nikonpassion.com

Page 1 / 1


Samyang AF 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon, autofocus et bokeh à la clef

Samyang annonce l’arrivée d’un nouvel objectif à mise au point autofocus compatible avec les reflex Nikon, le Samyang AF 85 mm f/1.4 F. La gamme Samyang compte désormais deux optiques AF pour Nikon, voici les quelques informations disponibles à ce jour en attendant un prochain test.

Samyang AF 85 mm f/1.4 F

Les objectifs Samyang pour Nikon chez Miss Numerique

Samyang AF 85 mm f/1.4 F : autofocus et bokeh

Samyang propose depuis de longues années des optiques à mise au point manuelle pour plusieurs marques d’appareils photo dont Nikon. Ces optiques, appréciées pour leur construction et leur tarif attractif, ont gagné en qualité d’années en années et concurrencent désormais les objectifs des marques et opticiens indépendants comme Tamron, Tokina ou Sigma. Les tarifs ont augmenté en proportion mais n’atteignent pas encore, loin s’en faut, ceux des marques et opticiens indépendants les plus connus.

Les premières générations d’objectifs Samyang en monture F sont compatibles avec les reflex Nikon, mais pas avec leur module autofocus, ce qui freine encore les photographes désireux d’utiliser la mise au point automatique. Samyang, à l’écoute du marché, a donc lancé l’étude d’objectifs autofocus et le premier modèle est arrivé mi-2018, il s’agit du Samyang AF 14 mm f/2.8 F (voir le test complet).

Samyang AF 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon

Le nouveau Samyang AF 85 mm f/1.4 F est le second modèle de la gamme à bénéficier de l’autofocus. En attendant de pouvoir tester cette nouvelle optique, voici les caractéristiques annoncées par la marque.

Le module autofocus est du type Dual type LSM (Linear Supersonic Motor), assurant une mise au point rapide et précise selon la marque. Un commutateur AM/MF placé sur le fût de l’objectif permet de désactiver l’autofocus au besoin.

La formule optique comprend 9 éléments répartis en 7 groupes, dont une lentille asphérique. La distance minimale de mise au point et fixée à 0,9 m tandis que le diamètre de filtre est de 77 mm. Le bokeh est annoncé comme superlatif grâce au diaphragme à 9 lames et ouverture circulaire.

Samyang AF 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon

Le revêtement des lentilles est du type Samyang Ultra Multi Coating, comme chez les autres opticiens ce traitement diminue l’effet de flare et les images fantômes. Samyang annonce une protection contre la poussière, la pluie et la neige grâce à plusieurs joints d’étanchéité.

Des photos avec le Samyang AF 85 mm f/1.4 pour Nikon

Samyang 85 mm Francesca Dani

Nikon D810 – Samyang AF 85 mm f/1.4 F – ISO 250 – f/1.4 – 1/640 sec.
Photo (C) Francesca Dani

Samyang 85 mm Francesca Dani

Nikon D810 – Samyang AF 85 mm f/1.4 F – ISO 50 – f/1.4 – 1/3200 sec.
Photo (C) Francesca Dani

Samyang 85 mm Peter Adam

Nikon D810A – Samyang AF 85 mm f/1.4 F – ISO 200 – f/2 – 1/1000 sec.
Photo (C) Peter Adam

Dimensions et tarif

Avec un poids de 480 grammes pour 7,45 cm de long, ce Samyang AF possède des mensurations dans la moyenne basse pour un 85 mm puisque le Nikon AF-S 85 mm f/1.4 G mesure 8,6 cm et pèse 595 grammes.

Samyang AF 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon

Le tarif est lui-aussi en faveur du Samyang, et de loin, puisqu’il vous en coûtera 699 euros pour l’acquérir tandis que le Nikon équivalent est facturé 1599 euros (voir ici par exemple) et le Sigma 1099 euros (voir ici).

Difficile de se prononcer sur les performances de cette optique encore, mais il y a fort à parier qu’elle soit suffisamment performante pour satisfaire les photographes qui ne peuvent justifier l’investissement dans un 85 mm f/1.4 Nikon ou Sigma mais souhaitent bénéficier néanmoins des avantages de la grande ouverture f/1.4 pour le portrait par exemple. Sans égaler les performances du 85 mm Nikon, la version manuelle de ce 85 mm f/1.4 ne déçoit pas quant à elle depuis sa sortie.

Source: Samyang

Les objectifs Samyang pour Nikon chez Miss Numerique


Comment régler votre Nikon Z (sans vous perdre dans les menus)

Vous venez de passer à l’hybride et vous ne savez pas encore comment bien régler votre Nikon Z ? Le manuel utilisateur comporte des centaines de pages mais vous n’avez pas pris le temps de tout lire ?

Vous n’êtes pas seul(e). Avec l’arrivée des Nikon Z6 et Z7 depuis 2018, je reçois de plus en plus de questions à ce sujet. Je publie régulièrement dans la rubrique Z-Infos des tutoriels détaillés pour chaque réglage spécifique. Vous pouvez y revenir dès que vous souhaitez aller plus loin ou approfondir un point en particulier.

Sachez que pour régler un hybride Nikon, je pars de menus réinitialisés afin d’avoir toujours la même base lorsque je teste un nouveau boîtier, avant de lui appliquer mes réglages personnels. Je vous invite à faire de même si vous avez déjà changé des réglages et vous sentez perdu pour régler votre Nikon Z.

Note : les noms et numéros de menus et fonctions ci-dessous peuvent varier d’un Nikon Z à l’autre. Vérifiez dans le manuel de votre Nikon si vous constatez un changement.

Comprendre la logique des menus Nikon Z

Les menus des Nikon Z sont organisés par type de prise de vue ou de fonction, ce qui vous aide à savoir rapidement où chercher un réglage précis. Voici leur philosophie générale :

  • Menu Prise de vue photo : tout ce qui concerne l’image au moment de la prise de vue (qualité, ISO, Picture Control, D-Lighting, balance des blancs…)
  • Menu Enregistrement vidéo : tous les réglages spécifiques à la vidéo (format, cadence, micro, stabilisation, etc.)
  • Menu Réglages personnalisés : c’est ici que vous ajustez le comportement de votre boîtier (autofocus, mesure, affichage, délais d’extinction, raccourcis…)
  • Menu Visualisation : pour gérer l’affichage des images une fois la photo prise
  • Menu Configuration : les réglages de base du boîtier (date, langue, nettoyage capteur, copyright, connectivité)
  • Menu Réseau : tout ce qui touche à SnapBridge, Wi-Fi, FTP ou Bluetooth
  • Menu personnalisé ou Réglages récents : regroupe vos réglages favoris ou les derniers utilisés. Pratique pour un accès rapide sans fouiller dans chaque onglet

Gardez en tête que certaines fonctions ne sont accessibles que si l’appareil est dans un mode compatible. Si une option apparaît en gris, c’est qu’elle est momentanément indisponible dans ce contexte.

Le menu i : un accès rapide aux réglages essentiels

Le menu i (Information) d’un Nikon Z

Le menu i (comme Information) est l’un des outils les plus pratiques des hybrides Nikon Z. Accessible par la touche [i] située à l’arrière du boîtier, il permet d’accéder en un clin d’œil aux réglages que vous utilisez le plus souvent, sans devoir fouiller dans les menus classiques.

Ce menu s’adapte automatiquement au mode dans lequel vous vous trouvez : photo, vidéo ou visualisation. À chaque mode correspond une disposition différente, optimisée pour l’usage concerné.

Vous pouvez personnaliser le menu i via le réglage personnalisé f1 pour le mode photo ou g1 pour le mode vidéo. Choisissez ainsi les fonctions que vous souhaitez y retrouver selon votre pratique : Picture Control, mode silencieux, format de fichier, bracketing, mode de zone AF, etc.

Une fois le menu affiché, vous pouvez naviguer soit avec l’écran tactile, soit avec le sélecteur multidirectionnel. Dans bien des cas, il suffit de faire tourner l’une des molettes pour modifier le réglage sélectionné, sans avoir à valider manuellement.

C’est un excellent moyen de gagner du temps sur le terrain et d’éviter de modifier des réglages par erreur dans des menus plus complexes. Prenez le temps de le configurer à votre main dès le début.

Régler l’autofocus de son Nikon Z

L’autofocus des hybrides Nikon Z est très différent de celui des reflex. Il couvre presque tout le cadre et propose de nombreux modes. Voici les choix que je recommande pour commencer.

Commencez par choisir le mode AF :

  • AF-S pour les sujets immobiles. L’autofocus se verrouille avec un appui à mi-course sur le déclencheur.
  • AF-C pour les sujets en mouvement. L’autofocus reste actif en continu.

Ensuite choisissez le mode de détection :

  • Suivi des yeux (humains) : pour le portrait ou la photo sociale.
  • Suivi des yeux d’animaux : chiens, chats, animaux proches.
  • Suivi 3D : pour les sujets rapides ou erratiques.

Personnalisez le comportement de l’AF :

  • Suivi MAP Lock-On : Long (5)
  • Détection visage/yeux : activée en zone auto
  • Rotation point AF : ON
  • AF faible lumière : OFF (si la scène est bien éclairée)
  • Illuminateur d’aide AF : OFF

Exemples de combinaisons utiles :

  • Sujet statique : AF-S + collimateur unique
  • Reportage : AF-C + zone dynamique
  • Sujet en mouvement aléatoire : **AF-C + suivi 3D

Configuration générale : les bons réglages de base

Accès via le menu Configuration

Comment régler un hybride Nikon : menu configuration

  • Fuseau horaire / date : ajustés pour votre pays
  • Limiter le choix du moniteur : manuel (viseur uniquement pour économie d’énergie)
  • Nettoyage du capteur : à l’arrêt
  • Légende / copyright : nom + site web dans les EXIF
  • Signal sonore : OFF
  • Photo sans carte : LOCK (pour éviter les déconvenues)

Accès via le menu Personnalisé

  • Mode silencieux : ajouté au bouton Fn2
  • Picture Control : accès rapide si vous utilisez le format JPG
  • Info batterie : affichage du pourcentage de batterie restant
  • Connexion mobile : OFF (activation ponctuelle si besoin)

Sachez que les mises à jour firmware fréquentes sur les hybrides peuvent apporter des changements de comportement des menus. Chaque fois que vous faites une mise à jour, assurez-vous que ce que vous aviez réglé précédemment est toujours valable.

Réglages de personnalisation : adapter le boîtier à sa pratique

Comment régler un hybride Nikon : menu personnalisé

Menu Réglages personnels

  • Incrément d’expo / ISO : 1/3
  • Mémo exposition : OFF
  • Extinction automatique : 10 min (ou moins selon usage)
  • Numérotation des images : ON
  • Appliquer les réglages à la visée : ON
  • Quadrillage : OFF
  • Mise en relief (focus peaking) : niveau 2 / rouge

Raccourcis boutons et Menu I

  • Fn1 : changer le mode AF
  • Fn2 : activer / désactiver le mode silencieux
  • AF-ON : inchangé
  • Molette arrière : correction d’exposition
  • Menu I : personnalisé pour retrouver les fonctions clés (bracketing, silencieux, etc.)

Affichage : tirer parti du viseur électronique

Comment régler un hybride Nikon : menu Réglages persos

Le viseur électronique permet de voir l’aspect de l’image telle qu’elle sera enregistrée. Pour bien en profiter :

  • Luminosité : automatique ou ajustée manuellement
  • Histogramme : activé dans le viseur
  • Niveau électronique : utile pour horizon ou perspective

Comment régler votre Nikon Z et gagner du temps grâce au bouton DISP et à la touche OK
Le bouton DISP vous permet d’alterner rapidement entre plusieurs affichages dans le viseur ou à l’écran : histogramme, niveau, image seule, etc. Testez-les pour trouver ce qui vous convient le mieux.

En mode AF-C avec suivi 3D, la touche OK vous permet d’activer le suivi du sujet et de verrouiller une cible en mouvement. Très utile pour la photo d’action ou les enfants qui bougent sans arrêt.

Exposition : régler en temps réel

Grâce au viseur à image réelle, vous pouvez ajuster l’exposition avant de déclencher.

  • Utilisez la molette de correction d’exposition
  • Observez les effets immédiatement dans le viseur
  • Testez les différents Picture Control pour voir leur rendu

En RAW, ces Picture Control ne modifient que l’aperçu, pas le fichier définitif.

Prise de vue photo : les réglages que j’utilise

Comment régler un hybride Nikon : menu Prise de vue Photo

  • Qualité d’image : RAW (14-bit sans perte)
  • Taille d’image : pleine définition
  • ISO auto : limite haute à 6 400, vitesse mini 1/500 s
  • Balance des blancs : Auto1 ou PRE en studio
  • Picture Control : Standard
  • Espace colorimétrique : Adobe RGB
  • D-Lighting actif : Normal
  • Réduction du bruit ISO : Normal
  • Contrôle du vignetage : Normal

Visualisation : revoir ses images efficacement

Comment régler un hybride Nikon : menu Visualisation

  • Affichage par défaut : image seule, données EXIF, vue d’ensemble
  • Affichage auto : OFF (pour économiser la batterie)
  • Rotation automatique : OFF (préférence affichage plein écran)

Vidéo (utilisation en intérieur)

Comment régler un hybride Nikon : menu prise de vue Vidéo

  • Vitesse : 1/50 s à f/5 (effet naturel)
  • ISO : 800 fixe
  • WB : Auto0 (fidèle à l’éclairage)
  • Picture Control : Neutre
  • Format : 4K 30p (pour recadrer sans perte)
  • Stabilisation : OFF (sur trépied)
  • Micro : manuel à 6 (pour mes micros Rode Wireless GO II)

Quelques fonctions que je n’utilise pas (et pourquoi)

Voici quelques fonctions que je laisse désactivées, volontairement :

  • HDR automatique : utilisable en JPG uniquement, le résultat est peu prévisible, je préfère gérer cela en post-traitement à partir de plusieurs images en RAW
  • Réglage actif de la clarté : peut durcir le rendu inutilement
  • Stabilisation électronique vidéo : moins naturelle que la stabilisation optique ou sur trépied
    Vous pouvez bien sûr tester ces fonctions, mais elles ne font pas partie de mes réglages de base.

Conclusion : votre Nikon Z est enfin prêt

Vous avez maintenant en main un Nikon Z configuré selon vos besoins. Inutile de vouloir tout maîtriser d’un coup : prenez votre temps, testez, observez… et ajustez.

Et vous, pour régler votre Nikon Z, quels réglages avez-vous choisis ? Partagez-les en commentaire en précisant votre modèle.


Luminar Flex : l’IA et des plugins pour Lightroom, Photoshop et MacOS Photos

Luminar Flex est un plugin (module additionnel) qui apporte à Lightroom Classic, Photoshop, Photoshop Elements et Photos pour MacOS des fonctions de traitement additionnelles. Au menu l’IA (intelligence artificielle) et des filtres pour accélérer le traitement de vos photos et leur donner plus vite un rendu personnel.

Luminar Flex reprend le moteur de traitement RAW de Luminar 3, sans le module de gestion de catalogue, et remplace les plugins Luminar 3 actuels pour Lightroom et Photoshop. Luminar Flex est gratuit pour les utilisateurs de Luminar 2018 et Luminar 3.

Luminar Flex : l'IA et des plugins pour Lightroom, Photoshop et MacOS Photos

10 euros de réduction avec le code NIKONPASSION sur le site de l’éditeur

Luminar Flex : principe et contexte

Luminar 3, successeur de Luminar 2018, est un logiciel de gestion et de traitement des photos édité par Skylum. Cet éditeur s’est spécialisé dans les logiciels d’imagerie, Luminar 3 et Aurora HDR étant ses deux fers de lance.

Depuis plusieurs mois déjà Skylum travaille sur l’intégration de modules d’intelligence artificielle dans ses logiciels, afin d’accélérer le traitement et de favoriser l’usage de ses logiciels par les plus débutants. Photolemur est un bon exemple de ce savoir-faire, c’est un logiciel très simple mais qui ne manque pas d’intérêt.

Luminar Flex

les filtres et traitements avancés de Flex

Avec Luminar Flex, Skylum va un cran plus loin en exportant sa technologie sous forme de plugin intégrable à d’autres logiciels, Lightroom Classic, Photoshop, Photoshop Elements, Photos pour MacOS et Aperture. Ces modules ne sont pas nouveaux, ils existaient déjà en partie dans Luminar 2018, mais Skylum prend un virage en capitalisant sur ce type de technologie et en étendant sa portée.

Luminar Flex Lightroom

intégration de Luminar Flex dans Lightroom Classic

En favorisant l’intégration de plugins dans les autres logiciels, l’éditeur peut plus facilement diffuser ses produits, et permettre aux utilisateurs de choisir le module de traitement qu’ils souhaitent, natif ou Flex, dans leur logiciel habituel sans perdre les fonctions de catalogue de Lightroom ou les outils très avancés de Photoshop.

Luminar Flex Photoshop

intégration de Luminar Flex dans Photoshop

Pourquoi utiliser Luminar Flex ?

Si vous utilisez déjà un logiciel de traitement des fichiers RAW, vous êtes en droit de vous demander pourquoi utiliser un moteur externe plutôt que le moteur de votre logiciel.

La réponse est : pour avoir le choix, pour faire ce que votre logiciel ne fait pas, pour obtenir des rendus différents, pour aller plus vite.

Luminar Flex met en oeuvre un moteur d’intelligence artificielle qui tient compte des caractéristiques de vos images pour vous permettre d’ajuster avec précision le rendu final. C’est ce que propose Lightroom dans le mode Développement rapide / Auto du module Bibliothèque, en plus abouti toutefois dans Flex.

Luminar Flex

le mode avant/après de Luminar Flex

Flex apporte également de nombreux filtres aux autres logiciels, c’est une façon d’arriver à un résultat abouti sans devoir passer trop de temps à manipuler les différents curseurs et/ou masques et calques de Photoshop.

Flex intègre par exemple le module « Sky enhancer » déjà présent dans Luminar 3, qui permet d’optimiser le rendu des ciels en tenant compte des caractéristiques de chaque image. « Foliage enhancer » quant à lui optimise le rendu des feuillages et végétaux (les teintes vertes), une fonction utile pour la photo de paysage.

Luminar Flex

la création de rayons de soleil pour les images qui s’y prêtent

« Details enhancer » vous permet d’ajuster la netteté et la clarté (le micro-contraste) tandis que « Sunrays filter » vous permet de créer des rayons de soleil à l’aspect naturel sur vos images qui le méritent.

Tous les autres filtres, une cinquantaine, participent à la rapidité de traitement des images, en apportant chacun des effets bien spécifiques.

Gagner en vitesse pour perdre en créativité ?

Vous êtes en droit de vous demander si tous ces filtres ne finissent pas par faire l’inverse de ce qu’ils sont censés faire, à savoir appliquer un effet identique à toutes les photos et reproduire ce que les autres font aussi, en tombant dans l’excès « à la filtre Instagram« .

Si vous vous contentez de les appliquer sans autre ajustement, c’est possible. Mais l’intérêt de ce module additionnel est justement de vous permettre de vous concentrer sur le rendu sans devoir passer des heures à bouger des curseurs, ou des semaines à apprendre à utiliser les fonctions évoluées de Photoshop.

Luminar Flex

les collections de looks et rendus dans Flex

De même Luminar Flex autorise l’utilisation de rendus prédéfinis dont des simulations de films argentiques. Vous pouvez constituer votre propre collection de rendus, en télécharger des nouveaux ou exporter les vôtres. En ce sens, Luminar Flex a un véritable intérêt comme c’est le cas pour d’autres plugins Lightroom / Photoshop, Color Efex Pro ou Silver Efex Pro chez Nik Software/DxO par exemple.

Mon avis sur Luminar Flex

Loin d’être indispensable si vous maîtrisez déjà Lightroom Classic et/ou Photoshop, Luminar Flex est plus intéressant si vous avez du mal à tirer le meilleur de ces logiciels pour post-traiter vos photos, ou que vous manquez de temps pour peaufiner vos images. Luminar Flex va alors vous aider à aller plus vite vers le résultat final, en testant aisément différents styles.

Si vous maîtrisez Lightroom Classic mais que vous éprouvez le besoin de passer par Photoshop pour des traitements locaux plus précis, parce que Photoshop gère les calques et masques que Lightroom Classic ne gère pas, alors Luminar Flex est une bonne solution pour aller plus vite là-aussi. Flex gère les calques, accélère la visualisation avant/après, met en oeuvre des filtres de rendu, permet l’utilisation des tables LUT, des simulations de films argentiques, la suppression d’objets indésirables, sans vous imposer des manipulations plus lentes dans Photoshop.

Tarif et installation

Luminar Flex est disponible gratuitement depuis votre compte Skylum si vous possédez une licence Luminar 2018 ou Luminar 3. Sinon le logiciel est vendu 70 euros avec une période de remboursement de 60 jours si vous n’êtes pas satisfait. Vous bénéficiez de plus d’une remise de 10 euros avec le code NIKONPASSION.

10 euros de réduction avec le code NIKONPASSION sur le site de l’éditeur


52 défis Street Photography : inspiration, exercices et carnet de bord

Vous aimeriez faire de la photo de rue mais vous avez quelques appréhensions ? Vous aimez relever des défis ? Vous appréciez les exercices qui vous permettent de progresser ? Voici 52 défis Street Photography qui n’attendent que vous !

Ce livre est écrit par Brian Lloyd Duckett, un « Street Photographer » qui arpente les rues de Londres et d’autres grandes villes, et anime de nombreux workshops sur la photo de rue.

52 défis Street Photography : inspiration, exercices et carnet de bord

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC

52 défis Street Photography : concept

Ce livre sur la pratique de la Street Photography n’est pas vraiment un livre. Pas au sens où l’entendent Bernard Jolivalt avec « Toute la photo de rue en 101 fiches pratiques » ou David Gibson avec « Street Photography, le savoir-faire du photographe de rue ». Il s’agit d’un outil de travail, d’un « fichier » comme diraient les professeurs de langues, d’un carnet de bord vous permettant de mener à bien 52 défis.

Plutôt que de vous faire un long discours sur les origines de la Street Photography, les courants actuels ou le matériel à utiliser (ça plaît pourtant toujours les listes de matériel), Brian Lloyd Duckett a repris, sans qu’ils ne se soient concertés au préalable, le concept d’Anne-Laure Jacquart (à moins que ce ne soit l’inverse ? Peu importe …) dans 52 défis pour le photographe, un concept repris également par la série de livres 52 défis, comme 52 défis photo macro.

Pas de blabla donc, mais de quoi passer à l’action très vite.

Comment faire de la Street Photography

Un défi en Street Photography c’est quoi ?

Je préfère le terme anglo-saxon « assignment » au terme français « défi » car l’idée dans ce type d’ouvrage n’est pas de défier qui que ce soit mais bien de vous amener à réaliser quelque chose que vous n’auriez pas forcément fait par vous-même ou pas de la bonne façon.

La Street Photography, ou photo de rue en bon français, est un art difficile. Approcher des inconnus pour les photographier c’est intimidant (et pas sans risque parfois), se promener avec un appareil photo à la main dans la rue vous identifie immédiatement comme « celle/celui qui va me prendre en photo sans me demander mon avis ! ».

Et pourtant la Street Photography est un genre qui attire de plus en plus de photographes appréciant de revenir à l’essence même de la photographie: documenter le quotidien sans avoir besoin de partir à l’autre bout du monde faire des images « instagrammables ».

Ce que nous propose l’auteur ici ce sont donc des missions. Un peu plus que de simples exercices puisqu’il s’agit non pas de mener à bien une séance, mais de créer une série, de trouver des pistes, d’y mettre du vôtre pour produire des images intéressantes, quitte à réaliser cette mission sur la durée car la Street Photography demande avant toute autre chose beaucoup de patience.

Apprendre la Street Photography

Qu’allez-vous trouver dans ce livre ?

Des défis, donc. 52, à mener à bien comme bon vous semble. Vous n’êtes pas forcé de les suivre dans l’ordre, je vous recommande même de ne pas le faire. En choisissant des défis qui vous plaisent, vous passerez plus vite à l’action.

Car c’est bien là le fil conducteur de ces différents défis, vous faire sortir de chez vous pour aller dans la rue faire des photos.

J’aime bien les termes de l’auteur tirés de la version anglaise du livre qui nous le décrit comme un « anarchic guide » dans lequel il a mis l’accent sur le développement de votre créativité : des phrases, des projets, des « coups de pouce et des étincelles », un zeste d’innovation et un autre d’inspiration pour vous faire sortir de votre zone de confort.

Attention, ça démarre dès les premières pages : après une courte introduction, place au premier défi ! Partez à la chasse aux panneaux.

Des panneaux ? Oui, car pour Duckett la Street Photography ne consiste pas qu’à photographier des humains. Le sujet fait débat, je vous renvoie vers le livre de Valérie Jardin « Creative Vision behind the lens » (en anglais mais si vous lisez l’anglais c’est un must-have) dans lequel Valérie (une photographe française installée aux états-unis) présente la chose sous un autre angle.

Parcourez le livre pour identifier d’autres défis qui ne vous forceront pas à aller au contact des gens si vous avez cette retenue bien naturelle quand on débute en Street Photography. Parmi les thèmes possibles outre les panneaux, vous pourrez photographier :

  • les silhouettes,
  • l’abstraction,
  • la jungle urbaine,
  • le contre-jour,
  • les coulisses de l’art contemporain,
  • les fantômes (si, si, page 84, vous comprendrez),
  • les chiens,

Vous allez ainsi découvrir différentes façons de pratiquer la Street Photography, plus ou moins ludiques, dans différents lieux (la rue n’est pas le seul, contrairement à ce que vous pourriez croire), des techniques pour tirer le meilleur de votre appareil photo (comme la mise au point préréglée) et, surtout, de nombreuses photos qui viennent illustrer chacun des défis.

52 défis Street Photography : inspiration, exercices et carnet de bord

Ce que je pense de ce livre (et pourquoi je prends plaisir à vous en parler)

J’ai reçu ce livre depuis plusieurs semaines, j’ai pris le temps de le consulter, de le reposer, de le reprendre. Et de prendre le recul nécessaire. Je suis photographe urbain (si tant est que le terme existe), je pratique la Street Photography à ma façon et j’ai des difficultés, comme vous peut-être, dans certaines situations. Parce que ce genre photographique est complexe, c’est peut-être même le plus complexe, et qu’il faut savoir être patient ( ce que je ne suis pas toujours).

En prenant ainsi du recul, j’ai commencé à identifier des pistes, sans forcément tenir compte des défis, des axes de progression que je peux travailler. Je complète petit à petit ma formation, je découvre des possibilités auxquelles je ne pensais pas avant, et pourtant ce n’est pas faute de regarder beaucoup de livres de Street Photography.

Je sais déjà que ce livre va me permettre de chercher de nouvelles idées, de lever des points de blocage (le portrait de rue par exemple), d’améliorer mes photos grâce à des conseils simples et applicables immédiatement (saviez-vous que les diagonales fonctionnent mieux à 45° en photo de rue ?).

Le format du livre, sa couverture souple et sa reliure solide permettent de le glisser dans un sac photo et de l’avoir toujours avec vous. Son tarif – 12,90 euros – n’est pas un frein non plus. S’il fallait citer une faiblesse, je dirais que la zone réservée au carnet de bord personnel est trop réduite. Mais j’ai horreur d’écrire sur un livre aussi j’avoue que cela ne me gène pas.

A qui s’adresse ce livre ?

Au photographe amateur qui veut se lancer et n’arrive pas à faire les premiers pas. Les défis Street Photography les plus simples vous aideront.

Au photographe de rue qui pratique déjà mais veut renouveler son approche. Les défis créatifs ne manquent pas pour trouver de nouvelles pistes.

Au photographe expert dans d’autres domaines et qui veut aborder la Street Photography tout en maîtrisant la prise de vue, le paysage, le portrait. Vous y trouverez des façons de photographier qui vont vous permettre de bénéficier de vos acquis.

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC


Nikon Z 6 vs Z 7 : comparatif, lequel choisir ?

Ça y est, c’est décidé, vous allez passer à l’hybride 24 x 36 mm Nikon. Que ce soit pour compléter ou remplacer votre reflex, que ce soit votre première incursion dans le monde des 24 x 36 mm ou non, une question se pose : Nikon Z 6 vs Z 7, lequel choisir ? Le Z 6 et son capteur de 24 Mp, ou le Z 7 et son capteur de 45,7 Mp ?

A part quelques lignes sur la fiche technique, que cela change-t-il en pratique, à l’usage et sur vos photographies ? Dans ce dossier, vous allez trouver des critères de comparaison qui vont vous aider à choisir le boîtier qui vous correspond le mieux selon vos besoins.

Note : depuis la publication de ce comparatif, Nikon a annoncé les Nikon Z 6 et Z 7 série 2, ils apportent des améliorations aux modèles initiaux.

Nikon Z 6 vs Z 7 : comparatif hybrides Nikon, lequel choisir ?

Nikon Z 6 vs Z 7, le contexte de ce comparatif

Hésiter entre deux boîtiers d’apparence proche mais se distinguant par la définition de leur capteur : le dilemme n’est pas nouveau et  il ne faut pas aller chercher bien loin. Si vous vous posez la question du choix entre les hybrides Nikon, peut-être s’agit-il de savoir si c’est le Nikon Z 5 ou le Nikon Z 6 qu’il vous faut, suivez ce comparatif.

En effet, dans le catalogue Nikon, les reflex D750 et D850 font souvent l’objet de longues hésitations, le premier disposant de 24 Mp, le second de 45,7 Mp. Mais il y a une différence fondamentale (outre le fait qu’il s’agisse de reflex et non d’hybrides) : les D750 et D850 sont sortis avec deux ans d’intervalle et ne bénéficient donc pas des mêmes technologies.

Celles du D850, plus récent, sont plus avancées, ce qui lui donne un avantage non négligeable sur le papier, d’autant plus que Nikon le positionne plus haut dans sa gamme. Les deux reflex ne sont donc pas directement comparables, contrairement aux Z 6 et Z 7 pour lesquels il existe moins de points de divergence.

Nikon Z 6 vs Z 7, le Nikon Z 7

Nikon Z 6 vs Z 7 : le Z 7 avec le zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S

En août 2018, Nikon a présenté ses deux premiers hybrides 24 x 36 mm qui, par la même occasion, inauguraient la nouvelle monture Z. Fait unique dans l’histoire des boîtiers numériques du constructeur, les nouveaux Z 6 et Z 7 sont donc strictement identiques en tous points, sauf un, et non des moindres : le capteur.

Du côté du Z 6 (voir le test), vous avez droit à un BSI CMOS 24 x 36 mm de 24 Mp, doté de de 273 collimateurs autofocus. Le Z 7, lui, est pourvu d’un capteur 24 x 36 mm, également en technologie BSI CMOS, mais dont la définition est portée à 45,7 Mp, permettant la présence de 493 collimateurs autofocus (voir le test).

Sur tous les autres aspects, ces deux hybrides sont des clones parfaits : même processeur Expeed 6, même châssis, même ergonomie, même écran tactile et orientable, même viseur OLED de 3,6 millions de points, même stabilisation mécanique du capteur (sur 5 axes),  même batterie, même unique emplacement mémoire (XQD)…

Nikon Z 6 vs Z 7 : le Nikon Z 6

Nikon Z 6 vs Z 7 : la face arrière du Nikon Z 6 identique à celle du Nikon Z 7

Pour ce qui suit, nous allons donc voir ce que cette différence de capteur change en termes de prise en main, de compatibilité avec les objectifs en monture F, de réactivité, de qualité d’image et même en vidéo.

Nous allons volontairement laisser de côté la question du budget afin qu’il ne parasite pas le débat technique, d’autant plus que les tarifs sont fluctuants et les diverses offres promotionnelles qui ne manqueront pas d’advenir auront tôt fait de gommer l’écart de prix entre Z 6 et Z 7. Cela d’autant plus que, comparé à l’investissement que représentent les objectifs de cette nouvelle monture Z, les quelques centaines d’euros de différence entre Z 6 et Z 7 se révéleront, sur le long terme, minimes.

Nikon Z 6 vs Z 7, prise en main : le poids des photos, un surcoût matériel non négligeable

Poids des fichiers

Que vous optiez pour un Z 6 ou un Z 7, la manipulation des deux boîtiers est identique. Rien de surprenant dans la mesure où le châssis, l’emplacement des boutons et les menus sont identiques. La seule véritable différence se fera lors de la personnalisation de l’appareil mais cela dépend du photographe et non du matériel.

Le choix Nikon Z 6 vs Z 7 ne se fait donc pas à ce niveau et ne saute pas tout de suite aux yeux. Pourtant, vivre avec 24 Mp plutôt que 45,7 Mp, ou l’inverse, a une influence non négligeable.

La première est le poids des fichiers. Que vous photographiez uniquement en RAW/NEF, uniquement en JPEG ou en panachant les deux formats, le poids des images issues du Nikon Z 7 sera nettement supérieur à celui de ceux issus du Nikon Z 6. En fait, un fichier NEF de Z 7 pèse quasiment le double de celui d’un NEF de Z 6 et, du côté des JPEG, même si leurs poids varie d’une vue à l’autre, c’est à peu près le même ordre de grandeur.

Dit autrement, pour capturer et stocker le même nombre d’images issues d’un Z 6 ou d’un Z 7, il vous faudra deux fois plus de place dans le second cas. Ce qui implique soit deux fois plus de cartes mémoire, soit des cartes mémoires de capacité deux fois plus importante, dans tous les cas deux fois plus d’espace de stockage sur votre ordinateur, votre NAS ou sur votre hébergement cloud.

Test Nikon Z 7 : emplacement carte XQD CFexpress

Nikon Z 6 vs Z 7 : l’emplacement carte XQD / CFexpress 

Cela a un coût concret en matière d’investissement matériel. Ainsi, parmi les cartes XQD ou CFexpress disponibles sur le marché, un modèle 32 Go coûte environ 105 euros, la version 64 Go s’affiche à 150 euros et il faut compter pas moins de 250 euros pour une déclinaison 128 Go ! Et n’évoquons même pas le cas des cartes de 256 Go largement au-delà des 500 euros…

Du côté du stockage sur disque dur, les tarifs sont un peu plus doux et surtout plus disparates. Comptez environ 65 euros pour un disque de 2 To, 120 euros pour un disque de 4 To et au moins 240 euros pour un disque de 8 To.

Pour rester dans les considérations informatiques, manipuler des fichiers plus lourds impose des contraintes qu’il ne faut pas négliger, surtout si vous exercez la photographie autrement qu’en pur amateur.

Que ce soit pour importer vos images sur votre disque dur, les traiter et retoucher avec votre logiciel préféré, les exporter, les envoyer en ligne, les images issues d’un Z 7 seront forcément plus gourmandes en ressources de calcul (processeur, mémoire vive, éventuellement carte graphique selon le logiciel utilisé). A matériel constant, toutes ces opérations mises bout à bout prendront de quelques secondes à quelques minutes supplémentaires.

La bonne nouvelle est que depuis 2015 la plupart des processeurs sont capables de manipuler tous ces gros fichiers sans grande difficulté. La mauvaise est que les processeurs plus récents ont tendance à coûter plus cher que leurs prédécesseurs sans forcément apporter des bénéfices révolutionnaires en vitesse de traitement, du moins dans le domaine qui nous intéresse, la photographie.

Si vous devez mettre à jour votre ordinateur, concentrez-vous surtout sur la mémoire vive et les disques SSD, que ce soit en NVMe ou en SATA, les tarifs ayant fondu comme neige au soleil durant l’année 2018. Enfin, pour expédier vos photos en ligne, il faudra vous débrouiller avec votre opérateur réseau mais la fibre optique est plus que recommandée, et ce n’est pas rien de le dire…

Lors de la prise de vue, y a-t-il une différence entre le Z 6 et le Z 7 ?

Oui, mais elle est vraiment subtile. Avec sa définition supérieure, le capteur du Z 7 est légèrement plus sujet à la chauffe que celui du Z 6, ce qui n’est pas critique mais quand même sensible par rapport à un reflex puisqu’il y a moins de place disponible pour la dissipation thermique.

Notez également que les capteurs plus définis sont légèrement plus énergivores mais dans les faits, c’est surtout la manière de travailler du photographe qui aura le plus d’impact sur l’autonomie du boîtier. Au passage, bien qu’il y ait eu d’énormes progrès ces dernières années, les viseurs électroniques consomment un peu plus que les écrans, bien que cela puisse sembler contre-intuitif.

Le système de stabilisation dans le boîtier des Nikon Z 6 et Z 7

la stabilisation mécanique IBIS des Nikon Z 6 et Z 7

Les Z 6 et Z 7 sont les premiers boîtiers à objectifs interchangeables de Nikon dotés d’une stabilisation mécanique du capteur, laquelle se montre d’ailleurs diablement efficace et au niveau de ce que la concurrence, pourtant plus expérimentée, propose de mieux. Mais comme chez les autres, les différences de définition ont une incidence sur l’efficacité de cette stabilisation.

D’une manière générale, les capteurs plus définis sont plus discriminants et plus sensibles au flou de bouger : il semblera alors plus délicat de capturer des poses longues à main levée avec un Z 7 qu’avec un Z 6. Dans les faits, cette différence ne se verra qu’en regardant les images à 100 % sur un écran d’ordinateur mais sera estompée sur un tirage papier. A moins de ne tirer que des images de plus de 1 mètre de large, ce sera bonnet blanc et blanc bonnet.

Nous avons beaucoup évoqué les inconvénients des 45,7 Mp du Z 7 mais, pourtant, ceux-ci ont un avantage évident : une plus grande latitude de recadrage. Pouvoir redresser son horizon ou ses verticales, tailler légèrement (ou franchement) dans l’image pour en exclure les éléments périphériques parasites, tout cela en gardant suffisamment de pixels sous la pédale pour permettre des tirages grand format est un confort non négligeable dont il serait dommage de se priver.

Utiliser des objectifs pour reflex en monture Nikon F sur des hybrides en monture Nikon Z

Grâce à la bague Nikon FTZ il est possible de monter n’importe quel objectif en monture F sur les hybrides Z – après tout, « FTZ » signifie « F to Z », soit « du F vers le Z ». Depuis 1959 que la monture F existe, cela fait un sacré paquet d’objectifs différents (à l’exception de ceux mentionnés dans cette liste) !

Nikon Z 6 et Z 7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

Nikon Z 6 vs Z 7 : la bague Nikon FTZ

Que ce soit sur un Z 6 ou un Z 7, il n’y a pas de différence de fonctionnement. Cependant, les objectifs F ayant connu des évolutions technologiques majeures au cours des soixante dernières années, tous n’ont pas droit au même traitement une fois montés sur les hybrides Nikon Z, et cela dépend de la version de la monture. Petite revue par ordre chronologique inverse.

Compatibilité des objectifs Nikon F avec les Nikon Z 6 et Z 7

Avec les objectifs Nikon AF-S, AF-I et AF-P, l’autofocus, l’ouverture et la mesure d’exposition sont pilotés depuis le boîtier.

Les objectifs Nikon AF et AF-D quant à eux perdent leur autofocus et doivent être utilisés en effectuant la mise au point à la main. Il n’y a pas non plus de contrôle de l’ouverture : vous devrez donc viser avec votre ouverture de travail, ou penser à fermer le diaphragme avant la prise de vue (à l’ancienne, en fait). Toutefois, grâce aux assistances de mise au point (loupe électronique et focus peaking) ainsi qu’à la visée électronique, vous pouvez contrôler précisément votre mise au point et votre exposition, plus facilement que sur un reflex.

Test Nikon Z 7 : bague FTZ + Nikon AF-S 70-200mm f/2.8

Nikon Z 6 + téléobjectif Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VR II

Notez que les données EXIF pour tous ces objectifs sont prises en charge par les Nikon Z 6 et Z 7. Enfin, pour les objectifs plus anciens (Nikon AI, AI-S) à mise au point manuelle et bague de diaphragme manuelle… ils restent à mise au point manuelle et bague de diaphragme manuelle.

Bonus : quel que soit l’objectif utilisé sur un Z 6 ou un Z 7, en monture F via la bague FTZ ou d’une autre monture via la bague adéquate, tous bénéficient de la stabilisation mécanique du capteur. Un bonus non négligeable surtout si l’envie vous prend de ressortir de la naphtaline votre NIKKOR 600 mm f/5,6 ED-IF AI-S. Si vous utilisez un objectif lui-même stabilisé, sa stabilisation intégrée fonctionne de paire avec celle du boîtier.

Tous les objectifs antérieurs à 1998 (avant l’apparition des AF-S) et tous les objectifs AF-S FX couvrent sans problème les capteurs 24 x 36 mm des hybrides Z 6 et Z 7. Pour la première catégorie, c’est normal : ils ont été conçus à l’époque de l’argentique, alors que le seul format disponible (du moins chez Nikon) était le 24 x 36 mm. Mais qu’en est-il des objectifs AF-S DX, conçus pour les reflex APS-C ?

Objectifs Nikon DX sur Nikon Z 6 et Z 7

Parallèlement aux recadrages au cas par cas évoqués au chapitre précédent, les Nikon Z savent donc, comme les reflex Nikon FX, appliquer un recadrage automatique DX afin d’accepter les objectifs NIKKOR AF-S APS-C DX.

En passant à un recadrage DX, la définition utile d’un Nikon Z 7 descend à 19,5 Mp mais celle d’un Nikon Z 6 chute à 10,3 Mp seulement ! Si vous devez en plus, en post traitement, recadrer et redresser vos images, il ne vous restera plus grand chose pour travailler.

Vous pourriez légitimement vous poser la question suivante : « mais pourquoi diable utiliser des objectifs DX (APS-C) prévus pour des reflex sur des hybrides pourvus de capteurs 24 x 36 mm ? » Plusieurs réponses sont possibles.

La première : vous possédez peut-être déjà de tels objectifs APS-C, que vous utilisez sur des Nikon D5xxx/D7xxx/D500, et comptez profiter de l’acquisition d’un Nikon Z pour migrer progressivement votre matériel vers du 24 x 36 mm.

Pouvoir réutiliser dans un premier temps ces objectifs afin d’investir petit à petit dans des objectifs NIKKOR Z dédiés est un calcul financièrement intéressant. Au passage, vous noterez qu’avec 19,5 Mp en recadrage DX sur un Nikon Z 7, vous obtenez une définition inférieure à celle des capteurs APS-C natifs des D3500 et D5600 (24,78 Mp) et celle des D7500 et D500 (21,51 Mp). Vous n’avez donc pas à vous inquiéter quant aux performances de vos objectifs de reflex APS-C sur l’hybride 24 x 36 mm Nikon !

La seconde : pour l’heure, Nikon ne propose pas beaucoup de téléobjectifs dans son plan produits (à la date de publication de cet article, juillet 2021).

Les téléobjectifs DX sont à la fois moins onéreux et moins encombrants que les téléobjectifs FX : là encore, en termes de calcul financier, l’opération peut être intéressante. Et ce d’autant plus que l’opération de recadrer en APS-C sur un capteur 24 x 36 mm est similaire à l’utilisation d’un téléconvertisseur 1,5 x mais sans la perte de luminosité qu’un tel adaptateur induit habituellement.

Nikon Z 6 vs Z 7, réactivité : égalité sur l’autofocus, avantage Z 6 pour les rafales

Les capteurs des Nikon Z 6 et Z 7 ont recours à des technologies similaires aussi bien pour la partie imagerie que pour la partie autofocus, qui intègre la corrélation de phase et la détection de contraste, une hybridation héritée de feu les Nikon 1 et Nikon DL, ces derniers n’ayant jamais été commercialisés.

Du fait de sa plus haute définition, le Z 7 profite d’un plus grand nombre de collimateurs AF (493 contre 273), ce qui est logique. Dans les deux cas, la couverture est de 90 % du champ à la verticale et 90 % à l’horizontale, soit 81 % de l’ensemble de l’image, ce qui est bien plus que n’importe quel reflex professionnel (ou non) de la marque !

Si vous utilisez des objectifs APS-C/DX, la couverture passe à 100 % de l’image (logique). Parallèlement, grâce à ses photosites plus gros (5,94 µm contre 4,29 µm), le module AF du Nikon Z 6 bénéficie d’une plage de fonctionnement légèrement plus grande que le Z 7 : de -2 à +19 IL pour le Z 6, de -1 à + 19 IL pour le Z7.

Cela change-t-il quelque chose en pratique ?

Selon nos propres tests et ceux de nos confrères… pas vraiment. Ce qui est à la fois un bonne et une mauvaise nouvelle.

Le bon côté est que les propriétaires de Z 6 ne sont pas floués par rapport à ceux du Z 7, et que si vous devez posséder les deux, l’expérience en passant de l’un à l’autre sera identique. Cela est bon pour la productivité photographique.

Autre aspect positif : comme les deux fonctionnent de la même manière, ils peuvent profiter conjointement des diverses améliorations logicielles qui ne manqueront pas d’être apportées par Nikon au cours de la vie des boîtiers. A commencer par la mise à jour firmware de mai 2019 qui a apporté le mode Eye AF afin d’être encore plus précis et rapides pour la mise au point sur les yeux.

Le mauvais côté de cette doublette Z 6/Z 7 est que si les qualités sont partagées, les défauts le sont aussi. Ainsi, tous deux souffrent de la même relative lenteur au démarrage, qui devrait déstabiliser les habitués des reflex les premiers temps.

Prise en main - premier test du Nikon Z 7 et des photos

Nikon Z 7 + Nikon Z 24-70 mm f/4 S – ISO 3.200 – 1/160ème – f/4

Lorsque vient la nuit (où que vous photographiez dans un lieu clos peu éclairé), notez que les deux boîtiers disposent d’un mode « AF Faible Lumière » qui étend, dans les deux cas, la plage de fonctionnement jusqu’à -4 IL. C’est alors la détection de contraste qui est privilégiée à la corrélation de phase pour gagner en rapidité, au détriment de la précision.

Vitesse et réactivité

En matière de vitesse et de réactivité, la principale différence entre le Z 6 et le Z 7 se trouve du côté de la rafale. Logique compte tenu de la différence du poids respectif des fichiers issus de chaque boîtier.

Le Z 6 est capable de grimper jusqu’à 12 images par seconde, en NEF 14 bits, alors que le Z 7, dans les mêmes conditions, doit se contenter de 8 images par seconde, soit 25 % de moins. Ceci dit, gardez à l’esprit que la cadence rafale du Z 7 est identique à celle du D850, qui dispose également de 45,7 Mp, et à peine une image/seconde en-dessous de celle du Sony Alpha 7R III.

Gardez également à l’esprit que 9 images de Z 7 pèsent plus lourd que 12 images de Z 6. Calibrez votre carte mémoire en conséquence !

La question que vous devez vous poser est donc :

« ai-je vraiment besoin d’une rafale à 12 images par seconde dans mon usage, et cela de manière régulière ? »

Si vous aimez photographier le sport, la réponse est oui.

Si vous avez des enfants un peu turbulents que vous aimez prendre en photo, la réponse est également oui.

Si votre truc c’est plutôt la photographie de paysage, vous saurez probablement vous « contenter » de 9 images par seconde…

Qualité d’image : hautes sensibilités et polyvalence contre pouvoir résolvant

Sensibilité et dynamique

Il y a, forcément, des différences de rendu entre un BSI CMOS de 24 Mp et un BSI CMOS de 45,7 Mp. Dans l’absolu, les deux boîtiers offrent la même amplitude en termes de plage de sensibilité, mais en décalé.

Celle du Z 6 s’étend de 100 à 51.200 ISO par défaut, de 50 à 204.800 ISO en mode étendu.

Celle du Z 7 démarre à 64 ISO et va jusqu’à 25.600 ISO par défaut, peut descendre à 32 ISO et grimper jusqu’à 102.400 ISO en mode étendu.

La différence se fait donc aux positions extrêmes. Pour un usage courant, sachant que ce sont plutôt les sensibilités entre 100 et 10.000 ISO qui sont exploitées, il n’y a donc guère de différence entre les deux hybrides.

Test Nikon Z 6 : deux semaines sur le terrain avec l'hybride plein format Nikon

Nikon Z 6 + Nikon AF-S 58 mm f/1.4  – ISO 6.400 – 1/60 ème – f/1.4

Par rapport aux reflex équivalents, D750 pour le Z 6 et D850 pour le Z 7, les hybrides sont en très léger retrait, comme le montrent les tests menés par DxOMark dans leurs laboratoires pour le Nikon Z 6 et pour le Nikon Z 7).

Cela est normal dans la mesure où, sur les hybrides, une partie des photosites est utilisée pour réaliser l’autofocus : la surface utile perdue se fait donc au détriment de la sensibilité et de la dynamique. D’ailleurs, malgré ses photosites plus petits, c’est le Z 7 qui offre, d’une très courte tête, la meilleure dynamique entre les deux hybrides Nikon, toujours selon DxO. Cependant, à l’usage, là encore, la différence est imperceptible.

Pouvoir résolvant

Là où le Z 7 prend clairement le large, c’est en matière de pouvoir résolvant. Ses 45,7 Mp permettent de mieux distinguer les très fins détails. Par la même occasion, il est moins sensible à l’aliasing/crénelage. Il sera tout particulièrement adapté aux applications photographiques demandant de la précision, comme la photographie de mode, de portrait, de paysage ainsi que la macrophotographie.

Attention toutefois : qui dit photosites plus petits dit aussi plus grande sensibilité à la diffraction. Celle-ci intervient plus tôt sur le Z 7, dès f/11, contre f/16 pour le Z 6 : aux faibles ouvertures, la qualité d’image du Z 7 se dégradera plus vite que celle du Z 6.

Le Z 6 avec ses 24 Mp saura, bien sûr, être à l’aise dans les usages précédemment évoqués et se montrera, d’une manière générale, plus polyvalent. Il sera également plus permissif et moins exigeant avec la stabilisation mécanique 5 axes.

Nikon Z 6, test bokeh

Nikon Z 6 + Nikon Z 50 mm f/1.8 S – ISO 6.400 – 1/250ème – f/1.8

En matière de rendu, le Z 6 et ses « gros » photosites se montrera légèrement plus velouté et autorisera des flous d’arrière plan (bokeh) plus doux.

Sa plus faible définition le rend également plus adapté à l’utilisation d’objectifs anciens, qu’ils soient en monture Nikon ou autres, puisqu’il faut garder à l’esprit que le très court tirage mécanique de la monture Z, le plus court du marché, en fait une monture quasiment universelle permettant d’y adapter n’importe quel objectif (du moins lorsque les bagues d’adaptation seront disponibles). Les défauts optiques de ces vieux objectifs, au premier titre desquels les aberrations chromatiques, seront moins marqués.

Colorimétrie

Enfin, la fidélité colorimétrique des deux boîtiers est la même, expérience Nikon oblige, et le fait que les deux soient capables de capturer des NEF en 12 et 14 bits devrait vous rassurer quant aux larges possibilités d’ajustements possibles en post traitement.

Nikon Z 6 vs Z 7 en vidéo : privilégiez le Z 6

Pendant très longtemps, Nikon a eu beaucoup de retard par rapport à ses concurrents lorsqu’il était question de vidéo. Malgré les efforts évidents déployés avec le D850, ce n’était pas encore cela.

En passant aux hybrides, du passé le constructeur a voulu faire table rase avec rien de moins que l’ambition de concurrencer les Sony et Panasonic qui disposent d’une avance considérable dans le domaine. Cela se traduit par des fiches techniques et des aptitudes similaires sur le papier (vidéo 4K/UHD en 30p sans recadrage, Full HD jusqu’à 120p, suréchantillonnage en 6K, enregistrement en N-Log 10 bits externe via la prise HDMI, prises casque et micro, etc.) ainsi que le recours à une préamplification audio de meilleure qualité que ce à quoi le constructeur nous avait habitué par le passé…

Le Nikon Z 7 en configuration de tournage vidéo

Le Nikon Z 7 en configuration de tournage vidéo

Pour contrebalancer son retard, Nikon a développé des technologies spécifiques visant à compenser le focus breathing, ce phénomène qui modifie le cadrage lorsque vous changez votre distance de mise au point.

Bien que similaires, nous vous recommandons très nettement de vous tourner vers le Z 6 si vous comptez avoir une utilisation vidéo récurrente de votre boîtier. En effet, en vidéo, contrairement à la photographie, mieux vaut, lorsque que le choix est possible, opter pour le boîtier avec la plus faible définition. Cela profite à la qualité de l’échantillonnage, au rendu, mais aussi à la stabilisation surtout si vous comptez filmer à main levée.

Cette différence est particulièrement visible si vous filmez en 4K/UHD où le meilleur résultat est obtenu en exploitant la totalité du capteur 24 x 36 mm sur le Z 6 alors que sur le Z 7 il faudra privilégier un recadrage APS-C/Super35 afin d’en tirer le meilleur, ce qui au passage vous fera perdre le bénéfice des grand angles.

Dans le cas des d’hybrides 24 x 36 mm où l’espace interne est compté, il faut également tenir compte de la chauffe du capteur. En l’occurrence, celui de 24 Mpx du Z 6 est bien plus facile à refroidir que celui du Z 7, ce qui entraînera moins d’artefacts (comme le banding) en plus de préserver un peu plus votre batterie.

Le Z 7, de son côté, est capable de capturer des Time Lapses en 8K en plus des Time Lapses 4K, également disponibles sur le Z 6.

D’une manière générale, si vous comptez avoir une utilisation vidéo poussée de votre Nikon Z, nous ne saurions que trop vous recommander l’acquisition indispensable d’un microphone externe ainsi que, éventuellement, d’un enregistreur externe. D’abord pour pouvoir débloquer le profil N-Log, et surtout pour compenser le fait que l’écran orientable des Nikon Z l’est sur charnière et ne permet donc pas une grande flexibilité opérationnelle, empêchant par exemple de se filmer soi-même.

Comparatif Nikon Z 6 vs Z 7 : en conclusion

Nous voilà au terme de cette revue des troupes, il est donc temps de conclure et répondre à la question initiale : faut-il opter pour le Nikon Z 6 ou le Nikon Z 7 ?

Comme vous devez vous en douter, il n’existe pas une seule bonne réponse absolue tant les deux boîtiers sont vraiment très, très, très proches. A une exception près (la vidéo, où le Z 6 domine le débat), il n’existe pas de domaine dans lequel un modèle est nettement préférable par rapport à l’autre.

Le Z 6 est plus polyvalent, légèrement plus rapide et monte un peu plus haut en haute sensibilité.

Le Z 7 sait se montrer presque aussi polyvalent, délivre indéniablement des images plus précises et ne concède que peu au Z 6 en termes de cadence rafale.

Toutefois, il faut souligner une tendance générale et très matérialiste : vous tourner vers le Z 7 vous coûtera plus cher. Vraiment plus cher. Au moment d’écrire ces lignes, la différence entre les deux boîtiers nus est de 1200 euros (environ 2.200 euros pour le Z 6 contre 3.400 euros pour le Z 7).

A cet écart non négligeable, voué à s’estomper avec le temps et l’érosion des prix, il faut ajouter les investissements périphériques incontournables : cartes mémoires XQD, stockage, éventuellement mise à niveau de votre ordinateur, batteries supplémentaires.

Des suppléments de quelques dizaines d’euros à plusieurs centaines d’euros qui finissent par peser lourd sur la balance, et tout cela pour profiter d’un même agrément d’utilisation : même capacité d’enregistrement et de stockage, même vitesse de traitement des fichiers, etc.

Opter pour le Z 7 vous imposera de dimensionner votre chaîne de travail en conséquence, surtout si vous venez d’un boîtier (Nikon ou non) de 24 Mp, comme le D750, le D7500 ou le D5600. Bien sûr, si vous possédez déjà un D810 ou un D850, vous êtes déjà sensibilisé à ces problématiques et avez probablement déjà réalisé les investissements nécessaires.

Nikon Z 6 vs Z 7 : lequel choisir ?

En le présentant autrement :

Nous vous recommandons le Nikon Z 6 si :

  • vous avez envie/besoin d’un appareil photo 24 x 36 mm polyvalent et facile à vivre,
  • vous êtes photographe de sport ou d’animalier et avez besoin d’une rafale à 12 images par seconde,
  • vous pratiquez la photographie de rue ou de reportage,
  • vous avez une pratique plus poussée de la photographie en faible luminosité,
  • vous désirez faire de la vidéo,
  • vous désirez utiliser des objectifs anciens.

Nous vous recommandons le Nikon Z 7 si :

  • vous avez besoin des hautes définitions (photographie de studio, de mode, de nature morte, corporate),
  • vous comptez utiliser des objectifs DX (APS-C),
  • vous cherchez la meilleure qualité d’image possible,
  • vous avez déjà une chaîne de travail dimensionnée pour travailler avec des fichiers de 45 Mp (ou si l’investissement pour ce faire n’est pas un obstacle).

Ce comparatif Nikon Z6 vs Z7 est basé sur les performances des deux boîtiers équipés des firmwares disponibles lors de la publication. Les modifications ultérieures peuvent apporter quelques différences que nous ne manquerons pas de mentionner le moment venu.

Et vous, quel Nikon hybride avez-vous choisi et pourquoi ?


Nikon Film Festival 2019 : le palmarès

Une remise des prix du Nikon Film Festival 2019 dans la plus belle salle des cinémas MK2 Bibliothèque, des lauréats talentueux et – surtout – de très beaux films, l’édition 2019 du Nikon Film Festival s’est terminée en apothéose jeudi 28 mars 2019.

Voici la liste des lauréats et leurs films, à découvrir sans plus attendre.

Nikon Film Festival 2019 : le palmarès

Nikon Film Festival 2019 : Le partage

Une thématique d’actualité pour cette neuvième édition du Nikon Film Festival lancée depuis plusieurs mois, le partage, un thème que les 1249 participants ont su s’approprier pour proposer autant de court-métrages.

50 d’entre eux ont eu la chance de faire partie des sélectionnés parmi lesquels ont ensuite été désignés les lauréats des différents prix dont le Prix des Media décerné par différents journalistes et blogueurs, dont je fais partie pour Nikon Passion.

Le Prix du Public a été décerné par vos votes, tandis que le Jury, présidé par la réalisatrice, scénariste et actrice Marjane Satrapi (Persepolis, The Voices…) a désigné les films gagnants pour chacune des autres catégories.

Retrouvez tous les films ici : https://www.festivalnikon.fr/archives/2018

Nikon Film Festival : les lauréats de l’édition 2019

Retrouvez tous les films ici : https://www.festivalnikon.fr/archives/2018

GRAND PRIX du JURY

« PARTAGE » réalisé par Johann Dionnet et Marc Riso

Prix d’Interprétation Féminine

« Charlie Bruneau » dans JE SUIS SAMEDI EN QUINZE réalisé par Yannick Privat

Prix d’Interprétation Masculine

« Victor Steil » dans JE SUIS AVEC EUX réalisé par Matthieu Ponchel et Prïncia Car

Prix des Ecoles

« JE SUIS L’APACHE » réalisé par Léonie Violain (ESRA)

Prix de la Mise en Scène

« JE SUIS SI LOIN » réalisé par Léo Grandperret

Prix CANAL+

« JE SUIS SI LOIN » réalisé par Léo Grandperret

Prix de la meilleure Photographie

« JE SUIS DE TROP » réalisé par Maxime Baudin

Prix du meilleur Son

« VIRALE » réalisé par Sophie Jarmouni

Prix des Medias

dont Nikon Passion faisait partie

« JE SUIS NOUS » réalisé par Noé Depoortere

Prix du Public

« JE SUIS LA VIE » réalisé par Adrien Favre

Retrouvez tous les films ici : https://www.festivalnikon.fr/archives/2018

Retrouvez tout ce qui concerne ce Festival de Cinéma sur le site Nikon Film Festival


Filtres Cokin Clearsky anti-pollution lumineuse pour la photo urbaine et l’astrophotographie

Cokin annonce la disponibilité des nouveaux filtres Cokin Clearsky dont le rôle est de réduire la pollution lumineuse sur vos photos.

Disponibles en monture vissante comme pour les porte-filtres Cokin EVO / Creative, ces filtres peuvent vous aider à améliorer le rendu de vos images si vous faites de la photographie urbaine ou de l’astrophotographie.

Filtres Cokin Clearsky anti-pollution lumineuse pour la photo urbaine et l'astrophotographie

Ces filtres chez Miss Numerique

Ces filtres chez Amazon

Des filtres Cokin anti-pollution lumineuse, pourquoi ?

L’éclairage urbain utilise la plupart du temps des lampes à vapeur de sodium et de mercure. Ces sources lumineuses émettent une lumière dont le spectre est constitué de nombreuses longueurs d’ondes. En photographie, certaines de ces longueurs d’onde viennent dégrader l’image, ceci se traduit par un manque de clarté sur vos photos et une modification de la colorimétrie.

Les filtres Cokin Clearsky sont conçus pour réduire cette pollution lumineuse, ils bloquent les longueurs d’onde concernées sans réduire pour autant la quantité de lumière qui arrive sur le capteur de votre appareil photo. Ces filtres diffèrent des filtres UV qui n’ont pas la même utilisation (en savoir plus sur les filtres UV).

Filtres Cokin Clearsky anti-pollution lumineuse

en haut : sans filtre, en bas : avec filtre
Photos (C) Christophe Anagnostopoulos

Pour la photographie urbaine

Utiliser un filtre de ce type vous permet de réduire la teinte jaune-orangée des lampadaires. Le résultat est visible sur les exemples de photos ci-dessous.

en haut : sans filtreen bas : avec filtrePhotos (C) Christophe Anagnostopoulos

en haut : sans filtre, en bas : avec filtre
Photos (C) Christophe Anagnostopoulos

Pour l’astrophotographie

La problématique diffère légèrement en astrophotographie, une pratique très sensible elle-aussi à la pollution lumineuse. Le contraste du ciel diminue à la prise de vue, ce qui vous laisse penser que vos images sont moins nettes, moins précises.

Utiliser un filtre tel que les Cokin Clearsky permet d’augmenter le contraste et d’obscurcir le gradient du fond du ciel. Les étoiles, la voie lactée et tout ce que vous pouvez observer devient plus net et visible sur les photos.

Filtres Cokin Clearsky anti-pollution lumineuse pour la photo urbaine et l'astrophotographie

en haut : sans filtre, en bas : avec filtre
Photos (C) Christophe Anagnostopoulos

Caractéristiques et tarifs des filtres Cokin Clearsky

Les filtres Cokin Clearsky sont disponibles en monture vissante de diamètre :

  • 52 mm (69,99 euros),
  • 58 mm (74,99 euros),
  • 62 mm (79,99 euros),
  • 67 mm (79,99 euros),
  • 72 mm (89,99 euros),
  • 77 mm (89,99 euros),
  • 82 mm (99,99 euros),
  • 95 mm (129,99 euros).

Ils sont aussi disponibles en version à glisser dans un porte-filtre Cokin EVO / CREATIVE, les tailles disponibles sont :

  • taille M de 84 x 100 x 2 mm (129,99 euros),
  • taille L de 100 x 100 x 2mm (169,99 euros),
  • taille XL de 130 x 130 x 2.3mm (199,99 euros).

Ces filtres sont fabriqués en verre haute-résolution phosphate laser dopé au néodyme. Ils disposent d’un traitement multicouches double face anti-réfléchissant, déperlant, oléophobe et anti-rayure.

Vous pouvez vous procurer ces filtres Cokin Clearsky sur le site de Cokin comme chez les revendeurs spécialisés.

Source : Cokin France

Ces filtres chez Miss Numerique

Ces filtres chez Amazon


Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main et des photos

Nikon a annoncé récemment un nouveau zoom de reportage à grande ouverture constante f/2.8, le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S. Ce zoom, conçu pour équiper les hybrides plein format de la marque, est le premier zoom « pro » de la nouvelle gamme Z alors que le zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S reste le modèle le plus accessible depuis l’arrivée des Nikon Z.

J’ai pu prendre en main ce nouveau zoom f/2.8 le temps d’une sortie parisienne, voici mes premières impressions ainsi que quelques photos.

Note : le modèle utilisé ici est un modèle de présérie, les photos publiées n’ont pas vocation à servir de test, celui-ci sera fait avec la version définitive de l’objectif dès qu’elle sera disponible. Les photos pleine définition ne sont pas disponibles pour cette raison.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : prise en main

Le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S était attendu par les premiers utilisateurs des Nikon Z 6 et Z 7 qui devaient se contenter du plus modeste zoom 24-70 mm f/4 S. « Modeste » est un terme un peu exagéré tant les performances de ce zoom f/4, eu égard à son tarif en kit (600 euros) sont excellentes.

Que peut donc apporter de plus un zoom de même plage focale, à ouverture f/2.8 certes, qui pourrait justifier l’écart de tarif (ce f/2.8 est vendu 2.499 euros) et le surplus de taille (+ 37,5 mm) et de poids (+ 305 gr.) ?

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S à gauche,
Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR à droite

Autre question que posent les utilisateurs : quid du zoom Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR conçu pour les reflex numériques Nikon et qui s’adapte aux hybrides à l’aide de la bague FTZ ? Faut-il le remplacer par ce nouveau zoom hybride ?

J’apporterai des réponses plus précises lors du test à venir de ce 24-70 mm f/2.8 S et ne peut me contenter pour le moment que de vous décrire ce que j’en pense après quelques dizaines de minutes d’utilisation de cette version de présérie.

Qualité de construction

Le Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S reprend sans grande surprise le design des optiques Nikon Z, tout en apportant quelques caractéristiques qui le font se démarquer du f/4 et de l’AF-S f/2.8E ED VR.

En évidence sur le fût de l’objectif, le bouton L-Fn vous permet d’utiliser une des nombreuses fonctions du menu et d’y avoir accès du bout du doigt. Je lui ai attribué la fonction de visualisation des images qui m’évite de déplacer la main gauche en cours de prise de vue pour aller appuyer sur le bouton arrière sur le boîtier, c’est bien plus rapide.

D’autres choix sont possibles comme le verrouillage du point ou le changement de mode de mesure de lumière, à vous de voir.

Autre nouveauté sur ce zoom, le bouton Disp permet de gérer l’afficheur disposé sur l’objectif. C’est une première sur les optiques Nikon, du bout du doigt vous pouvez faire défiler :

  • l’ouverture,
  • la focale,
  • la zone de profondeur de champ ou plage de netteté (ceux qui ont connu les optiques à échelle de PdC apprécieront).

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

affichage de l’ouverture

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

affichage de la focale

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

affichage de la profondeur de champ

Ce zoom dispose de trois bagues :

  • une bague multifonction programmable (je lui ai attribué le contrôle de la correction d’exposition),
  • une bague de zoom, la plus large,
  • une bague de mise au point à coupler au système de focus peaking pour les adeptes de la mise au point manuelle.

La bague de zoom s’est avérée un peu ferme sur ce modèle de présérie, celle de la version définitive pourrait être un peu plus souple à mon goût.

Le commutateur AF/M pour la mise au point est disposé à proximité de la monture, il permet la bascule en mode de mise au point manuelle.

Taille et poids

« Un système hybride ça doit être petit et léger ! » Non, pas forcément. Un hybride plein format ne peut, en raison de la taille de son capteur, être aussi compact et léger qu’un hybride APS-C.

L’ensemble boîtier-objectif reste toutefois bien équilibré, la tenue en main, d’une seule main, ne pose aucun problème. Cet ensemble s’avère bien plus compact et léger qu’un système reflex plein format équivalent.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

La différence de taille entre ce nouveau 24-70 mm f/2.8 S et le Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR est nette. Le diamètre est proche, mais la longueur est bien moindre et la différence de poids est de 305 grammes en faveur de cette version Z.

Une fois l’objectif monté sur le boîtier et l’ensemble autour de votre cou, je vous garantis que vous ferez la différence très vite, surtout si vous utilisez un reflex D850 ou équivalent.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S sur Nikon Z 7
vs. Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR + FTZ sur Nikon Z 7 

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S sur Nikon Z 7
vs. Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR sur Nikon D850

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : en pratique

A l’usage, ce 24-70 mm f/2.8 S s’avère discret. Habitué au zoom f/4 plus court et léger, je n’ai pas ressenti de gène particulière en utilisant ce modèle plus imposant. Étonnamment la différence de poids ne se fait pas sentir, et la différence de longueur non plus.

J’ai apprécié par contre de ne plus avoir à « débloquer » le zoom comme c’est le cas avec le modèle f/4 dont la position de verrouillage interdit la prise de vue. C’est plus rapide à l’usage.

La mise au point est au moins aussi rapide, il faudrait une mesure au banc pour vérifier les écarts mais sachez que ce modèle utilise deux moteurs AF au lieu d’un dans le 24-70 mm f/4. Au lieu que le moteur unique ait à déplacer l’ensemble des lentilles concernées lors de la mise au point, les deux moteurs qui équipent ce zoom f/2.8 n’ont en charge, chacun, qu’une partie des lentilles. L’effort est moindre, la vitesse plus élevée, la réactivité meilleure.

A l’usage j’ai trouvé la mise au point vraiment nerveuse, même en utilisant la zone de détection plein champ qui cherche le sujet le plus proche et nécessite donc, en théorie, un temps de calcul plus long.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : des photos

Je rappelle qu’il s’agit ici de photos JPG faites avec un modèle de présérie qui ne sauraient être assimilées à des photos tests avec le modèle définitif.

Le Nikon Z 24-70 mm f/4 est déjà excellent, ce zoom f/2.8 semble être encore un peu meilleur : les images faites en position 24 mm à ouverture f/2.8 montrent un vignettage à peine visible qui disparaît dès f/4. La distorsion sur les bords des images, quelle que soit l’ouverture, est réduite au strict minimum, à 24 comme à 70 mm. L’apport de la monture Z semble faire son effet, ainsi que le travail des opticiens Nikon qui ont pu partir d’une feuille blanche pour concevoir ces nouvelles optiques Z.

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 24 mm – ISO 400 – f/11 – 1/800ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 35 mm – ISO 400 – f/11 – 1/800ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 50 mm – ISO 400 – f/11 – 1/800ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/11 – 1/800ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/2.8 – 1/3.200ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/4 – 1/1.600ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/11 – 1/200ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 70 mm – ISO 400 – f/16 – 1/100ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 24 mm – ISO 400 – f/11 – 1/640ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

détail du coin supérieur gauche de l’image précédente, qui montre l’absence d’aberrations chromatiques 

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S – Nikon Z 7 – 24 mm – ISO 400 – f/11 – 1/500ème

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : première prise en main

détail du coin inférieur gauche de l’image précédente qui montre une distorsion quasiment nulle

Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S : premier avis

Cette prise en main a été bien rapide pour en tirer des conclusions définitives, ce que je ne ferai donc pas. Toutefois ce Nikon Z 24-70 mm f/2.8 S s’avère très prometteur, avec une tenue en main agréable, un gabarit plus réduit que celui du modèle à monture F pour reflex auquel s’ajoute la bague FTZ. L’autofocus est très réactif.

Le nouveau revêtement des lentilles Arneo permet de diminuer au strict minimum les reflets (comme l’effet de flare) et la formule optique optimise les résultats en bord d’image et en position grand-angle.

Le gain en ouverture (f/2.8 au lieu de f/4) pourra vous aider si vous photographiez souvent en situation de basse lumière, comme si vous êtes adepte du portrait et de l’effet bokeh qui s’avère très harmonieux.

Face au zoom AF-S pour reflex, le gain en taille, poids et réactivité est indéniable. A vous de voir si ces critères justifient ou non le passage à cette nouvelle version (et la revente du modèle AF-S).

Je suis impatient de tester plus longuement la version définitive qui devrait laisser présager de très bons résultats. Reste à comparer également ces résultats à ceux de la version f/4 dont le ratio performances/prix reste très compétitif.

Merci à Nikon France pour cette séance de prise en main.


Comment régler un reflex Nikon pour bien démarrer

Vous venez d’acheter un reflex Nikon et vous ne savez pas comment le régler pour bien démarrer ? Le menu de votre reflex comporte des dizaines d’entrées et vous n’avez pas eu le courage de lire l’épais manuel pour savoir ce qui est vraiment important ?

Je reçois des questions sur ce sujet chaque jour aussi pour vous aider à démarrer, voici comment régler un reflex Nikon pour réussir vos premières photos, qu’il s’agisse de photos de paysage, d’action, de sport, de rue.

Note : voici comment régler un hybride Nikon si vous en utilisez un aussi.

Comment régler un reflex Nikon pour bien démarrer

Comment régler un reflex Nikon, contexte

Vous avez lu mon premier article intitulé « Comment régler votre nouvel appareil photo » mais il vous manque des informations plus précises sur votre reflex Nikon.

Ce tutoriel concerne les reflex Nikon experts D7500, D500, D750, D780, D850 et ceux des générations précédentes.

Les reflex Nikon séries D3xxx et D5xxx fonctionnent sur le même principe mais peuvent présenter des menus différents, consultez votre manuel si vous n’arrivez pas à identifier le bon réglage dans la liste ci-dessous.

Note : Ces réglages me sont personnels, je les ai adoptés à force d’utiliser un reflex Nikon (ça remonte au F601 …) . Il y a d’autres réglages possibles selon votre pratique et votre sensibilité. N’hésitez pas à les tester pour voir s’ils vous conviennent mieux ou non.

Je ne rentre pas ici dans le détail de chacun des menus, fonction par fonction. Je fais toujours une réinitialisation des réglages utilisateurs lorsque je prends en main un reflex, avant de lui appliquer mes réglages ci-dessous. Les réglages dont je ne parle pas sont donc calés sur les valeurs par défaut.

Menu Configuration

Comment régler un reflex Nikon pour bien démarrer

Pour régler un reflex Nikon je commence toujours par ce menu. Voici ce que je configure :

  • fuseau horaire et date : j’ajuste la date et le fuseau pour la France. J’oublie toujours de changer le fuseau horaire quand je voyage, ce n’est pas gênant puisque je peux changer date et heure des fichiers dans Lightroom Classic lorsque je trie mes photos mais c’est mieux de le faire sur le boîtier
  • nettoyer le capteur d’images : nettoyer à l’arrêt, afin d’être le plus réactif possible au démarrage
  • légende des images : j’entre l’adresse de mon site personnel qui viendra s’ajouter aux données EXIF portées par chaque photo
  • informations de copyright : j’ajoute mon nom de photographe et l’adresse de mon site pour les mêmes raisons

Tous les autres réglages restent à leur valeur par défaut.

Menu personnalisé

Comment régler un reflex Nikon pour bien démarrer

Je personnalise l’accès aux fonctions qui me servent le plus souvent :

  • Régler le Picture Control : pour les rares fois où je fais du JPG de même que pour avoir un aperçu exact dans mon logiciel photo avec les fichiers RAW
  • Wi-Fi : pour gérer la connexion en Wi-Fi à mon smartphone avec l’application SnapBridge
  • Informations de l’accumulateur : j’aime bien savoir où j’en suis quand je prends mon boîtier afin de ne pas recharger la batterie pour rien, la valeur de charge est accessible très vite ici

Menu Réglages persos pour régler un reflex selon vos goûts

Comment régler un reflex Nikon pour bien démarrer

C’est le menu le plus important pour moi car il définit le comportement de mon boîtier. C’est celui que j’ai mis le plus de temps à mettre au point et j’ai maintenant une liste de réglages très précise à modifier quand je veux régler un reflex que je n’ai pas encore utilisé.

Autofocus

Ces entrées définissent le comportement de la mise au point automatique (en savoir plus sur l’autofocus). J’adopte des réglages qui correspondent à ma pratique :

  • Suivi MAP avec Lock-On : Long (5), pour la photo d’action en général, c’est la valeur qui me convient le mieux pour anticiper les mouvements des sujets
  • Affichage AF zone dynamique : ON, j’aime bien voir le point AF actif et les points environnants, je trouve cet affichage plus visible ainsi
  • Points AF selon l’orientation : OUI, j’aime avoir une bascule des points AF en mode portrait même si je fais très peu de photos dans ce mode de cadrage
  • Illuminateur d’assistance AF : OFF, je ne supporte pas que cette lumière d’assistance vienne perturber mon sujet, l’AF d’un reflex Nikon est suffisamment performant pour se passer de cette assistance
  • Incrément de la sensibilité / de l’exposition : 1/3, j’aime contrôler mon réglage d’exposition avec précision

Tempo./mémo. exposition

  • Mémo expo par déclencheur : OFF, je préfère que l’exposition soit ajustée sur le collimateur actif si je recadre une scène plutôt que de la figer lors de l’appui à mi-course sur le déclencheur
  • Extinction du moniteur : 10 mn, j’ai horreur que l’écran s’éteigne alors que je ne l’ai pas choisi, je le fais manuellement et cela ne joue pas sur l’autonomie

Prise de vue/affichage

  • Signal sonore : je désactive tout signal sonore, j’ai horreur d’entendre le moindre bip quand je fais des photos, de plus en photo de spectacle c’est interdit et en photo de rue c’est bien trop dérangeant
  • Séquence numérique images : ACTIVEE, cela me permet de conserver la chronologie des numéros de photos quand je passe d’une carte à l’autre
  • Quadrillage dans le viseur : OFF, je n’aime pas avoir des lignes dans tous les sens quand je cadre, mais cela m’a aidé au début

Bracketing / flash

Tout est réglé par défaut dans cette catégorie, j’utilise peu le flash.

Commandes

  • Bouton Ok : Mode de prise de vue Reset, ceci me permet de ramener au centre le collimateur AF quand mon sujet a changé, ce qui m’évite d’appuyer plusieurs fois sur le pad. En mode de visualisation je choisis Zoom activé/désactivé pour zoomer rapidement dans l’image et vérifier la netteté
  • Régler la commande Fn : « Sollicitation » est réglé sur « mesure spot » pour basculer rapidement entre matricielle et spot en photo de spectacle/danse
  • Régler commande d’aperçu : « Aperçu », c’est le test de profondeur de champ

Menu Vidéo

Comment régler un reflex Nikon pour bien démarrer

Je n’utilise que peu la fonction vidéo, je filme avec le Nikon Z 6II, je n’ai pas personnalisé ce menu.

Menu Prise de vue photo

Comment régler un reflex Nikon pour bien démarrer

Comme son nom l’indique, ce jeu de réglages me permet de définir le comportement de mon reflex lors de la prise de vue.

  • Rôle de la carte du logement 2 : « débordement », je n’utilise jamais le mode sauvegarde, je n’utilise d’ailleurs souvent qu’une seule carte, ni la séparation JPG/RAW que je trouve plus simple à gérer dans Lightroom
  • Qualité d’image : RAW, c’est mon format par défaut, je peux convertir les RAW très vite dans Lightroom et n’éprouve pas le besoin de doubler avec le JPG, je le fais de façon très ponctuelle depuis le menu Retouche si je dois récupérer les JPG sur mon smartphone via l’application WMU ou SnapBridge
  • Compression JPG : « optimale », bien que peu utilisé, si je fais du JPG alors je veux qu’il soit de la meilleure qualité possible, la taille du fichier m’importe peu
  • Enregistrement NEF : « type compression sans perte 14-bit », je tiens à toujours disposer de la meilleure qualité de fichier que mon boîtier sait me donner. La place sur les disques n’est pas un problème et j’apprécie de pouvoir retraiter d’anciens fichiers RAW dans les versions récentes de Lightroom pour améliorer la qualité des images finales. Ce format RAW le plus riche m’aide à profiter des versions récentes du moteur de développement Camera Raw
  • Balance des blancs : « Auto1 », ce réglage passe partout me suffit puisque je fais du RAW, en studio et packshot je fais une mesure de balance manuelle en position PRE
  • Régler le Picture Control : Standard, là-aussi le RAW m’évite de me préoccuper de ce réglage, il m’arrive toutefois de basculer sur « Saturé » pour faire quelques JPG à partager rapidement
  • Espace colorimétrique : Adobe
  • D-Lighting actif : « Normal », je laisse le boîtier gérer sans que la valeur appliquée ne soit trop importante, je préfère ajuster en post-traitement avec les outils de traitement localisé de Lightroom
  • Contrôle du vignettage : « Normal », là-aussi je reprends en post-traitement au besoin mais c’est rare, j’aime bien laisser aux images le caractère particulier de chaque optique comme le vignettage
  • Contrôle auto de la distorsion et réduction du bruit : ON, pour les mêmes raisons que ci-dessus
  • Réglage de la sensibilité : je fixe les valeurs de l’ISO-Auto à 6.400 ISO max et 1/500 ème mini pour la photo de rue. En photo d’action c’est 1/800 ème.

Menu Visualisation

Comment régler un reflex Nikon pour bien démarrer

Ces réglages permettent de personnaliser l’affichage des photos sur l’écran arrière du boîtier une fois qu’elles sont faites.

  • Options de visualisation : je coche aucune (image seule), données de prise de vue, vue d’ensemble, cela me permet d’alterner ensuite lors de l’affichage à l’aide du pad arrière
  • Rotation des images : OFF, j’ai horreur de voir les images portrait en petit sur l’écran, je préfère tourner le boîtier.

Touches de contrôle

Comme je l’ai dis plus haut, la touche Fn me permet de passer de la mesure matricielle à la mesure spot du bout du doigt sans quitter l’œil du viseur (en savoir plus sur la mesure de lumière).

La touche Pv juste au-dessus garde son rôle de test de profondeur de champ.

Il n’y a pas d’autre touche personnalisable sur le D750 que j’utilise, si je pouvais modifier le comportement du boîtier, je ferais en sorte que le bouton de correction d’exposition soit verrouillable de manière à pouvoir corriger sans devoir appuyer systématiquement sur ce bouton, ce que je trouve long et peu pratique.

Régler un reflex Nikon : modes de prises de vue et autofocus

Mode Autofocus

J’utilise deux réglages différents selon le sujet :

  • Sujet fixe ou en mouvement lent : mode AF-S avec collimateur unique que je déplace à l’aide du pad arrière
  • Sujet en mouvement rapide : mode AF-C avec 51 collimateurs et suivi 3D

Si le sujet est très rapide et que son mouvement n’est pas trop erratique, je choisis un groupe de 9 collimateurs en AF-C.

Mode de prise de vue

J’utilise la plupart du temps le mode A (priorité à l’ouverture, en savoir plus sur les modes de prise de vue) pour contrôler la profondeur de champ et le flou d’arrière-plan. Si mon sujet est rapide et que je manque de lumière, je bascule sur le mode S afin de caler le temps de pose et de réduire le risque de flou.

Mode de mesure de lumière

Je choisis le mode de mesure matricielle dans la plupart des cas, et j’appuie sur la touche de fonction avant pour passer en mode de mesure spot si la lumière si le sujet le justifie.

En photo de scène, je suis en mode manuel permanent par contre.

Sensibilité ISO

Je me cale sur 100 ISO pour la photo de paysage en journée, 400 ISO pour le reportage (toutes situations) et ISO-Auto dans tous les autres cas (en particulier pour la scène, en savoir plus sur l’ISO-Auto).

Régler un reflex Nikon, mais-aussi …

Outre le fait de régler un reflex à l’aide des menus, j’ai aussi appris à connaître par cœur l’emplacement de chacun des contrôles de mon boîtier : boutons, molettes et le réglage qui leur est attribué. Ainsi je peux contrôler la plupart des paramètres sans quitter l’œil du viseur. Je suis plus réactif.

Je sais par exemple que le réglage d’ISO est sur le deuxième bouton à gauche en partant du bas ou que le bouton de sélection des modes AF est en face avant, couplé aux deux molettes avant et arrière de changement de mode et de zone de détection.

Vous n’avez pas le manuel de votre reflex ? Vous pouvez le télécharger sur le site Nikon.


Nikon Capture NX-D, View NX-i et Picture Control Utility, mises à jour des logiciels Nikon

Nikon propose trois logiciels gratuits pour vous permettre de trier, classer et développer vos fichiers images faits avec un reflex ou un hybride de la marque : Nikon Capture NX-D, View NX-i et Picture Control Utility.

Trois mises à jour des logiciels Nikon sont disponibles pour  corriger plusieurs dysfonctionnements.

Nikon Capture NX-D, View NX-i et Picture Control Utility, mises à jour des logiciels Nikon

Nikon Capture NX-D

Nikon Capture NX-D est le logiciel de développement des fichiers RAW Nikon (NEF) exclusif, disponible en libre téléchargement sur le site du support Nikon.

NX-D propose des outils simples mais efficaces de développement RAW pour qui ne souhaite pas investir dans un logiciel plus performant et complet mais payant (voir le guide des logiciels photo).

Nikon Capture NX-D reçoit une mise à jour 1.5.2 qui corrige les problèmes suivants :

  • le logiciel avait tendance à planter dans certains cas d’usage particuliers
  • le bouton « Démarrer » n’était pas disponible immédiatement lors du lancement d’un traitement par lot avec l’option « Spécifier la taille » sélectionnée
  • il y a avait parfois une incohérence de dimension d’image lors d’une opération de type « Convertir », la longueur de l’image résultante ne correspondant pas à la largeur
  • le logiciel annulait toutes les modifications apportées aux fichiers NEF/NRW lors de l’enregistrement en JPG lorsque l’option NEF+JPG était sélectionnée à la prise de vue
  • le traitement par lot et la conversion des fichiers mis en pause ne pouvaient pas être relancés
  • le logiciel pouvait parfois ne pas se lancer
  • le bruit numérique pouvait s’avérer plus visible sur des fichiers enregistrés dans d’autres formats
  • le redressement d’image fonctionne désormais tel qu’il doit le faire
  • la taille des fichiers enregistrés avec une qualité d’image 99 a été corrigée, elle était supérieure à celle des fichiers enregistrés avec la qualité 100
  • les photos prises en RAW avec le Nikon Z 6 pouvaient présenter des zones ne s’affichant pas correctement une fois le traitement NEF enregistré.

Télécharger la mise à jour 1.5.2 de Nikon Capture NX-D.

Nikon View NX-i

Nikon View NX-i facilite le transfert des photos de la carte sur l’ordinateur, le tri, le classement et le traitement des fichiers RAW à minima. Bien que non indispensable si vous disposez d’un lecteur de carte et que vous utilisez Nikon Capture NX-D, View NX-i peut rendre des services aux plus débutants.

La mise à jour 1.3.2 apporte la correction des défauts suivants :

  • la taille des fichiers enregistrés avec une qualité d’image 99 a été corrigée, elle était supérieure à celle des fichiers enregistrés avec la qualité 100
  • les modifications apportées aux informations XMP/IPTC étaient annulées dans les fichiers enregistrés à l’aide de Ctrl+S.

Télécharger la mise à jour 1.3.2 de Nikon View NX-I.

Nikon Picture Control Utility

Nikon Picture Control Utility est un utilitaire qui permet de gérer vos Picture Control, les préréglages de rendu d’image utilisés par votre boîtier lorsque vous faites des photos au format JPG.

La mise à jour 2.4.2 de Picture Control Utility corrige le défaut suivant :

  • les photos prises en RAW avec le Nikon Z 6 pouvaient présenter des zones ne s’affichant pas correctement une fois le traitement NEF enregistré.

Télécharger la mise à jour 2.4.2 de Nikon Picture Control Utility.

Source : support Nikon


Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion – Tous Droits Réservés