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Mémo visuel de photo : toute la photo en un clin d’œil

Vous aimeriez apprendre la photo mais la lecture d’ouvrages spécialisés n’est pas votre passion favorite ? Découvrez ce mémo visuel de photo et ses centaines d’illustrations pour apprendre en regardant plutôt qu’en lisant.

Mémo visuel de photo : toute la photo en un clin d’œil

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Mémo visuel de photo : un travail de titan !

Quand j’ai découvert cet ouvrage, c’est la première remarque qui m’est venue à l’esprit : comment est-ce possible de réaliser autant d’illustrations, aussi précises et complètes, et de présenter autant de notions sous cette forme ?

Une partie de l’explication est donnée sur la quatrième de couverture. L’auteur, Vincent Burgeon, est photographe (logique) mais aussi graphiste et illustrateur. Son truc à lui ce sont les dessins qui vous en disent plus qu’un long discours, notre homme a d’ailleurs participé à d’autres ouvrages sur la photographie comme Les 365 lois incontournables de la photo et quelques autres.

Point de longs paragraphes à assimiler, chaque page de ce livre comporte plusieurs illustrations, très colorées, accompagnées d’explications plus que de légendes. Ces explications donnent tout leur sens aux illustrations en apportant le complément d’information qui ne peut être donné par un dessin, sans pour autant en minimiser l’importance.

Mémo visuel de photo : toute la photo en un clin d’œil

Qu’allez-vous apprendre avec ce livre ?

Ce mémo visuel de photo est étonnamment complet pour voir qu’il ne repose que sur des illustrations.

Au commencement il y a la lumière

Le chapitre 1 part du spectre électromagnétique pour vous expliquer comment la lumière est transformée en un fichier numérique lors de la prise de vue.

Cela peut vous paraître bien loin du sujet et pourtant il est ici question de pixels, de résolution, de formats d’enregistrements et d’impression.

Comment fonctionne un appareil photo

Vincent Burgeon illustre ce qui fait un système photographique : le boîtier, l’objectif, le viseur, les cartes. Mais aussi ses caractéristiques premières : la distance focale, la perspective, le cadrage. A ce stade vous n’avez toujours pas fait de photo mais vous savez comment fonctionne ce que vous avez dans les mains, qu’il s’agisse d’un reflex ou d’un hybride.

Mémo visuel de photo : toute la photo en un clin d’œil

Les réglages et les modes de prise de vue

[su_frame][/su_frame]Vous n’avez jamais vraiment bien compris comment régler l’ouverture et le temps de pose ou ce qu’est la plage tonale d’une image (qui n’est pas la même chose que la plage dynamique, voir page 66) ?

Découvrez une série d’illustrations qui devraient vous aider à voir plus clair. Ne vous attendez pas trouver ici toute la théorie sur ces différents sujets, ce n’est pas le but de l’ouvrage. L’idée est vraiment de rester synthétique tout en expliquant et en vous donnant envie d’aller chercher ailleurs si vous souhaitez plus d’informations.

La prise de vue

Ce nouveau chapitre détaille tout ce qui fait une prise de vue : la gestion de la lumière, le cadrage, l’autofocus, le temps de pose, l’ouverture en fonction du sujet.

Vous y trouverez des conseils sur quelques accessoires comme les filtres, le trépied, le déclenchement à distance. J’ai toutefois trouvé que ce chapitre était un peu désordonné, les pages 103 sur le développement de la photo par Georges Eastman et 128-129 sur les appareils argentiques mythiques n’ayant à mon sens pas grand-chose à faire ici .

Mémo visuel de photo : toute la photo en un clin d’œil

En pratique

Place à l’action : ce chapitre 5 aborde les différents domaines de la photographie, de la photo au quotidien jusqu’à la photo avec un drone. Il traite également des problématiques de post-traitement comme de traitement de l’image dans l’appareil photo.

Une page sur les droits du photographe s’est perdue dans ce chapitre, sauf à considérer que ceci fait partie intégrante de la prise de vue (en photo de rue ce peut-être le cas), je vous laisse juge.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les objectifs

La technique photo vous attire et vous êtes curieux de savoir pourquoi il y a des lentilles dans les objectifs ou ce qu’est l’hyperfocale ? Voici le chapitre qu’il vous faut.

La double page la plus importante ici me semble être celle qui traite des limites techniques des objectifs et des aberrations optiques. Au menu :

  • le flare,
  • l’aberration chromatique,
  • la diffraction,
  • la distorsion,
  • le vignetage
  • et les images fantômes.

C’est bref mais pertinent.

Mon avis sur ce mémo visuel de photo

Mémo visuel de photo : toute la photo en un clin d’œil

Ce livre porte bien son nom, il s’agit d’un mémo visuel et non d’un ouvrage de référence ou d’un cours de photo pas à pas. Prenez le tel qu’il est et picorez au gré de vos envies. Vous apprendrez forcément quelque chose, c’est attractif et vous aurez peut-être même envie de partager avec vos proches pour débattre d’un sujet qui vous aura interpellé.

Notez toutefois que si vous cherchez un ouvrage pour apprendre la photo, ce n’est pas forcément le plus adapté, « Mon cours de photo en 20 semaines chrono » (ouvrage collectif chez le même éditeur) est un meilleur choix.

Au tarif public de 17,90 euros, ce mémo s’avère un excellent complément à avoir dans votre bibliothèque photo si vous êtes attiré par les belles et pertinentes illustrations. Quelques pages mériteraient d’être réordonnées sans que ceci ne soit un défaut majeur, la principale qualité de cet ouvrage étant d’être ludique et pertinent à la fois.

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Kenko TELEPLUS HD Pro pour Nikon : téléconvertisseurs x 1,4 et x 2 avec transmission de données

Kenko propose deux nouveaux convertisseurs de focales pour les reflex Nikon (et Canon EF), les Kenko TELEPLUS HD Pro x 1,4 et x 2 qui savent transmettre certaines données EXIF au boîtier.

Ces convertisseurs sont compatibles avec les objectifs Nikon, Canon EF et Tokina, voici leurs caractéristiques détaillées.

Kenko TELEPLUS HD Pro pour Nikon : téléconvertisseurs x 1,4 et x 2 avec transmission de données

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Convertisseur Kenko TELEPLUS HD Pro x 1,4 et x 2 pour Nikon, présentation

Ces nouveaux téléconvertisseurs pour les reflex Nikon et Canon EF sont conçus pour répondre aux besoins des photographes amateurs comme professionnels qui veulent pouvoir augmenter la focale de leurs objectifs de façon ponctuelle sans devoir investir dans un téléobjectif onéreux.

Kenko TELEPLUS HD Pro pour Nikon

Le convertisseur TELEPLUS HD Pro x1,4 multiplie la focale d’origine par 1,4 tandis que le convertisseur x 2 la double. Ces convertisseurs de focale ont la particularité de transmettre la focale et l’ouverture au boîtier (en savoir plus sur les téléconvertisseurs)

Kenko TELEPLUS HD Pro pour Nikon

Compatibilité des téléconvertisseurs Kenko TELEPLUS HD Pro avec les objectifs pour reflex Nikon

Ces deux convertisseurs de focale TELEPLUS HD Pro DGX sont compatibles avec les objectifs Nikon NIKKOR ainsi qu’avec les objectifs Tokina (sauf les Tokina AT-X 70-200 mm f/4 PRO FX VCM-S et Tokina opera 50 mm f/1.4 FF).

Attention toutefois à utiliser ces téléconvertisseurs avec un objectif dont l’ouverture maximale est suffisante pour permettre à l’autofocus de continuer à fonctionner, idéalement des objectifs ouvrant à f/2.8 ou f/4 puisque l’utilisation d’un convertisseur de focale fait perdre 1 Ev avec le convertisseur x 1,4 et 2 Ev avec le convertisseur x 2.

Les objectifs d’autres marques (Sigma, Tamron…) ne sont pas compatibles avec ces convertisseurs Kenko.

Caractéristiques techniques

Formule optique

La formule optique a été repensée pour optimiser la qualité d’image à l’aide de lentilles supplémentaires et de traitements de surface réduisant les effets parasites.

Communication objectif – convertisseur – boîtier

Ces convertisseurs Kenko disposent de contacts électriques assurant la communication des informations de prise de vue entre l’objectif et le boîtier. Ainsi la focale et l’ouverture sont transférées au boîtier et inscrites dans les fichiers. Ces valeurs sont converties pour tenir compte de la focale et de l’ouverture résultantes lorsque le convertisseur est utilisé.

Kenko TELEPLUS HD Pro pour Nikon

Finition

Kenko a apporté un soin particulier à la construction et la finition de ses deux convertisseurs dont un revêtement noir granuleux qui ne jurera pas avec la finition de vos objectifs Nikon.

Fiches techniques

Téléconvertisseur Kenko TELEPLUS HD Pro x 1,4

  • Conversion de focale : 1.4x
  • Formule optique : 5 éléments en 4 groupes
  • Traitement : Multi-Coating
  • Perte de luminosité : 1 Ev
  • Couplage du diaphragme : automatique
  • Longueur : 19.4 mm
  • Diamètre : 67.5 mm
  • Poids : 129 g

Téléconvertisseur TELEPLUS HD Pro x 2

  • Conversion de focale : 2 x
  • Formule optique : 7 éléments en 5 groupes
  • Traitement : Multi-Coating
  • Perte de luminosité : 2 Ev
  • Couplage du diaphragme : automatique
  • Longueur : 39.9 mm
  • Diamètre : 67.5 mm
  • Poids : 178 g

Les téléconvertisseurs Kenko TELEPLUS HD Pro sont vendus au tarif public de 250 euros (x 1,4) et 303 euros (x 2).

Source: site Kenko

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Pourquoi j’aime cette photo, la science de la perception

Vous vous êtes déjà posé la question de savoir ce qu’est une bonne photo et vous n’avez jamais vraiment trouvé la réponse ? Et si vous vous demandiez plutôt « Pourquoi j’aime cette photo plutôt qu’une autre » ?

C’est l’objectif de ce livre que de décortiquer pour vous les éléments conscients comme inconscients qui font qu’une photo touche son public ou non.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

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Pourquoi j’aime cette photo, présentation du livre

J’avoue que quand j’ai vu arriver ce livre, avec son petit format et sa couverture à bordure rose, j’ai eu quelques doutes car cette présentation est atypique, bien que les éditions Eyrolles aient repris la couverture rigide que l’on trouve sur leurs derniers ouvrages et que j’apprécie.

Ne connaissant pas non plus, l’auteur, Brian Dilg, j’ai pris le temps de découvrir le livre, à mon rythme, comme je le fais pour de nombreux ouvrages.

Un livre bien imprimé, sur un papier qui rend bien les différentes couleurs de la maquette et des photos d’illustration (de nombreux photographes célèbres sont à l’honneur), la qualité perçue est là. Restait à savoir ce que le texte pouvait bien apporter à notre développement personnel.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

En effet la question la plus souvent posée par les photographes amateurs est « Qu’est-ce qu’une bonne photo ? » alors que se poser la question de savoir pourquoi ils aiment une photo est moins courante. Il n’y a qu’à lire les échanges sur les sites de critique photo pour s’en rendre compte. A bien y réfléchir c’est pourtant assez logique, une bonne photo ne serait-elle pas une photo qui nous plaît et nous fait réagir ?

Ce livre va vous aider à trouver des réponses, sans que l’auteur ne se perde dans des considérations trop philosophiques, contrairement à ce que le sommaire pourrait vous laisser penser. Le livre est organisé autour d’une structure en quatre sections :

  • Voir
  • Attirer le regard
  • Penser
  • Pour finir

Cette structure peut vous paraître abstraite, pourtant en parcourant l’ouvrage elle s’avère pleine de bon sens.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Notre homme ne se contente pas de réflexions personnelles sur sa vision de la photographie et « ce qu’il faut penser ou non » mais a aussi interrogé plusieurs experts parmi lesquels (c’est atypique mais vous allez voir que c’est pertinent) :

  • un spécialiste de la vision,
  • un chercheur en neurosciences cognitives,
  • un psychologue,
  • une conservatrice,
  • un consultant en photographie.

Si vous aimez les livres qui ne parlent que de technique photo, arrêtez-vous ici, celui-ci n’est pas pour vous.

Si par contre vous vous intéressez à la créativité en photographie, au développement de votre démarche personnelle, à l’art en général et à l’art photographique en particulier alors lisez la suite.

Voir, l’homme et l’appareil photo

Dans ce premier chapitre l’auteur s’interroge sur la relation entre le photographe et le regard, et sur la différence entre regarder et voir.

Classique me direz-vous mais vous êtes vous posé la question quand vous faites des photos de savoir ce qui vous a attiré ou ce que vous avez vu dans la scène concernée (ou pas vu, c’est souvent là que se trouvent les meilleures photos).

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Vous allez trouver dans ce premier chapitre des notions de cadrage, de composition, de plans mais aussi des réflexions sur la plage dynamique d’une image comme les tonalités et la perception des couleurs.

L’idée n’est pas de vous dire comment régler votre appareil photo, mais plutôt de décortiquer l’influence qu’a chacun des réglages sur votre perception de l’image finale.

La présentation de l’importance du temps de pose et du mouvement, par exemple, que Christophe Audebert a détaillée dans Les secrets de la photo de mouvement, vous intéressera si vous aimez photographier avec des temps de pose courts pour révéler des formes invisibles à l’œil nu.

Attirer le regard

Dans ce second chapitre vous allez découvrir les principes de la construction photographique :

  • l’importance du placement du sujet dans le cadre,
  • l’importance de la taille du sujet par rapport au cadre,
  • comment la mise au point ou les lignes (réelles comme implicites) peuvent attirer ou non le regard du spectateur.

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Nous sommes ici non plus dans les réglages techniques et leur influence, mais dans tout ce qui concerne la composition, l’expression, l’attention. Ce sont les notions les plus complexes à comprendre et à mémoriser car elles ne font pas appel à des règles techniques mais à votre propre regard. 

« Nous croyons percevoir tout ce qui nous entoure, mais nous ne percevons consciemment que très peu de choses. »

-Jay Friedenberg, psychologue

Je ne vous cacherai pas que c’est le chapitre sur lequel j’ai passé le plus de temps et je n’ai pas fini d’en passer car une seule lecture ne suffit pas.

Penser

L’auteur aborde ici une nouvelle dimension, qui consiste à décoder les photos que nous voyons.

Avez-vous déjà réalisé que l’appareil photo ne peut pas enregistrer les pensées du photographe à la prise de vue ? Il n’enregistre que la lumière. Comment alors faire en sorte que le spectateur devine ce que le photographe a voulu exprimer ?

Sont ici traitées les notions d’omission, d’imagination, d’attention comme de point de vue. Vous allez comprendre l’importance de décrypter les photos pour en comprendre le sens, l’importance de savoir construire un récit pour raconter une histoire, comme de trouver l’inspiration dans tout ce qui vous tend la main : lumière, contexte, couleur, … (en savoir plus sur l’inspiration).

Pourquoi j'aime cette photo, la science de la perception

Pour finir

Pour finir… il n’y à rien. Cette dernière section est étonnante car elle ne comporte rien d’autre que la conclusion de l’auteur et cette citation qui ouvre la page :

« Tout le monde s’améliore avec de la pratique.

Il n’y a pas de raccourcis. »

Peut-être se suffit-elle à elle-même finalement, non ?

Mon avis sur « Pourquoi j’aime cette photo »

Je parcours tellement de livres sur la photographie que je finis par avoir du mal à trouver des ouvrages qui sortent des sentiers battus. Avec celui-ci c’est le cas, et bien qu’il s’adresse en priorité aux photographes désireux de comprendre comment devenir plus créatifs, il peut tout aussi bien vous intéresser si vous débutez et êtes peu enclin à penser technique photo au quotidien.

Le tarif modéré de 19,90 euros, le petit format à glisser dans un sac (à main ou photo), et l’intérêt des sujets abordés font que je ne peux que vous recommander de prendre du temps vous-aussi pour tenter de répondre à la question « Pourquoi j’aime cette photo ».

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Comment gérer la couleur en photographie, les conseils de Bryan Peterson

Vous voulez créer des images saisissantes avec un minimum d’intervention en post-traitement ? Vous aimez la photographie en couleur ? Vous êtes nostalgique du film diapo ? Bryan Peterson vous livre ses conseils de photographe pro pour jouer avec la couleur en photographie et régler votre boîtier afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles dès la prise de vue.

Jouer avec la couleur en photographie, les conseils de Bryan Peterson

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Jouer avec la couleur en photographie, c’est à la portée de tout le monde

Avez-vous déjà remarqué que certaines photos vous attirent plus que d’autres ? Qu’elles ont ce petit quelque chose qui fait que vous vous arrêtez alors que vous passez vite devant les autres ? Il peut d’agir du sujet, insolite ou extraordinaire.

Il peut s’agir de la lumière, aussi, élément fondamental d’une photo réussie. Mais il peut également s’agir de la couleur, et de la gestion qu’en a faite le photographe dès la prise de vue.

Jouer avec la couleur en photographie, les conseils de Bryan Peterson

Savoir gérer la couleur est une compétence à acquérir pour faire de bonnes photos. Non pas que les photos en noir et blanc n’aient pas d’intérêt (d’ailleurs le noir et le blanc sont des couleurs…), ni que les photos post-traitées soient truquées. Mais savoir appréhender la couleur avant même de déclencher, comprendre ce que vous pouvez en faire en photo, régler votre boîtier pour obtenir le rendu attendu, et jouer avec la couleur et le sujet sont autant de compétences que vous devez développer.

La bonne nouvelle, si l’on en croit Bryan Peterson, l’auteur de ce livre et également auteur de Pratique de l’exposition en photographie, ou de Pratique de la composition, c’est qu’avec un peu de patience, de volonté et de pratique, vous allez pouvoir vous-aussi y arriver. Quel que soit votre niveau.

[su_frame][/su_frame]Bryan Peterson s’est mis à la photo couleur par erreur, pensant utiliser des films noir et blanc achetés à petit prix car périmés, il s’est rendu compte – il était novice alors – qu’il s’agissait en fait de films Agfachrome 50.

Ce nom ne vous dit peut-être rien mais les fans de film diapo ont déjà compris qu’il s’agit d’un des films mythiques de la grande période argentique, un film qui faisait « claquer les couleurs » s’il était utilisé avec soin. Depuis l’auteur nous dit qu’il n’a eu de cesse de jouer avec la couleur en photographie, d’autant plus avec l’arrivée du numérique qui autorise tous les essais possibles (voir ses photos sur son compte Instagram).

De nos jours, la photographie numérique a changé la donne. Il n’est plus question de films, mais de réglages à appliquer à votre boîtier pour obtenir le rendu qui vous plaît. Puis – un peu quand même – de post-traitement. Mais aucun post-traitement, même parfaitement maîtrisé, ne vous donnera la qualité de couleur que peut vous donner une maîtrise de la couleur dès la prise de vue.

C’est ce que vous allez découvrir et apprendre à gérer dans ce livre.

Jouer avec la couleur en photographie, les conseils de Bryan Peterson

Bryan Peterson a volontairement limité le nombre de chapitres – et de pages – de son ouvrage et je pense qu’il a eu raison. D’autres ouvrages entièrement dédiés au sujet existent comme Composition et couleur en photographie de Harald Mante mais il faut un degré de maturité supérieur pour s’y coller. Ce sont des livres faisant appel à des notions plus avancées. Ici, Bryan Peterson fait en sorte de rester abordable, quel que soit votre niveau.

J’ai aimé les nombreuses comparaisons entre la technique photo et la vie qui nous entoure. Quand Bryan Peterson compare la lumière visible et ses nombreuses nuances avec un « service de traiteur » vous pouvez penser qu’il s’égare. Et pourtant la comparaison prend tout son sens et permet de comprendre très vite de quoi il s’agit et comment gérer en photographie.

Ce type de comparaison revient très souvent dans ce livre qui s’avère agréable à parcourir. Je vous conseille d’ailleurs, contrairement à d’autres ouvrages sur la photographie, de le lire du début à la fin sans faire de raccourcis et sans sauter un chapitre. L’ensemble est organisé pour que votre apprentissage se fasse le plus naturellement possible.

Qui dit couleur dit lumière

Jouer avec la couleur en photographie, les conseils de Bryan Peterson

C’est l’objet du premier chapitre dans lequel vous allez découvrir les fondamentaux. Qu’est-ce que la couleur, quel est le lien entre couleurs et exposition en photographie, comment régler la balance des blancs et choisir la température de couleur.

Vous pourriez penser qu’une fois ces notions apprises et maîtrisées, vous savez tout. Pas du tout !

Jouer avec la couleur c’est aussi jouer avec la composition de vos images

Dans ce second chapitre, vous allez découvrir pourquoi vous devez considérer la couleur comme un des éléments de vos compositions, et comment jouer avec.

Bryan Peterson vous parle ici de cercle chromatique, de couleurs complémentaires et analogues ou de couleurs monochromes. Vous découvrirez par exemple que les couleurs sont perçues par l’œil avec des poids différents : les couleurs claires paraissent plus légères et les couleurs sombres plus lourdes. Le rendu final de l’image va donc varier selon la couleur de votre sujet.

La couleur détermine l’atmosphère de vos photos

Savez-vous que les termes psychologie et couleur vont bien ensemble ? Le rouge, par exemple, symbolise « le commandement, la fermeté, la détermination, une vision claire et précise ». Tandis que le vert, à l’inverse, est une couleur froide « dotée d’un fort pouvoir apaisant ». Le vert convient particulièrement bien pour les portraits d’enfants ou de familles lorsqu’il est utilisé pour l’arrière-plan.

Jouer avec la couleur en photographie, les conseils de Bryan Peterson

A vous la liberté de choisir vos couleurs pour créer des univers différents, vous allez apprendre à connaître le rouge et le vert, mais aussi l’orange, le jaune, le bleu, le violet comme le noir et le blanc.

Jouer avec la couleur en photographie, les conseils de Bryan Peterson

Et le post-traitement ?

Si vous pensiez que ce livre peut vous aider à peaufiner votre méthode de post-traitement, sachez que ce n’est pas le cas. Le dernier chapitre aborde le sujet, mais Bryan Peterson vous met en garde dès l’introduction, ces quelques notions sont accessoires, ce n’est pas l’objet du livre.

Jouer avec la couleur en photographie, les conseils de Bryan Peterson

J’ai préféré les quelques pages traitant des filtres, trop peu nombreuses à mon goût car je pense qu’il y a plus à dire sur le choix et l’utilisation – à la prise de vue donc – des filtres gradués et polarisants.

La couleur en photographie, en conclusion

Voici un ouvrage qui ne révolutionne pas le monde de la photographie en couleur, ce n’est pas sa prétention non plus, mais qui propose une approche simple et méthodique de l’apprentissage de la couleur en photographie.

Les plus experts préféreront un livre plus complet, avec des notions techniques plus avancées. Les plus débutants comme les moins à l’aise avec la couleur trouveront dans cet ouvrage de quoi développer des compétences et « jouer avec la couleur » en toute connaissance de cause.

Proposé au tarif de 24 euros, très abordable étant donné le format et la qualité d’impression, ce livre s’avère une belle découverte et peut vous permettre de passer un cap en photographie … couleur !

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5 fabricants de cartes CFexpress proposent des cartes compatibles XQD

Les cartes CFexpress vont-elles remplacer les cartes XQD ? Avec l’annonce de la nouvelle spécification CFexpress 2.0, cinq fabricants de cartes mémoire annoncent leurs cartes CFexpress compatibles avec les emplacements XQD des appareils photo.

Il ne reste plus aux fabricants de ces appareils qu’à rendre leurs firmwares compatibles et le changement de carte sera possible.

5 fabricants de cartes CFexpress proposent des cartes compatibles XQD

Les cartes CFexpress, un standard prometteur

L’arrivée des cartes XQD sur certains appareils photo dont les Nikon D5, D850, D500 et les hybrides plein format Nikon Z 7 et Z 6 a suscité de l’inquiétude chez certains photographes. En effet, après le retrait de Lexar de ce marché, seul Sony propose encore des cartes XQD, ce qui ne favorise pas la concurrence et les tarifs. De plus, en cas de retrait de Sony aussi, tout est toujours possible dans l’industrie, il ne serait alors plus possible de se procurer des cartes pour nos chers boîtiers.

Cette situation délicate ne devrait pas le rester bien longtemps puisque le standard CFexpress, lancé en 2016, vient de recevoir une nouvelle spécification 2.0 qui entérine de nouvelles performances et deux nouveaux formats de cartes.

Le standard CFexpress a été créé pour répondre aux besoins des fabricants qui ont besoin de supports d’enregistrement de données performants en lecture écriture, ne souffrant pas d’échauffement important et proposés dans des formats compacts et résistants.

La nouvelle spécification 2.0 du standard annoncée par la Compact Flash Association (l’organisme qui définit le standard) va permettre aux constructeurs de cartes de proposer trois formats différents, dont un compatible avec l’actuel format XQD. Les performances seront en progrès afin de répondre aux attentes des fabricants de boîtiers aux capteurs très haute définition. Le taux de transfert théorique maximum est annoncé à 4000 Mo/sec.

Ces trois formats CFexpress conservent la même interface physique et électrique et mettent en oeuvre le même protocole d’échange de données.

Les deux formats non compatibles XQD intéressent eux les fabricants de drones, de caméras vidéo, de disques SSD …

5 nouveaux fabricants de cartes CFexpress

Pour le plus grand bonheur des photographes et vidéastes, le marché des cartes XQD va pouvoir très vite être complété de cartes CFexpress proposées par :

  • Lexar,
  • Delkin,
  • Prograde,
  • Sandisk,
  • Sony.

Ces cinq fabricants ont lancé les études ou proposent déjà des cartes CFexpress.

Nikon a annoncé la mise à jour du firmware de ses boîtiers D5, D850, D500 et Z 6 et Z 7 pour les rendre compatibles avec ces cartes.

Source : Compact Flash Association

 


Agora Show, le podcast pour parler photo

Vous n’avez pas toujours le temps de lire des livres de photographie, de regarder des vidéos ou de parcourir des articles ? Emportez avec vous tous les épisodes du podcast Agora Show sur votre smartphone, ou écoutez les en ligne depuis votre ordinateur.

Agora Show, le podcast pour parler photo

Pour savoir comment écouter un podcast si vous découvrez ce format audio, lisez les explications en bas de page.

018 – Quels sont encore les atouts des appareils photo ? Ont-ils encore un avenir ?

017 – Comment appliquer ses pratiques photo personnelles à d’autres thématiques, retour d’expérience

16 – Comment se faire connaître quand on est photographe ?

15 – Photographie et confinement, comment bien gérer cette situation ?

14 – Post-traitement : finir le travail ou hérésie ?

13 – Y-a-t-il des domaines photos plus nobles que d’autres ?

12 – Pourquoi un photographe ne devrait pas se coller une étiquette « photographe de … »

11 – Comment trouver plus de temps pour photographier ?

10 – De débutant à expert, quels parcours pour le photographe ?

09 – J’ai une baisse de motivation en photo, c’est grave ? Que faire ?

08 – Pourquoi le matériel ne fait pas le photographe, mais pourquoi il y contribue

07 – Quels photographes serons-nous dans 10 ans ?

06 – Comment nous sommes devenus photographes pros (et comment vous pouvez faire aussi)

05 – Comment être créatif en photographie

04 – Comment conserver ses photos

03 – Logiciels photo, les tendances 2019 et nos usages au quotidien

02 – Que faire avec son matos photo en 2019 ?

01 – Présentation du podcast Agora Show

Le podcast photo, une émission qui vous suit

Je vous ai déjà parlé des podcasts photo que j’écoute en pratiquant d’autres activités. C’est tout l’intérêt du podcast que de pouvoir être écouté quand vous faites autre chose, à l’inverse d’un article qui suppose de lire ou d’une vidéo qui doit être suivie à l’écran aussi.

Le podcast c’est comme la radio, sans les contraintes de jour ni d’heure ni d’accès.

Plus facile, gratuit, le podcast favorise les formats longs, qui permettent de traiter un sujet en profondeur. Puisque vous ne devez pas resté scotché devant l’écran, vous ne craignez plus d’écouter une émission de plusieurs dizaines de minutes. Parfois même ça peut vous arranger, c’est mon cas quand je pratique une activité sportive, ça fonctionne aussi avec la cuisine, le tricot, le bricolage, la conduite, les transports, l’avion, les longues soirées d’hiver, le bureau et les réunions inutiles…

Les smartphones ont beaucoup aidé à démocratiser le podcast et les nombreuses applications de lecture disponibles, la plupart gratuites, permettent d’automatiser le téléchargement des nouveaux épisodes. Vous n’avez plus qu’à les écouter quand vous le voulez.

L’autre avantage du podcast par rapport à la vidéo, c’est la mobilité : nul besoin d’être connecté pour écouter une émission à partir du moment où vous l’avez téléchargée sur votre appareil mobile. Vous pouvez même être en mode avion, tout est en local.

Une fois les épisodes écoutés, si vous souhaitez économiser de la place sur votre portable, vous supprimez les épisodes écoutés. Un regret ? Téléchargez à nouveau l’épisode que vous aimeriez réécouter, tout est possible.

Vous pouvez écouter Agora Show en ligne, depuis votre ordinateur Mac ou PC, en accédant à la page de présentation du podcast qui contient un lecteur audio intégré :

Agora Show, le podcast photo, présentation et contexte

Agora Show, le podcast pour parler photo

A l’origine du podcast photo Agora Show, il y a une idée simple : lors du dernier Salon de la Photo, Régis Moscardini (Auxois Nature), Guillaume Manceron (Photopassion) et moi avons animé plusieurs conférences sur notre stand. Nous avons parlé de différents sujets photo, de nos pratiques respectives, des tendances en photo… Nous aimons ces présentations en direct, sans trop de formalisme, face au public.

Le problème de ces conférences c’est qu’elles ne peuvent avoir lieu qu’une fois par an, lorsque nous sommes réunis, et que vous n’êtes pas toujours présent. Les salons c’est bien mais il faut se déplacer, être au bon endroit à la bonne heure, ce n’est pas pour tout le monde.

Nous avions envie d’étendre la portée de ces conférences, de rompre la dépendance au Salon, au lieu, à l’heure… de permettre à tout le monde d’en profiter quelles que soient les conditions. Le projet Agora Show était lancé, et quelques semaines plus tard nous nous réunissions pour cadrer le projet, définir les sujets à traiter, le format et les conditions d’enregistrement.

Début Janvier tout était prêt, il ne restait plus qu’à enregistrer un tout premier épisode présentant le podcast, puis une première émission.

Quelques tentatives plus tard (rien n’est jamais parfait du premier coup…), c’était dans la boîte !

Manquaient encore à l’appel quelques embellissements et ressources, un jingle, un visuel, un hébergement et grâce aux efforts de chacun tout s’est bien vite réglé.

Il ne nous manque plus qu’une chose : vous !

Un podcast photo c’est bien, mais des auditeurs c’est mieux !

A qui s’adresse Agora Show ?

A vous !

Nous avons volontairement mixé les genres afin de vous proposer des approches différentes.

Je vous parlerai bien évidemment de mon univers en photo urbaine et photo de danse, et (un peu) du matériel photo et des logiciels, selon l’actualité.

Régis Moscardini, photographe animalier, vous parlera de… photographie animalière, d’oiseaux, de petits mammifères, de photo nature et d’écologie aussi (n’est-ce pas Régis ?).

Céline et Guillaume Manceron, portraitistes, vous parleront photo sociale, portrait en studio, photo de mariage, reportage Corporate et entrepreneuriat aussi, ils ont monté leur studio (le Studio dans les Nuages) et ont plein d’infos à partager.

Vous allez donc trouver dans Agora Show des sujets variés, des visions différentes, complémentaires comme des idées opposées parfois, c’est le but du débat.

A raison d’un épisode chaque mois, nous vous parlerons tendances, pratiques photos et nous partagerons avec vous nos découvertes.

Que vous soyez photographe expert, simple amateur ou débutant, vous allez trouver dans chaque épisode de quoi entretenir votre curiosité et en savoir plus sur certains sujets.

Nous pourrons enregistrer certains épisodes lors des événements photo auxquels nous participons, plusieurs sont prévus cette année, de même que nous envisageons de pouvoir recevoir des invités, tout est possible tant que nous partageons notre passion avec vous.

Comment écouter Agora Show ?

Ecouter un podcast ne nécessite aucun investissement, vous avez déjà tout ce qu’il vous faut.

Depuis un ordinateur

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Test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : le zoom grand-angle pour Nikon tient-il ses promesses sur le terrain ?

Il y a quelques jours, Tokina présentait son nouveau zoom grand-angle Opera 16-28 mm f/2.8 pour reflex Nikon et Canon. Un des premiers exemplaires étant disponible dans les semaines précédent l’annonce, l’occasion de réaliser ce test Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 était trop belle !

Voici tout ce qu’il vous faut savoir pour vous décider, des exemples de photos et à qui s’adresse cette optique.

Test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : le zoom grand-angle pour Nikon tient-il ses promesses sur le terrain ?

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Fondé par d’anciens ingénieurs « dissidents » de Nikon, le constructeur Tokina s’est fait discret ses dernières années, laissant ses compatriotes Sigma et Tamron presque seuls sur le devant de la scène.

Pourtant, avec ses objectifs réputés pour leur excellent rapport qualité/prix, Tokina a une carte à jouer. Plus que certainement motivé par l’hyper-activité de ses petits camarades, l’opticien, qui appartient à Kenko, a décidé de rafraîchir son catalogue avec une nouvelle ligne d’objectifs dédiée aux reflex 24 x 36 mm baptisée Opera.

Le Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 testé ici est le deuxième membre de cette nouvelle série et nous avons eu l’occasion de l’essayer en avant-première. Ce zoom grand angle sera disponible dès le mois de mars 2019 à 729,90 euros.

Test Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 : Présentation et contexte

Le Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 succède au Tokina 16-28 mm f/2,8 AT-X Pro FX dont il reprend les grandes lignes optiques avec une formule à 15 lentilles (dont 3 asphériques et 3 à faible dispersion) réparties en 13 groupes, un diaphragme circulaire à 9 lamelles et mise au point minimale de 28 cm. D’ailleurs, le très pratique commutateur AF/MF de type « clutch » (ou « à embrayage », pour les anglophobes) est maintenu.

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 zoom grand-angle pour Nikon

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : Nikon D850 – 16 mm – ISO 100 – 1/800 sec. – f/4.5

Pourtant, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, beaucoup de choses ont changé. Le design se modernise et fait désormais penser aux productions de Sigma et Tamron. Le système autofocus et les traitements de surface ont été améliorés.  Malgré ce lifting en profondeur, le Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 reste un poids lourd car, comme son prédécesseur, il accuse encore presque un kilogramme sur la balance (940 grammes pour être précis).

Avec sa plage focale de 16-28 mm, ce Tokina est tout à fait atypique sur le marché et se pose en alternative des « classiques » 14-24 mm f/2,8 en leur concédant donc 2 et 4 mm respectivement tout en conservant le bénéfice de l’ouverture constante.

Moins extrême que les Nikon AF-S Nikkor 14-24 mm f/2,8G ED et Sigma 14-24 mm f/2,8 DG HSM | Art, il se permet malgré son beau gabarit d’être moins lourd que ses deux rivaux qui dépassent tous deux les 1100 grammes et, surtout, bien moins onéreux. En effet, en « prix de la rue », le Nikon se négocie autour de 1900 euros et il faut quand même compter près de 1300 euros pour acquérir le Sigma.

Mais le véritable concurrent est le Tamron SP 15-30 mm f/2,8 Di VC USD G2 sorti à l’été 2018 : plus polyvalent tout en gardant l’ouverture constante f/2,8, ce dernier offre en plus une stabilisation optique ! Par contre, en matière de tarif, le Tokina demeure intouchable puisque le Tamron s’affiche à 1250 euros.

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 zoom grand-angle pour Nikon

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : Nikon D850 – 16 mm – ISO 100 – 1/500 sec. – f/8

A qui se destine ce zoom 16-28 mm ?

A celles et ceux qui désirent un zoom grand angle pour compléter leur 24-70 mm f/2,8 mais font attention à leur budget.

A celles et ceux qui voudraient découvrir les joies de la photographie au grand angle mais hésiteraient encore sur leur focale préférée.

A celles et ceux pour qui 14 mm serait un peu trop large, et/ou à celles et ceux adeptes du 28 mm mais qui parfois pourraient le trouver un peu trop long.

Enfin, à celles et ceux équipés d’un reflex 24 x 36 mm.

D’abord parce que monté sur un boîtier APS-C, ce 16-28 mm donnerait un 24-42 mm plus vraiment grand angle, ce qui ferait quelque peu perdre de son intérêt. Ensuite, et peut-être surtout, parce que l’objectif est tellement massif et dense que sur un boîtier APS-C autre qu’un Nikon D500, l’ensemble serait déséquilibré, piquerait du nez et ne serait pas agréable à manipuler. C’est le moment de vous mettre à la musculation…

Hors considération budgétaire, ce Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 peut également intéresser celles et ceux qui seraient lassés par le rendu trop chirurgical des optiques modernes et seraient à la recherche d’un rendu plus doux, « à l’ancienne ».

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 zoom grand-angle pour Nikon

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : Nikon D750 – 16 mm – ISO 125 – 1/1250 sec. – f/5.6

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 zoom grand-angle pour Nikon

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : Nikon D750 – 20 mm – ISO 125 – 1/1000 sec. – f/5.6

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 zoom grand-angle pour Nikon

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : Nikon D750 – 24 mm – ISO 125 – 1/1000 sec. – f/5.6

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 zoom grand-angle pour Nikon

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : Nikon D750 – 28 mm – ISO 125 – 1/1000 sec. – f/5.6

Qualité de construction

Finies les inscriptions dorées façon Nikon, Tokina a désormais les yeux tournés vers Tamron et Sigma. D’ailleurs, la première fois que vous prendrez en main et manipulerez ce zoom grand angle, les emprunts esthétiques aux deux concurrents risquent de vous surprendre : fût noir mat, inscriptions argentées, échelle des distances sous sa petite protection transparente, joint d’étanchéité au niveau de la monture, larges bagues finement cannelées.

est Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : le zoom grand-angle pour Nikon tient-il ses promesses sur le terrain ?

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 sur Nikon D850

Il paraît que l’imitation est la plus sincère des flatteries, mais ce serait dénigrer le beau travail des ingénieurs de Tokina. Cet Opera respire donc la solidité et le sérieux tout en disposant de sa propre personnalité, et nous n’allons pas nous en plaindre !

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 zoom grand-angle pour Nikon

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : Nikon D850 – 16 mm – ISO 100 – 1/3200 sec. – f/2.8

Prise en main et autofocus

Deux défauts ergonomiques étaient reprochés au précédent Tokina 16-28 mm f/2,8 AT-X Pro FX : sa bague de zoom trop dure et son moteur autofocus lent. Sur cet Opera 16-28 mm f/2,8, la bague de zoom est donc en net progrès et gagne en fluidité… même si nous ne sommes pas encore tout à fait au niveau des concurrents en termes de souplesse.

L’autofocus a été retravaillé en profondeur et, lui, parvient désormais à faire mouche aussi rapidement que silencieusement, cela aussi bien sur un Nikon D750 qu’un Nikon D850.

La prise en main de cet objectif est, dans l’ensemble, très agréable. Le système de bascule entre la mise au point automatique et la mise au point manuelle en tirant la bague de mise au point (ou l’inverse pour activer l’AF) est toujours aussi appréciable que pratique. Sur le terrain, cela permet de remplacer d’une pichenette la touche AF-L du boîtier et donc la libérer pour faire autre chose. Cette bague de mise au point est souple et, en mode manuel, profite d’une butée physique aux deux extrémités. Tout comme sur son aîné, il n’y a pas de bague de diaphragme dédiée.

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 zoom grand-angle pour Nikon

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : Nikon D850 – 16 mm – ISO 100 – 1/500 sec. – f/2.8

La lentille frontale très bombée empêche l’utilisation de filtre, ce qui est presque cocasse dans la mesure où l’importateur français de Tokina n’est nul autre que Cokin, bien connu, justement, pour ses filtres à adapter sur les objectifs récalcitrants, mais ne dispose d’aucune référence compatible avec cet Opera 16-28 mm f/2,8… Le paresoleil est solidaire du reste du boîtier.

Au passage, c’est un déplacement du bloc à l’intérieur du paresoleil avant qui permet de réaliser le zooming : quelle que soit la focale de travail sélectionnée l’objectif conserve les mêmes dimensions. Un immense bouchon d’objectif clipsable recouvrant tout le paresoleil vient protéger votre précieux lorsque vous devez le ranger dans votre besace photographique.

est Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : le zoom grand-angle pour Nikon tient-il ses promesses sur le terrain ?

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : la lentille frontale bombée et le paresoleil intégré

Monté sur un Nikon D750 ou un D850, l’ensemble est bien équilibré et plaisant à manier. Par contre, si vous ambitionnez d’utiliser ce zoom grand angle sur un hybride Nikon Z, vous risquez de voir le couple piquer du nez : manipulation à deux mains recommandée !

Stabilisation

Comme presque tous les zooms grand angle de son genre, à l’exception notable des Tamron 15-30 mm de première et deuxième génération, le Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 ne dispose pas de stabilisation optique. Ceci dit, compte tenu des courtes focales considérées, ce n’est pas vraiment un manque sur le terrain et même au 28 mm, de nuit, vous risquez peu de choses, d’autant plus en tenant compte des excellentes performances en haute sensibilité des boîtiers Nikon FX récents.

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 zoom grand-angle pour Nikon

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : Nikon D850 – 16 mm – ISO 8000 – 1/640 sec. – f/2.8

Performances optiques : vignettage

Comme beaucoup de ses congénères grand angle le Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 « souffre » d’un très, très, très léger vignettage positif entre 14 mm et 20 mm. C’est à dire que les angles sont légèrement plus clairs que le centre de l’image. Ceci dit, cela n’est dérangeant que si vous vous amusez à photographier frénétiquement des surfaces uniformes. De toutes manières, la plupart du temps, votre attention sera captée par le véritable défaut de cet objectif : son flare très marqué.

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 zoom grand-angle pour Nikon

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : Nikon D850 – 21 mm – ISO 100 – 1/320 sec. – f/8

Rendu optique : reflets parasites

Un zoom grand angle, une lentille frontale très bombée, des traitements de surface plus modernes, un paresoleil imposant : qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?

Si vous vous appelez J.J. Abrams, vous allez adorer mettre du flare partout dans vos images, ou quasiment. Sur une optique récente, une aussi mauvaise correction des reflets parasites a presque quelque chose de choquant, surtout en comparaison des dernières productions de Sigma et Tamron.

Et puis, à l’usage… on finit par se demander si les ingénieurs de Tokina n’ont finalement pas fait exprès, pour donner une signature atypique à leur Opera. Une signature dramatique, tragique, avec barytons, sopranos et lumière divine tombée du ciel, et cela même lorsque vous avez le soleil dans le dos. Ajoutez-y sa tendance à transformer n’importe quel point lumineux en éclaboussure de lumière surexposée, et vous voilà en plein space opera.

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 zoom grand-angle pour Nikon

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : Nikon D850 – 16 mm – ISO 200 – 1/160 sec. – f/5.6

Aucune focale n’est épargnée par le flare, mais c’est surtout en-dessous de 24 mm que celui-ci est le plus prononcé. S’il peut parfois être esthétique, avec de jolis arc-en-ciel qui viennent se loger dans les angles de l’image et même parfois prendre la forme d’auréoles presque angéliques, les images fantômes et vraiment parasites récurrentes au 16 mm sont, par contre, beaucoup plus dérangeantes et délicates à corriger en post-production.

Du coup, sur le terrain, vous hésitez : « faut-il jeter cet objectif par la fenêtre tout de suite ou au contraire prendre le parti de sa signature esthétique très particulière, qui change des objectifs aseptisés auxquels les constructeurs tentent de nous soumettre ? »

Si vous êtes dans le premier cas, c’est que vous n’avez pas lu ce test (ça arrive à plein de gens biens) et avez donc fait un mauvais investissement (730 euros, ça reste un investissement conséquent).

Si vous êtes dans le second cas, alors bienvenue dans le club des amateurs d’objectifs atypiques et ludiques, plus ou moins secrètement nostalgique du bon vieux temps où il fallait donner de sa personne pour débourrer les objectifs récalcitrants avant d’en tirer le meilleur. Vous finirez donc peut-être par vous en amuser : « Oh, le soleil se couche ! Flare. Oh, un lampadaire solitaire ? Flare. Oh, un phare au loin ! Flare. Oh, la pleine lune ! Flare. Oh, une ruelle pleine de néons ! Flare. Oh, une photo sans flare ! Zut, tout fout le camp… »

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 zoom grand-angle pour Nikon

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : Nikon D850 – 16 mm – ISO 100 – 8 sec. – f/5.6

Objectivement, donc, cette histoire de flare est un défaut selon les critères actuels. Pourtant, pour certains photographes, il en constituera la principale qualité et le principal centre d’intérêt, d’autant plus que dans tous les autres domaines optiques ce Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 s’en sort avec les honneurs.

Performances optiques : déformation et distorsion

Avec sa plage focale de 16-28 mm plus raisonnable, ce Tokina Opera est moins sujet à la déformation que ses compères en 14-24 mm. Celle-ci ne posera donc pas de problème.

La distorsion, quant à elle, est bien mieux gérée que sur le précédent  Tokina 16-28 mm f/2,8 AT-X Pro FX au point qu’elle est désormais presque imperceptible, même à 16 mm. De toutes manières, dans la pratique, si vous ne travaillez pas sur trépied, vous serez plus concentré sur le maintien de l’horizontalité que la distorsion. Vous pouvez donc jouer l’esprit tranquille avec les fuyantes et les perspectives.

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 zoom grand-angle pour Nikon

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : Nikon D850 – 16 mm – ISO 8000 – 1/250 sec. – f/2.8

Performances optiques : piqué et homogénéité

Bien que la formule optique soit très proche de celle du  Tokina 16-28 mm f/2,8 AT-X Pro FX, le Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 marque un grand pas en avant en termes de piqué et d’homogénéité. A toutes les focales dès la pleine ouverture il se montre très satisfaisant et en fermant très légèrement à f/4, même en position 16 mm, il nourrit sans soucis les 45,7 Mpx d’un Nikon D850.

Précis sans chichi, ce zoom grand angle n’a pas grand chose à envier à ses rivaux bien plus onéreux et sera donc à l’aise avec tous les capteurs actuels, même les plus exigeants.

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 zoom grand-angle pour Nikon

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : Nikon D850 – 16 mm – ISO 100 – 1/500 sec. – f/4

Performances optiques : rendu des couleurs

C’est l’un des petits tours de force de ce Tokina Opera : tout en restant précis, il ne se montre pas pour autant criard. Les images délivrées demeurent très douces, avec des couleurs neutres et peu saturées qui vous permettront de mieux jouer avec les fichiers .NEF sur votre logiciel de traitement préféré afin de forger le rendu à votre image.

En adoptant une philosophie prenant le contre-pied de la tendance actuelle parmi les opticiens japonais, Tokina se rapproche quelque part de l’idéal de Leica, en produisant des images fines mais pas exubérantes. C’est un choix esthétique qui pourra vous surprendre si vous n’y êtes pas habitué mais il y a là quelque chose de très reposant. Et puis, les nuances de couleur un peu délavées, surtout en contre-jour, cela permet de faire encore mieux ressortir le flare.

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 zoom grand-angle pour Nikon

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : Nikon D850 – 16 mm – ISO 200 – 1/800 sec. – f/8

Ce rendu « atypique », vous l’apprécierez tout particulièrement dans les ombres, plus riches en information du fait du faible contraste. Si vous comptez utiliser l’Opera 16-28 mm f/2,8 en vidéo, son rendu « flat » se prêtera très bien à l’exercice et ses autres défauts ajouteront au rendu cinématographique, si c’est cela que vous recherchez.

Notez, au passage, que ce zoom grand angle est quasiment exempt d’aberrations chromatiques, ce qui n’est pas la moitié d’une prouesse.

Rendu optique : profondeur de champ

Malgré sa mise au point minimale de 28 cm et son ouverture maximale constante de f/2,8,  jouer avec les faibles profondeurs de champ n’est pas l’exercice préféré de ce zoom compte tenu des focales considérées. Lui aime bien quand tout est net. Il faudra donc adapter votre pratique photographique à ce caractère.

C’est très bien si vous faites de la photo de rue et de l’architecture, moins si vous aimez les portraits rapprochés. Mais c’est presque un peu dommage car ce Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 délivre un bokeh très doux et harmonieux… quand vous arrivez à obtenir du bokeh.

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 zoom grand-angle pour Nikon

test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : Nikon D850 – 28 mm – ISO 125 – 1/320 sec. – f/5.6

Test Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 : pour qui, pour quoi ?

Le Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 peut vous intéresser si :

  • vous désirez un zoom grand angle lumineux pour moins de 800 euros pour votre reflex FX,
  • vous ne savez pas avec quel grand-angle fixe compléter votre 35 mm ou 50 mm,
  • vous appréciez les rendus tout en douceur, à l’ancienne,
  • vous êtes lassé des optiques modernes trop chirurgicales,
  • vous possédez le  Tokina 16-28 mm f/2,8 AT-X Pro FX et souhaitez de meilleures performances optiques,
  • vous êtes prêts à composer avec son flare très prononcé.

Le Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 va moins vous intéresser si :

  • vous utilisez un reflex APS-C et/ou un boîtier léger,
  • vous êtes adepte des objectifs au rendu très contrasté et chirurgical,
  • vous ne supportez pas les reflets parasites,
  • vous êtes intransigeant sur l’encombrement de votre matériel.

Toutes les photos de ce test en plein définition sur Flickr :

Test Tokina Opera 16-28 mm f/2.8

Test Tokina Opera 16-28 mm f/2,8 : ma conclusion

Cela fait plaisir de voir Tokina s’investir de nouveau dans les objectifs pour reflex modernes. Avec son Opera 16-28 mm f/2,8, l’opticien prouve que les capteurs à haute définition/résolution ne lui font pas peur et relève haut la main le défi des 45,7 Mpx d’un Nikon D850.

Tout comme ses rivaux Sigma et Tamron, Tokina a réalisé un net bon en avant en terme de qualité de construction et les devance même sur certains aspects pratiques, comme la redoutable bague de mise au point à clutch : l’essayer c’est l’adopter. De ses concurrents, Tokina réplique la faible distorsion et la chasse aux aberrations chromatiques.

Résolument moderne dans son apparence et une bonne partie de ses performances, ce Tokina emprunte une voie hors des sentiers battus délaissés par ses concurrents.

Ici, point de rendu un peu trop chirurgical, point de micro-contraste hyper contrasté, l’accent est plutôt mis sur des couleurs toutes en douceur accompagnées d’un flare aussi prononcé qu’assumé.

Forcément, cela ne plaira ni ne conviendra pas à tout le monde mais c’est indéniablement ce qui fait son charme. Comme le dirait un célèbre site de rencontre : vous l’aimerez pour ses imperfections… et son prix très doux pour un zoom grand angle à f/2,8 constant !

Merci à Tokina/Cokin pour le prêt rapide de cet objectif.

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Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 pour Nikon F et Canon EF

Tokina annonce le nouveau Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 pour Nikon F et Canon EF, un zoom grand-angle à ouverture constante f/2.8 conçu pour répondre aux besoins des photographes utilisateurs de reflex haute définition comme les Nikon D850 et Canon 5DS R ou 5D Mark IV.

Voici la présentation détaillée ainsi que le test complet de ce Tokina 16-28 mm sur Nikon D750/D850.

Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 

Tokina Opera, une gamme d’optiques visant l’excellence

Tokina est une marque bien plus ancienne que vous ne pourriez l’imaginer si vous débutez en photographie. Cet opticien indépendant conçoit des objectifs pour la photographie et le cinéma depuis plus de 60 ans. Tokina a développé depuis un véritable savoir-faire en matière de formules optiques et de fabrication de verres de qualité.

Afin de revenir au meilleur niveau après quelques années passées à courir après les leaders du secteur comme Sigma, Tamron ou Zeiss, Tokina a développé fin 2018 une nouvelle gamme d’objectifs pour reflex baptisée Opera.

Qu’il s’agisse de la racine latine Opus ou du terme italien Opera, l’appellation laisse aisément penser aux ouvrages d’art si l’on en croît Tokina qui souhaitait marquer le coup pour annoncer une gamme résolument tournée vers l’excellence, complétant les précédents modèles comme le Tokina AT-X 11-16 mm f/2.8 Pro DX II cité dans ma liste d’objectifs abordables pour les reflex Nikon.

Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 pour Nikon F et Canon EF

Tokina Opera 16-28 mm f/2.8

Présentation

Le Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 est décliné en deux versions pour Nikon F et Canon EF. Les reflex haute définition des deux marques devraient ainsi profiter des capacités de ce grand-angle à produire des images bien définies, le test à venir de ce Tokina Opera 16-28 mm devrait nous en dire plus sous peu.

Tokina s’est appuyé sur le Tokina AT-X 16-28 mm pour proposer cette nouvelle version, le design optique bénéficiant d’une formule modernisée avec quinze lentilles réparties en treize groupes, dont trois lentilles asphériques et trois lentilles en verre moulé à faible dispersion.

Selon Tokina, la résolution de ce zoom grand-angle est excellente dès la pleine ouverture f/2.8 et gagne encore en qualité dès f/4. Le rendu des contrastes et couleurs a été optimisé et devrait satisfaire les photographes de paysage. La lentille frontale participe à la faible distorsion des images, un critère important avec les courtes focales qui n’excellent pas dans les angles pour la plupart. Notez que l’aspect de cette lentille n’autorise pas la fixation d’un filtre vissé, il faudra avoir recours aux porte-filtres comme ceux de Cokin (qui distribue Tokina en France).

Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 pour Nikon F et Canon EF

Ce Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 est compatible avec les reflex plein format des deux gammes Nikon et Canon pour lesquels il saura être un zoom grand-angle adapté au paysage comme au reportage.

Sur les reflex à capteur APS-C, l’équivalence 24-42 mm est plus complexe à gérer, mieux vaut vous tourner vers le Tokina AT-X 11-16 mm f/2.8 cité précédemment.

Tokina précise que la bague de mise au point reprend le sens de rotation des optiques Nikon (et Canon) tandis que la mise au point autofocus est confiée à une motorisation SDM (Silent Drive Module) et un nouveau capteur, l’ensemble assurant une mise au point rapide et silencieuse.

Fiche technique du Tokina Opera 16-28 mm f/2.8

  • plage de focales : 16-28 mm
  • angles de vue : 107.1°~76.87°
  • ouverture maximale : f/2.8
  • ouverture minimale : f/22
  • lentilles à traitement multicouches
  • construction : 15 éléments en 13 groupes
  • distance de mise au point minimale : 0.28m
  • ratio macro : 1:5.26
  • diaphragme : 9 lamelles
  • longueur : version Nikon, 133.5mm – version Canon, 136.0mm
  • diamètre maximum : 89mm
  • poids : version Nikon, 940g – version Canon, 950g
  • paresoleil : intégré
  • pas de filetage pour filtres.

Tarif et disponibilité

Le Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 sera proposé au tarif conseillé de 729.90 euros et disponible à la mi-mars 2019.

Ce zoom grand-angle vient concurrencer le récent Tamron 15-30 mm f/2.8 DI VC USD G2 proposé lui au tarif plus élevé de 1249 euros ou son frère de gamme le Tamron 17-35 mm f/2.8 DI OSD. Le Nikon AF-S 17-35 mm f/2.8 D IF ED quant à lui, bien que proposant une plage focale proche, souffre d’un tarif de 2069 euros qui calme les ardeurs des plus curieux.

Source : Tokina France


Mises à jour Lightroom Classic CC 8.2 et Lightroom CC 2.2, accentuation des détails et autres nouvelles fonctions

C’est presque une tradition maintenant avec les logiciels de la suite Creative Cloud pour les photographes, Adobe publie des mises à jour au fil de l’eau. En ce mois de février 2019, Lightroom Classic CC passe en version 8.2 et Lightroom CC en version 2.2. Voici ce qu’apportent ces nouvelles versions.

Mises à jour Lightroom Classic CC 8.2 et Lightroom CC 2.2, accentuation des détails et autres nouvelles fonctions

Comprendre le catalogue Lightroom et le post-traitement de A à Z

Lightroom Classic CC 8.2

L’accentuation des détails avec l’intelligence artificielle

Avec des mises à jour régulières, il ne faut pas s’attendre à un bouleversement d’une version à l’autre, c’est logique, mais à des améliorations et nouvelles fonctions apportées petit à petit à chacun des logiciels de la suite Adobe CC.

La version historique de Lightroom, Classic CC, reçoit une fonction d’accentuation des détails complémentaire aux fonctions d’accentuation existantes. Lightroom Classic CC 8.2 utilise des algorithmes qui font appel aux technologies d’intelligence artificielle et aux réseaux de neurones artificiels des systèmes d’exploitation Windows 10 et MacOS 10.13.

Cette fonction permet de renforcer le niveau de détail des images qui s’y prêtent, elle est plutôt efficace sur les fichiers RAW des appareils Fujifilm à capteur X-Trans (.RAF). Elle s’applique toutefois aussi aux fichiers RAW issus de capteurs à matrice de Bayer comme les reflex et hybrides Nikon.

Cette fonction nécessite de disposer des dernières mises à jour des systèmes d’exploitation, Windows 10 version 1809 et MacOS 10.13 au minimum. Elle présente alors un aperçu du fichier résultant du traitement avant de générer le format DNG final. Celui-ci fait environ deux fois la taille du fichier RAW natif.

Notez que l’utilisation d’une carte graphique adaptée, ou d’une carte graphique externe (eGPU) est vivement recommandée pour permettre ce traitement qui ne doit être appliqué que sur les images le nécessitant, comptez entre 7 et 10 secondes de calcul par image.

Lightroom Classic CC 8.2 accentuation des détails avec l'intelligence artificielle

fichier RAW Fujifilm sans accentuation améliorée de Lightroom Classic CC 8.2

Lightroom Classic CC 8.2 accentuation des détails avec l'intelligence artificielle

fichier RAW Fujifilm avec accentuation améliorée de Lightroom Classic CC 8.2

En pratique la différence observée sur des fichiers RAW ayant subi ce traitement reste très liée à la photo et aux conditions de prise de vue. Certaines images vont bénéficier d’une accentuation sensible, tandis que d’autres ne montrent que peu ou pas d’amélioration. Prenez le temps de faire quelques comparaisons sur vos images dans les conditions de prise de vue qui sont les vôtres.

Pour les utilisateurs de boîtiers Fujifilm qui traitaient leurs fichiers en-dehors de Lightroom, par exemple avec X-Transformer, il devient possible de rester dans l’environnement Lightroom et de gagner ainsi du temps sans compromettre les résultats.

Le mode connecté pour les reflex et hybrides Nikon

Lightroom Classic CC 8.2 implémente un nouveau mode de fonctionnement en mode connecté avec les boîtiers Nikon. Ce mode s’avère plus stable et plus rapide et il autorise le changement des paramètres de prise de vue tels que l’ouverture, le temps de pose ou la sensibilité depuis le logiciel.

Ce mode permet également l’importation automatique des images dans une collection, ce qui était réservé au mode d’importation classique précédemment.

Extraction de l’altitude dans le module Cartes

Le module Cartes qui permet de géolocaliser vos photos dispose d’un nouveau bouton d’extraction manuelle de l’altitude. Les images qui intègrent les coordonnées GPS dans les données EXIF (fournies par le boîtier ou un module additionnel) et qui n’intègrent par contre pas la donnée d’altitude ne feront plus l’objet d’un ajout automatique par le logiciel pour cette valeur sur la base des seules coordonnées GPS.

Pour assigner la valeur d’altitude précise, il faut cliquer sur le bouton « Rafraîchir » à droite de la zone « Altitude » pour récupérer la valeur précise depuis Google Map.

Lightroom Classic CC 8.2 affichage altitude

récupération via Google Maps de l’altitude précise à partir des coordonnées GPS

Lightroom CC 2.2

Lightroom CC est la nouvelle déclinaison de Lightroom apparue en même temps que la version Classic CC et qui offre la particularité de stocker les fichiers dans les serveurs Cloud d’Adobe comme en local sur votre ordinateur.

Lightroom CC n’a pas pour vocation à ce jour de remplacer Classic CC qui continue d’évoluer, et ne propose pas encore le même ensemble de fonctions. Toutefois Adobe complète petit à petit son nouveau logiciel décliné en version ordinateur (PC, Mac) comme en version mobile (iOS, Android, Chrome OS) et Web.

Nouvelles fonctions

Dans sa déclinaison 2.2, Lightroom CC implémente la même fonction d’accentuation des détails que celle de Lightroom Classic CC (voir ci-dessus), ainsi que plusieurs autres nouvelles fonctionnalités :

  • fusion HDR,
  • assemblage des panoramas,
  • gestion combinée des deux pour des panoramas HDR,
  • indicateurs d’écrêtage dans l’histogramme avec masque de couleur identique à celui de Classic CC.

Affichage de l’écrêtage sur l'histogramme de Lightroom CC 2.2

Affichage de l’écrêtage sur l’histogramme de Lightroom CC 2.2

Le réglage de la cible utilisé avec l’outil Courbe ou le mélangeur de couleurs adopte une nouvelle présentation. Il se transforme en pastille accompagnée d’indications de couleurs ou de tonalité selon l’outil utilisé.

Affichage de la cible avec l'outil couleur de Lightroom CC 2.2

Affichage de la cible avec indication de la couleur dans Lightroom CC 2.2

Affichage de la cible avec indication de la courbe dans Lightroom CC 2.2

Affichage de la cible avec indication de la courbe dans Lightroom CC 2.2

La détection des visages, dont le fonctionnement repose sur le moteur Adobe Sensei à la différence de celui de Classic CC, reste toujours aussi performante.

Il est désormais possible de désactiver la vue « Personnes » depuis l’onglet Général des préférences de Lightroom CC. Le logiciel va alors conserver les informations relatives aux visages déjà détectés mais n’en détectera plus de nouveaux.

Activation / Désactivation de la recherche de personnes dans Lightroom CC 2.2

Activation / Désactivation de la recherche de personnes dans Lightroom CC 2.2

Lightroom CC mobile iOS

L’application Lightroom CC iOS permet désormais d’alimenter des collections avec des photos choisies de façon arbitraire sans qu’elles ne soient classées au préalable dans un album comme c’était le cas avant. Ces collections restent partageables.

Partage d'une collection de photos choisies arbitrairement dans Lightroom CC iOS

Partage d’une collection de photos choisies arbitrairement dans Lightroom CC iOS

Les applications Lightroom CC pour mobiles et tablettes Android et Chrome OS ne sont pas mises à jour. Le retard pris sur les versions iOS et lié aux plus grandes complexités de développement sous Android est petit à petit rattrapé par Adobe qui devrait proposer une architecture revue pour ces versions d’ici quelques semaines.

Support de nouveaux objectifs

Lightroom Classic CC 8.2 et Lightroom CC 2.2 supportent les hybrides Nikon Z 6 et Z 7 en mode connecté.

Le Nikon AF-S 500 mm f/5.6 est lui aussi supporté avec ou sans téléconvertisseur :

  • Nikon AF-S  500mm f/5.6E PF ED VR
  • Nikon AF-S 500mm f/5.6E PF ED VR + 1.4x
  • Nikon AF-S 500mm f/5.6E PF ED VR + 1.7x
  • Nikon AF-S 500mm f/5.6E PF ED VR + 2.0x

Source : Adobe


Les secrets de la photo d’animaux : matériel, prise de vue, approche terrain par Erwan Balança

Vous aimez la photo d’animaux mais vos photos ne vous satisfont pas ? Vous aimeriez vous mettre à la photo animalière mais vous ne savez pas quel matériel utiliser ni comment vous comporter sur le terrain ?

Erwan Balança est photographe animalier professionnel et partage ses conseils dans cette quatrième édition de son livre sur la photo animalière.

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Les secrets de la photo d’animaux : la photographie animalière à l’honneur

Erwan Balança est l’un des rares photographes de nature professionnels en France. Souvent mis à l’honneur dans des publications comme Géo, Bird Watching, Nat’Images ou La Salamandre, Erwin Balança a également remporté plusieurs concours dont ceux de Montier en Der.

Non content de montrer ainsi ses images, Erwan Balança prend plaisir à partager avec vous son savoir-faire, il est l’auteur de plusieurs livres sur la photo de nature et la photo animalière.

Ce nouvel ouvrage est la quatrième édition d’un livre qui a rencontré un joli succès, Les Secrets de la photo d’animaux.

Parue en 2014, la précédente édition a été actualisée et entièrement revue. Si vous n’aviez pas déjà une des éditions précédentes alors celle-ci est faite pour vous.

Les secrets de la photo d’animaux : matériel, prise de vue, approche terrain par Erwan Balança

Ce livre est organisé selon un plan logique :

  • quel matériel utiliser pour la photographie animalière,
  • quelles connaissances de base faut-il avoir,
  • comment approcher les animaux,
  • comment photographier les oiseaux,
  • comment photographier les mammifères,
  • des photos expliquées.

Selon les connaissances que vous avez ou non, vous trouverez dans ce livre de quoi compléter votre savoir. Vous verrez par exemple page 4 et suivantes pourquoi Erwan Balança vous recommande l’utilisation d’un reflex (un avis que ne partagent pas tous les photographes animaliers mais ses arguments sont intéressants).

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Vous découvrirez quels sont les objectifs utiles, et pourquoi les convertisseurs de focale peuvent poser problème. Vous apprendrez peut-être même qu’il est possible d’utiliser un flash en photo animalière, je vous laisse découvrir dans quelles conditions particulières !

Erwan Balança explique, montre et donne des références, cela peut vous aider à faire les bons choix.

Au chapitre suivant vous apprendrez à régler votre boîtier en fonctions des conditions : différents types de lumière, correction d’exposition, profondeur de champ, transcription du mouvement.

Les secrets de la photo d’animaux : matériel, prise de vue, approche terrain par Erwan Balança

J’ai apprécié que l’auteur ne fasse pas l’impasse sur la composition des images, il est en effet critique en photo animalière de créer des images qui sortent de l’ordinaire. Documenter est une chose, composer en est une autre.

Page 82 et suivantes on en arrive au cœur du sujet, comment approcher les animaux pour les photographier. Au programme :

  • préparation,
  • approche,
  • équipement,
  • affûts,
  • pièges (photographiques).

Les secrets de la photo d’animaux : matériel, prise de vue, approche terrain par Erwan Balança

Selon vos envies vous pourrez enfin découvrir comment photographier les oiseaux, au fond de votre jardin comme les oiseaux de mer ou les oiseaux en pleine nature.  Vous apprendrez aussi à photographier les mammifères, plus difficiles à surprendre que les oiseaux, à l’aide de techniques et accessoires dédiés.

Enfin, et c’est la partie de ce livre que j’ai beaucoup aimée, vous allez découvrir la photo d’animaux par Erwan Balança, ses images commentées et analysées. Le photographe vous donne le contexte de prise de vue, détaille la préparation nécessaire pour réaliser chaque photo et comment il a suivi l’animal pour arriver au résultat final.

Si vous n’avez jamais réussi à photographier un écureuil ou un lapin en plein saut, filez vite page 192 et 202, c’est étonnant !

Les secrets de la photo d’animaux : matériel, prise de vue, approche terrain par Erwan Balança

Quant au Martin-pécheur photographié en plongée, page 212, sachez qu’il a fallu plusieurs semaines à Erwan Balança pour réussir cette photo qui sort de l’ordinaire, c’est le moins que l’on puisse dire (voir la photo sur le site de l’auteur).

A qui s’adresse ce livre ?

Cet ouvrage s’adresse au photographe qui souhaite pratiquer la photo d’animaux sans savoir par quel bout commencer. Si c’est votre cas vous allez trouver les renseignements indispensables pour choisir et adapter votre équipement photo et approcher les différents types d’animaux.

Cet ouvrage s’adresse aussi au photographe animalier amateur qui souhaite développer sa pratique. Si c’est votre cas, vous allez trouver des astuces, des conseils, des recettes et des idées auxquels vous n’aviez pas encore pensé.

Enfin si vous avez déjà l’édition précédente de ce livre, allez feuilleter celle-ci en librairie pour voir si la nouvelle formule vous séduit plus, sachez toutefois que les bases de l’ouvrage sont les mêmes et que les différents chapitres reprennent ce qui a fait le succès des éditions précédentes.

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