nikonpassion.com

Page 1 / 1


Test NIKKOR Z 40 mm f/2 pour Nikon Z : petit objectif abordable pour photo de rue, voyage et hybrides

Depuis son lancement en août 2018, la gamme d’objectifs NIKKOR Z pour hybrides Nikon s’est vue complétée de plusieurs focales fixes. Toutefois manquaient encore à l’appel des objectifs compacts, légers et accessibles.

Un 40 mm est arrivé fin 2021, ainsi qu’un 28 mm. Voici le test du NIKKOR Z 40 mm f/2, l’objectif qui pourrait bien vous faire changer d’avis si vous pensez que « Nikon c’est forcément lourd, gros et cher ».

Réponse rapide : Le NIKKOR Z 40 mm f/2 est une focale fixe compacte, légère et abordable pour les hybrides Nikon Z, très adaptée à la photo de rue, reportage léger ou usage quotidien. Il n’égale pas les optiques haut de gamme en homogénéité ou finition, mais pour un budget réduit il constitue une très bonne option.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2 : introduction

Septembre 2021, la gamme Nikon hybride fête ses trois ans. Elle propose déjà une liste plutôt satisfaisante d’objectifs à focale fixe et de zooms. Toutefois il manque toujours des objectifs plus abordables que les modèles pros de la série S, plus compacts et légers aussi. Les NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S et NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S ont beau être excellents, ils n’en restent pas moins imposants et couteux.

Pour en savoir plus sur les objectifs NIKKOR Z, parcourez la liste de tous les modèles disponibles.

Nikon a semble-t-il entendu le message des utilisateurs puisque ce mois de septembre voit arriver un petit 40 mm qui ne paye pas de mine. Le NIKKOR Z 40 mm f/2 mesure en effet 5 cm à peine de longueur, pèse 170 gr et présente le double avantage d’être compatible APS-C et plein format et de ne coûter « que » 280 euros. Oui, pour un NIKKOR hybride ouvrant à f/2, ça interroge !

Après vous l’avoir présenté en détail, je n’ai pas résisté et dès qu’il a été disponible, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 a rejoint mon sac photo. Le test que je vous présente aujourd’hui n’est donc pas réalisé sur un modèle de prêt mais bien avec mon exemplaire personnel. Je vous explique pourquoi plus loin.

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 6II
Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 6II

Présentation et contexte

Je ne trahis pas un grand secret en vous disant que j’ai une prédilection pour la photo urbaine, la photo de rue et le reportage au quotidien. Après avoir utilisé un reflex Nikon pendant de longues années, je suis passé aux Nikon Z6 et Z6II depuis 2019. L’excellent zoom NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S me sert au quotidien dans le cadre de mes différentes activités.

Mais il me manquait quelque chose. Non pas que ce zoom ne soit pas performant, c’est tout le contraire et si vous cherchez un zoom de reportage à prix presque doux, préférez cette version f/4 S au plus volumineux, lourd, onéreux mais excellentissime NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II, vous ne serez pas déçu.

Non, ce n’était pas ça. Ce qui me manquait, c’était le fait de retrouver les sensations ressenties avec un petit 50 mm f/1.8, ou un hybride APS-C et un petit 28 mm. La compacité, le poids plume, et la grande ouverture aussi. Car si f/4 est une ouverture suffisante en journée, ce n’est plus le cas en soirée lorsque je dois faire des photos de nuit ou chaque fois que la lumière manque en intérieur.

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 6II
Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 6II

Vous me répondrez qu’il me suffisait d’utiliser le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S, ou le 35 mm, ou encore l’AF-S Nikkor 50 mm f/1.8 avec la bague FTZ. C’est vrai, mais tant leur poids que leur taille ne jouent pas en leur faveur. Je ne parle pas du budget, quant à la bague, elle ajoute une longueur et un poids non négligeables avec un 50 mm.

C’est pourquoi l’arrivée du NIKKOR Z 40 mm f/2 m’a ravi puisqu’il offrait, en apparence tout au moins, la compacité, le poids plume, l’ouverture (f/2 ou f/1.8 c’est 1/3 d’IL soit rien), et ne coutait pas trop cher. Restait à l’utiliser pour en savoir plus, ce que j’ai fait depuis de nombreuses semaines, dans des situations très différentes.

Ce test du NIKKOR Z 40 mm f/2 a été réalisé avec un Nikon Z6II, retenez que le même objectif monté sur un Nikon Zfc ou Z50II cadre comme un 60 mm tout en restant aussi compact et léger. La focale idéale pour le portrait en APS-C.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2 Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 - 1/800ème - f/2.2 - ISO 6.400
Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/2.2 – ISO 6.400

NIKKOR Z 40 mm f/2 : dans le détail

Qualité de construction

170 gr et 280 euros, forcément, ça a des conséquences. Ne vous attendez donc pas à disposer d’un 40 mm f/2 construit comme un char d’assaut, ce n’est pas le cas. Le polycarbonate est omniprésent, ce qui me gène plus pour la baïonnette que le corps de l’optique. J’aurais volontiers pris une monture en métal pour quelques dizaines de grammes supplémentaires. Il n’en reste pas moins que l’ensemble est bien construit, ne présente aucun jeu, la bague tourne de façon fluide, l’étanchéité est excellente (j’ai testé la pluie pour vous …).

De plus, après avoir monté et démonté cet objectif des dizaines de fois déjà, la monture ne montre aucune trace. Polycarbonate oui, mais polycarbonate robuste.

Autre frustration, une unique bague de contrôle alors que les séries S en comportent deux. En pratique vous lui attribuez la fonction de votre choix, j’ai choisi la correction d’exposition, vous pouvez opter pour la mise au point manuelle (en l’absence de commutateur AF/MF) ou l’ouverture. Cette bague est toutefois agréable à manipuler, tourne dans le plus grand des silences, est bien évidemment décrantée, ce qui ravira les vidéastes au passage.

N’oubliez pas qu’il s’agit d’une focale fixe, l’absence de bague de zoom est logique, disposer d’une seule bague est limitant mais à l’usage vous allez voir que l’on s’en passe aisément. Je vous rappelle que l’on parle d’une optique de 170 gr et 5 cm de long.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/2 – ISO 320

Puisqu’on commence par ce qui dérange, notez que ce NIKKOR Z 40 mm f/2 est livré sans pare-soleil, un Nikon HN-3 peut faire l’affaire si vous tenez à utiliser cet accessoire, je m’en passe volontiers (lisez le paragraphe sur le flare plus bas).

Si vous êtes encore convaincu que ce test du NIKKOR Z 40 mm f/2 peut vous aider à faire un choix pertinent, merci d’être resté, lisez la suite.

Prise en main, stabilisation  et autofocus

La prise en main de ce NIKKOR Z 40 mm f/2 est immédiate, vous le greffez sur votre boîtier et c’est parti. Inutile de chercher le mode d’emploi, il n’est pas nécessaire.

La stabilisation dépend du boîtier, elle s’exerce sur 5 axes avec les hybrides plein format, et ne s’exerce pas sur les hybrides APS-C, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 n’étant pas stabilisé, tout comme les modèles de la série S soit dit au passage. Ce qui peut s’avérer plus gênant sur un 85 mm fixe plus lourd et long ne l’est pas ici. Le poids plume ne provoque aucun déséquilibre, la faible longueur de l’objectif vous permet de tenir le boîtier fermement lorsque le temps de pose s’allonge.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/4 sec. – f/2.5 – ISO 800 (à main levée)

Vous vous doutez que l’autofocus ne met pas en œuvre la motorisation élaborée des optiques Nikon pros, mais est-ce bien nécessaire pour assurer une mise au point rapide et précise avec cet ensemble optique léger ? Non. Vous n’aurez aucune difficulté à faire le point avec ce NIKKOR Z 40 mm f/2, c’est rapide et précis. Les plus pointilleux noteront un léger bruit de mise au point, en photo il ne dérange pas, en vidéo sachez-le.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/6.3 – ISO 180

Performances optiques : pique, homogénéité et flare, aberrations chromatiques et vignettage

Logiquement, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 et sa construction moins complexe que celle des optiques pros devrait marquer le pas. Formule optique simplifiée, nombre de lentilles réduit, petite lentille frontale, simple traitement de surface nanocristal … Pourtant, croyez-le ou non mais ce NIKKOR Z 40 mm f/2 m’a surpris.

Dès la pleine ouverture les résultats sont satisfaisants. Le vignettage se fait remarquer à f/2, est persistant dans une moindre mesure aux autres ouvertures. La correction logicielle embarquée améliore le résultat sans toutefois supprimer entièrement ce vignettage, le recours à un traitement dédié en post-production pourra vous aider si vous voulez vous débarrasser de ce demi-Ev environ qui subsiste.

Malgré l’absence de pare-soleil, le traitement nanocristal fait son travail et les résultats sont satisfaisants. Le faible diamètre de la lentille frontale doit y être pour quelque chose, et je n’ai eu que très rarement recours à la bonne vieille méthode de la main pour couper la lumière frontale et réduire le flare, ce qui est d’autant plus simple à mettre en œuvre que l’objectif est tout petit.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/8 – ISO 110
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/8 – ISO 640

Test NIKKOR Z 40 mm f/2, performances optiques : déformation et distorsion

Là où le NIKKOR Z 40 mm f/2 pêche plus, c’est sur l’homogénéité du rendu. Ne le choisissez pas pour faire de la reproduction de tableaux, il n’est pas fait pour ça. Pensez aussi à éviter la pleine ouverture si votre sujet se trouve sur le bord de l’image, la différence de piqué se fait sentir. Dès f/5.6 par contre les résultats sont à la hauteur. A f/8 je n’ai plus rien à lui reprocher, en photo de rue c’est justement l’ouverture qui m’intéresse.

J’ai été agréablement surpris par contre par l’absence de distorsion visible, et le rendu du flou d’arrière-plan bien géré par le diaphragme à 9 lames. La mise au point minimale à 29 cm autorise de jolis premiers plans nets tandis que l’arrière-plan est plongé dans un flou agréable à grande ouverture.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/6.3 – ISO 110
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/200ème – f/2.8 – ISO 1 600

Test NIKKOR Z 40 mm f/2 : à qui s’adresse cet objectif ?

Vous aimez la photo de rue, la photo de nuit, le reportage, les trois ? Le NIKKOR Z 40 mm f/2 n’est pas le meilleur objectif à focale fixe de la gamme NIKKOR Z, il présente toutefois le quadruple avantage  :

  • d’être compact et léger,
  • d’être bien construit,
  • de présenter une distorsion d’image modérée,
  • de coûter moins de 300 euros.

Il vous faudra cependant accepter un vignettage visible avant post-traitement, une monture en polycarbonate, un manque d’homogénéité en périphérie d’image.

Il n’en reste pas moins que, proposé deux fois et demi moins cher que le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S bien plus lourd et encombrant, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 est une alternative très crédible pour compléter un Nikon Z5II, Z6 série 1 ou 2 ou 3 comme un Nikon Z50II ou Zfc.

Utilisé pour ce qu’il est, un entrée de gamme très capable, il vous rendra service lorsque la lumière manque en faisant bien mieux que le modeste zoom NIKKOR Z 24-50 f/4-6.3.

En résumé : Si vous recherchez une focale fixe Z compacte pour un usage reportage/urbain sans casser la tirelire, le NIKKOR Z 40 mm f/2 est un excellent compromis.
Il n’égale pas les optiques S haut de gamme en homogénéité ou finition, mais sa légèreté, son prix et sa polyvalence le rendent très pertinent.
Pour un boîtier Nikon Z plein format ou APS-C, il constitue un choix judicieux.
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/8 – ISO 250
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/640ème – f/8 – ISO 3.200
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/1.250ème – f/3.2 – ISO 100

FAQ sur le NIKKOR Z 40 mm f/2

Est-ce que le NIKKOR Z 40 mm f/2 convient pour un hybride APS-C Z50 ou Z fc ?
Oui, il est compatible monture Z. Sur APS-C il donne un équivalent ~60 mm, ce qui en fait un bon objectif portrait ou usage général.

Peut-on tirer pleinement parti de cet objectif sur un boîtier 45 Mpx comme le Z7 II ou le Z8 ?
Techniquement oui, mais l’homogénéité en périphérie est moins bonne que les optiques haut de gamme. Si vous faites des tirages très larges ou êtes exigeant, cela peut être un compromis.

Faut-il un pare-soleil avec cet objectif ?
L’objectif est livré sans pare-soleil, mais le traitement nanocristal réduit le flare. Vous pouvez ajouter un pare-soleil léger si vous travaillez souvent en lumière latérale forte.

Quelle ouverture choisir pour avoir un bon piqué ?
Dès f/5.6 les résultats sont très bons et à f/8 aucun reproche majeur selon le test. À pleine ouverture f/2, le vignettage est plus marqué (mais a son charme).

Est-ce un bon achat pour la photo de rue et le voyage ?
Oui : sa compacité (170 g, 5 cm de long) en fait un compagnon discret pour reportage, urbain ou voyage léger.

En résumé

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 peut vous intéresser si :

  • vous cherchez un objectif léger et discret pour la photo de rue et le reportage,
  • vous souhaitez compléter votre NIKKOR Z 24-50 f/4-6.3 par une focale fixe à grande ouverture,
  • vous souhaitez un équipement 100 % NIKKOR Z sans passer par la bague FTZ et le 35 ou le 50 mm monture F,
  • vous avez un budget limité.

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 va moins vous intéresser si :

  • vous avez déjà un NIKKOR Z 50 f/1.8 S ou NIKKOR Z 35 f/1.8 S,
  • vous voulez la meilleure qualité d’image possible à toutes les ouvertures et distances,
  • vous utilisez un Nikon hybride de 45 Mp plus exigeant que le 24 Mp,
  • le budget n’est pas un problème.
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/13ème – f/2.5 – ISO 800
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/5ème – f/5 – ISO 100

Test NIKKOR Z 40 mm f/2 : ma conclusion

Ce test NIKKOR Z 40 mm f/2 peut vous paraître ambigu, puisque je mets en avant les défauts de cet objectif tout en vantant ses mérites. C’est pourtant ce que je ressens après plusieurs semaines d’utilisation quasi quotidienne de ce petit 40 mm f/2.

Certes, il a quelques défauts comme cette sobriété dans la présentation qui le prive d’une seconde bague ou d’une monture métallique, ce manque d’homogénéité et ce vignettage qui peuvent déranger.

Mais il est tellement agréable à utiliser, il se fait tellement discret qu’il est difficile de ne pas l’apprécier. Couplé au Nikon Z6II, je dispose d’un ensemble pesant moins de 800 g qui m’autorise le reportage urbain comme ce sujet sur les quais de Seine en territoire Seine-Amont couvert avec cet exemplaire du NIKKOR Z 40 mm f/2.

Il vous reste à faire le choix entre ce 40 mm dont la focale peut vous paraître atypique et le plus classique 50 mm, retenez toutefois que 40 mm c’est pile entre 35 et 50, les leicaistes l’ont bien compris.

En savoir plus sur cet objectif sur le site Nikon.


Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles

Vous aimeriez réussir à photographier le ciel nocturne et les étoiles mais vous ne savez ni comment vous y prendre, ni quel matériel photo utiliser ?

Voici comment choisir votre matériel, les techniques essentielles, comment capturer les principaux phénomènes du ciel nocturne, quel flux de travail mettre en œuvre et de belles images d’illustration pour vous motiver.

Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC

Comment photographier le ciel nocturne : le guide pratique illustré

Imaginez …

Un ciel nocturne étoilé. La grande ourse. La voie lactée. La lune. Vous vous voyez déjà montrer vos magnifiques photos de ces phénomènes du ciel nocturne ?

Cependant vous n’êtes pas au bout de vos peines car ce n’est pas une pratique photo qui s’improvise. Vous devez utiliser le matériel photo adéquat, les bons accessoires aussi (trépied, rotule, intervallomètre, monture équatoriale, …). Parfois même des accessoires improbables comme un chauffe-objectif pour éviter la rosée !

Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles

Mais ce n’est pas tout.

Photographier le ciel nocturne impose des réglages particuliers. Mieux vaut :

  • utiliser le format RAW qui vous donne plus de souplesse pour traiter vos photos et en finaliser le rendu,
  • régler votre boîtier pour qu’il minimise le bruit numérique si vous utilisez des poses longues (menu réduction du bruit en pose longue sur les appareils photo Nikon),
  • mettre en œuvre la fusion d’exposition qui vous donnera plusieurs images à assembler par la suite en post-traitement à l’aide d’un logiciel dédié (par exemple Lightroom Classic),
  • utiliser aussi la fusion de mise au point si vos sujets sont trop éloignés dans l’image, comme ces petits détails au tout premier plan et ces étoiles à l’infini dans le ciel,
  • ne pas oublier de gérer l’exposition avec soin pour protéger les hautes et basses lumières.

Ces quelques réglages en tête, il va aussi vous falloir préparer vos séances, choisir avec soin les lieux de prise de vue. Vous devrez suivre la météo afin qu’elle soit la plus clémente possible le jour J, pensez à établir un calendrier.

Si je devais résumer tout ce à quoi vous devez penser pour photographier le ciel nocturne, j’emploierais le mot anticipation. De la rigueur personnelle donc, mais aussi quelques astuces de pros peuvent vous aider. Pensez à la fabuleuse application smartphone Photopills, elle vous rendra bien des services.

Toutefois les meilleurs aides disponibles ne remplacent jamais l’expérience et la connaissance de votre sujet.  Adam Woodworth est un photographe professionnel spécialisé dans ce type de photographie et le moins que l’on puisse dire en voyant ses images, c’est que l’expertise, il l’a.

Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles

Observez la première photo de son livre faite au Nikon Z 7 avec un 14-24 mm AF-S. Une première fusion de 10 images avec expositions et mises au point différentes, à 6.400 ISO, pour le ciel. Une seconde fusion de 3 images à 1.600 ISO, 2×10 min et 1×20 min, pour le premier plan. Du grand art.

De quoi vous (re)donner le goût de lever les yeux au ciel. Pas par dépit, mais pour faire de magnifiques photos.

C’est justement ce que vous allez apprendre à faire en lisant le livre d’Adam Woodworth, car il vous livre les conseils essentiels pour bien démarrer, choisir votre matériel, planifier vos séances, réussir vos premières photos.

Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles

Il ne s’arrête pas là puisqu’il vous offre aussi ses conseils de pros pour aller plus loin :

  • comment composer vos images de ciels nocturnes,
  • comment faire des photos de la voie lactée, y compris en panoramique,
  • comment faire des photos d’aurores boréales (en savoir plus).

J’ai particulièrement apprécié dans ce livre le chapitre dans lequel l’auteur détaille quatre de ses photos, et vous explique point par point comment il est arrivé à ce résultat. L’apprentissage par l’exemple reste le plus efficace.

Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles

A qui s’adresse ce livre ?

Tout à la fois guide pratique pour apprendre à photographier le ciel nocturne et beau livre de photographie pour découvrir de forts belles images de ciels, cet ouvrage s’adresse en priorité au photographe amateur désireux de réussir ses photos de ciel sans forcément avoir envie de devenir professionnel du domaine.

Si c’est votre cas, vous trouverez les conseils indispensables, le matériel à privilégier , les réglages de prise de vue et le détail du post-traitement de vos photos.

Ce livre s’adresse également aux photographes plus experts mécontents des résultats qu’ils obtiennent et désireux d’aller plus loin. Si c’est votre cas, vous serez comblé en découvrant toutes les astuces d’un pro, comme le fait d’arriver à travailler dans la pénombre, ou d’éclairer vos scènes nocturnes sans transporter des tonnes de matériel. Les techniques avancées de fusion (d’exposition ou de mise au point) n’auront plus de secret pour vous, tout comme le réglage des niveaux et des courbes qui permet de finaliser les images de fort belle façon.

J’ai souvent pour habitude de dire qu’un bon livre est plus rentable qu’un nouvel accessoire photo sans vous couter aussi cher, je ne peux que me répéter au sujet de cet ouvrage. Bien que n’étant pas du tout un spécialiste de la photo de ciel nocturne, j’avoue qu’après avoir parcouru ce livre et découvert ces images, je pourrais me laisser tenter le jour où le ciel de mes régions préférées m’en donnera l’occasion !

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC


Comment faire une photo macro réussie, le guide pratique – 4/4

Bien maitriser la technique reste un atout pour faire une photo macro réussie. Les trois premiers articles de ce guide pratique macro (le matériel, le rapport de grandissement et la gestion de la lumière) vous ont mis en confiance pour réaliser votre première photo macro en extérieur.

La macrophotographie reste néanmoins une discipline exigeante. Attendez-vous à un taux de déchet d’autant plus important qu’il est rare qu’on puisse la pratiquer très régulièrement. Mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, voici comment gérer la prise de vue !

Comment faire une photo macro réussie, le guide pratique

Ce dossier macro est écrit par Jacques Croizer, déjà à l’origine de plusieurs tutoriels sur Nikon Passion, et auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier :

Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos

Vous pouvez télécharger ce dossier macro au format PDF, cliquez sur le lien en fin d’article.

Comment faire une photo macro : le cadrage

Lorsqu’on utilise une focale fixe pour photographier un portrait ou un paysage, on se déplace pour ajuster le cadrage. Certains photographes prétendent même que c’est source de créativité alors imaginez la chance que vous avez de n’utiliser que des focales fixes pour faire de la macro !

Un objectif macro utilisé seul fonctionne en effet comme n’importe quel autre objectif. Il faut simplement vous rappeler que le grandissement maximum est obtenu à la mise au point minimale, et qu’il décroit très rapidement lorsqu’on s’en éloigne.

Dès lors que vous utilisez une bague ou une bonnette macro, la situation se complique. Vous avez lu les précédents épisodes … Vous savez donc qu’avec un objectif de focale standard 50 mm monté sur une bague de 50 mm, la zone de travail est extrêmement réduite : la distance réelle de mise au point varie entre 94 mm (MAP à 450 mm) et 100 mm (MAP à l’infini). En dehors de cette plage, la photo est intégralement floue.

Nous n’avons jusqu’à présent considéré cette information que sous l’angle de la taille du sujet dans la photo : un objet mesurant 36 mm dépassera la largeur d’un capteur plein format si l’on utilise le précédent montage à la mise au point minimale : le grandissement est en effet alors égal à 1,125. Il redescend à 1 si on fait la mise au point à l’infini, soit une variation de seulement 11 %.

La faible évolution du grandissement sur toute l’échelle de mise au point a une conséquence immédiate sur le cadrage de la photo : il est pratiquement imposé par le choix du matériel.

Quel matériel pour quel cadrage en macro ?

Pour faire une photo macro sans trop perdre de temps, on finit par choisir par réflexe le matériel (focale + bague) adapté à l’image envisagée. L’exercice se révèle plus délicat dès lors que notre pratique est plus occasionnelle. Il se révèle alors pratique d’avoir dans son sac ou sur son smartphone un tableau donnant le grandissement obtenu à la mise au point minimale, en fonction de son équipement.

Tableau de grandissement - Comment faire une photo macro

Grandissement à la MAP minimale

La figure ci-dessus représente le tableau que j’utilise. Il révèle une pratique plus proche de la proxi que de la macro. A chacun de construire le sien à partir des formules précédemment détaillées. Il convient de bien prendre en compte la focale réelle de l’objectif à la mise au point minimale, inférieure à celle annoncée par le constructeur pour les objectifs macro. Et si les formules vous rebutent, adoptez l’approche empirique du double décimètre que nous avons vue dans l’article sur le grandissement !

Photo macro et profondeur de champ

Nous sommes en place, avec le bon objectif, le bon cadrage, une distance de mise au point pile poil au centre de la zone de travail, et pourtant… toute l’image apparait floue dans le viseur. Toute ? Non ! Car un petit groupe d’irréductibles pixels résiste encore à ce flou généralisé.

Vous vous souvenez alors avoir lu sur Nikon Passion un tutoriel sur la profondeur de champ en macrophotographie. Dire qu’elle est minimaliste est un euphémisme. Pour un boitier donné, la profondeur de champ dépend uniquement du diaphragme choisi Ø et du grandissement G.

Calcul de la profondeur de champ - Comment faire une photo macro

En pratique, pour un grandissement de 1, la zone nette a une profondeur de 1,32 mm avec un capteur plein format, 0,86 mm avec un capteur APS-C et 0,26 mm avec un capteur 1 pouce.

Ces chiffres sont trompeurs, car il faut comparer des choses comparables, autrement dit des photos cadrées de la même manière. Pour qu’un sujet de la largeur du capteur 1 pouce (13,2 mm) prenne tout le cadre sur un capteur APS-C, il faut atteindre un grandissement de 1,8. Il doit être poussé à 2,7 pour obtenir le même résultat avec un capteur plein format.

Dans ces conditions, la profondeur de champ est de l’ordre du tiers de millimètre indépendamment du capteur, alors que le diaphragme est déjà bien fermé. C’est là tout le paradoxe qu’il faut gérer en macrophotographie : un sujet flou sur un fond trop texturé, au risque d’en réduire la lisibilité.

Plus que l’ouverture du diaphragme, c’est la distance entre fond et sujet qui permet de mettre ce dernier en valeur, de créer une ambiance. A quoi bon fermer d’avantage le diaphragme ? On ne gagne que quelques poils de profondeur de champ en polluant encore plus l’arrière-plan et en risquant de perdre du piqué par diffraction.

Profondeur de champ ressentie

Pensez-vous que ce soit la même chose de photographier en gros plan le profil d’un moustique ou celui d’une petite mouche ? Ces deux insectes occupent sensiblement la même place sur le capteur. Il serait donc tentant de répondre oui… mais il n’en est rien.

Photo de mouche en macro - Comment faire une photo macro

Mouche (f/5.6 à 1/400 s – Iso 800 – 105 mm + bagues 64 mm) (C) J. Croizer

Tout est question de tour de taille : il faut bien reconnaitre que sur ce point, les deux insectes ne boxent pas dans la même catégorie. Si on fait abstraction de ses ailes, l’épaisseur du moustique est pratiquement comprise dans la zone nette de la profondeur de champ, alors que la zone floue commence déjà à s’étendre sur le corps plus dodu de la mouche.

Si le flou s’installe rapidement sur le corps du sujet, on aura l’impression que toute la photo est floue. A contrario, si la zone de transition est large, la perte de netteté sera moins sensible, donnant l’impression d’une profondeur de champ plus importante.

Ce phénomène, qu’on appelle « profondeur de champ ressentie » dépend de 4 facteurs.

  • La distance de mise au point : plus elle est longue et plus la transition est lente, augmentant ainsi la profondeur de champ ressentie. Mais pour faire une photo macro, augmenter la distance de mise au point est rarement une option envisageable, à moins d’accepter un recadrage ultérieur.
  • Le diaphragme : plus il est fermé et plus la transition est lente. Il est assez logique que la profondeur de champ ressentie évolue dans le même sens que la profondeur de champ calculée… mais attention, le bokeh sera également affecté par la fermeture du diaphragme.
  • La taille du capteur : plus il est petit et plus la transition est lente. De ce point de vue, le plein format n’est pas idéal en macro mais il permet des bokeh plus moelleux !
  • La focale : plus elle est courte et plus la transition est lente. A cadrage constant, la focale n’a aucun impact sur la profondeur de champ théorique. Elle impacte en revanche largement la transition du net vers le flou. Si, dans le précédent tableau, vous avez le choix entre plusieurs formules, choisissez celle qui correspond à la focale la plus courte sous condition qu’elle soit compatible avec votre sujet : les focales courtes sont mal acceptées par les insectes.

La photo ci-dessous est faite avec un boitier APS-C dont le capteur est dépourvu de filtre passe-bas, ce qui tend à améliorer le piqué de l’image. Le diaphragme est plus fermé que sur la photo précédente et la focale légèrement plus courte. Prise sans bague ni bonnette, elle présente de plus un grandissement moins important. La profondeur de champ apparait logiquement plus étendue.

Photo de mouche en macro - Comment faire une photo macro

Mouche (f/11 à 1/125 s – Iso 400 – 90 mm) (C) Mikadago

Mise au point en macro

En macrophotographie, la profondeur de champ se répartit moitié devant, moitié derrière le plan de netteté. La zone nette étant plus qu’exiguë, la mise au point doit être faite avec une extrême précision, mais jamais sur l’élément le plus proche de vous : vous perdriez 50 % de la profondeur de champ !

Typiquement, pour faire une photo macro d’un insecte, vous devez viser ses yeux. C’est en effet le premier élément que notre propre regard recherche sur une photo lorsqu’elle inclut un animal ou un humain. Si la pupille est floue, autant vous dire qu’il faudra une excellente raison pour que l’on ne considère pas que l’ensemble de la photo l’est également.

Le mode autofocus « point sélectif », ou « mode ponctuel » selon les marques, serait à priori le plus efficient puisqu’il effectue la mise au point sur le seul collimateur actif. Mieux encore, le mode autofocus « zone réduite » qui utilise une surface encore plus restreinte devrait totalement répondre à notre exigence de précision. Oubliez !

Le manque de lumière, la profondeur de champ minimaliste, le faible contraste sur la zone sectionnée sont autant de raisons pour que la mise au point automatique soit à la traine. Même si vous réduisez l’amplitude de son champ d’action, ce qui est permis sur certains objectifs, l’autofocus se mettra à patiner sans jamais trouver de point d’accroche. Plus la focale est longue et plus le problème apparait fréquemment.

Exemple de visée avec focus peaking - Hybride Nikon

Focus peaking. Mise au point manuelle (Nikon Z 6)

Une seule solution : passer en mise au point manuelle. L’option focus peaking (mise en relief de la mise au point), qui équipe désormais beaucoup de boitiers, est en cela une aide précieuse : les contours qui sont nets apparaissent comme surlignés au Stabilo dans le viseur numérique ou sur l’écran arrière de l’appareil.

L’utilisation de la bague de mise au point est alors différente de ce dont nous avons l’habitude en photo traditionnelle. Elle sert à affiner le rapport de grandissement, donc le cadrage de l’image, dans les limites que nous avons déjà évoquées. La mise au point se fait en avançant ou en reculant légèrement le boitier. Une habitude à prendre !

Vitesse de déclenchement (temps de pose)

Lorsque la distance entre le sujet et l’objectif est faible, le moindre mouvement apparait comme décuplé, qu’il soit de votre fait (tremblement involontaire) ou de celui du sujet (vent, insecte en vol, …). Le flou est alors garanti. Les habituelles notions de vitesse de sécurité (inverse de la focale) ou de stabilisation de l’objectif (ou du capteur) sont à oublier.

Vous ne devez avoir en tête qu’une seule règle : pour avoir une bonne netteté, il faut que la vitesse de déclenchement soit la plus élevée possible (ou le temps de pose le plus court). Un challenge supplémentaire lorsqu’on se souvient que le grandissement et l’absence de profondeur de champ ont déjà consommé toute la lumière disponible. De la nécessité de souvent utiliser un éclairage additionnel.

Pour faire une photo macro et limiter le risque de bougé au moment du déclenchement, il peut être intéressant de déporter ce geste fatal à l’aide d’un déclencheur à distance.

Dans le même esprit de réduction de ses propres mouvements, il est également possible d’utiliser un monopode ou un trépied. Ce dernier interdit de faire la mise au point en avançant ou reculant le boîtier, si ce n’est en utilisant un plateau coulissant. Lorsqu’on travaille au soufflet, l’option est intégrée à l’accessoire Le système est bien évidemment réservé aux sujets fixes.

Trépied Macro Vanguard - Alta Pro

Trépied Macro Vanguard – Alta Pro

La macro se pratiquant souvent au ras du sol, il faut que le trépied permette de positionner facilement le boitier à hauteur du sujet, tout en assurant une parfaite stabilité. S’il existe des solutions adaptées, reconnaissons qu’elles manquent de souplesse et tant qu’à parler souplesse, il est souvent préférable d’apporter un sac poubelle permettant de s’allonger à hauteur du sujet, les coudes servant de trépied. La macro ne se pratique pas en costume trois pièces.

Augmenter la profondeur de champ en macro

La problématique de la profondeur de champ est d’autant plus importante que l’on approche du rapport 1:1. Nous avons vu que beaucoup fermer le diaphragme suffit rarement à faire entrer la totalité du sujet dans la zone nette de la profondeur de champ.

La solution consiste à prendre plusieurs photos, en faisant varier la mise au point sur tout l’objet. Il faut ensuite utiliser un logiciel adapté (Photoshop, Affinity photo, Helicon Focus, Zerenne Stacker…) pour fusionner les différentes prises de vues en ne conservant que la partie nette de chacune.

Plus il y a de photos, meilleur sera le résultat. Exprimées de cette manière, les choses paraissent simples. Encore faut-il que la variation de la mise au point soit suffisamment régulière pour ne pas laisser de zones floues intermédiaires. Ajoutons à cela que les logiciels restent imparfaits : il faut bien souvent corriger le travail à la main pour obtenir un résultat convaincant.

Prise de vue avec décalage de la mise au point

Prise de vue avec décalage de la mise au point (Nikon Z 6)

Cette option d’empilement/fusion des différents plans de netteté porte le doux nom de « focus stacking ». Regardez la notice de votre boitier. Ils sont de plus en plus nombreux à proposer une telle fonction. Elle automatise le décalage de la mise au point pour un nombre de prises de vue donné. L’appareil réalise même parfois lui-même la fusion des différentes images.

Le focus stacking est par définition adapté aux sujets fixes. On peut toutefois s’y amuser sur des sujets mobiles, en déclenchant en rafale tout en avançant très légèrement l’appareil. Il faudra ensuite aligner les photos avant de les fusionner.

L’exemple ci-dessous est réalisé sur la base d’une séquence de cinq prises de vue avec un boitier plein format. Si le résultat reste imparfait, on constate déjà le gain par rapport à une seule photo prise avec les mêmes réglages. Tout est ensuite histoire d’entrainement.

Photo macro - Focus stacking -

 

1 prise                                                            5 prises

(f/8 à 1/500 s – Iso 1250 – 105 mm + bagues)

Faire une photo macro : en conclusion

Nous sommes maintenant arrivés au terme de notre voyage initiatique dans le monde complexe mais passionnant de la photo rapprochée. Petit à petit, vous vous surprendrez à vouloir reconnaître la fleur ou l’insecte photographiés. Ce sera le signe que plus aucun retour en arrière n’est possible.

Bonnes photos !


NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : téléconvertisseur intégré et poids (presque) plume pour un objectif inédit

Annoncé en octobre 2021, le téléobjectif à focale fixe NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S est désormais disponible. Bien que proposé à un tarif peu démocratique, il constitue une alternative attirante pour les experts et pros ne se satisfaisant pas des télézooms 150-600 mm ou 200-500 mm. Voici ses caractéristiques techniques  et en quoi il se démarque de la concurrence.

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : téléconvertisseur intégré et poids (presque) plume pour un objectif inédit

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon revendeur pro sur place et par correspondance

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : présentation

Le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S répond aux besoins des utilisateurs d’appareils Nikon Z hybrides les plus exigeants, et inaugure en particulier une nouvelle motorisation autofocus nommée Nikon Silky Swift Voice Coil Motor (VCM). Celle-ci intègre un codeur ABS optique et permet à Nikon de proposer une mise au point plus rapide et plus silencieuse que celle des précédents modèles de téléobjectifs pros.

Cette motorisation, toujours selon la marque, devrait permettre une acquisition de la mise au point plus rapide, critique sur une telle longue focale. Le suivi du sujet, quant à lui, tout aussi critique, devrait être plus précis. Les utilisateurs de Nikon Z 9 dont l’autofocus fait le point et suit le sujet à la vitesse de l’éclair devraient trouver un vrai gain en confort et en précision avec ce téléobjectif y compris face au récent NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S.

Mais ce n’est pas tout. Ce NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S inaugure également un traitement optique anti reflet lui-aussi inédit, dénommé Nikon méso-amorphe. Ce traitement utilise des particules plus fines que les nanoparticules employées sur les précédents objectifs NIKKOR, améliorant d’autant la réduction de la lumière parasite et la gestion des images fantômes. La lentille frontale est traitée au fluor pour faciliter l’élimination des gouttes d’eau et poussières.

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S

le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S

Le téléobjectif NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S dispose d’un téléconvertisseur de focale x 1,4 intégré qui fait de lui un équivalent 560 mm f/4 en plein format. Le téléconvertisseur est activé par basculement du commutateur dédié situé sur le flanc droit de l’objectif. La distance minimale de mise au point est de 2,5 m, le rapport de reproduction maximal est de x 1.7.

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : téléconvertisseur intégré

le commutateur téléconvertisseur x 1.4 intégré

Nikon revendique un gain de 5,5 stops apporté par la stabilisation VR intégrée (qui complète ainsi la stabilisation du capteur sur les Nikon Z plein format). Ce gain couvre l’utilisation du téléconvertisseur x1.4 intégré. Monté sur un Nikon Z 9, le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S permet l’utilisation du mode VR synchro.

Enfin, cerise sur l’objectif, ce NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S s’avère léger pour un 400 mm f/2.8 (2.950 gr.) tout en proposant une qualité de construction et une résistance aussi importantes que les autres modèles et concurrents. Son centre de gravité, en particulier, est calé sur l’arrière de l’optique de manière à ne pas déséquilibrer l’ensemble boîtier-objectif lors de l’utilisation.

Du côté de la personnalisation, vous ne serez pas déçu(e) puisqu’il est possible d’attribuer une fonction à la bague Fn, aux commandes Fn, à la bague de mise au point et à la bague de réglage silencieuse. L’enregistrement de la distance de mise au point MEMORY-SET, activable depuis le menu des Nikon Z, est également possible.

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S : téléconvertisseur intégré

le logement pour filtres

Le logement pour filtres autorise l’insertion de filtres particuliers pour appréhender les différentes conditions de lumière. L’objectif propose un sabot de trépied amovible, de même qu’un système de sécurisation antivol Kensington.

Le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S est compatible avec les téléconvertisseurs NIKKOR Z TC-1.4x et NIKKOR Z TC-2.0x. Il mesure 156 mm de diamètre pour une longueur de 380 mm et un poids, téléconvertisseur compris, de 2.950 gr.

Pour pouvoir le glisser dans votre sac photo et bénéficier de cet ensemble inédit de caractéristiques, il vous faudra toutefois débourser la modique somme de 14.999 euros. Un tarif qui peut sembler astronomique, mais qu’il faut comparer à la concurrence :

  • 13.000 euros pour le Canon RF 400 mm f/2.8 L IS USM, 2.890 gr. sans convertisseur intégré,
  • 12.000 euros pour le Sony FE 400 mm f/2.8, 2.900 gr., sans téléconvertisseur intégré.
  • 13.000 euros pour l’AF-S NIKKOR 400 mm f/2.8E FL ED VR pour reflex pesant 3.800 gr.

Source : Nikon

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon revendeur pro sur place et par correspondance


Comment gérer exposition et lumière en macro photo

Gérer exposition et lumière en macro photo est critique pour obtenir un résultat qui vous plaît. Après un premier article consacré aux accessoires utilisés en macrophotographie, puis un second décryptant les mystères du rapport de grandissement,  il est temps de nous intéresser à la lumière.

Comment gérer exposition et lumière en macro

Ce dossier macro est écrit par Jacques Croizer, déjà à l’origine de plusieurs tutoriels sur Nikon Passion, et auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier :

Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos

Vous pouvez télécharger ce dossier macro au format PDF, cliquez sur le lien en fin d’article.

Comment gérer exposition et lumière en macro : l’influence du tirage sur l’exposition

Augmenter le tirage de l’objectif, autrement dit la distance qui le sépare du capteur, n’est pas sans conséquence sur la quantité de lumière qui entre dans le boitier. La baisse de luminosité est d’autant plus importante que le grandissement est élevé. Le coefficient de correction de l’exposition se calcule par la formule suivante :

Ce = (1 + G)2 avec Ce comme correction de l’exposition et G comme grandissement.

Ajouter une bague sur un objectif standard pour obtenir un grandissement égal à 1 a donc pour conséquence de diviser par 4 la quantité de lumière qui parvient au capteur.

La situation peut vite devenir critique lorsque vous cherchez des grandissements très importants, comme avec un soufflet !

NB : les bonnettes n’impactent pas le tirage. Elles ne sont pas concernées par ce calcul.

Correction d’exposition

La perte de lumière doit être compensée par une correction d’exposition. Sinon la photo sera sous exposée. Pour un grandissement de 1, qui divise la lumière par 4, le diaphragme sera ouvert de 2 crans supplémentaires : le premier cran fait entrer 2 fois plus de lumière, le cran suivant encore 2 fois plus de lumière.

2 x 2 = 4 : CQFD !

NB : dans le langage photographique, on dit que l’ouverture du diaphragme de 2 crans fait gagner 2 stops (ou IL ou EV)  supplémentaires. Le même résultat peut être atteint en jouant sur le temps d’exposition, voire sur la sensibilité ISO, conformément aux équivalences du triangle de l’exposition.

Comment gérer exposition et lumière en macro

Sympetrum sanguineum  (f/4,5 à 1/2.000 s – 105 mm)  (C) J. Croizer

De manière générale, ce nombre de crans N se calcule par la formule suivante :

N = Ln (Ce) / Ln(2)

Ce : correction d’exposition – N : variation d’ouverture, de vitesse ou de sensibilité – Ln : logarithme naturel ou népérien.

Bien exposer sa photo

Tout ce qui précède peut sembler bien compliqué… et ça l’était effectivement jusqu’au début des années 70, quand sont apparus les premiers appareils photos équipés d’une cellule qui mesure directement la lumière à travers l’objectif.

La mesure TTL (Through The Lens) prend automatiquement en compte l’ajout de la bague macro ou du soufflet. Autrement dit, l’appareil calcule et intègre pour vous le coefficient de correction de l’exposition. Un souci en moins lorsqu’il s’agit de gérer exposition et lumière en macro.

Il n’en est pas moins vrai que la macrophotographie reste confrontée au même problème que tout autre type de photo : il arrive que la cellule se trompe ! Disons qu’elle a même tendance à plus souvent se tromper en macro qu’en photo de paysage ou de portrait.

Si vous photographiez en plan large des roses blanches ou des tulipes noires, les autres composantes du paysage feront que la tonalité moyenne de la scène restera proche du gris à 18 %. Par contre, en gros plan, la rose sera sous exposée (car bien plus claire que le gris de référence) et la tulipe deviendra grise (pour la raison inverse).

Comment gérer exposition et lumière en macro

Nuisette (f/16 à 1/160 s +1,7 IL – 105 mm) (C) J. Croizer

Sur ce gros plan de pétales clairs, il a fallu apporter une correction de 1,7 IL pour que l’exposition soit correcte. Cette valeur est obtenue en observant l’histogramme de l’image, soit en mode live view sur un reflex, soit directement dans le viseur avec un hybride.

Mesure de la lumière et mode d’exposition

Le mode de mesure de la lumière, matricielle, pondérée centrale ou spot, a peu d’importance dès lors que vous avez pris l’habitude d’utiliser l’histogramme, ce qui devient devenir la norme avec les hybrides.

Ce mode n’interviendra que sur l’amplitude de la correction à apporter. Il est toutefois préférable d’adopter une mesure sur un champ large (donc évaluative ou matricielle selon la marque de votre boitier) afin d’avoir plus de stabilité dans la correction.

Quant au mode d’exposition à adopter, priorité ouverture, vitesse, mode manuel… surtout ne changez rien à vos habitudes : dès lors que le mode choisi permet de corriger l’exposition (donc exit le mode tout automatique…), vous parviendrez à vos fins.

Un mode semi-automatique sera plus réactif si la lumière est changeante. Le mode priorité à l’ouverture est le plus utilisé en macro car il permet de contrôler la profondeur de champ : vous choisissez l’ouverture et l’appareil règle le temps de pose.

Attention tout de même à bien surveiller ce dernier : à main levée ou lorsqu’il y a du vent, il demeure toujours un risque de flou de bougé contre lequel même l’autofocus en mode continu restera impuissant. Le problème empire pour les sujets en mouvement.

La lumière

Vous aurez compris de ce qui précède que la macrophotographie est particulièrement gourmande en lumière… mais vous savez également que lumière forte ne rime que très rarement avec image de qualité. Il va donc vous falloir résoudre cette quadrature du cercle, soit en modulant la lumière naturelle, soit en ayant recours à des éclairages additionnels.

Ces techniques complexifient la prise de vue. Toutefois avec un peu d’astuce, et grâce à l’évolution du matériel d’éclairage, il est possible d’améliorer sensiblement la qualité de l’image sans avoir besoin ni d’une équipe technique, ni de trois malles d’accessoires.

Le diffuseur

La lumière naturelle peut être adoucie en l’interceptant à l’aide d’un diffuseur.

Diffuseur de lumière pour macro photo

Diffuseur de lumière (par exemple 150×200)

Le diffuseur est un panneau translucide qui s’intercale entre la source de lumière et le sujet. Il laisse passer la lumière tout en l’adoucissant. Les ombres sont moins dures, les contrastes moins violents, l’éclairage plus équilibré.

Un simple papier calque peut faire l’affaire en intérieur. A l’extérieur, préférez un rectangle de plastique rigide, tel qu’on en trouve dans les magasins de bricolage, ou un diffuseur en tissus (image ci-dessus) qui aura l’avantage d’être pliable, donc moins encombrant.

Quel que soit le matériau choisi, il faut veiller à ce que sa couleur soit neutre afin de ne pas dénaturer la température de couleur de la source d’éclairage.

Le sujet étant de petite taille en photo macro, il suffit de planter un piquet à proximité et d’y fixer le diffuseur avec un bras flexible à pinces, pour peaufiner vos réglages sans avoir à le tenir. Vous l’aurez compris, le diffuseur s’utilise sur des sujets immobiles !

Le réflecteur

Il est aussi possible de gérer exposition et lumière en macro et de modeler la lumière en la redirigeant à l’aide d’un réflecteur. Cet accessoire est utile lorsque le sujet est à contrejour et que vous ne cherchez pas à obtenir une ombre chinoise. Le réflecteur permet alors de révéler les détails et les couleurs du sujet en le sortant de sa propre ombre.

Set de réflecteurs de lumière pour la photo macro studio portrait

Set de réflecteurs de différentes couleurs (par exemple Godox)

De manière générale, le réflecteur est utilisé pour ramener de la lumière là où vous en avez besoin, afin d’atténuer les contrastes de la scène. N’importe quelle surface réfléchissante peut faire l’affaire : papier aluminium, carton ou papier blanc, …

Vous pouvez trouver  dans le commerce des jeux de réflecteurs de différentes couleurs, permettant de réchauffer la lumière incidente (réflecteur doré) ou au contraire de la refroidir (réflecteur argenté).

Lorsque la couleur du réflecteur n’est pas neutre, veillez à la cohérence de l’ensemble de la scène afin de lui garder son naturel, sauf volonté artistique assumée.

Tout comme le diffuseur, le réflecteur peut être maintenu sur un piquet à l’aide d’un bras flexible et d’une pince. En jouant sur la distance entre le réflecteur et le sujet, vous modulerez la puissance de la lumière réfléchie.

Eclairages additionnels

La consommation de lumière liée à l’augmentation du tirage de l’objectif devient un vrai problème lorsque le sujet est en mouvement et requiert un temps de pose court pour assurer la netteté de l’image.

Pour gérer exposition et lumière en macro vous pouvez alors utiliser un éclairage additionnel qui, au-delà de compenser la perte de lumière, permet également de modeler l’éclairage naturel. C’est ni plus ni moins que la technique utilisée par les portraitistes pour adoucir les ombres lorsqu’elles sont trop marquées sur un visage (technique dite du Fill in).

Le sujet étant proche de la lentille frontale, un éclairage monté sur la griffe porte-flash risque de projeter l’ombre de l’objectif sur la partie inférieure de l’image. Ce n’est bien évidemment pas le résultat souhaité ! Le flash cobra doit être utilisé en mode déporté, soit à l’aide d’un câble (peu pratique) soit en faisant appel à un contrôleur radio.

La lumière du flash peut être adoucie à l’aide d’un diffuseur fixé directement sur ce dernier. L’utilisation d’un seul flash déporté pose cependant problème : il projette une ombre dense qui doit être débouchée à l’aide d’un réflecteur… Nous voici donc revenu au problème de mobilité !

Les passionnés de macrophotographie utilisent plus volontiers les flashs annulaires qui se fixent sur le devant de l’objectif à l’aide d’une bague. Attention toutefois de ne pas céder à la tentation des accessoires trop bon marchés, qui projettent une lumière uniforme tout autour de l’objectif, sans qu’il soit possible de la moduler par zone (droite/gauche). Les images ainsi produites seront plates, sans intérêt.

Exposition et lumière en macro : le flash annulaire

Le nombre guide d’un flash annulaire est peu élevé. La proximité du sujet ne nécessite en effet pas d’avoir recours à un éclairage puissant. De ce fait, l’usage du flash annulaire est limité à la photo rapprochée.

Pour une sensibilité donnée, il suffit de diviser le nombre guide par l’ouverture pour connaitre la portée maximale du flash : pour un nombre guide de 10 et une ouverture de f/8, le flash pourra être utilisé jusque 1,25 m.

Si le fond est éloigné du sujet, il restera dans l’ombre. Pour gérer exposition et lumière en macro, vous pouvez alors utiliser en complément du flash annulaire un flash cobra sur pied, dédié au seul éclairage de l’arrière-plan. Vous évitez ainsi la traditionnelle macro sur fond noir qui, il faut bien le dire, est un peu passée de mode… Mieux vaut désormais équilibrer la lumière du sujet et celle du fond pour obtenir un joli bokeh.

Kit flash macro Nikon R1C1

Kit Flash Nikon R1C1

Bien que déjà ancien, le kit Nikon R1C1 reste une excellente solution d’éclairage pour la macrophotographie. Il associe deux flashs Nikon SB-R200 (Nombre guide 10 à 100 ISO) à l’aide d’une bague qui permet de les fixer à l’avant de l’objectif. Il est possible de moduler la lumière en inclinant plus ou moins la tête des deux flashs, raccordés par ailleurs au système de mesure i-TTL de l’appareil photo à l’aide du contrôleur SU-800.

Le système est séduisant, mais il convient de préparer le montage à l’avance et de le porter ainsi monté, sous peine de rater la macro du siècle. L’ensemble est par ailleurs onéreux. Comptez plus de 600 euros si vous n’avez pas la chance d’en trouver un sur le marché de l’occasion, où il reste par ailleurs rare… et donc surcoté !

Si vous n’en avez qu’un usage réduit, ou si votre boitier n’est pas compatible avec ce kit, il existe d’autres solutions plus abordables tout en restant très performantes. Le kit Meike MK-MT24 TTL (Nombre guide 10 à 100 ISO) reprend le principe du kit R1C1. Il existe en version Nikon, Canon et Sony.

Le flash Nissin MF18 ci-dessous (Nombre guide 16 à 100 ISO) est un excellent compromis. Compatible E-TTL/E-TTL2 en version Canon, i-TTL en version Nikon, il fonctionne également en synchronisation à haute vitesse. Vous trouverez, selon la marque de votre matériel, des solutions encore moins onéreuses.

Flash annulaire Nissin MF18

Flash Annulaire Nissin MF18

La lumière continue

Pour gérer exposition et lumière en macro, vous pouvez utiliser un flash annulaire en version LED. Si vous ne vous sentez pas l’âme bricoleuse pour fabriquer le vôtre, sachez qu’il en existe de nombreux modèles à des prix compétitifs. La température de couleur des LED doit être équilibrée avec la lumière du jour afin d’éviter les dérives colorimétriques.

Le flash à LED cumule l’avantage de consommer peu avec celui de fournir un éclairage en lumière continue. Vous pouvez donc régler très précisément la puissance et la répartition gauche/droite de la lumière en contrôlant en temps réel l’impact de vos ajustements sur l’éclairement du sujet ainsi que sur la densité des ombres projetées. L’histogramme prend bien évidemment en compte cet apport de lumière.

Flash Annulaire Macro LED Neewer

Flash Annulaire Macro LED Neewer

 

Les flashs à LED d’entrée de gamme sont entièrement manuels. Il en existe également des versions TTL. Dans tous les cas, il faut vérifier que l’accessoire convoité est compatible avec la griffe porte flash.

Exposition et lumière en macro : en conclusion

Espérons que les problèmes d’éclairage dont désormais derrière vous !  Si vous utilisez un matériel particulier, n’hésitez pas à partager votre retour d’expérience dans les commentaires.

Retrouvez les précédents articles de ce dossier : 

Comment faire de la macrophotographie

Comment calculer le rapport de grandissement en macro

Lire la suite de ce dossier : Comment faire une photo macro réussie, le guide pratique


Guide d’achat matériel photo 2026 : où acheter appareil photo et objectifs ? (6/6)

Acheter votre matériel photo au meilleur prix en 2026, avec la meilleure garantie de service et de support, neuf ou d’occasion … vous vous posez la question ? Voici le guide d’achat matériel photo et des conseils pour vous aider à faire le bon choix selon vos besoins et votre budget.

Guide d’achat matériel photo : présentation

Dans les premiers articles de ce guide d’achat photo, nous avons vu quel appareil photo, quel objectif, quels accessoires photo et quels logiciels photo choisir. Ce dernier article complète ce guide d’achat photo et vous livre des conseils et bons plans pour savoir où faire votre achat.

Les sites de vente en ligne et les places de marché généralistes (comme Amazon) ont bouleversé un marché de la photo reposant il y a quelques années encore sur les revendeurs spécialisés et les grandes surfaces.

L'argument du prix de vente le plus bas cache des réalités qu'il faut connaître avant de dépenser quelques centaines ou milliers d'euros.

Le tarif du matériel n’est pas le seul critère à prendre en compte. Vous devez évaluer les conditions de garantie, le service après-vente, le support et la compétence du vendeur. Il faut savoir parfois dépenser un peu plus pour avoir le service attendu.

Avant de vous précipiter sur le premier appareil photo d’occasion venu, prenez le temps d’en vérifier l’état et le fonctionnement. Voici comment faire en quelques minutes.

Plutôt que de vous donner une liste d’enseignes recommandables ou non (voir les avis lecteurs ici), voici quelques conseils pour vous aider à finaliser votre achat matériel photo.

Sites de vente en ligne spécialisés photo

Achat matériel photo site de vente en ligne spécialisé
Achat matériel photo : les sites de vente en ligne spécialisés

Les sites de vente en ligne spécialisés sont des enseignes dont l’univers tourne autour de la photo et de la vidéo. Les plus connus sont MN Photo Vidéo, Digit Photo, Digixo, Phox, Camara, etc. qui vous assurent un support personnalisé, la garantie constructeur à minima et vous livrent le matériel dans les meilleures conditions (manuel en français, cordons secteurs européens, certificats de garantie, etc.).

Avantages

  • tarifs intéressants et offres spécifiques
  • anciens modèles proposés à des prix attractifs
  • comparaison facile car les prix sont affichés
  • prise en compte SAV par la marque car importation par le circuit officiel
  • catalogue conséquent
  • site ouvert 24/24 et 7/7

Inconvénients

  • impossibilité de prendre le matériel en main
  • délai de transport imposé (même réduit à 24 ou 48 h, il vous faut patienter)
  • pas ou peu de conseil possible lors de l’achat
  • pas ou peu de services et conseils une fois l’achat matériel photo finalisé

Places de marché généralistes

 

achat matériel photo : où acheter son matériel photo ?
Achat matériel photo : les sites de vente en ligne généralistes

Il s’agit des plateformes de ventes adressant tous les domaines dont la photo et la vidéo. Ces places de marché vendent par elles-mêmes certains produits ou mettent en relation vendeur et acheteur (exemple Amazon, Fnac, …).

Dans le premier cas c’est une garantie supplémentaire car vous savez à qui vous adresser en cas de problème. Dans le second cas, soyez très prudent car la plateforme n’est pas responsable des litiges si le vendeur est en défaut. S’il est à l’autre bout du monde c’est compliqué.

Les places de marché n'affichent pas toujours de façon claire le type de vendeur (la plateforme ou un marchand indépendant).

Certains marchands sont de simples vitrines web sans existence réelle, ils se contentent d’importer du matériel en Europe sans respecter les obligations légales d’importation (matériel en configuration asiatique, « marché gris », TVA non acquittée, garantie locale mais pas internationale, etc.). Demandez au vendeur un document écrit avant achat si vous avez des doutes.

Avantages

  • on trouve tout ce qui peut exister dans le monde
  • grand nombre de vendeurs
  • site disponible 24/24 et 7/7
  • frais de port souvent offerts
  • offres promos souvent intéressantes
  • gestion des contentieux possible (selon la place de marché)

Inconvénients

  • tarifs variables d’un vendeur à l’autre et parfois affichés hors taxes
  • pas de prise en main possible
  • tous les vendeurs ne se valent pas
  • aucun conseil d’achat possible et commentaires utilisateurs parfois trompeurs
  • retour SAV souvent complexe (surtout s’il est en Asie …)
  • garantie internationale pas toujours disponible malgré ce que disent les vendeurs (vérifiez-bien !)
  • des cas de fraudes (articles non conformes) et tromperies (menus en anglais et japonais uniquement sur les boîtiers Nikon)

Grandes surfaces spécialisées

achat matériel photo
Achat matériel photo : les grandes surfaces spécialisées

Les grandes enseignes multimédia sont présentes en périphérie des grandes villes comme au cœur de nombreuses capitales régionales (par exemple Boulanger, la FNAC, Darty, etc.). Ces magasins proposent un large choix de matériel photo, mais aussi des modèles d’anciennes générations vendus à des tarifs avantageux.

Avantages

  • point de vente physique
  • prise en main du matériel possible
  • tarifs affichés
  • dépôt pour le service après-vente au même endroit

Inconvénients

  • vendeurs souvent intéressés et peu qualifiés
  • catalogue limité aux modèles les plus connus
  • modèles experts et pros souvent absents des rayons
  • pas implantés partout
  • enseignes devenant de moins en moins spécialisées

Grandes surfaces généralistes

Les grandes surfaces (supermarchés) disposent souvent d’un rayon photo dans lequel vous pouvez trouver plusieurs marques et modèles. Ces derniers ne sont toutefois pas toujours les plus récents, ce canal de vente étant utilisé par les marques pour écouler les anciens produits encore en stock ou en fin de vie commerciale.

Avantages

  • présents partout
  • tarifs attractifs
  • une bonne façon de trouver un ancien modèle intéressant à prix cassé

Inconvénients

  • aucune expertise photo
  • vente des anciennes générations de boîtiers au détriment des plus récentes parfois
  • pas de service après-vente photo
  • aucun conseil à l’achat
  • catalogue produits limité

Magasins et revendeurs spécialisés photo

la boutique photo Nikon Paris
Achat matériel photo : les revendeurs spécialisés

Le point de vente historique, le revendeur photo, a beaucoup évolué ces dernières années. Fortement concurrencés par la vente en ligne, les revendeurs ont dû s’adapter pour proposer une autre approche à leurs clients. Ceux qui ne l’ont pas fait ont déjà bien souvent disparu.

Le revendeur photo spécialisé reste la référence en matière d’achat matériel photo. Il dispose la plupart du temps d’une expertise reconnue, sait vous conseiller et gérer la relation avec la marque en cas de problème. Il est votre point de contact SAV, certains revendeurs vous proposent des services additionnels comme le prêt et test de matériel, la location d’objectifs et boîtiers pros, le nettoyage du capteur, etc.

Avantages

  • prise en main possible du matériel
  • expertise du vendeur
  • conseil et services personnalisés
  • tests possibles
  • gestion du SAV en direct
  • prêt en cas de retour SAV (selon revendeur)
  • relation de personne à personne

Inconvénients

  • tarifs pas toujours disponibles sans entrer dans la boutique (y compris sur le site)
  • matériel pas toujours en stock
  • tarifs parfois plus élevés que sur Internet (attention aux sites qui affichent des prix HT sans le préciser toutefois)
  • catalogue moins fourni (mais commandes possibles)
  • de moins en moins de boutiques …

Acheter son matériel photo d’occasion – boutiques photo

 où acheter son matériel photo d'occasion
Achat matériel photo : les boutiques de vente de matériel photo d’occasion – La Boutique Photo Nikon

Acheter d’occasion est une pratique courante et intéressante, le numérique ayant entraîné un renouvellement du matériel bien plus fréquent qu’au temps de l’argentique. Qu’il s’agisse du boîtier ou des objectifs, le choix est vaste et vous avez beaucoup à gagner en matière de budget. Mais un minimum de prudence s’impose.

Acheter du matériel photo d’occasion chez un revendeur spécialisé est la solution la plus sécurisante car vous faites affaire avec un professionnel qui se doit de vous donner le même niveau de service qu’il le fait déjà pour le matériel neuf. De nombreuses boutiques spécialisées ont un rayon occasion qui mérite le détour (voir le rayon occasion de LBPN).

Avantages

  • tarifs attractifs pour du matériel souvent proche du neuf
  • garantie 3 ou 6 mois incluse (selon revendeurs)
  • service après-vente assuré
  • conseil et service à l’achat
  • l’assurance de trouver du matériel en état
  • une façon de se faire plaisir plus souvent en revendant votre matériel pour en acheter un autre

Inconvénients

  • choix limité selon les boutiques
  • tarifs plus élevés que sur les sites d’annonces
  • oblige à se déplacer

Acheter le matériel photo d’occasion –  Sites d’annonces et d’enchères généralistes

où acheter son matériel photo ?
Achat matériel photo : les sites d’annonces et enchères

Ces sites proposent des annonces pour de nombreux produits dont la photo, en achat direct ou aux enchères (par exemple eBay, Le Bon Coin, etc.). Il convient d’être très vigilant au moment de la transaction car certains vendeurs indélicats opèrent sans état d’âme.

Les arnaques sont fréquentes sans aucun recours possible. Plusieurs lecteurs ont déjà subi des préjudices importants.

Avantages

  • choix illimité ou presque
  • tarifs parfois sans concurrence
  • notation des vendeurs (selon les sites)

Inconvénients

  • de nombreuses fraudes et arnaques
  • aucune garantie sur le matériel
  • certains vendeurs sont peu scrupuleux …
  • … certains acheteurs aussi
  • pas ou peu de retour possible en cas d’erreur
  • frais de port parfois excessifs
  • pas de recours juridique via le site

Acheter le matériel photo d’occasion – Annonces photo sur sites dédiés

Annonces photo occasion gratuites toutes marques Nikon Passion
Achat matériel photo : les sites d’annonces photos spécialisés

Les sites et forums photo proposent souvent une section Annonces Photo (c’est le cas sur Nikon Passion : les annonces photo).

Il s’agit de sites fréquentés par des habitués actifs sur le forum correspondant, il est facile de trouver le matériel de votre choix auprès d’un photographe amateur la plupart du temps très soigneux. Néanmoins là-aussi quelques précautions s’imposent.

Avantages

    • choix important dans une même marque si c’est un site de marque
    • les vendeurs/acheteurs sont souvent connus des autres membres
    • d’autres lecteurs peuvent apporter des avis lors d’une transaction

  • les transactions entre personnes en main propre sont monnaie courante
  • le dépôt d’annonces et l’achat sont gratuits

Inconvénients

  • certains vendeurs sont peu scrupuleux
  • aucune garantie particulière sur le matériel
  • des cas de fraude mentionnés (mais vite mis en évidence par la communauté)
  • pas ou peu de retour possible en cas d’erreur
  • frais de port parfois excessifs
  • pas de recours juridique via le site

Acheter du matériel photo d’occasion, la belle affaire ?

Si vous prenez le temps de choisir sans vous précipiter, alors l’achat d’occasion peut vous permettre d’économiser beaucoup par rapport à l’achat neuf.

De nombreux amateurs revendent leur matériel sans qu’il ne soit vraiment usé, voire même à l’état neuf, à un tarif très inférieur au prix public neuf. Contrairement à ce que vous pourriez croire, acheter d’occasion n’enlève rien à la qualité du matériel ni à l’usage que vous allez en faire !

Si vous n’êtes pas à la recherche du tout dernier modèle sorti, que vous acceptez quelques petits défauts d’apparence possibles et que vous avez un peu de temps devant vous pour faire le bon choix, alors penchez-vous sur le marché de l’occasion, il y a de quoi remplir votre sac photo sans (trop) casser la tirelire !


Guide de choix logiciel photo 2026 : quel logiciel photo choisir ? (5/6)

Donner à vos photos le rendu qu’elles méritent, les trier, les classer est une préoccupation que vous devez avoir dès que vous commencez à vous intéresser à la photographie. Pour cela il vous faut un ou plusieurs logiciels spécialisés mais quel logiciel photo choisir ?

Pour vous aider à faire le bon choix, voici le guide logiciel photo 2026.

Ce cinquième article du dossier guide d’achat photo vous permet de savoir quel logiciel photo choisir. Une fois que vous maîtrisez votre appareil photo, vous voulez aller plus loin : trier vos photos, les classer et les sauvegarder pour ne plus les perdre, développer vos fichiers RAW pour obtenir un rendu personnel, faire un livre de photos, imprimer ou faire tirer vos photos.

Quel logiciel photo choisir ?

La plupart des appareils photo sont livrés avec un logiciel photo basique : il permet de transférer vos photos sur l’ordinateur et de les visionner mais s’avère souvent limité et/ou inutile.

Pour aller plus loin, il vous faut un logiciel en rapport avec vos besoins. Il existe de nombreux logiciels photo. Certains sont gratuits, d’autres sont des logiciels libres (gratuits mais sous licence Open Source), d’autres encore sont payants (en une fois ou par abonnement).

Les logiciels les plus chers ne sont pas forcément les plus adaptés à vos besoins. Ils ont par contre l’avantage de proposer un support technique par l’éditeur alors qu’il vous faut suivre les communautés et forums d’utilisateurs pour les logiciels Open Source. Choisissez en fonction de vos affinités et compétences avec le web et l’informatique.

Logiciel photo pour transfert de la carte vers l’ordinateur

Choix du logiciel servant à copier les photos dans Windows - guide de choix logiciels photo
Quel logiciel photo choisir
Choix du logiciel servant à copier les photos dans Windows

La première action à faire après la prise de vue, c’est le transfert des photos de la carte vers l’ordinateur. Le plus simple consiste à utiliser un lecteur de carte, plus rapide, plus fiable et indispensable avec certaines cartes comme les cartes XQD ou CFexpress.

Selon la marque de votre appareil photo vous disposez d’un logiciel gratuit offert à l’achat, ou téléchargeable sur le site du fabricant (par exemple Nikon NX Studio chez Nikon).

Vous pouvez vous passer de logiciel pour transférer vos photos, il suffit d’insérer la carte dans le lecteur de votre ordinateur pour qu’une fenêtre s’affiche sur Windows ou macOS vous demandant où vous souhaitez copier les photos. Choisissez un dossier et c’est tout. Inutile d’utiliser un logiciel pour cela.

Si vous utilisez un logiciel de transfert de photos, assurez-vous d'avoir toujours la dernière version car des versions anciennes peuvent corrompre les fichiers

Pour aller plus loin, vous pouvez utiliser un logiciel de gestion de photothèque ou catalogue. Ces logiciels vous permettent d’importer vos photos directement depuis la carte vers le dossier de votre choix. Ils évitent de passer par deux opérations différentes et vous simplifient la vie.

Ces logiciels sont indispensables si vous devez gérer plusieurs milliers de photos. Ils évitent les doublons et les copies multiples de fichiers et dossiers. Les plus utilisés par les photographes amateurs comme experts sont Adobe Lightroom et Bridge, DxO PhotoLab, Capture One Pro, Luminar, Affinity, darktable ou ON1 pour ne citer que ceux-là.

Ce sont des logiciels indépendants de la marque de l’appareil photo. Vous n’êtes ainsi pas lié à une marque de boîtier. Si vous avez plusieurs appareils photo de marques différentes (un reflex et un hybride par exemple), vous pouvez employer la même méthode et le même logiciel pour toutes vos photos au lieu de devoir utiliser un logiciel pour le reflex et un autre pour l’hybride.

Logiciel photo pour trier et classer les photos

Une fois les photos transférées sur l’ordinateur, il faut les trier et les classer. Rien de tel qu’un peu de méthode pour vous en sortir. Certains préfèrent gérer les fichiers dans des dossiers en les nommant selon le sujet, d’autres utilisent un logiciel de gestion de catalogue, vous avez le choix (si cela vous intéresse, je vous montre ma méthode personnelle ici).

L’intérêt d’utiliser un logiciel de gestion des photos est de vous éviter les pertes de photos, les suppressions involontaires et les doublons inévitables quand on copie-colle des dossiers et des fichiers sans cesse. Vous utilisez moins d’espace sur votre disque dur et vos sauvegardes de photos sont plus simples à réaliser.

Adobe Lightroom Classic

Comment trier les photos - logiciels photo
Quel logiciel photo choisir
Tri des photos dans Lightroom Classic

Adobe Lightroom Classic, ou plus couramment Lightroom Classic, est un logiciel tout-en-un de gestion de photothèque, de développement de fichiers RAW et JPG et de publication. C’est le plus utilisé par les photographes de tous niveaux.

Le catalogue intégré à Lightroom Classic vous permet de ne plus intervenir au niveau de l’explorateur Windows ou du Finder Mac pour gérer les fichiers. Il offre une gestion intégrée à l’aide de vignettes, de dossiers et de collections (regroupement de photos par série sans duplication des fichiers).

L’utilisation du catalogue Lightroom Classic peut dérouter au départ mais l’ensemble reste simple, c’est le même principe que le classement des livres dans une bibliothèque municipale.

Lightroom Classic est disponible via un abonnement mensuel (mises à jour permanentes incluses, site personnel et galeries web inclus, application mobile smartphones/tablettes, fonction de développement plus complètes). Cette formule inclut Photoshop CC, Bridge CC, les applications mobiles et les services web (comme votre site personnel compris dans l’offre).

Attention à ne pas confondre cette offre Lightroom Classic avec l’autre offre Lightroom (tout court) qui stocke vos fichiers dans le Cloud, en savoir plus.

Adobe Bridge

Bridge est un logiciel complémentaire à Photoshop qui offre des fonctions de tri et classement. Bridge n’est pas aussi complet ni performant que Lightroom Classic en matière de gestion de catalogue, et ne permet pas de développer vos fichiers RAW, mais il reste un outil pertinent.

Bridge est gratuit et téléchargeable depuis le site Adobe.

DxO PhotoLab

PhotoLab est un logiciel de développement avant tout mais il propose un système de gestion des photos qui peut vous rendre service. Il s’agit d’une gestion de dossiers, de collections et de mots-clés associés aux photos que vous allez devoir classer par ailleurs via l’explorateur Windows ou le Finder Mac.

La force de DxO PhotoLab est sa fonction de réduction du bruit numérique DeepPRIME, bien qu’elle soit désormais concurrencée par celle de Lightroom Classic.

DxO PhotoLab est vendu avec une licence perpétuelle.

Phase One Capture One Pro (C1Pro)

Le logiciel Capture One Pro de l’éditeur Phase One permet de gérer un catalogue ou non selon vos envies (voir le tutoriel C1Pro). Le fonctionnement est le même qu’avec Lightroom, C1Pro est plus technique et intimidant, mais il est reconnu pour son excellent traitement des fichiers RAW qui en fait sa vraie valeur.

Capture One Pro est disponible via un abonnement mensuel ou en version licence perpétuelle.

Luminar NEO

Le logiciel Luminar NEO de l’éditeur Skylum propose une fonction de catalogage des fichiers à minima, comme PhotoLab chez DxO. Classez vos photos dans des dossiers et albums (regroupements de photos stockées dans des dossiers différents), retrouvez-les à l’aide de quelques critères de recherche basés sur les données EXIF.

Luminar NEO est disponible en version licence perpétuelle ou par abonnement. Les mises à jour mineures sont incluses dans le tarif de la licence, voir le détail des offres.

Adobe Photoshop Elements (PSE)

La version grand public du logiciel Photoshop vous offre, via cette déclinaison Photoshop Elements, de nombreuses fonctions de tri et classement. PSE a l’avantage d’être accessible, tant en terme de prise en main que de budget, et s’avère un outil intéressant pour vous mettre au traitement d’images.

Photoshop Elements est vendu avec une licence valable 3 ans.

Logiciel photo : les autres …

Il existe de nombreux autres logiciels pour trier et classer vos photos :

  • Corel AfterShot Pro
  • ACDSee
  • XnView
  • FastStone Image Viewer
  • Nikon NX Studio

Ceci est une liste non limitative, je vous invite à la compléter si vous avez un logiciel photo intéressant à signaler.

Logiciel photo de post-Traitement

Traiter vos photos c’est leur donner un rendu personnel, améliorer leur aspect pour retirer les défauts inévitables (recadrage, poussières, exposition, contraste) et/ou les traiter plus en profondeur (conversion NB, amélioration de la dynamique, traitement de zones particulières, etc.).

logiciel photo Adobe Lightroom Classic

Outils de masquage dans Lightroom Mobile
Quel logiciel photo choisir
Développement d’un fichier RAW dans Lightroom Classic

On retrouve ici Lightroom Classic qui est le standard en matière de traitement photo. Utilisé par de nombreux photographes professionnels, experts et amateurs, ce logiciel a été conçu “par des photographes pour des photographes”.

logiciel photo Adobe Photoshop

Ouvrir un fichier RAW dans Photoshop avec Camera Raw
Quel logiciel photo choisir
Développement d’un fichier RAW dans Photoshop Camera Raw

Photoshop permet de tout faire, peut-être même trop ! Vous pouvez ajuster les réglages de bases d’une photo, développer un RAW, mais la force de Photoshop réside en ses capacités à faire des traitements complexes (dépoussiérages importants, calques de retouches complexes, juxtaposition de photos, graphisme).

Photoshop demande un véritable apprentissage pour être maîtrisé, ce logiciel est complexe pour les plus débutants. Le tarif autrefois très élevé est désormais plus abordable et vous pouvez bénéficier de Photoshop avec l’offre groupée Lightroom Classic/Photoshop via l’abonnement mensuel Creative Cloud qui rend l’ensemble plus accessible.

Adobe Photoshop Elements (PSE)

Photoshop Elements adresse les besoins des photographes qui ne veulent pas d’un outil trop avancé et cherchent des résultats automatisés.

PSE propose de nombreux assistants pour produire de façon automatique des résultats intéressants sans passer trop de temps sur le logiciel.

Les automatismes ont forcément quelques inconvénients : ils ne donnent pas la même liberté que les modes manuels, ni les mêmes possibilités. Ce logiciel photo reste toutefois abordable et peut constituer un tremplin vers des logiciels plus sophistiqués par la suite.

logiciel photo Phase One Capture One Pro

Comment traiter un RAW avec Capture One Pro - logiciels photo
Quel logiciel photo choisir
Développement d’un fichier RAW dans Capture One Pro

Capture One Pro est un développeur RAW utilisé à l’origine par les photographes travaillant avec les appareils numériques moyen-format. Capture One Pro est utilisé par certains photographes qui ne veulent pas des logiciels Adobe.

C1Pro (Capture One) est un outil proche de Lightroom Classic dans l’esprit, avec quelques fonctions complémentaires comme la possibilité de gérer des couches à la façon de Photoshop.

Plus onéreux que Lightroom Classic, C1Pro est aussi plus technique et demande un apprentissage certain pour être maîtrisé.

logiciel photo DxO PhotoLab

DxO PhotoLab est un développeur RAW édité par l’éditeur français DxO qui a pour intérêt de traiter le bruit numérique avec efficacité et d’automatiser les corrections optiques et les réglages d’exposition (en savoir plus sur DxO).

Ce logiciel intègre la technologie Nik Software de corrections locales (ex. U-Points) qui plaît aux nikonistes ayant utilisé Nikon Capture NX2.

DxO PhotoLab offre des résultats à la hauteur de ses concurrents avec une approche plus directe : automatisation des traitements, retouche manuelle possible.

DxO est intégré avec d’autres logiciels comme Lightroom Classic. DxO PhotoLab est vendu avec une licence perpétuelle, les mises à jour mineures sont gratuites la plupart du temps. Les mises à jour annuelles sont payantes.

logiciel photo Luminar NEO

Luminar NEO
Luminar NEO, développeur RAW

Luminar  NEO s’avère simple à prendre en main et propose de nombreuses fonctions avancées de traitement dont un système de modèles de rendus contextuels.

Ce logiciel propose une gestion de catalogue à minima depuis la version 4. Luminar est disponible en français pour Mac et Windows.

Luminar NEO est vendu avec  une licence perpétuelle ou un abonnement mensuel donnant accès à l’ensemble des extensions disponibles et à venir. En savoir plus …

logiciel photo darktable

darktable est un logiciel libre initialement conçu pour Linux et disponible désormais pour macOS et Windows. darktable est une alternative libre aux logiciels ci-dessus, il propose des fonctions de gestion et de traitement des fichiers RAW.

La communauté de développeurs de darktable est active et les ressources pour l’installation, la configuration et l’utilisation sont nombreuses. Il existe des forums et groupes d’utilisateurs dédiés auxquels vous pouvez poser vos questions.

Darktable développement RAW - logiciel photo
Quel logiciel photo choisir : darktable développement RAW

logiciel photo Affinity Photo

Quel logiciel photo choisir - Affinity Photo
Quel logiciel photo choisir : Interface d’Affinity Photo

Affinity Photo est un logiciel qui permet de traiter les fichiers et de réaliser bon nombres d’actions comme les traitements par lots et autres corrections. Affinity se veut un concurrent déclaré de Photoshop, diffusé désormais gratuitement depuis son rachat par Canva.

Affinity Photo propose un support en ligne par le biais d’une communauté grandissante. Ce logiciel évolue rapidement, et il vous faut évoluer avec lui dans votre pratique. Si vous en avez l’envie alors vous disposerez d’un outil prometteur.

Il existe un guide d’utilisation Affinity Photo dédié.

logiciel photo Gimp

Gimp 2.10
Quel logiciel photo choisir
Interface de Gimp

Gimp est la référence dans le monde des logiciels libres, concurrent pour certains de Photoshop. Gimp est capable de traiter de nombreux formats de fichiers (sauf le RAW, il faut passer par des modules tiers).

Les possibilités de traitement de Gimp sont étendues, même si le logiciel n’est pas au niveau des meilleurs logiciels commerciaux en terme de résultats et performances. C’est toutefois une belle alternative si vous cherchez à vous initier au traitement avancé sans vouloir investir dans Photoshop.

Nikon NX Studio

Nikon NX Studio traitement des RAW
Quel logiciel photo choisir : interface de Nikon NX Studio

Le développeur RAW de Nikon est un logiciel offert à tout utilisateur d’un boîtier de la marque. Basé sur le moteur de développement RAW Silkypix, Nikon NX Studio est un développeur basique qui intègre toutefois les fonctions de gestion de la version précédente Nikon View NX-i.

NX Studio marque le pas face aux leaders de la catégorie. Son principal avantage est qu’il est gratuit, une bonne raison pour vous mettre au développement RAW et voir si cela vous plaît avant de passer à un logiciel plus efficace et abouti. Nikon NX Studio intègre la gestion des U-Points autorisant des traitements locaux plus rapides.

Logiciel photo de publication, impression, partage

Une fois vos photos classées et traitées, il ne vous reste plus qu’à les montrer.

L’impression à domicile et le tirage papier restent le meilleur moyen de mettre en valeur vos images. Les partager sur un site personnel ou un site de partage aussi. Pour cela il est pratique d’utiliser à nouveau un logiciel photo adapté.

Adobe Photoshop Elements (PSE)

Adobe Photoshop Elements 2018
Quel logiciel photo choisir : interface de Photoshop Elements

PSE est suffisamment complet pour vous permettre d’arriver à vos fins : impression, partage web, tout y est pour vous donner l’occasion de montrer vos photos. S’agissant d’un outil complet (de l’importation au tirage) il est toutefois plus simple de l’utiliser d’un bout à l’autre de la chaîne plutôt que pour la seule fonction d’impression ou de partage.

Vous pouvez vous procurer Photoshop Elements sur Amazon.

Adobe Lightroom Classic

Outil de sélection automatique du ciel dans Lightroom

Parce que c’est un tout-en-un, Lightroom Classic se retrouve également dans cette liste. Les modules Livre, Diaporama, Impression et Web vous permettent de tout faire ou presque depuis un tirage jet d’encre chez vous jusqu’à une galerie web partageable et un site web personnel.

Lightroom Classic propose des modèles de présentation prêts à l’emploi pour l’impression des photos ainsi qu’un gestionnaire de modèles personnalisés. Lightroom Classic est complet mais la mise en œuvre de ces modules demande un apprentissage quand certains logiciels spécialisés dans l’impression ou la publication web s’avèrent plus simples d’emploi.

Le principal intérêt de Lightroom Classic est de faciliter la production des impressions et publications web. Inutile de passer d’un logiciel à l’autre, vous choisissez les photos dans le module Bibliothèque et vous les imprimez en quelques clics dans le module Impression. Pareil pour les galeries web.

logiciel photo : mais aussi …

Il est impossible de mentionner ici tous les logiciels photos disponibles tant ils sont nombreux. La liste ci-dessus reprend les plus utilisés par les photographes amateurs, experts et pros. Ils disposent tous de documentations en ligne ou de guides complets, de tutoriels et de communautés d’utilisateurs.

Chaque logiciel photo a un intérêt et des usages particuliers, assurez-vous toutefois qu’il dispose d’un support suffisant pour résoudre vos problèmes d’utilisation. Dans le doute, choisissez un logiciel gratuit ou libre qui ne vous engage pas, ou un logiciel propriétaire (lire « payant ») qui offre un support utilisateur en français.

A retenir pour choisir un logiciel photo

Voici les fonctionnalités à couvrir pour trier et traiter vos photos :

  • tri et classement
  • développement et traitement
  • impression et partage web
  • copie des photos sur smartphones et tablettes
  • possibilité d’export vers un autre logiciel si vous changez d’avis

Avec un logiciel tout-en-un

Choisir un logiciel tout-en-un généraliste (lire “pas propre à une marque d’appareil photo”) est la solution de facilité.

Avantages

  • un seul logiciel à maîtriser
  • un suivi des versions facilité
  • une compatibilité plus grande de module à module
  • pas d’interférence entre un logiciel et un autre
  • support de tous les formats de fichiers indépendamment de la marque d’appareil photo

Inconvénients

  • pas ou peu de logiciels gratuits au niveau des meilleurs
  • une dépendance plus forte à l’éditeur
  • un retard possible en terme de support à la sortie d’un nouveau boîtier
  • des modules parfois moins riches que certains logiciels spécialisés

Avec plusieurs logiciels spécialisés

Couvrir les différents besoins avec plusieurs logiciels spécialisés est une autre alternative.

Avantages

  • plus de souplesse dans le choix des logiciels
  • possibilité de changer un logiciel sans changer les autres
  • possibilité d’intégrer des logiciels libres ou gratuits
  • une prise en main parfois facilitée

Inconvénients

  • nécessite une gestion des différentes versions de chaque logiciel plus rigoureuse
  • le traitement non destructif des RAW n’est pas toujours respecté
  • on passe parfois plus de temps à choisir les bons logiciels qu’à les utiliser
  • l’apprentissage peut s’avérer plus complexe car chaque logiciel est indépendant

Cette liste de logiciels et de fonctions à couvrir ne saurait représenter totalement l’état du marché du logiciel photo. Vous avez des logiciels à citer, des problèmes pour faire le bon choix ? Laissez un commentaire et parlons-en !


Guide photo 2026 : quels accessoires photo choisir – 4/6

Certains accessoires photo sont indispensables pour profiter de votre passion. D’autres sont moins utiles à l’amateur ou à l’expert. Dans cette quatrième partie du guide photo nous allons voir quels sont les accessoires photo qu’il vous faut et ceux dont vous pouvez vous passer.

Après avoir découvert quels sont les types d’appareils photocomment lire une fiche technique et quels objectifs acheter, voici la suite de ce guide photo.

Guide photo : pourquoi des accessoires complémentaires ?

Contrairement à ce que vous pourriez penser, les accessoires indispensables à une pratique courante de la photographie sont peu nombreux.

Privilégiez cette règle simple : n’achetez un accessoire photo que si, et uniquement si, il vous manque pour faire les photos que vous voulez vraiment faire ou pour vous faciliter la vie au quotidien.

Posez-vous ces questions avant un achat photo :

  • s’agit-il de photos que vous devez vraiment faire sans avoir le choix de faire autrement ?
  • existe-t-il une alternative pour faire autrement et éviter de remplir votre sac photo d’un nouvel accessoire ?
  • cet accessoire va-t-il vous permettre de gagner du temps pour arriver à vos fins ?

Voici la liste des accessoires photos les plus indispensables. Cette liste est subjective, elle varie selon le type de photos que vous souhaitez faire. Vous pouvez réagir via les commentaires pour dire ce que vous jugez indispensable vous-aussi.

Guide photo : Cartes mémoire

Quelle carte mémoire choisir ?

Les cartes mémoire sont indispensables pour enregistrer les photos. Il existe trois formats principaux de cartes :

  • les cartes SD,
  • les cartes XQD,
  • les cartes CFexpress.

Les cartes XQD sont désormais remplacées par les cartes CFexpress.

Vérifiez quel modèle de carte utilise votre boîtier avant de choisir le fabricant et le type de carte tant les modèles sont nombreux (SDXC et SDHC par exemple).

Je ne vous recommande pas d'utiliser une carte MicroSD dans un adaptateur SD, ce type de carte n’est pas toujours compatible avec les reflex et hybrides et peut entraîner des ralentissements, des dysfonctionnements et pertes de photos.

Privilégiez l’utilisation de cartes mémoire de qualité. Certaines cartes s’avèrent moins fiables que d’autres entraînant des pertes de photos, des problèmes de lecture ou des défauts sur les photos (en savoir plus sur l’utilisation des cartes mémoire).

Les marques les plus utilisées par les photographes experts et pros sont Lexar et Sandisk. Ces cartes sont garanties à vie et livrées avec un logiciel de récupération des photos effacées par erreur le cas échéant.

Le format XQD qui équipe certains appareils photo Nikon impose un choix plus limité. Les cartes CFexpress sont toutefois compatibles avec les emplacements pour cartes XQD et une mise à jour du firmware de votre boîtier, quand elle est disponible, peut le rendre compatible avec ces cartes.

carte mémoire Sandisk Extreme Pro SD
Guide photo – carte SD 128 Go Sandisk rapide pour la vidéo et le mode rafale

Comment choisir une carte mémoire

Prenez l’habitude d’avoir au moins deux cartes mémoire de façon à ne pas formater une carte avant de vous assurer que les photos sont bien sauvegardées sur votre ordinateur et à prévenir les problèmes de fiabilité ou de perte qui peuvent toujours arriver.

Evitez les cartes de trop grande capacité si vous n’en avez pas besoin. Mieux vaut utiliser deux cartes de 32 Go qu’une seule de 64 Go : en cas de perte ou d’effacement accidentel, vous ne perdrez que la moitié des photos !

Une capacité de 32 Go convient pour la plupart des appareils photo jusqu’à 24 Mp. Au-delà, optez pour 64 Go. Si vous filmez en FullHD ou 4K, n’hésitez pas à choisir un modèle de 128 Go ou plus pour avoir suffisamment de stockage sans devoir multiplier les cartes.

Choisissez des cartes rapides, avec une vitesse d’écriture au moins égale à 150 Mb/s (idéalement 300 Mb/s), surtout si vous faites des prises de vue en rafale. La vitesse d’écriture sur la carte est souvent le maillon faible qui ralentit le boîtier (plus que la capacité du buffer).

Rangez toujours vos cartes dans leur étui en plastique, c’est une sécurité supplémentaire pour éviter de les détériorer ou de les perdre. Pensez à vérifier avant de photographier si la carte que vous venez d’insérer dans le boîtier ne contient pas déjà des photos non sauvegardées.

Formatez toujours une carte dans le boîtier (jamais avec l’ordinateur) avant de commencer à l’utiliser, cela facilitera l’utilisation éventuelle du logiciel de restauration.

Lecteur de carte mémoire

lecteur de carte Lexar professionnel USB 3.0 double slot achat photo
Guide photo
Lecteur externe via port USB 3.0 à double format SD/CF

De nombreux boîtiers permettent le transfert des photos sur l’ordinateur via un câble USB. Evitez cette solution car elle est peu fiable : le transfert utilise la batterie du boîtier, les erreurs de transfert et les corruptions de fichiers sont courantes.

Préférez l’utilisation d’un lecteur de carte. La plupart des ordinateurs disposent d’un lecteur intégré (cartes SD sur les portables, plusieurs formats sur les tours).

Si votre ordinateur ne dispose pas d’un lecteur intégré, vous pouvez trouver dans le commerce des lecteurs externes pour quelques dizaines d’euros. C’est un investissement indispensable pour vous faciliter la vie et sécuriser le transfert depuis vos cartes.

Avec les cartes XQD et CFexpress le lecteur de cartes est obligatoire pour bénéficier des performances de la carte. Ces cartes ont une vitesse de lecture qu’un transfert par câble ne peut pas mettre en œuvre, le lecteur accélère la copie depuis la carte et offre toute garantie d’intégrité des fichiers.

Guide photo : Batteries

batterie Nikon EN-EL15 achat photo
Guide photo – batterie de marque (mention en est faite sur le dessus)

Quelle batterie pour appareil photo choisir ?

Utiliser plusieurs batteries permet de continuer à photographier sans devoir attendre que votre unique batterie soit rechargée.

Choisissez une batterie de marque qui correspond au modèle précis livré avec votre appareil photo.

Certaines batteries compatibles sont vendues moins cher mais peuvent poser des problèmes de fiabilité ou de tenue dans le temps. D'autres ne sont pas acceptées par le boîtier qui sait reconnaître les types de batteries et le fabricant.

Si vous n’utilisez pas souvent votre matériel ou que vos séances photo sont courtes, ne multipliez pas les batteries. Une batterie qui ne sert pas se dégrade et c’est un investissement inutile. Quand vous achetez un nouveau boîtier, prenez le temps de mesurer l’autonomie de la batterie avant d’en acheter une seconde, certaines batteries permettent de faire plus de 1.500 photos sans recharge !

Du fait de l’interdiction faite désormais aux marques de livrer (en Europe) un chargeur par défaut, les appareils récents autorisent la recharge de la batterie via le port USB. C’est aussi un moyen de récupérer de l’autonomie si votre batterie est vide, le chargeur externe optionnel reste toutefois plus rapide pour effectuer une recharge complète.

Entretien

Faut-il stocker une batterie chargée ou déchargée ? Il est préférable de charger une batterie avant de la stocker, elle est ainsi prête à servir et c’est une mesure de protection pour l’accumulateur. Comme la logique du photographe est de toujours avoir une batterie prête à l’emploi, c’est idéal !

Evitez de stocker les batteries dans un lieu trop chaud (elles peuvent en souffrir) ou trop froid (elles se déchargent plus vite). Si vous êtes en voyage au Pôle Nord, glissez vos batteries additionnelles dans une poche intérieure de votre vêtement, elle souffriront moins du froid.

Certains appareils photo (compacts) utilisent des batteries non amovibles. Pensez à recharger régulièrement sans quoi vous serez forcé de patienter une ou deux heures (généralement au plus mauvais moment …) puisque vous ne pouvez pas changer la batterie par une autre.

Enfin retenez que les appareils hybrides à viseurs électroniques ou ceux que vous utilisez souvent avec l’écran arrière Live View consomment plus que les autres. Si vous êtes fan de la visée électronique, prévoyez vos batteries en conséquence.

Guide photo : paresoleil

NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8
pare-soleil pour objectif Nikon NIKKOR

Le pare-soleil vous permet de bloquer la lumière indésirable, de façon à ce qu’elle n’entre pas dans l’objectif et n’apparaisse pas sur vos photos. Une lumière indésirable est une lumière qui provoque un éblouissement, des traces ou des reflets non voulus sur les images (en savoir plus).

Chaque pare-soleil est spécifique à un objectif, sa forme autorise le passage de la lumière directe, selon l’angle de vue choisi. Le pare-soleil bloque les rayons lumineux parasites qui pourraient pénétrer dans l’objectif alors que vous n’avez pas inclus cette source de lumière indésirable dans votre angle de vue.

En savoir plus sur le pare-soleil et comment le choisir et le remplacer.

Guide photo : Sac photo

sacs photo Pro Light Manfrotto achat photo
Guide photo
Différents modèles de sacs pour différents usages

Le sac photo est LE complément indispensable de votre matériel photo. Il protège votre matériel des agressions du monde extérieur pendant le transport ou le stockage. Il vous permet d’avoir tout ce qu’il vous faut avec vous.

Il existe des centaines de modèles de sacs photo aussi prenez le temps d’en essayer quelques-uns avant de faire votre choix. Sachez qu’un seul sac ne suffit souvent pas : mieux  vaut avoir deux ou trois sacs spécifiques à certains usages que de tenter à tout prix de trouver LE sac qui répond à tous vos besoins.

Vous pouvez trouver des tests de sacs photo sur Virus Photo (d’autres test d’accessoires aussi).

Sacs Kata Sling 3N1 achat photo
Guide photo – sac à dos avec ceinture ventrale

Sac à dos photo

Avantages

  • charge bien répartie
  • vous gardez les mains libres
  • vous pouvez ajouter des effets personnels
  • certains modèles permettent de transporter un trépied à l’extérieur du sac

Inconvénients

  • nécessite de poser le sac pour rentrer et sortir le boîtier
  • souvent gros et lourd
  • manque d’aération du dos en été
  • parfois gênant dans les transports

 

Sac Billingham Hadley Pro
Guide photo – sac d’épaule à sangle Billingham Hadley Pro

Sac photo d’épaule

Avantages

  • accès rapide au matériel sans devoir poser le sac
  • laisse les mains libres

Inconvénients

  • le poids est mal réparti d’un seul côté du corps
  • la sangle a souvent tendance à glisser et à faire mal à l’épaule
  • peut s’arracher facilement (vol et agressions)
  • souvent volumineux et peu discret
Travel Backpack de Manfrotto achat photo
Guide photo – sac type Sling

Sac photo Sling

Avantages

  • bon compromis entre sac d’épaule et sac à dos
  • pivote facilement pour faciliter la manipulation du matériel sans poser le sac
  • port aisé avec bonne répartition de la charge
  • laisse les mains libres

Inconvénients

  • souvent moins logeable qu’un sac à dos
  • peu stable au sol
  • pas de possibilité de transporter un trépied à l’extérieur
  • espace réservé aux effets personnels très limité
  • présente un risque de chute lors des manipulations du matériel (par exemple changement d’objectif)

Comment choisir un sac photo

Choisissez un sac adapté à votre pratique : ne prenez pas un sac à dos si vous ne faites que de la photo en ville, l’accès ne sera pas aisé. De même ne prenez pas un gros sac d’épaule si vous marchez beaucoup, votre dos vous remerciera.

Prenez soin de choisir un sac le plus étanche possible ou possédant une housse étanche si vous envisagez de voyager dans des pays humides. Certaines pluies tropicales ont vite fait de venir mouiller votre matériel au fond du sac s’il n’est pas suffisamment protégé.

Pensez également à utiliser un sac discret quand vous photographiez en ville ou dans des zones sensibles. Votre boîtier est déjà suffisamment visible, inutile d’en rajouter !

Guide photo : accessoires de nettoyage

Kit de nettoyage capteur

Si vous observez des taches noires plus ou moins diffuses sur vos photos, toujours au même endroit, ne cherchez pas, ce sont des poussières collées sur le capteur.

Enclencher la fonction de nettoyage du capteur au démarrage et à l’arrêt du boîtier suffit à se débarrasser de la plupart des poussières sèches (cela n’use pas le capteur contrairement aux idées reçues).

kit de nettoyage de capteur pour appareil photo
kit de nettoyage de capteur pour appareil photo

Les taches grasses sont plus difficiles à retirer car il faut exercer une action mécanique sur le capteur à l’aide d’un accessoire spécifique.

Les kits de nettoyage de capteur NE SONT PAS une nécessité. Mieux vaut avoir quelques taches sur vos photos et les corriger à l’aide de votre logiciel de traitement de photos que de détériorer votre capteur.

Si vous vous sentez à l’aise avec cette opération, procurez-vous un kit de nettoyage et lisez bien la notice avant (attention, tous les kits ne se valent pas et peuvent être spécifiques à certains capteurs).

Dans le cas contraire, rendez visite à votre revendeur ou au centre technique de la marque le plus proche. Le nettoyage est souvent offert ou proposé à un tarif bien inférieur au remplacement d’un capteur rayé !

Evitez toute forme de poire, soufflette ou autre bombe d’air comprimé, cela ne fera que déplacer les poussières d’un endroit à l’autre du capteur et du boîtier.

Les capteurs des appareils photo hybrides sont plus en évidence que ceux des reflex cachés derrière le miroir. Ils peuvent attirer plus facilement les poussières mais sont bien plus simples à nettoyer car très simples d’accès.

Nettoyage des objectifs

Pour retirer les poussières collées sur les lentilles avant et arrière de vos objectifs, utilisez un chiffon spécifique (ou une feuille de papier adaptée) et faites toujours un mouvement de rotation.

Si vous n’avez rien sous la main, prenez un tissu bien propre et doux (mouchoir, laine polaire, coton) et ne frottez surtout pas. Le revêtement externe des lentilles est fragile et vous pouvez l’endommager sans vous en rendre compte.

Evitez les accessoires de nettoyage stockés au fond du sac sans précaution qui apportent plus de poussières qu’ils n’en retirent.

Pensez à mettre les couvercles sur vos objectifs quand vous ne les utilisez pas, y compris lors d’une séance photo si vous faites une pause. Attention à la pluie qui laisse des gouttes également.

Retenez enfin que quelques saletés sur la lentille frontale d’un objectif ne nuisent pas à la qualité des photos, elles seront invisibles sur l’image. C’est différent sur la lentille arrière qui est plus sensible.

Nettoyage du boîtier

Ayez toujours avec vous un chiffon microfibre pour nettoyer votre boîtier et le corps des objectifs. Les boîtiers ne sont pas très sensibles aux poussières mais moins il y en a, moins vous courez le risque qu’elles ne se déplacent sur le capteur lors du changement d’objectif (selon le type de boîtier).

N’utilisez jamais de solvant ou de produit type WD40 ! Si une tache résiste, humidifiez un chiffon propre et frottez en douceur sans ajouter de savon. Séchez rapidement si nécessaire.

Guide photo : protection d’écran

Protection pour écran arrière Nikon
Guide photo
Protection pour écran arrière (selon boîtier)

En matière de protection d’écran, les avis divergent. Si votre boîtier est pourvu d’une protection amovible d’origine, utilisez-la sans vous poser de question.

Si ce n’est pas le cas, faites attention aux films de protection auto-adhésifs et amovibles. Certains sont bien conçus, d’autres ont tendance à adhérer un peu trop et à ne pas se retirer aisément, faisant plus de mal que de bien au final.

Plusieurs lecteurs de Nikon Passion utilisent les films de protection Swido et en sont satisfaits. Vous pouvez les trouver sur Amazon.

Les écrans arrières sont de plus en plus résistants aux rayures : si vous êtes précautionneux, vous ne risquez pas grand-chose à utiliser votre boîtier sans protection. A l’inverse, ou si vous fréquentez des zones dangereuses pour la survie de votre matériel, procurez-vous à minima un bon film de protection ou un écran amovible, voire même une coque antichoc en néoprène.

Guide photo : Trépied photo

Manfrotto Befree achat photo
Guide photo – trépied avec rotule et fixation standard

Avec des capteurs très riches en pixels (par exemple 45 Mp), le recours au trépied est plus fréquent qu’on ne peut le penser. C’est la garantie d’avoir des photos sans flou de bougé (en savoir plus).

Selon le type de photo que vous faites (par exemple pose longue), le trépied peut même s’avérer indispensable (voir le test d’un trépied courant)

Choisissez toujours un modèle stable, doté d’un système de fixation le plus standard possible (les pas de vis sont normalisés). Les trépieds possédant une semelle intermédiaire permettent de fixer/retirer le boîtier très vite, la rotule facilite les mouvements et le cadrage.

Manfrotto : trépieds et monopodes 290 Carbone achat photo
Guide photo – monopode avec vis de fixation au pas standard

Si vous trouvez le trépied trop encombrant, sachez que les monopodes sont une bonne alternative. Ils vous permettent de gagner en stabilité tout en restant mobile.

Certains fabricants proposent des petits trépieds type GorillaPod. Ce sont des accessoires bien souvent futiles qui ne sauraient compenser l’usage d’un vrai trépied stable et capable de supporter sans risque votre cher boîtier.

Guide photo : Flash externe

flash-nikon-sb-5000-face.jpg
Guide photo – flash externe Nikon SB-5000 pour hybrides et reflex

A l’exception des appareils photo experts et pros, les boîtiers d’entrée de gamme disposent d’un flash intégré censé compenser le manque de lumière en intérieur ou en soirée.

Ce flash intégré reste limité : sa portée est réduite (2 à 3 mètres bien souvent) et son emplacement proche de l’axe optique du boîtier favorise le phénomène des yeux rouges sur vos photos.

Le complément idéal du flash intégré est le flash externe ou flash cobra. Il est plus puissant, peut être équipé de réflecteurs, déclenché à distance depuis le boîtier, il dispose souvent d’une tête orientable.

Flash Nikon Speedlight SB-300 achat photo
Guide photo – flash externe pour usages ponctuels

Le choix d’un flash externe doit se faire en fonction de vos besoins : le recours fréquent à une source de lumière additionnelle importante nécessite un modèle expert tandis que l’usage amateur et ponctuel sera couvert par un flash d’entrée de gamme moins onéreux et moins complexe à utiliser.

Maîtriser l’usage du flash demande du temps aussi prenez soin de découvrir votre matériel, de le tester dans différentes conditions de prise de vue et d’observer les résultats obtenus (voir l’ouvrage de référence sur l’utilisation des flashs pour Nikon).

Mais encore …

Cette liste d’accessoires photo reprend l’essentiel de ce qu’il faut avoir avec vous pour vous faire plaisir. Elle n’est ni objective, ni limitative aussi vous êtes invité à réagir et à la compléter en laissant un commentaire !

Il y a quoi dans votre sac qui n’apparaît pas ici et qui vous est pourtant indispensable ?


Guide d’achat photo 2026 : quel objectif choisir (3/6)

Pour choisir le bon objectif, vous devez connaître les principales notions et caractéristiques sans quoi vous risquez de faire le mauvais choix. Ce guide d’achat objectif vous aide à voir clair dans les gammes des constructeurs d’appareils photo et des opticiens indépendants.

Après le guide appareil photo et les fonctions essentielles d’un appareil photo, voici le troisième volet de ce guide d’achat photo.

Note : une fois que vous saurez tout sur les caractéristiques des objectifs, découvrez quel objectif Nikon Z choisir dans le guide complet 2026 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Guide d’achat objectif : comprendre les fiches techniques

La distance focale

La distance focale ou focale (en mm) détermine la capacité de l’objectif à cadrer une zone plus ou moins large :

  • un objectif dont la distance focale est courte (inférieure à 35 mm*) est un grand-angle qui cadre un champ large
  • un objectif dont la distance focale est proche de 50 mm* est un objectif standard qui cadre à peu près comme votre œil
  • un objectif dont la distance focale est longue (supérieure à 85 mm*) est un téléobjectif qui cadre un champ étroit

*Pour tout objectif monté sur un appareil photo plein format 24 x 36. S’il est monté sur un appareil photo APS-C, multipliez par 1.5 la valeur pour avoir la focale équivalente (en savoir plus)

La distance focale d’un objectif est propre à l’objectif et non au boîtier sur lequel il est monté. Un objectif de focale 50 mm est toujours un 50 mm, qu’il soit monté sur un boîtier plein format ou sur un boîtier APS-C, qu’il soit conçu pour le format DX ou pour le format FX.

Pour une même distance focale, le champ capturé sera par contre différent selon le format du capteur. Par abus de langage et souci de vulgarisation, on dit qu’un 50 mm sur un boîtier APS-C « cadre comme » un 75 mm sur un boîtier 24 x 36 (du fait du rapport de taille x 1.5 entre le capteur APS-C et le capteur plein format).

Exemple : un Nikon 50 mm f/1.8 FX reste un 50 mm qu'il soit monté sur un boîtier Nikon APS-C / DX ou sur un Nikon Plein Format / FX. Sur un FX il cadre comme un 50 mm. Sur un DX il cadre comme un 75 mm.

De même, un objectif de focale 25 mm sur un hybride Micro 4/3 « cadre comme » un objectif de 50 mm en 24 x 36 (ratio x 2).

Les deux types d’objectifs disponibles sur le marché sont les objectifs à focale fixe et les objectifs à focale variable ou zooms :

  • les objectifs à focale fixe ont une distance focale constante, par exemple 24 mm, 50 mm ou 105 mm
  • les objectifs zoom ont une distance focale variable, par exemple 18–55 mm ou 70–200 mm.

L’ouverture

notions de base de photo numérique
Guide d’achat objectif
Un diaphragme d’objectif à moyenne ouverture

L’ouverture d’un objectif, ou taille du diaphragme, désigne la taille du trou qui laisse passer la lumière arrivant sur le capteur. L’ouverture est représentée par une valeur notée f, par exemple f/2.8 ou f/11.

Un objectif est caractérisé par son ouverture maximale et son ouverture minimale. La plus importante des deux est l’ouverture maximale, elle correspond au passage de lumière le plus grand (par exemple f/1.8).

Les valeurs d’ouverture standard sont f/1.4, f/2.0, f/2.8, f/4.0, f/5.6, f/8.0, f/11, f/16, f/22, f/32. Il n’y a toutefois pas de limite théorique, certains objectifs d’exception ouvrant à f/0.95 et d’autres à f/45.

Retenez que d’une valeur d’ouverture standard à l’autre, la quantité de lumière arrivant sur le capteur varie du simple au double. A f/8 il arrive deux fois plus de lumière sur le capteur qu’à f/11. Et inversement.

En conséquence de quoi, un objectif qui ouvre à f/4 n’est que deux fois moins lumineux qu’un objectif qui ouvre à f/2.8. C’est à la fois beaucoup et peu puisque cela ne représente qu’une valeur de temps de pose ou de sensibilité ISO en plus ou en moins.

Exemple 1 : un objectif de 50 mm f/1.4 a une distance focale de 50 mm pour une ouverture maximale de f/1.4
Exemple 2 : un zoom 18–55 mm f/3.5–4.5 a une distance focale variable de 18 à 55 mm. Il dispose d’une ouverture maximale variable de f/3.5 à 18 mm et de f/4.5 à 55 mm

Attention : ne vous faites pas avoir avec les valeurs d’ouverture ! La valeur la plus faible correspond à l’ouverture la plus grande. Et inversement. Une ouverture de f/1.4 laisse donc passer plus de lumière qu’une ouverture de f/11.

Réduction des vibrations – Stabilisation d’image

NIKKOR Z DX 18-140mm f/3.5-6.3 VR
guide d’achat objectif
Objectif Nikon NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

La stabilisation d’image dans l’objectif est un système optique présent sur de nombreux modèles. La stabilisation permet de réduire le flou de bougé du photographe lorsque vous déclenchez avec un temps de pose long pour la distance focale choisie. Le gain est de 3 à 5 valeurs IL soit 3 à 5 valeurs de temps de pose ou de sensibilité ISO ou encore d’ouverture (cf. le triangle d’exposition).

La stabilisation est utile en basse lumière quand le temps de pose augmente ou lorsque vous ne disposez pas d’un trépied pour stabiliser le boîtier. La stabilisation est également utile avec les téléobjectifs lourds qui favorisent le bougé non maîtrisé (par ex. 200-500 mm).

Un objectif avec stabilisation est plus onéreux qu’un modèle équivalent sans stabilisation. Il offre toutefois des résultats de meilleure qualité. La stabilisation s’est démocratisée ces dernières années et la plupart des objectifs en disposent.

Un objectif stabilisé est souvent identifiable par les lettres VR (Vibration Reduction), OIS (Optical Image Stabilization) ou encore IS (Image Stabilization) ou OS (Optical Stabilization).

Certaines gammes de boîtiers disposent d’une stabilisation dans le boîtier (IBIS – In Body Image Stabilization), ce système évite d’avoir à utiliser une optique stabilisée, c’est alors le boîtier qui gère la stabilisation. Chez Nikon ce principe existe sur les hybrides plein format de la série Z, comme les Nikon Zf, Z5II, Z6/Z7, Z8 et Z9.

Les deux types d’objectifs

Objectifs à focales fixes

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S
Guide d’achat objectif
objectif NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S pour hybride

Un objectif à focale fixe a une distance focale constante (par exemple 35 mm). Le champ cadré sera donc toujours le même : pour changer ce que vous voyez dans le viseur il faut vous éloigner ou vous rapprocher du sujet.

Les objectifs à focale fixe ont souvent des ouvertures maximales plus importantes que les zooms, un avantage quand la lumière manque en soirée ou en intérieur.

Une grande ouverture permet de mieux doser le flou d’arrière-plan (bokeh) pour donner un caractère plus créatif à vos photos.

Ces objectifs sont plus compacts et légers et offrent souvent une qualité d’image supérieure pour un coût équivalent à celui d’un zoom expert entrée de gamme.

Objectifs à focale variable ou zooms

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR
Guide d’achat objectif
Objectif Nikon NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3

Un objectif zoom couvre une plage de distances focales, d’une valeur minimale à une valeur maximale (par exemple 24–200 mm). Il vous est donc possible de faire varier le champ cadré en tournant la bague de zoom.

C’est un avantage dans certaines situations car cela évite de changer d’objectif : en effet pour couvrir la plage focale d’un zoom 24–85 mm par exemple, il vous faudrait quatre objectifs à focale fixe de 24, 35, 50 et 85 mm.

Toutefois les zooms souffrent d’ouvertures maximales inférieures à celles des focales fixes équivalentes. Un zoom entrée de gamme 18–55 mm ouvre à f/4.5 pour 55 mm quand une focale fixe de 50 mm ouvre à f/1.8. La différence est sensible en soirée ou quand la lumière manque, de même que pour gérer le flou d’arrière-plan.

Les constructeurs proposent tous des zooms pros aux ouvertures plus généreuses (par exemple 14–24 mm f/2.8), ces zooms sont onéreux, imposants et lourds. Les zooms experts ouvrant à f/4 sont une bonne alternative, performante et moins onéreuse que les versions pros.

Mise au point autofocus et motorisation intégrée

La mise au point de l’image (netteté) est assurée par l’objectif via le système autofocus du boîtier. Ce système agit par déplacement d’une ou plusieurs lentilles dans l’objectif (selon les modèles).

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S
Guide d’achat objectif
Objectif NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S sur Nikon Z6

Certains boîtiers disposent d’une motorisation autofocus intégrée et transmettent le mouvement à l’objectif par le biais d’une came ou d’un axe spécifique.

Certains reflex ainsi que les hybrides ne disposent pas de motorisation autofocus intégrée, ils transmettent l’information électrique à l’objectif qui doit assurer lui-même la mise au point (cas des anciens Nikon D3xxx et D5xxx).

D’autres encore mettent les deux systèmes en œuvre.

Si la motorisation autofocus est intégrée au boîtier, il n’y a pas de contrainte particulière sur l’objectif qui doit toutefois être compatible avec le système autofocus (il est dit « Autofocus » ou « AF »).

Dans le cas inverse, il faut disposer d’un objectif à motorisation interne souvent nommé HSM (High Speed Motorisation) ou USM (Ultra Sonic Motorisation) s’il s’agit d’une motorisation sans entraînement mécanique. Ce dernier type d’objectif est plus rapide pour faire la mise au point et il permet la retouche manuelle du point à l’aide de la bague de mise au point (séries AF-S, AF-P et Z chez Nikon).

Pour en savoir plus sur les objectifs Nikon NIKKOR, consultez le catalogue d'objectifs sur le site de la marque.

Guide d’achat objectif : quel objectif choisir ?

Les objectifs vendus en kit

Un objectif vendu en kit avec un appareil photo est la plupart du temps un objectif zoom. La plupart des hybrides et reflex sont vendus en kit avec un zoom standard.

Un zoom standard couvre une plage focale qui va du grand-angle au petit téléobjectif en passant par une valeur standard :

  • avec les DX, il s’agit souvent d’un 16–50 mm ou d’un 18–140 mm
  • avec les FX, il s’agit souvent d’un 24-70 mm ou d’un 24-120 mm
  • avec les hybrides, selon la taille du capteur, vous trouverez des 12–40 mm (Micro 4/3), des 16–50 mm (en APS-C),  ou des 24-70 mm (plein format).

Ces objectifs offrent des performances variables selon les modèles, excellentes (Nikon NIKKOR Z 24-70 mm f/4 ou Fujinon 18–55 mm f/2.8-4 sur gamme Fuji X) ou plus moyennes (certains 18–55 mm pour reflex). Ils vous permettent toutefois de démarrer sans devoir trop investir avant de choisir une optique complémentaire répondant à un besoin précis.

Quel objectif pour débuter en photo ?

Si vous débutez en photographie, je vous conseille d’opter pour un objectif zoom polyvalent. Vous aurez plus de plaisir à faire des photos alors que vous ne maîtrisez pas encore les notions de cadrage, de profondeur de champ, d’exposition. Vous profiterez mieux de votre équipement dans un premier temps.

 

Nikon Z 50II - avec NIKKOR Z DX 12-28 mm PZ
Guide d’achat objectif : Nikon Z50II – avec NIKKOR Z DX 12-28 mm PZ

Vous pouvez compléter votre zoom d’un objectif à focale fixe plus performant qui vous force à bouger, à tourner autour de votre sujet. Et vous permet de progresser. De plus il vous aide chaque fois que la lumière manque grâce à son ouverture maximale plus généreuse et aux temps de pose réduits qu’il permet.

Chaque marque dispose de modèles à focale fixe abordables, parmi lesquels les 50 mm f/1.8, 35 mm f/1.8 ou équivalents. Comptez entre 200 et 300 euros pour ces modèles qui s’avèrent d’excellents choix (voir les objectifs pour Nikon à moins de 400 euros).

Passer à la focale fixe peut sembler réducteur, c’est faux, c’est un excellent moyen d’apprendre la photo et le cadrage, pensez-y !

Objectifs pour photographes amateurs et experts

Si vous avez passé le cap des premiers pas en photo, vous vous intéressez au cadrage, à la composition, vous cherchez à faire des photos plus créatives. Vous éprouvez des besoins différents dont celui d’utiliser des objectifs plus spécifiques que les zooms entrée de gamme.

 

Le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S
Guide d’achat objectif
Objectif NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S à ouverture constante f/4

Au rayon des zooms, regardez les modèles à ouverture constante (par exemple 24–120 mm f/4) dont l’ouverture maximale ne varie pas en fonction de la focale. Ou les modèles à grande ouverture (par exemple f/2.8) qui vous offrent un joli bokeh et des temps de pose inférieurs pour une lumière équivalente.

Au rayon des focales fixes, intéressez-vous aux modèles ouvrant à f/1.4, aux ultra grand angles (focale inférieure à 18 mm) et aux super téléobjectifs (focale supérieure à 200 mm).

Ces objectifs sont de meilleure qualité, mieux construits, plus endurants mais aussi plus onéreux. Prenez le temps de les tester, de vérifier que la focale est bien celle qui vous correspond.

A l’inverse des modèles entrée de gamme, il s’agit d’un investissement dans le temps : si vous êtes équipé d’un boîtier APS-C, préférez un objectif compatible plein format qui restera utilisable si vous changez de boîtier pour un Nikon Z hybride ultérieurement.

Quel objectif choisir : même marque que le boîtier ou compatible ?

Chaque marque d’appareil photo propose une gamme d’objectifs pour ses boîtiers. Les opticiens indépendants (Tamron, Sigma, Samyang, Zeiss, Tokina …) proposent eux-aussi des modèles compatibles.

Brisons un tabou en matière d’objectif : équiper votre boîtier d’un objectif compatible n’est pas une hérésie ! De nombreux photographes experts et pros utilisent des objectifs Sigma ou Tamron et s’en portent très bien !

Si le choix d’un objectif de la marque du boîtier vous permet de ne pas faire d’erreur, la compatibilité étant assurée, ne négligez pas l’offre des indépendants qui disposent de modèles tout aussi performants et souvent moins onéreux.

Les objectifs de la marque du boîtier ont l’avantage d’être souvent mieux cotés en occasion (une réaction au tabou ci-dessus …). Les objectifs compatibles ont souvent l’avantage du prix. Certains peuvent même être transformés pour devenir compatibles avec une autre marque de boîtier (Sigma en particulier), ce qui vous permet de passer de Nikon à Canon ou l’inverse tout en gardant vos optiques.

Evitez l'utilisation de bagues d'adaptation permettant d'utiliser un objectif sur un boîtier non compatible, c'est un bricolage qui ne vous donnera pas satisfaction sauf à bien connaître les données techniques de chaque équipement et à agir en connaissance de cause.

Avec les hybrides Micro 4/3, l’offre est pléthorique dans la mesure où la monture Micro 4/3 équipe plusieurs marques de boîtiers. Ce sont autant de possibilités qui s’offrent à vous de mixer les modèles.

Objectifs Macro

NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8
Guide d’achat objectif
Objectif NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 macro pour hybride APS-C / DX

Les objectifs Macro permettent d’agrandir sur la photo un petit sujet en atteignant un rapport de reproduction de 1:1, ce que ne permettent pas les objectifs standard. Les objectifs macro sont souvent utilisés pour la photographie d’insectes, de fleurs, de petits objets.

Il existe des objectifs macro pour la plupart des modèles d’appareils photo, du reflex à l’hybride (voir le dossier macro)

Objectifs Fisheye

Nikon AF-S Fisheye 8-15mm f/3.5-4.5E ED guide d'achat objectif
Guide d’achat objectif
Objectif Nikon zoom 8-15 mm fisheye

Un objectif Fisheye (œil de poisson) a une focale très courte et des caractéristiques optiques particulières qui donnent une image en forme d’œil de poisson avec un angle de champ pouvant atteindre 180 degrés au détriment des déformations du sujet (voir la présentation du Nikon 8-15 mm Fisheye).

Test Nikon 8-15mm Fisheye guide d'achat objectif
exemple de photo faite avec un Nikon 8-15 mm Fisheye à focale 8 mm

Il existe plusieurs types de fisheye, mais l’intérêt de ces objectifs est toujours le même, couvrir un champ très large pour une distance au sujet très courte.

Les usages du fisheye sont particuliers du fait de la déformation des images. Selon le modèle de fisheye utilisé, vous avez possibilité de recadrer ou de ne garder qu’une partie du champ cadré pour disposer d’une image aux proportions plus classiques.

Test Nikon 8-15mm Fisheye guide d'achat objectif
Guide d’achat objectif
Photo obtenue avec un Nikon 8-15 mm fish-eye à focale 15 mm

Les fisheye sont souvent utilisés en photographie de paysage, donnant aux images un caractère insolite. N’abusez toutefois pas de ces images particulières et apprenez à doser l’effet créatif.

Les photographes sous-marins apprécient le fisheye pour sa très grande profondeur de champ et l'absence de déformation quand ils utilisent un caisson étanche avec globe frontal.

Objectifs (super) téléobjectifs

Un super téléobjectif est un objectif dont la distance focale est importante (au-delà de 300 mm). Il s’agit d’objectifs dédiés à la photographie de sport et d’action (voir le dossier téléobjectifs).

Les super téléobjectifs sont onéreux, lourds, encombrants. Ils demandent une belle maîtrise de la technique pour être bien utilisés.

NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR S
Guide d’achat objectif
Objectif NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR S

Il existe des modèles plus accessibles, à l’ouverture maximale limitée mais offrant à l’amateur la possibilité de photographier de loin (quand se rapprocher n’est pas possible) pour un coût moindre. Les plus courants sont les zooms 150–600 mm ou 200-500 mm.

Objectifs méga-zooms

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR
Guide d’achat objectif
Objectif méga-zoom Nikon NIKKOR Z 24-200 mm

Les méga-zooms sont des objectifs dont la plage focale est très étendue, par exemple 18–200 mm, 24-200 mm, 28–300 mm ou 16–300 mm.

Ces objectifs permettent de couvrir des situations de prise de vue variées tout en restant financièrement accessibles. Leurs performances sont toutefois en retrait par rapport aux modèles experts (zooms et focales fixes). Leur taille imposante, surtout aux plus longues focales, les rend très peu discrets.

Les mega-zooms ont un intérêt si vous ne souhaitez pas changer d’objectif en voyage par exemple, tout en bénéficiant d’un grand-angle et d’un téléobjectif. Posez-vous toutefois la question de savoir si la souplesse que ce type d’objectif vous offre mérite de perdre en qualité d’image.

Objectifs à bascule ou décentrement

Les objectifs à bascule ou décentrement (parfois nommés à contrôle de perspective – PC) sont utilisés par les photographes de paysage et d’architecture car ils permettent de corriger et de mettre en valeur une perspective (par exemple façade d’immeuble ou cathédrale) et de régler avec précision la zone de mise au point.

Ces objectifs disposent de réglages complémentaires qui permettent de désolidariser le fût de l’objectif et de le déplacer par rapport à l’axe optique et au boîtier :

  • inclinaison : objectif à bascule
  • glissement latéral : objectif à décentrement

Certains objectifs disposent des deux possibilités, ce sont des objectifs à bascule et décentrement.

Le principe de la bascule

Objectifs à bascule ou décentrement
Guide d’achat objectif
Objectif Nikon PC avec bascule

Les objectifs à bascule ont un corps qui peut basculer par rapport à la monture et s’incliner. Ce mouvement permet de régler la mise au point sur une zone bien précise de l’image et non plus sur un plan fixe dans l’image.

Le principe du décentrement

Objectifs à bascule ou décentrement
Guide d’achat objectif
Objectif Nikon PC avec décentrement

Les objectifs à décentrement ont un corps qui peut glisser latéralement par rapport à la monture. Ce mouvement permet de corriger les perspectives et verticales convergentes.

Guide d’achat objectif : en conclusion

Avant de choisir un objectif, il est important de vous poser les bonnes questions :

  • quelles photos voulez-vous faire ?
  • dans quelles conditions ?
  • à quelle fréquence ?
  • avec quel boîtier ?
  • quel est votre budget ?

Si l’objectif fourni en kit est un bon choix pour démarrer, vous ferez des progrès en utilisant une focale fixe légère, abordable et plus tolérante en basse lumière.

Si vous êtes passionné par la photographie animalière, il est probable qu’il vous faille recourir à un téléobjectif alors que les fans de photo nature s’orienteront vers un objectif macro.

Les amateurs de photo de paysage choisiront un zoom grand-angle ou ultra grand-angle quand les amateurs de portrait opteront pour un court téléobjectif.

Vous avez des questions ? Laissez un commentaire et parlons-en !


Guide d’achat photo 2026 : comment lire une fiche technique (2/6)

Voici la suite du guide d’achat photo pour vous aider à choisir votre appareil photo. Après avoir détaillé les différentes gammes d’appareils, voyons comment lire une fiche technique et savoir ce dont vous avez vraiment besoin quand vous cherchez un nouvel appareil photo.

Guide d’achat photo : les caractéristiques essentielles

Présenter les fonctions essentielles dont doit disposer un appareil photo est un pari risqué. En effet chaque utilisateur a des besoins spécifiques et ce qui est essentiel à l’un peut ne pas l’être à l’autre.

Les appareils photo proposent tous des fiches techniques bien fournies. Face à une telle débauche de fonctions, il faut passer du temps à comprendre de quoi il s’agit et surtout à quoi cela va vous servir, ou pas. Certaines caractéristiques s’avèrent indispensables quand d’autres ne sont que des gadgets.

Apprenons à lire et décoder les fiches techniques avec ce second article du Guide d’achat photo …

Le nombre de pixels (Mp)

20Mp très sensibles pour le capteur Toshiba TCM5115CL CMOS BSI
Guide d’achat photo : Le capteur d’un appareil numérique

Quelques rappels

Le nombre de pixels (exprimé en Mp, millions de pixels) représente la définition du capteur de votre appareil photo. Contrairement à ce que les vendeurs veulent parfois vous faire croire, ce n’est pas parce qu’un appareil a plus de pixels qu’un autre que les photos seront de meilleure qualité. C’est parfois même l’inverse.

Lire Combien de mégapixels vous faut-il vraiment pour avoir la qualité d’image attendue ?

Pour faire simple, le pixel représente le plus petit élément sensible du capteur capable de recevoir la lumière et de la traduire en une information utile à la formation de l’image finale (en toute rigueur cela s’appelle un photosite mais je banalise).

Plus il y a de pixels sur le capteur, plus il y a de points différents composant la photo. Vous pourriez penser qu’il vaut mieux avoir plus de pixels pour avoir une photo plus riche en détails (c’est l’argument du vendeur). Mais chaque capteur ayant une dimension bien précise, la surface disponible détermine la taille de chaque pixel.

Exemple : pour une même dimension de capteur, les pixels d’un capteur 45 Mp sont environ deux fois plus petits que les pixels d’un 24 Mp. Il faut bien les caser quelque part !

Il faut savoir que la taille d’un pixel définit sa capacité à capter la lumière reçue. Plus la taille est importante, plus la quantité de lumière reçue est importante et meilleure est la qualité de l’information envoyée au boîtier. Les capteurs disposant de pixels plus petits produiront donc des images de moins bonne qualité à taille de capteur identique (je simplifie mais c’est l’idée).

Quel capteur choisir

Pour pallier ce phénomène physique, les constructeurs améliorent en permanence la qualité de leurs capteurs, les modèles actuels à 24 Mp sont plus performants que les anciennes générations à 12 Mp.

A tarif proche, considérez les nouvelles générations d’appareils qui sont plus performants que les modèles précédents bien que le nombre de pixels soit identique. De même, faire le choix d’un modèle disposant de moins de pixels est souvent une bonne alternative car la qualité d’image n’en sera que meilleure.

Et les tirages grand format ?

Ne tenez pas compte des arguments des vendeurs vous expliquant qu’avec plus de pixels vous pourrez faire des tirages papier de plus grande taille. Si c’est vrai dans l’absolu, sachez que vous pouvez faire un tirage 20 x 30 cm avec 6 Mp, et oser sans problème le 60 x 90 cm avec un capteur 20 Mp. Alors avec 24 Mp, vous allez déjà loin …

Pour faire des tirages 10 x 15 (format carte postale), tous les capteurs conviennent, ne réfléchissez même pas.

Le nombre de pixels est un des critères qui définit la qualité de votre appareil photo. Ce n’est pas le seul aussi il ne faut pas vous limiter à cette valeur pour faire votre choix. Je vous invite à regarder également la performance en gestion de la lumière (sensibilité ISO) et la taille du capteur (plus il est grand, meilleure est la sensibilité).

L’ergonomie

Lorsqu’on me demande quel modèle choisir, je réponds souvent “il faut les prendre en main pour vous faire votre propre idée”. L’ergonomie d’un appareil photo, quelle que soit la gamme considérée, est en effet un des critères de choix souvent oublié alors qu’il est essentiel.

Selon que vous avez de grandes mains ou non, que vous êtes gaucher ou droitier, que vous avez des lunettes ou que vous allez porter longtemps à bout de bras l’appareil ou non, la forme du boîtier prend toute son importance. La disposition des différentes commandes est un autre critère ergonomique.

Nikon Z 6II sous la pluie
Guide d’achat photo pouvez-vous loger vos doigts entre la poignée et le corps du boîtier ?

Lorsque vous prenez un appareil photo en main, posez-vous les questions suivantes :

  • arrivez-vous à atteindre aisément les différents boutons ?
  • le boîtier tient-il facilement dans votre main ?
  • pouvez-vous viser sans difficulté ?
  • l’écran arrière est-il suffisamment clair et explicite ?

Rendez-vous dans un magasin spécialisé ou essayez l’appareil de vos proches, mais n’achetez pas un appareil photo sans l’avoir vu et pris en main.

La désactivation du mode automatique

Pour vous faire plaisir en photo, et dès que vous commencerez à explorer les possibilités créatives de votre appareil, vous en arriverez vite à vouloir quitter le mode automatique.

Voici les caractéristiques à connaître pour choisir un appareil photo qui va correspondre à vos besoins.

Guide d’achat photo : l’autofocus

L’autofocus est le module qui assure la mise au point automatique sur le sujet choisi. Si la mise au point n’est pas bonne, la photo est floue !

Le choix d’un boîtier ne peut se faire sans considérer les performances de son module autofocus. Outre la réputation de la marque, faites-vous une idée des performances de l’autofocus à l’aide de ces quelques tests rapides. Réglez le boîtier en automatique, portez l’œil au viseur et appuyez à mi-course sur le déclencheur :

  • la mise au point se fait-elle rapidement ?
  • choisissez un sujet proche de vous, puis un autre éloigné, la mise au point se fait-elle avec précision dans les deux cas ?
  • faites le même test dans l’obscurité si possible, l’autofocus arrive-t-il à faire la mise au point quand la lumière manque ?
  • suivez un sujet en mouvement (demandez à un proche de bouger), l’autofocus arrive-t-il à suivre le sujet en assurant la mise au point ?

Certains boîtiers embarquent des modules complexes à utiliser dès que vous sortez du mode automatique. Les combinaisons sont nombreuses et l’autofocus est le module qui demande le plus de pratique pour être bien maîtrisé (voir Quel mode autofocus choisir ?). Il est donc essentiel que le mode automatique soit performant pour que vous puissiez profiter de votre appareil photo le temps de vous approprier les différentes combinaisons possibles.

La stabilisation d’image (réduction des vibrations)

 

NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S
Guide d’achat photo Objectif NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S à stabilisation optique intégrée

Lorsque le temps de pose est trop long par rapport à la scène photographiée vous prenez le risque de bouger et de faire des photos floues. Les constructeurs ont ajouté des fonctions de stabilisation pour minimiser ce problème.

Il existe deux types de stabilisation : la stabilisation optique et la stabilisation électronique. De plus la stabilisation peut être intégrée au boîtier ou à l’optique.

Stabilisation optique

C’est le système le plus répandu et le plus efficace. Il fonctionne par déplacement d’une partie du bloc optique dans l’objectif et permet de gagner 3 à 4 valeurs de temps de pose tout en assurant des images parfaitement nettes. Ce système est souvent noté VR (Vibration Reduction) ou OIS (Optical Image Stabilisation).

Stabilisation électronique

Ce système consiste à appliquer aux photos un traitement après la prise de vue pour les rendre plus nettes. S’agissant d’un traitement à posteriori, il n’est pas aussi efficace que le stabilisateur optique agissant au moment de la prise de vue.

C’est un procédé fréquemment rencontré sur les appareils compacts, bridges et certains hybrides car il coûte moins cher à produire (pas de composant supplémentaire).

Stabilisation du capteur

Ce type de stabilisation est apparu avec les appareils photo hybrides. La stabilisation du capteur consiste à annuler ses micro-déplacements pendant la prise de vue, de façon mécanique.

Cette stabilisation est souvent appelée IBIS pour « In Body Image Stabilization ».

Le système de stabilisation dans le boîtier des Nikon Z6 et Z7
L’hybride Nikon Z6II à stabilisation par déplacement du capteur

Quel système de réduction des vibrations choisir ?

Intégrée au boîtier, la stabilisation du capteur a l’avantage d’être active quel que soit l’objectif utilisé, stabilisé ou non.

La stabilisation de l’objectif est plus complexe et donc plus coûteuse. Toutefois la plupart des optiques récentes disposent du système VR ou OIS, y compris sur les optiques entrée de gamme vendues en kit avec les reflex et hybrides.

Guide d’achat photo : les modes de prise de vue P, S, A, M ou semi-automatiques

Le mode automatique vous évite de rater vos photos. Il est assez intelligent pour déterminer avec précision quels réglages appliquer en fonction du type de sujet et des conditions d’éclairage. Il sait reconnaître un visage, distinguer les couleurs, déclencher le flash quand la lumière manque.

Les modes P, S, A, M d'un Nikon
Guide d’achat photo Passer d’un mode P, S, A, M à l’autre

Toutefois pouvoir désactiver ce mode pour garder le contrôle ne peut se faire que si l’appareil photo concerné dispose de modes semi-automatiques généralement désignés par les lettres P, S, A et M.

  • le mode P pour Programme permet de changer le couple temps de pose/ouverture
  • le mode S pour Speed – Vitesse – permet de changer la vitesse d’obturation (ou temps de pose)
  • le mode A pour Aperture – Ouverture – permet de changer la valeur de l’ouverture (du diaphragme)
  • le mode M pour Manuel permet de tout régler à votre guise.

Quitter le mode automatique, c’est vous donner la possibilité de changer les paramètres d’exposition : temps de pose, ouverture, sensibilité (triangle d’exposition).

En changeant le temps de pose, vous gérez les scènes d’action (sport, jeux d’enfants) pour réduire le risque de flou.

En changeant l’ouverture, vous jouez sur la netteté des différentes zones de l’image : sujet principal bien net avec un joli flou en arrière-plan, diminution du risque de flou quand la lumière manque par changement de la valeur du diaphragme.

En changeant la sensibilité vous permettez au boîtier de fonctionner avec une valeur ISO plus adaptée à la scène. Vous aurez alors des photos plus nettes en basse lumière, des flous de bougé moins fréquents, une meilleure qualité globale.

Avec les hybrides

Au rayon des hybrides il faut distinguer les modèles amateurs des modèles plus experts. Les premiers vous incitent à rester en automatique à la manière des compacts quand les seconds vous donnent toute liberté de procéder à votre guise.

Avec les reflex

Les reflex permettent tous de couper l’automatisme pour prendre le contrôle, de façon plus ou moins ergonomique. Les modèles entrée de gamme nécessitent le recours au menu pour changer les réglages, les modèles experts disposent de touches à accès direct.

Avec les bridges

Les bridges proposent pour la plupart le débrayage du mode automatique mais ce n’est pas leur nature première.

Avec les compacts

Les compacts sont peu adaptés au fonctionnement hors mode automatique. Bien qu’ils permettent parfois de débrayer l’automatisme (fouillez les menus pour trouver …), ce n’est pas dans leurs gènes et vous rencontrerez plus d’inconvénients que d’avantages à les utiliser ainsi.

Guide d’achat photo : le viseur

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis
Guide d’achat photo aperçu du viseur optique du Nikon Z6III

Le viseur est cette petite fenêtre qui vous permet de cadrer votre photo avant de déclencher. Il existe différents types de viseurs :

  • les viseurs électroniques des bridges et des hybrides donnent une image comme sur l’écran arrière avec une couverture à 100%,
  • les viseurs optiques des reflex donnent une image directe avec une couverture du champ visé plus ou moins importante,
  • les viseurs hybrides de certains … hybrides sont capables de fonctionner en mode visée optique ou visée électronique,
  • les viseurs additionnels de certains compacts et hybrides viennent se glisser sur la griffe porte-flash pour compléter la visée sur l’écran arrière.

Avec un reflex, le viseur est de type TTL (Through The Lens ou au travers de l’objectif) et vous donne l’exacte vision de ce que vous allez photographier puisque l’objectif fait partie du système de visée.

Avec un hybride à viseur électronique, c'est l’image finale que vous voyez et non la scène cadrée.

Viseur optique ou viseur électronique ?

L’avantage de la visée optique est de donner une image claire et ‘immédiate’ car aucun traitement électronique n’intervient au contraire de la visée électronique. Celle-ci est une interprétation de l’image cadrée affichée via un écran (le viseur électronique) avec des conséquences en matière de qualité du rendu.

L’avantage de la visée électronique est de donner une image avant la prise de vue en tous points fidèle à ce que sera la photo (WYSIWYG – What You See Is What You Get). Vous voyez la photo telle qu’elle sera prise. C’est un avantage indéniable pour tous les cas complexes comme la photographie de spectacles, en basse lumière, avec des éclairages difficiles. Ce type de viseur s’avère parfois moins réactif que le viseur optique même si les derniers modèles équipant les hybrides n’ont plus grand-chose à se voir reprocher.

la visée électronique paramétrable des Nikon Z6 et Z7
Le viseur électronique des Nikon Z

Avant de faire votre choix, faites la liste des utilisations les plus courantes que vous ferez de votre boîtier. Si vous privilégiez les scènes d’actions et de sport, le viseur optique peut être préférable. Si vous faites souvent des photos de spectacles en intérieur, le viseur électronique est un meilleur choix.

Le poids

Au sein d’une même gamme tous les appareils photo pèsent sensiblement le même poids. Avec les compacts le poids est négligeable. Avec les bridges et les hybrides entrée de gamme, aussi. Seuls les hybrides experts-pros présentent des écarts importants entre un modèle entrée de gamme plutôt léger et un modèle expert plus lourd.

Il est donc essentiel à nouveau de prendre en main le modèle concerné pour voir si son poids ne sera pas un handicap au bout de quelques heures. Pensez que l’hybride expert-pro sera complété d’un objectif qui peut vite s’avérer aussi lourd que le boîtier voire même plus !

Si votre appareil photo est trop lourd, vous le prendrez avec vous moins souvent et vous en profiterez moins. Mieux vaut choisir un modèle plus léger peut-être un peu moins performant qu’un modèle plus lourd et plus performant.

Ce ne sont pas les performances qui font la photo mais le fait d’avoir avec vous votre appareil !

Guide d’achat photo : la robustesse

Nikon D780 construction alliage de magnesium et fibre de carbone
Guide d’achat photo La construction en alliage de magnésium et fibre de carbone du reflex Nikon D780

Selon les usages que vous allez faire de votre appareil photo, vous devez envisager un boîtier plus ou moins endurant. Inutile d’investir dans un poids-lourd construit comme un char d’assaut pour faire des photos de famille. Par contre passer un mois dans la jungle tropicale avec un modèle entrée de gamme c’est prendre le risque que le boîtier souffre de l’humidité.

Les marques rivalisent d’ingéniosité pour donner à leurs boîtiers des qualificatifs qui ne traduisent pas toujours la réalité. Voici quelques termes rencontrés dans les différentes fiches techniques :

  • tropicalisé : se dit d’un boîtier qui dispose de joints spécifiques et de traitements internes évitant la pénétration de poussières et de l’humidité à l’intérieur du boîtier. Le même terme peut être utilisé pour les objectifs
  • étanche : se dit d’un boîtier capable de résister à l’immersion (être plongé dans l’eau) pendant une durée déterminée, et/ou de résister aux précipitations (pluie intense, taux d’humidité très élevé)
  • tous temps : se dit d’un boîtier capable de fonctionner sans risque dans un environnement difficile (poussière, sable, humidité, pluie) sans qu’il ne soit tropicalisé pour autant.

Il faut prendre ces termes avec beaucoup de prudence d’autant plus que circulent toujours quelques légendes. On peut lire par exemple que “les boîtiers pros sont tropicalisés alors que les autres ne le sont pas”. Ou que “un boîtier qui n’est pas étanche ne peut pas être utilisé quand il pleut” ou encore “que les limites d’utilisation d’un boîtier sont comprises dans la plage –10°/+40°”.

C’est faux. Ne vous basez pas sur ces généralités la plupart du temps erronées.

Appareil photo tropicalisé

Aucun boîtier Nikon actuel n’est tropicalisé au strict sens du terme (c’est pareil chez les autres constructeurs). Pas même les modèles pros comme le Nikon Z9 ou le Nikon D6. Le dernier Nikon tropicalisé était le Nikon F3 sorti en 1980.

Par contre la plupart des boîtiers sont tous temps, conçus pour limiter l’intrusion des poussières, du sable ou de l’humidité. Les modèles experts-pros sont plus performants en la matière. Toutefois ce n’est pas parce que votre boîtier ne fait pas partie de ces gammes que vous ne pourrez pas l’utiliser ponctuellement dans des conditions difficiles. Il faudra simplement être un peu plus précautionneux.

Tropicalisation Nikon Z 6II
Guide d’achat photo : le Nikon Z ne craint pas l’humidité et le froid !

Appareil photo étanche

Les modèles étanches sont capables de résister à un séjour de plusieurs heures dans l’eau comme aux pluies tropicales. Vous trouverez ces modèles dans les gammes compacts (la plupart des constructeurs) et hybrides. Aucun reflex ou hybride n’est étanche sans un caisson étanche additionnel (seul le Nikon One AW1 l’était, il n’est plus fabriqué).

Appareil photo tous temps

Ce terme bien évasif signifie que vous pouvez utiliser votre matériel sous la pluie, en bord de mer, sur la plage, dans le froid et l’humidité, dans la neige, etc. Ce n’est en rien une garantie d’étanchéité et les précautions d’usage s’imposent.

Prenez soin de garder le plus longtemps possible ce type de boîtier dans un sac étanche, sortez-le au dernier moment. Laissez-le sécher s’il est mouillé, évitez d’ouvrir les trappes sous l’eau. Et ne changez pas d’objectif sous la pluie.

La plupart des boîtiers sont toutefois bien plus résistants que vous ne pouvez le penser. Quelques gouttes d’eau n’ont jamais mis en péril un boîtier. Un simple sac plastique bien placé reste une protection idéale pour éviter le pire.

Si vous fréquentez des zones humides, utilisez des sachets déshydratants qui absorbent l’humidité dans votre sac photo (suivre les conditions d’utilisation données par le fabricant).

Guide d’achat photo : le Menu et les commandes

Comment régler un hybride Nikon : menu Visualisation
Guide d’achat photo : le menu type d’un hybride expert Nikon

Le menu de votre appareil photo est ce que vous allez utiliser le plus souvent avec le déclencheur ! Prenez donc soin de vérifier si l’ergonomie et la lisibilité de ce menu vous conviennent.

Rien de tel que de prendre en main le boîtier et de jouer avec le menu et ses touches de contrôle : regroupement des fonctions, taille de l’affichage, écran tactile, assistances visuelles (par exemple guide interactif), rapidité d’accès aux fonctions courantes sont des points à étudier.

Certains boîtiers permettent de personnaliser les menus et le rôle de certaines touches (souvent nommées “fonction ou Fn”). Si vous aimez adapter votre matériel à votre pratique, c’est un avantage.

Certains menus incluent une aide contextuelle qui permet à tout instant de savoir à quoi sert une fonction bien précise, c’est un autre avantage qui vous évite le recours fréquent au manuel (que vous n’aurez jamais avec vous …).

Le format RAW

Caractéristique essentielle des modèles experts-pros, le RAW est un format d’enregistrement des photos qui vous donne le plus de possibilités pour donner à vos images le rendu souhaité. Le RAW est l’équivalent du négatif argentique.

Certains boîtiers (compacts en particulier) n’autorisent pas l’enregistrement en RAW, c’est une limite à connaître. Tous les hybrides le permettent, tout en vous laissant la possibilité de photographier en JPG ou en RAW+JPG.

Même si vous ne maîtrisez pas le format RAW encore, pensez que vous aurez peut-être envie de vous y mettre plus tard.

Guide d’achat photo : le mode vidéo

 

Kit Nikon Z 6 vidéo pour les cinéastes et vidéastes
Guide d’achat photo : l’hybride plein format Nikon Z 6II en configuration de tournage vidéo

Parler vidéo dans un guide d’achat photo ? Oui car les modes vidéo équipant les reflex et hybrides sont capables de faire aussi bien, voire mieux, que la plupart des caméscopes numériques. Ils vous évitent de transporter deux appareils différents.

L’enregistrement vidéo à partir d’un appareil photo présente des avantages indéniables : choix des objectifs, qualité du capteur en basse lumière, gestion de la profondeur de champ pour ne citer que ceux-là.

Sachez cependant que la durée d’enregistrement d’une séquence unique est limitée par construction (voir la fiche technique du matériel concerné) et parfois par la législation qui impose aux fabricants d’appareils photo une durée maximale. Mais vous pouvez enchaîner plusieurs séquences.

Certaines discussions peuvent vous laisser penser que filmer a des conséquences sur la durée de vie du capteur. Il n’en est rien et d’ailleurs les caméras numériques utilisent toutes des capteurs proches de ceux des appareils photos !

Les deux standards vidéo actuels sont le mode Full HD 1080p disponible sur tous les appareils toutes gammes confondues, et la 4K. L’avantage principal de la 4K est de vous permettre de recadrer une vidéo sans perdre en qualité d’image.

Les appareils photo plus performants proposent un contrôle manuel des paramètres de prise de vue ou des modes complémentaires. A réserver aux vidéastes accomplis car ces usages demandent un traitement logiciel adapté qui n’est pas à la portée de tout le monde.

Le mode rafale

Nikon D7100 : DX, 24Mp, 25600 ISO, FullHD, sans filtre AA, 1149 euros
Guide d’achat photo : l’obturateur mécanique d’un reflex

Le mode rafale se caractérise par le nombre de photos que votre boîtier est capable de prendre en une seconde. Les valeurs courantes vont de 3 à 10 images par seconde, les plus performants des appareils photo pouvant grimper à 12, 15 ou 30 images par seconde.

Un mode rafale performant ne doit pas vous faire oublier qu’il ne s’agit pas de faire des dizaines de photos en quelques secondes pour en avoir une bonne ! Mieux vaut passer plus de temps à bien préparer une photo que shooter à 30 im./sec en espérant avoir une image correcte.

Le mode rafale doit également produire des images nettes. Il y a des contraintes fortes sur l’autofocus (qui doit suivre la cadence), sur la mesure de lumière (qui doit assurer une exposition correcte de chaque photo) et sur le système d’enregistrement (le tampon – buffer –  qui doit gérer la quantité de données à stocker sur la carte).

Un mode rafale à 4 ou 5 images/sec est déjà très performant et dans la pratique il est rare de devoir aller au-delà, sauf si vous êtes photographe de sport ou d‘action et que vous photographiez dans des conditions bien précises.

Le nettoyage automatique du capteur

Si les pellicules avaient auparavant tendance à se rayer, les capteurs numériques ont tendance à attirer les poussières. Des poussières sur votre capteur, ce sont des taches visibles sur vos photos.

Pour minimiser ce désagrément, les constructeurs proposent des systèmes de nettoyage automatique du capteur. Les plus sensibles sont les hybrides et reflex à objectifs interchangeables. La poussière va plus facilement entrer lors du changement d’objectif mettant à nu ou presque le capteur. Les compacts et bridges sont moins sensibles de par leur construction.

Selon les systèmes, vous avez possibilité de déclencher automatiquement le nettoyage du capteur à la mise en route du boîtier, à l’arrêt ou les deux. Privilégiez le nettoyage à la mise en route qui a toujours lieu avant la prise de vue, c’est mieux qu’après ! Ne croyez pas ceux qui vous disent que le nettoyage automatique endommage le capteur en le faisant vibrer, une autre légende.

Retenez toutefois que le nettoyage automatique des boîtiers n’empêche pas le fait que certaines taches grasses résistent, elles ne sont pas décollées par la vibration du nettoyage. Il vous faudra donc dans ce cas avoir recours à un professionnel qui effectuera un nettoyage à l’aide de produits spécifiques. Vous pouvez également investir dans un kit de nettoyage pour le faire vous-même si vous vous sentez capable de procéder à l’opération.

Les capteurs des hybrides plus proches de l’extérieur sont plus simples à nettoyer que ceux des reflex logés derrière le système de miroir.

L’écran arrière

Nikon Z f écran rotule
Guide d’achat photo : l’écran orientable d’un hybride Nikon Zf

L’écran arrière des appareils photo est le centre névralgique du système. C’est grâce à cet écran que vous pouvez voir vos photos et vidéos, que vous accédez aux menus mais c’est aussi lui qui sert de viseur sur de nombreux modèles (compacts, hybrides, bridges, reflex en Live View). Tous les écrans ne se valent pas.

Les caractéristiques principales d’un écran sont :

  • sa définition : plus il comporte de points, meilleure sera la qualité de l’affichage
  • son rendu : certains écrans sont plus lumineux que d’autres ou plus contrastés
  • sa taille : plus l’écran est grand, plus il est confortable à utiliser
  • son interface de contrôle : certains écrans sont tactiles, d’autres non
Test Nikon D7500
Guide d’achat photo : l’écran inclinable d’un Nikon D7500

La meilleure façon de juger de la qualité d’un écran est de le tester vous-même. Prenez le boîtier en main et regardez comment se comporte l’écran :

  • est-il parfaitement lisible quel que soit l’angle d’observation ?
  • est-il tactile ?
  • est-il lisible en pleine lumière (soleil par exemple) ?
  • donne-t-il un rendu des couleurs satisfaisant en mode visualisation des photos ?
  • vous permet-il de viser correctement pour prendre une photo ?

Certains écrans sont orientables ou inclinables. Les écrans orientables peuvent être retournés (fans de selfies et vidéastes, c’est pour vous) tandis que les inclinables bougent sur un seul axe pour cadrer à bout de bras ou au ras du sol.

La connectivité Wi-Fi et sans fil

Nikon D3300 : 24mp, 25.600 ISO, pas de filtre passe-bas, 629 euros
Guide d’achat photo : connecteur Wifi optionnel pour reflex Nikon non pourvu d’un Wifi intégré

Connectivité Wifi

La plupart des appareils photo intègrent un module Wifi vous permettant de transférer les photos sur un smartphone ou votre ordinateur. Selon les versions, il peut s’agir d’un simple transfert via une application mobile pour smartphone ou d’un mode plus complet permettant un contrôle total du boîtier avant, pendant et après la prise de vue.

Le mode “envoi vers un smartphone” vous permet de partager facilement vos photos auprès de vos proches par mail ou sur les réseaux sociaux. Cette fonction produit généralement une version basse définition de la photo pour éviter que le fichier à transférer ne soit trop lourd. La plupart des appareils proposent ce mode désormais.

Le mode “contrôle total” est l’apanage de modules plus haut de gamme (et plus onéreux) que vous devez connecter sur le boîtier via un accessoire spécialisé ou la griffe porte-flash. Il vous faut ensuite paramétrer le couplage entre le boîtier et l’ordinateur, ce qui peut s’avérer plus ou moins complexe selon les modèles.

Si le modèle que vous envisagez ne dispose pas d’un mode Wifi, une alternative consiste à utiliser une carte mémoire EyeFi intégrant une fonction de stockage et une fonction de transfert Wifi.

Connectivité NFC

La connectivité NFC (Near Field Connectivity) est une autre option de transfert sans fil équipant certains boîtiers récents. Ce mode NFC vous permet de transférer des photos du boîtier vers un dispositif compatible (smartphone, tablette) en rapprochant simplement les deux appareils.

Si vous envisagez de faire de nombreux transferts de ce type pour une raison bien précise, alors c’est un mode à considérer au moment du choix.

Le GPS et la géolocalisation

GPS pour reflex numerique
Guide d’achat photo : accessoire GPS complémentaire pour appareil photo

Certains boîtiers incluent une fonction GPS dont le rôle est d’ajouter les coordonnées latitude/longitude à chacune des photos prises. Chaque photo porte alors en elle le lieu précis où elle a été prise, ce qui facilite la recherche ultérieure.

Les modules GPS les plus élaborés permettent en outre de suivre un trajet, de mémoriser différentes positions, de transférer ces éléments à un logiciels spécialisé (Google Maps ou logiciel de géolocalisation). Ils savent afficher une carte sur l’écran arrière du boîtier moyennant une connexion adaptée.

Cette fonction est intéressante si vous partez en voyage et que vous ne pouvez pas ou ne souhaitez pas noter votre position pour chacune des photos prises. Ou si vous avez un besoin bien particulier à couvrir (immobilier, cadastre, etc.). Dans tous les autres cas, il s’agit plus d’un gadget que d’un apport essentiel.

Certains appareils photo sont capables de récupérer les informations de localisation GPS générées par votre smartphone pour les intégrer automatiquement à chaque photo, c’est le cas des modèles Nikon compatibles avec le système SnapBridge.

Guide d’achat photo : tout le reste

Les fiches techniques sont riches de dizaines de fonctions qui laissent penser que “plus, c’est mieux”. Les fonctions listées dans ce guide d’achat photo sont celles qui sont vraiment importantes, et méritent d’être étudiées au moment du choix car elles auront un impact sur la qualité de vos photos et le plaisir que vous aurez à photographier.

Parmi les autres, certaines méritent que l’on s’y intéresse dans des cas bien précis, mais elles ne servent bien souvent qu’à remplir la fiche technique. Les modes scènes, les filtres, le mode panoramique ne sont pas irremplaçables. Il y en a bien d’autres.

Pour en savoir plus sur les caractéristiques techniques des appareils photo Nikon, consultez la rubrique dédiée du site de la marque.

Vous avez une question précise, un détail vous échappe ? Laissez un commentaire et parlons-en !


Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion – Tous Droits Réservés