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Pourquoi choisir un objectif NIKKOR Z pour votre hybride Nikon ?

La gamme d’objectifs NIKKOR F pour reflex existe depuis 1959, celle en monture Z pour hybrides Nikon Z depuis 2018. Vous hésitez entre un NIKKOR F et un objectif hybride Nikon de la gamme Z ? Voici ce que vous devez savoir.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

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Article réalisé en partenariat avec Nikon

Si vous êtes pressé :
Les objectifs NIKKOR Z sont conçus pour les hybrides Nikon. Ils sont plus compacts, plus légers, et optimisés pour la photographie computationnelle. Grâce à la monture Z et ses 11 contacts, ils offrent un autofocus plus rapide, une meilleure stabilisation et une compatibilité étendue avec les boîtiers Nikon Z. Les anciens objectifs NIKKOR F restent utilisables via la bague FTZ, mais ils n’exploitent pas tout le potentiel du système. Pour tirer le meilleur de votre hybride, privilégiez un objectif NIKKOR Z.

Sommaire

Utiliser un objectif NIKKOR Z : le contexte et le marché des appareils photo hybrides

Nikon est arrivé sur le marché des hybrides plein format en 2018. Mais pourquoi autant de temps ? Il y a trois raisons.

La première est que Nikon n’est pas un nouveau venu dans le monde de l’hybride. Il faut se rappeler de feu les Nikon 1 et leur capteur 1 », qui s’étaient forgés une belle réputation de compacité et de réactivité.

Ce galop d’essai a permis au constructeur de développer de belles technologies en ce qui concerne l’autofocus hybride (à la fois à détection de contraste et à corrélation de phase), et de s’exercer sur le développement d’optiques destinées à une monture au tirage court.

La seconde raison est que le constructeur, pilier central du monde de la photographie, a une réputation d’excellence à maintenir. Impossible d’y aller à l’improviste, avec des produits imparfaits, une gamme optique minimaliste, des boîtiers n’apportant rien par rapport aux reflex « équivalents ».

Un tel projet ne se conçoit pas du jour au lendemain, surtout lorsque, comme Nikon, au-delà du seul attrait de la nouveauté que représente l’hybride dans le paysage photographique, on souhaite penser un tout nouveau système tourné vers l’avenir tout en s’épanouissant sur des racines solides (la rétrocompatibilité totale, ou presque, avec les optiques reflex en monture F).

La troisième raison, peut-être la plus évidente : développer un boîtier prend du temps. Surtout quand il s’agit de 24 x 36 mm, le format plus grand accroissant les challenges techniques de manière exponentielle par rapport à l’APS-C.

Développer simultanément deux boîtiers (Nikon Z 6 et Nikon Z 7) et décliner, en moins de cinq ans, une gamme optique riche de 30 références requiert des ressources humaines et industrielles colossales !

Aujourd’hui, en juin 2025, je peux écrire sans sourciller que :

  • l’offre Nikon hybride 24 x 36 mm est mûre,
  • l’offre Nikon hybride APS-C commence à avoir de l’intérêt,
  • choisir un objectif NIKKOR Z et utiliser la bague FTZ en complément permet de couvrir la plupart des utilisations.

De quoi planifier vos investissements sereinement !

Ce qui distingue la monture Z : diamètre, tirage, contacts …

Pour ses hybrides, Nikon a développé une nouvelle monture Z. Ce qui porte à deux le nombre de montures disponibles chez le constructeur, comme évoqué dans le premier article de ce dossier :

  • Z pour les hybrides (toutes tailles de capteur confondues),
  • F pour les reflex (toute tailles de capteur confondues).

monture Nikon NIKKOR Z hybride

utiliser un objectif NIKKOR Z : la monture Z hybride

Les objectifs F se montent sur les boîtiers en monture Z grâce aux bagues FTZ et FTZ II. L’inverse n’est pas possible pour des raisons mécaniques développées juste après.

Nikon a donc développé une nouvelle monture, la Z, pour laquelle vous ne devriez retenir que trois nombres :

  • 16
  • 55
  • 11

16 millimètres

tirage mécanique monture Nikon NIKKOR Z hybride

utiliser un objectif NIKKOR Z : le tirage mécanique de la monture Z

C’est le tirage mécanique de la monture Z, c’est à dire la distance qui sépare la monture du capteur.

Plus cette distance est faible, plus il est aisé pour les opticiens de développer des formules dont la dernière lentille se rapproche du capteur. Surtout, cela facilite le développement d’objectifs hybrides plus compacts et plus légers que leurs homologues reflex.

Avec ses 16 mm, la monture Z dispose du plus court tirage mécanique du marché, ce qui permet d’utiliser, à l’aide d’une bague dédiée, des optiques en monture F sur votre boîtier Z, comme n’importe quel objectif de n’importe quelle marque, sauf quelques montures très exotiques que vous croiserez rarement.

Si vous possédez de vieilles optiques manuelles en montures M39, M42, Olympus OM, Pentacon, Pentax K, Leica M, Contax C, et même Canon FD, c’est le moment de vous faire plaisir en leur offrant une nouvelle vie ! D’autant plus que la visée électronique des boîtiers Z, avec la loupe et le focus peaking, devrait vous faciliter la mise au point.

55 millimètres

diamètre monture Nikon NIKKOR Z hybride

utiliser un objectif NIKKOR Z : le diamètre de la monture Z

C’est le diamètre de la monture Z. Il s’agit, à ce jour, de la plus large monture pour des boîtiers à capteurs 24 x 36 mm comme APS-C.

55 mm, c’est très supérieur à la diagonale du format (environ 43 mm), ce qui a de nombreux avantages. Non seulement les optiques Z peuvent être plus compactes et légères (grâce au court tirage mécanique), mais en plus elles peuvent être bien plus lumineuses ou, à ouverture égale, proposer des performances supérieures à des optiques aux ouvertures plus prestigieuses (par exemple f/1.2).

Question luminosité maximale, le Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S s’arroge le record absolu, dans la gamme NIKKOR, de la plus grande ouverture depuis que Nikon fabrique des objectifs, record jusqu’à présent détenu par le NIKKOR 5 cm f/1,1 LTM de 1953, destiné aux télémétriques Nikon.

Avec leur ouverture plus conventionnelle de f/1,8, les 20, 24, 35, 50 et 85 mm tiennent la dragée haute aux AF-S NIKKOR f/1,4 équivalents en termes de performances optiques. Le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S a inauguré une nouvelle série de focales fixes à très grande ouverture plus exploitables que le 58 mm f/0.95. Un bel exploit.

11 contacts électroniques

nombre de contacts monture Nikon NIKKOR Z hybride

utiliser un objectif NIKKOR Z : les 11 contacts de la monture Z

Trois contacts de plus que pour la monture F, cela a son importance. Cela permet à un boîtier Nikon Z de piloter n’importe quel objectif en monture F mais, surtout, à l’heure actuelle, l’intégralité des 11 contacts n’est pas complètement exploitée.

Nikon se réserve la possibilité d’utiliser les contacts vacants pour des usages futurs, notamment liés à la vidéo, qui exige des vitesses de communication à très haut débit, surtout dans le cadre de la 8K et des enregistrements au-delà de 120 images par seconde (disponibles sur le Nikon Z 9 et le Nikon Z 8).

Avec ses 11 contacts, la monture Z est « prête pour l’avenir », tout en permettant d’ores et déjà quelques raffinements uniques sur le marché, comme la correction du « focus breathing », ce phénomène imperceptible en photo mais gênant en vidéo, où la focale varie en fonction de la distance de mise au point, ce qui modifie le cadrage.

La monture Nikon Z est donc une monture bien née avec de nombreuses possibilités d’évolutions optiques (domaine où Nikon maîtrise son sujet), et offrant de solides arguments par rapport à la concurrence.

Utiliser un objectif NIKKOR Z: l’intérêt de la double gamme optique F et Z

« C’est une révolution, il faut tout racheter ! » Oui… mais non.

En développant ses hybrides Z, Nikon a apporté beaucoup d’attention à assurer la compatibilité avec les objectifs reflex en monture F. L’intérêt de la cohabitation de deux gammes optiques permet surtout aux utilisateurs d’hybrides Z de ne pas se retrouver avec des « trous » dans l’offre en monture Z, trous qu’il est possible de compenser en piochant dans le catalogue en monture F.

Tous les objectifs Nikon NIKKOR compatibles avec les hybrides Nikon Z

utiliser un objectif NIKKOR Z
la gamme d’objectifs NIKKOR Z et F compatibles via FTZ / FTZ II

Les objectifs existants et ceux qui arrivent

La plupart des focales fixes classiques sont disponibles (juin 2025) : 20, 24, 26, 28, 35, 40, 50, 58, 85 et 135 mm.

Côté focales fixes compactes, les 24, 26, 28 et 40 mm sont arrivés. Nikon a aussi lancé une gamme d’objectifs économiques à focale fixe et grande ouverture dont les NIKKOR Z 35 mm f/1.4 et NIKKOR Z 50 mm f/1.4 sont les premiers représentants.

De même pour les amateurs de macrophotographie, qui profitent des NIKKOR MC Z 50 et 105 mm en monture Z.

Plus que de simples transpositions des formules optiques actuelles, ces optiques sont soit plus compactes, soit plus performantes, soit à l’ergonomie mise au goût du jour, à l’instar de l’excellent NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S.

Du côté des zooms, les 14-24 mm f/2.8, 24-70 mm f/2,8 , 70-200 mm f/2.8 S et 24-120 mm VR hybrides se paient le quadruple luxe d’être plus compacts, plus légers, plus réactifs et plus performants que leurs homologues reflex.

Avec la monture Z, Nikon a introduit de nouvelles plages focales dans ses zooms, comme le très compact et redoutable 14-30 mm f/4, ou de nouvelles ouvertures, comme le 24-70 mm f/4 qui n’a pas d’équivalent en reflex Nikon. Le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 complète la gamme de zooms de reportage en proposant une ouverture attirante pour un tarif contenu.

C’est aussi par les zooms qu’arrivent les plus longues focales en monture Z, avec notamment un NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR, un NIKKOR Z 800 mm f/63 VR S ou un NIKKOR Z 100-400 mm f/4/5-5/6 VR S. Les ingénieurs Nikon en profitent pour alléger et compacter les formules.

Utiliser un objectif NIKKOR Z : les points forts

Les objectifs NIKKOR Z sont plus légers, notamment parce qu’ils n’intègrent pas toujours de stabilisation optique. Ce qui pourrait être perçu comme un recul technologique ne l’est pas.

D’une part, la suppression de la stabilisation optique « rigidifie » la formule optique, en enlevant une lentille flottante, tout en supprimant l’encombrant mécanisme qui permet de la faire bouger. C’est bénéfique pour la fiabilité.

D’autre part, la stabilisation mécanique du capteur des boîtiers Nikon Z5II, Z6 et Z7 séries 1 à 3, Zf, Z8 et Z9 (mais pas Z30, Z50II et Zfc) se révèle, à l’usage, plus efficace que celle intégrée aux objectifs AF-S NIKKOR pourvus de la stabilisation VR.

Cerise sur le gâteau : même un objectif F non stabilisé profite de la stabilisation du boîtier. Le beurre et l’argent du beurre.

Qu’attendre des objectifs Z sur boîtier Z et des objectifs F sur boîtier Z ?

N’évoquons pas le cas des objectifs Z sur boîtiers reflex F : cela est impossible. Évoquons donc les autres cas de figure.

Choisir un objectif NIKKOR Z sur hybrides Z est le cas idéal puisque ces objectifs sont développés pour tirer le meilleur parti de la monture Z. Cela vous paraîtra une évidence, mais c’est toujours bien de le souligner.

Ainsi, les optiques Z exploiteront au mieux la communication électronique (c’est bon pour l’autofocus) et, puisque leurs formules optiques sont étudiées pour les contraintes des tirages courts , ils sont capables de développer très tôt leur plein potentiel.

Utiliser un objectif NIKKOR Z : vers la photographie computationnelle

Avec ses objectifs Z, Nikon a choisi d’avoir massivement recours à la photographie computationnelle. Un mot barbare pour dire qu’à l’ère du numérique la performance d’une optique relève à la fois de sa formule optique (et de sa qualité d’assemblage), des corrections optiques apportées de manière électronique, et de la puissance de traitement embarquée dans le boîtier.

Là où les objectifs reflex NIKKOR F misaient avant tout sur la performance physique du verre et du fût, un objectif hybride Nikon de dernière génération peut déléguer à l’électronique certaines corrections complexes : vignettage, distorsion, aberrations, diffraction… Toutes ces petites imperfections que l’œil n’aime pas mais que les algorithmes savent corriger mieux que quiconque, en temps réel et sans altérer le fichier RAW.

Pour les puristes, cela peut manquer de noblesse, mais à une époque où la puissance de calcul des processeurs de nos appareils photo le permet, pourquoi s’en priver ?

Ce qu’il faut comprendre de la photographie computationnelle chez Nikon
Un objectif NIKKOR Z n’est pas seulement bien conçu mécaniquement. Il embarque des profils de correction optique conçus pour dialoguer avec les processeurs Expeed des boîtiers Z. Cela permet à l’ensemble optique + boîtier de produire des images plus nettes, plus homogènes, et plus fidèles à la réalité. Nikon ne triche pas avec ses fichiers, il exploite simplement tout le potentiel de la monture Z et de ses 11 contacts électroniques pour pousser l’intelligence du système encore plus loin.

Bien sûr, il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, et les défauts en question sont le vignettage, la distorsion et la diffraction. Trois choses qui aujourd’hui s’arrangent en trois clics et deux coups de baguette magique. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que, par défaut, lorsque vous montez une optique Z sur un boîtier Z, certains des réglages associés à ces corrections sont inaccessibles, Nikon préférant éviter les mauvaises manipulations et vous demandant de faire confiance lorsqu’il s’agit de tirer le meilleur de votre matériel.

Bien sûr, il reste aux lentilles de l’objectif leur forme, leur formule chimique et la manière d’ordonner tout cela, la mission d’apporter lumière, détails et couleurs. Ce qui n’est pas rien.

la formule optique de l'objectif Nikon NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S Noct

utiliser un objectif NIKKOR Z
l’assemblage lentilles de l’objectif Nikon NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S Noct

Ces corrections logicielles sont déjà connues des utilisateurs de reflex, mais à des degrés moindres. Toutefois, lorsque vous utilisez un objectif NIKKOR en monture F sur votre boîtier hybride en monture Z via les bagues FTZ ou FTZ II, cet objectif est immédiatement reconnu. Cela permet à l’hybride d’appliquer automatiquement les mêmes profils de correction que si vous utilisiez le reflex Nikon auquel vous êtes habitué.

Comme, en plus, la communication autofocus est assurée (à des degrés différents selon l’ancienneté de votre objectif, voir le premier article pour cela), et que les bagues FTZ et FTZ II ne contiennent pas de lentille, vous retrouverez très exactement les mêmes performances optiques sur un hybride Z que sur votre reflex Nikon F.

Et même… vous aurez des images meilleures, car d’une part les algorithmes de traitement d’image des Nikon Z sont plus récents, et que d’autre part la stabilisation du capteur vous permettra de photographier avec des temps de pose plus longs et/ou des sensibilités plus basses que celles auxquelles vous êtes habitué.

Cerise sur le gâteau : dans le cas des téléobjectifs et des télézooms, vous pouvez tout à fait insérer, entre votre objectif et une bague FTZ, un téléconvertisseur, tel que vous le feriez sur un reflex. Tout cela en gagnant quelques grammes du fait du boîtier plus léger.

Utiliser un objectif NIKKOR Z, une meilleure solution que les optiques F équivalentes ?

Pour certaines, de manière évidente, oui : le NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S, le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 et le Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95. D’un autre côté, ce sont des objectifs qui n’ont pas d’équivalents en monture F, ce qui facilite la comparaison.

Pour d’autres objectifs, la proposition Z surpasse l’équivalent F. C’est le cas du NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S et du 85 mm f/1,8 S. Dans le cas du zoom, le 24-70 mm f/2,8 Z est à la fois plus léger, plus maniable, plus moderne (avec son écran OLED intégré à l’affichage personnalisable) et, surtout, optiquement supérieur, tout cela pour un tarif similaire à son alter ego en monture F. Je vous invite à (re)découvrir le comparatif NIKKOR 24-70 mm dédié.

Dans le cas de l’objectif à portrait, le 85 mm f/1,8 Z s’intercale de manière tarifaire pile poil entre l’AF-S NIKKOR 85 mm f/1,8 et l’AF-S NIKKOR 85 mm f/1,4.

Si son prix est plus proche du premier (bien que double, certes, mais aussi deux fois moins cher que le f/1,4), ses performances dépassent allègrement les deux : plus homogène, plus précis, mieux corrigé, il sera l’investissement prioritaire des amateurs de portrait passés à l’hybride. D’autant plus que le demi-diaphragme perdu par rapport au f/1,4 n’est pas rédhibitoire et que la vente de l’AF-S NIKKOR 85 mm f/1,4 devrait largement couvrir le rachat du 85 mm Z.

Pour d’autres objectifs cependant, l’avis est plus nuancé. Ainsi, le 35 et le 50 mm f/1.8 Z sont plus onéreux que les AF-S NIKKOR 35 et 50 mm f/1,8, mais aussi un peu plus encombrants (et ce malgré la bague FTZ).

Protection - tropicalisation de l'objectif Nikon NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S

utiliser un objectif NIKKOR Z : la protection tous temps des objectifs Z

Les caractéristiques justifient une taille plus importante pour des performances supérieures par rapport à celles des NIKKOR F f/1.4 équivalents.

Il faut retenir qu’une optique pro n’est pas plus imposante uniquement parce qu’elle est plus lumineuse mais aussi parce que les éléments qui la composent sont conçus pour délivrer des images de meilleure qualité à toutes les distances de mise au point, à toutes les ouvertures et sur tout le champ.

Nikon a souhaité bousculer les standards en proposant une construction et une qualité d’image de niveau professionnel avec des ouvertures un peu moins lumineuses que celles des NIKKOR F. Tarif et encombrement supérieurs sont donc le prix à payer pour disposer d’une gamme cohérente en monture Z.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

utiliser un objectif NIKKOR Z
l’écran OLED intégré du 24-70 mm f/2.8 affichant les paramètres de prise de vue

Si vous êtes nouveau chez Nikon, particulièrement en hybride, il serait déraisonnable de ne pas directement vous équiper d’optiques Z, comme le NIKKOR Z 50 mm f/1.8, pour les raisons précédentes.

Critère Objectif NIKKOR Z Objectif NIKKOR F + bague FTZ
Compatibilité native Conçu pour les hybrides Nikon Z, monture Z directe Adapté via la bague FTZ, communication partielle selon les modèles
Autofocus AF rapide, silencieux, plein format optimisé pour la photographie computationnelle Nikon AF possible si objectif AF-S ou AF-P, parfois plus lent ou bruyant
Stabilisation Optimisé pour la stabilisation capteur des boîtiers Z Profite aussi de la stabilisation capteur, mais sans optimisation optique spécifique
Poids et encombrement Design plus compact grâce au tirage court de la monture Z Encombrement accru à cause de la bague FTZ, design reflex conservé
Corrections optiques Profils internes adaptés à la photographie computationnelle : distorsion, vignettage, etc. Profils disponibles si objectif récent, sinon partiels
Évolutivité Exploite les 11 contacts électroniques de la monture Z Limité aux 8 contacts de la monture F, via adaptateur
Investissement à long terme Compatible avec toutes les futures générations de boîtiers Z Transitoire, utile pour réutiliser les optiques existantes

Foire aux questions – objectifs NIKKOR Z et hybrides Nikon

Faut-il absolument acheter un objectif NIKKOR Z pour un hybride Nikon Z ?
Non, ce n’est pas obligatoire. Grâce à la bague FTZ, vous pouvez utiliser vos objectifs reflex NIKKOR F sur un boîtier hybride Nikon Z sans perte majeure de qualité. Mais si vous cherchez à tirer pleinement parti des performances de la monture Z — autofocus, stabilisation, communication électronique, photographie computationnelle — alors un objectif NIKKOR Z est un choix plus pertinent.

Quelle est la différence entre un objectif NIKKOR F et un objectif NIKKOR Z ?
Un objectif NIKKOR F est conçu pour les reflex Nikon à monture F, alors qu’un objectif NIKKOR Z est pensé dès l’origine pour les boîtiers hybrides Nikon Z. La monture Z offre un tirage plus court, un diamètre plus large et plus de contacts électroniques, ce qui permet une qualité d’image optimisée, des optiques plus compactes et des performances autofocus supérieures.

Est-ce que tous les objectifs Nikon sont compatibles avec la monture Z ?
Non. Seuls les objectifs en monture F peuvent être adaptés sur un boîtier Nikon Z via la bague FTZ ou FTZ II. Les objectifs d’autres montures (Canon EF, Sony E, etc.) nécessitent des adaptateurs tiers, souvent limités en compatibilité. En revanche, tous les objectifs NIKKOR Z sont nativement compatibles avec tous les boîtiers Nikon Z, du Z5II au Z9.

La photographie computationnelle est-elle vraiment utile avec un objectif hybride Nikon ?
Oui, c’est même un des atouts majeurs de la monture Z. Les corrections logicielles intégrées (distorsion, vignettage, focus breathing) permettent à Nikon d’optimiser la performance globale sans surdimensionner l’optique. C’est cette approche computationnelle qui permet à des objectifs NIKKOR Z comme le 24-70 mm f/4 ou le 85 mm f/1.8 S d’être si performants malgré leur compacité.

Quels sont les meilleurs objectifs NIKKOR Z à acheter en priorité ?
Tout dépend de votre pratique. Pour le portrait, le NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S est une valeur sûre. Pour le reportage, le 24-70 mm f/2.8 S ou le 28-75 mm f/2.8 sont des incontournables. En paysage, le 14-30 mm f/4 est redoutable. Et pour les petits budgets, les focales fixes comme le 28 mm ou le 40 mm offrent un excellent rapport qualité/prix.

Peut-on utiliser un objectif NIKKOR F au format DX sur un boîtier Nikon Z ?
Oui, il est possible d’utiliser un objectif NIKKOR F APS-C (DX) sur un hybride Nikon Z, à condition d’utiliser la bague FTZ ou FTZ II. Sur un boîtier Z au format APS-C (comme le Nikon Z50II ou le Zfc), l’objectif fonctionnera normalement, avec autofocus et mesure d’exposition. Sur un boîtier plein format (Z5II, Z8, Z9…), l’appareil appliquera automatiquement un recadrage (mode DX), ce qui réduit la définition de l’image.

Peut-on monter un objectif NIKKOR F DX sur un Nikon Z plein format ?
Oui, techniquement c’est possible avec la bague FTZ, mais ce n’est pas idéal. Le boîtier détectera l’objectif DX et basculera en mode recadrage automatique, ce qui signifie que vous n’exploiterez qu’une partie du capteur plein format. En pratique, cela revient à utiliser un capteur APS-C dans un boîtier plein format. L’image sera nette, l’autofocus fonctionnera, mais la résolution effective sera réduite. Mieux vaut acheter un hybride APS-C.

Est-il préférable d’utiliser un objectif NIKKOR Z DX sur un hybride APS-C Nikon ?
Oui. Si vous possédez un Nikon Z50II ou un Z fc, privilégiez un objectif NIKKOR Z DX. Ces optiques sont conçues spécifiquement pour la monture Z et offrent un meilleur équilibre poids/performances que les objectifs reflex adaptés. Vous conservez aussi tous les bénéfices de la communication électronique native entre objectif et boîtier.

Utiliser un objectif NIKKOR Z : pourquoi vous lancer dans l’hybride Nikon Z ?

Plusieurs cas de figure sont envisageables selon votre situation.

Vous êtes déjà équipé en boîtiers et objectifs reflex Nikon

Que ce soit pour seconder votre matériel actuel ou pour le remplacer, rester chez le même constructeur est le mouvement logique. Déjà équipé en reflex, vous pourrez continuer à utiliser vos objectifs. Ce qui minimisera votre investissement initial puisque vous n’aurez que le boîtier et une bague FTZ à acquérir. Les objectifs NIKKOR Z pourront venir plus tard.

Rappelons que cela est vrai aussi bien en venant d’un reflex DX (à capteur APS-C) que d’un reflex FX (à capteur 24 x 36 mm), et que, quels que soient vos objectifs actuels (DX ou FX), vous pourrez les utiliser sans soucis de compatibilité sur un hybride Nikon Z FX ou DX. Avec, bien sûr, la limitation du recadrage (automatique) en utilisant un objectif reflex DX sur un hybride FX.

tous les objectifs NIKKOR Z compatibles avec les hybrides Nikon Z

utiliser un objectif NIKKOR Z : la bague FTZ vous ouvre des possibilités étendues

En basculant sur l’hybride, vous gagnez en compacité, vous ouvrez la possibilité d’opter pour des optiques qui n’ont pas d’équivalent en reflex, tout cela en profitant du dernier cri de la technologie Nikon.

En effet, en termes de performances pures, le Nikon Z 8 est équivalent au Nikon D850, quand le Nikon Z5II est supérieur au Nikon D780. Seul le D500 n’a, pour l’heure, pas encore d’équivalent strict dans le monde de l’hybride si ce n’est le Nikon Z50II qui fait déjà de l’ombre aux D5600 et D7500, voir le comparatif.

Si vous êtes adepte de la vidéo, ou comptez vous y mettre, les hybrides Nikon Z ont des aptitudes très crédibles en la matière, grâce à leur stabilisation capteur, un autofocus plus performant en Live View, la possibilité de filmer en 4:2:2 10 bits interne et en N-Log, quatre choses qui n’existent pas sur les reflex Nikon (en savoir plus sur le kit Nikon Z vidéo).

Vous êtes déjà équipé en boîtier et objectifs d’une autre marque

La monture Z offre des prestations électroniques et surtout mécaniques qui la rendent, théoriquement, compatible avec n’importe quelle monture. Vous pourriez donc utiliser sur un hybride Nikon Z tout votre équipement, quelle que soit la marque ou la monture, APS-C comme plein format et à condition qu’il existe une bague de couplage.

Toutefois, étant donné les performances des optiques NIKKOR Z conçues spécifiquement pour la monture Z, et celles qu’offre la bague FTZ conçue spécifiquement pour tirer profit des performances des optiques NIKKOR F, il est logique d’envisager une migration vers la gamme d’objectifs NIKKOR.

Il reste toutefois possible d’utiliser vos objectifs d’autres marques sur un hybride Nikon Z à l’aide de bagues dédiées. Quelques accessoiristes se sont lancés dans l’aventure, mais n’attendez pas trop de ces bagues qui ne sont que des couplages basiques et ne peuvent permettre à des optiques conçues pour d’autres systèmes de donner le meilleur sur un hybride Nikon Z.

Vous êtes déjà équipé en hybride (24 x 36 mm ou non) et non Nikon

Il existe deux catégories : ceux ayant abandonné Nikon car jugeant que le constructeur tardait à venir sur le terrain de l’hybride 24 x 36 mm, et ceux ayant directement commencé chez Sony puisque, jusqu’à l’automne 2018, il n’y avait guère le choix.

Pour les sonyistes anciens nikonistes, le retour « au bercail » est d’autant plus évident s’ils ont conservé leurs objectifs en monture F. Au passage, ils gagneront, avec les Nikon Z, des boîtiers mieux construits, plus résistants, et à l’ergonomie mieux pensée.

Pour les professionnels, le service Nikon Pro demeure supérieur, plus réactif, avec des points de chute plus nombreux à travers le globe. Cela peut avoir son importance.

Pour les autres utilisateurs d’hybrides 24 x 36 mm, cela va aller assez vite.

Utilisateur Canon, vous êtes déjà massivement équipé, je vous convaincrai difficilement d’abandonner les Rouges pour rallier les Jaunes. Mais c’est dommage, parce que vous y gagneriez, selon les modèles, la stabilisation du capteur, des objectifs plus légers, de la définition dans le cas des Z 8 et Z 9 et une gamme plus lisible.

Autre cas de figure, vous possédez un hybride APS-C ou Micro 4/3. La monture Nikon Z vous permettra d’utiliser vos objectifs, mais pas forcément en conservant la communication électronique.

Le 24 x 36 mm, quant à lui, se justifie pour des applications nécessitant de hautes définitions, des profondeurs de champ plus faibles ou une meilleure gestion des hautes sensibilités. Ou alors, juste pour le plaisir. En photographie, c’est une notion importante qu’il ne faut pas oublier.

Vous n’êtes pas du tout équipé

Alors, bienvenue chez Nikon !

Avec ses hybrides Z, le constructeur propose une offre au niveau de la concurrence, et il est évident qu’une nouvelle et belle aventure photographique est bien partie. Il est encore temps de prendre le train en marche et vous ne le regretterez pas. Il suffit d’ailleurs de relire les deux articles de ce dossier pour vous en convaincre !

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Tokina atx-i 100 mm f/2.8 : un petit téléobjectif pour la macro, le portrait et l’urbain en plein format

Tokina annonce la nouvelle version de son objectif à focale fixe Tokina atx-i 100 mm f/2.8 FF, un petit téléobjectif conçu pour les capteurs plein format des reflex Nikon F et Canon EF.

Tokina atx-i 100 mm f/2.8 FF pour Nikon et Canon

Tokina atx-i 100 mm f/2.8 FF, présentation

Moins connue que les deux opticiens indépendants Tamron et Sigma, la marque Tokina est pourtant présente sur le marché depuis les années 60. Elle s’est spécialisée dans les optiques pour appareils photo, a été depuis rachetée par Kenko, elle est diffusée en France par Cokin (les filtres) qui appartient aussi au groupe Kenko-Tokina.

Après avoir annoncé récemment la mise à jour de son zoom grand-angle Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8, Tokina fait de même avec sa focale fixe dédiée au portrait et à la macro, le Tokina atx-i 100 mm f/2.8 FF.

Tokina atx-i 100 mm f/2.8 FF pour Nikon et Canon

Cet objectif est conçu pour les reflex plein format Nikon (en monture F) et Canon (en monture EF), il est compatible avec les reflex APS-C Nikon (équivalent 150 mm). A ce titre il complète le Tokina Opera 16-28 mm f/2.8.

Cette nouvelle version du 100 mm f/2.8 Tokina propose une formule optique à 9 éléments en 8 groupes et un traitement multicouche sur la lentille frontale pour diminuer les reflets parasites (dont le flare).

La construction mécanique a été revue, le design est celui des dernières optiques de la marque, plus moderne. La prise en main devrait être plus agréable, Tokina a pris soin de revoir la taille des bagues et leur friction pour coller aux standards du moment.

Un objectif à focale fixe de 100 mm ouvrant à f/2.8 vous permet de faire du portrait, de la photo urbaine, et – surtout – de la macro puisque la formule optique de ce Tokina atx-i 100 mm f/2.8 FF propose un rapport de grandissement est de 1:1 à 30 cm.

L’ouverture f/2.8 constante permet aux portraitistes d’isoler l’arrière-plan pour produire des images avec un bokeh de qualité, il reste à vérifier lors d’un futur test terrain la progressivité de la transition net/flou offerte par cette optique.

Afin de limiter les déplacements inutiles du système de mise au point autofocus, le Tokina atx-i 100 mm f/2.8 FF est doté d’un limiteur de distance de mise au point, l’autofocus peut alors se caler plus rapidement (c’est le cas sur les téléobjectifs Nikon par exemple).

Tokina précise que l’optique s’étend lors de la mise au point mais ne tourne pas, ce qui vous permet d’utiliser un filtre, le diamètre est de 55 mm.

La bascule entre mise au point autofocus et mise au point manuelle se fait par tirage de la bague de mise au point, comme c’est le cas sur d’autres modèles de la marque.

Fiche technique du Tokina atx-i 100 mm f/2.8 FF

  • distance focale : 100mm
  • ouverture maximale : f/2.8
  • ouverture minimale : f/32
  • angle de vue : 24°
  • mise au point minimale : 0.3 m
  • ratio macro : 1:1
  • diaphragme : 9 lamelles
  • longueur : 95.2 mm en version Nikon – 97.7 mm en version Canon
  • diamètre total maximal : 73 mm
  • poids : 515 g en version Nikon – 525 g en version Canon
  • filetage filtres : 55 mm

Note pour les utilisateurs d’un reflex Nikon F : la bague d’ouverture manuelle de la version Nikon est basée sur les standards Nikkor Ai AF Nikkor Type D. Elle est compatible avec les reflex dotés d’une motorisation interne, les reflex non-équipés de moteur AF des séries D3xxx et D5xxx devront être utilisés en mise au point manuelle uniquement.

Tarif et disponibilité

Le Tokina atx-i 100 mm f/2.8 sera disponible dès le mois de décembre 2019 au prix de vente conseillé de 429,90 euros.

Ce tarif permet au Tokina d’être un peu moins cher que le Canon EF 100 mm f/2.8 (460 euros), bien qu’il soit environ 100 euros plus cher que la précédente version dont le tarif a baissé ces derniers mois.

En monture Nikon F, seul le Yongnuo 100 mm f/2 s’avère plus accessible à 250 euros avec un standard qualité bien moins élevé. Le Sigma 105 mm f/2.8 Macro vous coûtera 550 euros, le Samyang 100 mm f.2/8 Macro vaut 100 euros de plus environ et n’est pas autofocus, le Nikon AF-S 105 mm f/2.8 Macro reste le plus onéreux à 840 euros tout en proposant une motorisation AF-S compatible avec tous les boîtiers dont les hybrides série Z.

Source : Tokina / Cokin France


Test NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S : portrait, reportage, photo de rue, mon préféré !

Dans la gamme d’optiques Nikon Nikkor à monture Z, la famille des focales fixes s’est enrichie ces dernières semaines d’un objectif à portrait. Voici le test Nikkor Z 85 mm f/1.8S, un objectif pour les Nikon hybrides qui s’avère le plus joueur de la série f/1.8 S et dont le tarif reste modéré.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …

Parmi tous les photographes, ceux adeptes de portrait sont sans doute les plus choyés par les opticiens, quelle que soit la monture, quelle que soit la taille de capteur, quel que soit le constructeur.

Rien que chez Nikon pour les boîtiers FX reflex, la gamme actuelle compte trois références (un 105 mm f/1,4 sublime, deux 85 mm, respectivement ouvrant à f/1,4 et f/1,8, et respectivement vendus 1600 € et 400 €).

En plus de ce trio, les nikonistes portraitistes équipés en hybride Z FX à capteur 24 x 36 mm (et bientôt ceux équipés en Z DX à capteur APS-C) peuvent compter sur le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S apparu au catalogue durant l’automne 2019 à 799 €.

Ce n’est pas peu dire que cet objectif à portrait est attendu au tournant ! Sans plus attendre, voyons ensemble s’il est de ceux qui en mettent plein les mirettes (ou non) et mérite d’intégrer votre besace.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : l’objectif sur Nikon Z 7 avec son pare soleil

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : présentation et contexte

Pour un opticien, il faut faire preuve d’une mauvaise volonté évidente pour rater la conception d’un objectif à portrait tant il s’agit, virtuellement, des objectifs parmi les moins complexes à dessiner et construire. Alors, forcément, pour se démarquer, il faut soit afficher un tarif au ras des pâquerettes, soit offrir des prestations de haut vol.

Mais au fait, qu’est-ce qu’un bon objectif à portrait ? Idéalement, il s’agit d’un objectif à la fois capable de peu de déformation pour les sujets proches, ou alors à l’avantage du modèle photographié, tout en autorisant une profondeur de champ assez faible pour bien isoler le regard de son sujet (et au passage lisser quelques imperfections épidermiques).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/100 sec. – f/1.8 – ISO 1.600

Les courtes focales, comprises entre 75 et 120 mm, ouvrant à f/2 et moins, sont donc toutes indiquées pour cet exercice. La longueur focale légèrement supérieure à la focale standard permet d’affiner les visages. En combinant cette focale à une grande ouverture, à vous les joies des courtes profondeurs de champ et des bokeh plus ou moins crémeux.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : une baïonnette tout métal digne des meilleurs objectifs Nikkor

Question d’ouverture, pas besoin de faire dans l’exotisme d’un f/0,95 ! De f/1,4 à f/2, cela convient très bien. En toute logique, et afin de rester cohérent avec le reste de ses focales fixes en monture Z, Nikon a donc opté pour une combinaison 85 mm + f/1,8.

À l’heure où j’écris ces lignes, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est la plus longue focale fixe disponible en monture Z chez Nikon. Autofocus, devrions-nous préciser, puisqu’à l’automne 2019 le coréen Samyang a également ajouté à son catalogue un 85 mm en monture Z, ouvrant à f/1,4, mais à mise au point strictement manuelle (399 €).

Grâce à la bague FTZ, il vous sera également possible d’exploiter les trois optiques Nikkor F évoquées en introduction, mais aussi le Samyang AF 85 mm f/1,4 F récemment testé vendu 699 €, ainsi que le Sigma 85 mm f/1,4 DG HSM | Art (1099 €), pour ne citer qu’eux. Bref, ce n’est pas peu dire que la concurrence est rude ! D’un point de vue tarifaire, il y en a pour tous les goûts, et pour toutes les bourses.

Lancé à 799 € le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S est, de manière presque surprenante, plutôt bien positionné compte tenu de ce qu’il propose par rapport à la concurrence.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/250 sec. – f/1.8 – ISO 10.000

C’est une nouvelle formule optique à 12 lentilles (dont 2 en verre ED) répartie en 9 groupes qui se trouve au cœur de ce Nikkor Z 85 mm f/1,8 S, à comparer avec la formule moins ambitieuse, mais plus compacte, à 9 lentilles (sans verre ED) en 9 groupes de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1,8 G, et même celle à 10 lentilles de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1,4 G.

Le Nikkor Z utilise un diaphragme circulaire à 9 lamelles (7 sur le f/1.8 AF-S). La mise au point minimale descend à 80 cm. Avec presque 10 cm de long (99 mm pour être précis), sans son pare soleil, il ne passera pas inaperçu. Pour autant, sa masse reste contenue, avec seulement 470 grammes sur la balance.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : diamètre 67 mm pour le filtre

Notons au passage, et c’est un peu dommage, qu’il est le seul objectif Nikkor Z, à ce jour, à utiliser des filtres de 67 mm de diamètre : les 35 et 50 mm f/1,8 S utilisent des filtres de 62 mm, les zooms 14-30 mm f/4 et 24-70 mm f/2,8 se partagent des filtres de 82 mm.

À qui se destine ce 85 mm f/1,8 ?

Au risque de me répéter : aux portraitistes. Que vous soyez équipé d’un Nikon Z 6/7 à capteur 24 x 36 mm, ou même si vous envisagez de vous équiper du Z 50 à capteur APS-C, sur lequel le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S cadrera comme un 127,5 mm.

C’est un peu long pour du portrait, mais ça passe, surtout qu’avec la mise au point minimale à 80 cm vous pourrez obtenir d’intéressants plans serrés. Attention toutefois : l’objectif n’étant pas stabilisé et le Z 50 non plus, il faudra lors de cette association être particulièrement vigilant au flou de bouger.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/320 sec. – f/1.8 – ISO 5.000

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/60 sec. – f/1.8 – ISO 500

Comme les 85 mm sont aussi, et avant tout, de petites longues focales, ils sont également adaptés au reportage et à la photographie de rue. En complément d’un 35 mm f/1,8, les deux formeront un duo idéal : le 35 mm pour les plans d’ambiance large, le 85 mm pour les portraits, les détails et les clichés plus intimistes.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/3.200 sec. – f/1.8 – ISO 800

Éventuellement, vous pouvez vous aventurer dans la photographie sportive et animalière, il faudra alors être assez proche de votre sujet (ça fonctionne bien pour un match de babyfoot, moins pour traquer des lions dans la savane).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/400 sec. – f/2 – ISO 1.250

Qualité de construction

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S sort, presque littéralement, du même moule que ses congénères Nikkor Z de la série S : fût noir légèrement satiné, large bague de mise au point cannelée, commutateur AF/MF minimaliste, monture métallique, lèvre caoutchouc pour prévenir des infiltrations d’humidité et de poussière, joints internes. Vous commencez à connaître la chanson.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : le commutateur Autofocus / Manuel sur le fût

Du côté de la qualité de construction, rien de spécial, rien à signaler : c’est de la belle ouvrage, qui fait son travail de manière efficace, sans excès de zèle, sans exotisme ni luxe particulier.

Prise en main, stabilisation  et autofocus

Tout comme précédemment, vous ne serez pas perdu si vous avez déjà pris en main le 35 mm f/1,8 S ou le 50 mm f/1,8 S : c’est simple et sobre, peut-être même un peu trop simple et un peu trop sobre. Point de graduation de distance, encore moins de bague de diaphragme, pas d’échelle de profondeur de champ, surtout pas de stabilisation optique puisque celle du boîtier (en l’occurrence, un Z 7 lors de notre test) fait le travail. Et le fait même très bien puisqu’à main levée il est possible à ¼ de seconde !

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/4 sec. – f/1.8 – ISO 200

Ce sont quasiment 5 vitesses gagnées par rapport à un système non stabilisé. Chapeau ! Même si, pour du portrait, ce ne sera pas forcément utile selon votre sujet : on a inventé les technologies compensant les mouvements du photographe, pas encore ceux empêchant les modèles de bouger (que ce soient des enfants agités ou de sages adultes, voire l’inverse).

Au printemps 2019, Nikon a offert, par mise à jour firmware, l’autofocus sur l’œil (Eye AF) à ses Z 6 et Z 7. Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est donc le candidat idéal pour vérifier sa pertinence et son efficacité, d’autant plus qu’il est équipé d’une double motorisation (silencieuse).

Bilan après deux semaines d’utilisation : la collaboration des deux se révèle aussi pertinente qu’efficace. Encore mieux qu’une certaine équipe de foot, l’appareil va droit au but.

En dehors du suivi de visage, préférez les modes AF avec un minimum de collimateurs, afin que la mise au point ne se fasse pas n’importe où. Evitez la combinaison AF-C + zone large, dans laquelle l’autofocus peut se perdre. Enfin, pour du portrait, privilégiez toujours le mode priorité ouverture, afin de contrôler au mieux votre profondeur de champ.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/500 sec. – f/1.8 – ISO 800

En situation de reportage, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S s’en sort avec les honneurs et se montre même plus joueur que le Nikkor Z 50 mm f/1,8 S. Sa focale plus longue permet d’aller chercher des informations un peu plus loin, des cadrages plus serrés et l’ouverture f/1,8 pourra être pleinement exploitée pour bien séparer ses différents plans.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/500 sec. – f/2.8 – ISO 100

Performances optiques : pique, homogénéité et flare

Comme je l’ai déjà écrit, les 85 mm ne sont pas les objectifs les plus compliqués à dessiner, mais cela ne veut pas pour autant dire que c’est simple.

Par nature, il s’agit d’une focale qui demande peu de correction, ce qui épargne le recours aux complexes, et coûteuses, lentilles asphériques. Pour un opticien aussi expérimenté que Nikon, difficile de se planter ! Ce serait même une très bonne occasion de rappeler qui est le patron. Force est de constater qu’à ce petit jeu là le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S n’est pas le dernier à rouler des mécaniques.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/50 sec. – f/4 – ISO 1.000

Que ce soit du côté du piqué, de l’homogénéité et de la gestion du flare, ce portraitiste se révèle absolument irréprochable. Et ce dès la pleine ouverture ! En fait, il est tellement bon que le seul véritable reproche que l’on pourrait lui faire serait d’être un peu trop bon.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.000 sec. – f/1.8 – ISO 800

Comprendre par là que, dans ce monde de pixels un peu brutaux, un peu de douceur à la pleine ouverture aurait presque était préférable. Associé aux 45,7 Mpx d’un Nikon Z 7, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S a ainsi tendance à un peu trop refaire sortir les détails, donc les imperfections. C’est chirurgical, pas forcément toujours esthétique. Très bien si vous vous appelez Martin Parr ou Bruce Gilden, moins si vous ne vous baladez pas avec du fond de teint pour adoucir les traits de vos modèles de circonstance…

Par contre, si vous envisagez plutôt ce 85 mm comme un objectif de reportage, ce sera l’extase : pas un seul détail ne vous échappera. Et ça, c’est carrément chouette, surtout si vous faites des tirages très, très grands.

Performances optiques : rendu des couleurs, aberrations chromatiques et vignettage

Comme ses congénères Z de la série S, ce 85 mm f/1,8 S offre un rendu très neutre qui vous permettra de le modifier à votre guise. Pour un objectif à portrait, j’aurais tendance à préférer quelque chose de plus chaud mais un petit coup en post-traitement et hop, ça ira mieux.

Du côté des aberrations chromatiques, elles sont aux abonnées absentes. D’abord parce que c’est un 85 mm, donc peu sujet à ce défaut, ensuite parce que Nikon maîtrise bien son sujet.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.250 sec. – f/4 – ISO 100

Enfin, en ce qui concerne le vignettage, deux écoles s’affrontent. Celle qui considère que, quoi qu’il arrive, un objectif ne doit pas vignetter. Celle qui considère au contraire que, parfois, un peu de vignettage, c’est sympa et ça donne même encore plus de sens à l’image.

J’aurais tendance à faire partie de la seconde, surtout lorsqu’il s’agit de portrait et que le vignettage permet de fermer l’image afin de focaliser l’attention du spectateur sur le sujet (plus ou moins central). Une application automatique très (trop?) efficace est appliquée par le Z 7, du vignettage demeure perceptible en JPEG jusqu’à f/2,8. En passant par les NEF, ce vignettage est bien visible de la pleine ouverture (f/1,8) jusqu’à f/4, s’estompe à f/5,6, puis disparaît complètement à f/8.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/15 sec. – f/1.8 – ISO 500

À vous de décider s’il s’agit d’un handicap. De mon côté, je suis satisfait que Nikon n’ait pas poussé trop loin les curseurs algorithmiques afin de préserver ce rendu si caractéristique des objectifs à portrait.

Performances optiques : déformation et distorsion

Par essence, un 85 mm se doit de légèrement déformer l’image : c’est d’ailleurs ce qui lui permet de rendre des visages un peu plus minces qu’ils ne le sont réellement afin de mieux coller aux canons esthétiques actuels.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/640 sec. – f/5 – ISO 64

De là à trancher s’il s’agit d’une bonne ou d’une mauvaise chose, c’est un autre débat philosophique et éthique. Ces considérations mises de côté, nous pouvons considérer qu’en termes de restitution géométrique, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est parfait et file droit, c’est le cas de le dire.

Rendu optique : profondeur de champ

Aaaaah, la partie la plus intéressante ! Forcément, en allongeant la focale et en maintenant une ouverture maximale à f/1,8, à vous les joies des faibles profondeurs de champ et du bokeh.

À ce petit jeu, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est naturellement avantagé par rapport au Nikkor Z 50 mm f/1,8 S. Idéal en portrait, il permet également de raconter des histoires en jouant sur la séparation des plans dans le cadre d’une utilisation en reportage.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/8.000 sec. – f/1.8 – ISO 100

Attention toutefois : la contrepartie est que pour être net sur toute votre image et pour avoir une profondeur de champ maximale il vous faudra fermer à f/11 et jusqu’à f/16 (l’ouverture minimale), ce qui ne sera pas sans conséquence sur le temps d’exposition ainsi que sur la diffraction, laquelle, surtout avec 45 Mp, entraînera une perte du piqué. On n’a rien sans rien.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.000 sec. – f/2.8 – ISO 1.250

D’un strict point de vue esthétique, le bokeh du Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est plutôt doux et neutre, quoiqu’un peu trop moderne à mon goût. Je lui préfère le côté onirique des AF-S Nikkor 105 mm f/1,4E ED et Samyang AF 85 mm f/1,4 F.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/60 sec. – f/2.8 – ISO 800

Notez cependant que ce 85 mm f/1,8 Z sait faire preuve d’une certaine douceur dans sa transition net/flou, ce qui n’est pas le cas de tous les objectifs modernes, cela atténue la dureté des images numériques. D’un naturel passe partout, son bokeh n’est cependant pas de ceux devant lesquels on s’extasie ou qui déclenchent un effet « waouh ! ».

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S peut vous intéresser si :

  • vous pratiquez assidûment le portrait avec un hybride Z,
  • vous cherchez un petit téléobjectif de reportage,
  • vous souhaitez compléter votre 35 mm f/1,8 S (ou votre 14-30 mm f/4 S),
  • vous souhaitez un équipement 100 % Nikkor Z sans passer par la bague FTZ.

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si :

  • vous avez une préférence pour les optiques à portrait veloutées.

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition sur le Flickr Nikon Passion :

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : les photos

Test Nikkor Z 85 mm f/1,8 S : ma conclusion

De toutes les focales fixes Nikkor Z de la séries S passées entre mes mains, ce Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est sans conteste mon préféré. Le plus joueur, grâce à son autofocus vif et sa séparation des plans facilitée par son aptitude à manier les faibles profondeurs de champs, il est aussi celui qui a le plus de personnalité.

Excellent pour du portrait moderne, très recommandable pour de la photographie de rue et du reportage, il se paye en plus le luxe d’être affiché à un tarif que je qualifierais presque de modéré, même s’il sera toujours possible de râler sur le fait que « il ne s’agit pas d’un f/1,4 ! » (les préjugés ont la vie dure).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.600 sec. – f/2 – ISO 64

S’il avait un défaut, ce seraient en fait trois défauts. Deux minimes : sa tendance au vignettage (facile à corriger) et son bokeh trop neutre. Un, en comparaison, majeur (mais pas tant que cela) : sa taille. Avec ses 10 cm de long sans le pare soleil (14 cm avec), il est loin d’être discret. Pour du portrait posé, rien de grave, mais pour de la photographie sur le vif, on a fait mieux. En plus, dans la besace, ça prend de la place.

Malgré son relatif encombrement visuel, ce 85 mm sait rester léger et très maniable avec ses 470 grammes. Parce qu’il faut bien lui trouver quelques défauts, dommage toutefois, et c’est une critique commune à tous les Nikkor Z de la série S (Noct-Nikkor mis à part) que sa bague de mise au point transmette aussi peu d’informations et qu’il ne profite pas d’une véritable bague de diaphragme, qui lui conférerait une mise en main premium à la hauteur de ses prestations.

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …


Pourquoi choisir un objectif Nikon Nikkor ?

Vous possédez un appareil photo Nikon reflex ou hybride et vous cherchez l’objectif adapté à vos besoins ? Vous aimeriez acheter un appareil photo Nikon mais vous ne savez pas si la gamme d’objectifs est suffisante pour couvrir vos besoins ? Vous voulez passer du reflex à l’hybride mais le nombre d’objectifs disponibles vous freine ?

Voici pourquoi choisir un objectif Nikon pour reflex ou hybrides Nikon ainsi que tout ce qu’il faut savoir sur cette gamme d’optiques Nikkor.

Pourquoi choisir un objectif Nikon Nikkor ?

Article réalisé en partenariat avec Nikon

Nikon Nikkor, une gamme d’objectifs pour reflex et hybrides Nikon

La confusion est fréquente, les deux mots Nikon et Nikkor ne désignent pas la même chose.

  • Nikon est la marque d’appareils photo, présente sur le marché depuis 1917 et plus connue depuis l’arrivée du premier reflex Nikon, le Nikon F, en 1959,
  • Nikkor est la gamme d’objectifs Nikon, pour reflex et hybrides.

Ceci explique la mention Nikon Nikkor quand vous cherchez les caractéristiques d’un objectif Nikon. Par abus de langage, les rédacteurs utilisent souvent le nom Nikon en lieu et place du nom Nikkor, mais il s’agit bien de parler d’une optique Nikon pour reflex ou hybride (notez que l’on parle tout aussi bien d’une optique que d’un objectif, les puristes y voient un sacrilège, les photographes comprennent).

choisir un objectif Nikon dans la gamme Nikon Nikkor

les plus récents objectifs dans la gamme d’objectifs Nikon Nikkor en monture F

Si la gamme d’objectifs Nikkor existe depuis des décennies, c’est parce qu’elle a su évoluer avec l’offre de boîtiers, depuis l’argentique jusqu’aux hybrides Z actuels en passant par les différentes gammes de compacts, bridges et reflex, APS-C comme plein format.

Sachez de même que c’est Nikon qui a fourni les objectifs Nikkor pour les premiers appareils photo Canon, c’est une longue histoire.

La gamme Nikkor compte de très nombreuses références et séries, mais choisir un objectif Nikon reste toutefois simple grâce à une caractéristique unique de cette gamme.

Une gamme simple à comprendre

En apparence il est facile de se perdre dans le catalogue d’objectifs Nikon tant il compte de modèles. Et pourtant cette gamme possède une caractéristique unique qui simplifie bien des choses.

Depuis son premier reflex, Nikon a toujours favorisé la compatibilité de ses objectifs avec ses différents boîtiers. La monture F, aujourd’hui complétée de la monture Z, n’y est pas pour rien.

la monture Nikon Z pour les appareils photo Nikon Z hybrides

la monture Nikon Z des appareils photo Nikon Z hybrides

La monture d’un objectif (et par extension d’un boîtier), est le système de couplage entre l’objectif et le boîtier.

Dans la gamme Nikon Nikkor, il n’y a qu’une seule monture pour les reflex, la monture F, et une seule monture pour les hybrides Z, la monture Z.

Trouver un objectif compatible avec un boîtier donné peut s’avérer complexe avec d’autres marques ayant développé plusieurs montures pour le même type de boîtier. Choisir un objectif Nikon c’est simple :

  • vous avez un reflex, c’est la monture F,
  • vous avez un hybride, c’est la monture Z.

Ainsi par exemple, un Nikkor F AF-S 50 mm f/1.8G est utilisable sur un reflex Nikon tandis qu’un Nikkor Z 50 mm f/1.8 S est utilisable sur un hybride Nikon Z (la compatibilité Nikkor F vers Nikon Z via la bague FTZ est abordée plus bas).

Ces deux montures F et Z sont employées indifféremment sur les boîtiers APS-C (Nikon DX) et plein format (Nikon FX).

Un Nikon D500 par exemple, reflex APS-C, utilise des objectifs à monture F tout comme un Nikon D850 bien que ce dernier soit plein format.

Un Nikon Z 6, hybride plein format, utilise des objectifs à monture Z tout comme un Nikon Z 50, bien que ce dernier soit APS-C.

Toutes les combinaisons boîtier/objectif possibles avec la gamme Nikon Nikkor reflex et hybride

Le tableau ci-dessous présente les combinaisons possibles pour les reflex et les hybrides Nikon et les deux séries d’objectifs en monture F et Z.

le système Nikon multi-focus des objectifs Nikon Nikkor

le système multi-focus des objectifs Nikon Nikkor

Choisir un objectif Nikon pour reflex suppose de s’intéresser aux différentes séries d’objectifs. Leur monture est identique mais leurs caractéristiques varient selon leur année de sortie :

  • les premières optiques étaient à mise au point manuelle quand les plus récentes sont à mise au point autofocus (l’autofocus Nikon apparaît en 1983 avec le F3-AF),
  • les optiques pour reflex argentiques mécaniques ne disposaient pas des composants électroniques rendus nécessaires sur les reflex plus récents (motorisation autofocus, stabilisation, diaphragme électro-magnétique),
  • les optiques pour reflex à motorisation autofocus interne ne disposaient pas d’une motorisation embarquée, elle l’est désormais avec les Nikkor AF-S et AF-P.

La particularité quasi unique de la gamme Nikkor est que tout objectif conçu pour une monture particulière, F ou Z, est compatible avec un boîtier disposant de la même monture, quelle que soit son année de sortie.

Vous pouvez par exemple équiper votre reflex numérique récent d’un objectif conçu pour les reflex argentiques, il se montera sur le boîtier. La seule limite sera celle de l’objectif, s’il n’est pas autofocus par exemple.

Vous pouvez de même équiper votre hybride Nikon Z APS-C d’une optique Nikkor Z plein format, c’est la monture Z donc c’est compatible.

Certaines limitations sont imposées par les différentes normes technologiques, consultez le tableau de compatibilité des objectifs Nikon Nikkor sur le site Nikon pour avoir tous les détails.

Bague Nikon FTZ, utiliser un objectif Nikkor F sur un appareil photo hybride Nikon Z

Lors de l’annonce des premiers Nikon Z hybrides fin août 2018, et afin d’étendre la gamme d’objectifs Nikkor Z naissante pour ces appareils photo, Nikon a annoncé la mise à disposition d’une bague Nikon FTZ (« F to Z ») assurant la compatibilité entre les objectifs à monture F et les boîtiers à monture Z.

Nikon Z6 et Z7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

le Nikon Z 7 avec la bague Nikon FTZ de couplage à l’objectif AF-S Nikkor 28 mm f/1.4

Cette bague permet d’utiliser un objectif en monture F sur un hybride en monture Z. Vous avez alors accès à la quasi-totalité des objectifs F pour reflex, en attendant que la gamme d’optiques Z se développe (23 modèles dans la roadmap d’octobre 2019).

Les fausses croyances

Cette bague a semé le trouble chez certains et bon nombre de fausses croyances circulent à son sujet. Voici ce qu’il faut savoir.

La bague Nikon FTZ assure :

  • le couplage mécanique entre un objectif Nikkor F APS-C (DX) ou plein format (FX) sur un boitier Nikon Z APS-C ou plein format,
  • le couplage électronique entre l’optique et le boîtier pour autoriser l’autofocus et la mesure de lumière,
  • un fonctionnement avec un objectif pour reflex identique à celui que vous auriez avec un objectif pour hybride.

Cette bague a quelques limitations dues aux différences de conception entre un reflex et un hybride :

  • elle nécessite un objectif Nikkor AF-S ou AF-P pour que l’autofocus fonctionne car les hybrides n’ont pas de moteur AF intégré à l’inverse des reflex,
  • elle rajoute 135 grammes et 35 mm à la longueur de l’ensemble boîtier + objectif.

Test Nikopn Z7 : bague FTZ + Nikon AF-S 70-200mm f/2.8

le Nikon Z 7 avec la bague de couplage Nikon FTZ et l’objectif AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VRII

Fake News !

Les affirmations suivantes sont toutes fausses :

  • la bague FTZ dégrade la qualité d’image : c’est faux puisqu’elle ne comporte aucun élément optique,
  • la bague FTZ ralentit l’autofocus : c’est faux puisqu’elle ne fait que transmettre des signaux électriques,
  • la bague FTZ modifie la focale de l’objectif : c’est faux puisque la focale d’un objectif est propre à l’objectif indépendamment du boîtier
  • la bague FTZ ne permet pas de monter un Nikkor F DX sur un hybride Nikon Z DX : c’est faux, elle le permet bien,
  • la bague FTZ induit un flou de bougé supplémentaire à la prise de vue : c’est faux, le flou de bougé est lié au temps de pose, pas à la longueur ou au poids de la bague,
  • la bague FTZ baisse la fréquence du mode rafale : c’est faux, la bague n’intervient pas de même qu’un objectif n’a jamais limité le mode rafale,
  • la bague FTZ ralentit le déclenchement : c’est en partie faux, elle demande au boîtier quelques dixièmes de seconde de prise en compte lors du démarrage. Le déclenchement est ensuite aussi rapide que sans bague.

Notez que la bague FTZ n’est pas réversible. Vous ne pouvez pas monter un objectif Nikkor Z sur un reflex Nikon F à l’aide de cette bague, le système optique des reflex ne le permet pas.

Les avantages de la bague FTZ que vous n’avez peut-être pas perçus

En permettant l’utilisation d’un objectif pour reflex sur un hybride, la bague Nikon FTZ permet à l’utilisateur d’un hybride Nikon Z d’accéder à un très large choix d’objectifs :

  • les objectifs Nikkor AF-S et AF-P en monture F avec conservation de l’autofocus,
  • les objectifs Nikkor AF et AF-D, très nombreux en occasion à petit prix, à utiliser en mise au point manuelle,
  • les objectifs Nikkor AI et AIS, dont les mythiques Micro-Nikkor pour la macro, dont les tarifs en occasion sont très attractifs,
  • les objectifs Nikkor DC à bascule et décentrement pour l’architecture,
  • les téléobjectifs Nikkor dont les 500, 600 et 800 mm à grande ouverture,
  • les super grand-angles Nikkor DX et FX pour la photographie de paysage
  • les objectifs Fisheye dont le Nikkor AF-S 8-15 mm,
  • le Nikkor AF-S 58 mm f/1.4 Noct pour la photo de nuit,
  • par extension, tous les objectifs compatibles avec la monture F quelle que soit leur marque.

Comme pour tout couplage à l’aide d’une bague, il existe des limites techniques, consultez la liste de compatibilité sur le site du support Nikon.

Utiliser un objectif Nikkor sur un hybride d’une autre marque

Saviez-vous que vous pouvez utiliser un objectif Nikkor F sur un hybride d’une autre marque ?

montage d'un objectif Nikon Nikkor sur hybride Fujifilm avec bague de couplage Nikon-Fuji

Objectif AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VRII sur hybride Fujifilm

Certains fabricants comme Metabones proposent des bagues d’adaptation qui permettent de monter un Nikkor sur un boîtier Sony, Canon, Fujifilm, … pour bénéficier de la qualité des optiques Nikon.

Les vidéastes apprécient ce type de couplage car il leur permet d’accéder à la gamme la plus complète d’objectifs sans remettre en cause le choix de leur boîtier ou caméra numérique.

C’est parfois un choix créatif aussi puisque chaque objectif a un rendu particulier et les objectifs Nikkor ne dérogent pas à cette règle.

Nikon Nikkor, de l’ultra grand-angle au super téléobjectif mais pas que …

La particularité de la gamme Nikkor est de couvrir tous les usages photographiques, que vous fassiez de la photo de paysage, de portrait, de sport, de l’animalier ou du studio, de l’architecture ou de la macro.

Choisir un objectif Nikon pour un reflex ou un hybride, la gamme Nikon est la plus grande

choisir un objectif Nikon, vous avez de quoi faire !

Le catalogue Nikkor actuel compte 89 objectifs (octobre 2019). Avec 363 objectifs déclinés en différentes versions, la gamme Nikkor utilisable sur un hybride Nikon Z est une des plus complètes du marché, sinon la plus complète et couvre une des plus larges plage focale du marché, depuis 6 mm avec le Nikkor 6 mm f/2.8 Fisheye jusqu’au 2000 mm du Nikkor 2000 mm f/11 !

La gamme de zooms Nikkor est elle-aussi conséquente, en DX comme en FX, et permet de couvrir tous les besoins depuis 8 mm avec l’AF-S 8-15 mm Fisheye jusqu’à 500 mm avec l’AF-S 200-500 mm.

Comment réduire le coût global de vos objectifs Nikon

Investir dans un appareil photo c’est faire le choix d’un système, ici Nikon, comprenant aussi un ou plusieurs objectifs.

La gamme Nikkor a plusieurs atouts quand il s’agit de penser finances.

Protection de votre investissement

Joints de protection anti-ruissellement et poussière d'un objectif Nikon Nikkor

Protection anti-ruissellement et poussière d’un objectif Nikon Nikkor

En achetant un objectif Nikkor, vous investissez dans une gamme pérenne, dont la qualité de fabrication est parmi les meilleures. La robustesse des optiques, leur protection aux intempéries sont reconnues. Mais leur qualité optique aussi, et surtout.

Les objectifs Nikkor sont conçus de façon à offrir la plus grande qualité d’image possible quel que soit le boîtier sur lequel ils sont utilisés. Si vous disposez, par exemple, d’un zoom Nikkor AF-S récent, vous obtiendrez des résultats à la hauteur de vos attentes sur un hybride Nikon Z (voir le comparatif Nikkor 24-70 mm f/2.8).

De même, en achetant un objectif Nikkor pour le plein format si vous possédez un boîtier APS-C, vous gardez la possibilité d’utiliser ce même objectif sur un futur boîtier plein format, reflex comme hybride, sans surcoût.

Choisir un objectif Nikon est une façon de rentabiliser votre investissement sur le long terme, d’éviter les reventes à perte et de consommer moins sans rien perdre en qualité ni en possibilités photo.

Exemples de réutilisation d’objectifs Nikkor

  • Vous utilisez un reflex DX et souhaitez passer au plein format ? Vos objectifs DX sont utilisables sur un D850 par exemple avec une définition d’image de 20 MP en recadrage DX soit l’équivalent de ce que vous auriez avec un Nikon D500,
  • vous utilisez un reflex plein format et souhaitez passer à l’hybride plein format ? La bague FTZ vous permet de réutiliser vos objectifs,
  • vous utilisez un reflex plein format et souhaitez disposer d’un appareil plus petit et léger pour les voyages et la randonnée ? Vos objectifs sont compatibles sans surcoût avec les hybrides APS-C Nikon Z,
  • vous avez craqué pour un petit hybride d’une marque concurrente mais vous ne voulez pas investir dans un second lot d’objectifs ? Réutilisez vos objectifs Nikon à l’aide d’une bague peu coûteuse,
  • vous possédez un reflex et un hybride Nikon et ne voulez pas doubler votre parc d’objectifs ? Utilisez vos optiques F sur l’hybride avec la bague FTZ,
  • vous possédez deux boîtiers Nikon parce que vous êtes deux photographes à la maison ? Partagez vos objectifs même si les boîtiers sont différents (par exemple APS-C et plein format, reflex et hybride),
  • vous changez souvent de marque de boîtier et ne voulez pas réinvestir dans plusieurs objectifs à chaque fois ? La monture F des optiques Nikkor F autorise leur utilisation sur les autres marques d’appareils photo hybrides à l’aide d’une simple bague (l’inverse n’est pas toujours vrai),
  • vous faites des photos dans des conditions difficiles, poussiéreuses, très humides, sachez que les optiques Nikkor sont conçues pour réduire la pénétration des poussières et de l’humidité, ce qui explique le choix des photographes pros lors des événements comme les JO d’hiver ou les courses dans le désert.

Valeur de revente

Votre choix d’objectifs initial va évoluer avec les années. Nouveaux besoins, nouvelles envies, nouvelles pratiques, il n’est pas rare de changer d’objectif même quand on est amateur. C’est encore plus vrai si vous débutez car on ne fait pas toujours les choix les plus pertinents au départ.

vue en coup d'un objectif nikon Nikkor

les différents composants d’un objectif Nikon Nikkor

Les objectifs Nikkor, parce que la gamme a cette réputation depuis des années, conservent une valeur de revente supérieure à celle des marques compatibles concurrentes. Il n’est pas rare de voir des annonces pour des objectifs Nikkor d’occasion qui ont plusieurs années et dont le tarif ne baisse pas beaucoup face au tarif neuf. C’est le cas des téléobjectifs par exemple, dont le tarif reste élevé en occasion plusieurs années après un achat neuf.

Certains objectifs Nikkor de l’époque argentique ont encore une belle réputation et leur côte ne faiblit pas, quand elle ne remonte pas (par exemple les Micro-Nikkor).

Certains objectifs Nikkor mythiques conservent une valeur de revente élevée très longtemps (par exemple le Nikkor 50 mm f/1.2 AIS).

Sans aller jusqu’à parler de placement financier, sachez que l’argent mis dans une optique Nikkor ne fond pas toujours aussi vite que neige au soleil.

Pour aller plus loin

Les éléments cités dans cet article vous permettent d’avoir une bonne idée de l’attrait qu’a la gamme d’objectifs Nikkor chez les photographes amateurs comme professionnels.

D’autres marques ont une belle réputation aussi, mais la gamme Nikkor est probablement celle qui couvre le plus de possibilités, qui comporte le plus de modèles, et qui offre les meilleures garanties de compatibilité, de pérennité et de revente.

Choisir un objectif Nikon n’est pas un acte anodin, c’est un investissement à faire en toute connaissance de cause. Les arguments présentés ici sont complétés par ceux présentés dans le second article de ce dossier sur la gamme Nikkor, à venir sous peu.

En savoir plus sur la gamme d’objectifs Nikon Nikkor sur le site Nikon


Test Samyang 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon : la nouvelle coqueluche des portraitistes ?

La focale 85 mm est plébiscitée par les amateurs de portrait. Alors, quand celle-ci est associée à une grande ouverture f/1,4 afin de créer de subtils flous d’arrière plan, le Graal semble à portée de déclencheur. Bienvenue au Samyang 85 mm f/1.4 F autofocus.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F pour reflex Nikon

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …

Pour les nikonistes utilisateurs de reflex, le choix est assez restreint : d’un côté, Nikon propose son AF-S Nikkor 85 mm f/1,4 G aux environs de 1600 euros. De l’autre, Sigma positionne son 85 mm f/1,4 DG HSM | Art à 1099 euros. Pour les photographes au budget plus étroit, point de salut hors l’AF-S Nikkor 85 mm f/1,8 G, certes vendu aux environs de 400 euros mais vous privant de la mythique ouverture f/1,4.

C’est dans cet interstice que Samyang compte se faire une place. Le Samyang AF 85 mm f/1,4 F, positionné à 699 euros, prétend rendre accessibles les vertus de l’ouverture f/1,4 à celles et ceux qui n’avaient alors que le budget d’un f/1,8, conformément à la politique agressive du constructeur, sans toutefois sacrifier quoi que ce soit du côté de la qualité d’image. Un nouveau best seller en puissance ?

Samyang AF 85 mm f/1.4 F : présentation et contexte

Le constructeur coréen Samyang s’est, à ses débuts, surtout fait connaître par ses focales fixes manuelles et grand angle, aux tarifs très agressifs qui n’ont pas laissés indifférents les paysagistes et amateurs de photographie de rue.

Comme ses compères Sigma et Tamron, Samyang opère depuis quelques années une montée en gamme progressive, ce qui se traduit par des focales plus traditionnelles, plus lumineuses et, très récemment, l’arrivée d’objectifs autofocus. Si pour cette dernière catégorie le constructeur concentre surtout ses efforts sur les modèles destinés aux hybrides Sony en monture FE, il n’en oublie pas pour autant les reflex.

La gamme actuelle demeure néanmoins très restreinte, en ne comportant que deux références,  mais positionnées avec intelligence : le Samyang AF 14 mm f/2,8 F, que nous avons déjà testé, et le Samyang AF 85 mm f/1,4 F, à la fois radicalement différent et pourtant philosophiquement si proche.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Cet objectif est vendu 699 euros par Samyang, disponible à la fois pour les reflex Canon et Nikon pourvus d’un capteur 24 x 36 mm (FX, dans la nomenclature nikoniste). Sa formule optique compte 9 lentilles, dont une asphérique, réparties en 7 groupes. La mise au point minimale est de 90 cm et le diaphragme circulaire comporte 9 lamelles. Il faudra utiliser des filtres de 77 mm de diamètre.

Avec 7,45 cm de long et 480 grammes sur la balance, il se révèle le plus léger et le plus compact des 85 mm f/1,4 en monture Nikon F, puisque l’homologue chez Nikon pointe à 8,4 cm pour 595 grammes quand le Sigma explose tous les scores avec ses 12,6 cm de long et 1130 grammes. Notez cependant que ces concurrents ont recours à des formules bien plus complexes (jusqu’à 14 lentilles chez Sigma !) et autorisent une mise au point à 85 cm.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

À qui se destine ce Samyang 85 mm f/1,4 F ?

La focale 85 mm est traditionnellement associée aux portraits mais peut tout à fait être utilisée pour du reportage et de la photographie de rue. Si vous êtes adepte de ces deux pratiques, le Samyang AF 85 mm f/1,4 F semble donc, sur le papier au moins, tout particulièrement recommandé, surtout si en plus du facteur prix vient s’ajouter l’exigence de compacité et de légèreté. Dans votre besace, il s’accordera à merveille avec un 35 mm lumineux et/ou un 24-70 mm f/2,8.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/250 ème de sec. – f/8 – ISO 100

Notez que, comme tous les objectifs en monture F, le Samyang AF 85 mm f/1,4 F pourra bien sûr être utilisé via la bague FTZ sur un hybride Nikon Z 6/Z 7 voire un Nikon Z 50, sur lequel il formera un 127,5 mm (ce qui reste utilisable pour du portrait et, virtuellement, de la photographie sportive). N’ayant pas eu de boîtier Z sous la main lors du test de l’objectif nous ne pouvons pas nous prononcer quant aux performances autofocus d’un tel ensemble.

Qualité de construction

Si pendant des années Samyang n’a pas fait d’effort particulier sur le design de ses focales fixes manuelles, au look très… brut de décoffrage, voire austère, l’arrivée des premiers modèles Premium et autofocus a été l’occasion de faire peau neuve.

Conformément à la « nouvelle » charte esthétique du constructeur, le Samyang AF 85 mm f/1,4 F se pare d’une robe noire légèrement satinée, d’une large bague de mise au point striée en métal (et non en caoutchouc) à la manipulation fluide mais sans butée, la lentille frontale étant bordée d’un liseré rouge orangé brillant. Simple, efficace, élégant, même si une bague de diaphragme dédiée n’aurait pas été de trop, bien que cela aurait probablement nuit à la compacité.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Petits luxes bienvenus : une lèvre caoutchouc vient protéger la monture des infiltrations d’eau et de poussière et l’objectif est accompagné d’une housse textile de protection. À ce niveau là, c’est presque du détail, mais un pare soleil verrouillable et doublé de velours, comme celui du Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD, aurait parfait le portrait.

Avec ses 480 grammes, l’objectif offre une jolie densité en main et l’ajustement irréprochable rassure. Monté sur un Nikon D850, l’ensemble est très équilibré et se manipule aisément d’une seule main.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Prise en main, stabilisation  et autofocus

La manipulation de l’objectif est on ne peut plus simple : sur la gauche du fût, le classique commutateur AF/MF permet de choisir entre la mise au point manuelle et l’autofocus. La mise au point manuelle est facilitée par la très faible profondeur de champ que confèrent la focale 85 mm et l’ouverture f/1,4 mais n’est pour autant pas exempte de reproche.

La bague de mise au point « par fil » manque de mordant et n’apprécie pas d’être brusquée. Si vous la tournez de manière violente, il arrivera régulièrement que la mise au point perde le fil (sans jeu de mot) et refuse de bouger quoi que ce soit. Un doigté et une délicatesse certaine s’imposeront. À cela s’ajoute une course assez longue afin d’aller à l’infini depuis la distance minimale de 90 cm (et vice versa).

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/200 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

L’autofocus, de son côté, ne brille pas non plus par sa vivacité. Même en plein jour, sur un sujet parfaitement éclairé et contrasté, quelle que soit sa distance, l’objectif tend à se montrer hésitant. Pour du portrait posé, cela ne pose pas de problème mais pour des portraits sur le vif et en reportage, ce manque de réactivité vous fera manquer ces micro-expressions évanescentes qui font tout le sel de l’exercice. Il faudra alors disposer d’un bon sens de l’anticipation, avoir un peu de chance et un bon karma.

Cette latence prononcée lui ferme les portes de la photographie sportive. Pour ne rien arranger, l’autofocus manque également de précision. Il faudra alors, dans votre boîtier, régler votre autofocus de sorte à donner la priorité à la mise au point plutôt qu’au déclenchement : Menu > Menu Réglages Perso. > Autofocus (a) > Priorité mode AF-C/AF-S > Mise au point (ou « Mise au point + déclenchement » en AF-C).

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.000 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Enfin, le Samyang AF 85 mm f/1,4 F ne dispose pas de stabilisation. Et c’est dommage, puisque les reflex Nikon non plus. Remarquez toutefois que les concurrents Nikon et Sigma non plus ne sont pas stabilisés. Malgré tout, grâce au poids du boîtier (c’est l’un des avantages des reflex en général, Nikon FX en particulier), il sera plus facile de « stabiliser » à main levée l’ensemble qu’avec un hybride plus léger et, si les étoiles s’alignent correctement, que la Force est avec vous et que vous ne rechignez pas à monter en sensibilité, il vous sera possible d’obtenir des images nettes à 1/30 s. Mais les temps de pose longs ne sont clairement pas son domaine de prédilection.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/2.000 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Performances optiques : piqué, homogénéité et flare

Si Samyang consent à quelques sacrifices du côté de l’autofocus et des fonctionnalités, il est un domaine où il s’interdit les compromis : la qualité d’image. Les objectifs du coréen ont la réputation de fournir un niveau de piqué au niveau des meilleurs, avec un rendu esthétique très particulier et cohérent d’une référence à l’autre, qui se démarque du rendu chirurgical japonais moderne. Pour du portrait, cet exotisme peut faire la différence et ajouter le soupçon d’âme, ce « je ne sais quoi », qui peut vous démarquer.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/400 ème de sec. – f/1.4 – ISO 2.000

À f/1,4, l’objectif est doux au centre puis se dégrade progressivement jusqu’aux bords extrêmes. C’est que le capteur du D850 est exigeant. Cependant, il ne faut pas oublier que l’objectif se destine avant tout à du portrait et que, pour cet usage donné, un peu de douceur permettant de gommer les imperfections de la peau se révèle plus un avantage qu’un inconvénient. Quant au manque d’homogénéité, il s’agit bien d’une pure considération de geek puisque la périphérie sera, de toute manière, noyée dans le flou d’arrière plan.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/125 ème de sec. – f/4 – ISO 100

Il faut fermer à f/5,6-8 pour que l’image devienne homogène d’un bout à l’autre du champ. Pour autant, le rendu demeure doux, peu contrasté, tout en subtilité, loin du micro-contraste forcené pourtant à la mode. Un bon point supplémentaire dans le cadre d’une utilisation en portrait, mais aussi pour celles et ceux qui aiment à passer du temps à retoucher leurs images en post-traitement, puisque cette douceur, néanmoins riche en informations, leur procure une latitude de manœuvre supplémentaire.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.600 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Du côté du flare, le Samyang AF 85 mm f/1,4 F poursuit sa belle prestation puisqu’il faut vraiment faire exprès de photographier avec une source lumineuse de face, dans un coin, pour en voir apparaître. Et encore, il s’agit d’un flare très doux, qui se traduit par une baisse graduelle du contraste, et non pas d’un flare agressif avec de fortes franges colorées façon J.J.Abrams.

Performances optiques : rendu des couleurs, aberrations chromatiques et vignettage

Le Samyang AF 85 mm f/1,4 F produit des couleurs très légèrement chaudes, ce qui, une fois de plus, est bénéfique dans le cadre du portrait. Des aberrations chromatiques sont perceptibles entre f/1,4 et f/2,8 puis disparaissent à partir de f/4.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/640 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Sans surprise, le vignettage est très prononcé à la pleine ouverture mais s’estompe dès f/2. D’ailleurs, pour preuve que l’objectif est bien né, il n’y a quasiment pas de différence de vignettage entre le fichier JPEG (corrigé par le boîtier) et le fichier NEF (brut et non corrigé), ce qui témoigne du bon travail des ingénieurs opticiens coréens.

Performances optiques : déformation et distorsion

La bonne nouvelle avec un 85 mm est que les probabilités qu’il déforme sont assez faibles, voire nulles. À moins que ce ne soit un très mauvais objectif, ce qui n’est pas du tout le cas du Samyang qui sait rester droit dans ses bottes et dans ses lignes.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.600 ème de sec. – f/4 – ISO 100

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/100 ème de sec. – f/5.6 – ISO 100

Rendu optique : profondeur de champ

Focale longue, ouverture généreuse, diaphragme à 9 lamelles, adapté aux capteurs 24 x 36 mm : le Samyang AF 85 mm f/1,4 F a tout ce qu’il faut pour satisfaire les amateurs de courtes profondeurs de champ et de bokeh généreux.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.000 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Il faut, à ce dernier sujet, le féliciter d’avoir un comportement plus allemand que japonais, comprendre par là que les transitions du net vers le flou se montrent très progressives, ce qui confère une certaine rondeur et du naturel à l’image. Le flou d’arrière plan en lui-même se montre très fondu, sans agressivité ni contraste exagéré, ce qui renforce le statut de portraitiste de l’objectif.

Le Samyang AF 85 mm f/1,4 F peut vous intéresser si :

  • vous souhaitez un 85 mm f/1,4 à moins de 1000 euros pour votre reflex Nikon FX,
  • vous souhaitez un 85 mm f/1,4 léger et compact,
  • vous souhaitez gagner légèrement en luminosité par rapport à un 85 mm f/1,8 (ou f/2),
  • vous êtes adepte des portraits à la fois pleins de caractère et de douceur,
  • vous souhaitez compléter un 35 ou un 50 mm f/1,4 (voire f/1,8).

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/640 ème de sec. – f/1.4 – ISO 2.500

Le Samyang AF 85 mm f/1,4 F va moins vous intéresser si :

  • vous exigez un autofocus vif et précis,
  • vous exigez une bague de mise au point manuelle précise,
  • vous possédez déjà un 85 mm f/1,8 autofocus.

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition sur le Flickr Nikon Passion :

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang AF 85 mm f/1,4 F : ma conclusion

Deuxième objectif autofocus de Samyang à destination des reflex 24 x 36 mm, cet AF 85 mm f/1,4 F confirme dès les premières images qu’il a été conçu pour un exercice particulier : le portrait. À emmener partout grâce à sa légèreté et sa compacité, proposant une très bonne qualité d’image tout en offrant un rendu doux et personnel, il a tout pour devenir la nouvelle coqueluche des nikonistes portraitistes et saura également se prêter au jeu de la photographie de rue.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.000 ème de sec. – f/1.4 – ISO 100

Seule ombre au tableau, sa mise au point, que ce soit en mode manuel ou en mode automatique, dont le manque de précision et de vivacité pourra vous faire échapper quelques instants décisifs et fuyants. Mais cela provient moins d’un défaut propre que d’un contexte technologique dans lequel de nombreux concurrents excellent dans l’exercice.

Au demeurant, Samyang confirme son statut d’opticien tiers qu’il ne faut pas négliger car tout à fait capable de faire jeu égal avec Sigma et Tamron. Et cela en conservant la philosophie de la marque et un charme qui lui est propre, là où les concurrents ont tendance à sacrifier leur singularité sur l’autel de l’efficacité.

Test Samyang 85 mm f/1.4 F

Test Samyang 85 mm f/1.4 F – Nikon D 850
1/1.600 ème de sec. – f/1.8 – ISO 100

Pour les photographes plus sensibles à un regard qu’aux performances techniques tonitruantes, la proposition coréenne doit être très sérieusement considérée lorsqu’il faudra s’équiper d’un 85 mm lumineux. Et en plus, il est quasiment deux fois moins chers que la concurrence, histoire de bien enfoncer le clou.

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …


DxO PhotoLab 3 : couleurs, réparations, masques et mots-clés au programme

Découvrez un article sur DxO plus récent ici : https://www.nikonpassion.com/dxo-photolab-6-3-epreuvage-installation-modules-optiques-automatique/

DxO annonce PhotoLab 3, la mise à jour du logiciel de traitement des fichiers JPG et RAW ayant succédé à DxO Optics Pro. Cette version 3 apporte plusieurs nouveautés dont une inédite roue de gestion des couleurs.

DxO PhotoLab 3 : couleurs, réparations, masques et mots-clés au programme

DxO PhotoLab 3 : le retour en force de DxO ?

DxO est un éditeur de logiciel français qui s’est fait connaître grâce à son expertise en traitement d’image. Après les difficultés financières de ces dernières années et une relative mise sous silence par l’absence de résultats, la société s’est recentrée sur son cœur métier, le traitement d’image, pour redresser la barre et trouver un nouveau souffle.

A l’origine DxO proposait différents outils logiciels pour les particuliers comme les entreprises, pour assurer le traitement des fichiers RAW comme analyser des systèmes optiques (par exemple les capteurs et objectifs).

DxO a désormais recentré ses activités sur le traitement de fichiers RAW et JPG, s’est séparée de DxO Lab qui garde le nom DxO pour des raisons historiques mais a bien été vendue. Le rachat de la suite Nik Collection à Google, une bonne idée puisque les excellents chiffres de vente de cette suite participent au renouveau, aide DxO à revenir sur le devant de la scène.

DxO propose maintenant une offre logicielle aux photographes pour la partie grand public, et quelques activités plus confidentielles pour les entreprises.

Sur sa nouvelle lancée, DxO remplace PhotoLab 1.2 puis PhotoLab 2 annoncé en octobre 2018 par PhotoLab 3. Le rythme annuel ainsi calé est prometteur et permet d’envisager une nouvelle version majeure chaque année désormais.

La gamme DxO comprend quatre logiciels :

  • DxO PhotoLab, le logiciel d’édition photo RAW et JPG, en version 3 maintenant,
  • Nik Collection, la suite de plugins pour Lightroom Classic, Photoshop CC, Photoshop Elements et PhotoLab Essential,
  • DxO FilmPack, le logiciel de simulation de rendus argentiques,
  • DxO ViewPoint, le logiciel qui redresse les perspectives sur les photos grand-angle et redonne leur aspect naturel aux sujets situés sur les bords des images.

DxO PhotoLab 3 : les nouveautés

PhotoLab 3 n’a pas pour ambition de révolutionner PhotoLab, mais apporte au contraire de quoi stabiliser l’offre et la rendre plus attractive : plusieurs nouvelles fonctions vont vous permettre d’accélérer les traitements, la gestion de la couleur en particulier, et de mieux gérer vos photos.

PhotoLab a pour particularité de corriger automatiquement les défauts des images dès leur ouverture : le couple boîtier/objectif détecté, le logiciel corrige les aberrations optiques avant que vous ne passiez aux opérations de traitements d’image globales et locales.

Cette approche intéresse les photographes désireux d’obtenir des images les plus qualitatives possibles, la réduction du  bruit numérique étant l’autre point fort de DxO.

DxO PhotoLab 3 se pose donc en développeur de fichiers RAW professionnel, avec une volonté marquée de concurrencer les leaders du marché que sont Lightroom Classic/Photoshop, Luminar 4 et Capture One Pro. Attention toutefois, certains formats RAW ne sont pas supportés, c’est le cas des fichiers RAF Fujifilm que DxO PhotoLab 3 ne sait toujours pas gérer.

Ajustement / remplacement des couleurs TSL

DxO PhotoLab 3 Ajustement / remplacement des couleurs TSL

l’ajustement / le remplacement des couleurs

PhotoLab 2 marquait le pas en matière de gestion des couleurs face à la concurrence. PhotoLab 3 implémente une nouvelle approche, basée sur la DxO Color Wheel (roue des couleurs).

Cette roue s’avère simple à utiliser et permet de caler la colorimétrie des photos en quelques clics et glissements de souris. Les plus experts pourront aller jusqu’à remplacer les couleurs pour créer des images différentes, une tendance que les éditeurs de logiciels approchent chacun à leur façon, Luminar ayant fait le choix de l’intelligence artificielle pour cela.

En pratique, la DxO ColorWheel vous permet de sélectionner une plage de couleurs (au passage PhotoLab 3 gagne les 2 canaux qui manquaient à PhotoLab 2), puis de dimensionner cette plage (comprendre « choisir toute l’étendue colorimétrique voulue »), avant de choisir les couleurs de substitution.

DxO PhotoLab 3 Color Wheel

Color Wheel

La ColorWheel autorise des transitions très fines entre les teintes, le réglage s’avère plutôt fluide si j’en crois la démonstration par DxO de cette fonction sur un simple ordinateur portable.

Cette façon de gérer l’outil TSL (Teinte, Saturation, Luminance), si elle existe chez les concurrents, est ici plus visuelle et attractive.

Réparation de photos : la retouche locale facilitée

DxO PhotoLab 3 mots-clés

la réparation de photos

Tous les photographes connaissent cela : une tâche de capteur trop visible, un détail sur l’image trop présent et la photo n’a plus le même intérêt.

PhotoLab 3 rattrape son retard en la matière avec un outil de réparation qui oeuvre de deux façons différentes (à la manière de l’outil pinceau de Lightroom ou des filtres de Luminar) :

  • un mode clonage, pour « copier » une zone de l’image et la « coller » sur une autre,
  • un mode réparation plus intéressant qui tient compte de la zone d’origine pour effectuer une réparation la moins visible possible.

Gestion des masques

DxO PhotoLab 3 colorimétrie

la gestion des masques de réglages locaux

Chaque réglage local effectué dans DxO PhotoLab 3 est appliqué via un masque de réglage. PhotoLab 3 permet d’effectuer plusieurs réglages les uns à la suite des autres, les masque s’empilant au fur et à mesure.

Chaque masque peut ensuite être activé ou désactivé pour appliquer, ou non, chaque réglage. Tous les masques sont inversables, ce qui peut vous aider à gérer, par exemple, la netteté par zones à la manière de la palette d’outils de Lightroom ou des masques de Luminar.

Ces masques ne sont pas déplaçables encore par contre, DxO m’a confié travailler sur cette possibilité pour autoriser le déplacement dans une prochaine version.

Les mots-clés et la recherche

DxO PhotoLab 3 colorimétrie

la gestion des mots clés

Avant de traiter vos photos il est pertinent de les gérer : leur attribuer un dossier, les placer dans une collection et les indexer.

DxO PhotoLab 3 progresse avec l’arrivée des mots-clés, qui complètent la gestion des données EXIF de Photolab 2. L’interface du logiciel vous permet d’afficher les données EXIF comme les mots-clés que vous allez ajouter à vos photos.

Les collections, une fonction essentielle pour regrouper vos photos par séries, ne fait pas partie de cette mise à jour encore, DxO n’annonce rien à ce sujet. La philosophie de l’éditeur n’est pas de concurrencer le catalogue Lightroom, considéré comme difficile à égaler, Skylum ne fait pas mieux avec Luminar.

Les mots-clés gérés par PhotoLab 3 sont bien évidemment utilisables pour la recherche de photos. L’indexation automatique n’est pas au programme encore, Lightroom Classic (visages) et Lightroom (ex-CC, visages, couleurs et sujets) gardent une longueur d’avance en la matière grâce aux services web offerts par le Cloud.

Nouveaux boîtiers et modules optiques supportés

Comme toute mise à jour logicielle qui se respecte, PhotoLab 3 supporte les boîtiers récents parmi lesquels :

  • Nikon P1000,
  • Canon G5 X Mark II et G7 X Mark III,
  • Panasonic Lumix DC-G90/G95/G99/G91, Lumix DC FZ1000 II et Lumix TZ95/ZS80,
  • Ricoh GR III,
  • Sony A7R IV et RX100 VII.

Pas moins de 3.000 modules optiques rejoignent la base de données interne du logiciel qui compte désormais plus de 50.000 combinaisons boîtiers/objectifs.

Tarif et disponibilité

DxO PhotoLab 3 est disponible pour PC et Mac en deux versions :

  • PhotoLab 3 ESSENTIAL
  • PhotoLab 3  ELITE

L’édition ELITE s’avère la plus intéressante des deux et se distingue de l’édition ESSENTIAL grâce aux fonctions suivantes :

  • débruitage PRIME (RAW)
  • DxO ClearView Plus
  • outil anti-moiré
  • gestion des profils DCP
  • gestion des profils ICC de calibration boîtier
  • profils de rendus couleurs
  • sorties multiples
  • édition d’autoréglages
  • création d’autoréglages partiels
  • création de palettes personnalisées

Le tarif de lancement de PhotoLab 3 jusqu’au 24 novembre 2019 est de :

  • DxO PhotoLab 3 ESSENTIAL Edition : 99,99 euros au lieu de 129 euros
  • DxO PhotoLab 3 ELITE Edition : 149,99 euros au lieu de 199 euros

Chaque licence de DxO PhotoLab 3 ESSENTIAL Edition permet une installation sur deux ordinateurs différents tandis que DxO PhotoLab 3 ELITE Edition autorise 3 installations.

PhotoLab 3 est également disponible sous forme de mise à jour à partir de 69 euros (49,99 euros jusqu’au 24 novembre) pour les détenteurs d’une licence DxO Optics Pro ou PhotoLab 2.

Une version d’essai complète de DxO PhotoLab 3, valable un mois, est disponible sur le site de DxO.


L’émission photo saison 2 avec Jean-Christophe Dichant / Nikon Passion

L’émission photo est de retour ! Avec plus de 150 épisodes et plus de 20.000 abonnés, l’émission photo a rencontré un joli succès pour sa première saison de diffusion sur la chaîne Youtube Nikon Passion.

J’ai décidé de relancer l’émission, le premier épisode de cette nouvelle saison est en ligne.

Je m’abonne à la chaîne Youtube Nikon Passion …

L’émission photo de Jean-Christophe Dichant Nikon Passion

L’émission photo, c’est une série de vidéos disponibles en libre accès sur Youtube, tournées dans les conditions du direct : je m’adresse à vous comme si nous étions dans la même pièce, autour d’une table, pour parler photo.

Dans la première saison de l’émission photo, j’ai abordé de multiples thèmes parmi lesquels :

  • comment choisir son matériel photo,
  • comment régler un appareil photo,
  • comment faire de meilleures photos,
  • quels objectifs choisir,

Mais aussi des sujets moins techniques, qui me tenaient à cœur, sur :

  • la pratique photo,
  • la créativité,
  • la motivation,
  • l’inspiration,

Autant de sujets auxquels je réfléchis chaque jour et qui peuvent vous aider à pratiquer la photographie vous-aussi, à faire de meilleures photos, à trouver des idées, à construire des séries, …

Après une période d’arrêt plus longue que prévue, en raison de nombreux projets photo, j’ai décidé de reprendre le tournage pour vous proposer de nouveaux épisodes.

Le rythme sera moins soutenu que lors du lancement de l’émission, je tournais un épisode par jour, mais il sera régulier, hebdomadaire.

Ces vidéos sont toujours tournées dans les conditions du direct, ce qui me permet de m’adresser à vous très simplement, de vous montrer à l’écran ce dont je parle quand c’est nécessaire, de partager mon écran parfois aussi.

Je vous propose un tout premier épisode de reprise, j’attends vos retours sur les sujets, pensez à vous abonner à la chaîne Youtube si ce n’est pas encore fait, vous serez ainsi notifié automatiquement par Youtube quand un nouvel épisode est disponible !

Je m’abonne à la chaîne Youtube Nikon Passion …


TOKINA atx-i 11-16 mm f/2.8 CF pour reflex à capteurs APS-C Nikon F et Canon EF

Tokina annonce le nouveau Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF, un objectif zoom ultra grand-angle pour les reflex Nikon APS-C en monture F et les reflex Canon APS-C en monture EF.

Cette optique est une mise à jour d’une des optiques les plus connues et appréciées de l’opticien indépendant japonais, le Tokina AT-X 11-16 mm f/2.8 sorti en 2013.

TOKINA atx-i 11-16 mm f/2.8 CF pour reflex à capteurs APS-C Nikon F et Canon EF

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Les zooms 11-16 mm Tokina chez Miss Numerique …

Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF, la tradition 11-16 mm f/2.8 Tokina

Apparu en 2011 sous l’appellation Tokina AT-X 11-16 mm PRO DX II f/2.8, ce zoom à ouverture constante a su séduire avec des performances très correctes et un tarif intéressant (450 euros environ). C’est le seul 11-16 mm du marché à offrir une grande ouverture f/2.8 constante (octobre 2019).

Un zoom ultra grand-angle vous rend service pour la photo de paysages, la photo immobilière d’intérieur, la photo de nuit et l’astrophographie, entre autres pratiques.

L’ouverture constante f/2.8 évite le changement de mise au point avec la variation de focale et autorise des temps de pose plus courts à 16 mm (ou une montée en ISO limitée) que si l’ouverture glissait vers f/4 par exemple.

Les vidéastes apprécient cette optique pour les tournages avec stabilisateur, elle est suffisamment compacte et légère pour être équilibrée aisément sur un gimbal, et l’ouverture constante permet de ne pas retoucher le point. Le changement de focale n’impose pas de rééquilibrage du stabilisateur.

Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF, caractéristiques

TOKINA atx-i 11-16 mm f/2.8 CF pour reflex à capteurs APS-C Nikon F et Canon EF

Ce zoom ultra grand-angle pour reflex APS-C arrive dans une nouvelle version Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF. Toujours conçu pour équiper les reflex APS-C Nikon et Canon (voir le Tokina Opera 16-28 mm f/2.8 pour les reflex plein format), cette déclinaison 2019 perd son appellation AT-X pour adopter la nouvelle appellation atx-i.

Selon Tokina, la lettre i pour « interactive » suppose une communication accrue entre l’optique et l’utilisateur, sans que je ne dispose de plus d’information à ce sujet.

Quel que soit le nom de l’objectif c’est sa fiche technique qui nous intéresse, et Tokina a fait le nécessaire pour faire évoluer ce zoom à ouverture constante f/2.8, une caractéristique qui n’a pas d’égal sur le marché aujourd’hui en APS-C. 

La formule optique comprend 13 lentilles en 11 groupes, la lentille frontale reçoit un traitement multicouche favorisant la transmission optique et minimisant l’effet de flare (lumière parasite).

TOKINA atx-i 11-16 mm f/2.8 CF pour reflex à capteurs APS-C Nikon F et Canon EF

La construction est optimisée, selon la marque, et le design plus moderne. La prise en main devrait être meilleure, les cannelures des bagues apparaissent plus fines et la  friction plus précise et douce, toujours selon Tokina.

Fiche technique

  • Distance focale : 11-16 mm
  • Ouverture maximale : f/2.8 constante
  • Ouverture minimale : f/22
  • Construction : 13 éléments en 11 groupes
  • Angles de vue : 104°~82°
  • Mise au point minimale : 0.3 m
  • Ratio macro : 1:11.6
  • Diaphragme : 9 lamelles
  • Longueur : 84 mm
  • Diamètre total maximal : 89.2 mm (Nikon) – 91.7 mm (Canon)
  • Poids : 555 g
  • Filetage filtres : ø77 mm

Disponibilité et tarif

Le Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF sera disponible chez les revendeurs à partir du 8 novembre 2019 (7 novembre pour le Salon de la Photo de Paris) au tarif public de 479,90 euros.

Ce tarif, à peine supérieur à celui de la version précédente, est une bonne nouvelle pour les amateurs de boîtiers APS-C désireux de s’équiper d’un zoom ultra grand-angle expert.

Mon avis sur ce Tokina atx-i 11-16 mm f/2.8 CF

Proposé au tarif de 479,90 euros à sa sortie ce 11-16 mm à ouverture constante a des atouts pour intéresser les utilisateurs de reflex APS-C DX. Sa construction impose un poids plus important que celui de certains de ses concurrents, mais suppose une résistance plus importante.

Son ouverture f/2.8 constante en fait une optique unique sur le marché. La concurrence propose des plages focales plus larges, tout en restant dans la catégorie ultra grand-angle, mais des ouvertures moins grandes et glissantes :

  • le Nikon AF-P DX 10-20 mm f/4.5-5.6 G VR est plus accessible avec un tarif de 339 euros, mais une ouverture maximale plus limitée,
  • le Sigma 10-20 mm possède tout comme le Nikon une plage focale plus étendue mais son ouverture, bien que constante, est limitée à f/3.5, pour un tarif de 499 euros,
  • le Tamron 10-24 mm f/3.5-4.5 Di II VC HLD a pour lui une plus grande plage focale et une stabilisation 4 stops, mais marque le pas aussi en matière de grande ouverture constante.

Source et plus d’infos : Tokina

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Nikon Z 50 : à l’assaut du marché APS-C avec une nouvelle gamme d’objectifs Z DX

Nikon annonce le Nikon Z 50, un hybride APS-C DX de 20,9 Mp dont la monture Z autorise l’utilisation des nouvelles optiques Nikon Z DX annoncées simultanément, comme des Nikkor Z existants ou des objectifs pour reflex DX et FX.

Très proche du Nikon Z 6 au capteur près, le Nikon Z 50 est toutefois plus petit, plus compact, plus léger et … plus accessible. J’ai pu le prendre en main lors de sa toute première apparition, voici la revue de détail et mes premières impressions.

Nikon Z 50

Nikon Z 50 : le goût d’un Z 6, le coût d’un APS-C expert

Nikon semble avoir entendu les remarques du marché au sujet de ses hybrides plein format. Bien que ces derniers occupent une place de choix dans l’univers hybride actuel, le Nikon Z 6 est le second hybride le plus vendu derrière l’Alpha 7, il manquait encore dans cette gamme Z un boîtier hybride plus compact et accessible. Il manquait aussi des optiques … plus compactes et accessibles.

C’est donc au Nikon Z 50 d’assurer l’arrivée sur le marché d’une gamme Nikon hybride APS-C. Nikon l’avoue sans grande difficulté, le nouveau Nikon Z 50 vient occuper, dans la gamme hybride Nikon, la place du Nikon D7500 dans la gamme reflex amateur (amateur au sens « qui aime« ).

Le Z 50 se veut un hybride accessible, performant, compatible avec la plupart des optiques pour Nikon, et très proche dans l’esprit de ses grands frères de gamme les Nikon Z 6 et Nikon Z 7. Le Nikon Z 50 ne devrait donc pas avoir à rougir face au Nikon Z 6, la taille de son capteur mise à part.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikon Z 50 avec le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR

Avec 20,9 Mp au format APS-C contre 24 Mp en plein format, ce Nikon Z 50 a tout d’un grand, et même parfois un peu plus :

  • un AF plein champ (couverture exacte 90%) à 209 points doté de la fonction Eye-AF, à corrélation de phase et détection de contraste, détection AF à -4 IL en basse lumière,
  • un viseur électronique de 2,36 Mp,
  • une plage de sensibilité variant de 100 à 51.200 ISO,
  • un processeur Expeed 6,
  • un obturateur mécanique offrant déclencheur mécanique et électronique silencieux, 1/4000 ème sec.,
  • une ergonomie que les nikonistes connaissent bien,
  • un emplacement pour carte mémoire SD UHS-I,
  • un écran inclinable à 180° de 1.040 Mp (les vidéastes apprécieront),
  • un flash intégré,
  • un mode rafale à 11 vps avec suivi AF et exposition continue,
  • un mode vidéo 4K à 30 vps, ralenti 120 vps sans recadrage et time-lapse (mais pas de sortie 10 bits et N-Log),
  • une poignée profonde facilitant la tenue en main,
  • 20 Picture Control déclinables en plus de 180 réglages différents (JPG),
  • un partage aisé des photos via Wifi et Bluetooth et l’application mobile Snapbridge,
  • une nouvelle batterie EN-EL25 autorisant la recharge via le port USB en complément du chargeur Nikon MH-32.

Autant dire qu’il faut avoir besoin (ou envie !) d’un capteur plein format pour accepter de dépenser près de deux fois plus pour le Nikon Z 6. Car c’est l’autre bonne nouvelle, le Nikon Z 50 est bien plus accessible que le Z 6. Proposé à 1149 euros en kit avec le nouveau Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR, l’ensemble est très compétitif (le reflex Nikon D7500 vaut 1000 euros boîtier nu, octobre 2019).

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikon Z 50 de dos, les commandes sont simplifiées, la touche I prend toute son importance

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikon Z 50 vu de dessus, notez le regroupement des commandes supérieures à droite

Pour finir cette revue de détails, notez que le Nikon Z 50 a une face avant en magnésium, une construction qui a fait ses preuves sur les gammes reflex équivalentes. Son poids hors objectif est de 395 grammes (450 avec batterie et carte mémoire) tandis que ses dimensions sont de 126,5 x 93,5 x 60 mm (L × H × P).

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

l’écran tactile orientable du Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le même écran dans une configuration selfie face au photographe (vidéaste ?)

Nikon Z 50 : le lancement d’une nouvelle gamme Nikkor Z DX

Vous l’avez compris, le Nikon Z 50 étant un hybride DX, il est de bon ton de lui greffer des optiques … DX.

Les optiques Nikkor Z actuelles, série S, excellent avec les Z 6 et Z 7. Elles sont toutefois plus imposantes (et onéreuses) que ce à quoi s’attendent les photographes désireux de passer à l’hybride pour sa compacité.

comparaison Nikon Z 50 vs Nikon Z 6

comparaison Nikon Z 50 vs. Nikon Z 6 : les deux objectifs sont en position rétractée

Les optiques AF-S Nikkor  DX supposent l’utilisation de la bague FTZ, elle a une certaine taille et fait perdre en compacité avec les courtes focales.

Nikon a donc profité de l’arrivée d’une gamme hybride APS-C pour annoncer conjointement une nouvelle gamme Nikkor Z DX, des optiques dédiées aux hybrides APS-C, plus compactes, moins chères, et dotées de quelques spécificités inédites à ce jour chez Nikon.

Pourquoi des objectifs Z DX VR ? Parce qu’il faut bien que le Z 6 garde quelques avantages, le Nikon Z 50 ne dispose pas d’un capteur IBIS stabilisé et fait appel aux objectifs VR comme le font les reflex.

comparaison Nikon Z 50 vs Nikon Z 6

comparaison Nikon Z 50 vs. Nikon Z 6 : vus ainsi, le Z 50 est bien plus compact que le Z 6

Nikon Z 50

vue de face avec les deux touches Fn et la molette avantNikon Z 50

vue de dessus avec a couronne supérieure à droite et la molette arrière

Nikon Z 50

vue de dessous avec la trappe batterie et carte mémoire SD

Nikon Z 50

vue de dos avec les commandes regroupées à droite et l’écran inclinable

Nikon Z 50

vue de face avec le Nikkor Z DX 16-50 mm, le flash intégré, le correcteur dioptrique

Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR

Ce zoom équivalent 24-75 mm est le pendant de l’AF-S Nikkor 18-55 mm bien connu dans la gamme reflex.

Sa plage focale démarre à 16 mm, ce qui en fait un véritable objectif grand-angle (le 18 mm l’est un peu moins), et la perte de 5 mm de focale en position maximale ne change guère ses capacités. Un équivalent 75 mm reste idéal pour le portrait, le reportage, le spectacle, le portrait de rue. La distance minimale de mise au point est de 0,2 m.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 en position rétractée

Cette plage focale particulière a permis aux opticiens Nikon de concevoir une optique qui ne se contente pas d’être compacte et légère. Elle utilise les capacités de la monture Nikon Z qui autorise des degrés de liberté que n’a pas la monture Nikon F.

Ce zoom 16-50 mm embarque un groupe optique rétractable (9 lentilles en 7 groupes) qui se fait très discret, les amateurs d’objectifs pancake apprécieront. C’est le premier zoom Nikon de ce type à être aussi peu volumineux.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 en position 16 mm

Le diaphragme comporte 7 lames, le diamètre du filtre est de 46 mm. Ce zoom Nikkor 16-50 mm est stabilisé, Nikon annonce un gain de 4,5 stops sur le Z 50, ce qui compense l’absence de stabilisation du capteur.

La bague de réglage est silencieuse, un atout pour permettre la mise au point manuelle en vidéo par exemple.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 en position 50 mm

Le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR ne pèse que 135 grammes et ne dépasse que très peu du boîtier une fois replié. Il mesure 70 mm de long pour 32 mm de diamètre dans cette position.

Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR

Pendant du 55-200 mm pour les reflex, le nouveau Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR est une autre bonne surprise.

Sa plage focale équivalente à 75-375 mm en fait un vrai téléobjectif capable de séduire les amateurs de gros plans, de photo animalière, de photo de sport, qui n’ont pas envie d’investir dans un téléobjectif plus imposant. C’est un choix idéal entre le 55-200 mm DX bien connu et le plus intéressant 70-300 mm DX.

Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR

le Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 en position rétractée

La formule optique fait appel à 16 lentilles en 12 groupes, autorisant une distance de mise au point minimale de 0,5 m. Le diaphragme compte 7 lames, le diamètre du filtre est de 62 mm.

Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR

le Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 en position 50 mm

Ce zoom téléobjectif propose lui aussi un mécanisme rétractable qui le rend très compact (pour un 50-250 mm) une fois replié. Le système VR fait gagner 5 stops (1/2 de plus que sur le 16-50 mm), la bague de réglage est également silencieuse.

Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR

le Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 en position 250 mm

Le Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR pèse 405 grammes. La longueur en position rétractée est de 110 mm pour un diamètre de 74 mm. La construction est la même que celle du 16-50 mm, baïonnette en polycarbonate et absence de commandes sur le fût.

Bague Nikon FTZ

Le Nikon Z 50 ne serait pas un hybride Nikon s’il ne savait pas utiliser la bague FTZ. Cette bague va vous éviter de mettre au placard vos optiques DX pour reflex, je pense en particulier aux téléobjectifs et ultra grand-angles. Elle vous permettra aussi de réutiliser toutes les optiques à mise au point manuelle en monture F, leur usage étant facilité par le viseur électronique et le mode Focus Peaking.

Si vous envisagez de passer du reflex DX à l’hybride DX, les 18-55 mm, 55-200 mm et 70-300 mm DX gagneront à être remplacés par le nouveau couple 16-50 et 50-250 mm Z DX, d’autant plus que leur tarif en double kit est très intéressant.

Les plus longs téléobjectifs, peu handicapés par la taille de la bague FTZ, pourront eux être réutilisés sans nécessiter un nouvel investissement.

La roadmap Nikkor Z  mise à jour pour l’occasion fait état d’un prochain Nikkor Z DX 18-140 mm qui viendra compléter cette gamme si vous êtes fan des objectifs à tout faire.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

connectique du Nikon Z 50, WiFi et Bluetooth sont au programme

Premier avis sur le Nikon Z 50

Je n’ai bien évidemment pas pu faire le test complet de cet hybride DX encore, d’autant plus que les exemplaires à disposition étaient des modèles de présérie. J’ai toutefois trouvé mes marques très vite, c’est un Nikon avec l’ergonomie et les menus chers à la marque.

Le viseur électronique m’a semblé très à l’aise face aux situations en intérieur, sombre avec quelques éclairages vifs. Très agréable à l’usage, proche de ce que je connais avec le viseur des Z 6 et Z 7, c’est la bonne surprise dans cette gamme de prix. Je n’ai pas pu comparer les deux modèles directement mais c’est prometteur.

L’écran orientable, tactile, a le bon gout de basculer vers l’avant pour faciliter le tournage vidéo face caméra (et les inévitables selfies …), c’est un avantage et je regrette d’ailleurs que celui des Z 6 et Z 7 ne sache pas en faire autant.

L’autofocus s’est avéré très réactif, identique à celui du Z 6, la bascule entre le mode classique et le mode Eye-AF se faisant tout aussi naturellement et vite que sur les plein format. Cela semble logique puisque le Nikon Z 50 utilise le même processeur Expeed 6 et le même double principe de corrélation de phase et de détection de contraste.

La couverture de 90% du champ est un vrai point fort face à celle des reflex DX, seul le D500 s’en approche avec son AF à 193 collimateurs sans offrir les facilités de l’AF hybride (Eye-AF par exemple).

Je n’ai pas eu l’occasion de vérifier la précision du mode rafale, il n’a toutefois pas de raison de se comporter moins bien que celui du Z 6, notez que les 11 vues par secondes s’entendent avec suivi AF et mesure continue de l’exposition.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikon Z 50, un petit boîtier hybride APS-C avec son zoom Nikkor Z 16-50 mm f/4.5-6.3 VR

Positionnement, tarif et disponibilité

Le Nikon Z 50 est bien né : il est performant, compact, accessible et ne présente que peu d’écarts de performances avec le Nikon Z 6.

Capable d’utiliser des optiques Z DX bien plus compactes que celles des Z 6 et Z 7 série S, bien moins chères aussi, il sera un compagnon idéal au quotidien comme en voyage.

Le photographe urbain que je suis se réjouit déjà de pouvoir l’utiliser dans la rue, en reportage, où il se fera encore plus discret que mon Nikon Z 6 et son 24-70 mm f/4 sans perdre en sensibilité ni en réactivité AF.

Si vous êtes déjà équipé avec des optiques AF-S reflex, vous pourrez les réutiliser en bénéficiant du ratio x 1.5 habituel. C’est un argument de plus en faveur de ce Nikon Z 50.

Notez que si vous possédez déjà la bague FTZ avec un Z plein format, vous n’avez pas besoin de la racheter, c’est bien la même pour le Z 50 qui pourra devenir votre second boîtier.

Utilisant des cartes mémoires SD, le Z 50 vous évite l’achat de cartes XQD plus coûteuses, son flash intégré pourra dépanner et vous éviter l’achat d’un flash cobra additionnel.

Nikon a, enfin, le bon goût de proposer le Nikon Z 50 à un tarif attractif pour une telle fiche technique:

  • Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR : 1149 euros
  • Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR + Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR : 1349 euros
  • Nikon Z 50 + bague FTZ : 1149 euros
  • Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR + bague FTZ : 1299 euros

Le boîtier seul ne sera pas disponible dans un premier temps.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikon Z 50 a tout d’un Nikon !

Face au Fujifilm XT-30 + XF 18-55 mm f/2.8-4 proposé à un tarif équivalent, le Z 50 marque des points grâce à sa compatibilité avec les optiques pour reflex, ses zooms DX plus compacts, sa meilleure montée en ISO (51.200 ISO pour 12.800 sur le XT-3/30). Les quelques manques en vidéo (profil N-Log et 10 bits) attireront l’attention des vidéastes mais beaucoup moins celle des photographes qui pourraient toutefois juger l’ouverture maximale du zoom Nikkor un peu limitée.

Le Fujifilm XT-3 proposé à près de 1800 euros avec le zoom XF 18-55 mm garde pour lui une définition de 26 Mp, un mode vidéo plus expert mais ne se démarque pas spécialement en usage photo.

Chez Canon, l’EOS M6 Mark II et son zoom 15-45 mm est proposé à 1200 euros environ. S’il est capable de 14 vps et dispose d’un capteur de 32,5 Mp, il utilise un viseur externe très imposant favorisant plutôt la visée sur l’écran arrière.

Seul l’EOS M50 et son zoom 15-45 mm représente une alternative crédible pour quitter le monde Nikon. Proposé à un tarif inférieur (environ 700 euros) avec une sensibilité limitée à 25.600 ISO, un AF à 143 collimateurs (99 selon l’optique), il suppose par contre le renouvellement de votre gamme d’objectifs tandis que le Nikon Z 50 sait tous les réutiliser.

En attendant de pouvoir vous proposer un test complet de ce Z 50, sachez qu’il sera disponible dès novembre 2019 chez votre revendeur.

Nikon Z 50 : des exemples de photos

Note : les photos ci-dessous ont été faites avec un Nikon Z 50 de présérie aussi je ne peux pas mettre à disposition les fichiers natifs. La colorimétrie est fidèle à l’éclairage particulier du lieu, aucun post-traitement n’a été appliqué sur ces fichiers JPG.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 38 mm – ISO 8.000 – f/8 – 1/60 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 50 mm – ISO 12.800 – f/8 – 1/80 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 27,5 mm – ISO 4.500 – f/8 – 1/40 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 50 mm – ISO 18.000 – f/8 – 1/80 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 50 mm – ISO 18.000 – f/8 – 1/80 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 50 mm – ISO 20.000 – f/8 – 1/80 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 16 mm – ISO 1.800 – f/4.5 – 1/25 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 34 mm – ISO 5.000 – f/5 – 1/50 sec.

Source : Nikon France


Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct : c’est beau la lumière la nuit …

Depuis le temps que Nikon nous en parlait, et après avoir aperçu les premiers exemplaires de présérie avant l’été, voici enfin l’annonce officielle du Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct, un objectif conçu pour les hybrides plein format Nikon Z dont la principale caractéristique est d’offrir une inédite ouverture maximale de f/0.95. Attention, ça pique !

MàJ : le test du NIKKOR Z 58 mm f/0.95 est disponible.

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct : la légende est en route

Ne nous voilons pas la face, ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct est un OVNI dans la gamme Nikkor Z. Un OVNI car ses caractéristiques comme son prix en font une optique d’exception, dont l’usage au quotidien est très exclusif, et qui nécessite une belle maîtrise de la photographie pour être exploité au mieux.

Sachant qu’il va falloir débourser 8999 euros pour avoir le plaisir d’utiliser cette optique, intéressons-nous à ce qui en fait la particularité.

Nikkor Z

Ce 58 mm est conçu pour la monture Nikon Z, exclusivement. La bague Nikon FTZ n’étant pas une bague ZTF, vous ne pourrez pas monter ce 58 mm sur votre reflex pour bénéficier de son ouverture extrême. Consolez-vous, il vous reste l’AF-S Nikkor 58 mm f/1,4 G bien plus accessible à 1800 euros.

Cette non compatibilité est un mal pour un bien puisque le viseur électronique des Nikon Z et le mode de mise au point manuel Focus Peaking, assorti du mode loupe, vous seront d’une grande aide pour faire la mise au point, ce qu’un reflex aurait plus de mal à assurer. Je vous dis pourquoi plus bas.

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

le Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct avec sa touche de fonction L-Fn

58 mm

Vous pourriez trouver étonnante cette focale atypique, pourquoi pas un 50 mm comme nous en avons l’habitude ? C’est une question d’optique qui a poussé les opticiens Nikon à faire ce choix. Je vous renvoie vers l’excellent article de Bruno Labarbère « pourquoi une ouverture f/0.95 ? » pour en savoir plus.

f/0.95

Une fois de plus, lisez l’article de Bruno pour comprendre ce que f/0.95 veut dire et pourquoi les ingénieurs Nikon ont relevé ce défi. Retenez toutefois que cette ouverture implique une profondeur de champ ridiculement faible, que la mise au point doit être encore plus précise que la plus précise que vous ayez pu faire à ce jour, et que ce 58 mm n’étant pas autofocus, vous serez seul responsable du manque de netteté s’il y en a. A bon entendeur …

Autant dire qu’il va vous falloir régler toute la chaîne de prise de vue, en commençant par vos verres de lunettes, si vous voulez obtenir une image parfaitement nette à courte distance et à f/0.95 sans quoi vous serez déçu. Mais avec un peu d’habitude et une assistance à la mise au point, c’est tout à fait envisageable.

C’est là que l’hybride et son viseur électronique prend tout son sens. Sur un reflex la précision de la mise au point est celle de l’autofocus, le viseur étant optique vous ne pouvez pas faire mieux que l’AF en manuel, ce n’est pas plus précis.

Sauf que … Ce 58 mm n’a pas d’autofocus (je vous ai dit de lire l’article de Bruno pour savoir pourquoi …) et qu’il vous revient donc l’entière responsabilité de faire le point. Et le bon.

Le viseur électronique d’un hybride Nikon Z vous propose une première assistance, le mode de mise au point manuel avec Focus Peaking.

Si vous ne savez pas ce qu’est le Focus Peaking, retenez qu’il s’agit d’un affichage dans le viseur électronique qui affiche en couleur (le rouge est le choix le plus pratique) les zones de transition dans votre image. Autrement formulé, si votre sujet présente une ligne de démarcation comme le bord d’un objet, la transition entre le visage et l’œil ou tout autre transition, alors vous verrez s’afficher en couleur cette transition. Plus cet affichage est intense, plus la mise au point est précise. Contentez-vous de tourner la bague de mise au point pour avoir l’intensité la plus importante et c’est gagné.

Le viseur électronique des Nikon Z présente une seconde aide à la mise au point manuelle, le mode loupe. Appuyez sur le bouton correspondant pour voir s’afficher dans votre viseur une partie de l’image en gros plan, c’est l’effet loupe. Plus vous voyez de détail, mieux vous pouvez faire la mise au point.

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

le Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct et son écran OLED d’affichage des données de PdC, Map et ouverture

S (comme série S)

La lettre S désigne la série d’optiques expert-pros dans la gamme Nikkor Z pour hybrides Nikon. Vous pourriez me dire qu’il n’y a que des S dans cette gamme, ce qui était encore vraie la veille de la publication de cet article. Mais les nouveaux Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR et Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR ne sont pas des S. CQFD.

Nikon avait annoncé l’arrivée d’optiques moins onéreuses que les S lors de l’annonce de cette gamme hybride, c’est chose faite en attendant mieux (voir la roadmap des nouveaux objectifs Nikkor Z à venir).

Notre Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct est donc un S et pas n’importe lequel. Il s’agit bien d’une optique d’exception qui mérite largement sa lettre S !

Noct

Voici le terme qui fait couler beaucoup d’encre (et de caractères à l’écran) chez les techniciens de la photo. Si les photographes ne vont retenir que la capacité de cette optique à donner le meilleur d’elle-même en conditions de faible lumière, les ingénieurs-opticiens-experts-autoproclamés y vont de leurs explications scientifiques pour vous prouver que cette optique n’est pas un véritable Noct-Nikkor.

Noct-Nikkor est une appellation qui fait référence au mythique Noct Nikkor 58 mm f/1.2 sorti en 1977 en monture F et converti en AI-s en 1982. Les objectifs à grande ouverture, comme f/1.4 ou f/1.2, ont tendance à produire des aberrations de coma sur les sujets lumineux, la nuit en particulier si vous visez des sources lumineuses intenses (étoiles, éclairages de ville, …). La formule Noct élimine ces effets indésirables, même à très grande ouverture et à une courte distance de mise au point grâce à l’ajout d’une lentille asphérique dans le groupe frontal.

Ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct n’est donc pas un vrai Noct-Nikkor puisqu’il n’utilise pas cette formule optique datant de 1977, mais conçu tout récemment il fait encore mieux pour réduire, lui-aussi, les effets indésirables en basse lumière. Ce qui lui permet de revendiquer le titre de Noct, les techniciens continueront à débattre sur l’usurpation du terme pendant que les photographes sortiront un peu plus la nuit.

Si vous n’êtes pas adepte des photos de nuit, sachez que ce 58 mm Noct sera un bon compagnon pour la photo de portrait, il reproduira avec la plus grande précision les détails de vos sujets, et sera très à l’aise en portrait de nuit aussi, en proposant un bokeh exceptionnel.

Les vidéastes apprécieront la grande ouverture pour gérer une profondeur de champ très courte et réaliser des plans de grande qualité cinématographique. Le focus breathing réduit facilitera encore le tournage. Le tarif de l’optique est moins critique en vidéo pro comme au cinéma, des tournages qui nécessitent des optiques cinéma dont le tarif dépasse largement celui de ce 58 mm.

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

le Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct sur Nikon Z 7, notez le collier de fixation pour trépied

Des caractéristiques hors du commun

A tarif hors du commun, caractéristiques hors du commun.

La formule optique de ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct utilise 17 lentilles en 10 groupes dont 4 lentilles en verre ED et 3 lentilles asphériques, ce qu’aucun autre objectif Nikon de cette focale (ou proche) ne propose. Le rapport de reproduction maximal est de 0,194.

La mise au point est manuelle car aucune motorisation AF ne pourrait assurer le déplacement d’un tel bloc optique avec la précision requise. Elle se fait par extension du groupe frontal. La distance minimale de mise au point est de 0,5 m.

Le diaphragme, circulaire comme sur les optiques Nikkor Z, est lui aussi étonnant avec ses 11 lamelles.

Les traitements Nanocristal et ARNEO sont bien évidemment de la partie pour contribuer à la réduction des effets de flare et autres lumières parasites. Le traitement au fluor facilite l’évacuation des impuretés sur la lentille frontale.

Tout comme sur le Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S, le 58 mm f/0.95 Noct est doté d’un petit écran OLED qui affiche l’ouverture, la distance de mise au point ou la profondeur de champ, au choix de l’utilisateur. La bague de réglage est personnalisable comme celle des autres Nikkor Z qui en sont pourvus.

Les mensurations de cet objectif sont à la hauteur de son tarif :

  • un poids de 2 kg,
  • un diamètre de 102 mm,
  • une longueur de 153 mm.

Nikon livre l’objectif avec son pare soleil HN-38 et la valise pour objectif Nikon CT-101.

valise Nikon CT-101 pour 58 mm Noct

la valise Nikon CT-101 pour le Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

Ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct sera disponible le 31 octobre chez les revendeurs spécialisés au tarif public de 8.999 euros. Avant de crier au scandale, sachez que le Leica Noctilux-M 50 mm f/0,95 ASPH vous coûtera 10.400 euros, le Nikkor serait presque une bonne affaire vu sous cet angle !

Mon avis sur ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

Que dire de plus si ce n’est que cet objectif d’exception est avant tout une démonstration par les opticiens Nikon de leur savoir-faire et des capacités de la monture Nikon Z. Il ne fait nul doute qu’il ne s’agit pas d’un modèle grand public, que sa diffusion sera très confidentielle, et qu’il faut avoir un besoin bien précis pour en faire l’acquisition (ou envie de se faire un énorme plaisir !).

Ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct n’a pas d’équivalent dans la gamme reflex, il n’en aura probablement pas dans les gammes des opticiens indépendants (bien frileux encore en monture Z) et il fait déjà partie de la série des optiques mythiques produites par Nikon. Inutile donc de crier au scandale ou de penser que Nikon se moque de nous, c’est tout l’inverse.  Sachez que chaque exemplaire est fait à la main, que les verres utilisés sont parmi les meilleurs du marché (voir la fabrication des verres Nikon), que le contrôle qualité en fin de fabrication est impitoyable.

Nombreux sont les nikonistes à rester fidèles à Nikon parce que la marque les a fait rêver dans leur jeunesse (plus ou moins lointaine), qu’ils se rassurent, elle sait nous faire rêver encore !

Source : Nikon


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