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Test NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S: aucun faux pas mais un manque de panache ?

Pour ce test du NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S, nous allons nous intéresser à la première des deux focales fixes de la gamme Nikon Z actuelle. Tout nouveau système avec une nouvelle monture a ses nouveaux boîtiers, accompagné de ses nouveaux objectifs.

Côté zoom, c’est le Nikon Z 24-70 mm f/4 s qui a eu la lourde tâche de s’imposer comme le transtandard de base. Mission dont il s’acquitte avec brio.

Côté focales fixes pour l’accompagner, Nikon a fait le choix d’en proposer deux (si l’on laisse volontairement de côté le très exclusif et exotique Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S) : un 35 mm f/1,8 et un 50 mm f/1,8.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

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Deux focales fixes « à tout faire » très proches dans l’esprit, aux ouvertures suffisamment généreuses pour jouer avec la profondeur de champ et s’affranchir du flash, mais pas trop non plus pour ne pas alourdir la facture ni le sac photo. 

Test NIKKOR Z 35 mm f/1,8 S : présentation et contexte

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est appelé à devenir un grand classique, aussi bien de par sa focale, particulièrement adaptée à la photographie de rue, que par son ouverture, un peu plus prestigieuse qu’un « simple » f/2, un peu moins élitiste qu’un f/1,4 « professionnel ».

Forcément, il ne sera pas sans vous rappeler le Nikon AF-S 35 mm f/1,8 G ED, au moins dans l’esprit. Parce que dans la pratique, le 35 mm f/1,8 pour hybride n’a pas grand chose en commun avec son homologue pour reflex, à commencer par le prix.

Alors que celui en monture F (reflex) est officiellement affiché à 549 euros (vous le trouverez aisément sous les 500 euros), son cousin en monture Z (hybride) commence sa carrière commerciale à 949 euros prix catalogue (849 euros couramment constatés).

Voilà qui pique un peu pour un objectif censé être « standard », dans tous les sens du terme. Du coup une seule question se pose : est-ce justifié ?

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 125 – 1/6.400 ème – f/1.8

À qui se destine ce Nikon Z 35 mm f/1,8 S ?

Au moment d’écrire ces lignes, il n’existe que deux focales fixes en monture Nikon Z (chez Nikon) : le 35 mm f/1,8 et le 50 mm f/1,8. Du coup, ce 35 mm f/1,8 se destine à celles et ceux qui désirent une focale fixe lumineuse mais qui trouveraient le 50 mm un peu trop long pour lui préférer l’angle de champ plus large d’un 35 mm, plus polyvalent en photographie de rue par exemple, mais moins adapté pour du portrait.

Dit comme ça, ça ressemble un peu à avoir le choix entre le parfum vanille et le parfum chocolat pour sa glace, et à opter pour la vanille parce qu’on n’aime pas le chocolat (ou vice versa). C’est trivial, mais le temps que Nikon enrichisse son offre optique en focales fixes, il faudra s’en contenter.

Projetons-nous dans le futur. Dès cette année 2019, un 28 mm f/1,8 et un 85 mm f/1,8 viendront compléter l’offre focale fixe, auxquels s’ajouteront en 2020 un 24 mm f/1,8 (notez au passage la cohérence du f/1,8) et un 50 mm f/1,2 (voir le plan produit Nikon Z actualisé). Si vous lisez ce test à ce moment là, alors le choix d’un 35 mm devra se faire selon d’autres critères que la simple sélection par défaut.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 125 – 1/80 ème – f/1.8

Question : pourquoi choisir un 35 mm ? Réponses possibles :

  • parce que vous n’aimez pas le 50 mm mais que vous désirez quand-même avoir une focale standard « à tout faire »,
  • parce que dans la trinité « grand angle + focale standard + optique à portrait » le 35 mm s’intercale bien entre le 21 mm et le 75 mm (en l’occurrence le 21 mm et le 85 mm),
  • parce que son angle de champ légèrement plus large que le 50 mm permet de cadrer un peu plus large à la prise de vue et recadrer en post-traitement si besoin. Et ce avec une marge de sécurité d’autant plus confortable si vous possédez un Nikon Z 7 et ses 45,7 Mpx.

Bon, pour le coup, ce test a été réalisé sur un Nikon Z 6, mais 24 Mpx sont déjà bien suffisants pour supporter quelques recadrages et redressements d’horizontales.

Qualité de construction

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S bénéficie exactement de la même qualité de construction que les Nikon Z 24-70 mm f/4 S et Nikon Z 50 mm f/1,8 S. Tout le monde étant logé à la même enseigne, pas de jaloux. Hop !

Bien sûr, comme il s’agit d’une focale fixe, vous perdez la bague de zoom et le verrouillage de la focale (logique) mais, à la place, vous avez droit à une bague de mise au point géante, joliment cannelée, bien fluide… et sans butée. Ce qui bénéficie au pilotage électronique mais nuit clairement au plaisir tactile.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

Le fût est noir mat, la bague en caoutchouc, l’ensemble bénéficie de joints d’étanchéité évitant les infiltrations d’eau et de poussières à l’intérieur de l’objectif et même au niveau de la monture. Bien vu !

À la fois sérieux et sobre, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S a ce qu’il faut de robustesse pour inspirer confiance et ce qu’il faut de lacunes pour prêter le flanc à la critique. Ainsi, vous pourrez lui reprocher son absence de graduation de distance, son absence de bague d’ouverture, son absence de stabilisation…

Toutefois, ne vous laissez pas tromper par son apparente sobriété extérieure et ses fausses similitudes avec l’AF-S Nikkor 35 mm f/1,8 G ED. Avec sa formule optique à 11 lentilles (dont deux en verre ED et trois asphériques) réparties en 9 groupes, le recours aux traitements nanocristal et fluor, le tout accompagné d’un diaphragme électromagnétique circulaire à 9 lamelles, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est bien plus moderne dans sa conception que son alter-ego reflex, et même plus ambitieux que l’AF-S Nikkor 35 mm f/1,4 G !

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/2.500 ème – f/1.8

Notez, au passage, que la mise au point minimale est à 25 cm, ce qui permet de jolies prises de vues rapprochées avec une très courte profondeur de champ.

Prise en main et autofocus

Avec 73 mm de diamètre et 86 mm de longueur (hors pare-soleil) le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est vraiment encombrant pour ce type de focale et cette ouverture. Heureusement, avec seulement 370 grammes, il ne pèsera pas trop lourd dans votre sac photo et ne fera pas piquer votre boîtier du nez une fois monté dessus.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

Ses dimensions généreuses lui permettent une prise en main aisée, qui conviendra à tous les gabarits et à part jouer avec la bague de mise au point et le commutateur AF/MF, la main gauche n’aura pas grand chose à faire.

De son côté, la motorisation autofocus est aussi précise que silencieuse. Nikon connaît bien et maîtrise sa partition, rien à signaler de ce côté là. C’est un bon signe. Nous pouvons donc continuer l’esprit tranquille.

Stabilisation

Les hybrides Nikon Z disposant de capteurs stabilisés mécaniquement, Nikon n’a pas jugé utile d’en pourvoir ses objectifs en monture Z (logique). Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S ne fait pas exception. Ceci dit, grâce à son ouverture et sa focale encore suffisamment courte combinée aux excellentes aptitudes en haute sensibilité des Z 6 et Z 7, vous pouvez photographier l’esprit tranquille dans de mauvaises conditions lumineuses sans trop vous soucier du flou de bouger.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 1.600 – 1/500 ème – f/1.8

Performances optiques : vignettage

Tout comme le Nikon Z 24-70 mm f/4 S, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S vignette facilement à ses plus grandes ouvertures (de f/1,8 à f/2,8). Nikon a donc clairement fait le choix d’exploiter la vitesse de communication de sa monture Z pour laisser au boîtier le soin de corriger électroniquement les défauts de ses objectifs.

Pourquoi pas. Toujours est-il que si vous êtes allergique au vignettage, ne décochez pas l’option de correction automatique (activée par défaut), ce d’autant plus si vous photographiez essentiellement en JPEG.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 125 – 1/5.000 ème – f/1.8

Performances optiques : déformation et distorsion

La focale de 35 mm n’est pas vraiment sujette à la déformation ni à la distorsion. Avec son armada de lentilles asphériques et sa formule optique complexe, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S s’en sort haut la main à ce petit jeu. D’autant plus que, de toutes manières, il n’est pas possible de désactiver la correction automatique de la déformation dans le boîtier…

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/1.000 ème – f/2

Performances optiques : piqué, homogénéité et flare

Qu’est-ce qui distingue une focale fixe lumineuse d’une très bonne focale fixe lumineuse ? Son aptitude (ou non) à déployer son plein potentiel dès la plus grande ouverture. Du coup, à quelle catégorie appartient donc ce Nikon Z 35 mm f/1,8 S ? Son f/1,8 est-il juste là pour sauver la mise lorsque la lumière manque, ou peut-on réellement l’exploiter en toutes circonstances, sans arrières pensées ?

Bonne nouvelle, ce 35 mm f/1,8 appartient à la deuxième catégorie, celle des focales fixes lumineuses qui ne le sont pas juste pour la frime. Pour autant, il n’est pas exempt de défaut.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 10.000 – 1/80 ème – f/1.8

Si le piqué au centre est très satisfaisant dès f/1,8, pour devenir très bon à f/2,8, il faudra fermer jusqu’à f/8 pour que l’objectif fasse preuve d’une presque parfaite homogénéité, avec des coins au même niveau que le centre.

Bon, ça, c’est histoire de chipoter et de couper les cheveux en quatre. Une fois de plus, dans la vraie vie, à moins que vous ne photographiez que des objets plats parfaitement de face (ce qui est le cas si vous êtes un spécialiste de la reprographie ou de la photographie d’œuvres d’art), ce léger manque d’homogénéité du Nikon Z 35 mm f/1,8 S n’aura rien de gênant.

Un petit mot du flare : il n’y en a tout simplement pas, à moins de vraiment vouloir le faire exprès. Mais dans l’écrasante majorité des cas, il faut bien reconnaître que le traitement nanocristal fait des miracles et que le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est capable de se sortir de situations de fort contraste, lumière de face, avec une facilité déconcertante.

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Afin d’emmener une parfaite cohérence dans la gamme, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S joue exactement la même partition que le Nikon Z 24-70 mm f/4 S en termes de rendu des couleurs : c’est neutre, c’est propre, rien ne dépasse.

Il en va de même pour les aberrations chromatiques : muselées, aux abonnés absents. Bref, si vous aimez les objectifs chirurgicaux, vous serez comblé. D’autres le trouveront sans âme ni caractère. Histoire d’attentes esthétiques et de point de vue philosophique…

Rendu optique : profondeur de champ

Avec la conjonction d’un capteur 24 x 36 mm, une ouverture f/1,8, un diaphragme à 9 lamelles, une mise au point minimale à 25 cm et une focale standard, il devrait y avoir moyen d’obtenir de faibles profondeurs de champ et de bien séparer son sujet de son arrière plan, cela même sans avoir à se coller contre lui.

En matière de bokeh, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S tient toutes ses promesses : c’es doux, c’est presque velouté, mais, conformément au reste de la signature esthétique, ça reste malgré tout très neutre.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/125 ème – f/1.8

Bien sûr, il ne faut pas vous attendre à des effets de profondeur de champ « au quart de poil » puisqu’après tout il ne s’agit « que » d’un 35 mm, mais par rapport au Nikon Z 24-70 mm f/4 S la latitude de jeu est appréciable.

Et, surtout, il faut se rappeler qu’à f/1,8, vous gagnez un peu plus de deux diaphragmes par rapport à f/4, ce qui en terme de vitesse d’obturation peut faire la différence, surtout en pleine nuit !

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S peut vous intéresser si…

  • vous désirez compléter votre zoom 24-70 mm f/4 de kit avec une focale fixe lumineuse à tout faire,
  • vous êtes un grand amateur de photographie de rue,
  • vous appréciez la polyvalence d’un 35 mm, aussi capable en paysage qu’en reportage, avec quelques incursions en portrait,
  • vous trouvez le 50 mm un peu trop long et serré,
  • vous prévoyez de l’associer avec le futur Nikon Z 20 mm f/1,8 S.

Le Nikon Z 35 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si…

  • vous recherchez un objectif capable de fournir une très faible profondeur de champ,
  • vous aimez les objectifs avec un caractère esthétique affirmé,
  • vous possédez déjà le Nikon Z 50 mm f/1,8 S avec lequel il risque de faire doublon.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S : ma conclusion

Tout système photographique se doit d’avoir un 35 mm et un 50 mm (ou des équivalents), plutôt lumineux, polyvalents, capables de vous accompagner aussi bien en photographie de paysage que de rue, de photographier des fleurs flottant au vent que des enfants courant dans tous les sens. Et, cela tombe bien, Nikon a décidé de lancer son système hybride Z en le dotant d’emblée d’un 35 mm f/1,8 et d’un 50 mm f/1,8.

Mais d’ailleurs, pourquoi donc cette ouverture un peu bâtarde de f/1,8 ? J’y reviendrai. Pour le moment, qu’ai-je pensé de ce Nikon Z 35 mm f/1,8 S ?

Objectivement, il s’agit d’un bon objectif, difficile de le nier. Construit de manière sérieuse, disposant de nombreux joints d’étanchéité même au niveau de la monture, son autofocus est rapide, silencieux, précis, en un mot efficace. Le centre est bien piqué dès la pleine ouverture, et son très léger manque d’homogénéité n’a rien d’alarmant. Il passera d’ailleurs inaperçu dans la plupart des cas.

Point de déformation ni de distorsion, seul le vignettage entre f/1,8 et f/2,8 vient ombrer le tableau – et encore, sa correction automatique par le boîtier le rendra inaperçu. Les couleurs ? Neutres, propres, sans chichi, et même commentaire en ce qui concerne le bokeh.

En résumé : le Nikon Z 35 mm f/1,8 S est une focale standard propre sur elle, très sobre, les ingénieurs de Nikon prouvent qu’ils maîtrisent bien leur sujet et n’ont fait aucun faux pas. Bien !

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 100 – 1/1.250 ème – f/1.8

Pourtant, pourquoi ce petit accent de déception dans cette conclusion ? C’est que, subjectivement, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S laisse comme un goût de pas assez, surtout au regard des 949 euros que Nikon demande pour le faire sien. Sa neutralité esthétique, chirurgicale, a un côté insipide qui, certes, colle à l’air du temps, mais ne permet pas vraiment de le distinguer des autres 35 mm f/1,8.

Il s’agit d’un objectif pragmatique, pas coup de cœur. Surtout, sa très bonne qualité de construction souligne d’autant plus, paradoxalement, sa pauvreté ergonomique : « tout ça pour un gros cylindre de quasiment quinze centimètres (avec le pare-soleil), avec juste une grosse bague en caoutchouc pour rompre la monotonie ? Eh bien, il faut aimer le dépouillement à la japonaise. »

En tant que focale fixe, il aurait été appréciable d’avoir un peu plus à se mettre sous la dent : une échelle de distance, des butées de mise au point, soyons fou, une bague de diaphragme dédiée (et décrantable) ! Un truc qui donne envie de manipuler l’objectif en tant qu’objet photographique que l’on est fier de posséder, et pas juste un side-kick à son boîtier pour lequel, au contraire, l’ergonomie et le plaisir tactile ont été particulièrement travaillés.

Test Nikon Z 35 mm f/1,8 S

test Nikon Z 35 mm f/1.8 S : ISO 10.000 – 1/60 ème – f/1.8

Bref, en se positionnant aussi haut du point de vue du tarif, avec un rendu aussi neutre et une ergonomie aussi dépouillée, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S laisse le champ libre aux opticiens tiers pour venir le titiller sur son propre terrain. Soit avec un tarif plus attractif (coucou Sigma), soit avec une stabilisation (coucou Tamron), soit avec un rendu plus marqué (coucou Samyang), soit avec une ergonomie plus garnie, soit avec tout cela en même temps.

En somme, à moins d’être follement amoureux de la focale 35 mm, d’avoir besoin d’une grande ouverture et d’en vouloir un absolument tout de suite, là, maintenant, je vous recommanderais plutôt d’attendre un peu et de voir ce que Nikon et/ou la concurrence proposeront dans le futur sur cette focale.

Cliquez sur la photo ci-dessous pour voir les photos réalisées pour ce test en pleine définition :

Test Nikon Z 35 mm f/1.8 S

Mais aussi … pourquoi f/1.8 ?

Pour boucler cette question, j’avais promis de répondre à la question « pourquoi f/1,8 ? », ce qui sous-entend « pourquoi pas f/1,4 ou f/2 ? ».

La réponse est assez simple, mais mérite néanmoins d’être posée noir sur blanc. D’un point de vue photométrique, passer à f/1,4 plutôt que f/1,8 permettrait certes de gagner 2/3 de diaphragme mais, compte tenu des excellentes aptitudes en haute sensibilité des Nikon Z 6 et Z 7, il est plus pratique de compenser ce manque de luminosité du côté de l’ouverture par des ISO plus élevés.

Toujours d’un point de vue photométrique, il n’y a pas de réel intérêt à préférer un f/1,8 plutôt qu’un f/2, puisqu’il n’y a qu’un tiers de diaphragme d’écart, mais une ouverture en « f/1,quelque-chose », psychologiquement, cela reste plus vendeur.

D’un point de vue pratique, opter pour du f/1,8 permet d’avoir un objectif moins gros et moins lourd qu’un f/1,4 (surtout qu’il est déjà plutôt encombrant), et surtout moins onéreux ! En regardant dans la gamme reflex, le 35 mm f/1,4 est trois fois plus cher que le f/1,8 !

Nikon a donc eu plutôt raison de se concentrer sur une ouverture plus « raisonnable », et de mettre le paquet du côté de la formule optique.

Enfin, d’un point de vue du positionnement dans la gamme, deux choses.

D’abord, un 35 mm f/1,8, cela laisse suffisamment de place pour un éventuel Nikon Z 35 mm f/2,8 S qui, s’il n’est pas prévu par la roadmap actuelle, trouverait aisément preneur pour peu qu’il combine bonnes performances optiques, grande compacité et tarif attractif (pas plus de 380/420 euros). En fait, quelque chose d’aligné sur le Sony Zeiss Sonnar T* FE 35 mm f/2,8 ZA qui existe pour les Sony Alpha 7/9.

Deuxième aspect : de toutes évidences, Nikon a l’ambition de bâtir une ligne de focales fixes cohérentes partageant toutes une même ouverture. F/2 aurait été le choix le plus simple à décliner du 20 mm au 85 mm : f/1,8 envoie le message que Nikon est plus ambitieux que les évidences, qui maîtrise son sujet en termes d’optiques, tout en ayant la sagesse et le pragmatisme nécessaire pour ne pas non plus partir dans les délires du f/1,4 qui imposeraient des objectifs bien trop chers, lourds et difficiles à concevoir – en fait, l’exact opposé de ce que Canon met en place avec sa ligne EOS R. Du coup, c’est carrément bien vu.

Mais cela ne change pas le fait que, très bon soit-il, le Nikon Z 35 mm f/1,8 S manque de panache.

Présentation complète et fiche technique sur le site Nikon

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Nikon Eye-AF, détection -6 IL et mesure de l’exposition continue en rafale, le firmware 2.0 des Nikon Z 6 et Z 7 est arrivé

C’en est fini de la période d’attente suite à l’annonce par Nikon d’une première mise à jour firmware majeure pour les Nikon Z 6 et Z 7. Le firmware 2.0 est disponible et apporte trois évolutions notables dont la très attendue fonction Nikon Eye-AF. Voici mon avis après une première prise en main.

Nikon Eye-AF, détection -6 IL et mesure de l'exposition continue en rafale, le firmware 2.0 des Nikon Z 6 et Z 7 est arrivé

Nikon Z 6 et Z 7 firmware 2.0 : l’Eye-AF est là

Depuis l’arrivée des deux Nikon hybrides Z 6 et Z 7 en août 2018, l’Eye-AF est la fonction qui a fait le plus parler d’elle chez les nikonistes.

« Mais pourquoi Nikon n’y a pas pensé !« , « Qu’ont-ils fait là ?? » et autres « Vous êtes sérieux ?? » se sont multipliés dans les conversations entre fervents défenseurs de la marque (frustrés) et détracteurs (enchantés). Les uns voyait l’absence de cette fonction comme une erreur magistrale de Nikon, les autres étaient ravis que l’herbe soit plus verte (orange …) ailleurs.

Nikon, dont les yeux et les oreilles traînent un peu partout sur la toile, a très vite compris qu’il fallait faire quelque chose car il n’était pas question de laisser ces deux nouveaux hybrides forts bien nés par ailleurs perdre pied face à une concurrence ne manquant pas d’intérêt.

Une première annonce a eu lieu début janvier 2019 pour officialiser l’arrivée de la fonction Eye-AF dans un premier temps, puis d’autres fonctions majeures dans un second (le support des cartes CFexpress par exemple). L’impatience des utilisateurs étant ce qu’elle est, c’est toujours trop long (et on les comprend) mais mieux valait patienter et sortir un firmware efficace qu’aller trop vite et passer à côté du sujet.

Qu’est-ce que l’Eye-AF ?

C’est un mode autofocus dans lequel l’appareil photo est capable de détecter un visage, et dans ce visage de détecter les yeux du sujet en faisant la différence entre l’œil droit et l’œil gauche. Une fois le bon œil détecté, ce mode assure la mise au point en mode AF-S comme son suivi en mode AF-C.

Pourquoi un œil humain uniquement ? Parce que l’algorithme utilisé s’appuie sur la détection du visage … humain. D’autres savent détecter les yeux des animaux diront les détracteurs, c’est vrai et ils doivent probablement utiliser un autre algorithme, chez Nikon c’est comme ça.

La fonction Eye-AF des Nikon Z 6 et Z 7 permet ainsi de :

  • détecter la zone du visage qui englobe les deux yeux,
  • détecter un œil ou l’autre dans cette zone selon la position du sujet,
  • caler la mise au point sur l’œil le plus proche ou le plus visible,
  • suivre cet œil (et donc le sujet) pendant son déplacement,
  • laisser le choix au photographe de changer d’œil pour un même visage comme de changer de visage s’il y a plusieurs personnes,
  • conserver la mise au point lorsque le sujet se retourne un court instant.

Pour utiliser le mode Eye-AF, il vous faut passer en mode « Auto Area AF » et activer la fonction « Eye-AF et détection de visage » dans le menu Autofocus. Lorsque le carré jaune de l’Eye-AF affiche une flèche latérale, il vous indique qu’il a trouvé un autre œil dans l’image, vous pouvez alors changer l’œil sélectionné à l’aide du joystick comme du sélecteur arrière.

J’ai pu évaluer la pertinence de cette fonction lors d’une première prise en main. Voici ce que j’en ai conclu :

  • l’AF accroche très vite sur le premier œil qu’il détecte (y compris avec les porteurs de lunettes),
  • ce n’est pas forcément le plus proche (Nikon ne précise pas quelle est la priorité donnée à la détection) mais le plus « visible »,
  • la mise au point est conservée lorsque le sujet tourne la tête quelques secondes puis regarde à nouveau le photographe,
  • l’Eye-AF détecte et accroche très vite en basse lumière (mode AF normal) alors que le visage est dans une zone sombre,
  • le mode AF basse lumière n’apporte pas de performance supérieure, il est par contre plus lent (tout comme l’est l’AF basse lumière vs. l’AF normal).

Cette première prise en main mérite d’être suivie d’une séance de prise de vue en conditions connues, mais il semble que le mode Nikon Eye-AF soit une alternative crédible au mode Suivi 3D des reflex, inexistant sur les hybrides.

A condition, vous l’aurez compris, qu’il y ait un œil à suivre, ce qui laisse de la place encore au suivi 3D des reflex en photo animalière comme sportive quand les yeux ne sont pas visibles.

Sensibilité en basse lumière : -6 IL pour le Z 6, -4 IL pour le Z 7

Il ne fallait pas dire aux ingénieurs Nikon que l’autofocus de leurs hybrides n’accrochait pas bien en basse lumière et faibles contrastes (c’était pourtant vrai) ! Leur honneur en a pris un coup et l’honneur chez les japonais vous savez ce que ça représente.

Résultat : la sensibilité du module AF a été revue, et pas qu’un peu. Voici les chiffres donnés pour le firmware 2.0 selon le boîtier :

Plage de détection AF minimale, à f/2, AF normal

  • Nikon Z 7 : – 2 IL (-1 avant)
  • Nikon Z 6 : – 3,5 IL (-2 avant)

Plage de détection AF minimale, à f/2, AF faible lumière

  • Nikon Z 7 : – 4 IL (sans changement)
  • Nikon Z 6 : – 6 IL (-4 avant)

Avec -6 IL en mode AF faible lumière, le Nikon Z6 se place au niveau des meilleurs hybrides du moment : l’EOS R chez Canon (le RP est à – 5 IL) et les S1R et S1 chez Panasonic, tandis que les Sony A7RIII/A7III sont à -3 IL.

A -4 IL le Nikon Z7 marque encore le pas face aux Canon et Panasonic, il reste devant les Sony toutefois.

Le Nikon Z 6 devient ainsi un des hybrides plein format les plus performants du marché en AF basse lumière, de quoi vous offrir des images nettes dans des conditions extrêmes. Pour vous faire une idée de ce que cela représente à 100 ISO (source wikibooks) :

  • -6 EV : pleine nuit, loin des lumières des villes, éclairage par le ciel étoilé, éventuellement par un très mince croissant de Lune, aurore boréale ou australe très peu lumineuse
  • -4 EV : pleine nuit, loin des lumières des villes, éclairage par une demi-lune, aurore boréale ou australe brillante
  • -3 EV : pleine nuit, loin des lumières des villes, éclairage par la pleine lune, aurore boréale ou australe très brillante
  • +2 EV : photographie de nuit, immeubles lointains avec éclairage artificiel, lune en situation d’éclipse totale

Mesure de l’exposition en mode rafale H+

Le Nikon Z 6 est l’hybride le plus rapide en mode rafale avec ses 12 vues par seconde tandis que le Z 7 « plafonne » à 9 vps. Pour atteindre ces performances, les hybrides Nikon faisaient la mesure de lumière sur la première vue et considéraient que les suivantes étaient exposées de la même façon (ce qui est souvent vrai mais pas toujours).

Le firmware 2.0 change la donne puisque désormais la mesure d’exposition est faite pour chaque vue à la même cadence de 12 vps sur le Z 6 et 9 vps sur le Z 7. En complément de la mise au point il va sans dire.

Télécharger le firmware 2.0 des Nikon Z 6 et Z 7

En conclusion

Avec ce nouveau firmware proposant Nikon Eye-AF, détection (très) basse lumière et mesure d’exposition continue en mode rafale, les hybrides Nikon rattrapent la concurrence (selon les modèles) et la dépassent même parfois, ce ne sera pas pour déplaire aux utilisateurs.

Reste maintenant à la marque à continuer sur sa lancée et à proposer des mises à jour firmware continues apportant des fonctions majeures et non les simples corrections de bugs habituelles. C’est crucial sur des hybrides pilotés à 100% par leur logiciel, à la différence des reflex utilisant des composants dédiés, et Nikon semble l’avoir bien compris !


Mise à jour firmware Nikon D850, D7500, D5600 : connexion Wi-Fi directe avec Snapbridge et les autres applications

Nikon annonce la mise à jour firmware C1.10 pour les Nikon D850, D7500 et D5600. Elle permet la connexion Wi-Fi directe à un smartphone exécutant l’application Snapbridge comme une autre application de commande à distance.

Ces trois reflex reprennent ainsi le mode de fonctionnement des hybrides Nikon Z 6 et Z 7. Au passage la mise à jour firmware de chaque boîtier corrige quelques dysfonctionnements, voici ce qu’il faut savoir.

Mise à jour firmware Nikon D850, D7500, D5600 : connexion Wi-Fi directe avec Snapbridge

Mise à jour firmware Nikon D850 version C1.10 : connexion Wi-Fi directe et amélioration de l’autofocus

Le Nikon D850 peut désormais se connecter directement en Wi-Fi à un smartphone ou une tablette à l’aide de l’application Nikon Snapbridge version 2.5.4 ou ultérieure. Il fallait précédemment passer par un appairage préalable du boîtier avec l’application, cette contrainte est levée. Ce nouveau mode de connexion est repris des deux hybrides Nikon Z 6 et Z 7 qui fonctionnent ainsi depuis leur sortie.

Pour disposer de cette fonction, pensez à faire la mise à jour de l’application Snapbridge vers la version 2.5.4 si vous ne l’avez pas déjà faite.

Notez que ce principe de connexion directe permet l’utilisation de toute application de contrôle à distance du boîtier, comme qDslrDashboard, ShutterSnitch ou ControlMyCamera.

Cette mise à jour firmware règle également un problème de mise au point. Le Nikon D850 avait parfois du mal à faire la mise au point sur le sujet lorsqu’un des collimateurs situé en bordure d’image était sélectionné.

Télécharger la mise à jour firmware C1.10 pour le Nikon D850

Mise à jour firmware Nikon D7500 version C1.10 : Wi-Fi direct et deux corrections de bugs

Le Nikon D7500 reçoit lui-aussi une mise à jour firmware qui apporte la même fonction de connexion directe à l’application Snapbridge (et aux autres applications).

En complément, le D7500 voit deux dysfonctionnements corrigés :

  • un défaut de réglage de sensibilité ISO lorsque vous passiez du mode P au mode utilisateur U1 puis de nouveau au mode P, la sensibilité ISO restait alors calée sur la valeur choisie dans U1
  • un défaut d’affichage et de comportement lorsque vous manipuliez plusieurs fois les commandes loupe-zoom avant et loupe-zoom arrière en mode de visée écran vidéo si la Taille d’image/cadence sélectionnée dans le menu Prise de vue vidéo était de 3840×2160 ; 30p.

Télécharger la mise à jour firmware C1.10 pour le Nikon D7500

Mise à jour firmware Nikon D5600 version C1.10 : Wi-Fi direct et zone tactile Fn

Le Nikon D5600 est le troisième reflex Nikon à recevoir une mise à jour firmware qui lui apporte la même fonction de connexion directe Wi-Fi à un appareil mobile. Le fonctionnement est le même que celui décrit ci-dessus pour le Nikon D850.

Cette mise à jour firmware corrige également le bug rendant la zone tactile Fn indisponible parfois sans raison apparente.

Télécharger la mise à jour firmware C1.10 pour le Nikon D5600

Source : support Nikon


Test trépied Leofoto Urban LX-324CT carbone avec rotule ball XB-38

Utiliser un trépied permet de faire des photos dans des conditions impossibles à obtenir à main levée. Que la lumière manque, qu’il s’agisse d’une pose longue ou que vous souhaitiez cadrer avec précision, le trépied est la solution. J’ai eu l’occasion de faire le test du trépied Leofoto Urban LX-324CT avec la rotule XB-38, voici ce que j’en pense.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

La marque Leofoto chez Miss Numerique

Article réalisé en partenariat avec Leofoto

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38 : présentation

Il est probable que la marque Leofoto ne vous dise pas grand-chose, c’est une marque toute jeune dans le monde de l’accessoire photo puisqu’elle est née en 2014, émanation de la société chinoise Zhongshan Laitu photographic Equipment Co. Ltd basée à Guangdong.

Leofoto a développé une gamme complète de trépieds, monopodes et rotules pour les photographes et vidéastes.

A la différence de nombreuses productions asiatiques, il ne s’agit pas de trépieds entrée de gamme à bas prix : au contraire, le catalogue Leofoto n’a pas grand-chose à envier en terme de qualité aux leaders du secteur (Manfrotto, Gitzo par exemple) si ce n’est une histoire encore un peu courte.

Pour ce test j’ai choisi un ensemble trépied et rotule de la série Leofoto Urban. La gamme Leofoto compte 8 séries qui répondent à différents besoins. Très sincèrement il y a de quoi s’y perdre tant les modèles sont nombreux. Pour faire mon choix j’ai donc listé mes besoins avant de consulter le catalogue. Je voulais évaluer un trépied :

  • qui me serve en ville comme dans la nature,
  • qui soit au moins aussi robuste que mes trépieds Manfrotto,
  • que je puisse emmener en voyage au besoin (auto, avion, moto),
  • dont le tarif reste inférieur à 400 euros avec la rotule.

Ces contraintes traduites en critères techniques me donnaient alors :

  • un trépied d’au moins 1,6 mètre,
  • modulable (hauteur, configuration),
  • capable de supporter un reflex comme un hybride avec un long téléobjectif (type 200-500 mm),
  • stable sur différents terrains (je photographie les pieds dans l’eau parfois)
  • aisément transportable à la main en ville,
  • avec une rotule 3D (je trouve ce réglage plus rapide).

J’ai finalement opté pour le modèle Leofoto Urban LX-324CT avec la rotule XB-38.

Le trépied Leofoto LX-324CT

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

trépied Leofoto Urban LX-324CT en position repliée, avec sa rotule à gauche

Le trépied Leofoto Urban LX-324CT propose :

  • une hauteur maximale de 1,71 mètre,
  • une hauteur minimale de 21 cm,
  • il supporte 15 kg,
  • il dispose d’embouts caoutchouc (sols stables) et d’embouts pointus en aluminium (sols meubles),
  • il mesure 48 cm une fois plié et pèse 2 kg.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

trépied Leofoto Urban LX-324CT en position repliée, l’autre face de la rotule

La fabrication carbone (10 couches) permet de réduire le poids (2kg), bien que la différence avec mon vieux Manfrotto 190 en métal ne soit pas si importante.

Le carbone est plus agréable à porter et j’ai moins ressenti le froid d’autant plus que l’une des jambes dispose d’un revêtement caoutchouc brun isolant. Ce revêtement reste toutefois peu pratique car pour bien tenir le trépied lorsqu’on le porte à la main, il suppose de le déplier légèrement, ce qui n’est pas pratique car l’ensemble a alors tendance à se déployer.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

la bague de verrouillage des jambes

Le système de déploiement des trois jambes est simple à manipuler. Il diffère des systèmes à verrouillage par levier (comme celui des Manfrotto récents) ou à vis papillon (comme les Manfrotto anciens) puisqu’il s’agit ici de tourner une bague pour déplier ou replier chaque jambe avant de tourner la bague en sens inverse pour bloquer la position (système Leofoto Twist-Lock). A l’usage je trouve cela rapide même s’il faut toujours effectuer le mouvement en trois étapes :

  • tourner la bague pour déverrouiller,
  • tirer la jambe (ou la rentrer),
  • tourner la bague pour verrouiller.

Il existe des mécanismes à deux étapes sur certains accessoires dépliables, qui évitent de tourner la bague car c’est la jambe qui tourne pour verrouiller la position. C’est encore plus rapide, toutefois je n’en ai pas vu sur les trépieds photo encore, la fiabilité n’est peut-être pas au rendez-vous.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT en position classique basse

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT en position haute

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT en position ras du sol avec tige centrale en position

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT en position ras du sol avec tige centrale retirée

Le mécanisme de blocage des jambes autorise trois angles d’inclinaison dont une position extrême qui permet de poser le boîtier au sol ou presque.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT et son crochet métallique

La colonne centrale du trépied dispose d’un crochet qui permet d’accrocher un accessoire (connectique vidéo, alimentation) comme un lest si vous cherchez la plus grande stabilité possible. Ce crochet métallique est vissé, il doit pouvoir être remplacé s’il vous arrivait de le perdre ou de le casser (mais je n’ai pas trouvé encore la référence de la pièce sur le site du distributeur).

La rotule Leofoto XB-38 avec plaque de connexion rapide BPL-50

Ce trépied est vendu avec sa rotule XB-38, de type Rotule-Ball. Ce type de rotule permet de régler la position grâce à une tête en forme de boule, selon trois axes. Le résultat est le même qu’avec un rotule 3D mais je trouve la manipulation plus rapide dans l’action.

La rotule 3D, avec ses trois réglages distincts, est toutefois plus précise selon l’usage que vous aurez du trépied, elle permet de verrouiller une ou deux positions tandis que les autres peuvent encore bouger. Tous les trépieds Leofoto sont vendus avec une rotule (ball, pendulaire ou tête vidéo), à vous de faire le choix du couple qui vous convient.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le mécanisme à deux vis et friction intégré

Le mécanisme de réglage de la rotule, à friction réglable, comporte deux vis. La plus imposante des deux permet de caler la position souhaitée, tandis que la seconde vis, plus petite, permet de bloquer la rotation. Vous pouvez ainsi ajuster la position de votre boîtier pour faire un panoramique puis vous contenter de faire tourner l’ensemble rotule-boîtier sans risquer de modifier la position de la rotule.

Le réglage situé à l’intérieur du mécanisme de la grande vis permet d’ajuster la friction : plus vous le serrez, plus il faut forcer sur la tête inclinable pour la bouger, c’est une façon de gérer des mouvements précis comme de libérer l’ensemble pour changer totalement de position en un mouvement. Ce mécanisme regroupe donc les deux commandes par vis séparées de la rotule Manfrotto 496RC2 par exemple.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

test trépied Leofoto : la platine BPL-50

Un niveau à bulle intégré à la platine principale vous donne une indication bien peu lisible malheureusement une fois que le boîtier est en position. Le niveau est en effet trop proche de la plaque de fixation et se retrouve masqué par l’appareil photo. Mieux vaut caler la rotule avec le niveau avant de glisser l’appareil sur la platine, quand c’est possible.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

test trépied Leofoto : la rotule XB-38

La rotule XB-38 est équipée d’une plaque de connexion rapide BPL-50 qui se visse sur le boîtier ou le pied d’objectif, elle est compatible Arca-Swiss. Il suffit ensuite de glisser l’ensemble sur la rotule et de serrer la vis de maintien.

Ce principe est rapide à mettre en place, il présente toutefois un risque de chute si vous n’avez pas pris soin de tenir votre appareil photo d’une main pendant que vous serrez le blocage. Le système d’enclenchement de la platine Manfrotto, par exemple, est plus sécurisant bien que moins pratique à utiliser.

Par contre le réglage est très facile puisque tant la rotule que la plaque sont graduées et vous permettent de positionner avec soin votre appareil photo. Ce système permet aussi de déplacer latéralement le boîtier, ce qui peut s’avérer pratique pour cadrer avec précision sans devoir changer la position du trépied ou de la rotule.

Mon avis sur le trépied Leofoto Urban LX-324CT et sa rotule XB-38

Présentation et conception

Au quotidien le trépied prend peu de place une fois plié, le sac de transport rend l’ensemble facile à porter et à glisser dans un plus grand sac comme dans le coffre de votre voiture.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied plié dans son sac, la rotule reste en place

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

la poche extérieure pour rangement des accessoires

La finition de ce sac est un peu légère, j’ai vite cassé la boucle d’une des fermetures de la poche extérieure. Ceci m’arrive souvent avec d’autres accessoires (sac à dos par exemple) mais pour un trépied de ce prix, je pense que le fabricant doit rester vigilant sur la finition du sac aussi.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

test trépied Leofoto : les embouts à pointes métalliques

Leofoto a eu la bonne idée de livrer le trépied avec un jeu d’embouts de pied en caoutchouc et un jeu d’embouts à pointe métal. Ceux-ci sont plus fiables sur les sols meubles pouvant entraîner un glissement des embouts caoutchouc.

Ces embouts sont vissés sur la base de chaque jambe, ils se changent donc très vite et sont remplaçables en cas de perte. Ils sont dotés d’un joint torique qui évite le passage des poussières comme de l’eau à l’intérieur de la jambe.

La plupart des pièces qui composent ce trépied, comme d’autres modèles Leofoto, sont démontables pour pouvoir être nettoyées et séchées. Chaque trépied est livré avec un jeu d’accessoires (une colonne centrale courte, des clés pour chaque type de vis équipant le trépied), ils sont logés dans la poche du sac.

Cet ensemble s’avère de très bonne facture, la qualité perçue est similaire à celle de modèles concurrents et la qualité réelle, en utilisation courante, aussi. Il faudrait un test sur la durée pour vous garantir que la fiabilité est la même que celles des trépieds d’autres marques, ce que je n’ai pas fait, mais je ne suis pas inquiet.

A l’usage

L’ensemble s’avère pratique et léger à manipuler et transporter, le déploiement des jambes est rapide et fiable, je n’ai constaté aucun défaut de serrage en position verrouillée.

La possibilité de monter haut (1,7m) est pratique pour utiliser le viseur optique ou électronique de votre boîtier (il est alors à hauteur de vos yeux) tandis que la position au plus près du sol est un atout pour les amateurs de macro et de photo rapprochée (insectes, fleurs, petits détails).

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

trépied Leofoto : la position portrait

J’ai utilisé l’ensemble dans différentes configurations, dont le cadrage portrait illustré sur la photo ci-dessus. Le positionnement de la rotule est rapide et précis, la vis de blocage reste toutefois proche de la semelle du boîtier avec un reflex plein format, à main nu ça fonctionne très bien, avec des gros gants d’hiver la place manquera probablement un peu.

Le positionnement des jambes, avec le système de crans, nécessite un temps d’adaptation. Une fois que vous avez compris comment les libérer et repositionner, il s’avère rapide et – surtout – fiable.

Face à la concurrence, ce trépied Leofoto s’en sort plutôt bien. Proposé à moins de 400 euros TTC (tarif constaté mai 2019 379 euros, à revérifier avant achat), il propose une fiche technique plus intéressante que le Manfrotto MK290XTC3-BH (charge maximale limitée à 5kg, encombrement supérieur en position pliée, tarif inférieur de 30 euros) tandis que le Manfrotto Element Traveller MKELEB5CF-BH est plus proche avec 8 kg de charge mais une hauteur maximale inférieure. Il coûte toutefois près de 150 euros de moins. Chez Gitzo, comptez plus du double du prix pour le Mountaineer GT3542L aux prestations proches.

Au final ce trépied Leofoto est un modèle à considérer si vous recherchez un ensemble trépied + rotule fiable, bien construit, transportable aisément et réparable. La manipulation s’avère aisée, le positionnement rapide, les accessoires fournis sont complets. Les quelques défauts mineurs relevés ne sont en rien bloquants.

Un tel trépied représente un investissement non négligeable, mais tenez compte du fait que vous lui confiez votre matériel photo bien plus onéreux et que la moindre chute ou rupture n’est pas permise. Seule la notoriété de la marque Leofoto, jeune, n’est pas équivalente à celle de ses concurrents, mais au final le produit rend le service attendu et c’est bien là ce qui nous importe.

En savoir plus sur les trépieds Leofoto sur le site du distributeur.

Les trépieds Leofoto sont disponibles chez la plupart des revendeurs spécialisés.

La marque Leofoto chez Miss Numerique


Test de l’écran BenQ SW2700PT : pourquoi utiliser un écran photo ?

Un écran photo « professionnel » sert-il à quelque chose ? Pour tenter de répondre à la question, j’ai proposé l’expérience suivante à un photographe : faire le test de l’écran BenQ SW2700PT, un écran photo pro au tarif raisonnable et nous dire ce qu’il constate.

La question du choix de l’écran revient souvent chez le photographe amateur qui n’a pas forcément investi dans un écran photo, qui pense que c’est un investissement important et que la différence ne se justifie pas autant que certains veulent bien le dire.  Voici de quoi en savoir plus.

Test de l'écran BenQ SW2700PT et pourquoi utiliser un écran photo ?

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Note : ce test a été réalisé par un photographe travaillant pour des clients particuliers comme industriels, habitué à calibrer son matériel, en partenariat avec la marque BenQ qui a prêté le matériel. Nous avons choisi l’écran BenQ SW2700PT pour son positionnement professionnel sans que le tarif ne soit dissuasif pour un photographe amateur (prix de vente TTC Mai 2019 : 699 euros).

Test de l’écran BenQ SW2700PT : pourquoi utiliser un écran photo ?

Je suis comme beaucoup de photographes, dès que j’ai un peu de budget pour du matériel photo, mon premier réflexe consiste à me demander si je n’aurais pas besoin d’un nouvel objectif, d’un nouveau boitier ou encore d’un flash ou de matériel de studio.

Jamais, jusqu’à présent, je ne me demandais s’il serait pertinent d’investir dans un écran photo professionnel. Pire, j’ai toujours eu le sentiment que ces écrans sont souvent présentés comme indispensables, mais au final s’il ne s’agit que de diffuser ses images sur Internet et les réseaux sociaux, à quoi bon investir ?

Autant dire que lorsque Jean-Christophe de Nikon Passion m’a proposé de faire le test de l’écran BenQ SW2700PT, j’ai sauté sur l’occasion. Cet écran, considéré comme professionnel par rapport aux écrans bureautiques habituels, pouvait-il m’apporter quelque chose ? C’était une belle occasion de mettre en perspective le matériel professionnel et mon écran plus standard.

Un point sur la situation de départ

J’ai acheté mon écran actuel, un Samsung SyncMaster F2380M, il y a dix ans. À l’époque, je m’étais interrogé sur la pertinence du choix de l’écran et j’avais opté pour ce modèle pour trois raisons :

  • il offrait un excellent niveau de contraste,
  • un écran large de 23” pour une taille raisonnable,
  • il était bien placé en terme de taux de rafraîchissement de l’image.

Ce dernier critère me semblait important car à l’époque je jouais beaucoup aux jeux vidéo, aussi pour un budget de 300 euros, c’était un bon choix.

Pour ce qui est de la gestion des couleurs, je dois bien avouer que j’ai compris très vite que quelque chose clochait. J’ai acheté une sonde colorimétrique x-Rite ColorMunki pour calibrer cet écran. À la suite de quoi, les choses sont revenues à la normale, du moins tant que je restais dans l’espace couleur sRGB.

Contexte de ce test

Vous avez probablement déjà lu les tests de sites spécialisés qui décortiquent les écrans dans les moindres détails et vous fournissent des graphiques détaillés sur la restitution des couleurs (le site d’Arnaud Frich par exemple).

Je ne vais pas faire de même ici, ces graphiques nécessitent un protocole de test bien précis, des comparaisons avec d’autres écrans, et pour passionnants qu’ils soient, il faut savoir les interpréter pour faire son choix, ce n’est pas évident pour tout le monde. Je vais donc m’attacher à vous livrer mon ressenti lors de ce test et ce que j’ai constaté par rapport à ma configuration personnelle.

Test de l'écran Benq SW2700PT

Test de l’écran BenQ SW2700PT : à droite le BenQ en test

L’écran BenQ SW2700PT : présentation

L’écran BenQ SW2700PT propose une dalle IPS de 27” pouces au ratio 16:9 (2560 x 1440 – pitch 0,21 – 108 ppp), mate, avec des noirs profonds, une ergonomie bien pensée et surtout une performance colorimétrique de haute voltige avec un spectre de couleur atteignant 99% du fameux Adobe RGB (100% sRVB, 100% Rec709).

Si la notion d’espace colorimétrique vous est inconnue, lisez cet article. Pour faire simple, retenez qu’il y a une différence importante entre ce que votre œil peut percevoir en matière de couleurs et ce qu’un écran est capable de restituer.

L’espace sRGB est utilisé par tout le monde ou presque, en particulier sur Internet.

L’espace Adobe RGB contient plus de nuances de couleurs, notamment dans le vert. Il permet un rendu plus fidèle de vos photos, ce qui est utile si vous faites des tirages (impression ou labo pro).

La taille de cet écran impressionne : il est immense ! Avec 27” et une résolution QHD de 2560 x 1440 pixels (4x Full HD), j’ai eu l’impression de plonger dans l’image. La sensation est même vertigineuse au début, il m’a fallu quelques jours pour m’y habituer.

Après cette période d’adaptation, il faut reconnaître que cette taille est un bel atout : voir son image en grand et accéder en même temps aux outils de Photoshop et Lightroom (et au mode double écran), c’est confortable.

Ergonomie

D’un point de vue fonctionnel, l’écran BenQ SW2700PT propose la fameuse casquette antireflet, plusieurs prises DVI et HDMI. Il fait aussi fonction de Hub USB avec deux prises 3.0 sur le côté et même un lecteur de cartes SD. C’est assez pratique !

L’écran est très facilement orientable, il peut même pivoter à 90° pour passer en mode portrait, à condition que vous ayez suffisamment de longueur de câble et de la place sur votre bureau pour une telle rotation !

Point plus anecdotique à mon sens, le BenQ SW2700PT possède une télécommande filaire placée sous l’écran qui permet d’avoir jusqu’à trois raccourcis rapides. Par défaut, ils sont réglés pour changer l’espace colorimétrique en un clic, avec d’abord Adobe RGB, sRGB puis noir et blanc. Ces touches sont personnalisables, mais je ne leur ai pas trouvé une réelle justification d’usage.

Restitution des couleurs

L’une des promesses de ces écrans professionnels, c’est que non seulement ils peuvent afficher plus de couleurs, mais aussi que la calibration est faite avec rigueur en usine. En sortant l’écran du carton vous devez pouvoir l’utiliser sans rien toucher.

À ce petit jeu, le BenQ SW2700PT ne fait pas exception. A peine connecté, les couleurs m’ont semblé cohérentes. Pour en avoir le cœur net j’ai utilisé une sonde de calibration pour comparer le nouveau profil au profil installé par défaut.

Il n’y avait pratiquement aucune différence, si ce n’est une très légère dominante magenta, à peine perceptible. En comparaison, lorsque je calibre mon Samsung SyncMaster F2380M j’ai souvent un choc en voyant l’avant/après car l’écran finit toujours par virer vers le bleu.

sRGB vs Adobe RGB : une comparaison difficile

Si vous avez du mal, comme moi, à interpréter les graphiques scientifiques des testeurs d’écran, il est difficile de comparer un écran sRGB et un écran Adobe RGB, pour deux raisons.

La différence de couleurs affichables entre les deux espaces n’est pas si importante, et est surtout concentrée dans les verts. Certes, l’œil humain est plus sensible au vert qu’aux autres couleurs, et cela a un impact sur l’ensemble des nuances, mais ce n’est pas si flagrant (du moins pour moi).

Une image en Adobe RGB sur un écran sRGB est très saturée.

Une image en sRGB sur un écran Adobe RGB paraît terne. Il est donc difficile de comparer simplement les rendus de l’un et l’autre profil en se basant sur notre seule vision.

Enfin, une photo en sRGB sur un écran sRGB calibré est a priori bien restituée, de même qu’une image en Adobe RGB sur un écran tel que le BenQ SW2700PT s’affichera superbement.

En bref, vous aurez bien du mal à vous faire un avis sur les performances de tel ou tel espace colorimétrique tant que vous resterez dans l’affichage digital. Seule l’objectivité du scientifique saurait faire la différence, celle du photographe un peu moins…

Un test parlant…

J’ai effectué ce test en utilisant des dégradés de couleurs identiques placés sur les deux écrans, le mien et le BenQ SW2700PT, puis j’ai pris l’ensemble en photo. J’ai bien évidemment utilisé une charte de couleur pour que la balance des blancs soit correcte.

Voici les résultats :

Test de l'écran BenQ SW2700PT

Dans les rouges, les différences ne sont pas très visibles. Je note malgré tout une plus grande densité des nuances au centre de l’image pour l’écran BenQ SW2700PT (à droite), ainsi que sur les hautes lumières. J’y vois plus de détails.

Test de l'écran BenQ SW2700PT

Comme on pouvait s’y attendre, c’est dans les verts que la différence est la plus notable. Notez comme les couleurs sont plus profondes, plus vibrantes sur l’écran BenQ. Le résultat est sans appel.

test de l'écran BenQ SW2700PT

Pour les bleus, je ne constate quasiment aucune différence, tout au plus une légère dominante magenta sur l’écran Samsung (à gauche).

test de l'écran BenQ SW2700PT

Comme pour le vert, le jaune souffre d’un écart très marqué entre les deux écrans. Sur la gauche, l’écran Samsung tire sur les tons verts alors que l’écran BenQ à droite est bien plus chaud et fidèle.

test de l'écran BenQ SW2700PT

test de l'écran BenQ SW2700PT

Pour le cyan et le magenta, je ne constate pas de différence importante. Les deux écrans sont très similaires.

test de l'écran BenQ SW2700PT

Détail amusant, même sur un dégradé du noir vers le blanc, il existe une différence de couleur. L’écran Samsung tire vers le bleu dans les valeurs sombres tandis que l’écran BenQ semble plus neutre.

L’impression : le vrai test ?

Une imprimante de bonne qualité possède un espace colorimétrique à mi-chemin entre le sRGB et le Adobe RGB. Cela donne en théorie un avantage à l’écran BenQ SW2700PT par rapport à mon vieux Samsung.

Pourquoi ? Parce que vous devriez être en mesure d’afficher sur l’écran les couleurs de votre photo telles qu’elles seront réellement imprimées. Ce qui vous permet d’adapter le rendu colorimétrique pour que l’impression soit la plus fidèle possible (c’est le problème numéro 1 des photographes qui font des tirages).

Notez que j’ai utilisé le conditionnel dans le précédent paragraphe car rien n’est aussi simple. Pour commencer, afin d’optimiser vos chances de réussite, vous devez créer un profil ICC pour le couple imprimante/papier. Dans mon cas, je possède une imprimante photo Canon MG8150 et j’ai utilisé le papier haute qualité Canon Platinum.

Toujours à l’aide de ma sonde ColorMunki Photo j’ai calibré le couple papier/imprimante. Si vous ne disposez pas d’une sonde, vous pourrez peut-être trouver le profil ICC dont vous avez besoin sur Internet, mais pour être honnête, c’est assez difficile.

Ensuite, vous pourrez utiliser le profil dans Lightroom ou Photoshop pour simuler l’impression (fonction SoftProofing ou épreuvage en français). Avec son espace colorimétrique plus grand, le BenQ SW2700PT montre un rendu sensiblement plus vif que le Samsung comme vous pouvez le voir sur les photos suivantes.

test de l'écran BenQ SW2700PT

test de l’écran BenQ SW2700PT : capture d’écran du BenQ SW2700PT

Test de l'écran BenQ SW2700

test de l’écran BenQ SW2700PT : capture d’écran du Samsung F2380M

Ceci soulève un autre problème : les capacités réelles de votre imprimante. Comme nous l’avons vu plus haut, l’imprimante possède en théorie un espace colorimétrique plus grand que l’espace sRGB. Mais en cochant la case “couleurs non imprimables” dans Photoshop, on peut constater que c’est loin d’être toujours le cas… du moins en ce qui me concerne.

test de l'écran BenQ SW2700PT

test de l’écran BenQ SW2700PT

Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir en gris toutes les parties de l’image que mon imprimante ne pouvait restituer et qui ont alors été automatiquement remplacées par la couleur la plus proche dans le spectre imprimable. Dans ce cas, il est difficile d’obtenir un rendu cohérent et constant.

En revanche, si vous faites appel à un laboratoire professionnel, ou que vous possédez une imprimante photo très performante, vous pourrez alors très certainement avoir un rendu bien plus fidèle entre l’image affichée à l’écran et l’image imprimée.

test de l'écran BenQ SW2700PT

Pour information, vous pouvez voir sur la photo ci-dessus le scan du rendu imprimé. Bien que l’image ait été profondément altérée au niveau des couleurs imprimables, on est quand même plus proche de la prévisualisation BenQ que Samsung.

Test de l’écran BenQ SW2700PT : en conclusion

Avant d’avoir testé cet écran je pensais maîtriser la couleur de mes images. Je me rends compte maintenant que j’étais dans le faux depuis toutes ces années. L’écran BenQ SW2700PT offre effectivement un rendu des couleurs que mon vieil écran, même calibré, ne peut atteindre.

Pour autant, ce handicap ne m’a jamais posé problème dans mon travail de photographe, sauf pour les quelques fois où j’ai dû faire des tirages ou reproduire des couleurs bien précises pour des clients.

Nous vivons dans l’ère du sRGB. Tous les écrans sont en sRGB, Internet est en sRGB. Pire, l’immense majorité de ceux qui voient vos photos le font sur un écran pas calibré (parfois même un écran TV !). Autant dire qu’avoir la maîtrise sur la colorimétrie de vos images est un vœu pieux.

Toutefois, si je devais aujourd’hui acheter un nouvel écran, je prendrais sans hésiter ce BenQ SW2700PT, car qui peut le plus peut le moins. Il vous permet d’être confiant dans la restitution des couleurs de vos photos, et si quelqu’un pense le contraire, sous réserve que vous ayez calibré l’ensemble, vous saurez que ce n’est pas votre écran qui est en cause.

Enfin, le dernier argument de poids en faveur de cet écran, c’est son prix. Quand les écrans pros de certaines marques concurrentes coûtent 3 à 4 fois plus cher, le BenQ SW2700PT se trouve au tarif plus raisonnable de 699 euros TTC chez la plupart des revendeurs comme Miss Numerique, Digit Photo, Le Cirque …

Vous trouvez que c’est encore trop cher pour un écran ? Le BenQ SW240 de 24” est une alternative qui ne vous coûtera que 450 euros TTC, soit un tarif proche de celui d’un écran bureautique avec des performances bien supérieures. De quoi sauter le pas sans trop se poser de question.

Merci à BenQ pour le prêt de l’écran et à Nicolas Kalogeropoulos qui s’est prêté au jeu du test.

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Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : petit, mais il a tout d’un grand !

A la lecture de ce test Nikon Z 24-70 mm f/4 S, le « zoom de base » du système hybride 24 x 36 mm Nikon Z, vous allez voir pourquoi Nikon a opté pour une plage focale classique et bien connue (le transtandard 24 à 70 mm) combinée à une ouverture fixe raisonnable de f/4, un peu moins prestigieuse que f/2,8. Raisonnable mais constante puisqu’après tout, Nikon aurait pu faire le choix d’un zoom à ouverture glissante.

« L’avantage des hybrides par rapport au reflex, c’est leur compacité. » Voilà l’une des idées reçues les plus communes. « Du coup, quitte à avoir un boîtier compact, autant que l’objectif le soit aussi. » Dont acte.

La question du jour est donc : entre le compromis ouverture, compacité, efficacité, performances optiques, le Nikon Z 24-70 mm f/4 S a-t-il ce qu’il faut pour devenir l’incontournable de votre besace malgré son statut de « zoom de base » ?

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

Ce zoom 24-70 mm au meilleur prix chez Miss Numerique

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Test Nikon Z 24-70 mm f/4, Présentation et contexte

Tout système à objectifs interchangeables, qu’il soit reflex ou hybride, mérite son zoom de base. Ce zoom se doit d’être pratique, relativement peu onéreux, couvrir une plage d’utilisation suffisamment large pour couvrir le maximum de situations communes, mais pas trop polyvalent non plus afin de laisser de la place pour d’autres objectifs plus spécialisés.

Ce zoom de base doit être suffisamment bon pour rendre le système attractif et ne pas décevoir les utilisateurs, mais pas non plus trop bon, pour laisser de la place pour un zoom plus ambitieux destiné à des photographes plus exigeants. Enfin, ce zoom de base doit servir de colonne vertébrale saine et stable à un système optique complet que les photographes (et le constructeur) compléteront au fil du temps et au gré des besoins. Bref, une véritable quadrature du cercle et un exercice technique, du point de vue de l’opticien, plus subtil que cela en a l’air.

Chez Nikon, le Nikon Z 24-70 mm f/4 S fait figure de véritable première, au-delà du fait qu’il s’agisse du premier transtandard pour leur système hybride 24 x 36 mm. En effet, pour les reflex Nikon FX (à capteurs 24 x 36 mm), vous n’aviez le choix qu’entre le Nikon AF-S 24-85 mm f/3,5-4,5 G ED VR à ouverture glissante et le classique (mais onéreux) Nikon AF-S 24-70 mm f/2,8 G ED VR.

En cherchant un peu plus loin dans le catalogue, vous trouverez bien un zoom transtandard à ouverture f/4 constante, le Nikon AF-S 24-120 mm f/4 G ED VR mais son encombrement et son ancienneté en font un mauvais candidat à une adaptation « hybride ».

Parallèlement, en ce qui concerne les reflex à capteurs DX, il n’existe purement et simplement pas de zoom transtandard à ouverture constante et le modèle le plus ambitieux est le Nikon AF-S DX 16-80 mm f/2,8-4 E ED VR. Il fallait donc repartir d’une page blanche… et regarder un peu ce qu’il se fait ailleurs.

Lorsque Nikon a lancé son système hybride 24 x 36 mm à l’été 2018, il n’y avait pas encore foule sur ce marché et seuls Sony et Leica répondaient présent.

Leica propose un Vario-Elmarit-SL 24-80 mm f/2,8-4 ASPH qui a l’avantage de la polyvalence mais les inconvénients d’une ouverture glissante et, surtout, d’un encombrement démentiel.

Sony, de son côté, dispose d’une panoplie de transtandards bien plus variée en termes de plage focale (du 24-70 mm au 24-240 mm en passant par du 28-70 mm), en termes d’ouvertures (f/2,8 constant, f/4 constant, f/3,5-5,6 et f/3,5-6,3 glissants) et en termes de gamme (la gamme standard, le haut de gamme G Master et le très haut de gamme Zeiss).

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 46 mm – 1/320ème de sec. – f/5.6

Bref, pour s’inspirer, Nikon avait l’embarras du choix ! Et c’est clairement sur le très populaire Zeiss Vario-Tessar T* FE 24 – 70 mm F4 ZA OSS que Nikon a décidé de s’aligner puisqu’il coche tous les critères : encombrement contenu, polyvalence, performances optiques honorables, tarif attractif. Ne restait qu’à créer le sien ! Dont acte.

Tant que nous y sommes à évoquer la concurrence hybride 24 x 36 mm, un petit mot des stratégies adoptées par Canon et Panasonic, qui divergent complètement de celle de Nikon.

Pour son transtandard « de base », Canon a voulu marquer les esprits en proposant, justement, un transtandard qui n’a rien de base, avec le Canon RF 28-70 mm f/2 L. Il s’agit du zoom transtandard destiné à un système 24 x 36 mm le plus lumineux jamais sorti (à date) puisqu’il s’agit d’un f/2 constant. Une prouesse technique qui a un double coût : son poids délirant de 1430 grammes et son tarif astronomique (pour un «simple » transtandard) puisqu’il est affiché à 3440 euros… Trois fois plus lourd, 1000 euros plus cher que le boîtier auquel il est destiné : à n’en point douter, un pari osé si vous êtes neutre, une posture audacieuse si vous êtes optimiste ou une jolie absurdité si vous êtes taquin.

De son côté, le Lumix S 24-105 mm f/4 MACRO O.I.S. de Panasonic, avec ses 680 grammes, passerait presque pour un poids plume malgré son encombrement conséquent. Optant pour une ouverture constante de f/4, il a au moins l’avantage d’une plus grande polyvalence. Bref, ce n’est ni parce que nous sommes sur Nikon Passion, ni pour vous brosser dans le sens du poil, mais il faut bien reconnaître que Nikon (et Sony) proposent le transtandard qui se rapproche le plus de l’image que l’on se fait d’un zoom de base. Mais trêve de bavardage, il serait peut-être temps d’entrer dans le vif du sujet.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 100 – 47 mm – 1/500ème de sec. – f/4

À qui se destine ce zoom 24-70 mm ?

À toutes celles et ceux, nikonistes confirmés ou nouveaux venus chez le constructeur, qui décideraient de se lancer dans l’aventure hybride 24 x 36 mm et ont besoin d’un zoom polyvalent à tout faire. Mais là, nous nous répétons.

S’il est possible de l’acquérir individuellement contre 1 079 euros, il est bien plus intéressant de l’acheter en kit avec un Z 6 (2 899 EUR l’ensemble alors que le boîtier seul coûte 2 199 EUR), un peu moins avec le Z 7 (4 299 EUR l’ensemble alors que le boîtier seul coûte 3 390 EUR). De toutes manières, au moment d’écrire ces lignes, il s’agit du seul zoom transtandard en monture Z native disponible, en attendant l’imminent Nikon Z 24-70 mm f/2,8 S qui devrait sortir à 2 499 EUR.

Qualité de construction

Malgré son statut de zoom de base, le Nikon Z 24-70 mm f/4 S jouit d’une jolie qualité de fabrication, digne de ce que l’on peut attendre de n’importe quel objectif Nikon haut de gamme. Sa robe noire mate n’est interrompue que par les inscriptions blanches, un look sobre et efficace qui lui va à ravir, concordant avec le design des boîtiers Nikon Z. Contrairement aux objectifs reflex, point de liseré ni de petits badges dorés.

Zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S pour Nikon hybride

Il s’agit d’un objectif rétractable… comme le Nikon AF-P DX Nikkor 18-55 mm f/3,5-5,6 G VR que vous pouvez trouver en kit avec le D5600, une similitude qui peut sembler étonnante vue la différence de gamme ! Mais c’est à peu près le seul point commun entre les deux zooms, puisqu’en main le Nikon Z 24-70 mm f/4 S est bien plus flatteur et n’a pas besoin d’un bouton complémentaire pour être déverrouillé/verrouillé : la mécanique retenue est suffisamment solide pour cela.

Mais pourquoi un objectif rétractable ? Tout simplement parce que cela permet de prendre moins de place dans votre sac lorsque vous ne l’utilisez pas. Malin !

Prise en main et autofocus

Nous avons déjà évoqué l’aspect téléscopique de l’objectif, mais revenons-y. Pour pouvoir photographier, il faut donc tourner la bague de zoom en position 24 mm (ou n’importe quelle autre focale). Sans cela, impossible de prendre des photos, de toutes manières, un message sur l’écran de votre boîtier viendra vous le rappeler.

Le clic est très marqué, impossible de se tromper ! Un tout petit regret ergonomique cependant. Il aurait été intéressant que le verrouillage de l’objectif soit associé à une mise en veille du boîtier, histoire de grappiller un peu en autonomie, quand il aurait été à l’inverse intéressant que le déverrouillage de l’objectif sorte le boîtier de veille. C’était par exemple le cas sur les Nikon 1, il n’a donc pas fallu aller chercher très loin cette suggestion.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 70 mm – 1/50ème de sec. – f/4

Le maniement de l’objectif est réduit à l’essentiel : une bague de zoom (large et agréablement cannelée), une bague de mise au point (fine, toute aussi agréablement cannelée mais sans butée), un commutateur AF/MF, et basta. Pas de graduation de distance de mise au point, pas de bague de diaphragme (il n’y en a presque jamais sur les zooms Nikon, et très rarement sur les zooms d’une manière générale), et pas de commutateur dédié à la stabilisation… pour la simple raison que cet objectif n’est pas stabilisé.

Cela pour deux bonnes raisons. D’une part les boîtiers Nikon Z disposent de capteurs stabilisés, d’autre part la suppression d’un tel mécanisme de stabilisation dans l’objectif permet de gagner en encombrement et simplicité de conception. Légèreté, efficacité !

La mise au point, aussi bien manuelle qu’automatique, est totalement silencieuse. Précise et rapide sur notre Z 6 de test, nous n’avons pas grand chose à lui reprocher. Des fois, le silence, c’est bien.

Stabilisation

Du coup, vous l’aurez compris, il n’y a pas de de stabilisation intégrée à l’objectif. Mais au boîtier si. Nous pouvons donc quand même en parler. Et nous confirmons ce que nous racontions dans les tests des Z 6 et Z 7, cette stabilisation mécanique fonctionne bien, très très bien même.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 100 – 70 mm – 1/40ème de sec. – f/4

Même à fond de zoom au 70 mm, vous pouvez tenter des prises de vue à main levée jusqu’à 0,5 s sans mauvaise arrière pensée, pour peu que vous ayez un minimum de concentration. Qui peut le plus pouvant le moins, cette demi-seconde sera évidemment accessible au grand angle.

Performances optiques : vignettage

Par défaut, dans le boîtier, le contrôle du vignetage est activé en position normale. Laissez-le tel quel mais évitez de le désactiver, surtout si vous ne photographiez qu’en JPEG. En effet, quelle que soit la focale, le Nikon Z 24-70 mm f/4 S vignette beaucoup entre f/4 et f/8, et cela est d’autant plus marqué entre 24 et 35 mm.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 70 mm – 1/1250ème de sec. – f/5.6

Si vous photographiez en RAW, il sera aisé de corriger cela en post-traitement. Forcément très visible si vous photographiez un sujet sur fond uniforme, le vignettage demeure perceptible même avec des arrières plans plus complexes, mais cela n’a rien de désagréable.

Dans l’ensemble, le comportement du zoom Nikon rappelle beaucoup le  Zeiss Vario-Tessar T* FE 24 – 70 mm F4 ZA OSS destiné aux hybrides Sony Alpha 7/9, en toutefois un petit peu mieux.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 41 mm – 1/250ème de sec. – f/4

Performances optiques : déformation et distorsion

Ne cherchez pas à activer la fonction « Contrôle automatique de la distorsion » sur votre boîtier Nikon Z : l’option est grisée par défaut, donc inaccessible. Rassurez-vous, c’est normal avec tous les objectifs pour lesquels cette correction est gérée de manière automatique, comprendre « les objectifs Nikon en monture Z native ».

Quelque part, du point de vue de l’utilisateur, c’est plutôt pratique. Mais du point de vue du testeur, cela empêche de correctement discerner si les déformations et distorsions résiduelles sont dues à la conception de l’objectif ou à la correction algorithmique trop (ou pas assez) modérée. Il est un peu dommage, donc, de ne pas vouloir activer ou désactiver cette correction à volonté (comme c’est le cas pour la correction de la diffraction, d’en graduer l’intensité (faible, normal, élevé) comme cela est pourtant possible avec la correction du vignettage et de la réduction du bruit.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 53 mm – 1/800ème de sec. – f/4

Mais tout cela ne nous dit pas si le Nikon Z 24-70 mm f/4 S souffre de déformation ou de distorsion ! Réponses : oui, et oui. En barillet. De manière légère, certes, mais malgré tout perceptible et cela à toutes les focales.

Autant un peu de déformation aux 24 et 28 mm n’a rien de surprenant, autant à 50 et 70 mm le défaut est un peu plus décevant. Rien de rédhibitoire toutefois, mais si vous aimez les cadrages au cordeau et les lignes parfaitement droites (au hasard, dans le cadre de photographies d’architecture), il faudra travailler un peu plus en post-traitement… ou laisser de côté ce zoom.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 100 – 47 mm – 1/500ème de sec. – f/4

Performances optiques : piqué et homogénéité

L’un des intérêts des zooms à ouverture constante f/4 est que leur relative faible luminosité à pleine ouverture leur permet d’atteindre très rapidement leur plein potentiel en termes de piqué et d’homogénéité. Ça c’est la théorie…. que le Nikon Z 24-70 mm f/4 S confirme en pratique.

À toutes les focales, ce zoom se montre sans peur et sans reproche dès f/4 tout en autorisant au passage de jouer avec des profondeurs de champ suffisamment faibles si le cœur vous en dit (merci le capteur 24 x 36 mm).

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 24 mm – 1/800ème de sec. – f/4

Sur un Nikon Z 6, ce 24-70 mm de base se montre donc tout à fait redoutable et saura parfaitement nourrir chaque pixel de votre image, du centre aux bords. Les ingénieurs opticiens de la maison ont vraiment bien travaillé et un tel niveau d’homogénéité et de piqué surprendrait presque pour un zoom de ce type.

Cela vous garantit un rendu constant quelles que soient la focale et l’ouverture utilisées et une tranquillité certaine sur le terrain puisque vous n’aurez plus à vous torturer l’esprit à vous demander quelle est la meilleure combinaison focale/ouverture pour avoir le meilleur piqué possible. Vous n’aurez alors plus qu’à vous concentrer sur le cadrage et la gestion de la profondeur de champ. Ce qui peut presque sonner comme une évidence, mais cela ne fait pas de mal de le rappeler.

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Avec ce Nikon Z 24-70 mm f/4 S, Nikon demeure fidèle à sa réputation et son excellente maîtrise de la colorimétrie : c’est neutre, totalement neutre, chirurgicalement neutre.

Les mauvaises langues diront que, du coup, il manque un peu de caractère, mais d’un autre côté cela signifie que vous pourrez faire à peu près ce que vous voulez en post-traitement sans craindre les dérives colorimétriques.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 24 mm – 1/1000ème de sec. – f/4

Cerise sur le gâteau : cet objectif ne souffre pas d’aberrations chromatiques. Forcément, si vous cherchez la petite bête en le confrontant à des situations très compliquées (comme des très forts contrastes avec des détails fins, par exemple des branches en contre-jour) vous créerez de l’aberration chromatique, mais ce sera aussi le cas avec n’importe quel objectif, même ceux très, très haut de gamme.

Rendu optique : profondeur de champ

Avec son ouverture maximale de f/4, vous ne parviendrez pas à obtenir des profondeurs de champ aussi faibles qu’avec un zoom ouvrant à f/2,8 et, à plus forte raison, une focale fixe ouvrant à f/1,4. C’est plutôt logique. Pourtant, grâce à la magie du capteur 24 x 36 mm, vous parviendrez malgré tout à agréablement isoler votre sujet de l’arrière plan, surtout en position 70 mm. De quoi réaliser de jolis portraits avec un arrière plan flou juste ce qu’il faut.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 47 mm – 1/1600ème de sec. – f/4

Le bokeh est un peu dur (le diaphragme circulaire ne compte que 7 lamelles), moins velouté que sur des focales fixes dédiées, mais toutefois agréable.

Au final

Le Nikon Z 24-70 mm f/4 S peut vous intéresser si :

  • vous passez à l’hybride 24 x 36 mm chez Nikon : profitez-en pour acquérir ce zoom en kit !
  • vous désirez un premier objectif polyvalent, léger et efficace,
  • vous désirez un seul zoom pour tout faire,
  • vous désirez un équipement à l’encombrement réduit,
  • vous n’avez pas le besoin (et/ou le budget) d’un zoom f/2,8 constant.

Le Nikon Z 24-70 mm f/4 S va moins vous intéresser si :

  • vous pratiquez majoritairement la photographie en faible luminosité et avez besoin du surcroît de luminosité d’un f/2,8,
  • vous n’êtes pas prêt à faire quelques concessions quant au vignettage et la déformation.

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ISO 200 – 35 mm – 1/160ème de sec. – f/8

Les photos réalisées lors de ce test Nikon Z 24-70 mm f/4 S sont disponibles en pleine définition sur Flickr :

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S

Test Nikon Z 24-70 mm f/4 S : ma conclusion

« Il est tout petit mais il a tout d’un grand ! » La conclusion de ce test pourrait tenir dans ce seul slogan un peu aguicheur sur lequel le service marketing ne cracherait. Pourtant, il faut bien reconnaître de manière objective que cela est vrai.

Pour son premier zoom transtandard à destination de ses hybrides Z à capteurs 24 x 36 mm, Nikon a réussi la quadrature du cercle : proposer un zoom léger, polyvalent, efficace, silencieux, avec un excellent niveau de performances optiques, tout cela sans tomber dans les écueils habituels d’une construction, d’un moteur AF ou d’une prise en main au rabais.

Bien sûr, il est perfectible, notamment avec son vignettage et ses déformations perceptibles, mais rien de dramatique. Vous pouvez l’adopter les yeux fermés !

Quant à ceux qui penseraient que « f/4 , ce n’est pas assez », qu’ils se détrompent : c’est bien suffisant dans la majorité des cas, même en faible luminosité, tant la stabilisation du boîtier et les excellentes performances en haute sensibilité des boîtiers Nikon Z permettent de compenser cette relative «faible » ouverture qui après tout n’est que d’un diaphragme de moins que les plus prestigieux f/2,8. Après, si vraiment il s’agit d’une barrière psychologique infranchissable, le Nikon Z 24-70 mm f/2,8 S arrive. Mais ce n’est ni le même encombrement, ni le même budget…

Ce zoom 24-70 mm au meilleur prix chez Miss Numerique

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Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, le zoom des portraitistes ?

Tamron annonce le nouveau Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di OSD VC, un zoom pour reflex plein format Nikon et Canon pré-annoncé lors du récent CP+ au Japon.

Ce zoom, présenté par la marque comme l’outil idéal pour les portraitistes, peut-il revendiquer ce titre ? Revue de détails.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

Tous les zooms Tamron chez Miss Numerique

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, présentation

La gamme Tamron d’optiques pour reflex se renforce de mois en mois en attendant que l’opticien indépendant veuille se pencher sur le cas des hybrides Nikon.

Auparavant spécialiste des zooms à tout faire entrée de gamme, Tamron a désormais acquis ses lettres de noblesse avec des objectifs de bien meilleure qualité, qu’il s’agisse de la qualité d’image comme de la construction.

Les zooms sont les objectifs les plus diffusés par Tamron, bien que la série d’optiques à focale fixe n’ait pas à rougir. Mais le marché de la photographie étant ce qu’il est, de nombreux amateurs préfèrent les zooms qui évitent de changer d’objectif en cours de journée et, surtout, leur permettent de penser « je peux tout faire parce que j’ai un zoom polyvalent« .

Tamron l’a bien compris qui multiplie les références, et ce nouveau Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD est un parfait exemple de ce qu’un opticien indépendant peut proposer : un zoom spécialisé polyvalent, ici à destination des portraitistes.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

Pourquoi les portraitistes ? Tamron part du principe que le portrait suppose l’utilisation de plusieurs focales, et donc de plusieurs objectifs à focale fixe. Ce zoom peut remplacer ces objectifs avec :

  • la focale de 85 mm, une des focales favorites des portraitistes (voir pourquoi),
  • les courtes focales pour le portrait en plan large (35 mm),
  • les plus longues focales pour le portrait en plan serré (150 mm).

Cette plage de focale est en effet plus intéressante pour le portrait que celle d’un 24-120 mm par exemple, dont la position 24 mm déforme et dont la position 120 mm peut s’avérer un peu courte.

Toutefois les optiques à portrait ont aussi des ouvertures maximales importantes, f/1.8 ou f/1.4 pour les meilleures comme le Nikon AF-S 105mm f/1.4. Avec une ouverture maximale de f/2.8 à 35 mm et de f/4 à 150 mm ce zoom est en retrait face aux meilleures focales fixes, le principe même d’un zoom à large plage focale imposant des contraintes en matière d’ouverture maximale.

Plus qu’en remplacement de focales fixes, ce zoom peut devenir intéressant en remplacement d’un duo 24-70 mm f/2.8 + 70-200 mm f/2.8, deux zooms que les portraitistes apprécient aussi, le second en particulier. Les ouvertures maximales sont alors proches, et le tarif du Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, bien que non dévoilé encore au moment de la publication de cette présentation, devrait être bien plus abordable que celui du couple précédemment cité.

Tamron 35 -150 mm + Tamron 17-35 mm

Tamron 35-150 mm à gauche, Tamron 17-35 mm à droite

Notez également que les portraitistes ne seront pas les seuls à apprécier cette plage focale qui convient bien, à la focale 24 mm près, au reportage et à la photo de voyage, dans le pur esprit Tamron « je passe partout ». Pour une complétude parfaite, pensez au zoom Tamron 17-35 mm f/2.8-4 Di OSD !

Performances et caractéristiques du Tamron 35-150 mm

Formule optique

Le test à venir dès que l’optique sera disponible nous en dira plus sur les performances. A la lecture de la fiche technique, notons la mise en oeuvre d’une formule optique associant trois éléments en verre LD (faible dispersion) hautes performances à trois éléments à lentilles asphériques hybrides. Tamron revendique une parfaite adéquation avec les reflex riches en pixels comme le Nikon D850 (45 Mp) ou le Canon EOS 5DS (50 Mp).

Formule optique Tamron 35 -150 mm

la formule optique du Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Toujours selon la marque, la formule optique a été calculée pour optimiser les résultats autour de la focale 85 mm, référence une fois de plus aux portraitistes. Le revêtement BBAR (Broad-Brand Anti-Reflection) qui supprime les réflexions internes de la lentille afin de minimiser les traces d’images fantômes et les reflets, complète ces spécifications.

La distance de mise au point minimale est de 0,45 m sur toute la plage focale, vous pourrez sans crainte vous approcher de votre sujet pour un portrait en plan très serré.

Autofocus

Tamron autofocus fonctionnement

la motorisation autofocus à moteur continu OSD Tamron

Tamron nous a habitués à proposer un autofocus rapide, précis et silencieux sur ses dernières générations d’objectifs (comme le 70-200 mm f/2.8 G2). Ce nouveau Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD dispose lui-aussi d’un tel module AF, avec moteur à courant continu OSD (Optimized Silent Drive) par contre, introduit avec le Tamron 17-35 mm f/2.8-4 Di OSD. Cette motorisation OSD réduit le bruit de commande (par rapport aux objectifs équipés d’un moteur à courant continu non OSD) et améliore la précision et la vitesse de mise au point automatique.

Stabilisation

Tamron stabilisation fonctionnement

éclaté du système de stabilisation Tamron VC

Avec un gain annoncé de 5 stops, le système VC Tamron historique est ici amélioré grâce à un processeur indépendant dédié. Cette stabilisation pourra compenser en partie l’ouverture maximale modeste à 150 mm, en vous permettant d’opter pour un temps de pose un peu plus long sans trop risquer le flou de bougé.

Diaphragme

Le mécanisme de diaphragme de cet objectif met en oeuvre 9 lames. Tamron précise que le diaphragme reste presque parfaitement circulaire jusqu’à deux crans à partir de l’ouverture maximale.

Tamron diaphragme fonctionnement

le diaphragme à 9 lames du Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Construction et finition

Voici un autre point que Tamron a bien compris : la qualité de finition est au moins aussi importante que la qualité d’image lorsque vous choisissez un objectif. Le look de l’objectif est un autre point auquel le photographe amateur tient, car n’oublions pas que la photographie est une passion pour beaucoup et qu’utiliser une optique que l’on aime regarder est important.

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

le Tamron 35-150 mm avec son pare-soleil

Ce Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD reprend le design de la série G2, sobre et plutôt élégant. En matière de construction, il dispose de joints au niveau de la monture d’objectif et aux emplacements critiques. L’infiltration de l’humidité et de la pluie est réduite.

La lentille frontale dispose d’un revêtement au fluor facilitant l’évacuation des gouttes d’eau et des impuretés (graisses, poussières, traces de doigts).

Tamron 35 -150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

les joints de protection du Tamron 35-150 mm

Ce Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD est bien évidemment compatible avec la console Tamron TAP-in. Celle-ci est désormais quasiment obligatoire, elle vous permet de procéder à la mise à jour du firmware de l’objectif, à la personnalisation des réglages de la stabilisation et des commandes. C’est cette console qui permet de mettre à jour un objectif Tamron pour le rendre compatible avec les hybrides Nikon Z 6 et Z 7 (lorsque c’est possible, voir ici).

Disponibilité et tarif

Le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD sera disponible le 23 Mai 2019 en monture Nikon et le 20 Juin 2019 en monture Canon.

Le tarif n’est pas communiqué au moment de la publication de cet article, une habitude qu’ont pris les opticiens indépendants, et qui leur permet probablement de sentir les réactions du marché avant d’annoncer les tarifs finaux. La démarche se comprend, toutefois elle n’aide pas à l’analyse et aux recommandations préalables, ce qui est dommage.

Premier avis sur ce Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Tamron poursuit sur sa lancée : proposer des objectifs compatibles dont la qualité, la construction et les performances sont très proches de celles des marques de boîtiers, pour ne pas dire équivalentes parfois. La série G2 a fait ses preuves, ce nouveau Tamron 35-150 mm ne devrait donc pas décevoir sur ces points.

Reste un positionnement bien particulier qui peut plaire ou non. Pour couvrir l’intégralité d’une plage focale « idéale » il vous faudra compléter ce 35-150 mm d’un 17-35 mm, et de ce fait utiliser deux objectifs. L’argument de l’objectif à tout faire tombe.

Si vous êtes portraitiste, vous risquez de buter sur les ouvertures maximales limitées, et de préférer investir dans un nombre limité de focales fixes (par exemple 85 et 105 mm) plus performantes ouvrant à f/1.8 ou f/1.4. Le tarif reste alors conséquent, et en l’absence de tarif pour ce zoom, difficile d’en dire plus si ce n’est qu’il ne devra pas approcher celui de chaque focale fixe pour rester concurrentiel.

Un 24-120 mm, certes moins adapté au portrait photo, couvre une plage de focales plus intéressante en reportage. Un 70-200 mm f/2.8 est plus attirant pour le portrait en plan serré, et vous êtes nombreux à disposer déjà d’un 35 ou d’un 50 mm à grande ouverture en complément.

Sauf à ce que le tarif de ce Tamron 35-150 mm soit particulièrement attractif, et que ses performances soient exceptionnelles sur toute la plage focale, ce qui est envisageable si l’on en croit les résultats obtenus avec le Tamron 100-400 mm lors du test, il est bien possible que la diffusion de cette optique s’avère plus confidentielle que celles des zooms trans-standard habituels.

Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, fiche technique

  • modèle : A043
  • plage focale : 35 – 150 mm
  • ouverture maximale : f/2,8-4
  • angles de vue (diagonale) : 63°26′ – 16°25′ (pour reflex plein format)
  • formule optique : 19 éléments répartis en 14 groupes
  • mise au point rapprochée : 0.45 m  sur toute la plage focale
  • rapport de grossissement : 1 :3.7 (f=150 mm)
  • diamètre de filtre : 77mm
  • diamètre maximum : 84mm
  • longueur : pour Nikon 124.3 mm, pour Canon 126.8 mm
  • poids : pour Nikon 790 g, pour Canon 796 g
  • lamelles d’ouverture : 9 (diaphragme circulaire)
  • ouverture minimale : f/16-22
  • stabilisateur d‘image : 5 stops (norme CIPA)
  • accessoires fournis : pare-soleil et bouchons
  • montures compatibles : Nikon F, Canon EF

Source : Tamron

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VIF 2019 : Vincennes Images Festival, programme et animations photo avec Nikon Passion

Le VIF 2019 – Vincennes Images Festival – est un festival photo dont l’objectif est de mettre en avant de nouveaux talents et de leur permettre de rencontrer les professionnels du secteur.

Le VIF est aussi un moment de rencontre entre passionnés de photographie pour promouvoir la pratique amateur. Nikon Passion est partenaire de cette troisième édition et vous propose des animations le Samedi 25 Mai 2019.

VIF 2019 : Vincennes Images Festival, programme et animations photo avec Nikon Passion

VIF 2019 : Vincennes Images Festival, présentation

Le photo-club de Vincennes est un des plus importants photo-clubs de France. Animé par une équipe de bénévoles très dynamiques, ce club fédère aujourd’hui quelques centaines de membres et bien plus de passionnés encore, à Vincennes où il est installé comme dans toute la région parisienne.

Une équipe de passionnés, un peu (beaucoup …) de courage, et l’idée de Jeff Ropars (Président du Festival) d’organiser un Festival photo fait son chemin dès 2010. En 2014 le projet est validé, l’équipe de bénévoles entièrement dédiée à l’organisation du Festival se met en place et deux éditions ont vu le jour depuis.

Le Vincennes Images Festival, ce sont :

  • des conférences sur la photo,
  • des expositions photo,
  • des rencontres,
  • des animations,
  • un concours amateur,
  • et de nombreuses interactions entre organisateurs, participants et professionnels du monde de la photo.

Au-delà des gentils organisateurs, c’est toute la ville de Vincennes qui se mobilise pour ce Festival qui occupe une grande partie du centre-ville :

  • l’esplanade de la Mairie de Vincennes qui regroupe pour cette édition 2019 les animateurs dont Nikon Passion fait partie,
  • la place de l’église réservée au village des marques,
  • l’auditorium de la Maison des Associations où ont lieu les conférences,
  • les rues avoisinantes et quelques autres endroits encore.

Des animations photos

Le VIF 2019 c’est une occasion unique de participer à des animations photo, sans autre contrainte que de vous rendre au bon endroit à la bonne heure, le samedi comme le dimanche. A l’inverse du Salon de la Photo où vous êtes bloqués sur un stand, ici nous allons bouger dans la ville au gré des animations pour parler photo  et en faire :

  • Workshop « Photos Culinaire » encadré par Philippe Alexandre Chevalier et accompagné par la styliste culinaire Sophie Bertrand,
  • Musique ambiante Jazz & Shooting photos,
  • Master Class de Pierre Anthony ALLARD,
  • Lecture de portfolio par Didier Bizet,
  • Démonstration d’un shooting « mode » par Nath-Sakura avec la participation de danseurs de tango et de voitures de collections,
  • Lecture de Portfolio sur le stand de Graine de Photographe,
  • Balade photographique avec Vincent Frances de Photographes du Monde.

Pour ma part, je vous propose deux animations photo le samedi. Je serai accompagné de Guillaume Manceron, portraitiste (Studio dans les Nuages) :

  • samedi de 11h à 12h : utiliser un appareil photo hybride en reportage et en studio, avantages et inconvénients
  • samedi de 15h à 16h : initiation à la photo de rue et au portrait de rue, balade photo dans les rues de Vincennes

Ces deux animations sont en accès libre, venez avant l’heure de début pour que nous fassions connaissance et pour ne pas louper le départ de la balade de 15h.

Présentation du Site WEB et des Réseaux Sociaux Réunion Publique d’information du Mardi 5 Février 2019 www.vif-photo.com vincennesimagesfestival @vif_photo [VIF] Vincennes Images Festival

Photo (C) Vincennes Images Festival

Des expositions photos

Pour cette édition 2019, le VIF a mis l’accent sur les expositions photo, avec des photographes invités dont certains méritent à eux seuls le détour. Parmi la liste des différents photographes exposés (voir l’ensemble), notez les expositions de :

  • Lee Jeffries,
  • Vincent Perez,
  • Kyriakos Kaziras,
  • Pierre de Vallombreuse,

Des conférences photos

De nombreux photographes professionnels vous proposeront des conférences dans différents lieux, il y en a pour tous les goûts :

  • Matte painting par Jean-Marie VIVES,
  • De la photo de Paparazzi à la photographie d’auteur par Michel Ginies,
  • Le portrait, témoin de notre société animée par le photographe et journaliste Nikos Aliagas, Lee Jeffries, Président d’honneur du festival et Jef Aérosol artiste de street art,
  • le Parcours photographique de Vincent PEREZ,
  • Michel Setboun sur « Iran – Révolution »,
  • Les coulisses de White Dream par Kyriakos Kaziras,
  • L’inspiration en photographie par Gildas Lepetit-Castel,
  • Photographier ce que l’on veut voir et pas ce que l’on voit par Nath Sakura,
  • Tête à tête entre Sabine Weiss et Didier Fèvre.

Attention la plupart de ces conférences nécessitent une réservation car le nombre de places est limité. Prenez soin de vous inscrire à partir du 1er Mai sur le site du VIF.

Un Concours photo

La remise des prix du concours « Vincennes Images Festival 2019 » aura lieu le dimanche 26 mai de 11h à 14h. Les membres du jury du concours VIF 2019 désigneront ce jour-là les gagnants de ce concours photo amateur.

Pour en savoir plus sur le programme et la logistique, retrouvez le VIF sur le site dédié et les réseaux sociaux associés :


Mitakon Speedmaster 50 mm f/0.95 III pour Nikon Z, les très grandes ouvertures arrivent

Shenyang Zhongyi Optical, la société qui fabrique des optiques sous les noms de marque Zhongyi et Mitakon annonce un objectif à très grande ouverture f/0.95, le Mitakon Speedmaster 50 mm f/0.95 III pour hybride Nikon Z.

Cette optique, la première à proposer une telle ouverture, devance le Noct-Nikon Z 58 mm f/0,95 S annoncé plus tard.

Mitakon Speedmaster 50 mm f/0.95 III

Mitakon Speedmaster 50 mm f/0.95 III : présentation

La monture Nikon Z a remis au goût du jour les objectifs à très grande ouverture pour boîtiers plein format. Avec son tirage mécanique très court (16 mm), cette monture permet aux opticiens de concevoir des objectifs dont la construction s’avérait quasiment impossible pour les reflex en raison de contraintes optiques très élevées. La monture Z levant ces contraintes en grande partie, Nikon a annoncé dès l’arrivée des Nikon Z 6 et Z 7 un objectif à ouverture f/0,95, le 58 mm série S qui doit arriver en 2019.

Etre capable de concevoir un objectif ouvrant à f/0,95, très performant et économiquement viable est un challenge que certains ingénieurs se plaisent à relever (voir le Voigtlander Nokton 25 mm f/0.95). Ceux de Nikon, déjà, qui nous promettent une optique qui devrait être celle de tous les records en matière de qualité d’image, de taille aussi car des lentilles qui permettent une ouverture de f/0,95 il faut bien les loger quelque part. Cette formule optique rend extrêmement difficile la motorisation autofocus aussi le Nikon Z 58 mm f/0,95 est-il annoncé comme à mise au point manuelle.

Mitakon Speedmaster 50 mm f/0.95 III

Chez Shenyang Zhongyi Optical, une société chinoise qui conçoit des optiques compatibles avec différentes marques d’appareils photo, le défi consistant à être les premiers à sortir un f/0,95 était trop beau pour ne pas être relevé ! Tamron et Sigma sont occupés ailleurs et un peu frileux avec la monture Z aussi les opticiens alternatifs se lancent dans l’aventure.

Après Samyang et ses MF 14 mm f/2.8 et MF 85 mm f/1.4 pour Nikon Z, c’est donc Shenyang ZO qui grille la politesse à Nikon puisque voici venir le Mitakon Speedmaster 50 mm f/0.95 III compatible avec les montures Nikon Z, Sony E et Canon RF (tant qu’à faire …).

Les caractéristiques techniques de cette optique font la part belle à l’ouverture, forcément. Celle-ci varie donc de f/0,95 à f/16, le rapport de reproduction est fixé à 0,1 tandis que la distance minimale de mise au point est de 50 cm et l’angle d’ouverture de 45°.

Mitakon Speedmaster 50 mm f/0.95 III

La formule optique utilise 10 éléments en 7 groupes, dont quatre lentilles en verre à dispersion extra-faible, une en verre à réfraction ultra haute, le diaphragme est à 11 lames et le contrôle de l’ouverture sans cran est ultra-silencieux (notez les superlatifs …).

La mise au point manuelle est assurée par ce qui semble être une large bague sur les photos, je n’ai pas plus de détails pour le moment.

Mitakon Speedmaster 50 mm f/0.95 III

Notez la présence d’une échelle de profondeur de champ sur le fût, des indications qui devraient s’avérer très utiles à grande ouverture, étant donnée l’extrême difficulté à faire le point à cette valeur.

Le diamètre du pas de vis pour filtre est de 67 mm, l’objectif pèse 720 gr. et mesure 73,3 mm de diamètre pour 83,5 de long.

Le Mitakon Speedmaster 50 mm f/0.95 III est en vente au tarif de 799 USD, les frais de port sont offerts pour la France. Si vous achetez l’objectif depuis le site du fabricant, la garantie est de 5 ans.

Premier avis sur cet objectif

Il est bien difficile de juger une telle optique sans l’avoir vue, et surtout l’avoir testée. Toutefois, les photos diffusées sur le site de Shenyang Zhongyi Optical montrent un piqué sans commune mesure avec celui des optiques Nikon Z, des distorsions importantes en périphérie et une déformation visible des détails situés dans la zone de flou, en avant comme en arrière du plan de mise au point.

Mitakon Speedmaster 50 mm sample - Credit: Bastian Kratzke

Mitakon Speedmaster 50 mm f/0.95 III  – Photo (C) Bastian Kratzke

Mitakon Speedmaster 50 mm sample - Credit: Wen Tai

Mitakon Speedmaster 50 mm f/0.95 III  – Photo (C) Wen Tai

Mitakon Speedmaster 50 mm sample - Credit: Bastian Kratzke

Mitakon Speedmaster 50 mm f/0.95 III  – Photo (C) Bastian Kratzke

Mitakon Speedmaster 50 mm sample - Credit: Wen Tai

Mitakon Speedmaster 50 mm f/0.95 III  – Photo (C) Wen Tai

Face au Noct-Nikon Z 58 mm f/0,95 S à venir, ce 50 mm Mitakon a pour lui un tarif imbattable, le Nikon devant compter un zéro de plus dans son tarif (les estimations sont d’environ 7000 euros) si j’en crois mes sources bien informées.

Reste à savoir si utiliser une telle optique sur un boîtier Nikon Z dont la monture favorise l’excellence des optiques est une bonne idée ou non au-delà de l’aspect ludique (et du fait d’avoir un f/0,95 autour du cou). D’autant plus que le Nikon Z 50 mm f/1.8 S à l’ouverture « modeste » f/1.8 est déjà une référence en termes de piqué et de qualité d’image qui ne coûte « que » 679 euros.

Source et plus d’infos : Mitakon ZY Optics


Samyang MF 14 mm f/2.8 Z et 85 mm f/1.4 Z pour Nikon Z hybrides, les premières optiques Z compatibles

Samyang fait d’une pierre … trois coups ! Non content d’annoncer un 85 mm f/1.4 autofocus pour les reflex Nikon, l’opticien coréen tire le premier avec deux optiques en monture Z pour les Nikon hybrides, les Samyang MF 14 mm f/2.8 Z et Samyang MF 85 mm f/1.4 Z.

En adaptant à la monture Z deux de ses optiques les plus appréciées, Samyang inaugure une gamme d’objectifs pour Nikon hybrides qui va permettre aux Z 6 et Z 7 d’étendre le champ de leurs possibilités.

Samyang Nikon Z, objectifs compatibles hybrides Nikon

Les objectifs Samyang pour Nikon chez Miss Numerique

Samyang MF 14 mm f/2.8 et 85 mm f/1.4 pour Nikon Z hybrides, présentation

Nikon a introduit sa nouvelle monture Z avec les hybrides plein format Nikon Z 6 et Z 7 en août 2018. Depuis, plusieurs optiques Nikon Z sont arrivées, dont le tout récent Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S.

Toutefois la gamme d’optiques Z reste encore restreinte, et les opticiens indépendants comme Tamron ou Sigma n’ont pas annoncé leurs plans. Tamron complète ses gammes pour d’autres marques tandis que Sigma s’est lancé dans une histoire d’amour avec Leica et Panasonic qui semble occuper toutes les troupes (voir l’avis de Mizuwari sur le sujet …).

Pas peu fier, j’imagine, de griller ainsi la priorité à ses concurrents, Samyang tire donc le premier et annonce la déclinaison de deux de ses optiques en monture Z, les Samyang MF 14 mm f/2.8 Z et Samyang MF 85 mm f/1.4 Z.

Vous avez bien lu MF : Manual Focus, ce qui signifie que ces deux objectifs n’embarquent pas (encore ?) le module autofocus des versions récentes pour Nikon F. Avec un hybride il y a moindre mal puisque la mise au point manuelle est bien plus simple à réaliser que sur un reflex (Focus Peaking et loupe vous aident). De plus à 14 mm la profondeur de champ est très grande, ce qui vous laisse un peu de marge et à 85 mm la précision nécessaire est donnée par le viseur électronique. Oui mais quand même, c’est un peu dommage alors que Samyang annonce le même jour la version autofocus du 85 mm f/1.4 F.

Relevons toutefois le fait que Samyang a osé se lancer et ça c’est bien. Tant pis pour les autres en face. Et ça tombe bien car ce qui manque dans la gamme d’optiques Nikon Z ce sont justement des focales fixes. Nikon propose un 35 mm et un 50 mm ouvrant à f/1.8 mais pas plus. Avec le 14 et le 85 Samyang, vous pouvez couvrir une plage focale bien plus intéressante si vous préférez les focales fixes aux zooms.

Reste à savoir ce que ces optiques Samyang pour Nikon Z ont dans le ventre. Car la monture Nikon Z est exigeante : son très court tirage mécanique offre d’énormes possibilités aux opticiens pour concevoir des optiques exceptionnelles, particulièrement en grand-angle (et le 14 mm est un ??). Encore faut-il l’exploiter, ce qui ne semble pas être le cas chez Samyang puisque les formules optiques des versions Z sont celles des versions F.

Faute de pouvoir disposer encore de ces deux nouvelles optiques pour vous proposer deux tests complets, voici les caractéristiques de ces Samyang pour Nikon Z.

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z pour Nikon

Présentation

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z

Le Samyang MF 14 mm f/2.8 pour reflex Nikon est connu, c’est une optique qui donne des résultats très corrects pour son prix et n’a pas à rougir face aux concurrents plus onéreux. Samyang a manifestement repris sa formule optique et l’a adaptée à la monture Z. Monture, contacts électriques et transmission des données au boîtier font de ce 14 mm une optique compatible Nikon Z de façon native.

Reste à vérifier si la formule pensée pour le reflex saura tirer parti de la monture Z, ce n’est pas gagné d’avance. Reste qu’à 469 euros, ce 14 mm f/2.8 Z a le mérite d’exister et de vous éviter le recours à la bague FTZ, son encombrement et ses incompatibilités notoires chez Tamron et Sigma (en savoir plus).

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z

Caractéristiques

Le Samyang MF 14 mm f/2.8 Z dispose d’une formule optique à 14 éléments en 10 groupes, la distance minimale de mise au point est fixée à 0,28 m tandis que l’angle de champ est de 115,7°. Le diaphragme comporte 6 lames.

La construction robuste Samyang fait de ce 14 mm Z un objectif de bonne taille avec 124,1 mm de longueur pour 810 grammes. La différence avec la version F est sensible, celle-ci mesurant 96,3 mm pour 530 grammes. Notez que les courbes MTF données sur le site Samyang sont les mêmes pour les deux versions de cette optique, la Z et la F.

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z

Tarif

Le Samyang MF 14 mm f/2.8 Z est vendu 469 euros, soit 110 euros de plus que la version F. Le Nikon AF-S 14 mm f/2.8D ED est vendu quant à lui 1549 euros mais il est autofocus tout en nécessitant la bague FTZ. Ce Samyang, même s’il n’excelle pas comme les optiques Nikon Z, a donc quelques atouts dans son jeu.

En savoir plus sur le site Samyang

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z pour Nikon

Présentation

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z

Le 85 mm f/1.4 est une des optiques Samyang les plus connues, avec sa construction robuste, ses performances de très bon niveau et son tarif compétitif face aux tenors de la catégorie. Samyang a eu une riche idée en décidant de décliner cette optique en monture Z même si comme pour le 14 mm il s’agit d’une adaptation mécanique et électrique plus qu’une refonte complète de la formule optique et de l’optique.

Nikon n’a encore aucune focale fixe de 85 mm dans sa gamme Z, et l’AF-S 85 mm (f/1.4 ou f/1.8) nécessite l’utilisation de la bague FTZ, Samyang marque donc un point en terme de compatibilité. Les performances de cette optique, même si elles ne devraient guère progresser en version Z, en font un objectif à considérer si vous n’êtes pas déjà équipé. La mise au point manuelle peut toutefois être un frein, Focus Peaking et loupe vous aideront au besoin.

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z

Caractéristiques

Même combat dans la catégorie 85 mm que dans celle des 14 mm, Samyang capitalise sur son 85 mm manuel pour proposer cette déclinaison Nikon Z. La formule optique est donc héritée de la version Nikon F manuelle, avec 9 éléments en 7 groupes, un diaphragme à 8 lames, une mise au point minimale de 1m (1,1m pour la version F) et un diamètre de filtre de 72 mm.

Tout comme le 14 mm Z, le 85 mm Z prend de l’embonpoint, il mesure 102,7 mm au lieu de 98,7 mm pour le F et pèse 10 grammes de plus à 740 grammes.

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z

Tarif

La stratégie Samyang fait à nouveau son effet avec ce 85 mm f/1.4 pour Nikon Z. Vendu 399 euros, c’est certes un tarif proche de celui de la version F mais ce sont près de 120 euros de moins que le Nikon AF-S 85 mm f/1.8G et … 1290 euros de moins que le Nikon AF-S 85 mm f/1.4. Certes, ces optiques ne sont pas directement comparables, mais si Nikon sort un 85 mm f/1.4 Z je doute qu’il coûte bien moins cher que la version F actuelle. Le Samyang MF 85 mm f/1.4 Z devrait rester intéressant un bon moment encore si l’absence d’autofocus ne vous freine pas.

En savoir plus sur le site Samyang

Des photos avec ces objectifs Samyang pour Nikon Z

Samyang n’a pas encore diffusé de séries d’images tests pour ces optiques Nikon Z, voici les visuels présentés lors du lancement.

Daniel Gangur - Samyang MF 14 mm f/2.8 Z

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z pour Nikon Z
Photo (C) Daniel Gangur

Daniel Gangur - Samyang MF 14 mm f/2.8 Z

Samyang MF 14 mm f/2.8 Z pour Nikon Z
Photo (C) Daniel Gangur

Daniel Gangur - Samyang MF 85 mm f/1.4 Z

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z pour Nikon Z
Photo (C) Daniel Gangur

Johannes Trabola - Samyang 85 mm f/1.4 Z pour Nikon Z

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z pour Nikon Z
Photo (C) Johannes Trabola

Source et visuels : Samyang

Les objectifs Samyang pour Nikon chez Miss Numerique


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