25 conseils pratiques pour la photo en studio : portraits, objets et éclairages
Faire des photos en studio est une pratique que beaucoup de photographes amateurs apprécient. Mais certains n’osent pas se lancer : comment installer et gérer un studio, comment gérer les éclairages, comment gérer le modèle, … autant de notions complexes qui rebutent les plus débutants.
J’ai regroupé ici une série de conseils qui peuvent vous aider à démarrer si vous ne l’avez pas encore fait comme à améliorer vos images si vous pratiquez déjà.
Ces conseils sont applicables très vite et pour la plupart ne nécessitent pas un investissement conséquent. Ils sont extraits de différents guides sur le studio et l’éclairage, des ouvrages dont vous trouverez les références ci-dessous et qui peuvent vous permettre d’aller plus loin dans votre pratique.
Certains de ces conseils s’appliquent dans différentes situations, en studio comme en extérieur, pour le portrait comme pour la photographie d’objets. Libre à vous de les utiliser pour développer votre pratique et votre créativité.
Conseils pour faire des photos en studio
[su_frame][/su_frame]Conseil n°1 : Lorsque vous faites des photos de portrait, demandez à votre modèle d’orienter sa tête à 45° par rapport à votre boîtier. Cela vous permettra d’obtenir des images plus captivantes et chargées d’énergie. Familiarisez-vous avec le langage corporel pour pousser les poses plus loin et sortir des poses classiques.
Conseil n°2 : Les coudes jouent un rôle primordial en photo de portrait. La position des coudes comme la direction dans laquelle ils sont pointés peuvent exercer une influence déterminante sur le ressenti du spectateur face à la photo.
Conseil n°3 : Demandez à votre modèle d’utiliser ses mains de façon naturelle s’il ne sait pas quoi en faire, ce qui est fréquent. Servez-vous des poches du pantalon, de la boucle de ceinture, des hanches, de la nuque, du cou … Demandez à votre modèle de faire semblant d’avoir mal aux cervicales, par exemple, ou de se gratter la tête.
Conseil n°4 : Evitez de couper une partie du corps ou de couper un membre aux articulations, comme s’il avait été amputé (par exemple les mains entièrement rentrées dans les poches). Cela peut se produire si vous avez choisi un angle inadapté ou que la pose de votre modèle ne convient pas.
Conseil n°5 : Jouez sur les associations de couleurs pour créer des images fortes et cohérentes, sans avoir besoin d’accessoires spécialisés. Ajoutez des éléments de la même couleur ou de la même nuance que ce que porte votre modèle pour faire des photos mieux composées et plus attirantes.
Conseil n°6 : Pour le fond choisissez une teinte qui est proche de celle de la peau, des habits et des accessoires.
Conseil n°7 : N’hésitez pas à vous rapprocher de votre modèle quand vous faites des photos de portrait. Les gros plans permettent de mettre en avant les traits et les imperfections qui font la particularité et l’intérêt du visage de chaque modèle.
[su_frame][/su_frame]Conseil n°8 : Si vous photographiez une personne susceptible de cligner des yeux ou de les fermer, demandez à votre modèle de fermer les yeux et de ne pas les ouvrir avant d’avoir compté jusqu’à trois. Déclenchez dès que les yeux du modèle sont à nouveau ouverts.
Conseil n°9 : Lorsque vous photographiez un modèle féminin, faites en sorte que la chevelure ne cache pas les yeux du modèle. En règle générale évitez qu’elle recouvre les pupilles du modèle, même partiellement.
Conseil n°10 : Composez l’image directement dans le viseur de votre appareil photo et gardez juste une petite marge au bord pour un recadrage ultérieur. Le cadrage doit se faire à la prise de vue et non au développement des fichiers.
Conseils pour gérer les éclairages au studio
Gestion des éclairages
Conseil n°11 : En studio, le temps de pose varie le plus souvent entre 1/125 et 1/250ème de sec. Pour éviter la montée du bruit numérique, sélectionnez la sensibilité ISO native de votre appareil photo, généralement 100 ou 200 ISO.
[su_frame][/su_frame]Conseil n°12 : Pour passer outre la vitesse de synchro flash et utiliser des temps de pose très courts, pensez à enclencher le mode synchro haute vitesse de votre flash. Vous pourrez alors figer des mouvements rapides.
Conseil n°13 : Si vous avez besoin de plus de puissance en flash indirect, réglez la puissance du flash ou approchez le sujet de la surface réfléchissante. L’inverse est vrai aussi, pour diminuer la puissance du flash en indirect, éloignez le sujet de la surface réfléchissante. Cela vous évite d’acheter différents flashs.
Conseil n°14 : Quand vous utilisez un flash de studio, vous pouvez contrôler les niveaux de netteté et de flou de vos photos en modifiant le temps de pose et l’intensité de la lumière continue. Plus longue sera la vitesse ou plus intense sera la lumière continue, plus vous obtiendrez le flou de mouvement.
Conseil n°15 : Pour réduire les ombres créées par un unique éclairage latéral, installez-le à 30° de l’axe optique juste au-dessus de la ligne des yeux. Placé plus loin sur le côté et très haut au-dessus de la tête il produirait des ombres plus grandes et plus longues sur le nez et la joue.
[su_frame][/su_frame]Conseil n°16 : Pour modifier la couleur de fond de votre scène, jouez avec un flash. Un flash supplémentaire éclairant le fond le fait apparaître blanc. Un carton masquant les côtés du flash rend le fond noir en n’éclairant que le sujet.
Conseil n°17 : Quand vous faites des photos au flash en studio, faite varier le temps de pose pour modifier la lumière d’ambiance, cela ne change pas l’éclairage du sujet.
Conseil n°18 : Une fois que vous avez choisi la position de votre éclairage principal et de votre sujet, marquez leur emplacement au sol à l’aide d’un adhésif. Si vous déplacez l’éclairage ou que le sujet bouge, vous retrouverez facilement les positions voulues.
Photographier des objets
Conseil n°19 : Quand vous photographiez des objets, utilisez un nombre impair d’objets pour renforcer votre composition. Un objet attire l’attention, trois objets composent un triangle, cinq objets peuvent représenter un cercle … La composition est alors plus dynamique.
Conseil n°20 : Déterminez la famille d’angles pour éviter les reflets sur vos portraits et photos d’objets. Cela consiste à déterminer la zone à l’intérieur de laquelle il ne faut pas placer vos éclairages sous peine d’en voir le reflet dans l’image. Ce calcul se fait en considérant la trajectoire des rayons lumineux entre le sujet et l’appareil photo.
[su_frame][/su_frame]Conseil n°21 : Pour photographier des récipients en verre d’épaisseur variable et éviter les effets disgracieux des différentes transparences, remplissez le récipient d’huile. L’huile a presque le même indice de réfraction de la lumière que le verre, elle va rendre la photo plus agréable à regarder.
Conseil n°22 : Pour photographier des objets métalliques brillants (comme des couverts) sans que les reflets ne soient visibles, choisissez le bon angle de prise de vue et calez chaque objet pour qu’il ne reflète pas la lumière.
Conseil n°23 : Pour créer un effet de reflet sous un objet (par exemple une chaise), vous pouvez superposer deux objets en post-traitement plutôt que d’utiliser un support en verre ou en plastique brillant coûteux et fragile.
Gérer la lumière en extérieur
Conseil n°24 : Quand vous faites des portraits en extérieur, dans la rue, faites en sorte de raconter une histoire au spectateur. Créez une atmosphère, incluez des éléments non-dits, qui invitent à s’interroger sur ce qui a précédé, et ce qui va suivre. Votre flash Cobra peut vous aider.
Conseil n°25 : Ne vous arrêtez pas de photographier lorsque la lumière baisse, faites des portrait de nuit. Augmentez la sensibilité ISO et jouez avec les lumières des voitures, les vitrines et l’éclairage public.
Pour aller plus loin …
La photo en studio et le portrait demandent beaucoup de travail en amont de la prise de vue :
choix du plan d’éclairage selon le résultat attendu,
choix des éclairages et accessoires,
direction du modèle,
choix des réglages du boîtier,
post-traitement des images.
[su_frame][/su_frame]La plupart de ces notions s’apprennent à force de pratiquer, sur le tas, mais connaître les enseignements de base et les possibilités qui s’offrent à vous est une bonne chose pour gagner du temps et éviter l’achat d’accessoires souvent inutiles.
Vous trouverez de nombreuses informations dans les ouvrages cités ici, et je vous invite à partager vos bonnes pratiques via les commentaires ci-dessous, cette liste ne demande qu’à être complétée.
100 boîtiers rétro: Le guide du collectionneur d’appareils photo
Vous avez adoré la période argentique et les boîtiers rétro ? Vous êtes fan de beaux appareils photo et peut-être même collectionneur ?
Les éditions Eyrolles vous proposent d’en savoir plus sur les cent modèles qui ont marqué leur époque avec ce « guide du collectionneur ». De quoi remplir vos étagères et vous faire plaisir !
100 boîtiers rétro, parce qu’il faut faire des choix
Plusieurs centaines d’appareils photo méritent de rejoindre votre collection et John Wade, l’auteur de ce guide raisonné, a fait des choix, à l’inverse de Todd Gustavson qui propose lui une revue des 500 appareils photo de légende.
Deux ouvrages conçus dans le même esprit toutefois, satisfaire la curiosité des amateurs de beaux appareils photo et faire revivre une part de la légende.
Rien que dans la gamme Nikon, une bonne dizaine de reflex mérite l’attention du collectionneur, sans compter les Nikon S télémétriques. C’est le Nikon F historique qui a été retenu car il a marqué son époque et initié la longue série de reflex argentiques Nikon à monture F.
Des reflex, mais pas que
Je vous parle d’un temps … Le reflex est loin d’être le seul type d’appareil photo à avoir participé à l’aventure argentique.
Vous trouverez dans ce guide la présentation des autres formats et types d’appareils photo argentiques suivants :
des télémétriques 35 mm dont les Leica M
des reflex mono-objectifs moyen-format comme les Pentax et Hasselblad
des Foldings à bobines ou à plans-films comme les Zeiss et Voigtlander
des appareils à cartouches Instamatic comme le Minolta 110
des appareils stéréoscopiques comme les View Master
des appareils grands-angles et panoramiques comme les Noblex et Horizon
des appareils miniatures comme le Minox B
des appareils instantanés comme la série des Polaroïd
et même des accessoires rétro comme les posemètre et flashs.
Chaque page ou double page présente le modèle concerné, plusieurs illustrations ainsi qu’une présentation (un peu succincte parfois) et une fiche technique.
Pour les collectionneurs mais pas que
Ce livre va vous plaire si le matériel photo argentique vous intéresse au-delà de la prise de vue car il faut bien reconnaître qu’utiliser certains de ces boîtiers de nos jours n’est pas toujours aussi aisé que ça l’a été.
Ce livre va aussi vous plaire si vous voulez en savoir plus sur la (belle) période argentique et le charme du matériel en bonne partie mécanique. Ah, le bruit du Nikon F au déclenchement…
Pensez aux autres : voici un joli cadeau potentiel à faire à un proche amateur d’appareils photo, ou simple passionné.
Mon avis sur 100 boîtiers rétro, le guide du collectionneur
[su_frame][/su_frame]Les éditions Eyrolles ont pris l’habitude de nous proposer des ouvrages photo fort bien réalisés. Les dernières parutions, dont ce guide du collectionneur, adoptent une couverture rigide qui rajoute à la qualité d’ensemble.
Plus que d’un simple guide, il s’agit d’un livre de photographie illustré de quelques images emblématiques (Steve McCurry, page 27 par exemple) qui rappellent, s’il le fallait, que le numérique n’est pas le passage obligé que l’on peut parfois y voir. L’histoire va vous rattraper dès les premières pages.
Pour avoir utilisé moi-même plusieurs des modèles présentés, et les posséder encore, j’avoue que j’ai terminé la lecture de ce livre non sans une petite dose de nostalgie. Le renouvellement incessant du matériel numérique n’a pas que du bon et John Wade fait bien de nous le rappeler.
Vous voulez vous faire plaisir et (re)découvrir les icônes de ces cinquante dernières années ? Les 28 euros à dépenser pour vous procurer cet ouvrage valent aussi bien que le dernier accessoire à la mode, et vous plongeront dans l’histoire de la photographie. La culture n’a pas de prix !
Sigma 60-600mm f/4.5-6.3 DG OS HSM : l’hyper télézoom pour Nikon F
Sigma annonce un nouveau zoom téléobjectif x10, le Sigma 60-600mm f/4.5-6.3 DG OS HSM.
Disponible en plusieurs montures dont la monture Nikon F, ce télézoom se veut un concurrent direct du zoom Sigma Sports 150-600mm dont il reprend la focale maximale tout en offrant une focale minimale plus courte.
Sigma 60-600mm f/4.5-6.3 DG OS HSM : faut-il aller jusque-là ?
Les zooms polyvalents 28-200mm ont inauguré la mode des megazooms il y a de nombreuses années déjà. Depuis, ce sont les 28-300mm, 18-400mm et autres 18-270mm qui ont pointé le bout de leur nez.
Ces zooms ont une focale minimale qui les classe dans la catégorie des zooms trans-standards. Ils « passent par » 50mm.
Fort de ce succès, les opticiens indépendants ont lancé les télézooms 150-600mm. Sigma et Tamron en ont respectivement deux et un dans leur gamme. Nikon n’a pas manqué de réagir en proposant le Nikon AF-S 200-500mm qui n’est rien d’autre qu’une des trois meilleurs ventes pour la marque.
Sigma vient bouleverser cette catégorie avec le nouveau Sigma 60-600mm annoncé en même temps que le plus conventionnel Sigma Art 28mm f/1.4.
Coutumier du fait, la marque Sigma propose régulièrement des objectifs à la plage focale inédite comme le Sigma 50-100mm. Cette fois c’est d’une plage focale x10 dont dispose ce Sigma 60-600mm, dont l’objectif est de satisfaire les amateurs et pros adeptes de photo animalière et sportive.
Reste que cet objectif va avoir fort à faire pour convaincre les plus réticents car son ouverture maximale de f/6.3, satisfaisante à 600mm, l’est un peu moins avec f/4.5 à 60mm.
Qualité d’image et formule optique, les longues focales sont exigeantes
Sigma le sait, pour produire des images de qualité avec une telle plage focale, tout en conservant un tarif raisonnable, il faut mettre les petits plats dans les grands mais ne pas tout lâcher non plus.
La formule optique du Sigma 60-600mm comporte 25 éléments répartis en 19 groupes, ça fait quelques lentilles à gérer pour assurer une qualité d’image satisfaisante.
Le Sigma 60-600 utilise trois lentilles en verre FLD, et une en verre SLD, ces lentilles permettant de réduire la dispersion tout en corrigeant l’aberration chromatique latérale fréquente avec les téléobjectifs.
Le Sigma 60-600mm est utilisable en proxi-photographie à la focale de 200mm, il présente alors un rapport de reproduction de 1:3,3. La distance minimale de mise au point est de 60cm à 60mm et de 2,6m à 600mm.
Le diamètre du filtre est de 105mm tandis que le diamètre de l’objectif est de 120.4mm pour 268.9mm de longueur et un poids de 2,7kg.
Si la focale 600mm ne vous suffit pas, sachez que le Sigma 60-600mm peut être utilisé avec les convertisseurs Sigma TC-1401 ou TC-2001. Il devient alors, respectivement, un zoom 84-840mm f/6.3-9 ou un zoom 120-1200mm f/9-13. Le bridge Nikon Coolpix P1000 n’a plus qu’à bien se tenir ! Notez toutefois qu’avec ces convertisseurs, la mise au point autofocus n’est plus assurée à partir de f/8 et 300mm sur de nombreux boîtiers dont les reflex Nikon.
Autofocus et stabilisation
Ce Sigma 60-600mm embarque un système de stabilisation indispensable pour compenser l’ouverture maximale limitée. Sigma revendique un gain de 4 stops qui ne sera pas de trop à 600mm.
L’autofocus aura lui aussi fort à faire pour assurer une mise au point rapide et précise, la motorisation Sigma HSM « ultra-rapide » est au programme. Ce stabilisateur sait suivre un sujet en mouvement avec stabilisation de l’image (mode 2), que ce déplacement soit horizontal, vertical ou en diagonale. Jolie performance qu’il conviendra d’évaluer.
Construction
Conçu pour être utilisé en extérieur, une utilisation classique des télézooms, le Sigma 60-600mm est construit à base de magnésium, de matériau composite carbone (CFRP) et de composite TSC aux propriétés élastiques supérieures à celles du polycarbonate.
le Sigma 60-600mm à 600mm
La bague de zoom se veut fluide, il est également possible de zoomer en tirant sur la partie avant de l’optique, un geste qui peut s’avérer bien peu pratique à priori et qu’il faudra donc évaluer également.
La lentille frontale adopte un revêtement déperlant tandis que le fût de l’objectif est conçu pour réduire les infiltrations de poussières et de l’humidité.
Ce Sigma 60-600mm est livré avec un collier de pied à butées cliquables à 90° compatible avec le système Arca Swiss avec vis d’arrêt, ainsi qu’un pare-soleil en CFRP.
Autres caractéristiques
La commande du diaphragme circulaire à 9 lames est électromagnétique avec les reflex Nikon. Ce Sigma 60-600mm est compatible avec le dock Sigma et peut bénéficier du service de changement de monture pour rester utilisable avec un boîtier d’une autre marque (en option, assuré par le SAV Sigma).
Sigma 150-600 vs. Sigma 60-600mm, lequel choisir ?
Le Sigma 60-600mm f/4.5-6.3 DG OS HSM se veut le plus polyvalent des trois télézooms Sigma. Sa classification dans la gamme Sigma Sports est gage de qualité d’image, c’est la plus intéressante des deux gammes Sports/Contemporary si vous cherchez le meilleur objectif.
Le Sigma 150-600mm Sports possède les mêmes caractéristiques avec une plage focale plus limitée. Il peut vous forcer à emporter avec vous un zoom 70-200mm tandis que le 60-600mm saura compenser.
Le Sigma 150-600mm Contemporary s’avère lui être un modèle plus abordable et plus léger si vous ne pouvez investir dans la gamme Sports.
Le tarif du Sigma 60-600mm n’est pas communiqué par la marque encore.
Sigma Art 28mm f/1.4 DG HSM : le reportage à pleine ouverture
Sigma annonce le nouveau Sigma Art 28mm f/1.4 DG HSM, un objectif grand-angle à focale fixe qui reprend les caractéristiques de la série Sigma Art pour satisfaire les besoins des adeptes du reportage.
Sigma Art 28mm f/1.4 DG HSM
Ce nouveau Art 28mm f/1.4 Sigma, décliné en plusieurs montures dont la monture Nikon F pour reflex, adopte la même finition et les mêmes caractéristiques que ses frères de gamme Sigma Art comme le Sigma Art 105mm ou le Sigma Art 14mm.
La série Art regroupe les objectifs experts-pros de l’opticien indépendant, ces optiques bénéficient de tout le savoir-faire de la marque en matière de formule optique, de construction, de précision et de qualité d’image.
Formule optique favorisant la performance
Le Sigma Art 28mm f/1.4 DG HSM utilise deux lentilles en verre FLD (faible dispersion) et trois lentilles en verre SLD (une autre finition à faible dispersion chez Sigma).
Ces sigles ne vous disent peut-être rien et c’est bien normal. Ce qu’il faut retenir c’est que Sigma utilise des lentilles parmi les plus performantes actuellement pour équiper cette optique.
L’aberration chromatique (les franges de couleurs qui peuvent apparaître sur vos images) est réduite grâce à l’utilisation d’une lentille asphérique moulée, une lentille qui équipe les objectifs grand-angle les plus performants.
Sigma annonce « une correction totale de la coma sagittale et une distorsion réduite à son minimum« .
Autofocus HSM
Sigma fait appel à la motorisation HSM pour son nouveau 28mm f/1.4 Art. Cette motorisation autofocus permet à l’objectif de faire très vite le point, une caractéristique importante en reportage pour toutes photos prises sur le vif.
Cet autofocus permet la retouche du point en mode manuel, dans ce mode MO la mise au point passe en mode manuel dès que vous touchez à la bague de mise au point. Vous pouvez personnaliser la sensibilité de cette bascule de mode à l’aide du dock Sigma (en option).
Protection tous temps et construction
La lentille frontale du Sigma 28 mm f/1.4 Art bénéficie d’un revêtement déperlant qui facilite l’évacuation des gouttes d’eau et de la poussière. Vous pourrez utiliser cet objectif quelles que soient les conditions atmosphériques.
La commande du diaphragme circulaire à 9 lames est électromagnétique avec la monture Nikon, ce mécanisme assure une plus grande précision en matière d’exposition et de répétabilité en mode rafale.
Le pare-soleil, indispensable avec un grand-angle, dispose d’un mécanisme de verrouillage vous évitant de le voir se détacher trop facilement.
Gage de fiabilité également, la baïonnette est fabriquée en laiton chromé.
Ce Sigma 28mm f/1.4 Art est compatible avec le convertisseur de monture Sigma MC-11.
Il est de même éligible au service de changement de monture Sigma MCS, ce qui vous permet de le reconfigurer en monture Canon ou Sony, par exemple, si vous changez de boîtier (prestation assurée par le SAV Sigma).
Le diamètre du filtre est de 77mm tandis que l’objectif mesure 82.8mm de diamètre pour une longueur totale de 107.7mm.
Le tarif du Sigma art 28mm f/1.4 n’est pas communiqué par la marque à ce jour.
Test Nikon Z7 : une semaine sur le terrain avec l’hybride 45Mp Nikon
Ce test Nikon Z7 vous présente les performances du premier hybride Nikon (avec son frère de gamme Nikon Z6) après une semaine d’utilisation dans différentes situations de prise de vue.
Disposant d’un capteur plein format 24×36, de la nouvelle monture Nikon Z et d’un généreux viseur électronique, cet hybride est prometteur mais que vaut-il sur le terrain, équipé des optiques Nikon Z comme des optiques Nikon AF-S ? Je vous propose un premier avis après une semaine d’utilisation quotidienne et avant les tests à venir de l’ensemble de la gamme Nikon Z.
Préambule : le Nikon Z7 propose de nombreuses fonctions avancées en photo comme en vidéo. Il m’est impossible d’en faire le tour en une semaine, aussi vous trouverez ici les principaux résultats du test « photo », des compléments d’informations seront publiés ultérieurement sur la partie vidéo.
Firmware : ce test a été réalisé avec la première version du firmware Nikon Z7, la version 2.0 disponible depuis mai 2019 améliore grandement la détection en basse lumière pour l’autofocus et apporte la fonction Eye-AF (en savoir plus).
Test Nikon Z7 : présentation
Le Nikon Z7 inaugure la gamme de boîtiers plein format sans miroir Nikon, enterrant de fait la précédente gamme hybride Nikon One. Bien que n’entrant pas en concurrence directe avec les reflex D750 et D850, les Nikon Z6 et Z7 intéressent de nombreux nikonistes qui voient en eux les possibles remplaçants de leur reflex plus encombrant et plus lourd (voir la présentation des Nikon hybrides).
La bague d’adaptation Nikon FTZ permet d’utiliser les optiques pour reflex, la transition n’en est que plus simple. Près de 300 optiques Nikon sont compatibles, sans compter les objectifs des opticiens indépendants comme Tamron ou Sigma.
Les Nikon hybrides n’ont pas comme seuls arguments leur poids et leur compacité, cela peut même être secondaire selon vos besoins. Le Nikon Z7, seul modèle disponible au moment de ce test, a pour lui :
un capteur CMOS BSI (rétroéclairé) de 45,7 Mp sans filtre passe-bas
un nouveau processeur Expeed 6
un autofocus à 493 collimateurs couvrant 90% du champ
un viseur électronique 100%
un mode rafale à 9 im/sec
un écran inclinable et tactile
la vidéo 4K
un mode time-lapse 8K
… pour ne citer que ces points là.
Pour ce test Nikon Z7 j’ai évalué les points suivants :
le gabarit du boîtier et sa construction,
l’ergonomie du boîtier,
la qualité de la visée électronique et son rendu image réelle,
la réactivité et la précision de l’autofocus,
la montée en sensibilité du capteur,
la qualité des images délivrées avec les optiques Z,
la qualité des images délivrées avec les optiques AF-S,
l’autonomie.
Je ne reviendrai pas ici sur les avantages et inconvénients de l’hybride face au reflex, j’en parle dans ce sujet dédié (et dans la vidéo qui l’accompagne).
Présentation du Nikon Z7 en vidéo
Vous n’avez pas encore pris en main le Nikon Z7 ? Voici la présentation du boîtier, de la bague FTZ et du couplage avec les optiques F.
Test Nikon Z7 : présentation
J’ai passé une semaine avec le Nikon Z7 et l’ai utilisé lors de plusieurs séances de prise de vue, en intérieur comme en extérieur, sur des sujets statiques comme en mouvement.
Pour avoir déjà testé de nombreux reflex et quelques hybrides, je me suis attaché à vous donner mon ressenti à l’utilisation ainsi que les différences que j’ai pu noter par rapport aux Nikon D750 et D850.
Test Nikon Z7 : Gabarit et construction
Si vous vous contentez de regarder les illustrations, vous pouvez penser que le Nikon Z7 n’est guère moins encombrant qu’un reflex plein format. Et guère moins lourd par voie de conséquence. Prenez-le en main, vous allez voir que c’est trompeur.
Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S à gauche – Nikon D750 + AF-S 24-70mm f/2.8 à droite
Gabarit
Pour un hybride plein format, le Nikon Z7 est plus compact qu’un D850 ou un D750 plus trapus. Il tient dans la main, et sa poignée plus creuse que celle des reflex permet de le tenir du bout des doigts comme je le montre dans la vidéo.
Cette poignée conviendra à la plupart des utilisateurs, je peux tenir le boîtier avec mon pouce aussi ceux d’entre vous qui ont de grosses mains devraient arriver à loger leurs doigts.
Le Nikon Z7, comme le Nikon Z6, vous semble trop imposant pour un hybride ? N’oubliez pas qu’il utilise un capteur plein format et que la taille de ce capteur impose une taille de boîtier plus importante que celle que vous pouvez trouver sur les hybrides APS-C.
Cette compacité permet de poser le boîtier partout : sur le bord d’une fenêtre comme sur le bord d’un mur, sans prendre le risque qu’il ne bascule. Si vous aimez les cadrages insolites, vous allez être servis. La longueur réduite du zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S, zoom de prédilection pour ces Nikon hybrides, évite la bascule de l’ensemble vers l’avant, l’équilibre est parfait.
Construction
Le Nikon Z7 est de la même trempe que les reflex experts-pros de la marque. Le châssis en alliage de magnésium (la constitution exacte n’est pas précisée par la marque) donne le sentiment d’avoir un boîtier solide en main, sans qu’il ne soit trop lourd.
Test Nikon Z7 : la connectique audio/vidéo, USB, HDMI et prise télécommande
L’articulation de l’écran est celle des reflex, les trappes sont fermées par des bouchons étanches aux intempéries, le Nikon Z7 peut fonctionner sous la pluie et dans les environnements poussiéreux.
Test Nikon Z7 : l’écran inclinable et l’emplacement pour la carte XQD
Tant qu’à parler poussière, parlons du nettoyage du capteur. J’ai changé d’objectifs plusieurs fois par jour lors de ce test, dans des conditions souvent inhabituelles. Le capteur, proche de la monture sur les Nikon Z n’en a pas souffert.
Le nettoyage de capteur intégré au boîtier est plus long que sur un reflex (18,34 secondes contre 5,12 sur le D750), Nikon ne précisant pas pourquoi. Je n’ai remarqué aucune poussière sur les images, et si c’était le cas, sachez que ce capteur est plus simple à nettoyer que celui d’un reflex caché derrière le miroir.
Test Nikon Z7 : le capteur du Z7 est plus proche et exposé tandis que celui du reflex est caché derrière le miroir et plus complexe à nettoyer
L’unique emplacement pour carte mémoire XQD est justifié par Nikon pour gagner en compacité et en performances. Délaisser le double slot XQD+SD me semble une bonne idée, la multiplication des cartes n’est pas pratique à gérer.
Les cartes SD arrivent aux limites de performances en écriture, les XQD font déjà mieux et le standard CFExpress qui arrive (voir ici) sera supporté par les Nikon Z.
Sauf que … une seule carte c’est l’obligation de choisir une capacité supérieure et de mettre tous ses œufs dans le même panier, ce que n’apprécient pas forcément tous les photographes. Les pros avec lesquels j’ai pu en parler ne s’en inquiètent pas, les amateurs semblent plus sensibles. L’avenir nous dira si Nikon va tenir compte de ces observations pour la suite de la série.
Test Nikon Z7 : ergonomie et commandes
Les nikonistes ne seront pas perdus : l’ergonomie du Nikon Z7 est très proche de celle d’un reflex de la marque. Les touches de commandes sont les mêmes et placées presque toutes au même endroit. Les commandes du capot supérieur – déclencheur photo, déclencheur vidéo, touche ISO et correcteur d’exposition- sont les mêmes.
Le déclencheur vidéo pourrait être interverti avec le correcteur d’exposition, il tombe naturellement sous l’index tandis qu’il faut écarter le doigt comme sur les reflex pour activer la correction d’exposition.
Si vous n’utilisez pas le mode vidéo, n’hésitez pas à attribuer au déclencheur vidéo une autre fonction, par exemple le choix du mode AF puisque la commande en face avant des reflex n’existe pas sur cet hybride. Il faut en passer par les menus ou une touche de fonction. J’ai toujours trouvé ce commutateur physique peu pratique, je lui préfère de loin une touche de fonction avec molette, c’est toutefois une touche personnalisable en moins à disposition que vous devrez attribuer à l’AF.
Test Nikon Z7 : les commandes supérieures, la molette principale et l’écran de rappel des infos de prise de vue
La touche de contrôle du mode de mesure de lumière (matricielle, pondérée, spot) manque aussi à l’appel. Il faut avoir recours au menu rapide ou à une touche de fonction pour changer ce réglage, la compacité a un prix.
J’ai apprécié le joystick arrière de sélection de la zone de détection AF. Il tombe pile sous le pouce. Du fait de la couverture du champ bien plus grande que sur un reflex, ce déplacement peut s’avérer lent si vous utilisez une petite zone de détection. Nikon pourrait implémenter un accélérateur du type de celui que l’on trouve sur les claviers de smartphones.
J’aurais apprécié également de pouvoir recaler au centre du viseur la zone de détection par appui sur le bouton central de ce joystick. Il faut passer par le pad arrière, situé plus bas, ce n’est pas très ergonomique car cela oblige à décaler le pouce. Une mise à jour du firmware devrait pouvoir corriger ce point.
Test Nikon Z7 : l’écran arrière avec le menu personnalisé et les commandes à droite dont le joystick AF
Le menu rapide, comme sur les reflex, bénéficie de la fonction tactile. Il est aisé de changer une valeur du bout du doigt. Ce menu est personnalisable, vous pouvez lui attribuer les fonctions de votre choix. Notez qu’en double tapant (on ne clique pas sur un écran tactile !), vous validez votre choix sans devoir passer par la touche Ok, c’est encore plus rapide.
Je suis moins fan de la position de la touche de visualisation des photos. Idéalement placée sur un reflex, l’œil quittant le viseur pour voir les photos, elle est du mauvais côté pour moi sur l’hybride. En effet le viseur électronique permet de voir la photo faite sans que l’œil n’est à quitter le viseur,. Appuyer sur cette touche à gauche nécessite de bouger la main gauche qui soutient l’objectif, un mouvement peu pratique. Positionnée à droite, cette touche tomberait naturellement sous le pouce.
Les deux touches de fonction Fn1 et Fn2 situées en face avant sont plus ergonomiques que sur les reflex. De forme rectangulaire, je les trouve plus accessibles. J’émets une réserve pour la touche Fn2 : pensant à un problème de firmware face à une molette inactive, j’ai vite réalisé que mon petit doigt appuyait sur cette touche par inadvertance, bloquant le réglage associé à la molette. Mieux vaut garder les doigts de la main gauche serrés pour éviter cet effet de bord.
Test Nikon Z7 : les touches de fonctions sur la face avant et la molette frontale
La molette supérieure gauche n’appelle aucune remarque, elle est efficace et son système de verrouillage central évite qu’elle ne tourne lorsque vous rangez le boîtier dans le sac, c’est bien vu et un autre des héritages Nikon.
Le petit écran supérieur du Nikon Z7 est le bienvenu pour afficher un rappel des informations de prise de vue (temps de pose, ouverture, ISO) de même que le niveau de batterie, le mode de déclenchement sélectionné et le nombre de vues restantes.
Cet écran évite de devoir porter l’œil au viseur ou d’allumer l’écran arrière, c’est autant de gagné en autonomie. Sa taille réduite lui permet de ne pas occuper trop de place sur ce boîtier compact. Il s’avère plus lisible dans l’obscurité que celui des reflex et ne nécessite pas d’allumer l’éclairage de bord.
Test Nikon Z7 : Viseur électronique
Ah, le viseur électronique ! Il a déjà fait couler beaucoup d’encre (et de salive) tant la visée optique est ancrée dans les esprits. Sans chercher à convaincre personne, je ne peux dire qu’une chose : essayez.
Le viseur du Nikon Z7 est généreux, bien plus que sur un hybride APS-C par exemple, avec un niveau de détail à la hauteur des meilleurs viseurs EVF du moment (EVF : Electronic View Finder).
Voici un aperçu approximatif en vidéo de ce que vous pouvez voir dans le viseur. Notez la possibilité de viser en noir et blanc (rappel : le viseur affiche une image réelle) comme d’utiliser la loupe électronique pour affiner la mise au point en manuel.
La luminosité et le rendu colorimétrique de ce viseur sont ajustables via les menus. Je n’ai pas eu à toucher à la luminosité, le réglage automatique me convient donnant une visée proche de ce que je voyais avec mes yeux. Gardez en tête que le viseur affiche une image réelle, tenant compte du Picture Control choisi et des réglages comme la correction d’exposition.
Avoir l’affichage direct du rendu colorimétrique et de l’exposition est un avantage des hybrides, cette fonction pouvant toutefois être désactivée si vous préférez disposer d’une visée plus proche de l’optique.
Contrairement à la visée optique immédiate par définition, ce viseur s’initialise au démarrage du boîtier. Il reste néanmoins rapide avec moins d’une seconde pour être opérationnel. L’ajustement de la luminosité peut nécessiter quelques dixièmes de seconde supplémentaires selon la scène cadrée. Pour accélérer cette mise en route j’ai laissé le boîtier allumé pendant mes séances, l’autonomie n’en souffre pas trop (voir plus bas).
En soirée, quand la lumière manque, ce viseur permet de « voir clair » sans montrer de scintillements désagréables à l’œil. Bien que porteur de lunettes, je n’ai pas éprouvé de fatigue oculaire particulière après plusieurs heures d’utilisation. Le correcteur dioptrique m’a permis d’adapter la netteté du viseur à ma vue tout comme sur mon reflex, le dégagement oculaire important s’avère un atout si vous avez des lunettes aussi.
Autre particularité du viseur EVF, c’est le temps de réaction lorsque vous bougez rapidement le boîtier, pour un filé par exemple. L’électronique doit suivre pour afficher une image le plus « temps réel » possible. Le viseur du Nikon Z7 s’en sort bien, au niveau des meilleurs là-aussi. J’ai pu comparer avec un viseur optique (Nikon D750), un viseur hybride (Fujifilm X-Pro2) et ce viseur Nikon Z7. Pas de différence visible : un balayage horizontal rapide génère le retard habituel des viseurs électroniques, avec très peu de décalage toutefois par rapport à la visée optique Nikon. Ce n’est en aucun cas gênant pour suivre le sujet.
Test Nikon Z7 : Autofocus et suivi de la mise au point
L’autofocus du Nikon Z7 fait parler de lui car il diffère de celui d’un reflex Nikon. Les modules autofocus des premiers hybrides s’avéraient lents et parfois imprécis. Les modules récents, toutes marques confondues, sont bien plus réactifs et celui du Nikon Z7 l’est particulièrement grâce à l’utilisation conjointe de la détection de phase et de la détection de contraste (comme sur un reflex, via les collimateurs centraux).
Réactivité
J’attends d’un autofocus qu’il trouve le point très vite et le garde. Lors de ce test Nikon Z7, j’ai soumis l’autofocus à différentes situations, du sujet parfaitement immobile en pleine lumière à la plante qui oscille avec le courant d’air en soirée. Ce module AF est au niveau de celui des reflex. La mise au point est immédiate dès l’appui sur le déclencheur. En passant d’un sujet proche à un sujet lointain, la correction se fait très vite, avec les optiques Nikon Z comme avec les optiques AF-S équipées de la bague FTZ.
La précision de l’autofocus peut varier en fonction de la taille de la zone de détection sélectionnée. La plus petite taille peut créer quelques imprécisions selon le contraste de la scène et la nature du sujet. Mieux vaut l’agrandir dans ce cas.
De même j’ai trouvé que l’autofocus hésitait plus fréquemment en basse lumière, le niveau de détection calé à -1IL sur le Nikon Z7 mériterait de passer à -2Il comme sur le Nikon Z6 (le test du Nikon Z6 à venir permettra de vérifier ce point).
Mise à jour : Le firmware 2.0 apparu en mai 2019 améliore toutefois beaucoup la détection en basse lumière.
5 tailles de zone de détection différentes sont disponibles, de la plus grande couvrant la presque totalité du champ à la plus petite à peine visible dans le viseur parfois.
Suivi AF
C’est sur le suivi AF que l’on attend les Nikon Z, Nikon nous ayant trop bien habitués avec les reflex. C’est d’autant plus critique que le Nikon Z7 ne dispose pas du suivi 3D, bien qu’il dispose de la détection de visage et du suivi du sujet classique.
Mise à jour : le firmware 2.0 sorti en mai 2019 et donc non disponible au moment de ce test apporte la détection de l’œil Eye-AF qui facilite encore un peu plus le suivi de la mise au point pour les portraits.
Le nombre d’opérations à traiter pour assurer la mise au point sur 493 collimateurs impose des contraintes de calcul fortes au processeur Expeed 6. Le Nikon Z6 avec 273 collimateurs « seulement » et un seuil de détection de -2 Il (-1 Il sur le Z7) pourrait s’en sortir un peu mieux, cela reste à tester.
Le comportement de ce module AF surprend lors des premières utilisations, lorsque vous suivez un sujet en mouvement vous pouvez penser qu’il perd le point entre deux photos. J’ai tenu à vérifier cela sur plusieurs séries de photos dont un manège pour enfants tournant à deux mètres de moi.
J’avais parfois l’impression que le Nikon Z7 perdait la mise au point et pourtant toutes les photos sont nettes. Attention donc à ne pas porter un jugement trop rapide sur les performances, analysez vos images.
Test Nikon Z7 : l’autofocus sur sujet en déplacement rapide
la mise au point est calée sur l’objectif de l’appareil photo de Donald
24-70mm f/4 @ 70mm – 1/320ème – f/5.6 – 400 ISO cliquez sur la photo pour la voir dans sa taille native
Le suivi de visage détecte et accroche très vite tout comme le mode AF-C avec zone de détection automatique. Dans ce mode, vous calez le collimateur central de la zone à 9 collimateurs sur le sujet qu’il faut suivre avec le joystick s’il se déplace hors de la zone (c’est la limite de ce mode). L’autofocus utilise un des collimateurs adjacents si le sujet échappe au collimateur central.
Par expérience, je n’ai pas obtenu la même souplesse qu’avec le suivi 3D d’un reflex Nikon qui évite de déplacer le groupe de collimateurs manuellement. Plutôt que de deviser trop longtemps sur ces différents modes, j’ai préféré analyser les photos faites pour voir si la netteté était au rendez-vous (c’est quand même le but). J’ai le même taux de réussite qu’avec mon reflex (reportage lors d’un défilé de mode). Le même aussi sur tous les sujets en mouvement lent.
Je n’ai pu évaluer la précision de cet autofocus sur un spectacle de danse en très basse lumière (ma spécialité mais la saison n’a pas commencé), c’est l’exercice qu’il me reste à faire pour valider la pertinence de ce module.
Test Nikon Z7 : sensibilité et dynamique, stabilisation
Montée en sensibilité
Le capteur du Nikon Z7 fait-il aussi bien en sensibilité que celui du Nikon D850 ? La question est sur toutes les lèvres avant que la même ne soit posée pour le Nikon Z6 quand il va arriver face au Nikon D750.
La série de photos ci-dessous est faite avec le Nikon Z7 et le Nikon Z 35 mm f/1.8 S. J’ai changé le temps de pose pour avoir la sensibilité correspondante. L’ouverture f/8 est fixe, la balance des blancs est en automatique.
64 ISO à 3.200 ISO
Les images tests montrent une belle réaction du capteur entre 64 et 3.200 ISO, fort heureusement d’ailleurs puisqu’il s’agit de valeurs désormais courantes. Passez la souris de votre ordinateur sur l’image ci-dessous pour faire défiler le diaporama.
La montée du bruit numérique reste très discrète entre 1.600 et 3.200 ISO. Les résultats sont les mêmes que ce que j’ai pu observer avec le D850. Le lissage du fichier JPG est pratiquement inexistant, il faut passer en affichage 1:1 pour l’apercevoir.
6.400 ISO
A 6.400 ISO, valeur limite entre le bon et l’acceptable sur de nombreux boîtiers, le bruit commence à apparaître en affichage 100%. C’est le lissage du JPG qui s’avère le plus visible, sur les détails fins en particulier. Les images en JPG natifs restent utilisables tandis que le post-traitement des fichiers RAW permettra d’optimiser les résultats.
12.800 ISO
A 12.800 ISO le bruit se voit très nettement sur un JPG affiché dans des dimensions classiques (par exemple 1024 pixels à l’écran). L’aspect granuleux n’est pas désagréable mais le lissage appliqué par le boîtier sur le fichier JPG est très visible. Bien exposées, les images sont utilisables après post-traitement logiciel (Lightroom Classic CC, DxO PhotoLab, Capture One Pro …).
25.600 ISO
25.600 est la limite à ne pas dépasser pour produire des photos encore exploitables mais présentant un niveau de bruit très visible. Le lissage du JPG est important rendant les images peu agréables à l’œil. Le recours au post-traitement est impératif pour récupérer une image de meilleure qualité.
Ce test du Nikon Z7 montre un niveau de performance équivalent à ces sensibilités face au Nikon D850, ce qui est déjà très bien.
51.200 ISO
Cette sensibilité est atteinte en poussant le réglage d’ISO à +1 au-delà de la valeur seuil de 25.600 ISO. Le niveau de bruit est important, une coloration peu agréable apparaît dans les aplats de couleurs et le lissage du JPG dégrade fortement la finesse des détails.
L’image JPG est peu exploitable hors usages web limités. Le post-traitement permettra de faire un peu mieux mais c’est une valeur sur laquelle il ne faut pas compter pour sortir des images propres.
102.400 ISO
A 102.400 ISO nous flirtons avec les extrêmes. Le bruit est excessivement visible, le lissage du JPG le rend inexploitable au-delà des petits formats web. Les logiciels de post-traitement actuels auront fort à faire pour améliorer ces images. Nous sommes aux limites du capteur et, probablement, de cette technologie de capteur.
Note : j’ai fait plusieurs tests en modifiant la définition des fichiers RAW comme JPG de 45 Mp à 25,6 et 11,4 Mp afin de vérifier s’il y avait un impact sur la montée en sensibilité. Je n’ai constaté aucune différence visible à l’œil. Il me reste à tester le Nikon Z6 et ses 24 Mp pour vérifier s’il permet de gagner une valeur ISO face au Z7 comme sa fiche technique l’indique.
Dynamique du capteur
La dynamique d’un capteur est au moins aussi importante que sa capacité à monter en ISO. Pouvoir encaisser des basses et hautes lumières tout en gardant du détail dans les deux zones est primordiale. Dans le cas de scènes à très fort contraste, en pleine journée comme en spectacle avec des éclairages ponctuels, une grande dynamique permet de produire des images détaillées dans les ombres et les zones claires.
Il est difficile de faire ce test sans un équipement de mesure adapté, aussi je me contenterai de vous donner mon ressenti.
Lors de ce test Nikon Z7 j’ai fait plusieurs séries de photos en pleine lumière, en contre-jour, afin de voir ce que je pouvais tirer d’un JPG natif et ce que je pouvais récupérer dans Lightroom à partir du RAW.
En JPG le résultat est très satisfaisant et sensiblement le même que ce que j’ai pu obtenir avec le D850. Les hautes lumières, par exemple dans les ciels, conservent du détail sans que les zones d’ombres ne soient bouchées. Le Nikon Z7 expose bien, conservant aux ciels très lumineux leurs couleurs. L’apparente surexposition des zones les plus claires est gérable en post-traitement RAW et permet de récupérer des détails. Un réglage fin du boîtier en JPG permettra d’optimiser encore le résultat.
Stabilisation
Le Nikon Z7 met en œuvre un système de stabilisation intégré au boîtier (IBIS – In Body Image Stabilization) à la différence des reflex de la marque ayant toujours privilégié la stabilisation Nikon VR dans les optiques. Sur le Nikon Z7 (et le Z6) la stabilisation joue sur 5 axes avec les optiques Z, 3 axes avec les optiques AF-S stabilisées qui apportent leur propre stabilisation complémentaire et 3 axes uniquement pour les optiques non stabilisées.
En pratique l’avantage est à l’hybride qui permet de stabiliser toutes les optiques compatibles, même les plus anciennes, et de favoriser les optiques AF-S stabilisées lorsque vous utilisez la bague FTZ.
Avec le zoom 24-70 mm f/4 à 70 mm j’ai pu descendre au 1/20 sec. sans constater aucun flou de bougé. Quelques photos faites avec des temps de pose plus longs restent exploitables, ce qui est une belle performance pour un capteur de 45 Mp très exigeant envers les micro-mouvements.
Avec le 50 mm f/1.8 AF-S non stabilisé, le score est très honorable aussi puisque j’ai pu faire une série de photos parfaitement exploitable avec des temps de pose de l’ordre de 1/6 ème de sec.
J’ai utilisé le zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S et le Nikon Z 35 mm f/1.8 S pour ce test Nikon Z7, le 50 mm n’étant pas encore disponible.
Zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S
Ce zoom à ouverture f/4 propose la plage de focale traditionnelle du zoom de reportage, et en attendant l’arrivée du zoom équivalent à ouverture f/2.8 l’an prochain, ce f/4 s’avère idéal. Compact et léger, il participe à la bonne prise en main de l’ensemble objectif-boîtier hybride.
Court dans sa position de transport, verrouillable, il s’allonge progressivement de 24 à 70 mm sans devenir pour autant aussi encombrant qu’un megazoom reflex type 28-200 ou même 18-105. Proposé à un tarif très compétitif de 600 euros en kit avec le boîtier, c’est un excellent compromis si vous ne voulez pas dépenser plus tout en bénéficiant de performances largement supérieures à celles des zooms reflex de milieu de gamme.
La bague personnalisable peut se voir affecter plusieurs des fonctions du boîtier, comme le contrôle de l’ouverture à la manière des bagues de diaphragme de certains objectifs. Notez que la valeur d’ouverture est alors réinitialisée lors de l’extinction du boîtier.
Les résultats à toutes les ouvertures sont étonnants pour un zoom f/4 de ce prix. Seule l’ouverture maximale f/4 s’avère un peu plus molle, les images restant parfaitement exploitables. Dès f/5 le piqué s’avère excellent jusqu’à l’ouverture minimale f/22.
Le zoom Nikon Z 24-70 mm S est l’objectif de choix pour ce Nikon Z7 (comme pour le Nikon Z6), son tarif en kit en fait un incontournable.
Nikon Z 35 mm f/1.8 S
La focale 35 mm est idéale en reportage, en photo de rue, autant de situations pour lesquelles l’hybride s’avère plus discret que le reflex.
La qualité des images produites, l’absence de distorsion visible en périphérie des images (un des bénéfices de la monture Z), la prise en main avec une bague très large … font de ce 35 mm f/1.8 un des meilleurs 35 mm qu’il m’ait été donné de tester.
Certes il coûte plus cher qu’un Nikon AF-S 35 mm f/1.8, il est plus long mais quelle différence ! Les opticiens Nikon sont partie d’une feuille blanche pour créer les optiques Z et bien leur en a pris, ce 35 mm est une vraie réussite.
avec les optiques Nikon AF-S
Les optiques Nikon AF-S (et AF-P) sont compatibles avec le Nikon Z via la bague d’adaptation FTZ (F to Z). Cette bague permet de monter l’objectif et de conserver l’autofocus, ce qui n’est pas le cas des anciennes optiques AF et AF-D qui n’ont pas de motorisation intégrée.
La bague FTZ est un adaptateur mécanique et électronique, elle ne comporte aucune lentille. Le couplage est immédiat avec les optiques pour Nikon F. Focale, ouverture et distance de mise au point sont bien évidemment reconnues et pilotées par le boîtier.
A l’usage, la seule différence entre les Nikon Z et les Nikon AF-S c’est l’initialisation nécessaire au démarrage du boîtier. Immédiate sur les Nikon Z, elle demande quelques dixièmes de seconde sur les F en raison, probablement, des différences de fonctionnement de l’autofocus.
Une fois couplées, les optiques AF-S fonctionnent comme sur les reflex, la réactivité est la même, le résultat en terme de qualité d’image est identique, les contrôles d’ouverture et de mise au point via le boîtier en tous points identiques également.
Test Nikon Z7 : la bague FTZ avec le zoom Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8
La seule différence visible reste la bague FTZ qui ajoute 28 mm à la longueur totale de l’optique F. C’est très visible sur un 35 mm AF-S, très peu sur un 70-200 mm f/2.8, pas du tout sur un 200-500 mm.
Cette bague dispose d’un pas de vis standard qui permet de fixer un trépied ou monopode, l’équilibre de l’ensemble boîtier-objectif est alors optimisé (et la semelle du boîtier protégée si l’objectif est lourd).
Test Nikon Z7 : Autonomie
Fort décriée lors de l’annonce des Nikon Z, l’autonomie du Nikon Z7 est loin d’être celle donnée par les tests CIPA et que Nikon se doit de reprendre dans ses fiches techniques.
Les tests CIPA donnent une autonomie de 330 vues pour le Nikon Z7. Cette valeur théorique est calculée à partir du protocole de test des appareils reflex dont le mode de consommation électrique diffère de celui des hybrides. Un reflex consomme plus au démarrage qu’en fonctionnement normal. Un hybride consomme en continu puisque son viseur est électronique. Le processeur est plus sollicité pour effectuer les opérations nécessaires au fonctionnement de l’autofocus (420 millions d’opérations par secondes, source Nikon).
Au final, l’autonomie réelle d’un Nikon Z7 est bien supérieure à la valeur théorique. Après avoir passé une journée à faire des photos, avec le viseur EVF, contrôle sur l’écran arrière, défilement des menus, utilisation de l’écran tactile et autres manipulations relatives au test, j’ai pu faire 505 photos avec 72% de batterie, soit près de 700 photos pour une pleine charge. Lors d’une autre longue session j’ai dépassé le cap des 300 photos avec 33% de batterie utilisés. La limite réelle est donc plus proche des 800 à 900 photos selon l’utilisation que vous ferez du boîtier.
La présence de l’écran de rappel supérieur limite l’utilisation de l’écran arrière, l’extinction automatique du viseur EVF dès que vous reculez votre œil participe également. Je n’ai par contre noté aucune élévation de température du boîtier, y compris en mode AF-C et rafale, ce qui n’est pas le cas de certains autres modèles. Ceci participe aux bons résultats car le capteur ne subit pas l’élévation de température du châssis.
Test Nikon Z7 : pour qui et quels usages ?
Voici une liste non limitative (et personnelle) d’usages pour ce Nikon Z7, ainsi que les points qui doivent vous interpeller si vous envisagez de changer de boîtier pour l’hybride Nikon.
Le Nikon Z7 peut vous intéresser si …
Vous avez déjà un parc optique compatible Nikon F et ne souhaitez pas tout changer
Vous cherchez un ensemble plus léger et compact qu’un reflex expert-pro
Vous faites du reportage, du studio, du portrait, du paysage
Vous avez besoin d’une gamme d’optiques étendue, de l’ultra grand-angle au super téléobjectif
Vous souhaitez passer de l’APS-C au plein format
Le Nikon Z7 va moins vous intéresser si …
Vous faites principalement des photos d’action et de sport
Vous n’avez aucun objectif compatible Nikon F
Vous avez déjà un reflex pro D850
Vous ne faites que de la vidéo pro
Vous n’avez pas besoin de la haute définition à 45 Mp
Vous ne voulez investir que dans des optiques Nikon Z et avez besoin de différents modèles
Vous ne jurez que par le double emplacement pour cartes et ne pouvez vivre sans
Test Nikon Z7 : ma conclusion
Nikon a pris au Nikon D850 ce que ce reflex expert-pro a de meilleur (définition, performances, construction, ergonomie) pour proposer un Nikon Z7 aux performances équivalentes dans un châssis plus léger et plus compact.
Le principe de fonctionnement de cet hybride impose des contraintes et limites, tout comme la visée reflex en impose au D850. Au final Nikon livre une première déclinaison de ses hybrides plein format qui ne manque pas d’intérêt.
Tout ce qui fait l’attrait du D850 se retrouve dans le Nikon Z7. Lors de ce test Nikon Z7 j’ai pu faire les mêmes images que j’aurais faites avec le D850, avec le même taux de réussite. La prise en main est immédiate, la navigation dans les menus, bien qu’aussi fastidieuse que sur un reflex, ne déroute pas.
La visée électronique s’avère une des meilleures du marché, l’écran arrière tactile est suffisamment grand et lisible en plein jour, inclinable il ne permet toutefois pas l’orientation vers l’avant.
La réactivité et la précision de l’autofocus font de ce Nikon Z7 un excellent boîtier de reportage capable de capturer des scènes d’action. Les reflex les plus performants de la gamme Nikon gardent une longueur d’avance en matière de photos sportive pour laquelle l’autofocus de l’hybride s’avère encore un cran en retrait (pas de suivi du sujet, pas d’AF groupe).
La qualité des images délivrées, la montée en sensibilité, la dynamique du capteur font de ce Nikon Z7 un hybride performant qui n’a rien à envier à la concurrence tant interne (reflex Nikon) qu’externe (hybrides Sony en particulier). La compatibilité avec la monture Nikon F est un avantage indéniable si vous possédez déjà des optiques pour Nikon.
Le positionnement tarifaire du Nikon Z7, boîtier nu, le place en concurrence directe avec l’hybride Sony A7R III. Le Nikon Z7 a pour lui une meilleure couverture AF (90% vs. 68% du cadre), la détection Eye-Af apparue avec le firmware 2..0 en mai 2019 et une grande compatibilité avec le parc optique Nikon F existant.
Au final Nikon ne manque pas son arrivée dans le monde de l’hybride plein format, propose un Nikon Z7 performant et des optiques au niveau des prétentions du boîtier. Un bilan plus que satisfaisant tant l’attente fût longue.
Les 27 objectifs pour Nikon les moins chers à moins de 400 euros (2024)
Vous cherchez un objectif pour Nikon pas cher pour faire de bonnes photos, une alternative plus légère et compacte aux gros zooms experts ? Votre méga-super-télé-zoom est trop imposant et voyant ? Vous voulez essayer la macro ou le portrait ?
Voici tous les objectifs pour Nikon à moins de 400 euros qui vont vous aider à développer votre créativité et à voyager plus léger.
A savoir : certains des objectifs cités ici peuvent voir leur tarif passer au-dessus de la barre des 400 euros en fonction des fluctuations de prix. De même, certains objectifs vendus moins de 400 euros au moment où vous consultez cette liste peuvent ne pas apparaître car ils étaient plus chers lors de la publication.
Les objectifs kit
Quand vous débutez en photographie, il est courant de choisir un appareil photo en kit avec un ou deux objectifs pour disposer d’une plage focale plus étendue. C’est le cas avec les hybrides Nikon APS-C, souvent proposés avec un zoom 16-50 mm ou en double kit avec un 16-50 et un 50-250 mm. Les reflex Nikon APS-C sont vendus avec un 18-55 mm ou un 18-105 mm par exemple.
Vous serez vite aux limites de ces objectifs si vous vous intéressez sérieusement à la photographie. Vous allez alors chercher alors un objectif complémentaire, avec des caractéristiques différentes de ce que vous avez déjà (focale, ouverture). Vous ne savez pas exactement ce qu’il vous faut, mais vous ne voulez pas dépenser trop.
En plein format, il n’est pas rare de voir un 24-120 mm équiper à demeure un Nikon Z, ou un 24-85 mm sur les reflex Nikon D780 ou D850. Ces objectifs proposent une bonne qualité d’image et une grande polyvalence. Cependant, ils sont souvent imposants, lourds et peu discrets.
Les objectifs mega zooms
Les mega zooms ont une plage focale très étendue (par exemple 24-200 mm) et vous évitent d’utiliser plusieurs objectifs. Ce choix vous facilite la vie en voyage comme au quotidien.
Vous pourriez penser que ce type d’objectif pour Nikon, capable de passer d’une focale très courte à une très longue, est un bon choix. C’est pratique, mais ces objectifs sont aussi encombrants et souvent moins performants que les objectifs à la plage focale plus réduite. De plus ils font de vous le touriste par excellence quand vous aimeriez être discret.
La solution alternative low-cost : un objectif Nikon à petit prix pour des photos différentes
Vous voulez voyager léger, tester d’autres types de prises de vue, développer votre créativité ? Pourquoi ne pas investir dans un objectif complémentaire pour tester d’autres approches et vous faire plaisir sans trop dépenser ?
Plusieurs objectifs pour Nikon sont peu onéreux et plus discrets que les zooms imposants. Ils n’offrent pas les performances extrêmes des objectifs experts-pros, ils ne vous donneront pas tous les meilleures images possibles si vous avez un capteur de 45 Mp mais ils vous permettront de vous faire plaisir à petit prix.
Voici les principaux objectifs vendus moins de 400 euros (tarif couramment constaté, décembre 2023 pour les Nikon APS-C et plein format.
Objectifs pour Nikon pas chers pour hybrides Nikon Z
Bien que la gamme Nikon Z hybride soit récente (2018), et que les marques indépendantes ne proposent que peu d’objectifs compatibles, il est possible de trouver des objectifs pour Nikon Z pas chers. Les objectifs listés ici sont tous en monture Z native ne nécessitant pas l’utilisation de la bague Nikon FTZ, ils ne sont donc pas compatibles avec les reflex Nikon.
NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7
Bien que proposé à prix doux, ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 ne fait pas l’impasse sur une belle motorisation AF STM (moteurs pas à pas) qui garantit une mise au point rapide. Ce 24 mm DX minimise le focus breathing et s’avère silencieux, ce qui devrait plaire aux vidéastes. La grande ouverture et la compacité font de ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 une proposition attirante, le ratio x 1.5 du capteur APS-C vous permettant de cadrer comme avec un 36 mm en plein format.
Ce petit NIKKOR Z a fait une entrée remarquée dans la gamme d’objectifs NIKKOR Z en raison de sa compacité, de son poids plume et de son tarif attractif. Sur le plan optique il est satisfaisant, tout en étant en retrait face aux focales fixes plus généreuses de la série S. Je l’utilise toutefois au quotidien avec plaisir car il se fait vite oublier.
A savoir :cet objectif existe en version Vintage ‘SE’ qui convient particulièrement bien au Nikon Z f et au Nikon Z fc.
NIKKOR Z 40 mm f/2
A n’en pas douter le chouchou des photographes de rue équipés d’hybrides Nikon Z, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 est léger, discret, pas cher et très satisfaisant sur le plan optique. Il s’avère plus homogène que le 28 mm f/2.8, sans toutefois atteindre les performances ultimes du 50 mm f/1.8 en série S. Mais ce dernier est plus gros, plus lourd, plus cher et c’est un 50 mm.
A savoir :cet objectif existe en version Vintage ‘SE’ qui convient particulièrement bien au Nikon Z f et au Nikon Z fc.
Cet objectif en monture Z reprend la formule optique du modèle pour reflex et incorpore une bague FTZ qui assure la compatibilité avec les hybrides (en savoir plus). Si les résultats ne sont pas aussi bons que ceux des objectifs NIKKOR Z, le tarif est très intéressant, de quoi disposer d’un 14 mm fixe qui n’existe pas encore chez Nikon (sauf à choisir le zoom NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S).
Cet objectif en monture Z est construit de la même façon que le 14 mm de la marque, sur la base du modèle pour reflex avec insertion de l’équivalent de la bague FTZ qui assure la compatibilité avec les hybrides (en savoir plus). Face au NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S il ne tient pas la distance, mais le tarif est sans égal !
Sigma 30 mm f/1.4 DC DN Contemporary monture Nikon Z
Le Sigma 30 mm f/1.4 DC DN Contemporary, bien que confidentiel encore, est une alternative séduisante au NIKKOR Z 28 mm f/2.8 pour la photo de rue et le reportage. Sigma propose un objectif bien construit, avec une monture métallique qui fait défaut aux NIKKOR Z APS-C. Un bon choix si vous êtes fidèle de la marque.
L’objectif Viltrox 33 mm f/1.4 pour les Nikon Z APS-C est un objectif autofocus compact intéressant pour le portrait ou le reportage. Il offre des performances correctes en faible lumière grâce à sa grande ouverture f/1.4. Les aberrations et distorsions sont réduites grâce à une formule optique à 10 éléments en 9 groupes et un revêtement HD Nano.
Le Viltrox Z 85 mm f/1.8 AF II est un objectif pour Nikon pas cher pour le portrait de rue, le paysage, ou le studio. Bien construit, il propose un autofocus silencieux qui conserve l’Eye-AF des hybrides Nikon, un diaphragme à 9 lames et un revêtement multicouche qui réduit les défauts optiques et les reflets. Sans égaler le sublime NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S, ce Viltrox 85 mm peut vous rendre service à prix plus doux.
Objectifs pour Nikon pas chers pour reflex Nikon APS-C
Ces objectifs peuvent être utilisés avec les reflex Nikon APS-C disposant d’une motorisation autofocus interne au boîtier (série D7xxx, D500, D40/50/60/70/80/90). Les reflex Nikon D3xxx et D5xxx sont dépourvus d’une telle motorisation interne, assurez-vous que l’objectif choisi est bien compatible Nikon AF-S sans quoi vous n’aurez pas de mise au point automatique ni de mesure de lumière automatique.
Certains de ces objectifs sont compatibles avec les hybrides Nikon Z APS-C et la bague FTZ, assurez-vous de leur compatibilité auprès du fabricant.
Nikon AF-S DX 35 mm f/1.8
35 mm est la focale idéale en APS-C puisqu’elle cadre comme un 50 mm en plein format. Le 35 mm f/1.8 Nikon DX est l’objectif à toujours avoir dans votre poche pour photographier discrètement, quand la lumière manque ou pour voyager léger tout en ayant à disposition un objectif idéal pour le reportage et le portrait.
Son tarif ultra-compétitif en fait un des objectifs Nikon les plus vendus et ce n’est pas pour rien.
Vous êtes fan de macro ? Considérez sans plus attendre l’AF-S Nikon 40 mm f/2.8 Micro NIKKOR. C’est la meilleure offre macro pour les boîtiers à capteur APS-C. Cet objectif est aussi intéressant pour le portrait et les scènes d’intérieur en raison de son ouverture et de sa formule optique.
La courte focale impose toutefois de photographier des sujets proches ou de bonne taille. Selon vos besoins il peut être intéressant de choisir une focale plus longue (voir plus bas).
C’est le zoom grand-angle idéal pour les utilisateurs de reflex APS-C, son tarif est très abordable pour un Nikon, ses performances de bon niveau, sa finition est à la hauteur, autant d’arguments qui font de ce 10-20 mm un excellent choix pour le paysage, la photo d’intérieur, l’immobilier, l’architecture, le reportage.
Attention : votre reflex doit être compatible avec les objectifs AF-P, en savoir plus ici.
Le seul téléobjectif 70-300 mm de la gamme Nikon reflex dédié au format APS-C existe en deux versions, avec et sans VR (stabilisation d’image). Préférez la version VR (stabilisée) qui vous coûtera 30 à 50 euros de plus mais sera plus efficace quand la lumière manque du fait de l’ouverture maximale limitée.
La construction est correcte, les performances de bon niveau (voir le test du Nikon AF-P 70-300 mm VR) et le prix raisonnable pour un objectif Nikon, c’est la bonne affaire en DX.
Attention : votre reflex doit être compatible avec les objectifs AF-P, en savoir plus ici.
Un fisheye a un usage très spécifique et ne répond pas à tous les besoins. Mais proposé à ce tarif c’est une opportunité pour faire des images sortant de l’ordinaire. La mise au point est manuelle, mais ce n’est pas un problème sur un fisheye. A tester !
Il est compatible plein format en recadrage DX et devient alors un ultra grand-angle à prix doux (voir des exemples de photos Fish-Eye faites avec un Nikon 8-15 mm).
Ce zoom Sigma offre une plage focale proche de celle du Nikon 18-55 mm. Mais il a pour lui une ouverture maximale constante de f/2.8 qui vous aidera en basse lumière.
Soyez attentif aux tarifs car son remplaçant dans la même gamme, le 17-70 mm « Contemporary » est souvent vendu à un tarif équivalent alors qu’il propose des performances supérieures.
Construction revue, performances supérieures et ouverture glissante de f/2.8 à f/4 pour le plus récent des standards Sigma. Sa position Macro plaira aux adeptes du genre et le piqué général de l’optique le rapproche des modèles experts au tarif supérieur.
Ce Sigma 10-20 mm est le concurrent direct du Nikon 10-20 mm cité plus haut. Ses performances sont proches, sa conception un peu plus ancienne, il a pour lui l’avantage d’être compatible AF-S, ce qui permet de l’utiliser sur les reflex Nikon APS-C non compatibles AF-P.
Cet objectif désormais ancien passe sous le seuil de 400 euros et peut constituer une alternative au Nikon 70-300. Ce dernier garde pour lui une motorisation AF plus efficace, ce qui ne laisse pas grand chose au Tamron, si ce n’est une position Macro qui peut dépanner.
Un zoom de reportage polyvalent, à grande ouverture constante alors que son concurrent, l’AF-S Nikon 16-80 mm a une ouverture variable de f/2.8 à f/4. Ce Tamron dispose d’une stabilisation, d’une construction de belle qualité, un modèle à découvrir si vous cherchez l’équivalent (ou presque) du 24-70 mm f/2.8 pour équiper votre reflex APS-C / DX.
Objectifs pour Nikon pas chers pour reflex Nikon plein format
Ces objectifs peuvent être utilisés sur un reflex plein format comme sur un reflex APS-C (en appliquant un facteur x 1.5 à la focale pour avoir la focale équivalente en APS-C, en savoir plus).
Ces objectifs peuvent aussi être utilisés avec un hybride Nikon Z et la bague Nikon FTZ. Attention à bien vous assurer auprès du fabricant que l’autofocus est fonctionnel dans ce cas.
Attention : l’autofocus des objectifs Nikon AS at AF-D ne fonctionne pas sur les hybrides Nikon Z.
Nikon AF 28 mm f/2.8 D
L’ancienne version du 28 mm Nikon reste une alternative intéressante aux plus récents modèles AF-S si vous visez un petit prix. Sa construction est robuste, toutefois ses performances sont en retrait face au Nikon 28 mm f/2.8 AF-S qui, bien que plus gros, a ma préférence.
L’ancienne version du 35 mm f/2 Nikon, remplacée par le modèle AF-S f/1.8, reste une optique correcte si vous avez un capteur de 20 ou 24 Mp. Un peu lent, un peu mou, il vous permet de tester la focale 35 mm à petit prix.
Le 50 mm Nikon à ouverture f/1.8 est le standard de la gamme depuis toujours. Cette version AF-S est abordable, bien construite, performante et pas trop encombrante. C’est l’objectif idéal sur votre reflex Nikon plein format, il donne de très bons résultats aussi sur les hybrides Nikon Z avec la bague FTZ. (voir des photos faites avec ce Nikon AF-S 50 mm f/1.8).
Un ultra grand-angle pour plein format à moins de 400 euros c’est une affaire. L’absence d’autofocus ne nuit pas avec les très courtes focales et la qualité globale de cette optique Samyang est satisfaisante. Attention, il existe une version autofocus plus onéreuse.
Ce Samyang vous offre l’accès à la grande ouverture f/1.4, il propose une formule optique de très bon niveau : 9 lentilles dont une asphérique, un traitement multicouche, un diaphragme à 8 lames. Attention, la mise au point est manuelle et seule la version Nikon AE permet de bénéficier de la mesure de lumière avec transmission de l’information au boîtier.
Cet objectif à mise au point manuelle a la particularité d’ouvrir à f/1.4, c’est une belle alternative aux objectifs plus onéreux chez Nikon et les opticiens indépendants (voir le test de ce Samyang 85 mm f/1.4). Ce 85 mm f/1.4 est idéal pour le portrait, le studio, comme toute situation de prise de vue pour laquelle l’autofocus manuel n’est pas un handicap.
La plage focale particulière de ce zoom Tamron vous prive du 24 mm et se limite au petit télé à 75 mm alors que ce zoom offre une belle ouverture de f/2.8 constante et une position macro. Si vous aimez photographier autour de la focale standard 50 mm alors ce zoom peut vous intéresser.
Ce téléobjectif Tamron propose une motorisation USD Tamron rapide et fiable, une stabilisation efficace (seuls les modèles G2 experts-pros bien plus chers font mieux) et des lentilles à faible dispersion qui minimisent les défauts optiques.
Des performances proches de celles du Nikon AF-P 70-300 mm cité plus haut font de ce zoom Tamron un choix intéressant si vous envisagez de passer au plein format.
Tokina propose là une belle alternative aux plus coûteux 100 mm macro comme le Nikon 105 mm f/2.8. Une formule optique révisée, un bokeh agréable, une faible distorsion, une très intéressante proposition Tokina.
Ce 400 mm a la particularité d’être un téléobjectif catadioptrique (à miroir, en savoir plus). Inédit sur le marché, il impose une mise au point parfois délicate, l’absence de stabilisation vous demandera du soin à la prise de vue, mais si vous êtes prêt à jouer le jeu, c’est le moins cher des 400 mm pour Nikon et il peut s’avérer très ludique !
Prise en main et premier test du Nikon Z7 et des photos
Le Nikon Z7 est le nouvel hybride phare de la gamme Nikon Z. J’ai pu l’utiliser pendant une journée lors de sa présentation aussi je vous propose cette première prise en main, la plupart des observations (hors capteur) s’appliquant à la déclinaison 24 Mp qu’est le Nikon Z6. Vous pouvez consulter le test du Nikon Z 7 complet effectué sur un modèle de série.
prise en main – test du Nikon Z7
en arrière-plan le boîtier équipé de la bague FTZ et d’une optique Nikon AF-S
Première prise en main / test du Nikon Z7, contexte
J’ai eu l’opportunité de prendre en mains le Nikon Z7 lors de l’événement de lancement de ce nouveau système hybride sans miroir Nikon. Après avoir parlé des différences entre hybride et reflex voici mes premières impressions sur le Nikon Z7 présenté dans un précédent sujet.
Lors de ce premier test du Nikon Z7 je n’ai pas pu tester le boîtier tel que je le fais d’habitude, mais j’ai pu faire des photos en conditions terrain avec le zoom Nikon Z 24-70mm f/4 et le Nikon Z 35mm f/1.8 S.
J’ai rapporté quelques images de cette séance, JPG et RAW. Les fichiers RAW, bien que supportés par Lightroom Classic CC via conversion DNG préalable, feront l’objet d’un prochain article car je ne peux pas utiliser mon protocole de test habituel qui me permet de traiter le NEF directement.
Les photos présentées ici sont des JPG boîtiers natifs dont la taille est réduite pour les besoins de la publication mais qui n’ont subi aucun traitement particulier.
Le Nikon Z7 était équipé du firmware 1.0, il s’agissait d’un des premiers modèles de série.
le Nikon Z7 équipé du zoom 14-30mm f/4 S (mockup)
zoom Nikon Z 24-70mm f/2.8 S (mockup, à gauche) Nikon Z 58mm f/0.95 S Noct (mockup, au fond)
Ergonomie et prise en main
C’est ce qui surprend le plus avec le Nikon Z7 : si vous utilisez déjà un reflex Nikon, prendre en main le Z7 et retrouver les différents réglages ne prend que quelques secondes. Pas de doute, nous sommes bien chez Nikon, les menus, l’écran arrière, les commandes supérieures, tout est identique ou proche et je me suis senti chez moi très vite.
Quelques minutes m’ont suffit pour configurer le boîtier comme j’en ai l’habitude avec mon reflex. J’avais alors dans les mains un Nikon réagissant de la même façon que celui que j’utilise couramment, c’est appréciable.
Le Nikon Z7 est plus compact et léger qu’un reflex plein format. C’est surprenant au début mais un poids moindre et un encombrement réduit, ce n’est pas pour me déplaire.
Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
70mm – f/16 – 1/15sec. – 1.600 ISO
L’ensemble boîtier + 24-70mm f/4 S tient bien en main et s’avère très équilibré. Le faible gabarit du boîtier pourrait laisser penser que l’objectif va pencher vers l’avant, il n’en est rien. L’encombrement des zooms à venir (voir illustration ci-dessus), réduit lui-aussi, ne devrait donc poser aucun problème. La différence avec le couple D750 + AF-S 24-70mm f/2.8 est sensible, je me suis senti beaucoup plus mobile avec le Nikon Z7.
J’ai moins apprécié le fait que la bague du zoom 24-70mm f/4 nécessite d’être tournée pour que le boîtier soit opérationnel. En effet, le blocage de cette bague permet d’éviter que le zoom ne se déploie quand il est penché vers le bas, à la façon du bouton de verrouillage des 18-55mm. Ce verrouillage permet aussi de raccourcir la longueur du zoom à sa valeur minimale pour ranger l’ensemble dans un sac photo pendant le transport. J’ai vite laissé le zoom en position 24mm pour éviter d’avoir à le déverrouiller pendant que je faisais des photos, il est alors un peu plus long mais c’est gérable.
A la différence des optiques Nikon F, la bague des optiques Nikon Z est paramétrable : elle peut se voir affecter une des fonctions du boîtier au même titre que les touches Fn. Je lui ai attribué le réglage d’ouverture, ce qui m’a permis de changer cette dernière en tournant la bague sans avoir à utiliser la molette habituelle. C’est une façon de retrouver la bague de diaphragme sur des optiques qui en sont dépourvues.
Sachez toutefois que cette bague tourne aisément et qu’ainsi programmée la valeur du diaphragme varie très vite (la bague n’est pas crantée) et repasse à sa valeur par défaut lorsque le boîtier est mis en position Off. Il y a peut-être une configuration à changer dans les menus mais je n’ai pas pris le temps de la chercher.
Autofocus
Il est attendu au tournant. Le nouveau module autofocus à détection de contraste et de phase du Nikon Z7 se doit de faire aussi bien si ce n’est mieux que le module à 153 collimateurs par détection de phase des Nikon D5, D500 et D850.
Ces deux modules diffèrent en plusieurs points. L’un ne couvre pas l’intégralité du champ (reflex) tandis que l’autre couvre 90% du champ (hybride).
L’un dispose du suivi 3D (reflex), l’autre non mais il sait suivre un visage et passer de l’un à l’autre s’il y en a plusieurs dans le champ.
J’ai pu vérifier que ce nouvel autofocus réagit très vite pour faire le point sur les sujets statiques ou en déplacement lent. Il s’avère précis et silencieux, c’est le moins que l’on puisse en attendre mais il le fait (constat fait avec le premier firmware du Nikon Z 7 mis à jour depuis).
Test du Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
45mm – f/6.3 – 1/80sec. – 6400 ISO
Avec les sujets en mouvement rapide et imprévisible, en mode de mise au point continue AF-C, le Nikon Z7 suit le sujet tout aussi vite que le reflex. La précision de la mise au point est alors liée à la focale et la distance au sujet.
A 2m environ, avec une ouverture de f/4 (nous étions dans une salle peu lumineuse), le résultat est satisfaisant. Quelques photos manquent de netteté mais je n’aurais pas eu un pourcentage bien plus élevé avec mon reflex. De plus je n’avais pas encore pris le temps de vérifier chacun des réglages fins de l’autofocus configuré par défaut. Je ne doute pas de pouvoir obtenir de meilleurs résultats une fois ces réglages spécifiques assimilés et appliqués (j’ai l’habitude d’utiliser le suivi 3D qui n’existe pas sur le Nikon Z7).
Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
53mm – f/4 – 1/320sec. – 6400 ISO
Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
37mm – f/4 – 1/320sec. – 6400 ISO
Réactivité
Un appareil photo se doit d’être réactif. Cela va de soi mais tous ne le sont pas, et passer d’un menu à l’autre ou enchaîner les photos en mode rafale peut amener parfois certaines lenteurs désagréables.
Je n’ai rien constaté de tel avec le Nikon Z7. La navigation dans les menus est fluide, la bascule entre les différents modes d’affichage du viseur et de l’écran arrière aussi. En mode rafale le processeur Expeed 6 et la carte XQD font leur boulot, ça dépote !
Carte XQD
La carte, parlons-en. Un slot unique, le format XQD, Nikon a fait un choix bien atypique.
Le format XQD c’est l’obligation de devoir investir dans un lecteur XQD, oubliez le transfert par câble USB avec un capteur de 45Mp, c’est loin d’être rapide et fiable. Si vous utilisez un Nikon D5 ou D850, vous avez déjà le lecteur, il y a moindre mal.
Le tarif des cartes XQD est plus élevé que celui des cartes SD pros. Comptez 170 euros pour une carte XQD 64Go 400Mb/sec et 120 euros pour une carte SD 64Go 300Mb/sec. Le tarif des cartes XQD devrait toutefois baisser si le volume de ventes augmente et, surtout, si d’autres fabricants que Sony se lancent. Le support du format CF-Express par les Nikon Z7 et Z6 est une bonne chose, ces cartes qui arrivent bientôt devraient changer la donne (en savoir plus).
Une fois ces désagréments digérés, il est indéniable que la carte XQD est très rapide. C’est un support plus fiable à mon sens que la carte SD plus fragile (et facile à perdre) et le taux d’erreurs avec les XQD est plus faible (selon les retours des photographes pros avec lesquels j’échange).
Les performances des cartes XQD permettent de compenser la faible capacité du buffer sur le Nikon Z7 : la carte écrit plus vite, le buffer se vide plus vite, je n’ai pas noté de ralentissement sur une rafale de plusieurs dizaines de photos, rappelons qu’il s’agit de stocker des fichiers RAW 14bits de 45Mp à raison de 9 par seconde, quand même.
Test du Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
41mm – f/4,5 – 1/200sec. – 6400 ISO
Autonomie
L’autre sujet qui fâche. Si l’on en croit la fiche technique, la consommation électrique des Nikon Z entraînerait une baisse de l’autonomie limitée à 350 photos.
J’emploie le conditionnel car les valeurs données par Nikon sont celles des tests CIPA qui font référence. Mais … d’une part ces tests sont conçus pour les reflex alors que les hybrides consomment l’énergie différemment (capteur, viseur). D’autre part en conditions de test et en utilisant souvent l’écran arrière j’ai pu faire 505 photos dans la journée en ayant encore 28% de batterie. Un calcul simple laisse envisager une autonomie de 700 photos en conditions de test soit 800 à 900 en conditions de prise de vue plus classique (les miennes tout au moins, sans écran arrière mais en AF-C).
Disposer d’une seconde batterie devrait vous éviter tout problème, c’est ce que je fais depuis plusieurs années avec mes hybrides et je ne suis jamais tombé en panne sèche.
Viseur électronique
Il a déjà fait parler de lui ce viseur. Certains y voient le diable qui transforme la réalité et use les yeux à coups de lumière bleue, d’autres y voient l’avancée qui va permettre de photographier autrement.
Je fais partie de la seconde catégorie. Pour utiliser des viseurs électroniques depuis trois ans, je ne reviendrais jamais en arrière. D’autant plus que le viseur du Nikon Z7 (et du Nikon Z6, c’est le même) est d’un confort rare (je pèse mes mots).
Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
24mm – f/13 – 1/13sec. – 3200 ISO
La visée est claire et lumineuse, c’est le moins que ce viseur puisse faire, mais l’image est aussi piquée et contrastée. Ni trop, ni trop peu. Les tests à venir me permettront de le vérifier plus en détail mais j’ai trouvé ce viseur encore plus agréable que ceux que j’utilise au quotidien (il y a un X dans le nom …).
Le viseur du Nikon Z7 est surtout plus généreux et ça c’est une bonne surprise. Vous voyez la différence qu’il y a entre un viseur de reflex APS-C et un viseur de reflex plein format ? C’est l’idée.
L’impression première est très favorable et après quelques minutes d’utilisation la nature électronique de ce viseur ne se fait pas sentir (et la fatigue oculaire non plus).
Je ne reviendrai pas ici sur les avantages de la visée électronique par rapport à la visée optique (j’en ai parlé ici), j’ajouterai juste que le taux de rafraîchissement de ce viseur (60 im/sec.) est suffisant pour photographier un combat d’art martiaux sans constater de défaut particulier. Pour les filés, laissez-moi le temps de tester plus longuement.
Test du Nikon Z7 : dynamique du capteur
Le capteur 45Mp du Nikon Z7 diffère de celui du Nikon D850. Nikon ne communique ni le nom du sous-traitant qui le fabrique (avec des steppers Nikon), ni ce qui différencie ce capteur, si ce n’est qu’il sait gérer l’autofocus contrairement à celui du D850.
Il serait peu pertinent de tirer une conclusion définitive sur la dynamique de ce capteur sur la base de quelques images JPG. Je note toutefois des qualités indéniables à encaisser les très hautes et très basses lumières et à rendre du détail dans les deux.
Test du Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
24mm – f/4 – 1/15sec. – 20.000 ISO
Nikon Z7 + Nikon Z 35mm f/1.8 S
f/16 – 1/250sec. – 200 ISO
Sur cette seconde image faite en contre-jour, le capteur encaisse la lumière directe du soleil en restituant du détail dans les zones sombres (le pont) comme les zones claires (les nuages). Le post-traitement d’une telle image sur la base du fichier RAW devrait permettre d’atténuer les écarts et de renforcer le niveau de détail dans les deux zones.
Bruit numérique
Le niveau de bruit relevé à haute sensibilité sur ces images JPG reste très limité, proche de ce que j’ai pu observer sur le D850 toutefois, la différence ne devrait pas être très élevée.
La série ci-dessous permet de se faire une idée du niveau de bruit dans les hautes sensibilités. Observez en particulier la zone floue au premier plan.
Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/320sec. – 6.400 ISO
Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/400sec. – 12.800 ISO
Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/640sec. – 25.600 ISO
Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/1250sec. – 51.200 ISO
Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/2000sec. – 102.400 ISO
Qualité des images
Se faire plaisir avec un nouveau boîtier c’est bien mais encore faut-il qu’il rende le service attendu. En ce qui me concerne, j’ai besoin d’images bien exposées, avec une dynamique la plus grande possible (écart entre les plus hautes lumières et les plus basses sans perte de détail dans l’image) et – surtout – nettes.
Test du Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
24mm – f/4 – 1/800sec. – 1.600 ISO
Les premières photos faites dans des conditions de prise en main montrent que le résultat est à la hauteur de mes attentes. Je (re)précise qu’il s’agit de JPG natifs et non de RAW traités.
Test du Nikon Z7 avec zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S
Le moins que je puisse dire est que ce zoom en impose : je n’ai rien testé d’aussi bon encore dans cette gamme de prix en matière de piqué d’image et de précision en périphérie (j’en ai testé quelques-uns …).
Le Nikon 24-120mm est enterré (mais ça c’est guère étonnant), les 24-85 aussi et seul mon AF-S 24-70 f/2.8 première génération devrait pouvoir jouer la finale, mais je ne le donne pas gagnant d’avance.
Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
70mm – f/16 – 1/80sec. – 1.600 ISO
Agrandissement de l’image précédente
Ce 24-70 f/4 S délivre des images d’une très grande précision, à tel point que le prochain Nikon Z 24-70mm f/2.8 devra être sacrément bon pour justifier la différence de tarif car à 1099 euros le f/4 est déjà très bien placé. Mais à 600 euros en kit c’est cadeau ou presque !
Test du Nikon Z7 avec Nikon Z 35mm f/1.8 S
On en parle ? J’en ai lu des commentaires disant tous « mais pourquoi diable Nikon n’a pas conçu un f/1.4 au lieu de ce f/1.8 ??« .
Vous savez quoi ? Sur les quelques images que j’ai pu faire avec, ce 35mm f1.8 fait très mal à la concurrence. Je parle de concurrence interne, avec les Nikon AF-S 35mm comme de concurrence externe chez Sigma et Tamron.
Nikon Z7 + Nikon Z 35mm f/1.8 S
f/1.8 – 1/640sec. – 200 ISO
Agrandissement de l’image précédente
Vous allez penser que je suis partisan mais si mes tests à venir le confirment, ce dont je ne doute pas, le couple Nikon AF-S 35mm f/1.8 + bague FTZ n’a plus qu’à aller se rhabiller et les autres peuvent trembler.
Inutile de vous dire que j’attends avec impatience le Nikon Z 50mm f/1.8 S que je n’ai pu évaluer encore … Là c’est Zeiss qui va trembler puisque les tests effectués en interne chez Nikon montrent des scores supérieurs au Zeiss 55mm f/1.2, d’autant plus que le Nikon a un zéro de moins dans son tarif.
Test du Nikon Z7 : conclusion temporaire …
Temporaire car il s’agit d’une première prise en main test du Nikon Z7 qui n’a pas pour prétention de donner des conclusions formelles mais plutôt un ressenti au bout de quelques heures d’utilisation sur le terrain.
Bien que j’ai pu utiliser le Nikon Z7 pendant une journée, je n’ai pas pu le faire dans les conditions qui sont les miennes d’habitude. Je vais assurément lui trouver quelques défauts lors du test, mais il va falloir fouiller car le niveau est très élevé.
Tamron 18-270 mm f/3.5-6.3 Di II VC PZD : nouvelle version du zoom polyvalent pour reflex Nikon DX
Vous aimez les zooms polyvalents et vous utilisez un reflex Nikon DX ? Voici la nouvelle version du Tamron 18-270 mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD. Une nouvelle ergonomie et une plus grande protection de la lentille frontale contre les intempéries font leur apparition.
Ce zoom passe-partout ne vous ruinera pas, son tarif reste sous la barre des 400 euros.
le nouveau Tamron 18-270 mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD pour Nikon DX
Tamron 18-270 mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD, le couteau suisse ?
Tamron s’est fait une spécialité des zooms à très grande plage focale et le catalogue de l’opticien indépendant ne manque pas de références :
Autant dire que vous avez le choix (trop ?) si vous cherchez le Saint Graal, l’objectif qui permet de faire toutes les photos sans jamais devoir être remplacé par un autre.
Oui mais … il y a un revers à la médaille. Ces objectifs, pour extrêmement pratiques qu’ils soient, n’en restent pas moins limités. Ils sont « corrects partout mais excellents nulle part« , ce qui n’est pas un défaut mais un constat (et qui n’engage que moi, j’en parle ici).
Ne pensez pas en effet qu’un objectif dont la plage focale a une telle amplitude (x15 pour ce Tamron 18-270 mm) peut proposer le même niveau de performances optiques qu’un objectif à focale fixe ou qu’un zoom d’amplitude plus limitée, les règles de l’optique sont ce qu’elles sont. De plus tout se paye et des performances élevées c’est onéreux, alors qu’un megazoom doit pouvoir rester abordable.
Toutefois les opticiens font des progrès et Tamron a fait l’effort d’apporter le soin nécessaire pour que cette nouvelle version du 18-270mm soit un peu plus intéressante encore que la version précédente sortie il y a sept ans déjà (c’est long en photo).
Fiche technique
Le Tamron 18-270 mm reprend la formule optique de son prédécesseur (16 éléments en 13 groupes). Il adopte toutefois un traitement au fluor pour sa lentille frontale. Ce traitement facilite l’élimination des gouttes d’eau et des poussières et vous évite de devoir faire le ménage trop souvent avec un nécessaire de nettoyage pour optiques (que vous n’avez pas en général).
Les performances optiques sont revues à la hausse (selon Tamron) grâce au traitement anti-reflet maison baptisé BBAR. Moins de reflets c’est moins de photos gâchées par des effets indésirables en particulier si vous photographiez face au soleil (effet de flare).
Sans surprise, la motorisation autofocus, qui a fort à faire pour être réactive avec une telle plage focale, reste de type Tamron PZD (à ultrasons) tout comme sur la précédente version. Plus silencieuse que les modèles à entraînement mécanique (des optiques argentiques par exemple), elle est plus précise aussi, un détail qui a son importance à grande ouverture et longue focale.
C’est un critère important car ce type de zoom ayant une ouverture maximale limitée (f/3.5 à 18mm et f/6.3 à 270mm) est très souvent utilisé à pleine ouverture.
Pour compenser les temps de pose élevés résultants et minimiser le flou de bougé, le Tamron 18-270mm dispose d’un système de stabilisation Tamron VC qui vous permet de gagner en netteté à main levée.
Les adeptes de la macro disposeront d’un rapport de grossissement de 1:3,8 tandis que la distance de mise au point minimale est de 49 cm.
Présentation et ergonomie
Le Tamron 18-270 mm adopte la même présentation que son frère de gamme 16-300mm (sorti en 2014) dont la bague argent tungstène, repère visuel Tamron qui différencie cette gamme grand public de la gamme G2 expert-pro au design Human Touch.
Le Tamron 18-270 mm mesure 88mm en monture Nikon F (90,5mm en monture Canon) et pèse 450gr.
Des limites techniques mais un tarif attractif
Monté sur un reflex Nikon DX, ce Tamron 18-270 mm cadre comme un équivalent 27-405 mm. Les ouvertures maximales limitées ne permettent pas d’utiliser un doubleur de focale, l’autofocus ne serait alors plus en mesure de faire le point. Ce n’est pas l’esprit de ce type de zoom à utiliser de préférence en voyage pour faire des photos en mode reportage et ne pas trop vous charger.
Si vous acceptez ces contraintes, il vous en coûtera la somme de 399 euros TTC, avouons que c’est très raisonnable face aux centaines d’euros supplémentaires à débourser pour disposer de zooms experts à la plage focale plus réduite.
Si vous ne cherchez pas la perfection en périphérie d’image et que vous ne faites pas (trop) de photos en basse lumière, ce zoom est un bon choix pour débuter et vous faire plaisir avant d’envisager un modèle de la catégorie supérieure comme le Tamron 24-70mm f/2.8 G2 et le Tamron 70-200mm f/4.
Source : Tamron
Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 : l’ultra grand-angle pour reflex Nikon F
Tamron a annoncé ces derniers jours l’arrivée du nouveau zoom ultra grand-angle Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2.
Venant compléter la série des optiques G2 récentes, cette nouvelle version du Tamron 15-30mm adopte les caractéristiques de la série G2, une construction faite pour durer et des performances au niveau des meilleurs concurrents.
Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 : stabilisation 4,5 Il et performances optimisées
Ce nouveau Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 vient donc compléter le gamme d’optiques G2 Tamron, en combinant les caractéristiques du modèle précédent sorti en 2015 (voir la présentation) et les caractéristiques des optiques G2 :
une construction plus robuste et limitant l’infiltration des poussières et de l’humidité,
un design plus moderne (« Human Touch »),
un traitement Tamron AX anti-reflet qui permet d’améliorer les performances en périphérie de l’image (là où pêchent les grand-angles),
une stabilisation permettant un gain (selon la marque) de 4,5 Il,
un autofocus plus réactif,
la compatibilité avec la console de personnalisation Tamron TAP-in.
Tout comme les récents Tamron 24-70mm f/2.8 G2 et Tamron 70-200mm f/2.8 G2, ce nouveau 15-30mm f/2.8 G2 est conçu pour offrir le même niveau de performances que les ténors de la catégorie.
Il va devoir affronter le Nikon AF-S 14-24mm f/2.8 à la plage focale plus limitée, vieillissant et ne disposant pas du VR ainsi que le Sigma 14-24mm f/2.8 Art qui a fait ses preuves.
Une formule optique modernisée et de meilleures performances en périphérie
Les objectifs grand-angle, et les zooms en particulier, souffrent la plupart du temps de performances modestes en périphérie des images. La faute en revient à une formule optique bridée par le tirage mécanique important sur certains boîtiers, et sur les reflex Nikon en particulier.
Le capteur étant situé à bonne distance de la baïonnette, l’objectif doit être conçu pour gérer au mieux l’angle d’arrivée des rayons, un angle dont la valeur est élevée sur les objectifs à courtes focales. C’est une des raisons pour lesquelles Nikon a conçu une nouvelle monture Z de plus grand diamètre et au tirage mécanique bien plus court sur ses récents hybrides Z 7 et Z 6.
Pour améliorer les performances de leur 15-30mm f/2.8 G2, les opticiens Tamron ont intégré une nouvelle lentille, asphérique, et l’on accompagnée de plusieurs lentilles en verre à faible dispersion. Ces lentilles, ainsi que le traitement anti-reflet AX (Anti-reflect eXpanded) devraient permettre au Tamron 15-30mm f/2.8 G2 de délivrer des images plus homogènes depuis le centre jusqu’au bord du cadre.
le principe du revêtement AX Coating du Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2
L’objectif bénéficie d’un traitement de surface de la lentille frontale à la fluorine, ce matériau facilite le nettoyage de l’optique et diminue les effets parasites tels l’effet de flare.
La version Canon dispose d’un porte filtre-arrière absent de la version Nikon.
Le système de double microprocesseur Tamron MPU permet de proposer une meilleure réactivité de l’autofocus, bien que cette caractéristique ne soit pas fondamentale sur un zoom ultra grand-angle, la mise au point variant peu avec les très courtes focales.
Fiche technique du Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2
formule optique : 18 éléments répartis en 13 groupes
mise au point minimale : 0,28 m sur toute la plage focale
rapport de grossissement : 1:5 (f=30 mm)
diamètre maximum : 98,4 mm
longueur** : pour Nikon 142,5mm
poids : pour Nikon 1,100 g
lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
stabilisation d’image : 4,5 stops (selon les normes CIPA)
accessoires : pare-soleil intégré, bouchons
Comparaison Tamron 15-30mm f/2.8 G1 vs. G2
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Version
Stabilisation
Ergonomie
Autofocus
Revêtement
Protection
Autre
Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2
version A041
VC optimisé 4,5 Il
New SP « Human Touch »
USD optimisé
AX (anti-reflet)
eBand, BBAR (anti-reflet)
Fluorine amélioré anti-salissures
Tropicalisation renforcée
Porte-filtre arrière (monture Canon)
Double microprocesseur MPU
Compatibilité console TAP-in
Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD
version A012
VC Classique
Classique
USD
eBand, BBAR (anti-reflet)
Fluorine anti-salissures
Tropicalisation classique
–
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Disponibilité et tarif
Le nouveau Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 sera disponible à partir du 21 septembre 2018 en monture Nikon (12 octobre en monture Canon) au tarif public de 1399 euros.
Ce tarif place le Tamron en bonne position face au Sigma 14-24mm f/2.8 proposé couramment à 1499 euros et le plus onéreux Nikon AF-S 14-24mm f/2.8 dont le tarif courant frôle les 1900 euros.
Attendons les premiers tests pour savoir si cette optique ne démérite pas, et si c’est le cas alors il pourrait s’agir d’un des ultra grand-angles les plus intéressants du marché pour équiper un reflex Nikon F.
Nikon D3500 : le reflex entrée de gamme moins cher et plus ergonomique
Nikon annonce le nouveau reflex entrée de gamme APS-C Nikon D3500. Ce D3500 reprend l’essentiel des caractéristiques du D3400 en adoptant une ergonomie plus proche de celle du D5600.
Le Nikon D3500 est vendu moins cher que son prédécesseur, une façon pour Nikon de faciliter le passage au reflex si vous estimez vos photos smartphones trop peu qualitatives.
le Nikon D3500 vue de face, notez la présence d’une molette supérieure comme sur le Nikon D5600
Nikon D3500 : une ergonomie proche du D5600
Ne nous voilons pas la face, Nikon a rhabillé son D3400 pour proposer un nouveau modèle entrée de gamme dont le seul véritable argument est un tarif en baisse de quelques dizaines d’euros.
Le Nikon D3500 est proposé en kit avec l’objectif Nikon AF-P 18-55mm f/3.5-5.6 VR au tarif public de 549 euros. Ce tarif pourrait évoluer à la baisse chez les revendeurs d’ici quelques mois (les fêtes de fin d’année approchent) pour passer sous la barre des 500 euros. Nikon y voit une proposition pertinente pour les utilisateurs de smartphones désireux de faire de meilleures photos : basse lumière, zoom, longues focales, flash.
L’ergonomie du Nikon D3500 est très proche de celle du modèle amateur de la gamme Nikon DX, le Nikon D5600. Le Nikon D3500 adopte en particulier la molette du D5600 logée sur le capot supérieur et non plus sur la face arrière (meilleure ergonomie).
La face arrière évolue et adopte elle-aussi la présentation du D5600 avec un déplacement des touches de commandes de la gauche vers la droite, elle dispose d’une nouvelle touche Info à proximité du viseur et d’une commande de flash plus accessible.
le Nikon D3500 adopte une molette supérieure et non plus arrière, une touche Info arrière et une nouvelle commande de flash
Nikon D3500 : fiche technique
Sans grande surprise le Nikon D3500 reprend les caractéristiques techniques de son prédécesseur. Il est équipé du même capteur APS-C (Nikon DX) de 24,2Mp capable de gérer une plage de sensibilité allant de 100 à 25.600 ISO (photo et vidéo).
Cette gestion des basses lumières avec une grande sensibilité fait la différence entre les smartphones très limités dès que la lumière baisse et les reflex entrée de gamme bien plus performants.
Le module de mise au point autofocus est le Multi-CAM 1000 à 11 points AF (dont un capteur en croix) du D3400. Il permet de déclencher au rythme de 5 vues par seconde tout en assurant la mise au point sur chaque image.
Le Nikon D3500 adopte un châssis métallique et la monture Nikon F historique donnant accès à la quasi totalité de la gamme d’objectifs Nikon F dont les téléobjectifs comme le Nikon AF-P 70-300mm DX.
le Nikon D3500 avec zoom Nikon AF-P 70-300mm
Les utilisateurs les plus débutants pourront profiter du mode Guide qui les assiste dans le choix des réglages de l’appareil. Celui-ci met alors en oeuvre les meilleurs réglages possibles pour la situation de prise de vue choisie en photo comme en vidéo.
Le Nikon D3500 propose deux formats de fichiers dont le format RAW idéal en post-traitement ou le duo RAW+JPG. Le stockage est fait sur une carte SD, SDHC (compatible UHS-I) ou SDXC (compatible UHS-I) dans un logement unique.
le Nikon D3500 avec emplacement pour carte mémoire SD
Le viseur optique propre aux reflex offre une couverture du champ de 95% en horizontal comme en vertical, soit la quasi totalité de la scène cadrée. Le grossissement est fixé à 0,85x pour un dégagement oculaire de 18mm.
En matière de temps de pose, le Nikon D3500 autorise un déclenchement au 1/4000ème de sec. pour les scènes d’action comme à 30 secondes pour les poses longues. La vitesse de synchro du flash est de 1/200ème de sec.
A la différence des smartphones, le Nikon D3500 bénéficie de la mesure de lumière matricielle couleur 3D II Nikon, un système capable d’analyser la scène photographiée et de la comparer à un très grand nombre de situations types pour proposer la meilleure exposition possible.
Ce reflex donne accès aux modes automatiques et scènes, et bien qu’entrée de gamme, il propose l’ensemble des modes experts P, S, A et M (manuel).
le Nikon D3500 avec flash Cobra Nikon SB-500
Le flash intégré permet de faire des photos quand la lumière manque comme de déboucher les ombres si le sujet est en contre jour. Le nombre-guide de ce flash (puissance) est de 7, 8 (m, 100 ISO, 20 °C). La griffe flash au format standard autorise utilisation d’un flash secondaire de type Cobra comme le Nikon SB-500.
la face arrière du Nikon D3500 avec regroupement des commandes à droite et deux nouvelles touches (flash et Info)
L’écran arrière sert à visualiser les photos comme à les faire, en mode Live View. Tout comme sur le D3400 cet écran n’est ni tactile ni inclinable, un manque qui favorise le Nikon D5600 possédant ces deux caractéristiques. Avec 7,5 cm de diagonale, une définition de 921.000 pixels (VGA) et un réglage de luminosité intégré, cet écran permet de visualiser les photos en extérieur dans les meilleures conditions.
le Nikon D3500 avec connectique USB et module Bluetooth
Le Nikon D3500 est équipé d’un connecteur USB Hi-Speed avec micro-connecteur USB, d’une sortie HDMI avec connecteur HDMI de type C. Il dispose d’un module Bluetooth (mais pas du WiFi) lui permettant de communiquer avec un smartphone (iOS, Android) via l’application Nikon SnapBridge pour favoriser le partage en temps réel des photos.
La batterie de type Nikon EN-EL14a autorise une autonomie de 1500 vues selon Nikon soit une nette augmentation par rapport au D3400.
Le Nikon D3500 mesure 124 x 97 x 69,5mm (L x H x P) et pèse 415 g avec batterie et carte mémoire (365 gr. boîtier nu).
Le tarif public TTC France est de 449 euros pour le Nikon D3500 boîtier nu et de 549 euros en kit avec l’objectif Nikon AF-P 18-55mm f/3.5-5.6 VR.
Mon avis sur le Nikon D3500
Après l’annonce récente de ses nouveaux hybrides experts et pros Nikon Z 7 et Z 6, la marque japonaise poursuit la mise à jour de sa gamme reflex.
L’entrée de gamme est le premier segment à profiter de cet élan, sans nouveauté sur le plan technique, mais avec une volonté manifeste de rationalisation entre les différents modèles. Les D3500 et D5600 sont bien proches, le D5600 bénéficiant d’une fiche technique plus pertinente pour l’amateur.
Il y a fort à parier pour que Nikon fusionne à terme ces deux modèles et ne propose plus qu’un modèle amateur entrée de gamme, ce qui pourrait signifier aussi l’arrivée dans un futur indéterminé d’une entrée de gamme Nikon hybride.
L’avenir nous le dira, en attendant si vous souhaitez faire de bonnes photos et que votre smartphone a atteint ses limites, alors ce Nikon D3500 est une alternative très crédible et très accessible. Je lui préfère toutefois le Nikon D5600 plus performant (autofocus, écran, ergonomie) et plus proche des modèles experts de la marque.