plus à perdre qu’à gagner. Autrement formulé, en photo de paysage, le 24-70 mm f/4 est plus intéressant tandis qu’en portrait et plans serrés le 28-75 mm f/2.8 repasse devant. Bien que ce soit personnel, je préfère disposer du 24 mm limité à f/4 que de l’ouverture f/2.8 limitée à 28 mm. A vous de voir !

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 à f/2.8 : notez le joli flou plus prononcé que sur la photo ci-dessous faite à f/4

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 à f/4

Je reviens sur l’argument montée en ISO : si votre intention est de gagner un stop entre f/2.8 et f/4 pour les faibles lumières, posez-vous la question. Un stop ne fait pas toujours LA différence. Mieux vaut opter dans ce cas pour une focale fixe ouvrant à f/1.8 ou f/2 comme l’excellent (et ridiculement peu cher) NIKKOR Z 40 mm f/2. Le zoom n’est pas toujours la panacée.

Pour finir, notez que certains revendeurs proposent un kit Nikon Z + 28-75 mm f/2.8. Bien que le kit avec 24-70 mm f/4 soit plus intéressant puisqu’il vous fait économiser 270 euros (au jour de la publication de ce test). Il est important de faire la liste de vos besoins et de sortir la calculette.

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : 39 mm – ISO 180 – 1/500 ème – f/2.8

Qualité de construction

Les fonctions sont limitées car ce n’est pas une série S, mais la qualité de fabrication est au niveau. Je n’ai rien trouvé à redire, la monture métallique est conforme aux attentes d’un objectif de ce prix, les bagues ne présentent aucun jeu particulier, la bague de zoom tourne aisément sans être ni trop raide ni trop souple.

L’étanchéité aux intempéries et poussières est assurée comme sur les autres zooms NIKKOR Z, la lentille frontale dispose du  revêtement au fluor déperlant. Alors la livrée n’est peut-être pas au niveau de celle du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S, mais franchement, pour l’écart de prix, vous pouvez user deux 28-75 mm avant de dépenser plus que le 24-70  mm f/2.8 S, ça vous laisse de la marge !

NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 en position 28 mm

NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 en position 75 mm

Reste toutefois une finition différente du fût, satinée sur le 28-75 mm, mat à peine texturé sur les séries S, mais je pinaille, c’est un détail.

Le pare-soleil livré avec l’objectif se différencie de celui du 24-70 mm f/2.8 S, il ne comporte pas de revêtement en velours mais adopte la même présentation que celui de la version f/4 S.

Enfin notez que le NIKKOR Z 28-75 mm f/2,8 utilise des filtres de 67 mm de diamètre, alors que la version f/4 est à 72 mm et la version f/2.8 S à 82 mm. Je reviens sur cette formule optique plus bas.

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : 58 mm – ISO 500 – 1/500 ème – f/11

Prise en main

Commençons par le poids :

  • 565 gr pour le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8
  • 806 gr pour le  NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S
  • 497 gr pour le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S

Si c’est le poids total qui vous importe, vous gagnerez 68 gr avec le f/4, c’est minime mais c’est toujours ça.

L’écart de poids entre le 24-70 f/2.8 S et le 28-75 mm f/2.8 s’explique par une formule optique bien plus ambitieuse sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S. Celui-ci comporte plus de verre (17 lentilles dont 2 ED et 4 asphériques pour le 24-70 mm f/2.8, contre 15 lentilles dont 2 ED et 3 asphériques pour le 28-75 mm). De plus le 24-70 mm f/2.8 S ne s’encombre pas d’un système de « pliage », sa longueur est constante de 24 à 70 mm.

Puisqu’il est question de formule optique, il est difficile de ne pas faire le rapprochement avec celle du Tamron 28-75 mm f/2.8 Di III première version G1, qui adopte l’exacte même disposition de lentilles :

Test NIKKOR Z 28-75 f/2.8 formule optique

la formule optique du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

 

TAMRON 28-75 f/2.8 formule optique

la formule optique du TAMRON 28-75 mm f/2.8 version G1

Que faut-il en conclure ? Avec certitude, rien. Les opticiens Nikon peuvent avoir copié les opticiens Tamron (ce serait toutefois étonnant). Tamron peut avoir passé un contrat avec Nikon pour la livraison d’un zoom entrée de gamme basé sur la première version de leur 28-75 mm (dont la version G2 est très intéressante, la G1 un peu moins).

Nul ne le sait mais quoi qu’il en soit, la finition de ce NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 est bien celle d’un Nikon, ceux qui ont eu la possibilité de le comparer au Tamron ont pu montrer que les résultats diffèrent en faveur du Nikon, c’est tout ce que je peux affirmer.

Comparaison NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 vs NIKKOR Z 24-70 mm f/4

à gauche le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 à 28 mm
à droite le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S à 24 mm

A l’usage, ce NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 tient bien en main, sa bague de zoom facilite le changement de cadre, sa bague personnalisable reste proche de la monture mais accessible du bout du doigt quand même, elle ne m’a pas posé problème.

Sur la prise en main, rien à dire donc. Sur le feeling, c’est différent. A utiliser ce zoom pendant plus d’une semaine, j’ai souvent eu l’impression d’utiliser un objectif intéressant mais peu attachant. C’est troublant car il reste efficace, fonctionne tel que je l’entends, mais ne m’a pas séduit outre mesure.

Je préfère le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, plus cossu, plus court, avec sa lentille frontale de plus grand diamètre alors qu’il est plus léger. Je vous conseille donc d’aller prendre en main ce 28-75 mm car c’est un ressenti, et nos ressentis ne seront pas forcément les mêmes.

Comparaison NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 vs NIKKOR Z 24-70 mm f/4

à gauche le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 à 75 mm
à droite le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S à 70 mm

Autofocus et distance de mise au point

La distance minimale de mise au point du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 est de :

  • 19 cm à 28 mm
  • 37 cm à 75 mm

A comparer aux 30 cm du NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S à toutes les focales.

Du côté de l’autofocus, rien à dire, la motorisation est silencieuse, précise et réactive. La bague personnalisable, configurée sur mise au point manuelle, permet une retouche du point très précise lorsqu’elle est tournée lentement.

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : 75 mm – ISO 100 – 1/600 ème – f/2.8

Stabilisation

Comme la plupart des zooms de la marque, le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 ne dispose pas de stabilisation intégrée puisque le capteur des Nikon Z plein format est stabilisé sur 5 axes. Cette stabilisation capteur reste très efficace, elle autorise des temps de pose de l’ordre de 1/25 ème de sec. à 75 mm sans flou notable visible.

Performances optiques : piqué, homogénéité, vignettage, distorsion

Comme pour les précédents tests terrain, j’ai utilisé ce zoom pour mes prises de vue habituelles en privilégiant sa grande ouverture f/2.8 pour une majorité de photos. Lors de la phase d’analyse, je l’ai comparé à ce que j’obtiens avec le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S que son tarif, je le rappelle, rend plus aisément comparable au 28-75 mm.

Vous le savez si vous avez lu un de mes tests comme celui du NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S : les opticiens Nikon utilisent les capacités du boîtier Z et de l’optique associée à échanger des données à la prise de vue. Cet avantage de la monture hybride sur la monture reflex permet à l’électronique d’apporter des corrections contextuelles aux images, c’est la notion de photographie computationnelle.

Pour faire simple, le boîtier corrige les défauts de l’objectif (ils en ont tous), en particulier l’homogénéité et le vignettage en fonction de la focale, de l’ouverture, de la distance de mise au point. Les images JPG intègrent cette correction, les fichiers RAW incorporent un profil de correction que les logiciels Nikon comme ceux qui savent lire ces données (Lightroom exemple) utilisent.

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : 75 mm – ISO 100 – 1/800 ème – f/2.8

Mes images test montrent une excellente netteté au centre, qui se réduit en périphérie sur l’extrème bord du cadre, la focale 75 mm marque le pas sans que cela ne soit pénalisant. 

A 28 mm au centre le piqué s’avère excellent, au niveau du NIKKOR 24-70 mm f/2.8 S et un tant soi peu meilleur que le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S (à f/4).

Dans les angles, les deux 24-70 l’emportent, le f/4 tient très bien sa place dans cette comparaison qui reste très délicate à faire en observant les images sur un écran.

Fermer l’ouverture à f/5.6 vous permet de récupérer les quelques faiblesses du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 sur les bords, toujours à 28 mm. A 50 et 75 mm la différence à l’œil est difficile à évaluer, je ne suis pas certain que quiconque sache faire la différence sur un tirage.

En résumé, ce NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 s’avère excellent au centre, les bords de l’image sont en retrait en raison d’une formule optique moins exceptionnelle que celle du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S mais très proche de celle du NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S.

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : 75 mm – ISO 100 – 1/600 ème – f/2.8
notez le vignettage dans les quatre angles

La correction appliquée par le boîtier est très efficace puisque le vignettage est très bien corrigé sur les JPG. Le profil intégré permet de disposer de fichiers RAW aussi bien corrigés (le profil est appliqué par défaut dans Lightroom). J’évalue ce vignettage à 0,5 Ev à pleine ouverture tandis qu’il disparaît dès f/5.6.  Sans correction, la distorsion visible à 28 mm évolue vers une distorsion plus importante à 75 mm.

Je n’ai pas noté d’effet de flare excessif lors des prises de vue avec soleil de face, cet effet reste sous contrôle et pourra vous donner des images intéressantes si vous en jouez en contre-jour.

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : 75 mm – ISO 200 – 1/500 ème – f/2.8

Pour autant le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 est-il au niveau de ses deux partenaires dans la gamme ?

Si vous êtes fan de fiches techniques, seuls les tests sur banc optique vous donneront plus d’informations. Si vous êtes fan de photo, retenez par contre de ce test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 qu’il tient très bien sa place face au 24-70 mm f/4 S.

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : 66 mm – ISO 100 – 1/1.250 ème – f/5.6

Rendu optique : profondeur de champ

Vous voulez connaître la différence de profondeur de champ et de flou entre ce NIKKOR Z 28-75 mm f/2,8 et le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S à pleine ouverture ?

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : 43 mm – ISO 200 – 1/500 ème – f/6.3

Je ne vous apprendrez rien en vous disant que cette différence se voit d’autant plus que la distance de mise au point est courte. Le flou d’arrière-plan est très différent alors entre f/2.8 sur l’un et f/4 sur l’autre, toutes choses égales par ailleurs. Le diaphragme à 9 lamelles produit un bokeh très agréable, avec une belle progressivité du flou.

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

Le NIKKOR Z 28-75 mm f/2,8 peut vous intéresser si …

  • vous cherchez un zoom polyvalent et lumineux pour vos photos de tous les jours,
  • vous êtes frustré(e) par la (relative) limitation d’ouverture du NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S,
  • vous n’êtes pas fan de la focale grand angle 24 mm,
  • vous souhaitez alléger votre matériel et remplacer le couple bague FTZ + AF-S NIKKOR 24-70 mm f/2.8 reflex pour gagner en encombrement et facilité d’usage,
  • vous n’avez pas le budget pour le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S.

Le NIKKOR Z 28-75 mm f/2,8 va moins vous intéresser si …

  • vous voulez le meilleur zoom de reportage NIKKOR actuel quel qu’en soit le tarif,
  • vous ne jurez que par les objectifs très ergonomiques et construits pour résister à tout,
  • vous êtes fan de la focale 24 mm,
  • vous avez besoin d’une bague de mise au point manuelle en plus de la bague personnalisable, en vidéo par exemple,
  • vous avez déjà un NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S qui sait rester très attachant,
  • vous avez un budget serré et préférez vous passer de l’ouverture f/2.8 pour réduire le tarif de l’ensemble boîtier + objectif.

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : 75 mm – ISO 100 – 1/640 ème – f/2.8

Ce qu’en pense Claudio, un des abonnés de ma Lettre photo :

« J’apprécie ce 28-75 f/2.8 nouvellement acquis car il est petit, simple, pas lourd, pas de bague FTZ pour le mettre sur mon Z 7II et relativement pas cher par rapport au 24-70 f/2.8 plus performant mais qui coute un bras.
Ce petit objectif me suffit bien.
Je l’ai préféré au 24-70 f/4 S pour sa plus grande ouverture qui me permet d’avoir des flous d’arrière-plan plus sympas quand je shoote n’importe quel sujet en premier plan. »

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2,8 : ma conclusion

Ce NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 est un bon complément à la gamme NIKKOR Z, ses performances sont largement au niveau et son tarif, pour une ouverture f/2.8 constante, facilite son adoption à la moitié du prix du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S.

Son encombrement réduit, son poids plume, sa bonne protection en font une alternative très séduisante sur les Nikon Z plein format Z 5 et Z 6 série 1 et 2. Les Z 7 tireront toutefois un meilleur résultat du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S avec leur capteur de 45 Mp très exigeant.

Que lui reprocher ? Une ergonomie limitée, une formule optique moins ambitieuse que celle du 24-70 mm f/2.8 S, l’absence de la focale 24 mm sur un zoom de reportage polyvalent.

Face au NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S

S’il représentait une agréable surprise lors de l’annonce des Nikon Z en 2018, le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S a désormais face à lui un concurrent ne manquant pas d’atouts. Grande ouverture f/2.8 constante, poids plume, tarif accessible, le 24-70 mm f/4  S ne garde une longueur d’avance que grâce à la focale 24 mm, à une meilleure ergonomie et à une construction plus flatteuse.

Avec 150 euros d’écart en faveur du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 nu, et 280 euros d’écart en faveur du NIKKOR Z 24-70 mm f.4 S en kit (mai 2022), le choix reste difficile :

  • si vous avez déjà un hybride Nikon, le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 est plus intéressant,
  • si vous n’avez pas encore de boîtier, le NIKKOR Z 24-70 mm f.4 S est plus intéressant.

Reste un attachement particulier au NIKKOR Z 24-70 mm f.4 S chez les nikonistes comme moi qui ont apprécié ce 24-70 polyvalent dès sa sortie et ne sauraient justifier une nouvelle dépense et deux optiques proches pour gagner un stop d’ouverture, surtout en perdant le cadrage 24 mm. 

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 : 28 mm – ISO 100 – 1/5.000 ème – f/4

Face au NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S

Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S est le meilleur 24-70 mm jamais produit par Nikon. Loin devant les AF-S pour reflex, loin devant ce 28-75 mm aussi si vous prenez en compte l’ergonomie, la formule optique, la construction, la protection. Le 24-70 f/2.8 S fait partie de la gamme Nikon Pro quand le 28-75 vient plutôt servir les amateurs passionnés.

Petit écran OLED, bague de mise au point dédiée, commutateur AF/MF, bouton de fonction, meilleure qualité d’image globale, précision de l’autofocus, tout participe à décerner les lauriers au NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S.

Mais ne vous y trompez pas, ce test NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 me l’a prouvé, ce 28-75 mm  s’en sort plus que bien. Avec un tarif près de deux fois inférieur au 24-70 mm f/2.8 S, il a de quoi séduire !

En savoir plus sur cet objectif sur le site Nikon.

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Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : le zoom APS-C polyvalent tient-il ses promesses ?

Ce test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR va vous permettre de savoir si ce zoom polyvalent pour hybride Nikon APS-C est un bon choix pour vous. Je vous propose de découvrir ses avantages et inconvénients, des photos faites avec cet objectif, de même que mon avis après deux semaines d’utilisation au quotidien.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : le zoom APS-C polyvalent tient-il ses promesses ?

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Test NIKKOR Z DX 18-140 mm : contexte

L’arrivée de l’hybride Nikon Z fc en 2021 a mis en évidence le besoin pour Nikon de compléter la gamme d’objectifs NIKKOR Z destinée à ses petits hybrides. Les optiques plein format, bien que compatibles avec les APS-C, sont plus imposantes, lourdes et onéreuses. Les zooms experts et pros de la série S ne sont pas les plus adaptés non plus aux modèles APS-C pour une clientèle qui cherche la compacité et la polyvalence.

Après avoir annoncé deux focales fixes compactes, les NIKKOR Z 28 mm f/2.8 et NIKKOR Z 40 mm f/2, compatibles plein format et APS-C, Nikon a présenté un nouveau zoom DX en octobre 2021. Compatible avec les seuls boîtiers APS-C, ce zoom reprend la plage focale bien connue des utilisateurs de reflex, 18-140 mm soit un cadrage équivalent à 27-210 mm en 24 x 36. Depuis sa sortie, ce zoom a été complété du NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR, un bon complément à ce 18-140 mm.

A 18 mm vous disposez d’un objectif grand angle, de 35 à 50 mm ce zoom devient un objectif standard, au-delà et jusqu’à 140 mm il se transforme en téléobjectif. Le tout dans un format réduit puisque le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR ne mesure que 73 mm de diamètre pour 90 mm de longueur (en position replié) et ne pèse que 315 grammes.

Sa plage focale est donc le point fort de ce zoom, qui remplacera à merveille le zoom NIKKOR Z 16-50 mm f/3.5-6.3 VR vendu en kit avec les Z 50 ou Z fc. Sans atteindre la focale 250 mm du NIKKOR Z 50-250 mm f/4.5-6.3 VR, ce 18-140 mm constitue toutefois un excellent choix pour passer partout sans avoir à changer d’objectif.

J’ai pu l’évaluer pendant deux semaines, dans différentes situations de prise de vue, monté sur le Nikon Z fc. Après deux mois passés en compagnie du Nikon Z 50 et du NIKKOR Z DX 16-50 mm en 2020, j’ai pu apprécier cette fois l’apport indéniable de cette plage focale plus étendue sur un zoom dont l’ouverture maximale et la stabilisation sont les mêmes que sur le 16-50 mm.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR sur Nikon Z fc

F/3.5-6.3, vous pouvez pensez qu’il s’agit d’une ouverture modeste face à la concurrence et ses zooms f/2.8 ou f/4, c’est vrai. Toutefois la seule ouverture maximale ne suffit pas à préjuger des performances globales, il faut la mettre en perspective avec la capacité du capteur à encaisser les hautes sensibilités. En effet si vous perdez en ouverture, et à temps de pose équivalent, vous devez monter en ISO, et sur ce plan, les hybrides APS-C Nikon s’en sortent plutôt très bien jusqu’à 12.800 ISO.

De plus la stabilisation de l’objectif, à défaut de stabilisation du capteur comme sur la gamme plein format, vient compenser le manque d’ouverture en vous permettant de gagner 4 à 5 Ev en pratique.

Autant dire que, bien que pouvant paraitre limité sur le papier, ce zoom présente un intérêt non négligeable pour tout utilisateur d’APS-C hybride Nikon. Reste à savoir si les résultats sont à la hauteur des attentes, ce que nous allons étudier maintenant.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 26 mm – ISO 100 – 1/500 ème – f/8

Présentation

Nikon nous a habitués à proposer des zooms imposants pour ses hybrides plein format. En voyant arriver ce NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR, j’ai été surpris par sa compacité. Face à son équivalent reflex AF-S 18-140 mm f/3.5-5.6G ED VR, il gagne en taille (73 x 90 mm au lieu de 78 x 97 mm), et se ferait presque oublier en position replié.

Sur la balance l’écart se creuse encore puisque le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR ne pèse que 315 gr. soit 35% de moins que le modèle reflex. En pratique, je ne l’ai jamais senti alors que je portais le boîtier autour du cou avec la courroie d’origine. Il ne saurait être aussi discret que le très agréable NIKKOR Z 28 mm f/2.8 mais pour un zoom 18-140 mm, cette compacité est une belle surprise.

A contrario, il vous faut apprécier les zooms à rallonge car lorsque vous allez passer en position téléobjectif et atteindre la focale maximale de 140 mm, la longueur est bien réelle.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR en position téléobjectif 140 mm

Le design du NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR reste conforme à celui des autres objectifs de la gamme NIKKOR Z, le noir assure la sobriété tandis que la bague personnalisable se fait discrète au plus près de la monture. Ne cherchez pas de contrôle sur l’objectif, il n’en comporte pas. La stabilisation est activée via le menu du boîtier, en pratique vous aurez peu souvent l’occasion de la désactiver, et si c’est le cas, le menu à accès rapide vous permet de le faire via l’écran tactile.

Monté sur un Nikon Z 50, l’ensemble adopte une belle présentation sombre qui n’est pas pour me déplaire même si j’ai un faible pour le Nikon Z fc.

NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR sur Nikon Z 50

Notez que la lentille frontale n’est pas proéminente et se trouve ainsi protégée des gouttes de pluie, même si cet objectif n’est pas conçu pour résister à une pluie dense trop longtemps, sa protection n’est pas tous temps comme l’est celle des zooms experts et pros.

Le diamètre du filtre est de 62 mm, Nikon ne livre par contre pas de pare-soleil, et bien que ce 18-140 mm s’en passe très bien en situation de lumière frontale (voir plus bas) c’est dommage, ne serait-ce que pour la protection contre les chocs.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR et sa lentille frontale

À qui se destine ce zoom 18-140 mm ?

Sur un appareil photo au format APS-C (Nikon DX), la plage focale 18-140 mm intéresse les photographes recherchant un zoom polyvalent, capable de photographier aussi bien des paysages, des bâtiments, des groupes, que des portraits en plan plus ou moins serré et des animaux distants de quelques dizaines de mètres.

Sans aller aussi loin que le NIKKOR Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR, ce 18-140 mm cadre quand même comme un 210 mm en 24 x 36, c’est un peu mieux que la focale maximale des zooms téléobjectifs 70-200 mm.

Utiliser le NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR vous évitera de devoir choisir entre 16-50 et 50-250 mm, vous n’aurez pas besoin non plus de porter toute la journée deux objectifs et d’en changer sur le terrain.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 140 mm – ISO 500 – 1/500 ème – f/6.3

Qualité de construction

Il y a toujours un revers à toute médaille. S’agissant de ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR, c’est du côté de la monture qu’il faut regarder puisque la face arrière, côté boîtier, est une pièce en polycarbonate là où j’aurais apprécié une belle monture métallique. Le sacro-saint rapport qualité/prix a frappé, je peux le comprendre sur un objectif à 320 euros comme le 16-50 mm, je l’accepte moins sur un objectif à 680 euros comme ce 18-140 mm.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Avantages/inconvénients de cette monture en polycarbonate ? Une plus grande souplesse en cas de choc si j’en crois le SAV Nikon et les utilisateurs qui m’ont fait part de leurs désagréments. Le polycarbonate encaisse le choc alors que la bague métallique se déforme. A l’inverse la résistance à l’usure est moindre, les encoches de verrouillage sur le boîtier pouvant s’user plus vite que le métal.

A vous de voir si vous allez changer d’objectif très souvent, ou si vous envisagez de le laisser couplé en permanence à votre appareil photo auquel cas la monture ne s’usera pas.

Les deux bagues sont très agréables à manipuler, qu’il s’agisse de la bague de zoom comme de la plus fine bague personnalisable à laquelle vous pouvez attribuer une fonction particulière comme le mode de mesure, le bracketing, la correction d’exposition, le verrouillage de l’exposition, …

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 120 mm – ISO 180 – 1/500 ème – f/6

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm : prise en main et ergonomie

Ce zoom est si petit qu’il tient très bien en main, même déployé à 140 mm. Dans cette position, il vous faudra être plus attentif pour éviter de trembler et de générer un flou de bougé en basse lumière mais une fois calé dans la paume de votre main gauche l’ensemble boîtier + objectif est très équilibré.

Cet allongement du zoom fait partie des contraintes à accepter ; pour un adepte des courtes focales fixes comme moi, il est toujours difficile de voir l’objectif s’allonger ainsi. C’est aussi très peu discret lorsque vous photographiez une personne dans la rue, en reportage, à l’improviste. Cet allongement reste néanmoins plus réduit que celui des imposants zooms NIKKOR Z 24-200 mm ou NIKKOR Z 24-120 mm, le format APS-C garde cet avantage.

Notez également que sauf à apprécier de voir ce fût ainsi étiré pendre autour de votre cou, vous devrez tourner la bague de zoom après avoir photographié à 140 mm pour que l’objectif retrouve une taille plus compacte. J’ai opté pour un mouvement d’aller – retour à chaque déclenchement, c’est personnel mais je me sens plus en confiance ainsi face à mes sujets en ville.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 73 mm – ISO 100 – 1/640 ème – f/8

Point positif par contre, le poids réduit. C’est très agréable, bien plus que l’ensemble plus imposant Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-200 mm, le couple équivalent en plein format. Après avoir passé deux semaines en compagnie de ce zoom, j’avoue que j’hésiterais entre le 24-200 mm et lui pour voyager léger, d’autant plus que les performances du capteur des Z 50 et Z fc sont tout à fait au niveau.

Mise au point

La distance minimale de mise au point de ce NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR varie de 0,2 m à 18 mm à 0,4 m à 100 mm et plus. Ce sont des valeurs satisfaisantes pour vous permettre quelques gros plans, comme de jolis effets bokeh en position téléobjectif.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 140 mm – ISO 450 – 1/500 ème – f/8

L’autofocus est aussi silencieux que sur les autres zooms NIKKOR Z, les amateurs de vidéo seront ravis d’autant plus que la réactivité de l’autofocus du boîtier n’est en rien ralentie par l’objectif.

En mode de suivi automatique, ce zoom se comporte très bien aussi tant que la lumière est suffisante. En basse lumière soyez prudent si votre sujet est en mouvement (portraits de personnes marchant en intérieur par exemple), l’autofocus accroche mais peut se tromper à faible distance aussi. Il m’est arrivé de faire des portraits à l’improviste qui se sont avérés flous, je manque toutefois de mesures fiables et répétitives pour affirmer ceci de façon certaine, à prendre avec le recul qui s’impose.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 104 mm – ISO 6.400 – 1/320 ème – f/5.6

Stabilisation

Les deux lettres VR de l’appellation NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR désignent un zoom stabilisé (VR : Vibration Reduction), une stabilisation bienvenue puisque les Nikon Z 50 et Z fc ne disposent pas d’un capteur lui-même stabilisé.

Stabiliser cette optique n’a pas eu comme conséquence d’en faire un objectif imposant et lourd, Nikon a semble-t-il trouvé une recette efficace.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 115 mm – ISO 200 – 1/500 ème – f/6

Performances optiques : homogénéité et vignettage

Comme pour chaque objectif NIKKOR Z, les opticiens Nikon ont mis en œuvre la photographie computationnelle, ou en bon français les capacités de communication entre objectif et boîtier pour récupérer les données de prise de vue de l’objectif. Une correction logicielle de l’image est ensuite appliquée par le boîtier sur le JPG, à la prise de vue, et par le logiciel de traitement RAW au post-traitement (Nikon NX Studio ou les logiciels experts courants).

Pour ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR, cela donne des résultats satisfaisants, j’ai toutefois pu noter un manque d’homogénéité en courte focale (défaut de qualité d’image d’une zone à l’autre de la photo vue avec un facteur de zoom important), de même qu’une distorsion et un vignettage marqués à pleine ouverture. Des effets optiques caractéristiques des zooms entrée de gamme, que l’on trouvait déjà sur les objectifs équivalent pour reflex.

Les aberrations chromatiques (sur les fines branches d’arbre par exemple) se verront si vous ne corrigez pas vos fichiers RAW, un clic suffit toutefois pour le faire dans la plupart des logiciels photo.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 18 mm – ISO 100 – 1/1.000 ème – f/3.5

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 18 mm – ISO 140 – 1/500 ème – f/5.6

Sur l’ensemble de la plage focale et en fermant de deux à trois crans, ce zoom est parfaitement corrigé et les résultats sont très satisfaisants. Rappelons que nous sommes en présence d’un objectif d’entrée de gamme qui ne saurait offrir les performances d’un zoom pro vendu 4 fois plus cher.

Rendu optique : profondeur de champ

Avouez … vous aimez la photo de paysage mais vous appréciez aussi les jolis gros plans dont le fond flouté met votre sujet en valeur ? Vous allez devoir jouer avec la profondeur de champ (en savoir plus) et donc faire varier l’ouverture et la distance au sujet.

Bonne nouvelle ! Ce petit zoom qui ne paye pas de mine va vous permettre de réaliser de jolis portraits si vous prenez le temps de régler votre boîtier correctement. Il vous permettra aussi de réaliser de jolis gros plan de fleurs, plantes et insectes. La focale maximale de 140 mm vient alors à votre secours pour détacher le sujet de l’arrière-plan et générer ce flou que vous appréciez tant.

J’avoue m’être pris au jeu plus souvent que nécessaire, ce qui m’a permis d’obtenir des résultats agréables à l’œil. Ne confondez pas ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR avec un objectif macro pour autant, si la macro est votre passion jetez plutôt un œil du côté du NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8, il est conçu pour ça.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 140 mm – ISO 1.400 – 1/500 ème – f/6.3

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Le NIKKOR Z DX 18-140 mm peut vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un zoom polyvalent pour éviter de changer d’objectif sur le terrain,
  • vous passez aisément de la photo de paysage au portrait,
  • vous êtes frustré(e) par la focale maximale trop réduite du NIKKOR Z 16-50 mm,
  • vous voulez alléger votre ensemble hybride APS-C Nikon + objectif sans perdre en qualité d’image,
  • vous désirez un zoom Nikon compact moins encombrant que l’équivalent en monture F couplé à la bague FTZ,
  • vous n’êtes pas attiré par les très longues focales (supérieures à 150 mm).

Le NIKKOR Z DX 18-140 mm va moins vous intéresser si :

  • vous voulez le meilleur zoom Nikon actuel quitte à en payer le prix,
  • vous possédez déjà la version à monture F et une bague FTZ,
  • vous êtes allergique au polycarbonate.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 66 mm – ISO 110 – 1/500 ème – f/8

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm : ma conclusion

Après avoir testé la plupart des zooms experts et pros de la gamme Nikon, j’avoue que j’avais quelques appréhensions à tester ce zoom APS-C. Il ne joue pas dans la même cour. Deux semaines plus tard j’ai changé d’avis.

Ce zoom propose des prestations plus limitées qu’un NIKKOR Z 24-200 mm monté sur un hybride plein format, mais il est tellement plus léger, compact et moins onéreux tout en proposant des performances de très bon niveau qu’à choisir, j’y regarderais à deux fois. Je me vois bien voyager avec un Nikon Z fc et ce zoom, quitte à glisser dans mon sac un NIKKOR Z 28 mm pour les ambiances nocturnes. J’aurais ainsi un sac photo très léger, une qualité globale très satisfaisante, des atouts qui peuvent s’avérer essentiels en voyage.

Au quotidien, ce zoom constitue une alternative crédible au plus limité NIKKOR Z DX 16-50 mm, comme au couple 16-50 + 50-250 mm.

Petit, léger, donnant des images de belle qualité, ne coutant pas (trop) cher, ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR a donc tout à fait sa place dans une gamme NIKKOR Z APS-C DX qui ne demandait qu’à être étoffée.

Alors bien sûr, je rêve d’un NIKKOR Z DX 16-80 f/2.8-4 à moins de 1.000 euros avec une monture métallique, mais en attendant que Nikon le dévoile, si c’est le cas un jour, ce 18-140 mm est loin d’être ridicule.

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Comment faire un selfie artistique, l’autoportrait en photo avec Sorelle Amore

Vous voulez faire un autoportrait, plus communément nommé selfie, mais vous voulez que cette photo ressemble à quelque chose et non aux milliards d’autres images prises à bout de bras sans aucun soin et que l’on peut voir à longueur de journée sur les réseaux sociaux.

Voici comment mettre en œuvre l’art de la pose, de l’éclairage et du traitement photo pour faire des selfies artistiques dont vous serez fier(e) et qui donneront une meilleure image de vous. Leçons pratiques par Sorelle Amore, photographe et vidéaste professionnelle et influenceuse qui a fait du selfie artistique sa spécialité.

Comment faire un autoportrait en photo ou le selfie artistique, le guide de Sorelle Amore

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L’autoportrait photographique : pourquoi, comment ?

Certains parlent du selfie comme du mal du siècle. D’autres y voient par contre une façon de renouveler l’art de l’autoportrait, de produire des images créatives (j’en fais partie).

Avouons-le, le selfie est une pollution visuelle la plupart du temps. Ces images sans autre intérêt que de tenter, vainement, de mettre en valeur leur auteur, inondent les réseaux.

Le selfie peut toutefois devenir un art. Du selfie artistique à l’autoportrait, il n’y a qu’un pas que de nombreux photographes ont franchi, et pas des moindres : Richard Avedon, Robert Doisneau, André Kertész, Vivian Maier, Nadar, Helmut Newton, Irving Penn, Cindy Sherman, Jeanloup Sieff, Man Ray, Willy Ronis, Weegee pour ne citer que ceux-là, se sont tous essayé à cette pratique de l’autoportrait.

Comment faire un autoportrait en photo ou le selfie artistique, le guide de Sorelle Amore

Comment font-ils ? Quelles techniques utilisent-ils ? Ils mettent en œuvre les trois compétences de base suivantes :

  • savoir poser
  • savoir utiliser l’éclairage
  • savoir retoucher ses photos avec soin

Mais cela ne suffit pas. Pour réussir un selfie artistique, vous devez passer outre la technique pour développer une pratique créative personnelle.

Avantage de l’autoportrait ? Votre sujet est toujours disponible !

Sorelle Amore est une jeune photographe australienne arrivée à l’autoportrait par accident. Pour des raisons professionnelles, elle a eu besoin de montrer des photos la mettant en scène dans des résidences de luxe alors qu’elle ne pouvait avoir aucun assistant avec elle pour faire les photos.

Elle a donc pris le problème à bras le corps et a développé une pratique qui lui a permis de répondre à la demande. Mais aussi de générer une audience incroyable car après avoir publié plus de 1.000 « selfies artistiques » sur son compte Instagram, elle compte 1 million d’abonnés à sa chaîne Youtube et 500.000 à son compte Instagram. Elle compte aussi parmi les photographes les plus talentueuses lorsqu’il s’agit de parler autoportrait.

Forte de cette expérience, elle a publié un livre dans lequel elle présente sa méthode et ses conseils pour réussir un selfie (ou un autoportrait) artistique.

Sachez qu’au-delà de l’exercice photographique, l’autoportrait est aussi pour Sorelle Amore l’occasion de travailler sur vous, votre ressenti, l’image que vous souhaitez montrer. J’en veux pour preuve cet extrait du livre (page 37) :

J’ai toujours été gênée par mon corps. On m’a d’ailleurs longtemps dit que je n’étais pas féminine à cause de mes muscles, de mes épaules larges et de ma poitrine plate. Se sentir non désirable en tant que femme laisse des séquelles. En apprenant à poser, j’ai repris confiance dans ma capacité à plaire, voir à inspirer l’amour.

  • Sorelle Amore

Qu’allez-vous apprendre dans ce livre ?

Au-delà des indispensables notions sur la pose et l’éclairage, ce livre va vous aider à faire le point sur ce que vous voulez montrer de vous, et comment le montrer. Vous apprendre en particulier à changer de point de vue sur le selfie, à considérer cette pratique comme une véritable pratique photographique créative (des notions fort différentes de celles que vous pouvez trouver dans le guide Les ateliers du photographe).

Vous allez pouvoir prendre le recul nécessaire pour savoir ce qui vous motive, qui vous êtes vraiment, comment vous voulez être perçu(e) par ceux qui verront vos photos. En matière de pose, vous allez découvrir les bons angles comme ceux à éviter, vous apprendrez à évaluer votre corps et votre visage pour mieux les mettre en valeur.

La seconde partie du livre vous aide à mettre en œuvre la logistique nécessaire pour faire un selfie artistique : quel matériel utiliser (du smartphone à l’appareil photo expert), quel objectif utiliser, quels accessoires peuvent être utiles (le drone est une option). 

Sur un plan plus créatif, vous apprendrez à créer votre style, à faire un autoportrait unique, qui vous ressemble : composition, cadrage, choix du rendu (dont le noir et blanc ou la couleur).

Vous apprendrez également à veiller au moindre détail et à raconter une histoire en photo, à choisir avec soin vos tenues ou même, si vous n’éprouvez pas de gène particulière, à poser nu(e) face à votre objectif.

Enfin vous découvrirez les quelques notions de traitement photo nécessaires à donner à vos images un rendu très personnel. Ce n’est toutefois pas le chapitre le plus détaillé du livre, il manque de présentations plus concrètes.

En conclusion, proposé au tarif de 15,95 euros par son éditeur, cet ouvrage est une bonne entrée en matière à l’art du selfie artistique, de l’autoportrait, et il ne peut que vous inciter à développer votre pratique et votre culture de cet art photographique que tant d’autres avant vous ont travaillé aussi.

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Test NIKKOR Z 40 mm f/2 pour Nikon Z : petit objectif abordable pour photo de rue, voyage et hybrides

Depuis son lancement en août 2018, la gamme d’objectifs NIKKOR Z pour hybrides Nikon s’est vue complétée de plusieurs focales fixes. Toutefois manquaient encore à l’appel des objectifs compacts, légers et accessibles.

Un 40 mm est arrivé fin 2021, ainsi qu’un 28 mm. Voici le test du NIKKOR Z 40 mm f/2, l’objectif qui pourrait bien vous faire changer d’avis si vous pensez que « Nikon c’est forcément lourd, gros et cher ».

Réponse rapide : Le NIKKOR Z 40 mm f/2 est une focale fixe compacte, légère et abordable pour les hybrides Nikon Z, très adaptée à la photo de rue, reportage léger ou usage quotidien. Il n’égale pas les optiques haut de gamme en homogénéité ou finition, mais pour un budget réduit il constitue une très bonne option.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2 : introduction

Septembre 2021, la gamme Nikon hybride fête ses trois ans. Elle propose déjà une liste plutôt satisfaisante d’objectifs à focale fixe et de zooms. Toutefois il manque toujours des objectifs plus abordables que les modèles pros de la série S, plus compacts et légers aussi. Les NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S et NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S ont beau être excellents, ils n’en restent pas moins imposants et couteux.

Pour en savoir plus sur les objectifs NIKKOR Z, parcourez la liste de tous les modèles disponibles.

Nikon a semble-t-il entendu le message des utilisateurs puisque ce mois de septembre voit arriver un petit 40 mm qui ne paye pas de mine. Le NIKKOR Z 40 mm f/2 mesure en effet 5 cm à peine de longueur, pèse 170 gr et présente le double avantage d’être compatible APS-C et plein format et de ne coûter « que » 280 euros. Oui, pour un NIKKOR hybride ouvrant à f/2, ça interroge !

Après vous l’avoir présenté en détail, je n’ai pas résisté et dès qu’il a été disponible, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 a rejoint mon sac photo. Le test que je vous présente aujourd’hui n’est donc pas réalisé sur un modèle de prêt mais bien avec mon exemplaire personnel. Je vous explique pourquoi plus loin.

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 6II
Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 6II

Présentation et contexte

Je ne trahis pas un grand secret en vous disant que j’ai une prédilection pour la photo urbaine, la photo de rue et le reportage au quotidien. Après avoir utilisé un reflex Nikon pendant de longues années, je suis passé aux Nikon Z6 et Z6II depuis 2019. L’excellent zoom NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S me sert au quotidien dans le cadre de mes différentes activités.

Mais il me manquait quelque chose. Non pas que ce zoom ne soit pas performant, c’est tout le contraire et si vous cherchez un zoom de reportage à prix presque doux, préférez cette version f/4 S au plus volumineux, lourd, onéreux mais excellentissime NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II, vous ne serez pas déçu.

Non, ce n’était pas ça. Ce qui me manquait, c’était le fait de retrouver les sensations ressenties avec un petit 50 mm f/1.8, ou un hybride APS-C et un petit 28 mm. La compacité, le poids plume, et la grande ouverture aussi. Car si f/4 est une ouverture suffisante en journée, ce n’est plus le cas en soirée lorsque je dois faire des photos de nuit ou chaque fois que la lumière manque en intérieur.

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 6II
Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 6II

Vous me répondrez qu’il me suffisait d’utiliser le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S, ou le 35 mm, ou encore l’AF-S Nikkor 50 mm f/1.8 avec la bague FTZ. C’est vrai, mais tant leur poids que leur taille ne jouent pas en leur faveur. Je ne parle pas du budget, quant à la bague, elle ajoute une longueur et un poids non négligeables avec un 50 mm.

C’est pourquoi l’arrivée du NIKKOR Z 40 mm f/2 m’a ravi puisqu’il offrait, en apparence tout au moins, la compacité, le poids plume, l’ouverture (f/2 ou f/1.8 c’est 1/3 d’IL soit rien), et ne coutait pas trop cher. Restait à l’utiliser pour en savoir plus, ce que j’ai fait depuis de nombreuses semaines, dans des situations très différentes.

Ce test du NIKKOR Z 40 mm f/2 a été réalisé avec un Nikon Z6II, retenez que le même objectif monté sur un Nikon Zfc ou Z50II cadre comme un 60 mm tout en restant aussi compact et léger. La focale idéale pour le portrait en APS-C.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2 Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 - 1/800ème - f/2.2 - ISO 6.400
Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/2.2 – ISO 6.400

NIKKOR Z 40 mm f/2 : dans le détail

Qualité de construction

170 gr et 280 euros, forcément, ça a des conséquences. Ne vous attendez donc pas à disposer d’un 40 mm f/2 construit comme un char d’assaut, ce n’est pas le cas. Le polycarbonate est omniprésent, ce qui me gène plus pour la baïonnette que le corps de l’optique. J’aurais volontiers pris une monture en métal pour quelques dizaines de grammes supplémentaires. Il n’en reste pas moins que l’ensemble est bien construit, ne présente aucun jeu, la bague tourne de façon fluide, l’étanchéité est excellente (j’ai testé la pluie pour vous …).

De plus, après avoir monté et démonté cet objectif des dizaines de fois déjà, la monture ne montre aucune trace. Polycarbonate oui, mais polycarbonate robuste.

Autre frustration, une unique bague de contrôle alors que les séries S en comportent deux. En pratique vous lui attribuez la fonction de votre choix, j’ai choisi la correction d’exposition, vous pouvez opter pour la mise au point manuelle (en l’absence de commutateur AF/MF) ou l’ouverture. Cette bague est toutefois agréable à manipuler, tourne dans le plus grand des silences, est bien évidemment décrantée, ce qui ravira les vidéastes au passage.

N’oubliez pas qu’il s’agit d’une focale fixe, l’absence de bague de zoom est logique, disposer d’une seule bague est limitant mais à l’usage vous allez voir que l’on s’en passe aisément. Je vous rappelle que l’on parle d’une optique de 170 gr et 5 cm de long.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/2 – ISO 320

Puisqu’on commence par ce qui dérange, notez que ce NIKKOR Z 40 mm f/2 est livré sans pare-soleil, un Nikon HN-3 peut faire l’affaire si vous tenez à utiliser cet accessoire, je m’en passe volontiers (lisez le paragraphe sur le flare plus bas).

Si vous êtes encore convaincu que ce test du NIKKOR Z 40 mm f/2 peut vous aider à faire un choix pertinent, merci d’être resté, lisez la suite.

Prise en main, stabilisation  et autofocus

La prise en main de ce NIKKOR Z 40 mm f/2 est immédiate, vous le greffez sur votre boîtier et c’est parti. Inutile de chercher le mode d’emploi, il n’est pas nécessaire.

La stabilisation dépend du boîtier, elle s’exerce sur 5 axes avec les hybrides plein format, et ne s’exerce pas sur les hybrides APS-C, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 n’étant pas stabilisé, tout comme les modèles de la série S soit dit au passage. Ce qui peut s’avérer plus gênant sur un 85 mm fixe plus lourd et long ne l’est pas ici. Le poids plume ne provoque aucun déséquilibre, la faible longueur de l’objectif vous permet de tenir le boîtier fermement lorsque le temps de pose s’allonge.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/4 sec. – f/2.5 – ISO 800 (à main levée)

Vous vous doutez que l’autofocus ne met pas en œuvre la motorisation élaborée des optiques Nikon pros, mais est-ce bien nécessaire pour assurer une mise au point rapide et précise avec cet ensemble optique léger ? Non. Vous n’aurez aucune difficulté à faire le point avec ce NIKKOR Z 40 mm f/2, c’est rapide et précis. Les plus pointilleux noteront un léger bruit de mise au point, en photo il ne dérange pas, en vidéo sachez-le.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/6.3 – ISO 180

Performances optiques : pique, homogénéité et flare, aberrations chromatiques et vignettage

Logiquement, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 et sa construction moins complexe que celle des optiques pros devrait marquer le pas. Formule optique simplifiée, nombre de lentilles réduit, petite lentille frontale, simple traitement de surface nanocristal … Pourtant, croyez-le ou non mais ce NIKKOR Z 40 mm f/2 m’a surpris.

Dès la pleine ouverture les résultats sont satisfaisants. Le vignettage se fait remarquer à f/2, est persistant dans une moindre mesure aux autres ouvertures. La correction logicielle embarquée améliore le résultat sans toutefois supprimer entièrement ce vignettage, le recours à un traitement dédié en post-production pourra vous aider si vous voulez vous débarrasser de ce demi-Ev environ qui subsiste.

Malgré l’absence de pare-soleil, le traitement nanocristal fait son travail et les résultats sont satisfaisants. Le faible diamètre de la lentille frontale doit y être pour quelque chose, et je n’ai eu que très rarement recours à la bonne vieille méthode de la main pour couper la lumière frontale et réduire le flare, ce qui est d’autant plus simple à mettre en œuvre que l’objectif est tout petit.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/8 – ISO 110
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/8 – ISO 640

Test NIKKOR Z 40 mm f/2, performances optiques : déformation et distorsion

Là où le NIKKOR Z 40 mm f/2 pêche plus, c’est sur l’homogénéité du rendu. Ne le choisissez pas pour faire de la reproduction de tableaux, il n’est pas fait pour ça. Pensez aussi à éviter la pleine ouverture si votre sujet se trouve sur le bord de l’image, la différence de piqué se fait sentir. Dès f/5.6 par contre les résultats sont à la hauteur. A f/8 je n’ai plus rien à lui reprocher, en photo de rue c’est justement l’ouverture qui m’intéresse.

J’ai été agréablement surpris par contre par l’absence de distorsion visible, et le rendu du flou d’arrière-plan bien géré par le diaphragme à 9 lames. La mise au point minimale à 29 cm autorise de jolis premiers plans nets tandis que l’arrière-plan est plongé dans un flou agréable à grande ouverture.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/6.3 – ISO 110
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/200ème – f/2.8 – ISO 1 600

Test NIKKOR Z 40 mm f/2 : à qui s’adresse cet objectif ?

Vous aimez la photo de rue, la photo de nuit, le reportage, les trois ? Le NIKKOR Z 40 mm f/2 n’est pas le meilleur objectif à focale fixe de la gamme NIKKOR Z, il présente toutefois le quadruple avantage  :

  • d’être compact et léger,
  • d’être bien construit,
  • de présenter une distorsion d’image modérée,
  • de coûter moins de 300 euros.

Il vous faudra cependant accepter un vignettage visible avant post-traitement, une monture en polycarbonate, un manque d’homogénéité en périphérie d’image.

Il n’en reste pas moins que, proposé deux fois et demi moins cher que le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S bien plus lourd et encombrant, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 est une alternative très crédible pour compléter un Nikon Z5II, Z6 série 1 ou 2 ou 3 comme un Nikon Z50II ou Zfc.

Utilisé pour ce qu’il est, un entrée de gamme très capable, il vous rendra service lorsque la lumière manque en faisant bien mieux que le modeste zoom NIKKOR Z 24-50 f/4-6.3.

En résumé : Si vous recherchez une focale fixe Z compacte pour un usage reportage/urbain sans casser la tirelire, le NIKKOR Z 40 mm f/2 est un excellent compromis.
Il n’égale pas les optiques S haut de gamme en homogénéité ou finition, mais sa légèreté, son prix et sa polyvalence le rendent très pertinent.
Pour un boîtier Nikon Z plein format ou APS-C, il constitue un choix judicieux.
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/8 – ISO 250
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/640ème – f/8 – ISO 3.200
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/1.250ème – f/3.2 – ISO 100

FAQ sur le NIKKOR Z 40 mm f/2

Est-ce que le NIKKOR Z 40 mm f/2 convient pour un hybride APS-C Z50 ou Z fc ?
Oui, il est compatible monture Z. Sur APS-C il donne un équivalent ~60 mm, ce qui en fait un bon objectif portrait ou usage général.

Peut-on tirer pleinement parti de cet objectif sur un boîtier 45 Mpx comme le Z7 II ou le Z8 ?
Techniquement oui, mais l’homogénéité en périphérie est moins bonne que les optiques haut de gamme. Si vous faites des tirages très larges ou êtes exigeant, cela peut être un compromis.

Faut-il un pare-soleil avec cet objectif ?
L’objectif est livré sans pare-soleil, mais le traitement nanocristal réduit le flare. Vous pouvez ajouter un pare-soleil léger si vous travaillez souvent en lumière latérale forte.

Quelle ouverture choisir pour avoir un bon piqué ?
Dès f/5.6 les résultats sont très bons et à f/8 aucun reproche majeur selon le test. À pleine ouverture f/2, le vignettage est plus marqué (mais a son charme).

Est-ce un bon achat pour la photo de rue et le voyage ?
Oui : sa compacité (170 g, 5 cm de long) en fait un compagnon discret pour reportage, urbain ou voyage léger.

En résumé

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 peut vous intéresser si :

  • vous cherchez un objectif léger et discret pour la photo de rue et le reportage,
  • vous souhaitez compléter votre NIKKOR Z 24-50 f/4-6.3 par une focale fixe à grande ouverture,
  • vous souhaitez un équipement 100 % NIKKOR Z sans passer par la bague FTZ et le 35 ou le 50 mm monture F,
  • vous avez un budget limité.

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 va moins vous intéresser si :

  • vous avez déjà un NIKKOR Z 50 f/1.8 S ou NIKKOR Z 35 f/1.8 S,
  • vous voulez la meilleure qualité d’image possible à toutes les ouvertures et distances,
  • vous utilisez un Nikon hybride de 45 Mp plus exigeant que le 24 Mp,
  • le budget n’est pas un problème.
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/13ème – f/2.5 – ISO 800
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/5ème – f/5 – ISO 100

Test NIKKOR Z 40 mm f/2 : ma conclusion

Ce test NIKKOR Z 40 mm f/2 peut vous paraître ambigu, puisque je mets en avant les défauts de cet objectif tout en vantant ses mérites. C’est pourtant ce que je ressens après plusieurs semaines d’utilisation quasi quotidienne de ce petit 40 mm f/2.

Certes, il a quelques défauts comme cette sobriété dans la présentation qui le prive d’une seconde bague ou d’une monture métallique, ce manque d’homogénéité et ce vignettage qui peuvent déranger.

Mais il est tellement agréable à utiliser, il se fait tellement discret qu’il est difficile de ne pas l’apprécier. Couplé au Nikon Z6II, je dispose d’un ensemble pesant moins de 800 g qui m’autorise le reportage urbain comme ce sujet sur les quais de Seine en territoire Seine-Amont couvert avec cet exemplaire du NIKKOR Z 40 mm f/2.

Il vous reste à faire le choix entre ce 40 mm dont la focale peut vous paraître atypique et le plus classique 50 mm, retenez toutefois que 40 mm c’est pile entre 35 et 50, les leicaistes l’ont bien compris.

En savoir plus sur cet objectif sur le site Nikon.


Comment faire une photo macro réussie, le guide pratique – 4/4

Bien maitriser la technique reste un atout pour faire une photo macro réussie. Les trois premiers articles de ce guide pratique macro (le matériel, le rapport de grandissement et la gestion de la lumière) vous ont mis en confiance pour réaliser votre première photo macro en extérieur.

La macrophotographie reste néanmoins une discipline exigeante. Attendez-vous à un taux de déchet d’autant plus important qu’il est rare qu’on puisse la pratiquer très régulièrement. Mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, voici comment gérer la prise de vue !

Comment faire une photo macro réussie, le guide pratique

Ce dossier macro est écrit par Jacques Croizer, déjà à l’origine de plusieurs tutoriels sur Nikon Passion, et auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier :

Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos

Vous pouvez télécharger ce dossier macro au format PDF, cliquez sur le lien en fin d’article.

Comment faire une photo macro : le cadrage

Lorsqu’on utilise une focale fixe pour photographier un portrait ou un paysage, on se déplace pour ajuster le cadrage. Certains photographes prétendent même que c’est source de créativité alors imaginez la chance que vous avez de n’utiliser que des focales fixes pour faire de la macro !

Un objectif macro utilisé seul fonctionne en effet comme n’importe quel autre objectif. Il faut simplement vous rappeler que le grandissement maximum est obtenu à la mise au point minimale, et qu’il décroit très rapidement lorsqu’on s’en éloigne.

Dès lors que vous utilisez une bague ou une bonnette macro, la situation se complique. Vous avez lu les précédents épisodes … Vous savez donc qu’avec un objectif de focale standard 50 mm monté sur une bague de 50 mm, la zone de travail est extrêmement réduite : la distance réelle de mise au point varie entre 94 mm (MAP à 450 mm) et 100 mm (MAP à l’infini). En dehors de cette plage, la photo est intégralement floue.

Nous n’avons jusqu’à présent considéré cette information que sous l’angle de la taille du sujet dans la photo : un objet mesurant 36 mm dépassera la largeur d’un capteur plein format si l’on utilise le précédent montage à la mise au point minimale : le grandissement est en effet alors égal à 1,125. Il redescend à 1 si on fait la mise au point à l’infini, soit une variation de seulement 11 %.

La faible évolution du grandissement sur toute l’échelle de mise au point a une conséquence immédiate sur le cadrage de la photo : il est pratiquement imposé par le choix du matériel.

Quel matériel pour quel cadrage en macro ?

Pour faire une photo macro sans trop perdre de temps, on finit par choisir par réflexe le matériel (focale + bague) adapté à l’image envisagée. L’exercice se révèle plus délicat dès lors que notre pratique est plus occasionnelle. Il se révèle alors pratique d’avoir dans son sac ou sur son smartphone un tableau donnant le grandissement obtenu à la mise au point minimale, en fonction de son équipement.

Tableau de grandissement - Comment faire une photo macro

Grandissement à la MAP minimale

La figure ci-dessus représente le tableau que j’utilise. Il révèle une pratique plus proche de la proxi que de la macro. A chacun de construire le sien à partir des formules précédemment détaillées. Il convient de bien prendre en compte la focale réelle de l’objectif à la mise au point minimale, inférieure à celle annoncée par le constructeur pour les objectifs macro. Et si les formules vous rebutent, adoptez l’approche empirique du double décimètre que nous avons vue dans l’article sur le grandissement !

Photo macro et profondeur de champ

Nous sommes en place, avec le bon objectif, le bon cadrage, une distance de mise au point pile poil au centre de la zone de travail, et pourtant… toute l’image apparait floue dans le viseur. Toute ? Non ! Car un petit groupe d’irréductibles pixels résiste encore à ce flou généralisé.

Vous vous souvenez alors avoir lu sur Nikon Passion un tutoriel sur la profondeur de champ en macrophotographie. Dire qu’elle est minimaliste est un euphémisme. Pour un boitier donné, la profondeur de champ dépend uniquement du diaphragme choisi Ø et du grandissement G.

Calcul de la profondeur de champ - Comment faire une photo macro

En pratique, pour un grandissement de 1, la zone nette a une profondeur de 1,32 mm avec un capteur plein format, 0,86 mm avec un capteur APS-C et 0,26 mm avec un capteur 1 pouce.

Ces chiffres sont trompeurs, car il faut comparer des choses comparables, autrement dit des photos cadrées de la même manière. Pour qu’un sujet de la largeur du capteur 1 pouce (13,2 mm) prenne tout le cadre sur un capteur APS-C, il faut atteindre un grandissement de 1,8. Il doit être poussé à 2,7 pour obtenir le même résultat avec un capteur plein format.

Dans ces conditions, la profondeur de champ est de l’ordre du tiers de millimètre indépendamment du capteur, alors que le diaphragme est déjà bien fermé. C’est là tout le paradoxe qu’il faut gérer en macrophotographie : un sujet flou sur un fond trop texturé, au risque d’en réduire la lisibilité.

Plus que l’ouverture du diaphragme, c’est la distance entre fond et sujet qui permet de mettre ce dernier en valeur, de créer une ambiance. A quoi bon fermer d’avantage le diaphragme ? On ne gagne que quelques poils de profondeur de champ en polluant encore plus l’arrière-plan et en risquant de perdre du piqué par diffraction.

Profondeur de champ ressentie

Pensez-vous que ce soit la même chose de photographier en gros plan le profil d’un moustique ou celui d’une petite mouche ? Ces deux insectes occupent sensiblement la même place sur le capteur. Il serait donc tentant de répondre oui… mais il n’en est rien.

Photo de mouche en macro - Comment faire une photo macro

Mouche (f/5.6 à 1/400 s – Iso 800 – 105 mm + bagues 64 mm) (C) J. Croizer

Tout est question de tour de taille : il faut bien reconnaitre que sur ce point, les deux insectes ne boxent pas dans la même catégorie. Si on fait abstraction de ses ailes, l’épaisseur du moustique est pratiquement comprise dans la zone nette de la profondeur de champ, alors que la zone floue commence déjà à s’étendre sur le corps plus dodu de la mouche.

Si le flou s’installe rapidement sur le corps du sujet, on aura l’impression que toute la photo est floue. A contrario, si la zone de transition est large, la perte de netteté sera moins sensible, donnant l’impression d’une profondeur de champ plus importante.

Ce phénomène, qu’on appelle « profondeur de champ ressentie » dépend de 4 facteurs.

  • La distance de mise au point : plus elle est longue et plus la transition est lente, augmentant ainsi la profondeur de champ ressentie. Mais pour faire une photo macro, augmenter la distance de mise au point est rarement une option envisageable, à moins d’accepter un recadrage ultérieur.
  • Le diaphragme : plus il est fermé et plus la transition est lente. Il est assez logique que la profondeur de champ ressentie évolue dans le même sens que la profondeur de champ calculée… mais attention, le bokeh sera également affecté par la fermeture du diaphragme.
  • La taille du capteur : plus il est petit et plus la transition est lente. De ce point de vue, le plein format n’est pas idéal en macro mais il permet des bokeh plus moelleux !
  • La focale : plus elle est courte et plus la transition est lente. A cadrage constant, la focale n’a aucun impact sur la profondeur de champ théorique. Elle impacte en revanche largement la transition du net vers le flou. Si, dans le précédent tableau, vous avez le choix entre plusieurs formules, choisissez celle qui correspond à la focale la plus courte sous condition qu’elle soit compatible avec votre sujet : les focales courtes sont mal acceptées par les insectes.

La photo ci-dessous est faite avec un boitier APS-C dont le capteur est dépourvu de filtre passe-bas, ce qui tend à améliorer le piqué de l’image. Le diaphragme est plus fermé que sur la photo précédente et la focale légèrement plus courte. Prise sans bague ni bonnette, elle présente de plus un grandissement moins important. La profondeur de champ apparait logiquement plus étendue.

Photo de mouche en macro - Comment faire une photo macro

Mouche (f/11 à 1/125 s – Iso 400 – 90 mm) (C) Mikadago

Mise au point en macro

En macrophotographie, la profondeur de champ se répartit moitié devant, moitié derrière le plan de netteté. La zone nette étant plus qu’exiguë, la mise au point doit être faite avec une extrême précision, mais jamais sur l’élément le plus proche de vous : vous perdriez 50 % de la profondeur de champ !

Typiquement, pour faire une photo macro d’un insecte, vous devez viser ses yeux. C’est en effet le premier élément que notre propre regard recherche sur une photo lorsqu’elle inclut un animal ou un humain. Si la pupille est floue, autant vous dire qu’il faudra une excellente raison pour que l’on ne considère pas que l’ensemble de la photo l’est également.

Le mode autofocus « point sélectif », ou « mode ponctuel » selon les marques, serait à priori le plus efficient puisqu’il effectue la mise au point sur le seul collimateur actif. Mieux encore, le mode autofocus « zone réduite » qui utilise une surface encore plus restreinte devrait totalement répondre à notre exigence de précision. Oubliez !

Le manque de lumière, la profondeur de champ minimaliste, le faible contraste sur la zone sectionnée sont autant de raisons pour que la mise au point automatique soit à la traine. Même si vous réduisez l’amplitude de son champ d’action, ce qui est permis sur certains objectifs, l’autofocus se mettra à patiner sans jamais trouver de point d’accroche. Plus la focale est longue et plus le problème apparait fréquemment.

Exemple de visée avec focus peaking - Hybride Nikon

Focus peaking. Mise au point manuelle (Nikon Z 6)

Une seule solution : passer en mise au point manuelle. L’option focus peaking (mise en relief de la mise au point), qui équipe désormais beaucoup de boitiers, est en cela une aide précieuse : les contours qui sont nets apparaissent comme surlignés au Stabilo dans le viseur numérique ou sur l’écran arrière de l’appareil.

L’utilisation de la bague de mise au point est alors différente de ce dont nous avons l’habitude en photo traditionnelle. Elle sert à affiner le rapport de grandissement, donc le cadrage de l’image, dans les limites que nous avons déjà évoquées. La mise au point se fait en avançant ou en reculant légèrement le boitier. Une habitude à prendre !

Vitesse de déclenchement (temps de pose)

Lorsque la distance entre le sujet et l’objectif est faible, le moindre mouvement apparait comme décuplé, qu’il soit de votre fait (tremblement involontaire) ou de celui du sujet (vent, insecte en vol, …). Le flou est alors garanti. Les habituelles notions de vitesse de sécurité (inverse de la focale) ou de stabilisation de l’objectif (ou du capteur) sont à oublier.

Vous ne devez avoir en tête qu’une seule règle : pour avoir une bonne netteté, il faut que la vitesse de déclenchement soit la plus élevée possible (ou le temps de pose le plus court). Un challenge supplémentaire lorsqu’on se souvient que le grandissement et l’absence de profondeur de champ ont déjà consommé toute la lumière disponible. De la nécessité de souvent utiliser un éclairage additionnel.

Pour faire une photo macro et limiter le risque de bougé au moment du déclenchement, il peut être intéressant de déporter ce geste fatal à l’aide d’un déclencheur à distance.

Dans le même esprit de réduction de ses propres mouvements, il est également possible d’utiliser un monopode ou un trépied. Ce dernier interdit de faire la mise au point en avançant ou reculant le boîtier, si ce n’est en utilisant un plateau coulissant. Lorsqu’on travaille au soufflet, l’option est intégrée à l’accessoire Le système est bien évidemment réservé aux sujets fixes.

Trépied Macro Vanguard - Alta Pro

Trépied Macro Vanguard – Alta Pro

La macro se pratiquant souvent au ras du sol, il faut que le trépied permette de positionner facilement le boitier à hauteur du sujet, tout en assurant une parfaite stabilité. S’il existe des solutions adaptées, reconnaissons qu’elles manquent de souplesse et tant qu’à parler souplesse, il est souvent préférable d’apporter un sac poubelle permettant de s’allonger à hauteur du sujet, les coudes servant de trépied. La macro ne se pratique pas en costume trois pièces.

Augmenter la profondeur de champ en macro

La problématique de la profondeur de champ est d’autant plus importante que l’on approche du rapport 1:1. Nous avons vu que beaucoup fermer le diaphragme suffit rarement à faire entrer la totalité du sujet dans la zone nette de la profondeur de champ.

La solution consiste à prendre plusieurs photos, en faisant varier la mise au point sur tout l’objet. Il faut ensuite utiliser un logiciel adapté (Photoshop, Affinity photo, Helicon Focus, Zerenne Stacker…) pour fusionner les différentes prises de vues en ne conservant que la partie nette de chacune.

Plus il y a de photos, meilleur sera le résultat. Exprimées de cette manière, les choses paraissent simples. Encore faut-il que la variation de la mise au point soit suffisamment régulière pour ne pas laisser de zones floues intermédiaires. Ajoutons à cela que les logiciels restent imparfaits : il faut bien souvent corriger le travail à la main pour obtenir un résultat convaincant.

Prise de vue avec décalage de la mise au point

Prise de vue avec décalage de la mise au point (Nikon Z 6)

Cette option d’empilement/fusion des différents plans de netteté porte le doux nom de « focus stacking ». Regardez la notice de votre boitier. Ils sont de plus en plus nombreux à proposer une telle fonction. Elle automatise le décalage de la mise au point pour un nombre de prises de vue donné. L’appareil réalise même parfois lui-même la fusion des différentes images.

Le focus stacking est par définition adapté aux sujets fixes. On peut toutefois s’y amuser sur des sujets mobiles, en déclenchant en rafale tout en avançant très légèrement l’appareil. Il faudra ensuite aligner les photos avant de les fusionner.

L’exemple ci-dessous est réalisé sur la base d’une séquence de cinq prises de vue avec un boitier plein format. Si le résultat reste imparfait, on constate déjà le gain par rapport à une seule photo prise avec les mêmes réglages. Tout est ensuite histoire d’entrainement.

Photo macro - Focus stacking -

 

1 prise                                                            5 prises

(f/8 à 1/500 s – Iso 1250 – 105 mm + bagues)

Faire une photo macro : en conclusion

Nous sommes maintenant arrivés au terme de notre voyage initiatique dans le monde complexe mais passionnant de la photo rapprochée. Petit à petit, vous vous surprendrez à vouloir reconnaître la fleur ou l’insecte photographiés. Ce sera le signe que plus aucun retour en arrière n’est possible.

Bonnes photos !


NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : téléconvertisseur intégré et poids (presque) plume pour un objectif inédit

Annoncé en octobre 2021, le téléobjectif à focale fixe NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S est désormais disponible. Bien que proposé à un tarif peu démocratique, il constitue une alternative attirante pour les experts et pros ne se satisfaisant pas des télézooms 150-600 mm ou 200-500 mm. Voici ses caractéristiques techniques  et en quoi il se démarque de la concurrence.

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : téléconvertisseur intégré et poids (presque) plume pour un objectif inédit

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon revendeur pro sur place et par correspondance

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : présentation

Le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S répond aux besoins des utilisateurs d’appareils Nikon Z hybrides les plus exigeants, et inaugure en particulier une nouvelle motorisation autofocus nommée Nikon Silky Swift Voice Coil Motor (VCM). Celle-ci intègre un codeur ABS optique et permet à Nikon de proposer une mise au point plus rapide et plus silencieuse que celle des précédents modèles de téléobjectifs pros.

Cette motorisation, toujours selon la marque, devrait permettre une acquisition de la mise au point plus rapide, critique sur une telle longue focale. Le suivi du sujet, quant à lui, tout aussi critique, devrait être plus précis. Les utilisateurs de Nikon Z 9 dont l’autofocus fait le point et suit le sujet à la vitesse de l’éclair devraient trouver un vrai gain en confort et en précision avec ce téléobjectif y compris face au récent NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S.

Mais ce n’est pas tout. Ce NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S inaugure également un traitement optique anti reflet lui-aussi inédit, dénommé Nikon méso-amorphe. Ce traitement utilise des particules plus fines que les nanoparticules employées sur les précédents objectifs NIKKOR, améliorant d’autant la réduction de la lumière parasite et la gestion des images fantômes. La lentille frontale est traitée au fluor pour faciliter l’élimination des gouttes d’eau et poussières.

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S

le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S

Le téléobjectif NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S dispose d’un téléconvertisseur de focale x 1,4 intégré qui fait de lui un équivalent 560 mm f/4 en plein format. Le téléconvertisseur est activé par basculement du commutateur dédié situé sur le flanc droit de l’objectif. La distance minimale de mise au point est de 2,5 m, le rapport de reproduction maximal est de x 1.7.

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : téléconvertisseur intégré

le commutateur téléconvertisseur x 1.4 intégré

Nikon revendique un gain de 5,5 stops apporté par la stabilisation VR intégrée (qui complète ainsi la stabilisation du capteur sur les Nikon Z plein format). Ce gain couvre l’utilisation du téléconvertisseur x1.4 intégré. Monté sur un Nikon Z 9, le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S permet l’utilisation du mode VR synchro.

Enfin, cerise sur l’objectif, ce NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S s’avère léger pour un 400 mm f/2.8 (2.950 gr.) tout en proposant une qualité de construction et une résistance aussi importantes que les autres modèles et concurrents. Son centre de gravité, en particulier, est calé sur l’arrière de l’optique de manière à ne pas déséquilibrer l’ensemble boîtier-objectif lors de l’utilisation.

Du côté de la personnalisation, vous ne serez pas déçu(e) puisqu’il est possible d’attribuer une fonction à la bague Fn, aux commandes Fn, à la bague de mise au point et à la bague de réglage silencieuse. L’enregistrement de la distance de mise au point MEMORY-SET, activable depuis le menu des Nikon Z, est également possible.

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : téléconvertisseur intégré

le logement pour filtres

Le logement pour filtres autorise l’insertion de filtres particuliers pour appréhender les différentes conditions de lumière. L’objectif propose un sabot de trépied amovible, de même qu’un système de sécurisation antivol Kensington.

Le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S est compatible avec les téléconvertisseurs NIKKOR Z TC-1.4x et NIKKOR Z TC-2.0x. Il mesure 156 mm de diamètre pour une longueur de 380 mm et un poids, téléconvertisseur compris, de 2.950 gr.

Pour pouvoir le glisser dans votre sac photo et bénéficier de cet ensemble inédit de caractéristiques, il vous faudra toutefois débourser la modique somme de 14.999 euros. Un tarif qui peut sembler astronomique, mais qu’il faut comparer à la concurrence :

  • 13.000 euros pour le Canon RF 400 mm f/2.8 L IS USM, 2.890 gr. sans convertisseur intégré,
  • 12.000 euros pour le Sony FE 400 mm f/2.8, 2.900 gr., sans téléconvertisseur intégré.
  • 13.000 euros pour l’AF-S NIKKOR 400 mm f/2.8E FL ED VR pour reflex pesant 3.800 gr.

Source : Nikon

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Guide d’achat photo 2026 : quel objectif choisir (3/6)

Pour choisir le bon objectif, vous devez connaître les principales notions et caractéristiques sans quoi vous risquez de faire le mauvais choix. Ce guide d’achat objectif vous aide à voir clair dans les gammes des constructeurs d’appareils photo et des opticiens indépendants.

Après le guide appareil photo et les fonctions essentielles d’un appareil photo, voici le troisième volet de ce guide d’achat photo.

Note : une fois que vous saurez tout sur les caractéristiques des objectifs, découvrez quel objectif Nikon Z choisir dans le guide complet 2026 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Guide d’achat objectif : comprendre les fiches techniques

La distance focale

La distance focale ou focale (en mm) détermine la capacité de l’objectif à cadrer une zone plus ou moins large :

  • un objectif dont la distance focale est courte (inférieure à 35 mm*) est un grand-angle qui cadre un champ large
  • un objectif dont la distance focale est proche de 50 mm* est un objectif standard qui cadre à peu près comme votre œil
  • un objectif dont la distance focale est longue (supérieure à 85 mm*) est un téléobjectif qui cadre un champ étroit

*Pour tout objectif monté sur un appareil photo plein format 24 x 36. S’il est monté sur un appareil photo APS-C, multipliez par 1.5 la valeur pour avoir la focale équivalente (en savoir plus)

La distance focale d’un objectif est propre à l’objectif et non au boîtier sur lequel il est monté. Un objectif de focale 50 mm est toujours un 50 mm, qu’il soit monté sur un boîtier plein format ou sur un boîtier APS-C, qu’il soit conçu pour le format DX ou pour le format FX.

Pour une même distance focale, le champ capturé sera par contre différent selon le format du capteur. Par abus de langage et souci de vulgarisation, on dit qu’un 50 mm sur un boîtier APS-C « cadre comme » un 75 mm sur un boîtier 24 x 36 (du fait du rapport de taille x 1.5 entre le capteur APS-C et le capteur plein format).

Exemple : un Nikon 50 mm f/1.8 FX reste un 50 mm qu'il soit monté sur un boîtier Nikon APS-C / DX ou sur un Nikon Plein Format / FX. Sur un FX il cadre comme un 50 mm. Sur un DX il cadre comme un 75 mm.

De même, un objectif de focale 25 mm sur un hybride Micro 4/3 « cadre comme » un objectif de 50 mm en 24 x 36 (ratio x 2).

Les deux types d’objectifs disponibles sur le marché sont les objectifs à focale fixe et les objectifs à focale variable ou zooms :

  • les objectifs à focale fixe ont une distance focale constante, par exemple 24 mm, 50 mm ou 105 mm
  • les objectifs zoom ont une distance focale variable, par exemple 18–55 mm ou 70–200 mm.

L’ouverture

notions de base de photo numérique
Guide d’achat objectif
Un diaphragme d’objectif à moyenne ouverture

L’ouverture d’un objectif, ou taille du diaphragme, désigne la taille du trou qui laisse passer la lumière arrivant sur le capteur. L’ouverture est représentée par une valeur notée f, par exemple f/2.8 ou f/11.

Un objectif est caractérisé par son ouverture maximale et son ouverture minimale. La plus importante des deux est l’ouverture maximale, elle correspond au passage de lumière le plus grand (par exemple f/1.8).

Les valeurs d’ouverture standard sont f/1.4, f/2.0, f/2.8, f/4.0, f/5.6, f/8.0, f/11, f/16, f/22, f/32. Il n’y a toutefois pas de limite théorique, certains objectifs d’exception ouvrant à f/0.95 et d’autres à f/45.

Retenez que d’une valeur d’ouverture standard à l’autre, la quantité de lumière arrivant sur le capteur varie du simple au double. A f/8 il arrive deux fois plus de lumière sur le capteur qu’à f/11. Et inversement.

En conséquence de quoi, un objectif qui ouvre à f/4 n’est que deux fois moins lumineux qu’un objectif qui ouvre à f/2.8. C’est à la fois beaucoup et peu puisque cela ne représente qu’une valeur de temps de pose ou de sensibilité ISO en plus ou en moins.

Exemple 1 : un objectif de 50 mm f/1.4 a une distance focale de 50 mm pour une ouverture maximale de f/1.4
Exemple 2 : un zoom 18–55 mm f/3.5–4.5 a une distance focale variable de 18 à 55 mm. Il dispose d’une ouverture maximale variable de f/3.5 à 18 mm et de f/4.5 à 55 mm

Attention : ne vous faites pas avoir avec les valeurs d’ouverture ! La valeur la plus faible correspond à l’ouverture la plus grande. Et inversement. Une ouverture de f/1.4 laisse donc passer plus de lumière qu’une ouverture de f/11.

Réduction des vibrations – Stabilisation d’image

NIKKOR Z DX 18-140mm f/3.5-6.3 VR
guide d’achat objectif
Objectif Nikon NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

La stabilisation d’image dans l’objectif est un système optique présent sur de nombreux modèles. La stabilisation permet de réduire le flou de bougé du photographe lorsque vous déclenchez avec un temps de pose long pour la distance focale choisie. Le gain est de 3 à 5 valeurs IL soit 3 à 5 valeurs de temps de pose ou de sensibilité ISO ou encore d’ouverture (cf. le triangle d’exposition).

La stabilisation est utile en basse lumière quand le temps de pose augmente ou lorsque vous ne disposez pas d’un trépied pour stabiliser le boîtier. La stabilisation est également utile avec les téléobjectifs lourds qui favorisent le bougé non maîtrisé (par ex. 200-500 mm).

Un objectif avec stabilisation est plus onéreux qu’un modèle équivalent sans stabilisation. Il offre toutefois des résultats de meilleure qualité. La stabilisation s’est démocratisée ces dernières années et la plupart des objectifs en disposent.

Un objectif stabilisé est souvent identifiable par les lettres VR (Vibration Reduction), OIS (Optical Image Stabilization) ou encore IS (Image Stabilization) ou OS (Optical Stabilization).

Certaines gammes de boîtiers disposent d’une stabilisation dans le boîtier (IBIS – In Body Image Stabilization), ce système évite d’avoir à utiliser une optique stabilisée, c’est alors le boîtier qui gère la stabilisation. Chez Nikon ce principe existe sur les hybrides plein format de la série Z, comme les Nikon Zf, Z5II, Z6/Z7, Z8 et Z9.

Les deux types d’objectifs

Objectifs à focales fixes

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S
Guide d’achat objectif
objectif NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S pour hybride

Un objectif à focale fixe a une distance focale constante (par exemple 35 mm). Le champ cadré sera donc toujours le même : pour changer ce que vous voyez dans le viseur il faut vous éloigner ou vous rapprocher du sujet.

Les objectifs à focale fixe ont souvent des ouvertures maximales plus importantes que les zooms, un avantage quand la lumière manque en soirée ou en intérieur.

Une grande ouverture permet de mieux doser le flou d’arrière-plan (bokeh) pour donner un caractère plus créatif à vos photos.

Ces objectifs sont plus compacts et légers et offrent souvent une qualité d’image supérieure pour un coût équivalent à celui d’un zoom expert entrée de gamme.

Objectifs à focale variable ou zooms

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR
Guide d’achat objectif
Objectif Nikon NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3

Un objectif zoom couvre une plage de distances focales, d’une valeur minimale à une valeur maximale (par exemple 24–200 mm). Il vous est donc possible de faire varier le champ cadré en tournant la bague de zoom.

C’est un avantage dans certaines situations car cela évite de changer d’objectif : en effet pour couvrir la plage focale d’un zoom 24–85 mm par exemple, il vous faudrait quatre objectifs à focale fixe de 24, 35, 50 et 85 mm.

Toutefois les zooms souffrent d’ouvertures maximales inférieures à celles des focales fixes équivalentes. Un zoom entrée de gamme 18–55 mm ouvre à f/4.5 pour 55 mm quand une focale fixe de 50 mm ouvre à f/1.8. La différence est sensible en soirée ou quand la lumière manque, de même que pour gérer le flou d’arrière-plan.

Les constructeurs proposent tous des zooms pros aux ouvertures plus généreuses (par exemple 14–24 mm f/2.8), ces zooms sont onéreux, imposants et lourds. Les zooms experts ouvrant à f/4 sont une bonne alternative, performante et moins onéreuse que les versions pros.

Mise au point autofocus et motorisation intégrée

La mise au point de l’image (netteté) est assurée par l’objectif via le système autofocus du boîtier. Ce système agit par déplacement d’une ou plusieurs lentilles dans l’objectif (selon les modèles).

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S
Guide d’achat objectif
Objectif NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S sur Nikon Z6

Certains boîtiers disposent d’une motorisation autofocus intégrée et transmettent le mouvement à l’objectif par le biais d’une came ou d’un axe spécifique.

Certains reflex ainsi que les hybrides ne disposent pas de motorisation autofocus intégrée, ils transmettent l’information électrique à l’objectif qui doit assurer lui-même la mise au point (cas des anciens Nikon D3xxx et D5xxx).

D’autres encore mettent les deux systèmes en œuvre.

Si la motorisation autofocus est intégrée au boîtier, il n’y a pas de contrainte particulière sur l’objectif qui doit toutefois être compatible avec le système autofocus (il est dit « Autofocus » ou « AF »).

Dans le cas inverse, il faut disposer d’un objectif à motorisation interne souvent nommé HSM (High Speed Motorisation) ou USM (Ultra Sonic Motorisation) s’il s’agit d’une motorisation sans entraînement mécanique. Ce dernier type d’objectif est plus rapide pour faire la mise au point et il permet la retouche manuelle du point à l’aide de la bague de mise au point (séries AF-S, AF-P et Z chez Nikon).

Pour en savoir plus sur les objectifs Nikon NIKKOR, consultez le catalogue d'objectifs sur le site de la marque.

Guide d’achat objectif : quel objectif choisir ?

Les objectifs vendus en kit

Un objectif vendu en kit avec un appareil photo est la plupart du temps un objectif zoom. La plupart des hybrides et reflex sont vendus en kit avec un zoom standard.

Un zoom standard couvre une plage focale qui va du grand-angle au petit téléobjectif en passant par une valeur standard :

  • avec les DX, il s’agit souvent d’un 16–50 mm ou d’un 18–140 mm
  • avec les FX, il s’agit souvent d’un 24-70 mm ou d’un 24-120 mm
  • avec les hybrides, selon la taille du capteur, vous trouverez des 12–40 mm (Micro 4/3), des 16–50 mm (en APS-C),  ou des 24-70 mm (plein format).

Ces objectifs offrent des performances variables selon les modèles, excellentes (Nikon NIKKOR Z 24-70 mm f/4 ou Fujinon 18–55 mm f/2.8-4 sur gamme Fuji X) ou plus moyennes (certains 18–55 mm pour reflex). Ils vous permettent toutefois de démarrer sans devoir trop investir avant de choisir une optique complémentaire répondant à un besoin précis.

Quel objectif pour débuter en photo ?

Si vous débutez en photographie, je vous conseille d’opter pour un objectif zoom polyvalent. Vous aurez plus de plaisir à faire des photos alors que vous ne maîtrisez pas encore les notions de cadrage, de profondeur de champ, d’exposition. Vous profiterez mieux de votre équipement dans un premier temps.

 

Nikon Z 50II - avec NIKKOR Z DX 12-28 mm PZ
Guide d’achat objectif : Nikon Z50II – avec NIKKOR Z DX 12-28 mm PZ

Vous pouvez compléter votre zoom d’un objectif à focale fixe plus performant qui vous force à bouger, à tourner autour de votre sujet. Et vous permet de progresser. De plus il vous aide chaque fois que la lumière manque grâce à son ouverture maximale plus généreuse et aux temps de pose réduits qu’il permet.

Chaque marque dispose de modèles à focale fixe abordables, parmi lesquels les 50 mm f/1.8, 35 mm f/1.8 ou équivalents. Comptez entre 200 et 300 euros pour ces modèles qui s’avèrent d’excellents choix (voir les objectifs pour Nikon à moins de 400 euros).

Passer à la focale fixe peut sembler réducteur, c’est faux, c’est un excellent moyen d’apprendre la photo et le cadrage, pensez-y !

Objectifs pour photographes amateurs et experts

Si vous avez passé le cap des premiers pas en photo, vous vous intéressez au cadrage, à la composition, vous cherchez à faire des photos plus créatives. Vous éprouvez des besoins différents dont celui d’utiliser des objectifs plus spécifiques que les zooms entrée de gamme.

 

Le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S
Guide d’achat objectif
Objectif NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S à ouverture constante f/4

Au rayon des zooms, regardez les modèles à ouverture constante (par exemple 24–120 mm f/4) dont l’ouverture maximale ne varie pas en fonction de la focale. Ou les modèles à grande ouverture (par exemple f/2.8) qui vous offrent un joli bokeh et des temps de pose inférieurs pour une lumière équivalente.

Au rayon des focales fixes, intéressez-vous aux modèles ouvrant à f/1.4, aux ultra grand angles (focale inférieure à 18 mm) et aux super téléobjectifs (focale supérieure à 200 mm).

Ces objectifs sont de meilleure qualité, mieux construits, plus endurants mais aussi plus onéreux. Prenez le temps de les tester, de vérifier que la focale est bien celle qui vous correspond.

A l’inverse des modèles entrée de gamme, il s’agit d’un investissement dans le temps : si vous êtes équipé d’un boîtier APS-C, préférez un objectif compatible plein format qui restera utilisable si vous changez de boîtier pour un Nikon Z hybride ultérieurement.

Quel objectif choisir : même marque que le boîtier ou compatible ?

Chaque marque d’appareil photo propose une gamme d’objectifs pour ses boîtiers. Les opticiens indépendants (Tamron, Sigma, Samyang, Zeiss, Tokina …) proposent eux-aussi des modèles compatibles.

Brisons un tabou en matière d’objectif : équiper votre boîtier d’un objectif compatible n’est pas une hérésie ! De nombreux photographes experts et pros utilisent des objectifs Sigma ou Tamron et s’en portent très bien !

Si le choix d’un objectif de la marque du boîtier vous permet de ne pas faire d’erreur, la compatibilité étant assurée, ne négligez pas l’offre des indépendants qui disposent de modèles tout aussi performants et souvent moins onéreux.

Les objectifs de la marque du boîtier ont l’avantage d’être souvent mieux cotés en occasion (une réaction au tabou ci-dessus …). Les objectifs compatibles ont souvent l’avantage du prix. Certains peuvent même être transformés pour devenir compatibles avec une autre marque de boîtier (Sigma en particulier), ce qui vous permet de passer de Nikon à Canon ou l’inverse tout en gardant vos optiques.

Evitez l'utilisation de bagues d'adaptation permettant d'utiliser un objectif sur un boîtier non compatible, c'est un bricolage qui ne vous donnera pas satisfaction sauf à bien connaître les données techniques de chaque équipement et à agir en connaissance de cause.

Avec les hybrides Micro 4/3, l’offre est pléthorique dans la mesure où la monture Micro 4/3 équipe plusieurs marques de boîtiers. Ce sont autant de possibilités qui s’offrent à vous de mixer les modèles.

Objectifs Macro

NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8
Guide d’achat objectif
Objectif NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 macro pour hybride APS-C / DX

Les objectifs Macro permettent d’agrandir sur la photo un petit sujet en atteignant un rapport de reproduction de 1:1, ce que ne permettent pas les objectifs standard. Les objectifs macro sont souvent utilisés pour la photographie d’insectes, de fleurs, de petits objets.

Il existe des objectifs macro pour la plupart des modèles d’appareils photo, du reflex à l’hybride (voir le dossier macro)

Objectifs Fisheye

Nikon AF-S Fisheye 8-15mm f/3.5-4.5E ED guide d'achat objectif
Guide d’achat objectif
Objectif Nikon zoom 8-15 mm fisheye

Un objectif Fisheye (œil de poisson) a une focale très courte et des caractéristiques optiques particulières qui donnent une image en forme d’œil de poisson avec un angle de champ pouvant atteindre 180 degrés au détriment des déformations du sujet (voir la présentation du Nikon 8-15 mm Fisheye).

Test Nikon 8-15mm Fisheye guide d'achat objectif
exemple de photo faite avec un Nikon 8-15 mm Fisheye à focale 8 mm

Il existe plusieurs types de fisheye, mais l’intérêt de ces objectifs est toujours le même, couvrir un champ très large pour une distance au sujet très courte.

Les usages du fisheye sont particuliers du fait de la déformation des images. Selon le modèle de fisheye utilisé, vous avez possibilité de recadrer ou de ne garder qu’une partie du champ cadré pour disposer d’une image aux proportions plus classiques.

Test Nikon 8-15mm Fisheye guide d'achat objectif
Guide d’achat objectif
Photo obtenue avec un Nikon 8-15 mm fish-eye à focale 15 mm

Les fisheye sont souvent utilisés en photographie de paysage, donnant aux images un caractère insolite. N’abusez toutefois pas de ces images particulières et apprenez à doser l’effet créatif.

Les photographes sous-marins apprécient le fisheye pour sa très grande profondeur de champ et l'absence de déformation quand ils utilisent un caisson étanche avec globe frontal.

Objectifs (super) téléobjectifs

Un super téléobjectif est un objectif dont la distance focale est importante (au-delà de 300 mm). Il s’agit d’objectifs dédiés à la photographie de sport et d’action (voir le dossier téléobjectifs).

Les super téléobjectifs sont onéreux, lourds, encombrants. Ils demandent une belle maîtrise de la technique pour être bien utilisés.

NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR S
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Objectif NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR S

Il existe des modèles plus accessibles, à l’ouverture maximale limitée mais offrant à l’amateur la possibilité de photographier de loin (quand se rapprocher n’est pas possible) pour un coût moindre. Les plus courants sont les zooms 150–600 mm ou 200-500 mm.

Objectifs méga-zooms

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR
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Objectif méga-zoom Nikon NIKKOR Z 24-200 mm

Les méga-zooms sont des objectifs dont la plage focale est très étendue, par exemple 18–200 mm, 24-200 mm, 28–300 mm ou 16–300 mm.

Ces objectifs permettent de couvrir des situations de prise de vue variées tout en restant financièrement accessibles. Leurs performances sont toutefois en retrait par rapport aux modèles experts (zooms et focales fixes). Leur taille imposante, surtout aux plus longues focales, les rend très peu discrets.

Les mega-zooms ont un intérêt si vous ne souhaitez pas changer d’objectif en voyage par exemple, tout en bénéficiant d’un grand-angle et d’un téléobjectif. Posez-vous toutefois la question de savoir si la souplesse que ce type d’objectif vous offre mérite de perdre en qualité d’image.

Objectifs à bascule ou décentrement

Les objectifs à bascule ou décentrement (parfois nommés à contrôle de perspective – PC) sont utilisés par les photographes de paysage et d’architecture car ils permettent de corriger et de mettre en valeur une perspective (par exemple façade d’immeuble ou cathédrale) et de régler avec précision la zone de mise au point.

Ces objectifs disposent de réglages complémentaires qui permettent de désolidariser le fût de l’objectif et de le déplacer par rapport à l’axe optique et au boîtier :

  • inclinaison : objectif à bascule
  • glissement latéral : objectif à décentrement

Certains objectifs disposent des deux possibilités, ce sont des objectifs à bascule et décentrement.

Le principe de la bascule

Objectifs à bascule ou décentrement
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Objectif Nikon PC avec bascule

Les objectifs à bascule ont un corps qui peut basculer par rapport à la monture et s’incliner. Ce mouvement permet de régler la mise au point sur une zone bien précise de l’image et non plus sur un plan fixe dans l’image.

Le principe du décentrement

Objectifs à bascule ou décentrement
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Objectif Nikon PC avec décentrement

Les objectifs à décentrement ont un corps qui peut glisser latéralement par rapport à la monture. Ce mouvement permet de corriger les perspectives et verticales convergentes.

Guide d’achat objectif : en conclusion

Avant de choisir un objectif, il est important de vous poser les bonnes questions :

  • quelles photos voulez-vous faire ?
  • dans quelles conditions ?
  • à quelle fréquence ?
  • avec quel boîtier ?
  • quel est votre budget ?

Si l’objectif fourni en kit est un bon choix pour démarrer, vous ferez des progrès en utilisant une focale fixe légère, abordable et plus tolérante en basse lumière.

Si vous êtes passionné par la photographie animalière, il est probable qu’il vous faille recourir à un téléobjectif alors que les fans de photo nature s’orienteront vers un objectif macro.

Les amateurs de photo de paysage choisiront un zoom grand-angle ou ultra grand-angle quand les amateurs de portrait opteront pour un court téléobjectif.

Vous avez des questions ? Laissez un commentaire et parlons-en !


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