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Histoire Nikon | Épisode 10 : Nikon, NASA et la conquête spatiale

Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Quand Nikon monte en orbite, l’histoire de la photographie change d’échelle. Depuis 1971, la NASA fait confiance à la marque japonaise pour documenter ses missions, du programme Apollo aux programmes modernes comme Artemis. Exigences extrêmes, innovations uniques et boîtiers légendaires, voici comment Nikon est devenu le leader de l’espace.

👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page dédiée à l’histoire de Nikon.

Épisode 1 – Nippon Kogaku et le Baron Iwasaki (1917-1945)
Épisode 2 – Les télémétriques Nikon S et SP (1945-1960)
Épisode 3 – le Nikon F (1959)
Épisode 4 – les objectifs mythiques Nikon NIKKOR mythiques
Épisode 5 – les Nikonos
Épisode 6 – Le Nikon F2
Épisode 7 – Le Nikon F3
Épisode 8 – Les Nikon F4, F5 et F6
Épisode 9 – Nikon et le 7ème Art

Aux origines du partenariat Nikon – NASA

Dès 1971, Nikon devient l’interlocuteur unique de la NASA pour la photographie. La conquête spatiale entre alors dans une nouvelle phase : après les premiers pas sur la Lune, il faut documenter la vie en orbital, les sorties extra-véhiculaires, les réparations, les expériences scientifiques.

Nikon fournit alors un boîtier très particulier : un Nikon F spécialement modifié, motorisé, sécurisé et entièrement adapté aux conditions extrêmes du vide spatial.

La NASA ne veut prendre aucun risque : coupe-circuits, verrous spéciaux, matériaux résistants aux chocs thermiques, documentation rigoureuse. C’est le début d’un partenariat de confiance qui durera plus d’un demi-siècle.

Le Nikon F NASA : un boîtier unique au monde

Pour les missions Apollo tardives, Nikon développe quelques exemplaires d’un Nikon F motorisé, conçu pour être utilisé avec des gants épais, sans rembobinage manuel et avec des sécurités électriques inédites.

Aucun autre boîtier Nikon ne possède ce type de coupe-circuits, ajoutés pour éviter toute étincelle dans une atmosphère en oxygène pur : un risque mortel pour les astronautes.

Produit à très faible tirage, ce Nikon F NASA reste l’un des boîtiers les plus rares jamais construits par la marque.

Le Nikon F2 ne volera jamais… place au Nikon F3

Alors que le F2 aurait pu prendre la relève, Nikon juge le modèle trop récent pour les normes NASA. Le partenariat reprend directement avec le Nikon F3, conçu dès 1980 pour les missions orbitales, la navette spatiale et le laboratoire Spacelab.

Préparé avec une minutie extrême, le F3 NASA se distingue par :

  • des commandes surdimensionnées pour l’usage avec gants,
  • une typographie agrandie pour compenser la perte d’acuité visuelle en microgravité,
  • un verrouillage de la mise au point sur l’infini,
  • des objectifs spéciaux (UV, 55, 105, 35 f/1.4…), souvent produits à la demi-douzaine.

Chaque boîtier est numéroté, documenté, suivi, photographié. La NASA trace tout : optique, boîtier, moteur, poignée, viseur. Certains de ces appareils peuvent être admirés au Nikon Museum de Tokyo.

Small Camera et Big Camera : le F3 dans toutes les configurations

Le Nikon F3 NASA existe en deux versions :

Small Camera : le modèle standard, utilisé avec des films adaptés permettant parfois jusqu’à 72 vues.

Big Camera (F3 250) : version rarissime équipée d’un dos grande capacité permettant jusqu’à 500 vues d’affilée avec des films spécifiques à faible épaisseur. Seulement 13 exemplaires auraient été fabriqués.

Cette configuration était essentielle pour les opérations documentaires : inspection de la navette, relevés de surface, réparations, photographies structurelles.

Les images étaient ensuite scannées et envoyées directement sur Terre pour analyse.

L’arrivée du numérique : D1, D3, D4, D5… puis Z9 en 2024

À partir des années 1990, les systèmes numériques simplifient grandement la transmission des images. La NASA adopte successivement :

  • les systèmes DCS (Kodak/Nikon)
  • le Nikon D1
  • le Nikon D3
  • le Nikon D4
  • le Nikon D5

En janvier 2024, un lot de Nikon Z9 rejoint la Station Spatiale Internationale (ISS) grâce à SpaceX. Des optiques Z montent également à bord, accompagnées de bagues FTZ pour conserver les téléobjectifs en monture F, encore indispensables.

Artemis : Nikon prépare son retour sur la Lune

En février 2024, Nikon annonce que la mission Artemis, qui marquera le retour de l’humanité sur la Lune, sera photographiée au Nikon Z9.

Des firmwares spécifiques sont déjà prévus : gestion thermique, sécurité électrique, utilisation avec gants, modes adaptés aux environnements extrêmes.

La boucle est bouclée : 50 ans après Apollo, Nikon se prépare à poser de nouveau l’œil de l’humanité sur la Lune.

Thierry Ravassod, témoin d’un pan méconnu de l’histoire Nikon

Dans cet épisode, Thierry Ravassod dévoile des informations, des anecdotes et des pièces rares issues de son musée Nikon. Son expertise éclaire une période exceptionnelle où situations inédites et conditions extrêmes sont les moteurs de l’innovation.

FAQ : Nikon et la NASA

Nikon a-t-il vraiment fabriqué des boîtiers spécifiques pour la NASA ?
Oui. Nikon a conçu des versions spéciales du Nikon F et du Nikon F3, puis des reflex numériques et désormais de l’hybride Nikon Z9 avec commandes agrandies, interrupteurs sécurisés et optiques dédiées.

Qu’est-ce que le Nikon F3 “Big Camera” ?
Une version rare équipée d’un dos grande capacité permettant jusqu’à 500 vues avec films spéciaux à faible épaisseur.

Quels boîtiers Nikon sont utilisés aujourd’hui dans l’espace ?
La NASA utilise désormais des Nikon Z9, accompagnés d’optiques Z et de bagues FTZ pour les téléobjectifs en monture F.

Le Nikon F2 est-il allé dans l’espace ?
Non. Nikon ne l’a jamais certifié pour les missions, la NASA est passée directement du Nikon F au Nikon F3.

Les Nikon F NASA sont-ils visibles aujourd’hui ?
Oui, certains sont exposés au Nikon Museum de Tokyo, mais les exemplaires d’Apollo ne sont jamais revenus sur Terre.

Pour aller plus loin

👉 Retrouvez la page complète de la série Histoire Nikon
👉 Lisez l’épisode précédent : Nikon et le 7ème Art : le cinéma à l’honneur
👉 Lisez l’épisode suivant : Les premiers Nikon numériques


Nikon Zf Silver : la nouvelle version argentée du Nikon Zf

Nikon propose désormais une nouvelle déclinaison de son hybride plein format Nikon Zf : une version argentée « Silver », inspirée des appareils emblématiques de l’ère argentique comme les Nikon F ou Nikkormat.

Cette finition au design très authentique renforce le caractère vintage du boîtier, déjà très apprécié depuis son arrivée sur le marché en 2023 par les nikonistes de longue date.

Nikon Zf Silver : la nouvelle version argentée du Nikon Zf
Nikon Zf Silver : la nouvelle version argentée du Nikon Zf

Prix et disponibilité du Nikon Zf Silver

Le Nikon Zf Silver est disponible depuis le 4 septembre 2025, au prix de 2 499 € (boîtier nu).

Le Nikon Zf chez La boutique photo Nikon

Le Nikon Zf chez Miss Numerique

À l’occasion de ce lancement, Nikon a sorti sa palette de couleurs et propose une gamme de six coloris Premium qui habillent les parties extérieures : brun sépia, vert mousse, gris pierre, ainsi que trois nouvelles teintes — brun cognac, bleu canard et rose mauve — qui viendront aussi compléter la version noire déjà existante. Autant dire que si vous êtes fan de mode, vous êtes servi.

Une promotion spéciale est même prévue pour vous aider à craquer : jusqu’au 30 octobre 2025, un étui et une courroie en cuir sont offerts pour tout achat du Zf Silver chez les revendeurs participants (voir la liste sur le site Nikon).

Une alternative « classe » à la version noire

Comparée à la version noire, la déclinaison argentée joue la carte de la distinction visuelle, la « classe » quoi !

Là où le Nikon Zf Noir s’inscrit dans la continuité des hybrides modernes et discrets, tels que les Nikon Z6III ou Z5II, le Zf Silver assume un héritage plus marqué, proche de l’esthétique argentique traditionnelle. Les nikonistes nostalgiques me comprendront.

Dans ma collection ... les NIKKORMAT Silver et Noir
Dans ma collection … les NIKKORMAT Silver et Noir

Ce choix dépasse la simple cosmétique : cette présentation argentée rappelle la mécanique visible des Nikon F, Nikkormat, FM ou FE des décennies passées, quand la finition métallique incarnait la robustesse et l’élégance des reflex.

Tout ce que le Nikon Zfc, APS-C, n’a pas su apporter aux fans de Nikon FM avec sa présentation moins attirante (ce qui n’enlève rien à ses performances). Pour les photographes sensibles à l’histoire de la marque, cette nouvelle version va renforcer le lien affectif avec leur appareil (si, si, j’en connais)

Noir ou argenté : un choix historique chez Nikon

Historiquement, la distinction entre boîtiers noirs et argentés n’a jamais été qu’un simple détail esthétique. Dans les années argentiques, les reporters de guerre et de presse privilégiaient les versions noires pour une raison simple : la discrétion. Un boîtier argenté, dans une rue ensoleillée ou au cœur d’une scène tendue, reflétait la lumière et attirait les regards. Le noir, lui, se faisait discret, et le photographe avec.

Mais cette recherche de discrétion avait un revers. Les boîtiers noirs, peints ou anodisés, finissaient vite par révéler l’argent ou le bronze aux angles et sur les arêtes. Ils laissaient alors apparaître des traces brillantes, signes d’un usage intensif.

À l’inverse, les boîtiers argentés ne cherchaient pas à cacher leur misère matière. Ils accrochaient davantage la lumière, certes, mais vieillissaient avec plus d’harmonie, leur patine renforçant l’impression de robustesse et de vécu.

Une mise à jour firmware tournée vers la créativité

Au-delà de l’apparence, Nikon prépare également une mise à jour firmware attendue courant 2025.
Elle introduira la fonctionnalité « Film Grain », permettant d’ajouter un effet de grain aux photos et aux vidéos.

Associée aux recettes d’images téléchargeables depuis le Nikon Imaging Cloud, cette fonction offrira aux utilisateurs des rendus proches de l’argentique, adaptés à leur style personnel.

Comparatif : Nikon Zf Silver vs Nikon Zf Black

Caractéristique Nikon Zf Silver Nikon Zf Black
Design Finition argentée rétro, héritage argentique Finition noire classique, plus discrète
Coloris disponibles Brun sépia, vert mousse, gris pierre, cognac, bleu canard, rose mauve Noir + nouvelles teintes à venir
Prix (09/2025) 2 499 € (boîtier nu) 2 499 € (boîtier nu)
Public visé Photographes sensibles au design vintage Photographes privilégiant sobriété et discrétion
Usages historiques Inspiré des reflex argentiques civils Héritage des boîtiers reporters de guerre

Un boîtier qui relie passé et présent

Avec le Zf Silver, Nikon enrichit sa gamme hybride d’un modèle qui assume pleinement son héritage visuel tout en offrant les atouts techniques d’un boîtier moderne. Un clin d’œil à l’histoire qui rappelle combien la marque s’appuie sur son passé pour imaginer l’avenir (promis, je n’ai aucune info encore sur les nouveautés Nikon 2026).

Questions fréquentes sur le Nikon Zf Silver

Quelle est la différence entre le Nikon Zf Silver et le Nikon Zf Black ?

Aucune si ce n’est que la version Silver se distingue par sa finition argentée et ses déclinaisons de coloris Premium. Techniquement, les deux modèles sont identiques.

Le Nikon Zf Silver est-il une édition limitée ?

Non, il s’agit d’une version commerciale standard, disponible en continu à partir du 4 septembre 2025.

Qu’apporte la mise à jour firmware prévue en 2025 ?

Elle introduira une fonction « Film Grain » permettant d’ajouter un effet de grain argentique aux photos et vidéos.

En savoir plus sur le site Nikon France.

Le Nikon Zf chez La boutique photo Nikon

Le Nikon Zf chez Miss Numerique


Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 pour Nikon Z : l’ultra grand-angle qui complète le trio lumineux G2

Tamron clôt sa série G2 avec un ultra grand-angle lumineux, le Tamron 16‑30 mm f/2,8 Di III VXD G2.

Troisième opus de la trilogie G2, dénommée Daisangen 2 au Japon, en référence à une main gagnante au mahjong symbolisant une trilogie parfaite, cet objectif rejoint les 28‑75 mm f/2.8 et 70‑180 mm f/2,8 (monture Sony uniquement). L’ensemble forme un trio lumineux dont deux objectifs sont destinés aux hybrides Nikon.

Avec cet objectif grand-angle f/2.8 Nikon Z, Tamron poursuit le développement de sa gamme Nikon, quand Sigma snobe toujours la monture Z. C’est aussi une belle façon d’offrir aux nikonistes une alternative compacte et moins onéreuse aux zooms NIKKOR Z dont le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 (clone probable du Tamron 28-75 mm f/2.8 Di III) et le NIKKOR Z 14-30 mm f/4. S.

Cet objectif chez Miss Numerique

Fiche technique du Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 Nikon Z

Le Tamron 16‑30 mm f/2.8 offre un champ encore plus large (107 degrés en diagonale) que le précédent Tamron 17-28mm f/2.8 Di III RXD. Il repose sur une formule optique optimisée : 16 éléments en 12 groupes, comprenant des lentilles LD et asphériques. Le traitement BBAR‑G2 assure un bon contrôle du flare et des reflets parasites, selon Tamron.

Le moteur autofocus VXD, linéaire et silencieux, autorise une mise au point rapide et précise, idéale pour la photo d’action comme pour la vidéo. Je l’avais constaté pendant le test du 70-300 mm, il y a donc tout lieu de croire que ce 16-30 mm fonctionnera tout aussi bien.

À 16 mm, la distance minimale de mise au point descend à 19 cm (rapport 1:6,4), permettant des compositions en très grand-angle avec accentuation des perspectives. Elle est fixée à 30 cm en position 30 mm (rapport 1:7).

Le fût mesure 104 mm en monture Nikon Z (102 mm en monture Sony), pour un poids de 450 g.

Le Tamron 16‑30 mm f/2,8 Di III VXD G2 est compatible avec des filtres 67 mm, comme les deux autres modèles de la trilogie Tamron G2. Il bénéficie d’une construction tropicalisée.

Vous pouvez personnaliser la bague de contrôle via Tamron Lens Utility (USB‑C), pour un réglage adapté à votre manière de photographier.

Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 pour Nikon Z
Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 pour Nikon Z

Quels usages photo et vidéo avec le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 ?

Selon Tamron, dès f/2,8, le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 affiche un excellent piqué au centre et des bords bien maîtrisés. En paysage ou architecture, il permet de cadrer très large sans distorsion excessive.

Pour la vidéo, son zoom interne, son autofocus silencieux et son faible poids en font un outil efficace pour les tournages mobiles.

Les astrophotographes aimeront son ouverture constante f/2,8 et la correction efficace des aberrations optiques, deux critères importants pour les prises de vue nocturnes.

Comparatif Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 vs Tamron 17–28 mm RXD

Critère 16‑30 mm G2 17‑28 mm RXD
Plage focale 16–30 mm 17–28 mm
Poids (monture Nikon Z) 450 g 420 g
Autofocus VXD linéaire RXD pas‑à‑pas
Formule optique 16 éléments / 12 groupes 13 éléments / 11 groupes
Ouverture max f/2,8 f/2,8
Diamètre de filtre 67 mm 67 mm
Contrôle du flare/ghost BBAR‑G2 revêtement plus ancien

Le gain d’un millimètre en grand-angle peut se révéler déterminant en intérieur ou pour accentuer les fuyantes architecturales.

L’optique gagne en qualité, l’autofocus en réactivité, sans que l’ensemble ne souffre d’un poids excessif (et votre dos avec).

Tamron 16‑30 mm f/2,8 vs NIKKOR Z : compatibilité et alternatives

Cet objectif ultra grand-angle pour Nikon Z, avec sa plage focale 16‑30 mm, offre une vraie alternative au NIKKOR Z 14‑30 mm f/4 S, tout en étant plus abordable que le haut de gamme 14‑24 mm f/2,8 S.

Associé aux 28‑75 mm et 70‑180 mm f/2,8 G2, ce zoom forme, pour les utilisateurs d’appareils Sony, un trio f/2,8 lumineux, homogène, léger, économique, utilisant tous le même diamètre de filtre 67 mm.

Tamron trilogie Daisangen 2 - les 3 zooms Tamron f/2.8 G2
Tamron trilogie Daisangen 2 – les 3 zooms Tamron f/2.8 G2

Les nikonistes devront encore attendre l’arrivée possible du bénéficient désormais aussi du 70‑180 mm f/2,8 G2 qui n’existait qu’en version Sony depuis 2023. La trilogie Tamron G2 hybride plein format est donc désormais une réalité.

Notez que le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 pourrait compléter ces deux Tamron G2. Il est probable qu’il s’agisse d’un clone du 70-180 mm Tamron série 1 et non pas G2, mais je l’ai trouvé plutôt performant sur mon Z6II 24 Mp lors du test. Je vous renvoie vers mon dossier sur les objectifs pour Nikon Z pour en savoir plus.

Tableau comparatif Tamron 16‑30 mm f/2,8 vs NIKKOR Z 14‑30 mm f/4 S

Caractéristique Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 NIKKOR Z 14‑30 mm f/4 S
Monture Nikon Z Nikon Z
Plage focale 16–30 mm 14–30 mm
Ouverture maximale f/2,8 constante f/4 constante
Construction optique 16 éléments / 12 groupes 14 éléments / 12 groupes
Autofocus VXD linéaire silencieux STM (moteur pas à pas)
Distance mini de MAP 19 cm (à 16 mm) 28 cm (à 14 mm)
Rapport de reproduction 1:5,4 1:6,7
Diamètre de filtre 67 mm 82 mm
Tropicalisation Oui Oui
Poids 450 g 485 g
Longueur 104 mm 89 mm (rétractable)
Prix estimé (juillet 2025) 979 € 1229 €

Quelques remarques à la vue de ce comparatif :

  • Le Tamron est plus lumineux (f/2,8) et permet des usages en faible lumière ou avec un flou d’arrière-plan plus prononcé.
  • Le NIKKOR démarre plus large à 14 mm, utile pour l’architecture ou l’immobilier.
  • Le Tamron utilise un diamètre de filtre plus courant (67 mm), compatible avec les autres objectifs G2.
  • Le prix joue en faveur du Tamron, surtout si vous n’utilisez pas un zoom grand-angle très régulièrement.

FAQ sur le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2

Le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 est-il compatible avec les boîtiers Nikon Z ?
Oui. Une version spécifique en monture Nikon Z est disponible dès le 22 août 2025. Elle est pleinement compatible avec tous les hybrides plein format Nikon Z, comme les Z5II, Z6II, Z7II et Z8. Elle l’est aussi avec les Nikon Z APS-C, ce zoom cadre alors comme un 24-45 mm.

Quelle est la différence entre le Tamron 16‑30 mm G2 et le 17‑28 mm RXD ?
Le 16‑30 mm propose une plage focale plus étendue (notamment au grand-angle), une optique plus complexe, un traitement anti-reflet BBAR‑G2 plus efficace, et un autofocus VXD plus rapide et silencieux que le RXD du 17‑28 mm. Le tout sans compromis sur le poids ni l’encombrement.

Quel est le diamètre de filtre du Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2 ?
Il utilise un filtre de 67 mm, identique à ceux des 28‑75 mm et 70‑180 mm f/2,8 G2. Cela permet d’utiliser les mêmes filtres pour l’ensemble de la trilogie Tamron G2.

Est-il adapté à l’astrophotographie ?
Oui. Grâce à son ouverture constante f/2,8, sa faible distorsion et sa bonne correction des aberrations, il se prête bien à la photo de nuit, aux poses longues et à la capture des étoiles en très grand-angle.

Peut-on personnaliser la bague de contrôle ?
Oui. Le Tamron 16‑30 mm G2 intègre un port USB‑C compatible avec le logiciel Tamron Lens Utility. Vous pouvez ainsi reprogrammer la bague de mise au point selon vos besoins (mise au point manuelle, ouverture, ISO, etc.).

Quel est son tarif et où l’acheter ?
Le prix indicatif est d’environ 979 € TTC. Il sera disponible chez les revendeurs photo spécialisés et en ligne, en monture Nikon Z et Sony E.

Mon avis final sur le Tamron 16‑30 mm f/2,8 G2

Le Tamron 16‑30 mm f/2,8 Di III VXD G2 vient compléter une gamme homogène, pensée pour offrir ouverture constante et grande polyvalence.

Si vous cherchez un zoom lumineux Tamron pour couvrir des scènes très larges sans alourdir votre sac ni grever votre budget, c’est l’objectif à considérer sérieusement.

Reste à espérer que Tamron continue à investir sur la monture Z et puisse garantir une compatibilité la plus parfaite possible lors de chéquier mise à jour de firmware Nikon Z.

Disponibilité et tarif

Le Tamron 16‑30 mm f/2,8 Di III VXD G2 sera disponible :

  • en monture Nikon Z dès le 22 août 2025
  • en monture Sony E dès le 31 juillet 2025

Tamron n’a pas encore annoncé le prix officiel de cet objectif grand-angle f/2.8 Nikon Z, mais le prix estimé est de 979 €.

En savoir plus sur le site Tamron.

Cet objectif chez Miss Numerique


Nikon Z6III vs Z6II : comparatif complet pour bien choisir (2026)

Le Nikon Z6III était attendu pour corriger ce qui manquait au Z6II face aux récents Nikon Z8 et Zf. Mais faut-il pour autant franchir le pas et dépenser environ 1 000 € de plus alors que le Z6II reste un excellent boîtier ?

Posons-nous la bonne question : quelles différences concrètes allez-vous sentir sur le terrain, avec vos objectifs, votre pratique, vos conditions de lumière ? Dans ce comparatif Nikon Z6III vs Z6II, je m’appuie sur mes propres essais pour répondre point par point, sans langue de bois.

J’utilise le Nikon Z6III depuis sa sortie, après avoir eu un Z6II, et avant cela un Z6. Voici les différences concrètes que j’ai constatées sur le terrain avec différents objectifs, différents sujets et différentes conditions de lumière : performances, compatibilité, vidéo, sport.

Si vous êtes pressé(e) : Le Nikon Z6III apporte une meilleure réactivité, un autofocus plus fiable, un viseur plus confortable et une vraie avancée en vidéo.
Le Nikon Z6II reste un excellent choix polyvalent et économique. Le bon choix dépend surtout de votre pratique : faible lumière, action, vidéo ou photographie plus contemplative.

Note : mon test du Nikon Z6III est disponible ici.

Avant de plonger dans les spécifications techniques, prenons un instant pour poser le contexte : si vous êtes photographe exigeant(e), que vous avez déjà un parc d’optiques NIKKOR Z ou que vous passez du reflex à l’hybride, vos critères ne sont pas les mêmes que pour un YouTubeur ou un influenceur. Aussi, voyez ce comparatif comme un échange entre passionnés, un peu comme lors d’une balade moto mémorable : on veut du plaisir, de la performance, mais sans compromis inutile.

En clair, je ne vais pas couper les fiches techniques en quatre pour tout détailler, mais vous donner un avis d'utilisateur au quotidien.

Comparatif Nikon Z6III vs Nikon Z6II : différences clés à connaître

La principale différence entre le Nikon Z6III et le Z6II, c’est le processeur Expeed 7 du Z6III (double Expeed 6 sur le Z6II, lire mon test). Ce processeur autorise des calculs plus rapides, ce qui offre :

  • Un autofocus hérité des Z8 / Z9 / Zf piloté par l’IA pratiquement aussi efficace que celui du Z8,
  • l’intégration de toutes les évolutions de la gamme Nikon Z plein format dont le pré-déclenchement et le pixel shifting.
  • La mise à disposition de la plupart des formats et définitions vidéos attendus par les vidéastes, ce qui fait du Z6III un des meilleurs hybrides plein format du marché (mai 2025) pour la vidéo.
  • Et surtout, le Z6III intègre un nouveau capteur plein format 24 Mp partiellement empilé. Nikon fait ici un choix fort : privilégier la qualité d’image et un traitement fluide plutôt que jouer la surenchère des hautes sensibilités.
  • Le viseur du Z6III dispose de 5,76 M de points (3,68 M sur le Z6II), mais plus que sa définition, ce sont sa dynamique et sa luminosité qui le rendent plus agréable à utiliser.

Lire mon test du Nikon Z6III pour avoir tous les détails

Différences techniques principales entre le Nikon Z6III et le Nikon Z6II

Caractéristique Nikon Z6II Nikon Z6III Impact terrain (ce que change vraiment le Z6III)
Monture Nikon Z Nikon Z Même compatibilité avec toute la gamme NIKKOR Z et les objectifs F via FTZ.
Format du capteur Plein format FX 35,9×23,9 mm Plein format FX 35,9×23,9 mm Pas de différence : rendu, profondeur de champ et qualité globale identiques.
Pixels effectifs 24,5 Mp 24,5 Mp Aucune différence : même définition, même équilibre bruit/détail.
Type de capteur CMOS classique Capteur partiellement empilé (stacked) Autofocus plus rapide, blackout réduit, meilleure réactivité en faible lumière.
Processeur Double EXPEED 6 EXPEED 7 Suivi AF plus fiable, vidéo plus avancée, processeur plus réactif.
Rafale 14 i/s 20 i/s (jusqu’à 60 i/s en JPEG crop) Pour sport, animalier, spectacles : plus de chances d’avoir “LA” photo.
Mémoire tampon Limité sur longues rafales Beaucoup plus profonde Les rafales longues ne saturent presque plus avec le Z6III.
Viseur électronique 3,69 M points 5,76 M points Plus confortable : meilleur contraste, meilleure précision en mise au point manuelle, moins de fatigue visuelle.
Écran arrière 3,2” inclinable 3,2” orientable 4 axes Meilleure ergonomie pour vidéo, contre-plongées et verticales
Sensibilité ISO native 100–51 200 (50–204 800 étendu) 100–64 000 (50–204 800 étendu) Montée ISO du Z6III proche de celle du Z6II ; je trouve les RAW du Z6III plus rapides à exploiter en post-traitement.
Stabilisation IBIS Environ 5 stops Jusqu’à 8 stops (selon optique) Vrai gain : plus de photos nettes en basse lumière, meilleure vidéo à main levée.
Autofocus – Détection Visage/œil humain, animal basique Détection améliorée : humains, animaux, véhicules ; algorithmes Z8/Z9 Un des plus gros progrès : l’AF du Z6III “accroche” plus vite et lâche moins.
Autofocus – Sensibilité Jusqu’à –4,5 EV Jusqu’à –10 EV Le Z6III continue d’accrocher presque dans le noir. Très utile en soirée ou intérieur.
Video – Définition 4K jusqu’à 60p 6K/60p RAW, 4K 120p Gain majeur si vidéo : ralenti, récupération couleur, montage plus flexible.
Video – Formats H.264 / ProRes RAW externe N-RAW, ProRes RAW interne Setup plus simple avec le Z6III, plus besoin d’enregistreur externe.
Obturateur électronique Oui (rolling shutter marqué) Oui (rolling shutter réduit) Moins de déformation sur sujets rapides avec le Z6III.
Obturateur mécanique Oui Oui Identique
Stabilisation vidéo (e-VR) Disponible e-VR améliorée Vidéo plus stable à main levée.
Stockage 1× CFexpress/XQD + 1× SD 1× CFexpress/XQD + 1× SD UHS-II Identique ; CFexpress recommandée pour les rafales rapides et vidéo 6K.
Batterie EN-EL15c EN-EL15c Identique, recharge USB possible
Autonomie (norme CIPA) environ 340 vues environ 400 vues Autonomie comparable, légère optimisation sur Z6III.
Connectique HDMI type C HDMI type A (pleine taille) Plus fiable et pratique pour la vidéo.
Poids 705 g 750 g Le Z6III est un peu plus robuste, mais on reste dans la même gamme.
Résistance climatique Protection tous temps série Z Protection tous temps renforcée Meilleure tenue par temps froid/humide, sans que cela ne soit un vrai différentiateur.
Année de sortie 2020 2024 4 ans d’écart = 2 générations d’AF et de vidéo de différence.
Exemple terrain : lors d'un weekend de reportage, dont les soirées (éclairage faible, mouvement constant, scènes lumineuses), j’ai testé le Z6III avec un NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S.

Le Z6III est arrivé à ses limites vers ISO 10 000, l’AF ne montrant aucun signe de ralentissement en soirée et de nuit. Avec le Z6II, l'AF décrochait plus vite en basse lumière.

Avec le Z6III j’ai constaté que la mise au point se verrouille plus vite. Cela ne signifie pas que le Z6II ne fait pas le job — mais pour ce genre de contexte exigeant, le Z6III se sent plus à l’aise.

Vidéo : que vaut le Nikon Z6III face au Z6II ?

Le Nikon Z6III est un excellent choix pour les vidéastes, car :

  • Il enregistre en interne jusqu’en 6K à 60 i/s en N-RAW 12 bits ou Apple ProRes Raw HQ 12 bits (30 i/s max), sans recadrage.
  • Si vous optez pour la 4K à 120 fps, vous devrez composer avec un léger crop, mais vous pouvez aussi filmer en 5,4K en ProRes 4:2:2 HQ.
  • Grâce à sa compatibilité avec l’Atomos UltraSync Blue via Bluetooth, le Z6III peut synchroniser plusieurs caméras pour des tournages multi-caméras.
  • Si vous recherchez des ralentis encore plus poussés, la Full HD à 240 fps est disponible, avec un recadrage réduit d’environ 5 %.
  • Côté stabilisation, Nikon combine une stabilisation électronique à la stabilisation mécanique du boîtier. Cela permet, à partir du flux 6K, de recadrer sans perte de qualité visible avec un facteur de 1,4x pour obtenir une image en 4K ou 2x pour une image en Full HD.
  • Pour ce qui est de la durée de tournage, Nikon annonce 2 heures de vidéo en 4K 60p sans risque de surchauffe. En pratique la captation en 6K RAW sera plus limitée par la capacité de vos cartes mémoire que par la montée en température du boîtier.

Le Nikon Z6III est-il compatible avec les objectifs Nikon F ?

Oui, de la même façon que le Z6II, le Nikon Z6III est compatible avec les objectifs Nikon NIKKOR F AF-S et AF-P pour reflex (ou autres marques compatibles) via l’adaptateur FTZ I ou II.

Cela vous permet de continuer à utiliser vos objectifs NIKKOR F tout en bénéficiant des fonctionnalités modernes des Z6III et Z6II, comme la stabilisation d’image intégrée et l’autofocus performant.

Quelle est l’autonomie de la batterie du Nikon Z6III ?

Le Nikon Z6III utilise la batterie EN-EL15c, similaire à celle de ses prédécesseurs. Cependant, grâce à une meilleure gestion de l’énergie, l’autonomie est légèrement améliorée.

Selon la norme CIPA, très défavorable aux hybrides, l’autonomie du Z6III est d’environ 400 vues contre 340 pour le Z6II.
En pratique, je fais régulièrement 700 photos par charge, avec l’un comme l’autre, dans des conditions normales d’utilisation. Sans utiliser l’écran arrière, en photo de spectacle par exemple, l’autonomie dépasse 900 photos.

De plus, le Z6III prend en charge la recharge via USB-C, ce qui est pratique lors de déplacements.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Le Nikon Z6III en photo de concert

Photo de sport : Nikon Z6III ou Nikon Z6II ?

Le Nikon Z6III est un excellent choix pour la photographie de sport grâce à :

  • une rafale plus rapide : le Z6III monte à 20 i/s, le Z6II plafonne à 14 i/s
  • un autofocus plus performant : son système AF est rapide et précis, avec une meilleure détection et suivi des sujets en mouvement, notamment dans des conditions de faible luminosité.
  • un capteur qui réduit le passage au noir, facilitant ainsi le suivi du sujet en mode rafale

Construction et prise en main : ce qui change vraiment

Nikon Z 6III protection étanchéité par joints toriques
La protection par joints toriques du Nikon Z6III

Le Nikon Z6III bénéficie d’une construction robuste et durable. Son boîtier en alliage de magnésium est à la fois léger, tous temps et étanche à la poussière et à l’humidité. C’est le même principe de construction que le Z6II, mais amélioré, selon Nikon. Je n’ai pas démonté mes boîtiers pour vérifier si c’était vrai. Je sais par contre que je peux utiliser les deux sous la pluie sans crainte.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Le Nikon Z6III en reportage nocturne… pluvieux !

Prix et positionnement : comment choisir entre Nikon Z6III et Z6II

Bien que le prix exact varie en fonction du marché, le Nikon Z6III est vendu entre 2 500 et 2 800 euros pour le boîtier seul, avec des kits incluant un objectif NIKKOR Z en option (je vous recommande le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S).

FAQ : vos questions sur le Nikon Z6III et le Nikon Z6II

Le Z6III est-il compatible avec mes anciens objectifs NIKKOR F ?
Oui via l’adaptateur FTZ I/II : vous pouvez continuer à utiliser vos optiques AF-S ou AF-P, tout en bénéficiant de l’AF et de la stabilisation du Z6III. Cependant, n’oubliez pas que certaines fonctionnalités (comme le pré-déclenchement) peuvent dépendre de l’optique utilisée.

Puis-je utiliser le Z6II pour la vidéo ?
Oui, si vos besoins sont simples : interviews, scènes fixes, clips courts en 4K-30/60. Le Z6II n’offre pas la 6K, pas les ralentis 120p et pas les codecs avancés du Z6III, mais il reste pleinement utilisable pour des vidéos propres et faciles à monter.

Puis-je utiliser le Z6III pour le Vlog ou la création de contenu ?
Absolument : il offre le profil N-RAW, ProRes 4:2:2 HQ, et grâce à la stabilisation combinée (boîtier + optique), il s’impose comme une option sérieuse pour les créateurs et les passionnés de mobilité.

Le Nikon Z6II est-il encore une bonne option en 2026 ?
Oui. Le Nikon Z6II reste un boîtier très polyvalent, fiable et cohérent pour un budget raisonnable. Il convient parfaitement au paysage, au voyage et à la photo de famille. Il montre ses limites en faible lumière et sur les sujets rapides, mais son rapport qualité/prix reste excellent pour ceux qui ne recherchent pas les performances du Z6III.

Le Nikon Z6II sera-t-il encore suivi par Nikon ?
Oui. Nikon maintient un support firmware minimum et une compatibilité totale avec les optiques NIKKOR Z actuelles et futures. Le Z6III recevra davantage d’améliorations fonctionnelles, le Z6II, sans être délaissé, a peu de chances d’évoluer désormais.

Quel boîtier choisir si je viens d’un reflex comme le D750 ou le D610 ?
Le Z6II sera une transition douce, rassurante, et vous retrouverez rapidement vos marques. Le Z6III apporte une vraie accélération (AF, réactivité, viseur, stabilisation) qui change davantage l’expérience de prise de vue. La différence dépend de votre exigence, pas seulement du budget.

Le Nikon Z6III est-il une bonne alternative au Z8 ?
Oui, pour les photographes qui veulent une partie des performances du Nikon Z8 dans un boîtier plus compact et moins coûteux, le Z6III est une alternative crédible et bien moins onéreuse.

Le Nikon Z6III est-il compatible avec Lightroom, Luminar NEO et Capture One ?
Oui, les dernières versions de Lightroom Classic, Luminar NEO et Capture One prennent en charge les fichiers RAW du Nikon Z6III.
Lightroom Classic et les logiciels Adobe sont de plus compatibles avec le format RAW HE (Haute Efficacité) du Z6III, de même que le logiciel Nikon NX Studio (gratuit).

Faut-il attendre une version future ?
Si vous possédez déjà le Z6II et que 24 Mp + 4K-60 suffisent à votre pratique, vous pouvez patienter — la mise à jour n’est pas urgente. Si vous voulez « tout ce qu’il y a aujourd’hui » sans compromis, alors le Z6III s’impose.

Note : pour savoir quel objectif Nikon choisir pour le Nikon Z6III, découvrez le guide complet 2026 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II
Le Nikon Z6III en photo nocturne

À retenir pour votre usage

Si vous êtes amateur de paysage, de voyage ou de photo contemplative, le Z6II peut suffire largement. La dynamique est bonne, la stabilisation du boîtier vous aide à voyager léger et votre pratique ne demande pas forcément des rafales très rapides.
En revanche, si vous aimez photographier tôt le matin, tard le soir ou que vous travaillez souvent sans trépied, le Z6III offre une stabilisation et une tenue ISO plus confortables. C’est le genre de différence qui ne se voit pas sur la fiche technique mais qui se ressent immédiatement sur le terrain : viseur plus agréable, stabilisation plus efficace, meilleure visibilité en lumière basse.

Si vous êtes photographe de mariage, la différence la plus sensible sera l’autofocus. Le Z6III accroche mieux dans les scènes difficiles, les salles sombres et les moments rapides. Vous gagnerez des images nettes et du confort de prise de vue. Le Z6II reste capable, mais vous demandera plus de vigilance, surtout pendant la soirée ou sur les plans en mouvement.

Si vous avez déjà un Nikon Z5 ou un Nikon Z6 première génération, la vraie question est votre niveau d’exigence. Le Z6II sera un passage en douceur, cohérent, sans changement brutal dans vos habitudes. Le Z6III, lui, vous projette dans une génération plus moderne : autofocus plus sûr, viseur plus confortable, meilleure réactivité globale. Ce sont des améliorations qui changent la qualité de votre expérience lorsque vous travaillez depuis longtemps et que vous savez exactement ce que vous attendez de votre matériel.

Si vous venez d’un reflex Nikon D750 et que vous hésitez entre le Z6II et le Z6III, vous allez surtout sentir la différence dans la façon dont le boîtier réagit à vos gestes. Le Z6II reste dans la continuité du D750 : fiable, prévisible, très bon en basse lumière mais sans accélération spectaculaire.
Le Z6III, lui, change la sensation. L’autofocus colle mieux aux sujets, même quand vous photographiez vos petits-enfants en intérieur ou que vous travaillez à main levée par faible luminosité. C’est le type de moment où vous ne voulez pas réfléchir trop longtemps : vous cadrez, vous déclenchez, ça accroche.

Si vous êtes vidéaste itinérant ou que vous filmez régulièrement vos sorties, vos voyages ou vos démonstrations photo, le Z6III prend clairement les devants. La 6K, le ralenti 120p et la stabilisation plus efficace rendent vos vidéos propres et fluides sans devoir sortir tout un kit. Le Z6II suffit pour des clips simples, mais montre vite ses limites dès que vous cherchez un rendu plus soigné ou un montage plus flexible.

Conclusion : Nikon Z6III vs Z6II, lequel choisir en 2026 ?

Le Nikon Z6III est un boîtier polyvalent, performant et bien conçu, adapté à de nombreuses pratiques photographiques. Que vous soyez vidéaste, photographe de sport, ou passionné de paysages, il offre tout ce qu’il vous faut pour vous accompagner dans vos projets photo.

Avec ses nombreuses améliorations par rapport au Z6II, c’est un choix cohérent pour les photographes exigeants qui cherchent un boîtier sans compromis. La mise à jour firmware 2.00 du Z6III a apporté des améliorations de plusieurs fonctions, dont la détection des oiseaux par l’autofocus.

Au final, le Z6III coche toutes les cases d’un boîtier moderne, évolutif et prêt à répondre aux exigences des experts et pros. Si vous cherchiez des réponses avant de sauter le pas, vous les avez. Ce Nikon n’est pas juste une mise à jour, c’est une montée en gamme maîtrisée.


Comment faire du noir et blanc avec un Nikon Z ?

Un lecteur m’a écrit pour me demander comment faire du noir et blanc avec un Nikon Zf. Il s’interrogeait sur l’intérêt de voir les photos en noir et blanc dans le viseur. De plus, il ne comprenait pas pourquoi son logiciel Photoshop affichait les photos en couleur.

Après lui avoir répondu directement, je profite de cette question pour apporter une réponse plus générale sur les hybrides Nikon et approfondir les aspects liés à la prise de vue et au post-traitement des photos noir et blanc.

Le capteur des hybrides Nikon Z, comme celui de tous les appareils photo numériques, ne connaît pas la notion de couleur ou de noir et blanc. Il reçoit de la lumière sur chacun de ses photosites, cette information est ensuite convertie en pixels numériques, en passant au travers d’une matrice qui distingue les couleurs primaires de l’image.

Les hybrides Nikon utilisent un capteur à matrice de Bayer. D’autres marques d’appareils photo peuvent utiliser des capteurs dotés de matrices différentes, comme les capteurs des appareils Fujifilm (technologie X-Trans) ou ceux des appareils Sigma (technologie Foveon). Certains appareils comme les Leica Monochrom utilisent un capteur dépourvu de matrice de Bayer, dédié exclusivement au noir et blanc.

Le rendu final, noir et blanc ou couleur, dépend uniquement de la façon dont l’appareil photo interprète les données du capteur. Si l’appareil est configuré pour produire une image en noir et blanc (monochrome), alors le firmware convertit les informations de couleur portées par chaque pixel en une information monochrome.

Le viseur des Nikon Z permet d’afficher la scène en direct selon le principe de l’image réelle : ce que vous voyez dépend des réglages appliqués au boîtier. Choisissez un Picture Control monochrome et vous verrez la scène en noir et blanc.

Comment faire du noir et blanc avec un hybride Nikon Z ?

Le noir et blanc à la prise de vue

J’en arrive à la question de mon lecteur : « Quel est l’intérêt de la prise de vue en noir et blanc sur le Nikon Zf ? ».

J’imagine qu’il voulait parler de l’intérêt de visualiser l’image en noir et blanc dans le viseur, car l’intérêt de faire du noir et blanc en tant que tel est un autre débat.

Cet intérêt tient à la facilité qu’offre la visée en monochrome : vous pouvez visualiser les effets de la lumière, des couleurs et des contrastes avant de déclencher. Cette possibilité vous permet d’adapter les réglages de votre Nikon Z au rendu que vous souhaitez pour vos images.

L’affichage viseur uniquement (écran arrière désactivé) permet une expérience immersive, proche d’un viseur argentique, en gardant uniquement le rendu noir et blanc dans le viseur.

Les réglages rapides (menu I) peuvent être personnalisés pour accéder très vite au Picture Control, au filtre coloré, à la netteté et au grain.

Comment faire du noir et blanc avec un hybride Nikon Z ?

Un Picture Control monochrome créatif indique à l’appareil photo de produire des images dont le rendu dépend du style choisi. C’est le même principe qu’avec la couleur, appliqué au noir et blanc.

Les Nikon Z récents proposent trois Picture Control monochromes exclusifs : Flat Monochrome, Deep Tone Monochrome et Graphite, chacun avec une tonalité et une courbe de contraste spécifique. En jouant avec ces Picture Control, vous obtenez des images dont le rendu diffère.

Depuis le menu Prise de vue des Nikon Z, vous pouvez personnaliser un Picture Control pour modifier l’apparence de vos photos noir et blanc à d’un style monochrome de base. Vous pouvez ajuster le contraste, la clarté et la luminosité pour affiner le rendu de vos images.

Les Picture Control personnalisés peuvent aussi être créés avec Nikon NX Studio et transférés dans le boîtier via la carte mémoire.

Une fois ces réglages mémorisés, il vous suffit de rappeler le Picture Control concerné pour retrouver immédiatement votre rendu personnalisé.

Je vous conseille d’activer l’affichage de l’histogramme dans le viseur de votre Nikon Z : il vous aidera à maîtriser les hautes et basses lumières dès la prise de vue.

En photo numérique, le contrôle des hautes lumières est essentiel. Veillez à ne pas les saturer, sans quoi vous perdrez les informations portées par les pixels concernés. L’image noir et blanc montrera alors des blancs saturés, « cramés », disgracieux.

Veillez aussi à conserver du détail dans les basses lumières, afin de ne pas les « boucher ».

Enfin, privilégiez le format de fichiers RAW. Il vous permet d’enregistrer toutes les données du capteur : c’est votre négatif numérique. Vous pourrez ensuite développer ce négatif (le RAW) dans votre logiciel photo, comme on le fait en laboratoire argentique en développant le négatif avant de faire le tirage papier.

Sachez également que les hybrides Nikon Z disposent de filtres numériques couleurs intégrés. Vous pouvez activer ces filtres depuis le menu Prise de vue. Vous retrouverez alors la possibilité, comme en argentique, de filtrer certaines couleurs pour modifier le rendu de vos photos noir et blanc.

Comment faire du noir et blanc avec un hybride Nikon Z ?

Le noir et blanc au post-traitement

Le noir et blanc commence à la prise de vue, et prend tout son sens au post-traitement. C’est le même processus qu’en argentique, où les phases de développement et de tirage sont indispensables.

Les logiciels de développement RAW permettent de traiter vos fichiers RAW en noir et blanc, avec toute la souplesse offerte par le laboratoire numérique. En revanche, en réponse à la seconde partie de la question de mon lecteur, certains logiciels n’affichent pas l’aperçu des photos (l’aperçu boîtier) en noir et blanc lorsque vous les ouvrez. Ils réinitialisent l’apparence du fichier et proposent un aperçu en couleur.

Avec le logiciel Nikon NX Studio, l’affichage de l’aperçu noir et blanc est conservé. Pour traiter un RAW dans ce logiciel, utilisez les profils propres à votre boîtier, puis les fonctions de traitement du logiciel Nikon.

Comment faire du noir et blanc avec un hybride Nikon Z ?

D’autres logiciels permettent d’afficher un aperçu conforme à ce que vous voyez sur le boîtier, en noir et blanc : Lightroom, Photoshop, Luminar NEO, PhotoLab, … comme la plupart des logiciels experts capables de gérer les profils d’appareils photo.

Ces logiciels vous permettent de traiter vos photos avec les outils standards, les mêmes que pour la couleur, mais sur la base de fichiers préalablement convertis en noir et blanc.

Enfin, certains logiciels spécialisés dans le traitement des fichiers monochromes permettent de retrouver le rendu des films argentiques. C’est le cas de :

Ces deux logiciels proposés par DxO sont les plus à même de vous donner des photos numériques dont le rendu est très proche de celui des films argentiques. Ils offrent un contrôle très fin de la structure, des hautes lumières et du grain. Ils émulent aussi les rendus des films argentiques les plus connus, tels que Kodak Tri-X, Ilford HP5, Fujifilm Neopan…

Comment faire du noir et blanc avec un hybride Nikon Z ?

Notez toutefois que le recours à un logiciel noir et blanc spécifique n’est pas une obligation. Les logiciels experts cités plus haut permettent d’obtenir des résultats très satisfaisants. Vous pouvez aussi utiliser des presets, ces paramètres prédéfinis qui accélèrent le traitement.

Faire du noir et blanc avec un Nikon Z : pour aller plus loin

Faire des photos en noir et blanc avec un Nikon Z est une pratique simple et séduisante. Vous allez retrouver les sensations de l’argentique si vous avez pratiqué cette technique, et créer des images monochromes grâce à la puissance des logiciels experts.

En vous permettant de viser en noir et blanc, les hybrides Nikon Z facilitent la prise de vue monochrome. Le mode monochrome devient un outil de visualisation autant qu’un outil de rendu.

Nikon a pris soin d’enrichir la liste des Picture Control monochromes sur ses boîtiers récents (Nikon Zf, Z50II, Z5II). De plus, vous pouvez utiliser le service Nikon Imaging Cloud pour télécharger des “recettes” noir et blanc proposées par d’autres photographes. Ces recettes sont l’équivalent, pour votre appareil photo, des presets pour votre logiciel photo.

Comment faire du noir et blanc avec un hybride Nikon Z ?

L’intégration de filtres de couleur numériques dans les Nikon Z est un autre atout pour optimiser le rendu de vos images.

Le logiciel (gratuit) de Nikon vous permet de développer vos fichiers RAW, lesquels peuvent également être traités dans tout logiciel expert.

Je ne peux que vous encourager à pratiquer le noir et blanc numérique. Vous allez renouveler votre approche si vous ne pratiquez que la couleur. Et si vous êtes adepte de la photo noir et blanc argentique, le numérique vous offrira des possibilités étendues avec une facilité inégalée en matière de développement et de tirage.

Pour aller plus loin, je vous invite à découvrir ma méthode de prise de vue et de traitement des photos noir et blanc numériques.


Nikon Z : comment afficher la correction d’exposition dans le viseur

Vous êtes en train de composer votre photo. Vous tournez la molette de correction d’exposition, mais rien ne change dans le viseur de votre Nikon Z : l’image reste identique, trop sombre ou trop claire, sans que vous puissiez juger du rendu.

C’est frustrant. Pourtant, votre boîtier fonctionne parfaitement. Le problème vient d’un réglage oublié.

Pourquoi la correction d’exposition ne s’affiche pas dans le viseur du Nikon Z ?

Le viseur électronique des Nikon Z affiche en temps réel les effets de vos réglages : correction d’exposition, balance des blancs, Picture Control, etc. Nikon appelle cela la visée à image réelle, un terme spécifique à la marque pour désigner l’affichage en direct du rendu final dans le viseur ou sur l’écran.

Mais cette fonction n’est pas activée dans tous les cas par défaut. Pour que le viseur du Nikon Z affiche correctement vos réglages d’exposition, activez l’option Afficher les effets des réglages accessible dans le menu Réglages personnalisés.

Voici où trouver le réglage Afficher les effets des réglages sur les différents modèles :

Astuce : si vous ne trouvez pas le bon menu ou que le nom a changé après une mise à jour firmware, référez-vous toujours au manuel d’utilisation spécifique à votre modèle. Cherchez dans le menu Réglages personnalisés > Appliquer réglages à visée écran ou assimilée.

Deux options sont disponibles :
Toujours : la correction d’exposition et les autres réglages sont visibles dans le viseur, même si un flash est monté.
Uniquement si flash pas utilisé : la simulation de l’exposition est désactivée dès qu’un flash est détecté, mais les effets de couleur (balance des blancs, Picture Control) restent visibles.

Ces options peuvent varier d’un modèle de Nikon Z à l’autre, ou évoluer après une mise à jour du firmware. Référez-vous toujours au manuel d’utilisation de votre boîtier.

Une fois cette fonction activée, le viseur du Z affiche le rendu final : plus clair, plus sombre, ou avec une dominante couleur différente selon vos réglages.

Faites le test vous-même : activez Afficher les effets des réglages sur votre Nikon Z, en choisissant l’option Toujours. Allumez votre boîtier, cadrez une scène, et tournez la molette de correction d’exposition. L’image devient plus claire ou plus sombre immédiatement dans le viseur.

Changez de Picture Control, passez en « Monochrome » : vous verrez le rendu s’adapter en temps réel.

Cette visée à image réelle vous permet d'exposer efficacement, en voyant le résultat attendu dans le viseur avant même de déclencher.

Quand désactiver la visée à image réelle ?

En photo de studio, ou dès que vous travaillez avec des flashs, cette fonction peut devenir gênante. Le viseur électronique ne perçoit que la lumière ambiante, le flash n’étant déclenché qu’au moment de la prise de vue. Résultat : une image sombre ou noire dans le viseur.

Dans ce cas, désactivez la visée à image réelle pour retrouver un affichage clair, calé sur les lampes pilotes ou la lumière ambiante, comme c’est le cas sur un reflex.

Et en vidéo ?

En mode vidéo, aucun réglage à activer : votre Nikon Z affiche toujours les effets visuels en temps réel, quels que soient les paramètres photo.

Conclusion : afficher la correction d’exposition est un confort

Si la correction d’exposition ne change rien dans le viseur de votre Nikon Z, ce n’est pas une panne. C’est simplement un réglage désactivé.

La visée à image réelle, même si ce terme est propre à Nikon, vous offre un véritable aperçu de votre image finale. Exploitez-la, et gagnez en confort de prise de vue.

Tous les conseils de réglage et utilisation de la série Nikon Z


Nikon Z5II : performances, design, prix… et si c’était lui, le bon choix ?

Cinq ans après l’annonce de son hybride plein format d’entrée de gamme, Nikon annonce le Nikon Z5II, son successeur. Dernier modèle de la gamme Z plein format à recevoir l’ensemble des spécifications de la série Expeed 7, le Nikon Z5II a tout d’un grand.

Va-t-il conquérir le cœur des Nikonistes désireux de disposer d’un hybride plein format de 24 millions de pixels orienté photographie ? C’est fort possible. Voici ce que j’en pense après une première prise en main.

Nikon Z5II : performances, design, prix… et si c’était lui, le bon choix ?

Cet hybride chez La Boutique Photo Nikon, revendeur indépendant

Cet hybride chez Miss Numerique en ligne

Avec l’arrivée du Nikon Z5II, les photographes auront l’embarras du choix : si l’on met de côté les Nikon Z6III, Z8 et Z9, orientés photo et vidéo pro, le Nikon Z5II et le Nikon Zf proposent tous deux une fiche technique qui fait la part belle aux prestations photographiques sans trop délaisser la partie vidéo. Mais la tendance est claire : ces deux boîtiers visent davantage les photographes que les vidéastes.

Le Nikon Zf reprend les codes du design vintage, cher aux amateurs de la marque et plutôt tendance ces dernières années. Le Nikon Z5II adopte, lui, un design plus classique. Le boîtier rappelle l’apparence du Nikon Z5, avec des apports ergonomiques issus du Zf et des capacités fonctionnelles modernisées.

Nikon Z5II et NIKKOR Z 40 mm f/2

Vu ainsi, le Nikon Z5II a tout pour satisfaire les amateurs de photographie désireux d’utiliser un plein format avec des optiques NIKKOR Z, comme avec des optiques pour reflex.

Cette proposition est d’autant plus alléchante que le tarif annoncé dès la sortie du boîtier – 1 899 € TTC, boîtier nu – est très attractif. C’est 500 € de moins qu’un Zf, 800 € de moins qu’un Z6III et seulement 800 € de plus qu’un Nikon Z50 II. De quoi envisager le passage au plein format si vous visiez l’APS-C.

Nikon n’est pas allé chercher bien loin pour le contenu de la fiche technique du Nikon Z5II : c’est celle du Zf, agrémentée de quelques petits ajouts sympathiques, sans être essentiels. Cette fiche technique est donc similaire à celle de la plupart des boîtiers utilisant le processeur EXPEED 7, à l’exception des Z8 et Z9 dont les prestations sont plus complètes et haut de gamme.

Caractéristiques principales du Nikon Z5II

  • Capteur : 24,5 Mp stabilisé IBIS 7,5 stops – celui du Zf
  • ISO 100-64 000 en photo, 100-51 200 en vidéo
  • Processeur : Expeed 7
  • Autofocus : 299 points sur 96% avec 77 zones personnalisables (3 fois plus rapide que celui du Z5)
  • AF Suivi 3D, 9 types de sujets détectés, mise au point assurée jusqu’à -10 Ev, mode prédéclenchement 1 sec
  • mode AF-A (bascule automatique entre AF-S et AF-C) en photo et en vidéo (comme Z50II)
  • Rafale jusqu’à 14 vps en RAW et 30 vps en JPG
  • Pixel shift : capable de générer des fichiers de 96 Mp
  • Nouveau viseur 3000 cd/m2 (1000 sur Z5 et Zf)
  • Bouton dédié aux Picture Control sur la capot supérieur, mode maquillage
  • Vidéo : jusqu’à 4K 30p (FX) et 60p DX), LUT’s RED, H265, HLG, NLOG et N-RAW internes ou sur carte SD, 125 minutes d’enregistrement non stop dont 85 mn sur batterie (voir plus bas)
  • Vidéo : VR électronique, zoom haute définition, mode présentation de produits, streaming USB
  • Deux emplacements pour cartes SD UHS-II
  • Design : Corps en alliage de magnésium, finition noire, molettes de réglages, écran arrière sur rotule
  • Prix : Le Nikon Z5II est proposé au tarif public de 1.899 euros boîtier nu à sa sortie (voir le tarif des kits plus bas).

Un résumé des capacités du Nikon Z5II que je reprends en détail ci-dessous suite à ma prise en mains.

Nikon Z5II : caractéristiques principales

Design et ergonomie

Avec le Nikon Z5II, vous êtes en terrain connu en matière de présentation et d’ergonomie. Il dispose d’une poignée plus creusée, à la façon du Z6III, ce qui facilite vraiment la prise en main, comme j’ai pu le constater.

Nikon Z5II – commandes supérieures avec touche d’accès aux Picture Control

L’autre différence ergonomique réside dans la présence d’une touche Picture Control sur le capot supérieur du boîtier. Celle-ci vous permet de modifier le rendu colorimétrique de vos photos d’un simple appui. Vous accédez alors aux 31 Picture Control intégrés ainsi qu’à 9 emplacements pour des recettes d’image que vous pouvez télécharger depuis Nikon Imaging Cloud.

Le Z5II est en effet compatible avec le cloud Nikon, qui vous permet de :

  • télécharger des recettes d’image Picture Control personnalisées,
  • stocker vos photos JPEG et RAW en ligne sans limite de quantité pendant 30 jours,
  • procéder à la mise à jour automatique du firmware de l’appareil photo.

Comme sur le Z5, l’écran supérieur est absent sur le Z5II. Tout le reste est à peu près identique. L’écran arrière est monté sur rotule, ce qui permet la prise de vue photo et vidéo en face caméra. Ce n’est pas le montage le plus rapide à utiliser pour la prise de vue au ras du sol ou bras levés, mais c’est le standard Nikon désormais, fort pratique pour la prise de vue sous tous les angles.

Autre différence notable entre Z5 et Z5II : l’arrivée d’un nouveau viseur électronique dont la luminosité atteint 3000 cd/m². Le Z5 était à 1000 cd/m², tandis que les Zf, Z8 et Z9 sont à 3000. Seul le Z6 III atteint 4000 cd/m² avec son nouveau viseur.

L’écran arrière tactile propose 2,1 millions de points avec une diagonale classique chez Nikon de 3,2 pouces.

Nikon Z5II – écran arrière sur rotule
Nikon Z5II – écran arrière en position face caméra

Un châssis compact

Le Nikon Z5II adopte des dimensions très proches des autres modèles Nikon de 24 millions de pixels comme les Z6III, Zf ou Z5. La différence ergonomique liée à la poignée apporte quelques millimètres supplémentaires en épaisseur, ce qui constitue un avantage sur le terrain, car la prise en main est nettement plus agréable.

  • Nikon Z5II : 134 x 100,5 x 72 mm et 700 gr. 
  • Nikon Z5 : 134 × 100,5 × 69,5 mm et 675 gr.
  • Nikon Z6II : 134 × 100,5 × 69,5 mm et 705 gr.

Bien que le Nikon Z5II dispose d’une poignée plus ergonomique, il reste compatible avec les blocs-poignées Nikon MB-N14 et MB-N11. Ces poignées autorisent une prise en main en mode portrait encore plus ergonomique, ainsi que l’utilisation de batteries supplémentaires. Je doute qu’elles soient indispensables sur un boîtier comme le Z5II, dont le principal avantage, selon moi, réside dans la compacité et le poids limité. Laissons les excroissances de poignée au Z8 et au Z9 monobloc.

La face avant du Nikon Z5II reprend le standard de présentation des récents hybrides Nikon : le nom du boîtier est désormais déplacé sur le capot supérieur. En façade, on retrouve deux touches Fn1 et Fn2 paramétrables.

Le capot supérieur, sur lequel apparaît l’inscription Z5II à gauche, comprend à droite une couronne principale avec verrouillage permettant l’accès aux différents modes experts de prise de vue : P, S, A, M, ainsi que trois modes utilisateur U1, U2, U3, et un mode automatique. La touche dédiée au choix du Picture Control est située entre cette molette principale et la molette arrière.

La face supérieure de la poignée comporte le déclencheur avec le commutateur ON/OFF, le bouton d’enregistrement vidéo, la touche de sélection de la sensibilité ISO et celle de correction d’exposition.

Nikon Z5II – face arrière avec écran tactile et commandes latérales droites

À l’arrière, la disposition est également très classique. Une touche AF-ON est disponible à portée de pouce pour verrouiller la mise au point sans passer par le déclencheur. Le joystick de sélection des collimateurs AF et de navigation dans les menus est bien présent, en complément de la touche multifonction.

L’écran arrière monté sur rotule est utilisable en mode portrait, avec bascule automatique des menus, ce qui facilite la lecture.

Nikon Z5II – trappe batterie Nikon EN-EL15c

La trappe de la batterie se trouve sur la face inférieure du boîtier, tandis que le côté gauche propose deux emplacements pour cartes mémoire au format SD UHS-II. Ce double logement permet de simplifier la gestion des cartes et d’en réduire le coût : les cartes SD sont en effet moins onéreuses que les cartes CFexpress ou XQD.

Nikon Z5II – deux emplacements cartes SD UHS-II

L’aspect extérieur du viseur électronique ne diffère pas de celui des autres boîtiers Nikon Z, hors Z8 et Z9. Je regrette toutefois que le détecteur oculaire soit toujours placé sur la partie supérieure, car il a tendance à être trop facilement occulté par l’entourage de viseur en caoutchouc, ce qui déclenche prématurément la bascule écran-viseur. Le Z50II est mieux pensé à ce niveau-là, avec un détecteur oculaire situé sur la partie inférieure du viseur.

La face supérieure de ce viseur intègre la griffe porte-flash. Le Nikon Z5II ne dispose pas de flash intégré, contrairement au modèle APS-C Nikon Z50II.

Nikon Z5II – connectique

Sur le flanc gauche, on retrouve également, de manière classique, l’accès à la connectique. Le Nikon Z5II propose une prise micro au format jack 3,5 mm, une prise casque, une prise pour télécommande, un port USB-C (permettant la recharge de la batterie), ainsi qu’une prise HDMI de type D.

Un capteur BSI CMOS 24,5 Mp optimisé et un Expeed 7

La différence majeure entre le Nikon Z5 et le Z5II réside dans l’utilisation d’un capteur différent. Le capteur du Z5, hérité de la gamme reflex, était un capteur 24 MP non BSI. Celui du Nikon Z5II est le capteur du Zf, donc CMOS BSI. Il s’agit d’une version probablement très proche de celle du Nikon Z6II. Rappelons que le Nikon Z6III dispose lui d’un capteur semi-empilé dont la technologie diffère.

Autre différence majeure entre le Z5 et le Z5II : l’utilisation du processeur EXPEED 7. Celui-ci est dix fois plus rapide que l’EXPEED 6 qui pilotait le Nikon Z5. Sachant que ce même processeur gère 45 Mp sur le Nikon Z8, inutile de dire qu’il n’est pas à la peine sur un 24 MP. Au-delà d’un traitement d’image de meilleure qualité, le processeur jouant un rôle clé dans la qualité des images sur les hybrides, l’EXPEED 7 permet d’accélérer très nettement la détection autofocus.

La plage de sensibilité ISO s’étend de 100 à 64 000 ISO en photo, et de 100 à 51 200 ISO en vidéo. Mes tests sur le Nikon Zf montrent que ce capteur est particulièrement à l’aise jusqu’à 3 200 ISO, que 6 400 ISO est une valeur tout à fait exploitable, y compris en JPG, et que 12 800 ISO donne de très bons résultats, même sans post-traitement. Au-delà, il faut bien évidemment utiliser le format RAW et recourir au traitement logiciel et au débruitage.

Le capteur du Nikon Z5II dispose de la stabilisation IBIS. Nikon annonce une réduction des vibrations équivalente à 7,5 stops, mais elle est couramment mesurée à 8 stops en pratique avec ce capteur, en raison du mode Focus Point VR, qui permet à la stabilisation de fonctionner de pair avec le collimateur autofocus. La stabilisation est alors ajustée en fonction du mouvement du sujet dans cette zone, comme sur les autres boîtiers récents. Le capteur stabilisé assure la stabilisation même avec un objectif non stabilisé.

L’EXPEED 7 autorise une rafale de 14 i/s en RAW et 30 i/s en JPG. Ces valeurs seront suffisantes pour la photo de sport et la photo animalière. Il s’agit également d’une différence notable avec le Z5, qui visait plutôt des besoins de photographie moins dynamique en raison d’un autofocus aux performances plus limitées.

Un autofocus de Nikon pro

L’autofocus était le seul véritable point faible du Nikon Z5, comme des Nikon Z6 et Z7 séries I et II. Avec l’apport de l’EXPEED 7, l’autofocus du Z5II propose des performances en vitesse de détection et en détection en basse lumière équivalentes à celles des Nikon Zf, Z6III, Z8 et Z9. Autant dire des performances de haut niveau pour un boîtier d’entrée de gamme.

Les caractéristiques de cet autofocus sont donc les mêmes que celles du Zf, à savoir :

  • couverture du champ à 96%
  • 299 points de mesure AF
  • 77 zones personnalisables en photo, 66 en vidéo
  • suivi 3D avec reconnaissance de scène
  • pré-déclenchement avec suivi AF
  • reconnaissance de 9 types de sujets
  • détection AF basse lumière à -10 Ev
  • détection starlight
  • détection du sujet en mode de mise au point manuelle (compatible avec objectifs à mise au point manuelle)

Les sujets reconnaissables sont : humains, chiens, chats, oiseaux, voitures, motos, avions, trains, vélos.

Cet automatisme sait aussi faire la différence entre :

  • chez les humains : visage, yeux, tête, torse (quelle que soit l’orientation du visage, jusqu’à 3 % d’occupation du cadre)
  • chez les animaux : tête, yeux, corps

Pixel shift, pour la très haute définition

Le Nikon Z5II intègre un mode Pixel Shift, fonctionnalité que l’on retrouve en toute logique sur le Nikon Zf. Ce mode permet de capturer jusqu’à 32 vues successives, fusionnées ensuite dans le logiciel Nikon NX Studio pour produire une image finale pouvant atteindre une définition de 96 Mp, disponible en RAW, JPEG ou TIFF.

Contrairement à d’autres marques toutefois, le Z5II ne permet pas encore de réaliser cette fusion directement dans l’appareil. L’utilisation du logiciel maison Nikon NX Studio reste indispensable pour exploiter le Pixel Shift. Espérons qu’une future mise à jour du firmware viendra combler cette limitation.

Un module vidéo qui n’a pas à rougir

Modèle d’entrée de gamme, le Nikon Z5II n’est pas destiné à un usage vidéo professionnel, mais il reste un hybride plein format particulièrement efficace en usage vidéo amateur. Grâce à un autofocus silencieux et réactif, un capteur capable de monter jusqu’à 51 200 ISO en vidéo, un écran orientable sur rotule facilitant les prises de vue face caméra, et une durée maximale d’enregistrement de 85 minutes, le Nikon Z5II s’en sort avec les honneurs.

La prise en charge de l’enregistrement en N-Log, HLG et N-RAW en interne ou sur cartes SD devrait suffire à satisfaire bon nombre de vidéastes amateurs de ces profils d’image. Le slow motion en Full HD à 120p permet de réaliser des ralentis fluides et agréables. Seule la 4K à 60p, limitée au format DX (recadré), pourra être perçue comme une restriction par les vidéastes les plus exigeants (30p en FX).

À noter que Nikon intègre désormais les LUTs RED – marque de caméras vidéo que la société a récemment acquise – directement dans le Z5II. Côté stabilisation, en plus du système mécanique IBIS, une stabilisation électronique est également disponible. Comme sur la plupart des modèles Nikon Z récents, on peut aussi effectuer un zoom haute définition dans l’image vidéo.

Le Nikon Z5II reprend par ailleurs le mode de présentation de produits introduit avec le Z50II. Ce mode ajuste automatiquement la mise au point entre le sujet présenté et la personne à l’image, ce qui simplifie les tournages en éliminant les ajustements manuels constants.

La durée maximale d’enregistrement vidéo par séquence est liée à l’autonomie de la batterie, soit 85 min environ en moyenne. En alimentation continue, cette dure passe à 125 min maximum. Mais ces durées sont fonction des formats, la 4K 60p consomme plus par exemple. La température du lieu de tournage fait aussi varier la durée, mais Nikon ne communique pas le détail des durées avant surchauffe pour chacun de ses hybrides.

Enfin, le Nikon Z5II peut être utilisé en tant que webcam via USB, ce qui le rend pratique pour les visioconférences ou la diffusion sur les plateformes de streaming.

Le boîtier propose une prise casque, une prise micro et un connecteur mini-HDMI. Notez que celui-ci ne permet pas l’utilisation d’un enregistreur externe.

Une batterie compatible

Le Nikon Z5II utilise la batterie EN-EL15c. Nikon annonce une autonomie moyenne de 390 vues, mais les chiffres CIPA sont souvent loin des conditions réelles d’utilisation. Mes tests précédents montrent que l’on est plus proche de 500 à 600 photos par charge si vous ne jouez pas sans cesse avec l’écran arrière (j’arrive couramment à 900 photos avec le Nikon Z6III).

En raison des règles européennes en vigueur, le chargeur n’est pas inclus dans la boîte. Le modèle Nikon MH-34 est proposé en option. La recharge s’effectue directement via le port USB-C du boîtier.

Maintenant que les bases sont posées, entrons dans le détail de la fiche technique.

Fiche technique du Nikon Z5II

Voici la liste de caractéristiques techniques du Nikon Z5II :

  • Capteur : Plein format 24,5 MP
  • Plage de sensibilité :

    • Photo : 100 – 64 000, Lo 1.0, Hi 1.7
    • Vidéo : 100 – 51 200, Hi 2.0

  • Processeur : EXPEED 7
  • Format (photo) : RAW / JPG / HEIF
  • Nombre de collimateurs :

    • Points sélectionnables : 273
    • Zone auto AF : 299 points

  • Sujets détectés : 9 types – personnes, chiens, chats, oiseaux, voitures, motos, vélos, trains, avions
  • Détection AF : -10 EV (à f/1.2)
  • Rafale :

    • Jusqu’à env. 14 i/s en RAW (et 11 i/s en RAW 14 bits)
    • Jusqu’à env. 30 i/s (JPG)

  • Réduction de vibrations :

    • Stabilisation capteur 5 axes
    • Jusqu’à 7,5 stops au centre, 6 stops en périphérie

  • Autonomie : Env. 390 vues
  • Vitesse d’obturation : 1/8000 à 30 s (extensible à 900 s)
  • Taille d’image & cadence vidéo :

    • 4K 60p (crop), 4K 30p
    • Full HD 30p / 60p / 120p

  • Compression vidéo : N-RAW, H.265/264
  • Modes vidéo : N-Log, HLG, SDR
  • Temps d’enregistrement max : Env. 125 min dont 85 mn sur batterie
  • Écran : 3,2 pouces, approx. 2 100k points, orientable
  • Grossissement du viseur : Approx. 0,8x
  • Viseur électronique : Approx. 3 690k points, 3 000 cd/m²
  • Taux de rafraîchissement du viseur : 60 fps
  • Type d’enregistrement : SD (UHS-II)
  • Connectivité : Wi-Fi 2.4GHz / 5GHz, Bluetooth
  • Interface : USB-C 3.2, HDMI-D, prise micro jack, prise casque
  • Dimensions (L x H x P) : Approx. 134.5 mm × 100.5 mm × 72 mm
  • Poids (avec batterie et carte) : Approx. 700 g

Prix et disponibilité

Le Nikon Z5II sera disponible dès le 24 avril 2025 au tarif de :

  • Nikon Z5II (boitier nu) : 1 899,00 € TTC
  • Kit Nikon Z5II + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 : 2 199,00 € TTC
  • Kit Nikon Z5II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S : 2 499,00 € TTC

Jusqu’au 30 juin 2025, un bon de 100 euros est offert pour tout achat d’accessoires Nikon (batterie, chargeur, …).

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Premier avis sur le Nikon Z5II

Le Nikon Z5II est une bonne surprise pour les Nikonistes, comme pour les photographes souhaitant accéder à la gamme hybride plein format Nikon Z. Bien qu’il s’agisse d’un boîtier d’entrée de gamme, sa présentation, sa construction et sa fiche technique en font un hybride plein format déjà très capable. Orienté photographie, il saura également satisfaire les vidéastes amateurs comme avertis.

Les performances du Nikon Z5II méritent d’être vérifiées lors d’un test terrain, mais elles seront en toute logique très proches de celles du Nikon Zf, dont seule la présentation change. Avec son nouveau capteur BSI, un viseur électronique plus lumineux, un accès direct aux réglages du Picture Control, une poignée plus creusée facilitant la prise en main, le Nikon Z5II a tout pour devenir la nouvelle star du monde amateur chez Nikon.

Lors de ma première prise en main, j’ai pu constater que les performances annoncées de l’autofocus correspondaient bien à ce que je connaissais déjà du Nikon Zf, comme du plus récent Nikon Z50II APS-C, piloté lui aussi par l’EXPEED 7.

Hormis l’absence d’écran de rappel sur le capot supérieur, et quelques limitations dans les modes vidéo et en rafale, le Nikon Z5II a tout pour satisfaire les photographes du quotidien, adeptes du reportage, de la photo de famille comme de la photo de sport et animalière. C’est à noter, car le premier Nikon Z5 était plus limité en photo d’action.

Nikon a de plus le bon goût de proposer le Z5II à un tarif très compétitif pour un hybride plein format avec une telle fiche technique. La concurrence n’a qu’à bien se tenir, d’autant plus que la gamme d’objectifs Nikon Z pour le plein format, fixes comme zooms, est désormais bien étoffée.

A qui s’adresse le Nikon Z5II ?

Le Nikon Z5II s’adresse en priorité aux photographes amateurs désireux de passer au plein format, tout comme aux nikonistes utilisant un reflex et souhaitant passer à l’hybride sans se ruiner.

Le Nikon Z5II va également intéresser tous les photographes utilisant un appareil d’une autre marque et désireux de passer à l’hybride plein format, sans forcément remettre en cause leurs choix d’objectifs. Grâce à la large monture Nikon Z, la plupart des objectifs des marques concurrentes sont utilisables via une bague d’adaptation. Un critère à considérer au moment du choix.

Le Nikon Z5II peut aussi représenter une alternative aux hybrides plein format plus musclés, comme le Z9, pour les professionnels cherchant un second boîtier, plus léger, à utiliser en voyage ou en secours.

Les adeptes de photographie urbaine ou de street photography trouveront avec le Nikon Z5II un boîtier particulièrement bien adapté à l’usage d’objectifs à focale fixe comme les NIKKOR Z 28 mm f/2.8 ou NIKKOR Z 40 mm f/2.

Les amateurs de reportage photo opteront de préférence pour la version en kit avec le Nikon Z 24-70 mm f/4 S. Ils pourront également envisager, avec leur revendeur, de passer au Nikon Z 24-120 mm f/4 S pour bénéficier d’un peu plus de polyvalence.

Enfin, les photographes intéressés par un hybride APS-C comme le Nikon Z50II peuvent légitimement se poser la question du passage au plein format. Fiche technique plus étoffée, ergonomie améliorée, gamme optique plus complète, format 24×36, tarif supérieur mais sans excès par rapport à un Nikon Z6III ou Zf : autant d’arguments qui pourraient faire pencher la balance en faveur du Nikon Z5II.

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Nikon Z5II : exemples de photos

Quelques images fournies par Nikon, faites avec le Nikon Z5II.

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Test du Nikon Z50II : le successeur du Z50 tient-il ses promesses ?

Le Nikon Z50II arrive à l’automne 2024 avec l’ambition de remplacer le Z50 et d’offrir un APS-C plus performant. À première vue, il semble identique. Pourtant, sous le capot, tout change. Processeur Expeed 7, autofocus avancé… Peut-il rivaliser avec les hybrides plein format ?

J’ai utilisé cet APS-C pendant près de trois semaines, avec des objectifs NIKKOR Z APS-C et plein format. Dans ce test du Nikon Z50II, je partage mes observations et ce que je pense de cet hybride APS-C qui ne manque pas d’intérêt.

Test du Nikon Z50II

 

Cet hybride Nikon APS-C chez La Boutique Photo Nikon

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Test du Nikon Z50II : que vaut ce nouvel hybride APS-C ?

Première bonne nouvelle : le Nikon Z50II est vendu au même prix de 999 euros boîtier nu que son prédécesseur, le Nikon Z50. Si vous hésitez encore entre les deux, cet argument pourrait suffire à vous convaincre de choisir le nouveau modèle.

Sur le strict plan technique, le Nikon Z50II, bien que plus performant que son prédécesseur, présente toujours quelques lacunes ergonomiques en raison de son positionnement « amateur passionné ». Rien de bloquant toutefois, j’y reviendrai.

Test du Nikon Z50II

Le Z50II reprend le capteur CMOS APS-C de 20,9 Mp du Z50, mais le processeur Expeed 7 améliore ses performances, notamment en autofocus et en vidéo.

20 Mp en 2025 ? Cela peut sembler modeste, surtout face à une moyenne de 24 Mp. Mais notez que 20 Mp est aussi la définition d’un capteur plein format de 45 Mp utilisé en recadrage DX, ce qui suffit à beaucoup.

L’absence de stabilisation du capteur reste un point faible. Notez cependant que peu d’hybrides APS-C à moins de 1 000 euros ont un capteur stabilisé. Nikon met en avant la stabilisation Nikon VR sur ses optiques NIKKOR Z DX, mais la plupart des optiques NIKKOR Z plein format en sont dépourvues. Il faut donc tenir compte de cela si vous comptez utiliser un zoom ou une focale fixe plein format sur cet APS-C.

Le module AF est une excellente surprise. Grâce au processeur Expeed 7, les performances sont améliorées, et l’autofocus du Nikon Z50II offre des résultats comparables à ceux de ses grands frères de gamme. Les 209 points AF (AF point sélectif) et 231 points AF (AF zone automatique) offrent des performances équivalentes, mais des fonctionnalités distinctes.

Il faut bien faire la différence entre un APS-C à 1000 euros et un plein format à 4 500 ou plus. L’autofocus du Nikon Z50II offre moins de modes de détection, mais les modes AF zone automatique et AF suivi 3D sont si efficaces que vous n’aurez pratiquement jamais besoin de plus.

L’autofocus ne fait pas tout, la montée en ISO est aussi un critère important. Celle du Nikon Z50II est identique à celle du Z50 : 100 à 51 200 ISO en standard, mode étendu à 204 800 ISO utile notamment pour la reconnaissance de scène, par exemple.

La seconde différence majeure entre le Z50 et le Z50II réside dans un mode vidéo bien plus complet et performant, grâce à l’Expeed 7, une fois de plus.

Le Z50II offre le format N-Log et le mode HLG vidéo. Il met en œuvre un zoom numérique haute résolution, x2 en mode Full HD. Vous pouvez choisir entre 11 vitesses d’obturation en vidéo, le contrôle manuel de ces vitesses se faisant par le biais de la bague multifonctions.

Pour ce test du Nikon Z50II, je n’ai pas évalué le mode vidéo. Sachez toutefois que vous disposez de :

  • 4K 60p (avec crop)
  • 4K 30p (avec suréchantillonnage à partir du format 5,6K)
  • Full HD 120p
  • N-Log/HLG 10 bits
  • Waveform
  • H.265/HEVC (8/10 bits), H.264/AVC (8 bits)
  • Compatibilité avec [les LUT’s RED](https://www.nikonpassion.com/nikon-luts-n-log-collaboration-red/)
  • LED rouge allumée en face avant pendant l’enregistrement
  • prise 3,5 mm pour un micro stéréo externe et prise casque pour surveiller la sortie du micro
  • retardateur vidéo réglable de 2 à 10 secondes entre appui sur le déclencheur et début de l’enregistrement

Un nouveau mode vidéo « présentation de produits » ajuste automatiquement la mise au point sur l’objet filmé ou l’utilisateur. Libre à vous de mettre votre produit en avant, net quand le reste est flou, ou de vous mettre en avant en floutant l’objet. Ce mode peut s’avérer pratique et vous faire économiser du temps au montage.

Le Nikon Z50II est capable de remplacer votre webcam pour le streaming vidéo, sur YouTube ou Twitch, ainsi que pour des visioconférences de type Zoom. Il se connecte directement à un smartphone ou un ordinateur via USB (UVC/UAC), sans nécessiter Webcam Utility, contrairement au Z50.

Le Nikon Z50II dispose du WiFi, du Bluetooth basse consommation et d’un écran orientable, permettant de vous filmer face caméra ou de faire des selfies.

J’ai apprécié le viseur électronique OLED de 2,36 millions de points. Contrairement à certains concurrents, comme le Fujifilm X-M5 qui impose la visée sur l’écran arrière, il reste confortable même en pleine lumière.

En matière de stockage, inutile d’investir dans des cartes CFexpress ou XQD onéreuses, le Nikon Z50II se contente de cartes SD. Attention toutefois à utiliser des cartes performantes. Avec un mode rafale pouvant atteindre 30 vues par seconde, il faut que les cartes puissent suivre en écriture.

Cet hybride Nikon APS-C chez La Boutique Photo Nikon

Cet hybride Nikon APS-C chez Miss Numerique

Test du Nikon Z50II

Le flash intégré, bien que modeste, permet de déboucher les ombres en contre-jour ou d’apporter un peu de dynamisme aux images. Il saura également commander des flashs distants, à condition que ces derniers acceptent l’éclair du flash comme déclencheur.

Enfin, le boîtier gagne légèrement en volume, améliorant ainsi la prise en main.

Nikon Z50II : Un APS-C assez expert pour vous ?

Certains nikonistes passionnés d’APS-C espèrent toujours un modèle expert, un équivalent hybride du Nikon D500. Je prends le risque de froisser quelques puristes, mais en toute honnêteté, à choisir entre un D500 aujourd’hui et un Z50II, mon choix est vite fait. L’hybride, bien que “pas expert”, est bien plus performant.

Autofocus, montée en ISO, modes de détection, compacité, poids, qualité des fichiers, personnalisation, construction, mode vidéo expert… le D500 est toujours derrière. Je ne dis pas pour autant qu’un éventuel Nikon Z70, Z90 ou autre modèle plus haut de gamme n’aurait pas d’intérêt. Mais “plus expert” signifie aussi “plus cher”, et la vraie question sera alors de savoir quel prix vous êtes prêts à mettre dans un hybride APS-C expert, quand un “soi-disant modeste” Nikon Z50II est disponible à 999 euros. Je vous laisse y réfléchir.

À qui se destine le Nikon Z50II ?

Ce test du Nikon Z50II me l’a montré : il s’adresse à tous les photographes amateurs et passionnés désireux de disposer d’un appareil photo APS-C dont les performances en autofocus et sensibilité sont quasiment identiques à celles des hybrides plein format, à condition d’accepter quelques limitations en matière d’ergonomie et de personnalisation.

Si vous utilisez un Nikon reflex

Le Z50II est la meilleure offre du moment pour passer à l’hybride sans trop dépenser. Vous bénéficiez de la grande monture Z, d’un autofocus performant, d’une visée électronique, d’un écran arrière orientable, d’une belle montée en ISO et d’un mode vidéo complet.

Les objectifs NIKKOR Z APS-C ou plein format et NIKKOR F AF-S ou AF-P sont compatibles sans restriction via la bague FTZ.

Comme je le précisais déjà pour le Z50, le Z50II est, d’un point de vue technique, le remplaçant idéal des reflex Nikon D5600, D7500, mais aussi du D500 (ce que le Z50 n’était pas). Le tout dans un boîtier compact, léger et robuste.

Notez également que la monture Z autorise l’utilisation de tous les objectifs compatibles NIKON Z ou NIKON F, ce qui n’est pas toujours le cas chez les concurrents. À méditer.

Si vous n’utilisez pas encore un Nikon

Le Z50II est l’occasion de tenter l’aventure sans dépenser trop. En tant que boîtier Nikon APS-C à objectif interchangeable, il vous offre tous les avantages des hybrides Nikon, une compatibilité forte avec les objectifs d’autres marques (par exemple, Sony E avec une bague Megadap) et un viseur électronique qui n’a pas à rougir face à ceux des hybrides plein format toutes marques confondues.

Je dois cependant souligner quelques faiblesses relevées lors de mon test du Nikon Z50II. Parmi celles-ci, l’ergonomie, qui n’est pas aussi aboutie que celle des Nikon Z plein format que j’ai l’habitude d’utiliser. Le Z50II suppose un recours plus fréquent aux menus, et l’absence d’écran de contrôle supérieur oblige à consulter plus souvent l’écran arrière ou le viseur.

De même, pourquoi diable Nikon nous prive-t-il d’un affichage en pourcentage du niveau de batterie restant, disponible sur tous les pleins formats, pour ne proposer qu’un indicateur à trois niveaux ? C’est purement logiciel, et c’est aberrant en 2025. Quand la batterie est à 65 % ou 35 %, vous avez une idée précise de l’autonomie restante. Avec un simple indicateur à trois niveaux, l’estimation devient beaucoup plus approximative.

L’autre faiblesse du Nikon Z50II est en effet sa batterie Nikon EN-EL25a, dont la capacité est moindre que celle de la Nikon EN-EL15 des modèles plein format. C’est le prix à payer pour avoir un boîtier plus compact, mais le processeur Expeed 7 consomme plus que l’Expeed 6, et l’autonomie s’en ressent.

Je ne peux que vous inviter à considérer l’achat d’une seconde batterie, d’autant plus que le chargeur de batterie n’est plus fourni avec le boîtier en raison des règles en vigueur en Europe. Il faut donc utiliser la recharge via le port USB, ce qui immobilise l’appareil, ou faire l’acquisition du chargeur Nikon EH-8P.

Notez que les batteries Nikon EN-EL25 du Z50 restent utilisables, sans offrir toutefois la même autonomie que les EN-EL25a (données Nikon Corp.).

Cet hybride Nikon APS-C chez La Boutique Photo Nikon

Cet hybride Nikon APS-C chez Miss Numerique

Test du Nikon Z50II : prise en main

Gabarit et construction

Ce qui m’a surpris en prenant en main le Nikon Z50II, c’est son format et son poids. Habitué aux plein format dont le gabarit est plus généreux, j’ai été agréablement surpris par ce “petit boîtier qui tient dans la paume de la main”. 550 grammes, même si c’est 100 de plus que le Z50, ça reste léger quand un Nikon Z6III pèse 750 grammes.

Test du Nikon Z50II

Vous me direz que c’est logique pour un APS-C, que le Z50 était encore plus léger, et vous aurez raison. Mais à choisir, je préfère porter 100 grammes de plus et bénéficier de meilleures performances et d’une poignée plus creuse qui facilite la prise en main, alors que plusieurs concurrents ne proposent qu’une poignée approximative.

Le Nikon Z50II adopte la même construction que ses aînés, avec un châssis en alliage de magnésium, une protection tout temps (pluie, poussière) et une monture Z métallique.

Lorsque j’ai utilisé le petit zoom NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR, je disposais d’un ensemble très discret, passe-partout, bien plus homogène et performant qu’un reflex APS-C doté d’un AF-S NIKKOR 18-55 mm, par exemple. Cet objectif n’a pas la finition d’un NIKKOR Z plein format, mais ne manque pas d’intérêt pour autant, aussi bien en photo au quotidien qu’en vidéo.

Avec le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S, la différence était sensible, c’est logique. Mais l’équilibre général boîtier + objectif est respecté, et je n’ai pas souffert d’un déséquilibre évident entre la taille/poids du boîtier et la taille/poids de l’objectif. Avec le NIKKOR Z 28 mm f/2.8 ou le NIKKOR Z 40 mm f/2, même remarque. L’ensemble, à chaque fois, s’est avéré très agréable à utiliser. Je vous recommande au passage ces deux objectifs plein format compatibles avec le Z50II : ils remplissent parfaitement leur rôle de focales fixes lumineuses à petit prix.

Je ne peux bien évidemment pas tester chaque boîtier avec tous les objectifs NIKKOR Z, mais j’ai de nombreux retours de lecteurs qui ont monté des téléobjectifs sur le Z50II, comme le NIKKOR Z 180-600 mm, et trouvent l’ensemble très pertinent et utilisable. Si vous êtes concerné(e), demandez à votre revendeur de tester un tel couple et faites-vous votre avis.

Ergonomie, commandes et menus

Avec le Z50II, je me suis retrouvé en terrain connu. Boutons, commandes, menus : c’est du Nikon pur jus. Avec ses bons côtés – un nikoniste s’y retrouve en quelques minutes – et ses moins bons.

Test du Nikon Z50II

Le recours aux menus, accessible via la touche “menu”, reste assez fréquent. Heureusement, le bouton “I” (pour Infos) est personnalisable à loisir et très pratique. L’absence d’écran secondaire sur le dessus du boîtier (comme sur le Nikon Z5) impose de regarder plus souvent que nécessaire l’écran arrière.

Cette ergonomie n’est pas mauvaise, mais elle peut parfois être frustrante lorsqu’il faut aller vite, bien que les deux touches de fonction paramétrables vous facilitent la vie. Il en est de même pour certains aspects plus concrets, comme la trappe pour carte mémoire située sous l’appareil, alors qu’elle est sur le côté sur les pleins formats. Rien de bloquant, mais l’ergonomie fait aussi partie du plaisir que l’on éprouve à utiliser un appareil photo.

Test du Nikon Z50II

Je pourrais aussi vous dire que le Nikon Z50II ne dispose pas d’un joystick arrière, qui permettrait de positionner avec précision et rapidité le point autofocus lorsqu’on utilise un mode AF à collimateur simple. Ce n’est pas critique dans la mesure où le mode AF zone automatique fait très bien son travail. Je n’ai dû recourir au mode AF point sélectif que quelques rares fois pour des besoins spécifiques lors de ce test.

Test du Nikon Z50II

Enfin, j’ai pu apprécier le couple de molettes de réglage avant-arrière, propre à Nikon, ainsi que la personnalisation de l’affichage dans le viseur électronique. Celle-ci n’est pas aussi complète que sur un plein format, mais n’oublions pas que le Z50II est destiné aux amateurs passionnés et non aux professionnels exigeants.

La touche d’accès direct au Picture Control est un bon point, surtout si vous faites souvent du noir et blanc. Le Picture Control monochrome est ainsi très vite disponible.

En résumé, le Nikon Z50II est agréable à prendre en main, simple à manipuler, plutôt intuitif et très personnalisable, sans que les quelques manques relevés ici soient bloquants. Je dirais volontiers qu’il a (presque) tout d’un grand sans en avoir le coût.

Le viseur électronique et l’écran tactile

S’il y a une différence majeure entre reflex et hybride, c’est bien l’utilisation d’un viseur électronique couplé à l’écran arrière tactile. Le Nikon Z50II, contrairement à plusieurs de ses concurrents, dispose d’un viseur électronique clair et lumineux. Ce viseur rend la visée très proche de celle d’un viseur optique de reflex APS-C, mais avec un avantage majeur : il retranscrit en direct les réglages de l’appareil photo.

Test du Nikon Z50II

Ce viseur, que j’ai trouvé proche de celui du Nikon Z6II (mais pas aussi agréable que celui du Z6III), vous permet donc d’ajuster l’exposition tout en observant le résultat dans le viseur avant de déclencher. Il vous offre aussi le rendu du Picture Control choisi, permettant par exemple la photo en noir et blanc avec visée monochrome.

En grand-angle, l’affichage du niveau électronique est un autre avantage. Il manque toutefois certaines options d’affichage présentes sur un plein format, mais absentes sur le Z50II.

Le détecteur oculaire, placé en bas du viseur, est moins exposé à la saleté, un problème courant sur les Z6, Z7 ou Zf.

Les puristes me diront que ce viseur est le même que celui du Z50, et ils auront raison. Doté de 2,36 millions de points, il peut sembler modeste. Toutefois, ne perdons pas de vue qu’il offre une visée bien supérieure à celle d’un reflex APS-C, avec des facilités comme la loupe numérique et l’affichage des informations de prise de vue et des collimateurs AF sélectionnés. Ce qu’aucun reflex APS-C ne propose, puisque son viseur optique ne peut pas afficher ces données.

J’ai pu tester les qualités de ce viseur en utilisant le Nikon Z50II en mode de mise au point manuel (le focus peaking est alors activé), ainsi qu’en soirée avec peu de lumière. La visée électronique s’adapte, et en macro, la fonction de loupe numérique vous facilite la vie. Je n’irais pas jusqu’à dire que je n’ai constaté aucune différence avec les viseurs de mes hybrides plein format Nikon, car j’ai trouvé l’oculaire en caoutchouc très mince et manquant de souplesse.

Précision importante pour les porteurs de lunettes (j’en suis) : le grossissement du viseur est supérieur à celui d’un D7500 (x1,02 contre x0,94). Il profite d’un dégagement oculaire plus généreux (19,5 mm contre 18,5 mm) ainsi que d’une plus grande amplitude de la correction (±3 dioptries contre -2 à +1 dioptrie). En pratique, ça change la donne.

Test du Nikon Z50II

Du côté de l’écran, même constat que pour le viseur. Nikon a repris l’écran tactile du Z50 et l’a intégré sur le Z50II, en permettant son orientation dans tous les sens, y compris face à vous si vous vous filmez. Dans ces conditions, un mode selfie avec retardateur est activé automatiquement. Je regrette toutefois que les affichages soient alors plus limités, encore une question de firmware qui pourrait être vite réglée.

La dalle de 3,2 pouces (8 cm) propose une définition de 1 040 000 points. Ce n’est pas le meilleur écran du marché, mais rappelons que le Z50II vaut 999 euros, et que cette définition d’écran arrière est supérieure à celle d’un D7500 en gamme reflex (922 000 points). J’ai apprécié les fonctions tactiles, notamment pour le déclenchement. Je ne suis pas fan du tactile pour la navigation dans les menus (quel que soit l’appareil), je préfère passer par les commandes latérales, mais c’est personnel.

Test du Nikon Z50II

L’autonomie

Le Nikon Z50II utilise une batterie Nikon EN-EL25a et est compatible avec les batteries du Z50, version EN-EL25 (sans le “a”). En raison de l’interdiction de livrer un chargeur par défaut avec un appareil électronique en Europe, la EN-EL25a autorise la charge dans le boîtier via le port USB. Le seul avantage que j’y vois est la possibilité de recharger l’appareil via une batterie portable, ce qui peut être utile si vous êtes en pleine nature et sans accès à prise électrique. Toutefois, disposer d’un chargeur reste bien plus pratique, surtout si vous utilisez deux batteries, ce qui s’avérera vite indispensable pour une plus grande autonomie. Dans ce cas, vous devrez acquérir le chargeur Nikon EH-8P.

Test du Nikon Z50II

Notez que Nikon fournit le câble USB-C / USB-A nécessaire à la recharge de la batterie, mais attention : si vous l’égarez, tous les câbles USB-C / USB-A ne permettent pas la recharge.

Combien de photos pouvez-vous prendre avec une charge ?

Difficile de donner une autonomie précise, comme pour la plupart des hybrides. L’autonomie de la batterie dépend du type d’affichage que vous utilisez (écran arrière éteint en permanence ou non), du mode autofocus choisi (l’AF-C consomme plus), de l’objectif utilisé (la stabilisation consomme toujours un peu aussi), de l’utilisation de la vidéo, etc.

Tout ça pour dire que j’ai pu faire plus de 300 photos sans problème avec une charge, en utilisant uniquement le viseur électronique. Lorsque je testais différents modes avec l’écran arrière, l’autonomie chutait plus vite. L’Expeed 7 est aussi plus gourmand que l’Expeed 6, même si Nikon a bien travaillé sur la consommation de son processeur.

Par sécurité, je rechargeais l’appareil tous les soirs, d’autant plus que, comme mentionné plus haut, l’affichage de la batterie restante est peu pertinent avec ses seules trois barrettes.

La connectique et la carte mémoire

Sur ce plan, la différence entre le Nikon Z50II et les hybrides plein format est importante. Nikon positionne le Z50II comme un boîtier pour amateurs passionnés, et la connectique en est la preuve.

Vous disposez du WiFi (IEEE 802.11b/g/n/a/ac) et du Bluetooth 5.0 basse consommation (4.2 sur le Z50), comme sur les hybrides Nikon génération Expeed 7. Pour le reste, il faudra vous contenter de :

  • une prise USB-C
  • une prise HDMI type D
  • une entrée audio externe mini stéréo 3,5 mm avec alimentation prise en charge
  • une sortie audio mini stéréo 3,5 mm
  • la possibilité d’utiliser la télécommande filaire Nikon MC-DC3

C’est peu par rapport à un hybride pro, mais pour les usages amateurs passionnés, c’est probablement suffisant.

Du côté de la carte mémoire, le Nikon Z50II dispose d’un unique port pour carte SD, compatible SDHC (UHS-II) et SDXC (UHS-II). Il faut faire avec. Toutefois, l’UHS-II apporte un débit plus important que l’UHS-I du Z50.

Rien d’autre à dire sur l’utilisation de ces cartes SD, si ce n’est qu’elles supposent de retourner l’appareil pour accéder à l’emplacement. J’ai un faible pour le positionnement latéral des cartes, comme c’est le cas sur un plein format, mais ce n’est pas rédhibitoire sur le Z50II.

Cet hybride Nikon APS-C chez La Boutique Photo Nikon

Cet hybride Nikon APS-C chez Miss Numerique

Test du Nikon Z 50 : autofocus et réactivité

En pratique, le démarrage du Z50II est quasi instantané (moins d’une seconde). Ce que je supporte plus difficilement, avec tous les objectifs NIKKOR Z fonctionnant ainsi, c’est l’obligation de déverrouiller le zoom lorsqu’il est en position de repos. Cela prend plus de temps que le démarrage du boîtier, ce qui fait qu’en pratique, je n’utilise pas cette position de repos.

Autofocus : rapide, fiable et stable

L’autofocus, quant à lui, m’a rassuré sur les capacités du Z50II par rapport à celles du Z50. Les 209 points AF (en AF point sélectif) ou 231 (AF zone automatique) permettent au Z50II de faire le point sur la quasi-totalité des sujets avec rapidité, fiabilité et stabilité. Il faut dire que le processeur Expeed 7, conçu pour gérer bien plus de points AF sur un Z8 ou un Z9, a beaucoup moins de calculs à faire sur le Z50II.

Là aussi, difficile de prendre des mesures précises sur le terrain, mais l’AF du Z50II m’a semblé aussi réactif, voire plus, que celui du Z6III, qui utilise le même processeur. Dans tous les cas, il cherche, trouve, se cale et ne lâche pas le sujet. Et ça, c’est très agréable.

En basse lumière, lors de mes tests nocturnes, même constat. Jamais l’AF du Z50II ne m’a laissé en plan, même avec le zoom NIKKOR Z 16-50 mm, dont l’ouverture maximale est plus limitée que celle des focales fixes de la gamme.

Mode rafale : une cadence élevée

Les amateurs de “mitraillette” apprécieront de pouvoir déclencher jusqu’à 30 vues par seconde alors que le Z50 était limité à 11 vps (10 pour le Nikon D500).

Voici toutes les cadences disponibles sur le Nikon Z50II (extrait de la fiche technique Nikon) :

  • Jusqu’à 30 vps
  • Continu basse vitesse : environ 1 à 5 vps
  • Continu haute vitesse : environ 5,6 vps (en utilisant le mode silencieux et avec des réglages de qualité d’image autres que NEF (RAW) et NEF (RAW) + : environ 9,7 vps)
  • Continu haute vitesse (étendu) : environ 11 vps (en mode silencieux : environ 15 vps)
  • Prise de vue haute vitesse + (C15) : environ 15 vps
  • Prise de vue haute vitesse + (C30) : environ 30 vps

C’est plus que suffisant pour couvrir la plupart des sujets. Surtout, j’ai pu noter que cette cadence autorise une mise au point autofocus sans faille, ce qui est là aussi très appréciable (amateurs de photos d’oiseaux, vous allez vous régaler).

Attention cependant : si vous envisagez de shooter à 30 vps, choisissez une carte mémoire avec un débit en écriture compatible, sans quoi vous risquez d’être limité par la mémoire tampon.

Test Nikon Z 50 : qualité d’image

20 Mp seulement pour le Nikon Z50II, ce qui permet à ce capteur APS-C de disposer de photosites plus grands : 4,22 µm de côté (contre 3,17 µm seulement sur un Canon EOS M6 Mk II, par exemple). Un photosite plus grand captant plus de lumière, la montée en sensibilité du Z50II est favorisée.

Bien que le capteur du Z50II soit un “simple” FSI CMOS (il n’est pas rétroéclairé), la plage de sensibilité démarre à 100 ISO et grimpe à 51 200 ISO. En position Hi +2, il est même possible de monter à 204 800 ISO.

Cette sensibilité étendue n’intéresse pas forcément les photographes, mais quiconque doit faire de la reconnaissance de scène. En revanche, photographier à 6 400 ou 12 800 ISO avec le Z50II ne doit pas vous faire hésiter.

Au-delà, le lissage du JPG natif devient trop important et, couplé au niveau de bruit numérique, il ne faut pas espérer des images exemptes de défauts très visibles. En RAW, vous profiterez d’un format plus souple, et un passage dans DxO PureRAW, par exemple, pourra sauver des images que vous n’auriez pas pu envisager avec un APS-C datant de quelques années.

Réservez les valeurs supérieures comme 51 200 ISO pour des images monochromes, faites du noir et blanc granuleux, mais n’espérez pas obtenir des photos exploitables sans un lourd traitement.

Soyons clairs, le Nikon Z50II donne des images de bonne qualité jusqu’à 6 400 ISO, le RAW va vous permettre d’améliorer le résultat à 12 800 ISO. Au-delà, mieux vaut oublier si vous aimez les images piquées et détaillées.

Pour un “petit” capteur APS-C, reconnaissons que c’est déjà pas mal, même si le progrès par rapport au Nikon Z50 ne saute pas aux yeux si l’on considère uniquement la sensibilité ISO.

Stabilisation

Alors que les capteurs des hybrides Nikon plein format sont tous stabilisés (IBIS), celui du Z50II ne l’est toujours pas. J’imagine qu’adapter une stabilisation IBIS sur ce capteur aurait pour conséquence directe de faire grimper le ticket d’entrée, et lorsqu’il faut en rester à 999 euros boîtier nu, il faut bien accepter quelques concessions.

Vous devez donc vous rabattre sur les objectifs NIKKOR Z VR, ce qui tombe bien puisque tous les zooms NIKKOR Z DX actuels sont stabilisés. On en revient donc à la situation des derniers reflex type D500, dont le capteur n’était pas stabilisé non plus.

Mais le problème est plus gênant lorsque vous utilisez des focales fixes, car elles ne sont pas stabilisées dans la gamme NIKKOR Z DX, ni dans la gamme NIKKOR Z plein format compatible APS-C.

A-t-on besoin d’un objectif stabilisé en grand-angle (24, 26, 28, 35 mm) ? Raisonnablement, non. Mais si l’envie vous prend d’utiliser un 50 mm ou un 85 mm, il faut passer par les optiques plein format, et là, le manque de stabilisation capteur peut se faire sentir. Nikon me répondra que l’amateur passionné ne cherche pas forcément à utiliser ces optiques, parfois plus onéreuses que le Z50II, mais quand même… Un 85 mm fixe ne coûte pas le prix d’un NIKKOR Z 58 mm f/0.95 Noct.

De même, si vous utilisez un objectif reflex non stabilisé via la bague FTZ, rien ne sera stabilisé. L’argument majeur en faveur des hybrides Nikon plein format tombe donc avec l’APS-C actuel. Je reprends toutefois une citation extraite du test du Nikon Z50, toujours d’actualité avec le Z50II :

Fort heureusement, la stabilisation intégrée au NIKKOR Z DX 16-50 mm VR se révèle plutôt efficace, puisque même en position 50 mm (équivalent 75 mm), il est possible d’obtenir une image nette à 1/6 s. Pas mal du tout !

Obturation silencieuse

Ce mode, qui rend le Z50II parfaitement silencieux quand il le faut (par exemple pour la photo de spectacle), est un avantage indéniable par rapport aux reflex APS-C.

Pas d’évolution non plus par rapport au Z50 : le temps de pose minimum est de 1/4000ᵉ de seconde (30 secondes pour le temps de pose maximum). Ces valeurs sont identiques en obturation électronique comme en obturation mécanique.

Dynamique et balance des blancs

Plus que la définition du capteur ou la montée en ISO, c’est la dynamique qui fait la qualité finale des images. Une bonne dynamique permet de gérer des contrastes importants, du blanc au noir, sans saturation excessive d’un côté ou de l’autre de l’histogramme.

Le Z50II, comme son prédécesseur, encaisse plutôt bien, même en contre-jour. Pour tirer le meilleur des photos très contrastées, utilisez le format RAW, qui permet de récupérer du détail dans les ombres et les hautes lumières si vous avez exposé pour ces dernières.

J’ai testé le Nikon Z50II avec une balance des blancs réglée en automatique, comme j’en ai l’habitude. Les images sont bien équilibrées, elles peuvent sembler assez froides pour certaines, mais notez que la tendance actuelle dans le monde de la photo favorise ce type de rendu.

Prenez le temps de tester les différents Picture Control du Z50II (il y en a beaucoup, dont trois dédiés au noir et blanc). Ce réglage simple à effectuer peut totalement modifier l’aspect final de vos JPG et vous faciliter la vie en post-traitement RAW.

Test NIKON Z 50 : Vidéo

Comme je l’ai dit en introduction, je n’ai pas testé le mode vidéo du Nikon Z50II. Je vous renvoie à la fiche technique ci-dessus pour connaître les différents modes et formats disponibles.

Nikon Z50II : pour qui, pour quoi ?

Le Nikon Z50II peut vous intéresser si :

  • vous souhaitez passer d’un reflex APS-C Nikon à un hybride APS-C, en montant en gamme,
  • vous souhaitez gagner en compacité (par rapport à un reflex ou un hybride plein format),
  • vous recherchez un hybride APS-C disposant d’une ergonomie bien pensée,
  • vous souhaitez bénéficier de la qualité d’image et de la réputation Nikon,
  • vous recherchez un petit hybride protégé contre la poussière et l’humidité,
  • vous recherchez un petit APS-C pour la photo de rue ou de tous les jours,
  • vous souhaitez un second boîtier léger mais efficace pour réutiliser vos objectifs NIKKOR Z.

Le Nikon Z50II va moins vous intéresser si :

  • vous désirez un hybride expert-pro disposant de toutes les fonctions avancées d’un plein format expert-pro,
  • vous recherchez un hybride APS-C pro pour la vidéo,
  • votre budget boitier+objectif est inférieur à 1 000 euros.

Verdict : Le Nikon Z50II, un APS-C convaincant ?

Le Nikon Z50II était attendu, et il ne déçoit pas. Performant, réactif, doté d’un excellent autofocus, il rivalise avec des hybrides bien plus chers.

Son encombrement et son poids en font un appareil pertinent lorsqu’il s’agit de photographier au quotidien, sans vouloir pour autant transporter un ensemble plus lourd et imposant. J’ai beaucoup apprécié de passer des heures avec le Z50II en main, tout en parcourant la ville comme la campagne.

Dans le segment des hybrides à moins de 1 000 euros, ce Z50II n’a pas à rougir. Il est doté d’une grande monture Nikon Z qui le rend compatible avec tous les objectifs NIKKOR reflex AF-S/AF-P ou hybrides, d’un capteur à la dynamique élevée montant bien en sensibilité, et d’un autofocus digne des hybrides pros Nikon. C’est la bonne affaire du moment en gamme Nikon Z APS-C.

Le viseur OLED et l’écran tactile orientable face caméra sont deux atouts supplémentaires, de même qu’un mode vidéo plutôt bien fourni pour un appareil censé s’adresser aux amateurs.

Tout n’est pas parfait : l’absence de stabilisation capteur et une ergonomie logicielle perfectible restent des points à améliorer. Difficile de trouver mieux à ce tarif, une mise à jour firmware pourrait encore l’améliorer.

Le Z50 péchait aussi par un manque crucial d’objectifs NIKKOR Z DX. Ce manque est corrigé en 2025, avec plusieurs zooms VR et des focales fixes à grande ouverture. L’utilisation de téléobjectifs plein format ne semble pas poser de problème particulier à ceux qui le pratiquent. Le tableau final penche donc largement en faveur de ce petit hybride Nikon.

Cet hybride Nikon APS-C chez La Boutique Photo Nikon

Cet hybride Nikon APS-C chez Miss Numerique

Exemples de photos avec le Nikon Z50II

Cet hybride Nikon APS-C chez La Boutique Photo Nikon

Cet hybride Nikon APS-C chez Miss Numerique


Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Entre juin et septembre 2024, Nikon a dévoilé une nouvelle série d’objectifs à focale fixe lumineux en monture Z, très attendus des photographes experts. Avant le NIKKOR Z 50 mm, Nikon a lancé le NIKKOR Z 35 mm f/1.4. Deux focales complémentaires, pensées pour séduire les adeptes du reportage, du portrait et de la photographie de rue, mais aussi pour répondre aux attentes des utilisateurs en quête de belles optiques lumineuses sur monture Z.

J’ai eu l’occasion de tester ces deux objectifs simultanément. Après avoir passé en revue le 50 mm, voici le test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4, une focale qui promet un équilibre subtil entre polyvalence et caractère optique. Qu’en est-il réellement ?

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon

Cet objectif chez Miss Numerique

Test NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : pourquoi cet objectif ?

Souvenez-vous… À la fin de l’été 2018, Nikon frappait un grand coup en annonçant ses premiers hybrides plein format, les Nikon Z6 et Z7, accompagnés de trois objectifs, dont deux focales fixes : les NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S et NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S.

La surprise était de taille pour les nikonistes habitués à voir arriver en priorité des objectifs f/1.4. Historiquement, les optiques f/1.8 venaient souvent compléter la gamme plus tard, avec un positionnement tarifaire plus accessible. Mais cette fois, Nikon inversait la logique : priorité aux f/1.8.

Puis, en septembre 2020, nouveau virage stratégique avec l’annonce du NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S, suivi du NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S. De quoi semer le doute chez les fidèles de la marque : y aurait-il un jour des f/1.4 ? Une alternative plus abordable aux f/1.2 aux tarifs stratosphériques ?

Finalement, cette gamme f/1.4 est bien arrivée… mais une fois encore, pas comme les nikonistes l’attendaient.

Les nouveaux NIKKOR Z 35 mm f/1.4 et NIKKOR Z 50 mm f/1.4 affichent bien cette grande ouverture, mais ils ne reprennent pas la formule premium des séries S, contrairement aux versions f/1.8. En revanche, leur prix plus doux (hors promotion) a de quoi séduire ceux qui tiennent à leur précieuse ouverture f/1.4 sans vouloir assumer le coût, l’encombrement et le poids des f/1.2.

De mon côté, j’ai fait un choix intermédiaire avec les NIKKOR Z 40 mm f/2 et NIKKOR Z 28 mm f/2.8, mes compagnons du quotidien en photo urbaine. Un choix pragmatique, mais qui me laisse sur ma faim : bien que j’apprécie ces focales, un 35 mm correspond davantage à mes habitudes. Il m’importait donc de voir ce que ce NIKKOR Z 35 mm f/1.4 pouvait m’apporter… ou non.

J’ai testé cet objectif sur mon Nikon Z6III, en parallèle du NIKKOR Z 50 mm f/1.4, dans les mêmes conditions. Et la question de départ restait la même : pourquoi proposer un objectif dont la formule optique est moins ambitieuse, alors que le 35 mm f/1.8 S jouit déjà d’une bonne réputation ? Est-ce si crucial d’afficher f/1.4 sur un objectif pour séduire les nikonistes ? Pourquoi Nikon n’a-t-il pas plutôt proposé un NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S, qui aurait le mérite de surclasser le f/1.8 S ?

Comme pour le 50 mm f/1.4, mon test s’est attaché à répondre à ces interrogations : les performances optiques sont-elles au niveau attendu d’un f/1.4 ? Quels sont les écarts en matière de construction et de rendu avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S ? Faut-il sacrifier certaines exigences pour accéder à une plus grande ouverture ?

Avant d’en venir aux conclusions, une chose est sûre : j’ai pris autant de plaisir à utiliser ce 35 mm f/1.4 que le 50 mm f/1.4. Son encombrement, son poids et sa taille sont quasiment identiques à ceux de la version f/1.8 S, ce qui en fait un compagnon discret et maniable. Mais en matière de qualité d’image, il y a plus à dire…

Test NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Test NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : pourquoi un f/1.4 en monture Z ?

Soyons pragmatiques : ouvrir à f/1.4, c’est gagner 2/3 d’IL par rapport à f/1.8. C’est un avantage, mais ce n’est pas non plus une révolution, surtout avec les hybrides actuels qui compensent aisément la perte de lumière en montant en ISO sans trop sacrifier la qualité d’image.

Dans le test du 50 mm f/1.4, j’ai signalé l’importance de maîtriser la profondeur de champ : à pleine ouverture, la zone de netteté devient si réduite qu’elle peut compliquer la mise au point à courte distance. Avec un 35 mm, cette zone est un peu plus généreuse, mais la différence entre f/1.8 et f/1.4 reste subtile. À 2 mètres de distance, vous disposez d’une profondeur de champ de 0,27 m à f/1.4 contre 0,34 m à f/1.8. Ces 7 cm d’écart peuvent parfois vous poser problème. Ce n’est pas anodin, surtout si vous travaillez à faible distance. Cela peut impacter la lisibilité de votre sujet et la précision de votre mise au point. Un détail à garder en tête, notamment pour la photographie de rue ou le portrait rapproché.

Cela étant dit, si vous rêvez toujours d’un 35 mm ultra-lumineux, préparez-vous : si un NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S voit le jour, il risque de s’aligner sur le tarif du NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S, soit environ 2 400 euros. Autant dire que ça pique… et pas seulement sur l’image.

Je vais donc répéter ici ce que j’ai dit à propos du 50 mm f/1.4 : Nikon a fait un choix stratégique en proposant un NIKKOR Z 35 mm f/1.4 à la formule optique moins ambitieuse que celle du 35 mm f/1.8 S, bien en dessous d’un f/1.2 S, mais nettement plus accessible. Avec un avantage tarifaire de 270 euros en faveur du f/1.4 (hors promotion), l’écart est plus marqué que pour le 50 mm. De plus, ce 35 mm f/1.4 pèse 45 g de plus que la version f/1.8, un surpoids modéré mais à prendre en compte.

Enfin, notez que monté sur un hybride APS-C Nikon Z50II, Z fc ou Z30, ce 35 mm f/1.4 cadre comme un 52,5 mm, une focale idéale pour le reportage et la photographie du quotidien. Un argument de plus pour ceux qui cherchent une optique polyvalente et lumineuse, sans pour autant exploser leur budget.

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Analyse détaillée du NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Qualité de construction

Avant même de parler qualité d’image, une question revient souvent : qu’en est-il de la construction ? Un f/1.4 d’accord, mais pas au détriment des matériaux et de la finition. Sur ce point, le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 ne déçoit pas. Certes, il n’appartient pas à la série S, mais il ne donne à aucun moment l’impression d’un objectif au rabais.

Posez-le à côté d’un modèle S et la différence visuelle est minime. Le commutateur AF/M est absent, mais en contrepartie, il embarque deux bagues de contrôle : l’une pour la mise au point, l’autre personnalisable, là où les modèles S se contentent souvent d’une seule.

Côté encombrement, il n’y a pas non plus de rupture marquée avec le 35 mm f/1.8 S. Avec 74,5 × 86,5 mm pour 415 g, il est guère plus volumineux que son équivalent f/1.8 tout en étant 12% plus lourd (73 × 86 mm pour 370 g pour le f/1.8).

Pour l’usage en conditions difficiles, Nikon a pensé à l’essentiel : des joints d’étanchéité protègent efficacement contre les infiltrations de poussière et d’humidité. Quant à la monture, elle est bien métallique, un point rassurant pour la robustesse.

Autre élément à noter : la distance minimale de mise au point reste proche de celle du 35 mm f/1.8 S, avec 27 cm contre 25 cm. Et pour finir, un détail appréciable : Nikon fournit le pare-soleil d’origine sans supplément. Un petit plus qui évite d’aller chercher un accessoire en option.

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Prise en main, stabilisation et autofocus

La bague de mise au point est suffisamment large et agréable à manipuler, offrant une bonne fluidité. La retouche manuelle du point est d’une simplicité absolue : il suffit de tourner la bague en mode autofocus pour affiner la mise au point. En revanche, passer en mise au point manuelle demande une manipulation supplémentaire via les commandes du boîtier, en l’absence de commutateur dédié sur l’objectif.

Côté autofocus, rien à redire : la mise au point est rapide et précise, portée par une double motorisation pas-à-pas STM Nikon. Le fonctionnement est fluide et, à l’oreille, je ne l’ai pas trouvé plus bruyant que celui de mon 85 mm f/1.8 S (je n’avais pas de 50 mm f/1.8 S sous la main pour comparer).

Un détail à noter : cette motorisation autofocus, combinée à certains choix de conception, explique pourquoi cet objectif est plus long que les versions f/1.4 pour reflex. J’apprécie un autofocus efficace et discret, mais si l’objectif avait été raccourci de quelques centimètres, il aurait gagné en compacité, ce qui ne me déplairait pas.

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon

Cet objectif chez Miss Numerique

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Performances optiques : piqué, homogénéité, flare, aberrations chromatiques et vignettage

Ce NIKKOR Z 35 mm f/1.4 adopte une conception optique plus simple que celle du 35 mm f/1.8 S, et c’est logique : il fallait bien marquer une différence. Il embarque 11 éléments en 9 groupes, dont deux lentilles asphériques, alors que le f/1.8 S dispose de la même structure de base, mais avec deux lentilles en verre ED, trois lentilles asphériques, et surtout un traitement nanocristal pour limiter les reflets et améliorer le contraste. Ce traitement est absent sur ce f/1.4, tout comme il l’est sur le NIKKOR Z 50 mm f/1.4.

Si l’ouverture f/1.4 est séduisante sur le papier, cet objectif présente quelques faiblesses. Le vignettage, par exemple, est bien marqué à pleine ouverture et met du temps à s’atténuer. Il faut fermer jusqu’à f/4 pour en être débarrassé. Cela dit, sachez que Nikon applique des corrections logicielles via le firmware dans les fichiers NEF. Il devient difficile d’évaluer les défauts sur des fichiers bruts de nos jours, mais au final, si vous utilisez un logiciel capable d’interpréter ces corrections intégrées, le traitement n’en est que plus simple et rapide.

Autre point : j’ai constaté un niveau d’aberrations chromatiques assez visible, en particulier sur les branches d’arbres en arrière-plan où elle se remarquent toujours le plus. Si vous photographiez souvent en extérieur, notamment des scènes de nature, il faudra prévoir une correction en post-traitement pour supprimer ces franges colorées.

Enfin, avec les capteurs 45 Mp, cet objectif montre ses limites en termes de résolution. La version f/1.8 S s’en sort nettement mieux sur ces boîtiers exigeants. Sur des capteurs de 20 ou 24 Mpx, en revanche, la différence est bien moins marquée et la qualité d’image reste très satisfaisante.

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Faut-il voir dans tout cela un objectif au rabais ? Pas vraiment. C’est un équilibre subtil : ce 35 mm f/1.4 n’a pas la complexité optique du f/1.8 S, mais il reste intéressant pour plusieurs raisons. Son tarif est plus accessible (jusqu’à 350 € d’écart en promotion), son encombrement et son poids sont quasi identiques, et sur un capteur standard, il délivre une image tout à fait exploitable.

Là où il tire son épingle du jeu, c’est en basse lumière : la combinaison de l’ouverture f/1.4 et d’un joli bokeh permet de sublimer les scènes nocturnes, notamment en ville. Le flou d’arrière-plan est plus marqué que sur le 35 mm f/1.8 S, ce qui renforce son intérêt pour les scènes avec portraits ou la photo urbaine.

En fait, si je peux reprocher au 35 mm f/1.8 S son rendu trop neutre, presque clinique, ce 35 mm f/1.4 a un peu plus de personnalité. Ses défauts existent, mais il propose un caractère optique distinct qui le rend plus séduisant pour certains types d’images. Tout cela est fort personnel, je vous l’accorde.

Les vidéastes, eux, auront des critères de sélection différents des photographes. Et bonne nouvelle : l’autofocus est réactif et plutôt silencieux, avec un focus breathing bien maîtrisé. En d’autres termes, les changements de mise au point provoquent peu de variations de cadrage, un plus en vidéo.

Disons que si la version f/1.8 S est plus polyvalente et plus homogène, ce 35 mm f/1.4 a pour lui un rendu plus expressif, un bokeh plus marqué, et un prix plus abordable que le possible NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S. Un compromis intéressant pour qui cherche une optique lumineuse sans exploser son budget.

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Pourquoi choisir le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 ?

Face au NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S

Lorsqu’il s’agit de choisir entre ces deux objectifs, la question du prix joue souvent un rôle décisif puisque, par ailleurs, ils sont physiquement semblables.

Hors promotion, le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 affiche un tarif environ 270 euros inférieur à celui du 35 mm f/1.8 S. Mais en période de promotion, l’écart peut être plus important encore, rendant le choix plus complexe.

Si le prix est un critère secondaire pour vous, c’est l’usage qui fera pencher la balance. L’ouverture f/1.4 permet de capter plus de lumière, un avantage appréciable en faible luminosité ou en photographie de nuit. Elle génère également un bokeh plus marqué, ce qui peut être un atout pour les portraits ou les scènes où l’isolation du sujet est importante.

En revanche, cette version f/1.4 présente un vignettage plus prononcé à pleine ouverture, qui met du temps à disparaître en fermant le diaphragme. Ceci dit, les photographes aimant ajouter du vignettage à leurs photos en post-traitement vont gagner du temps grâce au vignettage natif à grand ouverture. Sur les capteurs haute résolution, la formule optique montre ses limites en matière de netteté et de restitution des détails.

Ces points ne sont pas forcément problématiques pour tous les usages, mais ils sont à considérer selon vos attentes en termes de qualité d’image.

En fin de compte, il n’y a pas de choix meilleur entre ce f/1.4 et le f/1.8 S :

  • si vous privilégiez une ouverture plus lumineuse et un rendu d’image plus doux, le 35 mm f/1.4 peut être une bonne option,
  • si vous recherchez avant tout une qualité d’image optimale sur toute la plage d’ouverture, le 35 mm f/1.8 S reste une alternative plus homogène, notamment avec 45 Mp.

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Face au NIKKOR Z 40 mm f/2

Un 35 mm et un 40 mm ne jouent pas exactement dans la même catégorie, toutefois il me semble intéressant de poser la question de l’alternative NIKKOR Z 40 mm f/2. Cette focale fixe plus accessible encore peut être une alternative intéressante si vous recherchez une optique compacte et lumineuse, vous évitant d’avoir à choisir entre 35 et 50 mm.

Léger, discret et abordable, le 40 mm f/2 est particulièrement apprécié pour la photo de rue et le reportage au quotidien. Il se glisse facilement dans un sac et permet de capturer des images spontanées sans attirer l’attention. En comparaison, le 35 mm f/1.4, avec son ouverture plus généreuse, offre un meilleur contrôle de la profondeur de champ et une plus grande latitude en basse lumière, mais au prix d’un gabarit plus imposant et d’un tarif plus élevé.

Le choix entre ces deux focales dépendra donc de vos priorités :

  • si la compacité et la discrétion priment, le 40 mm f/2 reste un excellent compromis,
  • si votre envie est de maximiser le flou d’arrière-plan et d’exploiter pleinement une ouverture f/1.4, alors le 35 mm f/1.4 se justifie davantage.

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

En résumé

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 peut vous intéresser si :

  • vous cherchez une focale fixe plus légère et discrète qu’un zoom 24-70 mm ou 28-75 mm pour la photo de rue et le reportage,
  • vous voulez compléter votre parc optique avec une focale fixe passe-partout à grande ouverture,
  • vous voulez disposer du duo historique 35 mm f/1.4 + 50 mm f/1.4,
  • vous souhaitez un équipement 100 % NIKKOR Z sans passer par la bague FTZ (contrainte qu’impose l’AF-S NIKKOR 35 mm f/1.4 en monture reflex sur un hybride).

Le NIKKOR Z 35 mm f/1.4 va moins vous intéresser si :

  • vous avez déjà un NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S ou un NIKKOR Z 40 mm f/2,
  • vous voulez la meilleure qualité d’image possible à toutes les ouvertures et distances,
  • vous utilisez un Nikon hybride de 45 Mp plus exigeant que le 24 Mp,
  • le budget n’est pas un problème et vous vous dites que l’option NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S est attirante malgré les probables 1 700 euros de plus qu’il vous en coûtera si cet objectif voit le jour.

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 35 mm f/1.4 : ma conclusion

Cet objectif s’impose comme un compromis intéressant entre grande ouverture, gabarit contenu et tarif raisonnable. Certes, il montre quelques limites optiques, notamment avec les capteurs 45 Mp, mais il se distingue par son bokeh plus prononcé et sa meilleure gestion de la lumière en conditions difficiles.

Alors, quel 35 mm Nikon choisir ?

Si vous cherchez un rendu le plus détaillé possible, le 35 mm f/1.8 S est plus performant, à condition d’accepter son tarif plus élevé.

En revanche, si vous préférez une grande ouverture pour un meilleur flou d’arrière-plan et plus de latitude en basse lumière, le 35 mm f/1.4 est une alternative pertinente, plus abordable et sans compromis sur la construction.

Enfin, tout dépend aussi du Nikon Z que vous utilisez. Sur un capteur 20 ou 24 Mp (Z5, Z6I/II/III, Zf et APS-C), la différence de piqué sera moins perceptible. En revanche, vignettage et moindre résolution sont toujours bien présents, quel que soit le capteur, 20 ou 24 Mp.

Des photos avec le NIKKOR Z 35 mm f/1.4

Voici quelques autres photos réalisées avec cet objectif pour ce test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4.

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

Test du NIKKOR Z 35 mm f/1.4 complet et comparatif avec le 35 mm f/1.8 S

En savoir plus sur le site Nikon France.

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon

Cet objectif chez Miss Numerique


Nikon Z9 version V5.10 : gestion de l’angle d’obturation en vidéo et optimisation des outils d’exposition

Nikon annonce la version 5.10 du firmware pour son hybride Nikon  Z9, une mise à jour qui apporte aux vidéastes professionnels plusieurs nouvelles fonctionnalités avancées.

Nikon Z9 mise à jour V5.10 : gestion de l'angle d’obturation en vidéo et optimisation des outils d'exposition

Le Nikon Z9 chez la Boutique Photo Nikon

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Nikon Z9 version 5.10 : gestion optimisée de l’angle d’obturation

Nikon Z9 mise à jour V5.10 : gestion de l'angle d’obturation en vidéo et optimisation des outils d'exposition

Après un premier firmware version 5, voici donc la nouvelle déclinaison V5.10 pour le Nikon Z9 qui n’en finit pas d’évoluer trois ans après sa sortie.

La première nouveauté est la possibilité de régler l’angle d’obturation (« shutter mode »), une fonctionnalité idéale pour les vidéastes qui doivent souvent adapter la cadence de prise de vue tout en maintenant un rendu visuel homogène. Désormais, l’utilisateur peut choisir parmi 15 valeurs d’angle d’obturation allant de 5,6° à 360°, directement depuis le menu. Cette approche remplace le traditionnel réglage de la vitesse d’obturation et assure que le flou de mouvement reste le même quelle que soit la fréquence d’images.

En pratique, cela signifie que les vidéastes peuvent passer de 24 i/s à 60 i/s sans ajuster manuellement la vitesse d’obturation, évitant ainsi les erreurs potentielles et gagnant un temps précieux sur le terrain. Par exemple, avec un angle d’obturation fixé à 180°, la vitesse d’obturation s’adapte automatiquement à la cadence, garantissant un rendu visuel fluide et homogène.

Des outils d’exposition personnalisables

Nikon Z9 mise à jour V5.10 : gestion de l'angle d’obturation en vidéo et optimisation des outils d'exposition

Le firmware V5.10 introduit également des améliorations notables pour les vidéastes soucieux de contrôler précisément l’exposition. Les motifs zébrés (« zebra »), utilisés pour indiquer les zones de surexposition, sont désormais personnalisables : il est possible de modifier leur couleur selon les préférences ou les besoins de la scène.

Comment faire de la vidéo avec un Nikon Z

Par exemple, dans une scène à fort contraste, un zebra rouge vif peut aider à rapidement repérer les zones critiques, tandis qu’une couleur plus neutre comme le bleu peut être utilisée pour des prises de vue plus discrètes.

Par ailleurs, les affichages de l’histogramme et des formes d’ondes peuvent être repositionnés, ajustés en transparence, et redimensionnés pour une meilleure lisibilité. Ces ajustements permettent une adaptation optimale selon les conditions de tournage.

Nikon Z9 version 5.10 : corrections et améliorations

En plus de ces nouvelles fonctions, Nikon a corrigé plusieurs problèmes qui impactaient les performances du Z9. Deux bugs responsables de blocages intermittents lors des rafales ont été résolus.

Compatibilité élargie avec NX Mobile Air

Enfin, Nikon a également mis à jour son application NX Mobile Air, qui supporte désormais l’intégration avec Adobe Frame.io pour les modèles Nikon Z6III, Z8 et Z9.

Cette intégration facilite les workflows collaboratifs en permettant aux utilisateurs de partager rapidement leurs médias avec des équipes de post-production, réduisant ainsi le temps nécessaire à la gestion des fichiers. Cette fonctionnalité permet une gestion simplifiée des médias pour les workflows collaboratifs.

Attention toutefois, cette nouveauté n’est disponible que sur Android dans la version 1.3.2 actuelle, les utilisateurs iOS devront patienter pour en profiter.

Avec cette version 5.10, Nikon confirme son engagement envers les professionnels de l’image en enrichissant les possibilités de son hybride professionnel. 

Vous pouvez télécharger gratuitement  la mise à jour Nikon Z9 version 5.10 sur le site du support Nikon.

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