nikonpassion.com

Page 1 / 1


Comment tout photographier – 120 fiches pratiques par Tom Ang

« Comment tout photographier » est un recueil de plus de 120 fiches pratiques pour apprendre la photographie à votre rythme. Cette seconde édition du guide de Tom Ang, photographe et auteur américain, est actualisée et traduite par Bernard Jolivalt qui sait si bien porter dans notre langue les écrits anglo-saxons.

Comment tout photographier par Tom Ang, 120 fiches pratiques
Ce livre chez vous dans les meilleurs délais

Comment tout photographier – 120 fiches pratiques : présentation du livre

Bien que le titre soit ambitieux – tout photographier – ce livre s’adresse au photographe débutant et amateur qui souhaite découvrir les différents domaines photographiques à sa portée.

Contrairement à d’autres livres plus spécialisés, comme ceux de la série Les Secrets de …, ou le manuel de photographie numérique du même auteur, l’ouvrage de Tom Ang se veut une introduction aux techniques de base à connaître et maîtriser pour vous sortir de la plupart des situations.

Comment tout photographier - 120 fiches pratiques par Tom Ang

Vous allez ainsi découvrir plus de 120 situations ou techniques de prise de vues différentes. L’auteur vous livre ses conseils de pro pour réussir vos photos et profiter de votre équipement.

Parce qu’il faut bien établir un classement face à une telle quantité d’informations, ce sont les thèmes photographiques qui vont servir de base à votre apprentissage.

Les fiches sont réparties en huit catégories distinctes :

  • les éléments de la photographie
  • photographier les gens
  • photographier les paysages et la nature
  • photographier les animaux
  • photographier l’architecture
  • photographier les événements
  • photographier l’expression artistique
  • les applications particulières de la photographie.

Ce dernier chapitre traite par exemple de photographie spatiale ou infrarouge ou de la documentation d’un projet à l’aide de photos. Une fiche pratique vous permettra de savoir comment bien présenter un objet pour le vendre sur un site d’annonce.

Comment tout photographier par Tom Ang, 120 fiches pratiques

J’ai particulièrement apprécié les nombreuses illustrations. Elles complètent les instructions et pas à pas pour vous aider à appliquer vous aussi les conseils présentés.

A la page 128 vous découvrirez par exemple comment pratiquer la photo panoramique : quelles sont les précautions à prendre, comment positionner l’appareil sur le trépied et comment bien choisir la séquence de photos.
Comment tout photographier par Tom Ang, 120 fiches pratiques
L’ensemble est sobre mais précis. Ce gros livre très riche en informations s’adresse à vous si vous cherchez à élargir le champ de vos compétences photographiques rapidement sans avoir à consulter de nombreux ouvrages spécialisés. Une fois vos préférences déterminées, vous pourrez aborder les techniques avancées au travers d’autres guides plus spécialisés.

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais


20 guides pour apprendre la photo

Apprendre la photo en consultant des guides pratiques est une très bonne façon de développer vos compétences. Il existe de très nombreux guides, généralistes comme plus spécifiques. Voici une liste de bons ouvrages pour débuter ou s’améliorer …

20 guides pratiques pour apprendre la photo

Si vous débutez en photographie reflex ou si vous venez d’investir dans un boîtier récent, un des premiers guides intéressant est celui qui traite du boîtier (voir les 15 guides pour reflex Nikon).

Mai une fois le boîtier à peu près maîtrisé, vous allez devoir vous intéresser à la pratique photographique et aux différents domaines comme le portrait, le paysage, la photo de nuit ou de rue, etc.

Voici une liste de guides présentés précédemment et que je vous recommande pour approfondir vos connaissances. Suivez les liens pour lire les revues intégrales.

Apprendre la photo

Tous photographes ! 58 leçons pour réussir vos photos, par Jacques Croizer

Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos – Jacques Croizer

Maîtrisez l’exposition en photographie : techniques, savoir-faire et astuces de pro par Jérôme Geoffroy

Maîtriser l’exposition en photographie – Jérôme Geoffroy

Composition, pratique photo et cas concrets par Laurie Excell

Composition – Pratique photo – Laurie Excell

Lumière : Pratique photo, le guide par Syl Arena chez Eyrolles

Lumière, pratique photo – Syl Arena

Les fondamentaux de la prise de vue – Cours photo Eyrolles

Les fondamentaux de la prise de vue

Faire des photos uniques

Les secrets du cadrage photo : paysage, portrait, reportage par Denis Dubesset

Les secrets du cadrage photo – Denis Dubesset

 

Capturer l’instant, l’art de la photographie par Michael Freeman

Capturer l’instant -Michael Freeman

Photographier dans la rue

Les secrets de la photo de rue : approche, pratique et editing

Les secrets de la photo de rue – Gildas Lepetit-Castel

Street Photography, le savoir-faire du photographe de rue par David Gibson

Street Photography, le savoir-faire du photographe de rue – David Gibson

La photo de rue, guide pratique par Michael Freeman - Photo School

La photo de rue – Photo School Michael Freeman

Les secrets de la photo de nuit : matériel, technique, esthétique

Les secrets de la photo de nuit – Vittorio Bergamaschi

Photographier la nature et les animaux

Les secrets de la photo en gros plan : technique, matériel, pratiques

Les secrets de la photo en gros plan – Ghislain Simard

Les secrets de la photo d’animaux, par Erwan Balança

Les secrets de la photo d’animaux – Erwan Balança

Les secrets de la photo sous-marine : technique, esthétique, créativité

Les secrets de la photo sous-marine – Technique, esthétique, créativité

Les secrets de la photo de paysage – Guide pratique par Fabrice Milochau

Les secrets de la photo de paysage – Fabrice Milochau

Photographier le paysage, Michael Freeman Photo School

Le paysage – Photo School Michael Freeman

Photographier les gens

Je photographie mes enfants, pistes et conseils pour des photos vivantes

Je photographie mes enfants – Stéphanie Leporcq

Les secrets de la photo de nu : pose, composition, éclairage par Philippe Bricart

Les secrets de la photo de nu – Philippe Bricard

Le portrait, guide pratique par Michael Freeman – Photo School

Le portrait – Photo School Michael Freeman

Pratiquer le studio et la photo de mode

Du casting au shooting: mode, beauté, publicité, relation photographe-modèle

Du casting au shooting – Mode, beauté, publicité

Mais encore …

Il existe de très nombreux guides photo écrits par des auteurs francophones et anglo-saxons. Certains sont des références, d’autres sont très pointus, d’autres encore abordent des sujets de niche. Mais feuilleter un livre vous apporte toujours quelque chose et c’est un excellent moyen de compléter vos connaissances !

QUESTION : Quels autres ouvrages avez-vous aimé et recommanderiez-vous ?


Comment utiliser sa voiture comme affût pour photographier les animaux

Vous aimez photographier les animaux mais vous ne savez pas comment procéder pour ne pas les effrayer ? Vous disposez d’un appareil photo et d’un téléobjectif ? Vous avez une voiture ? Voici une astuce pour utiliser sa voiture comme affût !

Comment utiliser sa voiture comme affût pour photographier les animaux

Mes lecteurs ont du talent ! J’ai reçu un message de Guillaume, un lecteur de Nikon Passion, qui m’a présenté sa démarche pour transformer sa voiture en affût pour la photographie d’animaux. Guillaume a répondu à l’appel à contribution lancé à tous les lecteurs.

Comme le sujet est intéressant, j’ai répondu à sa proposition de publication et voici le résultat. Ce petit tuto sans prétention vous livre une expérience personnelle que vous êtes libre de vous approprier. Vous allez voir que vous pouvez obtenir de bons résultats sans faire de frais.

Par Guillaume Warnet que vous pouvez retrouver sur 500px.

Comment utiliser sa voiture comme affût

Photographe amateur et passionné par le monde animal et la nature, j’ai cherché les meilleurs moyens pour faire des photos animalières en ayant le moins d’impact possible sur la tranquillité de vie  des animaux. Pas si tranquilles d’ailleurs face aux nombreux dangers qui les entourent, entre leurs prédateurs naturels et l’homme, il y a l’embarras du choix !

Je vis en appartement et je n’ai pas la chance d’avoir un balcon, un jardin ou une parcelle de terrain privé pour faire mes photos. Je suis donc forcé de sortir fréquemment pour pratiquer, récolter des informations sur les espèces animales ou pour faire mes photos.

Pas facile dans ces conditions de mettre en place un affût permanent ou semi permanent dans les parcs et jardins de la ville de Nantes ou des villes voisines ! A ce jour je n’ai eu aucune autorisation.

Comment photographier les oiseaux

Je me suis donc rabattu sur La Billebaude, dans les parcs et étendues de verdures de la région Loire Atlantique. J’ai vite été confronté à un problème de performance de mon matériel photo. Mon zoom Nikon AF-S NIKKOR 55-300 mm monté sur le Nikon D3100 ne me permet pas de faire des photographies de trop loin. L’approche furtive est quasi impossible avec les oiseaux ou les mammifères tant ils sont craintifs. La pression permanente qu’ils subissent de la part de l’homme n’arrange pas la situation.

Que me restait-il comme solution ? Aucune ? Si, bien sûr ! J’ai continué mes recherches et mes lectures et j’ai découvert le Graal en photographie à l’affût : La voiture !

Pourquoi utiliser sa voiture comme affût pour les photos d’animaux ?

La voiture permet de faire de l’affût sans demander d’autorisation – à condition toutefois d’être garé sur une voie publique ou d’avoir l’accord du propriétaire du chemin ou de la ruelle concernée. La voiture peut servir pour la prise de vue, mais aussi pour faire du repérage à la jumelle sans se faire remarquer.

De plus, il n’y a aucun besoin d’installer un tas d’accessoires : la voiture est … mobile et il suffit de se déplacer pour faire de l’affût ailleurs si l’on fait chou blanc ou si l’on souhaite adopter un autre point de vue.

L’autre avantage d’utiliser une voiture comme affût, c’est qu’il est inutile de disposer d’objectifs de très longue focale : un 55-200 mm est suffisant. En effet, les animaux ont appris que les grosses masses (voitures) qui se déplacent sur les grosses bandes grises (bitume) sont inoffensives (sauf collision). Ils n’ont donc pas peur de s’approcher, parfois même de très près comme sur cette photo. Le lapin de garenne, habituellement très craintif, était ici à une distance de 15 mètres jusqu’à ce que des promeneurs le fasse partir.

Photographie d'un lapin de garenne - (C) Guillaume Warnet

Photo (C) Guillaume Warnet

Comment transformer sa voiture en affût pour la photographie ?

Rien de plus simple : ça ne va vous coûter que quelques euros. Il vous faut investir dans 3 objets indispensables :

  • 1 filet de camouflage de 2 x 1 mètres
  • 1 bean-bag (à faire vous-même) pour caler l’objectif et éviter les vibrations
  • 1 bouteille d’eau (pour vous hydrater !)

Voici comment je procède pour chacune des séances.

Comment utiliser sa voiture comme affût pour photographier les animaux

Photo (C) Guillaume Warnet

Arrivé à bon port j’éteins le moteur (!). J’installe mon filet en le coinçant dans les portes avant et arrière pour qu’il me dissimule au mieux. J’ouvre la fenêtre du côté du filet et j’installe mon bean-bag. Je règle mon matériel photo, je l’installe et … j’attends !

L’affût voiture, avantages, inconvénients

Où faire des photos d’animaux depuis une voiture ?

Vous pouvez vous poser partout en France sur les routes publiques sans demander d’autorisation préalable, à condition de ne pas créer de danger sur la route. Evitez la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute pour photographier la jolie Buse Variable sur son poteau !

Ce type d’affût a un véritable avantage : il peut servir en bordure de forêt, en bordure de champs, en ville, en bordure de parc ou jardins un peu isolés. Et même chez vous si vous avez du terrain et qu’il y a des passages d’animaux sauvages. ou encore si vous n’avez ni le temps ni l’envie de construire un affût.

Quand faire des photos d’animaux ?

Vous pouvez photographier ainsi n’importe quand, de l’aube à l’aurore, privilégiez quand même le moment où les animaux sont de sortie ! Rien ne sert d’affûter en voiture en plein soleil aux beaux jours, les animaux ne sont pas fous : ils restent dans leurs abris au frais.

Votre voiture peut vous servir d’affût toute l’année, mais pour ne pas rentrer bredouille il vous faut connaitre les habitudes des animaux à chaque période de l’année, leurs lieux de passage, de nourrissage et/ou de couchage.

Même en voiture, il n’y a pas de miracles mais parfois des coups de chances. J’ai pu voir parfois un pic vert à moins de 10 mètres grâce à mon affût, ou même un couple de geai des chênes, sans les prendre en photos puisque je n’étais qu’en observation à ce moment là !

Avantages

Nous possédons presque tous une voiture ou pouvons en emprunter une :

  • cela vous demande peu de travail pour tout mettre en place,
  • cela n’effraye pas les animaux,
  • le confort est fonction de la voiture mais c’est mieux qu’un affût extérieur – surtout s’il fait froid,
  • vous pouvez vous restaurer au sec durant les longues attentes.

Inconvénients

  • lorsqu’il pleut, l’eau peut rentrer par la fenêtre,
  • vous êtes limité aux zones publiques sauf accord du propriétaire du terrain concerné,
  • l’utilisation du trépied est impossible sauf à posséder un fourgon aménagé.

Pour en savoir plus sur la photo d’animaux, n’hésitez pas à consulter le guide d’Erwan Balança intitulé Les secrets de la photo d’animaux.

Guillaume Warnet photographe animalier

Merci à Guillaume Warnet pour ces conseils, je vous rappelle que vous pouvez découvrir ses photos sur son compte 500px.


Comment faire des photos d’animaux, les conseils d’Erwan Balança

Dans « Les secrets de la photo d’animaux« , vous allez découvrir comment photographier les animaux, quel matériel photo choisir, comment réussir vos photos en pleine nature, autant de questions qui reviennent régulièrement dans vos questions.

Erwan Balança, l’auteur, répond à toutes vos questions, mais il ne s’arrête pas là. Il vous propose en effet d’apprendre à ouvrir les yeux, à regarder, à vous comporter de façon à faire de meilleures photos.

Note : une nouvelle édition de ce livre est parue depuis la publication de cette chronique, vous la trouverez ici.

Les secrets de la photo d'animaux, par Erwan Balança

La& nouvelle édition de ce livre chez vous via Amazon

La nouvelle édition de ce livre chez vous via la FNAC

Les secrets des bonnes photos d’animaux : présentation

Erwan Balança, que certains ont pu croiser sur le stand Nikon Passion au Salon de la Photo, est un des photographes pros en France spécialisé dans la photo de nature et d’animaux. Vous avez peut-être déjà parcouru son précédent ouvrage Le grand livre de la photo nature, et si c’est le cas, vous avez pu remarquer la qualité du travail réalisé.

Erwan Balança nous revient avec un ouvrage qui s’inscrit dans la collection  Les secrets de … proposée par les éditions Eyrolles. Ici, c’est d’animaux dont il s’agit, et uniquement d’animaux.

Si la première partie du guide vous présente tout ce que vous devez savoir en matière de choix techniques – quel boîtier, quels objectifs, quels accessoires – la seconde traite du comportement du photographe en situation, sur le terrain.

Car c’est bien là qu’est l’intérêt de l’ouvrage : les choix techniques sont une chose, avoir le bon matériel est important, mais au-delà du simple matériel, savoir observer, s’approcher des animaux, les photographier est une autre affaire. Et c’est ça qui fait la bonne photo plus que le matériel.

Les secrets de la photo d'animaux, par Erwan Balança

Choisir le bon matériel

[su_frame][/su_frame]Vous cherchez à savoir quel matériel choisir pour la photo d’animaux ? Rassurez-vous, ce sujet est bien traité tout au long des 12 premiers chapitres. Vous allez apprendre à choisir le bon boîtier (contrairement aux idées reçues, le format DX n’est pas toujours la panacée), à utiliser les bons objectifs (les télés ne font pas tout) et à opter pour les bons accessoires.

J’ai particulièrement apprécié l’approche pragmatique de l’auteur qui n’incite pas à la débauche de matériel nécessairement : vous verrez que vous pouvez faire de bonnes photos avec l’objectif standard de votre boîtier. Et que vous pourrez ensuite faire des choix complémentaires selon vos envies et votre budget.

La photo d’animaux n’est rien sans quelques connaissances de base. Vous allez donc apprendre aussi à régler l’exposition et à corriger manuellement selon la situation. Vous découvriez en quoi la gestion de la lumière naturelle est critique (dans la nature, difficile de faire autrement !) et vous apprendrez à cadrer et à construire vos images.

La photo animalière

Les secrets de la photo d'animaux, par Erwan Balança

Nous voici au cœur du sujet : les secrets de la photo d’animaux sur le terrain. Erwan Balança a pris le temps de détailler tout ce qui a de l’importance dans la réussite de votre sortie photo. L’approche, l’affût, la façon de déclencher (à distance ou pas) sont autant de notions à maîtriser.

Photos d’animaux ? Oui mais lesquels ?

Vous n’allez pas photographier de la même façon un oiseau et un chevreuil ! L’auteur vous incite à adopter une démarche personnelle. Commencez par la photo d’animaux au fond de votre jardin (ou du parc proche de chez vous). Vous allez voir que vous pouvez déjà faire de bien belles photos sans aller trop loin.

Après les oiseaux du jardin, photographiez les mammifères : découvrez quels sont ceux que vous pouvez approcher sans peine (ni crainte) et ceux qui sont plus craintifs (et dangereux). A vous alors les photos en pleine campagne, dans la montagne, lors d’un safari à l’autre bout du monde !

Pour illustrer ses propos, l’auteur a choisi bon nombre de ses photos. C’est essentiel et apporte un vrai plus à l’ouvrage en vous montrant ce que vous pouvez obtenir en suivant les conseils donnés. J’ai apprécié également la dernière partie du guide qui présente en détail douze photos : ces images expliquées sont autant d’exemples à reproduire. Vous y trouverez :

  • le contexte de la prise de vue
  • le type d’affût
  • l’observation préalable ayant conduit à la photo
  • le matériel utilisé
  • les règles techniques mises en œuvre par le photographe

Le guide se termine sur un calendrier très pratique qui liste quelles sont les périodes propices pour photographier les différents animaux. Sachez qu’en octobre, période à laquelle j’écris cette revue, les chevreuils commencent à perdre leur bois, le hérisson est très actif et le phoque met bas !

En conclusion

Voici un guide pratique qui mérite d’être découvert si vous vous intéressez à la photo d’animaux. Proposé à un tarif très attractif par l’éditeur (22 euros prix public) vous en aurez pour votre argent.

Le contenu est bien agencé, complet, richement illustré. Comme pour de nombreux autres guides pratiques, je regrette l’absence de fiches détachables permettant d’avoir avec soi les quelques rappels fondamentaux. Mais vous aurez vite fait de vous constituer votre propre série de fiches pendant la lecture pour compenser cette absence.

La& nouvelle édition de ce livre chez vous via Amazon

La nouvelle édition de ce livre chez vous via la FNAC


Comment faire de belles photos de nuit

La nuit est un terrain de jeu fascinant pour les photographes. Quand la lumière baisse puis disparaît, les couleurs changent, les ombres s’allongent et chaque source lumineuse devient un point d’intérêt. Pourtant, réussir ses photos de nuit demande plus que du matériel : il faut comprendre comment la lumière se comporte, comment l’appareil réagit, et surtout comment traduire cette atmosphère unique. Voici comment obtenir des images nettes, équilibrées et expressives, même sans trépied ni boîtier haut de gamme.

Pourquoi photographier la nuit change tout

La photographie de nuit permet de capturer un monde invisible le jour. Quand la lumière baisse, les formes changent, les couleurs se saturent, les ombres deviennent matière. Les sources lumineuses artificielles montrent l’espace différemment, la scène est plus contrastée, plus dramatique. Photographier la nuit, c’est saisir cette transformation du réel, quand la ville ou le paysage prennent un visage nouveau.

C’est aussi un exercice technique exigeant, qui pousse à comprendre la lumière et à la maîtriser plutôt qu’à la subir. Vous devez composer avec le manque, apprendre à doser le temps de pose, à anticiper le moindre mouvement. Chaque image devient alors le résultat d’un choix conscient, lent, réfléchi.

Mais la photo de nuit, c’est surtout une expérience sensorielle. Le silence, les couleurs du bitume mouillé, la respiration de la ville, tout cela participe à une autre manière de voir. C’est souvent dans cette ambiance que naissent les images les plus fortes, celles qui racontent ce que la lumière du jour efface.

Photographier la nuit, c’est saisir cette transformation du réel, quand la ville ou le paysage prennent un visage nouveau.
Pour aller plus loin sur cet aspect poétique et visuel, découvrez Photo de nuit, pourquoi la magie commence quand le soleil se couche.
Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Préparer sa séance photo nocturne

Le matériel utile mais pas indispensable

La photo de nuit ne s’improvise pas totalement. Une image réussie dépend souvent d’une bonne préparation, car les conditions lumineuses changent vite et la marge d’erreur est faible. L’heure, d’abord, joue un rôle essentiel. Quelques minutes de différence peuvent transformer complètement le rendu d’une scène. Entre la tombée du jour et la nuit noire, les couleurs, les reflets et les contrastes évoluent sans cesse.

Quand la lumière disparaît, les règles changent. Vous ne pouvez plus compter sur des temps de pose courts ni sur de faibles sensibilités ISO. Il faut alors composer avec ce manque de lumière, en allongeant le temps de pose, en ouvrant davantage le diaphragme ou en augmentant la sensibilité. Tout est affaire de compromis, de dosage et d’équilibre entre ces trois paramètres.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Le choix de l’objectif compte beaucoup. Une courte focale présente plusieurs avantages : elle limite les effets du flou de bougé à temps de pose équivalent, elle tolère mieux les imprécisions de mise au point, et elle reste plus légère, donc plus stable à main levée. Sur le plan esthétique, elle permet aussi d’intégrer le décor à la scène, ce qui donne souvent plus de force à une image nocturne qu’un cadrage trop serré.

Avant de sortir, prenez le temps d’observer votre lieu de prise de vue lors d’une phase de repérage. La météo peut changer vos plans : un ciel chargé ou une averse soudaine peuvent transformer l’ambiance — ou ruiner la séance. Les applications météo suffisent pour anticiper, mais une application PhotoPills (iOS et Android) vous aidera à planifier plus précisément vos prises de vue selon la position du soleil, de la lune et la quantité de lumière ambiante.

Enfin, pensez à l’énergie (du boîtier, pas la vôtre, hein ?). Le froid et les poses longues sollicitent fortement les batteries. Emportez-en toujours une de rechange. Une batterie vide au moment où la lumière devient idéale, c’est une frustration qu’il vaut mieux éviter.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Les bons réglages : temps de pose, ouverture, ISO

En photo de nuit, l’exposition devient un véritable exercice d’équilibriste. Il faut jongler entre le temps de pose, l’ouverture et la sensibilité ISO pour obtenir une image nette, contrastée et vivante.

Temps de pose et stabilité

Le temps de pose, d’abord, est votre meilleur allié. Il permet de compenser le manque de lumière, mais au-delà d’une certaine durée, il devient votre pire ennemi. Trop long, il transforme les sujets mobiles en silhouettes floues, et amplifie le moindre tremblement de main.

Mieux vaut accepter de perdre un peu de profondeur de champ que de rater la netteté.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Le temps long, en revanche, devient créatif quand il est maîtrisé. En photographie d’étoiles, par exemple, quelques minutes suffisent pour révéler la rotation de la Terre. Les étoiles tracent alors de magnifiques cercles autour de la Polaire. Pour un ciel fixe et détaillé, il faut au contraire réduire le temps de pose, fermer un peu le diaphragme et augmenter la sensibilité ISO.

Sensibilité ISO et gestion du bruit

Les boîtiers modernes supportent très bien les hautes sensibilités. N’hésitez pas à monter à 6 400 ISO, voire davantage, et à photographier en RAW. Vous réduirez facilement le bruit numérique ensuite, avec un logiciel de post-traitement ou une solution spécialisée comme DxO PureRAW.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Si vous souhaitez conserver une grande profondeur de champ, le trépied devient indispensable. Il vous permet de prolonger le temps de pose sans craindre le flou, à condition de désactiver la réduction de vibrations de l’appareil et de l’objectif. Un déclencheur à distance ou le retardateur évitent de transmettre des vibrations au moment du déclenchement. L’application mobile du constructeur, comme SnapBridge chez Nikon, fait très bien le travail.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Ouverture et rendu des sources lumineuses

L’ouverture influence directement le rendu des sources lumineuses. Au-delà de f/6.3, les points lumineux se transforment en étoiles, ajoutant une touche poétique à vos images sans aucun filtre. Sur trépied, laissez la sensibilité ISO à 100 ou 200. À main levée, montez franchement en ISO et ouvrez grand : un objectif fixe lumineux, f/1.8, f/1.4 ou f/1.2, fera la différence.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Balance des blancs et mise au point

La balance des blancs influence profondément l’ambiance de vos photos de nuit. Elle agit comme un filtre invisible qui modifie la température des couleurs et l’équilibre général de l’image (mais bien mieux que les horribles filtres Instagram).

Si vous travaillez en RAW et maîtrisez un minimum le post-traitement, le plus simple est de laisser la balance des blancs en automatique. Vous pourrez ensuite affiner la tonalité exacte sur ordinateur, en fonction de l’atmosphère que vous souhaitez restituer.

En revanche, si vous préférez obtenir un rendu fidèle directement à la prise de vue, prenez le temps d’expérimenter. Sous les néons ou les lampadaires, chaque source de lumière a sa dominante — parfois verte, jaune, ou orangée. Le mode “Tungstène” donne souvent de très beaux résultats, surtout si vous sous-exposez légèrement d’un ou deux tiers d’IL. C’est une manière simple de réchauffer les couleurs tout en renforçant les contrastes.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

La mise au point, quant à elle, devient plus délicate dans ces conditions. Même si les hybrides récents sont capables d’assurer la mise au point automatique en très faible lumière, l’autofocus a besoin de lumière et de contraste pour fonctionner correctement. Quand la scène en manque, il patine, cherche, hésite. Dans ces cas-là, mieux vaut repasser en mode manuel.

Les appareils hybrides facilitent grandement ce travail grâce au viseur électronique. Le focus peaking, la loupe de mise au point et l’aperçu direct vous permettent d’ajuster avec précision la zone de netteté. Vous voyez instantanément si le sujet est net.

Sur un reflex, le mode Live View reste la meilleure option : il affiche l’image en temps réel sur l’écran arrière et vous aide à caler la mise au point là où vous le souhaitez. Prenez quelques secondes pour vérifier vos images, zoomer dans la zone critique, et corriger si nécessaire. À la nuit tombée, ces vérifications font toute la différence entre une photo approximative et une photo maîtrisée.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Exploiter les lumières de la nuit

La nuit, la lumière devient matière. Ce ne sont plus le soleil et ses reflets qui guident la photo, mais une multitude de sources artificielles qu’il faut apprendre à observer et à apprivoiser. Ces éclairages offrent une richesse insoupçonnée, tant par leurs couleurs que par leurs contrastes. En ville, ils transforment les rues en studios à ciel ouvert. Leur intensité permet souvent de retrouver des réglages proches de ceux du jour : la sensibilité ISO peut rester basse, l’ouverture modérée, et le trépied n’est plus toujours indispensable. Ne le répétez pas mais c’est ma pratique photo préférée en ville !

L’avantage de ces scènes urbaines éclairées, c’est la liberté qu’elles offrent. Vous pouvez travailler à main levée, jouer avec les passants, les reflets, les mouvements. Les sujets flous, les silhouettes qui se croisent ou disparaissent deviennent partie intégrante de la composition. Une photo légèrement imparfaite, mais vivante, raconte souvent bien plus qu’une image trop nette et figée. Observez les photos qui illustrent cet article, la plupart ont été faites dans cet esprit.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Eclairages urbains

Chaque source lumineuse a sa personnalité. La lampe de poche ou la lumière du smartphone créent un effet intime, presque théâtral, idéal pour révéler les textures ou souligner un visage dans l’obscurité. Les réverbères, eux, dessinent des zones de contraste marqué : ils mettent en valeur les détails invisibles le jour et donnent du relief aux façades ou au pavé mouillé.

Lune, vitrines et phares de voiture

La lune, plus subtile, diffuse une lumière douce et froide. Elle adoucit les ombres, simplifie la palette des couleurs et installe une ambiance silencieuse, presque irréelle. Les vitrines, à l’inverse, éclaboussent de teintes vives : elles offrent des reflets, des silhouettes et des compositions graphiques à exploiter.

Et puis il y a la circulation. Les phares des voitures deviennent des pinceaux lumineux : un temps de pose d’environ 1/15 s suffit pour peindre des filets rouges et jaunes sur la chaussée. Avec un trépied, vous pouvez prolonger cette trace, transformer la route en ruban de lumière, et révéler la vie qui continue quand tout semble endormi.

Sources de lumière à exploiter

Lumière de lampe de poche ou de smartphone
Pour un effet intime et localisé. Idéale pour créer des ombres profondes, révéler une texture, ou modeler un visage dans l’obscurité.

Lumière des réverbères
Pour structurer la scène avec des contrastes nets. Utilisez-les pour dessiner des ombres, souligner un détail architectural ou créer des effets de mouvement.

Lumière de la lune
Pour un rendu doux, presque poétique. Parfaite pour donner une atmosphère romantique et jouer sur les nuances de gris et de bleu.

Lumière des vitrines
Pour un rendu graphique et coloré. Les vitrines offrent des reflets, des contrastes marqués et des silhouettes à contre-jour.
Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Où photographier la nuit : lieux et ambiances inspirantes

La réussite d’une photo de nuit tient souvent autant au lieu qu’à la lumière. Certaines scènes ne se révèlent qu’à la tombée du jour : un pont éclairé, une ruelle déserte, une façade qui prend vie sous les néons. Commencez par explorer les réseaux sociaux et les forums de photographes, non pas pour copier les images des autres, mais pour repérer les ambiances qui vous inspirent. Les cartes ou les hashtags liés à votre ville permettent souvent de découvrir des points de vue insoupçonnés.

Ne négligez pas les lieux plus discrets. Une zone industrielle en périphérie, une petite gare, un parking vide ou une route bordée de lampadaires peuvent devenir des terrains de jeu passionnants. Ces endroits moins fréquentés vous laissent le temps d’installer un trépied, de composer sereinement, et d’expérimenter sans contrainte.

Enfin, observez la lumière avant même de sortir votre appareil. Revenez à différents moments de la soirée pour voir comment la scène évolue : certaines vitrines s’éteignent tôt, d’autres se reflètent mieux quand la rue est encore humide après la pluie. C’est dans cette observation patiente que naissent les images les plus singulières — celles qui portent votre regard et non celui des autres.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Erreurs fréquentes à éviter la nuit

Photographier la nuit n’est pas qu’une question de technique. Trois erreurs reviennent souvent :

  • sous-exposer trop fortement sans vérifier l’histogramme,
  • se fier aveuglément à la balance des blancs automatique,
  • négliger la stabilité à main levée.

En corrigeant simplement ces points, la majorité des photos nocturnes gagnent en clarté, en contraste et en expressivité.

Foire aux questions sur la photo de nuit

Faut-il un trépied pour les photos de nuit ?
Pas toujours. Le trépied reste indispensable pour les poses longues, les paysages urbains fixes ou les effets de filé lumineux. Mais les stabilisations des boîtiers et des objectifs actuels permettent de réussir de belles photos à main levée, surtout si vous augmentez la sensibilité ISO et choisissez une focale courte. L’important, c’est de rester stable : appuyez-vous contre un mur, posez l’appareil sur une surface plane ou utilisez le retardateur pour éviter les vibrations.

Quel mode utiliser pour la photo de nuit ?
Le mode Manuel (M) reste le plus complet : il vous permet d’équilibrer temps de pose, ouverture et ISO en fonction du rendu recherché. Le mode Priorité Ouverture (A ou Av) est aussi très pratique si vous souhaitez simplement gérer la profondeur de champ et laisser l’appareil ajuster le reste. Évitez les modes automatiques, souvent trompés par les fortes différences de luminosité.

Quelle est la meilleure heure pour les photos de nuit ?
L’heure bleue, juste après le coucher du soleil, reste le moment le plus riche en nuances. Le ciel garde encore un peu de lumière tandis que les éclairages urbains commencent à s’allumer. C’est à ce moment précis que la scène gagne en contraste et en profondeur sans être totalement noire. Plus tard dans la soirée, l’ambiance change : la lumière se raréfie, les ombres s’épaississent et l’atmosphère devient plus dramatique.

Comment éviter le bruit numérique sur les photos de nuit ?
Photographiez en RAW, exposez légèrement à droite de l’histogramme et utilisez un logiciel de réduction du bruit au traitement, comme DxO PureRAW ou Lightroom. Évitez de sous-exposer, car éclaircir ensuite amplifie le bruit.

Comment gérer les sources lumineuses trop fortes ?
Réduisez légèrement l’exposition ou fermez le diaphragme (f/8 à f/11) pour éviter la surexposition. Une faible ouverture transforme aussi les points lumineux en étoiles, un effet esthétique souvent recherché en photo de nuit.

Ressources pour aller plus loin

Si la photo de nuit vous attire, vous aimerez sans doute mes autres tutoriels sur la photo en basse lumière ou la photo de rue. Ils vous aideront à mieux comprendre comment la lumière influence vos images, de jour comme de nuit — et à progresser à votre rythme, sans changer de matériel.

Je vous recommande aussi le livre Les secrets de la photo de nuit – Le guide par Vittorio Bergamaschi.

Ce guide pratique se distingue par son approche double : technique et esthétique. Il vous accompagne pas à pas pour apprivoiser la nuit comme sujet photographique, en explorant à la fois les réglages précis (temps de pose, ouverture, ISO, trépied) et l’atmosphère propre aux heures sombres (lumières urbaines, ciel étoilé, réflexions). Son intérêt principal : vous permettre de transformer la contrainte d’un faible éclairage en véritable opportunité créative, en faisant de la nuit un terrain d’expérimentation riche et maîtrisé.


Comment faire un portrait photo : conseils et exemples

Vous aimez le portrait photo mais vous ne savez pas comment régler votre appareil photo, vous positionner, gérer la lumière pour réussir vos photos. Vos premiers essais ne sont pas satisfaisants.

Qu’il s’agisse de saisir l’instant présent ou de sublimer un sujet, la pratique du portrait nécessite quelques connaissances,voici ce qu’il faut savoir, le matériel utile et les réglages à utiliser ainsi que les principales erreurs à éviter.

Comment faire réussir un portrait photo conseils

Après la photo de paysage, la photo de rue, la photo en basse lumière et la photo de vacances, voici un nouveau sujet sur le portrait photo. Ces quelques conseils, simples et applicables quel que soit votre niveau, vont vous permettre d’obtenir un bon résultat dans la plupart des cas.

Il ne vous restera plus ensuite qu’à laisser libre cours à votre créativité, à obtenir de vos modèles l’émotion nécessaire pour que la photo soit encore plus intéressante. Vous pouvez suivre un stage sur le portrait photo ou vous procurer des livres sur la photo de portrait comme Les secrets de la photo de portrait et l’éclairage pour la photo de mode et de portrait pour en savoir plus.

Quel matériel choisir pour réussir un portrait photo

Comme pour chaque pratique photographique, le portrait photo nécessite un équipement particulier. Si le boîtier importe peu, tous permettent de réussir un portrait photo, le choix de l’objectif est plus critique. En effet, l’objectif utilisé définit le rendu de votre portrait, deux paramètres sont à considérer, la focale et l’ouverture.

La focale

La focale que vous allez utiliser pour faire un portrait photo est très importante (voir Quel objectif choisir pour le portrait chez Fotoloco). Si vous utilisez un objectif grand-angle avec une focale inférieure à 28 mm, et que votre sujet est proche de vous, vous constaterez une distorsion, plus ou moins accentuée selon la focale, qui peut dénaturer les formes de votre sujet. Je vous recommande de prendre vos portraits avec un objectif ayant une focale de 50 mm ou plus. Vous n’aurez alors aucun problème de distorsion, et le sujet sera parfaitement restitué.

Si votre sujet est situé à quelques mètres, la distorsion propre aux courtes focales n’entre plus en jeu, ou si peu, et vous pouvez faire des portraits en plan plus large.

Comment réussir ses photos de portrait

photo (C) Arnaud Pincemin

Par ailleurs, les objectifs à focale fixe disposent généralement d’un meilleur piqué que les objectifs zoom. Je vous conseille donc de vous équiper d’un objectif fixe 50 mm par exemple, ou 85 mm / 105 mm.

L’ouverture

L’ouverture de l’objectif est très importante pour la photographie de portrait. C’est ce paramètre qui vous permettra d’isoler votre sujet de l’arrière-plan, ce qui est primordial pour un portrait.

Veillez à utiliser un objectif qui dispose d’une grande ouverture (jusqu’à f/2.8 ou f/1.8 par exemple). Là aussi, les objectifs à focale fixe offrent généralement une ouverture plus grande que les objectifs zoom.

Si vous faites des portraits en studio, le flash peut être intéressant, de même qu’un éclairage supplémentaire, pour essayer plusieurs types de lumière. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à suivre cette série de conseils pour faire du portrait en studio.

Comment régler votre boîtier pour réussir vos portraits

Les réglages du boîtier sont forcément différents entre une photo de paysage et un portrait. Mais comment bien choisir ces réglages ? Il existe quelques règles de base pour réussir vos portraits à coup sûr.

Comment réussir ses photos de portrait

photo (C) Arnaud Pincemin

Pour un portrait, c’est le sujet qui importe et qui doit dominer sur le reste de l’image. Pour cela, vous devez régler votre ouverture à une grande valeur, par exemple f/2.8. Cela aura pour effet de mettre en avant votre sujet en l’isolant de l’arrière-plan (en savoir plus sur l’effet bokeh).

Si votre objectif vous permet d’aller jusqu’à f/1.8 ou même f/1.4, la profondeur de champ sera particulièrement courte, et vous n’aurez pas le droit à l’erreur sur la mise au point. Pour simplement isoler votre sujet de l’arrière-plan, une ouverture de f/4 ou f/3.5 peut être suffisante. Si par contre vous souhaitez mettre l’accent sur une partie du visage seulement, par exemple les yeux, alors une ouverture à f/1.8 est intéressante pour rendre le reste du visage légèrement flou.

La balance des blancs permet de restituer fidèlement les teintes de votre portrait. Selon les appareils photo, plusieurs modes de balance des blancs sont proposés. Dans l’absolu, l’idéal est de reprendre la balance des blancs en post-traitement pour obtenir les teintes que vous souhaitez. Mais si vous n’êtes pas à l’aise avec le post-traitement, vous pouvez utiliser les différents modes. Adaptez la balance des blancs en fonction des conditions d’éclairage.

Faites attention à effectuer correctement votre mise au point, car la profondeur de champ sera très réduite. Pour cela, je vous recommande d’effectuer votre mise au point sur l’œil le plus proche de l’objectif. Ainsi, vous êtes sûr d’obtenir une image où les yeux seront nets et piqués. Selon vos choix créatifs, vous pouvez également choisir de faire la mise au point sur une autre partie du visage, comme les cheveux par exemple.

Les portraits sont souvent faits lors de moments très brefs, où l’expression que vous souhaitez capter ne dure pas très longtemps (sauf si vous travaillez avec un modèle professionnel). Si votre modèle est en mouvement rapide, je vous conseille d’utiliser le mode rafale de votre appareil photo pour être sûr d’obtenir une série d’images où l’une d’elles représentera exactement l’expression recherchée. Il est en effet difficile d’obtenir dès la première prise le portrait parfait.

Pour capter le bon moment et obtenir une image nette, vous devez utiliser un temps de pose court. Selon les conditions de lumière, essayez d’utiliser le temps de pose le plus court que vous pouvez, sans pour autant sous-exposer le sujet. Vous pouvez vous baser sur la règle de l’inverse de la focale, en prévoyant une marge supplémentaire, afin de garantir une netteté parfaite.

Si par exemple vous shootez à 50 mm, vous pourrez obtenir une image nette à partir de 1/50 sec, mais je vous recommande d’utiliser un temps de pose d’au moins 1/80 sec, voire plus court si vous pouvez. L’idéal serait de ne jamais descendre à moins de 1/125 sec.

Comment réussir ses photos de portrait

photo (C) Arnaud Pincemin

Comment bien composer un portrait

La photographie de portrait se doit d’être très bien composée, au même titre que la photographie de paysage. Veillez donc à respecter les règles de composition, afin que vos portraits soient parfaitement soignés.

Tout d’abord, gardez en tête la fameuse règle des tiers. Pour cela, imaginez deux lignes horizontales et deux lignes verticales qui séparent votre cadre en parts égales. Ces lignes sont appelées des lignes de force, et les intersections de ces lignes sont appelées les points de force de l’image. Essayez alors de placer votre sujet sur un des points de force de l’image pour renforcer l’impact visuel et faciliter la lecture de l’image.

En portrait, le cadre et le décor sont très importants. Il est nécessaire de présenter le sujet dans son environnement. Attention tout de même à laisser suffisamment de place au sujet pour qu’il domine et qu’il se détache du reste de l’image. Il ne faut pas non plus que votre arrière-plan occupe trop d’espace.

Vous devez également veiller à remplir votre cadre. A moins que vous ne souhaitiez délibérément isoler votre sujet, il est important que votre image soit remplie, pour obtenir un effet de proximité avec le sujet. Choisissez donc avec attention les éléments qui bordent votre sujet.

Dans un portrait, c’est en général le regard qui est important. Si votre sujet regarde au loin, il est conseillé de laisser de l’espace devant le visage et de ne pas placer le sujet en bord de champ, pour ouvrir l’image et améliorer sa composition.

Comment réussir ses photos de portrait

photo (C) Arnaud Pincemin

Quelques astuces pour réussir un portrait photo

Tout le monde ne s’improvise pas portraitiste. Mais il existe certaines astuces pour vous permettre d’améliorer facilement vos portraits.

Si votre modèle n’est pas professionnel et n’a pas l’habitude d’être face à un objectif, essayez de le mettre à l’aise. Pour cela, n’hésitez pas à lui parler, à le faire rire, afin qu’il se détende. Vous pouvez aussi diffuser de la musique qu’il apprécie. Au bout de quelques instants, il pourra même oublier l’appareil photo en face de lui. Vous obtiendrez alors des poses plus naturelles, plus décontractées, et moins figées.

Pour rendre votre portrait plus impactant, vous pouvez couper une partie du visage. Il est souvent intéressant de couper une partie du front, afin d’obtenir une sensation de proximité avec le sujet.

Les yeux jouant un rôle crucial dans l’expression d’un portrait, il est décisif qu’ils soient bien visibles. Pour cela, vous pouvez demander à votre sujet de baisser légèrement la tête. Cela aura pour effet de donner plus d’importance aux yeux en ouvrant le regard vers l’objectif. En revanche, lorsque la tête est inclinée vers le haut, le visage est moins gracieux et les yeux sont moins visibles.

Comment réussir ses photos de portrait

photo (C) Arnaud Pincemin

Et maintenant, à vous ! Quel est le problème que vous rencontrez en photo de portrait ?


23 conseils simples pour faire une bonne photo nature

La photo nature désigne toute photographie dont le sujet principal est le monde naturel : paysages, végétaux, animaux, lumières naturelles. Elle s’exerce aussi bien dans un parc urbain qu’en forêt profonde, avec un objectif standard comme avec un téléobjectif. Ce qui la distingue des autres genres : la lumière change vite, les sujets ne posent pas, et la patience remplace souvent le réglage. Ce guide réunit 23 conseils concrets pour progresser dans chacune de ces situations, du lever du soleil à la photo d’oiseaux depuis une fenêtre.

La photo nature, ce sont des moments simples : animaux, paysages, fleurs, lumières changeantes. Où que vous soyez – au fond du jardin, en balade ou en voyage au bout du monde – la nature vous tend les bras.

Voici 23 conseils simples pour réussir vos photos et retrouver le plaisir de photographier sans vous compliquer la vie.

Vous trouverez aussi dans l’article quelques guides que je vous recommande pour aller plus loin.

À savoir avant de partir photographier la nature

La lumière du matin est la plus douce et la plus chaude : elle révèle les textures et les couleurs sans écraser les contrastes.

Privilégiez toujours les premières heures du jour ou la fin d’après-midi, surtout en forêt ou en montagne. Oui, il vous faut aussi un bon réveil.

Pensez à partir léger, avec un objectif polyvalent et une batterie pleine. Et souvenez-vous : les meilleures photos se font souvent quand on prend le temps d’observer avant de déclencher.

Apprivoisez la nature avant de photographier

Avant de penser réglages ou matériel, prenez le temps de comprendre ce que la nature vous offre. Chaque lieu a son rythme, sa lumière, son atmosphère. Ces premiers conseils vous aideront à regarder avant de déclencher.

Les parcs municipaux se prêtent à la photo nature
Les parcs municipaux se prêtent à la photo nature

Conseil n°1 : apprivoisez les lieux !

Trop de photographes déclenchent avant même d’avoir capté une émotion et la beauté du lieu. Une fois que vous sentez bien le décor, appliquez les conseils ci-dessous.

Le Lot m’a appris ça mieux que n’importe quel manuel. Le même chemin photographié à 7h du matin et à midi n’a rien en commun. L’un montre une lumière, l’autre est un cliché documentaire.

Conseil n°2 : multipliez les cadrages et les prises de vue

Un paysage ne se photographie pas qu’en mode … paysage !

Si vous êtes dans un lieu fleuri, placer une fleur au premier plan et cadrer en hauteur peut avoir de l’intérêt. Le cadrage en hauteur donne de la grandeur à une scène, profitez-en.

Le grand livre de la photo de nature : Technique, pratique, matériel par Erwan Balança
Réussir vos photos de nature : technique, pratique, matériel par Erwan Balança

Conseil n°3 : si vous débutez appliquez un principe de cadrage simple

Une règle de composition simple vous permet d’avoir une combinaison harmonieuse et équilibrée.

La plupart des appareils photo permettent d’afficher un quadrillage dans le viseur pour avoir des repères visuels.

Conseil n°4 : variez les points de vue

Bougez, déplacez-vous, baissez-vous, utilisez l’écran orientable de votre appareil photo, photographiez en plongée ou en contre-plongée.

Vos photos seront plus intéressantes et vous pourrez choisir la meilleure image dans une série.

Erreur fréquente : déclencher trop tôt. Beaucoup de photographes repartent sans avoir attendu le bon nuage, la bonne lumière ou le léger souffle de vent qui donne vie à la scène.

Conseil n°5 : utilisez le premier plan

Il y a toujours quelque chose à placer au premier plan de vos images (même dans le désert !) alors faites-le.

Cadrez une pierre, un tronc d’arbre, une feuille et donnez de la profondeur à vos images. Pensez à vous baisser pour que ce soit plus facile.

Une fois l’endroit apprivoisé, il est temps d’explorer comment varier vos cadrages et vos focales pour révéler tout son potentiel visuel.

Multipliez les cadrages avec différentes focales

Changer d’objectif, c’est changer de regard. Une même scène peut raconter plusieurs histoires selon la focale utilisée. Découvrez comment exploiter chaque angle de vue pour enrichir vos images sans bouger d’un mètre.

Un paysage du Lot au 14 mm
Un paysage du Lot au 14 mm

Conseil n°6 : cadrez très large avec un grand-angle

Un grand-angle est un objectif de courte distance focale qui donne un angle de vision plus large que celui de votre œil.

Le grand-angle permet d’adopter une vision (presque) panoramique. Optez pour un objectif de focale 24 mm ou moins (16 mm ou moins en APS-C), ou pour un 10 mm si vous préférez l’ultra grand-angle.

Le grand-angle accentue la perspective : les éléments proches paraissent plus grands, ceux du fond s’éloignent. Utilisé avec soin, cet effet donne une sensation d’immersion immédiate.

Conseil n°7 : utilisez un 50 mm

Le 50 mm vous donne la vue la plus réaliste possible d’un paysage.

Les secrets de la photo de paysage: Approche - Composition - Exposition
Les secrets de la photo de paysage : Approche – Composition – Exposition

Le 50 mm possède souvent une grande ouverture (f/1.8 ou f/1.4 ou f/1.2) qui autorise de jolis flous d’arrière-plan (bokeh). Il est utile quand la lumière manque à la tombée du jour.

Conseil n°8 : préférez un zoom transtandard polyvalent

Les zooms livrés en kit avec les boîtiers sont parfois limités en amplitude de focale (18-55 mm par ex.).

Choisissez plutôt un 18-140 mm (en APS-C) ou un 24-120 mm (en plein format) pour avoir de multiples possibilités de cadrage sans devoir changer d’objectif en permanence.

Sur le terrain, j’ai souvent remarqué qu’un simple changement d’angle de quelques centimètres transforme une photo banale en image forte. Essayez de photographier depuis le sol : la nature y paraît plus grande, plus vivante.

Et parce que la lumière transforme chaque image, voyons comment l’utiliser du lever au coucher du soleil pour sublimer vos compositions.

Ce qu’il faut vraiment emporter en photo nature Un zoom polyvalent (24-120 mm en plein format ou 18-140 mm en APS-C) couvre 80 % des situations. Ajoutez si possible un trépied léger ou un bean bag, un filtre polarisant circulaire (irremplaçable sur l’eau et les feuillages), et une télécommande filaire ou sans fil pour les poses longues. Le reste est accessoire.

Maîtrisez la lumière du lever au coucher du soleil

En photo nature, tout commence et tout finit avec la lumière. Les heures dorées du matin et du soir offrent des nuances que vous ne trouverez jamais en plein jour. Voici comment en tirer parti.

La lumière de fin de journée est toujours plus belle
La lumière de fin de journée est toujours plus belle

Le filtre polarisant : l’accessoire que vous ne pouvez pas simuler en post-traitement

En photo nature, aucun réglage Lightroom ne remplace l’effet d’un filtre polarisant circulaire bien orienté. Il supprime les reflets parasites sur l’eau et les feuillages, sature les verts et les bleus sans intervention numérique, et densifie les ciels bleus.

Mode d’emploi : vissez-le sur l’objectif, faites pivoter la bague frontale lentement tout en regardant dans le viseur, et arrêtez-vous quand l’effet est maximal. Attention : il absorbe 1,5 à 2 stops de lumière. En basse lumière ou sous les arbres, il vaut mieux s’en passer.

Conseil n°9 : utilisez un objectif grand-angle

L’intérêt de ce type de photo est de capter la lumière particulière de ces moments-là et la scène.

Le grand-angle vous permet d’inclure dans la photo la scène entière et de rendre l’effet de lumière au mieux.

Conseil n°10 : soyez ponctuel !

L’heure dorée (golden hour) correspond aux 20 à 45 premières minutes après le lever du soleil et aux 20 à 45 dernières avant le coucher. Pendant cette fenêtre, la lumière est rasante, chaude et directionnelle : elle révèle les textures et les reliefs que le soleil de plein midi écrase. Arrivez sur place 15 à 20 minutes avant pour repérer votre cadrage et régler votre boîtier à l’avance. Une fois la lumière là, il ne reste plus qu’à déclencher.

Ensuite tout réside dans la rapidité d’exécution au bon moment, votre boîtier doit être réglé avant la prise de vue.

Conseil n°11 : utilisez un temps de pose long

L’heure bleue (blue hour) se situe dans les 20 à 40 minutes qui suivent le coucher du soleil. Le ciel passe de l’orange au bleu profond. Pour l’exposer correctement : trépied obligatoire, temps de pose entre 1 et 30 secondes selon la luminosité résiduelle, ouverture entre f/8 et f/11 pour conserver la netteté sur l’ensemble du paysage, ISO entre 100 et 400. Utilisez la télécommande ou le retardateur 2 secondes pour éviter le flou de bougé au déclenchement.

En photo nature, on apprend surtout la patience. Attendre la bonne lumière, écouter le silence, respirer : ces gestes changent votre manière de photographier tous les autres sujets.

Quand la lumière se fait plus douce ou que le soleil disparaît, vous pouvez prolonger la magie avec la pose longue.

Créez des effets avec les poses longues

La pose longue révèle ce que l’œil ne perçoit pas : le mouvement de l’eau, la lenteur du vent, la respiration du paysage. C’est une autre manière de raconter la nature, plus poétique et contemplative.

En pose longue, sur trépied, vous éliminez tous les détails
En pose longue, sur trépied, vous éliminez tous les détails

Conseil n°12 : utilisez un trépied

Pour photographier avec un temps de pose long et obtenir l’effet laiteux désiré, il faut poser l’appareil sur un pied. Si vous n’avez pas de trépied, utilisez votre sac, un mur, un rocher, un bean bag (petit sac rempli de haricots), etc.

Conseil n°13 : relevez le miroir

Si votre boîtier le permet, utilisez la fonction qui permet de relever le miroir pour éviter le flou de bougé. Avec un hybride c’est plus simple, pas de miroir !

Photographier la nature, littoral et côte sauvage par Erwan Balança
Photographier la nature, littoral et côte sauvage par Erwan Balança

Conseil n°14 : choisissez une petite ouverture

Pour utiliser un temps de pose plus long, vous devrez utiliser une petite ouverture (par exemple f/16) qui vous donnera une belle profondeur de champ. Visez un temps de pose supérieur ou égal au 1/15ème de sec. et faites des tests.

Mais la nature, ce n’est pas que les grands espaces : les petits détails comptent tout autant. Passons à l’échelle du tout petit.

Capturez les détails de la nature

Un tronc moussu, une feuille dorée, une ombre sur la pierre… La beauté de la nature se cache souvent dans les détails. Ces conseils vous aideront à les isoler et à leur donner toute leur importance.

Une image extraite de ma série en cours sur les arbres
Une image extraite de ma série en cours sur les arbres

Conseil n°15 : passez au téléobjectif

La nature regorge de petits détails qui méritent d’être photographiés et complètent des images prises au grand-angle.

Utilisez la focale la plus longue de votre zoom (105 mm, 200 mm) ou un téléobjectif comme le 70-300 mm.

Conseil n° 16 : réchauffez l’atmosphère

Dans la nature, le vert est souvent la couleur dominante et a tendance à refroidir les tons.

Choisissez le réglage de balance des blancs Soleil ou Naturel au lieu du mode Automatique.

Conseil n°17 : utilisez un réflecteur

Dans les sous-bois la lumière fait défaut. Le flash intégré de votre boîtier a tendance à brûler la scène, il vaut mieux avoir avec vous un petit réflecteur qui renverra la lumière naturelle sur votre sujet.

Et si les détails vous attirent, les fleurs sont un terrain de jeu parfait pour explorer couleurs, textures et lumière.

Réussissez vos photos de fleurs

Photographier les fleurs, c’est photographier la finesse. Chaque pétale, chaque teinte réagit différemment à la lumière. Ces conseils vous aideront à rendre justice à leur fragilité sans tomber dans le cliché « à la Instagram ».

Placer la fleur au premier plan permet de l'isoler du fond
Placer la fleur au premier plan permet de l’isoler du fond

Conseil n°18 : préparez le décor

Nettoyez l’arrière-plan chaque fois que cela est possible en coupant les mauvaises herbes, les ronces ou en dégageant tout ce qui peut perturber la photo.

Utilisez un carton coloré pour constituer un fond uni facilement.

Conseil n°19 : peaufinez la profondeur de champ

Une grande ouverture (f/2.8 ou f/4) va mettre en valeur le sujet au détriment du fond.

Une ouverture réduite (f/16 ou f/22) permettra d’avoir tout le cadre net et la fleur avec.

Photographier la nature en macro – Guide pratique
Photographier la nature en macro – Guide pratique

Conseil n°20 : choisissez le bon moment de la journée

Préférez les ciels lumineux mais un temps un peu couvert aux ciels bleus très lumineux.

Les couleurs seront moins saturées, le contraste des images plus grand. Evitez de même le milieu de journée quand le soleil est à son maximum.

Enfin, si vous préférez rester à proximité, la nature s’invite parfois jusqu’à votre fenêtre. Les oiseaux sont de merveilleux sujets pour s’exercer à la patience et à la précision.

Photographiez les oiseaux depuis une fenêtre

Observer les oiseaux, c’est mixer discrétion et réactivité. Depuis votre fenêtre, vous pouvez créer un petit studio naturel pour des photos vivantes et spontanées, sans quitter la maison.

Pas tout à fait depuis ma fenêtre, mais l'idée est la même
Pas tout à fait depuis ma fenêtre, mais l’idée est la même

Conseil n°21 : attirez les oiseaux

Utilisez une mangeoire qui aura pour effet d’attirer les oiseaux au plus près en deux à trois jours. Placez la mangeoire près d’une fenêtre mais à proximité d’un support naturel pour disposer d’un cadre plus agréable pour vos images .

Conseil n°22 : soyez discret en cachant l’objectif

Pour ne pas effrayer les oiseaux il vous faut être discret. En perçant un trou dans un (vieux) rideau, vous pourrez masquer votre présence et laisser passer le fût de l’objectif uniquement. Choisissez le mode Live View pour cadrer plus confortablement le cas échéant. Vous pouvez aussi photographier les oiseaux depuis votre voiture pour rester discret.

Conseil n° 23 : choisissez un temps de pose court

Les oiseaux ne tiennent pas en place, une temps de pose d’au moins 1/400 ème de sec. est nécessaire pour figer les mouvements. Choisissez une sensibilité peu élevée pour avoir le meilleur niveau de détail possible dans vos images.

Vous avez maintenant toutes les clés pour pratiquer la photo nature dans différentes situations. Voici quelques réponses aux questions les plus fréquentes pour aller plus loin.

Photo nature : quel réglage pour quelle situation ?

Situation Temps de pose conseillé Ouverture ISO
Paysage heure dorée 1/60 à 1/250 s f/8 à f/11 100–400
Heure bleue / heure blanche 1 à 30 s (trépied) f/8 à f/11 100–400
Eau en soie (cascade, rivière) 1/2 à 4 s (trépied) f/11 à f/16 100
Fleur, détail végétal 1/60 à 1/250 s f/2.8 à f/8 100–400
Oiseau posé 1/400 à 1/800 s f/4 à f/8 400–1 600
Oiseau en vol 1/1000 à 1/2000 s f/4 à f/6.3 800–3 200

FAQ – Questions fréquentes sur la photo nature

Faut-il se lever tôt pour faire de bonnes photos de nature ?

La lumière du matin est plus douce, plus directionnelle et plus colorée que celle du plein jour. Les 30 à 45 premières minutes après le lever du soleil (heure dorée) offrent des conditions que l’on ne retrouve jamais en milieu de journée. Ce n’est pas une obligation, mais c’est souvent la différence entre une photo correcte et une image qui accroche. Le soir fonctionne aussi : l’heure dorée de fin de journée donne des résultats comparables.

Quel objectif emporter pour une sortie photo nature polyvalente ?

Un zoom transtandard comme le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S couvre la grande majorité des situations : paysages larges, végétaux, portraits d’animaux à distance raisonnable. Si vous souhaitez photographier les oiseaux ou les animaux sauvages, ajoutez un téléobjectif à partir de 300 mm. Pour la macro (fleurs, insectes), un objectif macro 105 mm ou une bonnette macro sur votre zoom suffisent pour commencer.

Comment éviter le flou en pose longue sur trépied ?

Trois précautions cumulées : utilisez une télécommande filaire ou le retardateur 2 secondes pour déclencher sans toucher le boîtier ; activez le verrouillage électronique de l’obturateur si votre hybride le propose (remplace l’ancien relevé de miroir des reflex) ; désactivez le stabilisateur d’image quand l’appareil est sur trépied, car il peut introduire un micro-flou en cherchant des vibrations inexistantes.

Comment photographier les fleurs sans que le fond soit distrayant ?

Deux approches : grande ouverture (f/2.8 à f/4) pour flouter le fond et isoler la fleur, ou fond uni artificiel (carton coloré placé derrière la fleur). Dans les deux cas, nettoyez le cadre avant de déclencher : retirez les feuilles abîmées, les herbes sèches, tout ce qui attire l’œil sans intérêt. Le fond propre est la moitié du travail en photo florale.

Peut-on faire de la photo nature sans partir loin de chez soi ?

Tout à fait. Un parc municipal, un jardin, une haie en bordure de route, une mare, un balcon avec une mangeoire : la nature est partout. Les meilleures séries de photo nature ne se font pas toujours au bout du monde. Elles se font dans des lieux connus, revisités souvent, à des heures différentes, avec l’intention de voir ce que les autres ne voient pas.

Regardez avant de déclencher. Le reste vient après.

La photo nature ne demande pas de matériel rare ni de destination lointaine. Elle demande d’être là au bon moment, avec les yeux grands ouverts et le bon réglage prêt. La lumière du matin, un premier plan bien choisi, une pose longue sur un ruisseau : ce sont des décisions simples qui changent tout.

Ces 23 conseils ne sont pas une liste à cocher d’un coup. Prenez-en un. Appliquez-le sur pendant votre prochaine sortie. Puis passez au suivant. C’est comme ça qu’on progresse en photo : par accumulation d’exercices et d’habitudes, pas par mémorisation de règles.

Et si vous voulez aller plus loin dans votre pratique, jetez un œil aux formations photo disponibles sur Nikon Passion : certaines sont faites exactement pour ça.

Quant à moi, j’ai toujours le même problème : me lever tôt pour photographier la nature, je ne suis pas du matin !

Dites-moi juste ci-dessous : et vous, quelle est votre plus grande frustration quand vous sortez photographier ?


La photo de rue, guide pratique par Michael Freeman – Photo School

Le photographe Michael Freeman vous propose un nouveau guide de sa collection Photo School. Découvrez comment apprendre la photo de rue, comment trouver des angles originaux et reconnaître les scènes d’intérêt.

La photo de rue, guide pratique par Michael Freeman - Photo School

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais

La photo de rue, Michael Freeman Photo School

La photo de rue – Street Photography – a le vent en poupe ! Poussés par l’arrivée d’appareils mobiles de plus en plus performants et de boîtiers hybrides plus discrets et compacts, nombreux sont ceux qui se sont mis à photographier au quotidien et durant leurs différents trajets.

Est-on pour autant Photographe de rue si l’on shoote à tout va avec son Smartphone ? Non, il suffit de regarder les images postées sur les différents réseaux sociaux dédiés à l’image pour s’en convaincre. L’écart est grand entre la masse d’images postées et les clichés des meilleurs Street Photographers du moment.

Après Bernard Jolivalt avec La Photo sur le Vif, c’est Michael Freeman qui vous propose une approche pragmatique pour apprendre la photo de rue, et comment vous approprier cet art photographique si particulier. Tout comme pour le précédent volume dédié à la Photo en Noir et Blanc, l’auteur a fait appel à plusieurs photographes qui apportent leur pierre à l’édifice. Leurs images et le détail de leur démarche vous permettront d’avoir des points de vue différents de celui de Freeman.

La photo de rue n’est pas qu’une affaire de matériel photo, c’est avant tout une question de comportement, d’état d’esprit, et c’est justement le sujet de la première partie de l’ouvrage. Comment passer inaperçu, comment s’approcher discrètement, comment être plus réactif. Autant de notions à acquérir si vous voulez capter l’instant décisif cher à Cartier-Bresson.

La photo de rue, guide pratique par Michael Freeman - Photo School

La seconde partie de l’ouvrage est consacrée aux différentes situations que vous pouvez rencontrer : les foires, les marchés, la foule, les fêtes ou encore les défilés. Autant d’occasions de photographier tout en profitant de l’ambiance du moment.

Saviez-vous que les moments de relâchement de vos sujets sont peut-être les plus intéressants à capter ? La troisième partie de l’ouvrage présente toutes ces situations lors desquelles la personne photographiée ne se rend pas compte qu’elle l’est. Et de ces images qui sont probablement les plus intéressantes à ramener.

La photo de rue, guide pratique par Michael Freeman - Photo School

S’il s’intéresse à la prise de vue, Freeman n’en oublie pas pour autant les éléments techniques indispensables. Plusieurs chapitres sont consacrés aux récents boîtiers très sensibles et à l’utilisation que vous pouvez en faire en photo de rue … de nuit. S’il ne s’agit pas pour autant d’un guide de la photo de nuit à part entière, vous y trouverez quand même bon nombre de conseils pour vos prises de vue dans les lieux publics comme les cafés, les boîtes de nuit ou les concerts.

Pour compléter votre formation, Michael Freeman vous propose une dernière partie qui vous aidera à développer votre créativité. Trouver des angles différents, exploiter les reflets, créer des effets dynamiques ou jouer avec la couleur sont autant de possibilités offertes par la photo de rue.

Comme dans les autres ouvrages de cette Photo School, ce volume comprend des challenges que vous devrez relever pour mettre en pratique. Vous pourrez également découvrir les images des photographes invités, et voir que la photo de rue présente bien des facettes. A vous de trouver votre propre style !

La photo de rue, guide pratique par Michael Freeman - Photo School

Mon avis sur ce livre de Michael Freeman

Cet ouvrage s’inscrit dans la lignée des précédents volumes de la série Photo School proposée par l’auteur. Avec près de 150 pages, un format presque carré assez sympa, une belle mise en page faisant la part belle aux images, ce nouveau guide pratique complètera à merveille votre collection.

Proposé à un tarif encore abordable par l’éditeur, c’est une belle opportunité d’apprendre la photo de rue si vous ne la pratiquez pas. Ou de revenir sur votre pratique pour trouver de nouvelles pistes, de nouvelles approches.

Nous avons particulièrement apprécié la diversité des regards proposés, l’ouverture faite par l’auteur sur les différentes façons de pratiquer la photo de rue. Nous aurions aimé trouver plus d’exercices pratiques sur le choix des photos dans une série en particulier, au retour d’une séance. Pour autant ce cours de Photo de Rue s’avère un bel outil pédagogique que nous vous recommandons si vous aimez développer votre pratique en parcourant les meilleurs ouvrages.

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais


Les fondamentaux de l’optique – Cours photo Eyrolles

Découvrez les secrets de l’optique avec « Les Fondamentaux de l’Optique – Cours Photo Eyrolles ». Ce manuel complet va vous permettre de maîtriser les principes d’optique relatifs à la photographie argentique et numérique.

Plongez dans 41 leçons fascinantes qui dévoilent tout, de la science fondamentale de l’optique aux techniques avancées pour éliminer les aberrations chromatiques.

Les fondamentaux de l'optique - Cours photo Eyrolles

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC

Les fondamentaux de l’optique : présentation

Quand vous allez parcourir ce guide, ne vous attendez pas de belles images détaillant les bases de la photographie comme j’ai l’habitude de les présenter (voir par exemple le Cours de Photo de Michael Freeman). Non, il s’agit bien ici de parler d’optique pour les … opticiens.

Attendez-vous à devoir décrypter formules mathématiques, figures optiques et autres schémas scientifiques. Cet ouvrage de référence s’adresse à ceux qui cherchent à comprendre pourquoi leur matériel arrive à faire une photo plutôt qu’à ceux qui veulent savoir comment faire de plus belles photos.

Ce guide des fondamentaux de l’optique s’adresse aussi et avant tout aux étudiants en photographie ainsi qu’à quiconque veut acquérir un bagage technique sur l’optique dans un contexte photographique.

La lecture peut vite s’avérer rébarbative si vous ne maitrisez pas un tant soi peu le vocabulaire scientifique et si vous n’êtes pas plus que cela intéressé par les formules optiques. L’éditeur nous dit avoir conçu cette version française d’un ouvrage édité en langue allemande en collaboration avec l’Ecole Louis Lumière. C’est un gage de qualité indéniable et force est de constater que le contenu est à la hauteur. Présentations, explications, précisions sont de très bon niveau.

Les fondamentaux de l'optique - Cours photo Eyrolles

Au fil des chapitres, vous allez découvrir différentes notions comme tout ce qui touche à la nature de la lumière, sa température de couleur, ses caractéristiques. Vous apprendrez également ce que sont réflexion, réfraction et autre dispersion. Les chapitres traitant de l’optique photographique vous parleront de verre, de lentilles, de vergence, de bonnettes ou encore de téléconvertisseurs.

Au rayon des aberrations, il sera question d’aberrations chromatiques, sphériques ou d’astigmatisme. Les plus férus trouveront les informations requises pour comprendre la fonction de transfert de modulation MTF. Ils seront probablement capables ensuite de décrypter les courbes de tests que certains journalistes photo se plaisent à publier dans les magazines sans jamais en livrer la clé de lecture (Claude Tauleigne, si tu me lis …) !

La dernière partie de l’ouvrage s’intéresse aux objectifs, à leur formule optique, leur construction : astigmate symétrique ou mi-symétrique (!), anastigmate. Il y sera question d’objectifs grand-angle comme de téléobjectifs, d’objectifs à miroir comme d’objectifs d’agrandisseurs. Et pour terminer, vous pourrez découvrir ce qui fait le charme d’un objectif à bascule et décentrement, et saurez peut-être enfin pourquoi vous en avez un dans votre sac photo (que celui qui sait déjà lève la main !).

Les fondamentaux de l'optique - Cours photo Eyrolles

A qui s’adresse ce livre ?

Très clairement aux férus de technique, de théorie et de formules scientifiques qui permettent de comprendre pourquoi un assemblage de verre et de métal est capable de produire (parfois) de si belles images. Et si vous faites partie de ces curieux, alors vous serez comblés, le livre contient à peu près tout ce qu’il faut savoir.

Si vous pensez être plutôt un photographe à la recherche de renseignements concrets sur l’utilisation de votre matériel, sur sa construction et ses réglages, sur son origine, alors orientez vous plutôt vers un ouvrage plus généraliste et plus abordable comme celui de René Bouillot « La pratique du reflex numérique« .

Ce cours de photo sur les fondamentaux de l’optique est un ouvrage à classer plutôt dans la catégorie support de cours que guide pratique, cela ne lui enlève rien. Il est complet, précis, et reste très abordable sur le plan financier. A réserver aux plus aguerris toutefois.

Dans la même série, découvrez aussi Les fondamentaux de la prise de vue.

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC


Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière

Pour photographier un spectacle de danse en basse lumière sans flou : passez en RAW, montez les ISO à 6 400 voire 8 000, gardez un temps de pose d’au moins 1/250e (1/500e en sécurité, 1/1000e si vous êtes tranquille), ouvrez votre objectif au maximum (f/2.8 ou plus lumineux) et bannissez le flash. Anticipez en questionnant les organisateurs avant la représentation et placez-vous dans l’axe médian de la scène.

Comment photographier un spectacle de danse quand la lumière manque, que les danseurs bougent rapidement et que vous ne pouvez pas vous placer où vous le voulez ? Quel objectif utiliser, quels réglages choisir ?

Je photographie souvent des spectacles de danse et j’ai fini par adopter des comportements qui me permettent d’avoir un taux de réussite satisfaisant (je vous en parle ici en vidéo). Voici quelques conseils et les grands principes qui vont vous aider à réussir vos photos de danse vous-aussi.

Pour photographier un spectacle de danse, anticipez !

Pour réussir au mieux cette épreuve qui s’avère complexe, il va vous falloir anticiper au maximum. Si vous arrivez au dernier moment sans connaître ni la taille du plateau, ni celle de la salle, ni les conditions d’éclairage, ni la durée du spectacle, ni les temps forts, ni … vous partez perdant.

Vous devez donc poser quelques questions à celui ou celle qui va danser, aux organisateurs, aux professeurs, aux chorégraphes … avant la représentation, deux ou trois jours si possible, afin d’anticiper :

  • combien de danseurs seront présents ?
  • quelles seront les dimensions de la scène ?
  • combien de temps durera le spectacle ?
  • quelles seront les éclairages utilisés ?
  • de quel type de danse s’agira-t-il ?
  • quels sont les emplacements possibles pour vous (sans déranger) ?
  • quelles sont les contraintes connues ?

Si vous en avez la possibilité, faites votre possible pour suivre le déroulement d’une répétition, la générale de préférence qui permet d’avoir l’ensemble des danseurs, les costumes et les éclairages en condition de spectacle. Vous pourrez alors faire une première série de photos, regarder ce que cela donne et ajuster au mieux vos choix pour le Jour J.

120 mm – ISO 6 400 – 1/25 eme – f/4 – photo (©) JC Dichant

Comment bien vous placer

Les spectacles de danse, particulièrement dans les écoles, se font sur divers types de scènes : une simple salle, une estrade, une scène de théâtre, un plateau professionnel, tout est possible. Il va vous falloir trouver le meilleur emplacement pour être au plus près des danseurs sans déranger ni ces danseurs, ni le public.

Une chose est sûre : en vous plaçant au fond de la salle, vous serez gêné par les personnes devant vous. Or pour cadrer correctement, vous avez besoin d’un champ libre.

Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière
83 mm – ISO 6 400 – 0,5 sec. – f/4 – photo (©) JC Dichant

Un téléobjectif ne vous sauvera pas, car qui dit téléobjectif, mouvements rapides et faible lumière dit temps de pose long, voire très long en intérieur et donc risque de flou.

Si vous vous placez parmi le public, vous aurez à coup sûr quelqu’un devant vous qui vous empêchera de cadrer en toute liberté (si ce n’est pas un spectateur qui a la brillante idée de filmer avec sa tablette pendant toute la durée du spectacle, c’est du vécu …).

Tenez aussi compte du type d’appareil photo que vous utilisez. Un reflex et son miroir qui claque à chaque déclenchement ne sera pas adapté dans la salle, vos voisins vont vite vous le faire remarquer et ils auront raison. En bord de scène, vous risquez de déranger les danseurs. Sachez que le déclenchement d’un reflex, quel qu’il soit, s’entend quand on danse, tous les danseurs le disent.

C’est là qu’un boîtier hybride change la donne. Sans miroir mécanique, vous pouvez activer l’obturateur électronique et déclencher en totale discrétion, y compris en rafale, sans que les danseurs ni le public n’entendent quoi que ce soit. Sur un reflex, même en mode silencieux, le miroir reste audible. J’utilise aujourd’hui un Nikon Z6III et cette différence seule justifie le passage au hybride pour qui photographie régulièrement des spectacles.

Critère Reflex Hybride
Bruit du déclenchement Audible, miroir mécanique Silencieux en mode électronique
Visée Optique, temps réel mais pas d’aperçu exposition Électronique, aperçu exposition en direct
Détection yeux/visage en mouvement Limitée ou absente Souvent performante, utile pour les instants décisifs
Cadence rafale en basse lumière Variable selon le boîtier Généralement plus rapide en électronique

La solution ? Arriver bien en avance et vous placer devant la scène, au pied des premiers rangs de spectateurs. Osez. Si vous vous faites discret  et si de plus vous avez expliqué votre démarche au préalable, tout se passera très bien.

Placez vous de préférence dans l’axe médian de la scène, c’est préférable pour :

  • cadrer de face,
  • éviter les éléments indésirables dans l’arrière-plan (sur le côté vous risquez de voir les accessoires, machines, danseurs qui attendent, profs …),
  • les déformations (un décor vu de profil est déformé sur les photos),
  • les problèmes de perspective selon la focale utilisée (un grand-angle déforme si le cadrage est latéral).

Assurez-vous de ne jamais gêner la vue des personnes du premier rang, d’avoir avec vous dans votre sac photo posé au sol tout ce qu’il vous faut (batterie de rechange, cartes mémoire, objectifs au besoin). Une fois installé, vous ne pouvez plus bouger pendant la durée du spectacle, en général.

Choisir le bon format d’image

Photographier un spectacle de danse, c’est composer avec le mouvement mais aussi, et surtout, avec la lumière. Les lumières même. Si l’éclairagiste a bien fait son travail, guidé par les professeurs, il a mis en place des éclairages spots, des poursuites, des éclairages du décor de fond, … Vous devez tenir compte de tout ça pour réussir vos photos.

Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière
59 mm – ISO 6 400 – 1/250 sec. – f/4 – photo (©) JC Dichant

Le premier problème que vous avez à gérer, c’est le réglage de balance des blancs. Ce type d’éclairage est très difficile à évaluer car les températures de couleur sont toutes différentes, les couleurs changent.

L’idéal pour vous en sortir avec les honneurs est d’éviter le format JPG qui interdit toute modification de la balance des blancs ultérieure. Choisissez le format RAW et la balance des blancs automatique. Une fois rentré chez vous, vous aurez la possibilité de caler avec précision la balance des blancs pour chaque série de photos, comme pour chaque photo.

Le second problème, c’est le manque de lumière fréquent dans ces conditions. Vous allez devoir monter en sensibilité pour éviter les temps de pose trop longs et les flous inévitables. N’ayez pas peur de passer à 6 400, voire 8 000 ISO si votre boîtier le supporte.

Le format RAW vous offre plus de latitude en post-traitement pour réduire le bruit numérique. Retenez qu’il vaut mieux des photos un peu bruitées que des photos floues !

Comment gérer l’exposition

Photographier un spectacle de danse, c’est figer le mouvement des danseurs. Si votre temps de pose est trop long, et que l’ouverture maximale de votre objectif est trop modeste, vous aurez des photos floues, un danseur ça bouge !

Tenez compte de la focale utilisée : si vous avez un téléobjectif (70 mm ou plus) le temps de pose doit être plus court que si vous utilisez un grand-angle (35 mm ou moins).

Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière
90 mm – ISO 6 400 – 1/125 ème – f/2.8 – photo (©) JC Dichant

Tenez aussi compte de la distance au sujet : si vous êtes au pied de la scène, à deux ou trois mètres des danseurs (ça m’arrive couramment), même un grand-angle pourra vous donner des photos floues car le temps de pose sera encore trop long.

Un temps de pose plus lent que 1/250e vous expose au flou de mouvement dans la plupart des situations de danse. À 1/500e vous êtes plus en sécurité, à 1/1000e vous êtes tranquille.

Si l’ouverture est au maximum (par exemple f/1.8) et les ISO aussi (par exemple 6.400 ISO), et que le temps de pose est encore trop long, il vous faut envisager d’autres solutions :

  • laissez de côté votre zoom à tout faire à l’ouverture limitée et passez à la focale fixe ouvrant à f/1.8 ou f/1.4, vous gagnerez en netteté ce que vous perdrez en polyvalence de cadrage (il y a moindre mal),
  • utilisez la correction d’exposition pour sous-exposer, ce qui vous fera gagner un stop ou deux que vous rattraperez aisément en post-traitement avec un fichier RAW,
  • jouez le flou volontaire, un danseur dont le visage est net et les bras et jambes flous peut donner une jolie photo (le visage bouge souvent moins vite que les bras et jambes, ça vous aide).
Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière
35 mm – ISO 2 000 – 1/160 ème – f/2 – photo (©) JC Dichant

Pourquoi il faut bannir le flash pour photographier un spectacle de danse !

Soyons clairs :

Utiliser un flash lors d’un spectacle de danse sans en avoir l’autorisation est une insulte aux danseurs, aux chorégraphes, aux professeurs, aux éclairagistes, au public.

Envoyer des éclairs de flash incessants, en plus du bruit de déclenchement s’il s’agit d’un reflex,  c’est pénible pour tout le monde :

  • les danseurs éblouis par vos éclairs et qui peuvent perdre le fil de leur chorégraphie,
  • les encadrants qui ne peuvent plus gérer le déroulement de la représentation aisément,
  • les éclairagistes qui sont perturbés par votre flash,
  • le public qui ne voit que ça.

Sans compter que vous commettez la pire des erreurs en procédant de la sorte : vous dénaturez totalement la scène, vous cassez l’ambiance lumineuse et vous faites des photos banales.

Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière
53 mm – ISO 5 000 – 1/250 ème – f/2 -photo (©) JC Dichant

En cas de très faible luminosité, au lieu d’utiliser le flash privilégiez les objectifs lumineux ouvrant à f/2.8 voire f/1.8 ou f/1.4. Et sachez ne pas faire certaines photos si la lumière disponible ne le permet pas. Toute pratique a ses limites.

Déclencher au bon moment

L’instant décisif cher à Henri Cartier-Bresson ça vous parle ? Lorsque vous photographiez un spectacle de danse, vous ne devriez avoir « que » des instants décisifs. C’est ce qui fait le charme de cette pratique, et sa grande difficulté.

Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière
75 mm – ISO 3 200 – 1/250 ème sec. – f/3.2 – photo (©) JC Dichant

L’instant décisif c’est le saut du danseur, lorsqu’il est à sa hauteur maximale. C’est aussi le mouvement des membres lorsqu’il est à son amplitude maximale. C’est – encore – l’émotion qui se lit sur les visages, les regards, les gestes, tout ce qui fait que le moment est magique ou non.

Capturer ces instants à coup sûr n’est pas faisable. Ne pensez pas qu’il suffit de déclencher de ci de là pour faire des photos mémorables. Il va vous falloir beaucoup de patience, de la chance, du savoir-faire pour réussir. Mais c’est tout à fait faisable si vous anticipez.

Soyez toujours aux aguets : observez le mouvement des danseurs, écoutez la musique, les temps forts, les temps faibles, suivez les éclairages. Une chorégraphie n’est jamais faite au hasard : la relation musique-mouvement est fondamentale. Vous devez arriver à savoir quelques dixièmes de secondes à l’avance qu’il va vous falloir déclencher. Cela s’apprend, avec le temps vous serez de plus en plus à l’aise.

Si vous débutez, faites en sorte de mettre toutes les chances de votre côté. Procurez-vous des cartes mémoire rapides (voir comment les choisir) et utilisez le mode rafale de votre appareil photo. Prendre une seule photo par action c’est diviser par 3/4/5 vos chances de photos réussies. En rafale, la probabilité d’obtenir le bon geste, la bonne pose, le bon regard … la bonne photo est bien plus grande, mettez donc toutes les chances de votre côté ! Avec l’expérience vous apprendrez à vous passer de ce mode et à déclencher au bon moment, tout deviendra plus simple.

C’est d’ailleurs ce que défend Sébastien Mathé, photographe professionnel à l’Opéra Garnier et à l’Opéra Bastille, dans son livre sur les secrets de la photo de spectacle : la rafale ne remplace pas l’anticipation, elle ne fait que multiplier vos chances quand vous débutez. Avec l’expérience, mieux vaut apprendre à déclencher à l’instant précis plutôt que d’arroser large.

Sachez qu’il n’y a aucune honte à prendre 100 photos pour n’en conserver que 5 au final, personne ne vous jugera, seul le résultat final compte. Pour vous donner une idée, je fais en moyenne 600 photos pour un spectacle de 90 minutes, sans mode rafale (j’anticipe beaucoup et je déclenche plusieurs fois manuellement au besoin). J’en garde 25 s’il s’agit d’un travail à livrer, et moins de 20 pour ma sélection personnelle finale. Je supprime tout le reste une fois que les danseurs ont vu les images publiées.

Pourquoi faire des photos de tous les danseurs

Vous êtes parti pour photographier le spectacle de danse de votre enfant, mais qu’en est-il des autres ? Ce n’est pas votre problème, vous ne les photographiez pas ?

Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière
27 mm – ISO 6 400 – 1/180 ème sec. – f/2.8 – photo (©) JC Dichant

C’est une erreur. Pour trois raisons.

La première raison c’est qu’en photographiant les autres danseurs, vous apprenez. Vous multipliez les prises de vue, vous pouvez regarder sur l’écran de votre reflex ou dans le viseur de votre hybride ce que donnent vos réglages et quand vient le tour de votre enfant (s’il ne passe pas en premier …), vous êtes fin prêt. Les spectacles n’ont pas lieu chaque semaine, profitez de l’occasion pour pratiquer.

La seconde raison c’est qu’en photographiant tous les danseurs, vous pouvez faire plaisir à d’autres. Et la photographie est aussi – surtout – une question de plaisir. Offrir une photo réussie à un jeune ou sa famille et voir les regards s’émerveiller, ça n’a pas de prix. Ne manquez pas cette occasion d’être généreux. Vous pouvez même offrir des tirages papier, ça ne coûte pas bien cher et ça fait encore plus plaisir.

La troisième raison c’est qu’en photographiant tout le spectacle vous allez intéresser les professeurs et l’encadrement. Ils ont souvent peu de temps pour la photographie, voire pas du tout, et souvent pas les compétences non plus. Or garder une trace visuelle d’un spectacle est toujours intéressant quand on l’a créé. La plupart des spectacles de danse sont filmés désormais, mais cela ne remplace pas quelques belles photos. De plus si vos images sont de qualité, vous pourrez être invité à d’autres spectacles, autant d’occasions de pratiquer. Et, pourquoi pas, proposer une exposition de vos photos, ce qui est toujours un temps fort dans la vie d’un photographe.

Sachez que ce que souhaitent les professeurs, ce sont des photos d’ensemble, quelques portraits et surtout des visages bien éclairés.

Photographier un spectacle de danse, ce n’est pas photographier un seul danseur en gros plan.

Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière
87 mm – ISO 6 400 – 1/200 ème sec. – f/3.8 – photo (©) JC Dichant

À retenir pour réussir vos photos de spectacle de danse

  1. Anticipez : renseignez-vous sur la scène, l’éclairage et le déroulé avant le jour J
  2. Placez-vous dans l’axe médian de la scène, jamais sur le côté
  3. Shootez en RAW, ISO 6 400 à 8 000, ouverture maximale de votre objectif
  4. Gardez un temps de pose au moins au 1/250e, idéalement 1/500e
  5. Bannissez le flash, préférez un objectif lumineux (f/2.8 à f/1.4)
  6. Déclenchez en rafale pour capter l’instant décisif : saut, amplitude maximale, émotion du visage
Ai-je le droit de photographier un spectacle de danse ?

En général oui, à condition de poser la question à l’organisation en amont, en précisant l’usage personnel, l’absence de flash et de bruit. Les refus sont rares dans ces conditions. En revanche, sans autorisation demandée à l’avance, certains organisateurs peuvent effectivement interdire la prise de vue, notamment lors de concours.

Quel objectif choisir pour photographier la danse en basse lumière ?

Une focale fixe lumineuse (35 mm, 50 mm ou 85 mm à f/1.8 ou f/1.4) donne de meilleurs résultats qu’un zoom à ouverture variable. Si vous devez composer avec plusieurs distances, un zoom lumineux à ouverture constante f/2.8 reste un bon compromis, au prix d’une sensibilité ISO plus élevée.

Faut-il un trépied pour photographier un spectacle de danse ?

Ce n’est pas indispensable mais ça aide à stabiliser les prises avec un téléobjectif lourd sur une longue soirée. Si vous shootez au ras de la scène, un trépied permet aussi de tenir une position basse sans fatigue et d’obtenir un effet de perspective intéressant.

Comment éviter le flou sur les photos de danse sans utiliser le flash ?

Montez en ISO plutôt que de ralentir le temps de pose, ouvrez votre objectif au maximum, et acceptez un peu de bruit numérique en RAW plutôt qu’une photo floue. Le bruit se corrige en post-traitement, le flou de bougé ne se rattrape pas.

Combien de photos faut-il prendre pour un spectacle de danse ?

Il n’y a pas de limite basse. Pour un spectacle de 90 minutes, plusieurs centaines de photos ne sont pas excessives, l’essentiel est le tri final. Mieux vaut 600 photos dont 25 réussies que 60 photos dont 5 réussies.

Photographier un spectacle de danse, en conclusion

Photographier un spectacle de danse est une pratique difficile, qui demande du savoir-faire, un minimum de matériel et beaucoup d’humilité. Vous ne réussirez pas toutes vos photos dès la première fois.

Mais avec le temps, la pratique et avec un peu de patience, vous pouvez faire de bonnes photos que vous aurez plaisir à voir, à partager, à offrir.

Les conseils ci-dessus vous aident à démarrer, mais rien ne remplace l’expérience. Alors faites comme moi, dès que l’occasion se présente, foncez et … faites des photos !


Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion – Tous Droits Réservés