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Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ergonomie minimale mais un charme qui le rend attachant

Un peu plus spécialisé et moins apte aux plans larges que son camarade 35 mm évalué récemment, c’est au tour du 50 mm fixe de faire l’objet du test NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S que nous vous proposons ici.

Pour accompagner son premier transtandard 24-70 mm f/4, Nikon l’a flanqué de deux focales fixes généralistes, à l’ouverture généreuse (mais pas trop), dont le but est d’apporter ce surcroît de spécialisation et de luminosité que n’a pas le zoom de base, tout en conservant une certaine polyvalence.

Cela donne le duo NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S et NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S, deux focales fixes « standard » assez proches dans l’esprit mais qui, dans les faits, diffèrent suffisamment pour que le débat pour choisir l’une ou l’autre s’impose.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

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Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : Présentation et contexte

Encore plus que son compère NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S est appelé à devenir un grand classique. Nous irions même jusqu’à dire qu’il est programmé pour devenir un incontournable tant les 50 mm f/1,8 « de kit » ont peuplé l’histoire de la photographie (reflex) afin de constituer, pour beaucoup d’entre nous la première focale fixe « de base », aussi bien en numérique qu’en argentique.

Pourtant, ne vous fiez pas à cette filiation historique : ce NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S n’a rien d’une focale fixe simplette ni au rabais.

Bien au contraire, Nikon en a soigné la formule optique : avec ses 12 lentilles dont 2 ED, 2 asphériques, certaines avec traitement nanocristal, le tout réparti en 9 groupes et traitement au fluor pour la frontale, ce NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S n’a pas grand chose à voir avec le Nikon AF-S NIKKOR 50 mm f/1,8 G (7 lentilles en 6 groupes, dont une seule lentille asphérique).

Il se montre également bien plus moderne que le Nikon AF-S NIKKOR 50 mm f/1,4 G (8 lentilles en 7 groupes, aucune lentille asphérique ni ED) !

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Contrairement à ses homologues, ce 50 mm hybride a droit à un diaphragme électromagnétique à 9 lamelles, là où ses cousins ne disposent que de 7 lamelles.

En contrepartie, à 679 euros (tarif officiel), le nouveau venu est peut-être un peu cher pour un « simple » 50 mm f/1,8… mais reste moins prétentieux que le Sony Zeiss Sonnar T* FE 55 mm f/1,8 ZA destiné aux concurrents Sony Alpha 7/9 et ses presque 1.000 euros à sa sortie.

À qui se destine ce NIKKOR Z 50 mm f/1.8 ?

Ce 50 mm f/1,8 se destine à celles et ceux qui désirent une focale fixe lumineuse mais qui trouveraient le 35 mm un peu trop large pour lui préférer l’angle de champ plus serré d’un 50 mm, plus  « Cartier-Bressonien » et mieux adapté pour du portrait. De l’éternel débat « 35 ou 50 mm » pour lequel les photographes se chamaillent depuis un siècle…

Projetons-nous dans le futur. Un 28 mm f/1,8 et un 85 mm f/1,8 viendront compléter l’offre focale fixe, auxquels s’ajouteront par la suite un 24 mm f/1,8 (notez au passage la cohérence du f/1,8) et un 50 mm f/1,2 (voir la liste des prochaines annonces).

Si vous lisez ce test à ce moment là, alors le choix d’un 50 mm devra se faire selon d’autres critères que la simple sélection par défaut.

Question : pourquoi choisir un 50 mm ? Réponses possibles :

  • parce que c’est LA focale légendaire utilisée par les grands photographes de rue qui ont marqué l’histoire (même si, dans les faits, c’était surtout du pragmatisme dans la mesure où le 50 mm est, depuis longtemps, la focale la plus facile à se procurer),
  • parce que dans la trinité « grand angle + focale standard + optique à portrait » le 50 mm s’intercale bien entre le 24 mm et le 85 mm (et pour le coup, ça tombe bien),
  • parce qu’à ouverture maximale égale, le 50 mm permet de jouer avec de plus faibles profondeurs de champ que le 35 mm. Vous avez dit « bokeh » ?

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 1.600 – 1/4 sec. – f/1.8

Test NIKKOR Z 50 mm : Qualité de construction

Ce qui frappe à la sortie du carton est que, pour un 50 mm f/1,8, ce NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S est vraiment gros. Très gros : 76 mm de diamètre, 86,5 mm de long sans le pare-soleil, 415 grammes sur la balance.

À titre de comparaison, l’AF-S 50 mm f/1,8 G ne mesure que 52,5 mm de long et ne pèse que 185 grammes, et même l’AF-S Nikon 50 mm f/1,4G avec ses 54 mm de long et 280 grammes fait figure de poids plume…

En fait, en termes de gabarit, le 50 mm f/1,8 hybride est calqué sur le Nikon Z 35 mm f/1,8 S (à moins que ce ne soit l’inverse), et il y a fort à parier qu’il s’agit d’une volonté délibérée de la part de Nikon de sortir toute sa série de focales fixes ouvrant à f/1,8 avec des esthétiques et gabarits très proches. Ce qui serait carrément bien vu. L’avenir nous dira si cette hypothèse était la bonne.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Toujours est-il que, à l’instar de ses frères NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S et NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S bénéficie d’une qualité de construction sans reproche. C’est beau, c’est simple, tout est parfaitement ajusté, agréable à manipuler, et tout un tas de joints toriques à l’intérieur et à l’extérieur (au niveau de la monture) sont là pour éviter les infiltrations de poussières et d’eau. Bref, une jolie petite famille propre sur elle et sans défaut criant.

Prise en main et autofocus

Re-re-belotte : vous allez finir par connaître la chanson. Les objectifs NIKKOR Z série S sont aussi bien construits qu’ennuyeux en termes de prise en main : à part la large bague de mise au point et le commutateur AF/MF, il n’y a toujours rien à se mettre sous la dent. Ni butées à l’infini, ni butée à 40 cm (la distance minimale de mise au point), ni graduation de distance, ni petit écran de contrôle, ni bague de diaphragme, surtout pas de stabilisation… Pour le dire poliment, « c’est racé et sobre ». Pour le dire autrement « c’est chiant et pas vraiment excitant ». Nous vous avions prévenus : vous connaissez la chanson.

La mélodie change à peine en ce qui concerne l’autofocus : toujours aussi silencieux, il se montre néanmoins légèrement moins rapide et discriminant que sur le 35 mm f/1,8, la faute à la profondeur de champ plus faible, mais aussi à l’algorithme. Notons au passage que l’objectif a été essayé sur un Z6 avant la mise à jour firmware 2.0 de mi-mai, censée améliorer la précision et la rapidité de l’autofocus, donc prenez ces commentaires avec une petite pincée de sel.

Par contre, ce qui ne changera pas, c’est que la mise au point se fait toujours par déplacement des lentilles en interne, ce qui ne change pas l’aspect extérieur de l’objectif. Cela peut avoir son importance si vous utilisez des filtres polarisants ou dégradés.

Stabilisation

Il y a débat mais, pour un 50 mm, la stabilisation optique commence à être intéressante, d’autant plus si elle peut être combinée à une stabilisation capteur. Ici, toujours pas de stabilisation optique, Nikon fait confiance à la stabilisation 5 axes de son capteur, à raison. Cela vous permettra, avec un peu d’entraînement, de photographier à main levée, entre 1/10 et 1/20 s.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 1.000 – 1/20 sec. – f/1.8

Performances optiques : vignettage

Bien que corrigé de manière électronique par le boîtier, le vignettage du NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S reste très marqué jusqu’à f/2,8 et encore perceptible jusqu’à f/4.

D’un point de vue théorique, c’est probablement le seul vrai défaut de cet objectif. D’un point de vue esthétique, cela lui confère un certain charme puisque le vignettage permet de fermer l’image et d’accentuer ce « look » spécifique aux 50 mm. Dans tous les cas, grâce à la magie du post-traitement, vous pourrez aisément corriger ce vignettage s’il vous embête.

Performances optiques : déformation et distorsion

Il faudrait quand-même un sacré accident industriel pour, en 2019, proposer un 50 mm qui déforme et soit plein de distorsion, surtout quand on utilise deux lentilles asphériques dans sa formule. Du coup, vous serez heureux de savoir que le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S ne souffre ni de déformation, ni de distorsion : contrat facile à remplir, mais contrat rempli quand-même.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 400 – 1/640 sec. – f/5.6

Performances optiques : homogénéité et flare

Assez doux à la pleine ouverture, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S atteint un bon niveau de piqué en fermant légèrement à f/2 (un tiers de diaphragme de moins) et devient vraiment excellent à f/4. Un comportement somme toute assez classique pour un 50 mm f/1,8.

Il en va de même du côté de l’homogénéité : il faudra fermer de quelques diaphragmes, à partir de f/5,6,  pour que les bords parviennent au niveau du centre, du moins si vous êtes intransigeant sur la netteté. Car ce qui est intéressant avec ce NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S par rapport à son cousin NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S, c’est que ces petits défauts lui donnent du caractère et un peu plus d’âme dans l’image. Tout en conservant le sérieux de la série, qui se confirme par la parfaite maîtrise du flare.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 200 – 1/125 sec. – f/4

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Encore et toujours, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S accorde ses violons avec les NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S et NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S : vous pouvez passer de l’un à l’autre sans écart de rendu dans les couleurs et quasiment sans aberrations chromatiques, afin de composer tout un reportage, une série, une vidéo, sans avoir à vous tracasser quant aux efforts à fournir en post-traitement pour tout étalonner au même niveau. Cela vous fera gagner un temps considérable.

C’est tout de même assez impressionnant de parvenir, sur trois objectifs différents, à obtenir cette homogénéité. Espérons qu’il en sera de même pour tous les autres objectifs de la série « S f/1,8 ».

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 4.00 – 1/200 sec. – f/1.8

Rendu optique : profondeur de champ

Forcément, avec un 50 mm ouvrant à f/1,8 destiné à un capteur 24 x 36 mm, nous pouvons nous attendre à une profondeur de champ encore plus réduite qu’avec un 35 mm f/1,8. Et le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S ne vous décevra pas, même si sa distance minimale de mise au point n’est « que » de 40 cm.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 10.000 – 1/1000 sec. – f/1.8

À la pleine ouverture, vous pouvez déjà jouer avec des profondeurs de champs très étroites, idéales pour du portrait, et des transitions très douces entre le net et le flou.

À ce niveau là, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S est bien plus réussi que le Nikon Z 35 mm f/1,8 S : le bokeh, toujours confié à un diaphragme à 9 lamelles, est plus doux, les transitions moins brutales,  il y a quelque chose de plus chaleureux avec ce 50 mm. De plus… moelleux et moins chirurgical. Ou, en d’autres termes toujours pas très techniques, de plus attachant.

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S : ISO 10.000 – 1/400 sec. – f/1.8

Le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S peut vous intéresser si…

  • vous désirez compléter votre zoom 24-70 mm f/4 de kit avec une focale fixe lumineuse à tout faire,
  • vous aimez les 50 mm parce que leur perspective se rapproche de l’œil humain,
  • vous appréciez la polyvalence d’un 50 mm, aussi capable en reportage qu’en portrait,
  • vous trouvez le 35 mm un peu trop large,
  • vous prévoyez de l’associer avec le futur Nikon Z 24 mm f/1,8 S et/ou Nikon Z 85 mm f/1,8 S.

Le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si…

  • vous recherchez une focale fixe compacte (il n’y en a pas encore),
  • vous êtes intransigeant sur le vignettage,
  • vous possédez déjà le Nikon Z 35 mm f/1,8 S avec lequel il risque de faire doublon.

Note : les photos présentées sont visibles en pleine définition ici :

Test Nikon Z 50 mm f/1.8 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S : ma conclusion

Au moment d’écrire ces lignes, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S est la focale fixe en monture Z native la moins onéreuse proposée par Nikon.

Quelque part, cela peut sembler normal pour un objectif dont la combinaison focale/ouverture le destine à devenir LA focale fixe de base avec laquelle bien démarrer dans le système Nikon Z, comme cela est le cas sur les reflex depuis déjà plusieurs décennies.

Mais ne vous y laissez pas tromper :

ce NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S joue dans une cours nettement au-dessus des 50 mm f/1,8 traditionnellement proposés sur les reflex.

Pour concevoir son NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S, Nikon a mis les petits plats dans les grands en faisant appel à des technologies normalement réservées à des objectifs f/1,4 bien plus haut de gamme : multiples lentilles asphériques, multiples lentilles ED, traitement nanocristal, revêtement au fluor pour la lentille frontale, fût tropicalisé grâce à de nombreux joints toriques, diaphragme électromagnétique circulaire à 9 lamelles.

Nous sommes clairement sur une conception haut de gamme, et cela se ressent dans les performances optiques : absence de distorsion, absence de flare, absence d’aberrations chromatiques, neutralité des couleurs, très bon niveau de piqué, autofocus totalement silencieux.

Bref, vous pourriez difficilement le qualifier d’objectif « amateur » ou de « seconde zone ». En même temps, à 679 euros le 50 mm f/1,8, vous méritiez au minimum d’en avoir pour votre argent.

Tout comme le NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S et les premiers objectifs destinés aux hybrides chez la plupart des constructeurs, le NIKKOR Z 50 mm f/1,8 S brille par la pauvreté de son ergonomie, réduite au minimum syndical : bague de mise au point sans butée ni retour de sensation, commutateur AF/MF. Cela nuit d’autant plus à l’expérience que, contrairement à son faux jumeau 35 mm f/1,8, ce 50 mm f/1,8 a vraiment un charme et un semblant d’âme qui, en plus de faire de lui un objectif pratique, le rendent attachant.

Si vous cherchez une focale fixe polyvalente, qui fasse vraiment la différence avec votre zoom 24-70 mm f/4, nous vous orientons donc volontiers vers ce 50 mm f/1,8  qui, en plus, a le bon goût d’être bien moins cher que le 35 mm f/1,8 ! Bon, après, si vous êtes un inconditionnel du 35 mm…

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Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, le zoom des portraitistes ?

Tamron annonce le nouveau Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di OSD VC, un zoom pour reflex plein format Nikon et Canon pré-annoncé lors du récent CP+ au Japon.

Ce zoom, présenté par la marque comme l’outil idéal pour les portraitistes, peut-il revendiquer ce titre ? Revue de détails.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

Tous les zooms Tamron chez Miss Numerique

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, présentation

La gamme Tamron d’optiques pour reflex se renforce de mois en mois en attendant que l’opticien indépendant veuille se pencher sur le cas des hybrides Nikon.

Auparavant spécialiste des zooms à tout faire entrée de gamme, Tamron a désormais acquis ses lettres de noblesse avec des objectifs de bien meilleure qualité, qu’il s’agisse de la qualité d’image comme de la construction.

Les zooms sont les objectifs les plus diffusés par Tamron, bien que la série d’optiques à focale fixe n’ait pas à rougir. Mais le marché de la photographie étant ce qu’il est, de nombreux amateurs préfèrent les zooms qui évitent de changer d’objectif en cours de journée et, surtout, leur permettent de penser « je peux tout faire parce que j’ai un zoom polyvalent« .

Tamron l’a bien compris qui multiplie les références, et ce nouveau Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD est un parfait exemple de ce qu’un opticien indépendant peut proposer : un zoom spécialisé polyvalent, ici à destination des portraitistes.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

Pourquoi les portraitistes ? Tamron part du principe que le portrait suppose l’utilisation de plusieurs focales, et donc de plusieurs objectifs à focale fixe. Ce zoom peut remplacer ces objectifs avec :

  • la focale de 85 mm, une des focales favorites des portraitistes (voir pourquoi),
  • les courtes focales pour le portrait en plan large (35 mm),
  • les plus longues focales pour le portrait en plan serré (150 mm).

Cette plage de focale est en effet plus intéressante pour le portrait que celle d’un 24-120 mm par exemple, dont la position 24 mm déforme et dont la position 120 mm peut s’avérer un peu courte.

Toutefois les optiques à portrait ont aussi des ouvertures maximales importantes, f/1.8 ou f/1.4 pour les meilleures comme le Nikon AF-S 105mm f/1.4. Avec une ouverture maximale de f/2.8 à 35 mm et de f/4 à 150 mm ce zoom est en retrait face aux meilleures focales fixes, le principe même d’un zoom à large plage focale imposant des contraintes en matière d’ouverture maximale.

Plus qu’en remplacement de focales fixes, ce zoom peut devenir intéressant en remplacement d’un duo 24-70 mm f/2.8 + 70-200 mm f/2.8, deux zooms que les portraitistes apprécient aussi, le second en particulier. Les ouvertures maximales sont alors proches, et le tarif du Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, bien que non dévoilé encore au moment de la publication de cette présentation, devrait être bien plus abordable que celui du couple précédemment cité.

Tamron 35 -150 mm + Tamron 17-35 mm

Tamron 35-150 mm à gauche, Tamron 17-35 mm à droite

Notez également que les portraitistes ne seront pas les seuls à apprécier cette plage focale qui convient bien, à la focale 24 mm près, au reportage et à la photo de voyage, dans le pur esprit Tamron « je passe partout ». Pour une complétude parfaite, pensez au zoom Tamron 17-35 mm f/2.8-4 Di OSD !

Performances et caractéristiques du Tamron 35-150 mm

Formule optique

Le test à venir dès que l’optique sera disponible nous en dira plus sur les performances. A la lecture de la fiche technique, notons la mise en oeuvre d’une formule optique associant trois éléments en verre LD (faible dispersion) hautes performances à trois éléments à lentilles asphériques hybrides. Tamron revendique une parfaite adéquation avec les reflex riches en pixels comme le Nikon D850 (45 Mp) ou le Canon EOS 5DS (50 Mp).

Formule optique Tamron 35 -150 mm

la formule optique du Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Toujours selon la marque, la formule optique a été calculée pour optimiser les résultats autour de la focale 85 mm, référence une fois de plus aux portraitistes. Le revêtement BBAR (Broad-Brand Anti-Reflection) qui supprime les réflexions internes de la lentille afin de minimiser les traces d’images fantômes et les reflets, complète ces spécifications.

La distance de mise au point minimale est de 0,45 m sur toute la plage focale, vous pourrez sans crainte vous approcher de votre sujet pour un portrait en plan très serré.

Autofocus

Tamron autofocus fonctionnement

la motorisation autofocus à moteur continu OSD Tamron

Tamron nous a habitués à proposer un autofocus rapide, précis et silencieux sur ses dernières générations d’objectifs (comme le 70-200 mm f/2.8 G2). Ce nouveau Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD dispose lui-aussi d’un tel module AF, avec moteur à courant continu OSD (Optimized Silent Drive) par contre, introduit avec le Tamron 17-35 mm f/2.8-4 Di OSD. Cette motorisation OSD réduit le bruit de commande (par rapport aux objectifs équipés d’un moteur à courant continu non OSD) et améliore la précision et la vitesse de mise au point automatique.

Stabilisation

Tamron stabilisation fonctionnement

éclaté du système de stabilisation Tamron VC

Avec un gain annoncé de 5 stops, le système VC Tamron historique est ici amélioré grâce à un processeur indépendant dédié. Cette stabilisation pourra compenser en partie l’ouverture maximale modeste à 150 mm, en vous permettant d’opter pour un temps de pose un peu plus long sans trop risquer le flou de bougé.

Diaphragme

Le mécanisme de diaphragme de cet objectif met en oeuvre 9 lames. Tamron précise que le diaphragme reste presque parfaitement circulaire jusqu’à deux crans à partir de l’ouverture maximale.

Tamron diaphragme fonctionnement

le diaphragme à 9 lames du Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Construction et finition

Voici un autre point que Tamron a bien compris : la qualité de finition est au moins aussi importante que la qualité d’image lorsque vous choisissez un objectif. Le look de l’objectif est un autre point auquel le photographe amateur tient, car n’oublions pas que la photographie est une passion pour beaucoup et qu’utiliser une optique que l’on aime regarder est important.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

le Tamron 35-150 mm avec son pare-soleil

Ce Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD reprend le design de la série G2, sobre et plutôt élégant. En matière de construction, il dispose de joints au niveau de la monture d’objectif et aux emplacements critiques. L’infiltration de l’humidité et de la pluie est réduite.

La lentille frontale dispose d’un revêtement au fluor facilitant l’évacuation des gouttes d’eau et des impuretés (graisses, poussières, traces de doigts).

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

les joints de protection du Tamron 35-150 mm

Ce Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD est bien évidemment compatible avec la console Tamron TAP-in. Celle-ci est désormais quasiment obligatoire, elle vous permet de procéder à la mise à jour du firmware de l’objectif, à la personnalisation des réglages de la stabilisation et des commandes. C’est cette console qui permet de mettre à jour un objectif Tamron pour le rendre compatible avec les hybrides Nikon Z 6 et Z 7 (lorsque c’est possible, voir ici).

Disponibilité et tarif

Le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD sera disponible le 23 Mai 2019 en monture Nikon et le 20 Juin 2019 en monture Canon.

Le tarif n’est pas communiqué au moment de la publication de cet article, une habitude qu’ont pris les opticiens indépendants, et qui leur permet probablement de sentir les réactions du marché avant d’annoncer les tarifs finaux. La démarche se comprend, toutefois elle n’aide pas à l’analyse et aux recommandations préalables, ce qui est dommage.

Premier avis sur ce Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Tamron poursuit sur sa lancée : proposer des objectifs compatibles dont la qualité, la construction et les performances sont très proches de celles des marques de boîtiers, pour ne pas dire équivalentes parfois. La série G2 a fait ses preuves, ce nouveau Tamron 35-150 mm ne devrait donc pas décevoir sur ces points.

Reste un positionnement bien particulier qui peut plaire ou non. Pour couvrir l’intégralité d’une plage focale « idéale » il vous faudra compléter ce 35-150 mm d’un 17-35 mm, et de ce fait utiliser deux objectifs. L’argument de l’objectif à tout faire tombe.

Si vous êtes portraitiste, vous risquez de buter sur les ouvertures maximales limitées, et de préférer investir dans un nombre limité de focales fixes (par exemple 85 et 105 mm) plus performantes ouvrant à f/1.8 ou f/1.4. Le tarif reste alors conséquent, et en l’absence de tarif pour ce zoom, difficile d’en dire plus si ce n’est qu’il ne devra pas approcher celui de chaque focale fixe pour rester concurrentiel.

Un 24-120 mm, certes moins adapté au portrait photo, couvre une plage de focales plus intéressante en reportage. Un 70-200 mm f/2.8 est plus attirant pour le portrait en plan serré, et vous êtes nombreux à disposer déjà d’un 35 ou d’un 50 mm à grande ouverture en complément.

Sauf à ce que le tarif de ce Tamron 35-150 mm soit particulièrement attractif, et que ses performances soient exceptionnelles sur toute la plage focale, ce qui est envisageable si l’on en croit les résultats obtenus avec le Tamron 100-400 mm lors du test, il est bien possible que la diffusion de cette optique s’avère plus confidentielle que celles des zooms trans-standard habituels.

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, fiche technique

  • modèle : A043
  • plage focale : 35 – 150 mm
  • ouverture maximale : f/2,8-4
  • angles de vue (diagonale) : 63°26′ – 16°25′ (pour reflex plein format)
  • formule optique : 19 éléments répartis en 14 groupes
  • mise au point rapprochée : 0.45 m  sur toute la plage focale
  • rapport de grossissement : 1 :3.7 (f=150 mm)
  • diamètre de filtre : 77mm
  • diamètre maximum : 84mm
  • longueur : pour Nikon 124.3 mm, pour Canon 126.8 mm
  • poids : pour Nikon 790 g, pour Canon 796 g
  • lamelles d’ouverture : 9 (diaphragme circulaire)
  • ouverture minimale : f/16-22
  • stabilisateur d‘image : 5 stops (norme CIPA)
  • accessoires fournis : pare-soleil et bouchons
  • montures compatibles : Nikon F, Canon EF

Source : Tamron

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Comment régler votre Nikon Z (sans vous perdre dans les menus)

Vous venez de passer à l’hybride et vous ne savez pas encore comment bien régler votre Nikon Z ? Le manuel utilisateur comporte des centaines de pages mais vous n’avez pas pris le temps de tout lire ?

Vous n’êtes pas seul(e). Avec l’arrivée des Nikon Z6 et Z7 depuis 2018, je reçois de plus en plus de questions à ce sujet. Je publie régulièrement dans la rubrique Z-Infos des tutoriels détaillés pour chaque réglage spécifique. Vous pouvez y revenir dès que vous souhaitez aller plus loin ou approfondir un point en particulier.

Sachez que pour régler un hybride Nikon, je pars de menus réinitialisés afin d’avoir toujours la même base lorsque je teste un nouveau boîtier, avant de lui appliquer mes réglages personnels. Je vous invite à faire de même si vous avez déjà changé des réglages et vous sentez perdu pour régler votre Nikon Z.

Note : les noms et numéros de menus et fonctions ci-dessous peuvent varier d’un Nikon Z à l’autre. Vérifiez dans le manuel de votre Nikon si vous constatez un changement.

Comprendre la logique des menus Nikon Z

Les menus des Nikon Z sont organisés par type de prise de vue ou de fonction, ce qui vous aide à savoir rapidement où chercher un réglage précis. Voici leur philosophie générale :

  • Menu Prise de vue photo : tout ce qui concerne l’image au moment de la prise de vue (qualité, ISO, Picture Control, D-Lighting, balance des blancs…)
  • Menu Enregistrement vidéo : tous les réglages spécifiques à la vidéo (format, cadence, micro, stabilisation, etc.)
  • Menu Réglages personnalisés : c’est ici que vous ajustez le comportement de votre boîtier (autofocus, mesure, affichage, délais d’extinction, raccourcis…)
  • Menu Visualisation : pour gérer l’affichage des images une fois la photo prise
  • Menu Configuration : les réglages de base du boîtier (date, langue, nettoyage capteur, copyright, connectivité)
  • Menu Réseau : tout ce qui touche à SnapBridge, Wi-Fi, FTP ou Bluetooth
  • Menu personnalisé ou Réglages récents : regroupe vos réglages favoris ou les derniers utilisés. Pratique pour un accès rapide sans fouiller dans chaque onglet

Gardez en tête que certaines fonctions ne sont accessibles que si l’appareil est dans un mode compatible. Si une option apparaît en gris, c’est qu’elle est momentanément indisponible dans ce contexte.

Le menu i : un accès rapide aux réglages essentiels

Le menu i (Information) d’un Nikon Z

Le menu i (comme Information) est l’un des outils les plus pratiques des hybrides Nikon Z. Accessible par la touche [i] située à l’arrière du boîtier, il permet d’accéder en un clin d’œil aux réglages que vous utilisez le plus souvent, sans devoir fouiller dans les menus classiques.

Ce menu s’adapte automatiquement au mode dans lequel vous vous trouvez : photo, vidéo ou visualisation. À chaque mode correspond une disposition différente, optimisée pour l’usage concerné.

Vous pouvez personnaliser le menu i via le réglage personnalisé f1 pour le mode photo ou g1 pour le mode vidéo. Choisissez ainsi les fonctions que vous souhaitez y retrouver selon votre pratique : Picture Control, mode silencieux, format de fichier, bracketing, mode de zone AF, etc.

Une fois le menu affiché, vous pouvez naviguer soit avec l’écran tactile, soit avec le sélecteur multidirectionnel. Dans bien des cas, il suffit de faire tourner l’une des molettes pour modifier le réglage sélectionné, sans avoir à valider manuellement.

C’est un excellent moyen de gagner du temps sur le terrain et d’éviter de modifier des réglages par erreur dans des menus plus complexes. Prenez le temps de le configurer à votre main dès le début.

Régler l’autofocus de son Nikon Z

L’autofocus des hybrides Nikon Z est très différent de celui des reflex. Il couvre presque tout le cadre et propose de nombreux modes. Voici les choix que je recommande pour commencer.

Commencez par choisir le mode AF :

  • AF-S pour les sujets immobiles. L’autofocus se verrouille avec un appui à mi-course sur le déclencheur.
  • AF-C pour les sujets en mouvement. L’autofocus reste actif en continu.

Ensuite choisissez le mode de détection :

  • Suivi des yeux (humains) : pour le portrait ou la photo sociale.
  • Suivi des yeux d’animaux : chiens, chats, animaux proches.
  • Suivi 3D : pour les sujets rapides ou erratiques.

Personnalisez le comportement de l’AF :

  • Suivi MAP Lock-On : Long (5)
  • Détection visage/yeux : activée en zone auto
  • Rotation point AF : ON
  • AF faible lumière : OFF (si la scène est bien éclairée)
  • Illuminateur d’aide AF : OFF

Exemples de combinaisons utiles :

  • Sujet statique : AF-S + collimateur unique
  • Reportage : AF-C + zone dynamique
  • Sujet en mouvement aléatoire : **AF-C + suivi 3D

Configuration générale : les bons réglages de base

Accès via le menu Configuration

Comment régler un hybride Nikon : menu configuration

  • Fuseau horaire / date : ajustés pour votre pays
  • Limiter le choix du moniteur : manuel (viseur uniquement pour économie d’énergie)
  • Nettoyage du capteur : à l’arrêt
  • Légende / copyright : nom + site web dans les EXIF
  • Signal sonore : OFF
  • Photo sans carte : LOCK (pour éviter les déconvenues)

Accès via le menu Personnalisé

  • Mode silencieux : ajouté au bouton Fn2
  • Picture Control : accès rapide si vous utilisez le format JPG
  • Info batterie : affichage du pourcentage de batterie restant
  • Connexion mobile : OFF (activation ponctuelle si besoin)

Sachez que les mises à jour firmware fréquentes sur les hybrides peuvent apporter des changements de comportement des menus. Chaque fois que vous faites une mise à jour, assurez-vous que ce que vous aviez réglé précédemment est toujours valable.

Réglages de personnalisation : adapter le boîtier à sa pratique

Comment régler un hybride Nikon : menu personnalisé

Menu Réglages personnels

  • Incrément d’expo / ISO : 1/3
  • Mémo exposition : OFF
  • Extinction automatique : 10 min (ou moins selon usage)
  • Numérotation des images : ON
  • Appliquer les réglages à la visée : ON
  • Quadrillage : OFF
  • Mise en relief (focus peaking) : niveau 2 / rouge

Raccourcis boutons et Menu I

  • Fn1 : changer le mode AF
  • Fn2 : activer / désactiver le mode silencieux
  • AF-ON : inchangé
  • Molette arrière : correction d’exposition
  • Menu I : personnalisé pour retrouver les fonctions clés (bracketing, silencieux, etc.)

Affichage : tirer parti du viseur électronique

Comment régler un hybride Nikon : menu Réglages persos

Le viseur électronique permet de voir l’aspect de l’image telle qu’elle sera enregistrée. Pour bien en profiter :

  • Luminosité : automatique ou ajustée manuellement
  • Histogramme : activé dans le viseur
  • Niveau électronique : utile pour horizon ou perspective

Comment régler votre Nikon Z et gagner du temps grâce au bouton DISP et à la touche OK
Le bouton DISP vous permet d’alterner rapidement entre plusieurs affichages dans le viseur ou à l’écran : histogramme, niveau, image seule, etc. Testez-les pour trouver ce qui vous convient le mieux.

En mode AF-C avec suivi 3D, la touche OK vous permet d’activer le suivi du sujet et de verrouiller une cible en mouvement. Très utile pour la photo d’action ou les enfants qui bougent sans arrêt.

Exposition : régler en temps réel

Grâce au viseur à image réelle, vous pouvez ajuster l’exposition avant de déclencher.

  • Utilisez la molette de correction d’exposition
  • Observez les effets immédiatement dans le viseur
  • Testez les différents Picture Control pour voir leur rendu

En RAW, ces Picture Control ne modifient que l’aperçu, pas le fichier définitif.

Prise de vue photo : les réglages que j’utilise

Comment régler un hybride Nikon : menu Prise de vue Photo

  • Qualité d’image : RAW (14-bit sans perte)
  • Taille d’image : pleine définition
  • ISO auto : limite haute à 6 400, vitesse mini 1/500 s
  • Balance des blancs : Auto1 ou PRE en studio
  • Picture Control : Standard
  • Espace colorimétrique : Adobe RGB
  • D-Lighting actif : Normal
  • Réduction du bruit ISO : Normal
  • Contrôle du vignetage : Normal

Visualisation : revoir ses images efficacement

Comment régler un hybride Nikon : menu Visualisation

  • Affichage par défaut : image seule, données EXIF, vue d’ensemble
  • Affichage auto : OFF (pour économiser la batterie)
  • Rotation automatique : OFF (préférence affichage plein écran)

Vidéo (utilisation en intérieur)

Comment régler un hybride Nikon : menu prise de vue Vidéo

  • Vitesse : 1/50 s à f/5 (effet naturel)
  • ISO : 800 fixe
  • WB : Auto0 (fidèle à l’éclairage)
  • Picture Control : Neutre
  • Format : 4K 30p (pour recadrer sans perte)
  • Stabilisation : OFF (sur trépied)
  • Micro : manuel à 6 (pour mes micros Rode Wireless GO II)

Quelques fonctions que je n’utilise pas (et pourquoi)

Voici quelques fonctions que je laisse désactivées, volontairement :

  • HDR automatique : utilisable en JPG uniquement, le résultat est peu prévisible, je préfère gérer cela en post-traitement à partir de plusieurs images en RAW
  • Réglage actif de la clarté : peut durcir le rendu inutilement
  • Stabilisation électronique vidéo : moins naturelle que la stabilisation optique ou sur trépied
    Vous pouvez bien sûr tester ces fonctions, mais elles ne font pas partie de mes réglages de base.

Conclusion : votre Nikon Z est enfin prêt

Vous avez maintenant en main un Nikon Z configuré selon vos besoins. Inutile de vouloir tout maîtriser d’un coup : prenez votre temps, testez, observez… et ajustez.

Et vous, pour régler votre Nikon Z, quels réglages avez-vous choisis ? Partagez-les en commentaire en précisant votre modèle.


Nikon Z 6 vs Z 7 : comparatif, lequel choisir ?

Ça y est, c’est décidé, vous allez passer à l’hybride 24 x 36 mm Nikon. Que ce soit pour compléter ou remplacer votre reflex, que ce soit votre première incursion dans le monde des 24 x 36 mm ou non, une question se pose : Nikon Z 6 vs Z 7, lequel choisir ? Le Z 6 et son capteur de 24 Mp, ou le Z 7 et son capteur de 45,7 Mp ?

A part quelques lignes sur la fiche technique, que cela change-t-il en pratique, à l’usage et sur vos photographies ? Dans ce dossier, vous allez trouver des critères de comparaison qui vont vous aider à choisir le boîtier qui vous correspond le mieux selon vos besoins.

Note : depuis la publication de ce comparatif, Nikon a annoncé les Nikon Z 6 et Z 7 série 2, ils apportent des améliorations aux modèles initiaux.

Nikon Z 6 vs Z 7 : comparatif hybrides Nikon, lequel choisir ?

Nikon Z 6 vs Z 7, le contexte de ce comparatif

Hésiter entre deux boîtiers d’apparence proche mais se distinguant par la définition de leur capteur : le dilemme n’est pas nouveau et  il ne faut pas aller chercher bien loin. Si vous vous posez la question du choix entre les hybrides Nikon, peut-être s’agit-il de savoir si c’est le Nikon Z 5 ou le Nikon Z 6 qu’il vous faut, suivez ce comparatif.

En effet, dans le catalogue Nikon, les reflex D750 et D850 font souvent l’objet de longues hésitations, le premier disposant de 24 Mp, le second de 45,7 Mp. Mais il y a une différence fondamentale (outre le fait qu’il s’agisse de reflex et non d’hybrides) : les D750 et D850 sont sortis avec deux ans d’intervalle et ne bénéficient donc pas des mêmes technologies.

Celles du D850, plus récent, sont plus avancées, ce qui lui donne un avantage non négligeable sur le papier, d’autant plus que Nikon le positionne plus haut dans sa gamme. Les deux reflex ne sont donc pas directement comparables, contrairement aux Z 6 et Z 7 pour lesquels il existe moins de points de divergence.

Nikon Z 6 vs Z 7, le Nikon Z 7

Nikon Z 6 vs Z 7 : le Z 7 avec le zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S

En août 2018, Nikon a présenté ses deux premiers hybrides 24 x 36 mm qui, par la même occasion, inauguraient la nouvelle monture Z. Fait unique dans l’histoire des boîtiers numériques du constructeur, les nouveaux Z 6 et Z 7 sont donc strictement identiques en tous points, sauf un, et non des moindres : le capteur.

Du côté du Z 6 (voir le test), vous avez droit à un BSI CMOS 24 x 36 mm de 24 Mp, doté de de 273 collimateurs autofocus. Le Z 7, lui, est pourvu d’un capteur 24 x 36 mm, également en technologie BSI CMOS, mais dont la définition est portée à 45,7 Mp, permettant la présence de 493 collimateurs autofocus (voir le test).

Sur tous les autres aspects, ces deux hybrides sont des clones parfaits : même processeur Expeed 6, même châssis, même ergonomie, même écran tactile et orientable, même viseur OLED de 3,6 millions de points, même stabilisation mécanique du capteur (sur 5 axes),  même batterie, même unique emplacement mémoire (XQD)…

Nikon Z 6 vs Z 7 : le Nikon Z 6

Nikon Z 6 vs Z 7 : la face arrière du Nikon Z 6 identique à celle du Nikon Z 7

Pour ce qui suit, nous allons donc voir ce que cette différence de capteur change en termes de prise en main, de compatibilité avec les objectifs en monture F, de réactivité, de qualité d’image et même en vidéo.

Nous allons volontairement laisser de côté la question du budget afin qu’il ne parasite pas le débat technique, d’autant plus que les tarifs sont fluctuants et les diverses offres promotionnelles qui ne manqueront pas d’advenir auront tôt fait de gommer l’écart de prix entre Z 6 et Z 7. Cela d’autant plus que, comparé à l’investissement que représentent les objectifs de cette nouvelle monture Z, les quelques centaines d’euros de différence entre Z 6 et Z 7 se révéleront, sur le long terme, minimes.

Nikon Z 6 vs Z 7, prise en main : le poids des photos, un surcoût matériel non négligeable

Poids des fichiers

Que vous optiez pour un Z 6 ou un Z 7, la manipulation des deux boîtiers est identique. Rien de surprenant dans la mesure où le châssis, l’emplacement des boutons et les menus sont identiques. La seule véritable différence se fera lors de la personnalisation de l’appareil mais cela dépend du photographe et non du matériel.

Le choix Nikon Z 6 vs Z 7 ne se fait donc pas à ce niveau et ne saute pas tout de suite aux yeux. Pourtant, vivre avec 24 Mp plutôt que 45,7 Mp, ou l’inverse, a une influence non négligeable.

La première est le poids des fichiers. Que vous photographiez uniquement en RAW/NEF, uniquement en JPEG ou en panachant les deux formats, le poids des images issues du Nikon Z 7 sera nettement supérieur à celui de ceux issus du Nikon Z 6. En fait, un fichier NEF de Z 7 pèse quasiment le double de celui d’un NEF de Z 6 et, du côté des JPEG, même si leurs poids varie d’une vue à l’autre, c’est à peu près le même ordre de grandeur.

Dit autrement, pour capturer et stocker le même nombre d’images issues d’un Z 6 ou d’un Z 7, il vous faudra deux fois plus de place dans le second cas. Ce qui implique soit deux fois plus de cartes mémoire, soit des cartes mémoires de capacité deux fois plus importante, dans tous les cas deux fois plus d’espace de stockage sur votre ordinateur, votre NAS ou sur votre hébergement cloud.

Test Nikon Z 7 : emplacement carte XQD CFexpress

Nikon Z 6 vs Z 7 : l’emplacement carte XQD / CFexpress 

Cela a un coût concret en matière d’investissement matériel. Ainsi, parmi les cartes XQD ou CFexpress disponibles sur le marché, un modèle 32 Go coûte environ 105 euros, la version 64 Go s’affiche à 150 euros et il faut compter pas moins de 250 euros pour une déclinaison 128 Go ! Et n’évoquons même pas le cas des cartes de 256 Go largement au-delà des 500 euros…

Du côté du stockage sur disque dur, les tarifs sont un peu plus doux et surtout plus disparates. Comptez environ 65 euros pour un disque de 2 To, 120 euros pour un disque de 4 To et au moins 240 euros pour un disque de 8 To.

Pour rester dans les considérations informatiques, manipuler des fichiers plus lourds impose des contraintes qu’il ne faut pas négliger, surtout si vous exercez la photographie autrement qu’en pur amateur.

Que ce soit pour importer vos images sur votre disque dur, les traiter et retoucher avec votre logiciel préféré, les exporter, les envoyer en ligne, les images issues d’un Z 7 seront forcément plus gourmandes en ressources de calcul (processeur, mémoire vive, éventuellement carte graphique selon le logiciel utilisé). A matériel constant, toutes ces opérations mises bout à bout prendront de quelques secondes à quelques minutes supplémentaires.

La bonne nouvelle est que depuis 2015 la plupart des processeurs sont capables de manipuler tous ces gros fichiers sans grande difficulté. La mauvaise est que les processeurs plus récents ont tendance à coûter plus cher que leurs prédécesseurs sans forcément apporter des bénéfices révolutionnaires en vitesse de traitement, du moins dans le domaine qui nous intéresse, la photographie.

Si vous devez mettre à jour votre ordinateur, concentrez-vous surtout sur la mémoire vive et les disques SSD, que ce soit en NVMe ou en SATA, les tarifs ayant fondu comme neige au soleil durant l’année 2018. Enfin, pour expédier vos photos en ligne, il faudra vous débrouiller avec votre opérateur réseau mais la fibre optique est plus que recommandée, et ce n’est pas rien de le dire…

Lors de la prise de vue, y a-t-il une différence entre le Z 6 et le Z 7 ?

Oui, mais elle est vraiment subtile. Avec sa définition supérieure, le capteur du Z 7 est légèrement plus sujet à la chauffe que celui du Z 6, ce qui n’est pas critique mais quand même sensible par rapport à un reflex puisqu’il y a moins de place disponible pour la dissipation thermique.

Notez également que les capteurs plus définis sont légèrement plus énergivores mais dans les faits, c’est surtout la manière de travailler du photographe qui aura le plus d’impact sur l’autonomie du boîtier. Au passage, bien qu’il y ait eu d’énormes progrès ces dernières années, les viseurs électroniques consomment un peu plus que les écrans, bien que cela puisse sembler contre-intuitif.

Le système de stabilisation dans le boîtier des Nikon Z 6 et Z 7

la stabilisation mécanique IBIS des Nikon Z 6 et Z 7

Les Z 6 et Z 7 sont les premiers boîtiers à objectifs interchangeables de Nikon dotés d’une stabilisation mécanique du capteur, laquelle se montre d’ailleurs diablement efficace et au niveau de ce que la concurrence, pourtant plus expérimentée, propose de mieux. Mais comme chez les autres, les différences de définition ont une incidence sur l’efficacité de cette stabilisation.

D’une manière générale, les capteurs plus définis sont plus discriminants et plus sensibles au flou de bouger : il semblera alors plus délicat de capturer des poses longues à main levée avec un Z 7 qu’avec un Z 6. Dans les faits, cette différence ne se verra qu’en regardant les images à 100 % sur un écran d’ordinateur mais sera estompée sur un tirage papier. A moins de ne tirer que des images de plus de 1 mètre de large, ce sera bonnet blanc et blanc bonnet.

Nous avons beaucoup évoqué les inconvénients des 45,7 Mp du Z 7 mais, pourtant, ceux-ci ont un avantage évident : une plus grande latitude de recadrage. Pouvoir redresser son horizon ou ses verticales, tailler légèrement (ou franchement) dans l’image pour en exclure les éléments périphériques parasites, tout cela en gardant suffisamment de pixels sous la pédale pour permettre des tirages grand format est un confort non négligeable dont il serait dommage de se priver.

Utiliser des objectifs pour reflex en monture Nikon F sur des hybrides en monture Nikon Z

Grâce à la bague Nikon FTZ il est possible de monter n’importe quel objectif en monture F sur les hybrides Z – après tout, « FTZ » signifie « F to Z », soit « du F vers le Z ». Depuis 1959 que la monture F existe, cela fait un sacré paquet d’objectifs différents (à l’exception de ceux mentionnés dans cette liste) !

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

Nikon Z 6 vs Z 7 : la bague Nikon FTZ

Que ce soit sur un Z 6 ou un Z 7, il n’y a pas de différence de fonctionnement. Cependant, les objectifs F ayant connu des évolutions technologiques majeures au cours des soixante dernières années, tous n’ont pas droit au même traitement une fois montés sur les hybrides Nikon Z, et cela dépend de la version de la monture. Petite revue par ordre chronologique inverse.

Compatibilité des objectifs Nikon F avec les Nikon Z 6 et Z 7

Avec les objectifs Nikon AF-S, AF-I et AF-P, l’autofocus, l’ouverture et la mesure d’exposition sont pilotés depuis le boîtier.

Les objectifs Nikon AF et AF-D quant à eux perdent leur autofocus et doivent être utilisés en effectuant la mise au point à la main. Il n’y a pas non plus de contrôle de l’ouverture : vous devrez donc viser avec votre ouverture de travail, ou penser à fermer le diaphragme avant la prise de vue (à l’ancienne, en fait). Toutefois, grâce aux assistances de mise au point (loupe électronique et focus peaking) ainsi qu’à la visée électronique, vous pouvez contrôler précisément votre mise au point et votre exposition, plus facilement que sur un reflex.

Test Nikon Z 7 : bague FTZ + Nikon AF-S 70-200mm f/2.8

Nikon Z 6 + téléobjectif Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VR II

Notez que les données EXIF pour tous ces objectifs sont prises en charge par les Nikon Z 6 et Z 7. Enfin, pour les objectifs plus anciens (Nikon AI, AI-S) à mise au point manuelle et bague de diaphragme manuelle… ils restent à mise au point manuelle et bague de diaphragme manuelle.

Bonus : quel que soit l’objectif utilisé sur un Z 6 ou un Z 7, en monture F via la bague FTZ ou d’une autre monture via la bague adéquate, tous bénéficient de la stabilisation mécanique du capteur. Un bonus non négligeable surtout si l’envie vous prend de ressortir de la naphtaline votre NIKKOR 600 mm f/5,6 ED-IF AI-S. Si vous utilisez un objectif lui-même stabilisé, sa stabilisation intégrée fonctionne de paire avec celle du boîtier.

Tous les objectifs antérieurs à 1998 (avant l’apparition des AF-S) et tous les objectifs AF-S FX couvrent sans problème les capteurs 24 x 36 mm des hybrides Z 6 et Z 7. Pour la première catégorie, c’est normal : ils ont été conçus à l’époque de l’argentique, alors que le seul format disponible (du moins chez Nikon) était le 24 x 36 mm. Mais qu’en est-il des objectifs AF-S DX, conçus pour les reflex APS-C ?

Objectifs Nikon DX sur Nikon Z 6 et Z 7

Parallèlement aux recadrages au cas par cas évoqués au chapitre précédent, les Nikon Z savent donc, comme les reflex Nikon FX, appliquer un recadrage automatique DX afin d’accepter les objectifs NIKKOR AF-S APS-C DX.

En passant à un recadrage DX, la définition utile d’un Nikon Z 7 descend à 19,5 Mp mais celle d’un Nikon Z 6 chute à 10,3 Mp seulement ! Si vous devez en plus, en post traitement, recadrer et redresser vos images, il ne vous restera plus grand chose pour travailler.

Vous pourriez légitimement vous poser la question suivante : « mais pourquoi diable utiliser des objectifs DX (APS-C) prévus pour des reflex sur des hybrides pourvus de capteurs 24 x 36 mm ? » Plusieurs réponses sont possibles.

La première : vous possédez peut-être déjà de tels objectifs APS-C, que vous utilisez sur des Nikon D5xxx/D7xxx/D500, et comptez profiter de l’acquisition d’un Nikon Z pour migrer progressivement votre matériel vers du 24 x 36 mm.

Pouvoir réutiliser dans un premier temps ces objectifs afin d’investir petit à petit dans des objectifs NIKKOR Z dédiés est un calcul financièrement intéressant. Au passage, vous noterez qu’avec 19,5 Mp en recadrage DX sur un Nikon Z 7, vous obtenez une définition inférieure à celle des capteurs APS-C natifs des D3500 et D5600 (24,78 Mp) et celle des D7500 et D500 (21,51 Mp). Vous n’avez donc pas à vous inquiéter quant aux performances de vos objectifs de reflex APS-C sur l’hybride 24 x 36 mm Nikon !

La seconde : pour l’heure, Nikon ne propose pas beaucoup de téléobjectifs dans son plan produits (à la date de publication de cet article, juillet 2021).

Les téléobjectifs DX sont à la fois moins onéreux et moins encombrants que les téléobjectifs FX : là encore, en termes de calcul financier, l’opération peut être intéressante. Et ce d’autant plus que l’opération de recadrer en APS-C sur un capteur 24 x 36 mm est similaire à l’utilisation d’un téléconvertisseur 1,5 x mais sans la perte de luminosité qu’un tel adaptateur induit habituellement.

Nikon Z 6 vs Z 7, réactivité : égalité sur l’autofocus, avantage Z 6 pour les rafales

Les capteurs des Nikon Z 6 et Z 7 ont recours à des technologies similaires aussi bien pour la partie imagerie que pour la partie autofocus, qui intègre la corrélation de phase et la détection de contraste, une hybridation héritée de feu les Nikon 1 et Nikon DL, ces derniers n’ayant jamais été commercialisés.

Du fait de sa plus haute définition, le Z 7 profite d’un plus grand nombre de collimateurs AF (493 contre 273), ce qui est logique. Dans les deux cas, la couverture est de 90 % du champ à la verticale et 90 % à l’horizontale, soit 81 % de l’ensemble de l’image, ce qui est bien plus que n’importe quel reflex professionnel (ou non) de la marque !

Si vous utilisez des objectifs APS-C/DX, la couverture passe à 100 % de l’image (logique). Parallèlement, grâce à ses photosites plus gros (5,94 µm contre 4,29 µm), le module AF du Nikon Z 6 bénéficie d’une plage de fonctionnement légèrement plus grande que le Z 7 : de -2 à +19 IL pour le Z 6, de -1 à + 19 IL pour le Z7.

Cela change-t-il quelque chose en pratique ?

Selon nos propres tests et ceux de nos confrères… pas vraiment. Ce qui est à la fois un bonne et une mauvaise nouvelle.

Le bon côté est que les propriétaires de Z 6 ne sont pas floués par rapport à ceux du Z 7, et que si vous devez posséder les deux, l’expérience en passant de l’un à l’autre sera identique. Cela est bon pour la productivité photographique.

Autre aspect positif : comme les deux fonctionnent de la même manière, ils peuvent profiter conjointement des diverses améliorations logicielles qui ne manqueront pas d’être apportées par Nikon au cours de la vie des boîtiers. A commencer par la mise à jour firmware de mai 2019 qui a apporté le mode Eye AF afin d’être encore plus précis et rapides pour la mise au point sur les yeux.

Le mauvais côté de cette doublette Z 6/Z 7 est que si les qualités sont partagées, les défauts le sont aussi. Ainsi, tous deux souffrent de la même relative lenteur au démarrage, qui devrait déstabiliser les habitués des reflex les premiers temps.

Prise en main - premier test du Nikon Z 7 et des photos

Nikon Z 7 + Nikon Z 24-70 mm f/4 S – ISO 3.200 – 1/160ème – f/4

Lorsque vient la nuit (où que vous photographiez dans un lieu clos peu éclairé), notez que les deux boîtiers disposent d’un mode « AF Faible Lumière » qui étend, dans les deux cas, la plage de fonctionnement jusqu’à -4 IL. C’est alors la détection de contraste qui est privilégiée à la corrélation de phase pour gagner en rapidité, au détriment de la précision.

Vitesse et réactivité

En matière de vitesse et de réactivité, la principale différence entre le Z 6 et le Z 7 se trouve du côté de la rafale. Logique compte tenu de la différence du poids respectif des fichiers issus de chaque boîtier.

Le Z 6 est capable de grimper jusqu’à 12 images par seconde, en NEF 14 bits, alors que le Z 7, dans les mêmes conditions, doit se contenter de 8 images par seconde, soit 25 % de moins. Ceci dit, gardez à l’esprit que la cadence rafale du Z 7 est identique à celle du D850, qui dispose également de 45,7 Mp, et à peine une image/seconde en-dessous de celle du Sony Alpha 7R III.

Gardez également à l’esprit que 9 images de Z 7 pèsent plus lourd que 12 images de Z 6. Calibrez votre carte mémoire en conséquence !

La question que vous devez vous poser est donc :

« ai-je vraiment besoin d’une rafale à 12 images par seconde dans mon usage, et cela de manière régulière ? »

Si vous aimez photographier le sport, la réponse est oui.

Si vous avez des enfants un peu turbulents que vous aimez prendre en photo, la réponse est également oui.

Si votre truc c’est plutôt la photographie de paysage, vous saurez probablement vous « contenter » de 9 images par seconde…

Qualité d’image : hautes sensibilités et polyvalence contre pouvoir résolvant

Sensibilité et dynamique

Il y a, forcément, des différences de rendu entre un BSI CMOS de 24 Mp et un BSI CMOS de 45,7 Mp. Dans l’absolu, les deux boîtiers offrent la même amplitude en termes de plage de sensibilité, mais en décalé.

Celle du Z 6 s’étend de 100 à 51.200 ISO par défaut, de 50 à 204.800 ISO en mode étendu.

Celle du Z 7 démarre à 64 ISO et va jusqu’à 25.600 ISO par défaut, peut descendre à 32 ISO et grimper jusqu’à 102.400 ISO en mode étendu.

La différence se fait donc aux positions extrêmes. Pour un usage courant, sachant que ce sont plutôt les sensibilités entre 100 et 10.000 ISO qui sont exploitées, il n’y a donc guère de différence entre les deux hybrides.

Test Nikon Z 6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

Nikon Z 6 + Nikon AF-S 58 mm f/1.4  – ISO 6.400 – 1/60 ème – f/1.4

Par rapport aux reflex équivalents, D750 pour le Z 6 et D850 pour le Z 7, les hybrides sont en très léger retrait, comme le montrent les tests menés par DxOMark dans leurs laboratoires pour le Nikon Z 6 et pour le Nikon Z 7).

Cela est normal dans la mesure où, sur les hybrides, une partie des photosites est utilisée pour réaliser l’autofocus : la surface utile perdue se fait donc au détriment de la sensibilité et de la dynamique. D’ailleurs, malgré ses photosites plus petits, c’est le Z 7 qui offre, d’une très courte tête, la meilleure dynamique entre les deux hybrides Nikon, toujours selon DxO. Cependant, à l’usage, là encore, la différence est imperceptible.

Pouvoir résolvant

Là où le Z 7 prend clairement le large, c’est en matière de pouvoir résolvant. Ses 45,7 Mp permettent de mieux distinguer les très fins détails. Par la même occasion, il est moins sensible à l’aliasing/crénelage. Il sera tout particulièrement adapté aux applications photographiques demandant de la précision, comme la photographie de mode, de portrait, de paysage ainsi que la macrophotographie.

Attention toutefois : qui dit photosites plus petits dit aussi plus grande sensibilité à la diffraction. Celle-ci intervient plus tôt sur le Z 7, dès f/11, contre f/16 pour le Z 6 : aux faibles ouvertures, la qualité d’image du Z 7 se dégradera plus vite que celle du Z 6.

Le Z 6 avec ses 24 Mp saura, bien sûr, être à l’aise dans les usages précédemment évoqués et se montrera, d’une manière générale, plus polyvalent. Il sera également plus permissif et moins exigeant avec la stabilisation mécanique 5 axes.

Nikon Z 6, test bokeh

Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – ISO 6.400 – 1/250ème – f/1.8

En matière de rendu, le Z 6 et ses « gros » photosites se montrera légèrement plus velouté et autorisera des flous d’arrière plan (bokeh) plus doux.

Sa plus faible définition le rend également plus adapté à l’utilisation d’objectifs anciens, qu’ils soient en monture Nikon ou autres, puisqu’il faut garder à l’esprit que le très court tirage mécanique de la monture Z, le plus court du marché, en fait une monture quasiment universelle permettant d’y adapter n’importe quel objectif (du moins lorsque les bagues d’adaptation seront disponibles). Les défauts optiques de ces vieux objectifs, au premier titre desquels les aberrations chromatiques, seront moins marqués.

Colorimétrie

Enfin, la fidélité colorimétrique des deux boîtiers est la même, expérience Nikon oblige, et le fait que les deux soient capables de capturer des NEF en 12 et 14 bits devrait vous rassurer quant aux larges possibilités d’ajustements possibles en post traitement.

Nikon Z 6 vs Z 7 en vidéo : privilégiez le Z 6

Pendant très longtemps, Nikon a eu beaucoup de retard par rapport à ses concurrents lorsqu’il était question de vidéo. Malgré les efforts évidents déployés avec le D850, ce n’était pas encore cela.

En passant aux hybrides, du passé le constructeur a voulu faire table rase avec rien de moins que l’ambition de concurrencer les Sony et Panasonic qui disposent d’une avance considérable dans le domaine. Cela se traduit par des fiches techniques et des aptitudes similaires sur le papier (vidéo 4K/UHD en 30p sans recadrage, Full HD jusqu’à 120p, suréchantillonnage en 6K, enregistrement en N-Log 10 bits externe via la prise HDMI, prises casque et micro, etc.) ainsi que le recours à une préamplification audio de meilleure qualité que ce à quoi le constructeur nous avait habitué par le passé…

Le Nikon Z 7 en configuration de tournage vidéo

Le Nikon Z 7 en configuration de tournage vidéo

Pour contrebalancer son retard, Nikon a développé des technologies spécifiques visant à compenser le focus breathing, ce phénomène qui modifie le cadrage lorsque vous changez votre distance de mise au point.

Bien que similaires, nous vous recommandons très nettement de vous tourner vers le Z 6 si vous comptez avoir une utilisation vidéo récurrente de votre boîtier. En effet, en vidéo, contrairement à la photographie, mieux vaut, lorsque que le choix est possible, opter pour le boîtier avec la plus faible définition. Cela profite à la qualité de l’échantillonnage, au rendu, mais aussi à la stabilisation surtout si vous comptez filmer à main levée.

Cette différence est particulièrement visible si vous filmez en 4K/UHD où le meilleur résultat est obtenu en exploitant la totalité du capteur 24 x 36 mm sur le Z 6 alors que sur le Z 7 il faudra privilégier un recadrage APS-C/Super35 afin d’en tirer le meilleur, ce qui au passage vous fera perdre le bénéfice des grand angles.

Dans le cas des d’hybrides 24 x 36 mm où l’espace interne est compté, il faut également tenir compte de la chauffe du capteur. En l’occurrence, celui de 24 Mpx du Z 6 est bien plus facile à refroidir que celui du Z 7, ce qui entraînera moins d’artefacts (comme le banding) en plus de préserver un peu plus votre batterie.

Le Z 7, de son côté, est capable de capturer des Time Lapses en 8K en plus des Time Lapses 4K, également disponibles sur le Z 6.

D’une manière générale, si vous comptez avoir une utilisation vidéo poussée de votre Nikon Z, nous ne saurions que trop vous recommander l’acquisition indispensable d’un microphone externe ainsi que, éventuellement, d’un enregistreur externe. D’abord pour pouvoir débloquer le profil N-Log, et surtout pour compenser le fait que l’écran orientable des Nikon Z l’est sur charnière et ne permet donc pas une grande flexibilité opérationnelle, empêchant par exemple de se filmer soi-même.

Comparatif Nikon Z 6 vs Z 7 : en conclusion

Nous voilà au terme de cette revue des troupes, il est donc temps de conclure et répondre à la question initiale : faut-il opter pour le Nikon Z 6 ou le Nikon Z 7 ?

Comme vous devez vous en douter, il n’existe pas une seule bonne réponse absolue tant les deux boîtiers sont vraiment très, très, très proches. A une exception près (la vidéo, où le Z 6 domine le débat), il n’existe pas de domaine dans lequel un modèle est nettement préférable par rapport à l’autre.

Le Z 6 est plus polyvalent, légèrement plus rapide et monte un peu plus haut en haute sensibilité.

Le Z 7 sait se montrer presque aussi polyvalent, délivre indéniablement des images plus précises et ne concède que peu au Z 6 en termes de cadence rafale.

Toutefois, il faut souligner une tendance générale et très matérialiste : vous tourner vers le Z 7 vous coûtera plus cher. Vraiment plus cher. Au moment d’écrire ces lignes, la différence entre les deux boîtiers nus est de 1200 euros (environ 2.200 euros pour le Z 6 contre 3.400 euros pour le Z 7).

A cet écart non négligeable, voué à s’estomper avec le temps et l’érosion des prix, il faut ajouter les investissements périphériques incontournables : cartes mémoires XQD, stockage, éventuellement mise à niveau de votre ordinateur, batteries supplémentaires.

Des suppléments de quelques dizaines d’euros à plusieurs centaines d’euros qui finissent par peser lourd sur la balance, et tout cela pour profiter d’un même agrément d’utilisation : même capacité d’enregistrement et de stockage, même vitesse de traitement des fichiers, etc.

Opter pour le Z 7 vous imposera de dimensionner votre chaîne de travail en conséquence, surtout si vous venez d’un boîtier (Nikon ou non) de 24 Mp, comme le D750, le D7500 ou le D5600. Bien sûr, si vous possédez déjà un D810 ou un D850, vous êtes déjà sensibilisé à ces problématiques et avez probablement déjà réalisé les investissements nécessaires.

Nikon Z 6 vs Z 7 : lequel choisir ?

En le présentant autrement :

Nous vous recommandons le Nikon Z 6 si :

  • vous avez envie/besoin d’un appareil photo 24 x 36 mm polyvalent et facile à vivre,
  • vous êtes photographe de sport ou d’animalier et avez besoin d’une rafale à 12 images par seconde,
  • vous pratiquez la photographie de rue ou de reportage,
  • vous avez une pratique plus poussée de la photographie en faible luminosité,
  • vous désirez faire de la vidéo,
  • vous désirez utiliser des objectifs anciens.

Nous vous recommandons le Nikon Z 7 si :

  • vous avez besoin des hautes définitions (photographie de studio, de mode, de nature morte, corporate),
  • vous comptez utiliser des objectifs DX (APS-C),
  • vous cherchez la meilleure qualité d’image possible,
  • vous avez déjà une chaîne de travail dimensionnée pour travailler avec des fichiers de 45 Mp (ou si l’investissement pour ce faire n’est pas un obstacle).

Ce comparatif Nikon Z6 vs Z7 est basé sur les performances des deux boîtiers équipés des firmwares disponibles lors de la publication. Les modifications ultérieures peuvent apporter quelques différences que nous ne manquerons pas de mentionner le moment venu.

Et vous, quel Nikon hybride avez-vous choisi et pourquoi ?


5 fabricants de cartes CFexpress proposent des cartes compatibles XQD

Les cartes CFexpress vont-elles remplacer les cartes XQD ? Avec l’annonce de la nouvelle spécification CFexpress 2.0, cinq fabricants de cartes mémoire annoncent leurs cartes CFexpress compatibles avec les emplacements XQD des appareils photo.

Il ne reste plus aux fabricants de ces appareils qu’à rendre leurs firmwares compatibles et le changement de carte sera possible.

5 fabricants de cartes CFexpress proposent des cartes compatibles XQD

Les cartes CFexpress, un standard prometteur

L’arrivée des cartes XQD sur certains appareils photo dont les Nikon D5, D850, D500 et les hybrides plein format Nikon Z 7 et Z 6 a suscité de l’inquiétude chez certains photographes. En effet, après le retrait de Lexar de ce marché, seul Sony propose encore des cartes XQD, ce qui ne favorise pas la concurrence et les tarifs. De plus, en cas de retrait de Sony aussi, tout est toujours possible dans l’industrie, il ne serait alors plus possible de se procurer des cartes pour nos chers boîtiers.

Cette situation délicate ne devrait pas le rester bien longtemps puisque le standard CFexpress, lancé en 2016, vient de recevoir une nouvelle spécification 2.0 qui entérine de nouvelles performances et deux nouveaux formats de cartes.

Le standard CFexpress a été créé pour répondre aux besoins des fabricants qui ont besoin de supports d’enregistrement de données performants en lecture écriture, ne souffrant pas d’échauffement important et proposés dans des formats compacts et résistants.

La nouvelle spécification 2.0 du standard annoncée par la Compact Flash Association (l’organisme qui définit le standard) va permettre aux constructeurs de cartes de proposer trois formats différents, dont un compatible avec l’actuel format XQD. Les performances seront en progrès afin de répondre aux attentes des fabricants de boîtiers aux capteurs très haute définition. Le taux de transfert théorique maximum est annoncé à 4000 Mo/sec.

Ces trois formats CFexpress conservent la même interface physique et électrique et mettent en oeuvre le même protocole d’échange de données.

Les deux formats non compatibles XQD intéressent eux les fabricants de drones, de caméras vidéo, de disques SSD …

5 nouveaux fabricants de cartes CFexpress

Pour le plus grand bonheur des photographes et vidéastes, le marché des cartes XQD va pouvoir très vite être complété de cartes CFexpress proposées par :

  • Lexar,
  • Delkin,
  • Prograde,
  • Sandisk,
  • Sony.

Ces cinq fabricants ont lancé les études ou proposent déjà des cartes CFexpress.

Nikon a annoncé la mise à jour du firmware de ses boîtiers D5, D850, D500 et Z 6 et Z 7 pour les rendre compatibles avec ces cartes.

Source : Compact Flash Association

 


Quelle carte SD choisir pour votre appareil photo : le guide pratique

Vous venez d’acheter un hybride Nikon et vous cherchez quelle carte SD choisir pour glisser dans le second slot ? Ou vous avez un reflex et vous voulez éviter les mauvaises surprises en mode rafale ? La réponse dépend de votre usage, de votre boîtier et de trois critères seulement. Le reste, c’est du marketing.

Quelle carte SD choisir : pourquoi la réponse est complexe

Vous savez ce qu’est une carte SD. Ce que vous voulez savoir, c’est laquelle choisir sans vous tromper.

Le problème, c’est que le marché des cartes SD s’est considérablement complexifié depuis leur apparition à la fin des années 90. Classe, vitesse, standard, format, capacité : autant de termes techniques qui se recoupent, se contredisent parfois, et rendent le choix difficile même pour un photographe expérimenté. En clair, c’est le bazar.

La carte SD a largement remplacé la carte CF (Compact Flash) dans les reflex, mais elle coexiste désormais avec d’autres formats dans les hybrides modernes : le MicroSD pour le Nikon Zf, les appareils compacts et les drones, le XQD et surtout le CFexpress pour les boîtiers pros comme le Z8 ou le Z9. Certains hybrides Nikon disposent des deux types de slots : un CFexpress pour la performance, un SD pour la sauvegarde ou le débordement.

Sur le plan technique, la carte SD n’a pas dit son dernier mot : les modèles actuels atteignent 1 To de capacité et des vitesses d’écriture qui auraient semblé impossibles il y a dix ans.

Attention : les cartes MicroSD glissées dans un adaptateur SD peuvent provoquer des dysfonctionnements sur certains appareils photo. À éviter.

Caractéristiques des cartes SD

Décrypter les mentions qui apparaissent sur une carte SD

Quelle carte SD choisir : Caractéristiques des cartes SD Définition des termes apparaissant sur les cartes SD
Certaines mentions comme la classe de vitesse vidéo ou le type de bus peuvent ne pas apparaître sur toutes les cartes

Capacité : volume total de stockage de la carte, exprimé en gigaoctets (Go) ou téraoctets (To).

Classe : vitesse minimale d’écriture garantie par le fabricant. Les classes courantes sont 2, 4, 6 et 10. Plus le chiffre est élevé, plus la carte écrit vite.

Vitesse de lecture : vitesse à laquelle les données sont lues depuis la carte, vers un ordinateur ou un lecteur de cartes. Exprimée en Mo/s.

Vitesse d’écriture : vitesse à laquelle les données sont écrites sur la carte depuis l’appareil photo. C’est ce chiffre qui compte en priorité pour la photo et la vidéo. Exprimée en Mo/s.

Taux de transfert : terme générique qui recouvre les deux vitesses précédentes. Quand un fabricant n’indique qu’un seul chiffre, il s’agit le plus souvent de la vitesse de lecture, plus flatteuse que la vitesse d’écriture.

Format : SD, SDHC ou SDXC. Voir la section suivante pour le détail.

Type de bus : le bus définit la capacité maximale théorique de la liaison entre la carte et l’appareil. Deux familles principales : le bus standard (jusqu’à 25 Mo/s) et le bus UHS, lui-même décliné en UHS-I, UHS-II et UHS-III avec des capacités croissantes jusqu’à plus de 600 Mo/s.

La vitesse réelle dépend à la fois de la carte et de l’appareil. Un boîtier d’entrée de gamme ne tirera pas parti d’une carte UHS-II haut de gamme.

Les différents formats de cartes SD

Quatre formats se sont succédé depuis l’origine du standard, chacun apportant davantage de capacité et de performance :

SD (1999) : système de fichiers FAT16, capacité maximale 2 Go. Format historique, pratiquement disparu.

SDHC (2006) : système de fichiers FAT32, capacité maximale 32 Go. Encore présent sur certains appareils anciens.

SDXC (2009) : système de fichiers exFAT, capacité jusqu’à 2 To. C’est le format dominant aujourd’hui, avec des cartes disponibles jusqu’à 1 To.

SDUC (annoncé en 2018) : prévu pour des capacités jusqu’à 128 To. Les premières cartes SDUC de grande capacité ont été annoncées en 2024-2025 par SanDisk, mais leur compatibilité avec les appareils photo actuels reste quasi nulle. À surveiller, pas à acheter.

Ces formats sont globalement rétrocompatibles vers le bas : un appareil compatible SDXC accepte aussi les cartes SDHC. L’inverse n’est pas vrai. Un boîtier ancien peut ne pas reconnaître une carte SDXC ou une capacité élevée.

Avant d’acheter une carte de grande capacité pour un appareil ancien, vérifiez la compatibilité dans le manuel ou sur le site du constructeur.

Capacité de stockage d’une carte SD

La capacité désigne le volume de données que la carte peut contenir, exprimé en Go ou en To.

Plus la carte est grande, plus vous pouvez y stocker de photos. Mais plus vous risquez aussi de tout perdre d’un coup si la carte tombe en panne ou disparaît. Le beurre et l’argent du beurre, c’est difficile. C’est l’argument le plus solide en faveur de plusieurs cartes de capacité moyenne plutôt qu’une seule très grande : 64 Go est aujourd’hui un bon compromis pour la photo, 128 Go si vous faites aussi de la vidéo.

Pour estimer le nombre de photos stockables sur une carte, utilisez cette formule :

(capacité en Go × 1 024) ÷ taille moyenne d’un fichier en Mo

Exemple avec une carte 64 Go et des RAW de 50 Mo (capteur 45 Mp) : (64 × 1 024) ÷ 50 = environ 1 300 photos.

Le tableau ci-dessous vous donne une estimation selon la capacité de la carte et la résolution du capteur.

Carte RAW 24 Mp (32 Mo) RAW 45 Mp compressé (50 Mo) RAW 45 Mp non compressé (95 Mo)
32 Go 1 000 655 345
64 Go 2 000 1 310 690
128 Go 4 000 2 620 1 380
256 Go 8 200 5 240 2 760
512 Go 16 400 10 480 5 510
1 To 32 800 20 970 11 010

Reste à choisir la bonne carte dans cette famille, et c’est là que la classe de vitesse entre en jeu.

Classes de vitesse

En 2026, le choix se résume dans la grande majorité des cas à une carte SDXC. Le format SD standard a disparu, le SDHC subsiste sur les appareils anciens. Si votre boîtier est récent, c’est SDXC par défaut.

La classe de vitesse indique la vitesse minimale d’écriture garantie par le fabricant. Trois systèmes de notation coexistent sur les cartes actuelles :

La classe simple (chiffre seul : 2, 4, 6, 10) est le système historique. Les classes 2 à 6 sont obsolètes. La classe 10 reste la base minimale acceptable aujourd’hui.

La classe UHS (U1 ou U3, représentée par un chiffre dans un U) précise la vitesse minimale d’écriture pour les cartes à bus UHS : 10 Mo/s pour U1, 30 Mo/s pour U3.

La classe vidéo (V10, V30, V60, V90) a été créée pour les besoins spécifiques de l’enregistrement vidéo en flux continu. C’est aujourd’hui l’indicateur le plus fiable pour choisir une carte adaptée à votre usage.

Classe Vitesse minimale d’écriture Usage vidéo
Classe 10 / U1 / V10 10 Mo/s 1080p
Classe 10 / U3 / V30 30 Mo/s 4K
Classe 10 / U3 / V60 60 Mo/s 4K haute qualité / 8K
Classe 10 / U3 / V90 90 Mo/s 8K

source SD Association

La vitesse d’écriture est plus importante que la vitesse de lecture pour la photo et la vidéo. C’est elle qui peut freiner le boîtier en rafale ou provoquer des interruptions d’enregistrement vidéo.

Types de bus de données

Le bus définit la capacité maximale de transfert entre la carte et l’appareil. C’est le plafond théorique, pas la vitesse réelle.

Bus Vitesse maximale À retenir
UHS-I jusqu’à 104 Mo/s Standard actuel, suffisant pour la photo et la vidéo 4K
UHS-II jusqu’à 312 Mo/s Nécessite un boîtier compatible, double rangée de contacts
UHS-III jusqu’à 624 Mo/s Rare en pratique, peu de boîtiers compatibles
UHS-Express jusqu’à 985 Mo/s Standard émergent, quasi absent des appareils photo actuels

Quelle carte SD pour quel hybride Nikon ?

Les hybrides Nikon Z disposent de deux types de slots selon les modèles. Le Z50II, le Zfc et le Z5II n’acceptent que des cartes SD. Les Z6III, Z8 et Z9 combinent un slot CFexpress Type B et un slot SD.

Dans ce second cas, la carte SD sert à la sauvegarde ou au débordement, pas à la performance en rafale. Une carte SDXC UHS-I V30 de 64 Go suffit amplement pour ce rôle. Inutile de dépenser le prix d’une UHS-II si ce n’est pas le slot principal.

Si votre boîtier n’accepte que des cartes SD (Z50II, Zfc, Z5II), choisissez au minimum une SDXC UHS-I V30 pour la photo courante, et une UHS-II V60 si vous faites régulièrement de la rafale rapide ou de la vidéo 4K.

Voici des recommandations concrètes selon votre usage. Ce sont des points de départ, pas des vérités absolues.

Par usage

Usage Classe minimale Capacité conseillée
Photo 24 Mp, sans rafale UHS-I V10 64 Go
Photo 24 Mp, rafale fréquente UHS-I V30 128 Go
Photo 45 Mp, sans rafale UHS-I V30 128 Go
Photo 45 Mp, rafale fréquente UHS-II V60 128 Go
Vidéo 1080p V10 64 à 128 Go
Vidéo 4K V30 128 à 256 Go
Vidéo 8K V60 ou V90 256 Go minimum

Par boîtier Nikon

Boîtier Slot SD Recommandation
Z50II, Zfc, Z5II Principal (unique) SDXC UHS-I V30 minimum, UHS-II V60 pour la vidéo 4K
Z6III, Z7II Second slot (le principal est CFexpress) SDXC UHS-I V30 suffit pour la sauvegarde
Zf Principal (le second est MicroSD) SDXC UHS-I V30 minimum, UHS-II V60 pour la vidéo 4K
Z8, Z9 Second slot (le principal est CFexpress) SDXC UHS-I V30 suffit pour la sauvegarde

Sur les boîtiers à double slot, la carte SD sert le plus souvent à la sauvegarde ou au débordement. Inutile d’investir dans une UHS-II pour ce rôle.

Quelle carte SD choisir : en résumé

Avant tout achat, consultez le manuel de votre boîtier : types de cartes supportés, vitesse requise, capacité maximale. Les mises à jour firmware peuvent élargir la compatibilité, vérifiez aussi sur le site du constructeur.

Comment choisir une carte SD
exemple de recommandations pour les cartes mémoires avec les Nikon Z 6II / Z 7II

La compatibilité entre formats suit une logique simple : un appareil compatible SDXC accepte les cartes SD et SDHC, mais l’inverse n’est pas vrai. En cas de doute, restez sur du SDXC.

Choisissez toujours une marque qui garantit ses produits à vie ou sur le long terme : Lexar, Sandisk, Western Digital, Sony. Certains fabricants incluent un logiciel de récupération de données, ce qui peut rendre service le jour où ça tourne mal.

Méfiez-vous des cartes vendues à prix cassé sur des sites étrangers : les contrefaçons sont courantes, leurs performances réelles sans rapport avec les chiffres affichés.

Les cartes MicroSD dans un adaptateur SD peuvent provoquer des dysfonctionnements sur certains appareils photo. À éviter.

Quelle est la meilleure carte SD pour un Nikon Z6III ?

Le Z6III dispose d’un slot CFexpress Type B et d’un slot SD. Pour le slot SD utilisé en sauvegarde, une SDXC UHS-I V30 de 128 Go convient. Si vous utilisez le slot SD comme principal pour la vidéo, optez pour une UHS-II V60 minimum.

Quelle carte SD choisir pour faire de la vidéo 4K ?

Pour enregistrer de la vidéo 4K dans un appareil photo, une carte de classe V30 minimum est nécessaire. Une V60 offre une marge de sécurité appréciable pour les longues séquences.

Quelle capacité choisir pour une carte SD photo ?

En RAW sur un capteur 24 Mp, comptez environ 2 000 photos par 64 Go. Sur un 45 Mp, environ 1 000 photos. Préférez deux cartes de capacité moyenne à une seule grande carte pour réduire le risque de perte.

Les cartes MicroSD dans un adaptateur sont-elles fiables ?

Non. L’adaptateur peut provoquer des erreurs d’écriture sur certains appareils photo reflex et hybrides. À éviter pour un usage en boîtier.


Test Nikon Z 6 : sur le terrain avec l’hybride Nikon

Nikon a choisi de lancer en décalé ses deux hybrides 24 x 36 mm. Arrivé avec l’hiver, le « petit » hybride plein format et son capteur de 24 Mpx  fait l’objet de ce test Nikon Z 6.

Sur le papier, seul le capteur distingue les Nikon Z 6 et Z 7. Pourtant, il ne faudrait pas croire que cette affaire ne se résume qu’à une histoire de définition : descendre à 24 Mp implique de nombreuses conséquences, parfois bénéfiques (comme des fichiers plus légers ou des photosites plus gros donc une montée en sensibilité théoriquement meilleure), parfois moins (le nombre de collimateurs passe de 493 sur le Z 7 à « seulement » 273 sur le Z 6).

MàJ septembre 2024 : le test du nouveau Nikon Z 6III est disponible ici.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

Test Nikon Z 6, le contexte

A l’été 2018, Nikon et Canon ont presque simultanément annoncé leurs hybrides 24 x 36 mm. Les deux Z pour le premier, l’unique EOS-R pour le concurrent.

Quelques semaines plus tard, Panasonic, Leica et Sigma ont officialisé une alliance forgée autour de la monture L (créée et déjà utilisée par Leica). Rebelote, Panasonic annonce deux nouveaux hybrides 24 x 36 mm (prévus pour le printemps 2019), Sigma quant à lui confirme le développement d’un hybride à capteur Foveon 24 x 36 mm.

Dans le viseur de tout ce petit monde : Sony, qui jouit depuis 2013 d’un quasi-monopole sur le marché des hybrides 24 x 36 mm. Cinq ans que cela dure ! Et cinq ans, c’est long. Il fallait donc mettre fin à cette hégémonie.

Si vous êtes familier avec la gamme reflex Nikon FX, vous pouvez positionner les Z 7 et Z 6 comme des équivalents hybrides des D850 et D750.

Si vous êtes plutôt familiarisé avec l’offre hybride, il ne vous aura pas échappé que le Z 7 se positionne pile en face du Sony Alpha 7R Mark III (et son capteur BSI CMOS de 42,4 Mp stabilisé sur 5 axes) quand le Z 6 vient tenir tête au best-seller Sony Alpha 7 Mark III (et son capteur BSI CMOS de 24 Mp stabilisé sur 5 axes). Le tout,  oh heureux hasard, à des tarifs étrangement similaires …

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 : avec la bague FTZ et le Nikon AF-S 58mm f/1.4 G

Pour Nikon, l’enjeu des hybrides Z est donc quadruple :

  • prouver qu’ils sont capables de faire des hybrides au moins aussi bien que ceux de Sony (voire meilleurs, tant qu’à faire),
  • prouver qu’ils sont capables de faire des hybrides au moins aussi bien que leurs propres reflex 24 x 36 mm,
  • empêcher les utilisateurs de reflex Nikon tentés par l’aventure hybride de fuir chez Sony (ou Canon, ou, demain, Panasonic),
  • convaincre les utilisateurs de reflex que l’hybride est l’avenir, que ce soit en termes de boîtier principal ou secondaire (ou vice versa).

Bref, un sacré challenge ! Mais la firme désormais centenaire en a vu d’autres et ne va pas se laisser intimider par aussi peu. Surtout que Nikon a ouvertement annoncé la couleur en affichant son ambition de devenir numéro 1 mondial du marché des appareils photographiques numériques 24 x 36 mm, reflex et hybrides confondus ! Le décor étant planté, il est temps d’entrer dans le vif du sujet.

Noteune petite précision pour ce qui suit, et qui peut avoir son importance. Si le Z 7 a été testé par Jean-Christophe, « nikoniste » en chef, le Z 6 a été testé par Bruno (moi-même), qui ne suis absolument pas nikoniste mais plutôt spécialiste des hybrides, que je suis de très près depuis leur arrivée sur le marché il y a dix ans. De fait, notre approche se révélera sensiblement différente. Toutefois, sans vouloir tuer le suspense, je dois vous confesser qu’au terme des deux semaines de test, je n’avais vraiment, mais alors vraiment pas du tout, envie de rendre le Z 6 …

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition sur le Flickr Nikon Passion.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 24-70mm f/4 S – 70mm – ISO 6.400 – 1/1600 sec. – f/4

Test Nikon Z 6 : prise en main

Gabarit et construction

Sans réelle surprise, puisque c’était annoncé, le Nikon Z6 jouit exactement du même gabarit et de la même qualité de construction que le Nikon Z7, puisque, fondamentalement, ce sont les mêmes boîtiers. Ce qui diffère du duo Nikon D750/D850, le « petit » bénéficiant d’une qualité de construction légèrement inférieure (ou le D850 d’une finition légèrement supérieure, histoire de point de vue). Là, pour les hybrides, c’est bonnet blanc et blanc bonnet, et personne ne viendra se plaindre.

Par rapport à la concurrence hybride, et aux Sony Alpha 7 et 9, les Nikon Z profitent d’une qualité de fabrication et d’assemblage nettement supérieure.

Cela se ressent dès le premier contact : rassurant, dense, à la fois familier tout en demeurant suffisamment différent pour se distinguer. Un seul constructeur photo, aujourd’hui, peut se vanter de faire aussi bien : Leica. Et encore, en termes d’objets, les Nikon Z se révèlent dans les faits un cran au-dessus de leur concurrent allemand, le SL Type 601 (et c’est un leicaïste acharné qui vous le confesse).

Les ajustement sont impeccables, les revêtements bien choisis, les finitions irréprochables, le toucher des commandes physiques est superbe et digne des meilleurs reflex professionnels de Nikon. Les caches de connectiques, à gauche, inspirent confiance quant à leur rôle de barrière anti-poussière et humidité.

Vraiment, cela fait plaisir. De quoi faire presque passer les Sony pour des jouets (mais cela n’a rien de péjoratif).

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 : la molette de sélection des modes d’exposition et les touches supérieures

Ergonomie et commandes

Verlaine faisait souvent ce rêve étrange et pénétrant d’une inconnue qui n’est chaque fois ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre. Ce sont ses vers qui viennent immédiatement à l’esprit lorsque vous passez d’un reflex Nikon à un hybride Nikon Z.

Oui, il y a comme quelque chose de changé mais, dans le fond, la philosophie est respectée et même si certaines touches ont bougé, il ne faut que quelques secondes pour retrouver ses petits. Les ingénieurs ne sont pas tout à fait repartis d’une page blanche et semblent avoir profité de l’occasion pour concrétiser l’expérience acquise avec leurs reflex, en la déployant sur un nouveau terrain de jeu.

Ici, que vous soyez nikoniste fidèle ou nouveau venu, tout vous semblera logique et disposé de manière naturelle … à part peut-être la touche de lecture, en haut à gauche, qui oblige à une manipulation du boîtier à deux mains.

Toujours est-il que, contrairement à un Sony Alpha 7 ou un Leica SL, vous n’aurez pas besoin de jouer aux devinettes ni vous demander si les ingénieurs qui ont mis au point les Nikon Z ont déjà utilisé un appareil photo : de toute évidence, oui.

Bon, apparemment, ils ne semblent pas prendre de photos de nuit, ou en basses lumières, puisque les touches ne sont pas rétroéclairées (contrairement au D850), mais ils se rattrapent habilement avec les touches Fn1 et Fn2 personnalisables, disposées en façade, à côté de la monture.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 : les deux touches de fonction en face avant

Par défaut, ces touches permettent de régler la balance des blancs, le type d’autofocus et la couverture autofocus, ce qui est très bien vu. Il faudra, toutefois, pour les petites mains, savoir faire preuve de souplesse et de dextérité pour atteindre ces touches.

Parmi les points ergonomiques les plus appréciables, l’écran secondaire sur l’épaule droite arrive en première position. Commun sur les reflex, il demeure bien trop rare sur les hybrides. Probablement par manque de place : la quête de la compacité maximale n’a pas que des avantages.

Le commutateur permettant de basculer entre mode photo et mode vidéo est idéalement situé, en bas à droite du viseur. Il s’accompagne d’un changement du menu rapide (touche « i ») qui affiche, en fonction, les paramètres photo ou les paramètres vidéo. Bien !

Au passage, le déclencheur vidéo se trouve là où doit se trouver un déclencheur vidéo : à côté du déclencheur photo. Cela évite les enregistrements intempestifs, comme cela a longtemps été le cas sur les hybrides Sony.

Le viseur électronique et l’écran tactile

Le viseur électronique étant le même que celui du Z 7 (OLED d’environ 3.690.000 points), il est ce qui se fait de mieux en cette fin d’année 2018 en termes de finesse et de confort d’affichage. L’OLED a cet immense avantage d’épargner au photographe l’effet arc-en-ciel typique des viseurs LCD, auquel nous sommes tous plus ou moins sensibles et qui peut rapidement se révéler inconfortable.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 : le viseur, l’écran supérieur et l’écran tactile arrière

Pour quelqu’un venant du monde du reflex, la visée électronique demandera un léger temps d’adaptation mais, une fois dépassée la barrière du rendu forcément moins naturel par rapport à un viseur optique, vous ne verrez plus que les avantages :

  • cadrage à 100 %,
  • balance des blancs en temps réel,
  • exposition en temps réel,
  • informations sur les réglages du boîtier,
  • guides de cadrage sous la forme de grille,
  • niveau électronique,
  • assistances à la mise au point manuelle.

Sur ce dernier point, et particulièrement si vous êtes amateur de macrophotographie, le focus peaking qui surligne les zones nettes deviendra rapidement un allié dont vous aurez du mal à vous passer. Et même si vous l’avez connu, vous ne regretterez certainement pas ce bon vieux stigmomètre !

D’un strict point de vue technique, l’écran retenu pour le Z 6 est un très beau modèle. Large diagonale de 8 cm, définition généreuse d’environ 2.100.000 points, angles de champ très larges. Comme toujours sur les modèles experts et professionnels de Nikon il bénéficie d’une colorimétrie au-dessus de tout soupçon.

La visée sur écran sur un hybride est très différente de celle que vous pouvez connaître sur un reflex, via le mode « LiveView », pour une simple et bonne raison : que vous cadriez à l’aide du viseur ou à l’aide de l’écran, l’autofocus est strictement le même sur un hybride, puisque dans les deux cas c’est le capteur qui travaille.

Sur un reflex, au contraire, vous pouvez légitimement rechigner à utiliser l’écran car cela implique une mise au point moins vive et une latence supplémentaire lors du déclenchement puisque le miroir doit descendre puis remonter. Mais là, sur un hybride, plus aucun problème. A vous les joies de la visée à bout de bras ou au ras des pâquerettes ! Ce d’autant plus que l’écran est articulé. Mais, justement …

Pour ses hybrides Z, Nikon a retenu l’option d’une articulation classique, sur charnière et non sur rotule, similaire à ce que vous trouvez sur les D750 et D850. L’avantage est que le cadrage demeure dans l’axe optique du viseur, du capteur (et donc de l’objectif) et que l’accès aux connectiques latérales gauches n’est pas gêné.

Mais cela implique aussi que vous ne pouvez pas complètement retourner l’écran pour, par exemple, vous filmer, ce qu’aurait permis un mécanisme sur rotule. Nikon s’adresse ici clairement plus aux photographes qu’aux vidéastes. Mais, finalement, ce n’est pas le principal défaut de cet écran, mauvais rôle qui revient à la gestion du tactile.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50mm f/1.8 S – ISO 1000 – 1/320 sec. – f/1.8

S’il est possible de naviguer dans les menus, de faire défiler les clichés capturés, de sélectionner le collimateur autofocus et de déclencher en tapotant sur l’écran, entre autres actions, le tactile sur les Nikon Z demeure grandement sous exploité. Deux fonctions manquent cruellement.

La première est celle permettant d’agrandir et rétrécir à la volée la zone de couverture AF en pinçant ou étirant l’écran. Ceci dit, il y a une molette, fort bien faite, qui permet déjà cela.

La seconde absence est plus énigmatique, d’autant plus qu’il s’agit d’une fonction que l’on retrouve, par exemple, sur le reflex milieu de gamme D5600 (qui dispose d’ailleurs d’un écran sur rotule) et aurait d’autant plus fait sens sur un hybride : la possibilité de déplacer le collimateur autofocus en glissant son doigt sur l’écran tout en gardant l’œil dans le viseur.

Ce genre de fonction change la vie et, là encore, un joystick a beau être présent, sa mise en œuvre se révèle, dans la pratique, bien moins rapide et précise. Ce qui peut rapidement vous rendre dingue si vous êtes de ceux qui portent l’appareil photo à l’épaule : est-ce à cause de l’écran tactile ou du joystick, nous ne l’avons pas déterminé, mais toujours est-il que le collimateur a tendance à bouger tout seul lorsque vous vous baladez avec votre boîtier sur le côté. Agaçant.

Un dernier mot sur la visée pour évoquer la gestion de la bascule entre viseur et écran. Si une touche, à gauche du viseur, permet de sélectionner manuellement votre mode préféré (uniquement l’écran, uniquement le viseur, bascule automatique entre les deux), cette dernière bascule automatique se montre régulièrement capricieuse. En fait, le détecteur de proximité sur le viseur a tendance à se révéler un peu trop sensible : il ne sera pas rare que, lorsque vous cadrerez via l’écran, appareil au niveau du ventre, vous perdiez subitement l’image puisque celle-ci sera partie dans le viseur électronique. Mais bon, rien de dramatique, une mise à jour du firmware suffira à corriger le tir.

Les menus

Pour ses hybrides Z, Nikon a préféré reprendre des menus inspirés de ses reflex. Ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise chose. C’est bien parce que, si vous comptez faire la transition depuis votre reflex Nikon, vous retrouverez rapidement vos marques. C’est bien parce que, si vous venez d’un autre système hybride, vous aurez le plaisir de découvrir que les menus Nikon comptent parmi les plus rationnels, en tous cas infiniment plus logiques que ceux de Sony… mais quand-même moins pragmatiques et plus fouillis que ceux de Canon…

Le mauvais côté de cette transposition, c’est que les menus répondent à une logique reflex mais pas encore à une logique hybride. Oh, pas de quoi s’inquiéter : dans le fond, rien de rédhibitoire, mais c’est quand-même assez agaçant de devoir aller chercher au fin fond des sous-menus le paramétrage du focus peaking, l’activation ou non du déclenchement totalement silencieux, l’activation ou non du déclenchement avec premier rideau électronique.

Si vous êtes déjà rodé à l’utilisation d’un hybride Panasonic ou Fujifilm, vous aurez ici l’impression de faire un pas en arrière et d’avoir un reflex dans les mains. C’est donc un peu dommage mais parions que Nikon saura entendre les retours de ses clients afin d’ajuster le tir dans de prochaines mises à jour du firmware.

L’autonomie

Tout comme le Z 7, le Nikon Z 6 utilise une batterie EN-EL15b de 1900 mAh, une capacité plutôt généreuse pour un hybride mais très légèrement en-dessous des 2280 mAh des NP FZ1000 utilisées par les Sony Alpha 7 de la génération Mark III.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 : la semelle avec fixation trépied et la trappe batterie

Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables lors de nos deux semaines de test puisque le mercure oscillait entre 0°C et 5°C, ces basses températures n’étant jamais propices à battre des records d’endurance. Néanmoins, nous sommes arrivés à capturer en moyenne 450 vues sur une seule charge en conditions de test, ce qui est à la fois fort honorable et nettement mieux que les 300 vues avancées par la fiche technique. Notez au passage que le WiFi et le Bluetooth étaient désactivés.

Point important, qui ravira les utilisateurs de reflex et plus précisément ceux des gammes D7000, D500, D600, D750 et D800, puisqu’ils pourront réutiliser leurs batteries EN-EL15a dans leur hybride Nikon Z. Avec une contrainte toutefois : seule les EN-EL15b permettent la recharge via la prise USB 3.0 Type C du boîtier. Pour les accumulateurs plus anciens, il faudra passer par le chargeur secteur.

Aurait-il été possible d’améliorer encore un peu l’autonomie du Nikon Z6 ? Très certainement, et pour cela Nikon aurait pu/dû s’inspirer de ce qu’il faisait déjà sur ses hybrides Nikon 1 ainsi que ce que pratique la concurrence. Quand le Nikon Z6 est équipé du zoom 24-70 mm f/4, le fait de rétracter l’objectif fait gagner en compacité et verrouille les réglages mais le boîtier demeure allumé, ce qui est une perte inutile d’énergie.

Nous aurions pu imaginer que, simultanément, le boîtier entre dans un mode veille où l’alimentation de l’écran et du viseur, la stabilisation mécanique, les éventuelles connections WiFi et Bluetooth seraient automatiquement coupées. Tout cela sans complètement éteindre l’appareil, qui serait prêt à reprendre du service dès le zoom déployé et en ordre de marche. Une piste à creuser pour les ingénieurs Nikon afin que les utilisateurs de reflex n’aient pas, en optant pour les hybrides, la désagréable sensation de subir un retour en arrière.

La connectique et la carte mémoire

Pour ses premiers hybrides, Nikon n’a pas fait les choses à moitié puisque tout est là pour votre bonheur.

Sur le côté gauche, vous retrouverez la prise USB 3.0 Type C, la prise mini-HDMI, la prise télécommande, la prise micro et la prise casque. Seule manque à l’appel la prise synchro-flash mais celle-ci a tendance à tomber en désuétude.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

Pour rester sur les connectiques, le Z6 dispose du Wi-Fi IEEE 802.11b/g/n/a/ac ainsi que du Bluetooth 4.2. Tous deux permettent, entre autre, de connecter le boîtier à votre smartphone via l’application Snapbridge. L’occasion au passage de relever les progrès réalisés par Nikon pour rendre cette connexion rapide et stable, vous ouvrant les joies du pilotage sans fil de votre boîtier.

Très pratique si vous avez besoin de déclencher à distance tout en conservant la main sur les réglages de l’appareil, la zone de mise au point ainsi que le cadrage.

La carte mémoire est, vous l’aurez certainement déjà lu, relu et compris, une unique XQD. De ce côté-ci, pas de commentaire spécifique si ce n’est qu’il faut bien reconnaître que, par rapport à une SD, on a moins peur de plier accidentellement la carte.

Celle que Nikon nous a confiée pour le test était une Sony XQD Série H de 16 Go, un modèle relativement ancien ne débitant « que » 144 Mo/s en lecture et écriture, des valeurs faibles par rapport aux XQD plus récentes capables de dépasser les 400 Mo/s, mais qui ne brident néanmoins pas le boîtier. Ce que, d’ailleurs, nous allons voir tout de suite.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 : l’emplacement carte et les contrôles arrières

Test Nikon Z 6 : Autofocus et réactivité

L’autofocus avec un hybride

L’une des grandes différences entre un hybride et un reflex, c’est que sur l’hybride c’est le capteur image qui sert aussi de capteur autofocus alors que sur un reflex l’autofocus profite d’un capteur dédié, les fameux modules Multi-CAM.

Donc, ici, sur le Z 6, pas de Multi-CAM, mais 273 collimateurs répartis sur une surface équivalente à 90 % de l’image. A titre de comparaison, le D750 et son module Multi-CAM 3500 FX doit se contenter de 51 collimateurs et une couverture que Nikon ne précise pas, mais qui n’est certainement pas de 90 %. Dans la pratique, qu’est-ce que cela change ? Mine de rien, plein de trucs.

La couverture à 90 % permet de positionner son collimateur dans des zones périphériques auparavant inaccessibles sur un reflex. Cela se révèle fort pratique si votre sujet ne se trouve pas au centre et que vous n’avez pas la possibilité de déplacer l’appareil afin de ne pas perdre votre cadrage, notamment si vous êtes sur trépied.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 24-70mm f/4 S – 70mm – ISO 6400 – 1/1000 sec. – f/4

Pour le suivi du sujet, la zone de détection se révèle plus large. Le nombre de collimateurs, même s’il n’est « que » de 273 sur le Z 6 contre 473 sur le Z 7, a deux implications :

  • la première est que les collimateurs peuvent être regroupés en zones plus ou moins vastes, affinant ainsi plus ou moins la précision de la zone sur laquelle vous désirez effectuer votre mise au point,
  • la deuxième est que, par rapport aux 51 collimateurs classiques d’un reflex, il y a moins de zones « mortes », ce qui profite au suivi du sujet.

Voilà pour la théorie. Et là, bonne nouvelle : en pratique, le Nikon Z 6 sait tirer parti de tous ces avantages !

L’autofocus du Nikon Z 6 en pratique

Il est bien. Il est même très bien. Tant qu’il fait jour. Mais nous y reviendrons. Plusieurs modes s’offrent à vous :

  • AF Zone réduite,
  • AF point sélectif,
  • AF zone dynamique,
  • AF zone large (S ou L),
  • AF zone automatique.

Nous avons surtout utilisé les modes AF Zone réduite et AF zone automatique : pas besoin de se compliquer la vie, le boîtier parvient dans l’écrasante majorité des cas à trouver lui-même le sujet, le verrouiller, le suivre, ce qui laisse autant de temps de cerveau disponible pour se concentrer sur autre chose.

Ceci dit, quitte à paraître un peu nostalgique et conservateur, un mode avec un seul et unique collimateur central qui ne bougerait pas à la moindre pichenette sur le joystick aurait été plus qu’apprécié.

Si tout se passe bien lorsque la lumière est au rendez-vous, il n’en va pas de même de nuit. Le seuil de détection du module AF du Z 6 est abaissé à -2IL (-1IL pour le Z 7), mais cela ne suffit pas toujours. En fait, et c’est plutôt rageant, dans les très faibles conditions de lumière, le boîtier a comme tendance à paniquer et ne sait plus s’il doit faire confiance à ses collimateurs AF, à sa stabilisation, ou s’il doit monter en sensibilité. Et ceci est vrai quel que soit le mode PSAM retenu, le problème ayant de plus été rencontré aussi bien avec le zoom Nikkor S 24-70 mm f/4 que le Nikkor S 50 mm f/1,8 qui, a priori, est plus à l’aise en basse lumière (voir la liste de tous les objectifs NIKKOR Z compatibles).

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon AF-S 58mm f/1.4 – ISO 1600 – 1/200 sec. – f/1.4

Concrètement, cela se traduit par une image qui se fige totalement dans le viseur, imposant une attente de quelques secondes avant de vous redonner la main pour une autre tentative. Ce désagrément est la plus grosse ombre au tableau du Z 6, et de très loin, ce qui gâche quelque peu le plaisir.

Réactivité : latence inter-image

En se contentant de « seulement » 24 Mp (tout est relatif), le Nikon Z 6 génère des fichiers plus légers et faciles à manipuler que ceux du Z 7 et ses 45,7 Mp. Pour autant, il ne s’agit pas de petits fichiers puisque, en moyenne, un JPEG Fine*, la plus haute qualité disponible, oscillera entre 10 et 12 Mo, quand un fichier NEF en 14 bits occupera autour de 31 Mo. Bref, le processeur Expeed 6 n’a pas franchement le temps de se tourner les pouces.

En déclenchement simple, il faut compter 0,19 seconde entre deux images, aussi bien en JPEG qu’en NEF + JPEG. Nous sommes dans les valeurs classiques pour un hybride, comparables à celles des Sony Alpha 7 Mark III, et dans cet exercice ce n’est de toute manière pas le boîtier le facteur limitant mais plutôt la musculature et la vivacité de votre index sur le déclencheur.

Pour l’exprimer autrement, par rapport à un reflex, vous ne sentirez aucun désagrément, ni lag : l’attente entre deux déclenchements est quasiment nulle.

A l’aveugle, sur cet exercice, entre un Z 6 et un D750, c’est du pareil au même, avec un très léger avantage pour le Z 6 puisqu’il n’y a pas de miroir à relever.

Réactivité : rafales

C’est en rafale que le Z 6 est attendu au tournant, surtout par rapport au Z 7. Plusieurs modes sont à votre disposition :

  • continu L (CL),
  • continu H (CH),
  • continu H étendu (CH+).

Il est possible de régler la vitesse de rafale CL entre 1 et 5 images par seconde. La rafale CH est donnée pour 5,5 vues par seconde par Nikon. Enfin, la rafale H étendue est, vous l’aurez deviné, celle censée affoler les chronomètres puisque Nikon promet 9 vues par seconde en NEF 14 bits et jusqu’à 12 vues par seconde en NEF 12 bits !

Inutile de faire durer plus longtemps le suspense : dans tous les cas de figure, le Z 6 tient ses promesses haut à la main, et ce malgré notre carte XQD qui n’est pas la plus rapide du marché. Vous avez même droit à un bonus puisque les cadences relevées s’avèrent en fait légèrement supérieures, d’environ 10 %, à celles annoncées, mais c’est juste pour l’anecdote.

Sur cet exercice, le Nikon Z 6 fait donc mieux que le D750 qui, dans le meilleur des cas, montait à 6,5 images par seconde. Au passage, Nikon en profite pour faire la nique au Sony Alpha 7 Mark III qui, lui aussi pourvu d’un capteur de 24 Mp, ne grimpe « que » à 8,4 images par seconde en rafale H et 10,5 images par seconde en rafale H+.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – ISO 1600 – 1/200 sec. – f/1.8

Il faut néanmoins, face à tant d’enthousiasme, tempérer un peu les propos. Premier point : notez que le mode rafale CH, à 5,5 images par seconde, n’apporte pas grand chose par rapport à un mode CL à 5 images par seconde. Veillez donc à ajuster au mieux votre cadence en CL afin d’éviter les doublons sur le terrain.

Deuxième point : en CL aussi bien qu’en CH, le nombre de vues capturées est illimité. Du moins, l’enregistrement continue aussi longtemps qu’il reste de la place sur la carte mémoire, de l’énergie dans la batterie, et de la volonté dans le photographe.

En mode H étendu, par contre, le buffer sature beaucoup plus vite puisque vous serez limité à une quarantaines d’images en JPEG et à une grosse vingtaine en NEF ou NEF+JPEG.

Autre point important : pour permettre ces hautes cadences de rafale en mode H étendu, le boîtier fait l’impasse sur plusieurs réglages :

  • l’exposition est calée sur la première image mais ne change plus dans celles qui suivent,
  • l’anti-scintillement est désactivé, ce qui peut, notamment en éclairage artificiel, entraîner un banding très visible, et pas forcément esthétique.

Enfin, comme précédemment signalé, pour atteindre les 12 images par seconde en NEF, il faut redescendre à 12 bits, ce qui impose d’aller modifier le réglage ad-hoc dans les menus. Cela ne s’improvise donc pas à la dernière minute une fois sur le terrain.

Test Nikon Z 6 : Qualité d’image

Montée en sensibilité

Tout comme les Nikon Z 7 (et le D850, ainsi que les concurrents hybrides de Sony), le Z 6 dispose d’un capteur BSI CMOS dit « rétroéclairé », une technologie réputée, à raison, offrir de meilleures montées en sensibilités que les classiques capteurs FSI CMOS.

La différence avec le Z 7 est que nous n’avons ici plus que 24 Mp, ce qui implique des photosites plus grands donc, in fine, théoriquement, une meilleure montée en sensibilité. Dans la pratique, cela se traduit par une plage de sensibilité décalée vers le haut : de 64 à 25.600 ISO par défaut pour le Z 7, de 100 à 51.200 ISO par défaut pour le Z 6. Vous avez, sur le Z 6, la possibilité de descendre à 50 ISO (position Lo 1 IL) et de monter jusqu’à 204.800 ISO (position Hi 2 IL).

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – ISO 16.000 – 1/640 sec. – f/1.8

Evacuons tout de suite la question des sensibilités extrêmes, comprendre « au-delà de 51.200 ISO » : elles ne sont pas utilisables. Ou, plutôt, si votre but est de faire de la reconnaissance et de l’espionnage nocturne, oui, pourquoi pas. Mais si votre but est de produire des photographies exploitables et au minimum esthétiques, vous éviterez de dépasser 51.200 ISO.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – ISO 16.000 – 1/125 sec. – f/1.8

En fait, même à 51.200 ISO, c’est déjà très limite, mieux vaut rester raisonnable et ne pas dépasser 25.600 ISO, ce qui est déjà une valeur très élevée en pratique. En conditions de faible luminosité, le Nikon Z 6 se révèle étonnamment à l’aise entre 8.000 et 16.000 ISO, plage à laquelle vous vous surprendrez régulièrement de travailler.

Capturer des images à 10.000 ISO devient une deuxième nature et c’est, en tous points de vue, très surprenant.

Le lissage est vraiment bien maîtrisé en JPEG et, en fait, cela ressemble plus à un grain presque argentique qui n’est pas dénué de charme.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – ISO 20.000 – 1/160 sec. – f/1.8

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – 51.200 ISO – 1/1000 sec. – f/1.8

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – 51.200 ISO – 1/250 sec. – f/1.8

Toutes les photos de ce test sont visibles en pleine définition

Test Nikon Z6 - photos

Pour les photos en faible lumière, ce ne sont pas les excellentes aptitudes du Z 6 en haute sensibilité qui vous séduiront mais plutôt sa stabilisation du capteur au sujet de laquelle nous n’hésiterons pas un instant à écrire que « pour un coup d’essai, c’est un coup de maître ».

D’emblée, Nikon se positionne au-dessus de Sony, avec un rendu plus souple, plus agréable et, c’est quand-même le but, plus stable. Cette stabilisation fonctionne sur 5 axes avec les optiques Z et 3 axes avec les optiques AF-S.

Sur le Z 6, la stabilisation est tellement bonne qu’elle permet de justifier de ne proposer un zoom de base n’ouvrant « que » à f/4 constant. Le diaphragme « perdu » côté objectif est largement compensé par l’efficacité de la stabilisation du boîtier, le gain en compacité et en légèreté par rapport à un transtandard ouvrant à f/2,8. A tel point que sur le terrain le seul moment où l’on pourrait regretter une ouverture plus généreuse est lorsque l’envie d’une profondeur de champ plus courte se fait ressentir.

Parce qu’avec sa plus faible définition le Z 6 est moins exigeant que le Z 7, la stabilisation se révèle également plus permissive et, à main levée vous pouvez descendre jusqu’au quart de seconde (cf la photo de manège).

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – 100 ISO – 1/5 sec. – f/14

C’est plutôt un bel exploit et, pour aller en-dessous de cette vitesse, ce sont plutôt les limites physiologiques du photographe qui seront mises à l’épreuve que les capacités propres du boîtier. Toujours est-il que, même avec un 50 mm, vous vous surprendrez régulièrement à photographier entre 1/10 et 1/20 de seconde en basse lumière sans avoir à subir les vibrations induites par la remontée du miroir auxquelles vous pourriez être habitué sur un reflex.

Cette stabilisation Nikon est probablement l’un des plus grands bénéfices à passer à un hybride, que vous saurez très rapidement apprécier sur le terrain.

Obturation rapide et silencieuse

Puisque nous parlons beaucoup de vitesses lentes, il ne faut pas non plus oublier de souligner le fait que le Z 6 dispose d’un obturateur mécanique et d’un obturateur électronique qui montent tous deux à 1/8000 s.

En mécanique, cela vous fait gagner une vitesse par rapport à un D750 qui s’arrête à 1/4000 s. En électronique, le déclenchement devient complètement silencieux. Il est toujours possible de regretter que cet obturateur électronique ne monte pas plus haut, puisque certains concurrents autorisent des vitesses jusqu’à 1/32000 s (Sony, Fujifilm) mais, concrètement, vous le regretterez rarement sur le terrain. Notez que si vous optez pour le mode « Déclenchement 1er rideau électronique », la vitesse maximale est bridée à 1/2000 s.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon AF-S 58 mm f/14 – 6400 ISO – 1/60 sec. – f/1.4

Utilisé en conjonction avec les excellentes montée en sensibilité et stabilisation mécanique, l’obturation du Z 6 vous permettra d’exploiter de nouvelles possibilités de prise de vue. A vous les joies des poses « rapides » à 1/50 s de nuit, dans le silence plus ou moins total, et cela sans avoir à grimper de manière excessive dans les ISO. Et tout cela avec une facilité déconcertante. L’occasion, si vous êtes habitué aux reflex, de renouveler votre pratique photographique et d’élargir votre regard.

Pour en finir avec l’obturation, et parce que c’est lié : lors de notre test, nous n’avons pas noté de banding excessif, voire pas du tout, et ce même avec des sources de lumière artificielle et en obturation électronique. En toutes circonstances, le système anti-flickering a su se montrer redoutable d’efficacité, ce que les photographes de sport en salle, notamment, sauront apprécier.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – 6.400 ISO – 1/8 sec. – f/8

Test Nikon Z 6 : vidéo

Nikon n’a jamais été dans le peloton de tête en termes de vidéo mais, très clairement, le constructeur manifeste avec les Z sa volonté de renverser la vapeur.

De belles ambitions, certes, mais auxquelles le plus grand nombre ne pourra pas goûter. En effet, le Z 6, tout comme le Z 7, propose un mode d’enregistrement N-Log (pour un rendu « plat » facilitant l’étalonnage) ainsi qu’un enregistrement en 10 bits et du TimeCode mais pour toutes ces jolies choses, il faut passer par la prise HDMI et, donc, un enregistreur externe. Ce qui implique un investissement supplémentaire, et un encombrement supérieur. Là, Sony fait mieux puisque la plupart de ces fonctions (sauf le 10 bits) sont disponibles en interne, sans surcoût. Et, en vidéo, le roi incontesté parmi les hybrides est le Panasonic Lumix GH5, qui n’a certes pas de capteur 24 x 36 mm, mais sait le faire oublier.

N’ayant pas d’enregistreur externe à notre disposition, nous avons dû nous contenter de tester la partie vidéo du Nikon Z 6 « nu ». Notez toutefois que le Z 6 propose le focus peaking (pour contrôler et ajuster la mise au point manuellement) et le zebra en vidéo (pour contrôler la surexposition), ce qui est très appréciable.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 24-70 mm f/4 S – 65mm – ISO 6.400 – 1/40 sec. – f/4

L’enregistrement se fait en h.264 et le boîtier génère des fichiers en .mov ou .mp4. En UHD (que Nikon appelle abusivement 4K), trois cadences sont disponibles : 30p, 25p et 24p. Point de 60p à l’horizon mais de toutes manières, en attendant les prochains Lumix S1/S1R, aucun boîtier 24 x 36 mm, hybride ou reflex, n’en est aujourd’hui capable.

Deux types de Full HD sont proposés. De la Full HD « classique », avec des cadences de 120p, 100p, 60p, 50p, 30p, 25p et 24p, et de la Full HD « ralentie » en 30p 4x, 25p 4x et 24p 5x.

Mais quelle est la différence ?

En Full HD « ralentie », c’est l’appareil photo lui-même qui, en interne génère une vidéo ralentie 4 ou 5 fois par rapport à la vitesse réelle. Très pratique pour les scènes d’action, que vous pratiquiez la prise de vue animalière ou sportive, et si vous n’avez pas de temps à consacrer à un logiciel de montage. En contrepartie, cet enregistrement en Full HD « ralentie » est muet (ce qui semble logique).

Les modes Full HD « classiques » enregistrent, eux, avec le son. Ce sera à vous de ralentir la vidéo en post-production sur votre logiciel de montage, et selon la vitesse que vous préférez. Ainsi, par exemple, en partant d’un enregistrement en Full HD 120p, vous pouvez ralentir votre séquence 2 fois, 3 fois, 4 fois, et jusqu’à 5 fois. Notez enfin que, en fonction de la définition (UHD, Full HD « classique », Full HD « ralenti »), la durée maximale d’enregistrement varie, la plus longue étant disponible en Full HD avec un maximum de 29 minutes et 59 secondes (seulement 14 minutes en UHD).

Vous pouvez, à tout moment, choisir entre deux qualités d’image en vidéo : normale ou élevée. Ce qui n’est pas très parlant puisque, en vidéo, nous aurions préféré une information en termes de débit (en kbits/s par exemple), c’est bien plus parlant. Néanmoins, pour vous donner un ordre d’idée, une séquence de 10 secondes en UHD 30p pèsera 150 Mo soit, en extrapolant, quasiment 1 Go pour une minute de vidéo UHD/4K ! Autant dire que filmer dans cette définition ne s’improvisera pas et qu’il faudra prévoir le budget XQD qui convient.

Toutes ces considérations sont bien jolies, mais, dans les faits, comment cela se passe de filmer avec un Z 6 ? Plutôt bien, en fait.

Vous apprécierez la qualité d’image, bien sûr, Nikon ayant transposé son savoir faire en termes de D-Lightning et Picture Profile de la photo vers la vidéo. Vous apprécierez la possibilité d’ajuster la mise au point manuelle à la volée, en toute fluidité, sans perdre pour autant la mise au point automatique, redoutablement efficace et sans commune mesure avec ce dont les reflex du constructeur sont capables.

Au passage, si vous n’êtes pas familier des hybrides, ce sera l’occasion de goûter aux joies de la possibilité de filmer en cadrant avec le viseur et non plus à bout de bras sur le seul écran. Par contre, et c’est un peu frustrant, sauf en exposition totalement manuelle, le boîtier vous forcera à travailler avec une sensibilité automatique en modes P, S et A.

Test Nikon Z 6 : pour qui et quels usages

Voici une liste non limitative (et personnelle) d’usages pour ce Nikon Z 6, ainsi que les points qui doivent vous interpeller si vous envisagez de changer de boîtier pour l’hybride Nikon.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – ISO 1.000 – 1/80 sec. – f/1.8

Le Nikon Z 6 peut vous intéresser si :

  • vous avez envie de franchir le pas du reflex vers l’hybride sans quitter l’écosystème Nikon,
  • vous disposez déjà d’un parc optique en monture F, notamment non stabilisées, que vous aimeriez redécouvrir,
  • vous cherchez un boîtier polyvalent, de terrain, aussi à l’aise en reportage qu’en sport, bien plus discret et silencieux qu’un reflex,
  • vous appréciez la photographie en basse lumière,
  • vous cherchez une évolution significative par rapport à votre D750,
  • vous n’êtes pas nikoniste mais cherchez un hybride 24 x 36 mm moins alambiqué que ceux de Sony.

Le Nikon Z 6 va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin de très hautes définitions (préférez alors un Z 7 ou un D850),
  • vous avez des exigences pointues en vidéo,
  • vous êtes intransigeant sur l’autofocus en faible luminosité.

Test Nikon Z6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

test Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – 1.600 ISO – 1/40 sec. – f/1.8

Test Nikon Z 6 : conclusion

Le Nikon Z 6 est un bon élève. Un très bon élève, même. C’est un peu comme si les ingénieurs maison avaient scrupuleusement décortiqué tout ce que faisait la concurrence (à commencer par Sony), pour n’en retirer que le meilleur et délivrer un boîtier équilibré, robuste, efficace et, parce que c’est un terme à la mode, « future-proof ».

En d’autres termes, le Z 6 est un boîtier bien né, très bien né même. L’ergonomie est à la fois familière mais modernisée. La construction est irréprochable et le boîtier semble indestructible.

Nikon a fait des paris osés tournés vers l’avenir : carte XQD, très grande monture Z, viseur haut de gamme, USB 3.0 Type C, rafale à 12 images seconde, excellente gestion des hautes sensibilités, etc. Tout cela constitue un boîtier équilibré, plaisant à utiliser, après lequel on a bien du mal à revenir au reflex une fois qu’on y a goûté.

Pour autant, le Z 6 n’est pas exempt de reproches mais ceux-ci sont, à l’heure d’écrire cette conclusion, parfaitement corrigeables de manière logicielle. Il est là surtout question de petits ajustements ergonomiques, pour les problèmes les plus légers, et d’un travail d’optimisation de l’autofocus en faible luminosité, pour le problème le plus désagréable.

Et si dans le fond, contrairement à ce que dit son slogan, Nikon n’a pas réinventé l’hybride mais s’est plutôt réinventé, espérons que le constructeur profite de l’occasion pour également repenser sa politique de suivi et de mise à jour de firmware.

D’ici là, le Z 6 nous laisse un très bon souvenir, et nous aurions bien aimé continuer à photographier en sa compagnie quelques mois de plus, tant il est plaisant et logique à utiliser. De quoi éclipser les Sony Alpha 7 et séduire les utilisateurs de reflex qui, jusqu’à présent, pouvaient se montrer encore sceptiques vis à vis des hybrides.


Compatibilité des objectifs Tamron et Sigma pour reflex avec les hybrides Nikon Z

Utiliser des objectifs Tamron et Sigma conçus pour les reflex avec les Nikon Z hybrides est possible à l’aide de la bague FTZ. Si l’adaptation mécanique ne pose pas de problème, il faut vous assurer que l’objectif que vous souhaitez utiliser avec cette bague est bien 100% compatible.

Voici les informations de compatibilité données par Tamron et Sigma. Prenez soin de vérifiez sur les sites des marques le niveau de compatibilité et les mises à jour firmwares des objectifs à faire le cas échéant.

Compatibilité des objectifs Tamron et Sigma avec les Nikon Z

Objectifs Tamron et Sigma pour reflex sur Nikon Z, quelle compatibilité ?

La monture Z qui équipe les Nikon Z hybrides diffère de la monture F pour reflex.

Plus grande, avec un tirage mécanique plus court, elle dispose également de contacts électriques plus nombreux et apporte des fonctions supplémentaires au couple boîtier-objectif.

Pour tirer profit de cette monture, Nikon propose des objectifs Nikon Z, comme le Nikon Z 24-70 mm f/4 S ou les focales fixes 50 mm f1/8 S et 35 mm f/1.8 S.

La bague Nikon FTZ permet de faire le lien entre les deux montures Nikon Z (hybride) et Nikon F (reflex) en assurant la compatibilité mécanique, optique et électrique.

Avec les objectifs Nikon NIKKOR AF-S et AF-P pour reflex, la compatibilité est totale.

Avec les objectifs Nikon AF et AF-D, la bague ne permet pas d’utiliser l’autofocus puisque ces objectifs ne sont pas pourvus de motorisation interne.

Avec les objectifs d’autres marques comme Tamron et Sigma, il faut considérer chaque référence d’objectif pour savoir ce qu’il en est.

Tamron comme Sigma ont annoncé des incompatibilités avec les Nikon Z, en attendant de proposer des mises à jour firmwares de leurs optiques afin de les rendre pleinement compatibles.

En pratique donc, ça peut fonctionner comme ne pas fonctionner, ou pas bien.

Compatibilité des objectifs Tamron avec les Nikon Z

Objectifs Tamron équipés d’une monture Z native

Ils sont compatibles avec les Nikon Z par défaut. La bague Nikon FTZ n’est pas utile puisque la monture d’un Tamron pour Nikon Z est la monture Z.

Objectifs Tamron conçus pour la monture reflex Nikon F

Il sont pour la plupart compatibles avec les Nikon Z grâce à la bague Nikon FTZ. Cependant, une mise à jour du firmware de l’objectif peut être nécessaire pour garantir une compatibilité totale, surtout pour les objectifs Tamron plus anciens.

Tamron facilite cette mise à jour grâce à la console Tamron TAP-in. Cet accessoire permet une mise à jour du firmware de l’objectif.

Si vous ne possédez pas la console TAP-in, contactez le SAV Tamron qui pourra vous assister.

La console Tamron TAP-in chez Amazon

La console Tamron TAP-in chez Miss Numerique

Liste des objectifs Tamron en monture F compatibles avec les Nikon Z

De nouveaux firmwares sont régulièrement proposés pour certains objectifs Tamron. Ils permettent d’assurer une compatibilité générale satisfaisante.

A la date de publication de cet article (septembre 2023), les objectifs Tamron pour Nikon F ci-dessous sont compatibles avec les Nikon Z :

Les objectifs Tamron qui peuvent être mis à jour grâce à la console Tamron TAP-In peuvent l’être par vous-même ou par le support après-vente de la marque si vous ne disposez pas de la console.

En savoir plus et télécharger les mises à jour firmwares Tamron

Liste des objectifs Tamron en monture F non compatibles avec les Nikon Z

Les modèles ci-dessous ne sont pas 100% compatibles avec les Nikon Z et ne peuvent pas être mis à jour, il convient de les utiliser en mode de mise au point manuelle avec la bague FTZ. 

  • Tamron SP AF 28-75 mm F/2.8 XR Di LD Aspherical [IF] MACRO (Modèle A09)
  • Tamron SP 24-70 mm F/2.8 Di VC USD (Modèle A007)
  • Tamron SP 70-200 mm F/2.8 Di VC USD (Modèle A009)
  • Tamron SP AF 90 mm F/2.8 Di MACRO 1:1 (Modèle 272E)
  • Tamron 28-300 mm F/3.5-6.3 Di VC PZD (Modèle A010)
  • Tamron SP 70-300 mm F/4-5.6 Di VC USD (Modèle A005)
  • Tamron 16-300 mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD MACRO (Modèle B016)
  • Tamron 18-200 mm F/3.5-6.3 Di II VC (Modèle B018)
  • Tamron 18-270 mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD (Modèle B008TS)
  • Tamron 18-270 mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD (Modèle B008)

Comment mettre à jour un objectif Tamron pour Nikon F et l’utiliser sur un Nikon Z

Compatibilité : Avant toute intervention, vérifiez sur le site officiel de Tamron si une mise à jour pour votre objectif est disponible pour la série Nikon Z.
 
Console TAP-in : Cet accessoire vous permet de connecter votre objectif à un ordinateur. Vous pouvez vous le procurer chez votre revendeur Tamron, comme en ligne.
 
Étapes de mise à jour
  • 1.Branchez la console TAP-in à votre ordinateur via le port USB
  • 2.Téléchargez et installez le logiciel TAP-in Utility depuis le site de Tamron.
  • 3.Fixez votre objectif sur la console.
  • 4.Lancez le logiciel : s’il y a une mise à jour, elle sera détectée.
  • 5.Suivez les instructions affichées pour finaliser le processus.
 
Centres de service Tamron : Si vous n’êtes pas à l’aise avec la mise à jour ou si un problème persiste, contactez le support après-vente Tamron.
 
Bague Nikon FTZ : N’oubliez pas de vérifier que votre bague FTZ est à jour. Les mises à jour sont disponibles sur le centre de téléchargement Nikon.
 
Notez que, même après la mise à jour, certains objectifs pourraient ne pas fonctionner parfaitement avec tous les Nikon Z. Si tel est le cas, n’hésitez pas à consulter Tamron pour obtenir des solutions ou envisager d’autres options d’objectifs.

Compatibilité des objectifs Sigma avec les Nikon Z

Objectifs Sigma équipés d’une monture Z native

Ils sont compatibles avec les Nikon Z par défaut. La bague Nikon FTZ n’est pas utile puisque la monture d’un Sigma pour Nikon Z est la monture Z (voir la liste des objectifs Sigma pour Nikon Z).

Objectifs Sigma conçus pour la monture reflex Nikon F

Il sont pour la plupart compatibles avec les Nikon Z grâce à la bague Nikon FTZ, qu’il s’agisse de la série DG pour capteurs plein format comme de la série DC pour capteurs APS-C. Cependant, une mise à jour du firmware de l’objectif peut être nécessaire pour garantir une compatibilité totale.

Quatre objectifs Sigma peuvent toutefois encore présenter des problèmes de fonctionnement dans certaines situations précises.

Les mises à jour des objectifs Sigma pour Nikon F optimisent le fonctionnement de ces objectifs lorsqu’ils sont utilisés avec la bague Nikon FTZ. Les mises à jour sont possibles avec le dock Sigma USB.

Le dock Sigma USB chez Miss Numerique

Le dock Sigma USB chez Amazon

Problèmes possibles

  • Sigma 24-35 mm F2 DG HSM | Art : Interruption occasionnelle lors de l’enregistrement vidéo. Une mise à jour du firmware est prévue.
  • Sigma 50 mm F1.4 DG HSM | Art : lorsque vous déclenchez avec la mise au point totalement décalée, la réponse de l’autofocus peut être aléatoire. Il faut alors tourner la bague de mise au point pour relancer l’autofocus ou relâcher le déclencheur puis déclencher à nouveau plusieurs fois pour relancer le système AF.
  • Sigma 85 mm F1.4 DG HSM | Art : cet objectif peut générer une surexposition si vous réduisez l’ouverture depuis la valeur f/5.6 lors de la prise de vue.
  • Sigma 135 mm f/1.8 DG HSM [ Art : cet objectif bénéficie d’une mise à jour depuis le 24 janvier 2019
  • Sigma APO 800 mm F5.6 EX DG HSM : Sigma recommande d’utiliser la mise au point manuelle uniquement car l’autofocus ne peut assurer une précision suffisante avec cette optique. Aucune mise à jour n’est prévue pour cet objectif actuellement.

De plus, en Mai 2019 Sigma a communiqué sur les problèmes rencontrés par ses objectifs avec lesquels la stabilisation de l’appareil photo ne peut pas être désactivée. La fonction de mise hors tension automatique ne peut pas être utilisée. Il vous faut éteindre manuellement l’appareil [OFF] après la prise de vue. Les objectifs concernés sont les suivants :

dans la gamme actuelle

  • 17-50mm F2.8 EX DC OS HSM
  • 17-70mm 2.8-4 DC MACRO OS HSM | Contemporain
  • 18-200mm F3.5-6.3 DC MACRO OS HSM | Contemporain
  • 18-250mm F3.5-6.3 DC MACRO OS HSM
  • 24-105mm F4 DG OS HSM | Art

parmi les objectifs abandonnés

  • 17-70mm 2.8-4 DC MACRO OS HSM
  • 18-50mm F2.8-4.5 DC OS HSM
  • 18-250mm F3.5-6.3 DC OS HSM
  • 18-200mm F3.5-6.3 DC OS HSM
  • 50-200mm F4-5.6 DC OS HSM
  • 70-300mm F4-5.6 DG OS

Précautions à prendre pour utiliser un objectif Sigma pour Nikon F sur un Nikon Z

  • Utilisez la mise au point manuelle pour les objectifs sans moteur AF.
  • Les téléconvertisseurs ne sont pas compatibles.
  • Certains objectifs expédiés par SIGMA avant novembre 2013 peuvent nécessiter une mise à jour du firmware.
  • Les produits discontinués peuvent avoir des conditions d’exploitation différentes. Pour plus de détails, contactez votre revendeur SIGMA.

Plus d’infos

En savoir plus et télécharger les mises à jour firmwares Sigma


Test Nikon Z7 : une semaine sur le terrain avec l’hybride 45Mp Nikon

Ce test Nikon Z7 vous présente les performances du premier hybride Nikon (avec son frère de gamme Nikon Z6) après une semaine d’utilisation dans différentes situations de prise de vue.

Disposant d’un capteur plein format 24×36, de la nouvelle monture Nikon Z et d’un généreux viseur électronique, cet hybride est prometteur mais que vaut-il sur le terrain, équipé des optiques Nikon Z comme des optiques Nikon AF-S ? Je vous propose un premier avis après une semaine d’utilisation quotidienne et avant les tests à venir de l’ensemble de la gamme Nikon Z.

MàJ septembre 2024 : le test du nouveau Nikon Z 6III est disponible ici.

Test Nikon Z7 : une semaine sur le terrain avec l'hybride 45Mp Nikon

Les Nikon hybrides au meilleur prix chez Miss Numerique

Préambule : le Nikon Z7 propose de nombreuses fonctions avancées en photo comme en vidéo. Il m’est impossible d’en faire le tour en une semaine, aussi vous trouverez ici les principaux résultats du test « photo », des compléments d’informations seront publiés ultérieurement sur la partie vidéo.

Firmware : ce test a été réalisé avec la première version du firmware Nikon Z7, la version 2.0 disponible depuis mai 2019 améliore grandement la détection en basse lumière pour l’autofocus et apporte la fonction Eye-AF (en savoir plus).

Test Nikon Z7 : présentation

Le Nikon Z7 inaugure la gamme de boîtiers plein format sans miroir Nikon, enterrant de fait la précédente gamme hybride Nikon One. Bien que n’entrant pas en concurrence directe avec les reflex D750 et D850, les Nikon Z6 et Z7 intéressent de nombreux nikonistes qui voient en eux les possibles remplaçants de leur reflex plus encombrant et plus lourd (voir la présentation des Nikon hybrides).

La bague d’adaptation Nikon FTZ permet d’utiliser les optiques pour reflex, la transition n’en est que plus simple. Près de 300 optiques Nikon sont compatibles, sans compter les objectifs des opticiens indépendants comme Tamron  ou Sigma.

Test Nikon Z7 : une semaine sur le terrain avec l'hybride 45Mp Nikon

Test Nikon Z7 : le boîtier avec trois des prochaines optiques annoncées
Nikon Z 24-70mm f/2.8 – Nikon Z 58mm f/0.95 Noct S – Nikon Z 14-30mm f/4 S

Les Nikon hybrides n’ont pas comme seuls arguments leur poids et leur compacité, cela peut même être secondaire selon vos besoins. Le Nikon Z7, seul modèle disponible au moment de ce test, a pour lui :

  • un capteur CMOS BSI (rétroéclairé) de 45,7 Mp sans filtre passe-bas
  • un nouveau processeur Expeed 6
  • un autofocus à 493 collimateurs couvrant 90% du champ
  • un viseur électronique 100%
  • un mode rafale à 9 im/sec 
  • un écran inclinable et tactile
  • la vidéo 4K
  • un mode time-lapse 8K
  • … pour ne citer que ces points là.

Pour ce test Nikon Z7 j’ai évalué les points suivants :

  • le gabarit du boîtier et sa construction,
  • l’ergonomie du boîtier,
  • la qualité de la visée électronique et son rendu image réelle,
  • la réactivité et la précision de l’autofocus,
  • la montée en sensibilité du capteur,
  • la qualité des images délivrées avec les optiques Z,
  • la qualité des images délivrées avec les optiques AF-S,
  • l’autonomie.

Je ne reviendrai pas ici sur les avantages et inconvénients de l’hybride face au reflex, j’en parle dans ce sujet dédié (et dans la vidéo qui l’accompagne).

Présentation du Nikon Z7 en vidéo

Vous n’avez pas encore pris en main le Nikon Z7 ? Voici la présentation du boîtier, de la bague FTZ et du couplage avec les optiques F.

Test Nikon Z7 : présentation

J’ai passé une semaine avec le Nikon Z7 et l’ai utilisé lors de plusieurs séances de prise de vue, en intérieur comme en extérieur, sur des sujets statiques comme en mouvement.

Pour avoir déjà testé de nombreux reflex et quelques hybrides, je me suis attaché à vous donner mon ressenti à l’utilisation ainsi que les différences que j’ai pu noter par rapport aux Nikon D750 et D850.

Test Nikon Z7 : Gabarit et construction

Si vous vous contentez de regarder les illustrations, vous pouvez penser que le Nikon Z7 n’est guère moins encombrant qu’un reflex plein format. Et guère moins lourd par voie de conséquence. Prenez-le en main, vous allez voir que c’est trompeur.

Test du Nikon Z7 : comparaison de taille entre Nikon Z7 et Nikon D750

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S à gauche – Nikon D750 + AF-S 24-70mm f/2.8 à droite

Gabarit

Pour un hybride plein format, le Nikon Z7 est plus compact qu’un D850 ou un D750 plus trapus. Il tient dans la main, et sa poignée plus creuse que celle des reflex permet de le tenir du bout des doigts comme je le montre dans la vidéo.

Cette poignée conviendra à la plupart des utilisateurs, je peux tenir le boîtier avec mon pouce aussi ceux d’entre vous qui ont de grosses mains devraient arriver à loger leurs doigts.

Le Nikon Z7, comme le Nikon Z6, vous semble trop imposant pour un hybride ? N’oubliez pas qu’il utilise un capteur plein format et que la taille de ce capteur impose une taille de boîtier plus importante que celle que vous pouvez trouver sur les hybrides APS-C. 

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Le Nikon Z7 avec l’objectif Nikon Z 24-70mm f/4 S

Cette compacité permet de poser le boîtier partout : sur le bord d’une fenêtre comme sur le bord d’un mur, sans prendre le risque qu’il ne bascule. Si vous aimez les cadrages insolites, vous allez être servis. La longueur réduite du zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S, zoom de prédilection pour ces Nikon hybrides, évite la bascule de l’ensemble vers l’avant, l’équilibre est parfait.

Construction

Le Nikon Z7 est de la même trempe que les reflex experts-pros de la marque.  Le châssis en alliage de magnésium (la constitution exacte n’est pas précisée par la marque) donne le sentiment d’avoir un boîtier solide en main, sans qu’il ne soit trop lourd.

Test Nikon Z7 : une semaine sur le terrain avec l'hybride 45Mp Nikon

Test Nikon Z7 : la connectique audio/vidéo, USB, HDMI et prise télécommande

L’articulation de l’écran est celle des reflex, les trappes sont fermées par des bouchons étanches aux intempéries, le Nikon Z7 peut fonctionner sous la pluie et dans les environnements poussiéreux.

Test Nikon Z7 : une semaine sur le terrain avec l'hybride 45Mp Nikon

Test Nikon Z7 : l’écran inclinable et l’emplacement pour la carte XQD

Tant qu’à parler poussière, parlons du nettoyage du capteur. J’ai changé d’objectifs plusieurs fois par jour lors de ce test, dans des conditions souvent inhabituelles. Le capteur, proche de la monture sur les Nikon Z n’en a pas souffert.

Le nettoyage de capteur intégré au boîtier  est plus long que sur un reflex (18,34 secondes contre 5,12 sur le D750), Nikon ne précisant pas pourquoi. Je n’ai remarqué aucune poussière sur les images, et si c’était le cas, sachez que ce capteur est plus simple à nettoyer que celui d’un reflex caché derrière le miroir.

Test Nikon Z7 : une semaine sur le terrain avec l'hybride 45Mp Nikon

Test Nikon Z7 : le capteur du Z7 est plus proche et exposé tandis que
celui du reflex est caché derrière le miroir et plus complexe à nettoyer

L’unique emplacement pour carte mémoire XQD est justifié par Nikon pour gagner en compacité et en performances. Délaisser le double slot XQD+SD me semble une bonne idée, la multiplication des cartes n’est pas pratique à gérer.

Les cartes SD arrivent aux limites de performances en écriture, les XQD font déjà mieux et le standard CFExpress qui arrive (voir ici) sera supporté par les Nikon Z.

Sauf que … une seule carte c’est l’obligation de choisir une capacité supérieure et de mettre tous ses œufs dans le même panier, ce que n’apprécient pas forcément tous les photographes. Les pros avec lesquels j’ai pu en parler ne s’en inquiètent pas, les amateurs semblent plus sensibles. L’avenir nous dira si Nikon va tenir compte de ces observations pour la suite de la série.

Test Nikon Z7 : ergonomie et commandes

Les nikonistes ne seront pas perdus : l’ergonomie du Nikon Z7 est très proche de celle d’un reflex de la marque. Les touches de commandes sont les mêmes et placées presque toutes au même endroit. Les commandes du capot supérieur – déclencheur photo, déclencheur vidéo, touche ISO et correcteur d’exposition- sont les mêmes.

Le déclencheur vidéo pourrait être interverti avec le correcteur d’exposition, il tombe naturellement sous l’index tandis qu’il faut écarter le doigt comme sur les reflex pour activer la correction d’exposition.

Si vous n’utilisez pas le mode vidéo, n’hésitez pas à attribuer au déclencheur vidéo une autre fonction, par exemple le choix du mode AF puisque la commande en face avant des reflex n’existe pas sur cet hybride. Il faut en passer par les menus ou une touche de fonction. J’ai toujours trouvé ce commutateur physique peu pratique, je lui préfère de loin une touche de fonction avec molette, c’est toutefois une touche personnalisable en moins à disposition que vous devrez attribuer à l’AF.

Test Nikon Z7 : une semaine sur le terrain avec l'hybride 45Mp Nikon

Test Nikon Z7 : les commandes supérieures, la molette principale
et l’écran de rappel des infos de prise de vue

La touche de contrôle du mode de mesure de lumière (matricielle, pondérée, spot) manque aussi à l’appel. Il faut avoir recours au menu rapide ou à une touche de fonction pour changer ce réglage, la compacité a un prix.

J’ai apprécié le joystick arrière de sélection de la zone de détection AF. Il tombe pile sous le pouce. Du fait de la couverture du champ bien plus grande que sur un reflex, ce déplacement peut s’avérer lent si vous utilisez une petite zone de détection. Nikon pourrait implémenter un accélérateur du type de celui que l’on trouve sur les claviers de smartphones.

J’aurais apprécié également de pouvoir recaler au centre du viseur la zone de détection par appui sur le bouton central de ce joystick. Il faut passer par le pad arrière, situé plus bas, ce n’est pas très ergonomique car cela oblige à décaler le pouce. Une mise à jour du firmware devrait pouvoir corriger ce point.

Test du Nikon Z7 : comparaison de taille entre Nikon Z7 et Nikon D750

Test Nikon Z7 : l’écran arrière avec le menu personnalisé et les commandes à droite dont le joystick AF

Le menu rapide, comme sur les reflex, bénéficie de la fonction tactile. Il est aisé de changer une valeur du bout du doigt. Ce menu est personnalisable, vous pouvez lui attribuer les fonctions de votre choix. Notez qu’en double tapant (on ne clique pas sur un écran tactile !), vous validez votre choix sans devoir passer par la touche Ok, c’est encore plus rapide.

Je suis moins fan de la position de la  touche de visualisation des photos. Idéalement placée sur un reflex, l’œil quittant le viseur pour voir les photos, elle est du mauvais côté pour moi sur l’hybride. En effet le viseur électronique permet de voir la photo faite sans que l’œil n’est à quitter le viseur,. Appuyer sur cette touche à gauche nécessite de bouger la main gauche qui soutient l’objectif, un mouvement peu pratique. Positionnée à droite, cette touche tomberait naturellement sous le pouce.

Les deux touches de fonction Fn1 et Fn2 situées en face avant sont plus ergonomiques que sur les reflex. De forme rectangulaire, je les trouve plus accessibles. J’émets une réserve pour la touche Fn2 : pensant à un problème de firmware face à une molette inactive, j’ai vite réalisé que mon petit doigt appuyait sur cette touche par inadvertance, bloquant le réglage associé à la molette. Mieux vaut garder les doigts de la main gauche serrés pour éviter cet effet de bord.

Test du Nikon Z7

Test Nikon Z7 : les touches de fonctions sur la face avant et la molette frontale

La molette supérieure gauche n’appelle aucune remarque, elle est efficace et son système de verrouillage central évite qu’elle ne tourne lorsque vous rangez le boîtier dans le sac, c’est bien vu et un autre des héritages Nikon.

Le petit écran supérieur du Nikon Z7 est le bienvenu pour afficher un rappel des informations de prise de vue (temps de pose, ouverture, ISO) de même que le niveau de batterie, le mode de déclenchement sélectionné et le nombre de vues restantes.

Cet écran évite de devoir porter l’œil au viseur ou d’allumer l’écran arrière, c’est autant de gagné en autonomie. Sa taille réduite lui permet de ne pas occuper trop de place sur ce boîtier compact. Il s’avère plus lisible dans l’obscurité que celui des reflex et ne nécessite pas d’allumer l’éclairage de bord.

Test Nikon Z7 : Viseur électronique

Ah, le viseur électronique ! Il a déjà fait couler beaucoup d’encre (et de salive) tant la visée optique est ancrée dans les esprits. Sans chercher à convaincre personne, je ne peux dire qu’une chose : essayez.

Le viseur du Nikon Z7 est généreux, bien plus que sur un hybride APS-C par exemple, avec un niveau de détail à la hauteur des meilleurs viseurs EVF du moment (EVF : Electronic View Finder).

Voici un aperçu approximatif en vidéo de ce que vous pouvez voir dans le viseur. Notez la possibilité de viser en noir et blanc (rappel : le viseur affiche une image réelle) comme d’utiliser la loupe électronique pour affiner la mise au point en manuel.

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La luminosité et le rendu colorimétrique de ce viseur sont ajustables via les menus. Je n’ai pas eu à toucher à la luminosité, le réglage automatique me convient donnant une visée proche de ce que je voyais avec mes yeux. Gardez en tête que le viseur affiche une image réelle, tenant compte du Picture Control choisi et des réglages comme la correction d’exposition.

Avoir l’affichage direct du rendu colorimétrique et de l’exposition est un avantage des hybrides, cette fonction pouvant toutefois être désactivée si vous préférez disposer d’une visée plus proche de l’optique.

Contrairement à la visée optique immédiate par définition, ce viseur s’initialise au démarrage du boîtier. Il reste néanmoins rapide avec moins d’une seconde pour être opérationnel. L’ajustement de la luminosité peut nécessiter quelques dixièmes de seconde supplémentaires selon la scène cadrée. Pour accélérer cette mise en route j’ai laissé le boîtier allumé pendant mes séances, l’autonomie n’en souffre pas trop (voir plus bas).

En soirée, quand la lumière manque, ce viseur permet de « voir clair » sans montrer de scintillements désagréables à l’œil. Bien que porteur de lunettes, je n’ai pas éprouvé de fatigue oculaire particulière après plusieurs heures d’utilisation. Le correcteur dioptrique m’a permis d’adapter la netteté du viseur à ma vue tout comme sur mon reflex, le dégagement oculaire important s’avère un atout si vous avez des lunettes aussi.

Autre particularité du viseur EVF, c’est le temps de réaction lorsque vous bougez rapidement le boîtier, pour un filé par exemple. L’électronique doit suivre pour afficher une image le plus « temps réel » possible. Le viseur du Nikon Z7 s’en sort bien, au niveau des meilleurs là-aussi. J’ai pu comparer avec un viseur optique (Nikon D750), un viseur hybride (Fujifilm X-Pro2) et ce viseur Nikon Z7. Pas de différence visible : un balayage horizontal rapide génère le retard habituel des viseurs électroniques, avec très peu de décalage toutefois par rapport à la visée optique Nikon. Ce n’est en aucun cas gênant pour suivre le sujet.

Test Nikon Z7 : Autofocus et suivi de la mise au point

L’autofocus du Nikon Z7 fait parler de lui car il diffère de celui d’un reflex Nikon. Les modules autofocus des premiers hybrides s’avéraient lents et parfois imprécis. Les modules récents, toutes marques confondues, sont bien plus réactifs et celui du Nikon Z7 l’est particulièrement grâce à l’utilisation conjointe de la détection de phase et de la détection de contraste (comme sur un reflex, via les collimateurs centraux).

Réactivité

J’attends d’un autofocus qu’il trouve le point très vite et le garde. Lors de ce test Nikon Z7, j’ai soumis l’autofocus à différentes situations, du sujet parfaitement immobile en pleine lumière à la plante qui oscille avec le courant d’air en soirée. Ce module AF est au niveau de celui des reflex. La mise au point est immédiate dès l’appui sur le déclencheur. En passant d’un sujet proche à un sujet lointain, la correction se fait très vite, avec les optiques Nikon Z comme avec les optiques AF-S équipées de la bague FTZ.

Test Nikon Z7 en studio

Test Nikon Z7 : l’autofocus en studio sur sujet en déplacement lent
24-70mm f/4 @ 70mm – 1/250ème – f/4 – 3200 ISO
cliquez sur la photo pour la voir dans sa taille native

La précision de l’autofocus peut varier en fonction de la taille de la zone de détection sélectionnée. La plus petite taille peut créer quelques imprécisions selon le contraste de la scène et la nature du sujet. Mieux vaut l’agrandir dans ce cas.

De même j’ai trouvé que l’autofocus hésitait plus fréquemment en basse lumière, le niveau de détection calé à -1IL sur le Nikon Z7 mériterait de passer à -2Il comme sur le Nikon Z6 (le test du Nikon Z6 à venir permettra de vérifier ce point).

Mise à jour :  Le firmware 2.0 apparu en mai 2019 améliore toutefois beaucoup la détection en basse lumière.

Test Nikon Z7 : réactivité et précision de l'autofocus de nuit

Test Nikon Z7 : l’autofocus de nuit sur sujet en déplacement
AF-S 50mm f/1.8 – 1/100ème – f/2.2 – 1600 ISO
cliquez sur la photo pour la voir dans sa taille native

5 tailles de zone de détection différentes sont disponibles, de la plus grande couvrant la presque totalité du champ à la plus petite à peine visible dans le viseur parfois.

Suivi AF

C’est sur le suivi AF que l’on attend les Nikon Z, Nikon nous ayant trop bien habitués avec les reflex. C’est d’autant plus critique que le Nikon Z7 ne dispose pas du suivi 3D, bien qu’il dispose de la détection de visage et du suivi du sujet classique.

Mise à jour : le firmware 2.0 sorti en mai 2019 et donc non disponible au moment de ce test apporte la détection de l’œil Eye-AF qui facilite encore un peu plus le suivi de la mise au point pour les portraits.

Le nombre d’opérations à traiter pour assurer la mise au point sur 493 collimateurs impose des contraintes de calcul fortes au processeur Expeed 6. Le Nikon Z6 avec 273 collimateurs « seulement » et un seuil de détection de -2 Il (-1 Il sur le Z7) pourrait s’en sortir un peu mieux, cela reste à tester.

Le comportement de ce module AF surprend lors des premières utilisations, lorsque vous suivez un sujet en mouvement vous pouvez penser qu’il perd le point entre deux photos. J’ai tenu à vérifier cela sur plusieurs séries de photos dont un manège pour enfants tournant à deux mètres de moi.

J’avais parfois l’impression que le Nikon Z7 perdait la mise au point et pourtant toutes les photos sont nettes. Attention donc à ne pas porter un jugement trop rapide sur les performances, analysez vos images.

Test Nikon Z7 - suivi autofocus

Test Nikon Z7 : l’autofocus sur sujet en déplacement rapide
la mise au point est calée sur l’objectif de l’appareil photo de Donald
24-70mm f/4 @ 70mm – 1/320ème – f/5.6 – 400 ISO
cliquez sur la photo pour la voir dans sa taille native

Le suivi de visage détecte et accroche très vite tout comme le mode AF-C avec zone de détection automatique. Dans ce mode, vous calez le collimateur central de la zone à 9 collimateurs sur le sujet qu’il faut suivre avec le joystick s’il se déplace hors de la zone (c’est la limite de ce mode). L’autofocus utilise un des collimateurs adjacents si le sujet échappe au collimateur central.

Par expérience, je n’ai pas obtenu la même souplesse qu’avec le suivi 3D d’un reflex Nikon qui évite de déplacer le groupe de collimateurs manuellement. Plutôt que de deviser trop longtemps sur ces différents modes, j’ai préféré analyser les photos faites pour voir si la netteté était au rendez-vous (c’est quand même le but). J’ai le même taux de réussite qu’avec mon reflex (reportage lors d’un défilé de mode). Le même aussi sur tous les sujets en mouvement lent.

Je n’ai pu évaluer la précision de cet autofocus sur un spectacle de danse en très basse lumière (ma spécialité mais la saison n’a pas commencé), c’est l’exercice qu’il me reste à faire pour valider la pertinence de ce module.

Test Nikon Z7 : sensibilité et dynamique, stabilisation

Montée en sensibilité

Le capteur du Nikon Z7 fait-il aussi bien en sensibilité que celui du Nikon D850 ? La question est sur toutes les lèvres avant que la même ne soit posée pour le Nikon Z6 quand il va arriver face au Nikon D750.

La série de photos ci-dessous est faite avec le Nikon Z7 et le Nikon Z 35 mm f/1.8 S. J’ai changé le temps de pose pour avoir la sensibilité correspondante. L’ouverture f/8 est fixe, la balance des blancs est en automatique.

64 ISO à 3.200 ISO

Les images tests montrent une belle réaction du capteur entre 64 et 3.200 ISO, fort heureusement d’ailleurs puisqu’il s’agit de valeurs désormais courantes. Passez la souris de votre ordinateur sur l’image ci-dessous pour faire défiler le diaporama.

Test Nikon Z7 - ISO

Test Nikon Z7 : ISO 64 à 102.400
cliquez ici pour voir les fichiers si le diaporama ne s’affiche pas

3.200 ISO

La montée du bruit numérique reste très discrète entre 1.600 et 3.200 ISO. Les résultats sont les mêmes que ce que j’ai pu observer avec le D850. Le lissage du fichier JPG est pratiquement inexistant, il faut passer en affichage 1:1 pour l’apercevoir.

6.400 ISO

A 6.400 ISO, valeur limite entre le bon et l’acceptable sur de nombreux boîtiers, le bruit commence à apparaître en affichage 100%. C’est le lissage du JPG qui s’avère le plus visible, sur les détails fins en particulier. Les images en JPG natifs restent utilisables tandis que le post-traitement des fichiers RAW permettra d’optimiser les résultats.

12.800 ISO

A 12.800 ISO le bruit se voit très nettement sur un JPG affiché dans des dimensions classiques (par exemple 1024 pixels à l’écran). L’aspect granuleux n’est pas désagréable mais le lissage appliqué par le boîtier sur le fichier JPG est très visible. Bien exposées, les images sont utilisables après post-traitement logiciel (Lightroom Classic CC, DxO PhotoLab, Capture One Pro …).

25.600 ISO

25.600 est la limite à ne pas dépasser pour produire des photos encore exploitables mais présentant un niveau de bruit très visible. Le lissage du JPG est important rendant les images peu agréables à l’œil. Le recours au post-traitement est impératif pour récupérer une image de meilleure qualité.

Ce test du Nikon Z7 montre un niveau de performance équivalent à ces sensibilités face au Nikon D850, ce qui est déjà très bien.

51.200 ISO

Cette sensibilité est atteinte en poussant le réglage d’ISO à +1 au-delà de la valeur seuil de 25.600 ISO. Le niveau de bruit est important, une coloration peu agréable apparaît dans les aplats de couleurs et le lissage du JPG dégrade fortement la finesse des détails.

L’image JPG est peu exploitable hors usages web limités. Le post-traitement permettra de faire un peu mieux mais c’est une valeur sur laquelle il ne faut pas compter pour sortir des images propres.

102.400 ISO

A 102.400 ISO nous flirtons avec les extrêmes. Le bruit est excessivement visible, le lissage du JPG le rend inexploitable au-delà des petits formats web. Les logiciels de post-traitement actuels auront fort à faire pour améliorer ces images. Nous sommes aux limites du capteur et, probablement, de cette technologie de capteur.

Note : j’ai fait plusieurs tests en modifiant la définition des fichiers RAW comme JPG de 45 Mp à 25,6 et 11,4 Mp afin de vérifier s’il y avait un impact sur la montée en sensibilité. Je n’ai constaté aucune différence visible à l’œil. Il me reste à tester le Nikon Z6 et ses 24 Mp pour vérifier s’il permet de gagner une valeur ISO face au Z7 comme sa fiche technique l’indique.

Dynamique du capteur

La dynamique d’un capteur est au moins aussi importante que sa capacité à monter en ISO. Pouvoir encaisser des basses et hautes lumières tout en gardant du détail dans les deux zones est primordiale. Dans le cas de scènes à très fort contraste, en pleine journée comme en spectacle avec des éclairages ponctuels, une grande dynamique permet de produire des images détaillées dans les ombres et les zones claires.

Il est difficile de faire ce test sans un équipement de mesure adapté, aussi je me contenterai de vous donner mon ressenti.

Test Nikon Z7 dynamique capteur

Test Nikon Z7 + Nikon Z 24-70 mm f/4
70 mm – 1/20 ème – f/4 – ISO 200
lien vers le fichier natif

Lors de ce test Nikon Z7 j’ai fait plusieurs séries de photos en pleine lumière, en contre-jour, afin de voir ce que je pouvais tirer d’un JPG natif et ce que je pouvais récupérer dans Lightroom à partir du RAW.

En JPG le résultat est très satisfaisant et sensiblement le même que ce que j’ai pu obtenir avec le D850. Les hautes lumières, par exemple dans les ciels, conservent du détail sans que les zones d’ombres ne soient bouchées. Le Nikon Z7 expose bien, conservant aux ciels très lumineux leurs couleurs. L’apparente surexposition des zones les plus claires est gérable en post-traitement RAW et permet de récupérer des détails. Un réglage fin du boîtier en JPG permettra d’optimiser encore le résultat.

Stabilisation

Le Nikon Z7 met en œuvre un système de stabilisation intégré au boîtier (IBIS – In Body Image Stabilization) à la différence des reflex de la marque ayant toujours privilégié la stabilisation Nikon VR dans les optiques. Sur le Nikon Z7 (et le Z6) la stabilisation joue sur 5 axes avec les optiques Z, 3 axes avec les optiques AF-S stabilisées qui apportent leur propre stabilisation complémentaire et 3 axes uniquement pour les optiques non stabilisées.

En pratique l’avantage est à l’hybride qui permet de stabiliser toutes les optiques compatibles, même les plus anciennes, et de favoriser les optiques AF-S stabilisées lorsque vous utilisez la bague FTZ.

Avec le zoom 24-70 mm f/4 à 70 mm j’ai pu descendre au 1/20 sec. sans constater aucun flou de bougé. Quelques photos faites avec des temps de pose plus longs restent exploitables, ce qui est une belle performance pour un capteur de 45 Mp très exigeant envers les micro-mouvements.

Test Nikon Z7 stabilisation avec zoom Nikon Z 24-70mm f/4

Test Nikon Z7 + Nikon Z 24-70 mm f/4
70 mm – 1/20 ème – f/4 – ISO 200
lien vers le fichier natif

Avec le 50 mm f/1.8 AF-S non stabilisé, le score est très honorable aussi puisque j’ai pu faire une série de photos parfaitement exploitable avec des temps de pose de l’ordre de 1/6 ème de sec.

Test Nikon Z7 stabilisation avec objectif Nikon AF-S

Test Nikon Z7 + Nikon AF-S 50 mm f/1.8
1/6 ème – f/1.8 – ISO 1.600
lien vers le fichier natif

Test Nikon Z7 : Qualité des images

avec les optiques Nikon Z

J’ai utilisé le zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S et le Nikon Z 35 mm f/1.8 S pour ce test Nikon Z7, le 50 mm n’étant pas encore disponible.

Zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S

Ce zoom à ouverture f/4 propose la plage de focale traditionnelle du zoom de reportage, et en attendant l’arrivée du zoom équivalent à ouverture f/2.8 l’an prochain, ce f/4 s’avère idéal. Compact et léger, il participe à la bonne prise en main de l’ensemble objectif-boîtier hybride.

Test Nikon Z7 + 24-70mm f/4

Test Nikon Z7 + Nikon Z 24-70 mm f/4
70 mm – 1/640 ème – f/4 – ISO 100
lien vers le fichier natif

Court dans sa position de transport, verrouillable, il s’allonge progressivement de 24 à 70 mm sans devenir pour autant aussi encombrant qu’un megazoom reflex type 28-200 ou même 18-105. Proposé à un tarif très compétitif de 600 euros en kit avec le boîtier, c’est un excellent compromis si vous ne voulez pas dépenser plus tout en bénéficiant de performances largement supérieures à celles des zooms reflex de milieu de gamme.

La bague personnalisable peut se voir affecter plusieurs des fonctions du boîtier, comme le contrôle de l’ouverture à la manière des bagues de diaphragme de certains objectifs. Notez que la valeur d’ouverture est alors réinitialisée lors de l’extinction du boîtier.

Les résultats à toutes les ouvertures sont étonnants pour un zoom f/4 de ce prix. Seule l’ouverture maximale f/4 s’avère un peu plus molle, les images restant parfaitement exploitables. Dès f/5 le piqué s’avère excellent jusqu’à l’ouverture minimale f/22.

Le zoom Nikon Z 24-70 mm S est l’objectif de choix pour ce Nikon Z7 (comme pour le Nikon Z6), son tarif en kit en fait un incontournable.

Nikon Z 35 mm f/1.8 S

La focale 35 mm est idéale en reportage, en photo de rue, autant de situations pour lesquelles l’hybride s’avère plus discret que le reflex.

Test Nikon Z7 + Nikon Z 35mm f/1.8

Test Nikon Z7 + Nikon Z 35 mm f/1.8
1/200 ème – f/4.5 – ISO 100
lien vers le fichier natif

La qualité des images produites, l’absence de distorsion visible en périphérie des images (un des bénéfices de la monture Z), la prise en main avec une bague très large … font de ce 35 mm f/1.8 un des meilleurs 35 mm qu’il m’ait été donné de tester.

Certes il coûte plus cher qu’un Nikon AF-S 35 mm f/1.8, il est plus long mais quelle différence ! Les opticiens Nikon sont partie d’une feuille blanche pour créer les optiques Z et bien leur en a pris, ce 35 mm est une vraie réussite.

avec les optiques Nikon AF-S

Les optiques Nikon AF-S (et AF-P) sont compatibles avec le Nikon Z via la bague d’adaptation FTZ (F to Z). Cette bague permet de monter l’objectif et de conserver l’autofocus, ce qui n’est pas le cas des anciennes optiques AF et AF-D qui n’ont pas de motorisation intégrée.

La bague FTZ est un adaptateur mécanique et électronique, elle ne comporte aucune lentille. Le couplage est immédiat avec les optiques pour Nikon F. Focale, ouverture et distance de mise au point sont bien évidemment reconnues et pilotées par le boîtier.

Test Nikon Z7 + AF-S 50mm f/1.8 avec bague FTZ

Test Nikon Z7 + Nikon AF-S 50 mm f/1.8
1/50 ème – f/1.8 – ISO 1.600
lien vers le fichier natif

A l’usage, la seule différence entre les Nikon Z et les Nikon AF-S c’est l’initialisation nécessaire au démarrage du boîtier. Immédiate sur les Nikon Z, elle demande quelques dixièmes de seconde sur les F en raison, probablement, des différences de fonctionnement de l’autofocus.

Une fois couplées, les optiques AF-S fonctionnent comme sur les reflex, la réactivité est la même, le résultat en terme de qualité d’image est identique, les contrôles d’ouverture et de mise au point via le boîtier en tous points identiques également.

Test Nikopn Z7 : bague FTZ + Nikon AF-S 70-200mm f/2.8

Test Nikon Z7 : la bague FTZ avec le zoom Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8

La seule différence visible reste la bague FTZ qui ajoute 28 mm à la longueur totale de l’optique F. C’est très visible sur un 35 mm AF-S, très peu sur un 70-200 mm f/2.8, pas du tout sur un 200-500 mm.

Cette bague dispose d’un pas de vis standard qui permet de fixer un trépied ou monopode, l’équilibre de l’ensemble boîtier-objectif est alors optimisé (et la semelle du boîtier protégée si l’objectif est lourd).

Test Nikon Z7 : Autonomie

Fort décriée lors de l’annonce des Nikon Z, l’autonomie du Nikon Z7 est loin d’être celle donnée par les tests CIPA et que Nikon se doit de reprendre dans ses fiches techniques.

Les tests CIPA donnent une autonomie de 330 vues pour le Nikon Z7. Cette valeur théorique est calculée à partir du protocole de test des appareils reflex dont le mode de consommation électrique diffère de celui des hybrides. Un reflex consomme plus au démarrage qu’en fonctionnement normal. Un hybride consomme en continu puisque son viseur est électronique. Le processeur est plus sollicité pour effectuer les opérations nécessaires au fonctionnement de l’autofocus (420 millions d’opérations par secondes, source Nikon).

Au final, l’autonomie réelle d’un Nikon Z7 est bien supérieure à la valeur théorique. Après avoir passé une journée à faire des photos, avec le viseur EVF, contrôle sur l’écran arrière, défilement des menus, utilisation de l’écran tactile et autres manipulations relatives au test, j’ai pu faire 505 photos avec 72% de batterie, soit près de 700 photos pour une pleine charge. Lors d’une autre longue session j’ai dépassé le cap des 300 photos avec 33% de batterie utilisés. La limite réelle est donc plus proche des 800 à 900 photos selon l’utilisation que vous ferez du boîtier.

La présence de l’écran de rappel supérieur limite l’utilisation de l’écran arrière, l’extinction automatique du viseur EVF dès que vous reculez votre œil participe également. Je n’ai par contre noté aucune élévation de température du boîtier, y compris en mode AF-C et rafale, ce qui n’est pas le cas de certains autres modèles. Ceci participe aux bons résultats car le capteur ne subit pas l’élévation de température du châssis.

Test Nikon Z7 : pour qui et quels usages ?

Voici une liste non limitative (et personnelle) d’usages pour ce Nikon Z7, ainsi que les points qui doivent vous interpeller si vous envisagez de changer de boîtier pour l’hybride Nikon.

Le Nikon Z7 peut vous intéresser si …

  • Vous avez déjà un parc optique compatible Nikon F et ne souhaitez pas tout changer
  • Vous cherchez un ensemble plus léger et compact qu’un reflex expert-pro
  • Vous faites du reportage, du studio, du portrait, du paysage
  • Vous avez besoin d’une gamme d’optiques étendue, de l’ultra grand-angle au super téléobjectif
  • Vous souhaitez passer de l’APS-C au plein format

Le Nikon Z7 va moins vous intéresser si …

  • Vous faites principalement des photos d’action et de sport
  • Vous n’avez aucun objectif compatible Nikon F
  • Vous avez déjà un reflex pro D850
  • Vous ne faites que de la vidéo pro
  • Vous n’avez pas besoin de la haute définition à 45 Mp
  • Vous ne voulez investir que dans des optiques Nikon Z et avez besoin de différents modèles
  • Vous ne jurez que par le double emplacement pour cartes et ne pouvez vivre sans

Test Nikon Z7 : ma conclusion

Nikon a pris au Nikon D850 ce que ce reflex expert-pro a de meilleur (définition, performances, construction, ergonomie) pour proposer un Nikon Z7 aux performances équivalentes dans un châssis plus léger et plus compact.

Le principe de fonctionnement de cet hybride impose des contraintes et limites, tout comme la visée reflex en impose au D850. Au final Nikon livre une première déclinaison de ses hybrides plein format qui ne manque pas d’intérêt.

Tout ce qui fait l’attrait du D850 se retrouve dans le Nikon Z7. Lors de ce test Nikon Z7 j’ai pu faire les mêmes images que j’aurais faites avec le D850, avec le même taux de réussite. La prise en main est immédiate, la navigation dans les menus, bien qu’aussi fastidieuse que sur un reflex, ne déroute pas.

La visée électronique s’avère une des meilleures du marché, l’écran arrière tactile est suffisamment grand et lisible en plein jour, inclinable il ne permet toutefois pas l’orientation vers l’avant.

La réactivité et la précision de l’autofocus font de ce Nikon Z7 un excellent boîtier de reportage capable de capturer des scènes d’action. Les reflex les plus performants de la gamme Nikon gardent une longueur d’avance en matière de photos sportive pour laquelle l’autofocus de l’hybride s’avère encore un cran en retrait (pas de suivi du sujet, pas d’AF groupe).

La qualité des images délivrées, la montée en sensibilité, la dynamique du capteur font de ce Nikon Z7 un hybride performant qui n’a rien à envier à la concurrence tant interne (reflex Nikon) qu’externe (hybrides Sony en particulier). La compatibilité avec la monture Nikon F est un avantage indéniable si vous possédez déjà des optiques pour Nikon.

Le positionnement tarifaire du Nikon Z7, boîtier nu, le place en concurrence directe avec l’hybride Sony A7R III. Le Nikon Z7 a pour lui une meilleure couverture AF (90% vs. 68% du cadre), la détection Eye-Af apparue avec le firmware 2..0 en mai 2019 et une grande compatibilité avec le parc optique Nikon F existant.

Au final Nikon ne manque pas son arrivée dans le monde de l’hybride plein format, propose un Nikon Z7 performant et des optiques au niveau des prétentions du boîtier. Un bilan plus que satisfaisant tant l’attente fût longue. 

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Prise en main et premier test du Nikon Z7 et des photos

Le Nikon Z7 est le nouvel hybride phare de la gamme Nikon Z. J’ai pu  l’utiliser pendant une journée lors de sa présentation aussi je vous propose cette première prise en main, la plupart des observations (hors capteur) s’appliquant à la déclinaison 24 Mp qu’est le Nikon Z6. Vous pouvez consulter le test du Nikon Z 7 complet effectué sur un modèle de série.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

prise en main – test du Nikon Z7
en arrière-plan le boîtier équipé de la bague FTZ et d’une optique Nikon AF-S

Le Nikon Z7 et les kits boîtier – objectifs chez Miss Numerique

Première prise en main / test du Nikon Z7, contexte

J’ai eu l’opportunité de prendre en mains le Nikon Z7 lors de l’événement de lancement de ce nouveau système hybride sans miroir Nikon. Après avoir parlé des différences entre hybride et reflex voici mes premières impressions sur le Nikon Z7 présenté dans un précédent sujet.

Lors de ce premier test du Nikon Z7 je n’ai pas pu tester le boîtier tel que je le fais d’habitude, mais j’ai pu faire des photos en conditions terrain avec le zoom Nikon Z 24-70mm f/4 et le Nikon Z 35mm f/1.8 S.

J’ai rapporté quelques images de cette séance, JPG et RAW. Les fichiers RAW, bien que supportés par Lightroom Classic CC via conversion DNG préalable, feront l’objet d’un prochain article car je ne peux pas utiliser mon protocole de test habituel qui me permet de traiter le NEF directement.

Les photos présentées ici sont des JPG boîtiers natifs dont la taille est réduite pour les besoins de la publication mais qui n’ont subi aucun traitement particulier.

Le Nikon Z7 était équipé du firmware 1.0, il s’agissait d’un des premiers modèles de série.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

le Nikon Z7 équipé du zoom 14-30mm f/4 S (mockup)
zoom Nikon Z 24-70mm f/2.8 S (mockup, à gauche)
Nikon Z 58mm f/0.95 S Noct (mockup, au fond)

Ergonomie et prise en main

C’est ce qui surprend le plus avec le Nikon Z7 : si vous utilisez déjà un reflex Nikon, prendre en main le Z7 et retrouver les différents réglages ne prend que quelques secondes. Pas de doute, nous sommes bien chez Nikon, les menus, l’écran arrière, les commandes supérieures, tout est identique ou proche et je me suis senti chez moi très vite.

Quelques minutes m’ont suffit pour configurer le boîtier comme j’en ai l’habitude avec mon reflex. J’avais alors dans les mains un Nikon réagissant de la même façon que celui que j’utilise couramment, c’est appréciable.

Le Nikon Z7 est plus compact et léger qu’un reflex plein format. C’est surprenant au début mais un poids moindre et un encombrement réduit, ce n’est pas pour me déplaire.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
70mm – f/16 – 1/15sec. – 1.600 ISO

L’ensemble boîtier + 24-70mm f/4 S tient bien en main et s’avère très équilibré. Le faible gabarit du boîtier pourrait laisser penser que l’objectif va pencher vers l’avant, il n’en est rien. L’encombrement des zooms à venir (voir illustration ci-dessus), réduit lui-aussi, ne devrait donc poser aucun problème. La différence avec le couple D750 + AF-S 24-70mm f/2.8 est sensible, je me suis senti beaucoup plus mobile avec le Nikon Z7.

J’ai moins apprécié le fait que la bague du zoom 24-70mm f/4 nécessite d’être tournée pour que le boîtier soit opérationnel. En effet, le blocage de cette bague permet d’éviter que le zoom ne se déploie quand il est penché vers le bas, à la façon du bouton de verrouillage des 18-55mm. Ce verrouillage permet aussi de raccourcir la longueur du zoom à sa valeur minimale pour ranger l’ensemble dans un sac photo pendant le transport. J’ai vite laissé le zoom en position 24mm pour éviter d’avoir à le déverrouiller pendant que je faisais des photos, il est alors un peu plus long mais c’est gérable.

A la différence des optiques Nikon F, la bague des optiques Nikon Z est paramétrable : elle peut se voir affecter une des fonctions du boîtier au même titre que les touches Fn. Je lui ai attribué le réglage d’ouverture, ce qui m’a permis de changer cette dernière en tournant la bague sans avoir à utiliser la molette habituelle. C’est une façon de retrouver la bague de diaphragme sur des optiques qui en sont dépourvues.

Sachez toutefois que cette bague tourne aisément et qu’ainsi programmée la valeur du diaphragme varie très vite (la bague n’est pas crantée) et repasse à sa valeur par défaut lorsque le boîtier est mis en position Off. Il y a peut-être une configuration à changer dans les menus mais je n’ai pas pris le temps de la chercher.

Autofocus

Il est attendu au tournant. Le nouveau module autofocus à détection de contraste et de phase du Nikon Z7 se doit de faire aussi bien si ce n’est mieux que le module à 153 collimateurs par détection de phase des Nikon D5, D500 et D850.

Ces deux modules diffèrent en plusieurs points. L’un ne couvre pas l’intégralité du champ (reflex) tandis que l’autre couvre 90% du champ (hybride).

L’un dispose du suivi 3D (reflex), l’autre non mais il sait suivre un visage et passer de l’un à l’autre s’il y en a plusieurs dans le champ.

J’ai pu vérifier que ce nouvel autofocus réagit très vite pour faire le point sur les sujets statiques ou en déplacement lent. Il s’avère précis et silencieux, c’est le moins que l’on puisse en attendre mais il le fait (constat fait avec le premier firmware du Nikon Z 7 mis à jour depuis).

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Test du Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
45mm – f/6.3 – 1/80sec. – 6400 ISO

Avec les sujets en mouvement rapide et imprévisible, en mode de mise au point continue AF-C, le Nikon Z7 suit le sujet tout aussi vite que le reflex. La précision de la mise au point est alors liée à la focale et la distance au sujet.

A 2m environ, avec une ouverture de f/4 (nous étions dans une salle peu lumineuse), le résultat est satisfaisant. Quelques photos manquent de netteté mais je n’aurais pas eu un pourcentage bien plus élevé avec mon reflex. De plus je n’avais pas encore pris le temps de vérifier chacun des réglages fins de l’autofocus configuré par défaut. Je ne doute pas de pouvoir obtenir de meilleurs résultats une fois ces réglages spécifiques assimilés et appliqués (j’ai l’habitude d’utiliser le suivi 3D qui n’existe pas sur le Nikon Z7).

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
53mm – f/4 – 1/320sec. – 6400 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
37mm – f/4 – 1/320sec. – 6400 ISO

Réactivité

Un appareil photo se doit d’être réactif. Cela va de soi mais tous ne le sont pas, et passer d’un menu à l’autre ou enchaîner les photos en mode rafale peut amener parfois certaines lenteurs désagréables.

Je n’ai rien constaté de tel avec le Nikon Z7. La navigation dans les menus est fluide, la bascule entre les différents modes d’affichage du viseur et de l’écran arrière aussi. En mode rafale le processeur Expeed 6 et la carte XQD font leur boulot, ça dépote !

Carte XQD

La carte, parlons-en. Un slot unique, le format XQD, Nikon a fait un choix bien atypique.

Le format XQD c’est l’obligation de devoir investir dans un lecteur XQD, oubliez le transfert par câble USB avec un capteur de 45Mp, c’est loin d’être rapide et fiable. Si vous utilisez un Nikon D5 ou D850, vous avez déjà le lecteur, il y a moindre mal.

Le tarif des cartes XQD est plus élevé que celui des cartes SD pros. Comptez 170 euros pour une carte XQD 64Go 400Mb/sec et 120 euros pour une carte SD 64Go 300Mb/sec. Le tarif des cartes XQD devrait toutefois baisser si le volume de ventes augmente et, surtout, si d’autres fabricants que Sony se lancent. Le support du format CF-Express par les Nikon Z7 et Z6 est une bonne chose, ces cartes qui arrivent bientôt devraient changer la donne (en savoir plus).

Une fois ces désagréments digérés, il est indéniable que la carte XQD est très rapide. C’est un support plus fiable à mon sens que la carte SD plus fragile (et facile à perdre) et le taux d’erreurs avec les XQD est plus faible (selon les retours des photographes pros avec lesquels j’échange).

Les performances des cartes XQD permettent de compenser la faible capacité du buffer sur le Nikon Z7 : la carte écrit plus vite, le buffer se vide plus vite, je n’ai pas noté de ralentissement sur une rafale de plusieurs dizaines de photos, rappelons qu’il s’agit de stocker des fichiers RAW 14bits de 45Mp à raison de 9 par seconde, quand même.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Test du Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
41mm – f/4,5 – 1/200sec. – 6400 ISO

Autonomie

L’autre sujet qui fâche. Si l’on en croit la fiche technique, la consommation électrique des Nikon Z entraînerait une baisse de l’autonomie limitée à 350 photos.

J’emploie le conditionnel car les valeurs données par Nikon sont celles des tests CIPA qui font référence. Mais … d’une part ces tests sont conçus pour les reflex alors que les hybrides consomment l’énergie différemment (capteur, viseur). D’autre part en conditions de test et en utilisant souvent l’écran arrière j’ai pu faire 505 photos dans la journée en ayant encore 28% de batterie. Un calcul simple laisse envisager une autonomie de 700 photos en conditions de test soit 800 à 900 en conditions de prise de vue plus classique (les miennes tout au moins, sans écran arrière mais en AF-C).

Disposer d’une seconde batterie devrait vous éviter tout problème, c’est ce que je fais depuis plusieurs années avec mes hybrides et je ne suis jamais tombé en panne sèche.

Viseur électronique

Il a déjà fait parler de lui ce viseur. Certains y voient le diable qui transforme la réalité et use les yeux à coups de lumière bleue, d’autres y voient l’avancée qui va permettre de photographier autrement.

Je fais partie de la seconde catégorie. Pour utiliser des viseurs électroniques depuis trois ans, je ne reviendrais jamais en arrière. D’autant plus que le viseur du Nikon Z7 (et du Nikon Z6, c’est le même) est d’un confort rare (je pèse mes mots).

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
24mm – f/13 – 1/13sec. – 3200 ISO

La visée est claire et lumineuse, c’est le moins que ce viseur puisse faire, mais l’image est aussi piquée et contrastée. Ni trop, ni trop peu. Les tests à venir me permettront de le vérifier plus en détail mais j’ai trouvé ce viseur encore plus agréable que ceux que j’utilise au quotidien (il y a un X dans le nom …).

Le viseur du Nikon Z7 est surtout plus généreux et ça c’est une bonne surprise. Vous voyez la différence qu’il y a entre un viseur de reflex APS-C et un viseur de reflex plein format ? C’est l’idée.

L’impression première est très favorable et après quelques minutes d’utilisation la nature électronique de ce viseur ne se fait pas sentir (et la fatigue oculaire non plus).

Je ne reviendrai pas ici sur les avantages de la visée électronique par rapport à la visée optique (j’en ai parlé ici), j’ajouterai juste que le taux de rafraîchissement de ce viseur (60 im/sec.) est suffisant pour photographier un combat d’art martiaux sans constater de défaut particulier. Pour les filés, laissez-moi le temps de tester plus longuement.

Test du Nikon Z7 : dynamique du capteur

Le capteur 45Mp du Nikon Z7 diffère de celui du Nikon D850. Nikon ne communique ni le nom du sous-traitant qui le fabrique (avec des steppers Nikon), ni ce qui différencie ce capteur, si ce n’est qu’il sait gérer l’autofocus contrairement à celui du D850.

Il serait peu pertinent de tirer une conclusion définitive sur la dynamique de ce capteur sur la base de quelques images JPG. Je note toutefois des qualités indéniables à encaisser les très hautes et très basses lumières et à rendre du détail dans les deux.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Test du Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
24mm – f/4 – 1/15sec. – 20.000 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 35mm f/1.8 S
f/16 – 1/250sec. – 200 ISO

Sur cette seconde image faite en contre-jour, le capteur encaisse la lumière directe du soleil en restituant du détail dans les zones sombres (le pont) comme les zones claires (les nuages). Le post-traitement d’une telle image sur la base du fichier RAW devrait permettre d’atténuer les écarts et de renforcer le niveau de détail dans les deux zones.

Bruit numérique

Le niveau de bruit relevé à haute sensibilité sur ces images JPG reste très limité, proche de ce que j’ai pu observer sur le D850 toutefois, la différence ne devrait pas être très élevée.

La série ci-dessous permet de se faire une idée du niveau de bruit dans les hautes sensibilités. Observez en particulier la zone floue au premier plan.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/320sec. – 6.400 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/400sec. – 12.800 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/640sec. – 25.600 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/1250sec. – 51.200 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/2000sec. – 102.400 ISO

Qualité des images

Se faire plaisir avec un nouveau boîtier c’est bien mais encore faut-il qu’il rende le service attendu. En ce qui me concerne, j’ai besoin d’images bien exposées, avec une dynamique la plus grande possible (écart entre les plus hautes lumières et les plus basses sans perte de détail dans l’image) et – surtout – nettes.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Test du Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
24mm – f/4 – 1/800sec. – 1.600 ISO

Les premières photos faites dans des conditions de prise en main montrent que le résultat est à la hauteur de mes attentes. Je (re)précise qu’il s’agit de JPG natifs et non de RAW traités.

Test du Nikon Z7 avec zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S

Le moins que je puisse dire est que ce zoom en impose : je n’ai rien testé d’aussi bon encore dans cette gamme de prix en matière de piqué d’image et de précision en périphérie (j’en ai testé quelques-uns …).

Le Nikon 24-120mm est enterré (mais ça c’est guère étonnant), les 24-85 aussi et seul mon AF-S 24-70 f/2.8 première génération devrait pouvoir jouer la finale, mais je ne le donne pas gagnant d’avance.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
70mm – f/16 – 1/80sec. – 1.600 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Agrandissement de l’image précédente 

Ce 24-70 f/4 S délivre des images d’une très grande précision, à tel point que le prochain Nikon Z 24-70mm f/2.8 devra être sacrément bon pour justifier la différence de tarif car à 1099 euros le f/4 est déjà très bien placé. Mais à 600 euros en kit c’est cadeau ou presque !

Test du Nikon Z7 avec Nikon Z 35mm f/1.8 S

On en parle ? J’en ai lu des commentaires disant tous « mais pourquoi diable Nikon n’a pas conçu un f/1.4 au lieu de ce f/1.8 ??« .

Vous savez quoi ? Sur les quelques images que j’ai pu faire avec, ce 35mm f1.8 fait très mal à la concurrence. Je parle de concurrence interne, avec les Nikon AF-S 35mm comme de concurrence externe chez Sigma et Tamron.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 35mm f/1.8 S
f/1.8 – 1/640sec. – 200 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Agrandissement de l’image précédente 

Vous allez penser que je suis partisan mais si mes tests à venir le confirment, ce dont je ne doute pas, le couple Nikon AF-S 35mm f/1.8 + bague FTZ n’a plus qu’à aller se rhabiller et les autres peuvent trembler.

Inutile de vous dire que j’attends avec impatience le Nikon Z 50mm f/1.8 S que je n’ai pu évaluer encore … Là c’est Zeiss qui va trembler puisque les tests effectués en interne chez Nikon montrent des scores supérieurs au Zeiss 55mm f/1.2, d’autant plus que le Nikon a un zéro de moins dans son tarif.

Test du Nikon Z7 : conclusion temporaire …

Temporaire car il s’agit d’une première prise en main test du Nikon Z7 qui n’a pas pour prétention de donner des conclusions formelles mais plutôt un ressenti au bout de quelques heures d’utilisation sur le terrain.

Bien que j’ai pu utiliser le Nikon Z7 pendant une journée, je n’ai pas pu le faire dans les conditions qui sont les miennes d’habitude. Je vais assurément lui trouver quelques défauts lors du test, mais il va falloir fouiller car le niveau est très élevé.

En savoir plus sur le site Nikon

Le Nikon Z7 et les kits boîtier – objectifs chez Miss Numerique


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