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Quel reflex Nikon choisir en 2026 selon votre niveau et vos usages

Quel reflex Nikon choisir ? Faut-il encore choisir un reflex en 2026 ? Vous ne connaissez pas bien la gamme, vos critères ne sont pas assez précis ? Vous hésitez pour décider s’il vous faut monter en gamme ou non, choisir un reflex APS-C ou plein format, 24 ou 45 Mp ? Vous êtes perdu dans la gamme actuelle ?

Comparatif rapide des reflex Nikon 2026

Quatre reflex Nikon sont encore disponibles en 2026. Voici en quelques lignes l’essentiel pour choisir sans vous perdre dans les fiches techniques.

Nikon D5600 – Pour débuter sans se ruiner

Léger, maniable, écran orientable et tactile : c’est le point d’entrée idéal si vous découvrez la photo. Son autofocus à 39 points suffit largement en dehors des sujets rapides. Compatible avec toute la gamme NIKKOR F, il vous laisse de la marge pour choisir de bonnes optiques sans exploser le budget global.

Nikon D7500 – Le meilleur APS-C de la gamme

Héritier direct du D500 côté autofocus, il embarque le Multi-CAM 3500 II à 51 points, tourne à 8 images par seconde et monte très bien en ISO. C’est le reflex que vous choisirez si vous voulez un boîtier sérieux sans passer au plein format. Sa construction et son viseur 100 % le distinguent clairement des entrées de gamme.

Nikon D780 – Le reflex qui pense comme un hybride

Capteur plein format de nouvelle génération, autofocus en visée écran emprunté au Z 6 série 1, vidéo 4K : le D780 est le reflex le plus moderne de la gamme. Si vous tenez au viseur optique et à l’autonomie XXL d’un reflex mais voulez des performances hybrides en Live View, c’est lui.

Nikon D850 – La référence absolue, encore en 2026

45,7 Mp, plage dynamique record, autofocus 153 points dont 99 en croix : le D850 est une anomalie dans l’industrie. Lancé en 2017, il rivalise encore avec des hybrides récents en qualité d’image pure. Il s’adresse à ceux qui impriment grand, travaillent en studio ou en paysage et veulent le meilleur capteur reflex jamais produit par Nikon.

Conclusion rapide

Débutant ? Le D5600 suffit largement.
Enthousiaste exigeant en APS-C ? Le D7500 est imbattable.
Photographe hybride dans l’âme, mais attaché au reflex ? Le D780 est votre allié.
Pro ou perfectionniste de l’image ? Le D850 reste une référence absolue.

Quel reflex Nikon choisir ? Préambule

Prenez ces conseils avec le recul qui s’impose : les catégories définies ne sont pas figées, vos besoins peuvent évoluer et la gamme Nikon reflex n’évolue plus désormais tout comme celles des autres constructeurs. De plus, je ne contrôle pas votre budget.

Gardez cela en tête au moment du choix : le reflex Nikon le plus cher n’est pas forcément celui qui vous conviendra le mieux.

Choisir un reflex Nikon, c’est aussi choisir un ou plusieurs objectifs. Le choix des objectifs a un impact sur le tarif final de l’ensemble et sur la qualité des photos que vous allez faire. Prenez ce critère en compte avant de vous décider. Pour en savoir plus sur le choix des objectifs, consultez le Guide d’Achat Objectifs.

La première question essentielle à vous poser reste toutefois de savoir s’il vous faut encore choisir un reflex alors que l’hybride occupe le devant de la scène depuis plusieurs années.

Pourquoi un reflex Nikon ?

Si vous êtes en droit de douter de l’objectivité d’un site qui s’appelle Nikon Passion (!), sachez que la marque Nikon a toujours fait partie des leaders du marché reflex avec Canon. Gage de pérennité, garantie de support dans le temps, cette gamme a connu ses heures de gloire. Cependant depuis l’apparition de la gamme d’hybrides Nikon Z en 2018, la gamme reflex a été mise en retrait et n’évolue plus, comme c’est le cas chez Canon et les autres.

Je vous invite à regarder de près la gamme hybride qui peut représenter un meilleur choix pour vous, plus évolutif.

Nikon F
le reflex Nikon F de 1959

Une monture reflex Nikon F pérenne

Nikon utilise une monture reflex (la monture définit le type d’objectifs à utiliser et la baïonnette qui permet de fixer l’objectif sur le boîtier), dite ‘Monture F’ restée la même depuis le lancement du reflex Nikon F premier du nom en 1959. Ceci signifie que tout objectif Nikon ou compatible (Tamron, Sigma, …) peut se monter sur tout boîtier reflex Nikon (à quelques exceptions près, voir ci-dessous). C’est la possibilité de vous procurer des objectifs d’occasion à bon prix pour équiper votre nouveau reflex par exemple.

Les objectifs pour reflex Nikon peuvent aussi se monter sur les hybrides Nikon Z grâce à la bague d’adaptation Nikon FTZ, c’est une façon de pérenniser votre investissement si vous envisagez un jour le passage à l’hybride.

Une gamme de reflex complète

La gamme reflex Nikon ne comprend plus que quelques modèles couvrant toutefois les différents usages possibles pour l’amateur débutant comme le professionnel le plus chevronné. Vous trouverez forcément un modèle qui vous convient !

Une gamme d’objectifs complète

gamme d'objectifs Nikon

Puisqu’il vous faut un ou plusieurs objectifs pour accompagner votre reflex, sachez que la gamme d’optiques Nikon – dénommée NIKKOR – comprend plus de 80 modèles, zooms ou focales fixes. Les opticiens indépendants Sigma, Tamron, Samyang, Zeiss, Tokina et d’autres viennent compléter ce choix.

Cette gamme n’évolue plus, aucun nouvel objectif ne sera annoncé désormais mais le nombre d’optiques disponibles en fait une des gammes d’objectifs pour reflex les plus importantes du marché.

A savoir avant de choisir votre reflex Nikon

Les vendeurs mettent parfois des critères en avant pour vous inciter à choisir un modèle plutôt qu’un autre. Si certains sont pertinents, d’autres le sont moins. Voici ce qu’il faut retenir.

Nombre de pixels (Mp)

Entendons-nous bien : le nombre de pixels n’intéresse que les experts et pros qui savent pourquoi il leur faut 24 ou 45 Mp. Si vous n’êtes pas dans ce cas, retenez que tous les reflex actuels ont plus de pixels qu’il ne vous en faut, même pour faire des grands tirages papier.

quel reflex nikon choisir capteur Nikon

APS-C ou plein format ?

La gamme Nikon comprend des reflex dont le format de capteur est APS-C – Nikon DX – et d’autres dont le format de capteur est équivalent au 24 x 36 historique ou plein format – Nikon FX (en savoir plus sur la différence entre DX et FX).

Si ceci ne vous dit rien, oubliez les plein format FX plutôt réservés aux experts et pros. L’APS-C est un bon format pour débuter et il vous coûtera moins cher (boîtier et objectifs). Je vous en parle plus longuement en vidéo.

Si vous maîtrisez le sujet mais que vous doutez encore, voici quelques critères de choix.

Quel reflex Nikon APS-C choisir : avantages et inconvénients

  • les reflex APS-C sont moins chers, plus légers et plus compacts que les plein format, ils permettent l’utilisation d’objectifs eux-aussi moins chers, plus légers et compacts
  • certains modèles (par ex. D500) ont toutes les caractéristiques des boîtiers experts (construction, ergonomie, performances)
  • dans les mêmes conditions de prise de vue les reflex APS-C offrent une profondeur de champ plus grande que celle des plein format du fait de la taille du capteur (le flou d’arrière-plan peut être moins prononcé)
  • bien que leur monture soit la même, les objectifs APS-C dédiés ne sont pas compatibles (sauf à accepter un recadrage important et une perte de pixels) avec les boîtiers plein format si vous changez de système ultérieurement
  • le viseur optique d’un boîtier APS-C est moins confortable (sauf D500)
  • les modèles d’entrée de gamme des séries D3xxx et D5xxx (par exemple D3500 et D5600) ne permettent pas la mise au point autofocus avec les objectifs sans motorisation interne, ils nécessitent des objectifs Nikon AF-S ou AF-P.

Quel reflex Nikon plein format choisir : avantages et inconvénients

  • le capteur de plus grande taille permet des flous d’arrière-plan plus harmonieux (effet Bokeh)
  • à nombre de pixels identique (par exemple 24 Mp) le capteur a des photosites plus grands et plus sensibles pour une dynamique accrue (capacité à enregistrer des basses lumières et des hautes lumières dans la même image)
  • ils sont tous compatibles avec les anciens objectifs manuels et les objectifs sans motorisation autofocus interne
  • ils sont plus exigeants en matière d’objectifs (donc reviennent plus cher)
  • ils ne sont compatibles avec les optiques au format APS-C que moyennant un recadrage et une perte de pixels
  • ils imposent des focales plus longues en photographie animalière (donc plus coûteuses)
  • ils demandent une meilleure maîtrise de la technique pour être utilisés au mieux (modèles pros en particulier)
  • ils sont souvent plus lourds, moins compacts

Vidéo

Apprendre la vidéo: les bases de la vidéo reflex quel reflex nikon choisir

Tous les reflex Nikon permettent de filmer des séquences en Full HD (4K pour certains). Tous peuvent remplacer votre caméscope habituel, mais les modèles experts et pros demandent une maîtrise du tournage vidéo supérieure.

La mise au point automatique en vidéo peut s’avérer bruyante, c’est une des différences avec les hybrides. Les possibilités créatives sont par contre supérieures à celles des caméscopes. Les objectifs Nikon AF-P sont plus silencieux et à préférer pour le tournage vidéo.

Si vous maîtrisez la vidéo et que vous voulez tourner avec un appareil photo, optez toutefois pour un hybride Nikon Z qui sait fournir un flux vidéo adapté pour votre post-production. Les Nikon hybrides sont plus performants que les reflex en vidéo.

Le reflex Nikon le plus cher n’est pas forcément le plus adapté pour vous

La différence de tarif d’un modèle à l’autre est liée aux fonctionnalités du boîtier et à sa construction. Un modèle pro comme le Nikon D6 est conçu pour affronter les pires situations quand un modèle entrée de gamme comme le Nikon D5600 est plus sensible aux chutes et accidents courants.

Par contre maîtriser un Nikon D6 quand on débute est plus complexe que maîtriser un entrée de gamme comme le Nikon D5600 et les résultats peuvent être moins bons au final avec le modèle pro.

Le reflex le plus récent n’est pas forcément le plus adapté pour vous

Sachez que bien souvent le modèle d’avant reste une très belle affaire et bénéficie de tarifs attractifs. Les avancées d’un nouveau modèle ne justifient pas nécessairement de craquer pour lui.

Vous passez du compact au reflex, vous êtes débutant ?

Si votre seul besoin est de faire de meilleures photos qu’avec un compact ou un smartphone, que vous ne maîtrisez pas les bases de la photographie, que vous n’avez pas envie de les maîtriser alors optez pour un modèle entrée de gamme.

 

quel reflex nikon choisir Nikon D3500
reflex Nikon D3500

Le Nikon D3500 est le premier modèle de la gamme. Bien que rare à trouver désormais, il dispose de capacités avancées si vous voulez l’utiliser en mode expert mais il est avant tout conçu pour être utilisé en mode Auto ou modes Scènes (résultats).

Le Nikon D5600 reprend la plupart des caractéristiques du D3500 en ajoutant un écran orientable et tactile plus agréable et une meilleure ergonomie. L’accès aux réglages est plus rapide et ne requiert pas le passage systématique par le menu. Son autofocus est aussi plus performant.

quel reflex nikon choisir Nikon D5600
reflex Nikon D5600

Les modèles de la génération précédente, Nikon D3400 et Nikon D5500, restent d’excellents choix plus accessibles car bénéficiant de tarifs plus intéressants.

Vous souhaitez apprendre la photographie et devenir expert ?

Les boîtiers d’entrée de gamme vont vous limiter assez vite et vous aurez envie de passer à un modèle plus abouti. Pour autant, votre budget reste limité et vous ne souhaitez pas investir dans un équipement expert-pro.

Test Nikon D7500
reflex Nikon D7500

Si le Nikon D5600 reste un modèle intéressant, le Nikon D7500 est un bon choix en APS-C. Son ergonomie diffère des entrées de gamme avec de nombreuses touches d’accès rapide et un menu plus complet. Le boîtier est bien construit, résistant.

Le reflex expert-pro Nikon D500 était le haut de gamme DX, il a été retiré du catalogue mais se trouve encore en occasion et propose une fiche technique digne des meilleurs Nikon. Il demande une maîtrise avancée de la photo mais saura vous donner des résultats à la hauteur de vos attentes. Son autofocus, identique à celui des modèles pros, est le plus performant de toute la gamme Nikon reflex.

Investissez de préférence dans des optiques compatibles plein format que vous pourrez réutiliser si vous franchissez le pas du FX par la suite.

Vous voulez vous faire plaisir et utiliser vos objectifs Nikon F sans trop investir ?

Si vous avez déjà un parc d’objectifs autofocus ou AI/AI-S du temps de l’argentique ou des premiers numériques, et que vous souhaitez vous faire plaisir en les utilisant sans devoir casser à nouveau la tirelire, envisagez le plein format avec le Nikon Df.

quel reflex nikon choisir Nikon Df
reflex Nikon Df en version chromé (existe aussi en noir)

Ce boîtier exclusivement dédié à la photographie (pas de mode vidéo) peut utiliser toutes les optiques produites par ou pour Nikon depuis toujours et possède un capteur pro puisque c’est celui de l’ex-modèle pro Nikon D4.

Le Nikon Df n’est plus disponible en neuf car retiré du catalogue, il se trouve encore parfois à prix attractif chez les revendeurs ou en occasion.

Vous êtes expert, passionné, et vous cherchez le meilleur compromis ?

Vous maîtrisez les bases de la photographie et développer votre pratique ne vous effraie pas. Vous cherchez un boîtier polyvalent pour répondre à tous vos besoins ? Vous envisagez de passer pro un jour et/ou de vivre de vos photos ?

Le Nikon D780 reste un très bon choix et est toujours au catalogue (toujours disponible en 2026, neuf ou d’occasion) avec son capteur plein format, son électronique et son autofocus en mode Live View issus de l’hybride Nikon Z6 série 1, ses performances en basse lumière et sa fiche technique complète (voir mon reportage à Venise, la conférence et des photos).

Nikon D780, présentation et prise en main
reflex Nikon D780

Le Nikon D750 de la génération précédente équipe encore de nombreux photographes qui voient en lui un des meilleurs reflex Nikon de ces dernières années, devant le plus exclusif Nikon D850, les inaccessibles Nikon D5/D6 ou le plus récent Nikon D780 plus onéreux.

Obturateur du Nikon D750 : risque d'assombrissement des images
reflex Nikon D750

Si votre budget est serré mais que vous ne voulez pas d’APS-C pour autant, le Nikon D610 est une belle alternative, proche en performances du D750 sans en avoir ni l’autofocus 51 points ni l’écran orientable, ce qui ne s’avérera pas handicapant au quotidien si vous ne faites pas trop de photos d’action. Le Nikon D610 se trouve à petit prix désormais, en occasion car il a disparu des rayons.

Nikon D610 : le Full Frame Nikon revu et corrigé, 24Mp, rafale 6vps
reflex Nikon D610

Vous êtes expert ou pro avec des besoins précis ?

Vous maîtrisez la technique photo et savez exploiter un boîtier reflex. Vous avez des usages précis en studio, paysage, portrait, etc. Vous ne voulez pas pour autant vous endetter pour le restant de vos jours ?

Si le Nikon Z8 hybride n’a pas vos faveurs, choisissez le Nikon D850, toujours au catalogue (toujours disponible en 2026, neuf ou d’occasion) dont le capteur 45 Mp est le plus défini de la gamme Nikon reflex et dont les performances globales sont de très haut niveau.

quel reflex nikon choisir Nikon D850 : présentation et caractéristiques techniques
reflex Nikon D850

Le Nikon D850 est un choix intéressant si la très haute définition et le flou de bougé ne vous posent pas problème. Le Nikon D810a intéresse lui les astrophotographes presque exclusivement (rare, et à trouver en occasion).

Le modèle pro Nikon D5 peut s’avérer un bon choix si vous le trouvez d’occasion à un prix intéressant. Attention toutefois aux boîtiers qui ont vécu, une réparation pouvant très vite plomber le budget initial. Le Nikon D6 arrivé au premier semestre 2020 reprend le flambeau dans cette catégorie reflex pros monoblocs. Il est toujours disponible en 2026, neuf ou d’occasion, bien que le Nikon Z9 l’ait remplacé avec succès.

Vous êtes reporter photographe, photographe de sport, d’action, vous courez le monde ?

Si votre activité photo fait de vous un baroudeur au long cours, ou si votre boîtier doit pouvoir subir les pires outrages et que vous ne voulez pas d’un Nikon Z9, choisissez sans aucune hésitation le Nikon D6.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main
reflex Nikon D6

Sa construction monobloc, sa finition tous temps proche de la tropicalisation, sa capacité à tout supporter tout en déclenchant en mode rafale à 11 vues par seconde font de ce fer de lance de la gamme LE boîtier pro par excellence.

Le Nikon D6 possède une longueur d’avance sur le précédent Nikon D5 avec un autofocus encore plus performant incluant la technologie Eye-AF.

Comparatif reflex Nikon 2026

Voici les principales caractéristiques des reflex Nikon encore au catalogue en 2026 :

Modèle Capteur Rafale Poids AF ISO natif Vidéo Autonomie Prix occasion
D5600 APS-C 24,2 Mp 5 i/s 465 g 39 points, détection de phase 100-25 600 Full HD 1080p/60 ~970 vues 250-400 €
D7500 APS-C 20,9 Mp 8 i/s 720 g 51 points, Multi-CAM 3500 II 100-51 200 4K/30p, Full HD/120p ~950 vues 500-700 €
D780 Plein format 24,5 Mp 7 i/s (12 i/s en LV) 840 g 51 points optique + AF hybride en LV 100-51 200 4K/30p, Full HD/120p ~2 260 vues 1 100-1 400 €
D850 Plein format 45,7 Mp 7 i/s (9 i/s avec grip) 915 g 153 points, 99 en croix, Multi-CAM 20K 64-25 600 4K/30p, Full HD/120p ~1 840 vues 1 200-1 600 €

Les prix occasion sont indicatifs (mars 2026, boîtiers en bon état, compteur raisonnable).

Le D780 et le D850 se croisent parfois en prix selon l’état et la source. Comparez les compteurs avant toute décision. L’autonomie du D780 est la plus élevée de la gamme, ce qui en fait un boîtier de voyage idéal.

Le D5600 n’est pas tropicalisé : à garder en tête si vous shootez par tous les temps.

Le D7500 monte jusqu’à 1 640 000 ISO en théorie, un chiffre de communication plus qu’une réalité pratique, mais sa montée en ISO utile (jusqu’à 6 400-12 800) reste parmi les meilleures de la gamme APS-C.

FAQ : Questions fréquentes sur les reflex Nikon

Faut-il encore acheter un reflex Nikon en 2026 ?

Oui, si vous avez déjà des objectifs en monture F, si vous privilégiez l’autonomie et le viseur optique, ou si vous achetez d’occasion.
Non, si vous partez de zéro et n’avez pas de contrainte de parc optique, un hybride Nikon Z sera plus évolutif.

Quelle est la différence entre APS-C et plein format chez Nikon ?

L’APS-C (DX) offre un recadrage x1,5 par rapport au plein format (FX). Concrètement : un 50 mm se comporte comme un 75 mm en DX. Les boîtiers APS-C sont moins chers, plus légers, mais offrent moins de bokeh naturel et une profondeur de champ plus grande à ouverture équivalente.

Peut-on utiliser les objectifs NIKKOR Z sur un reflex Nikon ?

Non. Les objectifs NIKKOR Z sont conçus pour la monture Z des hybrides. L’inverse est possible : les objectifs NIKKOR F (monture reflex) se montent sur les hybrides Z via la bague d’adaptation FTZ, sans perte de fonctions autofocus.

Le Nikon D850 est-il encore pertinent en 2026 ?

Oui. Son capteur 45,7 Mp, sa plage dynamique et son autofocus à 153 points restent compétitifs. Il se trouve désormais à prix attractif neuf ou d’occasion, ce qui le rend encore plus intéressant pour les photographes exigeants qui n’ont pas besoin de vidéo avancée.

Quel reflex Nikon choisir pour débuter ?

Le D5600. Léger, abordable, écran orientable : il concentre l’essentiel pour apprendre sans se disperser sur les réglages. Si votre budget le permet, le D7500 est un meilleur investissement sur la durée.

Acheter un reflex Nikon d’occasion en 2026

La gamme reflex Nikon est arrêtée. C’est une mauvaise nouvelle pour les fans de nouveauté, mais une excellente nouvelle pour le budget.

Les D7500, D780 et D850 se trouvent en occasion à des tarifs très inférieurs à leur prix de lancement, souvent auprès de photographes qui ont migré vers le Z. Vérifiez le compteur de déclenchements (moins de 50 000 pour un boîtier de loisir, moins de 100 000 pour un pro), l’état du capteur et du viseur. Le rapport qualité-prix de l’occasion Nikon n’a jamais été aussi bon.

En conclusion : quel reflex Nikon choisir ?

Votre reflex Nikon est fait pour durer, toutefois il vous faut savoir que cette gamme est arrêtée chez Nikon et que plus aucune nouveauté n’arrivera. Aussi il est important de choisir votre reflex en toute connaissance de cause.

Tous les reflex Nikon savent faire d’excellentes photos, la seule limite c’est vous.

Tous sont très performants et souvent plus que vous n’en aurez jamais besoin. Gardez cette idée en tête au moment du choix. Préférez un modèle d’une catégorie inférieure, moins cher, que vous équiperez de meilleurs objectifs (une belle focale fixe, par exemple).

Retenez également qu’il vaut mieux bien utiliser un modèle plus modeste en apparence que mal utiliser un modèle plus performant. C’est vrai avec les capteurs très riches en pixels qui imposent des contraintes à la prise de vue que certains photographes ont du mal à appréhender (45 Mp vs. 24 Mp par exemple et flou de bougé).

Plus d’infos sur la gamme Nikon reflex sur le site Nikon

Vous avez des questions, besoin de précisions pour savoir quel reflex Nikon choisir ? Laissez un commentaire en détaillant votre cas personnel et parlons-en !


Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : le jeu en vaut la chandelle !

Vous aimeriez utiliser un zoom polyvalent pour le reportage, la photo de rue,  le voyage ? Vous voulez éviter les modèles encombrants, lourds et chers comme les 14-24 mm f/2.8 ou les 12-24 un peu trop larges ? Voici le test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD, un zoom qui vient compléter la série des zooms experts à ouverture glissante de Tamron.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : le jeu en vaut la chandelle !

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique …

Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : présentation et contexte

Présenté durant l’été 2018, le zoom grand angle Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD se destine aux reflex 24 x 36 mm Nikon (et Canon). Il pourra bien sûr être utilisé sur un reflex à capteur APS-C, il cadrera alors comme un 25,5-52,5 mm, ce qui en fera un objectif polyvalent idéal pour de la photographie de rue et du reportage.

Sa plage focale peu commune, qui change des classiques 12-24 mm, est partagée avec l’AF-S Nikkor 17-35 mm f/2,8D IF-ED. Mais si la proposition de Nikon s’affiche à près de 2000 euros (au tarif officiel), celle de Tamron, avec son ouverture glissante, permet de réduire le tarif de vente à 650 euros.

Il est, d’après le constructeur, le compagnon idéal du zoom Tamron 35-150 mm f/2,8 Di VC OSD, avec lequel il partage une focale extrême, leur ouverture glissante f/2,8-4 et la technologie autofocus OSD (Optimised Silent Drive).

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Ce duo 17-35 mm + 35-150 mm f/2,8-4 est censé couvrir la majorité des besoins des photographes, quel que soit leur style, pour un encombrement et un tarif bien plus raisonnable. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, nous avons déjà vu que le 35-150 mm n’atteignait pas tout à fait son objectif (sans mauvais jeu de mot). Le 17-35 mm, quant à lui, remplit-il sa part du contrat ?

Pourtant présenté en premier, le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD passe entre nos mains après le 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD du même constructeur. Ainsi va la vie, les plannings de tests ne suivent pas forcément les plannings de lancement des produits, ce qui peut, parfois, contrecarrer certains plans marketing.

Si nous ne nous sommes toujours pas remis de la perplexité dans laquelle nous a plongé le 35-150 mm, ce n’est pas pour autant que nous abordons ce test du 17-35 mm avec un a priori négatif. Après tout, cela fait suffisamment longtemps que nous testons des objectifs pour savoir que, parfois, dans une même famille optique, il peut y avoir un modèle en retrait alors que juste à côté, une proposition d’apparence très proche se révèle au contraire être une véritable pépite. Voilà donc l’occasion de remettre la balle au centre et de repartir du bon pied.

Le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD propose, comme son nom l’indique, une plage focale atypique qui démarre suffisamment bas pour bénéficier d’un vrai grand angle et se termine suffisamment haut pour aborder la photographie de rue et le reportage avec une reproduction des perspectives proches de l’œil humain.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : le jeu en vaut la chandelle !

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : plage focale de 17 à 35 mm

Sa formule optique comporte 15 lentilles, dont deux asphériques et quatre LD (à faible dispersion) réparties en 10 groupes. Comme toutes les productions récentes de Tamron, il bénéficie de nombreux joints d’étanchéité en caoutchouc, même au niveau de la monture, pour prévenir de toute infiltration de poussières et d’eau.

Le revêtement BBAR permet de réduire les reflets parasites et le flare, et Tamron promet avoir mis tout plein de choses sympas à l’intérieur dans le but d’obtenir une homogénéité parfaite et un excellent niveau de contraste d’un bout à l’autre de l’image. En même temps, il est rare qu’un constructeur prétende le contraire…

Ce zoom grand angle, du fait de sa plage focale et de ses ouvertures maximales raisonnables (des bienfaits de l’ouverture glissante), revendique un poids de 460 grammes sur la balance. Bien plus intéressant, sa longueur maximale ne dépasse jamais les 95 mm (hors paresoleil) quelle que soit la focale, et ce bien qu’il ne soit pas à zooming interne.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Voilà qui est fort appréciable et apprécié quand le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD s’allongeait de dix bons centimètres entre ses deux focales extrêmes. Notez, au passage, que le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD a le très bon goût de disposer d’une distance minimale constante de 28 cm seulement, et ce quelle que soit la focale pour laquelle vous optez. Bien vu ! Enfin, les amateurs de filtres en tous genres devront adopter des modèles de 77 mm de diamètre s’ils désirent en utiliser sur cet objectif.

Focale / Ouverture maximale / Ouverture minimale

  • 17 mm – f/2,8 – f/16
  • 20 mm – f/3,2 -f/18
  • 24 mm – f/3,2 -f/18
  • 28 mm – f/3,5 – f/20
  • 35 mm – f/4 – f/22

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/2.8 – 1/250 ème – ISO 100

À qui se destine ce zoom 17-35 mm ?

Vous avez toujours rêvé d’un zoom grand angle mais trouvez que les 12-24 ou 14-24 mm sont un peu trop larges ? Vous aimez la photographie de rue au 35 mm mais manquez parfois de recul et/ou aimeriez embrasser une scène plus large ? Vous aimez la photographie au grand angle mais votre budget est très serré ? Alors ce Tamron est fait pour vous.

Les plus attentifs noteront que le même constructeur propose aussi un 15-35 mm f/2,8 SP Di VC USD, mais à environ 1200 euros, ce dernier est près de deux fois plus cher que le 17-35 mm f/2,8-4. En fait, le concurrent le plus proche est le Tokina Opera 16-28 mm f/2,8, vendu 750 euros, qui offre l’avantage d’une ouverture f/2,8 constante, mais avec une plage focale plus réduite et donc une moindre polyvalence.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/5.6 – 1/500 ème – ISO 100

Même si ce Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD peut être utilisé sur un reflex Nikon DX à capteur APS-C, nous préférons dans ce cas précis vous orienter vers le Sigma 18-35 mm f/1,8 DC HSM | Art, à peine plus cher mais bien plus lumineux. Attention toutefois : ce Sigma ne couvre pas les capteurs 24 x 36 mm, information à garder à l’esprit si vous comptez, dans un avenir plus ou moins proche, faire l’acquisition d’un reflex Nikon FX à capteur 24 x 36 mm.

Qualité de construction et prise en main

Nous ne nous lasserons jamais de vanter la qualité de construction des objectifs Tamron lancés depuis 2015, avec leur fameuse « Human Touch ».

Le zoom 17-35 mm du jour ne déroge pas à la règle. Les finitions sont irréprochables, du grain du fût métallique jusqu’à la texture des bagues en caoutchouc, sans oublier la petite lèvre formée par le joint de monture, toujours du meilleur effet. La compétition entre opticiens a du bon !

Bien sûr, pour garder le tarif le plus bas, plusieurs concessions ont été nécessaires. Ainsi, d’une part, le paresoleil est-il juste cannelé à l’intérieur et non pas doublé de velours, quand d’autre part l’objectif est livré sans petit pochon textile de protection.

À n’en pas douter, posséder un objectif Tamron en 2019 a désormais quelque chose de gratifiant et esthétique. En plus, il paraît que l’on fait de meilleures photos avec un matériel que l’on trouve joli. Après tout, Ettori Bugatti lui-même n’a-t-il pas déclaré que plus une voiture était belle, plus elle allait vite ?

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/4 – 1/160 ème – ISO 100

Du point de vue du gabarit et du poids, monté sur un Nikon D750, l’ensemble est équilibré et tient bien en main. Comme l’objectif est dépourvu de stabilisation, le seul commutateur que vous trouverez sur le flanc gauche est celui permettant de basculer de la mise au point manuelle à l’automatique.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Le fait que le zoom ne change pas de taille en fonction de la focale utilisée est un véritable plus. La large bague de zooming est très agréable à manipuler mais difficile d’en dire autant de celle de mise au point.

Cela est dû à la technologie retenue par Tamron, baptisée OSD (« Optimised Silend Drive ») basée sur un moteur pas à pas et un train d’engrenage. De fait, en mode AF, la friction est forte lorsque vous désirez ajuster le point manuellement (c’est peu agréable mais possible) et le demeure en mise au point manuelle (même si la manipulation est un peu plus souple que sur le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD).

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/5.6 – 1/200 ème – ISO 100

L’avantage avec ce mécanisme, c’est que vous bénéficiez de véritable butées mécaniques de part et d’autre de la plage de mise au point, c’est à dire à 28 cm et à l’infini. C’est, au passage, l’occasion de regretter l’absence de graduation de la distance de mise au point, ce qui, pour ce genre de grand angle, aurait été très pratique. À ajouter dans la prochaine itération.

Autofocus

OSD, c’est un très joli nom marketing pour évoquer une technologie autofocus qui existe depuis pas mal de temps déjà, celle des moteurs pas à pas avec engrenage. Donc, même s’il est, littéralement, « optimisé pour le silence », le moteur du Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD demeure, dans les faits, audible. Mais cela reste tout à fait supportable, voire imperceptible en extérieur.

Le zoom étant plus compact que le 35-150 mm f/2,8 Di VC OSD, il a bien moins d’efforts à produire, d’autant plus que les focales plus courtes augmentent mécaniquement la profondeur de champ, donc diminuent la précision nécessaire.

Globalement l’autofocus du Tamron 17-35 mm f/2,8-4 s’en sort bien lorsque la luminosité est bonne et que le sujet n’a pas trop la bougeotte. Lorsque la lumière faiblit, par contre, il faudra se montrer un peu plus patient mais dans l’ensemble, ce zoom reste très utilisable. Tant que vous ne faites pas de photographies sportives.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/6.3 – 1/80 ème – ISO 100

Stabilisation

Éternel débat : un objectif grand angle a-t-il besoin d’être stabilisé ? À cette question, Tamron apporte une réponse pragmatique : cela dépend de votre budget.

Si vous voulez absolument un zoom grand angle stabilisé, tournez-vous vers le 15-30 mm f/2,8 Di VC USD G2, mais il vous en coûtera 1200 euros pour votre reflex Nikon FX.

Si votre budget est plus réduit, il faudra vous contenter de ce 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD et vous priver de stabilisation optique. Notez que, en théorie, il est possible de l’utiliser sur un hybride Nikon Z 6 ou Z 7, dont les capteurs sont stabilisés, mais ce zoom n’est pas optimisé pour cet usage.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/5.6 – 1/10 ème – ISO 100

La question qui se pose donc est assez simple : peut-on survivre, avec cet objectif, sans stabilisation ? Réponse simple : oui. Et même, très bien. Ainsi est-il possible de capturer des images à main levée à 1/10s au 35 mm (la focale potentiellement la plus problématique).

Pour peu que vous ne trembliez pas, il n’y a donc aucune difficulté à exploiter ce zoom aux vitesses lentes à main levée en dessous de la règle 1/focale.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/2.8 – 1/10 ème – ISO 12.800

Performances optiques : vignettage, pique et homogénéité

Le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD réussit l’exploit de vignetter fortement, à toutes les ouvertures, et à toutes les focales. Oui. Même au-delà de f/11, et jusqu’à f/22. La correction automatique du vignettage en interne appliquée aux JPEG limite à peine la casse par rapport aux fichiers RAW bruts.

Compte tenu du fait qu’un zoom grand angle a plutôt tendance à servir pour du portrait, de l’architecture et du reportage de rue, ce vignettage peut s’avérer esthétiquement gênant sur les grands aplats de couleurs (des façades, des cieux). Heureusement, le vignettage est aussi l’un des défauts optiques les plus faciles et rapides à corriger en post-traitement.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/5.6 – 1/640 ème – ISO 500

Ce souci de vignettage est d’autant plus dommage puisqu’en termes de piqué et d’homogénéité le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD fait partie des bons élèves. Très bon au centre à toutes les ouvertures et toutes les focales, il fait déjà preuve d’une belle homogénéité dès f/2,8, et cela va en s’améliorant en fermant peu à peu. Seuls les coins laissent à désirer mais, compte tenu des angles de champs couverts, cela demeure acceptable.

Le travail des ingénieurs opticiens est vraiment remarquable, surtout en conservant une certaine compacité. À ce tarif là, le rapport qualité/prix est vraiment très satisfaisant et un petit tour sur votre logiciel de retouche préféré vous fera vite oublier le désagrément du vignettage.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/5.6 – 1/4.000 ème – ISO 500

Performances optiques : distorsion

Les objectifs grand angle sont plus sujets à la déformation et, en termes de conception optique, les zooms grand angle sont une gageure. Surtout lorsqu’il faut serrer les prix. Ce qui est le cas du Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD. Ici, la déformation est nettement visible aux focales extrêmes : en barillet au 17 mm, en coussinet au 35 mm.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/4 – 1/160 ème – ISO 100

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/4 – 1/250 ème – ISO 100

Performances optiques : flare, rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Le traitement BBAR visant à réduire les reflets parasites (et augmentant donc le contraste) est indispensable sur ce genre de zoom grand angle, plus naturellement enclin à attraper toutes les sources lumineuses qui entreraient, volontairement ou non, dans le champ.

Force est de reconnaître que le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD s’en sort avec les honneurs lorsqu’il s’agit de déjouer le flare. De leur côté, les aberrations chromatiques sont très bien contenues et nous n’en avons pas à déplorer avec les 24 Mpx de notre Nikon D750 de test.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/4 – 1/1.000 ème – ISO 100

Du côté du rendu des couleurs, nous sommes malheureusement dans l’incapacité de trancher puisque que notre boîtier de test, un Nikon D750 en firmware Ver.1.15 avait des soucis de balance des blancs, ce que nous avons confirmé en lui associant d’autres objectifs (dont des Nikon). De manière aléatoire, même en balance automatique et Picture Control standard, l’image tirait soudain au vert, aussi bien en intérieur qu’en extérieur.

Un rattrapage de la colorimétrie sous Lightroom permet cependant de rendre justice à l’objectif, qui délivre alors des images neutres, contrastées, avec des ombres un peu denses. Bref, un rendu moderne et japonais passe partout que vous pourrez moduler à votre guise et selon vos préférences esthétiques. Clairement, Tamron laisse Tokina s’aventurer seul, avec son Opera 16-28 mm f/2,8, sur le terrain des rendus « à l’ancienne » et pleins de personnalité.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/2.8 – 1/3.200 ème – ISO 100

Rendu optique : profondeur de champ

Avec une plage focale de 17 à 35 mm, le diaphragme sert plus ici à gérer l’exposition que la profondeur de champ. En combinant cela aux ouvertures maximales relativement modestes (f/2,8 à 17 mm, f/4 à 35 mm) ainsi qu’aux seulement 7 lamelles du diaphragme, il va sans dire que le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD ne prétend pas être le roi du bokeh. De toutes manières, ce n’est pas son rôle.

Par contre, de l’autre côté du spectre, il est très légitime sur les grandes profondeurs de champ et pour le travail à l’hyperfocale : une double graduation de la distance de mise au point et de la profondeur de champ auraient été bienvenues et lui aurait conféré un plus ergonomique non négligeable.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/2.8 – 1/60 ème – ISO 500

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 350mm – f/4 – 1/13 ème – ISO 500

Le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD peut vous intéresser si :

  • vous cherchez, avec un budget serré, un zoom grand angle pour votre reflex FX,
  • vous désirez un zoom grand angle « compact », plus léger et moins encombrant, qu’un zoom grand angle f/2,8 constant,
  • vous pratiquez la photographie de paysage, d’architecture et le reportage de rue,
  • vous cherchez un complément grand angle polyvalent pour seconder votre 50 mm lumineux.

Le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un autofocus rapide et silencieux,
  • vous exigez des images JPEG parfaites directement à la sortie du boîtier,
  • vous êtes intransigeant sur la distorsion géométrique, notamment si vous êtes un adepte d’architecture,
  • vous utilisez un reflex Nikon DX à capteur APS-C.

Toutes les photos de ce test en pleine définition en cliquant sur la photo ci-dessous :

Test Tamron 17-35 mm f/2.8-4

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD : ma conclusion

Si le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD nous avait laissé perplexes, son grand frère Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD redore le blason de la lignée et se révèle même plutôt attachant avec de nombreux arguments à faire valoir.

Pour ce zoom grand angle, Tamron a opté pour une plage focale et une ouverture glissante très judicieuses. Le 17 mm est suffisamment large pour passer pour un ultra grand angle tout en demeurant simple à maîtriser : contrôler son horizontalité est aisé et, comme il est suffisamment large mais pas trop, les éléments parasites pouvant entrer dans le cadre de manière impromptue sont faciles à gérer.

Les focales intermédiaires classiques (20 mm, 24 mm, 28 mm) ont fait leurs preuves. Enfin, le 35 mm, bien connu, apporte une respiration vers le haut qui ajoute à la polyvalence de l’ensemble. Le choix d’une ouverture glissante et l’absence de stabilisation permettent de former un ensemble très compact dont les dimensions demeurent constantes quelle que soit la focale utilisée : vraiment pratique !

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 35 mm – f/8 – 1/50 ème – ISO 500

En termes de performances optiques pures, Tamron a dû trancher dans le vif afin de maintenir un prix de vente aussi bas que possible – car il faut bien rappeler que nous avons affaire à un objectif couvrant les capteurs 24 x 36 mm et ouvrant à f/2,8 au maximum.

La stratégie du constructeur est donc assez simple, mais efficace : d’une part corriger dans le dur, via la conception de la formule optique, le choix des lentilles, l’application des divers traitements de surface (fluorine, BBAR), ce qui est très compliqué à corriger de manière logicielle ; d’autre part laisser subsister certains défauts certes très visibles mais aisément rattrapables en post-traitement, suivant alors la tendance de la photographie computationnelle.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/4 – 1/500 ème – ISO 500

Ainsi le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD s’en sort la tête haute en ce qui concerne le pouvoir résolvant, l’homogénéité, la réduction du flare et des images fantômes, mais se montre plus laxiste avec la distorsion et le vignettage, qui part dans tous les sens, mais que deux clics sur un ordinateur permettent de corriger.

Enfin, et toujours afin de ne pas gonfler la facture finale pour le photographe, le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD fait l’impasse sur la stabilisation, dont on se passe aisément, et une motorisation qui ne brille ni par sa vitesse, ni par son silence, mais fait le travail.

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD

Test Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD – 17 mm – f/2.8 – 1/50 ème – ISO 12.800

Faut-il adopter ce Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD ?

Si vous avez un budget serré, utilisez un reflex Nikon FX (ou comptez y passer), et si cela ne vous dérange pas de passer un peu de temps en post-traitement (mais pas tant que ça) pour rattraper le vignettage et la distorsion, et, bien sûr, si vous êtes en quête d’un zoom grand angle compact : foncez.

Le jeu en vaut  vraiment la chandelle, surtout si vous le combinez à un 50 mm f/1,8. À ce prix là, vous n’aurez guère d’alternative.

Par contre, si vous n’utilisez qu’un reflex Nikon DX à capteur APS-C et ne comptez pas basculer vers du 24 x 36 mm, vous pouvez faire l’impasse et vous tourner vers l’indétrônable Sigma 18-35 mm f/1,8 DG HSM | Art.

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique …


Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le grand-angle pour les hybrides plein format Nikon

Nikon déroule sa feuille de route en matière d’objectifs pour ses hybrides Nikon Z 6 et Z 7 et annonce le nouveau Nikon Nikkor Z 24 mm f/1.8 S.

Après le tout récent Nikkor Z 85 mm f/1.8 S, c’est donc un grand-angle qui fait son apparition dans cette nouvelle gamme hybride et devrait satisfaire les paysagistes, les reporters mais aussi les vidéastes.

MàJ : le test du NIKKOR Z 24 mm f/1.8 S est disponible.

Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le grand-angle pour les hybrides plein format Nikon

Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le trio gagnant est complet

Par trio gagnant, il faut comprendre la triplette de focales que beaucoup considèrent comme la plus efficace en reportage, et moi le premier : 24 mm, 35 mm et 50 mm. Les 35 et 50 mm série Z existant déjà, il ne manquait plus que le 24 mm à l’appel, c’est chose faite.

Nikon enrichit ainsi sa gamme d’optiques Z vers les courtes focales, en attendant le 20 mm prévu dans la roadmap en 2020, tandis que le prochain Nikkor Z Noct 58 mm f/0,95 occupera une position particulière de par ses spécifications.

Nikon Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le grand-angle pour les hybrides plein format Nikon

photo (C) Nikon Corp.

Le 24 mm c’est la porte ouverte sur le monde qui vous entoure : paysages, scènes de rue, scènes de la vie quotidienne, tout est bon ou presque si vous savez gérer les perspectives (lire « tenir votre boîtier à l’horizontale ») et ne pas abuser des déformations propres à cette focale lorsque le sujet est trop proche de l’objectif.

Nikon Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le grand-angle pour les hybrides plein format Nikon

photo (C) Nikon Corp.

Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : présentation et caractéristiques techniques

Nikon Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le grand-angle pour les hybrides plein format Nikon

Nikon Z 7 + Nikkor Z 24 mm f/1.8 S

N’ayez crainte, vous ne serez pas surpris par la présentation de ce Nikkor Z 24 mm f/1.8 S, elle est en tous points semblable à celle des précédents 35, 50 et 85 mm f/1.8 S :

  • même fût noire lisse,
  • même bague de mise au point cannelée,
  • même typographie blanche,
  • même fixation du pare-soleil.

Rien d’étonnant à cela dans une gamme qui se veut très homogène en terme de focales, autant faire de même avec le design.

Nikon Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le grand-angle pour les hybrides plein format Nikon

Nikkor Z 24 mm f/1.8 S

L’encombrement de l’objectif est lui-aussi conforme à ce que nous connaissons déjà avec les 35 et 50 mm, il s’avère tout aussi imposant pour un 24 mm avec 78 mm de diamètre, 96,5 mm de longueur et un poids de 450 grammes (le diamètre du filtre est de 72 mm).

La distance de mise au point minimale est de 0,25 m, ce qui vous autorisera des compositions audacieuses mêlant agréablement un premier plan très proche et un arrière-plan plus lointain. J’adore la focale 24 mm pour cette capacité à jouer sur la profondeur de l’image tout autant que la largeur du cadre. Le diaphragme compte 9 lames, de quoi avoir des arrière-plans harmonieux.

Bien évidemment ce Nikkor Z 24 mm f/1.8 S est doté de tout ce qui fait la performance des optiques Z : 12 lentilles en 10 groupes dont une lentille en verre ED, quatre lentilles asphériques et des lentilles avec traitement nanocristal pour la réduction des images fantômes (flare) et des effets parasites, limitation des aberrations chromatiques et sphériques, motorisation autofocus multigroupes.

Il n’y a pas grand-chose à dire de plus sur ce plan, il vous suffit de lire les tests des 35 mm et 50 mm pour réaliser que les ingénieurs japonais nous proposent ici le meilleur du savoir-faire de la marque.

Nikon Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le grand-angle pour les hybrides plein format Nikon

Nikkor Z 24 mm f/1.8 S

Les vidéastes vont apprécier la courte focale et sa grande profondeur de champ, déjà, mais aussi le silence de la mise au point autofocus, la fonction de compensation de changement de perspective lorsque la mise au point change (comprendre : le cadrage ne change pas une fois cette fonction activée) et la personnalisation de la bague de réglage permettant par exemple la correction d’exposition ou le changement d’ouverture en cours de tournage.

Nikon multi-focus groupe de motorisation autofocus des objectifs Nikkor Z

Nikon Multi-focus, le système de motorisation des optiques Nikkor Z

La construction est elle-aussi conforme à ce que l’on connaît du reste de la gamme, c’est du costaud et la protection aux intempéries et pénétration de poussières est assurée.

Nikon Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le grand-angle pour les hybrides plein format Nikon

Nikkor Z 24 mm f/1.8 S

J’aurai l’occasion de vous proposer le test de ce Nikkor 24 mm f/1.8 S dès qu’il sera disponible en prêt, en attendant sachez que le Nikkor Z 24 mm f/1.8 S sera disponible dès le 17 octobre 2019 au prix TTC conseillé de 1199 euros.

Source : Nikon


Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR : il arrive …

Nikon profite de la rentrée 2019 pour annoncer un nouvel objectif dans la gamme Nikkor F dédiée aux reflex numériques, le Nikon AF-S Nikkor 120-300 mm f/2.8E FL ED VR.

S’agissant d’une pré-annonce, comme celle du Nikon D6, il est un peu tôt pour vous donner toutes les caractéristiques de cet objectif, mais voici ce que je peux en dire.

Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR

Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR : pourquoi un tel télé à grande ouverture ?

Nikon et les zooms téléobjectifs à grande ouverture, c’est presque une histoire d’amour, c’est aussi et surtout la réponse d’un constructeur aux attentes des photographes de sport depuis des décennies.

En annonçant le même jour le Nikon D6 et ce Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR, il ne fait nul doute que Nikon prépare les grands événements sportifs des années à venir.

Et pourtant il y a de quoi faire dans la gamme Nikkor F (les optiques pour reflex) :

  • le Nikon AF-S Nikkor 180-400 mm f/4 E TC1.4 FL ED VR,
  • le Nikon AF-S Nikkor 200-400 mm f/4G ED VRII,
  • le Nikon AF-S Nikkor 80-400 mm f/4.5-5.6 G ED VR,
  • le Nikon AF-S Nikkor 200-500 mm f/5.6E ED VR.

Pour ne citer que ces quatre là, la gamme comptant quelques modèles retirés du catalogue mais pas moins intéressants.

Vous pouvez constater que cette liste ne comporte aucune optique à grande ouverture f/2.8, de même qu’il n’y a aucune plage focale descendant à 120 mm. Il faut regarder dans le rayon focales fixes pour trouver un 300 mm f/4, un 300 mm f/2.8, un 400 mm f/2.8, un 500 mm f/4, un 600 mm f/4 et un 800 mm f/5.6.

Quand on est photographe de sport, utiliser une focale fixe c’est bien, mais disposer d’un zoom tout aussi performant qui évite le changement d’optique dans des conditions parfois difficiles (pluie, neige, poussière, manque de place), c’est mieux.

Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR

le Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR

Avec ce nouveau Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR, Nikon offre donc une alternative de plus aux spécialistes, et vient concurrencer directement le Sigma 120-300 mm f/2.8 DG OS HSM | Sports sorti en 2011.

Le même Sigma, comme son rival de toujours Tamron, propose un 150-600 mm mais son ouverture limitée à f/5-6.3 n’en fait pas le préféré des professionnels (même combat chez Tamron avec le 150-600 mm).

De plus la plage focale 120-300 mm étend vers le bas la plage focale d’un 200-400 ou d’un 180-400, autorisant des cadrages plus larges sans trop perdre en longue focale (la différence entre 120 et 180/200 est plus importante qu’entre 300 et 400 mm).

Reste une inconnue, le tarif, que Nikon n’a pas dévoilé avec cette pré-annonce. Le Sigma se trouve aux environs de 2900 euros (septembre 2019) tandis que le Nikon AF-S Nikkor 180-400 mm f/4 va titiller les 10.000 euros. Nikon ne nous ayant pas habitués ces dernières années à brader ses optiques, il y a fort à parier que le tarif de ce 120-300 mm pique un peu, mais il ne fait nul doute que ses performances soient à la hauteur.

Il est probable que le Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR arrive début 2020, je pourrai alors vous en dire plus.

Source : Nikon


Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : il nous a laissés perplexes …

Rien de mieux que de passer du temps avec un objectif pour savoir ce qu’il vaut et ce que l’on peut en espérer. Voici le test Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, un zoom peu commun annoncé au printemps 2019 à un tarif de 899 euros et destiné aux reflex numériques à capteurs 24 x 36 mm (donc les Nikon FX en ce qui nous concerne).

Peu commun, d’abord, de par sa plage focale atypique, qui ne connaît aucun équivalent dans l’offre des concurrents, ni présente, ni passée.

De par son positionnement marketing, ensuite, puisque Tamron le présente comme un « objectif à portraits », malgré sa relative faible ouverture glissante (f/2,8-4). C’est que, d’après la page Produit sur le site du constructeur, cet objectif a été conçu « exprès pour les photographies de portraits avec un unique objectif sans devoir se déplacer. La focale de 85 mm est idéale pour les prises de vue en portrait classique. Mais le zoom permet de varier les points de vue avec un plan plus large au 35 mm et aussi d’effectuer des plans serrés au 150 mm.» Tout un programme !

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

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Pour savoir ce que le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD a dans le ventre, nous avons profité du calme parisien typique d’un mois d’août pour nous balader avec lui monté sur le toujours aussi exigeant Nikon D850.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD: présentation et contexte

La règle pour les plages focales des zooms, c’est qu’il n’y a pas de règle : chaque constructeur est libre de faire démarrer son zoom à la focale qu’il désire et pousser le maximum là où il le veut (ou le peut) (ou les deux).

Bien sûr dans le domaine des transtandards, les zooms qui démarrent dans le domaine des grands angles et poussent jusqu’aux longues focales, il existe quelques figures classiques : l’incontournable 24-70 (souvent f/2,8) des professionnels, le très prisé 24-105 mm f/4 et le très polyvalent 18-200 mm pour débuter.

Chacune de ces plages « classiques » connaît des variations : par exemple les 28-75 mm, 24-85 mm, 24-90 mm sont autant de variations autour du 24-70 mm dont le but est, généralement, de proposer une plage focale légèrement plus grande, un encombrement moindre, un tarif plus contenu, mais souvent au sacrifice d’une ouverture glissante.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Tamron, donc, envoie tout cela gentiment valser avec son 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD. Premier point de surprise : il démarre à 35 mm, ce qui n’est pas commun. Dans l’esprit de Tamron, l’idée est que ce zoom vient en complément de leur 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD. Ce qui vous fera une belle jambe si vous ne le possédez pas déjà. À moins que Tamron ne désire ainsi vendre deux fois plus d’objectifs ? Après tout, en photographie ou ailleurs, les constructeurs ne sont pas là pour faire dans la philanthropie.

Deuxième point de surprise : la focale maximale de 150 mm, qui porte l’amplitude de zoom à 4,3 x, et se positionne entre les deux focales traditionnelles à portrait que sont le 135 mm et le 180 mm. Pourquoi pas.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : de 35 à 150 mm …

Notez deux choses. La première est que, monté sur un reflex Nikon à capteur APS-C, type D7000 (et suivants) ou D500, ou en appliquant un recadrage DX sur votre boîtier FX, ce Tamron cadrera comme un 51,2-225 mm. De quoi en faire, potentiellement, un objectif intéressant pour du sport. Deuxième chose : dans sa catégorie, le vieillissant AF-S Nikkor 24-120 mm f/4G ED VR, offre une amplitude supérieure (5x), un grand angle beaucoup plus large (24 mm), et même si la focale maximale est moindre (120 mm au lieu de 150 mm), la différence est de ce côté-ci du spectre moins perceptible.

Le temps de digérer cette histoire de choix de plage focale, intéressons-nous à ce joli bébé de 790 grammes et quasiment 13 cm de long (sans pare-soleil et en position 35 mm).

La formule optique comporte, réparties en 14 groupes, 18 lentilles dont 3 asphériques et 3 en verre LD à faible dispersion. Le traitement BBAR (Broad-Band Anti-Reflection) est là pour diminuer les images fantômes et les reflets parasites à l’intérieur de l’objectif. La lentille frontale est traitée au fluor pour faciliter le nettoyage.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

La construction comprend de nombreux joints d’étanchéité caoutchouc, dont un au niveau de la monture, pour éviter les infiltrations d’eau et de poussière. Point très intéressant pour un objectif qui se veut « à portrait » : la distance minimale est de 45 cm et cela à toutes les focales.

La mise au point automatique et la stabilisation (donnée pour un gain de 5 IL) sont contrôlées par un duo de processeurs, judicieusement appelé Dual MPU. Comme tous les objectifs Tamron, il sera possible de mettre à jour et paramétrer ce zoom selon vos goûts et besoins via la console TAP-in.

Annoncé à 899 euros, le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD est donc censé être le compagnon idéal du Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD, qui se trouve aux environs de 599 euros au moment de la rédaction de ce test (août 2019). Au passage, notez que les deux objectifs utilisent des filtres de 77 mm de diamètre, et ce n’est certainement pas un hasard ni une coïncidence.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/10 ème de sec. – f/4 – 4.000 ISO

A qui se destine ce zoom 35-150 mm ?

Compte tenu des focales considérées, de nombreux scénarios sont tout à fait envisageables. Selon Tamron, et au risque de nous répéter, ce sont les propriétaires du 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD qui sont tout spécifiquement visés. Mais il n’y a pas qu’eux. Ainsi, le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC USD peut vous intéresser si vous êtes dans l’une des situations suivantes :

  • un grand utilisateur de 24 mm ou 28 mm fixe en quête d’un objectif polyvalent couvrant des focales plus longues ;
  • un photographe de rue adepte du 35 mm ayant aussi besoin d’aller chercher des informations au loin, ce pour quoi le 150 mm vous aidera beaucoup ;
  • un utilisateur de 24-105 mm qui trouverait cette plage focale un peu trop large et pas assez longue ;
  • un portraitiste débutant qui ne saurait pas encore avec quelle focale « à portrait » il est le plus à l’aise ;
  • un portraitiste plus expérimenté, voire professionnel, qui aurait effectivement un intérêt à passer rapidement d’un plan large (au 35 mm) à un cadrage plus serré (au 105/135/150 mm), ce qui est souvent le cas pour de la photographie sociale (mariages, portraits de classe, etc) ou pour du photo-filmage.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/800 ème de sec. – f/6.3 – 100 ISO

Qualité de construction et prise en main

Petite anecdote qui m’amuse beaucoup : lorsque j’ai reçu le colis contenant l’exemplaire de prêt, ce n’est pas moi qui ai ouvert le carton mais un ami. Lorsqu’il a sorti l’objectif de son emballage, sa première réaction, terriblement spontanée, a été, en version non censurée :

« Wahou ! C’est un Tamron cet objectif ? Putain c’est classe. J’adore la finition et le toucher. Je pensais que Tamron c’était de la merde, je viens de changer d’avis. »

Bref : cela fait plusieurs années que Tamron, tout comme Sigma, est nettement monté en gamme en matière de qualité de fabrication et de finition, mais apparemment tout le monde n’est pas encore au courant. Et quelque part, tant mieux : c’est toujours agréable de surprendre positivement.

Lourd, large, massif, le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD n’a rien d’un zoom d’entrée de gamme, en impose et rassure. Il en impose même un petit peu trop parce qu’à ses 12 cm de long il vous faudra ajouter 6 bons centimètres à fond de zoom, et encore 5 centimètres avec le pare-soleil. Bref, rien de bien discret ni de compact.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

La bonne nouvelle est qu’un loquet de verrouillage, sur la droite du fût, permet de bloquer l’objectif en position 35 mm, et seulement dans cette position là. Il aurait été sympathique de pouvoir bloquer l’objectif aux focales classiques du portrait, qui sont d’ailleurs inscrites tout le long de la bague de zoom : 35, 50, 85, 105, 135 et 150 mm. Par contre, nulle trace d’une échelle des distances. Sur la gauche du fût se trouvent les commutateurs AF/MF pour le mode de mise au point et VC ON/OFF pour la stabilisation.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Mais voilà. Ce zoom part avec un handicap « à l’insu de son plein gré » : il est passé entre nos mains juste après l’excellent Tamron SP 35 mm f/1,4 Di USD. Et, forcément, il souffre de la comparaison avec son aîné.

Ce n’est pas la qualité des matériaux utilisés ni les finitions mécaniques qui sont mises en cause, puisque les deux modèles bénéficient du même soin – et il faut pour cela tirer notre chapeau à Tamron.  Par contre, un faisceau de petits éléments ergonomiques rappelle que, même si les deux objectifs sont vendus quasiment au même prix, ils n’appartiennent pas du tout à la même gamme.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Par exemple, là où la focale fixe dispose d’un pare-soleil verrouillable doublé de velours, le zoom se contente d’un pare-soleil à l’intérieur cannelé et non verrouillable. Bien sûr, le 35 mm f/1,4 a droit à son échelle des distances et son abaque de profondeur de champ, là où le 35-150 mm f/2,8-4 n’a rien du tout. Mais surtout, la différence se ressent dans les parties mécaniques et dans la prise en main. Et cela tombe bien puisque c’est le chapitre suivant.

Commençons par la manipulation de la bague de mise au point. Alors que celle du 35 mm f/1,4 est fluide et douce, permettant d’ajuster le point à la volée même en mode AF, la bague du 35-150 mm f/2,8-4 accroche, avec une forte friction, ce qui interdit toute retouche du point manuellement lorsque vous êtes en mise au point automatique.

Même lorsque vous basculez en mise au point manuelle, une forte friction demeure, délivrant une désagréable sensation lorsque vous réalisez votre point pour, in fine, vous convaincre de tout confier à la mise au point manuelle.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/1.600 ème de sec. – f/5.6 – 100 ISO

Toujours concernant la mise au point, cette fois-ci, la motorisation. Il s’agit, sur le 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, d’une motorisation OSD (comme son nom l’indique) faisant appel à des moteurs pas à pas à courant continu, contrairement à la technologie USD qui fait appel à une friction ultrasonique (ce qui est le cas du 35 mm f/1,4 et du 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD.

OSD a beau signifier « Optimized Silent Drive », il n’en demeure pas moins audible. Sur notre premier exemplaire de test, destiné à être testé par les diverses rédactions, le moteur avait tendance à « caqueter » lorsqu’il cherchait le point puis à siffler.

Nous avons refait le même test sur un second exemplaire, directement sorti du stock de vente (donc flambant neuf), ce caquetage avait disparu et la mise au point s’est avérée plus fluide et discrète, bien que pas totalement silencieuse non plus.

Plusieurs questions se posent alors. Se pourrait-il que l’exemplaire passé de rédactions en rédactions ait subi un choc ? Cela arrive, la tendance « éléphants dans un magasin de porcelaine » des journalistes n’est pas qu’un mythe. Mais dans ce cas là, s’agissait-il d’un choc ponctuel particulièrement violent ou une forme d’usure prématurée qui alors ouvre le doute quant à la fiabilité du moteur ? Ou alors, n’avons-nous juste pas eu de chance et sommes tombés sur un exemplaire défectueux de début de série ?

Par ailleurs, compte tenu du poids des lentilles à déplacer, cette motorisation OSD ne serait-elle pas sous-dimensionnée ? Le 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD utilise la même technologie autofocus mais est bien plus compact, souffre-t-il des mêmes travers ? Pourquoi ne pas avoir retenu la technologie USD pour ce 35-150 mm ? Est-ce que le surcoût aurait été insurmontable, en aboutissant à un tarif supérieur à 1000 euros ?

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/20 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Autofocus

Pas spécialement discret, l’autofocus du Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD n’est pas non plus spécialement rapide. En fait, juste ce qu’il faut : plus lent, cela aurait été inutilisable, plus rapide, il aurait coûté trop cher. Convenable sur des sujets statiques, l’autofocus s’en sort également en suivi AF-C sur des sujets mobiles, mais ne se déplaçant pas trop rapidement non plus. Disons, des piétons, mais pas des vélos.

Voilà qui limitera son utilisation pour de la photographie sportive à quelques sorties ponctuelles. Par contre, la vitesse et la précision AF conviennent très bien à du portrait, le léger manque de précision étant compensé par la profondeur de champ confortable, même à pleine ouverture.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Stabilisation

Tamron promet que le système de stabilisation de ce 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD permet un gain de 5 IL. Concrètement, cela signifie qu’il doit être possible de prendre des photos à main levée à la demi seconde au 35 mm et à 1/10 ème de seconde à fond de zoom, au 150 mm.

Ce sont les performances aux plus longues focales qui nous intéressent ici, puisque la stabilisation doit venir compenser la réduction de l’ouverture maximale tout en facilitant l’utilisation dans le cadre de la réalisation de portraits auxquels le constructeur destine son objectif. Le contrat est rempli haut la main puisque, avec un peu de concentration, il est facile de photographier jusqu’à 1/5ème de seconde à 150 mm !

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 100 mm – 1/5 ème de sec. – f/3.8 – 1.250 ISO

Toutefois, gardez à l’esprit que si la performance technique doit être saluée, elle a, en termes pratiques, assez peu d’intérêt. D’une part parce que sur nos boîtiers récents il est facile de monter en sensibilité pour gagner une ou deux vitesses sans que la qualité de l’image ne soit visuellement dégradée. D’autre part parce que, dans le cadre de portraits, 1/10ème de seconde est un temps de pose trop long pour que votre sujet demeure parfaitement statique. En plus, si vous travaillez en studio, vous aurez la possibilité de monter la puissance de vos éclairages pour vous faciliter la vie…

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 35 mm – 1/5 ème de sec. – f/2.8 – 1.250 ISO

Rendu optique : profondeur de champ

Une fois n’est pas coutume, nous allons aborder la profondeur de champ avant de nous attaquer à la partie performances optiques pure et dure. Qui dit portrait dit bokeh, qui dit bokeh dit profondeur de champ, et qui dit profondeur de champ dit relation ouverture/focale.

Or, ici, nous avons donc affaire à une ouverture glissante, avec une ouverture maximale de f/2,8 à 35 mm et de f/4 à 150 mm (les ouvertures minimales sont respectivement de f/16 à 35 mm et f/22 à 150 mm). Un diaphragme complet est donc perdu entre la focale la plus courte et la focale la plus longue, ce qui reste très raisonnable et bien mieux que si Tamron avait proposé un 35-150 mm f/3,5-5,6, ou f/4,5-6,3, par exemple.

Il n’y a donc pas à rougir, surtout que plusieurs zooms professionnels optent pour cette ouverture glissante (le Panasonic Leica DG Vario-Elmarit 12-60 mm f/2,8-4 ASPH et le Leica Vario-Elmarit-L 24-90 mm f/2,8-4 ASPH pour ne citer qu’eux).

Dans un monde parfait, l’ouverture maximale resterait de f/2,8 le plus longtemps possible après 35 mm, pour ne basculer à f/4 qu’une fois aux abords de 150 mm. Bien sûr, mécaniquement, c’est quasiment impossible. Dans un monde idéal, l’ouverture maximale devrait donc se réduire de manière linéaire, ce qui donnerait, en gros, f/3,2 à 75 mm et f/3,5 à 105 mm. Que nenni ! Dans les faits, l’ouverture maximale se réduit comme-ci (et l’ouverture minimale varie ainsi) :

Test Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD

Concrètement, est-ce vraiment si grave ? Si vous êtes un technicien coupeur de cheveux en quatre, oui. Un peu. Dans la pratique, pas tant que cela. Tout ce que vous aurez à retenir c’est que, quelle que soit la focale, même à l’ouverture maximale, vous ne parviendrez pas à obtenir une profondeur de champ très courte telle que cela est actuellement la mode, ou alors il vous faudra shooter tous vos portraits au 150 mm à f/4.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 35 mm – 1/6.400 ème de sec. – f/2.8 – 100 ISO

En même temps, il fallait s’y attendre : n’est pas un 105 mm f/1,4 ou un 58 mm f/0,95 qui veut ! Mais le message que nous voulons faire passer ici, c’est que si le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD peut servir à faire des portraits, il ne s’agira pas de portraits dont l’esthétique se rapproche des canons actuels en termes de bokeh, et ce malgré les 9 lamelles du diaphragme.

Pour cela, en restant par exemple chez Tamron, le SP 85 mm f/1,8 Di VC USD est nettement préférable. Fort heureusement, puisque vous n’avez pas à subir le diktat de l’esthétique unique et instagramesque, bien d’autres manières de réaliser des portraits existent et cela sans avoir recours à des profondeurs de champ millimétriques.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 90 mm – 1/200 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Performances optiques : vignettage, piqué et homogénéité

En résumé, du côté des performances optiques, le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD fait le travail, sans exceller nulle part et sans être catastrophique nulle part. Il est juste… moyen.

Le vignettage est très marqué, malgré la correction automatique appliquée par le D850 lors du rendu JPEG (si vous avez activé la dite correction automatique). Aux 35, 50 et 85 mm, le vignettage est très visible juqu’à f/5,6, se fait plus discret à f/8 puis disparaît. Aux 105, 135 et 150 mm, le vignettage est encore plus marqué que précédemment, et ce jusqu’à f/8.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/2.500 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Pour du portrait, cela n’est pas pénalisant et même intéressant puisque le vignettage permet de fermer l’image et force le regard du spectateur à se concentrer sur le sujet (présupposé au centre du cadre), mais dans l’absolu, pour une optique moderne, ce vignettage est critiquable.

Le piqué est satisfaisant au centre à toutes les focales mais mérite que vous fermiez un peu le diaphragme pour vraiment exploiter l’exigent capteur d’un D850. En s’éloignant du centre, par contre, le piqué se dégrade rapidement et nous trouvons Tamron un peu trop optimistes lorsqu’ils déclarent que cet objectif est prêt à supporter les reflex de 50 Mpx…

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/100 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

D’un autre côté, dans le cadre de l’utilisation pour des portraits, un objectif au rendu plus doux est préférable à un excès de piqué et de netteté qui aurait alors le malheur de faire ressortir les moindres défauts épidermiques de votre modèle. Les défauts des uns sont les qualités des autres, et vice versa.

Performances optiques : distorsion

La distorsion est assez marquée sur ce Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD. Marquée et évolutive. En effet, vous aurez droit à une distorsion en barillet à 35 mm, qui se résorbe et devient nulle entre 85 et 105 mm, pour se transformer en distorsion en coussinet aux focales les plus longues.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/1.000 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Dit autrement, dans le cadre d’une utilisation en portrait, ce zoom a tendance à grossir les visages à 35 mm et à les amincir à 150 mm à cause de la conjonction de la déformation de la perspective et de la distorsion. Encore un défaut qui peut devenir une qualité. Mais si vous utilisez ce zoom pour autre chose que du portrait, par exemple pour de la photographie de rue, des balades architecturales et du paysage, ces défauts peuvent devenir plus gênants.

Performances optiques : flare, rendu des couleurs et aberrations chromatiques

À n’en pas douter, le traitement BBAR visant à réduire les reflets parasites (et augmentant donc le contraste) s’avère d’une redoutable efficacité.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 42 mm – 1/1.250 ème de sec. – f/3 – 100 ISO

L’objectif résiste bien au flare et son rendu colorimétrique est très dynamique et plein d’enthousiasme. En fait, même un petit peu trop : l’image par défaut, en RAW, est un poil trop contrastée et le traitement JPEG interne au D850 (en mode Picture Profile automatique) a tendance à trop ternir l’ensemble, en récupérant les ombres et les hautes lumières de manière trop violente, ce qui rend l’image terne. Avec la plupart des objectifs, c’est plutôt l’inverse, avec des JPEG trop saturés et contrastés par rapport aux RAW. Bizarre bizarre. Le rendu chaleureux de l’objectif lui permet de bien se prêter au jeu du portrait.

Test Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD : en résumé

Le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD peut vous intéresser si :

  • vous cherchez un objectif polyvalent pour du portrait et de la photographie de rue,
  • vous désirez compléter un zoom et/ou une focale fixe grand angle que vous avez déjà,
  • vous pratiquez la photographie sociale et avez besoin de cadrages plus serrés qu’avec un 24-105 ou un 24-120.

Le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un véritable grand angle,
  • vous désirez obtenir de très courtes profondeurs de champ et un bokeh crémeux,
  • vous êtes intransigeant sur les performances optiques,
  • vous désirez pratiquer régulièrement la photographie de sport.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4

Test Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD : ma conclusion

Perplexe. C’est probablement le mot qui résume bien mon sentiment vis à vis de cet objectif.

En temps normal, j’ai tendance à aimer et même soutenir les initiatives originales, mais uniquement lorsque cela s’accompagne d’une réalisation sans faille. Mais dans le cas du Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD, ce n’est pas franchement le cas, la promesse de polyvalence s’accommodant assez mal des compromis techniques indispensables incontournables pour contenir son prix de vente (899 euros lors de son lancement à l’été 2019).

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/400 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Je vais commencer par les bons points. Tout d’abord, la qualité de fabrication mérite d’être saluée : les efforts réalisés par Tamron payent et permettent de proposer sur toute la gamme des objectifs superbement construits jouissant d’une finition qui, il n’y a pas si longtemps, ne se trouvait que parmi les optiques professionnelles : traitement fluor, joints d’étanchéité à tous les niveaux, finition du fut, bagues caoutchouc, etc.

Rendre cela accessible sur un zoom à moins de 900 euros, qui plus est un zoom à f/2,8-4 à l’ouverture certes glissante mais autrement plus noble que du f/3,5-5,6 ou f/4,5-6,3 – relève de la gageure industrielle.

Ensuite, le rendu est judicieusement adapté pour du portrait : piqué au centre mais pas trop non plus, vignetté pour fermer l’image… ou comment transformer des défauts classiques en qualités. Et puis… et puis en fait, c’est un peu tout du côté des bons points.

Les points ni positifs, ni négatifs. La plage focale. Même si c’est l’argument premier de cet objectif, la plage de 35-150 mm a quelque chose de troublant et, plutôt que d’accéder à une nouvelle polyvalence, on a l’impression de se retrouver avec le cul entre deux chaises.

35 mm, c’est pas mal pour du reportage, mais un peu trop long dans certaines situations. Un angle plus large aurait été bienvenu. Sans forcément démarrer à 28 mm, 30 mm aurait déjà été très bien, et aurait en plus fait passer, symboliquement, l’amplitude du zoom à 5x.

De l’autre côté du spectre, 150 mm s’avère régulièrement trop court mais pour le coup, c’est moins gênant, surtout sur un boîtier comme le Nikon D850 où la marge de recadrage est généreuse. Mais justement, à cause de cela, on réalise d’autant plus facilement qu’il n’y a pas grande différence de rendu entre 135 mm et 150 mm, donc pousser jusqu’à 180 mm aurait permis de marquer le coup.

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD

Test Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD : 150 mm – 1/80 ème de sec. – f/4 – 100 ISO

Maintenant, les points négatifs. Dépourvu de zooming interne, le Tamron 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD doit donc composer avec une extension de son fût pour zoomer. Déjà que, de base, il est tout sauf compact, là, il devient carrément encombrant. Les performances optiques globalement moyennes, si elles s’accordent bien à une certaine pratique du portrait, interrogent plus pour d’autres usages.

En fait, c’est à se demander si cette douceur, ce manque d’homogénéité et ce vignettage sont volontaires (pour donner une signature esthétique) ou au contraire des dommages collatéraux des compromis économico-technologiques (ce qui serait surprenant vu le nombre de lentilles asphériques, LD, le traitement BBAR, etc.).

Mais le plus gros point noir de cet objectif, c’est sans conteste sa mise au point. Plus audible que de l’USD et d’une réactivité moyenne, la technologie OSD semble ne pas vraiment avoir sa place sur un objectif de 2019 et ternit le plaisir d’utilisation. Et pas question de prendre la main en mise au point manuelle, la bague dédiée n’est vraiment pas agréable.

Perplexe, donc, je le suis encore une fois arrivé au terme de cette conclusion. Faut-il craquer pour ce 35-150 mm f/2,8-4 Di VC OSD ? Si vous possédez déjà le Tamron 17-35 mm f/2,8-4 Di OSD et en êtes satisfait : pourquoi pas, si vous comptez être cohérent. Mais si vous ne le possédez pas, nous ne pouvons que vous recommander d’attendre un peu, soit une mise à jour du firmware, soit une nouvelle version.

Car c’est bien là le problème : sur le papier, ce zoom est intéressant, mais la réalisation n’est pas à la hauteur de ses ambitions. De quoi le cantonner pour l’heure à une niche photographique. C’est triste, car pourtant, il y avait de l’idée.

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Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : le roi du bokeh ?

Nikon annonce l’arrivée d’une nouvelle optique dans la gamme Nikon Z, le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S.

Cet objectif devrait ravir les amateurs de portrait avec son bokeh particulièrement agréable selon la marque, et vient compléter la gamme de focales fixes à ouverture f/1.8 conçue exclusivement pour les hybrides plein format Nikon Z.

MàJ : le test du NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S est disponible.

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

Les 85 mm f/1.8 pour Nikon chez Miss Numerique

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : présentation

Les deux hybrides plein format Nikon disponibles à ce jour ne sont plus vraiment remis en cause par les premiers utilisateurs (le firmware 2.0 a beaucoup aidé). La gamme d’objectifs dédiés à cette nouvelle monture Z pêche par contre encore par manque de références à l’inverse de la gamme Nikon F pour reflex qui compte plus de 90 objectifs au catalogue et au moins autant dans les déclinaisons précédentes.

La bague Nikon FTZ qui permet d’associer les objectifs Nikkor F aux hybrides Nikon Z élargit le champ des possibles mais elle apporte quelques désagréments : longueur totale supérieure, temps de mise en route plus long, poids supérieur, coût (comptez 300 euros au tarif normal ou 150 euros en kit avec un boîtier).

Il est donc critique pour Nikon de proposer aussi vite que possible de nouveaux objectifs Nikkor Z et d’offrir aux utilisateurs des combinaisons « Z natives » plus nombreuses. Ce que la marque s’emploie à faire puisqu’elle respecte la roadmap objectifs publiée en fin d’année 2018 qui annonce les nouveaux modèles à venir d’ici à 2021.

En matière de zooms, c’est le Nikkor Z 70-200 mm f2.8 S qui est attendu par les amateurs de téléobjectifs, tandis qu’au rayon focales fixes le duo 35 mm / 50 mm ne demande qu’à être complété d’une belle optique à portrait.

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

C’est désormais chose faite puisque Nikon annonce l’arrivée début septembre 2019 du nouveau Nikkor Z 85 mm f/1.8 S. Le duo devient triplette et pouvoir disposer des trois 35 mm, 50 mm et 85 mm dans votre besace devrait vous aider à couvrir la plupart de vos besoins.

Pour ceux d’entre vous qui restent insatisfaits, souvenez-vous qu’il existe déjà 4 zooms Nikkor Z couvrant la plage focale de 14 mm à 70 mm, ouvrant à f/4 comme à f/2.8, de quoi faire quelques photos.

Vers une cohérence de gamme

Il ne fait nul doute que ce Nikkor Z 85 mm f/1.8 S va être comparé à l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G, son alter ego dans la gamme reflex depuis 2012. Proposé à 529 euros prix catalogue, ce 85 mm a déjà fait le bonheur des portraitistes ne souhaitant pas dépenser près de 1600 euros pour disposer de la version f/1.4. Equiper de la bague FTZ votre AF-S 85 mm f/1.8G afin de le monter sur votre hybride serait une solution très confortable : pas de coût supplémentaire, réutilisation de votre investissement, résultats connus.

Oui mais …

Nikon ne saurait se contenter de cette solution et a conçu une optique pensée pour la monture Z. Cette monture de grand diamètre favorise la qualité d’image puisqu’elle permet aux opticiens de concevoir des objectifs grâce auxquels le trajet des rayons lumineux vers le capteur est bien plus favorable qu’avec la monture F de diamètre plus réduit (voir le comparatif des 24-70 mm f/2.8 par exemple).

Le nouveau Nikkor Z 85 mm f/1.8 S se devait donc de relever le défi de la performance, et en attendant de pouvoir vérifier sur le terrain si le résultat est à la hauteur de vos attentes, il nous faut nous contenter de la fiche technique, et des précédents tests des Nikkor Z 35 mm f/1.8 S et Nikkor Z 50 mm f/1.8 S.

Pourquoi ces deux-là ? Parce que le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S est pensé pour offrir une cohérence de gamme, des résultats proches en termes de colorimétrie et de qualité d’image et parce que c’est déjà le cas entre le 35 mm et le 50 mm et qu’il n’y a aucune raison de penser que le 85 mm va déroger à cette règle.

Construction et caractéristiques techniques

Le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S reprend la présentation sobre des optiques Nikkor Z, ainsi que la construction qui en fait des optiques tous temps aptes à affronter tous les terrains.

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

Avec 470 grammes, ce Nikkor Z 85 mm f/1.8 S s’avère plus lourd que l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G (350 gr.) mais pensez qu’il vous faudra adjoindre à ce dernier la bague FTZ et ses 135 grammes, soit … 15 grammes de plus que le seul Nikkor Z 85 mm f/1.8 S. Bien joué Nikon.

Vous appréciez la bague personnalisable des précédentes optiques Z ? Vous la retrouverez sur ce Nikkor Z 85 mm f/1.8 S. Pour rappel, cette bague vous permet d’associer à sa rotation un des nombreux réglages de prise de vue, comme le choix de l’ouverture (nostalgiques des bagues de diaph, c’est pour vous !) ou le réglage de compensation d’exposition (bien plus rapide que l’utilisation du contrôle habituel). Les vidéastes apprécient cette bague pour le contrôle de l’ouverture qu’elle permet, sans émettre le moindre bruit, en cours de tournage.

La mise au point autofocus est assurée par le système AF multi groupes Nikon. Celui-ci met en oeuvre plusieurs groupes de lentilles qui se déplacent séparément afin d’optimiser la précision et la rapidité de la mise au point, quelle que soit la distance de mise au point. Notez au passage, si vous ne l’aviez pas encore fait, que les problèmes de back et front focus disparaissent avec les appareils photo hybrides puisque le système de mise au point diffère, un plus pour les utilisateurs d’optiques compatibles dont le calage de l’AF n’est pas toujours exemplaire sur les reflex.

La formule optique de ce Nikkor Z 85 mm f/1.8 S fait appel à 12 éléments répartis en 8 groupes, dont deux lentilles en verre ED. Cette formule est à comparer à celle de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G qui comporte 9 lentilles en 9 groupes. Si l’ouverture maximale est de f/1.8 l’ouverture minimale est de f/16 tout comme sur le modèle AF-S.

La distance minimale de mise au point est de 80 cm, soit la même que celle de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G.

Le diaphragme, parce que les amateurs de bokeh attendent cette info, comporte 9 lamelles, soit deux de plus que la version AF-S.

Parlons-en du bokeh, justement, puisque c’est LE critère mis en avant par Nikon lors de la présentation de cette optique. Nikon n’a pas peur des mots en annonçant que ce bokeh là est « exceptionnel » : les effets de bord aux reflets colorés verts visibles sur certaines images en arrière-plan (les ronds du bokeh, pour le dire autrement)  auraient disparus, laissant place à de magnifiques ronds sans aucune frange. Le piqué de l’image serait lui-aussi « exceptionnel » sur tout le cadre (rappelez-vous que la monture Z permet de diminuer les défauts en périphérie de l’image),  et les images fantômes (flare) réduites à néant grâce au traitement nanocristal (absent sur la version AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G).

Exemples de photos

En attendant les photos réalisées lors du test du Nikkor Z 85 mm f/1.8 S à venir, voici les photos diffusées par Nikon et disponibles en pleine définition sur le site Nikon.

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/2.000 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/8.000 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/6.400 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/6.400 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 500 – 1/500 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/8.000 ème sec – f/5.6

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/1.000 ème sec – f/1.8

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : disponibilité et tarif

Annoncé fin juillet 2019, le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S sera disponible dès septembre au tarif public de 899 euros.

Pour mémoire, l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G se trouve à 499 euros environ et valait 529 euros lors de sa sortie début 2012. L’autre 85 mm f/1.8 compatible avec les Nikon Z grâce à la bague FTZ est le Tamron SP 85 mm f/1.8 Di VC vendu lui 729 euros (999 euros à sa sortie) et disposant de la stabilisation.

Si le tarif vous rebute et que, non content de l’ouverture f/1.8 vous préférez un 85 mm f/1.4, il vous reste une alternative avec le Samyang MF 85 mm f/1.4 Z qui ne vous coûtera que 399 euros mais ne dispose pas de l’autofocus et s’avère être l’objectif pour reflex incluant la bague FTZ (ce qui le rend Z natif) sans autre optimisation des performances. On ne peut pas tout avoir…

Source : Nikon France

Les 85 mm f/1.8 pour Nikon chez Miss Numerique


Comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8 : Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

C’est une question qui se pose inévitablement lorsque vous envisagez la bascule du reflex vers un système hybride : que faire de vos anciens objectifs reflex ? Avec deux modèles f/2.8 au catalogue, un comparatif Nikon 24-70  s’impose.

Comparatif Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Les Nikon 24-70 chez Miss Numerique

Afin de vous aider dans vos réflexions, nous nous sommes dits que ce comparatif des deux Nikon 24-70 mm f/2.8, montés sur le très exigeant boîtier Nikon Z 7, vous permettrait d’évaluer quelle option était la plus rentable et bénéfique.

Faut-il les revendre pour acquérir des modèles en monture hybride native, ou prolonger leur vie en les adaptant via la bague adéquate ? 

La première option offre l’avantage de la sérénité, avec l’assurance d’une parfaite compatibilité et optimisation mécanique, électronique, optique.

La seconde option offre l’avantage de la pérennité, en vous épargnant de mettre à la retraite de manière anticipée un objectif qui, après tout, vous a rendu de fiers services jusque là. En plus, il est bien moins onéreux de n’acheter qu’une bague d’adaptation plutôt qu’un objectif complet et flambant neuf.

Dans le cas de nos deux compétiteurs du jour, la question du prix va avoir son importance toute particulière. En effet, au tarif officiel, l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR pour les reflex Nikon coûte aujourd’hui 2199 euros (2499 euros lors de sa sortie en 2016) alors que son homologue pour les hybrides Nikon Z, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S, s’affiche à 2499 euros.

Parallèlement, la bague FTZ, qui permet de monter des objectifs en monture F sur des boîtiers en monture Z, est vendue 299 euros… dans le cas où vous comptez l’acheter hors kit. En grossissant les traits, cela fait un rapport du simple à l’octuple entre l’achat de cette bague et le remplacement de votre AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8E ED VR pour son équivalent en monture Z. De quoi y réfléchir à deux fois !

À qui se destine ce comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8 ?

Ces dernières années, en matière de transtandard 24-70 mm f/2,8, Nikon n’a pas fait grand chose pour vous faciliter la vie (ni celle de votre portefeuille).

En 2016, en monture F, l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR est venu remplacer (en fait seconder) l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8G ED en apportant la stabilisation (voir le test et comparatif).

Problème : cela s’est soldé par un objectif plus gros, plus lourd, plus cher, certes stabilisé mais pas forcément meilleur. Fallait-il alors remplacer votre précieux 24-70 f/2,8, ou temporiser ?

Comparatif Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8
à gauche Nikon D850 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR

à droite Nikon Z 7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Cette année, rebelote, mais en changeant carrément de monture : pour accompagner ses hybrides 24 x 36 mm en monture Z, Nikon a déployé toute sa science pour concevoir le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S.

Très bon, voire excellent, il est cependant dépourvu de stabilisation optique, puisque celle-ci est assurée par le capteur. Vous qui avez déjà investi plusieurs milliers d’euros pour l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR, vous vous sentez forcément un peu trahi, d’autant plus que le nouveau venu, certes plus cher aujourd’hui (mais finalement au même prix que l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR  lors de sa sortie), est plus compact, plus léger et résolument plus moderne. Que faire, que faire ?

Dans un monde où l’argent coulerait de manière illimitée, conserver votre équipement en monture F tout en investissant dans un équipement en monture Z serait la solution la plus simple. Mais loin d’être accessible à tous.

Si vous êtes déjà équipé en reflex F et désirez vous essayer à l’hybride en monture Z sans pour autant abandonner complètement le reflex, la question ne se pose pas : dans tous les cas, vous allez garder votre AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR (ou votre AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8G ED), puis l’utiliser sur votre hybride via la bague FTZ. Et éventuellement considérer l’achat d’un Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S ultérieurement.

Troisième cas de figure : si vous êtes dans la situation du photographe qui compte faire le grand saut du reflex à l’hybride et désirez ne plus photographier qu’à l’hybride, vous aurez le choix entre revendre votre AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR (si vous en possédez un) afin d’acquérir un Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S, ou le conserver et l’utiliser via une bague d’adaptation.

Enfin, dernier cas de figure : vous êtes tout nouveau chez Nikon, ne possédez aucun objectif, vous lancez directement avec les hybrides Z, mais comme les 2499 euros requis pour le 24-70 mm f/2,8 en monture Z ont tendance à vous refroidir, vous vous demandez s’il ne serait pas plus judicieux de vous tourner vers l’équivalent en monture F, certes plus gros, mais moins cher, et l’utiliser avec une bague FTZ.

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Nikon Z 7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S – ISO 100 – 24 mm – 1/1250 ème – f/5.6

Dans ce qui suit, vous l’aurez compris, nous n’allons donc comparer que l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR et le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S. Pour des raisons logistiques, nous n’avons pas prolongé la comparaison à l’AF-S 24-70 mm f/2,8G ED, ni aux 24-70 mm f/2,8 de Tamron ni de Sigma. La plupart de nos remarques, toutefois, pourront aisément être extrapolées afin de vous aider à trancher.

Enfin, pour des raisons pratiques et rendre la lecture du comparatif plus digeste, nous allons utiliser des abréviations pour faire référence aux deux zooms :

  • Z-2470 désignera le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S (en monture Z pour hybride),
  • F-2470 désignera l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR (en monture F pour reflex).

D’un point de vue financier, quelle est l’opération la plus rentable ?

2499 euros, tel est le prix du Z-2470. Vous n’y couperez pas, à moins de profiter de promotions locales. L’objectif, sorti au printemps 2019, n’est, au moment d’écrire ces lignes, pas encore disponible en occasion (à, peut-être, de très rares occasions près). Ne comptez donc pas faire des économies par ce biais là.

En face, le F-2470 coûte 2199 euros au catalogue Nikon mais en boutique vous le trouverez plutôt aux environs de 2000 euros.

En cherchant bien, vous croiserez des offres en ligne aux environs de 1550 euros pour des objectifs neufs : fuyez ! Il s’agit de boutiques du marché gris, qui frôlent l’illégalité puisque les revendeurs proposent ces tarifs attractifs en ne payant pas leur TVA intracommunautaire ni leurs taxes douanières. Ce sera alors à vous de vous en acquitter, et pourrez être sanctionné en cas de contrôle. En plus, ces objectifs venant de Hong-Kong, leur garantie n’est pas valable en France (ni en Europe). Bref, de fausses économies.

Comparatif Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8
à gauche Nikon D850 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR

à droite Nikon Z 7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Le F-2470 est, malgré toutes les critiques, un objectif bien né et qui apporte satisfaction. La preuve : il demeure rare sur le marché de l’occasion, avec une côte soutenue. Les quelques exemplaires disponibles dans les annonces photos sur les forums et sur les plateformes dédiées à l’occasion se négocient aux environs de 1600-1700 euros : c’est quasiment le prix d’un objectif neuf… hors taxe (2199 euros – 20% de TVA = 1759,20 euros).

Il peut donc être intéressant de revendre d’ores et déjà votre F-2470 pour 1700 euros. Vous n’aurez alors plus « que » à ajouter 800 euros pour obtenir le Z-2470. En gardant à l’esprit que si vous préférez conserver votre F-2470, la bague FTZ vous coûtera 299 euros (hors achat d’un kit boîtier + bague). Ce qui ramène, au fond, à 500 euros le coût de l’investissement dans un Z-2470 flambant neuf. Moins cher qu’un Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, même en kit ! Le jeu peut en valoir la chandelle.

Si vous possédez un AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8G ED, la version non stabilisée, l’opération est un peu moins intéressante puisqu’actuellement la côte de ce zoom se situe plutôt entre 900 et 1000 euros. Le surcoût de la bascule complète vers le Z-2470 sera de 1500 euros si vous parvenez à revendre votre objectif. Là, il peut être plus judicieux de vous contenter d’une adaptation via la bague FTZ et, éventuellement, consacrer l’argent qu’il vous reste à un autre objectif en monture Z, par exemple l’excellent Nikkor Z 14-30 mm f/4, et reporter votre acquisition d’un Z-2470 à plus tard, lorsque son tarif aura baissé.

En conservant votre 24-70 mm f/2,8 en monture F, vous serez de toutes manières confronté aux mêmes « soucis » de prise en main qu’avec le F-2470 stabilisé. Oui, il y a de quoi en perdre son latin.

Prise en main : Avantage Z

Une photo valant mieux qu’un long discours, voici côte à côte le Nikon Z 7 affublé du Z-2470 aux côté du F-2470 associé à la bague FTZ :

Comparatif Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8
à gauche Nikon Z 7 + 
Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S
à droite AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR + bague FTZ

L’ensemble 100 % hybride, batterie et carte XQD comprises, pèse 1537 grammes. Avec l’objectif reflex (et la bague), le poids de l’attelage grimpe à 1967 grammes. Une différence de 430 grammes qui fait frôler les 2 kilos !

Cela vient du fait que l’objectif Z-2470 pèse 805 grammes alors que le F-2470 dépasse 1 kilo (1070 grammes pour être précis), auxquels s’ajoutent les 135 grammes de la bague FTZ. À titre de comparaison, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S pèse 485 grammes : à l’épaule, un kit avec un seul objectif transtandard pèsera autant qu’un double kit avec zoom grand angle et transtandard.

À l’usage, le Z-2470 creuse l’écart. Plus récent, il profite d’une ergonomie bien plus moderne que le F-2470. Bien sûr, le commutateur de stabilisation disparaît mais à la place, vous gagnez un écran OLED, une touche fonction et une bague programmable. La qualité de construction est du même niveau même si, du fait de son poids, l’objectif reflex a un petit côté tank supplémentaire.

L’objectif hybride, lui, peut se targuer de son paresoleil doublé de velours – nous avons déjà longuement évoqué les bénéfices de ce détail esthétique qui n’en est pas qu’un. Enfin, rappelons que les deux objectifs utilisent des filtres de 82 mm de diamètre : si vous en possédez déjà, il ne sera pas nécessaire d’en racheter (à la limite, un deuxième filtre UV si vous décidez de faire cohabiter les deux objectifs dans votre parc).

Comparatif Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8
à gauche 
AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR
à droite Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

La présence de l’écran OLED peut sembler très accessoire mais, dans la pratique, l’indication de la focale exacte sur le Z-2470 est un plus indéniable. Par exemple, si vous êtes du genre maniaque et souhaitez travailler au 50 mm pile poil, il vous suffit de vous référer au petit écran pour trouver d’un coup d’œil la bonne position.

Avec le F-2470, il va falloir tâtonner : les graduations sur la bague de focale n’étant pas exactes, si vous vous positionnez à 50 mm, vous serez en fait quelque part entre 48 mm et 52 mm. En fait, plutôt vers 48 mm. Il faudra alors passer par le menu lecture et consulter les données EXIF pour vérifier la focale à laquelle vous travaillez réellement. Dans les travaux demandant de la précision, ce gain de temps se révèle rapidement appréciable puis devient indispensable. L’essayer, c’est l’adopter.

Comparatif Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8
à gauche Nikon Z 7 + 
Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S
à droite AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR + bague FTZ

En termes de prise en main pure, il y a trois différences fondamentales dans l’utilisation de l’un ou l’autre objectif.

La première est que le zooming avec le Z-2470 se fait via un allongement du fut. Avec le F-2470, le fut ne change pas de taille : les déplacements du bloc avant sont masqués par le paresoleil.

La deuxième différence est l’équilibrage de l’ensemble lors de photographies à main levée. Plus longue, plus lourde, la solution F-2470 + FTZ rend plus compliquée la photographie à une seule main. L’ensemble aura tendance à piquer du nez et, sur de longues sessions de prise de vue, votre poignet se fatiguera plus vite.

Conséquence directe du point précédent : le montage sur un trépied ne se fera pas de la même manière avec l’une ou l’autre solution. Dans la configuration 100 % hybride, c’est le pas de vis du boîtier qu’il faudra utiliser. Dans la configuration mixte, c’est le pas de vis de la bague FTZ qu’il faudra utiliser.

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Nikon Z 7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S – ISO 100 – 70 mm – 1/640 ème – f/5.6

Qui plus est, ce pas de vis ajoute une épaisseur supplémentaire. Si vous montez votre hybride Nikon Z sur un plateau long (type Manfrotto) de trépied, il faudra obligatoirement le dévisser, puis le revisser via la bague : cette manipulation est valable pour n’importe quel objectif en monture F combiné à la bague FTZ. Enfin, notez que si vous utilisez un trépied utilisant un plateau court ou une rotule, l’ensemble aura tendance à piquer du nez : le boîtier est trop léger par rapport à l’objectif et il faudra redoubler d’attention.

Autofocus : Avantage Z

Nikon a bien fait son travail et, parce qu’on n’est jamais mieux servi que par soi même, la bague FTZ permet de préserver au maximum les qualités des objectifs Nikkor en monture F une fois montés sur des hybrides en monture Z.

Dans la plupart des situations, le F-2470 et le Z-2470 font jeu quasiment égal montés sur notre Z 7 lors de ce comparatif Nikon 24-70. Lorsque la lumière faiblit, le Z-2470 prend un léger ascendant, mais l’écart est trop subtil pour être vraiment handicapant.

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Nikon Z 7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S – ISO 100 – 70 mm – 1/1250 ème – f/4

Par contre, à l’allumage du boîtier, la bague FTZ induit une latence supplémentaire : déjà que les boîtiers Nikon Z ne sont pas les hybrides 24 x 36 mm les plus rapides lorsqu’il s’agit de se mettre en branle, les quelques dixièmes de secondes perdus à l’allumage peuvent faire la différence entre l’instant décisif ou un rendez-vous manqué avec l’histoire de la photographie (si telle est votre ambition).

Stabilisation : Avantage Z

Le F-2470 est un objectif stabilisé et, en le combinant sur un Z 7 lui-même stabilisé, que se passe-t-il ?

Vous pourriez désactiver la stabilisation de l’objectif pour ne la confier qu’au boîtier, ou l’inverse, mais les ingénieurs ont prévu ce cas de figure (objectif F-VR sur boîtier Z). Les tâches sont alors partagées : l’objectif prend en charge le lacet et le roulis (mouvements de rotation autour de l’axe gauche/droite et de l’axe haut/bas), le boîtier gère le tangage (mouvements de rotation autour de l’axe avant/arrière).

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Nikon Z 7 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR + bague FTZ – ISO 100 – 70 mm – 1/250 ème – f/2.8

Si vous désactivez la stabilisation de l’objectif, ou utilisez un AF-S 24-70 mm f/2,8G ED, l’appareil photo prend en charge la correction sur ces trois axes. Enfin, si vous décidez de désactiver la stabilisation du boîtier pour ne conserver que celle de l’objectif, vous ne conservez qu’une correction autour de deux axes (gauche/droite, haut/bas) et retombez sur la situation que vous connaissez déjà sur un reflex classique.

Avec un objectif en monture Z, donc le Z-2470, c’est l’appareil photo qui prend en charge la correction autour des trois axes évoqués, ainsi que la correction des vibrations latérales et verticales, ce qui porte donc le nombre d’axes corrigés à cinq. Bien sûr, il n’y a pas de sixième axe, qui correspondrait à un déplacement d’avant en arrière, puisque cette correction là… c’est le système de mise au point, en l’occurrence l’autofocus, qui s’en charge.

Bien. Voilà pour la théorie. Pour la pratique, il sera possible, avec un minimum d’entraînement, de descendre à 1/2 seconde au 24 mm avec le Z-2470 et 1/4 de seconde, toujours au 24 mm, avec le F-2470. La différence ne semble pas flagrante dit comme cela mais cela représente tout de même un diaphragme.

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8
Nikon Z 7 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR + bague FTZ – ISO 1000 – 24 mm – 0,5 sec – f/5.6

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8
Nikon Z 7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S – ISO 1000 – 24 mm – 0,5 sec – f/5.6

La différence se confirme à la focale maximale, 70 mm, où votre taux de déchet sera bien plus élevé avec le F-2470 : nous vous déconseillons de passer sous la barre du dixième de seconde, alors que vous pourrez descendre au ¼ de seconde avec le Z-2470.

Toutefois, et c’est l’un des avantages surprenants de l’encombrement supérieur du F-2470 : en éloignant un peu plus votre main soutenant l’objectif de celle tenant le boîtier, vous gagnerez un peu en stabilité en prise de vue à main levée. Néanmoins, le supplément de poids vous fatiguera plus vite. 435 grammes, ce n’est pas grand chose, mais à la fin d’une journée (ou d’une soirée), la différence finit par se faire sentir et avec elle l’endurance de vos avant-bras.

Performances optiques : Avantage Z

Toutes ces considérations sont bien jolies mais, dans l’image finale, puisque c’est ce qui importe, le Z-2470 vous permettra-t-il de vraiment faire de meilleures photos que le F-2470 ?

C’est bien simple : les deux objectifs se tiennent dans un mouchoir de poche mais le Z-2470 fait tout légèrement mieux que son demi-frère : meilleure homogénéité, meilleur piqué dès la pleine ouverture, meilleure correction des aberrations chromatiques. Il n’y a guère que du côté du vignettage et de la correction de la déformation que les deux font jeu égal.

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Nikon Z 7 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR + bague FTZ – ISO 100 – 70 mm – 1/2.500 ème – f/2.8

D’une manière générale, le Z-2470 se montre plus précis dès la pleine ouverture, à toutes les focales, et marque l’écart dès f/4. Dans les deux cas, à f/11, la diffraction intervient, du moins sur un Z 7. Entre 24 mm et 35 mm, le Z-2470 domine le débat, l’écart se réduit à 50 mm et 70 mm.

Notez toutefois que si avec le Z-2470 les JPEG restent relativement similaires aux NEF, plus de corrections sont apportées dans le traitement interne lorsqu’il s’agit des clichés capturés avec le F-2470. Un niveau d’accentuation plus  vigoureux permet de compenser le retard par rapport à l’homologue hybride, sans que cela ne paraisse trop criard.

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Nikon Z 7 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR + bague FTZ – ISO 100 – 70 mm – 1/1.000 ème – f/2.8

Côté « criard », le rendu des couleurs entre les deux objectifs, à profil « Picture Control » constant (en l’occurrence, nous l’avons laissé en mode automatique), est légèrement différent. Le F-2470 fournit des couleurs un peu plus claquantes, moins naturelles et chaleureuses. La distinction est perceptible dès que l’œil est porté au viseur et se confirme à la longue. Mais cela, si vous photographiez en NEF, vous pourrez aisément l’ajuster à votre convenance en post-traitement.

Bokeh : Egalité

Même plage focale, même ouverture maximale. Dans les deux cas, les diaphragmes sont circulaires, comptent neuf lamelles et sont à commande électro-magnétique. Vous pourrez donc aussi bien avec l’un ou l’autre jouer avec les faibles profondeurs de champ.

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Nikon Z 7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S – ISO 100 – 70 mm – 1/1.000 ème – f/4

Le bokeh, quant à lui, se juge de manière très subjective, mais il nous a semblé un peu moins agressif et plus harmonieux sur le Z-2470. Cela est notamment dû au fait que le contraste est plus poussé sur les JPEG issus du F-2470. Cependant, il ne faut pas prendre ce constat pour parole d’évangile et il s’agit plus d’une affaire de goût qu’autre chose.

Comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8 pour Nikon hybrides : ma conclusion

À n’en pas douter le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S est un objectif impressionnant, nous l’avons déjà longuement expliqué dans le test qui lui est consacré. Pour autant, et parce qu’il s’agit de notre question initiale, mérite-t-il que vous y investissiez 2499 euros et abandonniez au passage votre AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR (ou AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8G ED) ?

Comparatif Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8
à gauche Nikon D850 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR

à droite Nikon Z 7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Vous vous en doutez, il n’y a pas de réponse absolue et catégorique. Même si dans toutes les sous-parties du comparatif, sauf pour le bokeh, le Z-2470 prend l’ascendant, cela n’est souvent que d’une courte tête. Mais à chaque fois, c’est pour la même raison fondamentale : l’agrément d’utilisation.

Au chapitre prise en main, le Z-2470 est préférable car plus léger, plus compact, plus moderne dans son utilisation et forme un duo plus équilibré avec votre hybride Z.

Au chapitre de l’autofocus, le temps de démarrage est allongé en utilisant la bague FTZ et un objectif en monture F.

Au chapitre de la stabilisation, l’utilisation d’une optique Z dédiée permet de pleinement exploiter la stabilisation 5 axes alors qu’avec un objectif F (stabilisé ou non) seuls 3 axes sont corrigés. En résulte un gain d’un diaphragme dans les vitesses basses (ou en montant en sensibilité).

Au chapitre des performances optiques, le Z-2470 fait tout mieux que son aîné (piqué, homogénéité, correction des aberrations et des reflets parasites) lorsqu’il y avait des points à corriger et maintient le statut quo lorsqu’il n’y avait pas de problème à signaler (déformation).

Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 vs. AF-S Nikkor 24-70 mm F/2,8E ED VR

Nikon Z 7 + AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 E ED VR + bague FTZ – ISO 100 – 70 mm – 1/2.500 ème – f/2.8

Ce n’est donc pas un K.O. technique mais, à l’épreuve de la comparaison, tous les feux sont au vert et favorables pour vous inciter à adopter le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S. Et quelque part, c’est plutôt rassurant que l’objectif le plus récent domine son prédécesseur ! L’inverse aurait fait jaser et mis dans l’embarras pas mal de monde, dont vous, photographe, et Nikon, dont la fierté est en jeu (en dramatisant à peine).

Malgré l’investissement conséquent que cela représente, le passage au Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S semble le prolongement tout naturel de la bascule vers les hybrides. Revendre votre 24-70 mm f/2,8 en monture F pour alléger la facture ? Pourquoi pas. Mais attention, toutefois, à ne pas faire chuter la côte en occasion de l’objectif. C’est toute la difficulté et le paradoxe de la pirouette.

Si vous êtes tout nouveau chez Nikon et démarrez directement avec les hybrides Z, épargnez-vous les économies de bouts de chandelles : optez directement pour le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S et sautez la case « objectif reflex + adaptateur » (du moins dans ce cas de figure).

Si vous voulez réellement économiser de l’argent, vous pouvez toujours opter pour les alternatives Tamron ou Sigma en 24-70 mm f/2,8 en monture F, mais de toutes manières, vous n’échapperez pas aux inconvénients que cela implique en termes de prise en main, d’encombrement et d’efficacité d’utilisation.

Merci à Nikon France pour le prêt des objectifs ayant servi à ce comparatif Nikon 24-70 mm f/2.8

Les Nikon 24-70 chez Miss Numerique


Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : à savourer sans modération …

Avec ce test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S, nous bouclons la série des tests d’objectifs Nikon Z dédiés aux hybrides plein format Nikon et disponibles à ce jour (juin 2019), avant de passer à quelques optiques compatibles dans les prochaines semaines.

Mais au fait, pourquoi un 24-70 mm f/2.8 S alors qu’il existe un excellent 24-70 mm f/.4 S dans la même monture ?

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique

Note de Jean-Christophe : ce test est particulièrement long, ce qui s’explique par le soin que nous portons à vous fournir le plus possible d’informations détaillées et utiles. Les photos haute définition sont disponibles (voir plus bas), un comparatif 24-70 mm f/2.8 arrive. C’est un travail important que nous avons jugé nécessaire.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : contexte

Dans une gamme optique, surtout pour un système qui se veut professionnel, il est un zoom qui s’est imposé comme incontournable, le couteau suisse des photographes qui exigent polyvalence, flexibilité, luminosité, haut niveau de performance et fiabilité : le 24-70 mm f/2,8.

Pour ses hybrides 24 x 36 mm en monture Z, Nikon fait donc endosser cette lourde responsabilité au Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S (voir la présentation). Celui-ci doit non seulement exceller mais en plus suffisamment se distinguer du standard (et plus modeste) Nikkor Z 24-70 mm f/4 S pour justifier le ticket d’entrée exigé : 2499 euros. Soit 1400 euros de plus que le « simple » (mais déjà très bon) 24-70 mm f/4 en monture Z mais également 300 euros (selon le tarif officiel, l’écart est encore plus marqué selon le « street price ») par rapport à son presque alter ego en monture F, l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR. Une comparaison avec celui-ci fera d’ailleurs l’objet d’un article dédié.

Pour l’heure, évitons de nous mélanger les pinceaux entre les diverses références, concentrons nous sur le test de ce Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S.

Présentation

Déjà, d’un strict point de vue photographique, il y a quelque chose d’éminemment stratégique dans un 24-70 mm f/2,8, ne serait-ce que pour les raisons brièvement exposées précédemment.

D’un point de vue économique, en tant que porte-étendard des zooms professionnels, il s’agit de la combinaison « plage focale/ouverture » parmi les plus populaires, donc qui se vend le mieux. Money money money… Ce n’est donc pas un hasard si chaque opticien, « titulaire » ou tiers (Tamron, Sigma, c’est surtout à vous que je pense) se démène pour sortir sa déclinaison la meilleure et la plus agressive possible sur le plan du prix.

S’en suivent de longs dilemmes à l’heure de passer à la caisse, les nikonistes équipés en reflex en savent quelque chose. Heureusement, du moins pour l’heure, le choix est plus simple en monture Z puisque seul existe ce Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S. Pour paraphraser Henry Ford, peu importe la marque de votre 24-70 mm f/2,8 pour votre hybride Nikon Z, tant que c’est un Nikkor.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Du point de vue symbolique, ce 24-70 mm f/2,8 a pour Nikon et les nikonistes une saveur particulière. En effet, lors de sa sortie, l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR avait quelque peu déçu. Oh, non, ce n’est pas un mauvais objectif, loin de là, mais en apportant en plus la stabilisation (optique et par ailleurs excellente) par rapport à l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8G ED qu’il remplace – en fait, seconde puisque les deux coexistent au catalogue – Nikon a sacrifié le piqué sur l’autel de l’homogénéité… et parfois l’inverse, en fonction des exemplaires testés. Et tout cela en étant à la fois plus gros, plus lourd et plus cher !

Jean-Christophe a très bien détaillé son avis sur la question dans son « test du Nikon 24-70mm f/2.8E ED VR et comparatif 24-70 f/2.8 Nikon ». Pour ma part, à cette époque, j’officiais encore chez les Numériques et, déçus du premier exemplaire fourni par Nikon, nous en avons demandé un autre. Et puis un autre. Et puis encore un autre, quelques mois plus tard. Et aucun ne nous avait vraiment emballés à la rédaction, nous faisant regretter l’ancien modèle non stabilisé.

Bref, je vous donne peut-être l’impression de raconter ma vie mais chat échaudé craignant l’eau froide, c’est avec ce précédent à l’esprit que j’aborde le test du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S… tout en sachant que le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, testé quelques semaines auparavant, m’avait beaucoup impressionné (pour sa catégorie), ce qui me mettait en de meilleures dispositions.

Comme je suis, avant d’être un mercenaire des tests photographiques, un amoureux de la photographie comme vous, je suis persuadé que vous êtes nombreux à partager ce sentiment (Ça rend le test plus humain et plus sympa. Enfin, je crois). Bref.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/250 ème – f/4

Le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S est le premier zoom à ouverture f/2,8 constante disponible en monture Z alors que jusqu’à présent nous n’avions eu droit qu’à des zooms f/4 constants. Les prochains zooms f/2,8 devraient être les 70-200 mm f/2,8 S (courant 2019) et 14-24 mm f/2,8 S (courant 2020) afin de compléter la « trinité f/2,8 ».

En attendant le Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S, dont quelques exemplaires de pré-production commencent à circuler, le 24-70 est, pour l’heure l’objectif le plus gros et le plus cher de la gamme. Ce n’est pas sans raison car, outre son ouverture constante f/2,8, il bénéficie d’un traitement ergonomique aux petits oignons qui tranche nettement avec la sobriété/simplicité de ses congénères : troisième bague multifonction programmable, écran OLED intégré, doublure velours à l’intérieur du pare-soleil. Il « manque » juste la stabilisation mais ce n’est pas grave puisque les boîtiers, eux, en disposent.

Rien n’est trop beau pour le nouveau porte étendard ! C’est que, si Nikon a crânement misé sur le leitmotiv « l’hybride réinventé » pour évoquer ses boîtiers, en ce qui concerne notre zoom du jour la mission n’était nulle autre que « le 24-70 mm f/2,8 réinventé » (mais c’est sûr, dit comme ça, c’est moins sexy).

À qui se destine ce zoom 24-70 mm ?

De par leur plage focale, les Nikkor Z 24-70 mm se destinent aux photographes recherchant un zoom polyvalent, à la fois capable de photographier du paysage, de l’architecture, de s’adonner à la photographie de rue et au reportage.

De par son ouverture f/2,8, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S se prête encore mieux au portrait que son petit frère f/4 grâce à la profondeur de champ plus étroite et, surtout, aux prises de vue dans de faibles conditions lumineuses. Même si, nous n’avons de cesse de le répéter, les excellentes aptitudes des boîtiers Nikon Z en montée en sensibilité rendent, pour le commun des mortels, cet avantage physique un peu caduc.

Même s’il est un diaphragme (et un tiers) moins lumineux que les focales fixes en f/1,8, acquérir le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S peut, virtuellement, vous dispenser de l’acquisition d’un 35 mm ou 50 mm complémentaire (même si c’est toujours bien d’avoir une focale fixe lumineuse et spécialisée en plus d’un zoom). Ce qui prend moins de place dans le sac photo et, économiquement, peut se révéler intéressant dans la mesure où la triplette 24-70/4 + 35/1,8 + 50/1,8 vous reviendra à 2707 euros (1079 + 949 + 679), un peu moins si vous achetez le 24-70/4 en kit avec votre boîtier.

Notez, au passage, que Nikon n’a pas prévu de kit incluant un boîtier Nikon Z et un zoom Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S : son acquisition se fera alors forcément de manière additionnelle (à moins qu’un revendeur ne décide de lancer son propre kit, mais c’est alors une autre histoire).

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/400 ème – f/2.8

Qualité de construction

Jusqu’à présent, tous les Nikkor Z que nous avons testés nous avaient impressionnés par leur qualité de construction, d’autant plus compte tenu de leur positionnement et leur niveau de gamme respectif. En même temps, en 2019, encore plus de la part d’un constructeur qui ne se prive jamais de rappeler avoir dépassé le siècle d’existence, il s’agit du minimum syndical, ce qui n’enlève rien à la performance industrielle.

Avec le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S cependant, une marche de plus est clairement franchie. Voire deux.

Si comme ses petits frères il profite de nombreux joints d’étanchéité caoutchouc, dont celui très important au niveau de la monture, tout le reste passe à la vitesse supérieure.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Exit la finition satinée du fût, retour du noir mat légèrement texturé. Plus sobre. Plus professionnel. Plus classe. Accouplé à un Z 7, la combinaison du plus bel effet ne manquera pas de vous arracher un « putain, faut quand même reconnaître que ça a de la gueule ».

Cela ne permet pas forcément de faire de meilleures photos mais il faut bien reconnaître que ce seul changement de finition confère à l’objectif un côté désirable. Or, on a tendance à faire de meilleures photos avec un matériel que l’on trouve joli. Du coup, alors, se pourrait-il que… ?

L’ergonomie n’est pas en reste. Bien plus riche que sur les autres objectifs : outre les classiques bague de zoom, bague de mise au point et commutateur AF/MF, une troisième bague programmable près de la monture, le bouton L-Fn correspondant, un écran OLED et son bouton DISP. correspondant s’ajoutent à la fête.

S’il est bien connu que « plus de boutons, ça fait plus pro », cela permet surtout de personnaliser l’objectif selon vos habitudes de travail afin d’avoir la meilleure maîtrise possible de votre outil de prise de vue.

Ainsi, reconnu comme une touche fonction supplémentaire, il vous sera possible d’attribuer au bouton L-Fn l’une des 21 fonctions différentes via le menu de votre boîtier (Menu > Réglages Perso > (f2) Définition réglages perso.), par exemple le mode de mesure, le bracketing, le verrouillage de l’exposition, le zoom électronique (pratique en mise au point manuelle). La bague programmable se paramètre selon la même procédure. Par défaut, c’est la correction d’exposition qui est activée.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/1.250 ème – f/2.8

Le pare-soleil profite quant à lui de la même attention, avec, comble du luxe, une doublure en velours, coquetterie qui n’en est pas une mais reste rare dans l’industrie. Celle-ci n’est pas là que pour la frime, ni pour attraper les poussières, mais afin de limiter les réflexions parasites que l’intérieur d’un pare-soleil satiné classique pourrait causer. Par là même, ce revêtement permet donc de minimiser le flare.

Pour rester de ce côté de l’anatomie de l’objectif, notez que le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S utilise des filtres de 82 mm de diamètre, soit exactement le même que l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR. Du coup, même si vous changez d’objectif, vous pourrez conserver les filtres et vous épargner des dépenses supplémentaires. Bien vu.

Prise en main

Avec 805 grammes sur la balance et une longueur de 126 mm, le zoom f/2,8 Z ne joue clairement pas dans la même catégorie que son cadet en f/4 (500 grammes, 88,5 mm de longueur).

Cet écart de poids s’explique par la formule optique plus ambitieuse contenant plus de verre (17 lentilles dont 2 ED et 4 asphériques du côté du f/2,8, contre 14 lentilles dont 1 ED, 1 ED asphérique et 3 asphériques du côté du f/4), l’électronique supplémentaire mais aussi par le fait que le f/2,8 ne s’encombre pas d’un système de « pliage » afin de prendre moins de place au repos. Ce qui explique, aussi, les 4 cm de longueur supplémentaires.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

à gauche le Nikon Z7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S
à droite le Nikkor AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR + bague FTZ

Le zoom tient bien en main, très bien même. Tout tombe parfaitement sous les doigts et ce serait le nirvana du tripatouillage de bagues, molettes et chevillettes si seulement la bague programmable ne venait pas gâcher le tableau.

En effet, positionnée très proche de la monture afin d’éviter les manipulations accidentelles, elle n’en demeure pas moins un poil trop souple et a tendance à tourner trop facilement lorsque vous rangez votre boîtier dans le sac ou l’en sortez. Il nous est arrivé, à de nombreuses reprises, de nous retrouver avec une correction d’exposition ou une ouverture non désirée au moment de déclencher.

Ceci dit, et c’est le bon côté de la visée électronique des APN hybrides, vous vous en rendez immédiatement compte à l’écran, alors que sur un reflex, si vous n’êtes pas attentif, vous ne pouvez constater l’accident de prise de vue qu’une fois la photo capturée.

Autre légère imperfection, l’écran OLED tend à manquer de luminosité. Celle-ci est réglable sur six niveaux mais, même au maximum, par jour de grand soleil,  elle demeure insuffisante pour consulter confortablement ce qui s’y affiche. Notez au contraire que, pour une totale furtivité dans l’obscurité, il est possible d’éteindre cet écran.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

affichage de l’ouverture sur l’écran OLED du Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

affichage de la distance de mise au point et de la profondeur de champ
sur l’écran OLED du Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

affichage de la focale sur l’écran OLED du Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

L’écran OLED est le véritable point de curiosité de cet objectif. Bien plus versatile que celui des Zeiss Batis, parmi les premiers à en disposer, il permet de compenser la frustration que vous pouvez ressentir avec les autres objectifs Nikkor Z.

Ainsi s’y affichent successivement en cliquant sur la touche DISP de l’objectif les informations relatives à la distance de mise au point (graduée en mètres ou en pieds) doublée d’une échelle de profondeur de champ (enfin !), la distance focale précise au millimètre près (plus besoin de faire des allers-retours dans le menu lecture pour vérifier si vous êtes bien à 50 mm pile poil et pas à 49 ou 51 mm), et l’ouverture.

Ouverture qui, par ailleurs, peut aussi bien être commandée depuis la troisième bague de l’objectif que depuis le boîtier. Mine de rien, cela permet de retrouver un geste sinon authentique, au moins traditionnel, et ce n’est pas pour me déplaire.

Autofocus

Il y a une autre différence entre les deux zooms Nikkor Z 24-70 mm S, mais celui-ci au désavantage du f/2,8 : la mise au point minimale est de 38 cm alors qu’il est possible de se rapprocher jusqu’à 30 cm avec le zoom f/4.

Du côté de l’autofocus, nous avons toujours affaire à une motorisation parfaitement silencieuse, précise et vive… malgré quelques ratés en basse lumière. Mais pour le coup, cela était plus dû au boîtier Z 7 qu’à l’objectif, puisque le même comportement s’est retrouvé avec le 14-30 mm f/4 testé simultanément.

Le suivi AF-C est très accrocheur, Nikon prouve une fois de plus sa maîtrise du sujet.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/125 ème – f/2.8

Stabilisation

Comme tous ses congénères Nikkor Z/S, le Z 24-70 mm f/2,8 S est dépourvu de stabilisation optique. Cela permet d’alléger un peu la bête et de constater, une fois de plus, à quel point la stabilisation capteur intégrée aux boîtiers est exemplaire. Vous pourrez aisément descendre à ½ seconde au 24 mm et ¼ seconde au 70 mm.

C’en est presque lassant, à force, de ne pas avoir grand chose à lui reprocher…

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 49 mm – ISO 12.800 – 1/50 ème – f/3.2

Performances optiques : piqué, homogénéité et vignettage

Histoire de correctement martyriser l’objectif et savoir ce qu’il a dans le ventre, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S a été accouplé au très exigeant capteur de 45 Mpx du Z 7. Lavera-t-il l’honneur des opticiens Nikon, mis à mal par l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR ?

Nous l’avons vu lors du test du Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : les ingénieurs maison n’hésitent pas à exploiter la communication entre objectif et boîtier pour laisser au second le soin de corriger les imperfections du premier, notamment en termes d’homogénéité et de vignettage.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 100 – 1/400 ème – f/2.8

De cet artifice électronique il n’est nullement besoin avec le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S, qui est une bête de course au naturel. Ce qui est rassurant et permet de faire, un peu mieux, passer la pilule de son tarif haut perché.

Pour preuve, alors que des différences flagrantes étaient visibles entre les fichiers NEF et les JPEG internes capturés avec le zoom grand angle, dans le cas des clichés produits par le transtandard f/2,8 c’est blanc bonnet et bonnet blanc.

Cette béquille algorithmique de l’accentuation, le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S en avait lui aussi besoin, mais de manière plus subtile, sa plage focale combinée à son ouverture rendant sa conception optique plus aisée et moins piégeuse.

Le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S impressionne. Vraiment. À toutes les focales, à toutes les ouvertures, même dès f/2,8, le niveau de piqué est très élevé. Du centre au bord.

Pleinement exploitable dès la pleine ouverture, c’est entre f/4 et f/5,6 que vous atteindrez les sommets, avec une mention spéciale pour les plus courtes focales (24 et 28 mm) vraiment excellentes. Même en chipotant et scrutant la périphérie extrême, il faut y passer beaucoup de temps pour constater une dégradation de l’homogénéité. Et cela, encore une fois, à toutes les focales, toutes les ouvertures.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 100 – 1/2.500 ème – f/2.8

Pour autant est-il parfait ? Nous serions presque tentés d’écrire que oui, au moins dans le contexte d’une utilisation normale, c’est à dire si vous faites autre chose que passer votre temps à photographier des mires et des murs de briques (ce qui peut être une passion comme une autre, soit dit en passant).

L’intervention du traitement JPEG interne a cependant deux intérêts, pas criants mais néanmoins appréciables sur un Z 7. Le premier est de reculer la dégradation induite par la diffraction (à partir de f/8, gênante à f/16 et f/22), et cela à toutes les focales.

Le second est de réduire le moirage qui surgit sur les très fins détails, ce que vous constaterez en scrutant vos clichés à la loupe, i.e. À 100 %. Pour le reste, notamment en ce qui concerne l’accentuation, ce que le JPEG vous fera gagner (un peu) en semblant de netteté, vous le perdrez en subtilité des nuances.

Pour résumer, si avec les autres objectifs de la gamme nous vous invitions volontiers à photographier en JPEG pour tirer le meilleur de leur potentiel directement depuis le boîtier, cela n’est plus nécessaire avec le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S. C’est à la fois cohérent et rassurant avec le positionnement professionnel du zoom.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/1.250 ème – f/4

En matière de vignettage, c’est presque le désert… sauf aux focales extrêmes, 24 mm et 70 mm. Là, à f/2,8 et f/4, un très léger vignettage sera perceptible dans les coins extrêmes. « Perceptible » est le bon mot tant, si vous n’avez pas deux clichés du même sujet à deux ouvertures différentes sous les yeux, il passe inaperçu. Et cela aussi bien en NEF qu’en JPEG. De la belle ouvrage, si vous voulez mon avis.

Qui plus est, 70 mm f/2,8 étant la combinaison favorisée pour les portraits, un peu de vignettage dans ces conditions n’aura rien d’esthétiquement dérangeant, bien au contraire. À croire que c’est fait exprès…

Performances optiques : déformation et distorsion

« Déformation ? Distorsion ? Jamais entendu parler… » Circulez, il n’y a rien à voir. Littéralement : ce qui est droit ressort droit, ce qui doit être perpendiculaire ressort à 90°, et en ce qui concerne cette partie du test, c’est plié. Ah, si seulement tous les objectifs pouvaient se montrer aussi exemplaires…

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 100 – 1/100 ème – f/4

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Un objectif sans aberrations chromatiques, cela n’existe pas. Du moins dans la photographie civile, parce que dans les domaines militaires et médicaux, c’est une autre affaire. Et, au hasard, il se trouve que Nikon fait aussi du médical et équipe de nombreuses armées. Faut-il, au passage, rappeler combien l’histoire de la Nippon Kōgaku Kōgyō, premier nom de l’entreprise, est intimement liée à l’histoire militaire moderne du Japon ?…

Cette petite digression culture G pour expliquer que oui, dans de très rares cas, typiquement sur de très fins détails pris en contre-jour avec un fort éclairage de face créant alors un contraste marqué, vous pourrez constater des aberrations chromatiques. En NEF. Le JPEG les corrige. Mais dans tous les autres cas, vous aurez beau chasser les franges chromatiques, vous aurez bien du mal à prendre ce zoom en défaut.

Même commentaire en ce qui concerne le flare : ici, il ne s’agira pas d’images fantômes parasites mais plutôt d’une reproduction fidèle de l’ambiance lumineuse du moment. Parfait pour les filets de lumière filtrant à travers les feuillages ou les couchers de soleil romantiques. Le nouveau traitement multicouche ARNEO, utilisé conjointement avec le bien connu traitement nanocristal, fait des miracles. Et le velours du pare-soleil n’est pas non plus étranger à la performance.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/80 ème – f/4

Jusqu’à présent, les objectifs Nikkor Z testés pouvaient se vanter d’un rendu colorimétrique neutre. C’est presque le cas du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S qui profite de couleurs plus chaleureuses que ses petits camarades. C’est très subtil mais suffisant pour donner du caractère et de l’humanité aux images qu’il produit. Un comportement presque surprenant pour un objectif japonais, lesquels sont réputés chirurgicaux et froids, mais que les photographes de rue et les reporters sauront apprécier.

Les ombres elles aussi sont plus nuancées et riches. Attention, pour en profiter, privilégiez les clichés en NEF plutôt qu’en JPEG qui, selon les profils « Picture Control » sélectionnés, auront tendance à vouloir remettre la colorimétrie dans le froid chemin. Le mieux est l’ennemi du bien.

Dans tous les cas, cela fait plaisir un objectif qui, en plus de bien faire son travail, jouit d’une âme photographique.

Rendu optique : profondeur de champ

C’est probablement sur la gestion de la profondeur de champ et du bokeh que, sur le papier, vous attendez le plus du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S par rapport au Nikkor Z 24-70 mm f/4 S.

Outre l’ouverture plus généreuse, le f/2,8 bénéficie aussi d’un diaphragme circulaire (électro-magnétique) comportant neuf lamelles, contre sept seulement pour son petit frère. Il en résulte, en toute logique, des profondeurs de champ plus courtes, malgré la distance de mise au point minimale allongée, et surtout des arrières plans au bokeh plus délicat et progressif. Plus « crémeux » et « naturels », si vous préférez. En fait, comme en ce qui concerne le rendu colorimétrique, moins japonais et plus allemand. Mais allemand façon Leica, pas façon Zeiss.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 6.400 – 1/100 ème – f/2.8

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S peut vous intéresser si…

  • vous avez besoin d’un objectif polyvalent, lumineux, avec des performances de haut vol,
  • vous ne sauriez photographier avec autre chose que LE meilleur zoom 24-70 mm f/2,8 de Nikon,
  • vous vous sentez bloqué ou frustré par la relative faible ouverture du Nikkor Z 24-70 mm f/4 S,
  • vous désirez un objectif dont vous pouvez pleinement prendre le contrôle et personnaliser selon vos habitudes,
  • vous souhaitez alléger votre matériel et troquer votre duo reflex FX + 24-70 mm f/2,8 pour gagner à la fois en qualité et mobilité. C’est le bon moment pour passer à l’hybride.

Le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S va moins vous intéresser si…

  • 2499 euros, c’est une sacrée somme à débourser. Surtout que cela rend ce transtandard encore plus onéreux que ses homologues en monture F, déjà pas réputés abordables,
  • vous ne jurez que par les objectifs stabilisés (bien que les boîtiers Nikon Z le soient),
  • vous trouvez que c’est quand même gros, pour un objectif hybride…

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 12.800 – 1/800 ème – f/2.8

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S : ma conclusion

Dans toute bonne dégustation, certains recommandent de garder le meilleur pour la fin. Au terme de notre long cycle de test de tous les objectifs Nikkor Z disponibles à date, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S boucle le périple (jusqu’au prochain épisode). Et quelle conclusion magistrale pour, justement, terminer de convaincre même les plus sceptiques que cette nouvelle lignée d’hybrides 24 x 36 mm signée Nikon est fort bien née.

Tout système optique a besoin d’un objectif phare et, dans le cas des Nikkor Z, ne cherchez plus, vous l’avez trouvé.

Ce zoom transtandard f/2,8 justifie à lui seul la bascule vers l’hybride, si vous êtes déjà nikoniste, et saura séduire ceux déjà équipés en hybride de sombrer du côté jaune de la Force. C’est que les opticiens ont mis les petits plats dans les grands et, une fois n’est pas coutume pour Nikon, de faire dans l’avant-gardisme.

À la conception optique sans faille (piqué exceptionnel, homogénéité sans peur ni reproche, couleurs chatoyantes, traitement contre les images fantômes et les reflets redoutables) s’ajoutent une qualité de fabrication et un plaisir de prise en main savoureux.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 35 mm – ISO 10.000 – 1/400 ème – f/2.8

Si Nikon n’a pas forcément réinventé l’hybride, la centenaire maison profite du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S pour ajuster au goût du jour et à l’air du temps certaines pratiques ergonomiques que l’on pensait oubliées avec l’avènement du numérique : échelle de profondeur de champ, bague de diaphragme modernisée (même si le système « clutch » utilisé par des concurrents a un charme indéniable), écran OLED personnalisable… Et ce velours sur le pare-soleil, quelle délicate attention !

Vous l’aurez peut-être constaté au fil de ce test : ce n’est pas sans raisons s’il s’agit du plus long, à ce jour, consacré à un Nikkor Z. À n’en pas douter, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S marque un nouveau jalon optique et standard, au moins pour les nikonistes, assurément dans le monde des hybrides.

Si la mission était de faire oublier le couac de l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR pour reflex, elle est accomplie haut la main. Main qui, par contre, aura peut-être plus de scrupule d’aller au portefeuille pour débourser les 2499 euros demandés par le constructeur pour faire sien cet objectif. Nous serions presque tentés d’écrire que le jeu en vaut clairement la chandelle.

À savourer sans modération sur un Z 7. Dommage qu’il ait fallu le rendre…

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique


Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S, un zoom grand-angle polyvalent presque parfait

Dans la série « tout système photographique se doit de posséder telle ou telle optique », Nikon avait pour obligation d’accompagner son zoom transtandard Nikkor Z 24-70 mm f/4 S d’un zoom grand angle. Vous allez découvrir dans ce test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S pourquoi le compagnon classique aurait été un 14-24 mm et pourquoi ce n’est pas le cas.

Profitant de l’ouverture plus modeste f/4, la maison jaune a préféré tourner cette relative faible luminosité en avantage en offrant un zoom grand angle à la plage focale plus étendue. C’est ainsi que le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S vit le jour.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S, un zoom grand-angle polyvalent presque parfait

Ce zoom 14-30 mm au meilleur prix chez Miss Numerique

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4S, présentation et contexte

Nikon a beau jouer les bons élèves, il était dit qu’avec son système Z le constructeur profiterait de l’occasion pour sortir des sentiers battus. Avec ce Nikon Z 14-30 mm f/4 S, les opticiens maison font presque dans l’originalité, puisqu’après tout, sur reflex, cette plage focale n’est pas tout à fait inconnue.

Ainsi existe-t-il déjà en monture F l’AF-S Nikkor 16-35 mm f/4G ED VR et l’un peu plus ancien AF-S Zoom-Nikkor 17-35 mm f/2,8 IF-ED quand, chez les concurrents, existent le Tamron SP 15-30 mm f/2,8 Di VC USD G2 et le Tokina Opera 16-28 mm f/2,8. Mais point de strict équivalent en termes de plage focale ni d’ouverture.

Du côté hybride, chez les concurrents (en fait, chez Sony), il existe bien un Vario-Tessar T* FE 16-35 mm f/4 ZA OSS mais ce qu’il gagne dans les focales les plus élevées il le perd dans le grand angle. Or, s’il y a un domaine où chaque millimètre compte, c’est bien dans celui-ci.

Nous aurions donc pu nous attendre à ce que Nikon accompagne son Nikkor Z 24-70 mm f/4 S d’un Nikkor Z 14-24 mm f/4 S, histoire de coller au duo « canonique » (sans mauvais jeu de mot), mais finalement il n’en est rien.

Pourquoi donc ? Probablement afin de ne pas priver les amateurs de grand angle d’une focale un peu plus « normale » qui, au besoin, pourrait se substituer quasiment à un 35 mm, permettant une fois sur le terrain d’effacer cette frustration de se dire « zut, je suis un peu trop court ».

Mise à jour : depuis la publication de ce test, le NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 est arrivé.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

En fait, c’est plutôt bien vu. Quitte à ce que ces deux zooms f/4 se chevauchent légèrement et qu’entre 24 et 30 mm ils fassent doublons. Cela diminuera les situations où le changement d’objectif serait requis.

Affiché à 1449 euros TTC lors de son lancement, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S est, à date, le seul objectif en monture Z permettant de passer sous la barre des 24 mm. Bon, en fait, pour être tout à fait exact, Samyang propose bien un 14 mm f/2,8 en monture Z, mais celui-ci est à mise au point manuelle (et ne coûte, au passage, « que » 469 euros.) En somme, en attendant le Nikkor Z 14-24 mm f/2,8 S qui est prévu pour 2020 au mieux, il vous faudra donc débourser un très gros SMIC pour goûter aux joies du grand angle autofocus en monture Z native.

Et la question que vous attendez tous, pour laquelle vous êtes là : le jeu, du moins l’investissement, en vaut-il la chandelle ?

À qui se destine ce zoom 14-30 mm ?

Si vous possédez déjà le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S et que vous vous sentez un peu à l’étroit au 24 mm, que vous ne pouvez vous passer de l’autofocus, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S est donc la seule option qui, pour l’instant, s’offre à vous. À moins, bien sûr, d’adapter un grand angle en monture F sur votre flambant neuf hybride Nikon Z 6/Z 7 par le truchement de la bague FTZ.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 14 mm – 1/640 ème – f/5.6 – ISO 400

Chaque photographe a ses motivations pour désirer du très grand angle : photographie de paysage, d’architecture, photographie en intérieur avec peu de recul, ou juste l’envie sadique de réaliser des portraits déformant beaucoup, beaucoup les visages.

Je ne répèterai jamais à quel point les grands angles grossissent les visages (ce que les adeptes de selfie au smartphone découvrent à leurs dépends, mais là est un autre débat).

Qualité de construction

Sans grande surprise, et c’est une bonne chose, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S s’inscrit dans la ligne esthétique et qualitative des Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, Nikkor Z 35 mm f/1,8 S et Nikkor Z 50 mm f/1,8 S déjà testés.

Comprendre par là qu’il bénéficie d’une jolie qualité de construction, d’un fût noir lisse, de nombreux joints d’étanchéité dont un au niveau de la monture, permettant de le préserver des infiltrations de poussières et d’humidité entre l’objectif et le boîtier.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

Comprenez aussi par là que du côté de l’ergonomie il faudra vous contenter du minimum syndical : une bague de zoom, une bague de mise au point, un commutateur AF/MF, aucune stabilisation optique (puisque les boîtiers auxquels il se destine sont stabilisés) et puis basta.

Le pare-soleil est étonnamment court pour un grand angle. L’objectif utilise des filtres de 82 mm de diamètre qui, bonne nouvelle, seront les mêmes que vous pourrez utiliser sur votre Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S. Mais pas le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S qui, lui, utilise des filtres de 72 mm.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

le Nikkor Z 14-30 mm en position rétractée

L’objectif pèse 489 grammes pour une longueur de 85 mm en position rétractée. La préhension est très agréable et, une fois monté sur un hybride Z, l’ensemble est très équilibré.

Prise en main et autofocus

Ce qui est sympa avec la sobriété ergonomique de ces objectifs Nikon Z (à part quelques exceptions), c’est qu’il n’y a pas grand chose à raconter sinon écrire que ça marche, et plutôt bien.

Toutefois, tout comme son compère Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S est rétractable afin qu’il prenne moins de place dans votre sac photo. J’ai relevé relevé un crantage légèrement moins marqué que sur le 24-70 f/4, donc un poil plus lâche, mais rien de vraiment méchant ni handicapant.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

le Nikkor Z 14-30 mm en position 14 mm

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

le Nikkor Z 14-30 mm en position 30 mm

J’ai testé testé le zoom Nikkor grand angle sur un boîtier Z 7 équipé du firmware 2.0. Avec sa couverture autofocus de 93 %, le Z 7 est un allié précieux pour ce genre d’objectif qui voit large à très large, et avec lequel il arrive facilement que le sujet soit excentré.

La grande profondeur de champ engendrée par les courtes focales combinées aux relatives faibles ouvertures se révèle plutôt un avantage puisque la mise au point n’a pas besoin d’être des plus précises, ce qui permet de gagner un peu de temps.

La bonne vieille technique du collimateur central et du « verrouiller-décaler » se révèle, à l’usage, aussi pratique que l’utilisation des collimateurs multiples, surtout si vous êtes du genre à ne pas vous fier aux automatismes.

Dans tous les cas, quelles que soient les conditions et situations de prise de vue, la motorisation autofocus s’avère, comme avec tous les objectifs Nikkor Z de la ligne S testés jusqu’à présent, parfaitement silencieuse et exempte de toute vibration.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 30 mm – 1/50 ème – f/4 – ISO 10.000

Stabilisation

Le débat continue à faire rage et n’est pas près de s’arrêter : est-il ou non nécessaire de stabiliser les objectifs grand angle ?

Nikon a clairement choisi son camp et prive le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S, à l’instar de ses congénères de la ligne S, de toute stabilisation optique. Ce qui n’est pas grave compte tenu du fait que les boîtiers, eux, disposent de capteurs stabilisés. Vous pouvez dès lors, sans grande peine, photographier jusqu’au quart de seconde à main levée, en position 14 mm, l’esprit tranquille.

En fait, la plus grande difficulté ne sera donc pas d’avoir des photos nettes à main levée mais plutôt d’avoir des photos parfaitement horizontales. Pour le coup, c’est l’une des situations où la légèreté de l’ensemble hybride joue en sa défaveur… et où les 45 Mpx d’un Z 7 permettent une confortable marge de manœuvre lorsqu’il s’agit de redresser ses images en post-traitement.

Performances optiques : déformation et distorsion

La déformation est une seconde nature chez les objectifs grand angle, et c’est ce qui fait aussi leur charme notamment lorsqu’il s’agit d’accentuer des perspectives, ce pour quoi le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S s’avère, entre 14 et 20 mm, très joueur.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 14 mm – 1/6.400 ème – f/6.3 – ISO 320

En fait de déformation, il faudrait plutôt parler d’anamorphose de volume, ça fait toujours une petite tournure sympa à glisser dans les dîners mondains.

Cette dernière (anamorphose) est, forcément, très marquée au 14 mm, avec des coins qui filent loin vers l’extérieur : en fonction des situations, cela peut créer un effet comique (les passants dans le coin de l’image qui semblent complètement penchés) ou au contraire un effet désastreux (les visages qui s’allongent façon Alien).

À manipuler avec tact et parcimonie, donc, sur les sujets humains, mais aussi sur des sujets statiques par exemple en photographie d’architecture.

Le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S souffre d’une légère déformation en coussinet à 14 mm, qui disparaît ensuite rapidement en zoomant. Comme évoqué précédemment, il faudra bien veiller à votre ligne d’horizon et vos fuyantes, qui seront alors d’autant plus exagérées que la focale de prise de vue sera courte.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 14.5 mm – 1/1.600 ème – f/8 – ISO 320

Par contre, là où ce zoom impressionne autant qu’il rassure, c’est qu’il y a très peu, voire pas du tout, de déformation des lignes droites : horizontales, verticales et diagonales restent bien droites et ne se courbent pas. La double correction optique et logicielle fait des merveilles.

Performances optiques : piqué, homogénéité et vignettage

Un autre domaine dans lequel cette double correction optique et logicielle fait des merveilles : le piqué et l’homogénéité sur l’ensemble du champ.

Nikon n’a eu de cesse de le répéter : la monture Z et ses nombreux contacts électroniques – 11 au total, soit 3 de plus que la monture F – permet au boîtier et à l’objectif de s’échanger encore plus d’informations, et ce de manière encore plus rapide.

Pour les opticiens, c’est une bénédiction car cela permet de « simplifier » la formulation des objectifs et d’en corriger les éventuels défauts de manière logicielle plutôt que de manière matérielle, menant in fine à des objectifs à la fois plus légers, plus compacts, moins complexes et moins onéreux à produire. Et c’est tout bénéf pour le photographe/client/utilisateur final.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 24 mm – 1/40 ème – f/4 – ISO 100

Ce fonctionnement en symbiose est ici, dans le cas du Nikkor Z 14-30 mm f/4 S, encore plus flagrant qu’avec tous les autres objectifs de la gamme S testés jusqu’à présent (les deux focales fixes 35 mm et 50 mm f/1,8 ainsi que le transtandard 24-70 mm f/4). Cela est frappant notamment en termes de piqué, d’homogénéité et de vignettage.

Le vignettage est à peine perceptible (et encore, il faut aimer couper les cheveux en quatre). Pour un zoom grand angle, c’est totalement bluffant !

Mais c’est bien en matière de piqué et d’homogénéité que l’apport de la correction logicielle est la plus décisive. Il suffit, pour cela, de comparer n’importe quelle image dans sa version NEF et sa version JPEG (toutes deux directement issues du boîtier).

Si le NEF est déjà très beau d’origine, le traitement JPEG permet de gagner nettement en piqué dans les coins extrêmes, en jouant sur le micro-contraste et l’accentuation. Par la même occasion, le traitement JPEG permet de corriger les rares aberrations chromatiques. On en viendrait presque à apprécier la photographie uniquement en JPEG, en réservant l’usage du NEF pour les conditions lumineuses vraiment compliquées… mais ce serait sacrilège de l’écrire.

Sur mon Nikon Z 7 de test et ses plus de 45 Mpx, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S s’en sort haut à la main, à toutes les focales.

Excellent dès la pleine ouverture, les meilleurs résultats sont obtenus à f/5,6. Cependant, à partir de f/8, la diffraction intervient, mais ce n’est visible qu’en étant très attentif. À toutes les focales, le piqué et l’homogénéité sont excellents, même si entre 20 mm et 24 mm les performances sont en très léger retrait par rapport aux focales extrêmes.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 20 mm – 1/400 ème – f/5.6 – ISO 100

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Il faut vraiment des conditions très spécifiques pour prendre ce zoom en défaut en matière d’aberrations chromatiques. Vous en verrez notamment lorsque de très fines branches se détacheront sur un ciel très clair, mais même ces légers défauts se corrigent facilement.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 15 mm – 1/13 ème – f/4 – ISO 20.000

Le rendu des couleurs est conforme à celui des autres objectifs de la lignée : très neutre, sans fioriture, peut-être un peu impersonnel et chirurgical (c’est une histoire de goût), il se prêtera aisément à toutes vos fantaisies en post-traitement.

Soulignons au passage l’excellente résistance au flare, même au très grand angle : il faut vraiment faire exprès de photographier une source lumineuse de face, ou en position très rasante, pour créer un flare qui, somme toute, apporte plus de poésie à l’image qu’il ne la dégrade.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 14 mm – 1/640 ème – f/5.6 – ISO 400

Rendu optique : profondeur de champ

S’il n’était déjà pas aisé d’obtenir une très faible profondeur de champ avec le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, vous devez vous douter que l’exercice se révèle encore plus délicat avec son compère grand angle. Si vraiment, vous avez envie d’avoir des arrières plans flous, il va falloir ruser en vous approchant très près de votre sujet.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 20 mm – 1/200 ème – f/4 – ISO 100

La distance minimale de mise au point est de 28 cm, à toutes les focales : une constance appréciable. Néanmoins, avec son diaphragme certes circulaire mais comptant seulement 7 lamelles, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S ne sera pas un roi du bokeh, et n’en a de toutes manières pas la prétention.

Le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S peut vous intéresser si…

  • vous désirez un grand angle autofocus plus large que le 24 mm en monture Z native,
  • vous désirez compléter votre 24-70 mm f/4,
  • vous désirez un zoom grand angle compact Nikon bien moins encombrant qu’un zoom grand angle en monture F adapté via la bague FTZ,
  • vous êtes féru de photographie d’architecture, de paysage et de rue,
  • vous n’avez pas le budget pour le Nikkor Z 14-24 mm f/2,8 S,
  • vous désirez un zoom grand angle un peu plus polyvalent qu’un 14-24 mm.

Le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S va moins vous intéresser si vous pratiquez majoritairement la photographie en faible luminosité et avez besoin du surcroît de luminosité d’un f/2,8.

Retrouvez les photos réalisées lors du test en pleine définition sur Flickr :

Test Nikon Z 14-30 mm f/4 S

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : ma conclusion

Avec ce Nikkor Z 14-30 mm f/4 S Nikon rend une copie optique quasiment parfaite : léger, compact, presque irréprochable d’un point de vue optique, fort piqué, déformation nulle, vignettage nul, bien construit et muni de nombreux joints d’étanchéité, silencieux…

Finalement, son seul défaut est qu’il n’ouvre pas à f/2,8 mais, en même temps, c’est comme le Port-Salut, c’est écrit dessus qu’il n’ouvre « que » à f/4.

En optant pour une plage de 14-30 mm plutôt qu’un classique 14-24 mm, ce zoom a le bon goût d’offrir un surcroît de polyvalence bienvenu qui permet de séduire celles et ceux qui pourraient se trouver un peu à l’étroit avec « seulement » 24 mm comme focale la plus longue. Et tout cela sans empiéter sur les plates bande du Nikkor Z 24-70 mm f/4 S.

Maintenant, le plus compliqué, c’est de trouver des photos intéressantes à faire avec, et de bien cadrer à l’horizontale. Mais ça, c’est votre affaire.

Ce zoom 14-30 mm au meilleur prix chez Miss Numerique


Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : la concurrence Sigma et Nikon en ligne de mire !

Tamron célèbre les 40 ans de sa gamme d’optiques SP avec l’annonce des caractéristiques du nouveau Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, une focale fixe qui vient marcher sur les plates-bandes du Sigma 35 mm f/1.4 ART comme du Nikon AF-S 35 mm f/1.4G.

La guerre des 35 mm à grande ouverture est déclarée et Tamron arrive avec de beaux arguments.

MàJ: le test Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est disponible.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : la concurrence en ligne de mire

Annoncé à l’occasion du CP+ au Japon en février 2019, le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD inaugure les grandes ouvertures dans une gamme de focales fixes Tamron qui ne demande qu’à jouer les premiers rôles.

Tamron est en effet très présent dans le monde des zooms, du mega-zoom à tout faire (un peu trop parfois) aux zooms pros à ouverture f/2.8 constante en passant par les formules plus atypiques comme le récent Tamron 35-150 mm f/2.8-4 Di VC OSD.

L’opticien indépendant se positionne depuis plusieurs années sur le marché des optiques expertes-pros mais manque encore de focales fixes à grande ouverture f/1.4 capables de concurrencer Nikon et Canon comme le concurrent principal chez les indépendants, Sigma et sa série ART.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, le commutateur de mode de mise au point manuelle – autofocus

Pendant que Sigma investit toutes ses ressources ou presque dans une alliance tripartite Leica-Panasonic-Sigma dont on ne sait encore quelles autres marques elle pourra servir ou non, Tamron tire profit de ses 40 années d’expérience en matière de focales fixes (la série SP date de 1979) pour proposer une belle optique fixe à ouverture f/1.4 pour les reflex plein format Nikon et Canon.

Tamron a mis dans ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD tout son savoir-faire en matière d’optiques pros pour offrir à la fois une qualité d’image optimale de bord à bord comme une grande qualité de bokeh. Les deux cibles sont évidemment le Sigma 35 mm f/1.4 DG HSM ART qui date de 2013 et n’a pas été mis à jour depuis et le Nikon AF-S 35 mm f/1.4G sorti lui en 2010 et dont le tarif reste le principal frein.

Tamron voit-il juste avec ce nouveau Tamron SP 35 mm f.14 Di USD ? A la lecture de la fiche technique, il faut avouer que la proposition est alléchante.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : caractéristiques techniques

Formule optique et traitements

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, formule optique

Ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est compatible avec les reflex plein format Nikon F et Canon EF, il met en oeuvre une formule optique à 14 éléments en 10 groupes dont 4 lentilles à faible dispersion LD et 3 lentilles asphériques Tamron GM (Glass Molded Aspherical).

Cette combinaison doit permettre de réduire au mieux les aberrations chromatiques comme toutes formes de déformations. Ces caractéristiques sont particulièrement importantes avec les objectifs à ouverture f/1.4 attendus pour leurs performances sur les bords de l’image, surtout sur une monture comme la Nikon F qui ne favorise pas les courtes focales à l’inverse de la monture Z des hybrides Nikon.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, le diaphragme circulaire à 9 lames

Tamron annonce un bokeh de grande qualité, ce qui devrait ravir les photographes adeptes des faibles profondeurs de champ, le diaphragme est circulaire et comporte 9 lames.

Toujours dans l’optique de proposer les meilleures performances possibles, Tamron a doté son Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD d’un revêtement anti-reflet BBAR-G2 (Broadband Anti-Reflection) limitant l’effet de flare et les images fantômes. Ce revêtement est une nouvelle version du revêtement Tamron BBAR précédent, il devrait optimiser le contraste des images quelle que soit l’ouverture.

Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD utilise le revêtement au fluor pour sa lentille frontale. Ce revêtement, comme sur de nombreux autres objectifs de la marque et concurrents, permet l’évacuation rapide des gouttes d’eau et des poussières tout en facilitant le nettoyage. Les traces grasses, par exemple, s’éliminent plus facilement.

Autofocus

Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD dispose d’une motorisation USD déjà disponible sur la plupart des optiques pros de la marque, dont les zooms série G2.

Cette motorisation assure une mise au point rapide et précise sur les autres modèles (voir le test du Tamron 24-70 mm f/2.8 G2 par exemple) et quand bien même ce 35 mm f/1,4 met en oeuvre des lentilles plus imposantes et lourdes que celles de la version f/1.8 du 35 mm f/1.8, les performances ne devraient pas décevoir.

L’ajustement manuel du point reste possible même s’il faut bien reconnaître que la qualité des autofocus actuels, toutes marques confondues, laisse peu de place aux réglages fins effectués par le photographe.

Construction

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD, protection par joints

Les optiques à ouverture f/1.4 ne se contentent pas d’offrir la meilleure qualité d’image possible, elle se doivent d’être construites pour durer et résister aux pires conditions.

Tamron l’a bien compris qui propose une construction avec joints d’étanchéité au niveau de la monture, ainsi qu’en plusieurs points sensibles du fût.

Cette protection limite l’infiltration de poussières comme celle de l’humidité. Le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est utilisable sous la pluie sans risque, comme votre reflex expert-pro Nikon (même si votre prudence personnelle vous empêche de le sortir quand il pleut la plupart du temps n’est-ce pas ?).

Le pare-soleil dispose lui d’un mécanisme de verrouillage conçu pour empêcher la chute accidentelle comme le changement de position non voulu, c’est le minimum.

Ajustements et mises à jour

Les objectifs Tamron peuvent être ajustés et mis à jour à l’aide de la console Tamron TAP-in, en option. Cette console permet de connecter l’objectif à votre ordinateur via une liaison USB afin de mettre à jour le firmware de l’objectif quand c’est nécessaire de même que pour vous permettre de régler le comportement de l’autofocus selon vos envies.

Positionnement et premier avis

Le futur test de cet objectif sur un reflex Nikon permettra de vérifier le bien fondé de cette formule optique comme les prétentions de Tamron en matière de focales fixes à grande ouverture f/1.4.

Suite aux tests des précédents modèles (séries G2), force est de constater que Tamron a tout fait pour venir titiller ses principaux concurrents, surtout quand ceux-ci tardent à mettre à jour leurs gammes (Sigma) ou à adapter leur tarification aux conditions changeantes du marché (Nikon).

Proposé au tarif public de 999 euros à sa sortie, ce Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD est plus onéreux que le Sigma 35 mm f/1.4 ART disponible à 770 euros environ mais il est aussi plus moderne et devrait poser moins de problèmes en mise au point autofocus et de mises à jour que n’en posent les optiques Sigma sur boîtiers Nikon. Le Tamron va aussi laisser loin derrière le Nikon AF-S 35 mm f/1.4G qui a le mauvais goût de coûter près de 1850 euros.

Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD : fiche technique

  • Modèle : F045
  • Longueur focale : 35 mm
  • Ouverture maximale : f/1,4
  • Angle de champ (diagonale) : 63°26′ sur reflex plein format
  • Construction optique : 14 éléments en 10 groupes
  • Distance minimale : 0,3 m
  • Rapport de grossissement : 1:5
  • Taille du filtre : 72 mm
  • Diamètre : 80,9 mm
  • Longueur : pour Nikon 102,3 mm
  • Poids : pour Nikon 805 g
  • Diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Ouverture minimale : f/16
  • Accessoires fournis : Pare-soleil, bouchons, sacoche
  • Montures compatibles : Nikon F, Canon EF
  • Tarif public : 999 euros

Source : Tamron


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