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Appareil photo hybride vs. reflex : différences, avantages/inconvénients de l’hybride sans miroir

L’annonce d’appareils photo hybrides chez Nikon, les Nikon Z 7 et Z 6, puis Z 50, a généré de nombreuses discussions chez les photographes amateurs comme professionnels. Si certains connaissent parfaitement leur sujet, d’autres sont moins au fait de la technologie hybride sans miroir.

Que cache un appareil photo hybride ? Quelles sont les différences avec un reflex ? Quels sont les avantages et inconvénients ? Voici ce qu’il vous faut savoir pour faire la différence entre ces deux mondes et comprendre de quoi il est question.

Appareil photo hybride vs. reflex : différences et avantages/inconvénients de l'hybride sans miroir

Appareil photo hybride vs. reflex : le contexte

« Je ne comprends pas. Depuis des années, on me rabâche que le reflex numérique est ce qui se fait de mieux pour faire des photos. Je m’y suis intéressé, j’ai investi (beaucoup) et maintenant on vient me dire que tout ça c’est dépassé, l’hybride est là et le reflex n’a plus qu’à mourir de sa belle mort. On se moque de moi ? ».

Voici le type de question que je reçois souvent depuis l’annonce des hybrides Nikon Z (voir lequel choisir). Des photographes amateurs ne comprenant plus ce qu’il se passe dans le monde de la photo, des incompréhensions, des interrogations … un vent de panique a soufflé suivi depuis d’un sentiment négatif : les marques nous poussent à changer pour quelque chose que l’on ne veut pas !

L’annonce de la gamme Canon EOS R, hybride plein format, du Panasonic S1/S1R hybride plein format, de l’hybride Fujifilm X-T4 APS-C et le possible nouvel Olympus hybride plein format ont enfoncé le clou. Même Leica s’y met ! Est-ce la fin d’une époque ?

La réalité est plus complexe.

Lorsque les reflex numériques ont fait leur apparition, à la fin du siècle dernier (1999 pour le Nikon D1), il s’agissait de construire, sur les bases d’un reflex argentique, un appareil photo équipé d’un capteur numérique en lieu et place d’un film argentique. Le reste ne changeait pas, ou si peu : visée, autofocus, mesure de lumière, monture (chez Nikon).

L’appareil photo reflex a mis plus de 300 ans pour en arriver à son stade actuel. Le principe fondateur, la réflexion spéculaire, remonte à 1686 et aux travaux de l’opticien Johann Zahn. Le reflex a gagné ses lettres de noblesse à partir des années 50, le Nikon F chez Nikon a marqué son époque.

Les appareils photo ont évolué avec les progrès de l’électronique et de la technologie. Autofocus (Nikon F3AF en 1980), mesure de lumière matricielle (Nikon FA en 1983), vidéo (Nikon D90 en 2008) … le reflex actuel n’a plus grand-chose à voir avec ses ancêtres.

De nos jours les progrès de l’électronique et de l’informatique sont tels que ce qui n’était pas envisageable il y a dix ans encore l’est désormais. A condition que certaines contraintes soient levées, et en matière de contraintes le reflex est aux premières loges.

Vue éclatée du Nikon Z 7, appareil photo hybride, montrant le peu de pièces mécaniques dans un hybride

Vue éclatée du Nikon Z 7 montrant le peu de pièces mécaniques dans un hybride

Les appareils photo hybrides sont nés pour bénéficier des progrès de l’électronique et pour lever les contraintes propres aux reflex. Les ingénieurs des différentes marques sont partis d’une feuille blanche, et ont réinventé l’appareil photo chacun à leur manière. Ceci s’est traduit par l’arrivée de premiers modèles plus ou moins performants, mais la tendance était bien là.

Depuis plusieurs années l’appareil photo hybride progresse sans cesse, et 2018 est l’année où l’hybride a gagné ses lettres de noblesse. Challengés par Sony, Fujifilm, Panasonic et Olympus (Leica est un peu moins grand public), les ingénieurs Nikon et Canon sont passés à l’action pour de bon après des tentatives pour le moins timides (gammes Nikon One et EOS M).

La guerre est déclarée et les photographes n’ont jamais eu autant de choix en matière d’hybride. Encore faut-il comprendre de quoi on parle.

Appareil photo hybride vs reflex : présentation du sujet en vidéo

Vous préférez écouter que lire ? Je vous propose une présentation vidéo de ce (long) sujet, à suivre ci-dessous :

Qu’est-ce qu’un appareil photo hybride sans miroir ? Tentative de définition

S’il y a un terme qui ne peut être plus ambigu dans le jargon photographique actuel, c’est bien le terme « hybride ». Le mot « hybride », lorsqu’il désigne un appareil photo, ne signifie rien de précis. Ce mot est utilisé pour désigner un appareil photo qui n’est ni un compact, ni un bridge, ni un reflex, ni même un moyen-format traditionnel. Quelque chose « d’hybride » entre tout ça.

Le sens du mot le plus approprié nous vient du monde anglo-saxon, c’est « mirrorless » ou « sans miroir » en bon français (ML en abrégé, parce que SM ce n’est pas ce que l’on peut trouver de mieux …).

Un appareil photo hybride est donc un appareil photo sans miroir ? Mais les compacts et les bridges n’ont pas de miroir non plus et ne sont pas des hybrides.

Complétons donc la définition ainsi « appareil photo sans miroir à objectifs interchangeables« . Oui mais … certains hybrides (Fujifilm X-100, Leica Q par exemple) ont un objectif non interchangeable. Et sont aussi qualifiés d’hybrides.

Pour rajouter à la confusion, certains appareils photo sans miroir disposent d’un « viseur hybride », à la fois optique et électronique.

Mais alors c’est quoi un hybride ? Inutile de chercher une définition précise, ça n’a aucune importance.

Parlons donc d’ »hybride sans miroir » lorsqu’il s’agit de désigner des appareils photo comme les récents Nikon Z 7 ou Z 6,  50 et autres Canon EOS R, Fujifilm X Serie, Panasonic Lumix GH, Olympus Pen, etc.

Différences de fonctionnement entre un appareil photo hybride sans miroir et un reflex

Un reflex traditionnel (par exemple un reflex Nikon) utilise un viseur optique qui affiche la scène cadrée au travers de l’objectif (visée TTL – Through The Lens) par le biais d’un miroir et d’un prisme de visée.

Le miroir est disposé dans la chambre reflex devant le capteur, il transmet l’image en provenance de l’objectif au prisme et au verre de visée. Lors du déclenchement, le miroir se relève pendant le temps de pose pour permettre à la lumière d’atteindre le capteur. Une fois l’exposition terminée le miroir retombe en produisant le bruit caractéristique des reflex, et les micro-vibrations qui vont avec.

Le miroir transmet au viseur une image faite par l’objectif à pleine ouverture. Cela permet d’avoir une visée la plus lumineuse possible, sans quoi vous ne verriez rien quand vous fermez à f/22 par exemple. Essayez si votre boîtier comporte un bouton de test de profondeur de champ : l’appui sur ce bouton ferme le diaphragme à la valeur choisie et sauf à ce que cette valeur soit égale à l’ouverture maximale de votre objectif, la visée s’assombrit.

Ce principe de visée reflex ne permet pas de visualiser la profondeur de champ au travers du viseur puisque le cadrage se fait toujours à pleine ouverture.

L’image transmise par le miroir est affichée dans le viseur par l’intermédiaire d’un prisme en verre, de taille imposante sur les reflex plein format. C’est la protubérance que vous voyez sur le dessus de votre reflex.

La visée reflex est une visée optique : vous voyez la scène cadrée telle qu’elle le sera sur la photo finale, à la couverture de champ près de votre viseur (90 ou 100% selon les reflex Nikon).

Le viseur du Nikon Z 7, appareil photo hybride

Le viseur du Nikon Z 7 et son assemblage de lentilles

Avec un appareil photo hybride sans miroir le principe de visée diffère. Un appareil sans miroir n’a pas de … miroir, celui-ci ne peut donc renvoyer l’image au prisme puis au viseur. La visée est effectuée par un système électronique qui récupère le signal du capteur image et l’envoie à l’écran de visualisation faisant office de viseur par le biais d’un système de lentilles.

Pour que le signal du capteur arrive de façon permanente dans le viseur, l’obturateur doit rester ouvert en permanence. Il laisse alors passer la lumière vers le capteur image activé en continu. L’obturateur manœuvre pendant la prise de vue pour permettre au capteur de n’être exposé que pendant le temps de pose choisi (il se ferme, s’ouvre, se ferme puis se rouvre, voir plus bas).

Appareil photo hybride sans miroir : obturateur mécanique et obturateur électronique

L’obturateur d’un reflex est un obturateur mécanique. Il consiste en un système de lames fermé en permanence sauf pendant l’exposition. Les lames s’écartent alors pour laisser passer la lumière avant de se refermer.

En mode de visée Live View, le principe diffère. Le capteur du reflex envoie l’image à l’écran arrière en flux continu. Le miroir est relevé, l’obturateur ouvert, l’écran arrière sert de viseur. Lors du déclenchement l’obturateur se ferme puis se rouvre pendant le temps de pose, puis il se relève pour que la visée Live View soit à nouveau opérationnelle.

L’obturateur mécanique reste le système d’obturation le plus commun sur les appareils photo et les reflex en particulier. Il reste toutefois limité par les caractéristiques mécaniques des lames et du système de commande. L’obturateur mécanique ne peut dépasser une certaine vitesse de translation, c’est pourquoi un reflex a toujours une vitesse d’obturation maximale fonction de la performance de son obturateur (par ex. 1/8000 ème de sec.).

Le mode de visée Live View s’approche du mode de visée électronique de l’appareil photo hybride sans miroir. Il n’utilise pas le miroir mais il reste lent et peu réactif en pratique (le Nikon D780 a changé cela toutefois). Il impose de plus d’utiliser l’écran arrière pour viser, ce qui n’est guère confortable ni possible dans certaines situations de prise de vue.

L'obturateur mécanique du Nikon Z 7, appareil photo hybride

L’obturateur mécanique du Nikon Z 7

A l’inverse de ce que vous pourriez penser, un appareil photo hybride sans miroir dispose d’un obturateur mécanique. Il est indispensable pour permettre au capteur de ne recevoir que la quantité de lumière requise pendant le temps de pose, le capteur étant activé en permanence pour transmettre l’image de la scène au viseur.

L’obturateur mécanique est doublé d’un obturateur électronique. Cet obturateur ne bloque pas le passage de la lumière comme son homologue mécanique, mais enregistre le signal du capteur pendant le temps de pose choisi. Cette obturation a l’avantage de ne faire aucun bruit puisque l’obturateur mécanique ne manœuvre pas lorsque l’obturateur électronique est utilisé. Le choix de l’un ou l’autre mode est fait par le photographe.

Les avantages de l’appareil photo hybride sans miroir

Si les hybrides sans miroir ont le vent en poupe désormais, c’est qu’ils permettent de lever plusieurs limites des reflex. Ils permettent des pratiques nouvelles et un confort supplémentaire sans sacrifier à la qualité d’image ni à la performance.

Une visée en conditions réelles

Le viseur d’un reflex montre la scène telle qu’elle est cadrée.

Le viseur d’un hybride sans miroir montre l’image telle qu’elle va être enregistrée sur la carte.

Cette différence est fondamentale car avant même de déclencher vous savez quel sera le résultat final, sans être forcé de regarder l’écran arrière après la prise de vue pour voir si la photo correspond à vos attentes.

La visée en conditions réelles montre dans le viseur :

  • le champ couvert à 100%,
  • l’exposition,
  • la profondeur de champ,
  • la netteté,
  • le rendu de l’image,
  • différentes informations paramétrables telles que l’histogramme, la loupe ou l’indication de mise au point en mode manuel (« focus peaking »).

la visée électronique paramétrable des Nikon Z6 et Z7

le viseur du Nikon Z 7 avec différentes informations de prise de vue et collimateurs AF plein champ

La visée électronique affiche le signal en provenance du capteur. Ce principe fondateur permet de lever les contraintes du reflex.

S’agissant du capteur image, le cadre affiché est de 100% par définition.

L’exposition est visible en direct, il suffit d’utiliser le correcteur d’exposition pour adapter le rendu à vos attentes avant même de déclencher.

L’ouverture du diaphragme sélectionnée est l’ouverture utilisée pour la visée, la profondeur de champ est vérifiable et modifiable en temps réel. Le bouton de test de profondeur de champ n’a plus d’intérêt. La visée n’est pas moins lumineuse car le viseur amplifie le signal pour garder une luminosité constante.

La mise au point de l’image est visible elle-aussi directement, certains viseurs (comme celui des Nikon Z 7 et Z 6) permettent d’afficher une loupe dans le viseur pour avoir un aperçu plus précis de la mise au point. Les porteurs de lunettes apprécient.

Le rendu des réglages de prises de vue (par exemple le Picture Control chez Nikon) est visible lui-aussi dans le viseur. Il est possible par exemple de viser en noir et blanc tout en enregistrant un fichier RAW de façon traditionnelle.

Le viseur électronique étant avant tout un écran, il sait afficher différentes informations de prise de vue ou d’aide à la prise de vue. Histogramme ou Focus Peaking (indicateur de mise au point en mode manuel) sont activables depuis les menus. Les options d’affichage diffèrent selon les boîtiers.

Le viseur électronique permet de voir une scène nocturne de façon bien plus confortable que sur un reflex puisque le viseur amplifie le signal reçu pour ajuster la luminosité. La nuit n’a plus de secrets pour vous.

Enfin, cerise sur le gâteau, le viseur permet de voir les photos faites sans quitter l’œil … du viseur. Un simple appui sur la touche de visualisation bascule l’affichage, vous évitant de baisser le boîtier et d’allumer l’écran arrière (ce qui reste possible toutefois).

Poids et taille du boîtier

Un appareil photo hybride sans miroir est plus compact et léger qu’un reflex puisqu’il n’a pas à loger les composants du système de visée optique, dont le prisme de bonne taille sur un reflex plein format, ni le système de motorisation autofocus des objectifs.

comparasion et différences de taille entre le Nikon Z7 avec zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S et le Nikon D850 avec zoom AF-S 24-70mm f/2.8 - vue éclatée

comparaison entre le Nikon Z 7 avec zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S (en haut) et le Nikon D 850 avec zoom AF-S 24-70 mm f/2.8 (en bas)

L’hybride sans miroir comporte moins de composants mécaniques, comme l’ensemble miroir et les commandes associées ou le moteur autofocus. Cela permet de gagner de la place et du poids.

La taille des optiques n’est pas plus réduite que celle des optiques pour reflex car leur diamètre est fonction de la taille du capteur et du diamètre de la monture. Le gain en compacité est plus à trouver du côté du boîtier. Les hybrides sans miroir avec capteur APS-C utilisent toutefois des optiques plus compactes que les boîtiers avec capteur plein format (voir le Nikon Z 50).

En vertu des mêmes critères, le poids des optiques ne diffère que peu de celui des optiques pour reflex. Chez Nikon, la monture Nikon Z avec son grand diamètre et son faible tirage mécanique permet de concevoir des optiques plus performantes mettant en oeuvre un nombre limité de lentilles. Moins de lentilles c’est moins de poids.

Autofocus plein cadre

La couverture du champ d’un module autofocus pour reflex est limitée par la position du capteur autofocus dans la chambre reflex. Celui-ci étant éloigné de la monture du boîtier, les contraintes optiques font que l’autofocus (à détection de phase) ne peut fonctionner efficacement sur les bords du champ. Les collimateurs sont donc répartis au centre du cadre, une zone réduite sur les reflex plein format.

Cette limite est levée sur les appareils photo hybride sans miroir car le système de mise au point par détection de contraste analyse le signal en provenance du capteur pour assurer la mise au point, indépendamment de la position du capteur. Il est secondé par un système à détection de phase prenant en compte, comme sur le reflex, les collimateurs centraux. Ce double système permet d’accélérer la mise au point. Ce principe ne peut pas être utilisé sur un reflex sans suppression du miroir, ce qui est par définition impossible.

L’autofocus par détection de contraste des hybrides sans miroir, en analysant le signal du capteur image, supprime tout effet de front/back focus, tout comme le fait le mode de visée Live View sur un reflex. C’est un réglage complexe de moins à faire pour le photographe.

Le viseur du Nikon Z7

le processeur Expeed 6 des Nikon Z 7 et Z 6

L’autofocus à détection de phase des reflex reste un peu plus réactif encore que certains autofocus pour hybrides, limités par la puissance de calcul des processeurs. Cette limite est repoussée par chaque nouveau processeur (par exemple Expeed 6 chez Nikon) toujours plus performant que la génération précédente, l’écart se réduit donc petit à petit. Par ailleurs l’autofocus des hybrides à détection de contraste ne met en jeu aucun composant mécanique (capteur AF, miroirs et mouvements associés), il est moins coûteux à produire et moins sensible aux pannes (voir le site de fabrication des Nikon Z 7 et Z 6).

Déclenchement silencieux

Le miroir d’un reflex claque en s’ouvrant et en retombant après chaque prise de vue. C’est une des contraintes de la visée reflex.

Sur un appareil photo hybride sans miroir, l’obturation mécanique ne fait pas appel au miroir. Seules les lames de l’obturateur se déplacent, le bruit est faible.

L’obturation électronique est un procédé entièrement électronique, aucune pièce n’est en mouvement lors du déclenchement. Celui-ci est totalement silencieux.

Ce déclenchement silencieux est appréciable si vous faites des photos de spectacles vivants, des photos animalières (une rafale avec un reflex peut effrayer les animaux), de la photo de rue … Pouvoir déclencher dans le silence le plus total est un vrai plus.

Les inconvénients de l’appareil photo hybride sans miroir

Autonomie

Un appareil photo hybride sans miroir met en oeuvre plusieurs composants électroniques activés de façon continue, le capteur et  le viseur en particulier. Ceci entraîne une consommation d’énergie supérieure à celle d’un reflex.

L’importante capacité de calcul du processeur nécessaire pour assurer les différentes fonctions (par exemple l’autofocus) entraîne elle-aussi une consommation d’énergie importante.

Les tests CIPA montrent une différence d’autonomie importante à capacité de batterie identique entre hybride et reflex, de l’ordre de 1 à 5. En pratique, le ratio est plutôt de l’ordre de 1 à 2 avec les hybrides actuels car les tests CIPA ne sont pas adaptés au mode de consommation des hybrides.

Sur le Nikon Z 7, ma première prise en main montre que l’autonomie est proche de 700 photos contre 1.100 sur mon reflex D750 (505 photos faites en conditions de test avec 28% de batterie restante). Une batterie complémentaire s’avère indispensable si vous faites beaucoup de photos à la suite alors que ce n’est pas le cas sur un reflex.

Latence à l’affichage dans le viseur

La visée électronique des hybrides sans miroir utilise un écran qui peut avoir, selon ses caractéristiques, un temps de latence à l’affichage. Autrement formulé, l’image de la scène cadrée peut être affichée avec un décalage minime par rapport au viseur optique. Cette latence devient infime avec les viseurs de dernière génération.

Le taux de rafraîchissement du viseur est un autre critère à considérer : s’il n’est pas suffisamment élevé, l’image dans le viseur peut présenter un effet de traînée lors d’un mouvement vertical ou horizontal rapide du boîtier, pendant un filé par exemple. Ceci n’a pas d’effet sur l’image enregistrée. Un taux de rafraîchissement de l’ordre de 60 à 100 fps ne pose pas problème sur les hybrides les plus récents dans la plupart des situations.

Effet Rolling Shutter

L’obturation électronique peut provoquer une distorsion d’image (déroulement ou rolling shutter) avec des sujets se déplaçant très vite. Cette distorsion est due au mode d’acquisition de l’image en obturation électronique. Contrairement à l’obturation mécanique qui capture l’image en une fois (« snapshot »), l’obturation électronique consiste à balayer l’ensemble de l’image, tous les points constituant l’image finale ne sont donc pas capturés au même instant, un peu à la manière d’un scanner.

Si le sujet se déplace très vite, il peut arriver qu’une partie du sujet se soit déplacée pendant le temps nécessaire à balayer l’ensemble de l’image, entraînant ainsi une distorsion sur l’image finale.

L’effet de rolling shutter est un effet propre à l’obturation électronique et ne touche que les sujets en mouvement très rapide (par exemple les pales d’une hélice d’avion). Les systèmes d’obturation électronique les plus récents sont plus performants et en pratique le rolling shutter n’est que peu visible sur les sujets en mouvement rapide. Seuls quelques situations extrêmes peuvent encore poser problème.

Effet blackout

Sur un appareil photo hybride sans miroir, en mode d’obturation mécanique, il convient de fermer l’obturateur avant de déclencher puisque le capteur est activé en continu. Lors de cette fermeture, l’électronique du boîtier effectue un passage au noir du capteur pour remettre à zéro la charge de chacun des photosites. Pendant le temps de pose, les photosites se rechargent sous l’effet de la lumière, c’est cette information qui est alors capturée. Ce passage au noir est appelé effet blackout, il revient à percevoir une image noire dans le viseur pendant un bref instant.

En mode rafale cet effet est d’autant plus visible que les images s’enchaînent et que les temps de passage au noir, de passage en mode visée puis de prise de vue se cumulent pour chaque photo.

Cet effet blackout tend à se réduire avec les boîtiers de dernière génération équipés de capteurs BSI et de viseurs plus performants que les capteurs et viseurs des générations précédentes. Sur certains modèles il n’est plus visible.

Autofocus

Nous l’avons vu, le système de mise au point par détection de contraste des appareils photo hybrides sans miroir fait appel à un calculateur et non à un capteur AF et un jeu de miroirs comme sur un reflex. Ce calcul impose un temps de réaction plus long de l’autofocus.

Les hybrides de première génération étaient pourvus d’autofocus à détection de contraste uniquement tandis que les modèles les plus récents comme les Nikon Z mettent en oeuvre un système double : détection de contraste sur l’ensemble du champ (entre 90 et 100 % selon les marques) et détection de phase dans la zone centrale. Nikon a ainsi pu concevoir un autofocus très réactif, offrant des performances proches de celles du module à 153 collimateurs des reflex récents comme les Nikon D5, D500 ou D850. Il couvre par contre 90% du champ.

La performance de l’autofocus d’un hybride est intimement liée à l’algorithme de calcul. Plus celui-ci est performant, meilleure est la réactivité de la mise au point automatique. Un algorithme pouvant être optimisé, une simple mise à jour du firmware du boîtier permet de bénéficier de performances accrues quand c’est possible, ce que Nikon fait très bien sur ses hybrides depuis leur sortie (voir la version 3.0 du firmware).

Il en est de même pour la sensibilité de détection de l’autofocus, elle-aussi liée à l’algorithme. Elle peut évoluer avec le firmware et gagner 1 à 2 Ev selon les boîtiers et les versions.

La mise à jour du firmware d’un appareil photo hybride est donc une opération primordiale qui permet d’optimiser les performances si le constructeur joue le jeu. Sony a fait le choix de faire évoluer ses hybrides en sortant des nouveaux modèles plus fréquemment. Fujifilm fait évoluer ses boîtiers par mise à jour du firmware sur les séries X et GFX. Nikon a adopté cette démarche sur les Nikon Z.

En conclusion

L’arrivée sur le marché des appareils photo hybrides sans miroir Nikon, Canon, Fujifilm, Panasonic … est un signal fort pour le monde de la photo. Sans être la révolution qu’était l’arrivée des appareils numériques à leurs débuts, l’évolution apportée par l’hybride sans miroir est réelle.

Le reflex n’a rien perdu de ses qualités et continuera d’évoluer. Mais l’attention des constructeurs est désormais portée sur les gammes hybrides. L’appareil photo hybride sans miroir devrait même, selon la plupart des observateurs et j’en fais partie, détrôner le reflex dans les prochaines années en raison de qualités indéniables et d’une capacité à évoluer bien supérieure.

En savoir plus sur les hybrides Nikon sur le site de la marque.


Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD pour reflex plein format, nouveau zoom grand-angle

Tamron annonce un nouveau zoom grand angle à ouverture glissante pour reflex plein format, le Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD. Ce zoom est un objectif de reportage et de paysage permettant de répondre aux besoins des photographes qui souhaitent une optique plus légère et compacte que les zooms pros 14-24mm ou 12-24mm.

Le Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD peut ainsi concurrencer le Nikon AF-S 17-35mm f/2.8 qui garde pour lui l’avantage d’une ouverture f/2.8 constante mais s’avère plus lourd et encombrant.

Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Tamron 17-35mm, présentation

Tamron n’en finit plus de compléter sa gamme d’optiques pour reflex, avec des modèles pros comme le récent Tamron 24-70mm f/2.8 G2 ou le 70-200mm f/2.8 G2 et des optiques à focales fixes comme les Tamron SP 35 et 45mm.

Les photographes amateurs qui cherchent de bonnes performances sans vouloir pour autant investir dans des optiques pros plus onéreuses, plus lourdes et encombrantes, se rabattent eux sur les gammes f/4.

C’est dans cette catégorie qu’entre ce nouveau Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD, conçu pour les reflex Nikon et Canon plein format (et compatibles avec les reflex APS-C avec ratio x1.5 pour la focale).

Exemple de photo avec Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD pour reflex plein format, nouveau zoom grand-angle

photo (C) Glynn Lavender – Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Caractéristiques optiques du Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Le Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD dispose de quinze éléments optiques répartis en dix groupes dont quatre lentilles en verre LD (à faible dispersion) et deux lentilles asphériques. Cet ensemble permet de réduire les aberrations chromatiques axiales et les distorsions que l’on rencontre régulièrement sur les grand-angles à très courtes focales.

Tamron revendique une excellente qualité d’image et une grande netteté en périphérie de l’image, ce sont les angles qui pêchent bien souvent sur ce type de zoom, les tests permettront de vérifier ce point.

Ce Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD bénéficie du traitement Tamron BBAR conçu pour réduire le flare dans toutes les situations de prise de vue pour lesquelles la lumière se trouve en position latérale par rapport à l’objectif.

La lentille frontale est revêtue d’un composé à la fluorine qui facilite l’évacuation des gouttes d’eau et dépôts graisseux.

La mise au point minimale est fixée à 28cm sur toute la plage focale (comme le Nikon 17-35mm f/2.8)

Caractéristique électroniques et mécaniques du Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Avec 90 mm de long et 460g en monture Nikon, ce zoom Tamron grand-angle s’avère plus léger que le modèle Nikon concurrent (745gr.) mais guère moins encombrant (106mm pour le Nikon).

Le Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD comporte un nouveau système de réduction des frottements internes qui permet de réduire le bruit lié au fonctionnement du bloc autofocus, une caractéristique qui pourra intéresser les vidéastes.

Le diaphragme comporte sept lames, pour un effet bokeh harmonieux à pleine ouverture.

Plusieurs joints sont insérés aux extrémités de l’objectif et à tout endroit critique sur le fût de façon à réduire l’infiltration de gouttes de pluie ou d’humidité. Sans être tropicalisé pour autant (très peu d’objectifs le sont), ce zoom Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD vous permet de photographier sous la pluie sans crainte pour la survie de votre matériel.

Le Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD est compatible avec la console Tamron Tap-in qui permet l’ajustement fin de l’autofocus, la personnalisation des fonctions autofocus et la mise à jour du firmware intégré à l’optique.

Exemple de photo avec Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD pour reflex plein format, nouveau zoom grand-angle

photo (C) Glynn Lavender – Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

Fiche technique du Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD

  • Plage focale : 17-35 mm
  • Ouverture Maximale : f/2,8-4
  • Angle de vue (diagonale) : 103°41′ – 63°26′ pour reflex plein format et 78°46′ – 43°29′ pour reflex APS-C
  • Construction Optique : 15 éléments répartis en 10 groupes
  • Mise au Point Minimale : 0.28m sur toute la plage focale
  • Rapport de Grossissement : 1:4.9 (f=35mm)
  • Taille du filtre : 77mm
  • Diamètre Maximal : 83.6mm
  • Longueur* : pour Nikon 90 mm
  • Poids : pour Nikon 460 g
  • Lamelles circulaires : 7 (diaphragme circulaire)
  • Ouverture Minimum : f/16-22
  • Accessoires fournis : Pare-soleil, Bouchons
  • Montures compatibles : Canon, Nikon

Le tarif couramment constaté du  Tamron 17-35mm f/2,8-4 Di OSD est de 649 euros.

Source et en savoir plus sur le site Tamron France


Dossier Pratiques Photo : quel appareil photo choisir et pourquoi ? 2/3

Vous savez ce que vous voulez photographier, vous avez des envies, une passion, et vous vous posez la question du choix de l’appareil photo. Va-t-il vous permettre de faire les photos auxquelles vous pensez ? Le plus cher est-il le plus performant ? Quel appareil photo choisir en fonction de vos besoins, sans dépenser trop inutilement ?

Pour ce second volet du dossier Pratique Photo, j’ai posé la question aux lecteurs de Nikon Passion :

quel appareil photo utilisez-vous et pourquoi ?

Voici une synthèse de leurs réponses, avec des conseils pour vous aider à choisir vous-aussi.

Dossier Pratiques Photo : quel appareil photo avez-vous choisi et pourquoi

Quel appareil photo choisir ? Le choix des lecteurs

Présentation

La question revient chaque jour et je fais autant de réponses différentes que vous avez de demandes car vous avez tous des envies, des besoins et des budgets différents.

Le choix est d’autant plus complexe qu’un appareil photo nécessite un ou plusieurs objectifs et donc un budget additionnel à celui du boîtier. Le choix de l’objectif fera l’objet du troisième volet de ce dossier, nous allons étudier ici quels sont les choix faits par les photographes amateurs lecteurs de Nikon Passion et pourquoi ils ont fait ces choix.

Je vous invite à poster votre avis via les commentaires si vous n’avez pas déjà répondu à mon questionnaire initial.

Contexte et mise en garde

Les réponses ayant servi à constituer ce dossier sont celles d’une majorité de lecteurs de Nikon Passion, nikonistes. Il est donc logique de voir en bonne position l’ensemble de la gamme reflex Nikon.

Toutefois, vous allez voir qu’une bonne partie des lecteurs ont plusieurs appareils photo, un reflex et un hybride par exemple ou un reflex et un compact expert, et que d’autres marques sont citées.

De même la gamme Nikon ne comportant que des reflex à l’été 2018, l’hybride est forcément celui d’une marque concurrente dans ce dossier. Mais la tendance devrait bientôt changer puisque l’hybride Nikon ne devrait plus tarder.

Positionnement selon les besoins et envies

Le classement des modèles dans des segments de gamme ci-dessous est arbitraire. Il m’a permis de classer les réponses obtenues et correspond aux usages cités :gamme Nikon reflex, hybridez, bridge, compact

Au-delà des catégories qui sont interprétables, il est plus intéressant de s’intéresser aux usages que vous citez. Voici ceux que j’ai pu recenser.

Usages grand public, famille, débutants

Les modèles entrée de gamme (et non pas « bas de gamme ») sont utilisés majoritairement par les familles, ceux qui souhaitent une meilleure qualité d’image que celle des compacts et smartphones, ceux qui découvrent la photo (avant de souhaiter passer à autre chose).

Usages amateurs

Les modèles amateurs sont utilisés par des lecteurs qui veulent se faire plaisir en faisant des photos, et souhaitent une ergonomie et des performances plus abouties que celles des modèles entrée de gamme.

Ce choix est celui de la raison pour de nombreux photographes amateurs qui précisent aussi que le montant du budget global boîtier-objectif(s) est un critère de choix déterminant.

Usages experts et passionnés

Les modèles experts sont utilisés par des photographes désireux de passer un cap dans leur pratique. Ils maîtrisent déjà en partie la photographie, connaissent les bases, savent explorer les modes experts et souhaitent un appareil photo avec une ergonomie plus aboutie (plus de raccourcis et boutons), des performances supérieures (autofocus, mesure de lumière), une plus grande compatibilité avec la gamme optique Nikon et compatible.

Usages experts et pros

Les modèles experts-pros sont utilisés par les photographes qui veulent disposer des meilleures performances. Ces photographes maîtrisent la prise de vue, cherchent des performances précises pour des besoins précis (par exemple l’autofocus pour l’animalier) et peuvent engager un budget plus conséquent car ils utilisent aussi plusieurs objectifs experts-pros.

Les boîtiers de cette catégorie sont utilisés de plus en plus par les photographes professionnels qui ne peuvent financer les modèles pros comme le Nikon D5.

Usages pros et « passion »

Les modèles pros sont utilisés par les photographes professionnels qui ont des besoins particuliers (performances ultimes, robustesse).

Ces boîtiers sont aussi utilisés par des amateurs qui déclarent se faire plaisir en possédant un boîtier parmi les plus performants du moment parce que c’est leur passion et que le budget ne compte pas (ou pas trop).

Bridges et hybrides Nikon One

Nikon P900Bridge Nikon P900

L’époque n’est plus aux compacts, c’est un constat depuis plusieurs années. Les smartphones les ont remplacés. Elle n’est plus non plus aux bridges. Quelques lecteurs à peine déclarent utiliser un bridge Nikon, pour une raison principale : leur zoom de très grande amplitude.

Les Nikon B500, B510 et autres B700 et P900 servent à photographier la lune, les avions et quelques autres sujets éloignés. Souvent plus pour le plaisir de la performance que pour la photo elle-même.

Quelques lecteurs uniquement déclarent utiliser ces appareils photo pour une pratique régulière de la photographie familiale ou de voyage. Cela ne veut pas dire que ce n’est pas possible, mais les hybrides et reflex entrée de gamme ont votre préférence.

Nikon One J5

Hybride Nikon One J5

Dans la gamme Nikon One, les premiers Nikon hybrides remplacés par les nouveaux hybrides Nikon plein format, ce sont les Nikon One V3 et Nikon One J5 qui gardent encore un quelconque attrait.

Vous citez leur faible encombrement pour des performances correctes, mais le nombre de réponses est trop faible pour faire une analyse plus détaillée. Il ne fait nul doute que la gamme hybride Nikon One a perdu tout attrait, dépassée par une concurrence (Fujifilm, Panasonic, Olympus, Sony) face à laquelle les Nikon One n’ont pas beaucoup d’arguments à mettre en avant. Cela devrait changer avec l’arrivée des hybrides Nikon nouvelle génération.

Reflex Nikon – quels modèles pour quelles raisons

Usages grand public, famille, débutants : Reflex Nikon D3xxx

Nikon D3400 présentation détaillée test et avisReflex Nikon D3400

Vos réponses concernent en grande majorité les :

Ces reflex entrée de gamme de la série DX, équipés d’un capteur au format APS-C, sont tous vus comme des points d’entrée dans le monde de la photographie numérique :

  • en remplacement d’un compact jugé peu satisfaisant,
  • en complément d’un smartphone qui atteint ses limites trop souvent,
  • pour débuter en photo sans dépenser trop,
  • pour couvrir tous les usages familiaux y compris le remplacement du caméscope grâce à la fonction vidéo,
  • parce que leur tarif, en kit mono ou bi-objectif, n’atteint pas celui des modèles amateurs et experts.

Parmi les points forts que vous citez les concernant, voici les principaux :

  • tarif,
  • qualité d’image,
  • réactivité,
  • vidéo.

Le passage, lorsqu’il a lieu, à la catégorie supérieure se fait en raison d’une panne jugée trop coûteuse à réparer, ou pour l’envie de disposer de capacités absentes de ces modèles comme la vidéo (pour certains anciens boîtiers), l’écran orientable ou les hautes sensibilités.

Usages amateurs : Reflex Nikon D5xxx

Test Nikon D5600

Reflex Nikon D5600

Ce segment est celui des photographes amateurs, au sens premier du terme : ceux qui éprouvent l’envie de faire de belles photos, sans devoir dépenser trop, sans devoir maîtriser un reflex expert considéré comme plus complexe.

Le choix de ces modèles par rapport aux entrées de gamme se fait sur une fiche technique plus aboutie :

  • autofocus plus performant,
  • ergonomie plus aboutie,
  • écran inclinable,
  • nombre de boutons et contrôles à accès direct supérieur,
  • fonctions plus évoluées (par exemple time-lapse, contrôle des flashs distants, …).

L’offre Nikon est aussi la plus généreuse dans ce segment. Les nouveaux modèles apportent peu de différences d’une génération à l’autre, les tarifs des modèles précédents baissent vite, ils se trouvent en promotion dans les grandes surfaces. C’est la catégorie dans laquelle vous citez le plus de modèles différents dans une même gamme :

Voici les raisons que vous citez pour justifier le choix de ces modèles :

  • tarif abordable (vs. les modèles experts),
  • écran arrière orientable,
  • module wifi (Snapbridge pour les plus récents),
  • autofocus plus performant (selon les modèles),
  • fonctions avancées (par exemple HDR intégré ou commande de flashs distants),
  • poids et encombrement limités,
  • ergonomie générale,
  • esthétique,
  • performances (D5500 et D5600 en particulier),
  • qualité et technologie embarquée.

Ces modèles imposent toutefois des limites en matière d’objectifs. Les anciens D40 à D90 mis à part, ils ne sont pas compatibles avec les anciens objectifs Nikon non AF-S et certains ne sont pas compatibles non plus avec les plus récents Nikon AF-P (voir liste de compatibilité Nikon AF-P).

Usages experts et passionnés : Reflex Nikon D7xxx

Test Nikon D7500Reflex Nikon D7500

La gamme de reflex experts DX Nikon comporte plusieurs modèles, entre ceux encore au catalogue et les générations précédentes qui n’ont rien perdu de leurs atouts. Citons ici les :

Les plus anciens modèles comme le Nikon D80 et D90, encore utilisés par de nombreux lecteurs, sont difficilement classables dans les gammes actuelles mais se différenciant des plus experts D200 et D300 ils trouvent leur place ici.

Les critères mis en avant pour justifier le choix de l’un des modèles D7xxx sont les suivants:

  • qualité d’image,
  • encombrement/poids,
  • ergonomie moins amateur,
  • qualité des viseurs,
  • possibilité d’ajouter un grip,
  • évolutivité (cycle d’utilisation plus long car plus performants),
  • plus grande compatibilité avec les objectifs anciens ou manuels,
  • menus plus complets,
  • plus de contrôles directs (boutons, commandes, molettes),
  • fiabilité et résistance,
  • fonction ISO-auto absente sur des modèles entrées de gamme,
  • sensibilité en basse lumière,
  • meilleurs capteurs,
  • modules autofocus plus performants,
  • mode rafale,
  • écran inclinable,
  • intérêt du ratio x1.5 en focale pour l’animalier et les longues focales,
  • etc.

Le plus récent Nikon D7500 se démarque en raison de différences dans sa présentation :

  • positionnement expert mais pas trop,
  • qualité du capteur,
  • excellente gestion des hauts ISOS,
  • qualité du viseur,
  • réactivité,
  • module autofocus (vs. la série D5xxx),
  • écran inclinable,
  • intérêt du ratio x1.5 en focale pour l’animalier et les longues focales,
  • poids et encombrement réduits.

Vous êtes nombreux à avoir fait le choix du Nikon D7500 pour son capteur et ses qualités globales. Toutefois le Nikon D7200 reste un modèle très apprécié, y compris en neuf, vous le considérez comme très proche en performances et plus permissif (possibilité d’utiliser un grip, deux slots cartes SD).

Usages experts et passionnés : Reflex Nikon D200/D300/D300s

Nikon D300Reflex Nikon D300

Parmi les photographes amateurs, certains changent de matériel souvent et d’autres sont conservateurs. Vous êtes quelques dizaines parmi les répondants à déclarer utiliser encore un Nikon D200 et – surtout – un Nikon D300/D300s. Ces boîtiers conservent, selon vous :

  • une belle qualité d’image,
  • une meilleure facilité d’emploi que les plus récents (moins de fonctions avancées),
  • une grande fiabilité couplée à une robustesse étonnante (ce critère revient souvent),
  • une compatibilité avec les différents objectifs excellente,
  • un double slot de cartes (D300s).
  • le bouton central sur le pad arrière (D300s),
  • etc.

Le D200 marque le pas, l’écart avec le D300 est réel et les répondants ne le citent que de façon anecdotique désormais.

Usages experts et pros : Nikon D500

Test Nikon D500 écran inclinableReflex Nikon D500

Le Nikon D500 est le modèle phare de la gamme DX actuelle. Il mérite à lui seul la création d’une catégorie expert-pro, pour ne pas dire qu’il pourrait très bien entrer dans la catégorie pro directement.

Peu importe le nom de la catégorie, vous êtes très (très) nombreux à avoir choisi le Nikon D500 pour ses qualités en général, son rapport de focale avec le format DX, et ses performances exceptionnelles. Les critères les plus souvent cités sont :

  • l’autofocus incomparable dans la gamme Nikon DX,
  • une excellente gestion de la sensibilité et une belle montée en ISO,
  • une grande qualité d’image,
  • un mode rafale idéal,
  • une mesure de lumière fiable donnant d’excellents résultats dans toutes les conditions de prise de vue,
  • un buffer généreux (vs. les modèles D7xxx),
  • une véritable ergonomie pro (molettes, touches, contrôles directs, personnalisation),
  • un ensemble complet pour la photo et la vidéo,
  • une belle autonomie.

Le Nikon D500 séduit les photographes amateurs mais les professionnels aussi pour ceux qui ont répondu aux questions. Ses domaines d’utilisation favoris sont :

  • la photographie animalière (rapport de focale DX favorable),
  • la photographie de sport (autofocus et mode rafale),
  • la photographie de paysage dans toutes les conditions (robustesse, autonomie, protection tous temps),
  • le reportage (pour sa polyvalence).

Le Nikon D500 fait la différence avec le D7500 en raison de son autofocus, de son double emplacement pour cartes mémoires, de la possibilité de lui adjoindre un grip, et de l’ergonomie plus proche des modèles pros que des modèles experts.

Usages amateurs : Nikon D600 et D610

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Nikon D610

L’entrée de gamme Plein Format est apparu en version Nikon D600 et rebaptisé Nikon D610 une fois les problèmes de poussières réglés. Depuis il fait son petit bonhomme de chemin et autorise le passage au plein format à petit prix par rapport aux modèles des catégories supérieures.

Vous mettez en avant plusieurs critères pour justifier le passage aux D600 et D610 :

  • belle sensibilité du capteur,
  • confort de visée,
  • une fiche technique complète (même si pas la plus performante),
  • un tarif accessible pour un plein format.

La facilité d’utilisation de ces reflex est citée plusieurs fois, ils ne sont pas aussi complexes à utiliser que les modèles 36 ou 45Mp, ils sont aussi un peu moins complexes que le D750.

Le D610 reste au catalogue Nikon avec des tarifs souvent très intéressants, il est concurrencé par le Nikon D750 que vous voyez comme plus polyvalent mais dont l’écart de prix n’est pas justifié pour beaucoup.

Plusieurs lecteurs déclarent toutefois avoir acheté le D600 avant la sortie du D750 et choisiraient ce dernier si c’était à refaire.

Usages experts et passionnés : Nikon D750

 

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Nikon D750

Le Nikon D750 occupe une place centrale dans la gamme Nikon Plein Format. C’est le reflex à tout faire, performant, polyvalent, accessible.

Il a fait ses preuves depuis sa sortie, se trouve en neuf à un prix désormais abordable, en occasion, et bénéficie de la part de Nikon de campagnes de rappel efficaces pour les problèmes d’obturateur rencontrés par certains utilisateurs.

Difficile de lister ici tous les avantages que vous trouvez au Nikon D750, voici les principaux :

  • capteur efficace en basse lumière,
  • belle gestion des hauts ISOs,
  • autofocus efficace avec de nombreuses configurations possibles,
  • possibilité d’effet bokeh appréciable avec de nombreuses optiques à grande ouverture récentes comme anciennes,
  • grande polyvalence avec un autofocus efficace en animalier comme en sport,
  • belles prestations au studio, avec son écran inclinable et le contrôle à distance des flashs,
  • léger et pas trop encombrant vs. les D8xx et monoblocs,
  • possibilité de lui adjoindre un grip,
  • performances correctes en vidéo,
  • compatible avec une majorité d’optiques Nikon.

Le Nikon D750 est parti pour durer, son remplaçant n’étant pas annoncé encore. Vous le percevez comme le boîtier plein format idéal « pour tout faire » sans devoir subir les contraintes des capteurs plus riches en pixels (flou de bougé, optiques pros nécessaires).

Usages experts et passionnés : Nikon Df

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Nikon Df

Le Nikon Df occupe une place à part dans la gamme Nikon. Proche du D610 dont il reprend l’ergonomie, l’autofocus, l’électronique sans toutefois embarquer de fonctions vidéos, le Df dispose de l’excellent capteur du Nikon D4. Peu diffusé, c’est un boîtier de niche, ses utilisateurs le plébiscitent pour :

  • son look vintage,
  • ses molettes de réglage,
  • sa grande compatibilité optique (c’est le seul Nikon à accepter les anciens objectifs non-AI),
  • la sensibilité et les performances de son capteur.

Le Nikon Df souffre toutefois d’une certaine désaffection désormais, en raison du tarif en baisse du Nikon D750 que vous considérez comme bien plus polyvalent et dont le capteur a des performances très proches de celui du Df (donc du D4).

Usages experts et pros : Nikon D800/D800E/D810 et Nikon D700

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Nikon D800

Le cœur de l’offre plein format Nikon possède 36Mp. Bien que le succès du plus récent Nikon D850 soit réel, les versions 36Mp précédentes sont encore les plus utilisées par la majorité des répondants.

Les Nikon D800 et Nikon D800E ont tracé une voie pour le D810, plus abouti et plus performant. Le D810 est le meilleur compromis actuel en haute définition pour ceux qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas passer à 45Mp.

Tarif intéressant, nombreux exemplaires disponibles en occasion, vous avez un faible pour cette génération de reflex qui sont, pour la plupart des utilisateurs, les véritables successeurs du Nikon D700.

Voici les critères que vous mettez en avant à propos des D800 et D800E :

  • performances de l’autofocus,
  • performances globales du boîtier,
  • ergonomie pro et nombreux contrôles directs,
  • qualité des images à 36Mp,
  • excellente colorimétrie,
  • tarif abordable en occasion, les offres sont nombreuses.

Pour le Nikon D810, plus récent, les critères sont proches avec quelques précisions complémentaires :

  • plage dynamique étendue du capteur,
  • excellent piqué des images (si les optiques suivent),
  • possibilités importantes de recadrage (valable pour les 800 et D800E aussi),
  • bonne compatibilité avec les objectifs anciens (certains ne sont toutefois pas au niveau du capteur),
  • mode silence permettant de se faire plus discret,
  • grande polyvalence du boîtier,
  • excellente colorimétrie des images,
  • silencieux au déclenchement (plus que les D800 et D800E).

Le Nikon D700, lui, a marqué l’histoire de la marque et reste le boîtier de prédilection pour beaucoup d’entre vous. Ses performances restent ce qu’elles ont toujours été, sa robustesse et sa fiabilité sont parmi les meilleures de la gamme et le D700 est parfaitement utilisable avec les anciennes optiques manuelles.

Vous êtes plusieurs toutefois à reconnaître que le D700 atteint ses limites dès 1600 ISO, qu’il impose le recours au post-traitement au-delà de cette valeur et ne constitue plus désormais un choix intéressant à l’achat.

Usages experts et pros : Nikon D850

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Nikon D850

Cest le reflex le plus convoité depuis sa sortie, celui que tout nikoniste rêve de posséder et que de très nombreux pros utilisent déjà à la place des très chers monoblocs Nikon D4 et D5 qu’ils ont plus de mal à financer.

Tout comme le D700 avant lui, le Nikon D850 est déjà un mythe dans l’histoire de la marque si l’on en croit les retours que vous faites.

Les critères de choix les plus fréquemment cités sont :

  • sa très grande polyvalence (supérieure encore à celle du D810),
  • les possibilités de recadrage extrêmes (« embarquer un D500 dans un D850″),
  • l’écran orientable,
  • le support wifi et Snapbridge,
  • le mode silencieux en visée Live View (même si son usage est très exclusif),
  • les performances extrêmes de son capteur.

Vous êtes toutefois conscients que le D850 impose des objectifs performants et une belle maîtrise de la prise de vue pour être exploité au mieux.

Son tarif dissuade encore de nombreux photographes amateurs qui aimeraient en disposer pour avoir le meilleur de la production Nikon actuelle. Vous êtes nombreux à avouer ne pas l’utiliser au mieux de ses possibilités, à ne pas avoir besoin des performances ultimes qu’il propose, mais à avoir envie de ce modèle que vous allez garder plusieurs années pour en profiter.

Usages pros et « passion » : Nikon D3/D3s/D4/D4s/D5

Nikon D5

Nikon D5

Les fleurons de la gamme reflex Nikon, des boîtiers monoblocs pros, aux performances exceptionnelles et à la robustesse quasi légendaire, continuent à faire rêver quelques photographes amateurs qui se font plaisir en utilisant ces modèles prestigieux.

Les plus anciens Nikon D3 et D3s, les premiers reflex plein format Nikon gardent leurs qualités ergonomiques et leur robustesse tandis que les performances du capteur sont dépassées aujourd’hui par des modèles moins pros mais plus accessibles. Vous leur attribuez toutefois une valeur d’estime qui ne baisse pas.

Les Nikon D4 et D4s sont appréciés pour leur tarif en baisse par rapport au Nikon D5 et les critères de choix que vous mettez en avant sont :

  • la construction monobloc avec poignée intégrée,
  • les afficheurs nombreux et clairs,
  • le viseur lumineux, de grande taille,
  • l’autofocus performant avec les optiques AF-S en particulier,
  • la grande réactivité d’ensemble du boîtier et son mode rafale.

Le Nikon D5 a pour lui une fiche technique d’exception, c’est le Nikon pro par définition, le plus récent et vous lui appréciez :

  • l’ensemble très complet en photo comme en vidéo avec une grande polyvalence,
  • la dynamique exceptionnelle de son capteur,
  • la plage de sensibilité utilisable, la meilleure de toute la gamme Nikon actuelle,
  • le mode rafale avec mise au point assurée sur les 12 im./sec. qu’il sait faire,
  • l’autofocus de dernière génération capable de répondre à tous les besoins en photo de sport ou d’action.

L’attrait pour le Nikon D5 reste toutefois l’apanage du photographe amateur, les professionnels autrefois premiers utilisateurs de ce type de boîtier, ont de plus en plus de difficultés à les financer et se rabattent sur des modèles des gammes inférieures comme le D850 et le D500.

Les Nikon D5 vendus désormais le sont presque exclusivement aux photographes amateurs qui se font plaisir avec un tel modèle.

Et les autres marques ?

Les lecteurs de Nikon Passion utiliseraient donc d’autres marques d’appareils photo ? Oui, c’est une tendance due en grande partie à l’arrivée des gammes hybrides chez les concurrents, des modèles que Nikon ne propose pas encore de façon satisfaisante.

Canon, le clan ennemi ?

Canon EOS 5D Mark IV

Preuve que le sempiternel débat « Nikon vs Canon » n’a guère de sens, vous êtes une petite communauté de photographes à utiliser des appareils photo Canon et à fréquenter Nikon Passion pour tout ce qui concerne la photographie en général.

Les reflex Canon, qui n’ont rien à envier aux modèles Nikon pour la plupart, les plus cités sont :

  • Canon EOS 70D,
  • Canon EOS 5Dsr,
  • Canon EOS 5D MarkII,
  • Canon EOS 5D MarkIV,
  • Canon EOS 50D,
  • Canon EOS 7D,
  • Canon EOS 100D,
  • Canon EOS 1100D,
  • Canon EOS 1D MarkIV.

La liste n’est pas exhaustive, certains lecteurs ayant probablement craint que citer une marque concurrente n’ait pas d’intérêt. Si c’est votre cas faites-le via les commentaires, vous n’êtes pas seul !

Sans grande surprise, les qualités que vous trouvez aux appareils photo Canon sont les mêmes que celles que les nikonistes trouvent à leurs boîtiers Nikon :

  • la définition des capteurs,
  • la bonne gestion de la sensibilité,
  • une ergonomie experte et pro pour plusieurs des modèles cités,
  • de belles prestations en réactivité et mode rafale selon les modèles,
  • un autofocus à la hauteur sur de nombreux modèles (experts et pros en particulier).

Les fans de vidéo sont plus enclins à basculer dans le clan Canon dont l’expérience en la matière est encore considérée comme plus importante que chez Nikon, quand ils n’ont pas choisi un hybride Panasonic (voir plus bas).

Fujifilm, l’hybride APS-C avant tout

Test Fujifilm X-Pro2 - Fuji X-Pro

Fujifilm X-Pro2

La quasi totalité des lecteurs ayant déclaré utiliser un appareil photo Fujifilm dit le faire en remplacement d’un reflex Nikon jugé trop lourd et encombrant, et de la très grande discrétion des hybrides Fujifilm.

Ces appareils photo vieillissent bien en raison des mises à jour fréquentes de leurs firmwares. Vous appréciez ainsi :

  • le Fujifilm X100T pour sa compacité, son look rétro, sa discrétion et la grande qualité de ses images,
  • le Fujifilm X10 pour sa facilité d’utilisation,
  • les Fujifilm X-E2 et X-E2S pour les raisons précédentes et leur discrétion proche de celle de la série X100,
  • le Fujifilm X-T1 pour son faible encombrement et sa qualité d’image,
  • le Fujifilm X-T2, pour les mêmes raisons que le X-T1,
  • le Fujifilm X-Pro2 pour les mêmes raisons aussi de même que sa protection tous temps, son look de télémétrique et son viseur hybride optique/électronique.

Modèle à part dans la gamme Fujifilm, le Fujifilm GFX, un moyen-format hybride, est utilisé par quelques lecteurs pour la très grande qualité de ses images et sa définition de 50Mp avec un grand capteur inégalé encore chez Nikon.

Panasonic, la vidéo avant la photo ?

Panasonic GH5

Panasonic GH5

Panasonic a fait un choix : l’approche orientée vidéo des modèles de la série GH (GH4, GH5), rencontre l’adhésion des vidéastes et de tous ceux d’entre vous qui souhaitent disposer d’une appareil photo léger et performant capable de faire aussi bien en photo qu’en vidéo.

L’utilisation du système Metabones (bagues d’adaptation) permet aux vidéastes de changer le boîtier au fur et à mesure des évolutions sans changer les optiques, d’une marque à l’autre, ce qui favorise le passage chez Panasonic pour ceux qui disposent d’un parc optique important dans une autre marque.

Les qualités qui ressortent de vos réponses sont :

  • des performances excellentes en vidéo,
  • un gabarit compact et un poids peu important,
  • des boîtiers maniables,
  • des boîtiers tout-terrain.

Olympus, à la traîne

Olympus OM-D E-M10 Mark III

Olympus OM-D E-M10 Mark III

La gamme d’appareils photo hybrides Olympus n’a pas su vous séduire autant que les autres. Vous êtes peu nombreux à dire utiliser ces modèles, ce qui ne retire rien aux performances dont ils sont capables.

Les OM-D E-M10, OM-D EM-1 M2 et OM-D E-M5 sont cités plusieurs fois, ce sont ceux que vous considérez comme les plus proches en performances des hybrides concurrents et des reflex Nikon entrée de gamme et amateurs.

Sony, le grand gagnant ?

Sony A7RIII

Sony A7R III

Sony, qui construit sa gamme depuis plusieurs années en bâtissant sur l’héritage Minolta, a su séduire avec des appareils photo hybrides performants et a eu la bonne idée de proposer des hybrides plein format qui semblent vous satisfaire en remplacement d’un reflex Nikon.

Les hybrides Sony (les reflex et autres compacts Sony sont délaissés) vous plaisent pour :

  • leur polyvalence, au même titre qu’un reflex,
  • la stabilisation interne au boîtier (dans l’objectif pour les reflex Nikon),
  • la qualité des optiques Sony (ouverture et plages focales),
  • l’ergonomie (bien que ce ne soit pas leur point fort vs. les Nikon),
  • le suivi AF considéré comme un des meilleurs au sein des différentes gammes hybrides,
  • les performances globales,
  • l’encombrement réduit.

Plusieurs dizaines de répondants ont déclaré utiliser un hybride Sony en raison de l’immobilisme des deux leaders Nikon et Canon, et du manque d’une proposition aboutie dans cette gamme.

La tendance pourrait toutefois s’inverser puisque vous êtes également plusieurs dizaines à attendre les hybrides plein format Nikon pour vous décider, leur fiche technique, leur tarif et leur compatibilité avec la gamme d’optiques Nikon F pouvant faire la différence chez les nikonistes attachés à leur marque historique.

A vous …

Ce second volet du dossier Pratiques Photo amateur a pour vocation d’évoluer en permanence pour refléter les usages au quotidien. Le troisième volet à venir concernera les objectifs, et plus particulièrement les focales que vous utilisez le plus souvent.

Ces données sont d’autant plus importantes qu’elles définissent le style de photos que vous faites. Savoir pourquoi vous choisissez une focale plutôt qu’une autre est donc une information intéressante pour tous ceux qui hésitent entre plusieurs objectifs.

Lire les autres sujets de ce dossier :

Vous êtes invités à continuer le débat via les commentaires, à dire quel appareil photo vous utilisez et – surtout – pourquoi !


Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : 2 semaines sur le terrain avec le zoom de reportage Tamron

J’ai passé 2 semaines sur le terrain pour réaliser ce test Tamron 24-70mm f/2.8 G2.

Découvrez la présentation détaillée de cet objectif pro, le test complet, des photos et quelques éléments de comparaison avec les Nikon AF-S 24-70mm f/2.8 pour vous aider à faire votre choix si vous cherchez un 24-70mm f/2.8 !

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 : 2 semaines sur le terrain avec le zoom de reportage Tamron

 

Meilleur prix chez Miss Numerique

Le zoom 24-70mm f/2.8 est très polyvalent pour couvrir de nombreux sujets sans changer d’objectif. Du grand-angle en position 24mm au petit télé à 70mm, avec une grande ouverture qui permet de ne pas monter trop vite en ISO et de gérer le flou d’arrière-plan, le 24-70mm f/2.8 vous offre de nombreuses possibilités de prise de vue.

Idéal pour le reportage, en ville, en famille, en balade, sur un événement sportif comme associatif, le 24-70mm f/2.8 est le complément idéal du 70-200mm f/2.8 pour couvrir la quasi-totalité des sujets.

Utilisé par les pros comme les photographes experts, le zoom 24-70mm f/2.8 a un seul inconvénient : son tarif reste élevé par rapport aux zooms plus amateurs comme les zooms f/4 ou les zooms à ouverture glissante.

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2, présentation

Le point fort du Tamron 24-70mm f/2.8 G2 est justement son tarif face à une concurrence Nikon très performante mais beaucoup plus onéreuse. Proposé à 1400 euros prix public, c’est près de 700 euros d’écart avec le premier modèle Nikon non stabilisé et 800 euros avec le 24-70mm Nikon stabilisé (le plus récent). La fiche technique de cette version G2 étant alléchante (voir la comparaison avec le G1), le test s’imposait.

Tamron 24-70mm f/2.8 G2, présentation vidéo

Je vous propose de découvrir le Tamron 24-70mm f/2.8 G2 avant d’aller plus loin :

Contexte du test

Comme pour les autres tests d’objectifs sur Nikon Passion, je vous dis ce que j’ai pensé de l’optique en situation réelle, sur le terrain. Je ne vais pas vous proposer les courbes de passage au banc que plusieurs confrères savent bien mieux réaliser que moi (et qui sont surtout équipés des bancs de test nécessaires). Vous pouvez les trouver ici et .

Je préfère vous dire comment j’ai vécu mes séances avec le Tamron 24-70mm utilisé en lieu et place de mon Nikon 24-70mm f/2.8 version 1 habituel sur un Nikon D750.

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 : 2 semaines sur le terrain avec le zoom de reportage Tamron

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : l’optique montée sur reflex Nikon D750

Pourquoi choisir un zoom f/2.8 ?

L’ouverture f/2.8 a deux avantages principaux :

  • la possibilité de faire des photos quand la lumière manque sans trop risquer le flou de bougé,
  • la possibilité de jouer avec le flou d’arrière-plan pour mettre en valeur le sujet.

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 – Nikon D750
70mm – ISO 100 – 1/1000ème – f/2.8

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Esthétique

Le Tamron 24-70mm G2 reprend le design SP Tamron épuré, que l’on retrouve sur le 70-200mm f/2.8 par exemple. Plus sobre, le look de ce zoom lui confère une belle allure et « fait pro« .

Face au Nikon 24-70 version 1, le Tamron est plus trapu, le diamètre du fût est supérieur mais l’objectif s’avère plus compact en position 24mm. C’est appréciable entre deux prises de vue et pour le transport.

Parce qu’il s’allonge en position 70mm, ce zoom dispose d’un blocage sur le côté droit du fût. Ce blocage interdit la manœuvre de la bague de zoom quand vous portez le boîtier autour du cou ou quand vous le mettez dans votre sac photo.

En position bloquée, le levier affiche une bande rouge qui vous permet de voir très vite pourquoi votre 24-70mm ne zoome plus quand vous manœuvrez la bague, ça va vous arriver comme à moi !

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 : les boutons Autofocus et Stabilisation

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : la fenêtre d’affichage des distances

Optique

La formule optique du G2 comporte 17 éléments en 12 groupes, des lentilles en verre LD (Low Dispersion) et XR (Extra Refractive).

L’optimisation de cette formule optique permet une distance minimale de 0,38m (0,38 aussi pour les Nikon 24-70mm non VR et VR).

Le rapport de grossissement maximum est de 0,20 (0,27 pour le Nikon 24-70mm non VR et 0,28 pour le Nikon 24-70 VR).

Construction

Bien que la météo m’ait joué des tours pendant le test, je n’ai pas eu l’occasion de faire des photos sous la pluie mais je n’hésiterais pas à le faire comme c’est le cas avec mon zoom Nikon.

Aucun jeu particulier ne se fait sentir lors de la rotation des bagues de mise au point et de zoom, leur mouvement est ferme comme il se doit. Le pare-soleil se place et se retire facilement, c’est agréable et il tient bien en place une fois posé.

Les commutateurs du système de réduction des vibrations sont fermes et se manœuvrent mieux que les petits commutateurs Nikon, surtout si vous avez des gants en hiver.

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : les bagues et le verrouillage de zoom

Prise en main – Ergonomie

Bague de mise au point

C’est la plus fine des deux, elle mesure 1 cm de large. Elle est un peu étroite à mon gout en mode manuel, d’autant plus qu’elle est très près du boîtier, il vous faudra prendre soin de bien placer vos doigts pour faire la retouche du point .

La fenêtre de distance de mise au point s’avère très lisible, elle est plus généreuse que celle du Nikon et j’ai trouvé le marquage blanc sur noir plus facile à lire.

Bague de zoom

A l’inverse des deux Nikon, la bague de zoom est en position avant tandis que la bague de mise au point est proche du boîtier. Je préfère cette position qui me permet de changer facilement la focale du bout des doigts comme je le montre dans la vidéo.

Cela me permet de poser ma main au plus près de la lentille frontale pour mieux maintenir l’ensemble boîtier-objectif. Comme de plus ce Tamron 24-70mm f/2.8 est stabilisé, la limite basse pour le flou de bougé est repoussée très loin (voir plus bas le paragraphe stabilisation).

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : les boutons Autofocus et Stabilisation

Les commutateurs

Un commutateur permet d’activer ou désactiver le système de réduction des vibrations tandis que l’autre permet de basculer entre autofocus et mise au point manuelle.

Positionnés sur le côté gauche de l’optique ils sont manipulables avec la main opposée à celle qui tient l’objectif si vous êtes droitier. Si vous êtes gaucher faites comme moi, changez vos habitudes !

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : position 24mm

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : position 70mm

Le pare-soleil

Il est en plastique et se clipse en bout d’objectif comme je le montre dans la vidéo. Cette position fait qu’il suit le mouvement du zoom et met en évidence l’allongement de l’optique contrairement au modèle Nikon, plus généreux, mais masquant l’allongement de l’objectif.

La taille plus réduite du modèle Tamron le rend par contre bien plus discret.

L’autofocus

C’est la bonne surprise de ce test. J’ai cherché à piéger l’AF avec des sujets en mouvement rapide, et je dois dire que la seule limite que j’ai rencontrée est celle de l’autofocus du boîtier, l’optique n’ayant jamais été le maillon faible.

C’est d’autant plus agréable que l’autofocus du Nikon D750 est très efficace et que l’optique peut parfois le ralentir. Ce n’est pas le cas avec ce Tamron 24-70mm G2, ce le sera d’autant moins sur les boîtiers équipés de l’autofocus à 153 collimateurs (D500, D850, D5).

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 : position 70mm

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : le vélo est passé devant moi à bonne vitesse
j’ai visé, fait le point, déclenché en une fraction de seconde

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 : position 70mm

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : crop de l’image ci-dessus,
le cycliste est net comme sur toutes les images de la série 

J’ai apprécié l’absence totale d’hésitation de l’autofocus lors de la mise au point sur les sujets situés à quelques mètres ou plus. C’est moins vrai sur des sujets très proches, en mouvement, comme les feuilles d’un arbre quand il y a du vent. C’est toutefois une situation difficile pour tous les objectifs.

En basse lumière l’autofocus répond présent dans les limites de ce que le capteur AF du boîtier sait faire. Même constat lorsque j’ai utilisé les collimateurs latéraux du Nikon D750. L’autofocus réagit bien et aucune différence ne se fait sentir.

Console Tap-In

La console Tap-In est un accessoire optionnel que vous pouvez connecter à votre ordinateur (via prise USB) pour mettre à jour le firmware de l’objectif, procéder aux micros-ajustements de l’autofocus (pour éviter le back et front focus) et personnaliser le comportement de l’optique.

Console Tamron Tap-In Test Tamron SP 70-200mm f/2.8 G2

la console Tamron Tap-In

La console Tap-In Tamron permet :

  • le réglage de la mise au point,
  • la personnalisation du limiteur de distance de mise au point,
  • la personnalisation de la mise au point manuelle continue,
  • le réglage du système de stabilisation,
  • l’enregistrement des fichiers de paramètres personnalisés.

L’utilisation d’une console (dock) de mise à jour et personnalisation est une pratique qui se développe chez les opticiens indépendants. Elle a l’inconvénient d’impliquer un coût supplémentaire (environ 90 euros), tenez-en compte lors de l’achat.

En pratique je n’ai pas eu à ajuster quoi que ce soit avec le modèle de prêt, je n’ai constaté aucun problème de back ou front focus ni de besoin d’ajustement fin de l’autofocus. C’est un paramètre à contrôler sur les D810 et D850 plus exigeants que les 24Mp.

La stabilisation

Un zoom 24-70mm f/2.8 doit-il être stabilisé sachant qu’il est grand-angle et petit télé uniquement ? Oui. C’est bien sûr le cas pour les plus longues focales avec les 70-200mm par exemple et pour les 24-70 c’est gage de facilité d’utilisation au quotidien.

La stabilisation mécanique du Tamron est annoncée comme permettant de gagner 5 stops. Cette valeur semble importante sur le papier. J’ai donc fait plusieurs séries de tests et je dois dire que le résultat va au-delà de mes espérances.

Je n’ai pas obtenu d’image nette à 1,3 sec. de temps de pose comme le stipule le site Tamron mais pouvoir faire une photo nette à main levée à 70mm avec un temps de pose de 1/6ème de sec. c’est bluffant !

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : la scène test

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

70mm – f/2.8 – 1/50ème – VR On : c’est très bien …

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

70mm – f/3.5 – 1/10ème – VR On : ça reste très bon !

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

70mm – f/4.5 – 1/6ème – VR On : bluffant !

La série de photos ci-dessus est faite en intérieur, boîtier tenu à la main et VR enclenché. Je ne peux que vous conseiller de laisser le VR en position ON chaque fois que la lumière manque ou que vous utilisez des temps de pose longs, les résultats sont excellents et l’objectif vous permet de descendre en temps de pose à des valeurs auxquelles aucun zoom non stabilisé ne peut prétendre.

Je n’ai pas de protocole scientifique pour mesurer si les 5 stops sont atteints ou pas mais j’ai pu faire des photos dans des conditions extrêmes avec un taux de réussite étonnant pour un tel zoom. Le Nikon 24-70mm f/2.8 VR aura du mal à justifier son tarif très supérieur sur ce seul critère.

La qualité d’image

J’ai testé le Tamron 24-70mm f/2.8 G2 avec le Nikon D750. Ce boîtier est moins exigeant que le D850 mais il l’est suffisamment pour voir les défauts d’une telle optique, d’autant plus que j’en ai plusieurs en tête (et dans mon catalogue Lightroom) pour pouvoir comparer.

Vignettage

D’une manière générale ce 24-70mm Tamron est au niveau des deux Nikon, avec une tendance certaine au vignettage à 24mm et pleine ouverture toutefois. Fermer de deux stops permet de supprimer toute trace de vignettage, lequel se corrige très bien dans Lightroom à l’aide de la fonction de correction de l’objectif.

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

A 24mm et f/2.8 le vignettage est très visible

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

A 24mm et  f/4.5 le vignettage s’estompe en partie

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2

A 24mm et f/7.1 il n’est plus visible

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 :

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 à 70mm et f/2.8
sans correction de vignettage / avec correction Lightroom

Centre et bords de l’image

Les zooms f/2.8 sont conçus pour être polyvalents. Les déformations d’image à pleine ouverture comme sur les bords sont courantes sans être handicapantes. C’est le cas avec le 24-70mm Tamron, dont l’image au centre même à pleine ouverture est très satisfaisante, mais qui montre quelques faiblesses sur les bords.

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 :

Scène test à 26mm f/11

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 :

Détail du coin inférieur droit de l’image montrant
une déformation prononcée dans l’angle

Le flou d’arrière plan

Vous aimez le flou d’arrière-plan ? C’est une des spécialités d’un 24-70mm f/2.8 et le Tamron G2 vous aide à gérer cet effet avec son diaphragme à 9 lames et une transition franche entre le plan de netteté et les plans situés derrière le sujet. Je n’ai constaté aucun décalage de mise au point (back ou front focus) sur l’exemplaire de prêt, je n’ai eu à faire aucune correction sur le boîtier non plus.

Test Tamron 24-70 f/2.8 G2 :

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2
56mm – ISO 125 – 1/200ème – f/2.8

Des photos avec le Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Voici quelques images qui vous donneront un aperçu des possibilités offertes par le Tamron 24-70mm f/2.8 G2.

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : 62mm – 1/640ème – f/11

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : 24mm – 1/2500ème – f/4

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : 24mm – 1/2500ème – f/4

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : 58mm – 1/320ème – f/5.6

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : 24mm – 1/40ème – f/16

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : 52mm – 1/640ème – f/2.8

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : 62mm – 1/500ème – f/2.8

Test Tamron 24-70mm f/2.8 G2 : verdict

Tamron propose un zoom 24-70mm f/2.8 G2 qui est loin d’avoir à rougir face à la concurrence, quand il ne la surpasse pas.

Qu’il s’agisse de la construction, de la présentation ou des performances globales, ce G2 rentre selon moi dans le trio de tête de la catégorie pour ses performances. Si vous tenez compte de plus du rapport performances/prix alors il se positionne face au Nikon VR de façon très convaincante.

Si vous avez la version G1 du 24-70mm f/2.8 Tamron

La stabilisation fait la différence sur le G2, couplée à des performances globales qui peuvent vous inciter à changer. La différence en qualité d’image ne vous sautera pas aux yeux, mais la facilité d’utilisation sera supérieure au quotidien.

Si vous n’avez pas encore de zoom 24-70mm f/2.8 mais que cela vous tente

Vous aimeriez utiliser un zoom de reportage à grande ouverture constante mais vous n’avez pas le budget pour les modèles Nikon ?

Allez voir votre revendeur, prenez en main ce Tamron G2 et dites-vous que son tarif inférieur n’est pas signe d’une faiblesse quelconque, il mérite largement votre attention.

Meilleur prix chez Miss Numerique

Vous avez des questions ? Des remarques sur ce test ? Laissez un commentaire et parlons-en !


ProGrade Digital annonce les cartes CFexpress de 1To, remplacement des cartes XQD en vue

Le fabricant de cartes mémoire ProGrade Digital annonce avoir conçu des cartes CFexpress d’une capacité maximale de 1To.

Ces cartes, outre leur volume de stockage important, peuvent être rendues compatibles avec les emplacements XQD. C’est une bonne nouvelle pour les utilisateurs de boîtiers pros Nikon qui n’ont qu’un seul fournisseur à leur disposition actuellement pour leurs cartes XQD.

ProGrade Digital annonce les cartes CFexpress de 1To, remplacement des cartes XQD possible

Cartes CFexpress : la plus récente évolution de la norme CF avec compatibilité XQD

Les cartes CFexpress mettent en oeuvre la toute dernière évolution de la norme CF (Compact Flash) avec des vitesses de lecture-écriture très élevées, 1.400Mo/s en lecture et 1.000 Mo/s en écriture.

Selon les spécifications CFexpress, la vitesse maximale théorique est de 1.970 Mo/s soit deux fois les performances des meilleures cartes XQD.

Ces performances mettent les cartes Cfexpress en concurrence directe avec les cartes XQD, elles ont de plus pour elles une compatibilité possible avec le standard XQD si le fabricant de l’appareil électronique concerné met à jour son firmware pour les supporter.

Le standard CFexpress est vu par le marché comme le successeur logique des deux formats CFast et XQD (utilisé par exemple dans les Nikon D5, D500 et D850). Ces annonces sont une bonne nouvelle pour les utilisateurs puisque après l’arrêt de la commercialisation par Lexar de ses cartes XQD, Sony reste le seul fournisseur. Cette situation de monopole met à risque les utilisateurs qui, si jamais Sony décidait également d’arrêter ce format, pourraient ne plus trouver de cartes pour leurs boîtiers.

Selon ProGrade Digital, il suffit en effet que le firmware de l’appareil concerné soit actualisé pour que les cartes CFexpress soient utilisables en lieu et place des cartes XQD moyennant une mise à jour.

Inutile de dire que Sony et – surtout – Nikon sont directement concernés. Il serait de bon ton que Nikon se penche sur la question pour permettre l’utilisation de ces cartes dans ses boîtiers pros.

ProGrade Digital annonce la commercialisation de cartes CFexpress de 256Go, 512Go et 1To dans les mois qui viennent. Rappelons que plusieurs des fondateurs de ProGrade Digital sont des anciens experts de Lexar et Sandisk dont l’expérience en matière de conception de dispositifs de stockage mobile est réelle.

La société se concentre sur la conception de cartes mémoire, de lecteurs de cartes et des logiciels associés pour répondre aux besoins des photographes, vidéastes et utilisateurs d’appareils numériques gérant de fortes volumétries de données.

Source : ProGrade Digital


Tamron 70-210mm f/4 Di VC USD pour Nikon et Canon, téléobjectif à ouverture f/4 constante

Tamron annonce un nouveau télézoom à ouverture constante, le Tamron 70-210mm f/4 Di VC USD pour reflex plein format Nikon et Canon.

Ce zoom embarque un double microprocesseur pour un autofocus rapide et fiable, un système de stabilisation 4 stops et un système de zoom interne évitant à l’optique de s’allonger lors du changement de focale.

Tamron 70-210mm f/4 Di VC USD pour Nikon et Canon, téléobjectif à ouverture f/4 constante

Tamron 70-210mm f/4 Di VC USD, présentation

Il fût un temps où Tamron, avec ses 18-200 et autres mégazooms appréciés des photographes ne changeant jamais d’objectif, ne pouvait prétendre concurrencer les gammes Nikon ou Canon.

Ce temps est désormais révolu : Tamron a changé de stratégie pour monter en gamme et proposer des optiques expertes et pros dont les performances n’ont plus rien à envier aux meilleures optiques du marché.

En matière de télézoom, le Tamron 70-200mm f/2.8 G2 par exemple est au niveau du Nikon en matière de performances.

C’est donc sur la complétude de sa gamme que travaille Tamron désormais. Plusieurs focales fixes à grande ouverture ont fait leur apparition ces derniers mois, comme le Tamron SP 85 mm f/1.8 ou les Tamron SP 35 et 45mm f/1.8.

Avec ce nouveau Tamron 70-210mm f/4 Di VC USD, la marque japonaise complète son offre en proposant un zoom téléobjectif à ouverture constante plus compact et léger que le modèle pro à ouverture f/2.8, et probablement plus abordable aussi (Tamron ne communique pas les tarifs de ses optiques lors de leur annonce).

Formule optique et ouverture

Ce zoom Tamron 70-210mm f/4 Di VC USD est disponible en monture Nikon et Canon plein format (et compatible avec les reflex APS-C). Il dispose d’une formule optique comprenant 20 éléments répartis en 14 groupes, dont des lentilles en verre LD à faible dispersion. L’ensemble doit assurer un contraste élevé et une excellente résolution, deux critères importants sur un téléobjectif souvent utilisé à grande ouverture.

Les amateurs d’arrière-plan flous et d’effet bokeh apprécieront de pouvoir utiliser l’ouverture maximale f/4 à toutes les focales, tout comme sur le Nikon AF-S 70-200mm f/4.

Ce Tamron 70-210mm f/4 Di VC USD pèse 850gr (comme le Nikon), à comparer aux 1485gr de la version f/2.8 G2 pour Nikon. Il est aussi plus court (174mm vs. 193,8mm, 178,5mm pour le Nikon).

Le rapport de grossissement à la distance minimale de mise au point est fixé à 1:3,1 (0,322x vs. 0,274x pour le Nikon). Sans être un objectif macro pour autant, ce Tamron vous permet de faire des gros plans … un peu plus gros.

En monture Nikon le diaphragme à 9 lames (comme sur le Nikon) dispose d’une commande électromagnétique comme les optiques E chez Nikon. Ce système de commande est compatible avec les reflex récents de la marque (voir la liste détaillée sur le site Tamron).

Zoom interne et autofocus

Tamron 70-210mm f/4 Di VC USD pour Nikon et Canon, téléobjectif à ouverture f/4 constante

Le Tamron 70-210mm f/4 Di VC USD est doté d’un système de zoom interne à l’objectif, ce principe évite l’allongement de l’optique avec la focale. C’est le principe des zooms pros f/2.8 qui s’avère bien pratique sur le terrain et minimise le nombre de pièces en mouvement pouvant favoriser l’intrusion des poussières dans le corps de l’objectif.

La distance minimale de mise au point est fixée à 0,95m contre 1m pour le Nikon équivalent.

Tamron annonce un système à double micro-processeur : un processeur est dédié au système de stabilisation VC tandis qu’un autre gère l’autofocus. La stabilisation qui s’avère excessivement utile sur un télézoom pour limiter le flou de bougé, est annoncée par la marque comme capable de gérer 4 stops (identique au Nikon).

La motorisation autofocus est celle que l’on trouve sur les autres optiques de la marque, AF USD (Ultrasonic Silent Drive) qui autorise la retouche du point en manuel sans désactivation de la fonction AF.

Construction et compatibilité

Tamron 70-210mm f/4 Di VC USD pour Nikon et Canon, téléobjectif à ouverture f/4 constante

La lentille frontale du Tamron 70-210mm f/4 Di VC USD est revêtue de fluorine, un traitement qui facilite l’élimination des gouttes d’eau et salissures.

L’objectif dispose de joints d’étanchéité qui limitent l’intrusion des poussières et de l’humidité. Sans être tropicalisé (aucune optique ne l’est vraiment quel que soit le fabricant) ce télézoom devrait vous permettre de sortir sous la pluie comme dans les lieux poussiéreux sans crainte pour votre matériel.

Le Tamron 70-210 mm f/4 Di VC USD est compatible avec les deux téléconvertisseurs x1,4 et x2 de la marque. Avec ces convertisseurs, les équivalences de focales sont les suivantes :

Le rapport de grossissement évolue de même avec les téléconvertisseurs :

Tamron 70-210mm f/4 Di VC USD pour Nikon et Canon, téléobjectif à ouverture f/4 constante

Le Tamron 70-210mm f/4 Di VC USD est compatible avec la console de personnalisation Tamron TAP-In (en option) qui vous permet d’ajuster avec précision l’autofocus et les modes autofocus comme de mettre à jour le firmware de l’objectif.

En option Tamron propose un collier de pied compatible Arca-Swiss et permettant une fixation rapide sur trépied.

Tarif et disponibilité

Le Tamron 70-210mm f/4 Di VC USD sera disponible le 2 avril 2018 en monture Nikon et le 26 avril en monture Canon.

Le tarif public n’est pas encore annoncé, il devrait se situer un peu en-dessous de celui du Nikon AF-S 70-200mm f/4 (environ 1300 euros) si l’on en croit la logique des dernières annonces Tamron (l’article sera mis à jour dès que cette information sera disponible). Auquel cas il serait un sérieux concurrent au modèle Nikon qui n’aurait guère d’argument technique pour justifier un tarif plus élevé.

Source : Tamron


Compatibilité des objectifs Nikon AF-P avec les reflex Nikon DX et FX, comment ça marche ?

Vous voulez acheter un objectif Nikon AF-P mais vous ne savez pas s’il est compatible avec votre reflex ? Vous ne savez pas ce qu’est un objectif Nikon AF-P ? Voici de quoi tout comprendre et savoir si votre reflex Nikon est compatible avec les objectifs AF-P ou non.

Compatibilité des objectifs Nikon AF-P avec les reflex Nikon DX et FX

Compatibilité des objectifs Nikon AF-P avec les reflex Nikon : présentation

Les objectifs à mise au point automatique – autofocus ou AF – font appel à un système de motorisation qui déplace le groupe de lentilles concerné dans l’objectif pour assurer la mise au point.

Selon les objectifs et les technologies utilisées, il existe différentes motorisations AF chez Nikon :

  • Nikon NIKKOR AF et AF-D : objectifs autofocus avec motorisation dans le boîtier reflex
  • Nikon NIKKOR AF-S : objectifs autofocus avec motorisation interne à l’objectif de type Silentwave
  • Nikon NIKKOR AF-P : objectifs autofocus avec motorisation interne à l’objectif et moteur à impulsion (Pulse)
  • Nikon NIKKOR Z : autofocus intégré à l’objectif pour appareils photo hybrides

C’est de la catégorie Nikon AF-P dont il est question ici car contrairement aux générations précédentes d’objectifs Nikon pour reflex, la technologie AF-P lancée en janvier 2016 n’est pas compatible avec tous les reflex Nikon.

Nikon AF-P 10-20mm f/4.5-5.6 G VR

Nikon AF-P 10-20 mm f/4.5-5.6G

Avantages des objectifs Nikon AF-P

Les objectifs Nikon AF-P assurent une mise au point rapide et silencieuse. C’est un atout pour le tournage vidéo alors qu’avec les autres motorisations le bruit émis par le moteur AF-S ou AF (pire) est capté par le micro intégré au reflex et s’entend dans la vidéo.

En photographie les objectifs AF-P sont plus rapides pour faire la mise au point sans qu’il n’y ait une différence de qualité photo avec les NIKKOR AF-S.

Les deux zooms les plus appréciés dans la gamme Nikon AF-P pour reflex APS-C sont le zoom grand angle Nikon AF-P NIKKOR 10-20 mm f/4.5-5.6G VR et le zoom téléobjectif Nikon AF-P NIKKOR 70-300 mm f/4.5-6.3G ED VR.

Inconvénients des objectifs Nikon AF-P

La technologie Nikon AF-P nécessite une parfaite compatibilité matérielle et logicielle du reflex pour être utilisable. Seuls les reflex les plus récents des gammes Nikon DX et FX peuvent donc les piloter et sont 100% compatibles.

Les reflex des générations précédentes sont :

  • compatibles via une mise à jour du firmware,
  • ou compatibles en partie sans possibilité de mise à jour,
  • ou non compatibles sans possibilité de mise à jour.

Contraintes liées aux objectifs Nikon AF-P sur les reflex partiellement compatibles

nikon-af-p-dx-nikkor-18-55mm-f3-5-5-6g.jpg

Nikon AF-P 18-55 mm f/3.5-5.6 G VR

Selon le support Nikon, les reflex présentant une compatibilité partielle, y compris après mise à jour du firmware, présentent les limites suivantes :

  • ces reflex ne disposent pas de l’option « bague MAP manuelle en mode AF» dans le menu Réglages personnalisés et permettant d’activer ou désactiver le fonctionnement de la bague de mise au point en mode autofocus,
  • si l’objectif n’a pas de commutateur VR, la fonction intégrée de réduction des vibrations ne peut pas être désactivée,
  • si le délai d’extinction automatique du reflex expire, la mise au point calée au moment de l’entrée en veille est réinitialisée lors de la sortie de veille.

Nikon recommande de régler des durées de veille plus longues pour la photographie en mise au point manuelle (photographie à l’aide d’une télécommande, photographie fixe à l’aide d’un trépied, intervallomètre, etc.) et dans les situations où l’obturateur risque de ne pas être libéré immédiatement après la mise au point.

Pour les objectifs Nikon AF-P rétractables (par exemple le Nikon AF-P 18-55 mm) si l’appareil photo est mis sous tension avec l’objectif rétracté, l’appareil photo affiche un message « Objectif non monté », « F-« , « △F » ou un autre avertissement.

Attention enfin au vocabulaire employé, « pris en charge » ne signifie pas « 100% compatible ».

Reflex Nikon compatibles Nikon AF-P sans restriction*

  • Nikon D3300
  • Nikon D3400
  • Nikon D3500
  • Nikon D5300
  • Nikon D5500
  • Nikon D5600
  • Nikon D7500
  • Nikon D500
  • Nikon D600
  • Nikon D610
  • Nikon D750
  • Nikon D780
  • Nikon D850
  • Nikon D5
  • Nikon D6

Vérifiez que vous disposez de la dernière mise à jour firmware sur votre reflex (voir la liste ici) car certains nécessitent ces mises à jour pour assurer la compatibilité AF-P.

* Voir le site du support Nikon pour la liste de référence actualisée

Reflex Nikon compatibles AF-P avec restrictions d’utilisation*

  • Nikon D5200
  • Nikon D7000
  • Nikon D7100
  • Nikon D7200
  • Nikon D300
  • Nikon D300s
  • Nikon D700
  • Nikon D800
  • Nikon D800E
  • Nikon D810
  • Nikon D810A
  • Nikon Df
  • Nikon D3
  • Nikon D3s
  • Nikon D3x
  • Nikon D4
  • Nikon D4s
  • Nikon 1 avec bague FT1

Vérifiez que vous disposez de la dernière mise à jour firmware sur votre reflex (voir la liste ici) car certains nécessitent ces mises à jour pour assurer la compatibilité AF-P.

*Voir le site du support Nikon pour la liste de référence actualisée

Autres reflex Nikon

Les objectifs AF-P ne sont pas compatibles avec les autres reflex numériques ou argentiques Nikon.

En savoir plus

Pour plus d’informations, sélectionnez la combinaison produit-objectif dans le tableau de compatibilité des reflex numériques et des objectifs et consultez les remarques.

Source : support Nikon


Test Nikon D850 : une semaine sur le terrain avec le reflex 45Mp Nikon

Le Nikon D850 est le premier reflex de la marque à proposer une telle fiche technique, dont un inédit capteur de 45Mp. Pour qui ? Pour quoi ? Quels résultats attendre de ce reflex ultra haute définition ? J’ai passé une semaine sur le terrain pour ce test Nikon D850, je vous en parle !

MàJ juin 2023 : le remplaçant du Nikon D 850 en version hybride est arrivé, voici le Nikon Z 8

Test Nikon D850 : une semaine sur le terrain avec le reflex 45Mp Nikon

Ce reflex au meilleur prix chez Miss Numerique

NoteJ’ai fait le choix de ne pas traiter la partie vidéo et de me concentrer sur les performances photo. J’ai aussi laissé de côté les fonctions demandant des compléments matériel et/ou logiciel comme le Focus Stacking, la numérisation de films ou le time-lapse. Reportez-vous au guide d’utilisation du Nikon D850 par Bernard Rome.

Test Nikon D850 : présentation

Le Nikon D850 est un reflex plein format (Nikon FX) doté d’un capteur ultra défini de 45 Mp et de fonctions avancées en photo comme en vidéo (voir la fiche technique)  :

  • capteur CMOS BSI (rétroéclairé) de 45,7 Mp sans filtre passe-bas
  • processeur Expeed 5
  • rafale 7im/sec (9 avec grip)
  • écran inclinable et tactile
  • vidéo 4K et format mp4
  • time-lapse 8K

Vous pouvez consulter la liste complète des différences entre le D810 et le D850 ici.

Pour les photographes il apporte :

  • une définition extrême pour un reflex plein format, il est capable de délivrer des images tirables en très grand format tout en gardant un maximum de détails,
  • une réactivité générale et un autofocus dignes d’un reflex pro et que certains hybrides ne savent pas offrir,
  • une visée optique 100% au grossissement inégalé dans la gamme
  • une plage de sensibilité encore étendue face au D810 malgré l’augmentation du nombre de pixels.

Pour les vidéastes, il apporte :

  • la vidéo 4K plein format sans recadrage
  • une sortie vidéo HDMI 4.2.2 8 bits
  • une sensibilité ISO extrême
  • un mode Picture Control Flat facilitant la post-production
  • un écran inclinable et tactile facilitant la prise de vue
  • la stabilisation électronique
  • le time-lapse 8K

Le Nikon D850 est donc, sur le papier, le reflex le plus complet et le plus polyvalent que Nikon sache proposer dans la gamme plein format.

Le Nikon D6 n’a plus qu’à bien se tenir puisqu’il n’a plus pour lui qu’une sensibilité record, une construction monobloc encore plus robuste, une cadence rafale supérieure, et quelques autres caractéristiques qui justifient difficilement l’écart de prix entre les deux modèles (environ 2500 euros en faveur du D850).

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : le boîtier équipé du zoom Nikon AF-S 24-70 f/2.8G ED

Présentation Nikon D850 en vidéo

Voici le tour du propriétaire dans lequel je vous montre le Nikon D850, ses principales commandes, le fonctionnement de l’écran tactile et quelques remarques plus personnelles.

Test Nikon D850 : pourquoi autant de pixels ?

Le Nikon D800 avait déjà fait parler de lui à sa sortie, le D810 à la suite, car offrir 36Mp c’est bien mais il faut savoir pourquoi. Le D850 fait encore mieux avec 45Mp et nombreux sont les photographes amateurs à se demander pourquoi diable Nikon a choisi cette ultra haute définition.

« Mais à quoi ça peut bien me servir 45 Mp ??? »

Certains photographes ont besoin de livrer des images hyper définies à leurs clients (mode, publicité, paysage par exemple) qui tirent ensuite sur papier sans perte de qualité. 24 Mp ne suffisent pas toujours s’il faut recadrer au passage.

D’autres ont besoin de faire ressortir les détails les plus fins d’une scène, les usages diffèrent de la mode à l’industrie en passant par la reproduction d’œuvres.

D’autres encore veulent pouvoir cadrer en mode DX pour des prises de vues bien précises (par exemple l’animalier) sans devoir utiliser deux boîtiers ni perdre en définition comme c’est le cas avec le D810 (le D850 en mode DX a les performances d’un D500 !)

Le Nikon D850 répond à ces attentes, il s’adresse très clairement au photographe qui a au moins un de ces besoins, les modèles 24Mp comme le D780 restant le choix le plus logique pour l’amateur qui ne cherche pas à tirer en très grand format.

Oui mais … il n’y a pas que des avantages à disposer de 45 Mp

Il faut pouvoir exploiter cette définition, le premier critère étant la capacité des objectifs à suivre. Nikon recommande l’utilisation des objectifs Nikon AF-S, les tests réalisés avec des objectifs plus anciens montrent toutefois qu’ils restent utilisables avec quelques précautions. Retenez qu’investir dans le D850 suppose d’avoir le parc optique qui convient (voir quels objectifs choisir pour le Nikon D850).

Tenez aussi compte du poids des fichiers pour dimensionner votre unité informatique. Un fichier RAW de D850 en pleine définition « pèse » environ 90 Mo. Il faut donc avoir des cartes mémoire de bonne taille, des disques durs aussi et un ordinateur capable de gérer tout ça sans trop de délai (je ne parle pas des temps de sauvegarde surtout en Wifi si vous utilisez un NAS ou un Cloud).

Plus de pixels c’est aussi un risque plus élevé de flou de bougé du photographe comme du sujet. Plus il y a de pixels, à taille de capteur égale, plus ils sont petits et plus le risque de dégradation de la netteté augmente si vous – ou votre sujet – bougez un tant soi peu pendant le temps de pose. Il faut donc – aussi – penser à utiliser des temps de pose plus courts quand vous le pouvez alors que les 24 Mp sont (un peu) plus permissifs.

Test Nikon D850 : Tour d’horizon

De prime abord le D850 ressemble à s’y méprendre au D810. A quelques détails près toutefois : sa poignée droite est plus creuse et mieux formée, la prise en main est excellente. Je l’ai transporté pendant des heures sans courroie, en le tenant d’une main sans avoir jamais risqué de le tomber.

Une touche ISO fait son apparition sur le dessus, un bon point car ce réglage est fréquent, c’est plus rapide que de passer par le trèfle droit.

Une autre touche Fn2 occupe le coin inférieur gauche, son fonctionnement est différent de la touche Fn1, vous ne pouvez pas lui attribuer une fonction précise mais le premier élément du menu personnalisé, l’affichage de ce menu ou le classement des photos uniquement. C’est étonnant et contre productif, espérons qu’une mise à jour firmware corrige ceci.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : les commandes supérieures et la poignée de maintien à droite

L’écran arrière est inclinable et tactile. Il est plus facile de naviguer au sein des menus et de visualiser les photos, vous pouvez zoomer sur une image pour la voir en gros plan, déclencher du bout du doigt après avoir calé la zone AF de la même façon.

Le nouvel obturateur électronique permet de déclencher dans le silence le plus total. Ce mode est activable en Live View, en Time-Lapse et en Focus Stacking. C’est un progrès même si je ne me vois pas viser en Live View lors d’un spectacle ou d’un concert pour ne pas faire de bruit, l’obturateur électronique n’étant pas utilisable en visée reflex classique. Il faut avoir recours aux modes silencieux traditionnels – Q et Qc – qui sont toujours aussi bruyants. 

Vous aurez noté l’absence de flash intégré sur le D850 qui permet de loger un viseur plus généreux. Il faut faire des choix et je préfère ce viseur plutôt qu’un flash qui ne sert pas à grand-chose. La vue est somptueuse ! Un champ large, une visée claire, la surface externe du viseur dispose d’un revêtement fluorine qui évite la condensation, c’est du tout bon !

L’ensemble des contrôles et touches comprend à droite :

  • un interrupteur déclencheur OFF/ON avec commande d’éclairage de l’écran supérieur LCD sur le capot supérieur,
  • un déclencheur vidéo indépendant,
  • le bouton de contrôle du correcteur d’exposition,
  • un nouveau bouton d’accès direct au réglage de sensibilité ISO.

Sur le côté gauche vous retrouvez :

  • 4 touches en trèfle Mode, Qualité d’image, Balance des blancs et Mesure de lumière,
  • une couronne de réglage du mode de déclenchement simple, rafale, quiet avec verrouillage.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : l’écran arrière tactile, le pad de commande et la trappe pour cartes mémoire XQD et SD

Sur la face arrière du boîtier, vous retrouvez :

  • une touche AF-ON,
  • une molette arrière pour ajuster les différents réglages,
  • un joystick de déplacement des collimateurs AF avec bouton central,
  • un pad circulaire pour changer les réglages et naviguer dans les photos en mode de visualisation,
  • un contrôle latéral de verrouillage du collimateur de mise au point,
  • une touche « I comme Info »,
  • le commutateur Live View photo ou vidéo,
  • une touche de visualisation des photos prises,
  • une touche ‘Poubelle’,
  • 5 touches d’accès aux différentes fonctions et menus à gauche,
  • une touche personnalisable Fn2,
  • l’écran LCD arrière tactile pour voir les photos et accéder aux différents réglages de l’appareil.

Notez la présence de l’imposant viseur avec le levier d’occultation pour la pose longue.

L’écran tactile permet de contrôler les paramètres de prise de vue, de naviguer dans les menus, de faire défiler les photos et de zoomer avec deux doigts. Vous avez possibilité de désactiver cette fonction via le menu.

Cet écran est inclinable vers le bas comme vers le haut. Son mécanisme de bascule est manifestement conçu pour tenir la distance, seule la nappe qui relie boîtier et écran parait plus fragile mais cet ensemble ne souffre d’aucun reproche sur les boîtiers plus anciens.

Test Nikon D850

Test D850 : l’écran inclinable autorise des angles de prise de vue créatifs

Ergonomie et accès aux fonctions principales

L’apport du joystick est appréciable lorsque vous devez changer rapidement le collimateur AF. Il tombe parfaitement sous le pouce et évite de décoller la paume de la main du boîtier pour aller chercher le pad inférieur.

La touche ISO supérieure s’avère elle-aussi indispensable pour accéder très vite au réglage de sensibilité. Dans l’action c’est plus intuitif qu’une touche arrière. Seule la touche de correction d’exposition demande un déplacement important de l’index, elle gagnerait à prendre la place du déclencheur vidéo que l’on sollicite différemment.

Les fonctions tactiles de l’écran permettent de naviguer bien plus vite qu’avec le pad arrière. Validation, retour arrière, défilement dans les menus sont immédiats. L’apport de l’Expeed 5 se fait sentir, l’ensemble répond instantanément.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : AF-S Nikkor 35 mm f/1.8 – 1/160 ème – f/8 – ISO 400

Le D850 dispose du réglage assisté de mise au point qu’ont inauguré les Nikon D5 et D7500. Ce réglage diffère de celui des précédents boîtiers puisqu’il propose un automatisme permettant de caler l’autofocus avec précision par mesure de l’écart entre visée reflex et visée Live View.

Le boîtier vous invite à suivre les instructions – ça prend 30 sec. – et mémorise la valeur de correction associée à l’objectif utilisé. Vous êtes ainsi certain d’avoir toujours le bon réglage pour un couple boîtier/objectif donné.

Ce réglage mérite d’évoluer avec une prise en compte de différentes focales pour les zooms et/ou de la distance de mise au point mais il est déjà plus intéressant que celui offert par les docks externes qui ne prennent en compte que l’objectif.

Pour effectuer le réglage suivez cette procédure :

  • passez en mode de visée photo Live View,
  • choisissez le mode AF Single avec collimateur unique positionné au centre de l’écran,
  • faites la mise au point sur un sujet suffisamment contrasté,
  • appuyez ensuite simultanément sur le bouton AF frontal et sur le déclencheur vidéo pendant 2 secondes environ,
  • l’écran arrière va afficher un message de validation, appuyez sur la touche Ok,
  • le boîtier mesure l’écart entre AF Live View et AF Classique et enregistre la valeur dans le menu automatiquement,
  • cette valeur est ensuite associée à l’objectif utilisé si vous activez la fonction AF précis dans le menu.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 (non VR) – 1/250 ème – f/2.8 – ISO 12.800

Notez enfin que les boutons du D850 sont rétro-éclairés, vous pouvez donc les manipuler dans le noir sans craindre de faire une erreur, pratique !

Gabarit et prise en main

Le Nikon D850 est un reflex imposant dans la lignée des D8xx. Le « petit » D750 avec 165 gr. de moins n’est guère plus léger mais s’avère plus compact. Si vous équipez le D850 du grip optionnel vous aurez un ensemble assez lourd, proche du D5 qui garde l’avantage avec sa construction monobloc.

Quelques mots sur le grip que je n’ai pu utilisé faute de disponibilité au moment du test. Il permet d’améliorer la prise en main et – surtout – les performances en mode rafale et l’autonomie. Sachez toutefois qu’il faut prévoir un budget non négligeable pour bénéficier des performances maximales puisqu’il faut utiliser une batterie de Nikon D5. L’addition s’alourdit :

  • grip MB-D18 – 429 EUR
  • batterie EN-EL18b – 200 EUR
  • chargeur MH-26 pour la batterie EN-EL18 – 400 EUR

Soit un total de près de 1000 euros si vous ne disposez pas déjà de l’ensemble batterie – chargeur du Nikon D5. A méditer …

Voir le grip Nikon MB-D18 et les batteries …

Autonomie, connectivité

Nikon annonce des performances records en matière d’autonomie pour son D850 :

  • 1940 vues avec la batterie EN-EL15 sans grip (1200 pour le D810),
  • 5140 vues avec le grip et la batterie EN-EL18b (3270 pour le D810).

Il faut toutefois tenir compte de l’usage que vous allez en faire et penser qu’il vous faut la batterie EN-EL18b du Nikon D5 pour disposer des performances ultimes.

Lors du test je n’ai eu aucun problème avec la batterie d’origine EN-EL15, et bien que je n’ai pu mesurer l’autonomie sur un tel nombre de photos les 1940 vues sont envisageables sans problème.

Attention par contre si vous laissez enclenchée la fonction de transfert des photos via SnapBridge. La liaison Bluetooth/Wifi reste active même si le boîtier est éteint et elle consomme de l’énergie même sans transfert actif. Je vous recommande de l’activer au cas par cas si vous cherchez l’autonomie maximale.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : AF-S Nikkor 35 mm f/1.8 – 1/1250 ème – f/11 – ISO 400

Lors de ce test Nikon D850 j’ai fait de nombreuses images, lors d’un reportage en conditions de lumière difficiles et lors du workshop que j’animais sur la photo de Street Art (extérieur, temps couvert et averses). Je me suis attaché à mesurer 3 critères principaux :

  • la montée en sensibilité,
  • la dynamique,
  • l’autofocus (accroche et suivi du point).

Montée en sensibilité

Le capteur du Nikon D850 met en œuvre une nouvelle technologie BSI censée donner de meilleurs résultats que le D810 en hautes sensibilités bien que le nombre de pixels soit passé de 36 à 45 Mp.

Capteur BSI Nikon D850 - Test Nikon D850

principe de fonctionnement du capteur CMOS BSI Nikon D850 vs. CMOS D810 classique
les photodiodes sont positionnées au plus près de la surface du capteur pour minimiser les pertes

Avant-propos : il s’agit ici de vous communiquer des éléments d’informations concrets après avoir fait des séries de photos dans des conditions variées, tel que vous pourriez le faire et en comparaison avec le matériel Nikon que j’utilise habituellement.

Les images de la scène ci-dessous sont réalisées dans des conditions identiques de prise de vue.

Test Nikon D850 sensibilité ISO

scène cible – Nikon D850 + AF-S Nikkor 50 mm f/1.8G – ouverture f/5.6
les photos ci-dessous sont des recadrages de la zone centrale
fichiers JPG natifs

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 64 ISO

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 100 ISO

A 64 et 100 ISO les images sont d’une très grande qualité. Aucune trace de bruit numérique n’est visible et la différence entre les deux sensibilités n’est pas visible à l’œil nu.

Si vous faites de la pose longue et utilisez des filtres ND vous gagnerez à choisir 64 ISO. Ce sera le cas en pleine lumière aussi si vous cherchez à ouvrir un peu plus le diaphragme pour favoriser une faible profondeur de champ. Dans tous les autres cas 100 ISO est une valeur par défaut qui donne d’excellents résultats.

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 200 ISO

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 400 ISO

Entre 200 et 400 ISO le D850 délivre toujours des images de très grande qualité, ne cherchez pas trace de bruit il n’y en a pas. La différence entre 100 et 400 ISO n’est pas visible à l’œil, c’est une sensibilité qui conviendra très bien pour le reportage en permettant des temps de pose plus courts sans crainte de voir la montée du bruit dégrader l’image.

Il s’agit des meilleurs résultats que j’ai pu observer sur un reflex Nikon à ce jour (Nikon D5 mis à part).

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 800 ISO

A 800 ISO le D850 se défend encore très bien. Un très léger moutonnement fait son apparition sur les aplats de couleur, il est tout juste visible sur des images agrandies à 100% et n’est en rien gênant pour tirer en très grand format.

Plus important encore, les images ne souffrent d’aucune dégradation en matière de netteté apparente. C’est l’autre sensibilité par défaut pour le reportage quand la lumière manque !

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 1.600 ISO

A 1.600 ISO le D850 fait toujours aussi fort, le moutonnement est à peine plus visible et reste agréable à l’œil. Toujours aucun bruit visible, tout juste observerez-vous une légère granulation sur les zones sombres tandis que les zones claires sont d’une qualité très proche de 800 ISO.

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 3.200 ISO

C’est à partir de 3.200 ISO que l’on attendait le D850 et … il répond présent ! La différence entre 1.600 et 3.200 commence à se voir à l’œil mais l’ensemble reste d’une qualité étonnante.

Les contrastes de bords entre zones claires et zones sombres sont légèrement impactés (en agrandissant beaucoup les images), le moutonnement devient une très légère granulation agréable à l’œil, et aucun point de couleur n’est encore visible. Un résultat étonnant pour une telle densité de pixels sur un capteur 24×36.

Les images JPG natives sont parfaitement exploitables sans aucun traitement, les plus pointilleux appliqueront une très légère correction de bruit sur le RAW loin d’être indispensable et cette sensibilité vous sauvera bien des situations en reportage. C’est d’autant plus important qu’en très basse lumière il faut toujours penser au temps de pose !

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 6.400 ISO

Grimpez à 6.400 ISO et n’ayez pas peur de la montée du bruit, elle est très contenue et les images conservent un aspect très agréable à l’œil. Les zones de forts contrastes commencent à être impactées, la netteté diminue, la granulation commence à être sensible à l’œil en plein écran mais cela reste d’un excellent niveau.

Le D850 atteint un niveau de performance que je n’ai pas constaté sur les modèles précédents, qu’il s’agisse des 36 Mp comme des récents 24 Mp. Avec une telle définition autant dire que les ingénieurs de Nikon ont fait des prouesses !

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 12.800 ISO

C’est là que les autres décrochent et … le D850 tient la route. Les images JPG présentent certes une granulation bien visible, les contrastes de bords sont affectés mais le résultat est étonnamment bon pour une telle définition. Les fichiers RAW, une fois traités, seront tout à fait utilisables, les JPG natifs le sont un peu moins mais n’ayez crainte d’utiliser cette sensibilité, c’est jouable.

A titre de comparaison voici la différence entre 6.400 ISO (à gauche) et 12.800 ISO (à droite). Tenez compte du facteur de recadrage par rapport à l’image initiale :

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 6.400 ISO (gauche) – 12.800 ISO (droite)

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 25.600 ISO

Il fallait bien que ça s’arrête quelque part ! A 25.600 ISO, la qualité que l’on attend d’un tel boîtier n’est plus au rendez-vous. Le JPG est très dégradé et seule une excellente correction de bruit sur un RAW vous permettra de sauver une image.

Il y a une nette bascule entre 12.800 et 25.600, bien plus que sur les valeurs précédentes et je considère que 12.800 reste la valeur acceptable pour le D850. Mais reconnaissons à Nikon une sacrée prouesse quand même.

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 12.800 ISO (gauche) – 25.600 ISO (droite)

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 51.200 ISO

A 51.200 ISO (et 102.400 à fortiori) le bruit est très visible, l’image disgracieuse et peu utilisable. Ces sensibilités sont à réserver à des prises de vues très particulières, comme la reconnaissance de scène, même si le D850 n’est pas l’outil premier pour cela.

Ne pensez pas non plus sauver des images depuis le RAW, les corrections de bruit ne suffiront pas à les rendre correctes. Si toutefois vous devez vraiment rapporter une image alors que vous êtes au fin fond d’une grotte par une nuit sans lune, essayez, vous aurez quelque chose de montrable au retour !

Dynamique

Les tests DxO Labs restent la référence en matière de dynamique car ils suivent un protocole bien précis pour tous les boîtiers. Pour ma part je m’attache à regarder la restitution des détails dans les hautes et les basses lumières sans forcément chercher à connaître le score DxO bien théorique.

L’image ci-dessous comporte des zones d’ombre et des zones très lumineuses.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : AF-S Nikkor 35 mm f/1.8 – 1/100 ème – f/11 – ISO 400
fichier JPG Picture Control Standard

En ouvrant le fichier RAW dans Photoshop et en laissant les réglages par défaut dans Camera Raw, les zones d’ombre montrent un niveau de détail satisfaisant tandis que les zones très lumineuses sont légèrement surexposées pour cette image. 

Test Nikon D850 dynamique capteur

détail de l’image précédente – premier plan

Test Nikon D850 dynamique capteur

détail de l’image précédente – arrière-plan hors zone de netteté

Le même fichier RAW corrigé donne une image de grande qualité en matière de dynamique avec une grande richesse de tons.

Nikon a travaillé le rendu et la colorimétrie de ses fichiers, manifestement, car le JPG en Picture Control Standard s’avère plus flatteur sur l’écran qu’il ne l’est avec les précédents modèles. Il faudra veiller à tenir compte de cela quand vous contrôlez l’exposition car ce rendu flatteur peut masquer une possible surexposition dans les hautes lumières qui se voit ensuite sur un écran photo calibré.

Les noirs ressortent par contre très bien, je n’ai eu aucun problème à trouver du détail y compris dans les fichiers JPG natifs.

Autofocus et suivi de la mise au point

Ce que j’attendais de ce boîtier c’est :

  • 1- qu’il accroche le sujet quelles que soient les conditions
  • 2- qu’il suive le sujet quelles que soient les conditions

Autant dire que je n’ai pas été déçu …

J’ai réalisé plusieurs séries de photo pour évaluer les performances de cet autofocus, en basse lumière comme dans des conditions météo dantesques, sous l’averse. Ces dernières images sont intéressantes, elles mettent en évidence la capacité de l’AF à accrocher et suivre quelles que soient les conditions !

La photo ci-dessous illustre la scène, un train arrivant au loin sous l’averse (le D850 tient mieux sous une pluie battante que moi …), l’optique est le Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8 première génération non stabilisé, ISO 3.200, ouverture f/5.6.

Test Nikon D850 autofocus

Test D850 – scène cible pour le test de suivi autofocus (sous l’averse)

Le recadrage sur le capot frontal du train permet de vérifier la qualité de la mise au point sur une rafale de 37 images. Je vous passe les premières de la série, l’écran web ne permettrait pas de voir le détail mais j’ai visé l’inscription « Transilien » en mode AF-C 9 collimateurs, j’ai déclenché jusqu’à ce que le train disparaisse.

Test Nikon D850 autofocus

Cliquez sur l’image pour lancer l’animation

L’animation le montre autant que faire se peut sur le web, chacune des images de cette série est parfaitement nette. Non seulement l’autofocus a accroché sur une petite zone dans des conditions peu favorables, mais il a suivi sur toute la série (7 im./sec.) sans jamais se laisser tromper par les poteaux et câbles passant dans le champ. Le suivi AF tient compte de ces obstacles et retrouve le sujet l’instant d’après tout en recalant le point.

Ce sont les performances que j’ai pu constater sur le Nikon D500, mais n’oublions pas qu’ici il est question de 45 Mp et que l’autofocus doit tenir compte du flux de données après chaque déclenchement. Ce test n’a rien de scientifique mais dans la pratique cet autofocus assure comme jamais chez Nikon, j’ai eu l’occasion de le vérifier à d’autres occasions.

Test Nikon D850 : ma conclusion

Il est frustrant de limiter un test comme celui-ci aux seules caractéristiques principales alors que le Nikon D850 a bien d’autres atouts dans sa fiche technique ! Focus stacking, time-lapse 8K, vidéo, numérisation de films … il faudrait des semaines pour tout évaluer avec précision. 

Une semaine c’est court mais c’est suffisant pour avoir un avis concret de photographe sur ce D850 qui ne manque pas de charme. Les D800, D810 et autres D750 n’ont rien perdu de leur attrait mais force est de reconnaître que Nikon a placé la barre très haut avec le D850 :

  • un capteur à la définition extrême capable de restituer un niveau de détails exceptionnel d’un bout à l’autre de la gamme tonale,
  • un autofocus de très haut niveau qui accroche instantanément en plein jour comme la nuit et ne lâche plus son sujet,
  • une construction pro et une ergonomie plus aboutie que sur les précédents modèles,
  • un module vidéo 4K plein format en très net progrès,
  • une réactivité et une autonomie rarement atteintes sur un reflex Nikon.

Le D850 est le reflex ultime du moment capable de répondre aux besoins des photographes et vidéastes experts et pros qui sauront en mesurer l’étendue des possibilités et le dompter aussi.

Car ce type de boîtier demande, c’est l’autre prix à payer, une grande maîtrise de la prise de vue et un réel savoir-faire en post-traitement afin de donner le meilleur de lui-même. Il est important de comprendre quand et comment l’utiliser, de choisir chaque réglage avec soin – la définition en particulier – et de savoir se remettre en cause si les premiers résultats ne sont pas à la hauteur de vos attentes.

Le D850 seul ne saurait tout faire, les objectifs vont compter pour beaucoup dans le résultat final, pensez-y au moment du choix. Ces 45 Mp demandent de la précision, les anciennes optiques Nikon et compatibles ne sont pas toutes au niveau. C’est un autre facteur à considérer avant de boucler votre budget.

Au final, voici un reflex que je rends avec un vrai regret car c’est, pour moi, le nouveau Best-Seller de la marque, et un modèle qui marquera l’histoire comme de nombreux autres Nikon désormais mythiques l’ont fait avant lui (qui a dit D700 ??).

Quelques retouches mineures via une mise à jour firmware seraient une cerise sur le gâteau, je ne doute pas que Nikon soit à l’écoute et sache faire vivre le mythe longtemps car il va faire des heureux !

Merci à Nikon France pour le prêt du boîtier et aux équipes produit pour la quantité et la qualité des informations fournies

Ce reflex au meilleur prix chez Miss Numerique


Nikon D850 : présentation et fiche technique

A l’occasion de son centième anniversaire, Nikon annonce le nouveau Nikon D850. Ce reflex riche en pixels vient remplacer le Nikon D810 et répondre aux besoins des photographes désireux de disposer d’un boîtier aux performances ultimes capable de produire des images de très haute définition en photo comme en vidéo.

MàJ : le test du Nikon D850 est disponible ici.

MàJ juin 2023 : le remplaçant version hybride du D850 est arrivé, voici le Nikon Z 8

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Ce reflex au meilleur prix chez Miss Numerique

Nikon D850 : présentation et fiche technique

Comme ce fut le cas lors de l’annonce du Nikon D5, l’annonce du Nikon D850 s’est faite en deux temps : une pré-annonce en Juillet, sans spécification, et une annonce en Août avec le détail de la fiche technique.

Pour ce qui est de la fiche technique autant dire que nous sommes servis ! Il semble que les ingénieurs de Nikon aient – enfin – mis dans le Nikon D850 tout ce qu’ils sont capables de faire, innovations comprises.

Le Nikon D850 est à ce jour le boîtier le plus ultime que Nikon ait produit. Ultime et polyvalent, le D850 devrait exceller dans les trois domaines que sont :

  • la définition (45,7 Mp),
  • la rapidité (9 vps),
  • la sensibilité (25.600 ISO).

Les adeptes d’images animées ne seront pas en reste avec la vidéo 4K plein format (une première chez Nikon) et le time-lapse 8K (autre première, voir plus bas).

Quelques fonctions inédites comme le scanner film et le Focus Stacking sont aussi de la partie.

Voici les caractéristiques détaillées du Nikon D850 et des compléments d’informations absents de la fiche technique et qui vous aideront à comprendre l’intérêt de certaines fonctions.

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Le Nikon D850 vu de face 

Capteur FX 45,7Mp CMOS rétro-éclairé sans filtre passe-bas

Nikon inaugure un nouveau capteur de 45,7 Mp qui fait du D850 le reflex Nikon le plus défini à ce jour (voir le comparatif Nikon D850 vs. D810). Cette ultra haute définition permet d’afficher un niveau de détail exceptionnel comme le montrent les premières photos officielles.

Si 45,7 Mp peuvent faire peur (poids des fichiers, flou de bougé), sachez que Nikon a pensé à tout. Le D850 dispose de plusieurs formats de fichiers RAW comme JPG et de la possibilité de cadrer en mode DX. Avec près de 200 combinaisons possibles en incluant le RAW+JPG, vous devriez trouver le format qui vous convient :

  • FX
  • DX
  • Crop x 1.2
  • 5:4
  • 1:1 (carré)

Ces formats sont disponibles en RAW comme en JPG selon 3 tailles Large, Medium et Small.

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Nikon D850 – formats et tailles de fichiers RAW + JPG

Il ne s’agit pas d’un capteur à taille variable (le changement de définition est logiciel)  mais il est appréciable de pouvoir jouer avec ces formats pour obtenir des poids de fichiers compris entre :

  • 10 et 90 Mo en RAW,
  • 3 et 22 Mo en JPG.

En mode de recadrage DX vous obtiendrez des images de 19,5 Mp soit l’équivalent de ce que délivre le Nikon D500 en pleine définition.

En recadrage vertical – horizontal vous obtiendrez des images de 20Mp soit là-aussi les performances d’un D500. Le tirage A1 (60×85) à 250 dpi est possible.

Ce capteur propose une plage de sensibilité native variant de 64 à 25.600 ISO (12.800 pour le D810). En mode étendu la sensibilité descend à 32 ISO (et facilite l’utilisation des filtres en pose longue par exemple). Elle monte à 102.400 ISO en mode Hi2.

Pour assurer les performances annoncées avec 45,7 Mp, Nikon a rendu son D850 capable de gérer un flux de 400Mpixels/sec., le buffer autorise 51 vues RAW pleine définition (28 pour le D810).

Le stockage se fait sur deux slots avec une carte XQD (pour une meilleure performance) et une carte SD avec support de l’UHS2 sur ce second slot.

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Le Nikon D850 vue de profil

Nikon D850 : Autofocus 153 collimateurs et processeur dédié

Le D850 reprend le module AF 153 collimateurs des Nikon D5 et D500. Comme sur le D5 il fait appel à un processeur dédié pour gérer la mise au point et fonctionne jusqu’à -4IL au centre.

Couplé au processeur d’images Expeed 5 ce module AF permet au D850 d’assurer le point à la cadence de 9 im./sec. en pleine définition avec le grip et la batterie EN-EL18 (7 im./sec. sans).

Un joystick de pilotage des collimateurs AF est présent sur la face arrière du boîtier, ce qui participe à l’ergonomie. Plus besoin de déplacer un doigt vers le pad inférieur.

Le D850 dispose de la calibration AF automatique (comme les D7500 et D5) pour compenser les problèmes de back et front focus inhérents à la haute définition. Cette calibration s’avère plus fiable que celle faite avec un dock puisqu’elle tient compte du couple boîtier-objectif et non de l’objectif seul.

Mesure de lumière et obturateur

Le Nikon D850 reprend la cellule de mesure de lumière du Nikon D5 avec 180.000 pixels. Cette cellule est sensible à -3IL (0IL sur le D810).

Cette performance facilite l’usage en basse lumière de même que le time-lapse et la vidéo.

Le D850 inaugure un nouveau réglage de balance des blancs – Auto WB lumière naturelle – censé mieux prendre en compte les changements ombre / soleil direct / nuages ou éviter les rendus froids en été par exemple. Ce troisième réglage (2 sur le D5) reste à tester avant de savoir ce qu’il va apporter vraiment.

L’obturateur du Nikon D850 est conçu pour limiter les vibrations. Testé sur 200.000 cycles il devrait répondre aux usages pros attendus avec ce boîtier.

Le D850 permet le déclenchement silencieux en mode Live View avec obturation électronique. Si le D5 est limité à 8Mp, le D850 déclenche en pleine définition à 45,7 Mp et 6 vps (AE et AF fixes). La définition baisse à 8,6 Mp à 30vps (AF et AE fixes). Ce mode intéressera les amateurs de photo astro, de time-lapse, etc.

Nikon D850 : vidéo 4K Pleine définition et Time-Lapse 8K

C’est LA fonction que les vidéastes attendaient et Nikon la propose enfin sur le D850. La vidéo 4K est disponible en pleine définition, sans crop, en FX comme en DX.

La vidéo 4K n’est pas lisible sur tous les écrans ? Son intérêt n’est pas que de fournir une image plus définie. C’est aussi – surtout – la possibilité de recadrer l’image vidéo sans perdre en définition pour obtenir une image finale en 1080p.

Nikon place la barre très haut avec un débit de 144 Mbps, un mode Full HD Slow Motion 4/5x, le format MOV et MP4, le HDMI 4.2.2 sur 8 bits, le support des hautes sensibilités ISO et le Picture Control neutre (Flat) pour faciliter le post-traitement.

Le D850 dispose d’un atténuateur audio qui limite les bruits indésirables, du mode Focus Peaking en Full HD et d’un stabilisateur électronique.

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Le Nikon D850 permet l’enregistrement de Time-Lapse 8K et leur recadrage en 4K UHD

Le Time-Lapse 8K est aussi au programme. Si la 8K n’est pas lisible sur les écrans actuels, ce mode permet toutefois d’enregistrer un time-lapse en 8K et de recadrer ensuite en 4K UHD dans ce time-lapse pour générer différentes vues ou simuler un effet travelling à partir d’une même prise.

Traitement RAW par lot dans le boîtier

Le Nikon D850 permet de faire du traitement par lot de fichiers RAW dans le boîtier. Imaginez une série de photos faites pour un time-lapse, que vous souhaitez traiter de la même façon, avec le même Picture Control.

Il est possible de produire les fichiers JPG directement depuis le boîtier au lieu de passer par un logiciel de traitement d’images. Il vous en coutera 25 mn pour 1000 fichiers RAW selon Nikon, alors qu’il faut plusieurs heures selon le type d’ordinateur.

Ecran LCD tactile inclinable et commandes

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

L’écran arrière inclinable et tactile du Nikon D850

C’est le standard désormais et le D850 en dispose : l’écran arrière est un modèle tactile inclinable.

Cet écran de 3,2 pouces et 2,4 Mp de définition permet, à l’inverse du D5 mais comme le D7500, de naviguer dans les menus en mode tactile. Il reste au D5 la possibilité de l’utiliser avec des gants, ce que ne permet pas la technologie d’écran utilisée pour le D850 (dommage …).

Une touche ISO est disponible à proximité du déclencheur, elle facilite le réglage d’exposition qui n’est plus limité aujourd’hui aux seules valeurs d’ouverture et de temps de pose.

Une touche Fn2 apparaît elle en bas à gauche de la face arrière. C’est une possibilité supplémentaire de personnalisation qui est la bienvenue. Les boutons sont rétro-éclairés.

Construction, flash, viseur et grip

Le boîtier en magnésium est le standard de la marque pour ses modèles pros. La robustesse de cette construction n’est plus à prouver tandis que la protection permet de photographier et filmer par tous les temps.

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Le Nikon D850 ne dispose pas de flash intégré, ce qui contribue à réduire les contraintes mécaniques sur le boîtier pour le rendre plus robuste et étanche. Cette absence ne devrait pas choquer grand-monde puisque le flash intégré n’est quasiment pas utilisé par les photographes sur les boîtiers pros tandis que les vidéastes s’en moquent.

Le D850 est bien évidemment compatible avec le système Nikon CLS et les flashs externes sans fil à commande radio ou infra-rouge.

Le Nikon D850 inaugure un nouveau viseur optique 100% dont le grossissement de 0,75 x est le plus important jamais produit par Nikon (0,70 x pour le D810, 0,72 x pour le D5).

Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques

Le Nikon D850 avec le grip Nikon MB-D18

Le D850 permet l’utilisation d’un grip optionnel MB-D18 plus ergonomique et plus confortable que sur les précédents modèles.

Ce grip autorise des performances accrues (autonomie, rafale) mais il faut pour cela utiliser la batterie EN-EL18 du Nikon D5 et non la batterie EN-EL15 du D850 :

  • 1840 vues sans grip avec batterie EN-EL15,
  • 5140 vues avec grip et EN-EL18,
  • 3680 vues avec grip et EN-EL15,
  • (1200 vues sans grip et 3270 vues avec grip pour le D810).

Mode décalage de mise au point – Focus Stacking

Pour augmenter la profondeur de champ il faut fermer le diaphragme ou faire du Focus Stacking. Cette technique consiste à faire plusieurs images du même sujet en décalant légèrement le plan de mise au point d’une photo à l’autre. Un logiciel dédié permet ensuite de reconstruire l’image finale en utilisant les images intermédiaires.

Nikon D850 : Focus Stacking

Photo classique à gauche – Focus Stacking à droite
Notez la très grande profondeur de champ de la photo de droite

Le Nikon D850 permet d’automatiser la procédure de prise de vue en gérant le décalage de mise au point. Le boîtier peut enregistrer jusqu’à 300 photos avec 300 mises au point différentes.

Le mode décalage de mise au point du D850 est compatible avec les logiciels dédiés :

  • Photoshop CC,
  • Helicon Focus,
  • Combine ZM,
  • Zerene Stacker.

Duplication de films argentiques

Les scanners de films Nikon ne sont plus, vive le Nikon D850 + ES-2 ! Avec une telle définition le capteur du Nikon D850 est capable de traduire les plus fins détails du sujet. Y compris si celui-ci est un négatif argentique.

Nikon D850 scanner film duplication film argentique

Du film à l’image numérique avec le Nikon D850 + ES-2

Nikon ES-2 scanner film adaptateur Nikon D850

Adaptateur scanner film Nikon ES-2

Nikon a implémenté une fonction scanner film dans le D850 : avec un objectif macro et l’adaptateur Nikon ES-2, vous scannez vos négatifs couleur ou NB à 5800 dpi et récupérez des images directement exploitables sur la carte. Le scan est ultra rapide puisqu’il ne s’agit que de faire des photos, l’adaptateur permet de faire défiler les différentes vues d’une bande de négatif.

Le format de sortie est le JPG « développé » (le négatif couleur est traduit en positif), Nikon ne précise pas si le RAW sera disponible via une mise à jour de firmware.

Pour maîtriser votre Nikon D850, consultez le guide de Bernard Rome.

Connectivité et dimensions

Le Nikon D850 utilise SnapBridge, le système de transmission sans fil des images vers un mobile ou une tablette, avec double implémentation Wifi et Bluetooth.

Pour les transmissions vers un ordinateur, un serveur FTP ou un réseau Ethernet le D850 utilise le module WT-7 avec un débit supérieur à 866 Mbps.

Le Nikon D850 mesure (L x H x P) environ 146 x 124 x 78,5 mm et pèse environ 1005g avec accumulateur et carte mémoire XQD, mais sans bouchon de boîtier. Comptez environ 915g boîtier seul.

Nikon D850 : Tarifs et disponibilité

Le Nikon D850 est proposé boîtier nu au tarif de 3799 euros TTC à sa sortie.

Le grip MB-D18 est vendu 429 euros sans batterie, il peut contenir des batteries EN-EL15, EN-EL18 ou 6 piles LR6.

Le duplicateur de films ES-2 est vendu 149 euros.

Le Nikon D850 sera disponible chez les revendeurs dès le 7 septembre 2017, une mise sur le marché très rapide en raison du retrait du Nikon D810 et de la demande du marché.

Premier avis sur le Nikon D850

Si le Nikon D850 ne s’appelle pas D820, ce n’est pas pour rien. Ce reflex est plus qu’une simple évolution du modèle précédent, c’est une toute nouvelle proposition de la part de Nikon afin de satisfaire les photographes et vidéastes les plus exigeants.

Face à une offre hybride qui ne cesse de progresser, Nikon positionne son D850 comme le reflex ultime du moment  capable de tout faire – ou presque.

Plus performant qu’un D810, plus accessible qu’un D5, plus pro qu’un D750 (voir le comparatif D850 vs. D750), le D850 renforce l’offre Nikon à un prix tout à fait compétitif face à la concurrence (Canon 5D Mark IV et Sony A9 par exemple).

Ce reflex devrait toutefois s’avérer exigeant :

  • envers les objectifs (Nikon recommande les AF-S récents),
  • envers les utilisateurs (il faudra maîtriser les nombreuses fonctions et le flou de bougé).

Mais si vous savez gérer ces paramètres il devrait être le meilleur choix de sa catégorie.

Les premiers tests nous diront ce qu’il en est des performances réelles et des contraintes imposées par la très haute définition. Les résultats obtenus avec les récents D500 et D7500 en DX et D5 en FX laissent présager le meilleur.

Nikon a manifestement retrouvé sa capacité à innover et cela fait plaisir à voir !

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Source : Nikon


Tamron 18-400mm f/3,5-6,3 Di II VC HLD, le premier mégazoom 400mm DX pour Nikon et Canon

Tamron annonce le premier zoom pour boîtiers APS-C dont la plage focale débute à 18mm pour finir à 400mm. Le Tamron 18-400mm complète la gamme de megazooms Tamron qui comprend déjà plusieurs modèles.

Vous trouverez le comparatif Tamron 18-400mm vs. Tamron 16-300mm ci-dessous.

Tamron 18-400mm f/3,5-6,3 Di II VC HLD

Tamron 18-400mm f/3,5-6,3 Di II VC HLD en version Nikon DX

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Tamron 18-400mm, toujours plus loin !

Les megazooms dont Tamron s’est fait une spécialité au fil des années – le premier 28-200mm Tamron date de 1992 – plaisent aux photographes qui veulent voyager léger en utilisant un seul objectif à tout faire. Ils n’ont ainsi pas à transporter plusieurs objectifs, zooms et focales fixes (voir le Tamron 16-300mm).

Ces megazooms ont leurs limites, ils sont en général bons partout sans offrir le même niveau de performance que les optiques fixes et zooms experts de focales équivalentes. La principale difficulté pour l’opticien est de réussir à garantir un bon niveau de performances sur une telle plage focale avec une formule optique qui ne peut varier.

Les megazooms souffrent aussi d’une ouverture maximale limitée : il n’est pas possible de produire un megazoom ouvrant à f/2.8 sans que celui-ci ne soit exagérément gros et lourd, ce qui irait à l’encontre du principe initial.

Bien que les megazooms existants proposent déjà des plages focales impressionnantes, 16-300mm pour le Tamron, les utilisateurs en veulent toujours plus ! En réponse à ces attentes Tamron propose donc ce 18-400mm.

Le Tamron 18-400mm perd 2mm en courte focale pour en gagner 100 en téléobjectif en comparaison avec le 16-300mm (voir la  comparaison plus bas). Cette différence peut vous sembler insignifiante mais elle ne l’est pas. Un 16mm cadre comme un 24mm en plein format tandis qu’un 18mm cadre comme un 27mm. Ces 3mm sont importants car 24mm est un vrai grand-angle alors que 27 l’est beaucoup moins.

En longues focales, c’est l’inverse. Passer de 300 à 400mm, soit de 450 à 600mm en « équivalent » plein format, ne change pas fondamentalement le résultat. Certes c’est un peu plus confortable mais en rien comparable au 150-600 de la marque ou au 200-500mm Nikon.

Il faut donc bien penser à vos usages au moment du choix entre un vrai grand-angle ou non, et évaluer votre besoin de disposer d’une très longue focale ou pas.

Tamron 18-400mm, caractéristiques techniques

Formule optique

La formule optique inclut 16 éléments en 11 groupes dont des lentilles en verre LD (faible dispersion) et des lentilles asphériques qui réduisent aberrations chromatiques et distorsions. La lentille frontale est traitée BBAR (brevet Tamron) afin de réduire l’effet de flare.

Ouverture maximale

L’ouverture maximale de f/3.5 à 18mm reste intéressante, par contre l’ouverture maximale de f/6.3 à 400mm l’est moins, d’autant plus sur un capteur DX. Elle impose un recours à des temps de pose plus longs et/ou des sensibilités plus élevées, attention donc au risque de flou de bougé et à la montée du bruit numérique.

Stabilisation

Tamron a anticipé ces phénomènes en dotant son objectif d’un système de stabilisation VC. Ce système est indispensable à de telles longues focales, les tests nous diront s’il suffit à éliminer les problèmes de flou et sur quelle plage.

Les récents objectifs Tamron (par exemple le 70-200mm f/2.8) se sont avérés très performants en la matière. Tamron ne précise toutefois pas si cette optique est équipée du même système que les optiques pros ou d’une version différente. Seule la compensation des tremblements est citée dans la présentation.

Mise au point autofocus

La mise au point autofocus fait appel à une motorisation Tamron HLD, ce système permet de faire varier la vitesse de mise au point en fonction des besoins. C’est d’autant plus important sur un megazoom qui va passer en un tour de bague de 18 à 400mm.

Diaphragme électromagnétique

Le Tamron 18-400mm est équipé d’un système de diaphragme électromagnétique en version Nikon comme Canon (diaphragme à 7 lames circulaires).Ce type de commande de diaphragme permet de proposer un meilleur contrôle de l’ouverture lors de séries rapides (par exemple en mode rafale).

Sur les reflex Nikon il suppose une compatibilité avec le boîtier. Elle est assurée sur les modèles suivants (au moment de l’annonce) : Nikon D3100, D3200, D3300, D3400, D5000, D5100, D5200, D5300, D5500, D5600, D7000, D7100, D7200, D7500, D300, D500.

Console TAP-in

La personnalisation et la mise au point fine (back-front focus) peuvent être ajustées à l’aide de la console Tamron TAP-in (en option).

Cette console fait le lien entre l’objectif et votre ordinateur pour assurer la mise à jour du firmware de l’optique comme le choix de certains comportements de l’optique en fonction de vos envies (réglage de la sensibilité autofocus, des modes de stabilisation, de la dureté de la bague de mise au point, etc.).

Protection

Ce Tamron 18-400mm va vous accompagner dans des environnements difficiles ? Sachez que l’objectif comporte des joints d’étanchéité aux endroits stratégiques – liaisons entre éléments constituant le fût de l’objectif.

Sans être une véritable tropicalisation, ce montage devrait permettre de faire des photos sous la pluie et dans les endroits poussiéreux sans prendre trop de risques.

Fiche technique du Tamron 18-400mm f/3,5-6,3 Di II VC HLD

  • longueur focale : 18-400 mm
  • ouvertures maximales : f/3,5 à 18mm – f/6.3 à 400mm
  • ouvertures minimales : f/22-40
  • angles de vue : 75°33′ à 18mm – 4° à 400mm
  • formule optique : 16 éléments en 11 groupes
  • mise au point minimale : 0.45 m
  • rapport de Grossissement : 1:2.9
  • diamètre de filtre : 72 mm
  • diamètre Maximum : 79 mm
  • longueur : 121.4 mm (version Nikon) – 123.9 mm (version Canon)
  • poids : 705 g (version Nikon) – 710 g (version Canon)
  • diaphragme : 7 lamelles circulaires
  • accessoires fournis : bouchons, pare-soleil

Le Tamron 18-400mm est annoncé au prix public de 819 euros.

Comparaison Tamron 18-400mm / 16-300mm

Source : Tamron

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