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Logiciels photo, hérésie, voleurs et arnaques – ou non ?

« Utiliser des logiciels photo pour faire du post-traitement, c’est une hérésie ! Ce n’est plus de la photographie ! »

« Les logiciels photo c’est une arnaque ! »

Dans cette nouvelle chronique photo, je voudrais vous parler des logiciels photo de post-traitement, et répondre à plusieurs réactions que je trouve souvent mal à propos.

Logiciels photo, hérésie, voleurs et arnaques - ou non ?

Non, le numérique n’a rien changé

Parler de post-traitement en photographie numérique, c’est parler du labo numérique. Le labo numérique, c’est la même chose que le labo argentique : il s’agit de prendre un négatif, de le développer et d’en faire un tirage.

En argentique, le négatif c’est le film, le développer permet de faire ensuite un tirage papier.

En numérique, le négatif c’est le fichier RAW, le développer permet d’en faire une version exploitable pour l’impression ou la publication.

Le numérique n’a rien changé à la pratique photographique. Prise de vue, développement, tirage.

Seule la technologie change, nous sommes passés de la chimie et des grains d’argent à l’informatique et aux pixels.

Faire du post-traitement aujourd’hui, c’est finir le travail entamé à la prise de vue. De la même façon que vous le finissez en argentique une fois votre film sorti du boîtier.

Ne pas le reconnaître, c’est frôler la mauvaise foi.

Les logiciels photo ouvrent des possibilités que seul le post-traitement permet

Un même fichier RAW peut donner lieu à différentes interprétations :

  • couleur,
  • noir et blanc,
  • rendus personnalisés,
  • virages,
  • …

Il ne devrait donc pas y avoir débat sur la pertinence ou non d’utiliser les logiciels photo, de faire du post-traitement logiciel. C’est une pratique qui concerne autant l’amateur que le professionnel.

Je n’utilise pas de logiciels photo, je ne fais que du JPG !

Vous faites du JPG natif et vous êtes contre le post-traitement ? Sachez que vous en faites sans le savoir.

Faire du JPG natif dans votre boîtier, c’est déjà faire du post-traitement puisque votre appareil photo applique au fichier RAW les réglages que vous avez choisis, Picture Control chez Nikon, pour créer de toutes pièces le JPG.

C’est donc bien un post-traitement logiciel. Une interprétation de la réalité.

Qu’est-ce donc d’ailleurs que « la réalité » en photographie ? Chacun a la sienne, ce qui revient à dire que la réalité n’existe pas.

Le gratuit c’est tellement mieux !

Les avantages des logiciels photo gratuits sont indéniables, ils ne vous coutent rien.

De là à ne voir « que » le gratuit, il y a un pas que je ne franchis pas.

Les logiciels gratuits sont la plupart du temps diffusés par les constructeurs de matériel photo. Ils se doivent d’offrir des logiciels pour traiter les fichiers générés par leurs boîtiers. Chez Nikon par exemple, ces logiciels s’appellent ViewNX-i ou Capture NX-D. ViewNX-i pour visualiser et adapter le rendu de façon automatique, Capture NX-D pour développer vos fichiers RAW.

Ne soyez pas dupes : les constructeurs de matériel photo ne sont pas des éditeurs de logiciels, ce n’est pas leur domaine de compétence. Ils sous-traitent à d’autres. Capture NX-D intègre le moteur RAW de Silkypix, loin d’être le plus performant du marché.

Parmi les offres gratuites, il y a aussi les logiciels libres.

Le libre ne coute rien mais il se distingue du gratuit par d’autres caractéristiques. Le libre est gratuit mais le gratuit n’est pas forcément libre.

Dans le monde du logiciel libre plusieurs communautés proposent des offres sérieuses comme Darktable, le plus apprécié des fans du libre.

Le logiciel libre a des avantages et des limites. Puisqu’il n’est pas une source de revenu pour son éditeur, on parle plutôt de communautés, il peut parfois ne pas proposer autant de fonctions avancées, de services associés (par exemple une version mobile ou un accès Cloud). Il vous faut donc vérifier si le logiciel qui vous attire va vous convenir.

Le propre du libre est qu’il vous faut de préférence participer aux forums et communautés associées, ce n’est pas du goût de tout le monde.

Les éditeurs de logiciels photo sont des voleurs

« Oui mais tu comprends, le logiciel photo c’est cher ! »

« Les éditeurs  de logiciels photo sont des voleurs : ils n’arrêtent pas de faire des mises à jour payantes, ils nous forcent à acheter, arnaque ! »

L’histoire du logiciel restera toujours associée au piratage. Aucun logiciel payant n’y échappe, il y a toujours un malin pour chercher un code licence piraté, un crack, comme pour vendre à bas prix des licences déjà utilisées par d’autres.

Tout cela est bien évidemment interdit par la loi.

Vous me rétorquerez peut-être que les éditeurs le veulent bien, il est facile de pirater beaucoup de logiciels. C’est vrai. Le piratage « accepté » de la suite Office a permis à Microsoft d’imposer son standard et de faire payer désormais un abonnement pour l’utilisation de ses logiciels. Idem chez Adobe avec Photoshop (lire plus bas le paragraphe sur les abonnements).

Vous êtes vous déjà posé cette question : pourquoi vous acceptez de payer cher votre matériel photo alors que vous ne souhaitez pas la plupart du temps payer votre logiciel photo ? Quand le coût de ce logiciel ne représente souvent pas plus de quelques % du prix du matériel.

La réponse est simple :

  • le matériel photo ne peut se reproduire par simple copie, gratuitement, aussi vous êtes forcé de le payer,
  • le logiciel photo est quelque chose d’immatériel, il peut être copié et reproduit. Alors pourquoi ne pas le faire ?

Comme une photo publiée sur le web. Il doit même exister des photographes qui râlent que leurs photos sont piratées mais qui utilisent des logiciels piratées, je n’en doute pas.

Les éditeurs de logiciels propriétaires ne sont pas tous des voleurs.

Ce sont des entreprises qui payent leurs salariés et leurs charges, font fonctionner l’économie, rendent des services à leurs clients, font évoluer leurs offres. Comme le font les constructeurs de matériel photo (qui ne sont pas considérés comme des voleurs).

Pourquoi les éditeurs de logiciels propriétaires ne devraient pas être rémunérés pour leur travail ?

Les abonnements c’est l’arnaque !

Vous pensez que les abonnements logiciels sont une arnaque ? Payer le salaire d’un développeur chaque mois, payer ses charges, payer ses fournisseurs, est-ce une arnaque  ?

Les éditeurs de logiciels ont des charges récurrentes, ces charges augmentent avec les services associés, le coût de la vie, les taxes …

Le modèle de licence perpétuelle ne permet pas d’avoir des revenus récurrents. Le piratage prive les éditeurs de la vente de licences perpétuelles.

En réaction le modèle de l’abonnement s’impose petit à petit car il répond à la problématique des revenus récurrents. Il permet aussi aux éditeurs de ne plus dépendre de la sortie de nouvelles versions, que tous les clients existants n’achètent pas. alors qu’ils réclament un support sans limite.

Certains logiciels font appel à des services en ligne, le Cloud par exemple. Ces services engendrent des coûts récurrents. Entretenir un service Cloud, c’est louer des serveurs, des liaisons spécialisées, payer des intervenants, autant de dépenses sur la durée que ne peut couvrir une licence perpétuelle.

La formule par abonnement permet d’assurer un revenu récurrent pour couvrir ces frais.

Enfin nous pensons tous qu’un logiciel photo doit évoluer, tenir compte des nouveaux appareils photo, des évolutions des systèmes d’exploitation, des nouveaux modes de consommation de l’image … Ce qui suppose de disposer de nouvelles versions.

Avec une licence perpétuelle, vous n’êtes pas forcé d’acheter une nouvelle version. Vous pouvez en sauter une, deux ou trois. Quitte à vous passer des nouvelles fonctions. C’est votre droit et cela m’arrive aussi selon les logiciels.

Autant de revenus que ne peuvent recevoir les éditeurs.

En réaction, les éditeurs qui ne proposent pas d’abonnement n’ont pas d’autres choix que de proposer des mises à jour plus fréquentes, de faire payer les mises à jour majeures. Au final, le client est-il gagnant ? Pas toujours. Tout dépend de vos usages, il faut faire le calcul.

Il en faut pour tout le monde

Loin de moi l’idée d’imposer un modèle plutôt qu’un autre, ce n’est pas mon propos. Comme de vous dire qu’un logiciel gratuit est meilleur qu’un payant ou l’inverse.

Loin de moi aussi l’idée de vous dire que la formule par abonnement est bonne. Il m’arrive aussi de sauter une version avec certains logiciels dont je n’ai pas un usage fréquent. Comme de payer plusieurs abonnements pour des logiciels qui me rendent service.

Je comprends très bien qu’un photographe amateur n’utilisant pas un logiciel très souvent ne souhaite pas payer un abonnement mensuel.

De là à dire que nous vivons dans un monde de voleurs et d’arnaques, non.

De là à dire que les logiciels photo sont une hérésie et que « c’était mieux avant », non plus.

Chacun reste libre de choisir, il existe des offres à tous les prix pour tous les profils.

Mon propos est le suivant : si vous appréciez ce que fait un éditeur de logiciels photo pour vous, alors supportez-le. Participez à la communauté si c’est du libre. Payez votre licence ou votre abonnement si c’est propriétaire.

Profitez de tout ce que le labo numérique peut vous apporter. Parce que la photographie c’est aussi le labo numérique.

Et surtout, n’oubliez jamais que la photographie est votre passion comme c’est la mienne, et qu’une passion ça coute toujours quelque chose mais qu’est-ce que c’est bien !


Photographier les oiseaux à la mangeoire : installation, réglages et astuces (2026)

L’hiver, les oiseaux des jardins peuvent avoir du mal à trouver de la nourriture pour survivre. Installer une mangeoire va les aider et vous donner beaucoup de plaisir dans l’observation des oiseaux variés qui la fréquentent. Photographier les oiseaux à la mangeoire est aussi une opportunité même si vous ne possédez pas un téléobjectif très puissant, car vous pouvez vous approcher de vos sujets.

Ce tutoriel photo vous est proposé par Stéphane Lebreton, lecteur de Nikon Passion, naturaliste et photographe depuis de nombreuses années. La Loire et les autres milieux naturels de son voisinage (forêts, prairies, étangs…) lui permettent de diversifier les sujets et les pratiques : flore, oiseaux, mammifères, insectes, paysages.

Stéphane apprécie le partage d’expériences : entre amis comme au sein d’un club photo et sur le web. Retrouvez-le sur son site Affut et billebaude comme sur sa chaîne YouTube « Affut et billebaude, les coulisses de la photo nature« .

Comment installer une mangeoire pour photographier les oiseaux

Trouver une mangeoire

Trouver une mangeoire dans le commerce est simple : la plupart des jardineries en proposent et des associations telles que la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) en vendent par correspondance.

Vous pouvez aussi en fabriquer une facilement avec du matériel de récupération : ouvrez une fenêtre quelques centimètres au-dessus du fond d’une bouteille plastique, déposez de la nourriture sur le fond et suspendez la bouteille pour avoir une mangeoire qui ne vous coûte rien !

Pour la nourriture, les graines de tournesol conviennent à de nombreuses espèces. Vous les trouverez en supermarché ou dans les jardineries. Attention toutefois, le nourrissage doit rester hivernal, prenez des précautions pour ne pas causer de tort aux oiseaux. Vous trouverez de nombreux conseils sur le site de la LPO.

Installer votre mangeoire

Une fois que vous disposez de votre mangeoire, installez-la dans un endroit dégagé et mettez en place des supports sur lesquels les oiseaux vont se poser et où vous pourrez les photographier : branches, pierres, écorces, …

Attention, si la mangeoire est placée trop près de branches existantes, les passereaux risquent de ne pas passer par les supports que vous avez préparés. De plus, une branche dégagée permet d’obtenir un meilleur bokeh à l’arrière-plan. Soignez l’esthétisme de ces supports ajoutés car ils peuvent apporter beaucoup à vos clichés comme dégrader leur qualité si des éléments gênants ou peu harmonieux  apparaissent sur vos photos.

Définissez l’emplacement où vous allez vous positionner en considérant les critères suivants :

  • trouvez un endroit pour être le plus caché possible, à une distance de 3 ou 4 mètres des supports,
  • l’arrière plan doit être naturel, sans élément gênant peu esthétique (grillage, maison, poteau ou fil électrique, etc.),
  • anticipez l’éclairage de la scène selon l’heure de prise de vue : plein éclairage, éclairage de côté, contre-jour… pour pouvoir jouer avec la lumière lors de la prise de vue.
Comment photographier les oiseaux à la mangeoire
Comment photographier les oiseaux en vous cachant sous le toboggan des enfants ! Photo (C) Stéphane Lebreton

Pour vous cacher dans un jardin, utilisez les éléments existants : derrière un muret, derrière des volets, sous le toboggan des enfants. Avec du tissu ou du filet de camouflage, masquez les espaces qui pourraient laissez entrevoir votre silhouette. Dans l’idéal seul l’objectif doit être apparent.

Si n’avez pas de jardin, vous pouvez tenter votre chance sur un balcon : la plupart de ces conseils peuvent être appliqués, mais les contraintes seront plus fortes. Pensez aussi à transformer votre voiture en affut si vous n’avez pas d’autre option !

Photographier les oiseaux : la lumière et l’heure

La lumière hivernale est basse, même en milieu de journée. C’est une contrainte, mais aussi une opportunité.

En début de matinée, la lumière rasante donne du relief au plumage et des couleurs chaudes qui réchauffent les tons ternes de l’hiver. C’est souvent le moment où les oiseaux sont les plus actifs : ils arrivent affamés après la nuit. En fin d’après-midi, même logique, avec une lumière plus dorée encore mais une activité qui décroît.

Placez votre mangeoire et vos supports de pose de façon à avoir la lumière dans le dos au moment où vous prévoyez de shooter. Un oiseau éclairé de face, avec un arrière-plan dans l’ombre, donnera un résultat bien plus propre qu’un sujet à contre-jour non maîtrisé.

Le contre-jour n’est pas interdit pour autant. Par temps couvert, il produit des silhouettes graphiques intéressantes. Par soleil direct, il demande une compensation d’exposition et donne des résultats imprévisibles, surtout sur les espèces au plumage sombre.

Par temps nuageux, la lumière diffuse est homogène et flatteuse pour les détails du plumage. C’est souvent dans ces conditions que les photos de mésanges et de moineaux sont les plus réussies, sans zones brûlées ni ombres dures.

Photographier les oiseaux : la prise de vue

Le moment venu, installez vous confortablement car vous passerez sans doute plus d’une heure sans bouger. Posez votre matériel sur un trépied pour assurer la stabilité de l’ensemble et pour éviter les crampes dans les bras !

Vérifiez aussi que la mangeoire est alimentée…

Avant le retour des oiseaux (ou alors vous êtes fort si vous ne les avez pas fait fuir en arrivant !), pré-réglez votre matériel :

  • ajustez le trépied et la visée en direction du support prioritaire,
  • faites une mise au point sur ce support pour être plus réactif dès qu’un oiseau arrive,
  • vérifiez les réglages d’exposition : sensibilité, profondeur de champ, temps de pose.

Choisissez une grande ouverture pour bénéficier d’un bokeh harmonieux. Si votre objectif est plus piqué à f/5,6 qu’à pleine ouverture, fermez d’un cran. Les oiseaux sont très rapides, n’hésitez pas à caler votre temps de pose sur 1/500e de sec., sauf si vous souhaitez jouer avec le flou.

Pour résumer les réglages de départ : mode priorité vitesse (S), 1/500e de seconde minimum, ISO automatique plafonné à 3200 ou 6400 selon votre boîtier, ouverture maximale de votre objectif.

En cas de lumière hivernale faible, n’hésitez pas à monter à 1/800e ou 1/1000e si les ISO restent gérables. Un oiseau flou parce qu’il a bougé est une photo perdue. Un oiseau net avec un peu de grain reste exploitable.

Comment photographier les oiseaux à la mangeoire
la mésange bleue est très assidue à la mangeoire – photo (C) Stéphane Lebreton
1/500 sec. – f/5 – 100 ISO – 300 mm

À l’arrivée des oiseaux, ne vous précipitez pas, laissez les prendre confiance. Si vous devez bouger votre objectif, faites-le très lentement. Commencez par un premier déclenchement et observez la réaction. Lorsque la sérénité est revenue, recommencez. Petit à petit les oiseaux vont oublier ce bruit insolite et poursuivre leur activité.

Si vous utilisez un hybride Nikon Z, vous disposez d’atouts supplémentaires pour la photo d’oiseaux à la mangeoire. Activez l’obturation électronique silencieuse : aucun bruit de déclenchement, les oiseaux ne sont pas perturbés. Sur les boîtiers récents (Z6III, Z8, Z9), activez le mode Sujet : Oiseaux dans les réglages d’autofocus. Le boîtier détecte et suit automatiquement l’oiseau, y compris l’œil, dès qu’il entre dans le cadre.

Résultat : vous pouvez vous concentrer sur le cadrage et la lumière plutôt que sur la mise au point. En rafale silencieuse à haute cadence, vous multipliez les chances de capturer l’instant décisif, l’envol ou l’attitude caractéristique de l’espèce.

Photographier les oiseaux : les variantes

Certaines espèces aiment se nourrir au sol, comme les moineaux ou les pinsons. Ce peut être l’occasion d’essayer des prises de vue au ras du sol en utilisant la végétation du premier plan pour un effet de flou esthétique (en savoir plus avec le livre « les secrets de la photo d’animaux« ).

Comment photographier les oiseaux à la mangeoire
une prise de vue au ras du sol pour cette femelle pinson – photo (C) Stéphane Lebreton
1/200 sec. – f/5,6 – 320 ISO – 500 mm

D’autres espèces que les passereaux peuvent venir profiter de votre mangeoire : la tourterelle turque, le geai des chênes, le pic épeiche…

Le geai est très farouche : un silence absolu et une grande lenteur dans les gestes sont indispensables.

Pour le pic épeiche, vous pouvez installer un support vertical qui rappelle les branches mortes sur lesquelles il vient habituellement rechercher des larves d’insectes. Une astuce consiste à forer de petits trous dans la branche et à y déposer quelques graines à son intention durant les jours qui précèdent pour qu’il prenne l’habitude d’y venir.

Comment photographier les oiseaux à la mangeoire
le pic épeiche est aussi attiré par les graines de la mangeoire – photo (C) Stéphane Lebreton
1/1000 sec. – f/5 – 100 ISO – 220 m

Enfin, pour varier les attitudes, essayez les photos d’oiseaux en vol. Il vous faut alors anticiper l’arrivée de l’oiseau et ne pas hésiter à utiliser le mode rafale !

Quel objectif utiliser pour photographier les oiseaux à la mangeoire ?

Un 200 mm ou 300 mm suffit si vous pouvez vous approcher à 3 ou 4 mètres.
Un 70-300 mm polyvalent est un bon point d’entrée.
Si vous avez un 500 mm ou plus, vous pourrez rester plus loin et perturber moins les oiseaux. L’important est que l’objectif soit rapide à mettre au point : privilégiez les formules AF-S ou AF-P chez Nikon.

Peut-on photographier les oiseaux à la mangeoire toute l’année ?

La mangeoire est avant tout un outil hivernal, de novembre à mars. C’est aussi la période où les oiseaux sont les plus assidus et où la végétation dégagée facilite les prises de vue. En dehors de l’hiver, les oiseaux trouvent naturellement de quoi se nourrir et fréquentent moins la mangeoire.

Faut-il un trépied ou peut-on photographier à main levée ?

Le trépied est recommandé pour les longues séances d’affût : il évite la fatigue et permet de pré-cadrer sur le support. À main levée, un stabilisateur optique ou IBIS actif (sur les hybrides Nikon Z) compense les légères vibrations. Dans tous les cas, c’est la vitesse d’obturation qui fait la différence sur la netteté.

Comment éviter que les oiseaux s’enfuient au déclenchement ?

Laissez-les s’habituer à votre présence en plusieurs séances avant de commencer à photographier sérieusement. Évitez les mouvements brusques. Sur un hybride, l’obturation électronique silencieuse est un avantage décisif. Sur un reflex, le mode miroir relevé réduit les vibrations et le bruit de déclenchement.

Prêts pour la mangeoire et la photographie d’oiseaux ?

Photographier les oiseaux à la mangeoire est une façon aisée de photographier les passereaux en hiver. L’installation est simple et ne nécessite ni repérage chronophage, ni matériel spécifique. Un téléobjectif de longueur focale moyenne (200 ou 300 mm) peut suffire.

De nombreuses espèces peuvent fréquenter la mangeoire, vous permettant différents types de prises de vue.

Pour une fois en photo animalière, les déclenchements seront nombreux, alors prévoyez une carte mémoire suffisante et du temps pour faire le tri !

Vous pratiquez déjà la photo d’oiseaux à la mangeoire ou chez vous ? Quelle est la photo dont vous êtes le plus fier ?


Eclairer et photographier le portrait avec Nath-Sakura

Vous pratiquez déjà le portrait photo et vous voulez passer un cap. Vous souhaitez apprendre à réaliser des portraits de qualité professionnelle, à créer des éclairages élaborés, à prendre en compte la psychologie et la personnalité de vos modèles. Nath-Sakura vous invite à découvrir son univers qui pourrait bien vous étonner tant il est riche et créatif.

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Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC

Éclairer et photographier le portrait, l’univers de Nath-Sakura

J’ai découvert les images de Nath-Sakura lors du Festival de photographie de Vincennes (en savoir plus sur le site de la photographe). J’avoue avoir été étonné par ces éclairages dignes de certaines productions cinématographiques. Par ces modèles aussi, dont on sentait bien qu’ils n’étaient pas photographiés ainsi par hasard, que derrière les apparences il y avait une démarche et une recherche artistique inhabituelles.

Lorsque j’ai reçu le livre de Nath-Sakura, son manuel à destination « des photographes désireux d’apprendre à réaliser des portraits sensibles, percutants et qualitativement très haut de gamme », je n’ai pas été surpris. J’ai retrouvé ce que j’avais vu lors de l’exposition.

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Je vous ai déjà présenté plusieurs livres sur le portrait photo, l’éclairage, les poses et les techniques pour éclairer vos portraits en lumière naturelle.

[su_frame][/su_frame]Ici vous entrez dans un autre univers, bien plus complexe. Celui d’une artiste, déjà, Nath-Sakura.

Celui du studio pro, aussi, avec ses décors et ses éclairages.

Celui de la sensibilité également, car tout est fait pour vous inciter à considérer votre modèle comme une personne dont la personnalité et la psychologie doivent être prises en compte avant même d’envisager votre séance.

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Je n’irai pas jusqu’à décrire le contenu du livre chapitre par chapitre, cela n’aurait guère de sens, ce n’est pas le sommaire qui fait son intérêt. Ce qui le fait, c’est l’approche de la photographe, ce qu’elle vous transmet, ce recul unique sur l’art du portrait et la photographie.

Sachez toutefois que vous allez approcher la technique photographique, la direction artistique, la direction de modèle et l’analyse des lumières tout au long des 260 pages qui composent un livre dont la maquette, très dense, fait la part belle aux photos et illustrations comme aux encarts historiques.

eclairer-photographier-portrait-nath-sakura

L’enseignement est de très haut niveau et s’adresse aux photographes ayant déjà une belle pratique du portrait photo, désireux d’aller encore plus loin. De créer des images plus que de faire des portraits photo. Si c’est votre cas, je ne peux que vous conseiller d’ailleurs de commencer par le livre, puis de suivre les stages de Nath-Sakura, animatrice certifiée qui propose des workshops en France et en Europe.

Mon avis sur ce livre

N’étant pas portraitiste, je ne remettrai pas en cause le contenu de cet enseignement, je n’ai pas la pertinence pour le faire. Sachez toutefois que si le portrait photo est votre passion, que vous voulez en faire votre métier, que vous avez envie d’imaginer et de créer vos images alors ce livre vous est indispensable. Il sera votre point d’entrée dans un univers artistique, coloré, sensible et très qualitatif. Tout ça pour 29 euros, c’est cadeau.

Si vous souhaitez réaliser des portraits photo plus naturels, sur le vif, en lumière naturelle, c’est un autre domaine et je vous recommande plutôt le livre de Scott Kelby L’éclairage du portrait en lumière naturelle qui vous sera bien plus accessible.

Vous pouvez aussi vous procurer ce livre pour comprendre ce qu’est le portrait photo au-delà des clichés, de ces images faites à la va-vite en jouant avec une source de lumière, sans méthode.

Vous découvrirez alors le monde du portrait professionnel. J’irais jusqu’à dire que même si vous ne voulez pas devenir portraitiste, ce livre vous intéressera car plus qu’un simple guide pratique, c’est un ouvrage sur l’art du portrait avant tout.

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Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

La fin de l’année a été riche en annonces chez les éditeurs de logiciels photos. Toutes ont en commun d’avoir été plus ou moins discrètement taguées « Intelligence Artificielle », à mi-chemin entre l’univers dystopique de la série Black Mirror et la promesse de nous libérer du temps pour plus de créativité.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie, qu’en est-il vraiment, menons l’enquête.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Le livre de Jacques Croizer via Amazon

Le livre de Jacques Croizer via la FNAC

Cet article vous est proposé par Jacques Croizer. Déjà à l’origine de plusieurs articles sur Nikon Passion dont un sur l’IA pour les photographes, Jacques Croizer est surtout l’auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier, « Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos« .

Intelligence artificielle et traitement de l’image (IA)

En poussant un peu loin le bouchon (de l’objectif), nous pourrions dire que le rêve de Leibniz est l’acte fondateur de l’intelligence artificielle : toute idée complexe peut être décomposée en idées plus simples, jusqu’à aboutir à une combinaison d’idées axiomatiques. (De Arte combinatoria – Leibniz 1666).

C’est plus sérieusement dans les années 50 qu’émerge l’idée qu’une machine puisse être capable de réaliser une tâche relevant jusqu’ici de l’intelligence humaine, par exemple tenir une conversation (test de Turing). Mais le chemin est long du projet à la chose.

Si une intelligence artificielle sait traduire d’une manière plus ou moins compréhensible la plupart des écrits de l’humanité, elle est encore très loin de pouvoir les résumer correctement, sans parler d’y ajouter la moindre page. L’intelligence humaine reste le carburant dont elle ne peut se passer. C’est sans doute pourquoi certains experts préfèrent parler d’intelligence augmentée que d’intelligence artificielle, remettant ainsi l’humain au cœur du processus de création.

Intelligence artificielle et création d’image

Qu’en est-il de l’image ? Un logiciel peut très facilement produire en quelques clics une illustration abstraite, mais imaginez-vous votre ordinateur capable de dessiner, ex nihilo, ne serait-ce que l’ébauche d’un portrait ?

Vraisemblablement oui, à en croire celui présenté à droite dans l’illustration ci-dessous… mais à vrai dire, ce visage n’est pas sorti de nulle part : le collectif Obvious, à l’origine de ce travail, a entraîné un algorithme à peindre, en utilisant pour base de connaissances une collection de portraits classiques, réalisés entre le XIVème et le XIXème siècle.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Edmond De Belamy (C) Obvious Art

L’algorithme se compose de deux réseaux de neurones artificiels : un générateur (le peintre) et un discriminateur (le critique d’art).

A mesure qu’il s’entraine, le générateur crée des images de plus en plus réalistes. Le discriminateur sélectionne parmi les œuvres ainsi produites celles qu’on ne saurait attribuer ni à un humain, ni à une machine. Dans cette présélection, les auteurs du logiciel (de vrais humains !) ont finalement choisi onze tableaux, constituant la généalogie imaginaire de la famille Bellamy.

La technologie (DCGAN) à la base de cet exploit est l’un des développements les plus récents de ce qu’il est convenu d’appeler « l’apprentissage profond » ou « deep learning » (à la base de la réduction de bruit DeepPRIME de DxO Photolab 4, voir plus bas).

Dans la phase d’apprentissage, le générateur est présumé pouvoir extraire de l’ensemble des œuvres qu’on lui a données à digérer une grammaire suffisante pour qu’il puisse à son tour créer de manière autonome de nouvelles toiles.

Le photographe passionné que vous êtes s’étonnera sans doute que cette grammaire ait pu si délibérément ignorer les règles basiques de composition : le personnage est placé très haut dans le cadre ! Peut-être est-ce lié au fait que les réseaux de neurones convolutifs du générateur analysent l’image en la découpant en fragments qui se chevauchent, donc sans jamais en avoir une vision globale ?

On préfèrera retenir que l’algorithme aurait pu tout aussi bien dessiner un mouton, une chaise ou une locomotive, ou tout simplement n’imprimer qu’une grosse tache multicolore. Il a pourtant bel et bien réalisé le portrait d’une personne qui n’existe pas ! C’est là l’exceptionnelle performance du procédé.

Pour la petite histoire, sachez que cette œuvre a été adjugée pour la modique somme de 432.500 $ ! Une question en passant : qui est l’auteur du tableau ? Le collectif qui a créé l’algorithme ou l’algorithme lui-même ? Ce dernier est-il seulement capable d’intention ?

IA et développement du fichier RAW

Exceptée la précédente expérimentation, la création d’image reste encore l’apanage des peintres et photographes. Les premiers interprètent à leur guise la réalité, tandis que les seconds, du moins dans leur rôle de témoin de notre temps, essaient de la retranscrire aussi fidèlement que possible.

Nos boîtiers ne fournissent malheureusement souvent que des images imparfaites. L’étape de développement du fichier RAW, à l’aide d’un logiciel spécialisé, est incontournable à qui veut magnifier sa production.

Bien qu’utilisant au maximum les Picture control (chez Nikon) à la prise de vue afin d’optimiser le développement de leurs fichiers RAW, beaucoup de photographes trouvent encore cette phase de travail trop chronophage. Où est le temps où ils se contentaient de prendre la photo, le tireur se chargeant ensuite de la retranscrire au mieux sur le papier ?

Si au moins leur logiciel de développement préféré était capable de restituer en un seul clic la réalité, libre à eux de tirer ensuite sur les curseurs pour aboutir à une version plus personnelle. Les photographes ne demandent pas à l’IA de créer une image, mais seulement de l’améliorer … automatiquement ! Facile ?

L’apprentissage profond (deep learning) sait se rendre utile sur des créneaux bien délimités : le service de généalogie myheritage propose par exemple un utilitaire de colorisation automatique de vos anciennes photos. D’après les indications du site « le modèle a été formé à l’aide de millions de vraies photos et a développé une compréhension de notre monde et de ses couleurs ». Le résultat, proche des cartes postales aux couleurs fanées de l’ancien temps, est impressionnant.

La piste est prometteuse, mais pour développer n’importe quel fichier RAW, une telle intelligence devrait au préalable être entraînée sur une très grande variété d’images parfaitement traitées, en se référant à une réalité qui n’est tout simplement pas mesurable. En l’absence de données d’apprentissage, il est clair que le deep learning ne nous sera d’aucun secours.

Les logiciels de post traitement utilisent donc des techniques d’intelligence artificielle qui ont fait leurs preuves depuis bien des années : comparez les résultats des corrections automatiques (tonalité, contraste et couleur) de la version actuelle de Photoshop CC avec ceux d’une version vieille de 10 ans : les différences sont marginales.

Ces traitements sont basés sur les statistiques élémentaires de l’image, en particulier sur les histogrammes de ses différentes couches. Les améliorations apportées à la plage tonale de l’image se font sans aucune contextualisation. C’est sans doute parce que le jeu n’en vaut plus la chandelle : les résultats obtenus sont suffisamment convaincants, en témoigne l’avant/après présenté ci-dessous.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Yéyette (f/5.6 à 1/250 s) photo (C) Philou

Mission accomplie aurions-nous tendance à penser… seulement voilà, la justesse de la correction dépend beaucoup des spécificités de la photo d’origine. En particulier, le traitement automatique des couleurs relève encore trop aujourd’hui de la loterie, lorsque la prise de vue s’éloigne un peu des standards.

Quoiqu’il en soit, il n’y a pas de quoi fouetter un chat, comme le disait Yéyette, ni bien sûr de quoi faire apparaitre si soudainement le tag « intelligence artificielle » dans les arguments de vente de ces logiciels. Alors ?

IA et post traitement spécifique

Nous avons vu que les réseaux de neurones convolutifs ont encore un peu de mal à générer une image complexe. Ils sont par contre passés maîtres dans l’art de les classer.

L’exemple du Challenge ILSVRC est parlant. Les logiciels participants au challenge sont entraînés en mode supervisé sur une base d’apprentissage de 1.200.000 illustrations labellisées : parmi 1.000 références possibles, on indique pour chaque image le sujet qu’elle contient, avion, voiture, personne, etc. Les logiciels doivent ensuite reconnaitre ces objets dans 50.000 images qu’ils n’ont jamais vues auparavant.

En 2010, le taux d’erreur était de 28 % : une image sur 4 était mal reconnue. Les progrès du deep learning ont été si rapides qu’en 2015, le taux d’erreur de l’algorithme avait chuté en dessous de celui obtenu par des humains (< 5%). Relativisons toutefois la performance : nous sommes capables de reconnaitre bien plus que 1.000 catégories d’objets !

Une fois encore, il suffit de réduire le périmètre d’apprentissage à un contexte particulier pour obtenir des performances pour le moins bluffantes. L’application Plantnet est ainsi capable de reconnaitre une plante parmi près de 30.000 espèces, après que vous l’ayez simplement photographiée avec votre smartphone. Qui dit mieux ?

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Cyclamen (f/3.5 à 1/320 s – 105 mm Nikon) photo (C) J. Croizer

Luminar AI (Artificial Intelligence) s’auto décrit comme étant « le premier logiciel de retouche photo entièrement optimisé par intelligence artificielle ». Il utilise cette faculté de classification automatique pour proposer des traitements adaptés à chaque sujet.

Par exemple, le logiciel identifie automatiquement la photo ci-dessous comme étant celle d’un paysage. A partir de son fichier RAW un peu tristounet, il suggère plusieurs développements. Le module « correction rapide » délivre une image très réaliste. Le module « coucher de soleil » éclaircit l’image et en renforce les teintes chaudes. Le module « chutes de neige » fait ressortir la texture de la neige et la blanchit.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Jura (f/5.6 à 1/40 s) photo (C) J. Croizer
de 
gauche à droite et de haut en bas :
photo originale – correction rapide – coucher de soleil – chutes de neige

Ces modules agissent comme des modèles (effets prédéfinis) spécialisés. Certains donnent parfois des résultats un peu ésotériques, mais l’utilitaire d’édition permet de revenir finement sur les réglages en agissant sur les curseurs habituels (température de couleur, exposition, contraste, …) ou en jouant sur des notions plus contextuelles (brume, heure dorée, …). Lorsque le logiciel détecte que la photo est un portrait, il modifie ses propositions : Fashionista, Sublime, Rembrand… les styles prédéfinis (aux noms français parfois folkloriques…) ne manquent pas.

Plus intéressant, le module FaceAI détecte automatiquement le visage, en isole les yeux, les dents, les lèvres, la peau, et propose pour chaque partie des traitements adaptés. C’est sur ces aspects que le logiciel fera gagner le plus de temps, puisqu’il évite d’avoir à faire de fastidieuses sélections de zones. Notons qu’une fois classée l’image ou isolés certains de ces éléments, on retrouve dans l’utilitaire d’édition les techniques implémentées depuis déjà longtemps dans ce type de logiciel, ce qui n’enlève rien à ses qualités.

Pour aller plus loin dans l’analyse, il faudrait connaitre plus précisément les algorithmes de machine learning utilisés. Les éditeurs en gardent jalousement les secrets en ne communiquant que sur les résultats… et c’est bien naturel ! La mécanique mise en œuvre par l’étonnant outil « remplissage d’après le contenu » de Photoshop CC risque d’attiser longtemps la curiosité des développeurs.

Un bruit qui court

L’intelligence artificielle était donc finalement déjà présente depuis longtemps dans nos logiciels de post traitement, mais elle ne disait pas son nom. Ses derniers développements ont permis de proposer de nouvelles fonctionnalités spectaculaires, sans pour autant vraiment optimiser le temps de traitement des fichiers RAW. La quête de l’outil idéal risque d’être encore longue, mais ne boudons pas notre plaisir : si l’assistance à la conduite n’est pas la conduite autonome, elle procure néanmoins un confort d’utilisation très appréciable. A nous de débusquer dans toutes ses innovations celles qui nous seront vraiment utiles.

Prenons l’exemple d’un photographe qui travaillerait beaucoup avec des sensibilités élevées. Il ne pourra qu’être séduit par la dernière version du logiciel DxO Photolab 4. Depuis 2003, cette société teste des boitiers en photographiant dans son laboratoire des mires calibrées. Ces clichés, réalisés pas à pas sur toute la gamme de sensibilités du boitier, ont été conservés depuis l’origine, constituant un remarquable corpus d’apprentissage. Il a été mis à profit pour entrainer un module capable de réaliser simultanément le dématriçage et le débruitage des fichiers RAW pris en charge.

Les étonnantes capacités des réseaux de neurones convolutifs ont permis d’atteindre des résultats exceptionnels. Rappelons toutefois que ces puissants outils n’ont rien de la baguette magique d’Harry Potter. Mal entraînés, ils peuvent rapidement faire fausse route. L’erreur la plus fréquente est le surapprentissage : l’algorithme fonctionne parfaitement sur les images qui lui ont permis d’apprendre (c’est la moindre des choses !) mais il disjoncte dès qu’on lui présente une nouvelle image.

S’il est vrai que le fonctionnement des réseaux de neurones est comparable à celui de notre cerveau, il ne faut y voir qu’une mécanique en attente de l’artiste qui saura en agencer les couches et en régler les hyperparamètres, sous peine d’obtenir des résultats très aléatoires. Coup de chapeau donc aux analystes de données qui ont travaillé sur Photolab 4 pour nous proposer un résultat aussi abouti.

Plus que des mots, un exemple d’utilisation de la technologie DeepPrime de Photolab 4 devrait vous convaincre de ses capacités. La photo ci-dessous a été prise en 2006 au format RAW avec un Nikon D70, premier reflex numérique grand public de Nikon. Son logiciel de dématriçage était à l’époque « Capture NX2 ». Pour les besoins du test comparatif, le fichier a successivement été traité avec NX2 V2, puis Photolab 4. 12 années séparent ces deux logiciels.

Intelligence Artificielle et traitement de l’image en photographie

Les 7 péchés capitaux (f/2.8 à 1/80 s) photo (C) J. Croizer

Dans la version Photolab, les teintes sont plus nuancées. Elles sont aussi plus détaillées dans les zones les plus saturées. Le bruit est très fortement atténué, sans pour autant lisser l’image. Voilà de quoi repousser les limites de nos appareils.

L’Intelligence artificielle en traitement d’image et photographie : en conclusion

Si l’intelligence artificielle est encore beaucoup utilisée comme un argument commercial, il apparait néanmoins que les avancées sont réelles dans les logiciels de post traitement.

Vous doutiez encore de l’utilité des fichiers RAW ? Souvenez-vous qu’on y enregistre une seule donnée : la vérité, autrement dit la lumière renvoyée par la scène originale.

Nul doute que dans quelques années, vos logiciels préférés auront encore fait des progrès très impressionnants dans l’exploitation de cette information et qu’ils seront capables de magnifier vos archives. Alors surtout… gardez précieusement vos vieux RAW !

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Photographier ce que les autres ne voient pas avec Michael Freeman

Vous faites de bonnes photos mais elle pourraient vous plaire encore mieux. Vous trouvez que vos photos sont celles qu’un autre photographe ferait s’il était au même endroit au même moment. Vous n’arrivez pas à photographier ce que les autres ne voient pas. C’est ce que Michael Freeman vous propose d’apprendre dans cet ouvrage atypique par rapport à ses autres livres.

Photographier ce que les autres ne voient pas avec Michael Freeman

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Photographier ce que les autres ne voient pas : présentation

Si vous lisez mes chroniques de livres photo, vous connaissez mon attrait pour les ouvrages de Michael Freeman. Ils m’ont appris beaucoup, rencontrer et interviewer Freeman lors du salon de la photo 2019 reste un grand moment dans mon parcours de photographe.

Michael Freeman a pour habitude de proposer des livres grand format, dans lesquels il traite d’une démarche photographique précise, par exemple comment capturer la lumière ou quel esprit avoir. Il vous fait vous poser les bonnes questions. Il s’agit d’apprendre la photographie sous un angle créatif plus que technique.

Dans ce livre, Freeman aborde une thématique moins courante. Il vous incite à photographier ce que les autres ne voient pas, donc à trouver une approche différente, personnelle. Ici pas de problématique photo reposant sur une technique, mais une réflexion sur l’approche du sujet.

Il s’agit de prendre les photos que les autres ne feront pas et de faire reposer votre démarche entièrement sur la possibilité d’accéder à ce que vous avez photographié.

Comment y arriver ? C’est ce que l’auteur vous explique tout au long des cinq chapitres de ce livre, dont l’esprit se rapproche de celui de David duChemin L’âme d’une image.

Photographier ce que les autres ne voient pas avec Michael Freeman

Être au bon endroit au bon moment

Vous devez avoir une longueur d’avance. Toujours. Il s’agit de savoir à l’avance ce que vous allez photographier, ce que vous pourriez photographier dans un lieu bien précis.

Il s’agit d’être toujours prêt, de connaître les règles de base en photographie, de savoir prérégler votre appareil photo, d’être aux aguets.

L’auteur vous explique comment savoir revenir en un même lieu, comme bien vous entourer lorsque c’est nécessaire. Ce que font les reporters photographes lorsqu’ils font appel à un guide.

Faire connaissance avec votre sujet

[su_frame][/su_frame]Vos meilleures photos ne sont pas celles que vous faites avec un megazoom, sans que votre sujet ne le sache. Prenez le temps de parcourir ce second chapitre si c’est votre pratique actuelle.

Rappelez-vous que vos sujets n’ont aucune obligation d’accepter que vous les preniez en photo. Freeman vous explique alors comment prendre soin de votre sujet, comment faire sa connaissance chaque fois que c’est nécessaire. Ceci ne concerne pas que les sujets humains.

En cette période de confinements et autres couvre-feux, Freeman vous livre les bonnes pratiques pour photographier ceux que vous connaissez le mieux, vos proches, votre famille.

Photographier ce que les autres ne voient pas avec Michael Freeman

Ce qui est valable chez vous l’est ailleurs, vous découvrirez comment approcher un sujet lors d’un voyage à l’autre bout du monde (bientôt) ou à l’autre bout de votre pays.

Photographier ce que les autres ne voient pas : vous mettre en immersion

Beaucoup de photographes amateurs n’osent pas. N’osent pas s’engager, passer du temps à prendre une photo. Vous vous reconnaissez ? Ils n’osent pas avoir confiance en eux. Ils n’osent pas prendre le temps d’observer. Vous vous reconnaissez encore ?

Photographier ce que les autres ne voient pas avec Michael Freeman

Freeman vous explique comment vous mettre en immersion. Pas sous l’eau (bien que …), pas forcément passer beaucoup de temps très loin de chez vous, mais prendre le temps de découvrir un environnement, de le comprendre, avant de faire vos photos. Vous verrez que vous pouvez vous mettre en immersion dans votre jardin, le résultat pourrait vous surprendre.

Accepter un apprentissage profond

Vous pensez comme moi que seul le travail paye ? Que tout faire à la va vite n’est pas la solution ? Alors plongez vous dans ce chapitre quatre. Vous allez comprendre comment travailler votre pratique photographique, comment développer votre savoir, trouver vos repères dans un domaine photographique précis.

Vous comprendrez pourquoi connaître un sujet est essentiel, pourquoi connaître la technologie, au moins un minimum est essentiel aussi.

Chercher et trouver l’impensable

Vous pensez que pour être un photographe créatif il faut atteindre la perfection ? C’est faux. Consultez le chapitre cinq et vous découvrirez qu’oublier la perfection peut-être un facteur de succès.

Vous comprendrez pourquoi certains photographes célèbres n’ont jamais cherché la perfection, tel Joel Meyerowitz qui nous dit que « l’ambiguïté est l’essence de la photographie, que c’est son mystère et son cadeau ».

Freeman vous explique comment penser un projet personnel ou comment créer votre univers, et explorer ainsi votre identité.

Photographier ce que les autres ne voient pas avec Michael Freeman

Mon avis sur « Photographier ce que les autres ne voient pas »

Je mentirais en disant que je suis objectif lorsqu’il s’agit de chroniquer les livres de Michael Freeman. Je ne le suis pas car j’ai un attrait particulier pour ce photographe, qui m’a beaucoup apporté et continue à le faire.

Ce nouveau livre se positionne à part dans la démarche de Freeman. Il ne consiste pas à vous expliquer comment appliquer les bonnes pratiques photographiques sur le terrain. Il s’intéresse plutôt à la démarche que vous allez devoir mettre en œuvre.

Une démarche personnelle, en travaillant sur vous-même, votre parcours, vos envies.

Une démarche créative aussi, en travaillant sur vos sujets, votre environnement, les conditions de réalisation de vos photos.

C’est un petit format à l’inverse des autres livres de l’auteur. J’apprécie cette compacité car ce livre représente pour vous (comme pour moi) un support de réflexion et pouvoir le glisser dans un sac pour l’avoir avec soi est un avantage.

À qui s’adresse ce livre ?

Ce livre s’adresse en priorité au photographe désireux de passer du statut de bon photographe au statut de photographe créatif.

Il s’adresse aussi au photographe amateur qui possède de bonnes bases en photographie, mais manque d’une approche plus personnelle.

Il s’adresse enfin au photographe expert, voire professionnel, qui souhaite aller plus loin dans son travail d’auteur. Développer un projet personnel, développer son style.

Si vous vous reconnaissez, sachez qu’il vous en coûtera la modique somme de 19,90 euros et que la couverture rigide et la qualité d’impression vous permettront d’avoir toujours ce livre avec vous.

Mon premier Best Of de l’année 2021 est disponible, il vous attend !

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Comment corriger l’exposition sur un hybride ou un reflex Nikon

Corriger l’exposition est essentiel pour faire des photos originales. Voici comment corriger l’exposition sur un hybride ou un reflex Nikon et pourquoi vous allez en tirer un bénéfice immédiat.

Comment corriger l'exposition sur un reflex ou un hybride Nikon

Des conseils quotidiens par mail ? Cliquez ici …

Le principe de la mesure de l’exposition sur un hybride ou un reflex Nikon

En photographie, corriger l’exposition signifie ajuster la valeur d’exposition donnée par la cellule de votre appareil photo pour que l’image résultante vous convienne mieux.

Pour ajuster l’exposition, votre appareil photo propose trois réglages :

  • l’ouverture,
  • le temps de pose,
  • la sensibilité ISO.

Ces trois réglages combinés forment ce que l’on nomme le triangle d’exposition.

Le module de mesure de lumière de votre appareil photo règle l’exposition en ajustant automatiquement l’un ou l’autre de ces trois réglages, voire les trois selon le résultat que vous voulez obtenir. Le mode de mesure matricielle couvre la plupart des situations tandis que le mode spot favorise une zone réduite dans les situations de très fort contraste (en savoir plus sur les modes de mesure de lumière).

Comment corriger l’exposition sur un hybride ou un reflex Nikon

Pour bien régler l’exposition, vous pouvez être amené à modifier la valeur d’exposition donnée par votre appareil photo pour éclaircir ou assombrir vos images selon vos envies. Vous appliquez alors une correction d’exposition.

Sur un hybride ou un reflex Nikon vous pouvez corriger l’exposition à l’aide de la touche dédiée, située sur le dessus de l’appareil photo à proximité du déclencheur. Elle est matérialisée par les deux signes +/-.

Comment corriger l'exposition sur un reflex ou un hybride Nikon - la correction d'exposition

la touche de correction d’exposition +/- d’un hybride ou refelx Nikon, et l’indication de surexposition sur l’écran supérieur

Appuyez sur cette touche tout en tournant la molette arrière, vous allez alors décaler la valeur d’exposition donnée par le module de mesure de lumière.

Vous pouvez décaler d’1/3, de 2/3 ou d’1 Ev, voire 2 ou 3 Ev (en savoir plus sur les Ev ou Stops).

Si vous corrigez l’exposition dans le sens positif, votre photo sera plus claire (c’est le cas sur l’illustration ci-dessus).

Si vous corrigez l’exposition dans le sens négatif, votre photo sera plus sombre.

À vous de choisir le rendu qui vous plaît !

Attention toutefois à tenir compte des limites du capteur de votre appareil photo, et à ne pas saturer les hautes lumières qui seront irrécupérables en post-traitement. Calez vous à la limite de l’histogramme si votre intention est de les favoriser, par exemple de rendre le bleu du ciel sans qu’il ne soit tout blanc non plus.

corriger l'exposition avec l'histogramme à droite

exposition à droite sans saturer les blancs

Corriger l’exposition avec le D-Lighting

Votre appareil photo Nikon propose un mode de correction de l’exposition à la prise de vue nommé D-Lighting (Dynamic Lighting). Ce mode permet de tenir compte des écarts de luminosité importants entre zones sombres et zones claires. Il peut alors jouer sur le réglage d’exposition pour l’ajuster en privilégiant le premier plan et les zones sombres sans toutefois saturer l’arrière-plan et les zones claires (en savoir plus sur le D-Lighting).

Correction d'exposition pour le ciel

Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6,3 – ISO 320 – 200 mm – 1/250 ème – f/6.3 

Sur la photo ci-dessus la mesure automatique m’aurait donné un ciel plus lumineux et des oiseaux trop sombres. Corriger l’exposition était une façon de récupérer de la matière dans le ciel sans trop assombrir les oiseaux. Le D-Lighting a aussi aidé à récupérer de la matière dans le ciel.

Faites quelques tests pour comprendre comment votre boîtier réagit et quelle valeur de D-Lighting utiliser, vous aurez des repères.

Corriger l’exposition : différences entre hybride et reflex

Que vous utilisiez un hybride ou un reflex, le principe de mesure de lumière, d’exposition et de correction d’exposition est le même. Les modes d’exposition sont les mêmes. C’est l’approche à la prise de vue qui change, ainsi que la mise en œuvre de la correction d’exposition.

Sur un reflex, vous visualisez la scène au travers du viseur optique, vous ajustez l’exposition tel que décrit ci-dessus, puis vous déclenchez. Vous pouvez ensuite vérifier le résultat en visualisant la photo sur l’écran arrière, son histogramme.

Si ce résultat ne vous convient pas, vous refaites la photo avec une valeur d’exposition différente.

Correction d'exposition avec un hybride Nikon

Nikon Z 6II + NIKKOR Z 24-70 mm f/4. S – ISO 110 – 34 mm – 1/250 ème – f/8
correction d’exposition -1 ,3 Ev

Sur un hybride, vous visualisez aussi la scène au travers du viseur, mais celui-ci étant un viseur électronique, il vous affiche le rendu final avant même que la photo ne soit faite (activez au préalable la fonction « appliquer réglages à visée écran », d8 ou d9 dans le menu réglages perso). Vous pouvez également afficher l’histogramme dans le viseur.

Il vous suffit alors de corriger l’exposition et de vérifier le résultat dans le viseur, puis de déclencher. Vous savez que la photo finale sera celle que vous aurez vue avant de la faire. Vous n’avez pas à la refaire.

C’est plus rapide et précis. De plus certaines photos ne peuvent pas être refaites (les photos prises sur le vif), pouvoir régler l’exposition avant de déclencher est un avantage.

Comment corriger l'exposition avec la bague multifonctions sur un hybride Nikon

comment corriger l’exposition avec la bague multifonctions sur un hybride Nikon

Sur les hybrides Nikon, vous pouvez utiliser la touche de correction d’exposition et la molette arrière, comme sur un reflex. Vous pouvez aussi attribuer cette fonction à la bague multifonction de votre objectif NIKKOR Z. Il vous suffit alors de la tourner dans un sens ou dans l’autre pour sous-exposer ou sur-exposer très vite. C’est très ergonomique et rapide.

Le bracketing n’est pas une correction d’exposition

La fonction bracketing de votre Nikon vous permet de faire plusieurs photos en décalant, pour chaque vue, l’exposition. Vous obtenez alors une série d’images identiques mais dont le rendu diffère d’une image à l’autre. Pour produire une image à la plage dynamique étendue, il vous faut ensuite faire une fusion de ces différentes expositions à l’aide d’un logiciel dédié. C’est le principe de la fusion HDR.

Cette technique, si elle donne de très bons résultats, n’est pas une correction d’exposition mais un traitement logiciel à mettre en œuvre dans des cas précis de plage dynamique étendue.

Corriger l’exposition, une habitude à prendre

Aucun système de mesure de lumière ne peut vous garantir un résultat optimum dans toutes les situations. De plus, vous pouvez avoir envie d’adapter le rendu de vos photos, dans ce cas le mode de mesure de lumière ne peut pas le deviner si vous ne le lui indiquez pas.

Il est donc essentiel de savoir corriger l’exposition pour chacune de vos photos. Cela doit devenir un réflexe, vous devez apprendre à « sentir » la bonne exposition.


Technologie ou photographie, il va falloir choisir !

Je ne vous apprendrai rien en vous disant qu’en photographie, il y a toujours eu les techniciens et les photographes. C’est encore plus vrai dans le monde amateur qui ne vit pas de la vente de photos. Pourtant les années passent et le fossé se creuse entre ces deux populations. Alors technologie ou photographie, il est urgent de choisir !

Technologie ou photographie, il va falloir choisir !

L’appareil photo, un peu d’histoire

Depuis que la photographie existe il nous a toujours fallu un minimum de technologie pour produire des images. Du daguerréotype au dernier hybride, sans matériel nous ne pouvons montrer de photos (même le sténopé et le tirage par contact font appel à la technologie).

Lorsque nous n’en étions qu’à utiliser des films, un appareil photo argentique n’était « que » une boîte à film, avec un diaphragme, un obturateur, un objectif et un déclencheur.

Sont apparues ensuite la mesure de lumière automatique, la mise au point automatique, la motorisation de l’avancement du film.

Le remplacement du film par un capteur numérique nous a valu les modes automatiques, les modes scène, la vidéo, et tellement de fonctions avancées qu’un mode d’emploi de 500 pages ne suffit pas à les décrire toutes.

Le dernier tournant technologique en photographie est l’arrivée des hybrides. Ces appareils photo sans miroir nous éloignent des appareils traditionnels, ils mettent en œuvre moins de composants électrotechniques et plus de calculateurs. Cette informatisation leur permet d’offrir une très grande souplesse et des fonctions évolutives par mise à jour du firmware (le logiciel interne qui orchestre l’ensemble).

Une accélération exponentielle

Nous sommes désormais face à un dilemme au moment du choix. La plupart des marques faisaient évoluer leurs gammes à raison d’un nouveau (vrai) modèle tous les cinq à dix ans à l’époque de l’argentique, il nous arrive désormais un nouveau (pas toujours vrai) modèle tous les cinq à dix mois.

Le rythme s’accélère en photographie car c’est celui de l’informatique industrielle et non plus de l’électrotechnique. Les lois de Moore en sont même obsolètes tellement tout va plus vite, la puissance de toute unité photographique informatisée fait plus que doubler tous les 18 mois.

Les constructeurs mettent à profit cette rapide évolution pour proposer de nouveaux modèles plus souvent. Certains, dont l’électronique est le cœur métier, font même reposer leur stratégie commerciale sur la sortie d’un nouveau modèle plutôt que trop de mises à jour firmware. La nouveauté fait vendre, pas les mises à jour firmware.

Et vous dans tout ça ? Vous êtes perdu. Vous ne savez plus quoi utiliser.

Technologie ou photographie, le contexte actuel

J’en parlais dans une précédente chronique, en 2021 l’hybride sans miroir va occuper le devant de la scène. Le reflex devient un marché de niche, tout comme le télémétrique et le moyen-format.

Chaque nouvelle annonce sensationnelle ridiculise les précédentes. A croire qu’un appareil photo conçu il y a un an n’a plus d’intérêt.

C’est là qu’il vous faut prendre le temps de réfléchir au titre de cette chronique : technologie ou photographie ? Que voulez-vous ?

Les techniciens, qui s’intéressent aux seules fiches techniques et à la validation de ce qui y est écrit, sautent de joie à chaque nouvelle annonce. Wow, tout ça !!

Ils cassent vite leur tirelire pour acquérir à grand frais ce nouveau modèle si sensationnel qu’ils vont pouvoir passer des journées à le tester sous toutes les coutures.

Les photographes, eux, regardent cela avec beaucoup de prudence. Mouaih… C’est bien tout ça mais vais-je faire de meilleures photos plus facilement ? …

Il faut choisir

Vous ne pouvez plus être dans un camp et dans l’autre.

Si vous êtes photographe, vous ne pouvez plus argumenter à propos de votre « vieux » boîtier quand vous échangez avec un technicien car il vous regarde d’un sale œil. Comment, oser dire que cette nouvelle performance ne sert à rien ? Mais mon pauvre ami, tu ne comprends donc rien à la photo !

A l’inverse osez dire à un photographe que son boîtier est obsolète, il vous répondra invariablement que ce n’est pas le matériel qui fait la photo, c’est le photographe ! Sauf que je vous le rappelle, sans matériel il n’y a pas de photographe.

Que penser de tout ça ?

Selon que vous vous situez dans un camp ou dans l’autre, vous devez penser que je suis un acharné de la technique et que oui, c’est bien le photographe qui fait la photo (alors arrête de nous saouler avec tes hybrides …).

Ou bien que je suis dépassé par les évènements et ne comprends rien à ces avancées si spectaculaires que j’en suis encore à utiliser un hybride qui a 6 mois (alors arrête de nous saouler avec ta démarche créative …).

J’ai une autre approche. J’observe, j’évalue, je teste. Sans oublier de faire des photos, parce que sans les images, je ne suis rien. Même avec le meilleur appareil photo au monde.

Je ne crache pas sur la technique, un appareil performant me satisfait.

Je ne cherche pas les records mondiaux non plus, ma pratique photo ne les justifie pas.

Mon approche est simple : si mon matériel me permet de faire 80 % des photos que je dois faire sans peine, alors je travaille plus dur pour obtenir les 20 % restants, ou je ne fais pas ces photos.
Pareto contre Moore, j’ai choisi.

Technologie ou photographie, et vous ?

Cette chronique est personnelle, c’est mon avis. Vous avez le droit de ne pas être d’accord comme de m’adresser vos louanges tant que vous restez cordiaux. Car au-delà de ce débat technologie ou photographie, ce qui m’importe est le respect des différences.

Une dernière remarque pour les techniciens : ne critiquez pas les photographes, s’ils ne faisaient pas de photos, vous n’auriez pas de nouveau matériel à disséquer.

Une dernière remarque pour les photographes : ne critiquez pas les techniciens, s’ils ne dépensaient pas des fortunes dans des boîtiers de test, le neuf couterait encore plus cher et l’occasion n’existerait pas.


Mise à jour Luminar AI 1.0.1 : une touche d’ergonomie et de performances

Le logiciel de post-traitement de Skylum, Luminar 1.0.1, peaufine son ergonomie, résout les inévitables bugs et optimise ses performances. Voici la liste des apports de cette mise à jour et les différences visuelles avec la version précédente.

Mise à jour Luminar AI 1.0.1 : une touche d’ergonomie et de performances

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Mise à jour Luminar AI 1.0.1 : modifications d’ergonomie

Panneau Edition et outils

Le panneau d’outils d’édition de Luminar AI 1.0 reprenait la présentation par onglets de Luminar 4. Dans cette mise à jour Luminar AI 1.0.1 ce module Edition est relooké afin de faciliter la sélection des outils.

Luminar AI adresse les utilisateurs novices en post-traitement ou ne souhaitant pas s’investir outre mesure dans cette pratique, aussi il est important que chaque outil soit accessible le plus simplement possible.

Mise à jour Luminar AI 1.0.1

Exit donc les onglets Outils de base, créatifs, portraits et pros et place à un nouveau panneau.  Les mêmes ensembles d’outils sont toujours là mais sont cette fois séparés en catégories dans une seule et même liste qui adopte un code couleur pour les distinguer.

Il n’est plus utile de passer d’un onglet à l’autre, faites simplement défiler ce panneau pour changer d’outil.

Fonction d’import

Mise à jour Luminar AI 1.0.1

La fonction d’import de photos et de dossiers adopte une présentation plus simple à comprendre. Désormais en cliquant sur le bouton + (à gauche du module Catalogue), vous affichez une fenêtre qui vous donne le choix entre l’import d’une photo ou l’import d’un dossier.

C’est la même fonction qu’avant mais la présentation visuelle est plus claire, vous savez exactement ce que vous pouvez faire et comment le faire.

Ouverture de l’outil Enhance AI par défaut

Mise à jour Luminar AI 1.0.1

Parce qu’il est le plus adapté au traitement rapide de la plupart des photos, l’outil Enhance AI s’ouvre désormais par défaut lorsque vous accédez au module Edition.

Modèles recommandés pour une photo

Mise à jour Luminar AI 1.0.1

Luminar AI facilite le choix d’un rendu en analysant chaque photo (éléments visuels, luminosité,  type de sujet …) et en vous faisant plusieurs propositions.

Passer de l’une à l’autre de ces propositions « Pour cette photo » était assez peu pratique dans la première version, dans Luminar AI 1.0.1 le défilement est facilité par l’ajout de flèches de navigation. La roulette de votre souris peut toujours servir à faire défiler les modèles.

Outil Virage

Mise à jour Luminar AI 1.0.1

L’outil Virage (toning) propose désormais des boutons ombres et hautes lumières. Son aspect est semblable à celui des autres outils.

Bulles d’aide

Mise à jour Luminar AI 1.0.1

Ne soyez plus perdu ! Luminar AI 1.0.1 vous affiche une bulle de rappel de fonction chaque fois que vous survolez un bouton avec votre souris. Vous savez ainsi instantanément à quoi sert le bouton.

Traduction

Skylum précise avoir amélioré la traduction des versions française, allemande et japonaise de son logiciel. Il est vrai que les noms des modèles sont désormais traduits dans le module du même nom, il reste quelques efforts à faire pour choisir  un vocabulaire plus adapté parfois, j’échange d’ailleurs avec Skylum à ce sujet en faisant mes propositions.

Luminar AI 1.0.1 : correction de bugs

Les bugs et les logiciels forment un couple inséparable quel que soit le logiciel et l’éditeur. Skylum a corrigé 111 bugs dans cette mise à jour (c’est une valeur courante dans un logiciel), parmi lesquels ceux-ci :

Luminar AI 1.0.1 sur MacOS

  • suppression d’un blocage possible lors de l’export de photos ou du remplacement de fichiers dans un dossier
  • correction d’un défaut lors du déplacement des sous-dossiers dans un dossier
  • affichage fluide lors de l’utilisation de la fonction Clonage et Tampon sur les photos agrandies
  • bascule plus fluide et sans chevauchement entre les aperçus de modèles
  • ajout possible des fichiers PNG aux textures dans le masquage local
  • utilisation des touches Cmd + Z ou Annuler dans l’outil Effacer pour revenir en arrière d’une étape au lieu de tout supprimer
  • l’outil Sky AI affiche désormais toutes les images de la liste personnalisée, y compris les images TIFF
  • installation de Luminar AI en tant que plug-in dans Lightroom et Photoshop sans fichiers en double dans le dossier plugins

Luminar AI 1.0.1 sur Windows 10

  • plus de problème de travail dans le panneau d’édition lorsque l’écran est mis à l’échelle à 150% en Full HD
  • application des modifications apportées à l’outil Optique et passage à d’autres outils sans perte de netteté d’image
  • migration fluide et sans plantage depuis Luminar 4, même si le dossier Looks est inaccessible
  • fondu réaliste lors de l’ajout d’objets personnalisés au format PNG avec l’outil IA ciel augmenté

Comment faire la mise à jour Luminar AI 1.0.1

Cette mise à jour est gratuite pour tous les utilisateurs de Luminar AI.

Sur MacOS choisissez « Vérifier les mises à jour » en cliquant sur Luminar AI dans le menu supérieur.

Sur Windows 10, choisissez « Vérifiez les mises à jour » dans le menu Aide  > Vérifier les mises à jour.

Skylum vous recommande de réinstaller les plugins Lightrrom Classic et Photoshop si vous utilisez ces logiciels.

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Le portrait photo en lumière naturelle, 150 fiches conseils par Scott Kelby

Vous aimeriez faire du portrait photo en lumière naturelle, mais vous avez de nombreuses questions sur le matériel, l’éclairage, la technique, les poses, les modèles…

Dans ce livre  composé de 150 fiches pratiques, Scott Kelby répond à la plupart de ces questions. Vous n’aurez plus d’excuse pour ne pas vous lancer !

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Le portrait photo en lumière naturelle : quels objectifs utiliser ?

Dans le premier chapitre, vous allez découvrir quels sont les meilleurs objectifs pour le portrait photo. Je ne trahirai pas un grand secret en vous disant qu’il s’agit du 85 mm et du zoom 70-200 mm. Mais qu’en est-il des autres ? Avec quelles ouvertures ?

De même, connaissez-vous les conditions pour obtenir un joli fond flou ? Savez-vous comment gérer la distance minimale de mise au point, ou quelle peut-être l’influence de l’objectif sur l’arrière-plan ?

Les réglages de prise de vue

Le second chapitre regroupe des fiches pratiques consacrées aux réglages de prise de vue.

Vous savez ce que sont l’ouverture, le temps de pose et la sensibilité. Mais savez-vous quelle ouverture choisir pour la photo de portrait ? Quelle est l’importance du temps de pose ? Pourquoi les plus grandes ouvertures f/1.4 ou f/1.2 ne sont pas les meilleures ?

Page 23 vous découvrirez comment préserver les hautes lumières tandis que page 27 vous saurez sur quel œil faire le point.

Enfin vous pourrez aborder la photo de groupe avec un objectif à grande ouverture, comme la photo de personnes disposées sur plusieurs rangées. A vous les fêtes de famille et autres événements associatifs.

Le portrait photo en lumière naturelle, 150 fiches conseils par Scott Kelby

Portraits à la lumière de la fenêtre

[su_frame][/su_frame]Je l’avoue, je ne suis pas très attiré par l’éclairage au flash. Je préfère de loin la lumière naturelle, ce que Scott Kelby vous présente dans ce troisième chapitre. Faire des portraits à la lumière d’une fenêtre va vite s’avérer attirant si vous vous prenez au jeu, il y a des fenêtres partout (mais toutes ne se valent pas, vous allez apprendre pourquoi).

Bien qu’il soit aussi un maître de la photo en éclairage artificiel, l’auteur vous livre ici ses conseils pour profiter de la lumière au travers d’une fenêtre, comment positionner votre modèle, comment vous positionner vous-même.

Ne manquez pas les astuces comme l’utilisation d’un rideau de douche !

Apprenez aussi à utiliser un réflecteur ou un trépied qui vous aideront souvent.

Portrait photo en lumière naturelle à l’extérieur

Si vous avez déjà essayé de faire un portrait photo à l’extérieur, vous avez certainement rencontré ce problème : soit la lumière est trop forte et votre modèle fait la grimace tandis que son visage est brûlé par le soleil, soit il n’y a pas suffisamment de lumière, et vous ne savez pas comment régler votre appareil photo.

Dans ce quatrième chapitre Scott Kelby vous livre ses conseils de pro, la listes des accessoires utiles, pourquoi ils le sont, comment créer de l’ombre ou au contraire diffuser la lumière.

La lumière directe

Suite du précédent chapitre, c’est une question de mise en page. Vous allez découvrir ici les avantages de placer le soleil derrière votre sujet, vous apprendrez à faire attention aux reflets parasites ou au contraire à les provoquer.

Page 78 apprenez à rechercher le contraste avec l’arrière-plan, page 79 sachez demander à votre sujet de porter les bons vêtements en fonction de la lumière.

Composition

Cette question revient tout le temps, je la reçois au moins une fois par semaine : où placer les yeux du sujet dans le cadre, faut-il lui couper le haut de la tête ou non, le centrer, comment libérer son regard et pourquoi ?

Toutes ces questions trouvent leurs réponses dans le chapitre 6 sur la composition.

Je vous conseille de l’étudier attentivement et d’y revenir car c’est la clé pour réussir vos photos, bien au-delà du matériel.

Le portrait photo en lumière naturelle : poser

Attention, nous passons aux choses sérieuses ! Cette nouvelle série de fiches vous explique comment travailler avec un modèle.

Vous allez apprendre à constituer une liste de poses type, à établir la relation avec votre sujet, à le diriger.

Inutile de vous dire que ces astuces vous permettront de faire des photos plus abouties, dont vous serez encore plus fier et vos modèles aussi !

Le portrait photo en lumière naturelle, 150 fiches conseils par Scott Kelby

Post-traitement

Je vous dis souvent que traiter une photo dans un logiciel dédié, c’est finir le travail. Je suis heureux de constater que Scott Kelby pense comme moi sans que nous nous soyons concertés (!).

Dans ce chapitre 8 vous allez découvrir comment accentuer par exemple l’effet d’un rayon de soleil, comment adoucir l’image, ou désaturer la peau.

Ne pensez pas que le post-traitement c’est le mal, pensez plutôt à votre modèle, un bouton ou un défaut de peau passager ne sont pas toujours  les bienvenus.

Sachez aussi que toutes les opérations de traitement présentées, de type retouche beauté, vous seront facilement accessibles si vous maîtriser les bases de Lightroom ou Photoshop.

Des recettes pour le portrait photo en lumière naturelle

Le dernier chapitre de ce livre pourrait s’intituler « Pour aller plus loin … », Scott Kelby a préféré le nommer « des recettes pour vos portraits ».

Vous y trouverez des trucs et astuces de pro qui sont le fruit de l’énorme expérience du photographe sur le terrain depuis de nombreuses années.

Le portrait d’intérieur à contre-jour de la page 160 est un bon exemple de ce que vous pourrez réussir avec une baie vitrée et la seule lumière naturelle (et un peu de travail aussi).

Le portrait en pleine lumière avec diffuseur de la page 162 est un autre exemple de ce qu’il est possible d’obtenir sans éclairage artificiel.

Le portrait photo en lumière naturelle, 150 fiches conseils par Scott Kelby

Mon avis sur « la photo de portrait en lumière naturelle » de Scott Kelby

Le photographe et formateur américain, ambassadeur Nikon, vous propose ici une nouvelle déclinaison de son concept « recueil de fiches pratiques ». Après la photo de paysage et la photo au flash, la photo de portrait en lumière naturelle vous sera utile au quotidien si vous avez décidé de vous mettre au portrait sans avoir encore aucune compétence.

Si vous êtes déjà portraitiste amateur et que vous souhaitez aller plus loin, vous aurez l’occasion de revoir les bases et d’apprendre des techniques professionnelles. Pas de longs discours, de traité technique ou philosophique sur la photo de portrait, des conseils pratiques, des photos illustrant le propos de l’auteur, du vécu et Dieu sait que Scott Kelby en a.

Les 22 euros qu’il vous en coûtera pour vous procurer ce livre seront vite amortis, ne serait-ce que si vous faites le bon choix d’objectif tel que décrit dans les premières pages. Et quoi de plus agréable que de réussir un joli portrait photo ?

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Samyang 14 mm T/3,1, l’ultra grand angle pour les vidéastes

Samyang étoffe encore son offre en focales fixes dédiées à la vidéo : le constructeur coréen ajoute l’ultra grand angle à sa gamme VDSLR II et propose le Samyang 14 mm T/3,1 à mise au point manuelle. L’objectif est complètement repensé pour une utilisation en vidéo.

Samyang 14 mm T/3,1, l'ultra grand angle pour les vidéastes

Les objectifs Samyang chez Miss Numerique

Samyang 14 mm f/3,1 VDSLR II : présentation

Après plusieurs objectifs dédiés à la vidéo, Samyang élargit encore son offre, en adaptant son 14 mm bien connu des photographes, ce qui permet à la gamme de proposer un ultra grand angle qui faisait encore défaut.

Côté fiche technique on retrouve beaucoup de choses en commun avec la version « photo », mais avec quelques différences notables : en effet, si les caractéristiques sont communes avec les dernières versions pour reflex et hybrides, il en va tout autrement de l’ergonomie, complètement revue pour une utilisation en vidéo.

Les plus observateurs remarqueront que l’indication de l’ouverture est notée T/3,1 et non f/3,1 car il est d’usage en vidéo de mentionner l’ouverture photométrique qui tient compte de l’absorption de lumière des lentilles, et pas l’ouverture géométrique comme pour les objectifs destinés à la photographie, et qui ne tient pas compte de ce phénomène.

L’échelle de distance et les valeurs d’ouverture sont inscrites parallèlement à l’axe optique, dans le but d’offrir une meilleure lecture pendant le tournage.

Les bagues de diaphragme et de mise au point ont un aspect assez différent de ce que l’on est habitué à voir sur nos optiques photo, ce qui les fait plus ressembler à des engrenages qu’à des bagues d’objectif photo !

C’est justement le but, car ces crantages sont prévus pour accueillir un système Follow Focus qui permet une mise au point plus précise et plus fluide, tandis que la bague de diaphragme est fluide et continue (pas de clics).

Dans le monde du film on ne manipule pas la bague de mise au point directement à la main, car le manque de fluidité et les à coups se voient et nuisent à la qualité des vidéos.

Samyang 14 mm f/3,1 VDSLR II

Le Samyang 14mm T/3,1 VDSLR II, l’ultra grand-angle pour la vidéo

Un objectif pour les photographes vidéastes

Le fait que Samyang propose la version Nikon de cet objectif uniquement en monture F  n’est pas anodin.

Déjà parce que la monture Z est encore loin d’être aussi répandue que la monture F. Ensuite probablement parce que le constructeur coréen a dans l’idée de séduire les photographes restés fidèles au reflex qui sont amenés ponctuellement à réaliser des séquences filmées avec leur boîtier.

Grâce à cet objectif prévu pour ne générer aucun bruit de fonctionnement (pas de clic quand on change la valeur du diaphragme), le passage de la photo à la vidéo pourra se faire dans les meilleures conditions, et encore plus avec un système Follow Focus.

Les amateurs de boîtiers Nikon Z quant à eux seront quittes pour utiliser ce 14 mm via une bague d’adaptation, sans que cela porte à conséquence sur les performances optiques ou le confort d’utilisation.

Samyang 14 mm f/3,1 VDSLR II

Le Samyang 14mm T/3,1 VDSLR II, utilisé avec un système follow focus (détail)

Samyang 14 mm, un objectif qui a des atouts

Le Samyang 14mm T/3,1 VDSLR II hérite des qualités reconnues du modèle destiné à la photographie. Il permettra aux vidéastes de cadrer très large pour du paysage par exemple, mais pas seulement. On l’oublie parfois, mais les ultra grand angles sont aussi très utiles quand on manque de recul et que l’on veut néanmoins éviter de devoir cadrer trop serré.

Ce 14 mm est plutôt bien construit, et pas trop gros pour un objectif de cette focale. Les performances optiques seront dans la même veine que celles de la version photo, donc plutôt bonnes. Comme d’habitude avec Samyang, le tarif très contenu de cet objectif le rendra accessible au plus grand nombre. L’objectif est équipé d’un joint d’étanchéité côté monture.

Samyang 14 mm f/3,1 VDSLR II

Le Samyang 14mm T/3,1 VDSLR II est équipé d’un joint d’étanchéité côté monture (en jaune sur la photo)

Conclusion

Avec ce 14 mm Samyang agrandit sa gamme VDSLR II qui compte désormais un ultra grand angle performant et abordable dans ses rangs. Il vient compléter les 24, 35, 50 et 85 mm déjà présents au catalogue.

Les vidéastes seront comblés par cet objectif adapté à la vidéo : plus besoin de subir les inconvénients d’un objectif conçu pour la photo pour accéder à l’ultra grand angle.

On regrettera cependant la frilosité du constructeur coréen, car la version Nikon n’existe qu’en monture F pour reflex quand la version Canon par exemple dispose de deux modèles, l’un en monture EF pour reflex, l’autre en monture RF pour hybrides.

Mais on ne boudera pas notre plaisir, même sans version Z, la gamme d’objectifs vidéo Samyang a le mérite d’exister et reste d’assez loin la plus abordable du marché !

Gamme objectifs Samyang pour la vidéo

La gamme Samyang VDSLR II au complet

Samyang 14mm T/3,1 VDSLR II : fiche technique

  •  monture/format : Canon EF/Canon RF, Nikon F, Sony E, Fuji X, Canon M, MFT
  •  distance focale : 14 mm
  •  ouverture maximale : T/3,1
  •  ouverture minimale : f/22
  •  traitement : multicouches
  •  construction : 14 éléments en 10 groupes (1 verres asphérique, 3 verres spéciaux)
  •  angles de vue : 115,7° en 24×36, 92,5° en DX (équivalent 21 mm)
  •  mise au point minimale : 0,28 m
  •  diaphragme : 9 lamelles
  •  dimensions de l’optique : 87 mm x 93,6 mm
  •  couleur disponible : noir
  •  poids : 639,60 g
  •  filetage filtres : pas de possibilité de montage

Le tarif de l’optique n’est pas encore connu au moment de la publication de cet article.

En savoir plus sur le site de Samyang.

Les objectifs Samyang chez Miss Numerique


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