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Mise à jour Nik Collection 2.3 by DxO : 10 nouveaux films et le support des dernières versions de Lightroom et Photoshop

DxO annonce la mise à jour 2.3 de la suite Nik Collection. La Nik Collection 2.3 est un ensemble de plugins logiciels pour Adobe Lightroom Classic, Photoshop CC et Photoshop Elements. DxO, qui édite la Nik Collection désormais après l’avoir rachetée à Google en 2017, a ajouté dans cette version 10 nouveaux films noir et blanc à Silver Efex Pro 2 et la compatibilité avec MacOS Catalina et les dernières versions des logiciels Adobe.

Mise à jour Nik Collection 2.3

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Nik Collection 2.3 : simuler les rendus argentiques avec des photos numériques

Vous êtes nostalgique de l’argentique et des rendus de nombreux films mythiques comme la Tri-X, la Delta 100 ou l’Agfa Scala ? Vous aimez faire du noir et blanc mais vous ne maîtrisez pas suffisamment votre logiciel de traitement RAW pour affiner le rendu de vos images ?

La Nik Collection est là pour ça : il s’agit d’un ensemble de sept plugins, modules additionnels, qui vous permettent d’appliquer des rendus prédéfinis sur vos images sans avoir besoin d’effectuer toutes les opérations de traitement manuellement.

Le plugin le plus emblématique de la Nik Collection est sans nul doute Silver Efex, il vous donne accès aux rendus des films argentiques N&B, en quelques clics, depuis Lightroom Classic, Photoshop CC ou Photoshop Elements.

Silver Efex Pro 2 met en oeuvre des algorithmes et une palette étendue de réglages pour créer des images noir et blanc fidèles à celles que vous pourriez faire avec les films du même nom. Vous gardez la main sur les réglages de luminosité et de contraste, l’amplification des blancs, les filtres couleur comme vous le feriez dans un labo argentique avec les outils traditionnels.

Silver Efex Pro 2 vous permettait déjà de piocher dans le catalogue de réglages préétablis, pour donner à vos images le rendu de près de 28 films argentiques : Ilford Delta 100 Pro, Kodak Tri-X 400TX, Fuji Neopan 1600, etc.

Silver Efex Pro 2 permet d’appliquer des réglages locaux à vos images grâce à l’utilisation des U-Points, une fonction que les adeptes de feu Nikon Capture NX2 connaissent bien, et qui fonctionne sur le principe des outils locaux des autres logiciels de post-traitement.

Nik Collection 2.3

image couleur d’origine

Silver Efex Pro 2 simulation de film argentique

rendu Silver Efex Pro 2 Ilford Delta 100

Silver Efex Pro 2 rendu argentique Nik Collection 2.3

rendu Silver Efex Pro 2 Kodak TriX 400 avec filtre rouge

Dix nouvelles simulations de films font leur apparition avec la mise à jour Nik Collection 2.3. Vous reconnaîtrez des films argentiques qui ont eu leurs heures de gloire, parmi lesquels Adox Silver Max 21, Agfa Scala 200x, Bergger BRF 400 Plus, Foma 100, Fuji Neopan 400, Ilford Pan 100 et 400, Polaroid 667 et 672 ou encore Rollei 100 Tonal.

Chaque rendu apporte les caractéristiques des films argentiques correspondant :

  • le rendu Adox Silver Max 21 joue sur la finesse du grain et la restitution des noirs profonds et d’une belle gamme de gris, testez-le sur vos portraits,
  • le rendu Bergger BRF 400 Plus apporte un contraste modéré et un grain moyen, idéal pour le paysage,
  • le rendu Foma 100, initialement panchromatique à grain fin et haute résolution, présente une large gamme de gris, il est adapté au paysage comme au studio,
  • les rendus Ilford 100 et 400 sont polyvalents comme les films du même nom l’étaient,
  • le rendu Rollei 100 Tonal propose quant à lui un grain fin et un contraste doux, très apprécié en architecture,
  • le rendu Fuji Neopan 400 est un des préférés des photographes de rue, des portraitistes et des reporters photographes,
  • le rendu Agfa Scala 200x rend lui hommage au film inversible noir et blanc du même nom, dont le modelé et le niveau de détail a séduit nombre de photographes avant qu’il ne soit retiré du marché,
  • les rendus Polaroid 667 et 672 vous donneront l’impression de travailler avec les films instantanés de la célèbre marque américaine.

La suite Nik Collection 2.3 est compatible avec macOS Catalina et les dernières versions des logiciels Adobe Lightroom Classic et Photoshop CC.

Tarif et disponibilité

La Nik Collection 2.3 by DxO  pour PC et Mac est disponible en téléchargement sur le site de DxO au tarif de 149 euros pour la version complète et de 79 euros pour la mise à jour. Celle-ci est gratuite pour les utilisateurs de la Nik Collection 2 by DxO acquise depuis juin 2019.

Source : DxO

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Mise à jour firmware C 2.10 pour Nikon Z 6 et Z 7

Nikon poursuit le processus de mise à jour de ses boîtiers hybrides et annonce la disponibilité immédiate du firmware C 2.10 pour les Nikon Z 6 et Z 7. Ce firmware apporte plusieurs nouvelles fonctions et corrige quelques dysfonctionnements.

Mise à jour firmware C 2.10 pour Nikon Z 6 et Z 7

Firmware C 2.10 pour Nikon Z 6 et Z 7 : les apports

La liste ci-dessus est identique pour le Nikon Z 6 et le Nikon Z 7.

Toute mise à jour du firmware d’un appareil photo peut apporter des nouvelles fonctionnalités, des corrections de dysfonctionnements ou les deux (voir le détail de la mise à jour précédente).

Avec cette version du firmware C 2.10 pour les Nikon Z 6 et Z 7, Nikon vous propose les deux.

Au rayon des nouvelles fonctions, ce firmware C 2.10 apporte :

  • la prise en charge de la stabilisation VR optique avec les objectifs à monture Z NIKKOR Z DX 16–50 mm f/3.5–6.3 VR et NIKKOR Z DX 50–250 mm f/4.5–6.3 VR

A savoir : si vous utilisez ces objectifs sur les Z 6 et Z 7, l’option Obturateur mécanique (réglage personnalisé d5 Type d’obturateur) du MENU RÉGLAGES PERSO. se désactive, c’est normal.

  • le réglage de la Sensibilité à l’aide de la bague de réglage de l’objectif
  • la possibilité d’attribuer le réglage de sensibilité au réglage personnalisé F2

A savoir : l’affichage de l’ouverture sur l’écran d’infos des objectifs NIKKOR Z 24–70 mm f/2.8 S et NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S Noct indique à la fois l’ouverture actuelle et les valeurs d’ouverture voisines en modes A et M.

Note : le support des cartes CFexpress ne fait pas partie des apports de ce nouveau firmware. Nikon ne communique pas de date encore pour cette autre mise à jour, mais confirme que les cartes XQD resteront compatibles lorsque les cartes CFexpress seront aussi supportées. Il sera donc possible d’utiliser les deux formats indifféremment.

Les corrections de dysfonctionnements et améliorations

Parmi les changements à noter, voici ce que Nikon annonce.

Lorsque Activé était sélectionné pour Contrôle de la sensibilité auto. et qu’une option qui n’incluait pas « synchro lente » était sélectionnée comme Mode de flash, le temps de pose était précédemment limité à des valeurs comprises entre celles choisies pour les réglages personnalisés e1 (Vitesse de synchro. flash) et e2 (Vitesse d’obturation flash).

Ceci a été modifié pour s’adapter au comportement des reflex numériques. Par conséquent, la vitesse d’obturation minimale correspond désormais à la valeur sélectionnée pour Contrôle de la sensibilité auto. > Vitesse d’obturation minimale.

Dans certains cas, l’appareil photo ne parvenait pas à enregistrer correctement les vidéos lorsque 1920×1080 / 120p était sélectionné pour Taille d’image/cadence. Ce problème est corrigé.

Du « bruit » sous la forme de lignes blanches pouvait parfois apparaître en bas de l’affichage lorsque le viseur électronique était activé. Ce problème est corrigé.

Dans le même style, du « bruit » sous la forme de lignes horizontales fines sur l’ensemble du cadre dans les vidéos et en mode de visée écran pouvait apparaître, c’est corrigé.

Les fuseaux horaires de trois villes étaient incorrectement calés, il s’agit de Caracas, Casablanca et Ankara. Les bons horaires sont ajustés.

La date de création des fichiers affichée dans les boîtes de dialogue « Propriétés » de Windows 10 pour les vidéos et les vidéos accélérées (time-lapse) créées avec l’appareil photo, ainsi que pour les copies créées avec les commandes d’édition vidéo de l’appareil photo, était incorrecte. Ce défaut est corrigé.

Vous pouvez faire la mise à jour firmware en suivant les instructions du site du support Nikon (attention à bien utiliser un lecteur de carte XQD pour transférer le fichier firmware).

Mise à jour firmware C 2.10 pour le Nikon Z 6

Mise à jour firmware C 2.10 pour le Nikon Z 7

Source : support Nikon


Luminar 4 et l’IA : une approche résultat avec l’aide de l’intelligence artificielle

Luminar 4 est arrivé depuis quelques jours, prenant la suite de Luminar 3 sans que celui-ci ne disparaisse encore. Plus que de nouvelles fonctions, ce que Luminar 4 et l’IA apportent c’est une approche orientée résultat, avec le soutien de l’intelligence artificielle.

Voici ce qu’il faut savoir de cette nouvelle version du logiciel de traitement des fichiers RAW et de ses outils d’IA, qui a su séduire déjà bon nombre d’utilisateurs avec son mode de licence perpétuelle.

Luminar 4 et l'IA : une approche résultat avec l'aide de l'intelligence artificielle

En savoir plus sur Luminar 4 …

Luminar 4 et l’IA : d’un outil technique à un outil orienté solution

J’ai eu l’opportunité de rencontrer à Paris le PDG de Skylum il y a quelques semaines, Alex Tsepko, et le responsable produit, Dmitry Sytnik. Ce dernier m’a donné un aperçu de ce que serait Luminar 4 alors même que cette version n’était pas disponible encore (en savoir plus). Et ce que j’ai vu m’a bluffé.

Pour avoir passé pas mal d’années dans le monde du logiciel, je sais trop bien que certains logiciels sont des outils techniques, conçus pour des techniciens, et d’autres sont plus orientés solution. On dit aussi « User Centric » ou « Solution Centric ».

Dans le monde de la photo, les logiciels techniques sont fréquents, le plus connus d’entre eux est Photoshop : de nombreux paramétrages, des centaines d’outils, un apprentissage long mais des possibilités créatives infinies.

Du côté des approches « solution », il y a moins de candidats. Photoshop Elements chez Adobe est un bon exemple, mais ce logiciel est en perte de vitesse désormais et évolue peu.

Photolemur, racheté par Skylum l’an dernier, est un autre exemple. Glissez un fichier RAW dans l’écran du logiciel, laissez-le analyser l’image et vous avez un résultat pertinent quelques secondes plus tard. Difficile de faire plus simple, vous pouvez personnaliser quelques réglages, pas plus.

Skylum n’a pas racheté Photolemur pour le plaisir. La conception de ce logiciel et ses capacités d’automatisation intéressaient l’éditeur de Luminar. Car Luminar 3, tout autant que Luminar 2018, reste un outil technique.

Si vous connaissez Luminar 3, vous savez qu’il y a de nombreuses fonctions imbriquées, des outils dans la barre supérieure, des volets à gauche et en bas, c’est intimidant en première approche.

La palette d'outils simplifiée de Luminar 4

Luminar 4 et l’IA : la palette d’outils simplifiée de Luminar 4

Une fois que vous avez compris le principe des calques et l’utilisation des outils de base (je vous les montre ici), vous êtes plus à l’aise, mais l’apprentissage reste indispensable pour tirer le meilleur de vos fichiers RAW. Dans l’idée, c’est la même chose que chez DxO avec Photolab 3 ou chez Phase One avec Capture One Pro, deux autres logiciels tout aussi techniques.

Luminar 4 : l’intelligence artificielle, aussi

Le terme est à la mode, l’intelligence artificielle (IA) est partout. Le terme Intelligence Artificielle peut faire peur quand on le découvre, vous pouvez même penser que vous allez perdre la main sur ce que vous faites et qu’un robot logiciel va faire le travail à votre place.

L’IA n’est pas du tout cela. L’IA ne sait faire que ce que les programmeurs lui apprennent, et ne décide pas à votre place. Par contre, l’IA excelle quand il s’agit d’exécuter un ensemble d’algorithmes optimisés pour traiter des sujets bien précis. L’IA devient alors un outil d’optimisation à votre service, capable de répéter à l’infini et très vite des boucles de traitement.

Un logiciel photo faisant appel à l’IA est donc capable de vous libérer de certaines tâches ingrates, d’exécuter les opérations à votre place, et de vous proposer un résultat. Libre à vous ensuite d’adapter ce résultat à vos attentes.

C’est ainsi que Luminar 4 est pensé, l’intelligence artificielle intervient à 4 niveaux :

  • la structure de l’image,
  • le traitement de la peau d’un sujet humain,
  • le traitement d’un portrait,
  • la structure d’un ciel.

Au passage, Skylum a simplifié l’ensemble des fonctions accessibles depuis la barre de développement, à droite de l’écran, pour les rendre plus accessibles. L’ajout de calques, quelque peu complexe dans Luminar 3, est facilité. L’imbrication de ces couches est facilitée, et, ce qui ne peut nous déplaire, les performances du logiciel sont améliorées.

C’était le point faible de Luminar 2018, Luminar 3 était en progrès, Luminar 4 progresse encore sans toutefois égaler PhotoLab 3 ou Lightroom Classic, très rapides tous les deux dans leurs dernières déclinaisons.

Skylum est conscient que la performance de Luminar 4 est encore en-deçà de ce que les utilisateurs attendent, d’autant plus sur les ordinateurs anciens, et l’éditeur travaille à améliorer encore la rapidité d’exécution. Les prochaines mises à jour devraient apporter un peu de souplesse encore.

Luminar et la gestion des photos, le catalogue n’est pas une priorité

Lorsqu’Adobe a annoncé que Lightroom Classic ne serait plus accessible que par abonnement, les concurrents ont sauté sur l’occasion pour annoncer que leurs offres restaient accessibles en licence perpétuelle (achat unique). Seul Capture One Pro propose les deux modèles. Et qu’ils allaient tous proposer des « Lightroom Killers » avec un catalogue complet.

Sauf que … deux ans plus tard aucun de ces éditeurs n’a réussi à proposer un tel logiciel, aucun pseudo-catalogue n’arrive à la cheville de celui de Lightroom et ne parlons pas des fonctions complémentaires et services web associés au Cloud.

J’ai interrogé Skylum à ce sujet et la réponse du PDG est claire : « nous n’irons pas chercher Lightroom sur ce terrain, Adobe a dix ans d’avance, cela nous coûterait trop cher à développer et ne serait pas rentable. Nous n’avons pas non plus de projets de services web et Cloud, nous préférons travailler en partenariat avec Adobe, proposer des plugins d’intégration pour Lightroom Classic et laisser le catalogue Lightroom gérer les photos. »

Catalogue Luminar 4

Luminar 4 et l’IA : aperçu des dossiers, albums et raccourcis

Même son de cloche chez DxO que j’ai rencontré en octobre. Photolab 3 propose quelques fonctions de gestion des photos mais n’a pas pour ambition de concurrencer Lightroom non plus sur ce plan. Capture One Pro est le seul à avoir un catalogue un peu plus évolué, mais loin d’être aussi complet que celui de Lightroom, il coûte encore deux fois plus cher. Dans le monde du libre, difficile d’interroger un responsable pour parler stratégie, mais ce n’est guère mieux. Darktable propose un service correct, c’est bien, faisons avec d’autant plus que c’est gratuit.

Qu’apporte l’IA à Luminar 4 ?

Luminar 4 et la structure des images

L’outil structure IA de Luminar 4 vous permet de modifier la structure des images en tenant compte de chacune des zones de cette image.

Imaginez que vous ayez pris un portrait sur fond de nature. En augmentant la structure de l’image, vous touchez à toutes les zones, ce qui n’est pas forcément une bonne idée sur les végétaux. Il vous faut donc utiliser un outil de retouche locale.  Celui-ci a toutes les chances d’ajouter au passage un halo autour de votre sujet, voire un niveau de bruit supplémentaire. Le nombre d’opérations à faire est important pour arriver à vos fins.

Luminar 4 et la structure des images

Luminar 4 – structure AI – avant/après

Luminar 4 vous permet d’aller bien plus vite en mettant en œuvre un outil « intelligent » qui va analyser à votre place la structure de l’image, identifier les différents types de contenus et ajuster la structure aux seuls endroits requis. Tout seul.

Vous gardez le contrôle sur le résultat final, à l’aide des curseurs de l’outil, mais vous n’avez plus à jouer avec les filtres locaux, les masques, les fonctions de débruitage et la correction des effets de bord.

Luminar 4 et le traitement de la peau

Si vous avez déjà passé du temps devant votre écran à traiter la peau de vos sujets, vous savez de quoi il s’agit : vous créez des filtres locaux, des masques, vous ajustez chaque zone l’une après l’autre, vous harmonisez l’ensemble et … vous recommencez jusqu’à ce que le résultat vous plaise.

Luminar 4 et le traitement de la peau

amélioration de la peau dans Luminar 4 – avant/après

L’outil d’amélioration IA de la peau de Luminar 4 vous évite ces étapes fastidieuses. Il analyse pour vous l’image, détecte les imperfections de la peau (acné, taches de rousseur, grains de beauté, …) et les traite si vous le décidez (laisser des détails est important, ne supprimez pas tout !).

Vous n’avez donc plus besoin de créer des masques, de choisir les bons outils, d’empiler des calques, c’est l’IA qui fait le travail pour vous. Vous n’avez plus qu’à indiquer au logiciel ce que vous voulez traiter et comment et il le fait.

Luminar 4 et l’amélioration des portraits

Nous touchons là aux capacités de retouche avancées de Photoshop. Traiter un portrait, si vous pensez retouche beauté, c’est travailler avec précision sur :

  • l’éclairage du visage,
  • les yeux,
  • les cernes,
  • les yeux rouges (ah, le flash frontal !),
  • les contours du visage,
  • la forme de l’œil (les photographes de mode savent de quoi il est question),
  • les sourcils,
  • les lèvres et les dents.

Lightroom permet de traiter une partie de ces zones (blanchiment des dents, correction des yeux rouges par exemple) mais le recours à Photoshop et obligatoire pour tout faire.

Luminar 3 permet de traiter tout cela aussi mais le temps à y consacrer est important.

Luminar 4 et l’amélioration des portraits

Amélioration d’un portrait et de la peau avc l’IA dans Luminar 4

Luminar 4 apporte une solution bien plus rapide : l’outil d’amélioration du portrait IA vous permet, à l’aide de quelques curseurs, de tout modifier à votre guise sans créer aucun masque, sans changer de logiciel, en faisant autant d’aller-retours que vous le souhaitez.

Le gain de temps est énorme, la qualité du résultat final est étonnante et seul un retoucheur expérimenté saura faire aussi bien ou mieux dans Photoshop.

Luminar 4 : remplacer les ciels (mais pas trop)

Vous avez déjà fait des photos alors que le ciel était gris, sans relief, que la lumière du jour ne pouvait vous donner un meilleur résultat ? Il n’existe pas de solution miracle pour faire de ces images des photos plus intéressantes, sauf à utiliser Photoshop pour remplacer le ciel en utilisant une autre photo de ciel et bon nombre de masques. Autant dire qu’il faut déjà savoir ce que l’on fait, avoir le temps de le faire et avoir une belle collection de ciels prêts à l’emploi (allo, Serge Ramelli ?).

Luminar 4 règle ce problème en ayant recours une fois de plus à l’IA. L’outil de remplacement de ciel analyse votre image, son contenu, la direction de la lumière, les contrastes et génère automatiquement, en temps réel, un nouveau ciel.

« Générer » signifie qu’il ne s’agit pas de piocher dans une collection d’images de ciel, mais bien de créer, à la volée, un ciel adapté à votre photo.

Luminar 4 : remplacer les ciels

remplacement du ciel dans Luminar 4, avant/après

Vous gardez la main sur le rendu, la structure des nuages, la qualité de la lumière, les contrastes. L’outil applique le résultat final en insérant là où il le faut les pixels ainsi générés, qui viennent remplacer ceux de votre image initiale.

Cette transformation se fait en quelques secondes, et très sincèrement, c’est bluffant !

Reste une limite, pas logicielle cette fois, mais déontologique. Faut-il remplacer un ciel ?

Je vous laisse juge, chacun a sa vision des choses, je ne suis pas partisan de trop en faire, mais être capable de redonner de la structure à un ciel peu flatteur, en faisant glisser quelques curseurs, ça m’intéresse dans certains cas.

Mais encore …

Je vous laisse consulter ce premier sujet sur Luminar 4 et les publications disponibles sur le site de l’éditeur pour faire le tour des différentes autres nouveautés. Sachez qu’elles sont limitées pour ce qui est du catalogue qui n’évoluera guère désormais, que Luminar 4 fonctionne seul ou en plugin de Lightroom et Photoshop, comme en extension à Apple Photos.

La version d’essai vous permet de vous faire une idée du logiciel disponible en dix langues dont le français. Si vous possédez déjà Luminar 3, un tarif de mise à jour vers Luminar 4 est disponible.

Je publierai quelques tutoriels sur Luminar 4 dans les prochaines semaines, vous les trouverez sur la chaîne YouTube Nikon Passion.

Source : Skylum

En savoir plus sur Luminar 4 …


Mises à jour Lightroom Classic 9.0, Lightroom 3.0 et applications mobiles

Comme Adobe en a pris l’habitude désormais, les nouveautés Lightroom arrivent par lots tous les deux mois environ, et sont disponibles au téléchargement de façon automatique ou sur demande. Voici les mises à jour Lightroom Classic et Lightroom (Cloud) pour le mois de novembre 2019.

Mises à jour Lightroom Classic 9.0, Lightroom 3.0 et applications mobiles

Mises à jour Lightroom Classic 9.0

La version historique de Lightroom, Lightroom Classic, devient Lightroom Classic 9.0 (voir la mise à jour précédente). Ce logiciel, installé sur ordinateur Windows ou Mac, peut se connecter au Cloud Adobe pour assurer la synchronisation des collections de photos avec les applications mobiles et Lightroom Web mais reste indépendant – et différent – de l’autre version Lightroom (tout court) dont le stockage repose sur le Cloud.

Exports de photos simultanés

Mises à jour Lightroom Export multiple

Mises à jour Lightroom Classic 9.0 – comment faire plusieurs exports en simultané

Lightroom Classic 9.0 permet d’effectuer plusieurs exports de façon simultanée, en utilisant des profils différents. Vous pouvez par exemple sélectionner un lot de photos et les exporter en même temps au format JPG basse définition pour votre site web avec un filigrane, comme au format d’impression haute définition demandé par votre laboratoire, sans filigrane.

Pour cela cochez les profils d’export requis et le logiciel se charge du reste. Notez que si l’un de vos profils contient un paramètre modifiable, le masque de nommage des fichiers exportés par exemple, il vous faut le modifier avant de cocher la case de ce profil sans quoi la modification n’est pas possible.

Export de presets de développement

Lightroom Classic 9.0 permet d’exporter des paramètres prédéfinis de développement, les presets, Vous n’avez plus besoin de copier-coller les fichiers correspondants sur votre disque dur, il vous suffit de les exporter seuls ou par lots depuis l’écran Lightroom.

Mises à jour Lightroom export preset

Mises à jour Lightroom Classic 9.0 – comment exporter des presets de développement

Filtres de tri par couleurs

Lightroom Classic 9.0 permet de filtrer les dossiers et collections par couleurs quand vous êtes dans le module Bibliothèque.

Lightroom filtre couleurs dossiers collections

Lightroom Classic 9.0 – comment trier les dossiers et collections par couleurs

Effacement d’une partie de l’historique

Vous avez peut-être déjà pesté parce que vous ne pouviez pas supprimer quelques étapes de développement dans le module du même nom. C’est désormais possible, avec la limite qui consiste à ne pouvoir supprimer que ce qui se trouve au-dessus d’une étape précise.

Mises à jour Lightroom Effacer historique

Lightroom Classic 9.0 – comment supprimer des étapes de développement

Remplissage des bords en fusion HDR et Panorama

Les utilisateurs des fonctions de fusion HDR et de création de panoramas vont apprécier la nouvelle fonction de remplissage des bords qui permet de compléter la photo finale avec des pixels recréés par le logiciel plutôt que de vous imposer de recadrer.

Il s’agit bien évidemment d’une manipulation d’image et non de l’utilisation de véritables pixels issus d’une prise de vue, et le résultat sera meilleur si les bords de votre photo ne sont pas trop détaillés, mais ce mode autorise des alternatives que le recadrage ou le redressement ne permettaient pas.

Lightroom remplir les bords panorama hdr

Lightroom remplir les bords panorama hdr

Lightroom Classic 9.0 – comment remplir les bords d’une fusion panorama (avant – après)

Prévisualisation temps réel du vignettage lors d’un recadrage

Lorsque vous ajoutez du vignettage à une photo tout en la recadrant, Lightroom Classic 9.0 vous permet de prévisualiser le résultat en temps réel.

Cette fonction nécessite l’activation du mode GPU, et donc une carte graphique appropriée (pensez à mettre à jour le pilote de votre carte pour que le mode GPU fonctionne dans les meilleures conditions).

Lightroom vignettage pendant recadrage

Lightroom Classic 9.0 – prévisualisation du vignetage en temps réel

Conversion automatique des anciens processus vers le processus de développement 5

Les photos développées avec d’anciennes versions de Lightroom Classic, utilisant des anciens processus de développement 3 ou 4, vont désormais être converties vers le processus de développement 5, actuel, si vous les développez à nouveau.

Ceci vous permet d’utiliser le moteur de développement RAW le plus récent et le plus performant, sans modifier le rendu de vos images déjà traitées.

Mises à jour Lightroom (« tout court », version ordinateur)

La version Cloud de Lightroom, désormais nommée « Lightroom » tout court, existe en plusieurs déclinaisons :

  • Lightroom pour ordinateur,
  • Lightroom pour tablettes et smartphones,
  • Lightroom Web.

Tout comme pour les mises à jour Lightroom Classic, la version pour ordinateur évolue et devient Lightroom 3.0. Elle dispose d’un menu d’exportation plus complet, un des manques des versions précédentes. Vous pouvez désormais visualiser un aperçu de grande taille qui vous montre la conséquence des réglages faits. L’export est possible en TIFF et en DNG en plus du JPG.

Il manque toujours par contre la possibilité d’ajouter un filigrane à une photo exportée, ce qui est rédhibitoire pour nombre d’utilisateurs (dont moi).

Lightroom menu exportation

Lightroom 3.0 ordinateur : menu Exportation

Le menu de recherche permet de lancer une recherche sans préciser de critère. Vous pouvez affiner cette recherche par la suite comme c’était le cas précédemment.

Lightroom critere recherche

Lightroom 3.0 ordinateur : recherche sans critère

Lightroom 3.0 pour ordinateur sait se connecter aux services d’impression de livres photo de Blurb, comme la version Lightroom Classic, et au laboratoire en ligne WHCC (White House Custom Colour), un labo qui intéressera toutefois bien peu les utilisateurs européens.

A la différence de Lightroom Classic qui intègre les fonctions de mise en page propres au service Blurb, Lightroom 3.0 se connecte au logiciel Blurb Bookwright, à installer par ailleurs, et permet à ce logiciel d’aller chercher vos photos stockées dans le Cloud. Ce mode de fonctionnement est plus souple que celui de Lightroom Classic, peu agréable à utiliser.

La connection à Adobe Porfolio, disponible depuis quelques mois, devient par contre plus intéressante et vous permet d’alimenter votre site web créé avec Adobe Portfolio avec vos photos stockées dans le Cloud. Si vous avez manqué l’info, sachez que vous pouvez créer et gérer votre site web personnel sans surcoût avec la version Abonnement de Lightroom, Classic comme Cloud.

Lightroom services connectés

Lightroom 3.0 ordinateur, les services connectés

Tout comme Lightroom Classic 9.0, Lightroom 3.0 permet le remplissage des bords lors de la création d’un panoramique. L’import du catalogue Photoshop Elements, un logiciel en perte de vitesse, devient possible (il était limité à Lightroom Classic avant), et Lightroom 3.0 sait faire appel aux fonctions avancées de votre carte graphique.

Enfin, l’importation de photos par glisser-déposer est désormais disponible, autant dire que Lightroom 3.0 se rapproche à grands pas de son grand frère Lightroom Classic.

Lightroom pour tablettes et mobiles

La version application de Lightroom, disponible pour les appareils mobiles tournant sous iOS et Android, évolue elle-aussi.

La version Android et ChromeOS inclut désormais plusieurs options d’exportation des photos reprises de la version pour ordinateur, ainsi que d’une aide contextuelle.

La version pour iPhone et iPad permet désormais de copier les modifications faites à une photo et de les appliquer à plusieurs autres images, passez en mode Grille pour cela.

Nouveaux boîtiers et objectifs supportés

Les différentes versions de Lightroom utilisent la nouvelle version 12.0 de Camera  Raw, le moteur de conversion RAW Adobe. Celui-ci supporte les nouveaux appareils photos suivants :

  • Apple iPhone 11, 11 Pro et 11 Max
  • FujiFilm X-A7
  • HUAWEI Honor (toutes les caméras) et P30
  • Nikon Z 50 (prise en charge préliminaire)
  • Panasonic DC-S1H
  • Sony A6100, A6600, A7R IV et RX100VII

Camera RAW 12.0 supporte aussi les nouveaux objectifs suivants :

  • Apple, les trois objectifs arrières des iPhone 11, 11 Pro et 11 Max et l’objectif frontal
  • DJI Osmo Action
  • Huawei Honor 20, Mate 10 et P30 (tous les objectifs)
  • Sony E 16-55mm F2.8 G
  • Sony E 70-350mm F4.5-6.3 G OSS
  • Sony FE et Sigma 14-24mm F2.8 DG DN A019
  • Sony FE 35mm f/1.8

Source : Adobe

En savoir plus sur l’utilisation de Lightroom Classic, ma formation


Tokina atx-i 100 mm f/2.8 : un petit téléobjectif pour la macro, le portrait et l’urbain en plein format

Tokina annonce la nouvelle version de son objectif à focale fixe Tokina atx-i 100 mm f/2.8 FF, un petit téléobjectif conçu pour les capteurs plein format des reflex Nikon F et Canon EF.

Tokina atx-i 100 mm f/2.8 FF pour Nikon et Canon

Tokina atx-i 100 mm f/2.8 FF, présentation

Moins connue que les deux opticiens indépendants Tamron et Sigma, la marque Tokina est pourtant présente sur le marché depuis les années 60. Elle s’est spécialisée dans les optiques pour appareils photo, a été depuis rachetée par Kenko, elle est diffusée en France par Cokin (les filtres) qui appartient aussi au groupe Kenko-Tokina.

Après avoir annoncé récemment la mise à jour de son zoom grand-angle Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8, Tokina fait de même avec sa focale fixe dédiée au portrait et à la macro, le Tokina atx-i 100 mm f/2.8 FF.

Tokina atx-i 100 mm f/2.8 FF pour Nikon et Canon

Cet objectif est conçu pour les reflex plein format Nikon (en monture F) et Canon (en monture EF), il est compatible avec les reflex APS-C Nikon (équivalent 150 mm). A ce titre il complète le Tokina Opera 16-28 mm f/2.8.

Cette nouvelle version du 100 mm f/2.8 Tokina propose une formule optique à 9 éléments en 8 groupes et un traitement multicouche sur la lentille frontale pour diminuer les reflets parasites (dont le flare).

La construction mécanique a été revue, le design est celui des dernières optiques de la marque, plus moderne. La prise en main devrait être plus agréable, Tokina a pris soin de revoir la taille des bagues et leur friction pour coller aux standards du moment.

Un objectif à focale fixe de 100 mm ouvrant à f/2.8 vous permet de faire du portrait, de la photo urbaine, et – surtout – de la macro puisque la formule optique de ce Tokina atx-i 100 mm f/2.8 FF propose un rapport de grandissement est de 1:1 à 30 cm.

L’ouverture f/2.8 constante permet aux portraitistes d’isoler l’arrière-plan pour produire des images avec un bokeh de qualité, il reste à vérifier lors d’un futur test terrain la progressivité de la transition net/flou offerte par cette optique.

Afin de limiter les déplacements inutiles du système de mise au point autofocus, le Tokina atx-i 100 mm f/2.8 FF est doté d’un limiteur de distance de mise au point, l’autofocus peut alors se caler plus rapidement (c’est le cas sur les téléobjectifs Nikon par exemple).

Tokina précise que l’optique s’étend lors de la mise au point mais ne tourne pas, ce qui vous permet d’utiliser un filtre, le diamètre est de 55 mm.

La bascule entre mise au point autofocus et mise au point manuelle se fait par tirage de la bague de mise au point, comme c’est le cas sur d’autres modèles de la marque.

Fiche technique du Tokina atx-i 100 mm f/2.8 FF

  • distance focale : 100mm
  • ouverture maximale : f/2.8
  • ouverture minimale : f/32
  • angle de vue : 24°
  • mise au point minimale : 0.3 m
  • ratio macro : 1:1
  • diaphragme : 9 lamelles
  • longueur : 95.2 mm en version Nikon – 97.7 mm en version Canon
  • diamètre total maximal : 73 mm
  • poids : 515 g en version Nikon – 525 g en version Canon
  • filetage filtres : 55 mm

Note pour les utilisateurs d’un reflex Nikon F : la bague d’ouverture manuelle de la version Nikon est basée sur les standards Nikkor Ai AF Nikkor Type D. Elle est compatible avec les reflex dotés d’une motorisation interne, les reflex non-équipés de moteur AF des séries D3xxx et D5xxx devront être utilisés en mise au point manuelle uniquement.

Tarif et disponibilité

Le Tokina atx-i 100 mm f/2.8 sera disponible dès le mois de décembre 2019 au prix de vente conseillé de 429,90 euros.

Ce tarif permet au Tokina d’être un peu moins cher que le Canon EF 100 mm f/2.8 (460 euros), bien qu’il soit environ 100 euros plus cher que la précédente version dont le tarif a baissé ces derniers mois.

En monture Nikon F, seul le Yongnuo 100 mm f/2 s’avère plus accessible à 250 euros avec un standard qualité bien moins élevé. Le Sigma 105 mm f/2.8 Macro vous coûtera 550 euros, le Samyang 100 mm f.2/8 Macro vaut 100 euros de plus environ et n’est pas autofocus, le Nikon AF-S 105 mm f/2.8 Macro reste le plus onéreux à 840 euros tout en proposant une motorisation AF-S compatible avec tous les boîtiers dont les hybrides série Z.

Source : Tokina / Cokin France


L’essence de la photographie, vision et créativité par Bruce Barnbaum

« L’essence de la photographie » est un complément au premier livre de Bruce Barnbaum, « L’art du photographe », paru chez First Editions.

Dans ce second ouvrage, le photographe et formateur américain vous propose de travailler votre regard pour renforcer votre créativité.

L’essence de la photographie, vision et créativité par Bruce Barnbaum

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L’essence de la photographie, présentation

« La créativité ne peut ni s’enseigner ni s’apprendre ». C’est pour combattre cette idée reçue que le photographe américain Bruce Barnbaum a pensé le contenu de ce second ouvrage qui fait suite à « L’art du photographe ».

Je disais de son premier livre que « l’auteur utilise en permanence l’opposition entre technique et art pour nous montrer qu’au final ce n’est ni l’un ni l’autre qui sont importants, c’est ce que vous avez envie de représenter au travers de vos images ».

L’essence de la photographie, vision et créativité par Bruce Barnbaum

extrait de « L’essence de la photographie » de Bruce Barnbaum

Dans ce second ouvrage qu’il faut prendre comme une suite sans qu’il ne soit pour autant un tome 2, l’auteur vous incite à regarder, à développer une acuité visuelle, à définir votre approche. C’est l’indispensable travail sur votre style qui conditionne votre évolution et l’intérêt de vos photos.

Ce livre est conçu sur le même principe que le précédent, une réflexion menée par l’auteur, des  photographies d’illustration, de nombreuses invitations à vous poser des questions sur votre démarche.

En substance le concept est proche de ce que vous pouvez trouver chez David duChemin avec « L’âme d’une image » ou Michael Freeman avec « L’œil du photographe ». Plus proche de nous, Denis Dubesset présente sa méthode aussi dans « Les secrets du style en photographie », un ouvrage plus concret par contre que ne le sont les précédents.

Bruce Barnbaum développe donc son approche créative dans ce livre, et vous présente les pistes à suivre pour mettre en place votre démarche bien à vous.

Résumer cette imposante masse d’informations en quelques lignes est un exercice complexe, et cela pourrait donner cette liste :

  • comment développer votre expression personnelle par le biais de la photographie,
  • comment utiliser la photographie comme un laboratoire de recherche visuelle,
  • qu’est-ce que l’exploration visuelle, l’expérimentation et comment atteindre la satisfaction personnelle,
  • comprendre et maîtriser l’instant photographique,
  • comment créer des images photographiques susceptibles de laisser une empreinte.

J’aime particulièrement cette dernière formulation plus que « comment faire une belle photo » ou autre « comment devenir un meilleur photographe ».

Attention, vous avez du travail !

L’essence de la photographie, vision et créativité par Bruce Barnbaum

extrait de « L’essence de la photographie » de Bruce Barnbaum

N’achetez pas ce livre si vous pensez qu’il suffit de le feuilleter pour faire des progrès. Ce n’est jamais le cas en règle générale avec un livre, ça ne l’est pas du tout avec celui-ci. Le propos de Bruce Barnbaum est simple, il répond à la question citée ci-dessus : oui, la créativité peut s’enseigner et s’apprendre, mais cela suppose de votre part un véritable travail personnel, sur la durée.

Soyez donc prêt à vous investir sans quoi vous perdrez les 27,95 euros que coûte ce livre.

A qui s’adresse  » L’essence de la photographie » ?

L’essence de la photographie, vision et créativité par Bruce Barnbaum

Pas à tout les monde. Pas aux plus débutants.

Si vous cherchez un guide pratique pour maîtriser la photographie, passez votre chemin, orientez-vous plutôt vers « Mon cours de photographie en 20 semaines chrono », pour ne citer que celui-ci.

Ce livre s’adresse à vous si vous voyez quelque chose qui vous plait lorsque vous vous baladez, que vous voulez le capturer pour faire une « belle » photo, mais que le résultat ne vous satisfait pas.

Ce que Bruce Barnbaum va vous apprendre, c’est que cela n’a pas grand-chose à voir avec votre matériel photo, que vous ne pouvez pas non plus « réaliser des images uniquement pour des raisons matérielles, parce que celui-ci vous le permet ». Il va vous démontrer que la seule technique ne suffit pas à faire des photos qui vous plaisent, mais que la technique peut « servir de canal à votre expression ».

« Il n’y a rien de pire qu’une image nette d’un concept flou. »
Ansel Adams

Mon avis sur ce livre de Bruce Barnbaum

L’essence de la photographie, vision et créativité par Bruce Barnbaum

extrait de « L’essence de la photographie » de Bruce Barnbaum

Parmi les différents ouvrages que je commente, certains sont plus pertinents que d’autres lorsqu’il s’agit d’atteindre un niveau de satisfaction personnelle plus élevé en photographie.

Le terme « créativité » est au cœur du débat, et vous le retrouvez dans plusieurs ouvrages déjà présentés, ce n’est pas innocent puisque c’est ce qu’il vous faut développer pour atteindre votre but. C’est le plus difficile car l’expression artistique, c’est bien de cela dont il est question, n’est pas un domaine aussi rassurant et cartésien que ne l’est la technique photo.

C’est aussi, si vous vous prenez au jeu, le plus passionnant.

J’ai beaucoup aimé ce livre car il m’a fait me poser des questions sur ma pratique, que d’autres ouvrages n’ont pas susciter de la même façon. Rien que pour cela il mérite d’être découvert.

Feuilletez-le chez votre libraire car tant le style de l’auteur que ses photos sont importants pour comprendre dans quel domaine il évolue.

Retenez bien qu’il vous faut un certain degré de maturité en photographie pour aborder des ouvrages sur la créativité, et celui-ci en particulier, mais si vous avez atteint le stade où vous ne trouvez plus les réponses à vos questions, je ne peux que vous recommander cette lecture.

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Test NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S : portrait, reportage, photo de rue, mon préféré !

Dans la gamme d’optiques Nikon Nikkor à monture Z, la famille des focales fixes s’est enrichie ces dernières semaines d’un objectif à portrait. Voici le test Nikkor Z 85 mm f/1.8S, un objectif pour les Nikon hybrides qui s’avère le plus joueur de la série f/1.8 S et dont le tarif reste modéré.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …

Parmi tous les photographes, ceux adeptes de portrait sont sans doute les plus choyés par les opticiens, quelle que soit la monture, quelle que soit la taille de capteur, quel que soit le constructeur.

Rien que chez Nikon pour les boîtiers FX reflex, la gamme actuelle compte trois références (un 105 mm f/1,4 sublime, deux 85 mm, respectivement ouvrant à f/1,4 et f/1,8, et respectivement vendus 1600 € et 400 €).

En plus de ce trio, les nikonistes portraitistes équipés en hybride Z FX à capteur 24 x 36 mm (et bientôt ceux équipés en Z DX à capteur APS-C) peuvent compter sur le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S apparu au catalogue durant l’automne 2019 à 799 €.

Ce n’est pas peu dire que cet objectif à portrait est attendu au tournant ! Sans plus attendre, voyons ensemble s’il est de ceux qui en mettent plein les mirettes (ou non) et mérite d’intégrer votre besace.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : l’objectif sur Nikon Z 7 avec son pare soleil

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : présentation et contexte

Pour un opticien, il faut faire preuve d’une mauvaise volonté évidente pour rater la conception d’un objectif à portrait tant il s’agit, virtuellement, des objectifs parmi les moins complexes à dessiner et construire. Alors, forcément, pour se démarquer, il faut soit afficher un tarif au ras des pâquerettes, soit offrir des prestations de haut vol.

Mais au fait, qu’est-ce qu’un bon objectif à portrait ? Idéalement, il s’agit d’un objectif à la fois capable de peu de déformation pour les sujets proches, ou alors à l’avantage du modèle photographié, tout en autorisant une profondeur de champ assez faible pour bien isoler le regard de son sujet (et au passage lisser quelques imperfections épidermiques).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/100 sec. – f/1.8 – ISO 1.600

Les courtes focales, comprises entre 75 et 120 mm, ouvrant à f/2 et moins, sont donc toutes indiquées pour cet exercice. La longueur focale légèrement supérieure à la focale standard permet d’affiner les visages. En combinant cette focale à une grande ouverture, à vous les joies des courtes profondeurs de champ et des bokeh plus ou moins crémeux.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : une baïonnette tout métal digne des meilleurs objectifs Nikkor

Question d’ouverture, pas besoin de faire dans l’exotisme d’un f/0,95 ! De f/1,4 à f/2, cela convient très bien. En toute logique, et afin de rester cohérent avec le reste de ses focales fixes en monture Z, Nikon a donc opté pour une combinaison 85 mm + f/1,8.

À l’heure où j’écris ces lignes, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est la plus longue focale fixe disponible en monture Z chez Nikon. Autofocus, devrions-nous préciser, puisqu’à l’automne 2019 le coréen Samyang a également ajouté à son catalogue un 85 mm en monture Z, ouvrant à f/1,4, mais à mise au point strictement manuelle (399 €).

Grâce à la bague FTZ, il vous sera également possible d’exploiter les trois optiques Nikkor F évoquées en introduction, mais aussi le Samyang AF 85 mm f/1,4 F récemment testé vendu 699 €, ainsi que le Sigma 85 mm f/1,4 DG HSM | Art (1099 €), pour ne citer qu’eux. Bref, ce n’est pas peu dire que la concurrence est rude ! D’un point de vue tarifaire, il y en a pour tous les goûts, et pour toutes les bourses.

Lancé à 799 € le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S est, de manière presque surprenante, plutôt bien positionné compte tenu de ce qu’il propose par rapport à la concurrence.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/250 sec. – f/1.8 – ISO 10.000

C’est une nouvelle formule optique à 12 lentilles (dont 2 en verre ED) répartie en 9 groupes qui se trouve au cœur de ce Nikkor Z 85 mm f/1,8 S, à comparer avec la formule moins ambitieuse, mais plus compacte, à 9 lentilles (sans verre ED) en 9 groupes de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1,8 G, et même celle à 10 lentilles de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1,4 G.

Le Nikkor Z utilise un diaphragme circulaire à 9 lamelles (7 sur le f/1.8 AF-S). La mise au point minimale descend à 80 cm. Avec presque 10 cm de long (99 mm pour être précis), sans son pare soleil, il ne passera pas inaperçu. Pour autant, sa masse reste contenue, avec seulement 470 grammes sur la balance.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : diamètre 67 mm pour le filtre

Notons au passage, et c’est un peu dommage, qu’il est le seul objectif Nikkor Z, à ce jour, à utiliser des filtres de 67 mm de diamètre : les 35 et 50 mm f/1,8 S utilisent des filtres de 62 mm, les zooms 14-30 mm f/4 et 24-70 mm f/2,8 se partagent des filtres de 82 mm.

À qui se destine ce 85 mm f/1,8 ?

Au risque de me répéter : aux portraitistes. Que vous soyez équipé d’un Nikon Z 6/7 à capteur 24 x 36 mm, ou même si vous envisagez de vous équiper du Z 50 à capteur APS-C, sur lequel le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S cadrera comme un 127,5 mm.

C’est un peu long pour du portrait, mais ça passe, surtout qu’avec la mise au point minimale à 80 cm vous pourrez obtenir d’intéressants plans serrés. Attention toutefois : l’objectif n’étant pas stabilisé et le Z 50 non plus, il faudra lors de cette association être particulièrement vigilant au flou de bouger.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/320 sec. – f/1.8 – ISO 5.000

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/60 sec. – f/1.8 – ISO 500

Comme les 85 mm sont aussi, et avant tout, de petites longues focales, ils sont également adaptés au reportage et à la photographie de rue. En complément d’un 35 mm f/1,8, les deux formeront un duo idéal : le 35 mm pour les plans d’ambiance large, le 85 mm pour les portraits, les détails et les clichés plus intimistes.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/3.200 sec. – f/1.8 – ISO 800

Éventuellement, vous pouvez vous aventurer dans la photographie sportive et animalière, il faudra alors être assez proche de votre sujet (ça fonctionne bien pour un match de babyfoot, moins pour traquer des lions dans la savane).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/400 sec. – f/2 – ISO 1.250

Qualité de construction

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S sort, presque littéralement, du même moule que ses congénères Nikkor Z de la série S : fût noir légèrement satiné, large bague de mise au point cannelée, commutateur AF/MF minimaliste, monture métallique, lèvre caoutchouc pour prévenir des infiltrations d’humidité et de poussière, joints internes. Vous commencez à connaître la chanson.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : le commutateur Autofocus / Manuel sur le fût

Du côté de la qualité de construction, rien de spécial, rien à signaler : c’est de la belle ouvrage, qui fait son travail de manière efficace, sans excès de zèle, sans exotisme ni luxe particulier.

Prise en main, stabilisation  et autofocus

Tout comme précédemment, vous ne serez pas perdu si vous avez déjà pris en main le 35 mm f/1,8 S ou le 50 mm f/1,8 S : c’est simple et sobre, peut-être même un peu trop simple et un peu trop sobre. Point de graduation de distance, encore moins de bague de diaphragme, pas d’échelle de profondeur de champ, surtout pas de stabilisation optique puisque celle du boîtier (en l’occurrence, un Z 7 lors de notre test) fait le travail. Et le fait même très bien puisqu’à main levée il est possible à ¼ de seconde !

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/4 sec. – f/1.8 – ISO 200

Ce sont quasiment 5 vitesses gagnées par rapport à un système non stabilisé. Chapeau ! Même si, pour du portrait, ce ne sera pas forcément utile selon votre sujet : on a inventé les technologies compensant les mouvements du photographe, pas encore ceux empêchant les modèles de bouger (que ce soient des enfants agités ou de sages adultes, voire l’inverse).

Au printemps 2019, Nikon a offert, par mise à jour firmware, l’autofocus sur l’œil (Eye AF) à ses Z 6 et Z 7. Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est donc le candidat idéal pour vérifier sa pertinence et son efficacité, d’autant plus qu’il est équipé d’une double motorisation (silencieuse).

Bilan après deux semaines d’utilisation : la collaboration des deux se révèle aussi pertinente qu’efficace. Encore mieux qu’une certaine équipe de foot, l’appareil va droit au but.

En dehors du suivi de visage, préférez les modes AF avec un minimum de collimateurs, afin que la mise au point ne se fasse pas n’importe où. Evitez la combinaison AF-C + zone large, dans laquelle l’autofocus peut se perdre. Enfin, pour du portrait, privilégiez toujours le mode priorité ouverture, afin de contrôler au mieux votre profondeur de champ.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/500 sec. – f/1.8 – ISO 800

En situation de reportage, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S s’en sort avec les honneurs et se montre même plus joueur que le Nikkor Z 50 mm f/1,8 S. Sa focale plus longue permet d’aller chercher des informations un peu plus loin, des cadrages plus serrés et l’ouverture f/1,8 pourra être pleinement exploitée pour bien séparer ses différents plans.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/500 sec. – f/2.8 – ISO 100

Performances optiques : pique, homogénéité et flare

Comme je l’ai déjà écrit, les 85 mm ne sont pas les objectifs les plus compliqués à dessiner, mais cela ne veut pas pour autant dire que c’est simple.

Par nature, il s’agit d’une focale qui demande peu de correction, ce qui épargne le recours aux complexes, et coûteuses, lentilles asphériques. Pour un opticien aussi expérimenté que Nikon, difficile de se planter ! Ce serait même une très bonne occasion de rappeler qui est le patron. Force est de constater qu’à ce petit jeu là le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S n’est pas le dernier à rouler des mécaniques.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/50 sec. – f/4 – ISO 1.000

Que ce soit du côté du piqué, de l’homogénéité et de la gestion du flare, ce portraitiste se révèle absolument irréprochable. Et ce dès la pleine ouverture ! En fait, il est tellement bon que le seul véritable reproche que l’on pourrait lui faire serait d’être un peu trop bon.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.000 sec. – f/1.8 – ISO 800

Comprendre par là que, dans ce monde de pixels un peu brutaux, un peu de douceur à la pleine ouverture aurait presque était préférable. Associé aux 45,7 Mpx d’un Nikon Z 7, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S a ainsi tendance à un peu trop refaire sortir les détails, donc les imperfections. C’est chirurgical, pas forcément toujours esthétique. Très bien si vous vous appelez Martin Parr ou Bruce Gilden, moins si vous ne vous baladez pas avec du fond de teint pour adoucir les traits de vos modèles de circonstance…

Par contre, si vous envisagez plutôt ce 85 mm comme un objectif de reportage, ce sera l’extase : pas un seul détail ne vous échappera. Et ça, c’est carrément chouette, surtout si vous faites des tirages très, très grands.

Performances optiques : rendu des couleurs, aberrations chromatiques et vignettage

Comme ses congénères Z de la série S, ce 85 mm f/1,8 S offre un rendu très neutre qui vous permettra de le modifier à votre guise. Pour un objectif à portrait, j’aurais tendance à préférer quelque chose de plus chaud mais un petit coup en post-traitement et hop, ça ira mieux.

Du côté des aberrations chromatiques, elles sont aux abonnées absentes. D’abord parce que c’est un 85 mm, donc peu sujet à ce défaut, ensuite parce que Nikon maîtrise bien son sujet.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.250 sec. – f/4 – ISO 100

Enfin, en ce qui concerne le vignettage, deux écoles s’affrontent. Celle qui considère que, quoi qu’il arrive, un objectif ne doit pas vignetter. Celle qui considère au contraire que, parfois, un peu de vignettage, c’est sympa et ça donne même encore plus de sens à l’image.

J’aurais tendance à faire partie de la seconde, surtout lorsqu’il s’agit de portrait et que le vignettage permet de fermer l’image afin de focaliser l’attention du spectateur sur le sujet (plus ou moins central). Une application automatique très (trop?) efficace est appliquée par le Z 7, du vignettage demeure perceptible en JPEG jusqu’à f/2,8. En passant par les NEF, ce vignettage est bien visible de la pleine ouverture (f/1,8) jusqu’à f/4, s’estompe à f/5,6, puis disparaît complètement à f/8.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/15 sec. – f/1.8 – ISO 500

À vous de décider s’il s’agit d’un handicap. De mon côté, je suis satisfait que Nikon n’ait pas poussé trop loin les curseurs algorithmiques afin de préserver ce rendu si caractéristique des objectifs à portrait.

Performances optiques : déformation et distorsion

Par essence, un 85 mm se doit de légèrement déformer l’image : c’est d’ailleurs ce qui lui permet de rendre des visages un peu plus minces qu’ils ne le sont réellement afin de mieux coller aux canons esthétiques actuels.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/640 sec. – f/5 – ISO 64

De là à trancher s’il s’agit d’une bonne ou d’une mauvaise chose, c’est un autre débat philosophique et éthique. Ces considérations mises de côté, nous pouvons considérer qu’en termes de restitution géométrique, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est parfait et file droit, c’est le cas de le dire.

Rendu optique : profondeur de champ

Aaaaah, la partie la plus intéressante ! Forcément, en allongeant la focale et en maintenant une ouverture maximale à f/1,8, à vous les joies des faibles profondeurs de champ et du bokeh.

À ce petit jeu, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est naturellement avantagé par rapport au Nikkor Z 50 mm f/1,8 S. Idéal en portrait, il permet également de raconter des histoires en jouant sur la séparation des plans dans le cadre d’une utilisation en reportage.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/8.000 sec. – f/1.8 – ISO 100

Attention toutefois : la contrepartie est que pour être net sur toute votre image et pour avoir une profondeur de champ maximale il vous faudra fermer à f/11 et jusqu’à f/16 (l’ouverture minimale), ce qui ne sera pas sans conséquence sur le temps d’exposition ainsi que sur la diffraction, laquelle, surtout avec 45 Mp, entraînera une perte du piqué. On n’a rien sans rien.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.000 sec. – f/2.8 – ISO 1.250

D’un strict point de vue esthétique, le bokeh du Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est plutôt doux et neutre, quoiqu’un peu trop moderne à mon goût. Je lui préfère le côté onirique des AF-S Nikkor 105 mm f/1,4E ED et Samyang AF 85 mm f/1,4 F.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/60 sec. – f/2.8 – ISO 800

Notez cependant que ce 85 mm f/1,8 Z sait faire preuve d’une certaine douceur dans sa transition net/flou, ce qui n’est pas le cas de tous les objectifs modernes, cela atténue la dureté des images numériques. D’un naturel passe partout, son bokeh n’est cependant pas de ceux devant lesquels on s’extasie ou qui déclenchent un effet « waouh ! ».

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S peut vous intéresser si :

  • vous pratiquez assidûment le portrait avec un hybride Z,
  • vous cherchez un petit téléobjectif de reportage,
  • vous souhaitez compléter votre 35 mm f/1,8 S (ou votre 14-30 mm f/4 S),
  • vous souhaitez un équipement 100 % Nikkor Z sans passer par la bague FTZ.

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si :

  • vous avez une préférence pour les optiques à portrait veloutées.

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition sur le Flickr Nikon Passion :

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : les photos

Test Nikkor Z 85 mm f/1,8 S : ma conclusion

De toutes les focales fixes Nikkor Z de la séries S passées entre mes mains, ce Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est sans conteste mon préféré. Le plus joueur, grâce à son autofocus vif et sa séparation des plans facilitée par son aptitude à manier les faibles profondeurs de champs, il est aussi celui qui a le plus de personnalité.

Excellent pour du portrait moderne, très recommandable pour de la photographie de rue et du reportage, il se paye en plus le luxe d’être affiché à un tarif que je qualifierais presque de modéré, même s’il sera toujours possible de râler sur le fait que « il ne s’agit pas d’un f/1,4 ! » (les préjugés ont la vie dure).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.600 sec. – f/2 – ISO 64

S’il avait un défaut, ce seraient en fait trois défauts. Deux minimes : sa tendance au vignettage (facile à corriger) et son bokeh trop neutre. Un, en comparaison, majeur (mais pas tant que cela) : sa taille. Avec ses 10 cm de long sans le pare soleil (14 cm avec), il est loin d’être discret. Pour du portrait posé, rien de grave, mais pour de la photographie sur le vif, on a fait mieux. En plus, dans la besace, ça prend de la place.

Malgré son relatif encombrement visuel, ce 85 mm sait rester léger et très maniable avec ses 470 grammes. Parce qu’il faut bien lui trouver quelques défauts, dommage toutefois, et c’est une critique commune à tous les Nikkor Z de la série S (Noct-Nikkor mis à part) que sa bague de mise au point transmette aussi peu d’informations et qu’il ne profite pas d’une véritable bague de diaphragme, qui lui conférerait une mise en main premium à la hauteur de ses prestations.

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Mode d’emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

Les guides pratiques sur les hybrides Nikon Z n’ont jamais été aussi nombreux ! Philip Escartin, auteur de nombreux ouvrages techniques, vous propose le mode d’emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, un guide pour apprendre à utiliser l’hybride Nikon.

Mode d'emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais …

Mode d’emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, présentation

Les guides pratiques pour reflex Nikon ne sont plus très nombreux, le Nikon D850 n’a eu droit qu’à une seule référence par exemple (voir le guide du Nikon D850). Si les utilisateurs regrettent cette situation, les auteurs la justifient par le fait qu’écrire un guide complet sur un boîtier récent demande beaucoup de temps, les fonctions sont très nombreuses. Le nombre d’exemplaires de chaque livre vendus ensuite ne permet plus de justifier le temps passé, la plupart du temps.

[su_frame][/su_frame]Toutefois, parce que les Nikon Z 6 et Nikon Z 7 rencontrent un joli succès, plusieurs auteurs se sont mobilisés. Après Bernard Rome et Vincent Lambert, c’est Philip Escartin qui vous propose son mode d’emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7.

Le titre de ce livre correspond tout à fait au contenu, car à la différence du livre de Vincent Lambert plus orienté prise de vue, le livre de Philip Escartin est un véritable manuel utilisateur détaillé.

Il en faut pour tous les goûts, et je ne peux que vous inviter à aller consulter ces livres chez votre libraire préféré pour vous faire votre propre avis .

Mode d'emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

Que présente ce guide Nikon Z 6 et Nikon Z 7 ?

Vous savez comme moi que le mode d’emploi livré avec un appareil photo est la plupart du temps indigeste. La présentation en noir et blanc ne donne pas envie, les fonctions sont présentées pour ce qu’elles sont et non ce qu’elles font, et aucune mise en perspective n’est faite pour vous aider à identifier les bons réglages dans une situation donnée.

Mode d'emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

C’est ce qui justifie l’investissement dans un tel guide. Outre le fait de disposer d’un ouvrage bien plus digeste, les auteurs s’efforcent de vous donner des ensembles de réglages adaptés pour :

  • la photographie de paysage,
  • la photographie de sport
  • le portrait,
  • la photo de nature,
  • etc.

Philip Escartin a fait un choix différent. Il a préféré détailler au maximum les différentes fonctions des Nikon Z 6 et Z 7 pour constituer ce que je qualifierais de mode d’emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7 lisible et agréable à consulter.

Ce que vous allez trouver dans ce livre

Ce livre va vous permettre de :

  • comprendre quels sont les différents contrôles et touches de commande de votre Nikon Z 6 ou Z 7,
  • savoir à quoi correspondent les différentes entrées de chaque menu,
  • savoir comment fonctionnent l’autofocus, la mesure de lumière, la vidéo,
  • savoir comment utiliser un flash externe.

Mode d'emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

Outre ces fonctions propres à l’appareil photo, vous allez aussi apprendre à transférer les photos depuis la carte mémoire vers l’ordinateur à l’aide des logiciels Nikon comme des logiciels inclus dans Windows ou MacOS.

Vous apprendrez également à utiliser les applications mobiles comme Snapbridge pour transférer vos images sur un smartphone ou une tablette, ou Nikon WTU qui permet de connecter le boîtier à un ordinateur, sans fil.

A qui s’adresse ce guide ?

Contrairement au guide de Vincent Lambert qui s’adresse au photographe amateur désireux de maîtriser son Nikon Z 6 ou Z 7 dans toutes les conditions de prise de vue, le guide de Philip Escartin s’adresse plutôt au photographe qui maîtrise déjà la prise de vue mais souhaite prendre en main rapidement son Nikon hybride.

Si c’est votre cas, vous trouverez dans ce guide tout ce qu’il faut pour faire le lien entre vos connaissances et le boîtier, pour configurer à votre goût votre hybride, et pour bien démarrer.

Mode d'emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

Vous pourrez utiliser ce guide chaque fois que vous avez un besoin nouveau, par exemple utiliser le mode vidéo ou un flash. 

Ce livre s’avère donc plus proche du mode d’emploi natif des Nikon Z 6 et Z 7 que des guides d’apprentissage de la photo avec un Nikon Z 6 ou Z 7, qui ont ma préférence en toute franchise.

Il s’agit au final d’un outil d’apprentissage pertinent dont le tarif de 26,95 euros s’avère toutefois un peu élevé par rapport aux offres concurrentes.

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais …


Promos Nikon Hiver 2019 : jusqu’à 350 euros de remise sur reflex, hybrides et objectifs

Les promos Nikon Hiver 2019 arrivent à l’occasion du Salon de la Photo et jusqu’au 31 décembre 2019. Vous pouvez bénéficier d’offres sur certains reflex Nikon, hybrides Nikon Z et objectifs Nikkor, voici la liste complète et les conditions de l’offre.

Promos Nikon Hiver 2019 : jusqu'à 350 euros de remise sur reflex, hybrides et objectifs

Promos Nikon reflex et bridge hiver 2019

La liste des reflex et bridges Nikon concernés par ces promos Nikon est la suivante :

Promos Nikon objectifs pour reflex hiver 2019

Promos Nikon hybrides Z hiver 2019

Les boîtiers Nikon hybrides Z 6 et Z 7 bénéficient des offres suivantes :

  • Nikon Z 7 24-70 mm (ou + FTZ) : remise de 350 €
  • Nikon Z 6 24-70 mm (ou + FTZ) : remise de 350 €
  • Nikon Z 7 nu (ou nu + FTZ) : remise de 150 €
  • Nikon Z 6 nu (ou nu + FTZ) : remise de 150 €

Les objectifs Nikkor Z pour hybrides Z 6, Z 7 et Z 50 bénéficient des offres suivantes :

Conditions de l’offre Nikon

Cette offre Nikon Hiver 2019 consiste en une remise immédiate lors de l’achat d’un produit neuf, hors produits d’occasions, reconditionnés ou importés sans y être autorisés (« marché gris »).

L’offre est valable du 1er novembre au 31 décembre 2019 inclus sur le Nikon Store ainsi que chez les revendeurs participant à l’opération (voir la liste des points de vente Nikon).

Vous pouvez consulter le détail de l’offre sur le site Nikon.


ODR Tamron hiver 2019 : tous les objectifs zooms Tamron G2 à 999 euros

A l’occasion du Salon de la Photo 2019, Tamron annonce une ODR (Offre De Réduction) sur ses zooms G2 dont le tarif passe à 999 euros TTC.

Voici les objectifs concernés, leur présentation et les tests effectués si vous êtes intéressé par l’offre.

ODR Tamron : tous les objectifs zooms Tamron G2 à 999 euros

ODR Tamron : promo sur les objectifs zooms Tamron G2

Les promotions de fin d’année sont courantes et cette fois c’est Tamron qui s’y colle avec une offre qui va vous plaire si vous vous intéressez aux zooms G2 de la marque. Leur tarif est ramené à 999 euros, quel que soit le modèle, jusqu’au 31 décembre 2019.

Les quatre zooms Tamron G2 concernés sont :

Trois zooms complémentaires

Dans la gamme Tamron, les trois zooms 15-30, 24-70 et 70-200 G2 représentent le trio idéal qui répond au besoin de la plupart des photographes.

Reportage, paysage, sport, nature, ces trois là vous permettent de tout couvrir avec la souplesse que vous accorde leur grande ouverture f/2.8.

Proposés à ce tarif promo, c’est une très belle affaire si vous êtes équipé d’un reflex Nikon ou Canon.

Les utilisateurs d’hybrides Nikon Z seront plus prudents, les objectifs compatibles peuvent parfois présenter des incompatibilités que chaque marque s’efforce de lever à grand renfort de mises à jour firmware. Pensez à vous procurer la console Tamron Tap-In si vous voulez faire ces mises à jour.

Un téléobjectif pour l’animalier

Concurrent officiel du téléobjectif AF-S Nikkor 200-500 f/5.6, le Tamron SP 150-600 mm f/5-6,3 Di VC USD G2 est une alternative au zoom Nikon.

Ses capacités en photographie animalière, du fait de sa grande plage focale, vous permettent de grimper à 600 mm avec une ouverture encore acceptable (le Nikon 200-500 mm gardant l’avantage sur ce point).

Si vous êtes fan de la marque et que vous utilisez un reflex Nikon, cette offre promotionnelle est donc une affaire à saisir pour compléter votre sac photo.

Même remarque que pour les trois autres zooms si vous utilisez un hybride Nikon Z, mieux vaut privilégier l’utilisation du Nikon 200-500 mm avec la bague FTZ qui offre toute garantie de compatibilité.

Conditions de l’offre

Pour bénéficier de cette offre, vous devez effectuer votre achat dans l’un des magasins participants à l’opération, voir la liste.

Il s’agit d’une remise immédiate sur le tarif de chaque objectif, ce qui représente près de 300 euros sur le Tamron SP 70-200 mm f/2,8 Di VC USD G2 par exemple, autant dire qu’il devient très intéressant.

Source : Tamron


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