nikonpassion.com

Page 1 / 1


Comment faire des photos créatives : tourner autour du sujet

Pour faire des photos créatives, vous n’avez pas toujours besoin d’un nouvel appareil photo ou d’un nouvel objectif. Si vous avez déjà l’un et l’autre, il vous suffit d’identifier ce que vous voulez photographier et de tourner autour du sujet.

Plutôt que de vous proposer une longue théorie sur la créativité en photo, j’ai choisi de partager une série d’images faites sur l’île Madame, sur la côte atlantique. Je vous les présente en vous expliquant, comme si vous étiez à côté de moi,  comment j’ai abordé le sujet, pourquoi et comment j’ai tourné autour, et comment je suis arrivé à ces résultats.

Comment faire des photos créatives : tourner autour du sujet

Qu’est-ce que des photos créatives ?

Vous pensez peut-être que vous n’êtes pas créatif. Que vous faites des photos correctes mais pas assez intéressantes. Que vous ne pourrez jamais faire des photos créatives. C’est faux.

Une photo créative, originale, n’est rien d’autre qu’une photo qui attire le regard du spectateur. Elle a quelque chose de particulier, qui interpelle, qui traduit une émotion, une envie, qui donne du plaisir. Cela s’apprend.

Faire des photos créatives c’est avoir en tête ces critères, avant de déclencher, comme après avoir déclenché puisque le travail du photographe ne s’arrête pas à la prise de vue.

Identifier un sujet qui vous plaît

Pour faire des photos créatives, il vous faut un sujet. Pas n’importe lequel : un sujet qui vous plaît.

Si ce que vous photographiez ne vous plaît pas, il y a peu des que cela ne plaise pas aux autres non plus. Si cela vous plaît et que ça ne plait pas aux autres, ce n’est pas grave, vous faites de la photo pour vous avant tout (je considère que vous ne répondez pas à une commande précise).

Je vois trop de photos pour lesquelles le sujet ne saute pas aux yeux. Parfois il y a même plusieurs sujets, et mon œil ne sait plus sur lequel se porter. Ces photos ne sont pas inintéressantes, mais l’ensemble est confus, le cadre est chargé, c’est perturbant. Ce qui perturbe éloigne le spectateur.

Remplir votre cadre avec un unique sujet est toujours une meilleure approche si vous ne maîtrisez pas la composition.

Faire une première image en plan large

Comment faire des photos créatives : tourner autour du sujet

Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 – 39 mm -1/1600 sec. – f/8 – ISO 100

Sur cette première photo, je suis assez loin du sujet. Je ne respecte d’ailleurs pas la règle énoncée ci-dessus : il y a deux sujets, deux cabanes de pécheurs, les carrelets de l’île Madame.

C’est une première approche, je ne retiendrai pas cette photo, mais elle m’a permis de prendre position.

Lorsque vous aborder votre sujet, il est important de faire de telles photos, même si vous savez que vous ne les retiendrez pas. C’est un échauffement, une façon d’appréhender le sujet alors même que vous n’en avez pas encore fait le tour.

Je n’ai pas traité cette photo sachant que je ne la conserverais pas, inutile de perdre du temps.

Tourner autour du sujet, un côté …

Comment faire des photos créatives : tourner autour du sujet

Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 – 70 mm -1/1600 sec. – f/8 – ISO 100

Réalisant que deux carrelets, c’était un de trop, je me suis décalé. J’ai alors pu cadrer une seule cabane, la mettre en valeur par rapport au ciel et à l’horizon, sans négliger les détails : les piliers en bois, quelques rochers dans l’eau, et des fils qui partent de la cabane vers le sol.

Cette image est déjà plus intéressante, elle concentre le regard sur la cabane tout en le laissant s’échapper au loin sur l’horizon, grâce a une lumière très présente.

… puis l’autre

Comment faire des photos créatives : tourner autour du sujet

Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 – 34 mm -1/640 sec. – f/8 – ISO 100

Quelques dizaines de mètres peuvent tout changer. Pour cette troisième vue, je suis passé de l’autre côté de la cabane. La lumière est très différente, l’horizon aussi, vous pouvez voir l’arrière de la cabane.

L’escalier, bien visible, nous mène à la cabane qui nous mène elle vers l’horizon. Lors du post-traitement j’ai ajusté les tons bleus en travaillant en particulier sur le bleu plus sombre de la cabane et le bleu du ciel.

Cette photo me plaît mieux que la précédente, son sens de lecture est plus naturel. Le regard part de la gauche, va vers le centre puis la droite avant de revenir sur la gauche. C’est le sens de lecture habituel dans notre culture occidentale.

S’éloigner

Carrelet sur l'île Madame

Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 – 24 mm -1/640 sec. – f/8 – ISO 100

A part en photo de portrait, j’ai pour habitude de me méfier des plans trop serrés. Lorsque je fais des photos de nature, de paysages, j’apprécie de montrer le sujet dans son contexte.

Pour cette nouvelle vue, j’ai reculé sur le chemin, en suis même sorti, de façon à inclure au premier plan la végétation. Cela m’a permis d’introduire une touche de vert dans l’image, une couleur qui contrebalance le bleu de la cabane et du ciel, très présent.

Vous remarquez au passage la forme très particulière du nuage sur la droite, ce n’est pas une retouche, c’est bien le nuage tel que je l’ai vu.

Je préfère cette photo à la précédente, pour le contexte, le traitement des couleurs, la lumière. Avec le recul, j’aurais dû me décaler pour que le bas de la cabane ne soit pas aligné sur la ligne d’horizon, pour qu’il s’en détache afin de créer une bande de contraste entre ciel et terre. Cela aurait apporté un arrangement plus attirant.

Pour tourner autour du sujet, zoomez avec vos pieds

Carrelet sur l'île Madame

Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 – 70 mm -1/640 sec. – f/8 – ISO 100

Nouvelle image et nouveau cadrage. Ici je me suis approché de la cabane, j’ai « zoomé avec mes pieds ». Disposant d’un NIKKOR Z 24-7 mm f/4.0 sur mon Nikon Z 6, je ne pouvais pas trop agrandir mon sujet en tournant la bague de zoom. C’est un mal pour un bien, zoomer avec vos pieds est une meilleure façon de procéder.

Carrelet sur l'île Madame

Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 – 70 mm -1/500 sec. – f/8 – ISO 100

L’image suivante met en valeur la belle structure en bois de l’escalier et des piliers. C’est une image sans grand intérêt,  documentaire tout au plus. Elle satisfera les charpentiers et les pécheurs mais un peu moins les amateurs de photos créatives.

Remarquez les personnes sous la cabane, c’est ce qui va m’intéresser pour la suite de cette série.

Attendre qu’il se passe quelque chose

« Photographie » devrait rimer avec « patience ». Tourner autour du sujet est une chose, attendre qu’il se passe quelque chose en est une autre.

Carrelet sur l'île Madame

Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 – 43 mm -1/640 sec. – f/8 – ISO 100

Ayant vu ces personnes à proximité sur le rivage, j’ai patienté quelques minutes. Elles se sont alors déplacées vers la cabane, mais comme vous le voyez sur la photo précédente, elles se sont placées derrière les piliers.

J’ai changé à nouveau de position, je suis revenu sur le côté gauche de la cabane. J’ai alors pu inclure ces gens dans mon cadre sans que les piliers ne les masquent.

La composition est plus intéressante, avec cette longue avancée de l’escalier vers la cabane et cette structure en bois très présente au centre du cadre, renforcée par un léger vignettage en post-traitement. Toutefois la taille des personnages ne me satisfait pas. Ils occupent trop peu d’espace dans la photo, ne sont pas assez visibles, ils perdent leur l’intérêt. Une autre photo que je ne garderai pas.

Carrelet sur l'île Madame

Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 – 70 mm -1/800 sec. – f/8 – ISO 100 -1/3 Ev

Pour cette dernière image en plan encore assez large, j’ai resserré le cadre autour de la cabane et des personnes à ses pieds. Celles-ci sont plus visibles, positionnées dans la forme triangulaire créée par les piliers de soutien de la cabane.

J’aurais toutefois préféré que ces personnes se déplacent sur la partie gauche du rivage, elles auraient alors constitué un élément complémentaire à la cabane et rééquilibré cette zone de la photo.

Pourquoi les gens ne font jamais ce que vous voudriez qu’ils fassent ! J’ai attendu quelques minutes supplémentaires en vain, pas moyen d’arriver à mes fins.

Au final, cette autre photo du même sujet est intéressante mais n’est pas ma préférée, bien que j’apprécie d’avoir un élément humain dans chacune de mes photos.

Carrelet sur l'île Madame

Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 – 68 mm -1/250 sec. – f/22 – ISO 280 -1/3 Ev

Puisque les personnages ne voulaient pas se déplacer, c’est moi qui l’ai fait. J’ai reculé, me suis baissé, j’ai alors pu intégrer dans le cadre, au tout premier plan, quelques plantes. Cette touche de couleur, nette, tandis que la cabane est plongée dans le flou de profondeur de champ, donne un aspect très différent à la photo.

Je vous parlais du choix du sujet en introduction, vous voyez ici qu’il y a eu inversion. Mon sujet, la cabane, est évoqué alors que la netteté est calée sur le massif de plantes au premier plan. Votre sujet ne doit pas forcément être net pour être perçu comme tel.

Au post-traitement, j’ai augmenté clarté et accentuation pour mettre en évidence les couleurs des plantes au premier plan. Cela crée un contraste visuel avec le bleu plus sombre de l’arrière-plan.

Prendre du recul et contextualiser

Carrelet sur l'île Madame

Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-70 mm f/4 – 32 mm -1/1000 sec. – f/8 – ISO 100

Pour cette dernière photo de la série, j’ai choisi de tourner autour du sujet en prenant du recul, en intégrant dans mon cadre à la fois mon sujet, la cabane, une personne se trouvant à proximité, et le chemin sur lequel je me trouvais.

Le ciel occupe une place importante, un nuage qui passait par là est même venu apporter une touche de graphisme inattendue dans le ciel.

Lors du traitement de la photo, j’ai accentué l’ensemble, renforcé les couleurs pour avoir des teintes plus chaudes au premier plan. J’ai conservé le bleu du ciel sans négliger mon joli nuage blanc.

Au final c’est cette photo que je garderai pour illustrer les cabanes de l’île Madame. C’est celle qui donne, pour moi, la meilleure dimension du sujet (l’élément humain donne l’échelle), le place dans son contexte, au bord d’un chemin et de l’eau. C’est le souvenir que j’ai gardé de ce lieu.

Tourner autour du sujet ? A vous !

En conclusion, je voudrais vous inciter à ne pas vous contenter de faire une unique photo de vos sujets. Sachez que les photographes spécialistes des cartes postales en ont fait plein avant de faire la bonne, pourquoi vous la feriez du premier coup ?

Lorsqu’un sujet vous attire prenez votre temps, soyez patient. Tournez autour, déplacez-vous, baissez-vous (l’écran inclinable de votre appareil photo vous aidera), zoomez avec vos pieds. Cherchez ce qui peut avoir de l’intérêt au-delà même du sujet.

Contextualisez. N’hésitez pas à inclure un élément humain lorsque c’est possible.

Pensez aussi à finir le travail en traitant vos photos afin de leur donner le rendu qu’elles méritent.

Faire des photos créatives, c’est tout cela à la fois.

Je suis curieux d’avoir votre avis, que pensez-vous de cette approche ? Commenter ainsi une série de photos vous intéresse ?


Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : il frôle la perfection

Après quelques jours passés sur le terrain pour vous proposer ce test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, je partage mon avis et quelques images réalisées avec le zoom téléobjectif à grande ouverture constante de la gamme NIKKOR Z.

Cet objectif était très attendu et pour cause : la monture Z nous a habitués à des performances excellentes, c’est le seul téléobjectif Z natif dans la gamme en attendant le NIKKOR Z 200-600 mm, sa grande ouverture constante f/2.8 ravit les portraitistes comme les photographes de sport, de même que les vidéastes et cinéastes qui voient là une belle alternative aux coûteuses optiques cinéma.

Qu’en est-il en pratique ? Voici ce que j’en pense après ce test en situation réelle de prise de vue sur un Nikon Z 6 série 1.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : il frôle la perfection

Cet objectif au meilleur prix chez miss Numerique

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : contexte

Tester une telle optique pro dans des conditions suffisamment pertinentes pour en tirer un verdict tout aussi pertinent n’est pas chose aisée (lire « il manquera toujours une photo bien précise pour illustrer un point bien précis).

Tous les téléobjectifs récents à ouverture f/2.8 sont excellents, qu’ils soient proposés par Nikon en monture reflex ou par les opticiens indépendants tels Tamron et Sigma (voir la liste complète des objectifs NIKKOR Z).

Tous les NIKKOR Z sont excellents, y compris le récent NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR.

Difficile donc de chercher la petite bête sauf à passer l’objectif sur un banc de test optique, ce qui n’est pas le but d’un test terrain. Je préfère l’utiliser en conditions réelles et vous dire ce que j’en ai pensé.

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est annoncé par Nikon comme le « meilleur des meilleurs » de sa catégorie, pensé pour le grand diamètre de la monture Z et les particularités de l’hybride (voir la présentation officielle).

J’ai donc pris quelques jours pour m’évader avec lui et profiter du vent, du sable, des éclaircies et des orages (!) de la plage de Berck. Je l’ai aussi utilisé en ville pour des séances de portraits urbains. Deux situations qui m’ont permis de me faire un avis sur la qualité d’image, mais aussi et surtout sur la facilité d’utilisation de ce zoom, son encombrement, son poids, ses performances globales.

Présentation

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est le dernier né d’une longue lignée de zooms téléobjectifs à ouverture f/2.8 chez Nikon. Le premier AI-S Nikkor 80-200 mm f/2.8 est apparu en 1978, suivi de plusieurs 80-200 manuels et autofocus, puis des trois AF-S 70-200 mm f/2.8 dont l’actuel Nikon AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8E FL ED VR.

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est dédié à la monture Z et ne se montera pas sur votre reflex en monture F. Il a plusieurs particularités dont une distance de mise au point minimale de 0,5 m à 70 mm et 1 m à 200 mm (1,1 m partout pour le modèle AF-S).

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : l’objectif sur Nikon Z 6

Conçu par les opticiens Nikon pour offrir la meilleure qualité d’image possible, ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S n’est ni plus léger ni plus compact que le précédent AF-S, avec une longueur de 220 mm (202 mm pour l’AF-S) et un poids de 1.437 gr. (1.425 pour l’AF-S).

Notez toutefois que la version AF-S montée sur un hybride Nikon Z impose l’utilisation de la bague FTZ qui ajoute quelques cm et grammes à l’ensemble. Match nul au final, la différence en encombrement et poids ne sera pas sensible.

Comparaison NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 vs. AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8

Comparaison NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 en haut
vs. AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VR II en bas

Prendre en main le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S c’est retrouver les caractéristiques d’un NIKKOR Z :  un design identique à l’ensemble de la gamme NIKKOR Z, une sobriété propre à Nikon,  de nombreux contrôles à accès direct (touches de fonction, écran OLED, commutateurs).

Pas de comparaison possible avec le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 testé en même temps, nous sommes bien en présence d’un objectif pro quand le 24-200 mm est plus orienté grand public (ce dernier n’est pas siglé S).

Ne voyez pas dans le fait que ce téléobjectif soit fabriqué en Thaïlande le signe d’une qualité de construction moindre, les standards Nikon sont les même quel que soit le pays. Délocaliser la production permet par contre à la marque de réduire les aléas liés aux événements climatiques et industriels au Japon.

À qui se destine ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S ?

Depuis que les zooms à ouverture f/2.8 existent, ils font le bonheur des portraitistes qui adorent leur plage focale couplée à une grande ouverture favorisant le bokeh. La transition net-flou est progressive, le piqué de l’image excellent.

Les photographes de sport et d’action apprécient le 70-200 mm f/2.8 pour son rapport « plage focale/encombrement ». Loin d’être aussi imposant qu’un 400 ou 500 mm, ni aussi lourd et surtout aussi cher, le 70-200 mm f/2.8 s’accommode très bien d’un convertisseur de focale Nikon TC-14x ou TC-20x, le TC-20x fait de lui un 140-400 mm f/5.6.

Le zoom idéal pour tous les jours quand on est photographe de sport, plus performant et compact que les 150-600 mm dont l’ouverture maximale est inférieure.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/2000 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
Appréciez la finesse des grains de sable près de la roue (sur la version en pleine définition, voir plus bas)

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S ne se limite pas à ces deux pratiques, il vous servira chaque fois que vous avez besoin d’un téléobjectif capable de produire des images de grande qualité y compris quand la lumière manque. Comparez-le au NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 et vous verrez que la différence de 2 Ev 1/3 d’ouverture à 200 mm (f.2.8 vs. f/6.3) fait la différence. A 70 mm c’est encore 1 Ev 1/3 à son actif.

Complétant la trilogie des zooms pros à grande ouverture, ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S devrait donc rejoindre les NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S et NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S dans le sac de ceux qui peuvent s’offrir le trio.

Qualité de construction

Vous attendez d’un zoom pro qu’il ne faiblisse jamais sur le terrain, qu’il résiste à tous les environnements, qu’il vous accompagne sur la durée. Nikon a bien fait les choses une nouvelle fois, mêlant habilement ce qui a fait le succès des précédents 80-200 et 70-200 mm f/2.8 en version F et la construction moderne des NIKKOR Z.

Collier de pied, fixation du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Collier de pied démontable du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S
Notez les touches L-Fn2 entre les deux bagues

Joints d’étanchéité, alliage de magnésium, commutateurs regroupés près de la monture,  écran de rappel OLED, collier de pied démontable, tout sent bon une construction à laquelle la marque japonaise nous a habitués. Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est aussi bien construit que l’AF-S 70-200 mm f/2.8E FL ED VR dont la robustesse ne souffre d’aucune critique.

Prise en main

Un 70-200 mm f/2.8 demande de l’attention. Pourvu de nombreux contrôles sur le fût (deux boutons de fonction, trois bagues, un écran de rappel, deux commutateurs), il vous faut prendre le temps d’associer les bons réglages aux bons contrôles pour que l’objectif réponde à vos attentes.

Le commutateur A-M propose une position A (autofocus) avec retouche manuelle du point avec la bague de mise au point. La position M permet la mise au point manuelle assistée du focus peaking dans le viseur des Z.

Le commutateur Full / ∞ – 5m délimite la plage de distance sur laquelle l’autofocus va travailler. Calée sur Full par défaut, l’autofocus assure la mise au point de la distance minimale à l’infini. Sur la position ∞ – 5m la détection AF est assurée de 5 m à l’infini uniquement afin d’éviter à l’autofocus de se caler sur un sujet trop proche qui entrerait dans le champ bien que n’étant pas votre sujet.

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S lentille frontale

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : la première bague … n’en est pas une
Juste derrière se trouve la large bague de zoom

La fausse bague frontale est en fait un élément facilitateur de la prise en main, il ne tourne pas mais permet de mieux tenir l’objectif si vous appréciez la position main en avant.

La plus large des deux vraies bagues, située sur le devant de l’optique, est la bague de zoom. Sa position en avant de la bague de mise au point fait toujours débat depuis la sortie du modèle AF-S 70-200 mm f/2.8E FL ED VR.

J’avoue préférer sa position initiale, au plus près du boîtier, car c’est la bague que je tourne le plus souvent et je la prends ainsi mieux en main. C’est personnel, vous trouverez autant de gens préférant la position actuelle.

La bague de mise au point n’appelle pas de commentaire, comme la bague de zoom elle est ajustée à la perfection, le mouvement n’a aucun jeu, c’est précis, rapide, agréable, pro.

La troisième bague est la bague personnalisable, plus proche du boîtier, dont nous avons l’habitude sur les NIKKOR Z. Attribuez-lui le réglage de votre choix (la correction d’exposition en ce qui me concerne).

Commandes du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Commandes du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Le tableau de bord du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S ne serait pas complet sans les touches de fonction.

L-Fn autorise le choix d’un premier réglage personnalisé (depuis le menu du boîtier) tandis que les 4 boutons L-Fn2 situés autour de la bague de zoom assurent tous le même réglage : vous attribuez par exemple le réglage de Focus-Lock dans les menus à cette touche Fn2 et chacun des 4 boutons répercute ce réglage. Situés de façon concentrique autour de l’objectif, ils vous permettent d’avoir toujours un contrôle du bout du doigt quelle que soit la position de votre main.

Afficheur OLED du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Afficheur OLED du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : focale, ouverture, distance de mise au point

Enfin, tout comme sur les autres NIKKOR Z f/2.8, l’écran OLED sur l’objectif vous renvoie la valeur de focale, d’ouverture ou de distance de mise au point sélectionnée, faites votre choix. Cet écran vous évite d’avoir recours à l’écran supérieur des Z 6 et Z 7, ou l’écran arrière du Z 5 dépourvu d’écran supérieur.

En pratique l’ensemble est assez déroutant de prime abord si vous n’avez jamais utilisé un zoom téléobjectif f/2.8 mais vous en prendrez vite l’habitude ! Les utilisateurs des versions AF-S seront en terrain de connaissance.

Enfin l’objectif ne s’allonge pas lorsque vous passez de 70 à 200 mm, une caractéristique des modèles Nikon f/2.8. Ceci lui permet de garder le même encombrement, de ne pas modifier la distance lentille frontale/sujet, d’être plus étanche.

Autofocus

Vous vous doutez que c’est là où l’on attend ce zoom car qui dit téléobjectif f/2.8 dit :

  • sport et action, donc mise au point rapide et précise,
  • portrait donc mise au point précise et stable.

A la différence des versions AF-S pour reflex, ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S s’en remet en grande partie au module autofocus du boîtier, tout en proposant une motorisation multi-groupes apparue sur les optiques de la série Z.

Cette motorisation met en œuvre deux unités de moteurs pas à pas synchronisées, dans l’objectif, afin de garantir une grande précision et une vitesse de calage très rapide.

Doubler la motorisation permet de déplacer plus vite des lentilles plus lourdes et nombreuses que dans une focale fixe comme le NIKKOR Z 24 mm f/1.8 S. L’autofocus multi-groupes est de plus très silencieux, ce que les vidéastes apprécieront.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/4000 ème sec. – f/2.8 – 110 mm
Bien que les conditions ne soient pas très difficiles ici,
l’AF assure, la version pleine définition montre la précision de la mise au point

La distance de mise au point minimale de 0,5 m à 70 mm et 1 m à 200 mm est obtenue en réduisant la distance focale réelle aux courtes distances (pas à l’infini), ce qui diffère du focus breathing (voir plus bas).

Stabilisation

Pourquoi faire un zoom téléobjectif stabilisé alors que les Nikon Z ont un capteur stabilisé ?

Pour deux raisons :

  • tous les Nikon Z n’ont pas un capteur stabilisé, le Z 50 par exemple en APS-C, et même si ce boîtier n’est pas le boîtier idéal avec un 70-200 mm f/2.8, rien ne permet de dire aujourd’hui si d’autres Nikon Z arriveront sans stabilisation interne plus tard,
  • la stabilisation optique dans l’objectif, pour un téléobjectif, est plus efficace que la stabilisation du capteur, et ce type d’objectif ne peut souffrir d’une stabilisation moyenne.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/2000 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
La réactivité de l’autofocus (sur un Z 6 série 1) est excellente

Les 5,5 Ev promis par Nikon sont au rendez-vous. Sans avoir fait une mesure scientifique, j’ai pu obtenir des images parfaitement nettes avec des temps de pose très longs pour un tel zoom. Prenez le temps de trouver vos limites (distance de mise au point, focale, bougé du photographe influent) et vous obtiendrez des résultats excellents.

Je vous rappelle la combinaison à connaître selon votre Nikon Z et votre objectif pour savoir qui stabilise quoi :

Nikon Z 5 / Z 6 / Z 7 séries 1 et 2

  • avec objectif NIKKOR Z non VR : stabilisation 5 axes capteur
  • avec objectif NIKKOR Z VR : stabilisation 5 axes capteur et objectif

Nikon Z 50

  • avec objectif NIKKOR Z non VR : pas de stabilisation
  • avec objectif NIKKOR Z VR : stabilisation 2 axes (objectif, lacet et tangage)

Sur le Nikon Z 6 j’ai donc pu bénéficier d’une stabilisation 5 axes couplant la stabilisation VR de l’objectif et la stabilisation capteur (soit 2 + 3 axes).

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/6400 ème sec. – f/2.8 – 165 mm
A f/2.8 toutes les idées sont autorisées en matière de mise au point

Performances optiques : piqué, homogénéité, vignettage, distorsion

Les précédentes versions des zooms 70-200 mm f/2.8 Nikon mettaient la barre très haut. Les objectifs NIKKOR Z la mettent  plus haut que les objectifs NIKKOR F. En toute logique, ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S ne dénote pas, c’est du tout bon : net, piqué et sans distorsion !

Difficile de prendre ce zoom en défaut, d’autant plus que les Nikon Z corrigent les défauts optiques sur les images faites en JPG. En clair : zéro distorsion visible en JPG.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/2500 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
Notez la progression du flou en avant-plan vers la zone de netteté et juste après

En RAW la correction est appliquée par défaut avec les logiciels Nikon, il vous faudra l’activer si vous utilisez un logiciel tiers,  ils ne le font pas tous (Lightroom le fait).

A f/2.8, pleine ouverture où le vignettage est visible avec le NIKKOR Z 24-200 mm à f/4 par exemple, point de vignettage avec ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S. Inutile de fermer d’un stop ou deux, c’est bon dès f/2.8 et ça le reste.

Performances optiques : aberrations chromatiques, flare

Il semble que les diverses précautions de construction et d’ajustement des éléments internes comme externes (arrières en particulier) choisies par les opticiens Nikon payent.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/2500 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
Chaque grain de sable est visible (sur la version pleine définition)

Bien que les conditions de prise de vue sur la plage de Berck soient difficiles, avec des périodes de fort ensoleillement et des photos faites face au soleil, je n’ai constaté aucun flare sur mes images. Le pare soleil est évidemment indispensable, ne serait-ce que pour protéger la lentille frontale du sable et de la pluie mais c’est une utilisation habituelle avec ce type de zoom.

Je n’ai pas non plus constaté l’apparition de franges vertes ou violettes sur mes images RAW, c’est aussi bon que sur les JPG corrigés par le boîtier.

Rendu optique : profondeur de champ

Il y a quelque chose de magique à utiliser un téléobjectif f/2.8, le plaisir déjà, mais aussi le résultat.

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S offre un flou d’arrière-plan des plus agréables. Si vous n’avez jamais essayé, filez faire le test chez votre revendeur. La transition net-flou est progressive, le flou est agréable, la douceur qui se dégage de ces images est particulière, la différence avec un objectif à ouverture maximale moins importante vous saute aux yeux.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S- ISP 100 – 1/3200 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
Comptez les mailles du bonnet …

Je mentirais en disant que ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est « bien plus performant » que les versions AF-S, mais force est de constater qu’il frôle la perfection et que la qualité des images produites est très grande, équivalente à ce que vous pouvez obtenir avec les autres NIKKOR Z f/2.8. Associez des photos faites avec ces trois optiques, l’homogénéité est garantie.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/2500 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
Comment isoler un sujet avec une grande ouverture

Rendu optique : focus breathing

Le focus breathing désigne le changement de taille de l’image lorsque la mise au point varie, à focale constante. C’est un effet observé sur la plupart des objectifs.

Cet effet dérange en particulier les vidéastes qui n’apprécient pas que la taille de leurs sujets varie lorsqu’ils ajustent la netteté, ce qui se fait couramment au cinéma lors du passage d’un acteur à l’autre sur un même plan.

Vous trouverez des tests montrant que la taille du sujet diminue légèrement à 70 et 85 mm lorsque la mise au point est plus proche,  qu’elle ne varie pas à 105 mm et qu’elle est légèrement supérieure à partir de 135 mm.

Je ne l’ai pas constaté sur mes images, mais je n’ai pas tous les éléments techniques de comparaison pour valider cette différence. Un passage au banc optique s’impose, ce n’est pas le but de mes tests terrain.

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test Nikkor Z 70-200 mm f/2,8 VR S : mon avis

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est bien né, il reprend les spécificités d’une gamme NIKKOR Z qui a su démontrer sa pertinence et ses qualités.

Les performances sont excellentes, la construction est au niveau, la finition aussi.

Est-ce pour autant un 20/20 ? Pas tout à fait.

La note finale souffre d’un tarif public de 2.799 euros qui met cet objectif hors de portée de nombreuses bourses.

Les photographes professionnels, fervents utilisateurs de 70-200 mm f/2.8, devront débourser 2.799 euros alors que la profession est en pleine crise. Les amateurs devront casser leur tirelire pour s’offrir ce téléobjectif Z natif s’ils ne veulent pas du plus limité NIKKOR Z 24-200 mm VR.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/4000 ème sec. – f/2.8 – 200 mm

L’objectif en lui-même n’a rien à se reprocher, il satisfera les plus exigeants, c’est son positionnement qui reste ambigu.

En l’absence d’une version 70-200 mm f/4 plus accessible, ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S reste concurrencé par les versions AF-S de la marque, dont les performances sont toujours de très haut niveau. Avec ces versions en monture F, l’impact de la bague FTZ est moindre (encombrement, poids) que pour les plus courtes focales.

En matière de mise au point, sujet qui fait débat avec les hybrides, chacun y va de son protocole de test, prudence donc. Le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S s’avère plus simple à gérer pour le boîtier avec une motorisation autofocus dédiée alors que le couple AF-S + FTZ peut présenter quelques lenteurs selon la distance de mise au point, la focale et les conditions de lumière. En outre le temps d’initialisation de l’ordre d’une seconde imposé par la bague FTZ n’existe pas avec cette version Z native.

Le Nikkor Z 70-200 mm f/2,8 VR S peut vous intéresser si :

  • vous n’avez pas de 70-200 mm f/2.8 en monture F,
  • vous voulez un 70-200 mm natif monture Z sans obligation d’utiliser la bague FTZ,
  • vous voulez un AF très véloce,
  • le budget n’est pas un problème.

Le Nikkor Z 70-200 mm f/2,8 VR S va moins vous intéresser si :

  • vous avez déjà un AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VR II ou E FL ED VR,
  • vous avez déjà le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR,
  • vous cherchez une optique peu encombrante et légère,
  • vous n’avez pas le budget.

En savoir plus sur cet objectif sur le site Nikon

Cet objectif au meilleur prix chez miss Numerique


Affinity photo pour les photographes, le guide pratique

Pourquoi « Affinity Photo pour les photographes » ? La raison est simple : en photographie, une photo se crée à la prise de vue. Mais le processus créatif ne doit pas s’arrêter là.

Traiter une photo pour lui donner le rendu qu’elle mérite est une étape essentielle. Il vous faut alors utiliser un logiciel de post-traitement et Affinity Photo fait désormais partie des choix possibles pour les photographes.

Ce concurrent déclaré de Photoshop a-t-il un intérêt pour vous ? Comment l’utiliser ? C’est ce que vous propose de découvrir Volker Gilbert dans ce guide inédit, premier du genre sur Affinity Photo pour les photographes.

Affinity photo pour les photographes, le guide pratique

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC

Affinity Photo pour les photographes, présentation

Les logiciels de post-traitement sont nombreux et il est bien difficile de savoir lequel choisir si ce n’est pas votre spécialité (en savoir plus avec mon guide de choix logiciels).

Retenez toutefois que les logiciels photo peuvent être ainsi catégorisés :

  • les gestionnaires de flux vs. les éditeurs
  • les logiciels à licence perpétuelle vs. les logiciels avec abonnement

Lightroom Classic, par exemple, est un gestionnaire de flux avec abonnement.

Luminar AI est un éditeur avec licence perpétuelle.

Affinity Photo est aussi un éditeur avec licence perpétuelle.

Une autre caractéristique des logiciels photo est leur place sur le marché. Certains sont des références incontournables, standards de fait. Photoshop est de ceux-là.

D’autres font leur petit bonhomme de chemin sans faire de bruit, ne sont ni des standards ni des références incontournables, mais n’en présentent pas moins un intérêt certain. Affinity Photo est de ceux-là.

Pour reprendre les mots de Volker Gilbert, photographe et auteur spécialisé (voir Comment « Développer ses fichiers RAW » ou « Photoshop CS6 et le RAW« ), « Affinity Photo est le logiciel qui se rapproche aujourd’hui le plus de Photoshop. C’est aussi celui qui progresse le plus vite, grâce au travail acharné de son éditeur, Serif ».

Je ne vais pas entrer ici dans la présentation complète d’Affinity Photo, ce n’est pas le but de cet article, mais je vais vous dire ce que vous allez trouver dans « Affinity Photo pour les photographes » de Volker Gilbert qui a pris le temps, lui, de détailler le logiciel et son fonctionnement.

Comment utiliser Affinity Photo

Les livres pour apprendre à utiliser un logiciel photo se font rares désormais tant les évolutions des logiciels sont rapides. A peine publié le livre est souvent obsolète, la version ayant servi à l’auteur pour écrire le livre étant déjà remplacée par une ou plusieurs nouvelles versions. L’apprentissage passe alors plutôt par les formations en ligne, plus simples à mettre à jour (voir mes formations logiciels photo).

Avec Affinity Photo pour les photographes, Volker Gilbert a toutefois conçu un livre capable d’évoluer avec les différentes versions existantes et à venir du logiciel. En effet, plus qu’un guide d’utilisation outil par outil du logiciel, ce qui le rendrait vite obsolète, il s’agit de vous montrer une méthode de travail.

Cette méthode s’appuie sur les modules et outils d’Affinity Photo. Son but est de vous enseigner les rudiments du logiciels, son utilisation plus avancée et de vous permettre d’être à l’aise avec l’ensemble pour intégrer à votre méthode de post-traitement les possibles nouveautés des prochaines versions.

Affinity photo pour les photographes, le guide pratique

Vous allez découvrir les principes d’utilisation des modules :

  • Develop Persona : ajustement des tonalités et couleurs, réduction du bruit, accentuation, correction des défauts,
  • Photo Persona : retouches, filtres, calques, objets dynamiques, retouche des portraits, détourage, suppression des éléments gênants,
  • Tone Mapping Persona : adaptation des tonalités à dynamique étendue (HDR),
  • Export Persona : export des photos, choix de la taille et du format.

Vous ne trouverez pas dans ce livre le module Liquify Persona, il s’adresse plus aux graphistes qu’aux photographes.

L’approche de Volker vous permet de savoir comment utiliser Affinity Photo en enchaînant les bonnes opérations au bon moment :

  • comment bien débuter avec Affinity Photo, comprendre l’interface, les outils, personnaliser votre espace de travail,
  • comment développer un RAW avec Affinity Photo, vous allez apprendre ici à traiter une photo dans son ensemble comme à utiliser les outils de corrections diverses,
  • maîtriser les réglages de base, découvrez comment faire une conversion noir et blanc, un virage partiel ou réduire le bruit numérique,
  • corrections avancées, ou comment utiliser les filtres d’Affinity Photo, corriger les défauts et autres opérations de traitement telles les déformations d’images,
  • comment fusionner plusieurs images en une seule, du HDR à la réduction du bruit avancée,
  • comment finaliser votre travail, de l’automatisation des tâches à l’export.

Affinity photo pour les photographes, le guide pratique

Mon avis sur ce livre

Je connais Volker Gilbert depuis de longues années et j’ai toujours apprécié le sérieux qu’il met dans son travail et ses ouvrages.

J’ai retrouvé dans celui-ci la même volonté de vous apporter les bonnes informations au bon moment, d’être précis sans vous perdre dans des explications trop techniques, ce qui est parfois le cas avec les experts ayant du mal à simplifier leur approche pour les plus néophytes.

« Affinity Photo pour les photographes » est abondamment illustré. Pour deux raisons :

  • vous montrer que ce logiciel peut sublimer vos images si la prise de vue est satisfaisante,
  • vous montrer tous les écrans dont il est question dans le texte afin de vous permettre de reproduire les opérations citées.

Plus qu’un simple mode d’emploi au format papier, ce livre est plutôt le manuel à l’aide duquel vous allez découvrir le logiciel, comprendre ses principes de fonctionnement et mettre en place votre méthode de travail.

Comme tous les ouvrages relatifs aux logiciels photo, il suppose que vous soyez face à votre écran pour appliquer ce qui vous est montré, que vous ayez un minimum d’autonomie lorsque vous utilisez un ordinateur et un logiciel photo et que vous sachiez ce que vous voulez obtenir.

Si vous êtes dans ce cas alors ce livre va vous aider à avancer et à maîtriser Affinity Photo.

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC


Test Nikkor Z 24-200 mm f/4-6.3 VR : le megazoom pour hybrides tient-il ses promesses ?

A la lecture de ce test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, vous allez découvrir ce qu’un megazoom conçu pour la monture Z peut offrir en polyvalence et performances sur un hybride Nikon.

Ce zoom à plage focale étendue, bien que n’entrant pas dans la gamme S-Line NIKKOR Z, a t-il un intérêt pour vous ? Peut-il être votre compagnon au quotidien ? Je m’efforce de répondre à ces questions et vous propose une série d’images réalisées en conditions réelles sur le terrain avec un Nikon Z 6.

Test Nikkor Z 24-200 mm f/4-6.3 VR : le megazoom pour hybrides tient-il ses promesses ?

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR : contexte

2020, un premier confinement, à peine l’été pour souffler, et un second confinement nous prive à nouveau de sorties.  Difficile de caser des journées de prise de vue pour partager avec vous mes tests des optiques NIKKOR Z récentes. Aussi, avant d’être limité à 1 km et 1 heure,  j’ai pris quelques jours en bord de mer pour mener à bien ce test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR (celui du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S fait en parallèle arrive bientôt).

J’ai utilisé le Nikon Z 6 qui m’accompagne au quotidien, le Z 6 II n’est pas encore disponible et cela ne remet pas en cause l’intérêt du test.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR sur Nikon Z 6 en position 24 mm

Vous connaissez ma réserve habituelle quand il s’agit de parler d’un zoom à plage focale étendue (ou megazoom). J’ai pour habitude de dire qu’ils sont bons partout mais excellents nulle part, qu’ils nous facilitent la vie en nous évitant de changer d’objectifs mais nous privent aussi de faire les efforts de cadrage et composition nécessaires à une pratique photo plus créative.

Utilisateur du zoom NIKKOR Z 24-70 mm f/4 de façon quasi-exclusive, ce NIKKOR Z aurait-il quelques atouts pour me faire changer d’avis ?

Présentation

Le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR est un zoom conçu pour la monture Nikon Z équipant les hybrides plein format et APS-C de la marque, à ce jour les Z 5, Z 6 et Z 7 séries 1 et 2 et le Z 50 (voir la présentation complète). Objectif plein format par définition, sa plage focale équivaut à 36-300 mm sur un hybride APS-C comme le Nikon Z 50.

NIKKOR Z 24-200 mm

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR sur Nikon Z 6 à 24 mm et 200 mm

L’ouverture maximale varie de f/4 à 24 mm à f/6.3 à 200 mm. Le tableau ci-dessous vous donne les variations d’ouverture maximale en fonction de la focale :

  • 24 mm : f/4
  • 35 mm : f/4.8
  • 50 mm :  f/5.6
  • 70 mm : f/6
  • 105 mm :  f/6.3
  • 135 mm :  f/6.3
  • 200 mm :  f/6.3

A la différence d’un zoom NIKKOR Z 24-70 mm dont l’ouverture reste constante à f/4 ou f/2.8 selon le modèle, ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR est donc vite limité en ouverture. Il n’est f/4 qu’à 24 mm, f/6.3 dès 70 mm tandis que le « petit » 24-70 est encore f/4 à cette focale.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR sur Nikon Z 6 (en haut) à 24 mm
pour comparaison, le zoom NIKKOR Z 24-70 mm f/4 (en bas) à 24 mm

L’aspect de ce zoom est conforme aux standards de la gamme NIKKOR Z, un design sobre, une large bague de zoom, pas de bague de mise au point dédiée (le 24-70 mm f/4 n’en a pas non plus), il faut utiliser la bague multifonction personnalisable avec activation de la mise au point si vous le souhaitez.

Ce zoom est stabilisé, ce qui peut vous paraître curieux alors que les hybrides Nikon Z plein format ont un capteur stabilisé. J’y vois deux raisons :

  • la stabilisation optique sur l’objectif s’avère souvent plus performante que celle du capteur avec les longues focales (le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 est stabilisé), et ce zoom grimpe à 200 mm,
  • n’oublions pas que le Nikon Z 50 n’est pas doté d’un capteur stabilisé, le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR vous permettra sur ce boîtier de profiter d’une stabilisation faisant gagner près de 5 stops.

Autre point commun avec les megazooms, l’objectif s’allonge beaucoup entre 24 mm et 200 mm. Il reste discret à 24 mm mais ne l’est plus du tout à 200 mm, l’ensemble Z 6 + zoom mesure alors pas moins de 24 cm.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le bouton Lock de verrouillage du zoom du NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

Pour éviter que le zoom ne s’allonge une fois rangé dans votre sac photo, c’est courant avec ce type de zoom, le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR est doté d’un bouton de verrouillage (Lock) sur le fût.

Le diamètre des filtres est de 67 mm, le pare-soleil livré avec l’objectif vous sera utile pour réduire l’effet de flare en position grand-angle en particulier.

À qui se destine ce NIKKOR Z 24-200 mm ?

Un zoom 24-200 mm vous permet de cadrer large de 24 à 35 mm, en plan serré entre 50 et 85, et en téléobjectif au-delà de 105 mm. Cet objectif s’avère ainsi polyvalent, vous évite de transporter les focales fixes équivalentes ou le duo 24-70 + 70-200 mm. Il évite aussi le changement d’objectif sur le terrain. C’est donc un zoom qui vous servira chaque fois que vous voulez voyager léger sans perdre en possibilités de prises de vues.

Plage focale du zoom Nikkor Z 24-200 mm

les cadrages possibles de 24 à 200 mm avec le NIKKOR Z 24-200 mm

Sa polyvalence est grande de par sa plage focale, je n’en dirai pas autant de son ouverture maximale. Il est en effet dommage de ne pas pouvoir conserver une grande ouverture au-delà de 35 mm, en téléobjectif, alors que ces focales sont idéales pour le portrait comme la photo d’action mêlant netteté sur le sujet et joli flou d’arrière-plan.

A f/6.3 le flou est moins important, il vous faudra compenser en jouant sur la distance au sujet, rapprochez-vous pour bénéficier d’une profondeur de champ réduite et rattraper ainsi ce que vous perdez en ouverture maximale.

Char à voile - Plage de Berck

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR – Nikon Z 6 – 200 mm – ISO 100 – 1/500 ème sec. – f/6.3

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR – Nikon Z 6 – 200 mm – ISO 100 – 1/200 ème sec. – f/6.3

Cette limite d’ouverture maximale va aussi vous imposer de monter en ISO dès que la lumière diminue, ce qui n’est pas un problème insurmontable avec les hybrides Nikon Z dont le bruit numérique est limité jusqu’à 6.400 ISO. Au-delà, prévoyez un trépied pour le paysage ou un éclairage complémentaire pour le portrait et l’action.

Qualité de construction

Ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3  VR est aussi bien construit que les modèles de la série S. Nikon n’a pas délaissé la monture métallique pour une monture en polycarbonate, la construction générale est dans la lignée des séries S, les bagues tournent avec la fermeté nécessaire, sans aucun jeu.

En position 200 mm l’ensemble reste rigide, je n’ai constaté aucun défaut d’assemblage. Ce n’est donc pas sur ce plan que l’on va faire la différence. C’est du tout bon.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR pendant une séance nocturne sous une pluie dense

La résistance aux intempéries est importante, ce n’est pas faute d’avoir effectué une partie de ce test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR par grand vent et sous la pluie, en devant chasser le sable de l’objectif plusieurs fois !

Prise en main

L’adaptation est immédiate, j’ai apprécié de retrouver la bague personnalisable à laquelle j’attribue le contrôle de la compensation d’exposition afin de gérer dans le viseur en temps réel. Ce réglage s’avère bien plus rapide que l’appui sur le bouton de compensation d’exposition, il me donne un résultat proche de ce que j’attends, et limite le temps de post-traitement des images.

Ce test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR m’a aussi permis de mettre en évidence le poids réduit de ce zoom, 570 grammes soit 70 de plus que le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, quand l’AF-S Nikon 28-300 mm en fait 800.

Très compact à 24 mm, il loge dans mon sac d’épaule sans difficulté. La différence est faible avec le 24-70 mm f/4, sac fermé je ne fais pas la différence.

L’ensemble boîtier + objectif s’avère très équilibré :

  • à 24 mm la bague de zoom facilite la tenue de l’objectif,
  • à 200 mm, la main avance pour compenser l’augmentation de longueur, sans que l’ensemble ne soit déséquilibré pour autant.

Cette caractéristique est appréciable car cela permet de passer de 24 à 200 mm sans bouger l’œil du viseur. Selon la taille de votre main et la souplesse de votre poignet, il vous faudra lâcher puis reprendre la bague pour effectuer la rotation totale, ou tourner cette bague avec deux doigts pendant que l’autre main tient fermement le boîtier.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR avec pare-soleil en position inverse

Comme sur les autres objectifs Nikon, le pare-soleil se clipse aisément et peut se fixer à l’envers sur le fût pour être toujours disponible, vous pouvez ainsi le retirer pour des raisons de discrétion sans devoir le ranger.

Autofocus

Ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR est un objectif Z natif, ce qui signifie qu’il est conçu pour proposer une mise au point la plus rapide et silencieuse possible sur un hybride Nikon Z.

A 24 mm la mise au point est quasi immédiate d’une position à l’autre de la plage de mise au point.

A 200 mm la course est plus importante et l’objectif prend quelques dixièmes de seconde pour se caler, sans hésitation toutefois.

Si vous visez un sujet trop proche (distance minimale de mise au point de 0,5 m à 24 mm et 0,7 m à 200 mm), pas de pompage incessant, le système de mise au point passe d’une extrême à l’autre avant de s’arrêter,  c’est le signe qu’il faut vous éloigner.

En terme de rapidité de mise au point, c’est donc du côté du boîtier qu’il faut se pencher. Les Nikon Z 6 et 7 série 1 n’étant pas les plus véloces, je ne doute pas que ce zoom monté sur un Z série 2 soit plus rapide encore. Les performances du système autofocus sont liées aux progrès du module AF et au double processeur Expeed 6.

Nikon hybride photo oiseaux autofocus

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR + Nikon Z 6 : 200 mm – 1/250 ème sec. – f/6.3 – 320 ISO

J’ai enfin noté une bonne stabilité de la mise au point, particulièrement sur sujets en déplacement rapide et en utilisant le mode AF-C. Difficile de dire qui favorise quoi dans ce mode,  il faudrait rentrer dans le détail du fonctionnement de l’algorithme de mise au point. Toutefois la mise au point acquise, il ne la lâche pas , le boîtier suit le sujet. Au final ce qui compte est d’avoir une photo nette et c’est le cas.

Stabilisation

Voici un sujet ingrat à traiter car utiliser un objectif NIKKOR Z VR sur un hybride Nikon Z déjà stabilisé nécessite de comprendre comment l’ensemble fonctionne.

Les deux systèmes, l’IBIS (stabilisation capteur) et le VR (stabilisation objectif) fonctionnent de pair selon les combinaisons suivantes :

Nikon Z 5 / Z 6 / Z 7 séries 1 et 2

  • avec objectif NIKKOR Z non VR : stabilisation 5 axes capteur
  • avec objectif NIKKOR Z VR : stabilisation 5 axes capteur et objectif

Nikon Z 50

  • avec objectif NIKKOR Z non VR : pas de stabilisation
  • avec objectif NIKKOR Z VR : stabilisation 2 axes (objectif, lacet et tangage)

Sur mon Z 6 j’ai donc pu disposer d’une stabilisation 5 axes utilisant la stabilisation VR en complément de la stabilisation capteur (2 + 3 axes).

La loi voulant qu’il ne faille jamais dépasser 1/focale pour éviter le flou de bougé (par exemple 1/200 ème de sec. à 200 mm) est obsolète avec les hybrides Nikon Z. C’est donc le cas avec ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR dont la stabilisation, couplée à celle du boîtier, autorise des temps de pose bien plus longs que ceux auxquels vous êtes habitués avec un téléobjectif.

Stabilisation NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

crop de photos à 200 mm : 1/200 – 1/25 – 1/15 – 1/8 ème sec.

En prenant soin de bien tenir l’appareil photo en étant bien calé, vous pouvez faire des photos nettes à 200 mm, jusqu’à 1/10 ème de sec. Autant dire que cette stabilisation vous ouvre les portes de la photo de nuit, en soirée, en très faible lumière, à courte comme à très longue focale. Certains résultats sont même bluffants.

Utilisé sur un Nikon Z 50 (que je n’ai pas pu tester en même temps), ce zoom vous permet de compenser l’absence de stabilisation capteur pour les plus longues focales, la stabilisation étant en effet inutile en position grand-angle.

Test NIKKOR Z 24-200 mm : performances optiques, piqué, homogénéité et vignettage

Les objectifs NIKKOR Z nous ont habitués à des performances optiques élevées. Les zooms experts-pros f/4 et f/2.8 surclassent leurs homologues reflex, en grand-angle en particulier en raison d’une monture plus généreuse en diamètre.

Sans atteindre les sommets du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8, les photos montrent une belle homogénéité du piqué d’image sur l’ensemble du champ, en particulier à 24 mm, focale pour laquelle il est fréquent de constater une dégradation sur les bords, souvent couplée à de la distorsion (voir plus bas).

A 200 mm et pleine ouverture, le piqué d’image, en retrait par rapport aux zooms de la catégorie supérieure, reste homogène et le résultat final ne manque pas d’intérêt.

Portrait NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR + Nikon Z 6 : 81 mm – 1/500 ème de sec. – f/6.3 – 900 ISO

Le vignettage est visible à 24 mm à pleine ouverture, de l’ordre d’1,3 Ev, il disparaît dès f/5.6. C’est assez classique avec les zooms à forte amplitude démarrant à 24 mm, l’AF-S 24-120 mm pour reflex fait bien pire.

Il vous faudra appliquer une correction pour réduire cet assombrissement des bords de l’image, ce que fait très bien un logiciel de développement RAW. Le JPG brut de boîtier n’est pas suffisamment compensé pour réduire ce vignettage, attention donc si vous y êtes sensible.

Vingettage NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR
Vignettage à 24 mm f/4

Performances optiques : déformation et distorsion

La monture Z et son grand diamètre permet de réduire au minimum les distorsions. Même sur un zoom à moins de 1.000 euros qui n’entre pas dans la gamme pro S line ? Oui.

Distorsion NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR à 24 mm f/9

Distorsion NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

Crop du coin inférieur droit de la photo ci-dessus

Distorsion NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

Crop du coin supérieur droit de la photo ci-dessus

N’oublions pas que nous sommes en présence d’un zoom à moins de 1.000 euros quand un NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 en vaut 2.200.

Ce rappel en tête, je note une absence quasi totale de distorsion et déformation d’image de 24 à 200 mm. C’est une belle performance due à la monture, à la formule optique de l’objectif et un peu aussi probablement au traitement informatique assuré par le boîtier et l’objectif (d’où l’importance des firmwares boîtiers ET objectifs sur les hybrides).

Par curiosité, j’ai ouvert certaines images dans DxO PhotoLab 4 assurant la meilleure réduction possible des distorsions, et je n’ai pas mesuré d’écart visible à l’œil. Une autre façon de dire que les fichiers générés par ce zoom sont de grande qualité eu égard à son positionnement tarifaire.

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Je vous parlerai plutôt des aberrations chromatiques que du rendu des couleurs qui est conforme à ce que l’on connaît de la gamme NIKKOR Z. J’apprécie le rendu neutre des images, j’ai une préférence pour le Picture Control Paysage qui me donne des fichiers proches, en colorimétrie, de ce que je souhaite obtenir. Couplé à la compensation d’exposition dans le viseur, cela réduit d’autant la durée du post-traitement. Passer d’un autre NIKKOR Z à celui-ci se fera sans différence de colorimétrie visible à l’écran.

En matière d’aberrations chromatiques, ce test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR montre une tendance du zoom à générer des franges vertes et violettes plutôt visibles dans les feuillages si vous zoomez de façon importante dans l’image. Comme tous les objectifs aurais-je pu dire …

aberrations-chromatiques-avec-Nikkor-Z-24-200-mm-f-4-6-3-VR-3

Crop de l’image d’origine, avec présence de franges vertes et violettes dans les branches

aberrations-chromatiques-sans-Nikkor-Z-24-200-mm-f-4-6-3-VR-3

Crop de l’image d’origine traitée dans DxO PhotoLab 4 pour suppression des aberrations chromatiques

Ces aberrations se corrigent vite en post-traitement RAW. Sur des fichiers JPG natifs, le traitement opéré par le boîtier sur le RAW pour générer le JPG n’atteint pas les performances d’un logiciel spécialisé (par exemple Lightroom ou DxO PhotoLab). Les franges violettes restent visibles si vous faites le point sur les branches et zoomez à 100 % dans l’image.

Attention : n’abusez pas des affichages à 100% qui ne sont en rien des conditions d’observation ou de tirage papier normales. Ces franges seront très peu visibles à l’écran ou à distance normale d’observation d’un tirage.

Rendu optique : profondeur de champ

J’en reviens à mes remarques initiales. F/4 à 24 mm vous donne une belle latitude en matière de profondeur de champ, bien que cette courte focale ne favorise pas les flous d’arrière-plan et l’effet bokeh, ce n’est pas le but recherché en grand-angle.

Nikon hybride flou profondeur de champ bokeh

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR à 24 mm + Nikon Z 6 : 135 mm – 1/125 ème sec – f/36 – ISO 1600

A 200 mm la profondeur de champ reste limitée par l’ouverture f/6.3, j’aurais vraiment préféré une ouverture f/4 à 200 mm, une performance guère envisageable pour conserver la compacité , le poids et le tarif attendus pour un tel zoom.

Est-ce à dire que l’on ne peut pas faire de jolis flous en téléobjectif avec ce 24-200 mm ? Non, cela reste tout à fait possible, il faudra gérer au mieux la distance au sujet pour jouer sur la profondeur de champ.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR à 200 mm sur Nikon Z 6 (en haut)
le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 (en bas, longueur constante)

C’est personnel, j’ai un faible pour les téléobjectifs à grande ouverture. Ils ne peuvent toutefois pas proposer la compacité, la souplesse et le tarif d’un tel megazoom, aussi pouvoir déclencher à 200 mm et f/6.3 reste une belle alternative qui vous permettra de faire de jolis portraits avec un peu de pratique.

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR : ma conclusion

Les optiques Nikon NIKKOR ont fait la réputation de la marque autant, si ce n’est plus, que les boîtiers reflex. Avec les hybrides, Nikon était attendu au tournant puisque la monture Z supposait une réécriture totale de l’histoire : nouvelles caractéristiques, nouvelles formules optiques, nouveaux enjeux.

Forts de cette expérience, il est indéniable que les opticiens Nikon ont réussi leur coup sur le plan des performances : les NIKKOR Z S-Line surclassent les versions reflex, de même que la concurrence en monture F. Restait un problème majeur, le tarif de ces optiques, loin d’être accessible au photographe amateur désireux de passer à l’hybride sans devoir emprunter sur 10 ans.

Avec ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, Nikon propose une alternative très crédible et accessible aux zooms experts-pros et focales fixes :

  • la large plage focale autorise tous types de prises de vues,
  • le poids et l’encombrement autorisent un usage quotidien sans (trop) de contraintes,
  • les performances sont à la hauteur des attentes de nombreux amateurs, voire de certains pros,
  • le tarif reste sous la barre des 1.000 euros à la sortie, soit 200 euros d’écart avec la version AF-S 28-300 mm f/3.5-5.6G ED VR qui a déjà vu son prix baisser.

Investir dans ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR ne vous coûtera pas plus cher que faire le choix d’un megazoom pour reflex et lui coupler la bague FTZ (vendue 300 euros seule).

Que puis-je reprocher à ce zoom ? Très sincèrement pas grand-chose si ce n’est son ouverture maximale limitée. Parfait couteau suisse pour compléter un Nikon Z 5 ou Z 6, complément pertinent d’un Nikon Z 50, ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR ne manque pas d’intérêt.

Face au NIKKOR Z 24-70 mm f/4 (600 euros en kit, 1000 euros seul) le 24-200 a l’avantage de la plage focale étendue. Il vous fera perdre en ouverture à 70 mm (f/6 vs. f/4). La proposition de valeur reste très intéressante pour le photographe amateur qui ne cherche pas l’excellence à tout prix. Les experts et pros appréciant le 24-70 lorgneront plutôt du côté du modèle f/2.8 (2.200 euros).

Face aux megazooms Nikon ou compatibles via la bague FTZ, ce 24-200 a quelques longueurs d’avance :  extrême compacité, poids réduit, silence de mise au point, performances supérieures, compatibilité maximale avec les hybrides Nikon Z, construction tous temps et évolutivité (mise à jour possible).

Le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR peut vous intéresser si :

  • vous n’avez encore aucun zoom NIKKOR Z,
  • vous cherchez un objectif polyvalent et compact pour le voyage
  • vous appréciez les longues focales sans avoir le budget pour un téléobjectif f/2.8,
  • vous n’avez pas d’équivalent en monture F,
  • vous n’aimez pas passer d’une focale fixe à l’autre.

Le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR va moins vous intéresser si :

  • vous cherchez les meilleures performances optiques possibles au détriment du tarif et de la compacité,
  • vous appréciez les grandes ouvertures et l’effet bokeh prononcé,
  • vous avez déjà un NIKKOR Z 24-70 mm f/4 et n’envisagez pas de le revendre,
  • vous souhaitez photographier en toute discrétion (dans la rue par exemple),
  • vous utilisez en parallèle un reflex et un hybride et devez conserver un zoom en monture F.

En savoir plus sur ce zoom sur le site Nikon.

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique


Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

228 conseils pour réussir la photo de portrait ? Ce n’est pas un peu beaucoup ? A qui cela peut bien s’adresser ?

A vous, photographe amateur, grand débutant ou plus expert, qui souhaite faire du portrait sans devoir parcourir des centaines de pages de références plus académiques.

Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via La Fnac

Réussir la photo de portrait, un challenge ?

De nombreux photographes amateurs font de la photo nature, de la photo d’animaux, pour plusieurs raisons :

  • la nature et les animaux sont plus simples à approcher que les humains,
  • la nature impose sa force même si la photo n’est pas exceptionnelle,
  • la nature et les animaux se trouvent partout, un bon sujet pour le portrait c’est moins vrai.

Ces mêmes photographes, vous peut-être, me disent pourtant souvent vouloir passer un cap, faire des photos « plus créatives », « plus abouties » et ne savent pas comment s’y prendre.

Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

Je réponds souvent qu’il peut être bon, lorsqu’on en est là, de changer de domaine. La nature et les animaux ont leurs vertus mais approcher l’humain, c’est autre chose.

Émotion, ressenti, intention sont critiques pour réussir une photo de portrait. Le regard de l’autre, qui vous observe autant qu’il se sent observé lors de la prise de vue, est intimidant. C’est une bonne contrainte, cela vous pousse à faire plus vite, plus beau, plus abouti.

La photo de portrait ne saurait éclipser la photo nature et la photo d’animaux, mais elle devrait faire parti de votre pratique quotidienne (voir « comment faire un portrait photo« )

[su_frame][/su_frame] Relever ce challenge est important, et nombreux sont les livres qui vous aident. Certains sont de vraies références académiques, avec des plans d’éclairage, des considérations professionnelles. Ces ouvrages ne sont pas toujours à la portée des plus débutants.

D’autres par contre, et c’est le cas du livre dont il est question ici, sont plus abordables. Pas moins pertinents, mais leur présentation, leur approche, les exemples donnés sont plus facilement réalisables par un amateur que ne le sont les photos de portrait faisant appel à de nombreux accessoires de studio, des assistants et des éclairages coûteux.

Dans « Tout pour réussir la photo de portrait » (First Editions), dont la traduction par Bernard Jolivalt est de grande qualité, vous allez trouver une longue liste de conseils.

Je préfère employer ce terme que celui de « fiche pratique », car certains de ces « conseils » tiennent en quelques lignes, sans qu’ils ne soient une méthode étape par étape.

Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

Mais ils ne manquent pas d’intérêt pour autant car chacun est claire, simple à comprendre et à assimiler, et les exemples donnés sont très parlants.

Vous avez peut-être du mal à lire les ouvrages dont le texte prend beaucoup de place et qu’il faut parcourir de la première à la dernière page sans en sauter une seule.

Pas de ça ici, ce livre est un assemblage de paragraphes très colorés, le texte est consistant mais pas envahissant, les notions sont toutes utiles.

Sur 228 conseils il y a de la redondance, des choses que vous savez déjà et des notions dont vous n’aurez jamais besoin. Mais c’est le propre d’un livre qui fait le tour du sujet que d’être exhaustif.

J’ai aimé tout particulièrement ces idées, de pages en pages, pour faire des photos différentes.

Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

Vous pensez que le portrait c’est photographier quelqu’un de face, voire de profil, avec une belle lumière ? Ce n’est pas que ça, loin de là. Regardez la photo de ce musicien de rue (conseil 67), vous comprendrez ce que je veux dire. Comment, un portrait ça ? Oui, et pas qu’un peu.

Le portrait ne consiste pas qu’à montrer le regard de l’autre, il consiste aussi à illustrer ce qu’est l’autre, sa vie, son milieu, son caractère.

Mon avis sur ce livre

« Tout pour réussir la photo de portrait » rentre dans la catégorie des guides pratiques, il vous permet de disposer d’un grand nombre d’idées à appliquer immédiatement, comme à garder pour des séances ultérieures, dans des lieux bien particuliers.

Il vous donne aussi de nombreuses idées de photos à réaliser chez vous, ou près de chez vous, si vous ne savez vous déplacer à l’autre bout du monde ou que vous n’avez pas accès à un studio.

Tout pour réussir la photo de portrait : 228 conseils pratiques

La photo est souvent là où on ne l’attend pas, le portrait vous tend les bras dès que vous passez le pas de votre porte, alors pourquoi ne pas vous laisser faire et vous y mettre ?

Il vous en coûtera 26 euros pour découvrir ce domaine si attirant, comprendre comment vous lancer, passer à l’action et être fier(e) du résultat. Ça vaut la peine non ?

Une dernière chose … Si vous aimez les animaux, sachez que le portrait d’animaux fait aussi partie des sujets traités, regardez page 187 et suivantes.

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via La Fnac


Les secrets du cadrage en photographie : comment faire, composition et créativité

Dans cette seconde édition du livre « Les secrets du cadrage photo », Denis Dubesset vous fait découvrir ce qui va faire de vos photos des images plus harmonieuses, plus fortes, avec un impact visuel plus important pour ceux qui vont les regarder.

Plus qu’une simple réimpression assortie d’une nouvelle couverture, cette seconde édition est entièrement remaniée, les textes actualisés, de nouvelles photos illustrent chaque chapitre. Ce livre va vous apprendre les notions essentielles pour passer un cap en photographie et faire des photos qui vous plaisent toujours plus.

Les secrets du cadrage photo : composition, pratique, créativité, seconde édition

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC

Le cadrage en photographie : de la composition, de la créativité, et puis ?

Lorsque vous avez débuté en photographie, vous avez peut-être tenu compte des règles communément admises : bien exposer, respecter l’horizon, ne pas centrer votre sujet, … Ces règles qui ne demandent qu’à être oubliées une fois que vous les maîtrisez ne vous ont toutefois pas permis encore de faire les photos que vous aimeriez faire.

Il vous manque quelque chose. Ce « quelque chose » qui fait une bonne photo, même si la définition d’une bonne photo reste toujours quelque chose de subjectif (voir la définition de Michael Freeman).

Denis Dubesset est photographe professionnel, j’ai eu le plaisir de l’interviewer lors du Salon de la Photo de Paris en 2019 sur le stand des éditions Eyrolles. En 2014, Denis a écrit un livre sur l’art du cadrage en photographie. J’avais apprécié cet ouvrage à l’époque, tout comme les autres volumes de la collection « Les Secrets de … » chez Eyrolles. Ces livres sont très accessibles, ils adressent les besoins des photographes débutants comme plus experts. Je n’ai que des retours positifs à leur sujet.

Denis Dubesset, lui, a déjà publié plusieurs livres sur la photo (voir Développer son style en photographie et La photo minimaliste), et plutôt que d’écrire un nième opus sur des sujets proches, il a préféré actualiser la première édition de son livre sur le cadrage photo. Une initiative que je salue, car trop de nouvelles éditions sont de simples réimpressions, datées souvent, obsolètes parfois.

Ici tout est nouveau ou presque. Le nouveau texte, déjà, vous invite à plus d’exercices, de pratique sur le terrain. Expliquer est une chose mais pratiquer en est une autre. C’est ce que l’auteur vous invite à faire.

Les images sont nouvelles aussi pour la plupart. Vous me direz, et vous aurez raison, que cela ne justifie pas une nouvelle édition. C’est vrai. Toutefois à nouvelle approche, nouvelles images, les exemples commentés dans la dernière partie du livre sont choisis pour coller au mieux à ce qui est présenté avant. Et comme l’approche a évolué, il est logique que les photos évoluent aussi. CQFD.

extrait de Les secrets du cadrage photo : composition, pratique, créativité, seconde édition

Qu’allez-vous apprendre avec ce livre sur le cadrage en photographie ?

Ce livre va vous apprendre ce que signifie le terme ‘cadrage photo‘. Vous pensez qu’il ne s’agit « que » de remplir le cadre dans votre viseur en prenant soin de ne pas placer votre sujet au centre ? Vous vous trompez.

Le cadrage, en photographie, est lié à la notion de composition. Cadrer c’est aussi composer, « mettre en place de façon minutieuse les éléments qui composent votre image ».

Partant des grands principes et règles établies, Denis Dubesset vous invite à réfléchir à votre approche en vous livrant à quelques exercices pratiques.

« Réfléchir » est le fil conducteur de ce livre, l’art du cadrage et de la composition n’étant pas quelque chose qui s’achète mais plutôt une pratique personnelle qui s’affine avec le temps. Je retrouve bien ici l’approche personnelle de Denis Dubesset, ne pas se contenter de poncifs mais penser à ce que vous voulez dire, exprimer, transmettre. Les possibles imperfections vous seront alors pardonnées.

extrait de Les secrets du cadrage photo : composition, pratique, créativité, seconde édition

Au sommaire des secrets du cadrage photo

Parcourez ce livre dans l’ordre établi par l’auteur, il est pensé pour faciliter votre apprentissage :

  • apprendre à lire une image
  • savoir choisir votre cadrage photo
  • les règles de composition classiques
  • savoir composer instinctivement
  • post-traiter vos images pour finir le travail

J’ai particulièrement apprécié le chapitre décrivant les erreurs classiques. Nous les commettons tous, parfois sans nous en rendre compte aussi les voir ainsi listées et détaillées va vous aider à identifier celles que vous faites peut-être. Prendre conscience de vos erreurs vous aidera ensuite à ne plus les commettre.

Avant les images expliquées qui constituent la dernière partie du livre, Denis Dubesset vous invite à mettre en œuvre ce que vous avez découvert précédemment :

  • faire entrer le spectateur dans l’image,
  • créer un cadre dans le cadre,
  • jouer avec les couleurs,
  • travailler le noir et blanc,
  • hiérarchiser les plans,
  • observer en gros plan,
  • figer le temps,
  • cadrer le mouvement,
  • photographier les choses banales,
  • jouer avec le graphisme,
  • raconter une histoire en photo.

Cette liste peut vous paraître bien longue, vous pensez peut-être que tout ne vous concerne pas et pourtant … souhaitez-vous faire toujours les mêmes photos, ne jamais vous renouveler ? Aimeriez-vous au contraire pouvoir traiter différents sujets, différentes scènes tout en produisant des images toujours aussi attrayantes ? Prenez le temps de tout lire !

Comment figer le temps en photographie

La dernière partie du livre est consacrée à l’étude de dix photos. Vous allez découvrir ce qu’est la lecture d’images, l’analyse de la composition. Pour chacune de ces dix photos, l’auteur vous invite à vous poser les questions suivantes :

  • quelle intention a conduit l’auteur à faire cette photo ?
  • comment a t-il fait pour guider le regard du spectateur ?
  • pourquoi avoir choisi ce cadre, cette orientation, cet angle de vue ?

Imaginez que vous sachiez ensuite trouver vous-aussi les réponses à ces questions pour vos photos … Puis y répondre avant même de déclencher … instinctivement … Vous avez alors compris l’intérêt de ce livre pour vous.

Comment faire un coucher de soleil sur un lac ?

Les secrets du cadrage photo : à qui s’adresse ce livre ?

Ce livre sur le cadrage photo et la composition s’adresse au photographe débutant qui va y trouver de quoi s’intéresser à l’image plus qu’à la technique. Cela ne nuit jamais.

Il s’adresse aussi au photographe amateur qui n’arrive pas à progresser, ne sachant pas ce qui coince dans sa production. Réfléchir en vous posant les bonnes questions va vous aider à trouver les réponses.

Il s’adresse enfin au photographe expert, satisfait par la plupart de ses images, mais qui voudrait développer une démarche plus aboutie, une démarche d’auteur. Si c’est votre cas, vous y trouverez de quoi « penser » votre production d’images, plutôt que de déclencher d’abord et de chercher à trouver du sens à vos images ensuite, en constatant bien souvent le manque d’unité caractéristique d’une démarche encore fragile.

Proposé par l’éditeur au tarif public de 23 euros, ce livre vous permet de prendre de la distance avec la technique pour (enfin) réfléchir à votre démarche créative personnelle. Un bel objectif non ?

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC


Laowa 14 mm f/4 FF RL Zero-D, ultra grand-angle compact sans distorsion pour hybrides

A première vue le Laowa 14 mm f/4 FF RL Zero-D présenté par Venus Optics peut sembler banal : un 14 mm pour boîtier à capteur 24×36, fût-il hybride, n’est plus l’objectif spectaculaire qu’il était encore il y a peu… surtout quand il ouvre à f4 « seulement » et qu’il fait l’impasse sur l’autofocus.

Mais l’air de rien cet objectif a plusieurs atouts dans la manche, des petits trucs en plus que bien des ultra grands angles des marques concurrentes vont lui envier.

Laowa 14 mm f/4 FF RL Zero-D, un ultra grand-angle compact sans distorsion pour hybrides

Les objectifs Laowa pour Nikon chez Miss Numerique

Laowa 14 mm f/4 FF RL Zero-D : présentation

Comme d’autres objectifs Laowa pour Nikon, le nouveau Laowa 14 mm f4 FF RL Zero-D ne paie pas de mine, pourtant un petit détail attirera sans doute votre attention : il est estampillé Zero-D, pour « zéro distorsion ».

Mine de rien, cela change tout. Avec ce 14 mm Laowa, fini les longues heures passées devant l’ordinateur en post-traitement, à essayer de corriger tant bien que mal les déformations disgracieuses causées par une distorsion mal contenue. Fini les sujets à éviter pour cause de distorsion ingérable.

Le Laowa 14 mm f4 FF RL Zero-D est un objectif que vous pouvez utiliser sans arrière pensée. Cette absence de distorsion lui permettra aussi de faire le bonheur des amateurs d’astrophotographie. Le fait qu’il soit cantonné à la mise au point manuelle ne devrait pas s’avérer très gênant à l’usage vu la focale.

Laowa 14 mm f/4 FF RL Zero-D

L’objectif Laowa 14 mm f4 FF RL Zero-D (version Nikon Z)

Une luminosité limitée…

On aurait aimé que le constructeur soit un peu plus généreux pour ce qui concerne la luminosité, même si celle-ci sera suffisante pour une majorité d’utilisateurs qui photographient en plein air, pour du paysage ou de l’architecture par exemple.

Cet objectif sera moins à son aise en intérieur, où il faudra alors utiliser un éclairage additionnel ou bien accepter de monter en sensibilité.

Exemple de photo faite avec le Laowa 14 mm f/4 FF RL Zero-D

Exemple d’image réalisée avec le 14 mm f4 FF RL Zero-D

…mais un encombrement réduit

Ce que l’on perd en luminosité, on le gagne en compacité : cet objectif est presque petit pour un objectif de cette focale qui couvre le format 24×36 (58 mm x 59 mm), ce qui permettra de le glisser plus facilement dans le sac. Son poids plume de seulement 228 grammes lui permettra de se faire facilement oublier.

Nikon Z + Laowa 14 mm f/4 FF RL Zero-D

14 mm f4 FF RL Zero-D monté sur un boîtier Nikon Z

L’ami des filtres

Un autre avantage de cette compacité contenue est le diamètre limité des filtres que cet objectif peut recevoir via la monture vissante dont il dispose, ce qui ravira les paysagistes.

En effet les filtres en 52 mm sont encore assez abordables comparativement aux mêmes modèles proposés dans des tailles plus importantes. Les filtres en 52 mm sont assez répandus et l’offre en neuf est plutôt conséquente.

Les nikonistes seront particulièrement à la fête, car ils pourront continuer à utiliser leur collection de filtres en 52 mm, ce diamètre étant un standard de la marque jaune.

Montures disponibles

Le Laowa 14 mm f4 FF RL Zero-D sera disponible en monture Leica M, Nikon Z, Sony E, monture L et Canon RF. A noter que si Laowa ne semble pas proposer de viseur externe, il est heureusement possible pour les utilisateurs de Leica M de dénicher cet accessoire qui peut se trouver dans d’autres marques ou en occasion, afin de profiter pleinement de l’angle de champ de 114° de cet objectif avec leur télémétrique préféré. Autre bonne nouvelle, il est couplé avec le télémètre !

Formule optique Laowa 14 mm f/4 FF RL Zero-D

Formule optique du 14 mm f4 FF RL Zero-D

Laowa 14 mm f4 FF RL Zero-D : fiche technique

  • Format : Leica M, Nikon Z, Sony FE, monture L et Canon RF / 24 x 36 mm
  • Focale : 14 mm
  • Ouverture maximale : f/4
  • Ouverture minimale : f/22
  • Construction optique : 13 lentilles en 9 groupes (dont 3 lentilles à faible dispersion, 2 lentilles asphériques et une lentille ultra haute réfraction)
  • Angle de champ : Format FX : 114°, Format DX : 91°
  • Système de mise au point : mise au point manuelle
  • Distance minimale de mise au point : 0,27 m à partir du plan focal
  • Rapport de reproduction maximal : 0,07 x
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 5
  • Diamètre de fixation pour filtre : 52 mm
  • Dimensions : Diamètre maximal d’environ 58 mm x 59 mm  (distance entre l’extrémité de l’objectif et le plan d’appui de la monture d’objectif de l’appareil photo)
  • Poids : Environ 228 g

Laowa 14 mm f/4 FF RL Zero-D : tarif et disponibilité

Le Laowa 14 mm f/4 FF RL Zero-D sera disponible courant novembre 2020 au tarif public TTC de 749 euros en monture Nikon Z, Canon RF, Sony FE et au tarif public de 879 euros en monture Leica M.

Source : Laowa / Digit-Access

Les objectifs Laowa pour Nikon chez Miss Numerique


Comment concevoir un portfolio de photographie

Vous aimeriez sélectionner vos meilleures photos et en faire un portfolio à présenter pour les faire connaître ? Vous êtes débutant, amateur, expert, pro et vous éprouvez l’envie et/ou le besoin de montrer vos photos de la meilleure des façons ? Sylvie Hugues et Jean-Christophe Béchet vous expliquent comment concevoir un portfolio de photographie, voici ce que je pense de leur livre.

Concevoir un portfolio de photographie, avec Sylvie Hugues et Jean-Christophe Béchet

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC

Concevoir un portfolio de photographie : présentation

Je ne vais pas vous présenter les auteurs de ce livre, si vous vous intéressez un minimum à la photographie vous savez que Sylvie Hugues et Jean-Christophe Béchet ont œuvré pendant de longues années aux commandes du magazine Réponses Photo.

Désormais Sylvie Hugues est consultante en photographie  et anime des lectures de portfolios, des workshops et des conférences.  Jean-Christophe Béchet poursuit son parcours de photographe et anime lui-aussi des workshops.

Face à l’évolution de la pratique photographique liée au numérique,  à l’énorme quantité d’images prises, à la difficulté de choisir les plus pertinentes dans un cadre précis, nos deux auteurs ont décidé de proposer un ouvrage dans lequel ils partagent leurs conseils et leur méthode pour réaliser votre portfolio de photographie.

Concevoir un portfolio de photographie, avec Sylvie Hugues et Jean-Christophe Béchet

Conscients que chaque photographe a son regard et que rien n’est jamais acquis en la matière, Sylvie et Jean-Christophe ont interrogé d’autres acteurs du monde de la photographie pour enrichir leur texte d’expériences complémentaires, ce que je ne peux qu’approuver.

Le résultat est un livre qui se parcourt de deux façons :

  • en choisissant votre profil (débutant, amateur, auteur) et en suivant les conseils appropriés,
  • en découvrant les sept familles de portfolios et ce que chacun peut vous apporter (transmission, vente, usage personnel, …).

En introduction vous allez découvrir trois portfolios parmi les plus célèbres, ceux de Diane Arbus, August Sander et Man Ray. Une belle introduction pour prendre conscience de ce qu’est un portfolio, à la différence d’une galerie de vos  » images les plus Likées sur Instagram ».

Concevoir un portfolio de photographie, avec Sylvie Hugues et Jean-Christophe Béchet

Il est inutile de rappeler que concevoir un portfolio de photographie n’est pas mettre en ligne une série de photos sur votre site web ou faire un livre de photographies, c’est bien réaliser un « matériel de présentation » que vous allez pouvoir montrer indépendamment de tout écran.

Pour cela, après avoir découvert les sept types de portfolios, vous allez apprendre à réaliser le vôtre :

  • quel tirage papier faire et quel papier choisir,
  • combien de photos mettre dans votre portfolio,
  • quel format choisir,
  • faut-il ajouter un texte ?
  • quelle finition et présentation ?

Concevoir un portfolio de photographie, avec Sylvie Hugues et Jean-Christophe Béchet

Concevoir un portfolio de photographie est une chose, mais savez-vous ce qu’attendent ceux qui vont le consulter ?

Inutile en effet de réaliser votre portfolio s’il ne correspond pas aux attentes de ceux à qui vous allez le montrer, sauf à ce qu’il soit réservé à votre usage personnel (et encore).

Dans la dernière partie du livre, Sylvie Hugues et Jean-Christophe Béchet relatent le contenu de onze entretiens avec des professionnels du monde de la photo :

  • éditeur,
  • galeristes,
  • directeur d’agence photo,
  • organisme de formation,
  • conservateur au sein d’une institution,
  • directeur de festival photo, iconographe,
  • directeur photo dans la presse.

Ces onze regards, différents et complémentaires, vont vous aider à cerner les attentes, à comprendre ce que vous devez, ou non, inclure dans votre portfolio de photographie, et pourquoi.

Cette phrase extraite de l’introduction de ce dernier chapitre résume à elle seule l’intérêt du livre :

La lecture de leurs réponses devrait vous faire gagner beaucoup de temps et éviter des impairs lorsque vous aurez rendez-vous.

Concevoir un portfolio de photographie, avec Sylvie Hugues et Jean-Christophe Béchet

Mon avis sur ce livre

Cet ouvrage a le mérite de traiter une thématique que personne ou presque ne traite. Il n’existe pas d’ouvrage accessible à tous les profils de photographes et qui traite du portfolio et de la présentation de vos images. Seul François Rastoll, avec « Scénographier une exposition de photographie » propose un livre pertinent, mais orienté exposition et non portfolio, la différence est plus importante que vous ne pouvez le penser.

Bien que le sujet soit complexe à traiter,  le livre apporte de nombreux éclairages et n’est en rien un double regard personnel et figé sur ce qu’est un portfolio de photographie. Les apports d’autres photographes, d’experts, sont enrichissants et essentiels.

Il est bien difficile de présenter des portfolios complets dans un tel livre, et pourtant les illustrations sont nombreuses. Toutes m’ont permis de comprendre ce dont il est question et d’adopter un autre regard sur ma propre sélection.

Vous ne lirez pas ce livre d’une traite de la première à la dernière page, vous prendrez le temps de l’apprécier, d’en digérer chaque chapitre afin de concevoir votre portfolio de photographie, de l’améliorer avec le temps et vos nouvelles images, d’en faire plusieurs peut-être même selon vos besoins.

Comme je le pense de quelques autres livres, il s’agit d’une référence à conserver auprès de vous autant que faire se peut et à consulter le plus souvent possible afin de passer un cap.  Les 25 euros qu’il vous en coûtera vous rapporteront alors bien plus qu’un accessoire photo supplémentaire, n’hésitez pas !

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC


NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S : la suite des très grandes ouvertures

Nikon annonce le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S, un objectif à focale fixe et très grande ouverture dédié à la gamme d’hybrides Nikon Z.

A l’inverse du NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S Noct, ce 50 mm f/1.2 dispose d’une mise au point autofocus et devrait s’avérer bien plus utilisable au quotidien, voici pourquoi.

NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S : présentation

Les objectifs pour Nikon Z au meilleur prix chez Miss Numerique

NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S : la suite d’une longue tradition

Après le NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S Noct et son record d’ouverture maximale chez Nikon, voici donc le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S. Cette optique à très grande ouverture marque le retour chez les jaunes des optiques d’exception « utilisables », le 58 mm n’étant pas un modèle du genre entre son poids, sa mise au point manuelle et son tarif.

Le 50 mm f/1.2 est une longue tradition chez Nikon, bien que la série ait été interrompue pendant de (trop) longues années.

Tout commence en 1956 avec le NIKKOR 5 cm f/1.1 et sa baïonnette placée à l’intérieur de la chambre sur les télémétriques Nikon S. Produit à 1.200 exemplaires pour un tarif de 300 USD (soit l’équivalent de 4.000 euros en 2020), ce f/1.1 initial est complété d’une version en monture M39 à vis. Citons aussi un modèle expérimental dont l’ouverture f/1.0 n’a pas marqué la postérité puisqu’il n’a jamais été produit en série.

En 1978 c’est au tour de la gamme reflex de voir apparaître un NIKKOR 50 mm f/1.2 AI à mise au point manuelle. Une qualité d’image supérieure à celle du NIKKOR 55 mm f/1.2 (1965) lui permet d’être utilisé à pleine ouverture. Cet objectif passe en version AIS en 1981 et ne sera pas mis à jour en version autofocus par la suite. Nikon investit alors sur les versions AF et AF-S du 50 mm f/1.4 pour reflex, la seconde étant toujours disponible au catalogue.

Pour compléter la gamme optique propre aux hybrides Nikon Z, et le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S, Nikon annonce donc le retour de l’ouverture f/1.2 et une optique qui se veut exceptionnelle mais moins exclusive que le 58 mm f/0.95 S Noct. Le tarif astronomique de ce dernier (9.000 euros) et – surtout – son poids et sa mise au point manuelle en font une optique de démonstration plus qu’un modèle largement diffusé.

Nikon vante les mérites de sa monture Z depuis l’été 2018, mais à ce jour nous n’avons que des focales fixes ouvrant à f/1.8 à nous mettre sous la dent (excusez toutefois du peu !). L’ouverture f/1.4 étant (presque) banale, proposer une ouverture f/1.2 est donc un excellent moyen de renouer avec la légende. Cerise sur le gâteau, cet objectif dispose d’une mise au point autofocus avec AF Multi groupes, ne pèse « que » 1.090 grammes et vaut bien moins cher que le 58 mm f/0.95.

NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S : présentation

Construction et qualité d’image

Ce NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S reprend les éléments distinctifs des zooms f/2.8 :

  • l’écran OLED sur le fût (il vous indique au choix l’ouverture ou la distance de mise au point),
  • le traitement Arneo (dont le revêtement fluorine),
  • la construction tous temps.

Nikon annonce une distorsion minimale sur l’intégralité du champ image : moins de contraintes techniques grâce à la monture Z permettent au photographe de disposer d’une qualité d’image égale au centre comme sur les bords. Vous pourrez donc placer votre sujet où vous le voulez sans craindre pour le résultat.

NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S : bokeh

L’effet Bokeh a été particulièrement soigné, c’est le propre des focales fixes à grande ouverture. Nikon l’annonce très progressif, très doux.

La mise au point autofocus fait appel à la technologie Nikon AF Multi groupes, deux ensembles de moteurs pas à pas assurent le déplacement des groupes de lentilles. Les groupes concernés bougent alors en même temps, rapidité de mise au point et précision sont au rendez-vous.

Le silence de fonctionnement de cette motorisation satisfera les vidéastes désireux d’utiliser une très grande ouverture (le Bokeh ce n’est pas qu’en photo), Nikon l’emportant à priori sur ce point face au Canon RF 50 mm f/1.2 qui n’est pas reconnu pour son silence de fonctionnement.

Autre particularité de ce NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S, un focus breathing réduit à sa plus simple expression selon Nikon. Rappelons que le focus breathing est un défaut optique qui provoque une variation faible de la focale réelle en fonction de la distance de mise au point. Avec ce NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S Nikon revendique une distance focale de 50 mm respectée sur l’intégralité de la plage de mise au point, de 45 cm à l’infini.

Comme c’est le cas pour les zooms experts-pros de la série Z, ce NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S dispose d’une bague multifonctions qui vous permet d’en personnaliser l’usage. Vous pouvez lui associer l’ouverture comme la compensation d’exposition ou quelques autres paramètres.

NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S : fiche technique

  • Format : Monture Z, FX (plein format)/ 24 x 36 mm
  • Focale : 50 mm
  • Ouverture maximale : f/1.2
  • Ouverture minimale : f/16
  • Construction optique : 17 lentilles en 15 groupes (dont 2 lentilles en verre ED, 3 lentilles asphériques et des lentilles avec traitements nanocristal et ARNEO)
  • Angle de champ : Format FX : 47°, Format DX : 31° 30’
  • Système de mise au point : Autofocus à mise au point interne
  • Distance minimale de mise au point : 0,45 m à partir du plan focal
  • Rapport de reproduction maximal : 0,15 x
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Traitements : Nanocristal et ARNEO
  • Diamètre de fixation pour filtre : 82 mm (P = 0,75 mm)
  • Dimensions : Diamètre maximal d’environ 89,5 mm x 150 mm (distance entre l’extrémité de l’objectif et le plan d’appui de la monture d’objectif de l’appareil photo)
  • Poids : Environ 1090 g
  • Accessoires fournis : Bouchon d’objectif avant LC-82B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, parasoleil HB-94, étui pour objectif CL-C2

NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S : flou d'arrière-plan

Tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S sera disponible courant décembre 2020 au tarif public de 2.499 euros.

Mon avis sur le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S

En matière d’hybrides, Nikon tient à prouver qu’il joue dans la cour des grands. Proposer une ouverture f/1.2 c’est démontrer un savoir-faire et une longue expérience comme l’intérêt de la monture Z.

Pourquoi un 50 mm f/1.2 plutôt qu’un 85 mm f/1.2 comme le fait Canon ? Parce que la focale 50 mm est mythique chez Nikon depuis le Nikon F, que c’est une focale idéale en reportage et … qu’il faut bien se différencier de la concurrence.

Toutefois, bien qu’il ne soit pas aussi exclusif que le 58 mm f/0.95 S Noct, ce NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S reste une optique d’exception, loin d’être grand public. La série S gagnerait à voir arriver des focales fixes plus compactes et légères, même si elles sont un peu moins performantes. Cela faciliterait le passage à l’hybride plein format, perçu encore comme trop imposant par certains qui ne s’y retrouvent pas face à la compacité des hybrides APS-C concurrents (voire de celle du Nikon Z 50).

Avec ce NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S Nikon affirme son savoir-faire et sa position parmi les leaders du secteur. Reste à livrer les modèles un peu moins exclusifs annoncés dans la roadmap, décembre 2021 est encore loin.

Source : Nikon

Les objectifs pour Nikon Z au meilleur prix chez Miss Numerique


Quel objectif choisir pour le Nikon D850 ?

Vous ne savez pas quel objectif choisir pour le Nikon D850. Vous aimeriez savoir si cet objectif d’occasion qui vous fait de l’œil pourrait être un bon choix. Vous n’avez pas le budget pour des objectifs pros, et aimeriez bien utiliser ceux que vous avez déjà.

Voici de quoi baser votre choix sur des données factuelles plus que sur des impressions et avis pas toujours … objectifs.

Quel objectif choisir pour le Nikon D850 ?

Note : il y a forcément une part de subjectivité dans un tel article puisqu’il s’agit de traduire en mots des tableaux de chiffres. D’autre part les tests utilisés doivent être interprétés pour ce qu’ils sont, des mesures techniques et non des expériences photographiques. N’apparaissent pas les notions relatives à la prise en main, la construction ou la résistance des optiques.

J’ai classé les différents objectifs selon mes critères, en excluant les optiques conçues pour les boîtiers APS-C, non recommandées bien que compatibles avec la monture F du Nikon D850.

Quel objectif choisir pour le Nikon D850 ?

Le Nikon D850, avec 45 Mp, est un des reflex les plus aboutis de la gamme Nikon, il a séduit de nombreux photographes professionnels comme amateurs qui voient en lui un bel outil de travail et un boîtier mythique.

Le Nikon D850 doit être associé à des objectifs capables de mettre en valeur ses capacités sans quoi il n’est pas possible d’obtenir les meilleurs résultats. Ce n’est pas qu’une question de gamme optique ou de tarif. Certains objectifs anciens restent très performants sur le D850, certains plus récents ne sont pas au niveau.

Le choix d’un objectif fait appel à plusieurs critères, tous ne sont pas scientifiques :

  • le besoin d’une focale particulière,
  • le savoir faire du photographe,
  • l’envie,
  • le tarif,
  • la polyvalence,
  • les performances,
  • les caractéristiques,
  • l’encombrement,
  • la valeur de revente,
  • la fréquence d’utilisation.

Et quelques autres qui vous sont particuliers.

J’ai utilisé les tests effectués par DxOMark ces dernières années sur les différents objectifs compatibles avec le D850. Les plus récents n’apparaissent pas, de même que certaines longues focales, c’est la limite de DxOMark. Notez qu’il ne faut ne pas confondre DxOMark, les tests, et DxO, l’éditeur français de logiciels, ce sont deux sociétés et activités différentes.

Comment consulter les tests d’objectifs pour le Nikon D850

DxOMark dispose de son propre labo de tests et d’une longue expertise, ce qui n’est pas à la portée du premier site web venu. Il s’agit de mettre en œuvre des systèmes de tests onéreux, complexes à calibrer, et surtout de créer des protocoles pertinents et adaptés à tous les objectifs.

Pour savoir quel objectif choisir pour le Nikon D850, ne pensez pas que faire des photos de murs de briques peut vous donner un résultat fiable si vous n’avez pas un protocole bien défini vous permettant de savoir ce que vous mesurez , comment vous le mesurez et à quoi vous le comparez.

Les tests terrain que je propose par ailleurs sont une autre façon de juger de l’intérêt d’un objectif. Ces deux types de tests se complètent.

J’ai listé les objectifs à focale fixe et les zooms compatibles avec la monture Nikon F équipant les reflex Nikon dont le D850. Les marques d’objectifs prises en compte sont Nikon, Tamron, Sigma, Zeiss et Tokina. La plage de focales va de 12 à 600 mm.

Pour que les tableaux restent lisibles, j’ai listé les 6 premiers objectifs par catégorie, prenez le temps d’aller consulter le détail et les autres modèles.

Attention : ces tests peuvent convenir pour le Nikon D780 ou le Nikon D6, attention toutefois au fait que leur capteur dispose de 24 et 20 Mp respectivement et que le résultat du test peut être faussé. Mieux vaut sélectionner le bon boîtier sur le site DxOMark pour avoir les bons résultats.

L’hybride Nikon Z 7II a un capteur 45 Mp proche de celui du D850, mais la monture Nikon Z des hybrides Nikon est plus exigeante envers les objectifs. Attention donc à bien choisir le Nikon Z 7II si c’est ce boîtier qui vous intéresse.

Ces tests attribuent une note générale à chaque objectif, ainsi que des notes par types de tests. Avoir la meilleure note générale ne signifie pas que l’objectif est le meilleur pour votre usage. Regardez les notes intermédiaires aussi selon que vous faites du studio, du portrait, du paysage ou du sport. Les contraintes ne sont pas les mêmes.

tests d'objectifs pour le Nikon D850

les tests d’objectifs pour le Nikon D850 sur le site DxOMark

La base de données DxOMark recense 78 objectifs pour le Nikon D850, tous ont passé le test avec le même protocole. Voici les vainqueurs absolus toutes focales confondues :

meilleurs objectifs Nikon D850

quel objectif choisir pour le Nikon D850, les meilleurs toutes focales confondues

Quel objectif choisir pour le Nikon D850 : les focales fixes

Objectifs grand-angle, 35 mm et moins

meielurs objectifs Nikon D850 grand-angle

les meilleurs objectifs grand-angle pour le Nikon D850

Les meilleurs objectifs grand-angle pour le Nikon D850 sont les :

Dans les plus courtes focales, le Sigma 20 mm est loin devant le Nikon 20 mm qui paye son ancienneté avec le capteur 45 Mp.

Dans la catégorie 24 mm, le Nikon l’emporte sur le Sigma et bénéficie d’un tarif plus avantageux.

En 35 mm, le Sigma et le Tamron font jeu presque égal, le plus récent Tamron étant moins cher. DxOMark ne qualifie pas le tout récent Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, ce qui est dommage car les résultats de mes tests montrent sa supériorité sur le D850, pour ne pas dire que c’est le meilleur.

Sans grande surprise les objectifs de conception ancienne marquent le pas avec un capteur 45 Mp exigeant.

Le Zeiss 35 mm quant à lui, s’il propose des prestations de haut niveau, impose une mise au point manuelle et son tarif est très supérieur aux concurrents.

La liste recense des ultra grand-angle, de focale inférieure ou égale à 20 mm. Notez l’excellente prestation du Carl Zeiss Distagon T* 2.8/15 ZF.2 qui peut vous intéresser si vous avez le budget.

Les trois premiers de cette liste proposent un piqué d’image quasi similaire, l’ouverture maximale f/1.4 du Sigma 35 pouvant faire la différence. Le Nikon et le Tamron sont en très belle position pour une ouverture f/1.8, ils présentent moins d’astigmatisme que le Sigma, ce qui augmente la netteté sur les bords de l’image.

Objectifs standards, 50 à 85 mm

meilleurs objectifs standard Nikon D850

les meilleurs objectifs standards pour le Nikon D850

Surprise ? Oui et non. Vous remarquerez que Nikon, qui propose plusieurs objectifs de 50, 58 ou 85 mm dans cette catégorie, n’apparaît pas dans le classement de tête. Il s’en est fallu de peu puisque le Nikon AF-S Nikkor 85mm f/1.4G est en 7 ème position, mais bien que proposé à un tarif très élevé, son score reste en deçà de la concurrence. Nikon paye l’absence de mise à jour de ses optiques standard, il faut passer à l’hybride avec les excellentissimes NIKKOR Z 50 et 85 mm si ce sont vos focales de prédilection et que vous tenez à avoir des objectifs Nikon.

Pour le D850, le trio de tête est composé des :

Oublions le tarif du Carl Zeiss 85 mm Otus, la Deutsche Qualität se paye ! Le Sigma 85 mm f/1.4 reste le choix le plus accessible, bien que le Tamron SP 85 mm f/1.8 Di VC USD (Modèle F016) ne soit pas si loin (et bien moins cher).

Dans la plage focale 50/55 mm, le Carl Zeiss l’emporte si vous avez encore quelques économies, sinon le Sigma 50 mm F1.4 DG HSM Art reste le meilleur choix face à un Nikon AF-S NIKKOR 50 mm f/1.4G vieillissant (il l’est sur les 24 Mp aussi, sa conception datant de 2008).

Notez le piètre score du Nikon AF-S Nikkor 58 mm f/1.4G dans ce tableau, c’est logique, ses caractéristiques particulières (formule Noct-Nikkor) font de lui un objectif idéal pour la photo de nuit mais le protocole DxOMark ne permet pas de le comparer aux formules traditionnelles.

Courts téléobjectifs, 85 à 135 mm

meilleurs téléobjectifs Nikon D850

les meilleurs courts téléobjectifs pour le Nikon D850

Vous retrouvez dans cette catégorie les stars de la catégorie précédente, pour la bonne et simple raison que l’appellation « court téléobjectif » ne veut rien dire. Un 85 mm est à la fois une focale standard et un court téléobjectif, il faudrait donc distinguer chaque focale. Dans ce cas les adorateurs des 55 et autres 58 mm viendraient dire que ce sont « presque » des 50 mm tout comme les 45 mm.

Peu importe donc les catégories, dans la gamme des courts téléobjectifs au sens de l’usage, dont la focale varie entre 85 et 135 mm, le trio de tête des meilleurs objectifs pour le D850 est :

  • Sigma 85mm F1.4 DG HSM Art
  • Carl Zeiss Distagon T* Otus 1.4/55 mm ZF.2
  • Carl Zeiss Apo Planar T* Otus 85 mm F14 ZF.2

Même trio donc que ci-dessus, logique puisque le tableau recense les mêmes optiques. Ce qui devient intéressant c’est l’arrivée du Nikon AF-S NIKKOR 105 mm f/1.4E ED dans les 6 premiers. Cet objectif est en effet le meilleur choix au-delà de 85 mm (et un de mes objectifs fétiches). Il a séduit ceux qui ont pu le tester et c’est mérité. Notez qu’aucune autre marque ne propose de focale entre 105 et 135 mm au niveau de ce Nikon ou du Nikon AF-S VR Micro-Nikkor 105 mm f/2.8G IF-ED, bien que ce dernier soit dédié à la macro et commence à dater. Le Tokina AT-X M100 AF PRO D AF 100 mm f/2.8 est une alternative intéressante, moins chère mais pas au niveau des meilleurs scores ici.

Longs télébjectifs, 135 mm et plus

les meilleurs longs téléobjectifs pour le Nikon D850

les meilleurs longs téléobjectifs pour le Nikon D850

Les jeux sont faits ! Ce sera Nikon.

Et d’une, Nikon s’est fait une spécialité des longues focales depuis des décennies, et de deux, aucun opticien indépendant ne s’aventure sur ce terrain du fait des coûts de développement et des volumes de vente réduits.

Le top score est donc occupé par des objectifs Nikon.

En tête de liste le Nikon AF-S NIKKOR 200 mm f/2G ED VRII est la référence en matière de téléobjectif à focale fixe. Le Nikon AF-S Nikkor 400 mm F2.8G ED VR, avec sa focale double, perd quelques points face au 200 mm mais … c’est un 400 mm.

Le Nikon AF-S NIKKOR 300 mm f/2.8G ED VR II peut vous convenir si vous trouvez le 200 trop court et le 400 … trop long.

Le Nikon AF-S NIKKOR 400 mm f/2.8E FL ED VR, bien qu’il dispose du traitement fluorine, est correct sans plus, son tarif très élevé n’aide pas même s’il ne s’agit pas d’un critère technique.

Nous verrons plus bas que le choix d’un téléobjectif zoom est une alternative intéressante si vous visez les longues focales.

Quel objectif choisir pour le Nikon D850 : les zooms

les meilleurs zooms pour le Nikon D850

les meilleurs zooms pour le Nikon D850

Les zooms ont un intérêt pour plusieurs raisons :

  • leur qualité optique s’est accrue ces dernières années et les plus performants n’ont plus à rougir face aux focales fixes,
  • leur focale variable permet aux photographes professionnels d’être plus réactifs en leur évitant le changement d’objectifs,
  • elle permet aux amateurs ne sachant pas toujours ce dont ils ont besoin de « pouvoir tout faire », d’où l’arrivée des megazooms.

Note : je ne suis pas fan des megazooms, non pas parce qu’ils sont mauvais (bien que certains le soient), mais parce qu’ils vous privent de réfléchir. Plutôt que de chercher le bon angle, vous tournez une bague et « ça ira bien », ce n’est pas ma conception de la photographie. Je leur reconnais toutefois une grande souplesse à l’usage en voyage, je me limite pour mon usage au 24-120 ou équivalent APS-C.

Zooms grand-angle, de 12 à 30 mm

les meilleurs zooms grand-angle pour le Nikon D850

les meilleurs zooms grand-angle pour le Nikon D850

Les zooms grand-angle ne sont pas si nombreux sur le marché du plein format. Pour les plus courtes focales, les utilisateurs du Nikon D850 utilisent le Nikon AF-S Nikkor 14-24 mm f/2.8G, un modèle qui a fait ses preuves sur les générations de reflex précédentes, sans avoir pour autant été mis à jour pour les capteurs plus riches en pixels.

Tamron occupe le terrain avec un Tamron SP 15-30 mm F2.8 aussi bon, stabilisé et moins cher. Ce n’est pas un 14 mm, ce qui fait une différence en très courte focale, mais il grimpe à 30 mm , ça peut aider en reportage.

Le Sigma 12-24 mm F4 DG HSM Art concurrence les deux précédents, il est moins performant que le Tamron et surtout plus cher mais a l’avantage de descendre à 12 mm, les paysagistes apprécieront.

Notez la position très correcte du Tokina AT-X 16-28 mm F2.8 PRO FX qui, s’il n’est pas le meilleur au final, propose une ouverture f/2.8 constante pour un tarif contenu.

Zooms standards, de 24 à 35 mm

les meilleurs zooms standards pour le Nikon D850

les meilleurs zooms standards pour le Nikon D850

Un « zoom standard », cela ne veut pas dire grand-chose, mais il me fallait faire la comparaison avec les focales fixes. J’ai inclus ici les zooms dont la plage focale passe par la focale standard de 50 mm, soit les 24-70 mm pour la plupart.

Ne sachant plus où classer le Sigma 24-35 mm F2 DG HSM Art, je le glisse ici, il ne passe pas par 50 mm mais dépasse les 30 mm de la catégorie précédente. Bon score, mais plage focale réduite pour le reportage, à réserver pour le paysage de préférence.

Cette catégorie est menée par les deux Tamron et Sigma 24-70 mm f/2.8 dont les performances sont excellentes, et les tarifs bien plus doux que celui du Nikon AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8G ED.

Le Tokina AT-X 24-70 mm F2.8 PRO FX n’est pas en reste, bien que le détail des résultats montre une certaine faiblesse en qualité d’image face au Nikon.

Quid du plus récent Nikon AF-S NIKKOR 24-70 mm f/2.8E ED VR ? Il arrive à la suite dans ce classement, sans démériter mais ses résultats aux tests et son tarif ne l’avantagent pas face au précédent 24-70 mm f/2.8 Nikon.

Le Tamron SP 24-70 mm F2.8 Di VC USD est le meilleur choix dans cette catégorie, sa construction est au niveau, seule sa résistance dans le temps peut interroger si vous avez une pratique intense. Toutefois je n’ai pas de retours négatifs particuliers au-delà des problématiques de back/front focus propres à la plupart des objectifs compatibles (la console Tamron TAP-In est utile pour régler ces problèmes).

Le Sigma n’est pas loin derrière mais son astigmatisme à partir des focales intermédiaires et à 70 mm en particulier ne le favorise pas.

Le Nikon AF Zoom-Nikkor 24-85 mm f/2.8-4D IF a l’avantage de grimper à 85 mm mais perd beaucoup de points en qualité d’image, réservez-le aux boîtiers 24 Mp de préférence.

Zooms téléobjectifs (télézooms), de 50 à 200 mm

les meilleurs zooms télé-objectifs pour le Nikon D850

les meilleurs zooms téléobjectifs pour le Nikon D850

Cette catégorie est occupée par les classiques 70-200 mm, les 70-300 mm n’étant la plupart du temps pas au niveau avec le D850. Parmi les 70-200 mm, les versions f/2.8 s’avèrent les plus performantes, outre le fait d’ouvrir à f/2.8.

Difficile de voir clair dans les tableaux car DxOMark classe dans cette catégorie les 120-300 mm que je classe plus bas.

Au final, le meilleur choix est le Tamron SP 70-200 mm F/2.8 Di VC USD qui l’emporte de très peu face au Nikon AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8G ED VR II. L’écart de prix fait la différence, 1.000 euros de moins pour le Tamron ça compte.

Sigma n’est pas à la fête dans cette catégorie puisque même le Nikon AF-S NIKKOR 70-200 mm f/4G ED VR fait bien mieux et moins cher.

Zooms téléobjectifs (télézooms), 200 mm et plus

les meilleurs zooms télé-objectifs pour le Nikon D850

les meilleurs zooms télé-objectifs pour le Nikon D850

Nous sommes ici dans des usages très spécifiques, chez les photographes de sport et animaliers adeptes des très longues focales, avec des budgets importants.

Les zooms 120-300 mm, assez récents sur le marché face aux plus anciens 70-200, occupent une belle place. Le Sigma 120-300 mm F2.8 DG OS HSM S et le Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm F/2.8E FL ED SR VR, non testé par DxOMark, proposent une belle alternative au duo 70-200 + 300 mm fixe.

Le Nikon AF-S NIKKOR 200-400 mm f/4G ED VR II n’a guère de concurrence si ce n’est un Sigma 120-400 mm F4.5-5.6 DG APO OS HSM loin d’être aussi bon.

Vous remarquerez l’absence de tests des zooms téléobjectifs 150-600 ou 200-500 mm, curieux de la part de DxOMark. Si j’en crois mes propres tests (pas scientifiques du tout) et les retours de photographes pros, le Nikon AF-S NIKKOR 200-500 mm f/5.6E ED VR propose le meilleur rapport performances/prix, c’est une des optiques les plus vendues chez Nikon.

Le Tamron SP 150-600 mm F/5-6.3 Di VC USD G2 a la faveur de la presse dans son ensemble, le Sigma 150-600 mm F5-6.3 DG OS HSM | Sports est très proche, voire devant pour certains, tandis que le Sigma 150-600 mm F5-6.3 DG OS HSM | Contemporary est en retrait (mais pas au même prix).

Quel objectif choisir pour le Nikon D850 : conclusion

Vous l’avez compris, il ne suffit pas d’être en tête d’un classement DxOMark pour être « le bon choix ». Ces tests vous donnent une idée des performances optiques des objectifs, ils permettent de faire un premier tri si vous ne savez pas lequel acheter, mais vous devez intégrer d’autres critères.

Le tarif, déjà, car les meilleurs objectifs de ces tableaux peuvent vous coûter très cher alors qu’un modèle à peine moins bien classé ne sera pas décevant tout en étant parfois plus accessible.

Les caractéristiques entrent en jeu aussi, acceptez-vous de renoncer à la mise au point autofocus pour acheter un Zeiss, certes excellent, mais imposant la mise au point manuelle ?

Le poids et l’encombrement peuvent jouer, un 105 mm f/1.4 par exemple, bien qu’étant une référence, est gros et lourd pour un 105.

Il n’en reste pas moins que ces tableaux mettent en évidence le fait que le Nikon D850 et ses 45 Mp ne saurait se contenter d’optiques entrée de gamme. Si votre budget ne vous permet pas d’accéder à ces objectifs, regardez le marché de l’occasion, c’est une belle façon de faire baisser la note.

Si vous ne savez toujours pas quel objectif choisir pour le Nikon D850, sachez qu’un reflex 24 Mp comme le D780 vous épargne l’achat d’objectifs coûteux, les capteurs 24 Mp étant moins exigeants.

Je termine en vous disant aussi que si vous possédez déjà des objectifs plein format en monture Nikon, quels qu’ils soient, prenez le temps de les évaluer sur votre D850, il est possible que le résultat vous convienne, ce qui vous fera faire de belles économies.

Il vaut mieux faire des photos avec ce que l’on a que de rêver d’en faire avec ce que l’on ne peut s’offrir

Je sais d’avance que vous ne serez pas forcément d’accord avec ces résultats, citez des arguments factuels que je pourrai prendre en compte, je compte sur vous !

Retrouvez tous ces tests d’objectifs sur le site de DxOMark

Tous les objectifs plein format pour reflex Nikon chez Miss Numerique


Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion – Tous Droits Réservés