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Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD pour reflex plein format, nouveau zoom grand-angle

Tamron annonce un nouveau zoom grand angle à ouverture glissante pour reflex plein format, le Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD. Ce zoom est un objectif de reportage et de paysage permettant de répondre aux besoins des photographes qui souhaitent une optique plus légère et compacte que les zooms pros 14-24mm ou 12-24mm.

Le Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD peut ainsi concurrencer le Nikon AF-S 17-35mm f/2.8 qui garde pour lui l’avantage d’une ouverture f/2.8 constante mais s’avère plus lourd et encombrant.

Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Tamron 17-35mm, présentation

Tamron n’en finit plus de compléter sa gamme d’optiques pour reflex, avec des modèles pros comme le récent Tamron 24-70mm f/2.8 G2 ou le 70-200mm f/2.8 G2 et des optiques à focales fixes comme les Tamron SP 35 et 45mm.

Les photographes amateurs qui cherchent de bonnes performances sans vouloir pour autant investir dans des optiques pros plus onéreuses, plus lourdes et encombrantes, se rabattent eux sur les gammes f/4.

C’est dans cette catégorie qu’entre ce nouveau Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD, conçu pour les reflex Nikon et Canon plein format (et compatibles avec les reflex APS-C avec ratio x1.5 pour la focale).

Exemple de photo avec Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD pour reflex plein format, nouveau zoom grand-angle

photo (C) Glynn Lavender – Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Caractéristiques optiques du Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Le Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD dispose de quinze éléments optiques répartis en dix groupes dont quatre lentilles en verre LD (à faible dispersion) et deux lentilles asphériques. Cet ensemble permet de réduire les aberrations chromatiques axiales et les distorsions que l’on rencontre régulièrement sur les grand-angles à très courtes focales.

Tamron revendique une excellente qualité d’image et une grande netteté en périphérie de l’image, ce sont les angles qui pêchent bien souvent sur ce type de zoom, les tests permettront de vérifier ce point.

Ce Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD bénéficie du traitement Tamron BBAR conçu pour réduire le flare dans toutes les situations de prise de vue pour lesquelles la lumière se trouve en position latérale par rapport à l’objectif.

La lentille frontale est revêtue d’un composé à la fluorine qui facilite l’évacuation des gouttes d’eau et dépôts graisseux.

La mise au point minimale est fixée à 28cm sur toute la plage focale (comme le Nikon 17-35mm f/2.8)

Caractéristique électroniques et mécaniques du Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Avec 90 mm de long et 460g en monture Nikon, ce zoom Tamron grand-angle s’avère plus léger que le modèle Nikon concurrent (745gr.) mais guère moins encombrant (106mm pour le Nikon).

Le Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD comporte un nouveau système de réduction des frottements internes qui permet de réduire le bruit lié au fonctionnement du bloc autofocus, une caractéristique qui pourra intéresser les vidéastes.

Le diaphragme comporte sept lames, pour un effet bokeh harmonieux à pleine ouverture.

Plusieurs joints sont insérés aux extrémités de l’objectif et à tout endroit critique sur le fût de façon à réduire l’infiltration de gouttes de pluie ou d’humidité. Sans être tropicalisé pour autant (très peu d’objectifs le sont), ce zoom Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD vous permet de photographier sous la pluie sans crainte pour la survie de votre matériel.

Le Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD est compatible avec la console Tamron Tap-in qui permet l’ajustement fin de l’autofocus, la personnalisation des fonctions autofocus et la mise à jour du firmware intégré à l’optique.

Exemple de photo avec Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD pour reflex plein format, nouveau zoom grand-angle

photo (C) Glynn Lavender – Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Fiche technique du Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

  • Plage focale : 17-35 mm
  • Ouverture Maximale : f/2,8-4
  • Angle de vue (diagonale) : 103°41′ – 63°26′ pour reflex plein format et 78°46′ – 43°29′ pour reflex APS-C
  • Construction Optique : 15 éléments répartis en 10 groupes
  • Mise au Point Minimale : 0.28m sur toute la plage focale
  • Rapport de Grossissement : 1:4.9 (f=35mm)
  • Taille du filtre : 77mm
  • Diamètre Maximal : 83.6mm
  • Longueur* : pour Nikon 90 mm
  • Poids : pour Nikon 460 g
  • Lamelles circulaires : 7 (diaphragme circulaire)
  • Ouverture Minimum : f/16-22
  • Accessoires fournis : Pare-soleil, Bouchons
  • Montures compatibles : Canon, Nikon

Le tarif couramment constaté du  Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD est de 649 euros.

Source et en savoir plus sur le site Tamron France


Dossier Pratiques Photo : quel appareil photo choisir et pourquoi ? 2/3

Vous savez ce que vous voulez photographier, vous avez des envies, une passion, et vous vous posez la question du choix de l’appareil photo. Va-t-il vous permettre de faire les photos auxquelles vous pensez ? Le plus cher est-il le plus performant ? Quel appareil photo choisir en fonction de vos besoins, sans dépenser trop inutilement ?

Pour ce second volet du dossier Pratique Photo, j’ai posé la question aux lecteurs de Nikon Passion :

quel appareil photo utilisez-vous et pourquoi ?

Voici une synthèse de leurs réponses, avec des conseils pour vous aider à choisir vous-aussi.

Dossier Pratiques Photo : quel appareil photo avez-vous choisi et pourquoi

Quel appareil photo choisir ? Le choix des lecteurs

Présentation

La question revient chaque jour et je fais autant de réponses différentes que vous avez de demandes car vous avez tous des envies, des besoins et des budgets différents.

Le choix est d’autant plus complexe qu’un appareil photo nécessite un ou plusieurs objectifs et donc un budget additionnel à celui du boîtier. Le choix de l’objectif fera l’objet du troisième volet de ce dossier, nous allons étudier ici quels sont les choix faits par les photographes amateurs lecteurs de Nikon Passion et pourquoi ils ont fait ces choix.

Je vous invite à poster votre avis via les commentaires si vous n’avez pas déjà répondu à mon questionnaire initial.

Contexte et mise en garde

Les réponses ayant servi à constituer ce dossier sont celles d’une majorité de lecteurs de Nikon Passion, nikonistes. Il est donc logique de voir en bonne position l’ensemble de la gamme reflex Nikon.

Toutefois, vous allez voir qu’une bonne partie des lecteurs ont plusieurs appareils photo, un reflex et un hybride par exemple ou un reflex et un compact expert, et que d’autres marques sont citées.

De même la gamme Nikon ne comportant que des reflex à l’été 2018, l’hybride est forcément celui d’une marque concurrente dans ce dossier. Mais la tendance devrait bientôt changer puisque l’hybride Nikon ne devrait plus tarder.

Positionnement selon les besoins et envies

Le classement des modèles dans des segments de gamme ci-dessous est arbitraire. Il m’a permis de classer les réponses obtenues et correspond aux usages cités :gamme Nikon reflex, hybridez, bridge, compact

Au-delà des catégories qui sont interprétables, il est plus intéressant de s’intéresser aux usages que vous citez. Voici ceux que j’ai pu recenser.

Usages grand public, famille, débutants

Les modèles entrée de gamme (et non pas « bas de gamme ») sont utilisés majoritairement par les familles, ceux qui souhaitent une meilleure qualité d’image que celle des compacts et smartphones, ceux qui découvrent la photo (avant de souhaiter passer à autre chose).

Usages amateurs

Les modèles amateurs sont utilisés par des lecteurs qui veulent se faire plaisir en faisant des photos, et souhaitent une ergonomie et des performances plus abouties que celles des modèles entrée de gamme.

Ce choix est celui de la raison pour de nombreux photographes amateurs qui précisent aussi que le montant du budget global boîtier-objectif(s) est un critère de choix déterminant.

Usages experts et passionnés

Les modèles experts sont utilisés par des photographes désireux de passer un cap dans leur pratique. Ils maîtrisent déjà en partie la photographie, connaissent les bases, savent explorer les modes experts et souhaitent un appareil photo avec une ergonomie plus aboutie (plus de raccourcis et boutons), des performances supérieures (autofocus, mesure de lumière), une plus grande compatibilité avec la gamme optique Nikon et compatible.

Usages experts et pros

Les modèles experts-pros sont utilisés par les photographes qui veulent disposer des meilleures performances. Ces photographes maîtrisent la prise de vue, cherchent des performances précises pour des besoins précis (par exemple l’autofocus pour l’animalier) et peuvent engager un budget plus conséquent car ils utilisent aussi plusieurs objectifs experts-pros.

Les boîtiers de cette catégorie sont utilisés de plus en plus par les photographes professionnels qui ne peuvent financer les modèles pros comme le Nikon D5.

Usages pros et « passion »

Les modèles pros sont utilisés par les photographes professionnels qui ont des besoins particuliers (performances ultimes, robustesse).

Ces boîtiers sont aussi utilisés par des amateurs qui déclarent se faire plaisir en possédant un boîtier parmi les plus performants du moment parce que c’est leur passion et que le budget ne compte pas (ou pas trop).

Bridges et hybrides Nikon One

Nikon P900Bridge Nikon P900

L’époque n’est plus aux compacts, c’est un constat depuis plusieurs années. Les smartphones les ont remplacés. Elle n’est plus non plus aux bridges. Quelques lecteurs à peine déclarent utiliser un bridge Nikon, pour une raison principale : leur zoom de très grande amplitude.

Les Nikon B500, B510 et autres B700 et P900 servent à photographier la lune, les avions et quelques autres sujets éloignés. Souvent plus pour le plaisir de la performance que pour la photo elle-même.

Quelques lecteurs uniquement déclarent utiliser ces appareils photo pour une pratique régulière de la photographie familiale ou de voyage. Cela ne veut pas dire que ce n’est pas possible, mais les hybrides et reflex entrée de gamme ont votre préférence.

Nikon One J5

Hybride Nikon One J5

Dans la gamme Nikon One, les premiers Nikon hybrides remplacés par les nouveaux hybrides Nikon plein format, ce sont les Nikon One V3 et Nikon One J5 qui gardent encore un quelconque attrait.

Vous citez leur faible encombrement pour des performances correctes, mais le nombre de réponses est trop faible pour faire une analyse plus détaillée. Il ne fait nul doute que la gamme hybride Nikon One a perdu tout attrait, dépassée par une concurrence (Fujifilm, Panasonic, Olympus, Sony) face à laquelle les Nikon One n’ont pas beaucoup d’arguments à mettre en avant. Cela devrait changer avec l’arrivée des hybrides Nikon nouvelle génération.

Reflex Nikon – quels modèles pour quelles raisons

Usages grand public, famille, débutants : Reflex Nikon D3xxx

Nikon D3400 présentation détaillée test et avisReflex Nikon D3400

Vos réponses concernent en grande majorité les :

Ces reflex entrée de gamme de la série DX, équipés d’un capteur au format APS-C, sont tous vus comme des points d’entrée dans le monde de la photographie numérique :

  • en remplacement d’un compact jugé peu satisfaisant,
  • en complément d’un smartphone qui atteint ses limites trop souvent,
  • pour débuter en photo sans dépenser trop,
  • pour couvrir tous les usages familiaux y compris le remplacement du caméscope grâce à la fonction vidéo,
  • parce que leur tarif, en kit mono ou bi-objectif, n’atteint pas celui des modèles amateurs et experts.

Parmi les points forts que vous citez les concernant, voici les principaux :

  • tarif,
  • qualité d’image,
  • réactivité,
  • vidéo.

Le passage, lorsqu’il a lieu, à la catégorie supérieure se fait en raison d’une panne jugée trop coûteuse à réparer, ou pour l’envie de disposer de capacités absentes de ces modèles comme la vidéo (pour certains anciens boîtiers), l’écran orientable ou les hautes sensibilités.

Usages amateurs : Reflex Nikon D5xxx

Test Nikon D5600

Reflex Nikon D5600

Ce segment est celui des photographes amateurs, au sens premier du terme : ceux qui éprouvent l’envie de faire de belles photos, sans devoir dépenser trop, sans devoir maîtriser un reflex expert considéré comme plus complexe.

Le choix de ces modèles par rapport aux entrées de gamme se fait sur une fiche technique plus aboutie :

  • autofocus plus performant,
  • ergonomie plus aboutie,
  • écran inclinable,
  • nombre de boutons et contrôles à accès direct supérieur,
  • fonctions plus évoluées (par exemple time-lapse, contrôle des flashs distants, …).

L’offre Nikon est aussi la plus généreuse dans ce segment. Les nouveaux modèles apportent peu de différences d’une génération à l’autre, les tarifs des modèles précédents baissent vite, ils se trouvent en promotion dans les grandes surfaces. C’est la catégorie dans laquelle vous citez le plus de modèles différents dans une même gamme :

Voici les raisons que vous citez pour justifier le choix de ces modèles :

  • tarif abordable (vs. les modèles experts),
  • écran arrière orientable,
  • module wifi (Snapbridge pour les plus récents),
  • autofocus plus performant (selon les modèles),
  • fonctions avancées (par exemple HDR intégré ou commande de flashs distants),
  • poids et encombrement limités,
  • ergonomie générale,
  • esthétique,
  • performances (D5500 et D5600 en particulier),
  • qualité et technologie embarquée.

Ces modèles imposent toutefois des limites en matière d’objectifs. Les anciens D40 à D90 mis à part, ils ne sont pas compatibles avec les anciens objectifs Nikon non AF-S et certains ne sont pas compatibles non plus avec les plus récents Nikon AF-P (voir liste de compatibilité Nikon AF-P).

Usages experts et passionnés : Reflex Nikon D7xxx

Test Nikon D7500Reflex Nikon D7500

La gamme de reflex experts DX Nikon comporte plusieurs modèles, entre ceux encore au catalogue et les générations précédentes qui n’ont rien perdu de leurs atouts. Citons ici les :

Les plus anciens modèles comme le Nikon D80 et D90, encore utilisés par de nombreux lecteurs, sont difficilement classables dans les gammes actuelles mais se différenciant des plus experts D200 et D300 ils trouvent leur place ici.

Les critères mis en avant pour justifier le choix de l’un des modèles D7xxx sont les suivants:

  • qualité d’image,
  • encombrement/poids,
  • ergonomie moins amateur,
  • qualité des viseurs,
  • possibilité d’ajouter un grip,
  • évolutivité (cycle d’utilisation plus long car plus performants),
  • plus grande compatibilité avec les objectifs anciens ou manuels,
  • menus plus complets,
  • plus de contrôles directs (boutons, commandes, molettes),
  • fiabilité et résistance,
  • fonction ISO-auto absente sur des modèles entrées de gamme,
  • sensibilité en basse lumière,
  • meilleurs capteurs,
  • modules autofocus plus performants,
  • mode rafale,
  • écran inclinable,
  • intérêt du ratio x1.5 en focale pour l’animalier et les longues focales,
  • etc.

Le plus récent Nikon D7500 se démarque en raison de différences dans sa présentation :

  • positionnement expert mais pas trop,
  • qualité du capteur,
  • excellente gestion des hauts ISOS,
  • qualité du viseur,
  • réactivité,
  • module autofocus (vs. la série D5xxx),
  • écran inclinable,
  • intérêt du ratio x1.5 en focale pour l’animalier et les longues focales,
  • poids et encombrement réduits.

Vous êtes nombreux à avoir fait le choix du Nikon D7500 pour son capteur et ses qualités globales. Toutefois le Nikon D7200 reste un modèle très apprécié, y compris en neuf, vous le considérez comme très proche en performances et plus permissif (possibilité d’utiliser un grip, deux slots cartes SD).

Usages experts et passionnés : Reflex Nikon D200/D300/D300s

Nikon D300Reflex Nikon D300

Parmi les photographes amateurs, certains changent de matériel souvent et d’autres sont conservateurs. Vous êtes quelques dizaines parmi les répondants à déclarer utiliser encore un Nikon D200 et – surtout – un Nikon D300/D300s. Ces boîtiers conservent, selon vous :

  • une belle qualité d’image,
  • une meilleure facilité d’emploi que les plus récents (moins de fonctions avancées),
  • une grande fiabilité couplée à une robustesse étonnante (ce critère revient souvent),
  • une compatibilité avec les différents objectifs excellente,
  • un double slot de cartes (D300s).
  • le bouton central sur le pad arrière (D300s),
  • etc.

Le D200 marque le pas, l’écart avec le D300 est réel et les répondants ne le citent que de façon anecdotique désormais.

Usages experts et pros : Nikon D500

Test Nikon D500 écran inclinableReflex Nikon D500

Le Nikon D500 est le modèle phare de la gamme DX actuelle. Il mérite à lui seul la création d’une catégorie expert-pro, pour ne pas dire qu’il pourrait très bien entrer dans la catégorie pro directement.

Peu importe le nom de la catégorie, vous êtes très (très) nombreux à avoir choisi le Nikon D500 pour ses qualités en général, son rapport de focale avec le format DX, et ses performances exceptionnelles. Les critères les plus souvent cités sont :

  • l’autofocus incomparable dans la gamme Nikon DX,
  • une excellente gestion de la sensibilité et une belle montée en ISO,
  • une grande qualité d’image,
  • un mode rafale idéal,
  • une mesure de lumière fiable donnant d’excellents résultats dans toutes les conditions de prise de vue,
  • un buffer généreux (vs. les modèles D7xxx),
  • une véritable ergonomie pro (molettes, touches, contrôles directs, personnalisation),
  • un ensemble complet pour la photo et la vidéo,
  • une belle autonomie.

Le Nikon D500 séduit les photographes amateurs mais les professionnels aussi pour ceux qui ont répondu aux questions. Ses domaines d’utilisation favoris sont :

  • la photographie animalière (rapport de focale DX favorable),
  • la photographie de sport (autofocus et mode rafale),
  • la photographie de paysage dans toutes les conditions (robustesse, autonomie, protection tous temps),
  • le reportage (pour sa polyvalence).

Le Nikon D500 fait la différence avec le D7500 en raison de son autofocus, de son double emplacement pour cartes mémoires, de la possibilité de lui adjoindre un grip, et de l’ergonomie plus proche des modèles pros que des modèles experts.

Usages amateurs : Nikon D600 et D610

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Nikon D610

L’entrée de gamme Plein Format est apparu en version Nikon D600 et rebaptisé Nikon D610 une fois les problèmes de poussières réglés. Depuis il fait son petit bonhomme de chemin et autorise le passage au plein format à petit prix par rapport aux modèles des catégories supérieures.

Vous mettez en avant plusieurs critères pour justifier le passage aux D600 et D610 :

  • belle sensibilité du capteur,
  • confort de visée,
  • une fiche technique complète (même si pas la plus performante),
  • un tarif accessible pour un plein format.

La facilité d’utilisation de ces reflex est citée plusieurs fois, ils ne sont pas aussi complexes à utiliser que les modèles 36 ou 45Mp, ils sont aussi un peu moins complexes que le D750.

Le D610 reste au catalogue Nikon avec des tarifs souvent très intéressants, il est concurrencé par le Nikon D750 que vous voyez comme plus polyvalent mais dont l’écart de prix n’est pas justifié pour beaucoup.

Plusieurs lecteurs déclarent toutefois avoir acheté le D600 avant la sortie du D750 et choisiraient ce dernier si c’était à refaire.

Usages experts et passionnés : Nikon D750

 

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Nikon D750

Le Nikon D750 occupe une place centrale dans la gamme Nikon Plein Format. C’est le reflex à tout faire, performant, polyvalent, accessible.

Il a fait ses preuves depuis sa sortie, se trouve en neuf à un prix désormais abordable, en occasion, et bénéficie de la part de Nikon de campagnes de rappel efficaces pour les problèmes d’obturateur rencontrés par certains utilisateurs.

Difficile de lister ici tous les avantages que vous trouvez au Nikon D750, voici les principaux :

  • capteur efficace en basse lumière,
  • belle gestion des hauts ISOs,
  • autofocus efficace avec de nombreuses configurations possibles,
  • possibilité d’effet bokeh appréciable avec de nombreuses optiques à grande ouverture récentes comme anciennes,
  • grande polyvalence avec un autofocus efficace en animalier comme en sport,
  • belles prestations au studio, avec son écran inclinable et le contrôle à distance des flashs,
  • léger et pas trop encombrant vs. les D8xx et monoblocs,
  • possibilité de lui adjoindre un grip,
  • performances correctes en vidéo,
  • compatible avec une majorité d’optiques Nikon.

Le Nikon D750 est parti pour durer, son remplaçant n’étant pas annoncé encore. Vous le percevez comme le boîtier plein format idéal « pour tout faire » sans devoir subir les contraintes des capteurs plus riches en pixels (flou de bougé, optiques pros nécessaires).

Usages experts et passionnés : Nikon Df

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Nikon Df

Le Nikon Df occupe une place à part dans la gamme Nikon. Proche du D610 dont il reprend l’ergonomie, l’autofocus, l’électronique sans toutefois embarquer de fonctions vidéos, le Df dispose de l’excellent capteur du Nikon D4. Peu diffusé, c’est un boîtier de niche, ses utilisateurs le plébiscitent pour :

  • son look vintage,
  • ses molettes de réglage,
  • sa grande compatibilité optique (c’est le seul Nikon à accepter les anciens objectifs non-AI),
  • la sensibilité et les performances de son capteur.

Le Nikon Df souffre toutefois d’une certaine désaffection désormais, en raison du tarif en baisse du Nikon D750 que vous considérez comme bien plus polyvalent et dont le capteur a des performances très proches de celui du Df (donc du D4).

Usages experts et pros : Nikon D800/D800E/D810 et Nikon D700

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Nikon D800

Le cœur de l’offre plein format Nikon possède 36Mp. Bien que le succès du plus récent Nikon D850 soit réel, les versions 36Mp précédentes sont encore les plus utilisées par la majorité des répondants.

Les Nikon D800 et Nikon D800E ont tracé une voie pour le D810, plus abouti et plus performant. Le D810 est le meilleur compromis actuel en haute définition pour ceux qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas passer à 45Mp.

Tarif intéressant, nombreux exemplaires disponibles en occasion, vous avez un faible pour cette génération de reflex qui sont, pour la plupart des utilisateurs, les véritables successeurs du Nikon D700.

Voici les critères que vous mettez en avant à propos des D800 et D800E :

  • performances de l’autofocus,
  • performances globales du boîtier,
  • ergonomie pro et nombreux contrôles directs,
  • qualité des images à 36Mp,
  • excellente colorimétrie,
  • tarif abordable en occasion, les offres sont nombreuses.

Pour le Nikon D810, plus récent, les critères sont proches avec quelques précisions complémentaires :

  • plage dynamique étendue du capteur,
  • excellent piqué des images (si les optiques suivent),
  • possibilités importantes de recadrage (valable pour les 800 et D800E aussi),
  • bonne compatibilité avec les objectifs anciens (certains ne sont toutefois pas au niveau du capteur),
  • mode silence permettant de se faire plus discret,
  • grande polyvalence du boîtier,
  • excellente colorimétrie des images,
  • silencieux au déclenchement (plus que les D800 et D800E).

Le Nikon D700, lui, a marqué l’histoire de la marque et reste le boîtier de prédilection pour beaucoup d’entre vous. Ses performances restent ce qu’elles ont toujours été, sa robustesse et sa fiabilité sont parmi les meilleures de la gamme et le D700 est parfaitement utilisable avec les anciennes optiques manuelles.

Vous êtes plusieurs toutefois à reconnaître que le D700 atteint ses limites dès 1600 ISO, qu’il impose le recours au post-traitement au-delà de cette valeur et ne constitue plus désormais un choix intéressant à l’achat.

Usages experts et pros : Nikon D850

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Nikon D850

Cest le reflex le plus convoité depuis sa sortie, celui que tout nikoniste rêve de posséder et que de très nombreux pros utilisent déjà à la place des très chers monoblocs Nikon D4 et D5 qu’ils ont plus de mal à financer.

Tout comme le D700 avant lui, le Nikon D850 est déjà un mythe dans l’histoire de la marque si l’on en croit les retours que vous faites.

Les critères de choix les plus fréquemment cités sont :

  • sa très grande polyvalence (supérieure encore à celle du D810),
  • les possibilités de recadrage extrêmes (« embarquer un D500 dans un D850″),
  • l’écran orientable,
  • le support wifi et Snapbridge,
  • le mode silencieux en visée Live View (même si son usage est très exclusif),
  • les performances extrêmes de son capteur.

Vous êtes toutefois conscients que le D850 impose des objectifs performants et une belle maîtrise de la prise de vue pour être exploité au mieux.

Son tarif dissuade encore de nombreux photographes amateurs qui aimeraient en disposer pour avoir le meilleur de la production Nikon actuelle. Vous êtes nombreux à avouer ne pas l’utiliser au mieux de ses possibilités, à ne pas avoir besoin des performances ultimes qu’il propose, mais à avoir envie de ce modèle que vous allez garder plusieurs années pour en profiter.

Usages pros et « passion » : Nikon D3/D3s/D4/D4s/D5

Nikon D5

Nikon D5

Les fleurons de la gamme reflex Nikon, des boîtiers monoblocs pros, aux performances exceptionnelles et à la robustesse quasi légendaire, continuent à faire rêver quelques photographes amateurs qui se font plaisir en utilisant ces modèles prestigieux.

Les plus anciens Nikon D3 et D3s, les premiers reflex plein format Nikon gardent leurs qualités ergonomiques et leur robustesse tandis que les performances du capteur sont dépassées aujourd’hui par des modèles moins pros mais plus accessibles. Vous leur attribuez toutefois une valeur d’estime qui ne baisse pas.

Les Nikon D4 et D4s sont appréciés pour leur tarif en baisse par rapport au Nikon D5 et les critères de choix que vous mettez en avant sont :

  • la construction monobloc avec poignée intégrée,
  • les afficheurs nombreux et clairs,
  • le viseur lumineux, de grande taille,
  • l’autofocus performant avec les optiques AF-S en particulier,
  • la grande réactivité d’ensemble du boîtier et son mode rafale.

Le Nikon D5 a pour lui une fiche technique d’exception, c’est le Nikon pro par définition, le plus récent et vous lui appréciez :

  • l’ensemble très complet en photo comme en vidéo avec une grande polyvalence,
  • la dynamique exceptionnelle de son capteur,
  • la plage de sensibilité utilisable, la meilleure de toute la gamme Nikon actuelle,
  • le mode rafale avec mise au point assurée sur les 12 im./sec. qu’il sait faire,
  • l’autofocus de dernière génération capable de répondre à tous les besoins en photo de sport ou d’action.

L’attrait pour le Nikon D5 reste toutefois l’apanage du photographe amateur, les professionnels autrefois premiers utilisateurs de ce type de boîtier, ont de plus en plus de difficultés à les financer et se rabattent sur des modèles des gammes inférieures comme le D850 et le D500.

Les Nikon D5 vendus désormais le sont presque exclusivement aux photographes amateurs qui se font plaisir avec un tel modèle.

Et les autres marques ?

Les lecteurs de Nikon Passion utiliseraient donc d’autres marques d’appareils photo ? Oui, c’est une tendance due en grande partie à l’arrivée des gammes hybrides chez les concurrents, des modèles que Nikon ne propose pas encore de façon satisfaisante.

Canon, le clan ennemi ?

Canon EOS 5D Mark IV

Preuve que le sempiternel débat « Nikon vs Canon » n’a guère de sens, vous êtes une petite communauté de photographes à utiliser des appareils photo Canon et à fréquenter Nikon Passion pour tout ce qui concerne la photographie en général.

Les reflex Canon, qui n’ont rien à envier aux modèles Nikon pour la plupart, les plus cités sont :

  • Canon EOS 70D,
  • Canon EOS 5Dsr,
  • Canon EOS 5D MarkII,
  • Canon EOS 5D MarkIV,
  • Canon EOS 50D,
  • Canon EOS 7D,
  • Canon EOS 100D,
  • Canon EOS 1100D,
  • Canon EOS 1D MarkIV.

La liste n’est pas exhaustive, certains lecteurs ayant probablement craint que citer une marque concurrente n’ait pas d’intérêt. Si c’est votre cas faites-le via les commentaires, vous n’êtes pas seul !

Sans grande surprise, les qualités que vous trouvez aux appareils photo Canon sont les mêmes que celles que les nikonistes trouvent à leurs boîtiers Nikon :

  • la définition des capteurs,
  • la bonne gestion de la sensibilité,
  • une ergonomie experte et pro pour plusieurs des modèles cités,
  • de belles prestations en réactivité et mode rafale selon les modèles,
  • un autofocus à la hauteur sur de nombreux modèles (experts et pros en particulier).

Les fans de vidéo sont plus enclins à basculer dans le clan Canon dont l’expérience en la matière est encore considérée comme plus importante que chez Nikon, quand ils n’ont pas choisi un hybride Panasonic (voir plus bas).

Fujifilm, l’hybride APS-C avant tout

Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Fujifilm X-Pro2

La quasi totalité des lecteurs ayant déclaré utiliser un appareil photo Fujifilm dit le faire en remplacement d’un reflex Nikon jugé trop lourd et encombrant, et de la très grande discrétion des hybrides Fujifilm.

Ces appareils photo vieillissent bien en raison des mises à jour fréquentes de leurs firmwares. Vous appréciez ainsi :

  • le Fujifilm X100T pour sa compacité, son look rétro, sa discrétion et la grande qualité de ses images,
  • le Fujifilm X10 pour sa facilité d’utilisation,
  • les Fujifilm X-E2 et X-E2S pour les raisons précédentes et leur discrétion proche de celle de la série X100,
  • le Fujifilm X-T1 pour son faible encombrement et sa qualité d’image,
  • le Fujifilm X-T2, pour les mêmes raisons que le X-T1,
  • le Fujifilm X-Pro2 pour les mêmes raisons aussi de même que sa protection tous temps, son look de télémétrique et son viseur hybride optique/électronique.

Modèle à part dans la gamme Fujifilm, le Fujifilm GFX, un moyen-format hybride, est utilisé par quelques lecteurs pour la très grande qualité de ses images et sa définition de 50Mp avec un grand capteur inégalé encore chez Nikon.

Panasonic, la vidéo avant la photo ?

Panasonic GH5

Panasonic GH5

Panasonic a fait un choix : l’approche orientée vidéo des modèles de la série GH (GH4, GH5), rencontre l’adhésion des vidéastes et de tous ceux d’entre vous qui souhaitent disposer d’une appareil photo léger et performant capable de faire aussi bien en photo qu’en vidéo.

L’utilisation du système Metabones (bagues d’adaptation) permet aux vidéastes de changer le boîtier au fur et à mesure des évolutions sans changer les optiques, d’une marque à l’autre, ce qui favorise le passage chez Panasonic pour ceux qui disposent d’un parc optique important dans une autre marque.

Les qualités qui ressortent de vos réponses sont :

  • des performances excellentes en vidéo,
  • un gabarit compact et un poids peu important,
  • des boîtiers maniables,
  • des boîtiers tout-terrain.

Olympus, à la traîne

Olympus OM-D E-M10 Mark III

Olympus OM-D E-M10 Mark III

La gamme d’appareils photo hybrides Olympus n’a pas su vous séduire autant que les autres. Vous êtes peu nombreux à dire utiliser ces modèles, ce qui ne retire rien aux performances dont ils sont capables.

Les OM-D E-M10, OM-D EM-1 M2 et OM-D E-M5 sont cités plusieurs fois, ce sont ceux que vous considérez comme les plus proches en performances des hybrides concurrents et des reflex Nikon entrée de gamme et amateurs.

Sony, le grand gagnant ?

Sony A7RIII

Sony A7R III

Sony, qui construit sa gamme depuis plusieurs années en bâtissant sur l’héritage Minolta, a su séduire avec des appareils photo hybrides performants et a eu la bonne idée de proposer des hybrides plein format qui semblent vous satisfaire en remplacement d’un reflex Nikon.

Les hybrides Sony (les reflex et autres compacts Sony sont délaissés) vous plaisent pour :

  • leur polyvalence, au même titre qu’un reflex,
  • la stabilisation interne au boîtier (dans l’objectif pour les reflex Nikon),
  • la qualité des optiques Sony (ouverture et plages focales),
  • l’ergonomie (bien que ce ne soit pas leur point fort vs. les Nikon),
  • le suivi AF considéré comme un des meilleurs au sein des différentes gammes hybrides,
  • les performances globales,
  • l’encombrement réduit.

Plusieurs dizaines de répondants ont déclaré utiliser un hybride Sony en raison de l’immobilisme des deux leaders Nikon et Canon, et du manque d’une proposition aboutie dans cette gamme.

La tendance pourrait toutefois s’inverser puisque vous êtes également plusieurs dizaines à attendre les hybrides plein format Nikon pour vous décider, leur fiche technique, leur tarif et leur compatibilité avec la gamme d’optiques Nikon F pouvant faire la différence chez les nikonistes attachés à leur marque historique.

A vous …

Ce second volet du dossier Pratiques Photo amateur a pour vocation d’évoluer en permanence pour refléter les usages au quotidien. Le troisième volet à venir concernera les objectifs, et plus particulièrement les focales que vous utilisez le plus souvent.

Ces données sont d’autant plus importantes qu’elles définissent le style de photos que vous faites. Savoir pourquoi vous choisissez une focale plutôt qu’une autre est donc une information intéressante pour tous ceux qui hésitent entre plusieurs objectifs.

Lire les autres sujets de ce dossier :

Vous êtes invités à continuer le débat via les commentaires, à dire quel appareil photo vous utilisez et – surtout – pourquoi !


Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : 2 semaines sur le terrain avec le zoom de reportage Tamron

J’ai passé 2 semaines sur le terrain pour réaliser ce test Tamron 24-70mm f/2.8 G2.

Découvrez la présentation détaillée de cet objectif pro, le test complet, des photos et quelques éléments de comparaison avec les Nikon AF-S 24-70mm f/2.8 pour vous aider à faire votre choix si vous cherchez un 24-70mm f/2.8 !

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 : 2 semaines sur le terrain avec le zoom de reportage Tamron

 

Meilleur prix chez Miss Numerique

Le zoom 24-70mm f/2.8 est très polyvalent pour couvrir de nombreux sujets sans changer d’objectif. Du grand-angle en position 24mm au petit télé à 70mm, avec une grande ouverture qui permet de ne pas monter trop vite en ISO et de gérer le flou d’arrière-plan, le 24-70mm f/2.8 vous offre de nombreuses possibilités de prise de vue.

Idéal pour le reportage, en ville, en famille, en balade, sur un événement sportif comme associatif, le 24-70mm f/2.8 est le complément idéal du 70-200mm f/2.8 pour couvrir la quasi-totalité des sujets.

Utilisé par les pros comme les photographes experts, le zoom 24-70mm f/2.8 a un seul inconvénient : son tarif reste élevé par rapport aux zooms plus amateurs comme les zooms f/4 ou les zooms à ouverture glissante.

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2, présentation

Le point fort du Tamron 24-70mm f/2.8 G2 est justement son tarif face à une concurrence Nikon très performante mais beaucoup plus onéreuse. Proposé à 1400 euros prix public, c’est près de 700 euros d’écart avec le premier modèle Nikon non stabilisé et 800 euros avec le 24-70mm Nikon stabilisé (le plus récent). La fiche technique de cette version G2 étant alléchante (voir la comparaison avec le G1), le test s’imposait.

Tamron 24-70mm f/2.8 G2, présentation vidéo

Je vous propose de découvrir le Tamron 24-70mm f/2.8 G2 avant d’aller plus loin :

Contexte du test

Comme pour les autres tests d’objectifs sur Nikon Passion, je vous dis ce que j’ai pensé de l’optique en situation réelle, sur le terrain. Je ne vais pas vous proposer les courbes de passage au banc que plusieurs confrères savent bien mieux réaliser que moi (et qui sont surtout équipés des bancs de test nécessaires). Vous pouvez les trouver ici et .

Je préfère vous dire comment j’ai vécu mes séances avec le Tamron 24-70mm utilisé en lieu et place de mon Nikon 24-70mm f/2.8 version 1 habituel sur un Nikon D750.

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 : 2 semaines sur le terrain avec le zoom de reportage Tamron

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : l’optique montée sur reflex Nikon D750

Pourquoi choisir un zoom f/2.8 ?

L’ouverture f/2.8 a deux avantages principaux :

  • la possibilité de faire des photos quand la lumière manque sans trop risquer le flou de bougé,
  • la possibilité de jouer avec le flou d’arrière-plan pour mettre en valeur le sujet.

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 – Nikon D750
70mm – ISO 100 – 1/1000ème – f/2.8

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Esthétique

Le Tamron 24-70mm G2 reprend le design SP Tamron épuré, que l’on retrouve sur le 70-200mm f/2.8 par exemple. Plus sobre, le look de ce zoom lui confère une belle allure et « fait pro« .

Face au Nikon 24-70 version 1, le Tamron est plus trapu, le diamètre du fût est supérieur mais l’objectif s’avère plus compact en position 24mm. C’est appréciable entre deux prises de vue et pour le transport.

Parce qu’il s’allonge en position 70mm, ce zoom dispose d’un blocage sur le côté droit du fût. Ce blocage interdit la manœuvre de la bague de zoom quand vous portez le boîtier autour du cou ou quand vous le mettez dans votre sac photo.

En position bloquée, le levier affiche une bande rouge qui vous permet de voir très vite pourquoi votre 24-70mm ne zoome plus quand vous manœuvrez la bague, ça va vous arriver comme à moi !

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 : les boutons Autofocus et Stabilisation

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : la fenêtre d’affichage des distances

Optique

La formule optique du G2 comporte 17 éléments en 12 groupes, des lentilles en verre LD (Low Dispersion) et XR (Extra Refractive).

L’optimisation de cette formule optique permet une distance minimale de 0,38m (0,38 aussi pour les Nikon 24-70mm non VR et VR).

Le rapport de grossissement maximum est de 0,20 (0,27 pour le Nikon 24-70mm non VR et 0,28 pour le Nikon 24-70 VR).

Construction

Bien que la météo m’ait joué des tours pendant le test, je n’ai pas eu l’occasion de faire des photos sous la pluie mais je n’hésiterais pas à le faire comme c’est le cas avec mon zoom Nikon.

Aucun jeu particulier ne se fait sentir lors de la rotation des bagues de mise au point et de zoom, leur mouvement est ferme comme il se doit. Le pare-soleil se place et se retire facilement, c’est agréable et il tient bien en place une fois posé.

Les commutateurs du système de réduction des vibrations sont fermes et se manœuvrent mieux que les petits commutateurs Nikon, surtout si vous avez des gants en hiver.

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : les bagues et le verrouillage de zoom

Prise en main – Ergonomie

Bague de mise au point

C’est la plus fine des deux, elle mesure 1 cm de large. Elle est un peu étroite à mon gout en mode manuel, d’autant plus qu’elle est très près du boîtier, il vous faudra prendre soin de bien placer vos doigts pour faire la retouche du point .

La fenêtre de distance de mise au point s’avère très lisible, elle est plus généreuse que celle du Nikon et j’ai trouvé le marquage blanc sur noir plus facile à lire.

Bague de zoom

A l’inverse des deux Nikon, la bague de zoom est en position avant tandis que la bague de mise au point est proche du boîtier. Je préfère cette position qui me permet de changer facilement la focale du bout des doigts comme je le montre dans la vidéo.

Cela me permet de poser ma main au plus près de la lentille frontale pour mieux maintenir l’ensemble boîtier-objectif. Comme de plus ce Tamron 24-70mm f/2.8 est stabilisé, la limite basse pour le flou de bougé est repoussée très loin (voir plus bas le paragraphe stabilisation).

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : les boutons Autofocus et Stabilisation

Les commutateurs

Un commutateur permet d’activer ou désactiver le système de réduction des vibrations tandis que l’autre permet de basculer entre autofocus et mise au point manuelle.

Positionnés sur le côté gauche de l’optique ils sont manipulables avec la main opposée à celle qui tient l’objectif si vous êtes droitier. Si vous êtes gaucher faites comme moi, changez vos habitudes !

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : position 24mm

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : position 70mm

Le pare-soleil

Il est en plastique et se clipse en bout d’objectif comme je le montre dans la vidéo. Cette position fait qu’il suit le mouvement du zoom et met en évidence l’allongement de l’optique contrairement au modèle Nikon, plus généreux, mais masquant l’allongement de l’objectif.

La taille plus réduite du modèle Tamron le rend par contre bien plus discret.

L’autofocus

C’est la bonne surprise de ce test. J’ai cherché à piéger l’AF avec des sujets en mouvement rapide, et je dois dire que la seule limite que j’ai rencontrée est celle de l’autofocus du boîtier, l’optique n’ayant jamais été le maillon faible.

C’est d’autant plus agréable que l’autofocus du Nikon D750 est très efficace et que l’optique peut parfois le ralentir. Ce n’est pas le cas avec ce Tamron 24-70mm G2, ce le sera d’autant moins sur les boîtiers équipés de l’autofocus à 153 collimateurs (D500, D850, D5).

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 : position 70mm

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : le vélo est passé devant moi à bonne vitesse
j’ai visé, fait le point, déclenché en une fraction de seconde

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 : position 70mm

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : crop de l’image ci-dessus,
le cycliste est net comme sur toutes les images de la série 

J’ai apprécié l’absence totale d’hésitation de l’autofocus lors de la mise au point sur les sujets situés à quelques mètres ou plus. C’est moins vrai sur des sujets très proches, en mouvement, comme les feuilles d’un arbre quand il y a du vent. C’est toutefois une situation difficile pour tous les objectifs.

En basse lumière l’autofocus répond présent dans les limites de ce que le capteur AF du boîtier sait faire. Même constat lorsque j’ai utilisé les collimateurs latéraux du Nikon D750. L’autofocus réagit bien et aucune différence ne se fait sentir.

Console Tap-In

La console Tap-In est un accessoire optionnel que vous pouvez connecter à votre ordinateur (via prise USB) pour mettre à jour le firmware de l’objectif, procéder aux micros-ajustements de l’autofocus (pour éviter le back et front focus) et personnaliser le comportement de l’optique.

Console Tamron Tap-In Test Tamron SP 70-200mm f/2.8 G2

la console Tamron Tap-In

La console Tap-In Tamron permet :

  • le réglage de la mise au point,
  • la personnalisation du limiteur de distance de mise au point,
  • la personnalisation de la mise au point manuelle continue,
  • le réglage du système de stabilisation,
  • l’enregistrement des fichiers de paramètres personnalisés.

L’utilisation d’une console (dock) de mise à jour et personnalisation est une pratique qui se développe chez les opticiens indépendants. Elle a l’inconvénient d’impliquer un coût supplémentaire (environ 90 euros), tenez-en compte lors de l’achat.

En pratique je n’ai pas eu à ajuster quoi que ce soit avec le modèle de prêt, je n’ai constaté aucun problème de back ou front focus ni de besoin d’ajustement fin de l’autofocus. C’est un paramètre à contrôler sur les D810 et D850 plus exigeants que les 24Mp.

La stabilisation

Un zoom 24-70mm f/2.8 doit-il être stabilisé sachant qu’il est grand-angle et petit télé uniquement ? Oui. C’est bien sûr le cas pour les plus longues focales avec les 70-200mm par exemple et pour les 24-70 c’est gage de facilité d’utilisation au quotidien.

La stabilisation mécanique du Tamron est annoncée comme permettant de gagner 5 stops. Cette valeur semble importante sur le papier. J’ai donc fait plusieurs séries de tests et je dois dire que le résultat va au-delà de mes espérances.

Je n’ai pas obtenu d’image nette à 1,3 sec. de temps de pose comme le stipule le site Tamron mais pouvoir faire une photo nette à main levée à 70mm avec un temps de pose de 1/6ème de sec. c’est bluffant !

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : la scène test

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

70mm – f/2.8 – 1/50ème – VR On : c’est très bien …

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

70mm – f/3.5 – 1/10ème – VR On : ça reste très bon !

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

70mm – f/4.5 – 1/6ème – VR On : bluffant !

La série de photos ci-dessus est faite en intérieur, boîtier tenu à la main et VR enclenché. Je ne peux que vous conseiller de laisser le VR en position ON chaque fois que la lumière manque ou que vous utilisez des temps de pose longs, les résultats sont excellents et l’objectif vous permet de descendre en temps de pose à des valeurs auxquelles aucun zoom non stabilisé ne peut prétendre.

Je n’ai pas de protocole scientifique pour mesurer si les 5 stops sont atteints ou pas mais j’ai pu faire des photos dans des conditions extrêmes avec un taux de réussite étonnant pour un tel zoom. Le Nikon 24-70mm f/2.8 VR aura du mal à justifier son tarif très supérieur sur ce seul critère.

La qualité d’image

J’ai testé le Tamron 24-70mm f/2.8 G2 avec le Nikon D750. Ce boîtier est moins exigeant que le D850 mais il l’est suffisamment pour voir les défauts d’une telle optique, d’autant plus que j’en ai plusieurs en tête (et dans mon catalogue Lightroom) pour pouvoir comparer.

Vignettage

D’une manière générale ce 24-70mm Tamron est au niveau des deux Nikon, avec une tendance certaine au vignettage à 24mm et pleine ouverture toutefois. Fermer de deux stops permet de supprimer toute trace de vignettage, lequel se corrige très bien dans Lightroom à l’aide de la fonction de correction de l’objectif.

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

A 24mm et f/2.8 le vignettage est très visible

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

A 24mm et  f/4.5 le vignettage s’estompe en partie

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

A 24mm et f/7.1 il n’est plus visible

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 :

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 à 70mm et f/2.8
sans correction de vignettage / avec correction Lightroom

Centre et bords de l’image

Les zooms f/2.8 sont conçus pour être polyvalents. Les déformations d’image à pleine ouverture comme sur les bords sont courantes sans être handicapantes. C’est le cas avec le 24-70mm Tamron, dont l’image au centre même à pleine ouverture est très satisfaisante, mais qui montre quelques faiblesses sur les bords.

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 :

Scène test à 26mm f/11

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 :

Détail du coin inférieur droit de l’image montrant
une déformation prononcée dans l’angle

Le flou d’arrière plan

Vous aimez le flou d’arrière-plan ? C’est une des spécialités d’un 24-70mm f/2.8 et le Tamron G2 vous aide à gérer cet effet avec son diaphragme à 9 lames et une transition franche entre le plan de netteté et les plans situés derrière le sujet. Je n’ai constaté aucun décalage de mise au point (back ou front focus) sur l’exemplaire de prêt, je n’ai eu à faire aucune correction sur le boîtier non plus.

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 :

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2
56mm – ISO 125 – 1/200ème – f/2.8

Des photos avec le Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Voici quelques images qui vous donneront un aperçu des possibilités offertes par le Tamron 24-70mm f/2.8 G2.

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : 62mm – 1/640ème – f/11

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : 24mm – 1/2500ème – f/4

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : 24mm – 1/2500ème – f/4

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : 58mm – 1/320ème – f/5.6

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : 24mm – 1/40ème – f/16

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : 52mm – 1/640ème – f/2.8

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : 62mm – 1/500ème – f/2.8

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : verdict

Tamron propose un zoom 24-70mm f/2.8 G2 qui est loin d’avoir à rougir face à la concurrence, quand il ne la surpasse pas.

Qu’il s’agisse de la construction, de la présentation ou des performances globales, ce G2 rentre selon moi dans le trio de tête de la catégorie pour ses performances. Si vous tenez compte de plus du rapport performances/prix alors il se positionne face au Nikon VR de façon très convaincante.

Si vous avez la version G1 du 24-70mm f/2.8 Tamron

La stabilisation fait la différence sur le G2, couplée à des performances globales qui peuvent vous inciter à changer. La différence en qualité d’image ne vous sautera pas aux yeux, mais la facilité d’utilisation sera supérieure au quotidien.

Si vous n’avez pas encore de zoom 24-70mm f/2.8 mais que cela vous tente

Vous aimeriez utiliser un zoom de reportage à grande ouverture constante mais vous n’avez pas le budget pour les modèles Nikon ?

Allez voir votre revendeur, prenez en main ce Tamron G2 et dites-vous que son tarif inférieur n’est pas signe d’une faiblesse quelconque, il mérite largement votre attention.

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Vous avez des questions ? Des remarques sur ce test ? Laissez un commentaire et parlons-en !


Comment utiliser le Nikon D850, le guide par Bernard Rome

Le guide de Bernard Rome vous présente les caractéristiques du Nikon D850 et va vous permettre de mieux comprendre comment fonctionnent les Nikon et ce boîtier pour mieux l’utiliser.

Le Nikon D850 a rencontré un vrai succès lors de son annonce et l’attrait pour ce boîtier gorgé de pixels ne baisse pas, de très nombreux amateurs de photographie l’utilisent. Il n’en reste pas moins que ce boîtier est exigeant envers le photographe et envers les optiques. Voici ce qu’il vous faut savoir sur ce guide.

Comment utiliser le Nikon D850, le guide par Bernard Rome

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Comment utiliser le Nikon D850, présentation du guide

Bernard Rome est un des photographes spécialisé dans la rédaction de guides pratiques sur les reflex Nikon (voir le guide du Nikon D500). Il nous propose ici un nouvel ouvrage dédié au boîtier phare de la gamme Nikon actuelle, le Nikon D850.

C’est le premier guide sorti sur ce boîtier, une performance de la part de l’auteur car la fiche technique du D850 est telle qu’il faut du temps pour se l’approprier et rédiger un ouvrage pertinent.

Comme de nombreux autres guides reflex, celui-ci commence par un tour d’horizon du D850, cette toute première partie est proche du manuel utilisateur, vous trouverez toutefois  page 23 et suivantes de quoi régler au mieux votre reflex pour bien démarrer. Chaque entrée du menu est détaillée pour vous permettre de faire le bon choix en fonction de vos besoins.

Mise au point et netteté

Le chapitre suivant s’intéresse à la mise au point. Comment utiliser le D850 pour faire des images à la netteté contrôlée est une des questions qui revient le plus souvent. Le nombre de pixels important de ce reflex impose en effet des contraintes à la prise de vue qu’il faut connaître et maîtriser.

Comment utiliser le Nikon D850, le guide par Bernard Rome

Vous allez trouver ici une description technique du fonctionnement de l’autofocus, trop technique pour certains, cet ensemble mériterait des exemples illustrés plutôt que la représentation graphique du type de signal électronique en provenance du module autofocus.

Page 45 et suivantes, vous allez trouver le détail de chaque fonction autofocus et ce qu’elle vous permet de faire pour contrôler la netteté de vos images. Je trouve ce chapitre un peu court tant l’autofocus à 153 collimateurs du Nikon D850 est complexe. Quelques exemples concrets en situation auraient permis de mieux faire passer le message pour les moins expérimentés des lecteurs.

Exposition et mesure de lumière

Troisième chapitre dans lequel vous allez trouver des généralités sur la mesure de lumière et l’exposition. Notez que ce chapitre est le même que dans les précédents ouvrages de l’auteur, y compris la plupart des illustrations qui ne sont donc pas faites avec le D850.

Comment utiliser le Nikon D850, le guide par Bernard Rome

Autres réglages

Jusqu’à la page 109 vous allez trouver le descriptif des réglages disponibles sur le D850, formats de fichiers, balance des blancs, sensibilité ISO par exemple. La présentation de l’ensemble reprend celle du manuel utilisateur, de façon plus détaillée mais sans mise en perspective.

J’aurais aimé trouver une proposition de réglages en fonction des situations de prises de vue comme « comment utiliser le Nikon D850 quand il fait sombre » ou « comment utiliser le Nikon D850 quand le sujet est en mouvement rapide en pleine lumière« .

Cas pratiques

Cette seconde partie du guide vous emmène sur le terrain pour savoir comment utiliser le Nikon D850 selon la situation de prise de vue.

La première mise en situation est la photographie au flash, un positionnement étonnant mais conforme aux précédents ouvrages, jusqu’aux illustrations que l’on retrouve par exemple dans le guide du Nikon D500.

Cette partie manque cruellement de photos d’illustrations tant la photographie au flash est complexe. La seule description des caractéristiques de chaque fonction ne peut suffire à expliquer comment utiliser le Nikon D850 dans ces conditions. Si la photographie au flash vous intéresse je vous conseille l’excellent ouvrage de Scott Kelby.

Comment utiliser le Nikon D850, le guide par Bernard Rome

Page 130 et suivantes nous passons à la photographie de paysage. Ne vous attendez pas là non plus à trouver beaucoup d’illustrations, ce n’est pas le propos. Les quelques photos de paysage présentées ne sont pas spécifiques au D850 puisqu’on les retrouve à l’identique dans le guide du D500 (qui n’a pas le même format de capteur et ne peux donc proposer les mêmes perspectives).

La photographie de sport et animalière est traitée page 152 et suivantes, vous y trouverez quelques informations sur les réglages appropriés. Je reste sur ma faim là-aussi puisque rien n’est spécifique au D850, certains paragraphes comme celui traitant du test d’un téléobjectif 70-200 page 162 étant repris du guide sur le D500.

Optimiser les résultats

Ce nouveau chapitre vous présente un ensemble de notions propres à la photographie numérique, comme l’exposition à droite ou le bracketing d’exposition. Vous apprendrez à bien tenir votre appareil photo pour limiter les effets de flou dus au photographe.

Comment utiliser le Nikon D850, le guide par Bernard Rome

Page 183 l’auteur traite des Picture Control, sur une page sans aucune illustration ni exemple concret. C’est trop peu pour traiter du sujet qui est un des questionnements des utilisateurs.

Le réglage précis de l’AF est traité page 184. Vous trouverez là la procédure de réglage fin apparue sur les reflex Nikon récents (et documentée sur le site Nikon) ainsi que la méthode plus classique qui consiste à utiliser un trépied pour faire des images tests avec une mire (comme la mire Datacolor Spyder Lens).

Quels objectifs pour le Nikon D850 ?

Le chapitre 7 s’intéresse aux objectifs pour le Nikon D850. Les 45Mp du capteur sont très exigeants et tous les objectifs ne donnent pas d’excellents résultats avec ce reflex, il est donc crucial de savoir lesquels choisir et comment les utiliser.

Comment utiliser le Nikon D850, le guide par Bernard Rome

Après une double page d’introduction sur les optiques non AF et les sigles relatifs aux objectifs Nikon, vous trouverez un ensemble de fiches à partir de la page 206, avec les principaux zooms et focales fixes Nikon actuels. Chacune de ces fiches présente l’objectif, une courbe de performance optique (sans désignation de ce qui est affiché).

Notez que ce fiches présentent les objectifs Nikon uniquement (aucun Tamron ni Sigma) sans tenir compte du boîtier, vous n’aurez donc pas un avis d’expert sur l’adéquation – ou non – de l’objectif au D850, ce qui devrait pourtant être le but d’un tel ouvrage.

Logiciels et labo numérique

Faire des photos c’est bien, les voir c’est mieux. Dans le chapitre 8 vous allez apprendre à installer et utiliser les logiciels de post-traitement.

Comment utiliser le Nikon D850, le guide par Bernard Rome

Les logiciels Nikon NX-I et NX-D sont longuement passés en revue. Ne vous fiez pas aux images présentées dans les copies d’écran qui sont là-aussi celles des livres précédents et non celles issues du D850.

Photoshop, Lightroom et DxO sont traités page 256 et suivantes. Seul DxO est développé, l’ensemble des trois logiciels tient sur 4 pages.

Quelques pages génériques sur les accessoires liés au traitement photo suivent, rien de très consistant si vous avez déjà planché sur le sujet.

La vidéo avec le Nikon D850

20 pages pour traiter de la vidéo avec le Nikon D850, c’es trop peu. C’est un des problèmes des guides sur les reflex numériques, toujours plus orientés photo que vidéo, mais ici l’ensemble est très succinct.

Comment utiliser le Nikon D850, le guide par Bernard Rome

Si vous êtes déjà vidéaste vous connaissez le vocabulaire et les réglages de base propres à la fonction vidéo.

Si vous débutez en vidéo vous apprendrez ce vocabulaire mais manquerez des réglages propres à chaque situation de tournage. Je vous conseille plutôt un ouvrage pour débuter en vidéo reflex comme Osez la vidéo.

Mon avis sur le guide du Nikon D850 par Bernard Rome

Sorti peu de temps après l’annonce du Nikon D850, ce guide reprend une bonne partie du contenu des guides sur les autres boîtiers, dont les APS-C Nikon, et ne s’avère pas assez spécifique.

Plus qu’un guide dédié au D850, il s’agit d’un ouvrage sur les reflex Nikon en général dont le D850. Les photos d’illustration ne sont pas représentatives des possibilités du boitier, la plupart n’étant pas faites avec contrairement à ce que l’on pourrait penser.

Les cas concrets sur le terrain sont traités trop rapidement pour vous permettre de vous en sortir si vous ne maîtrisez pas encore le D850 et vous n’y trouverez rien d’inédit si vous le maîtrisez déjà en partie.

Au final ce guide s’avère être un manuel utilisateur en couleur, plus agréable à consulter et qui vous évitera d’imprimer plusieurs centaines de pages si vous êtes réfractaire à la lecture sur écran.

Ce n’est pas à mon sens l’ouvrage de référence sur le Nikon D850 que vous pourriez attendre. Il y a d’ailleurs peu de chance que cet ouvrage voit le jour tant le travail nécessaire à la création d’un tel guide est important avec ce boîtier.

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Photo au flash : le guide pratique indispensable par Scott Kelby

La photo au flash est un des sujets qui intéresse le plus les photographes débutants et amateurs car savoir utiliser un flash est complexe. Il existe différents modèles de flashs, intégrés ou non, fixés sur le boîtier ou distants, et arriver à bien gérer ces éclairages artificiels n’est pas évident.

Dans ce guide très concret, Scott Kelby que l’on ne présente plus en matière d’apprentissage de la photo, fait le tour des équipements, des techniques et vous livre une méthode à appliquer immédiatement.

Photo au flash : le guide pratique indispensable par Scott Kelby

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Photo au flash, présentation du guide

Il existe déjà un ouvrage de référence sur le flash dans lequel vous trouvez tout ce qu’il faut savoir pour comprendre comment fonctionne un flash, comment l’utiliser et comment gérer les flashs distants, c’est L’éclairage au flash avec le système Nikon CLS. Ce guide intéresse les nikonistes puisqu’il ne concerne que le système Nikon.

Le guide Photo au flash présenté ici se distingue de l’ouvrage précédent :

  • il ne traite pas uniquement des boîtiers et flashs Nikon,
  • il décrit une méthode et livre des conseils applicables immédiatement.

Plus qu’un ouvrage encyclopédique sur l’éclairage au flash, ce guide vous livre une méthode pour apprendre à utiliser un flash de la compréhension du matériel au flux de travail en intérieur comme en extérieur.

Photo au flash : le guide pratique indispensable par Scott Kelby

Scott Kelby a un ton bien personnel dans ses ouvrages, l’adaptation française faite par les éditions Eyrolles s’attache d’ailleurs à soulager le lecteur des élans lyriques de l’auteur, c’est une bonne chose.

Difficile de reprocher à Scott Kelby, par contre, son manque de pédagogie (voir par exemple ses 220 trucs et astuces en photo numérique ou son livre sur la photo de paysage). Ce guide est conçu pour vous aider à prendre en main votre équipement – boîtier et flash Cobra – pour réussir vos premières photos très vite.

L’approche pragmatique de l’auteur va vous aider. Vous allez apprendre à faire les réglages indispensables sur votre boîtier et sur votre flash tout en comprenant pourquoi les automatismes ne sont pas toujours vos meilleurs mais en éclairage au flash.

Nul besoin d’être expert pour savoir comment procéder : suivez les instructions, faites des essais, corrigez et recommencez. C’est le coeur de la méthode de Scott Kelby que l’auteur distille tout au long des 190 pages de l’ouvrage.

Photo au flash : le guide pratique indispensable par Scott Kelby

Cette méthode quelque peu empirique parfois s’appuie toutefois sur une longue expérience personnelle de l’auteur. Les conseils sont précis, compréhensibles quel que soit votre niveau et ils s’appliquent à tous les modèles de boîtiers et de flashs si vous prenez la peine d’avoir avec vous votre manuel utilisateur.

J’ai particulièrement apprécié le sentiment de facilité éprouvé à la lecture de ce guide : la photo au flash qui paraît bien complexe de prime abord s’avère en fait d’une simplicité presque déconcertante si vous suivez la méthode proposée.

Photo au flash : le guide pratique indispensable par Scott Kelby

Sachez qu’il pourra vous en coûter quelques accessoires pour compléter votre équipement : réflecteurs, pieds et fixations, gélatines ou fonds de studio. Scott Kelby vous présente ce qu’il utilise, quelques accessoires sont plus professionnels mais la majorité sont financièrement accessibles et plusieurs peuvent même être faits maison si vous êtes un tant soi peu bricoleur (les gélatines, supports et fixations par exemple).

La structure du guide facilite l’apprentissage :

  • vous commencez par découvrir les commandes et les réglages de votre flash Cobra (les flashs de studio ne sont pas abordés),
  • vous passez au niveau supérieur en apprenant à piloter des flashs distants et à utiliser des réflecteurs,
  • vous apprenez à régler votre boîtier en tenant compte de l’influence de l’ouverture, du temps de pose et de la sensibilité.

Une fois ces notions techniques comprises et maîtrisées, Scott Kelby passe aux cas concrets.

  • comment réussir un portrait au flash,
  • comment utiliser le flash en extérieur,
  • comment bien éclairer le fond,
  • comment faire des photos de mariage au flash.

Photo au flash : le guide pratique indispensable par Scott Kelby

Pour vous aider à aller plus loin dans votre pratique, l’auteur détaille tous les supports de flashs qu’il vous est possible d’utiliser. C’est là que vous pourrez imaginer vos propres fixations en prenant modèle sur les accessoires présentés.

L’avant-dernier chapitre de ce guide de la photo au flash vous livre des notions plus avancées sur les flashs, la technique d’éclairage du fond, les filtres, la gestion des reflets et du rendu.

Photo au flash : le guide pratique indispensable par Scott Kelby

Le dernier chapitre présente lui le flux de travail au flash :

  • flux de travail au flash en studio,
  • flux de travail au flash en extérieur,
  • flux de travail au flash pour la photo de mariage et de groupes.

Mon avis sur le guide de Scott Kelby

Autant je continue à apprécier le guide de l’éclairage au flash avec le système CLS Nikon, autant je trouve ce nouveau guide plus concret, pratique et plein de conseils à appliquer sans y passer du temps.

Photo au flash : le guide pratique indispensable par Scott Kelby

L’approche méthodique de l’auteur, le fait de laisser de côté les notions les plus complexes pour se concentrer sur le résultat et comment l’obtenir facilement m’a séduit. C’est un guide à consulter une première fois pour intégrer les différentes notions. Puis à avoir avec soi pour expérimenter.

Photo au flash : le guide pratique indispensable par Scott Kelby

Car c’est bien ce qui ressort de l’ouvrage : l’expérimentation mettant en oeuvre les bonnes pratiques vous aidera à réussir vos photos au flash sans y passer du temps et sans investir dans du matériel onéreux, le tout pour 19,90 euros que vous en coûtera le guide.

Vous avez besoin des notions essentielles pour pratiquer la photo au flash et d’une méthode pour les mettre en œuvre ? Ne cherchez plus, vous avez trouvé !

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DJI Mavic Pro et DJI GO : pilotage, prise de vues, accessoires, réglementation

Faire des photos et tourner des vidéos depuis le ciel tout en restant les pieds sur terre, c’est ce que vous permettent les drones actuels comme le DJI Mavic Pro.

Avant de maîtriser la prise de vue aérienne, encore faut-il maîtriser le drone ! C’est l’objectif du guide de Eric de Keyser qui s’adresse aux débutants et passionnés d’objets volants (parfaitement) identifiés.

DJI Mavic Pro et DJI GO : pilotage, prise de vues, accessoires, réglementation

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DJI Mavic Pro et DJI GO : comment piloter un drone et faire des photos et vidéos aériennes

Si vous n’avez encore jamais entendu parler de drones et vu de photos et vidéos réalisées avec ces drôles d’engins volants, c’est que vous avez fait un long séjour loin de tout ! Les drones sont partout, leur tarif les rend de plus en plus accessibles au grand public et la technologie embarquée facilite le pilotage et les prises de vue de qualité.

Ne s’improvise toutefois pas pilote de drone ET photographe aérien qui veut. Il y a des bases à maîtriser, une réglementation à connaître, des principes de prise de vue en photo comme en vidéo à mettre en oeuvre pour arriver à vos fins et – surtout – profiter de votre drone.

DJI Mavic Pro et DJI GO : pilotage, prise de vues, accessoires, réglementation

Eric de Keyser n’en est pas à son premier ouvrage sur les drones, il a publié Filmer et photographier avec un drone, un guide de référence qui en est à sa seconde édition déjà. Notre auteur est non seulement pilote de drone lui-même mais aussi – et avant tout – réalisateur de documentaires pour la télévision et plusieurs institutions.

Avec ce nouvel ouvrage il vous propose un guide pratique dédié au drone DJI Mavic Pro, un des modèles les plus diffusés par la marque chinoise leader sur son marché (découvrir ce drone DJI).

Tout comme il existe des guides pratiques pour les appareils photo, il existe donc désormais un guide pratique pour apprendre à utiliser et maîtriser le DJI Mavic Pro et son application DJI GO, c’est peut-être même le début d’une longue série tant les modèles évoluent rapidement.

Ce guide va vous permettre de faire connaissance avec le DJI Mavic Pro mais aussi avec le monde des drones s’il ne vous est pas familier encore.

Les deux premiers chapitres vous aident à faire le tour du Mavic Pro et à le préparer pour vous assurer que vos premiers vols ne tourneront pas mal et que vous débuterez dans les meilleures conditions.

Le troisième chapitre vous initie à l’utilisation de l’application DJI GO, au cœur du système puisqu’elle permet de :

  • paramétrer le drone,
  • paramétrer la navigation,
  • configurer la télcommande
  • transmettre les images,
  • contrôler l’état de la batterie,
  • régler la nacelle de prise de vue.

Cette application très complète s’avère assez complexe à utiliser si vous n’êtes pas à l’aise avec ce type de technologie et les termes anglais couramment utilisés dans ce domaine.

Le guide vous détaille toutes les options à ne pas négliger (par exemple distance d’éloignement et altitude maximales que vous autorisez pour le vol, pages 26 et 27).

Vous y trouverez également toutes les options qui ont un impact sur le vol du DJI Mavic Pro et la prise de vue (par exemple la stabilisation).

DJI Mavic Pro et DJI GO : pilotage, prise de vues, accessoires, réglementation

Les choses deviennent plus concrètes – et sérieuses – avec les chapitres 4 et 5 puisque vous allez apprendre à faire voler le DJI Mavic Pro. Au programme, ce qu’il vous faut savoir pour :

  • décoller,
  • atterrir,
  • voler dans toutes les directions,
  • utiliser les fonctions d’assistance.

J’ai apprécié la liste des ressources citées qui vous permettront de vous entraîner en toute sécurité (les terrains, les clubs, les simulateurs), autant d’informations parfois complexes à trouver et rassemblées ici pour vous faire gagner du temps.

Le chapitre 5 vous emmène à la découverte des modes de vol intelligents, et ce qui fait l’intérêt des drones comme le DJI Mavic Pro pour les photographes puisque ces modes vous libèrent en bonne partie du pilotage pour vous laisser vous concentrer sur la prise de vue :

  • Gesture,
  • Active Track,
  • TapFly,
  • mode Cinéma,
  • Tripod,
  • Terrain follow,
  • Point d’intérêt,
  • Follow Me,
  • Waypoints,
  • Home Lock (à connaître si vous avez perdu votre drone de vue),
  • Course Lock
  • détection et évitement d’obstacles (pour éviter le pire).

Le chapitre 6 va vous intéresser si vous souhaitez faire des photos aériennes avec votre drone. Vous y trouverez les conseils indispensables pour régler tout ce qui concerne le système de prise de vue embarqué, en photo comme en vidéo.

Le DJI Mavic Pro dispose d’un capteur 12Mp CMOS de 1/2,3 pouce et de lentilles offrant un angle de prise de vue équivalent à la focale 28mm. Il tourne en vidéo 4K jusqu’à 30i/s et en 1080p à 100i/s, autant dire qu’il vous permet des images de très bonnes qualités.

Vous découvrirez comment faire des photos aériennes de :

  • paysages,
  • activités sportives,
  • maisons, villages, châteaux,
  • parcs et jardins, campagne et bord de mer.

Saviez-vous que vous pouvez aussi photographier et filmer en intérieur avec un drone ? Lisez les indications de la page 116 pour vous en sortir.

Les deux derniers chapitres concernent les différents accessoires pour le DJI Mavic Pro (batteries, hélices, protections, transport), les logiciels complémentaires à l’application DJI GO mais aussi la sécurité, l’entretien du drone et la réglementation en vigueur en France.

DJI Mavic Pro et DJI GO : pilotage, prise de vues, accessoires, réglementation

Mon avis sur le guide pratique du DJI Mavic Pro

Si vous n’avez jamais utilisé un drone, que vous ne connaissez pas grand chose au pilotage et à la prise de vue aérienne, vous allez passer beaucoup de temps – et prendre beaucoup de risques – en essayant d’apprendre seul. Les témoignages d’utilisateurs ayant endommagé leur drone (ou perdu) et ayant connu des ennuis suite à un vol sont fréquents.

Ce guide va vous permettre d’éviter les erreurs les plus courantes, d’être en règle avec la loi (si vous suivez ce qui est écrit !), de gagner beaucoup de temps dans votre apprentissage.

 Le tarif de 25 euros qu’il vous en coûtera est négligeable par rapport au prix du DJI Mavic Pro (environ 1000 euros) et cette dépense sera bien vite amortie.

Le guide comporte de très nombreux encarts « Bon à savoir » qui sont des retours d’expérience de l’auteur venant compléter les explications plus théoriques. 

Si vous êtes totalement débutant, n’hésitez pas une seconde, la lecture de cet ouvrage me semble indispensable pour profiter de votre drone.

Si vous avez déjà piloté un drone et que vous venez de passer au DJI Mavic Pro, à vous de voir quelles sont les différences avec votre précédent modèle, sachez toutefois que ce guide est bien plus agréable à lire qu’un manuel utilisateur.

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Comment choisir un convertisseur de focale, avantages, inconvénients, limites

Vous voulez étendre l’utilisation de vos objectifs sans investir dans des optiques plus onéreuses ? Le convertisseur de focale ou doubleur de focale est une solution pratique mais qui a ses limites, voici ce qu’il faut savoir (avec une présentation vidéo en fin d’article).

Comment choisir un convertisseur de focale, avantages, inconvénients, limites

Les convertisseurs pour Nikon chez Miss Numerique

Comment choisir un convertisseur de focale, avantages, inconvénients, limites

Un convertisseur de focale est un complément optique qui vous permet de cadrer plus serré que ne le permet la focale maximale de vos objectifs. Le convertisseur de focale vient s’insérer entre l’objectif et le boîtier et ses lentilles modifient le cheminement des rayons lumineux vers le capteur afin de réduire l’angle de champ, et donc augmenter la focale apparente.

Comment choisir un convertisseur de focale

Illustration (C) Kenko

La focale de l’objectif ne change pas, elle est propre à l’objectif, mais le convertisseur de focale ajoute un coefficient de conversion :

  • x 1,4 pour les convertisseurs type Nikon Z TC-14,
  • x 1,7 pour les convertisseurs type Nikon TC-17,
  • x 2 pour les convertisseurs type Nikon TC-20 (ou doubleurs de focale).

Avec un  téléobjectif 70-200 mm par exemple, une fois le convertisseur de focale installé, l’objectif va cadrer comme :

  • un 98-280 mm avec un convertisseur x 1,4
  • un 119-340 mm avec un convertisseur x 1,7
  • un 140-400 mm avec un convertisseur x 2

L’ouverture maximale résultante diminue selon le type de convertisseur utilisé, c’est une limite à connaître, voir plus bas comment en tenir compte.

le téléconvertisseur Nikon Z TC-2.0x

convertisseur Nikon Z TC-2.0x (doubleur de focale)

Chaque marque propose ses convertisseurs, adaptés à ses objectifs ou compatibles avec les objectifs d’autres marques d’appareils photo. Il ne s’agit pas de simples bagues d’adaptation mécanique (voir les bagues pour Nikon) mais bien d’un ensemble complet comprenant des lentilles, des liaisons électroniques et une double monture :

  • objectif > convertisseur,
  • convertisseur > boîtier.

Prenez soin de choisir un convertisseur qui s’adapte à votre appareil photo, sa monture doit être « compatible Nikon » si c’est un Nikon.

Les convertisseurs de focales assurent la transmission des informations entre le boîtier et l’objectif, mesure de lumière et contrôle du diaphragme et de la motorisation autofocus par exemple. Je vous recommande d’utiliser un convertisseur de focale de la même marque que l’objectif pour assurer une compatibilité maximale, certains modèles compatibles comme ceux de Kenko sont un bon choix aussi.

Il est recommandé de n’utiliser un convertisseur de focale qu’au delà de la focale 50 mm car les focales inférieures sont rarement compatibles.

Certains objectifs pros intègrent un téléconvertisseur dans le fût de l’objectif, c’est le cas du NIKKOR Z 600 mm f/4 VR Z. Dans ce cas l’ajout d’un convertisseur complémentaire n’est pas utile.

Avantages

Le convertisseur de focale permet d’éviter l’achat d’un objectif de plus longue focale, plus onéreux. Un même convertisseur peut être utilisé avec plusieurs objectifs. C’est une solution abordable si vous ne savez pas financer l’achat d’un objectif ou que vous n’en avez pas un besoin fréquent.

L’ensemble est souvent plus léger qu’un objectif de plus longue focale. Il suffit de glisser le convertisseur dans votre sac pour avoir à disposition l’équivalent de deux objectifs.

Inconvénients

La conversion de focale entraîne une perte de luminosité fonction du facteur de conversion :

  • 1 Ev avec un convertisseur x 1.4
  • 1,5 Ev avec un convertisseur x 1.7
  • 2 Ev avec un convertisseur x 2 ou doubleur de focale

Rappel : 1Ev = 1 valeur d’ouverture ou de vitesse ou de sensibilité

En clair, en utilisant un convertisseur de focale vous « perdez de la lumière » qu’il faut compenser en augmentant le temps de pose et/ou la sensibilité.

L’autofocus peut ne plus fonctionner correctement si l’ouverture maximale résultante dépasse la valeur indiquée par le fabricant du boîtier. Les modules autofocus les plus performants peuvent fonctionner jusqu’à f/8 (donc f/8, f/5.6, f/4 …). L’ouverture doit en effet être suffisamment importante pour laisser passer la lumière vers le système autofocus.

Limites d’utilisation

exemple 1: objectif 70-300 mm f/4.5-5.6 avec doubleur

La plage focale résultante est 140-600 mm.

Les ouvertures maximales résultantes sont f/9 et f/11 respectivement (2 EV de perte).

Sans convertisseur l’autofocus va fonctionner parfaitement puisque l’ouverture maximale est f/4.5 ou f/5.6.

Avec convertisseur l’autofocus ne va plus fonctionner correctement car l’ouverture résultante est trop faible, f/9 et f/11 sont moins importantes que f/8. Il faudra faire la mise au point en mode manuel, ce qui n’est pas idéal dans la plupart des cas d’autant plus que la visée sera sombre du fait de l’ouverture résultante.

exemple 2: objectif 70-200 mm f/2.8 avec doubleur

La plage focale résultante est 140-400 mm.

L’ouverture maximale résultante est f/5.6 (2 EV de perte).

Sans convertisseur l’autofocus va fonctionner parfaitement puisque l’ouverture maximale est f/2.8 constante.

Une fois le doubleur installé l’autofocus va continuer à fonctionner car l’ouverture résultante est f/5.6 plus importante que f/8.

Il convient donc de bien vérifier les caractéristiques de votre boîtier et de vos objectifs avant d’investir dans un convertisseur de focale.

Les convertisseurs de focales pour Nikon

Convertisseurs pour hybrides Nikon Z TC-1.4 X et TC-2.0

Ces deux convertisseurs de focale Nikon Z TC sont compatibles avec la plupart des hybrides Nikon, ils respectent le standard NIKKOR Z.

La distance minimale de mise au point est celle de l’objectif.

La formule optique comprend :

  • 6 lentilles en 4 groupes (dont 1 lentille asphérique et des lentilles avant et arrière traitées au fluor) pour le Z TC-14,
  • 8 lentilles en 5 groupes (dont 1 lentille asphérique et des lentilles avant et arrière traitées au fluor) pour le Z TC-20.

Les convertisseurs Nikon Z chez Miss Numerique

Convertisseurs pour reflex Nikon TC-14, TC-17 et TC-20

Ces trois convertisseurs de focale Nikon TC sont compatibles avec la plupart des reflex Nikon, ils respectent le standard Nikon AF-S et AF-I.

La distance minimale de mise au point est celle de l’objectif.

La formule optique comprend :

  • 5 lentilles en 5 groupes pour le TC-14,
  • 7 lentilles en 4 groupes pour le TC-17,
  • 7 lentilles en 6 groupes pour le TC-20.

Il existe plusieurs versions de ces convertisseurs Nikon TC, vérifiez dans le tableau de compatibilité Nikon laquelle utiliser avec vos objectifs et votre boîtier.

Les convertisseurs Nikon F chez Miss Numerique

Convertisseurs pour reflex Tamron TC-X14 et TC-X20

Tamron propose deux convertisseurs x1,4 et x2 pour ses objectifs, les TC-X14 et TC-X20 :

  • 6 éléments en 3 groupes pour le TC-X14,
  • 9 éléments en 5 groupes pour le TX-X20.

Ces convertisseurs sont compatibles avec les optiques Tamron exclusivement, voir la liste sur le site Tamron. Ils autorisent le fonctionnement de l’autofocus jusqu’à f/8 si le boîtier l’autorise aussi.

 

Les convertisseurs Tamron chez Amazon

Convertisseurs pour reflex Sigma TC-1401 et TC-2001

Sigma propose deux convertisseurs de focales pour ses objectifs, les TC-1401 et TC-2001 :

  • 7 éléments en 5 groupes pour le TC-1401,
  • 10 éléments en 5 groupes pour le TX-2001.

Ces convertisseurs disposent de lentilles en verre SD et autorisent le fonctionnement de l’autofocus jusqu’à f/8 si le boîtier le permet aussi.

Les convertisseurs Sigma chez Miss Numerique

Les convertisseurs Sigma chez Amazon

Convertisseurs de focale Kenko Teleplus HG DGX 1.4x et 2.0x

La marque Kenko propose plusieurs versions de convertisseurs compatibles avec différents boîtiers dont les reflex Nikon. Chaque modèle doit correspondre à la monture de votre reflex pour être utilisable.

Kenko propose deux versions différentes de ces convertisseurs, les versions Pro 300 sont particulièrement recommandées pour les optiques pros des gammes Nikon et Canon.

Les convertisseurs Kenko chez Amazon

Convertisseur de focale : pour en savoir plus

Je vous propose de suivre ces explications en vidéo, j’ai profité d’un test d’objectif pour vous parler des convertisseurs de focales et vous montrer à quoi ils ressemblent.

Cliquez ici pour vous abonner à la chaîne Youtube et ne manquer aucun épisode :

Je veux voir tous les épisodes …

Vous avez des expériences à partager sur les convertisseurs de focales ? Des recommandations de marques ? Profitez des commentaires pour le faire.


Test Nikon 8-15 mm Fisheye : double effet fisheye, un usage limité mais des qualités indéniables

Vous envisagez l’utilisation d’un objectif Fisheye pour faire des images qui sortent de l’ordinaire ? Voici le test Nikon 8-15 mm Fisheye f/3.5-4.5E ED qui possède la particularité d’être un zoom à double effet Fisheye.

Conçu pour les reflex Nikon plein format il est aussi compatible avec les boîtiers APS-C sur lesquels l’effet Fisheye circulaire est conservé à 8 mm.

Test Nikon 8-15mm Fisheye

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Les objectifs Fisheye sont assez peu nombreux sur le marché car leur utilisation est très spécifique. Leurs courtes focales et leur formule optique spécifique leur permettent de produire des images avec un angle de champ très important, mais aussi des déformations très marquées.

A une époque où de nombreux photographes souhaitent systématiquement corriger les déformations de leurs objectifs, investir dans un Fisheye qui déforme chaque photo peut sembler étonnant. Et pourtant ce type d’objectif peut vous ouvrir les portes d’une certaine forme de créativité.

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : les deux effets Fisheye dans un même zoom

Le Nikon AF-S 8-15 mm f/3.5-4.5E ED Fisheye a deux particularités qui font de lui un modèle unique dans la gamme Nikon :

  • c’est un zoom dont la focale peut varier de 8mm à 15mm,
  • il permet les deux effets Fisheye, diagonal à 15mm avec une image plein cadre et circulaire à 8mm avec une image en forme de disque.

Chacun de ces effets Fisheye donne des images différentes :

  • l’effet Fisheye diagonal couvre un angle de champ de 180 degrés dans la diagonale image. Il donne une image avec des déformations importantes mais permet une couverture complète du cadre.
  • l’effet Fisheye circulaire couvre un angle de champ de 180 degrés dans toutes les directions et donne une image en forme de disque qui occupe le centre du cadre.

Test Nikon 8-15mm Fisheye

Test Nikon 8-15mm Fisheye : effet Fisheye diagonal à 15 mm – f/20 – 1/320 sec.

Test Nikon 8-15mm Fisheye

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : effet Fisheye circulaire à 8 mm – f/20 – 1/320 sec.

Le Nikon AF-S 8-15 mm f/3.5-4.5E ED Fisheye autorise ces deux effets grâce à une plage focale variable de 8 à 15 mm et une formule optique adaptée :

  • à 15 mm c’est un Fisheye diagonal et c’est d’ailleurs la seule focale pour laquelle le champ est parfaitement rempli,
  • à 8 mm c’est un Fisheye circulaire et il faut vous résoudre à obtenir une image ronde en ayant pris soin de retirer le pare-soleil pour éviter les effets de bords,
  • entre ces deux valeurs le champ n’est pas complètement couvert et la déformation de l’image varie selon la focale.

Autant dire que l’utilisation d’un tel objectif doit être pensée en amont car, outre un investissement conséquent (1549 EUR), vous ne l’utiliserez pas du tout comme un ultra grand-angle (par exemple un 14 mm) qui déforme beaucoup moins les images.

L’autre critère important avec un Fisheye est la qualité d’image qui doit être excellente si vous devez recadrer vos photos ou corriger les déformations dans un logiciel de traitement RAW. Vous allez en effet intervenir de façon conséquente sur le fichier et plus la qualité initiale est élevée mieux c’est.

L’effet Fisheye a tendance à réduire la taille des sujets situés à l’arrière-plan et à accentuer la taille de ceux qui se trouvent à l’avant-plan, tenez en compte dans vos compositions.

Test Nikon 8-15mm Fisheye

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : focale 15 mm – f/16 – 1/250 sec.

Notez qu’il existe deux autres objectifs Fisheye à focale fixe dans la gamme Nikon :

  • le Nikon AF-S 10.5 mm Fisheye pour les boîtiers APS-C propose l’effet Fisheye plein cadre avec un angle de champ de 180 degrés,
  • le Nikon AF Fisheye 16 mm f/2.8D de conception plus ancienne (non AF-S), conçu pour le plein format propose lui-aussi un effet plein cadre avec 180 degrés de couverture.

Quels usages pour ce zoom Fisheye ?

Au moment du choix, retenez qu’au-delà de la plage de très courtes focales, il vous faut avoir en tête l’effet Fisheye. Vous ne pourrez pas utiliser ce zoom au quotidien pour faire des photos « classiques ». Un objectif Fisheye est conçu pour représenter les images différemment d’un objectif grand-angle traditionnel à focale égale. Sa formule optique « comprime » les bords de l’image pour pouvoir augmenter l’angle de champ.

Un objectif grand-angle à formule optique classique représente les lignes droites de l’image par des lignes droites sur la photo. Un Fisheye les représente par des lignes courbes. Ceci provoque des déformations irréversibles quand vous observez les photos sur une surface plane (écran, tirage) alors que ce type d’objectif produit des photos qui devraient être observées sur une surface courbe pour être fidèles.

Un objectif Fisheye est donc un objectif qui vous impose d’être créatif pour obtenir des images aux déformations importantes tout en restant intéressantes à regarder. Une photo de paysage à 8mm avec un effet Fisheye circulaire n’a que peu d’intérêt. A l’inverse, bien pensée, une photo à 15mm avec effet Fisheye diagonal peut être intéressante.

Test Nikon 8-15mm Fisheye

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : exemple de photo avec disque image – 8 mm – f/9 – 1/160 sec.

Test Nikon 8-15mm Fisheye

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : exemple de photo avec effet diagonal – 15 mm – f/16 – 1/200 sec.

Si les images avec effet circulaire sont très atypiques et à mon sens peu intéressantes, à 15 mm et plein cadre ce Nikon AF-S 8-15 mm est un peu plus polyvalent. Les photos de sujets éloignés (par exemple un paysage) comme les gros plans peuvent donner des résultats intéressants. Multipliez les tests pour arriver à vos fins.

Test Nikon 8-15mm Fisheye

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : 15 mm – f/16 – 1/250 sec. avec correction des déformations dans Lightroom

Le cas particulier de la photo sous-marine

Les objectifs Fisheye ont un intérêt particulier en photo sous marine, les photographes les utilisent dans un caisson étanche avec un hublot sphérique (pour compenser le phénomène de réfraction de l’eau) et la distorsion Fisheye n’est plus la même qu’en extérieur. Une partie de la déformation est éliminée.

En effet, avec ces hublots la mise au point sous l’eau se fait sur une image virtuelle située pour l’infini à environ 40 cm. Il est donc intéressant d’avoir une optique avec une distance de mise au point très faible, ce qui est le cas du Nikon 8-15 mm Fisheye.

Nikon 8-15mm Fisheye / Nikon D810 - Photo (C) Philippe Cléon

Nikon 8-15 mm Fisheye / Nikon D810 – Photo (C) Philippe Cléon

Les Nikon 10.5 mm et 16 mm peuvent aussi être utilisés mais lorsque le boitier est dans un caisson étanche le fait de pouvoir recadrer avec un zoom est appréciable à l’inverse du cadre figé des focales fixes.

Ce zoom Nikon ouvre donc pas mal de perspectives pour les photographes plongeurs.

Les limites du Fisheye

Avec une telle couverture d’image, prenez beaucoup de soin à la prise de vue car :

  • seules les lignes horizontales et verticales passant par le centre de l’image (donc croisant l’axe optique de l’objectif) ne sont pas déformées, les autres le sont,
  • des éléments parasites peuvent apparaître dans le champ (vos pieds, un objet au sol ou en l’air),
  • le pare-soleil ne peut pas être utilisé à 8mm, l’effet de flare peut apparaître aisément,
  • la lentille frontale proéminente est exposée et ne peut pas être protégée par le pare-soleil,
  • l’objectif ne peut pas être équipé de filtres à vis, il faut utiliser le porte-filtre arrière et des gélatines spécifiques (29x27mm),
  • le format RAW est impératif pour traiter vos images si vous souhaitez corriger une partie des déformations.

Test Nikon 8-15mm Fisheye

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : boîtier penché, déformation des horizontales

Test Nikon 8-15mm Fisheye

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : boîtier horizontal, pas de déformation des horizontales

A l’inverse, les très courtes focales et la compacité de l’objectif compensent l’absence de stabilisation. Vous pouvez utiliser le Nikon 8-15 mm Fisheye avec des temps de pose plus long que la normale sans craindre le flou de bougé.

Test Nikon 8-15mm Fisheye : boîtier horizontal, pas de déformation des horizontales

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : attention au pare-soleil à 8mm, retrait obligatoire pour retrouver l’image disque

Test Nikon 8-15mm Fisheye : boîtier horizontal, pas de déformation des horizontales

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : le porte-filtre en face arrière avec tiroir pour gélatines

Contexte de ce test Nikon 8-15 mm Fisheye

J’ai testé ce Nikon 8-15mm Fisheye lors de plusieurs séances photo avec un Nikon D750. Il ne s’agit pas de vous donner des mesures faites en labo sur un banc optique mais un avis sur ce que j’en ai pensé en situation réelle de prise de vue.

Vous pouvez comparer les images réalisées avec ce Nikon 8-15 mm Fisheye et celles faites avec le D700 et le Samyang 8 mm Fisheye dédié au format DX. Le résultat diffère totalement en faveur du Nikon.

Test Nikon 8-15mm Fisheye : boîtier horizontal, pas de déformation des horizontales

Test Nikon 8-1 mm Fisheye : l’objectif sur boîtier D750

Autofocus et mise au point

Ce Nikon 8-15 mm Fisheye dispose d’une mise au point autofocus de type Nikon AF-S interne à l’optique. Ce système autorise une mise au point rapide et précise, ce que j’ai pu vérifier sur le terrain. Il faut toutefois tenir compte de la compacité de l’objectif et des courtes focales qui évitent le recours au déplacement de blocs optiques volumineux et lourds, la motorisation AF n’en est que plus à l’aise.

La bague de mise au point ne vous servira guère : l’autofocus est suffisamment rapide pour éviter le recours à la mise au point manuelle. De plus la très grande profondeur de champ liée aux courtes focales autorise une belle marge sur la mise au point à faible ouverture. Faites le point en AF sur le sujet le plus proche et tout le reste sera net même aux plus grandes ouvertures.

Cette bague est de fait étroite et son revêtement diffère de celui de la bague de zoom, ce qui permet de ne pas les confondre si vous ne quittez pas les yeux du viseur. A l’usage elle s’avère souple et sans aucun jeu mécanique.

Test Nikon 8-15mm Fisheye : boîtier horizontal, pas de déformation des horizontales

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : les bagues de mise au point en bas et zoom en haut et la lentille proéminente

Bague de mise au point

La bague de zoom est celle que vous allez le plus souvent utiliser sur cette optique tant le réglage précis de la focale est critique pour éviter les effets de bord à l’approche des 15mm.

A l’inverse vers les courtes focales, pas d’hésitation, passez à 8mm et restez-y puisque c’est la solution pour avoir un effet Fisheye circulaire le plus parfait.

Diaphragme à commande électromagnétique

Le Nikon 8-15 mm Fisheye dispose d’une commande de diaphragme électromagnétique. Cette commande autorise une meilleure répétabilité de l’ouverture d’une photo à l’autre, en mode rafale particulièrement.

La plus grande précision de ce système permet d’avoir une exposition encore plus juste, la différence de résultat sur une série de photos n’est cependant pas mesurable.

La commande électromagnétique restreint la compatibilité de l’optique aux boîtiers compatibles. Les boîtiers D1, D2, D40, D70, D50, D60, D80, D90, D100, D200 et D3000 ne le sont pas. Les autres reflex le sont (vérifiez pour le vôtre sur le site du support Nikon).

L’effet Bokeh n’est pas le fort d’un objectif Fisheye, le diaphragme à 7 lames au lieu de 9 sur d’autres optiques n’est pas pénalisant.

Distance minimale de mise au point

La distance minimale de mise au point de 0,16 m est très réduite et vous permet de faire le point sur un élément proche afin de jouer avec l’effet Fisheye.

Test Nikon 8-15mm Fisheye :

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : 15mm – f/7.1 – 1/40 sec. à main levée – MàP à 32 cm

Cette très courte distance nécessite d’extrêmes précautions à la prise de vue car vous êtes très proche du sujet et la lentille frontale est bombée.

A 8mm, sans pare-soleil, il est indispensable de vérifier que vous n’entrez pas en contact avec un objet quelconque qui pourrait venir toucher la lentille et la marquer.

Test Nikon 8-15mm Fisheye :

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : avec bouchon, sans bouchon mais pare-soleil, nu

A 15 mm vous pouvez utiliser le pare-soleil comme protection, ce qui réduit les risques.

Nikon a conçu un bouchon d’objectif suffisamment large pour venir recouvrir le pare-soleil et s’associer à lui afin de permettre le retrait de l’ensemble en une seule opération. Ceci permet de laisser le bouchon sur l’optique le plus souvent possible tout en offrant la possibilité de retirer les deux sans les dissocier.

Construction

La construction du Nikon 8-15 mm Fisheye protège l’optique contre l’intrusion des poussières, il vous faudra toutefois être prudent si vous utilisez des filtres arrières car cela suppose le retrait de l’objectif du boîtier.

J’ai eu l’occasion de tester la protection contre le ruissellement lors d’une séance particulièrement humide, le traitement de la lentille frontale favorise l’écoulement des gouttes et l’objectif ne souffre pas de l’humidité, que ce soit au niveau des bagues ou de la monture.

Poids et encombrement

485 gr. et 83 mm de longueur, autant dire que ce Nikon 8-15 mm Fisheye sait se faire discret. Cette compacité vous permet de l’utiliser au plus près de votre sujet sans vous faire remarquer, cela peut être intéressant pour certaines photos de rues par exemple.

Test Nikon 8-15mm Fisheye :

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : 15 mm – f/20 – 1/320 sec.

A titre de comparaison, ce Nikon 8-15 mm Fisheye pèse 180gr. de plus que le Nikon AF-S 35 mm f/1.8 et mesure 12 mm de plus, on est loin des dimensions plus imposantes des zooms 24-70 mm et autres zooms ultra grand-angle.

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : piqué et Qualité d’image

Pour avoir déjà utilisé le Samyang 8mm Fisheye en plein format (avec recadrage DX) et l’avoir trouvé correct sans plus, j’avoue avoir été agréablement surpris par la qualité d’image délivrée par ce Nikon 8-15 mm Fisheye.

Les exemples ci-dessous montrent un piqué d’image largement au niveau des meilleurs zooms Nikon non Fisheye du moment. S’agissant d’un objectif qui demande une formule optique complexe, gérant le double effet Fisheye dans un ensemble compact, c’est une belle performance.

Test Nikon 8-15mm Fisheye :

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : 15 mm – f/6.3 – 1/60 sec.

Test Nikon 8-15mm Fisheye :

détail de la photo précédente en bas à droite

Test Nikon 8-15mm Fisheye :

détail de la photo précédente en bas à gauche

Test Nikon 8-15mm Fisheye :

détail de la photo précédente en haut à gauche

Test Nikon 8-15 mm Fisheye ; aberrations chromatiques

Les photos présentant un contraste élevé ne sont pas exemptes d’aberrations chromatiques assez marquées sur les éléments les plus détaillées de l’image. Ces aberrations se corrigent en post-traitement si vous les traitez avec soin.

Test Nikon 8-15mm Fisheye

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : 15 mm – f/9 – 1/800 sec.

Test Nikon 8-15mm Fisheye

détail de la photo précédente avant correction des aberrations chromatiques

Test Nikon 8-15mm Fisheye

détail de la photo précédente après correction des aberrations chromatiques dans Lightroom

Test Nikon 8-15mm Fisheye

photo précédente avec application du profil de correction de l’objectif dans Lightroom

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : verdict

Que dire d’un tel objectif si ce n’est qu’il répond aux attentes que vous êtes en droit d’avoir avec un objectif de ce prix mais que son usage est limité : l’effet Fisheye est attirant mais point trop n’en faut si vous n’avez pas un sujet qui s’y prête et que vous ne travaillez pas vos cadrages avec précision.

Les photographes de sport et d’action vont pouvoir l’utiliser pour faire des photos dynamiques, mettant en valeur un sujet centré tandis que les déformations des bords de l’image participeront à refermer le cadre sur le sujet.

Les paysagistes devront être prudents avec les lignes de fuite et les déformations, la focale 15mm est alors plus appropriée que celle de 8mm et son image disque dont je ne vois guère d’usages en toute franchise. Avec un peu de soin à la prise de vue et un travail en post-traitement vous pourrez obtenir des vues panoramiques sans devoir en passer par la fusion de plusieurs images mais avec un résultat visuel différent.

Test Nikon 8-15mm Fisheye

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : 15 mm – f/8 – 1/160 sec.

Les portraitistes et les photographes d’architectures ne seront pas les plus à l’aise avec un tel objectif qui apporte des déformations préjudiciables à ces deux pratiques.

Le tarif du Nikon 8-15 mm Fisheye, s’il est en rapport avec ses performances, ne participe pas à rendre le rapport intérêt/prix favorable. La concurrence ne fait cependant guère mieux puisque seul le Tokina ATX 10-17 mm s’approche de la plage focale du Nikon sans atteindre la focale extrême de 8 mm et sans être conçu pour le plein format. Le zoom Sigma 8-16 mm est compatible APS-C uniquement et n’est pas un vrai Fisheye, sa couverture angulaire est limitée à 121 degrés. Seul Canon propose un zoom Fisheye 8-15 mm f/4 à ouverture constante (mais en monture Canon uniquement).

Voici quelques  critères de choix si vous hésitez à franchir le pas. Ce sont des arguments personnels que je vous invite à compléter en laissant un commentaire.

Test Nikon 8-15mm Fisheye

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : 15 mm – f/16 – 1/125 sec.

Vous n’avez pas d’objectif grand-angle ou ultra grand-angle

Vous cherchez un objectif vous permettant de couvrir un large champ à la prise de vue pour la photo de paysages et de grandes étendues. Ce Nikon 8-15 mm Fisheye peut vous aider à la focale de 15 mm si vous acceptez de traiter vos photos pour limiter les déformations et parfaire le cadrage qui peut vite présenter un défaut d’horizontalité.

Les déformations restant toutefois très marquées, je vous conseille d’utiliser ce Fisheye en complément d’un grand-angle plus classique comme le Nikon 14-24 mm ou le Nikon AF-S 20 mm, et non en remplacement.

Test Nikon 8-15mm Fisheye

Test Nikon 8-15 mm Fisheye : 15 mm – f/4.5 – 1/80 sec.

Vous avez déjà un objectif grand-angle ou ultra grand-angle

Vous voulez varier les plaisirs et faire quelques photos différentes, plus dynamiques, oser des compositions que ne permet pas votre grand-angle ? Ce Fisheye vous permettra de le faire sans pour autant remplacer votre optique habituelle.

Attention à l’effet de lassitude qui peut vite se produire avec l’effet Fisheye. Sachez aussi que vous devrez changer d’objectif plus souvent sur le terrain car vous ne pourrez pas faire toutes vos photos sans passer d’un objectif à l’autre.

Vous avez une focale fixe grand-angle

Vous pensez qu’opter pour un zoom Fisheye peut vous aider à compenser la focale fixe de votre objectif ? Ce n’est pas le cas puisqu’il faut tenir compte de l’effet Fisheye qui ne fait pas de cette optique un zoom grand-angle classique comme peut l’être un 14-24 mm en plein format ou un 10-24 mm en APS-C.

L’usage restera là-aussi limité et ne vous empêchera pas d’investir dans un zoom ultra grand-angle si vous êtes vraiment adepte des très courtes focales.

Test Nikon 8-15 mm Fisheye, à vous !

Vous avez de bonnes raisons d’utiliser un objectif fisheye ? Vous avez un usage atypique à citer ? Des questions sur le Nikon AF-S 8-15 mm Fisheye ? Intervenez via les commentaires et parlons-en.

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Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro pour Nikon, l’optique Macro par définition

L’opticien chinois Venus Optics annonce un nouvel objectif totalement dédié à la macro sous l’appellation Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro, en monture Nikon F, Canon EF, Pentax K et Sony FE.

Jeune acteur dans le monde de l’optique, Venus Optics signe là un nouvel objectif dans une gamme qui en comporte déjà six.

Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro

Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro pour Nikon

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Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro : présentation

Vous ne connaissez pas Anhui Changgeng Optics Technology Co., Ltd ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. Cette société chinoise qui se fait appeler Venus Optics par souci de simplicité, a été créée en 2013.

Basée à Hefei, à 5 heures de route de Shanghai, cet opticien chinois regroupe plusieurs experts du monde de la photographie et de l’industrie et s’attache à produire des objectifs qu’elle considère comme Premium.

L’équipe d’ingénieurs et opticiens compte une vingtaine d’année d’expérience et a déjà travaillé à la production d’optiques pour des marques japonaises et allemandes. Venus Optics a été créée dans le but de proposer une offre alternative performante et abordable aux gammes des autres opticiens et marques photo (dans l’esprit de Samyang tout en étant plus spécialisée comme Irix).

Depuis 4 ans, Venus Optics a lancé plusieurs objectifs sous le nom de marque Laowa :

  • le Laowa 60mm f/2.8 2X Ultra Macro,
  • le Laowa 15mm f/4 Grand Angle Macro,
  • le Laowa 105mm f/2 à contrôle de défocalisation (comme les Nikon DC),
  • le Laowa 12mm f/2.8 Zero D (rectilinéaire),
  • le Laowa 7.5mm f/2,
  • lz Laowa 15mm f/2 Zero D.

Certains de ces objectifs ont bénéficié d’une campagne de lancement de type Kickstarter (par exemple Laowa 12mm f/2.8 Zero D) et sont assez uniques sur le marché.

Le Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro s’annonce comme un objectif entièrement dédié à la macro, polyvalent dans ce cadre là, avec un fort rapport de grossissement.

Cet objectif est conçu pour des prises de vue de 2,5x à 5x la taille réelle du sujet. La distance de travail est de 45mm à 2,5x jusqu’à 40mm à 2x, elle devrait faciliter la vie du photographe qui souhaite faire des séries macro tout en gardant une bonne profondeur de champ facilitant par exemple le focus stacking.

Le faible diamètre de l’objectif facilite également l’éclairage du sujet, l’objectif est très compact et léger comparativement aux optiques macro habituelles.

Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro

Venus Optics annonce une formule optique à 8 éléments en 6 groupes, dont une lentille en verre à faible dispersion ayant pour rôle de réduire les aberrations chromatiques. Cette formule devrait donner une netteté optimale quel que soit le grossissement envisagé.

La focale de 25mm peut paraître courte pour un objectif macro. Elle permet d’augmenter la profondeur de champ et de travailler très près du sujet pour les prises de vues qui le nécessitent.

Le Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro pèse moins de 400gr, son format s’avère très compact avec une longueur de 82mm pour 65 de diamètre. L’objectif peut être équipé d’un collier de pied en option.

Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro

Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro : fiche technique

  • focale: 25mm
  • ouverture maximale : f/2.8
  • angle de champ : 10,3°
  • compatibilité : APS-C et plein format
  • formule optique : 8 éléments en 6 groupes
  • diaphragme : 8 lames
  • distance minimale de mise au point : 17,3cm à 5x – 23,4cm à 2.5x
  • distance de travail : 40mm à 5x – 45mm à 2,5x
  • grossissement maximum : 5x
  • dimensions : longueur 82mm x diamètre 65mm
  • poids : 400gr
  • monture : Nikon F, Canon EF, Pentax K, Sony FE

Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro

Tarif et disponibilité

Le Laowa 25mm f/2.8 2.5-5X Ultra-Macro sera disponible dès Avril 2018 au tarif public TTC de 499 euros.

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Source : Digit-Access France


Sigma 105mm f/1.4 DG HSM pour Nikon, Canon et Sony : un 105 à grande ouverture en série Art

Sigma annonce le nouveau Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art, la plus longue focale de la série f/1.4 Art et le concurrent direct du Nikon AF-S 105mm f/1.4.

MàJ 29/05/2018 : le tarif officiel est de 1490 euros TTC.

Sigma 105mm f/1.4 DG HSM : un 105 à grande ouverture en série Art

le Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art avec son collier de pied

Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art : présentation

Après avoir annoncé le Sigma 14-24mm f/2.8 ces derniers jours, l’opticien japonais annonce à nouveau plusieurs optiques en ouverture du CP+, le salon de la photo japonais. Des objectifs pour les hybrides plein format Sony, un Sigma 70mm f/2.8 DG Art Macro qui n’a pas droit à la monture Nikon, et ce 105mm f/1.4 que la marque qualifie au passage de « Maître du bokeh ».

Chez Sigma rappelons que la série Art regroupe les optiques expertes et pros, ouvrant pour la plupart des focales fixes à f/1.4. Depuis le Sigma 35mm f/1.4 Art, ce ne sont pas moins de neuf objectifs qui composent cette famille f/1.4 dont six pour les boîtiers plein format et trois pour les boîtiers APS-C.

Connus pour leurs grandes qualités optiques et des performances au niveau des meilleurs modèles concurrents, les Sigma Art ont pour caractéristique une aberration optique minimale, une résolution maximale et un contraste d’image élevé.

Le Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art reprend bien évidemment ces caractéristiques tout en étant l’objectif de plus longue focale dans la série Art. Son ouverture f/1.4 ravira les amateurs de bokeh (flou d’arrière-plan), qui devront toutefois composer avec un poids et un encombrement hors normes.

Le Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art pèse 1.645 gr. et mesure 131,5mm (en monture Sigma, les dimensions précises de la version Nikon ne sont pas connues mais probablement très proches).

Sigma 105mm f/1.4 DG HSM : un 105 à grande ouverture en série Art

le Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art sans pare-soleil ni collier de pied

Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art : fiche technique

Concurrent déclaré du Nikon AF-S 105mm f/1.4 qui s’est déjà fait une place parmi les optiques mythiques de la marque, ce Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art se devait de proposer une fiche technique à la hauteur de son rival.

Formule optique

La formule optique comporte 17 lentilles réparties en 12 groupes, c’est plus que ce que l’on retrouve dans une focale fixe de ce type habituellement. Sigma revendique des performances exceptionnelles à grande ouverture, grâce à cette formule ainsi qu’à l’utilisation de trois lentilles en verre FLD, deux en verre SLD et une asphérique.

La série Art n’a guère déçu jusqu’ici mais le Nikon a placé la barre tellement haut qu’il faudra les premiers tests pour vérifier ce qu’il en est avec ce 105mm.

Autre particularité de ce Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art, c’est sa lentille frontale et son diamètre de filtre de 105mm. Sigma a fait ce choix d’une très grande lentille pour optimiser la quantité de lumière périphérique et les performances associées.

Mise au point AF et diaphragme

Le Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art dispose d’une motorisation autofocus autorisant la retouche manuelle du point.

Son diaphragme circulaire à 9 lames devrait favoriser les jolis flous d’arrière-plan.  La marque ne précise pas s’il est de type électromagnétique en monture Nikon et donc quelle est la compatibilité avec les reflex Nikon plus anciens.

Construction et ergonomie

Ce Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art est fait pour durer. Il dispose d’une protection contre la poussière et le ruissellement par joints d’étanchéité au niveau de la monture, de la bague de mise au point, des connexions et de tous les points sensibles.

La lentille frontale bénéficie d’un traitement déperlant, comme la plupart des objectifs concurrents désormais.

Sigma a laissé de côté l’ABS au profit du polymère à renfort fibre de carbone (PRFC) pour la réalisation du pare-soleil qui est ainsi plus résistant et plus léger.

Pour faciliter l’utilisation de cet objectif imposant et lourd, Sigma propose un collier de pied amovible compatible Arca-Swiss. Son ruban de protection facilite également la prise de vue à main levée, une situation pour laquelle il faut prendre soin de ne pas bouger si vous utilisez des reflex riches en pixels comme le Nikon D850.

La baïonnette est construite en laiton chromé comme il se doit sur une telle optique. L’objectif est compatible avec le dock USB Sigma (en option) qui permet de personnaliser les réglages et de régler finement la mise au point pour réduire les problèmes de back ou front focus (constatés par de nombreux utilisateurs sur d’autres modèles de la marque).

Cette optique est également éligible au changement de monture (par exemple de Canon à Nikon grâce au service Sigma MCS (dont les tarifs vont augmenter pour tenir compte de la complexité d’une telle réalisation).

Le pare-soleil, l’étui, le collier de pied et le ruban de protection sont livrés avec l’objectif.

Sigma 105mm f/1.4 DG HSM : un 105 à grande ouverture en série Art

le Sigma 105mm f/1.4 DG HSM Art avec pare-soleil et collier de pied

Fiche technique détaillée

Les caractéristiques ci-dessous concernent la monture Sigma, la marque ne communique pas sur les versions Nikon, Canon et Sony E.

  • formule optique : 17 éléments en 12 groupes
  • angle de champ (plein format): 23.3°
  • diaphragme : 9 lames, circulaire
  • ouverture minimale: f/16
  • distance minimale de mise au point: 100cm
  • rapport d’agrandissement maximum : 1:8.3
  • filtre : diamètre 105mm
  • dimensions (diamètre x longueur): 115.9mm x 131.5mm
  • poids : 1645g

Tarif et disponibilité

Le Sigma 105mm f/1.4 est annoncé au tarif public de 1490 euros, un tarif bien plus agressif que celui du Nikon AF-S 105mm f/1.4 (environ 2200 euros).

En l’absence de stabilisation (comme le Nikon) et avec un poids et un encombrement qui ne jouent pas en sa faveur, ce Sigma 105mm f/1.4 ne peut compter que sur son prix pour remporter un combat qui s’annonce intéressant en monture Nikon. La différence de près de 700 euros est toutefois un énorme avantage pour cette optique.


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