Les sites photo vous en parlent, vos Youtubeurs favoris aussi. Mais rien à faire, hybride ou reflex, vous n’arrivez pas à vous décider car votre reflex fonctionne encore très bien. Pourquoi changer ? Et puis surtout, vous craignez ce que vous lisez ou entendez soit fait pour vous inciter à changer sans véritable raison, le marketing … surtout sur un site nommé Nikon Passion !
En réaction à certains retours d’abonnés, j’ai décidé de laisser la parole à un photographe amateur passionné, utilisateur de reflex, pas prêt encore à changer. J’ai demandé à Laurent qui rédige des articles sur le site, s’il acceptait de passer dix jours avec un Nikon Z 6II et de me dire ce qu’il en pensait. Sans filtre. Des fois que vous pensiez que, peut-être, je lui dicterais son texte…
Voici le compte-rendu de cette prise en main. Vous allez voir que hybride ou reflex, ce n’est pas forcément la réponse à laquelle vous vous attendez.
Lisez aussi mon guide ultime des hybrides Nikon, tous les modèles actuels et la comparaison détaillée

Un adepte du reflex et le Nikon Z 6II : hybride ou reflex, le contexte
C’est donc Laurent qui parle …
Bien équipé en reflex avec les objectifs et accessoires adéquats, je n’ai pas encore souhaité changer mon matériel ou mes habitudes photographiques. C’est donc avec un œil neuf et, je l’avoue, quelques idées préconçues, que j’ai passé ces quelques jours en mode découverte de l’hybride avec un Nikon Z 6II accompagné de son zoom NIKKOR Z 24-70 f/4 S et de sa bague FTZ.
Le Nikon Z6 II : présentation
Le Nikon Z6 II est un hybride 24×36 de milieu de gamme équipé d’un capteur CMOS BSI de 24,5 Mp. Le capteur est stabilisé, un vrai plus pour les objectifs qui ne le sont pas.
Au niveau du poids et de l’encombrement, on est assez proche d’un Nikon D610 ou d’un Nikon D750. Par contre la forme du boîtier est sensiblement différente, beaucoup plus carrée pour le Nikon Z 6II. Pour autant la prise en mains reste bonne et sans surprise.
hybride ou reflex, petite nouveauté (pour moi) : la présence d’un écran tactile. Je n’en suis pas très fan a priori, mais j’ai vite compris comment en tirer parti. En effet, l’absence de certaines commandes directes (choix du mode de mesure par exemple) est en partie pallié par la touche « i » qui fait apparaître les principaux réglages sur l’écran arrière.
Il est possible de changer les réglages assez vite, en 3 ou 4 pressions du doigt dans le feu de l’action, sans se perdre dans les menus de l’appareil : bien vu !

le Nikon Z6 II équipé de son zoom 24-70 f/4 S en monture Z
Le viseur électronique
Pour tout dire, au début de cet essai j’avais de sérieux doutes concernant le viseur électronique. Il faut dire que j’avais été quelque peu échaudé par celui d’un autre hybride qui m’était passé dans les mains (un petit Fuji XE-3) mais qui avait la double excuse d’être un boîtier très compact et au format APS-C. Et puis face à un bon viseur optique de reflex 24×36 je ne voyais pas trop ce qu’un viseur électronique pourrait apporter.
Dès l’allumage j’ai compris que le Nikon Z6 II ne jouait pas dans la même cour que le petit Fuji : d’entrée de jeu, la grande taille du viseur et la qualité de l’image m’ont agréablement étonné. Le confort d’utilisation est indéniable. Sur des sujets statiques ou peu mobiles, difficile de lui trouver des défauts, tant la différence est faible avec un viseur optique dans ces conditions de prise de vue.
Par contre quand le sujet commence à remuer un peu trop la visée a tendance à devenir saccadée et quelque peu inconfortable. Mais pour être complètement honnête, n’oublions pas que le Nikon Z6 II est un boîtier généraliste et non un boîtier typé sport ou action, même si sa cadence en rafale relativement élevée comparée à celle d’un reflex de gamme équivalente pourrait nous faire croire le contraire.
Autres avantages non négligeables apportés par la visée électronique : la visualisation « en direct » de la balance des blancs dans le viseur, que l’on peut ajuster de visu si le besoin s’en fait sentir. Certains argueront du fait que le viseur ne transcrit plus la réalité comme c’est le cas pour la visée optique, puisque ce que l’on voit s’apparente davantage au fichier que l’on récupérera sur la carte mémoire. Mais cela a le mérite de nous montrer directement le résultat et de pouvoir ajuster les réglages « à vue ».
L’utilisation en basse lumière est également facilitée grâce à la luminosité automatique du viseur qui le rend encore utilisable sans mal quand un viseur optique atteint ses limite dans les mêmes conditions.
Dernière chose, en montant un objectif Nikon DX pour reflex en monture F, le viseur affiche une image plein cadre et non tronquée (même si sur le Nikon Z6 II ce type d’objectif ne présente qu’un intérêt limité, avec des images d’à peine plus de 10 Mp dans cette configuration).
L’ergonomie
A première vue, les hybrides Nikon Z ne ressemblent qu’assez peu aux boîtiers Nikon F récents. Quand on y regarde de plus près, c’est surtout la forme du boîtier qui donne cette impression. Cela est dû à l’absence de prisme mais aussi de flash intégré.
Au niveau de la prise en main, rien à dire, la poignée est bien creusée et le Nikon Z 6II tient bien en main, le petit ergot au niveau du pouce venant conforter cette impression.
Pour ce qui est de l’allumage, c’est du Nikon classique, avec le bouton marche/arrêt situé autour du déclencheur : pour avoir utilisé des boîtiers d’autres marques avec une disposition différente, le choix de Nikon me semble vraiment le plus efficace.
Au niveau des commandes, j’y ai moins trouvé mon compte, habitué que je suis aux commandes directes des boîtiers de la gamme « expert ». En effet, à mon avis ce boîtier nécessite un peu trop de repasser dans les menus, que ce soit pour le choix du mode de mesure de lumière, du mode rafale (une couronne comme celle du Nikon D780 par exemple eut été plus pratique à mon avis) ou du type de collimateur.
En plus de proposer de nouvelles formules optiques, les objectifs Nikon Z de la marque proposent des possibilités inédites : par exemple le NIKKOR Z 24-70 f/2,8 S dispose d’une touche de fonction personnalisable à laquelle il est possible d’assigner un certain nombre de fonctions.
Le NIKKOR Z 24-70 f/4 S que j’ai eu en prêt ne dispose pas de ce type de touche, mais propose quand même une possibilité intéressante : en mode AF, quand la bague de mise au point manuelle n’est pas utilisée, il est possible d’assigner celle-ci à la correction d’exposition : pratique !
Pouvoir personnaliser les deux touches présentes en façade, voire le bouton de fonction personnalisable sur certains objectifs (absent sur le 24-70 f/4 S) ne compense qu’en partie cette pénurie de commandes. La possibilité d’accéder facilement aux différents réglages via la touche « i » et l’écran tactile facilitent un peu la vie du photographe mais en ce qui me concerne j’attends mieux à ce niveau de gamme et de prix.
Pour nuancer quelque peu ce jugement « à chaud », je me dis que je suis peut-être encore trop habitué à l’utilisation d’un reflex. Il est très probable que sur le long terme l’utilisation d’un hybride pousse l’utilisateur à modifier ses habitudes et à adapter sa pratique, un peu comme quand on passe d’une voiture à boîte manuelle à une voiture à boîte automatique : la transition demande un certain temps !
Au niveau des menus, on est dans la droite ligne des modèles précédents, avec une ergonomie inchangée. Bien sûr de nouveaux réglages sont apparus, relatifs à l’obturateur et au viseur électronique, ou à la stabilisation du capteur. Mais aucun doute n’est permis, on est bien dans le menu d’un boîtier Nikon !
Petite mention positive pour l’écran mobile, malheureusement un peu limité dans ses mouvements : il est parfait pour des prises de vue au ras du sol ou en mode périscope mais c’est à peu près tout, dommage.
Autre lacune qui peut être parfois gênante, l’absence totale de rétroéclairage des touches. Même l’écran LCD ne peut être rétroéclairé. Dans l’obscurité totale on ne peut se fier qu’à l’écran arrière ou au viseur, et il faudra encore trouver les touches voulues à tâtons, ce qui n’est guère pratique.
Cela est d’autant plus dommage que le boîtier dispose d’un mode silencieux vraiment très efficace. Cela s’annonce compliqué pour effectuer des réglages en photo de spectacle en faible lumière. Avec l’habitude on doit pouvoir arriver à s’en sortir en « apprenant » l’emplacement des touches et en effectuant les réglages l’œil au viseur. Il y a probablement un facteur d’apprentissage qui entre en jeu, même si une petite amélioration de l’ergonomie ne serait pas superflue (je note que le rétroéclairage a fait son grand retour sur le Nikon Z 9).
L’autofocus
L’autofocus du Nikon Z 6II est efficace et agréable à utiliser, même si là encore nous ne sommes pas sur les performances d’un boîtier typé sport, comme un Nikon D500 par exemple. L’AF a parfois un peu de mal à accrocher le sujet et parfois aussi à en assurer le suivi. Quoi qu’il en soit cela ne pose aucune difficulté en utilisation généraliste car l’autofocus est largement à la hauteur de la tâche la majorité du temps.
Par contre, l’un des points qui m’a le plus ennuyé avec ce boîtier est la gestion des réglages de la cadence en rafale. Le menu n’est pas en cause, il fait ce qu’il doit faire. Ce qui est gênant, c’est de ne pas disposer d’une commande rapide pour passer d’une cadence à l’autre en une fraction de seconde. Certes on peut facilement accéder au menu par la touche dédiée ou via le menu « i ». Mais il faut à mon avis un peu trop de clics pour arriver à ses fins, et ne surtout pas oublier de cliquer sur « OK » ensuite sous peine de tout devoir recommencer, ce qui est vite agaçant… et interminable.
Dommage de ne pas pouvoir utiliser une combinaison touche + molette comme cela est possible (ouf !) pour le choix de la zone AF (touche Fn2 + molette). Parfois, les recettes les plus simples sont les plus efficaces, et une bague comme celle que l’on trouve sur le Nikon D780 (autour du sélecteur de mode) pour passer rapidement du mode rafale au mode vue par vue aurait largement fait l’affaire.
En pratique la gestion de la cadence rafale m’a paru très pénible et contre productive, et constitue probablement l’aspect le plus perfectible de cet appareil, qui est plutôt réussi par ailleurs.

hybride ou reflex: le menu « i » du Nikon Z 6II avec ses commandes tactiles
On pourrait croire, au vu de la fiche technique du Nikon Z 6II qui affiche une cadence en rafale capable d’atteindre 14 images par seconde (excusez du peu) que l’on est en présence d’un appareil typé « sport ». Malheureusement il n’en est rien, car l’autofocus de ce boîtier, même s’il ne démérite pas, n’offre pas le niveau de performances requis pour prétendre appartenir à cette catégorie.
On a tendance à l’oublier, l’obturation électronique permet aux hybrides d’afficher des cadences en rafale très élevées, capables de rivaliser ou même de dépasser celles des reflex professionnels typés « sport ». Mais pour autant, une cadence en rafale élevée ne fait pas à elle seule d’un appareil photo hybride un modèle « sport/action ». Il faut également disposer d’un autofocus « de course », très rapide et très réactif, capable d’accrocher les sujets les plus difficiles et de les suivre sans la moindre hésitation. Il faut aussi disposer de commandes rapides pour passer d’une configuration AF à une autre en un éclair. Sur ces points précis, on mesure tout ce qui sépare un Nikon Z 6II d’un Nikon Z 9.
L’autonomie
S’il y a bien un point (avec le viseur) sur lequel j’attendais le Nikon Z 6II de pied ferme, c’est la consommation en énergie. Et là, grosse surprise, avec la batterie Nikon EN-EL 15C, cet appareil est un chameau ! L’autonomie a bien été au rendez-vous et cela sans prendre de précautions particulières. J’ai pu tenir largement une journée entière à photographier et rentrer à la maison avec une batterie qui affichait encore au moins 30 % de charge. Contrat rempli !
Les objectifs NIKKOR Z
Le Nikon Z 6II m’a été prêté avec un NIKKOR Z 24-70 f/4 S. Ce zoom est assez compact et a la bonne idée de proposer une position « voyage » qui permet de réduire sa longueur d’environ 1 cm : c’est bien vu de la part de Nikon, même si j’aurais aimé gagner un petit peu plus.
Optiquement parlant, la qualité d’image est bien au rendez-vous et les petits défauts sont très faciles à corriger en post-traitement (et même de façon automatisée avec certains logiciels).
Dommage que cet objectif ne dispose pas de bague des distances ou au minimum d’une indication de la distance de mise au point minimale sur le fût, car celle-ci, particulièrement courte pour ce type d’objectif (30 cm) est plutôt intéressante en proxi-photographie. Il est plus facile d’avoir des ordres de grandeur ou des repères que de devoir tâtonner sur le terrain quand on n’a pas les spécifications de son objectif en tête. En dehors de cela cet objectif se marie très bien avec le Nikon Z 6II même si certains lui préféreront un NIKKOR Z 24-120 f/4 S certes plus polyvalent mais aussi plus encombrant et plus cher.
La bague FTZ
En dehors du 24-70 f/4 S, j’ai eu la chance de me faire prêter une bague FTZ. Une fois celle-ci déballée, la joie a été de courte durée, car au début il m’a été impossible de monter quoi que ce soit via cette bague, que l’objectif soit de type AFS ou Ais… car à chaque fois j’avais un message d’erreur.
Après une courte recherche, j’ai découvert le pot aux roses : la bague FTZ doit impérativement être mise à jour pour être compatible avec les Nikon Z 6II et Z 7II ! Une fois la mise à jour effectuée, tout est rentré dans l’ordre et j’ai enfin pu commencer à m’amuser.
J’ai tout d’abord testé mes NIKKOR Ais favoris, et à ma grande surprise j’ai pu constater à quel point la mise au point manuelle est facilitée par les aides disponibles associées au grand viseur FX. Comparé à un reflex, même muni lui aussi d’un bon viseur, cela fait une vraie différence, en faveur de l’hybride.
Comme sur les boîtiers récents compatibles Ai/Ais, on retrouve la possibilité de déclarer ses objectifs. Cela permet d’avoir un minimum d’infos dans les EXIF (quel objectif a été utilisé : focale et ouverture maxi) et d’ajuster la stabilisation du boîtier. Mais l’absence de couplage Ai empêche au boîtier de savoir quelle ouverture a été utilisée, si bien que le résultat sera probablement identique si on utilise un objectif non Nikon via une « bague Z vers monture XX » sur son Nikon Z 6II.

le NIKKOR 400/3,5 Ais monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ : sur cet objectif l’allongement
de l’ensemble qui en résulte ne change rien ou presque
Par contre il faut quand même garder à l’esprit qu’avec 24,5 Mp, la mise au point, fut-elle facilitée par la technologie, doit être absolument parfaite, chose qui n’est pas toujours si facile à obtenir même avec un Nikon Z 6II et surtout à grande ou très grande ouverture.
J’ai testé mon AF-S NIKKOR 24-70 f/2,8 G en monture F et le fonctionnement a été impeccable, même si l’embonpoint apporté par la bague FTZ l’a rendu un peu trop encombrant à mon goût (l’objectif seul est déjà plutôt imposant pour la focale).
J’ai poussé le vice en me procurant un « vieux » Sigma 120-400 f/4,5-5,6 OS HSM des années 2000 pour l’occasion. J’ai dû couper le stabilisateur intégré qui fonctionnait de manière continue dès l’objectif monté pour ne me fier qu’à la stabilisation interne du boîtier, afin de ne pas drainer inutilement la batterie. L’autofocus de ce zoom ancien a dû être « aidé » à la main car il n’a daigné fonctionner que pour « terminer » la mise au point. Mais une fois le sujet accroché, les résultats ont bien été au rendez-vous. Pas mal pour ce vieux tromblon !
J’ai également utilisé des objectifs de type AF/AFD, et avec mon vieux Tamron 90 f/2,8 macro acquis à l’époque du Nikon D70 je n’ai pas été trop pénalisé pour photographier les petites bestioles. Mais avec le 80-200/2,8 AFD j’ai vraiment regretté que Nikon ne propose aucune solution pour conserver l’autofocus avec ces objectifs autofocus non motorisés, à l’instar de Sony qui se trouve dans une problématique similaire. C’est paradoxalement avec les téléobjectifs qui ont souvent le mieux vécu le passage au numérique que l’absence d’autofocus se révèle la plus pénalisante.

le NIKKOR 50/1,2 Ais monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ forme un ensemble aux proportions encore acceptables. Reste à réussir des images nettes à grande ouverture !
Au final, hormis la limitation avec les objectifs AF/AFD, cette bague est plutôt réussie. Pour moi, l’allongement que l’utilisation de cette bague apporte aux objectifs n’est pénalisante ni avec les petits ni avec les gros/très gros objectifs, mais peut être un peu gênante avec les objectifs dans l’entre deux, comme le 24-70/2,8 AFS évoqué qui devient littéralement démesuré pour la plage de focales.

le 24-70 f/2,8 AFS G en monture F monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ : le zoom,
déjà imposant seul, semble énorme et disproportionné
Hybride ou reflex, les photos
Au niveau des résultats, rien à dire : l’exposition est parfaitement maîtrisée, aucune mauvaise surprise, on est bien chez Nikon. La montée en ISO est elle aussi parfaitement maîtrisée, on peut pousser un peu sans crainte.
Les objectifs les plus récents seront souvent les plus performants, sans surprise. Malgré cela on peut aimer le rendu de tel ou tel objectif ancien, ou se contenter d’un objectif que l’on possède déjà dans le cadre d’une utilisation limitée. Quoi qu’il en soit, je rappelle que l’utilisation de la bague FTZ ou de tout autre bague d’adaptation dépourvue d’élément optique est sans impact sur la qualité d’image (voir vidéo de Jean-Christophe ici).

hybride ou reflex, Nikon 24-70 f/4 S + Nikon Z 6II : la faible distance de MaP mini permet de s’approcher assez près du sujet à 70 mm – photo (C) Laurent Bouchara

Nikon 24-70 f/4 S + Nikon Z 6II : la faible distance de MaP mini permet d’aborder la proxi photographie à 70 mm
photo (C) Laurent Bouchara

hybride ou reflex, Nikon 24-70 f/4 S + Nikon Z 6II en position grand angle
photo (C) Laurent Bouchara

Nikon 24-70 f/4 S + Nikon Z 6II
photo (C) Laurent Bouchara

photo obtenue en mise au point manuelle avec un Tamron 90/2,8 Macro Di de type AFD monté sur le Nikon Z 6II via la bague FTZ : merci les aides à la mise au point !
photo (C) Laurent Bouchara
Hybride ou reflex : en conclusion
Le passage à l’hybride nous pousse à nous poser plusieurs questions : quand franchir le pas, pour quel modèle ? Quels objectifs conserver ou vendre, et quels objectifs acheter ?
A l’heure actuelle les réponses ne sont pas simples, pour plusieurs raisons. Les boîtiers hybrides 24×36 sont encore chers, et l’offre en occasion reste mince. D’autre part, les capteurs des reflex les plus récents ne sont pas encore obsolètes.
Pour couronner le tout, les gammes optiques ne sont pas encore complètes chez la plupart des grands constructeurs (voir celle de Nikon pour les hybrides). Cela fait autant de raisons de se décider à foncer ou au contraire à laisser du temps au temps.
Pour moi la question du viseur et de l’autonomie ne seront bientôt plus que de l’histoire ancienne, chaque nouveau modèle va contribuer à davantage enfoncer le clou. De toutes façons nous n’aurons pas le choix, car tôt ou tard l’hybride s’imposera, la production des reflex étant peu à peu abandonnée par les constructeurs.
Le Nikon Z 6II est un appareil abouti et très efficace en photo généraliste et ne vous décevra pas si vous en connaissez les limites avant de passer à l’achat.
Mais la grande leçon de cet essai, c’est qu’il ne faut pas passer à l’hybride sans avoir préalablement établi son propre cahier des charges, en fonction de ses besoins réels.
Le Nikon Z 6II est un très bon appareil, mais en ce qui me concerne il ne correspond pas suffisamment à ma pratique photographique actuelle. Pour ‘MON’ utilisation, un modèle 24×36 plus orienté « sport/action », avec davantage de commandes directes serait plus conforme à mes attentes, pour me permettre à la fois une utilisation en voyage et en photo animalière, sans me sentir limité dans ma pratique photographique.

Sigma 120-400/4,5-5,6 OS HSM + Nikon Z 6II via la bague FTZ
pas mal de déchet avec ce sujet très mobile, mais l’AF a réussi à capturer quelques images nettes
photo (C) Laurent Bouchara

Sigma 120-400/4,5-5,6 OS HSM + Nikon Z 6II via la bague FTZ
photo (C) Laurent Bouchara

NIKKOR 400/3,5 Ais à pleine ouverture + Nikon Z 6II via la bague FTZ
photo (C) Laurent Bouchara

hybride ou reflex, NIKKOR 50/1,2 Ais à pleine ouverture + Nikon Z 6II via la bague FTZ
photo (C) Laurent Bouchara

hybride ou reflex, NIKKOR 80-200 f/2,8 AFD + Nikon Z 6II via la bague FTZ
photo (C) Laurent Bouchara
Jean-Christophe : je reprends la parole pour remercier Laurent qui a fait cette prise en main intéressante, sans aucun filtre (les consignes lui allaient il faut dire). L’utilisation d’anciens objectifs qui ne déméritent toujours pas sur les hybrides (en savoir plus) est un plus que l’on trouve encore trop rarement. Les photos parlent d’elles-mêmes.


































































































