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Nikon Z5 vs Z6 : comparatif complet pour bien choisir

Ce comparatif  Nikon Z 5 vs Z 6 va vous permettre de voir très vite quelles sont les différences entre les deux hybrides 24 Mp plein format de la gamme Nikon Z.

Vous aurez ainsi la possibilité de préciser votre choix en fonction de vos besoins et de votre budget. Notez qu’en matière de budget, le tarif seul du boîtier ne suffit pas à évaluer le coût total de possession, je vous explique cela plus bas.

Note : depuis la publication de ce comparatif, Nikon a annoncé le Nikon Z 6 série 2 qui apporte plusieurs améliorations au Z 6 décrit ci-dessous.

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Comme avec tout comparatif, ne vous arrêtez pas aux fonctions et caractéristiques. Je vous donne des repères pour discerner ce qui peut être important pour vous ou non, l’appareil photo le plus performant n’est pas forcément celui qui va vous convenir.

Comparatif Nikon Z 5 vs Z 6 : ces petites différences qui peuvent compter ou non

Les Nikon Z 5 et Z 6 sont très proches : capteur plein format, 24 Mp,  ergonomie expert-pro, construction tous temps, monture Z, polyvalence. Même le tarif de lancement est proche. Alors comment faire la différence ? En vous intéressant aux petites choses qui peuvent compter pour vous.

Le Nikon Z 6 a été annoncé en même temps que le Nikon Z  7 fin août 2018. Disponible quelques semaines plus tard, il s’avérait le plus intéressant des deux hybrides initiaux de la gamme en raison de sa polyvalence, de ses capacités en vidéo et du gain en sensibilité qu’il autorise grâce à une définition moindre (24 Mp au lieu de 45 Mp).

Le Nikon Z 6 a toutefois des caractéristiques que lui reprochent certains photographes :

  • l’obligation d’utiliser une seule carte XQD ou CFexpress, plus onéreuse que les cartes SD. Pas de double emplacement comme c’est le cas sur les reflex D750 et D780 (si la comparaison entre le D750 et le D780 vous intéresse, suivez ce lien),
  • l’absence de poignée grip avec commandes déportées, la poignée Nikon MB-N10 pour les Z n’autorisant que l’ajout de batteries supplémentaires,
  • l’absence de flash intégré, un accessoire des appareils photo entrée de gamme et amateurs que les Nikon Z plein format ne reprennent pas.

Le Nikon Z 5 est venu compléter la gamme fin juillet 2020, et règle le principal de ces 3 désagréments. Il se veut une déclinaison plus abordable du Z 6 sans être un appareil photo au rabais pour autant. Nikon a fait le choix de proposer un hybride plein format qui s’avère être un Nikon Z 6 amputé de quelques fonctions mais doté d’un double emplacement pour cartes SD. Vendu un peu moins cher que le Z 6, ce qui fait l’attrait du Z 5 est son coût de possession puisque :

  • le tarif des cartes SD est moindre,
  • il ne vous impose pas d’acheter un lecteur de cartes XQD ou CFexpress,
  • le format SD est plus polyvalent pour l’amateur qui dispose déjà en général de plusieurs de ces cartes.

Additionnez le tarif du boîtier nu et celui des cartes et le coût total de possession penche vite en faveur du Z 5 bien que le tarif du seul boîtier soit proche.

Les professionnels de la photographie sociale et du mariage en particulier apprécieront ce double emplacement qui leur permet de sécuriser leurs prises de vues, bien que les cartes XQD comme CFexpress soient très fiables en pratique.

Comparatif Nikon Z 5 vs Z 6 : lequel choisir ?
Comparatif Nikon Z 5 vs Z 6 : les vues de face Nikon Z 5 à gauche, Z 6 à droite

Et les autres différences ?

Elles sont minimes, il faut vous pencher sur la grille de comparaison ci-dessous pour les trouver. Vous allez voir que selon vos besoins, l’écart entre le Z 5 et le Z 6 est tellement réduit que le Z 6 ne se justifie pas.

Test Nikon Z 5 : mon avis et le comparatif avec le Nikon Z 6

Mais pourquoi deux modèles et non un Nikon Z 6s ?

Vous êtes en droit de vous poser la question tant ces fiches techniques sont proches. Nikon a voulu proposer une alternative au Z 6 sans renier ce modèle qui devrait évoluer dans quelques mois. Retirer certaines fonctions au Z 6 pour en diminuer le coût de revient, loger un double slot SD et proposer ce nouvel ensemble à un tarif inférieur permet d’attirer deux types d’utilisateurs :

  • ceux qui ont envie de passer à l’hybride plein format mais ne l’ont pas encore fait en raison du coût de possession du Z 6,
  • ceux qui viennent d’autres marques et trouvent là une alternative attirante face aux deux concurrents Canon et Sony.

L’autre possibilité aurait été d’annoncer le remplaçant du Z 6, peut-être dénommé Nikon Z 6s, mais cela supposait de mettre à niveau le Z 7 aussi, sans oublier le D850 qui doit évoluer dans la gamme reflex. Lancer tous ces produits en même temps, avec l’arrivée récente des D780 et D6, ça fait beaucoup pour une seule marque qui a souffert comme d’autres des contraintes de production liées au Covid-19.

Comparatif Nikon Z 5 vs Z 6 : lequel choisir ?
Comparatif Nikon Z 5 vs Z 6 : les vues de dessus Nikon Z 5 à gauche, Z 6 à droite

Comparatif Nikon Z5 vs Z6 : fiches techniques

Caractéristique Nikon Z5 Nikon Z6
Définition 24,3 Mp 24,5 Mp
Filtre passe-bas oui oui
Type de capteur CMOS BSI CMOS
Taille du capteur 35.9 x 23.9 mm 35.9 x 24 mm
Taille des photosites 5.9 µ 5.9 µ
Stabilisation oui, capteur sur 5 axes oui, capteur sur 5 axes
Nettoyage du capteur intégré oui oui
Taille d’image (px) 6 016 x 4 016 6 048 x 4 024
Plage ISO nominale ISO 100 – 51 200 ISO 100 – 51 200
Plage ISO étendue ISO 50, ISO 102 400 ISO 50, ISO 204 800
Processeur d’image EXPEED 6 EXPEED 6
Viseur EVF OLED 3,69 Mpts EVF OLED 3,69 Mpts
Couverture du viseur 100 %, 0.75× 100 %, 0.75×
Flash intégré non non
Emplacements cartes 2 × SD (SDHC/SDXC) 1 × XQD ou CFexpress
Obturateur électronique oui oui
Cadence rafale 4,5 vps 12 vps (NEF/RAW 14 bits : 9 vps)
Plage de temps de pose 1/8 000 à 30 s 1/8 000 à 30 s
Synchro flash 1/200 s 1/200 s
Autofocus hybride détection phase/contraste hybride détection phase/contraste
Nombre de collimateurs AF 273 273
Détection visage / Eye-AF / animaux oui oui
Plage détection AF –3,5 à +19 EV –3,5 à +19 EV
Mode vidéo oui oui
Formats vidéo MOV, MP4 MOV, MP4
Définition vidéo max 4K 30p, 1080p 60p 4K 30p, 1080p 120p
Recadrage vidéo × 1,7 plein format
Qualité vidéo max 4:2:2 10-bit N-Log via HDMI 4:2:2 10-bit N-Log via HDMI
Audio micro stéréo interne + externe micro stéréo interne + externe
Intervallomètre oui oui
Timelapse oui oui
Écran arrière TFT-LCD tactile 3,2 » inclinable TFT-LCD tactile 3,2 » inclinable
Définition écran 1 040 000 pts 2 100 000 pts
Écran de rappel supérieur non oui
Focus stacking oui oui
GPS intégré non non
Wi-Fi 802.11a/ac/b/g/n 2,4 & 5 GHz 802.11a/ac/b/g/n 2,4 & 5 GHz
Bluetooth oui, basse consommation oui, basse consommation
Compatibilité SnapBridge oui oui
Poignée grip oui, option oui, option
Batterie EN-EL15c EN-EL15b
Autonomie (CIPA) 470 vues 380 vues
Chargeur MH-25a + USB MH-25a + USB (boîtier éteint)
Tropicalisation oui oui
USB 3.1 Type-C 3.1 Type-C
Poids 590 g 585 g
Dimensions 134 × 100,5 × 69,5 mm 134 × 100,5 × 67,5 mm
Tarif (sept. 2020) 1 899 € en kit avec NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 1 899 € boîtier nu

*La norme CIPA de mesure de l’autonomie des batteries ne permet pas de juger de l’autonomie réelle des hybrides dont le fonctionnement diffère des reflex. Celle-ci est supérieure à celle donnée par la norme, de l’ordre de 500 à 800 vues selon les usages.

Comparatif Nikon Z 5 vs Z 6 : lequel choisir ?
Comparatif Nikon Z 5 vs Z 6 : les vues de dos Nikon Z 5 à gauche, Z 6 à droite

Comparatif Nikon Z5 vs Z6 : mon avis sur ces deux hybrides

Et maintenant, lequel choisir ? Il va vous falloir faire le point sur vos besoins, et tenir compte des points ci-dessous.

Capteur et sensibilité

Les Nikon Z 5 et Z 6 sont très proches en matière de capteur. La sensibilité nominale maximale est la même, tandis que la nature CMOS uniquement du capteur Z 5 ne devrait pas avoir une influence forte sur la qualité de l’image finale (attendons les tests terrain).

Si votre besoin est très largement supérieur à la moyenne, alors préférez le Z 6, sinon le Z 5 vous conviendra très bien, sa qualité d’image attendue étant à priori celle du D780 dont il pourrait reprendre le capteur (Nikon ne le précise pas).

Autofocus

Aucune différence. Difficile d’en dire plus puisque les autofocus de ces deux hybrides sont les mêmes, que leur mise à jour se fait par mise à jour du firmware comme sur tous les hybrides, que les mises à jour récentes du Z 6 sont intégrées au Z 5.

Obturation

Pas de différence d’obturation, qu’elle soit mécanique ou électronique, les deux disposent des deux modes dont le mode silencieux. Reste un mode rafale plus généreux sur le Nikon Z 6, qui conviendra mieux aux amateurs de photo d’action ou animalière usant de la rafale pour espérer une bonne image.

Vidéo

Si votre besoin est de tourner des vidéos avec la plus grande souplesse possible, choisissez le Z 6. Sa définition est supérieure, il n’impose pas de recadrage, c’est le meilleur choix. Si vous ne faites des vidéos qu’occasionnellement et en amateur, le Z 5 vous donnera entière satisfaction.

Ergonomie

Les différences sont faibles mais elles existent. Le Z 6 propose un écran de rappel supérieur, un écran arrière mieux défini, et une couronne de changement de modes placée à gauche sur le capot supérieur. A vous de voir si le Z 5 vous convient ou si vous ne pouvez vous passer de cet écran supérieur.

Au quotidien j’avoue avoir un faible pour cet écran qui me donne un accès aux réglages plus rapide, je peux prérégler l’ouverture sans lever le boîtier. Toutefois pour avoir utilisé pendant plusieurs semaines un Nikon Z 50 qui ne dispose pas de cet écran, je m’y suis fait aussi.

Je ne reviens pas sur l’absence de flash intégré et l’absence de commandes déportées sur la poignée grip, les deux hybrides sont logés à la même enseigne.

Tarif

Le Nikon Z5 vendu boîtier nu (prochainement) vous coûtera quelques centaines d’euros en moins que le Z6. L’utilisation de cartes SD vous reviendra moins cher aussi (quelques autres centaines d’euros pour les cartes XQD/CFExpress  et le lecteur). Au final cela fait une différence significative.

A vous de décider : pouvez-vous vous passer des manques du Nikon Z5 pour profiter de 500 euros environ d’écart entre les deux modèles (estimation personnelle sur la base du tarif boîtier nu attendu + cartes) ? Si oui, le Nikon Z5 vous tend les bras. Si non, le Nikon Z6 est le meilleur choix.

En savoir plus sur les Nikon Z5 et Nikon Z6 sur le site Nikon.

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Nikon Z 5 : l’hybride plein format qui a tout des grands

Nikon annonce le Nikon Z 5, un hybride plein format de 24,3 Mp qui reprend l’essentiel des composants du Nikon Z 6, offre un double emplacement pour cartes SD, et ne sacrifie pas grand-chose aux performances de son ainé.

Voici les principales caractéristiques techniques du Nikon Z 5 et de l’objectif NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 qui l’accompagne.

MàJ : Le test du Nikon Z 5 est en ligne.

Nikon Z 5 : l’hybride plein format qui a tout des grands

Nikon Z 5 : il a (presque) tout des grands

Les Nikon Z 6 et Z 7 ont inauguré la gamme d’hybrides plein format Nikon en 2018, de même que la très grande monture Z.

Il était évident que Nikon n’en resterait pas là. Le marché de l’hybride en général et de l’hybride plein format en particulier progresse à grands pas et représente l’avenir de la marque.

Sony a marqué les esprits avec des boîtiers performants renouvelés chaque fois qu’une évolution arrive. Canon a pris le temps de sentir le marché avant de se réveiller et de lancer une contre-attaque fort remarquée il y a quelques semaines avec les EOS R5 et R6.

Nikon Z 5 : l’hybride plein format

le Nikon Z 5 avec son NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3

Nikon prend le temps de faire les choses, un peu trop parfois, mais jamais sans stratégie à long terme. Puis ils déroulent. Après les Nikon Z 6 et Z 7, l’hybride APS-C Z 50 est venu compléter la gamme fin 2019.

Le Nikon Z 6 a deux ans déjà, certains lui reprochent l’absence d’une vraie poignée grip et l’unique emplacement pour cartes XQD/CFExpress plus onéreuses que les SD.

Avant de faire évoluer les Z 6 et Z 7, Nikon a pensé le Nikon Z 5 pour ceux qui veulent passer à l’hybride plein format sans subir le coût total de possession du Z 6 (tarif boîtier + cartes et lecteur XQD). Autre cible pour cet hybride, les nouveaux venus chez Nikon qui veulent un hybride plein format abordable.

Nikon Z 5 : écran inclinable

l’écran tactile orientable du Nikon Z 5

NIkon Z 5 : très proche du Z 6

Le Nikon Z 5 répond (presque) à toutes ces attentes :

  • il utilise les composants du Nikon Z 6 dont la stabilisation boîtier IBIS 5 stops,
  • il est doté d’un double emplacement pour cartes SD UHS-II,
  • il reprend l’excellent viseur électronique des Z 6 et Z 7 doté de 3.69 Mp,
  • il dispose du processeur Expeed 6 et des avancées des derniers firmwares du Z 6 dont l’autofocus plus réactif et silencieux pratique en vidéo.

Nikon Z 5 : deux cartes SD UHS-II

les deux emplacements pour cartes SD UHS-II du NIkon Z 5

Le Nikon Z 5 fait toutefois l’impasse sur la poignée grip avec commandes déportées (seul le bloc d’alimentation Nikon MB-N10 est disponible) et le flash intégré, de même que le capteur du Z 6 puisque son capteur 24,3 Mp avec filtre passe-bas est un CMOS non BSI (les techniciens feront la différence, les photographes … moins).

Pour faciliter le passage au plein format, Nikon lance le Nikon Z 5 avec une nouvelle optique dédiée, un NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 très compact (Nikon parle de Pancake). J’y reviendrai plus bas.

Nikon Z 5 : dessus

le Nikon Z 5 avec le NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3

Test Nikon Z 5 : la vidéo

Le Nikon Z 5 est un hybride plein format au rabais ? Non. Et oui un peu aussi, tout dépend de vos besoins.

Le Nikon Z 5 possède des caractéristiques en mode photo dont il n’a pas à rougir :

  • un AF plein champ (couverture exacte 90%) à 273 points doté de la fonction Eye-AF, à corrélation de phase et détection de contraste, détection AF à -4 IL en basse lumière, suivi des yeux humains et animaux (chiens, chats),
  • une plage de sensibilité variant de 100 à 51.200 ISO,
  • un obturateur offrant déclenchement mécanique et électronique silencieux, 1/8.000 ème sec.,
  • une ergonomie simplifiée par rapport au Z 6,
  • un double emplacement pour cartes mémoire SD UHS-II,
  • un écran inclinable à 180° de 1.040 Mp,
  • un mode rafale à 4,5 vps avec suivi AF et exposition continue,
  • un mode vidéo 4K à 30 vps avec crop x1.7, ralenti 120 vps sans recadrage et time-lapse (mais pas de sortie 10 bits et N-Log),
  • une poignée profonde facilitant la tenue en main,
  • 20 Picture Control déclinables en plus de 180 réglages différents (JPG),
  • un partage aisé des photos via Wifi et Bluetooth et l’application mobile Snapbridge,
  • une autonomie de 390 vues (norme CIPA, +15% vs le Nikon Z 6) avec recharge possible par port USB pendant le fonctionnement, batterie Nikon EN-EL15c.

Les différences principales entre Z 5 et Z 6 sont donc le capteur (non BSI pour le Z 5), les deux slots SD, l’absence d’écran de rappel sur le dessus du boîtier et le crop x1.7 en vidéo 4K.

Les vidéastes lui préféreront le Nikon Z 6, les photographes seront plutôt attirés par ce Z 5 qui ne lâche pas grand-chose et revient moins cher (tarif boîtier et tarif des cartes).

Nikon Z 5 dessus commandes

le Nikon Z 5 vu de dessus, notez le regroupement des commandes supérieures à droite en raison de l’absence de l’écran LCD de rappel

Sachez enfin que le Nikon Z 5 est construit en alliage d’aluminium comme les autres Nikon Z, que sa robustesse est la même, sa protection tous temps aussi.

Nikon Z 5 : protection tous temps

la protection tous temps du Nikon Z 5

Son poids hors objectif est de 675 grammes tandis que ses dimensions sont celles du Z 6, 134 x 100,5 x 69,5 mm (L × H × P).

Mon avis sur le Nikon Z 5

Il est bien tôt pour parler de performances puisque les premiers exemplaires de test ne sont pas disponibles.

Toutefois il suffit de lire les fiches techniques du Z 5 et du Z 6 pour comprendre que nous avons affaire à deux boîtiers très proches. Seul le capteur BSI du Z 6 pourrait faire la différence. Je doute toutefois que celle-ci se voit en photo sur le Z 5 en usage courant. Je réserve mon avis définitif pour le test.

Nikon Z 5 : l’hybride plein format

la connectique du Nippon Z 5

Que reprocher au Nikon Z 5 ?

Pas grand-chose si ce n’est son positionnement qui fait un peu penser à celui du D600 face au D750. La situation diffère toutefois ici puisque l’électronique des deux hybrides est la même quand celle du D600 n’était pas celle du D750.

Le manque d’un écran supérieur ? Oui, forcément, retirer quelque chose est toujours mal perçu. Mais le double emplacement pour cartes SD compense largement.

L’absence de poignée grip ? Oui, si vous appréciez ces poignées. Nikon a repris le chassis et l’implantation des composants du Z 6 qui ne peut pas recevoir une telle poignée, il faudra donc attendre une évolution plus profonde pour en disposer sur un futur modèle.

L’absence de flash intégré ? Non, bien que cela déplaise à certains le flash intégré ne sert pas à grand-chose, sa seule véritable utilité étant le contrôle des flashs distants. Les adeptes de ce mode d’éclairage font plutôt le choix du Z 7 pour sa définition en studio, ils n’utilisent jamais le flash intégré.

Son tarif ? Le Z 6 boîtier nu se négocie désormais environ 1.900 euros, soit le même tarif que le Z 5 en kit avec son NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3. Ajoutez au tarif du Z 6 celui du lecteur XQD/CFExpress et des cartes (environ 300 euros pour le lecteur et 2 cartes) et le Z 5 garde l’avantage.

Au final tout dépend de ce que vous possédez déjà et des besoins que vous avez, photo uniquement ou photo ET vidéo 4K.

Si vous n’avez pas d’hybride encore, le Z 5 s’avère un très bon choix pour passer au plein format. Il est moins onéreux que le Z 6, revient moins cher en cartes mémoire, ce qui vous laisse du budget pour renouveler vos optiques DX pour reflex par un zoom comme le NIKKOR Z 24-70 mp f/4 S qui ne démérite pas.

Si vous avez déjà des optiques FX pour reflex, le  Z 5 est une belle alternative au Z 6, la bague FTZ vous permettra de réutiliser vos optiques sans forcément les renouveler.

Nouveau NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3

Les nikonistes se rappellent du Nikon AF NIKKOR 24-50 mm f/3.5-4.5 sorti en 1987. Sa plage focale dédiée au reportage faisait le bonheur des amateurs n’ayant pas envie d’investir dans plusieurs optiques à focales fixes.

NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3

le NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 en position fermée

En 2020 Nikon nous refait le coup du 24-50 mm, en monture Z cette fois, bien plus compact et léger, mais avec une ouverture toujours limitée de f/4-6.3.

Ce zoom dispose d’une bague multifonctions et n’est pas stabilisé, ce qui n’est pas nécessaire puisque le Z 5 a un capteur stabilisé sur 5 axes.

le NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 en position ouverte

le NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 en position ouverte

Cette plage focale couvre toujours vos besoins en reportage, la bonne gestion des hautes sensibilités du Z 5 compensera l’ouverture maximale limitée, le poids et l’encombrement du zoom ne seront plus un obstacle. Mais ce n’est pas l’optique f/4 constante petite et légère que j’aurais aimé voir arriver. Avec f/6.3 à 50 mm on est très loin des grandes ouvertures, le recours à une focale fixe NIKKOR Z 50 mm f/1.8 sera quasi obligatoire.

Tarif et disponibilité

Le Niko Z 5 sera disponible dès le 27 août 2020 aux tarifs suivants :

  • Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 : 1.899 euros
  • Nikon Z 5 + NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 + bague FTZ : 2.049 euros

Le Nikon Z 5 ne sera pas vendu boîtier nu dans l’immédiat.

Source : Nikon France


LUT N-Log 3D Nikon D780 : table de correspondance pour N-Log gamma

Nikon annonce la disponibilité d’une table de correspondance LUT 3D N-Log permettant l’étalonnage couleur de rushs vidéos tournés avec le N-Log gamma sur un reflex Nikon D780.

LUT N-Log 3D Nikon D780 : table de correspondance pour N-Log gamma

LUT N-Log 3D Nikon D780 : pour quoi faire ?

Une LUT (Look Up Table) est une table de correspondance de couleurs qui permet, lors de la post-production d’un montage vidéo, de faire correspondre les couleurs enregistrées dans les fichiers originaux aux couleurs souhaitées dans le montage final.

En d’autres termes, il s’agit d’étalonner les couleurs du montage vidéo ou du film comme il est possible de le faire en post-traitement pour des fichiers RAW.

La correction de couleurs nécessaire à cette mise en accord consiste, pour le logiciel de montage, à assigner les nouvelles informations de couleur RVB aux données originales, en utilisant la table de correspondance.

Une LUT 3D porte ce nom car elle permet de traiter les canaux rouge, vert et bleu (RVB) simultanément (voir le guide technique LUT N-Log 3D Nikon)

Comment utiliser une LUT 3D N-Log Nikon

Le Nikon D780 sorti en début d’année 2020 met en oeuvre les composants électroniques du Nikon Z 6, et peut tourner des séquences vidéos de qualité professionnelle.

La LUT N-Log 3D Nikon, déjà disponible pour les hybrides Nikon Z 6 et Z 7, est désormais compatible avec le Nikon D780 et permet l’étalonnage des  fichiers vidéos enregistrés en mode N-Log gamma.

La mise à jour (qui n’est pas une mise à jour firmware) dénommée N-Log 3D LUT 1.01 propose les fichiers de la version 1.00 pour les Z 6 et Z 7 et les fichiers pour le Nikon D780.

Nikon précise avoir testé cette LUT N-Log 3D avec les logiciels Adobe Premiere Pro CC, Apple Final Cut Pro X et Blackmagic Design DaVinci Resolve 16, la compatibilité n’étant toutefois pas réservée à ces logiciels.

Télécharger la LUT N-Log 3D pour le Nikon D780

Attention, il ne s’agit pas d’une mise à jour firmware pour le Nikon D780 et cela ne concerne que la vidéo.


Comparatif Nikon APS-C Z 50, Nikon D500 et Nikon D7500 : quel est le meilleur choix pour vous

Vous voulez savoir quel appareil photo Nikon APS-C choisir ? Ce guide ultime des appareils photo APS-C Nikon compare les caractéristiques du Nikon Z50, du Nikon D500 et du Nikon D7500 pour trouver l’appareil photo idéal pour vous !

Vous allez découvrir quels sont les avantages et inconvénients des trois modèles DX Nikon (incluant le Nikon Z fc) et de vous aider à faire le bon choix en fonction de vos besoins.

Comparatif Nikon Z 50 vs Nikon D500 vs Nikon D7500

Tous les Nikon APS-C chez Miss Numerique

Tous les Nikon chez Amazon

Comparatif Nikon Z50, Nikon D500 et Nikon D7500 : présentation

Préambule : les Nikon Z 50 et Z fc disposant du même capteur et de la même électronique interne, ils ne sont pas dissociés dans ce comparatif. Ce qui est dit du Z 50 s’applique aussi au Z fc. Le Nikon Z 30 quant à lui est un hybride APS-C plutôt dédié à la vidéo, je l’ai donc volontairement exclu ici.

Je reçois de nombreuses questions concernant le choix d’un boîtier Nikon APS-C :

  • faut-il encore investir dans un reflex APS-C plus gros et plus lourd qu’un hybride ?
  • le Nikon Z 50 est -il aussi efficace que le D500 pour l’animalier ?
  • Le D7500 a t-il encore un intérêt face au Z 50 ?
  • les reflex APS-C vont-ils disparaître au profit des hybrides ?
  • le capteur du Z 50 est-il à la hauteur ?
  • L’autofocus hybride peut-il vraiment concurrencer celui du D500 ?
  • La gamme Nikon Z DX ne compte que peu d’objectifs, que faire ?
  • Etc.

Contrairement à ses grands frères plein format Z 6 et Z 7 reprenant chacun les caractéristiques des reflex plein format D780 et D850, le Z 50 concurrence à lui seul deux reflex dans la gamme DX, les Nikon D500 et D7500.

En plein format l’hybride a déjà remplacé les reflex, c’est moins le cas en APS-C. Adressant plutôt les besoins des photographes amateurs et débutants l’APS-C répond aussi aux attentes de photographes plus experts désireux de profiter du ratio de focale x 1.5 avantageux en photographie animalière ou sportive. De plus la gamme Nikon APS-C ne propose pas encore (janvier 2023) de modèle APS-C suffisamment expert pour remplacer, dans le coeur des nikonistes, le Nikon D500.

L’hybride APS-C Nikon Z 50 (et donc le Nikon Z fc aussi) ne manque pourtant pas d’atouts face à un vieillissant D500 et à un D7500 qui n’a jamais vraiment remplacé les D7000/7100/7200 dans le cœur des nikonistes.

Le Nikon Z 50 possède les principaux composants électroniques des modèles plein format dont le processeur Expeed 6 et l’autofocus. Il est très réactif et doté de vraies capacités vidéo face à ses deux concurrents reflex (en savoir plus avec le test du Nikon Z 50). Son capteur 20,9 Mp est plus récent et grimpe à 12.800 ISO sans problème, à 51.200 ISO au besoin, de quoi faire des images de très bonne qualité en basse lumière.

Comparatif Nikon Z 50 vs Nikon D500 vs Nikon D7500 : Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

Comparatif Nikon Z 50 vs Nikon D500 vs Nikon D7500 : le Nikon Z 50 et le NIKKOR Z 16-50 mm VR

Les Nikon D500 et D7500 offrent eux des caractéristiques intéressantes avec un capteur 20 Mp qui monte aussi en ISO. Leur autofocus diffère par contre, le D500 l’emporte avec le module à 153 collimateurs tandis que le D7500 se contente du module à 51 collimateurs (voir le test du Nikon D7500).

En matière d’objectifs le Z 50 accepte, outre les optiques NIKKOR Z DX comme FX, toutes les optiques Nikon AF-S et AF-P ou compatibles, via la bague FTZ, ce qui permet de compléter une offre encore maigre en optiques Z DX natives (voir la liste complète des objectifs Nikon hybrides APS-C).

Comparatif Nikon Z50, Nikon D500 et Nikon D7500 : lequel choisir ?

Lorsque le Nikon D500 est apparu début 2016, il a surpris tout le monde. Petit frère du Nikon D5 annoncé simultanément, héritant du module autofocus à 153 collimateurs de ce reflex pro, doté d’un capteur de 20 Mp aux excellentes performances en hauts ISO pour l’époque, le « petit » avait de quoi séduire (voir le test du Nikon D500). Et il a séduit ! Nombreux sont les photographes animaliers à l’avoir choisi, de même que ceux qui voulaient un reflex expert de qualité supérieure face au « moins pro » Nikon D7200.

Comparatif Nikon Z 50 vs Nikon D500 vs Nikon D7500 : Test Nikon D500 écran inclinable

Comparatif Nikon Z 50 vs Nikon D500 vs Nikon D7500 : le Nikon D500

En 2017 le Nikon D7500 arrive en remplacement du D7200. En décalage avec la génération précédente D7000/7100/7200, le D7500 en a pris pour son grade de la part des adeptes du « c’était mieux avant » et « Nikon ne fait jamais rien comme il faut« .  Ce n’était pas, pour eux, le « vrai » remplaçant du D7200. Les autres, regardant de plus près la fiche technique, ont remarqué le même capteur que sur le D500, un format compact, un poids réduit, et de très bonnes performances au final pour un tarif inférieur à celui du D500.

Comparatif Nikon Z 50 vs Nikon D500 vs Nikon D7500 : Test Nikon D7500

Comparatif Nikon Z 50 vs Nikon D500 vs Nikon D7500 : le Nikon D7500

Depuis 2017 la donne a changé.  Les reflex perdent des parts de marché face aux hybrides, toutes marques confondues, avec certaines offres de très bon niveau et bien placées en prix.

Chez Nikon les deux reflex APS-C experts n’ont pas évolué, aucun nouveau modèle n’est venu prendre la relève, ils ont disparu du catalogue officiel même s’ils se trouvent encore chez certains revendeurs. Les tarifs baissant avec le temps, la différence entre D500 et D7500 s’est réduite.

Le D500 attire encore certains photographes animaliers. Le D7500 a du mal à séduire, il ne restera pas dans les mémoires comme ce fût le cas pour le D90 par exemple.

Est-ce à dire que ces deux Nikon DX n’auront pas de remplaçant ? Que l’offre reflex DX est au point mort ? Oui, c’est acté. Ce ne sont pas les deux offres d’entrée de gamme Nikon D3500 et D5600 qui prouvent le contraire, elles ont disparu elles-aussi.

Les utilisateurs moins experts s’orientent vers des modèles plus légers, plus compacts, avec une visée à image réelle, un autofocus plein champ. Pour eux c’est l’ergonomie, l’encombrement et le tarif qui comptent. Le Z 50 est plutôt bien placé pour satisfaire ces critères, tandis que le Nikon Z fc équivalent plaît aux nostalgiques des Nikon FM et FM2.

Les utilisateurs plus experts s’orientent vers des modèles plein format. Mais le coût de possession total est supérieur (il faut revoir son parc d’objectifs).

Afin de vous aider à comprendre ce que vous gagnez ou perdez en choisissant l’un ou l’autre de ces Nikon APS-C, je vous propose un tableau de comparaison le plus complet possible. Vous trouverez plus bas des conseils de choix en fonction de vos besoins et de votre profil.

Tableau de comparaison Nikon Z50, Nikon D500 et Nikon D7500

* avec les objectifs dont l’ouverture maximale est égale à f/8 ou plus lumineuse, le télémètre électronique prend en charge 11 points AF.

Quelques différences significatives

Parmi les caractéristiques techniques mentionnées dans le tableau ci-dessus, toutes n’ont pas la même importance au quotidien. Certaines vont vous permettre de faire des photos dans de meilleures conditions, d’autres vous faciliteront la vie en vidéo, d’autres encore ne feront aucune différence.

Capteur et sensibilité

Les capteurs des Nikon D500/D7500 et du Z 50 sont dotés de la même définition et de la même sensibilité ISO maximale (hors modes étendus). La différence ne sera pas sensible au quotidien, le capteur du Z 50 est toutefois secondé par un processeur Expeed 6 plus performant qui autorise un meilleur traitement du signal et un niveau de bruit inférieur à sensibilité égale. En pratique, sur les sensibilités les plus courantes, vous ne ferez pas la différence.

Autofocus

C’est la différence majeure entre ces trois appareils photo. Le D500 dispose du meilleur AF reflex jamais produit par Nikon (Nikon D6 mis à part) tandis que le D7500 se défend très bien avec le module à 51 points historique.

Le Z 50 quant à lui met en œuvre un AF hybride plein champ, réactif, avec un suivi Eye-AF et capable d’évoluer encore par simple mise à jour du firmware, ce que ne permettent pas les reflex.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

l’écran arrière du Nikon Z 50 avec l’aperçu du mode de zone AF

Live View

Qu’il s’agisse du D500 ou du D7500, même combat avec deux écrans tactiles et un mode Live View utilisable si vous n’êtes pas pressé. Le D500 propose un écran à la définition supérieure, le confort sera légèrement plus grand mais en pratique, difficile de faire la différence.

Le Z 50 implémente un mode Live View équivalent à ce que vous avez dans le viseur électronique, très réactif, avec obturation silencieuse au besoin, c’est le meilleur des trois en la matière.

Vidéo

C’est le mode dans lequel le Z 50 fait la différence avec les deux reflex. Les hybrides l’emportent désormais en vidéo sur les reflex, et même si le Z 50 ne propose pas les options vidéo avancées des Z 6 et Z 7, il est tout à fait capable de tourner des vidéos 4K ou UHD de grande qualité.

Seul bémol, un écran inclinable vers le bas qui empêche l’utilisation d’un trépied. Il faut envisager d’investir dans une cage si vous avez besoin de tourner des vidéos régulièrement tout en regardant l’écran (Smallrig par exemple). Dans ce cas le Nikon Z 30 peut s’avèrer un meilleur choix pour vous.

Modes vidéo - comparaison Nikon D7500 - D500

les Nikon D500 et D7500 en condition de tournage vidéo

Accessoires

L’adaptation d’une poignée grip sur le Nikon D7500 n’est pas possible alors qu’elle l’est sur le D500. A l’inverse le D500 ne dispose pas du flash intégré alors que le D7500 en a un tout comme le Z 50.

L’utilisation des cartes mémoire diffère sur chaque boîtier : le D500 est le seul à disposer de deux emplacements dont un au format XQD. Il faudra en rester aux cartes SD sur les deux autres.

Tarif

Difficile désormais de comparer les tarifs « neuf » de ces trois Nikon APS-C puis les D500 et D7500 ne figurent plus au catalogue. Proposé à 1050 euros avec la bague de conversion Nikon FTZ autorisant l’utilisation de toutes les optiques Nikon DX et FX AF-S et AF-P, le Nikon Z 50 se positionne à un tarif inférieur à celui du Nikon Z 5, l’hybride plein format d’entrée de gamme.

Le Nikon D500 ne se justifie plus que si :

  • vous faites de la photo animalière ou de sport quasi-exclusivement,
  • vous voulez une très grande autonomie,
  • vous ne craignez pas les cartes XQD (avec lecteur dédié),
  • vous voulez un viseur optique le plus fidèle possible,
  • vous voulez un reflex à l’ergonomie pro.

Le Nikon D7500 ne se justifie plus que si :

  • vous voulez un reflex expert polyvalent,
  • vous cherchez un modèle ni trop encombrant ni trop lourd,
  • vous voulez commander à distance des flashs externes,
  • vous préférez dépenser moins dans le boîtier pour investir la différence dans une meilleure optique.

Le Nikon Z 50 se justifie dans tous les autres cas, et d’une manière plus général est le meilleur choix en matière de système APS-C évolutif.

Il vous faudra alors :

  • accepter de patienter pour que la gamme d’objectifs NIKKOR Z soit complétée d’optiques à focales fixes de petite taille (c’est prévu),
  • accepter d’utiliser la bague Nikon FTZ pour réutiliser vos optiques DX AF-S ou AF-P,
  • accepter d’avoir une autonomie moindre (ou deux batteries).

En conséquence de quoi vous bénéficierez :

  • du plus compact et léger des trois boîtiers,
  • d’un APS-C polyvalent idéal pour le reportage, l’action et l’animalier,
  • d’un boîtier capable de tourner des vidéos 4K de grande qualité,
  • d’un hybride compatible avec l’ensemble du parc d’objectifs NIKKOR F et Z.

Je ne peux pas choisir pour vous, et j’ai fais en sorte de vous proposer un comparatif aussi complet que possible, alors s’il vous reste des questions utilisez la zone commentaires ci-dessous pour les poser.

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Nikon D6 : un reflex pro pour le sport avec autofocus Eye-tracking en visée optique et une sensibilité record de 3.280.000 ISO !

Après une annonce de développement en 2019, Nikon officialise l’arrivée du nouveau Nikon D6. Ce reflex professionnel monobloc est doté d’un nouveau module autofocus à 105 points, d’un capteur de 20,8 Mp à la sensibilité record, du Wifi, du Bluetooth et du GPS intégrés et d’un calculateur autofocus dédié.

J’ai pris en main le Nikon D6 lors de la présentation, j’en ai parlé avec des photographes pros, je vous raconte tout ça en détail.

Présentation du Nikon D6, fonctionnement du nouvel autofocus, fiche technique détaillée, prise en main et premier avis

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Nikon D6 : à besoin précis, réponse précise, le contexte

Lors de l’annonce du développement du Nikon D6, j’ai utilisé l’expression « dernier des mohicans » pour qualifier ce reflex pro car l’arrivée des hybrides plein format a rebattu les cartes dans le monde de la photographie et chez Nikon en particulier.

Après une déferlante d’annonces dans la gamme Z, l’arrivée récente du Nikon D780 a été le premier signe que Nikon ne laissait pas tomber le reflex. La fiche technique du Nikon D6 est le second signal fort que les pros attendaient.

Les Nikon Z 6 et Z 7 n’ont pas été pensés pour remplacer les reflex pros de la gamme, mais pour répondre à d‘autres besoins : polyvalence, reportage et vidéo (Z 6), haute définition (Z 7). Les photographes de sport ont regardé cela d’un œil attentif depuis l’été 2018 et sont nombreux à conclure que les hybrides Nikon n’offrent pas encore les performances attendues pour couvrir une compétition sportive (foot, rugby, sports d’hiver, …).

La concurrence ne fait guère mieux, le Sony Alpha 9, considéré comme l’hybride le plus efficace en autofocus, n’a pas rencontré le succès escompté chez les pros malgré les efforts de la marque pour le mettre en avant. Une des raisons tient en la nature même de l’hybride dont le processeur central doit assurer tous les calculs. Pendant qu’il fait la mise au point, il ralentit les autres opérations, pourtant critiques, et inversement. Au final les performances ne sont pas au niveau de ce qu’attendent les pros.

Chez les pros, justement, on ne change pas une formule qui gagne : quand il faut livrer des images les meilleures possibles et le plus vite possible, que votre job est en jeu, pas question de jouer aux beta-testeurs de boîtiers.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

le Nikon D6 lors de ma prise en main

Nikon, leader en France en 2019 sur le marché des appareils photo plein format (en valeur, tous modèles confondus reflex et hybrides) devant Canon et Sony, possède un savoir-faire avec sa gamme Dx (du D1 au D5) que peu de professionnels remettent en cause.

Pour faire court : un photographe pro de sport a besoin d’un AF rapide et fiable, d’une montée en sensibilité la plus propre possible, d’une dynamique la plus importante possible et d’une capacité à produire des images JPG brutes de boîtier les meilleures possibles. Il doit en effet envoyer ses photos très vite, en cours de compétition la plupart du temps. Celui qui envoie la meilleure photo le premier a toutes les chances de griller ses confrères sur le poteau (sans mauvais jeu de mot). Par les temps qui courent, le marché de la photographie professionnelle étant ce qu’il est, il est donc critique de tirer vite et bien.

Pour cela un reflex pro taillé pour le sport doit avoir :

  • un capteur qui encaisse et autorise des images JPG sans bruit,
  • un autofocus qui colle à son sujet quelles que soient les circonstances,
  • une balance des blancs qui analyse la scène avec justesse et stabilité pour assurer une séquence cohérente en mode rafale,
  • des capacités de transfert d’images en temps réel pour alimenter les agences pendant le déroulement de la compétition,
  • une résistance à la pluie, la neige, le froid, la poussière et les chocs à toutes épreuves,
  • une autonomie suffisante pour tenir la durée de la compétition.

Je n’irai pas jusqu’à dire que les pros du sport se moquent de tout le reste, mais ce n’est pas loin d’être le cas.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

notez la subtile différence de présentation du capot supérieur qui cache le module GPS

Nikon D6 : le St Graal du photographe de sport ?

Nikon connaît très bien ces enjeux pour travailler avec de nombreuses agences dans le monde, dont certaines agences françaises et groupes de presse bien connus. Aussi la feuille de route pour le Nikon D6 était-elle simple à concevoir :

  • partir du Nikon D5 qui a fait ses preuves et n’a pas de défaut majeur connu,
  • améliorer la performance en sensibilité du capteur,
  • améliorer la gestion de la balance des blancs,
  • améliorer la précision et le suivi de l’autofocus,
  • améliorer les capacités de communication du boîtier.

Le Nikon D6 est un Nikon D5 ayant subi une cure de jouvence, et vous allez voir qu’il ne s’agit pas que d’une simple mise à jour.

un capteur de 20,8 Mp grimpant à 102.400 ISO natif et 3.280.000 étendus

Le Nikon D6 reprend le capteur du Nikon D5, mais améliore les performances en sensibilité grâce à un traitement numérique plus performant. Il faut savoir en effet que, pour un même capteur, il est toujours possible d’améliorer la gestion du bruit si le traitement logiciel est suffisamment performant et rapide. Le processeur Expeed 6 (Expeed 5 sur le D5) a la capacité de calculer plus vite et le capteur du D5 gagne ainsi en performances dans le D6.

Avec une plage focale étendue commençant à 50 ISO et grimpant à la valeur folle de 3.280.000 ISO (il n’y a pas d’erreur), le Nikon D6 bat des records toutes marques confondues comme le faisait le D5. Certes, à 3 millions d’ISO vous n’aurez pas la qualité d’image que vous avez à 6.400 ISO mais la reconnaissance de scène que permet cette sensibilité intéresse certains acteurs dans le monde de la sécurité, je vous laisse imaginer pourquoi. En conditions photo, pouvoir sortir des images sans bruit à 12.800 ISO pour faire une double page, ça intéresse du monde.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

des commandes et une ergonomie Nikon pro bien connues 

un autofocus à 105 points tous en croix

Comment, 105 points uniquement alors que le D5 en a 153 ? Oui, mais pas n’importe lesquels.

Les collimateurs AF du module Nikon Multi-Cam 37K (Multicam 20K sur le D5) ne sont que 105 mais sont tous en croix (35 sur 153 sélectionnables seulement sur le D5).

Nikon Multicam 37K Nikon D6

 

le module AF Multicam 37K du Nikon D6

Nikon D6 : collimateurs AF

la répartition des collimateurs AF sur le Nikon D6

Nikon D6 : collimateurs AF

la répartition des collimateurs AF sur le Nikon D5

Nikon D6 : collimateurs AF

Nikon D6 : collimateurs AF

Certains de ces collimateurs sont même en triple croix, une performance obtenue par les ingénieurs Nikon qui ont revisité entièrement le fonctionnement des collimateurs et le traitement du signal.

Nikon D6 : collimateurs AF

l’arrangement en triple croix des collimateurs AF du Nikon D6

Ce signal, justement, est traité non pas par le processeur Expeed 6 mais par un processeur ASIC dédié (processeur spécialisé dans les applications de ce type), qui a l’avantage de libérer l’Expeed des calculs AF pour le laisser traiter tout le reste. Le capteur couleur AF est lui à 180.000 points comme sur le récent Nikon D780.

Cerise sur le gâteau, la répartition des collimateurs et leur regroupement permet de gérer l’intégralité du champ couvert par l’AF (la zone centrale dans le viseur) et là où le Nikon D5 propose deux modes de zone AF groupe pour assurer le suivi du sujet, le Nikon D6 en propose … 17.

Ces modes préréglés correspondent chacun à une situation bien précise de prise de vue. Ceci permet au photographe de ne plus avoir à jongler avec les différentes options du menu AF mais de se contenter de choisir le préréglage correspondant à ce qu’il a à faire. Inutile de vous dire que l’expérience du pro aura son importance ici pour faire le bon choix.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

prêt à tout, dans toutes les situations, pour sortir les meilleures images

Et ce n’est pas fini. Vous connaissez l’Eye-AF des hybrides qui autorise l’autofocus à détecter l’œil de votre sujet et à le suivre ? Cette fonction ne peut pas être implémentée sur un reflex puisqu’il ne dispose pas du même système autofocus, mais là-aussi les ingénieurs Nikon ont revue leur copie : le Nikon D6 propose un suivi Eye-Tracking en visée optique qui n’est rien moins que l’équivalent de l’Eye-AF des hybrides (toutes proportions gardées).

Nikon D6 : eye tracking af

le suivi Eye-Tracking en visée optique

Du côté des menus, il est possible d’ajuster finement l’autofocus pour régler les problèmes de front ou back focus, le réglage peut se faire pour deux focales différentes avec les zooms, comme sur le récent Nikon D780.

Nikon a aussi revu la conception du miroir afin de réduire les vibrations à la retombée, ce qui contribue à réduire le risque de flou.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

gros plan sur l’écran supérieur, une présentation Nikon classique

une balance des blancs (encore) plus fiable

Le réglage de balance des blancs du Nikon D6 a été amélioré par rapport à celui du D5 qui donnait pourtant déjà d’excellents résultats.

Le besoin identifié ici par les photographes de sport est de conserver une même colorimétrie lors d’une séquence rafale, même si les conditions de lumière changent : imaginez une rafale sur un 110 m haies olympique avec des variations de lumière dans le stade.

Nikon D6 balance des blancs en mode rafale

Le Nikon D6 dispose d’un nouvel algorithme de traitement qui calcule la balance des blancs pour chaque photo en tenant compte de la colorimétrie des photos précédentes dans la séquence. Plus qu’un simple réglage à mémoriser, il s’agit bien d’un calcul à la volée, d’une photo à l’autre, afin de stabiliser les résultats.

mais aussi …

Parmi les évolutions du Nikon D6, certaines n’ont pas trait à la seule qualité d’image mais intéressent aussi les photographes professionnels.

Le mode rafale évolue pour 14 vues par seconde avec suivi AF et exposition (12 vps sur le D5). Comme avec le D5, la rafale peut atteindre 200 photos (un 100 m olympique en 10 secondes à 14 vps, c’est 140 photos, de quoi avoir de la marge).

Le Nikon D6 dispose d’un module Wifi intégré et du Bluetooth basse consommation (compatibilité Snapbridge que n’a pas le D5). Le taux de transmission en Wifi est 15% plus rapide que sur le D5 lorsque vous utilisez l’adaptateur WT-6, et la compatibilité avec la bande des 5 Ghz est assurée.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

la connectique du Nikon D6

Le D6 dispose aussi d’un module GPS intégré, rendu possible par l’utilisation d’un matériau spécifique au-dessus du prisme, à proximité duquel est logé le module GPS. Ce module enregistre les données de localisation dans les données EXIF et permet aux photographes de ne plus avoir à renseigner manuellement le lieu précis de l’action lorsque cela leur est demandé (espérons que ce module GPS intégré soit disponible dans les prochains Nikon, c’est une demande qui revient souvent).

Nikon D6 : GPS intégré

le module GPS intégré du Nikon D6

L’autonomie est d’environ 3.580 vues, c’est un peu moins que le D5 mais 8 fois plus que la moyenne des hybrides pros et 20% de plus que l’autonomie du Canon 1DX Mark III, la guerre des chiffres est déclarée !

Le stockage des fichiers se fait via deux emplacements pour cartes XQD compatibles CFexpress. Notez qu’il est possible d’enregistrer simultanément des images aux formats JPG small/medium et JPG large. Ainsi, vous pouvez livrer directement les images plus petites et conserver les fichiers JPG volumineux pour les retoucher plus tard.

Le Nikon D6 est aussi muni d’un système de sécurisation capable d’accueillir un antivol Kensington (comme sur un ordinateur portable). Les professionnels devant laisser leur boîtier seul sur un terrain apprécieront, le risque de vol étant réel.

Nikon D6 : antivol Kensington

la fixation pour antivol Kensington

Le menu de réglage de la prise de vue permet de sélectionner différentes valeurs de netteté (Nikon ne précise pas laquelle, probablement des niveaux d’accentuation différents) pour des images JPG brutes de boîtier encore meilleures.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

une face arrière bien connue

L’écran arrière est tactile et facilite la navigation dans les menus et les photos. Notez que lorsque vous avez sélectionné une série de photos à envoyer, il est possible de réarranger du bout du doigt la série de telle façon qu’une photo en fin de pile soit envoyée en priorité.

Nikon D6 transfert des photos et piles d'envoi

repositionnement manuel et tactile des photos dans une file d’attente de transfert sans fil

Vidéo 4K et FullHD 60p

S’adressant aux photographes de sport en priorité, le Nikon D6 ne met pas l’accent sur la vidéo comme le font les hybrides de la marque. Il propose toutefois, comme le D5, la 4K avec recadrage x1,5 en 30p/25p/24p et 60p en Full HD. La stabilisation électronique en vidéo impose un autre recadrage.

Au menu également, le focus peaking et l’enregistrement en MP4 complétés des zébras, de la fonction Timecode, du timelapse. Le focus stacking, s’il est bien intégré pour la prise de vue, nécessite le recours à un logiciel de fusion tel que Photoshop à la différence des D850 et D780.

Tarif et disponibilité Nikon D6

Le Nikon D6 sera disponible entre fin mars et début avril 2020 au tarif public de 7.299 euros, soit 100 euros de plus que le Nikon D5 à sa sortie.

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

les entrailles du Nikon D6, autant dire que chaque positionnement de composant est étudié au mieux !

Premier avis sur le Nikon D6

retour d’expérience terrain

Il m’est impossible de donner un avis pertinent après avoir pris un tel boîtier en main pendant quelques dizaines de minutes seulement. J’ai par contre pu échanger avec deux photographes dont c’est le métier que de photographier le sport, qui l’ont utilisé déjà en conditions réelles et voici ce que j’en ai retenu.

Le Nikon D6 s’avère un peu plus réactif et précis que le D5. Le gain en sensibilité est réel et là où un pro se limitait à 5.000 ISO il peut désormais sortir des images aussi propres à 12.800 ISO.

L’autofocus accroche aussi bien que sur le D5 mais s’avère plus « collé au sujet », ne le lâchant pas même si un obstacle passe devant. J’ai pu expérimenter cela par moi-même lors d’une séance test : les jambes du gymnaste (mon sujet) passant devant son visage pendant une rafale, le visage est resté net sur les photos suivantes (je ne suis pas autorisé à publier les photos faites avec le boîtier de présérie).

Le photographe de sport qui a déjà fait deux fois la Une d’un grand quotidien sportif avec le D6 (cherchez bien …) m’a dit avoir apprécié le réglage automatique de balance des blancs, plus respectueux des tons chairs avec les éclairages de stades. La gestion du contraste entre les zones sombres et les zones claires (les maillots de joueurs par exemple) est meilleure aussi.

L’autre photographe apprécie en plus de pouvoir envoyer ses images directement sur son ordinateur pour affichage en direct, via le module Wifi, comme de les recevoir sur son smartphone quand il doit montrer très vite une photo.

De façon plus personnelle, j’ai retrouvé l’ergonomie du D5, la prise en main immédiate, seul le bruit de mitrailleuse en mode rafale à 14 vps me fait préférer le silence du Nikon Z6 pour mes photos de spectacle, mais sur un stade, le bruit au déclenchement n’est pas critique.

Quid du capteur stabilisé IBIS ? Il est réservé aux hybrides, et bien que Nikon ne le précise pas, j’imagine qu’il y a des contraintes techniques si fortes sur un tel reflex pro qu’intégrer un capteur IBIS aurait demandé des efforts importants en R&D alors ce n’est pas une demande forte des photographes de sport.

Ils travaillent la plupart du temps entre 1.600 et 2.000 ème de seconde, des temps de pose qui ne nécessitent pas de réduction des vibrations au niveau du capteur, celle-ci étant faite sur le téléobjectif car plus précise encore (si l’ensemble n’est pas sur trépied, ce qui est rare, auquel cas la stabilisation n’a pas d’intérêt).

Nikon D6 : présentation, fiche technique,prise en main

je n’ai plus qu’à passer mon diplôme de photographe de sport !

à qui s’adresse le Nikon D6 ?

Aux photographes professionnels de sport, quasi exclusivement. Ce boîtier est conçu pour eux, Nikon tenant compte de leurs retours. Passer du D5 au D6 ne leur prendra que quelques minutes, seul le nouveau module autofocus demande quelques essais préalables et une appropriation que chacun fera selon ses besoins.

Le Nikon D6 s’adresse aussi à ceux qui font des photos d’action et qui éprouvent le besoin d’utiliser un boîtier très réactif, très précis, très solide, très communicant, très agile et … très cher et lourd aussi.

Car c’est là que le bât blesse, s’agissant de boîtiers construits en petite série (toutes proportions gardées avec les reflex experts et amateurs), mettant en oeuvre des composants exclusifs (capteur, processeur ASIC, module AF), le tarif est à la hauteur des prétentions de la fiche technique.

Et les amateurs me direz-vous ?

Sachez que bien que leur tarif soit stratosphérique, les Nikon pros « à un chiffre » (D3, D4, D5, D6) sont majoritairement achetés par les amateurs : ceux qui aiment le beau matériel, qui se font plaisir même s’ils savent qu’ils n’en ont pas le besoin. Remercions-les car grâce à eux les volumes de vente sont supérieurs et le coût de production peut baisser, ce qui influence le tarif.

Source et certaines illustrations : Nikon France

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Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir ?

Pourquoi un comparatif Nikon D780 vs D750 alors que la mode est à l’hybride ? Parce que la question revient souvent dans les conversations, et que le nouveau Nikon D780 remplace le Nikon D750 dans la gamme reflex plein format depuis début janvier 2020.

Bien que ce reflex expert ne révolutionne pas la catégorie, il possède les principaux composants électroniques et le capteur de l’hybride Nikon Z 6, gages d’un meilleur dynamisme et de capacités accrues en vidéo et en mode Live View.

Le Nikon D780 offre des caractéristiques qui peuvent vous intéresser si le Nikon Z 6 ne vous tente pas, que vous souhaitez continuer à utiliser vos objectifs en monture F sans bague de couplage et que vous appréciez toujours la visée optique. Voici des éléments de comparaison pour vous aider à faire votre choix entre le Nikon D780 et le Nikon D750.

Accès direct au tableau de comparaison

Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir ?

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Comparatif Nikon D780 vs D750 : quand deux époques s’opposent

Lorsque le Nikon D750 est apparu, à l’automne 2014, le marché du reflex plein format avait le vent en poupe. Succédant au mythique Nikon D700 dont certains attendent toujours le vrai successeur (il va falloir penser à oublier), le Nikon D750 proposait des performances de très bon niveau, une construction robuste, une protection tous temps, et un capteur de 24 Mp dont la montée en sensibilité gagnait quelques crans face au vieillissant D700 et ses 12 Mp.

Le Nikon D850 n’ayant pas encore pointé le bout de son nez à cette époque, nombreux furent les photographes à faire le choix du D750 pour l’ensemble de ses prestations. Certes, ce n’était pas « le remplaçant du D700 », ce n’était pas non plus « le boîtier pro abordable et plus compact que le D4 », mais il faut bien avouer que l’ensemble avait bonne tenue. Le succès rencontré par ce reflex depuis a montré que Nikon se s’était pas trop trompé.

Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir et pourquoi ?

Comparatif Nikon D780 vs D750 : les vues de face D750 à gauche, D780 à droite

Janvier 2020, le marché reflex a une toute autre allure. Des parts de marché en chute libre face à la vague d’hybrides plein format, des reflex pros (presque) abordables (le D850 par exemple), des hybrides APS-C légers et compacts en veux-tu en voilà, et même des moyen-formats hybrides chez certains constructeurs, l’offre a bien changé.

Les utilisateurs d’hybrides plein format se réjouissent de l’arrivée de ces modèles plus légers, plus compacts, avec leur visée à image réelle, leur autofocus plein cadre (90% du champ sur les Nikon Z 6 et Z 7), et la possibilité qu’offrent les modèles Nikon, via la bague FTZ, d’utiliser les optiques en monture F.

Côté reflex ça sent le roussi, les constructeurs, toutes marques confondues, voyant leurs chiffres de vente s’effondrer tandis que seuls les hybrides permettent de maintenir, à peu près, la valeur et les marges dans un marché de la photo en souffrance.

Dans ce contexte, allions-nous voir de nouveaux modèles arriver, c’était la grande question fin 2019.

Nikon fait de la résistance

Si l’hybride est une réalité depuis trois bonnes années, les utilisateurs de reflex n’ont pas tous décidé encore de succomber aux charmes du « sans miroir ». Pour les constructeurs, délaisser ce marché potentiel alors que la conversion vers l’hybride n’est pas systématique et que des composants modernes existent dans la banque d’organes maison, c’est passer à côté de volumes de vente qui peuvent venir mettre un peu de beurre dans les épinards chez les spécialistes du reflex, Nikon et Canon en particulier.

Nikon l’a bien compris, et c’est ce qui a motivé l’arrivée du Nikon D780 : un reflex expert modernisé, avec des composants ayant fait leurs preuves dans la gamme et les nouveaux modules issus de la gamme hybride. En d’autres termes, Nikon a cherché à proposer le meilleur des deux mondes réunis dans un seul et même boitier.

Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir et pourquoi ?

Comparatif Nikon D780 vs D750 : les vues de dessus D750 à gauche, D780 à droite

Si la proposition technique a de l’intérêt, le positionnement est plus difficile parce que, justement, le marché est complexe et les utilisateurs perdus. Que faut-il choisir en 2020 ? Faut-il encore acheter un reflex plein format ? Faut-il investir dans le futur et l’hybride ? Faut-il acheter un reflex d’ancienne génération, moins cher, alors qu’un nouveau est arrivé, plus cher ? Autant de questions qui appellent autant de réponses.

Certains critères sont très personnels, la visée électronique ne satisfait pas tout le monde, la vidéo n’intéresse pas tous les photographes,  investir dans une nouvelle gamme optique ne tente pas les possesseurs de nombreux objectifs Nikon F, pour ne citer que ces trois là.

Si je n’ai pas la réponse à certaines questions car elles sont trop personnelles, je peux toutefois vous aider à voir clair dans les propositions techniques des deux reflex Nikon D780 et D750.

Vous noterez que je n’ai pas inclus le Nikon Z 6 dans ce comparatif Nikon D780 vs D750, bien qu’il soit le pendant du D780 dans la gamme hybride, car opposer reflex et hybride n’a guère de sens tant les philosophies et les usages diffèrent. Le choix de l’un ou de l’autre ne saurait se faire sur la seule liste de critères ci-dessous.

Comparatif Nikon D780 vs D750 : fiches techniques

* avec les objectifs dont l’ouverture maximale est égale à f/8 ou plus lumineuse, le télémètre électronique prend en charge 11 points AF.

Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir et pourquoi ?

Comparatif Nikon D780 vs D750 : les vues de dos D750 à gauche, D780 à droite

Quelques différences significatives

Parmi les nombreuses caractéristiques techniques mentionnées dans le tableau ci-dessus, toutes n’ont pas la même importance au quotidien. Certaines vont vous permettre de faire des photos dans de meilleures conditions avec le D780, d’autres vous faciliteront la vie en vidéo, d’autres encore ne feront aucune différence.

Capteur et sensibilité

Une des principales différences entre le Nikon D780 et le D750, c’est le capteur hérité du Nikon Z 6 et repris dans le D780. 24 Mp, et surtout une sensibilité maximale en hausse puisque ce capteur atteint 51.200 ISO en limite haute de la plage normale. Oubliez les valeurs étendues en haute sensibilité, les images sont bruitées, et 51.200 ISO c’est déjà beaucoup.

Ce capteur a montré son potentiel sur le Z 6, avec une vraie capacité à sortir des images propres entre 8.000 et 12.800 ISO en JPG natif, de même que des images très correctes à 25.600 ISO en RAW si vous prenez la peine d’appliquer un minimum de réduction du bruit en post-traitement.

Ce qu’il faut considérer avec un capteur, plus que sa montée en ISO maximale, c’est sa dynamique, ou sa capacité à rendre des images avec une palette la plus étendue possible de tons non saturés entre les basses et les hautes lumières. En cela, les performances du capteur du Z 6, et donc celles du D780, sont parmi les meilleures de la catégorie, toutefois le D750 n’a pas grand-chose à envier à ses successeurs, les scores se valent à la virgule près.

Autofocus

C’est le sujet qui passionne les nikonistes depuis l’arrivée des hybrides Z 6 et Z 7, puisque le module autofocus de ces hybrides permet d’assurer la mise au point du sujet sur la quasi-totalité du champ (90%) tandis que celui des reflex ne couvre qu’une petite portion centrale de l’image.

Avec un reflex, il est plus difficile de suivre un sportif en mouvement, un enfant qui court, un animal qui passe sur le bord de l’image sans anticiper la mise au point avant de recadrer.

Les hybrides font vraiment la différence en la matière, et les défauts de rapidité que l’on pouvait reprocher à la toute première version de l’autofocus des Z 6 et Z 7 ont été fortement réduits avec la version 2.20 du firmware.

Sur le Nikon D780, vous retrouvez par contre le module AF à 51 points du D750 et des générations précédentes de reflex experts, amélioré toutefois au niveau de l’algorithme puisque Nikon lui a intégré un sous-ensemble venant du D5.

Il n’en reste pas moins qu’il est dommage de ne pas retrouver l’excellent module à 153 collimateurs du D850 sur le D780, il marque le pas face à la concurrence hybride, et, surtout, ne fait pas la différence avec le D750 lorsque ce reflex est utilisé en visé optique traditionnelle.

Comparatif Nikon D780 vs D750 : lequel choisir et pourquoi ?

Comparatif Nikon D780 vs D750 : les vues de profil D750 à gauche, D780 à droite

Live View

C’est le point fort du Nikon D780, celui qui fait la différence avec le D750, tant en photo qu’en vidéo. Oui, mais si en vidéo l’avantage est évident, en photo il l’est moins si vous n’êtes pas familier de la prise de vue depuis l’écran arrière.

Chacun y trouvera des avantages et des inconvénients, le Live View n’est guère utilisable dans plein de situations comme les concerts, le sport, les spectacles vivants. Pour ces situations là, le D780 ne se démarque pas du D750, la visée optique reste identique.

Par contre, si vous faites de la photo de rue, du reportage, de la macro, la réactivité de ce mode est bien plus grande sur le D780 qu’elle ne l’est sur le D750. L’autofocus est (enfin) utilisable, l’écran tactile plus simple à utiliser (y compris la navigation dans les menus), la visée à hauteur de poitrine ou bras tendus réellement performante.

Vidéo

C’est le mode dans lequel le D780 fait la différence – et de loin – avec le D750, sans égaler pour autant le Nikon Z 6. Les hybrides restent les champions du tournage vidéo, grâce :

  • à leur monture Nikon Z qui permet de nombreuses combinaisons boîtier-objectif (grâce aux bagues comme Techart ou Metabones),
  • à leur silence de fonctionnement et de mise au point (l’AF et les optiques reflex sont plus bruyantes),
  • à l’intégration de fonctions indispensables aux vidéastes et absentes du D780 comme l’usage du format Prores RAW ou la facilité d’intégration au stabilisateur (type Ronin) du fait de la compacité du boîtier.

Le Nikon D780 a le bon gout d’offrir un mode 4K et une sortie 10 bits N-Log sur la prise HDMI avec LUT 3D, mais cela ne suffira pas pour convaincre les vidéastes ayant des besoins professionnels (voir le kit vidéo pro pour Nikon Z 6).

Accessoires

Sujet de discorde entre les nikonistes et la marque, l’adaptation d’une poignée grip sur le Nikon D780 n’est pas possible, de même que celui-ci ne dispose pas du petit flash intégré dont disposait le D750.

Nikon se retranche derrière le fait que les poignées grip sont très peu recherchées, les chiffres de vente semblent le prouver, et que le flash intégré est un frein à la protection tous temps du boîtier alors qu’il n’est que très peu utilisé (ce qui n’est pas faux).

Oubliez donc la poignée et le flash si vous faites le choix du D780, vous vous consolerez avec le double emplacement de cartes SD, hérité du D750 et qui vous évite l’acquisition de cartes XQD ou CFexpress bien plus coûteuses.

Le tarif

Parce qu’il faut bien parler du prix …

Je ne me lancerai pas dans une comparaison détaillée des tarifs du D780 et du D750 car l’un, le D780, vient d’arriver et l’autre, le D750 a déjà cinq ans. Il est évident qu’en cinq ans les tarifs ont baissé, que l’arrivée d’un remplaçant fait encore baisser les tarifs du D750.

Ceci dit, au moment de passer à la caisse, on parle bien des mêmes billets en euros sortant de la même poche. Le prix de la rue cinq ans plus tard et le prix catalogue à la sortie diffèrent de près de 1.000 euros en faveur du D750, ce qui représente une belle économie si vous savez vous passer des quelques apports vraiment différenciant du D780. De quoi investir dans une belle optique par exemple.

Si par contre vous souhaitez passer au plein format aujourd’hui, que vous n’avez pas de D750, que vous n’aimez pas l’hybride, que vous cherchez un boîtier polyvalent, que les 45 Mp du D850 vous font peur, alors choisir le D780 est une option que vous ne regretterez pas. Il n’a aucune raison de ne pas connaître la même durée de vie que le D750, ne devrait pas être remplacé de sitôt, de quoi envisager l’avenir sereinement.

En savoir plus sur le Nikon D780 et sur le Nikon D750 sur le site Nikon.

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Bague de couplage Canon EF pour Nikon Z hybrides Techart TZC-01

Après avoir annoncé ces derniers mois une bague de couplage permettant de monter les objectifs Sony E sur les hybrides Nikon Z, Techart s’est attaqué aux objectifs Canon EF désormais compatibles avec les Nikon Z grâce à la bague Techart TZC-01.

Le grand diamètre de la monture Z et ses facilités de couplage électroniques permettent ainsi d’étendre un peu plus la gamme d’objectifs compatibles avec les Nikon Z.

Bague de couplage Canon EF pour hybrides Nikon Z Techart TZC-01

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Bague Canon EF pour Nikon Z hybrides : présentation de la Techart TZC-01

Techart s’est fait une spécialité des bagues de couplage entre objectifs et boîtiers dont la monture diffère. Après la bague Sony E pour Nikon Z, voici un second couplage qui va intéresser les canonistes désireux de passer à l’hybride Nikon.

Cette bague présente l’avantage, outre le fait de permettre le couplage mécanique entre une optique Canon EF et un hybride Nikon, de conserver :

  • la mise au point autofocus,
  • la mesure de lumière,
  • le contrôle de l’ouverture
  • et la stabilisation de l’objectif.

Techart précise que les modes AF-S, AF-C, AF-F et MF sont disponibles sur les Nikon Z6/Z7 de même que la détection Eye-AF et la détection des visages, la lecture des données EXIF et le mode Timelapse.

L’utilisation de l’autofocus à détection de phase Nikon assure une mise au point aussi rapide qu’avec les objectifs NIKKOR Z dédiés.

Bague de couplage Canon EF pour hybrides Nikon Z Techart TZC-01

La bague TechArt Canon EF – Nikon Z dispose d’un bouton de fonction intégré qui vous permet d’enregistrer et de rappeler une distance de mise au point spécifique en appuyant et en maintenant le bouton argenté pendant deux secondes.

Selon Techart, cette bague Canon EF pour Nikon Z « prend actuellement en charge la plupart des objectifs Canon, Sigma, Tamron, Tokina et Zeiss avec monture EF, y compris certains objectifs légendaires comme les Canon 16-35 mm L, 24-70 mm L, 70-200 mm L, Sigma Série Art, lunettes Canon Tilt / Shift, objectifs zoom Tamron, etc. ».

Bague de couplage Canon EF pour hybrides Nikon Z Techart TZC-01

De plus, la bague est livrée avec une station d’accueil d’objectif pour les mises à niveau du firmware, afin de faire la mise à jour lorsque de nouveaux objectifs sont ajoutés. Les objectifs sans contacts CPU ne sont toutefois pas compatibles, les objectifs compatibles Canon EF des marques Samyang et Rokinon ne le sont pas encore (une prochaine mise à jour pourrait les rendre compatibles).

Avec cette bague, la possibilité d’utiliser un objectif Canon EF sur les appareils photo de la série Z augmente encore un peu plus l’attrait pour les hybrides Nikon, certains canonistes tentés par l’aventure Nikon hybride n’ayant pas pour autant envie de délaisser leurs (belles) optiques Canon. 

Pour cela, il leur faudra débourser environ 290 euros.

Source : Techart

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Quel Nikon Z hybride choisir en 2026 ? Le guide complet par profil et par usage

En 2026, la gamme hybride Nikon Z couvre tous les usages et tous les budgets, du Z50II APS-C compact au Z9 professionnel sans obturateur mécanique. Ce guide vous aide à choisir le bon modèle selon votre pratique, votre niveau et vos priorités – sans vous noyer dans les fiches techniques.

Réponse rapide : Quel hybride Nikon Z choisir en 2026 ?

  • Pour débuter : Nikon Z50II (hybride APS-C compact, idéal pour voyager et commencer sans se tromper)
  • Pour progresser : Nikon Z5II (plein format accessible, excellent rapport qualité/prix)
  • Pour photo + vidéo : Nikon Z6III (24 Mp, autofocus rapide, très bon choix hybride polyvalent)
  • Pour style + plaisir de prise en main : Nikon Zf (plein format au look argentique, motorisation AF moderne)
  • Pour expert : Nikon Z8 (boîtier expert polyvalent, proche du Z9 mais plus léger)
  • Pour action : Nikon Z9 (boîtier professionnel sans obturateur mécanique, conçu pour l’action et le sport)
Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S
Nikon Z7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8

Si vous êtes pressé(e) : ce que vous allez trouver

Voici mes recommandations sur le choix d’un appareil photo hybride Nikon Z en fonction de différents besoins et niveaux d’expertise :

Débutants et amateurs : Si vous souhaitez faire de meilleures photos qu’avec un compact ou un smartphone et que vous ne maîtrisez pas les bases de la photographie, optez pour un modèle APS-C comme le Zfc, le Z50II ou le Z30. Le Nikon Z50II est le meilleur choix du moment pour la photo et la vidéo, recommandé pour les vloggeurs et ceux qui souhaitent se filmer face caméra.

Apprendre la photographie et « vouloir tout faire » : Si vous souhaitez aller plus loin dans votre pratique sans chercher à devenir expert ou pro, notamment pour la photo animalière ou les photos de sports et d’action, le Nikon Z5II comme le Nikon Zf sont de bonnes options. Ils sont moins coûteux que le Z6III qui s’avère plus performant en vidéo toutefois.

Experts et passionnés : Si vous maîtrisez déjà les bases de la photographie et envisagez de devenir expert ou pro, le Nikon Z8 est la meilleure option pour ceux qui recherchent un appareil haut de gamme avec des capacités supérieures en photo et en vidéo.

Le Nikon Z6III est très proche et plus accessible avec ses 24 Mp.

Le Nikon Z5II est le choix le plus polyvalent pour les photographes, tandis que le Zf est une alternative attirante pour retrouver les sensations de l’argentique.

Professionnels avec des besoins spécifiques : Pour les grands tirages en studio, paysage, ou portrait, le Nikon Z8 est recommandé pour sa haute définition et ses performances techniques.

Pour les reporters, photographes de sport ou d’action, ou ceux qui voyagent fréquemment, le Nikon Z9 est le choix idéal pour sa robustesse et sa résistance aux intempéries.

Pour les photographes urbains, le Nikon Zf est le meilleur hybride Nikon pour la photo de rue.

Pour les photographes nature, le Nikon Z5II est le meilleur hybride Nikon pour le paysage.

Pour les vloggeurs et YouTubeurs, le Nikon Z50II est le meilleur hybride nikon pour le vlog.

Pour les vidéastes professionnels, le Nikon Z6III est polyvalent pour sa montée en sensibilité et sa capacité à fournir un flux vidéo adapté. Pour ceux qui souhaitent filmer en 8K ou disposer de toutes les options avancées, le Nikon Z8 est la référence.

Pour les vidéastes et cinéastes qui ne font pas de photo, la caméra cinéma Nikon ZR est le meilleur choix.

En résumé :

  • Pour débuter : Z50II
  • Pour progresser : Z5II
  • Pour photo + vidéo : Z6III
  • Pour style + plaisir : Zf
  • Pour expert : Z8
  • Pour action/sport : Z9

Quel hybride Nikon choisir en 2026 : préambule

Un hybride Nikon Z repose sur la monture Z (55 mm, tirage réduit) et la gamme d’objectifs NIKKOR Z.

Si vous possédez des objectifs pour reflex Nikon, la bague d’adaptation Nikon FTZ ou FTZ2 permet l’utilisation d’objectifs en monture F sur les hybrides Z. Ces bagues rendent compatibles les objectifs des séries AF-S et AF-P avec les Nikon Z , mais pas les séries AF-D et AF qui n’ont pas de moteur AF interne (l’autofocus sera alors désactivé sur les Nikon Z).

Le choix des objectifs impacte le coût total et la qualité des photos. Considérez la gamme NIKKOR Z, presque aussi étendue que la gamme NIKKOR F et offrant une meilleure qualité d’image (en savoir plus).

Pourquoi choisir un hybride Nikon Z plutôt qu’un Canon, Sony ou Fujifilm ?

Plusieurs marques photo méritent que vous vous intéressiez à leurs modèles hybrides dont Canon, Sony, Fujifilm, Leica ou Panasonic. Pourquoi Nikon et quel hybride Nikon choisir alors que la marque est arrivée sur ce marché tardivement ?

Autre atout souvent sous-estimé : Nikon met régulièrement à jour le firmware de ses boîtiers Z, parfois en ajoutant des fonctionnalités majeures (autofocus, modes vidéo, ergonomie). Un boîtier acheté aujourd’hui peut recevoir des améliorations significatives dans les mois qui suivent, sans frais.

La photographie, l’ADN de la marque

Bien que la gamme Nikon hybride plein format ne date que de 2018 (2019 pour l’APS-C), la marque a une expérience précédente avec les Nikon 1, des hybrides au petit capteur 1 pouce qui ont permis à Nikon de concevoir des modules électroniques, dont un système autofocus plein cadre, repris (et amélioré) dans les Nikon Z.

De plus l’expérience Nikon en matière de système photographique remonte aux années 60, c’est le cœur de métier de l’entreprise, contrairement aux électroniciens (Sony, Panasonic) qui ne viennent pas de la photo. Cela fait une différence en matière d’ergonomie, de parc optique, de savoir-faire photographique (en savoir plus).

hybride Nikon 1 One V3
le Nikon One V3 hybride de 2016

Une monture hybride Nikon Z innovante

Pour ses hybrides Nikon Z plein format comme APS-C, Nikon a créé une nouvelle monture, la Z. Cette monture a trois avantages majeurs sur la monture F et les montures concurrentes :

  • le plus court tirage mécanique du marché (16 mm) : Ceci autorise une distance très courte entre la dernière lentille et le capteur et permet aux opticiens de développer des objectifs plus performants (en grand-angle notamment), plus compacts et plus légers que leurs équivalents en monture F.
  • le plus grand diamètre du marché : ceci permet de concevoir des objectifs plus lumineux ou, à ouverture égale, aux performances supérieures à des optiques aux ouvertures plus grandes (un NIKKOR Z f/1.8 surclasse un NIKKOR F f/1.4 par exemple).
  • 11 contacts électroniques (8 sur la monture F) : ceci permet à un Nikon Z de piloter n’importe quel objectif en monture F. De plus Nikon se réserve la possibilité d’utiliser les contacts vacants pour des usages futurs, notamment liés à la vidéo.
la monture Nikon Z pour les appareils photo Nikon Z hybrides
la monture Nikon Z

Dernier atout de cette monture Z, elle autorise le couplage :

  • avec les objectifs en monture F (Nikon et compatibles) grâce aux bagues Nikon FTZ,
  • avec les objectifs des marques concurrentes (par exemple Sony E) grâce aux bagues d’autres fabricants (comme Megadap).

L’investissement que vous avez déjà pu faire en matière d’objectifs est préservé, en vous évitant de renouveler tous vos objectifs, ou en vous permettant de passer à votre rythme aux objectifs NIKKOR Z.

Utilisation de la bague Nikon FTZ, Quel hybride Nikon choisir
la bague de couplage Nikon FTZ (F to Z)

Plein format ou APS-C : comment choisir son Nikon Z ?

La gamme hybride Nikon comprend 14 appareils photo et une caméra cinéma (mars 2026) couvrant les différents usages possibles pour l’amateur débutant comme le professionnel le plus chevronné. Chaque Nikon Z a des spécificités précises, en photo comme en vidéo.

Plein format ou APS-C ?

La gamme Nikon comprend :

Nikon Z plein format FX : avantages et inconvénients

Les hybrides avec capteur 24 x 36, ou plein format, offrent des avantages significatifs pour les photographes, mais présentent quelques inconvénients à prendre en considération :

  1. Flous d’arrière-plan harmonieux : Le capteur plus grand permet de créer des flous d’arrière-plan plus esthétiques et harmonieux, ce qui est idéal pour les portraits et la photographie artistique. Par exemple, un objectif NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S offre une profondeur de champ réduite, créant ainsi de beaux flous d’arrière-plan pour des portraits aboutis.
  2. Exigence en objectifs de haute qualité : Les capteurs haute résolution, comme ceux des Nikon Z7, Z7 II, Z8 et Z9 avec leurs 45 Mp, exigent des objectifs de haute qualité pour exploiter pleinement leur potentiel. Investir dans des objectifs de qualité est essentiel pour tirer le meilleur parti de ces capteurs. Par exemple, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S est un choix populaire pour les hybrides plein format 45 Mp en raison de sa netteté exceptionnelle.
  3. Compatibilité avec les optiques : Les hybrides 24 x 36 ne sont pas compatibles avec les optiques au format APS-C (DX) sans recadrage, ce qui signifie que vous perdez une partie de la définition du capteur si vous utilisez des objectifs DX (de 24 à 10 Mp ou de 45 à 20 Mp).
  4. Focales plus longues pour la photographie animalière : Les hybrides plein format peuvent nécessiter des focales plus longues, ce qui est plus coûteux en raison de la nécessité d’acquérir des téléobjectifs de grande qualité. Par exemple, le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S est un objectif plein format idéal pour la photographie animalière grâce à sa portabilité et à sa qualité d’image.
  5. Maîtrise technique nécessaire : Les hybrides plein format demandent une meilleure maîtrise de la technique photographique pour obtenir des résultats optimaux. Cela inclut une compréhension approfondie de l’exposition et de l’autofocus pour capturer des images de qualité.
  6. Poids et compacité : Enfin, les hybrides plein format sont souvent plus lourds et moins compacts que les APS-C. Cela peut être un inconvénient si vous avez besoin d’une solution légère et portable pour la photographie en déplacement.

En savoir plus sur les hybrides Nikon plein format

Nikon Z APS-C DX : avantages et inconvénients

L’hybride APS-C présente plusieurs caractéristiques distinctes qui le rendent attrayant pour certains photographes, mais il faut également prendre en compte ses limitations :

  1. Coût abordable : Les hybrides APS-C sont plus abordables que les plein format. Par exemple, le Nikon Z50II offre un excellent rapport qualité-prix pour les photographes débutants ou ceux qui souhaitent passer à l’hybride sans casser leur tirelire.
  2. Léger et compact : Grâce à leur capteur plus petit, les hybrides APS-C sont plus compacts et légers, ce qui en fait un choix idéal pour les voyages et la photographie en déplacement. Par exemple, le Nikon Zfc arbore un design rétro compact qui séduit de nombreux nikonistes.
  3. Profondeur de champ étendue : L’hybride APS-C offre une profondeur de champ plus grande par rapport aux 24 x 36 en raison de la taille du capteur. Vous pouvez obtenir un flou d’arrière-plan moins prononcé, ce qui est parfois souhaitable pour des scènes bien éclairées ou des prises de vue en extérieur.
  4. Limitations pour les objectifs : Bien que les hybrides APS-C utilisent la même monture Z que les modèles plein format, les objectifs APS-C dédiés ne sont pas toujours la meilleure option si vous envisagez de passer à un hybride plein format à l’avenir. Il est important de considérer cette limitation lors de l’achat de nouveaux objectifs.
  5. Stabilisation du capteur absente : Les hybrides APS-C Nikon Zfc, Z 50II et Z30 ne disposent pas de la stabilisation du capteur, ce qui signifie que vous devrez compter sur des objectifs NIKKOR Z VR pour compenser le flou de bougé lors de prises de vue à des temps de pose plus longs.
  6. Performances vidéo inférieures : En comparaison avec les modèles plein format, les hybrides APS-C ont des capacités vidéo moins avancées. Par exemple, le Nikon Z6III et les Nikon Z8 et Z9 offrent des fonctionnalités vidéo plus avancées, telles que l’enregistrement en 4K ou 6K et la compatibilité avec des accessoires professionnels.

La vidéo avec un Nikon Z

Télécommande poignée filaire Nikon MC-N10
kit cinéma et vidéo pro avec le Nikon Z6III / Z8 / Z9

Lorsqu’il s’agit de vidéo, les hybrides Nikon offrent de nombreux avantages :

  1. Qualité vidéo exceptionnelle : Tous les hybrides Nikon sont capables d’enregistrer en 4K et Full HD, ce qui garantit une grande qualité d’image. Par exemple, le Nikon Z6III est apprécié des vidéastes pour sa capacité à capturer des vidéos dans différents formats et résolutions en interne.
  2. Polyvalence pour les vidéastes : Les hybrides Nikon sont conçus pour remplacer les caméscopes traditionnels. Ils offrent une grande polyvalence pour les vidéastes, amateurs ou professionnels.
  3. Mise au point automatique silencieuse : L’une des caractéristiques distinctives des hybrides Nikon en vidéo est la mise au point automatique silencieuse. Vous pouvez obtenir des enregistrements vidéo sans bruit de mise au point, ce qui est essentiel pour les enregistrements vidéo de qualité.
  4. Fonctions avancées : Les hybrides Nikon offrent des fonctions vidéo avancées telles que le N-Log avec LUT dédiée, qui permettent un contrôle précis de la couleur et de la tonalité de vos vidéos. De plus, certains modèles, comme les Z6III, Z8 et Z9 prennent en charge l’enregistrement au format ProRes RAW, offrant une grande flexibilité de post-production.
  5. Kits pour le cinéma et la vidéo pro : Nikon propose des kits hybrides spécialement conçus pour les cinéastes et les vidéastes. Par exemple, le kit Nikon Z6III pour le cinéma et la vidéo pro comprend tous les accessoires essentiels, tels qu’un enregistreur externe Atomos, une cage et ses accessoires, ainsi qu’un bras articulé SmallRig Arm. De plus, la gamme Z cinéma propose des caméras cinémas en monture Z dont la première représentante est la Nikon ZR.
  6. Objectifs NIKKOR Z pour le tournage vidéo : Les objectifs NIKKOR Z sont plus silencieux que les objectifs NIKKOR F, ce qui les rend préférables pour le tournage vidéo. Ils offrent une mise au point fluide et silencieuse, essentielle pour les enregistrements vidéo de qualité.
  7. Concurrence avec les marques haut de gamme : Les caméras cinéma Nikon RED peuvent rivaliser avec des marques de renom comme Sony, Canon ou Blackmagic. Ces modèles offrent une large gamme de fonctionnalités et des performances élevées pour les cinéastes professionnels.

L’hybride Nikon le plus cher n’est pas forcément le meilleur pour vous

Les Nikon Z6, Z7 et Z50 ne sont plus au catalogue mais se trouvent en occasion. Les Nikon Z6II et Z7II sont encore au catalogue. La différence de tarif entre 24 et 45 Mp se justifie en faveur des 45 Mp si et seulement si vous avez besoin d’une très haute définition (très grands tirages papier, forts recadrages). Les autres caractéristiques de ces hybrides plein format sont identiques, à ceci près :

  • le nombre de points AF est réduit sur le Z6I et II du fait du nombre de pixels inférieur (273 sur le Z6, 493 sur le Z7),
  • le mode rafale est plus généreux sur le Z6I et II du fait du nombre de pixels réduit (12 vps sur le Z6, 9 vps sur le Z7, 14 vps sur le Z6II et 10 vps sur le Z7II),
  • la montée en sensibilité est meilleure sur les 24 Mp dont les photosites sont plus grands (51.200 sur les Z6, 25.600 sur les Z7).

Les Nikon Z7, avec leurs 45 Mp, sont par contre plus exigeants envers les objectifs et l’utilisateur qui doit maîtriser le flou de bougé.

Le Nikon Z6III avec ses performances en vidéo, ses 24 Mp et son autofocus de Z8 est un choix à considérer pour les amateurs de photographie qui font aussi régulièrement des tournages vidéo.

Le Nikon Zf avec son look vintage, ses 24 Mp et son autofocus de Z8 est un choix à considérer pour les amateurs de photographie adeptes du look vintage.

Le Nikon Z5II avec ses performances en photo et une ergonomie éprouvée, est un choix à considérer pour les amateurs de photographie et de vidéo amateur.

Les Nikon Zfc, Z50II et Z30, avec leurs 20 Mp, conviendront eux à tous les photographes débutants et amateurs qui n’éprouvent pas le besoin d’investir dans un boîtier 24 x 36. Le Nikon Z30 est idéal pour les YouTubeurs, vloggeurs et adeptes de petits boîtiers performants et légers.

Lisez aussi : combien de Mp vous faut-il vraiment ?

Vous passez du compact à l’hybride, vous êtes débutant ?

Si votre besoin est de faire de meilleures photos qu’avec un compact ou un smartphone, que vous ne maîtrisez pas les bases de la photographie, que vous n’avez pas envie de les maîtriser alors optez pour un modèle APS-C (le Zfc au look Vintage, le Z50II ou le Z30).

Nikon Z fc de face
hybride Nikon Z fc

Le Nikon Z50II avec son autofocus aussi performant que celui des plein format est secondé par le Nikon Zfc dont l’autofocus est de la génération précédente. Ils proposent des performances qui les placent, en équivalent reflex, au niveau des Nikon D7500 et Nikon D500. Le Nikon Z50II est doté d’un flash intégré et d’un écran sur rotule. Le Nikon Zfc est dépourvu de flash intégré mais possède un écran orientable et inclinable pour filmer face caméra.

Ces deux modèles sont idéaux pour la photo de rue (de par leur taille et les objectifs compacts) et peuvent être utilisés au quotidien en mode Auto ou modes Scènes (résultats).

Le Nikon Z30, dépourvu de viseur, s’avère très compact et léger. Il convient particulièrement bien aux vidéastes et vloggeurs désireux de se filmer face caméra.

Usage recommandé :

  • Pour voyager : Nikon Z50II (APS-C compact, léger, idéal en déplacement).
  • Pour portrait : Nikon Z50II (bonne gestion des visages et des optiques lumineuses DX).
  • Pour vidéo : Nikon Z30 (formats et autofocus suffisants pour un usage loisir).
  • Pour paysage : Nikon Z50II (capteur APS-C précis, objectifs NIKKOR DX légers).

Boîtier conseillé

  • Nikon Z50II : polyvalent, simple, adapté à la majorité des usages d’un photographe débutant.

Quel hybride Nikon choisir si vous souhaitez apprendre la photographie et devenir expert ?

Les Nikon Z APS-C peuvent vous limiter si vous éprouvez l’envie d’aller plus loin dans votre pratique, de faire de la photo animalière, des photos de sports et d’action.

Vous leur préférerez dans ce cas le Nikon Z5II, une alternative moins couteuse que les Z6III et Z7II. Vous pouvez aussi choisir le très séduisant Nikon Zf, il est moins performant en vidéo mais tout aussi capable en photo.

Usage recommandé

  • Pour voyager : Nikon Z5II (plein format compact, excellente dynamique).
  • Pour portrait : Nikon Z5II (plein format, bokeh plus naturel).
  • Pour action et vidéo : Nikon Z6III (24 Mp, AF rapide, meilleure gestion de la vidéo).
  • Pour paysage : Nikon Z5II (très bonne qualité d’image et latitude de retouche).

Boîtier conseillé

  • Nikon Z5II (pour progresser en plein format)
  • Nikon Z6III (si photo + vidéo ou action).

Quel hybride Nikon choisir si vous êtes expert, passionné, et vous cherchez le meilleur compromis ?

Vous maîtrisez les bases de la photographie et développer votre pratique ne vous effraie pas. Vous cherchez un hybride polyvalent pour répondre à tous vos besoins, vous envisagez de passer pro un jour et/ou de vivre de vos photos ?

Le Nikon Z5II est le choix le plus polyvalent avec son capteur plein format, un autofocus aux performances professionnelles, un mode vidéo qui n’a pas à rougir face aux modèles pros.

Le Nikon Z6III est le bon choix du moment avec son capteur plein format, une dynamique et une  montée en ISO supérieure à celle des Z6 et Z7 et un mode rafale plus performant. Les Z6 et Z7 séries 2 sont plus évolutifs que les Z6 et  Z7 série 1, leurs deux processeurs ont permis des évolutions firmware que ne pouvaient pas recevoir les séries 1 toutefois leurs performances, en autofocus en particulier, ne sont pas au niveau du Z6III et du Z8.

Le Nikon Z8 remplace le Nikon D850 avec ses 45 Mp et son électronique de Nikon Z9. Proposé à un tarif plus élevé que celui du Nikon Z7II, il offre cependant des capacités supérieures en autofocus et vidéo. Le Nikon Z8 va vous intéresser si vous voulez disposez du meilleur Nikon hybride sans poignée intégrée (donc plus léger et compact qu’un monobloc).

Usage recommandé

  • Pour voyager : Nikon Z5II (plein format, ergonomie agréable et capteur performant).
  • Pour urbain et street : Nikon Zf (discrétion, excellent autofocus, compacité).
  • Pour action : Nikon Z8 (rafale rapide, autofocus très réactif).
  • Pour paysage : Nikon Z7II (45 Mp, haute définition, grande finesse de détail).

Boîtier conseillé

  • Nikon Z8 pour polyvalence experte,
  • Nikon Z9 pour spécialisation action/sport,
  • Nikon Zf pour un équilibre style + performance.
NIKKOR Z 50 mm f/1.4 monté sur Nikon Z 6III
NIKKOR Z 50 mm f/1.4 monté sur Nikon Z6III

Quel hybride Nikon choisir si vous êtes expert ou pro avec des besoins précis ?

Vous maîtrisez la technique photo et savez exploiter un appareil pro. Vous devez produire des grands tirages en studio, paysage, portrait.

Choisissez le Nikon Z8 dont le capteur 45 Mp est le plus défini de la gamme et dont les performances techniques sont de très haut niveau puisqu’il intègre tous les composants du Nikon Z9.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9
L’hybride Nikon Z8

Quel hybride Nikon choisir si vous êtes reporter photographe, photographe de sport, d’action, vous courez le monde ?

Si votre boîtier doit pouvoir supporter les voyages, les intempéries, les poussières, choisissez le Nikon Z8 ou le Nikon Z9.

Nikon Z 9 vu de face
L’hybride professionnel Nikon Z9

Quel hybride Nikon pour la vidéo ou le cinéma ?

Vous maîtrisez le tournage vidéo, vous avez besoin de caractéristiques professionnelles, d’un flux vidéo RAW, d’accessoires (enregistreur Atomos, cage, stabilisateur, …) ?

Choisissez le Nikon Z6III dont les 24 Mp représentent le meilleur compromis dans la gamme actuelle, dont la montée en sensibilité est la meilleure et qui sait vous délivrer le flux le plus adapté à vos besoins (jusqu’à 6K 60p).

Si vous n’êtes pas encore équipé, optez pour le kit cinéma qui comprend le Nikon Z6III, un enregistreur externe Atomos, une cage SmallRig et ses accessoires, un bras articulé SmallRig Arm.

S’il vous faut le top du top et que vous souhaitez tourner en 8K, alors la Nikon ZR est déjà la référence sur le marché.

Si vous voulez faire des vlogs, des vidéos YouTube et des courtes vidéos, le petit Nikon Z30 comme le Z50II peuvent vous rendre bien des services.

Kit Nikon Z 6 vidéo pour les cinéastes et vidéastes
le contenu du kit cinéma Nikon Z6 III

Comparatif rapide des Nikon Z selon l’usage

Usage Modèle recommandé
Débutant photo Zfc, Z50II
Voyage / rue Zfc, Z5II
Photo + vidéo équilibré Z6III, Z5II
Expert / tirage / animalier Z8, Z9
Vidéaste pro Z6III, Z8, ZR

Quel Nikon plein format choisir : comparatif technique

Ce tableau comparatif des hybrides Nikon plein format passe en revue les caractéristiques principales des modèles existants : les Z5, Z5II, Zf, Z6, Z6 II, Z6III, Z7, Z7II, Z8 et Z9. Pour des raisons de présentation sur ce site, le tableau est de taille réduite, zoomez sur la page pour mieux voir ce qui vous intéresse.

Note : ces tableaux peuvent comporter des coquilles de compilation, merci de le signaler via les commentaires si vous en trouvez.

Quel hybride Nikon APS-C choisir : comparatif technique

Ce tableau comparatif des hybrides Nikon APS-C passe en revue les caractéristiques principales des modèles existants : les Z50, Zfc et Z30.

Questions fréquentes sur les appareils photo hybrides Nikon Z

Quel est le meilleur Nikon Z pour débuter en photo ?

Le Nikon Z50II ou le Zfc sont idéaux pour débuter. Ils sont légers, faciles à prendre en main, et disposent d’un autofocus rapide pour progresser rapidement.

Quel Nikon Z pour la photo animalière ?

Le Nikon Z8 est le modèle le plus adapté grâce à son autofocus très rapide, sa cadence élevée et ses 45 Mp pour les recadrages.

Z5II ou Z6III, lequel choisir ?

Le Z6III est plus performant pour la vidéo et les rafales, tandis que le Z5II reste un excellent choix pour la photo avec un budget plus raisonnable.

Quelle est la différence entre le Nikon Z5II et le Nikon Z6III ?

Le Z5II est orienté photo avec un excellent rapport qualité/prix en plein format. Le Z6III est plus performant en vidéo (6K interne, N-Log, flux 60p), en rafale (20 vps contre 14) et dispose d’un viseur amélioré à 5800k points. Pour un usage principalement photo, le Z5II suffit largement. Pour la vidéo ou l’action, le Z6III justifie son surcoût.

Le Nikon Zf est-il un bon choix pour débuter ?

Non. Le Zf est un boîtier plein format avec une ergonomie vintage qui séduira les photographes ayant déjà une pratique. Pour débuter, le Z50II ou le Zfc sont plus appropriés : moins chers, plus légers, plus simples à prendre en main.

Faut-il choisir un Nikon Z plein format ou APS-C ?

L’APS-C (Z50II, Zfc, Z30) convient pour débuter, voyager léger ou filmer en vlog. Le plein format (Z5II, Z6III, Zf, Z8, Z9) offre une meilleure qualité d’image en basse lumière, des bokeh plus naturels et une latitude de retouche supérieure. Pour la majorité des photographes amateurs, le Z5II est le premier plein format recommandé.

Le Nikon Z8 remplace-t-il le Z9 ?

Non. Le Z8 partage l’électronique du Z9 (capteur 45 Mp, obturateur entièrement électronique, même autofocus) mais dans un boîtier sans poignée intégrée, plus compact et moins lourd. Le Z9 reste supérieur pour la robustesse en conditions extrêmes et l’autonomie (batterie EN-EL18d). Le Z8 est le choix logique si vous n’avez pas besoin du format monobloc.

Peut-on utiliser ses anciens objectifs Nikon F sur un hybride Z ?

Oui, grâce à la bague d’adaptation Nikon FTZ II. Les objectifs AF-S et AF-P fonctionnent avec autofocus. Les objectifs AF-D et AF sans moteur interne perdent l’autofocus. La bague est petite, légère, et ne dégrade pas la qualité d’image.

J’ai préparé un comparatif Nikon Z5II vs Z6III dans lequel vous trouverez plus d’infos.

En conclusion, quel hybride Nikon choisir : les meilleurs choix

Bien que la gamme hybride Nikon évolue sans cesse, le boîtier que vous allez choisir est fait pour durer. Un nouveau modèle ne retire rien aux capacités du modèle précédent et la mise à jour du firmware, plus fréquente chez Nikon que chez les autres marques, permet de le faire évoluer sans frais.

Envisagez votre achat en tenant compte du prix des objectifs. Il est important de choisir le meilleur hybride Nikon en 2026 avec un horizon à moyen terme, sauf si vous aimez changer de boîtier très souvent.

Critères photographiques et budgétaires : les meilleurs choix

Les liens vous renvoient vers la fiche descriptive et le tarif chez MN Numerique.

Critères génériques

Préférez le Nikon Z6II au Nikon Z7II si vous n’avez pas besoin d’une très haute définition, et utilisez l’écart de tarif pour investir dans une bonne optique dédiée. Vous aurez de meilleurs résultats au final.

Préférez le Nikon Z5II au Nikon Z5 si vous cherchez un hybride polyvalent et très capable aussi bien en photo qu’en vidéo.

Préférez le Nikon Z6III au Nikon Z6II si vous cherchez un hybride expert pro qui excelle en photo comme en vidéo sans avoir l’inconvénient des 45 Mp.

Préférez le Nikon Z8 au Nikon Z9 si vous cherchez un hybride expert pro très polyvalent pour la photo et la vidéo et capable de résister à tout.

Préférez les Nikon Zfc, Z50II ou Z30 au Nikon Z5II si vous voulez voyager léger ou ne faire que de la photo de rue, ou si vous souhaitez réutiliser vos objectifs NIKKOR F DX.

Préférez le Nikon Zf au Z5II si vous voulez un boîtier performant en autofocus, au look argentique, tout à la fois capable de briller en photo comme en vidéo.

Plus d’infos sur la gamme Nikon hybride sur le site Nikon


Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR : sur le haut du panier

Un an à peine après son entrée tonitruante dans le monde des hybrides à capteurs 24 x 36 mm, Nikon décline son offre en APS-C. Le nouveau Z 50 utilise donc la même monture Z que ses aînés Z 6 et Z 7 mais s’accommode d’un imageur plus modeste. Voici le test du Nikon Z 50 accompagné de son objectif zoom 16-50 mm.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

Les kits Nikon Z 50 chez Miss Numerique …

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Test du Nikon Z 50 : présentation

Le Nikon Z 50 est affiché à 999 € nu ou à 1039 € en kit avec un riquiqui NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR, c’est cette deuxième version que j’ai testée sur le terrain. Notez qu’il existe d’autres kits :

  • un double kit Z 50 + 16-50 mm + NIKKOR Z DX 50-250 mm f/4,5-6,3 VR à 1349 €,
  • un kit Z 50 + bague FTZ  permettant d’utiliser des objectifs reflex en monture F à 1089 €,
  • un kit Z 50 + 16-50 mm + FTZ à 1199 €.

D’un point de vue technique, le Nikon Z 50 reprend le look de ses grands frères et une partie de leurs technologies… avec quelques compromis permettant de comprimer les coûts.

Nikon Z 50

le Nikon Z 50 avec l’objectif zoom NIKKOR Z 16-50 mm f/3.5/6.3 VR

Ainsi le capteur CMOS APS-C dispose d’une définition de 20,9 millions de pixels. Notez, au passage, que, bien que modeste selon les standards actuels (la moyenne est à 24 Mpx), il s’agit malgré tout d’une définition supérieure au recadrage DX sur un Nikon Z 7 (voir notre comparaison entre Z 6 et Z 7, chapitre « Objectifs Nikkor DX sur Nikon Z 6 et Z 7 ». Il s’agit d’un « simple » CMOS, et non pas d’un BSI CMOS rétroéclairé.

Autre absence : point de stabilisation mécanique du capteur sur 5 axes dans le Z 50, la stabilisation est strictement optique (les deux zooms NIKKOR Z DX déjà annoncés sont « VR »).

Le module AF est hérité du Nikon Z 6, légèrement castré, mais comporte néanmoins 209 collimateurs, avec une couverture de 90 % de la surface du capteur. Pas mal ! Tout comme son grand frère, le Z 50 dispose d’un mode AF « faible lumière » permettant d’étendre la sensibilité de -4 à + 19 IL (-2 à +19 IL en désactivant cette fonction).

La sensibilité ISO est dans la norme actuelle : de 100 à 51.200 ISO en standard, extensible à 50 et 204.800 ISO !

Du côté de la vidéo, le Nikon Z 50 s’aligne sur la concurrence, en proposant du Full HD jusqu’en 120 p et de la 4K/UHD en 30 p, avec, comme sur ses grands frères, le bon goût de filmer dans cette définition sans recadrage puisqu’exploitant toute la largeur du capteur, ce qui est rare à ce niveau de gamme.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/320 ème sec. – f/6.3 – ISO 800

Enfin, le Z 50 dispose du WiFi, du Bluetooth basse consommation, d’un écran tactile et orientable à 180° par le bas et d’un viseur OLED de 2,36 millions de points.

Le stockage n’est plus confié à de la XQD mais à la plus classique (et moins onéreuse) SD, toujours avec un seul logement, mais strictement UHS-I. Notez qu’il s’agit du tout premier boîtier Z doté d’un flash intégré, de type pop-up.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

écran inclinable et flash intégré pour le Nikon Z 50

Le contexte : l’APS-C dans un hybride Nikon, enfin ! Mais la bataille va être rude

Lorsque Nikon a introduit ses hybrides 24 x 36 mm à l’été 2018, pas un observateur n’a manqué de souligner combien l’équipe jaune avait du retard sur Sony (présent depuis 2013 sur le marché), et combien la lutte allait être acharnée face à Canon et Panasonic, tous deux ayant dégainé leur propre offre quasiment simultanément.

Si cette remarque était plus que judicieuse en ce qui concerne le 24 x 36 mm, que dire alors de l’APS-C ?

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/60 ème sec. – f/6.3 – ISO 500

En effet, mine de rien, le Z 50 est, ni plus ni moins, le tout premier hybride APS-C de Nikon. Il aura fallu pour cela attendre 2019 ! À titre de comparaison, et de rappel historique, nous devons à Epson le tout premier « hybride » APS-C (le R-D1, dès 2004). Retenez surtout que, dans leur forme moderne, les hybrides dotés d’un capteur APS-C sont plutôt arrivés en 2010 (Sony NEX-3, Sony NEX-5, Samsung NX), Fujifilm a dégainé ses hybrides X-Premium dès 2011, Canon son EOS-M en 2012 et même Leica et son T (Typ 701) y est allé de sa proposition dès 2014.

Pour dire combien les aficionados espérant un Nikon hybride APS-C ont dû se montrer patients. Les mêmes aficionados qui, connaissant leur historique sur le bout des doigts, auront fort raison de rappeler l’épisode Nikon 1 (2011-2018), mais seulement articulé autour de capteurs Type 1 ». Rien à voir, donc, avec de l’APS-C.

Mais pourquoi cette petite mise en contexte ? Parce que, bien plus qu’une déclinaison « par le bas » des Z 6 et Z 7, dont les tarifs les destinent plus à une clientèle experte à professionnelle, le Z 50 se lance dans la mêlée très disputée des boîtiers photographiques à 1000 € pour laquelle l’offre est déjà pléthorique. S’y confrontent, pêle-mêle :

  • des hybrides APS-C (les héritiers des lignées précédemment mentionnées, soit les Sony A6400, Canon EOS-M6 Mk II, Fujifilm XT-30),
  • des reflex APS-C (Nikon D7500, Canon EOS 90D, Pentax KP),
  • des hybrides Micro 4/3 (Olympus OM-D E-M5 Mk III, Panasonic Lumix G90),
  • des compacts experts à capteurs Type 1 », 4/3 » et même APS-C (que je ne vais pas détailler).

Bref, c’est un peu la cohue, et pour qui cherche à s’équiper pour l’équivalent d’un SMIC, le Nikon Z 50 a intérêt à faire valoir de sérieux arguments pour attirer le chaland ! Mais d’ailleurs, à quel(s) photographe(s) se destine-t-il ?

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 34 mm – 1/60 ème sec. – f/5 – ISO 500

À qui se destine le Nikon Z 50 ?

« À celles et ceux ayant 1000 € environ à investir dans du matériel photographique » n’étant pas une réponse acceptable, considérons plutôt deux grandes catégories de photographes potentiellement intéressés : d’un côté ceux déjà équipés chez Nikon, de l’autre ceux n’étant pas déjà équipés chez Nikon.

Si vous êtes déjà équipé chez Nikon

Le Z 50 est, pour l’heure, le seul boîtier Nikon en monture Z vous permettant de goûter aux joies de l’hybride (légèreté, faible encombrement, visée électronique, visée à l’écran sans compromis, compatibilité avec les optiques Z et F, autofocus de pointe, etc) pour un budget largement inférieur à 2000 €. Il y a d’ailleurs fort à parier que le kit de base, à 1149 € lors du lancement, se retrouve rapidement aux alentours de 1000 €. À comparer aux 1750 € actuels demandés pour un Nikon Z 6… nu.

Le Z 50 est, d’un point de vue technique, le chaînon manquant entre deux reflex : le D5600, destiné au grand public, et le D7500, destiné à un public plus expert. Il peut alors être l’opportunité de monter en gamme sans que cela ne rime avec boîtier plus imposant. Bien au contraire !

Au passage, petite pique à Canon, mais qui n’a rien de gratuite. En face, l’éternel concurrent rouge propose lui-aussi des hybrides APS-C (les EOS M) et 24 x 36 mm (les EOS R), il impose pour cela l’usage de deux montures totalement différentes et strictement incompatibles, respectivement montures EOS-M et RF.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

la monture Z des hybrides plein format Nikon équipe le Nikon Z 50 APS-C
notez que le capteur très accessible facilite le nettoyage des poussières
contrairement aux reflex dont le capteur est logé au fond de la chambre reflex.

Nikon, à l’instar de Sony, a le bon goût d’utiliser une seule et même monture pour ses hybrides APS-C et 24 x 36 mm, en l’occurrence la si désirable (d’un point de vue technique) monture Z. Cela a pour immense avantage d’autoriser l’utilisation des objectifs destinés aux boîtiers 24 x 36 mm Z sur des boîtiers à capteurs APS-C, et vice-versa moyennant un crop, automatique (voir la liste des objectifs compatibles).

De même, la bague FTZ, permettant d’utiliser un objectifs reflex en monture F sur un hybride en monture Z, est aussi bien compatible sur un Z 6/Z 7 qu’un  Z 50 (et vice-versa). Si vous en possédez déjà une, pas besoin de réinvestir !

En d’autres termes, si vous possédez déjà un Nikon Z 6/Z 7 et des objectifs en monture Z, vous pourrez les utiliser sans soucis sur un Z 50, que vous utiliserez alors en boîtier secondaire. Au contraire, si vous débutez avec un Z 50 et évoluez vers un hybride 24 x 36 mm, vous pourrez (moyennant le recadrage précédemment évoqué) utiliser vos objectifs DX sur un boîtier FX. D’ailleurs, vous pouvez même d’ores et déjà opter pour la solution suivante : acheter un Z 50 nu et lui attacher des optiques NIKKOR Z de la série S, cela afin d’anticiper un passage ultérieur au 24 x 36 mm.

Si vous n’êtes pas encore équipé chez Nikon

Le Z 50 est l’entrée la moins onéreuse dans le monde hybride du constructeur.

En tant que boîtier Nikon APS-C à objectif interchangeable, il se positionne entre le D5600 et le D7500, en étant techniquement plus proche de ce dernier. Grâce à la bague FTZ, il sera aussi bien en mesure d’utiliser des objectifs Z que des objectifs F, DX ou FX, pour lesquels l’offre est beaucoup plus fournie.

Si les deux uniques zooms NIKKOR Z DX assurent pour le moment le service minimum, il faudra néanmoins patienter avant d’acquérir des focales fixes dédiées, Nikon n’ayant encore fait aucune annonce dans ce sens au moment d’écrire ces lignes. Cette pauvreté de l’offre optique en monture Z DX native pourra donc être un frein si vous venez d’une autre marque et souhaitez vous équiper « sérieusement ».

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 16 mm – 1/400 ème sec. – f/4 – ISO 500

Test du Nikon Z 50 : prise en main

Gabarit et construction

Pour qui connaît déjà les hybrides Nikon Z 6/Z 7, les premiers pas avec un Z 50 n’auront rien de dépaysant tant le petit nouveau reprend les traits de ses aînés… en plus petit. Et plus léger (seulement 450 grammes sur la balance contre 675 grammes pour un Z 6). Après tout, il s’agit d’un APS-C, donc c’est plutôt logique.

Malgré la réduction de taille, il conserve l’usage d’un alliage de magnésium pour son châssis, ainsi qu’une poignée très creusée, assurant une préhension ferme et des plus agréables, en fait très proche du confort d’un petit reflex, qualité à souligner sur un segment où les concurrents doivent souvent se contenter d’un petit bourrelet en façade sur lequel les doigts manquent de place pour s’agripper.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

la poignée creuse du Nikon Z 50 et le bouton de retrait de l’objectif

Associé au zoom NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR, l’ensemble est terriblement compact et se manie aisément d’une seule main. Lors des longues balades, votre cou ou votre épaule apprécieront.

En termes de qualité de construction, le Z 50 est un cran en-dessous de ses aînés mais n’a pas à rougir face à la concurrence. Les ajustements sont tout à fait satisfaisants, tout comme les différents revêtements, mais il n’est toutefois pas le meilleur de sa catégorie : la construction d’un Canon EOS-M6 Mk II, par exemple, est plus soignée.

Si le boîtier n’a pas grand chose à se reprocher, l’objectif est quant à lui plus décevant que ses confrères de la série S puisque la monture n’est plus en métal mais en plastique, ni très esthétique, ni très solide, mais d’aucun arguera que les contraintes mécaniques sont plus faibles et que cela permet de réduire drastiquement le coût de fabrication et donc le prix de vente.

Ergonomie, commandes et menus

Réduction de taille oblige, le Nikon Z 50 perd l’écran secondaire situé sur l’épaule droite chez les Nikon Z 6/Z 7. L’emplacement est désormais occupé par un classique sélecteur de mode. De même, l’accès à la carte mémoire (SD UHS-I) se fait par la semelle, via la même trappe que la batterie, et non plus sur le côté.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

les commandes supérieures et arrières du Nikon Z 50 avec la molette de correction d’exposition très pratique

Au dos, le joystick de ses aînés a été également perdu. À part ces changements notables, le Nikon Z 50 conserve une ergonomie très satisfaisante, qui vous permettra de retrouver vos marques si vous êtes déjà Nikoniste (F ou Z), tout en se montrant suffisamment intuitif pour un nouveau venu chez le constructeur. C’est très, très bien.

Je tire également mon chapeau au duo de molettes de réglage, accessibles de l’index et du pouce droit, une caractéristique plutôt experte et bienvenue sur ce segment. Histoire de chipoter, ces molettes sont un poil trop souples, ce qui entraîne notamment des corrections d’exposition inopinées (comme chez Fujifilm).

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/250 ème sec. – f/6.3 – ISO 500

D’une manière générale, le Z 50 se montre intuitif, facile à vivre, avec un menu rapide permettant d’aller à l’essentiel sans se compliquer la vie. Le menu, toutefois, est repris des boîtiers experts/professionnels Z 6/Z 7 ainsi que des reflex équivalents. Comprenez par là qu’ils sont vraiment touffus, denses, certes riches, mais que les photographes les plus novices (et moins experts) risquent d’être quelque peu déroutés face à cette avalanche d’informations et de sous-réglages.

Il aurait été agréable, compte tenu du large public potentiellement intéressé par ce boîtier, que Nikon développe un menu plus léger, un peu à la manière de ceux qui existaient sur feu les Nikon 1, afin de rendre l’utilisation du Z 50 encore plus conviviale et moins typée « reflex ».

Le viseur électronique et l’écran tactile

Ô joies du progrès et du ruissellement technologique, le Z 50 peut se vanter d’attributs de visée qui, jusqu’à peu encore, étaient réservés aux seuls hybrides haut de gamme.

Ainsi, si le viseur OLED de 2,36 millions peut sembler faire pâle figure face aux dalles de 3,6 millions de points des Z 6/Z 7, il faut se souvenir qu’il s’agissait, il y a deux ans à peine, de la norme sur tous les hybrides à plus de 2000 €. Ce n’est donc pas le Z 50 qui est au rabais mais plutôt les Z 6/Z 7 qui sont vraiment au-dessus du lot.

Pas de complexe à avoir de ce côté là surtout que, en sortant son nez de la fiche technique, force est de constater, avec délectation et dès le premier regard, que la visée du Z 50 est vraiment très agréable. La technologie OLED permet de reposer les yeux et épargne les plus sensibles à l’effet arc-en ciel (totalement absent ici).

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 16 mm – 1/500 ème sec. – f/5.6 – ISO 100

Pour ceux qui viendraient d’un reflex d’entrée ou moyen de gamme, l’adoption d’une visée électronique permet une couverture à 100 %, ce qui est un gain qualitatif plus qu’appréciable en termes de précision de cadrage, aussi bien au grand angle qu’avec les longues focales.

Les adeptes de la macrophotographie et de la mise au point manuelle, quant à eux, se régaleront de la loupe électronique et du focus peaking (surlignage en couleur des zones nettes) qui permettront une mise au point manuelle bien plus précise et fiable qu’avec une visée reflex optique classique.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/320 ème sec. – f/6.3 – ISO 800

Cerise sur le gâteau, le grossissement du viseur est supérieur à celui d’un D7500 (x1,02 contre x0,94), profite d’un dégagement oculaire plus généreux (19,5 mm contre 18,5 mm) ainsi que d’une plus grande amplitude de la correction de vergence (± 3 dioptries contre -2 à +1 dioptries) : les porteurs de lunettes apprécieront !

Du côté de l’écran, le Z 50 a droit à une dalle à la diagonale généreuse de 3,2 pouces, soit 8 centimètres. La définition demeure modeste, avec 1.040.000 points, ce qui reste néanmoins supérieur aux 922.000 points de l’écran d’un D7500. Cet écran est  tactile, bien que cette aptitude soit sous-exploitée, et manque toutefois de réactivité.

Là où le Z 50 se distingue nettement par rapport à ses aînés Z 6/Z 7, c’est sur le choix de la charnière, qui permet d’orienter l’écran à 90° vers le haut et 180° vers le bas, en le retournant complètement afin de faciliter les autoportraits. D’ailleurs, dans ces conditions, un mode selfie, avec retardateur, est automatiquement activé.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

l’écran s’incline vers le bas sur le Nikon Z 50, limitant l’usage sur trépied

Nikon aurait pu opter pour une charnière, comme sur le D5600, mais celle-ci aurait probablement bloqué une partie des connectiques latérales. Une charnière aurait également permis d’éviter le principal défaut de l’écran du Z 50 : pouvoir être retourné complètement même une fois le boîtier fixé sur un trépied, ce qui n’est donc pas possible sur ce petit hybride. Dommage.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/200 ème sec. – f/6.3 – ISO 100

L’autonomie

Le Z 50 a recours aux nouvelles batteries Li-ion EN-EL25, qu’il est donc le seul à utiliser. Impossible de conserver les batteries de votre reflex APS-C (EN-EL14a pour un D5600, EN-EL15a pour un D7500) ni celles de votre hybride Z 6/Z 7 (EN-EL15b). C’est un peu dommage de devoir repartir à zéro. Espérons néanmoins que les prochains hybrides Nikon Z DX auront également recours à cette EN-EL25.

Nikon pourrait tout aussi bien choisir de faire des Nikon Z DX experts et professionnels (équivalents au reflex D500) utilisant la EN-EL15b des Nikon Z FX. De quoi potentiellement semer la zizanie, même s’il est encore trop tôt pour spéculer et jouer les Cassandre.

Concrètement, il s’agit d’un accumulateur de 7,6V, 1120 mAh et 8,5 Wh, très standard à ce niveau de gamme. Vous pouvez espérer une autonomie oscillant entre 300 et 350 vues, en fonction de votre style de prise de vue, de votre usage de l’écran, du viseur et des menus mais, globalement, le Z 50 ne se démarque pas de la concurrence de ce côté là. C’est, une fois de plus, Panasonic qui mène la danse avec ses modes économie d’énergie redoutables d’efficacité capables de maintenir une endurance de 900 vues avec des batteries similaires à celles du Z 50. Nikon devrait en prendre de la graine !

Néanmoins, le constructeur a eu le bon goût de permettre la recharge de son hybride via la prise USB, donc également via une batterie portable, une solution toujours pratique en voyage et potentiellement moins onéreuse que d’investir dans tout un lot d’accumulateurs dédiés.

Au passage, cela peut sembler anecdotique, mais j’apprécie beaucoup que Nikon fournisse un véritable chargeur secteur avec le Z 50.

La connectique et la carte mémoire

Autant les Z 6/Z 7 disposent d’une connexion pléthorique, autant le Z 50 a dû alléger la mule et signe son positionnement plus grand public qu’expert.

Si les classiques WiFi (IEEE 802.11b/g/n/a/ac) et Bluetooth 4.2 basse consommation, communs à tous les Nikon récents, sont bien évidemment de la partie, les connecteurs physiques sont réduits au minimum syndical : une prise micro, une prise micro HDMI et une prise USB.

Attention : il ne s’agit pas d’un USB 3 avec connecteur Type C, mais d’un USB de génération précédente avec un connecteur Type Micro-B. Légère déception donc, de ce côté là, puisque même un reflex D5600 dispose d’une prise casque et que la prise Type C est disponible sur le D7500.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

prises USB, HDMI et audio/micro sur le Nikon Z 50

Du côté de la carte mémoire, là aussi, Nikon a opté pour une solution qui pourrait sembler archaïque. Si bien sûr la XQD, aux spécifications tout à fait dispensables pour un usage non professionnel, est logiquement absente, l’unique emplacement SD retenu doit se contenter du protocole UHS-I. C’est dommage puisqu’en 2019/2020 la majorité de la concurrence est depuis longtemps passée à l’UHS-II, qui offre des débits bien plus élevés (jusqu’à 312 Mo/s contre 104 Mo/s).

Notez qu’il existe, dans un standard comme dans l’autre, des cartes SDXC allant jusqu’à 256 Go, pour les photographes avides de très grosses capacités. De même, certains concurrents offrent un double logement mémoire, et un accès latéral et non pas par la semelle, ce qui facilite le changement de carte lorsque le boîtier est fixé sur un trépied.

Test du Nikon Z 50 : autofocus et réactivité

Avant d’aborder les performances autofocus pures et dures du Nikon Z 50, un petit rappel pour celles et ceux passant d’un reflex (Nikon ou non) à un hybride.

Avec ce type de boîtier, la principale différence pratique est que vous maintenez strictement la même réactivité que vous utilisiez le viseur ou l’écran. Un gain en agrément très, très appréciable lorsque, sur un reflex, le passage à la visée par l’écran (Live View) vous pénalise facilement d’une à plusieurs secondes, et ce quelle que soit la marque, le modèle et le niveau de gamme du dit reflex.

Pour des utilisateurs grand public, le passage à l’hybride est donc un confort non négligeable puisque photographier à bout de bras se fait sans pénalité, ce qui est d’autant plus facilité par l’écran orientable.

Très concrètement, l’affiliation avec le Z 6 saute immédiatement aux yeux. Le démarrage du boîtier est très rapide (moins d’une seconde), pour peu que vous n’oubliiez pas une manipulation indispensable : déployer le zoom 16-50 mm en position de travail. Sans cela, le Z 50 sera certes allumé, mais vous ne pourrez pas prendre de photos. De toutes manières, un message à l’écran vous rappellera la marche à suivre, c’est juste un coup à prendre.

Vous pouvez, au besoin, laisser l’objectif en position déployée, même lorsque l’appareil est éteint : ce ne sont pas les deux centimètres supplémentaires en longueur qui poseront problème en termes d’encombrement.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

pensez à tourner l’objectif pour pouvoir faire une photo

Le module autofocus, intégré au capteur (hybride oblige), comporte 209 collimateurs répartis de façon homogène sur 90% de l’image. Là encore, pour qui vient du monde du reflex, c’est un immense gain du côté du confort d’usage, d’autant plus que la zone de mise au point peut se sélectionner du bout du doigt sur l’écran tactile, faisant oublier l’absence de joystick.

Dans l’absolu, la mise au point est très rapide, quelles que soient les conditions lumineuses de prise de vue, même si certaines hésitations peuvent être rencontrées lorsque la lumière faiblit. Comme nous l’évoquions en introduction, le Z 50 dispose d’un mode « Faible luminosité », qui étend la sensibilité de l’autofocus jusqu’à -4 IL. La priorité est alors donnée à la réactivité plutôt qu’à la précision mais, en pratique, cela ne change pas grand chose. En fait, le véritable facteur limitant du Z 50, c’est ce zoom de kit, le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR, vraiment très peu lumineux. Vous vous consolerez avec son fonctionnement silencieux…

Malgré la définition de « seulement » 20,9 Mpx, le Nikon Z 50 ne fait pas non plus de folies du côté de la rafale, plafonnée à 11 vues par seconde (10 vps sur le Nikon D500). C’est toutefois largement suffisant dans la plupart des cas mais cela pourra ne pas convenir aux usages sportifs ultimes, le facteur limitant, ici, étant la carte mémoire. N’hésitez pas à opter pour un modèle le plus rapide possible (au-delà de 90 Mo/s).

Le suivi autofocus , quant à lui, est vraiment bon, d’autant que le Z 50 bénéficie dès sa commercialisation d’un autofocus « Eye AF », idéal pour le portrait. Rappelons que les Z 6 et Z 7 ont, quant à eux, dû attendre quelques mois et une mise à jour firmware pour bénéficier de cette fonction. Remercions Nikon pour ce ruissellement technologique.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/13 ème sec. – f/6.3 – ISO 1000

Test Nikon Z 50 : qualité d’image

Alors que, depuis plusieurs années déjà, les boîtiers APS-C se sont stabilisés autour de 24 Mpx, certains modèles s’envolent d’ores et déjà à 26 Mpx voire 30 Mpx. Pour son Z50, Nikon a préféré jouer la carte de la sécurité et du raisonnable : 20,9 Mpx. Un tiers de moins que les concurrents ! Heureusement, cela est bien assez pour obtenir des tirages de 60 x 90 cm. Et, si vous en doutiez, rappelez-vous que les boîtiers reflex professionnels que sont les Nikon D500 et D5 disposent eux aussi d’une définition égale.

Mais quel est donc l’intérêt d’un tel choix ? Ici, il est triple.

Le premier est de permettre des fichiers moins lourds (32,5 Mo pour un RAW/NEF).

Le deuxième est de permettre, à surface équivalente, des photosites plus grands : 4,22 µm de côté sur le Z 50 contre 3,17 µm seulement sur un Canon EOS-M6 Mk II (dont, en plus, le capteur APS-C est légèrement plus petit). Or, qui dit « grand » photosite dit meilleure montée en sensibilité.

Le troisième avantage est plus anecdotique pour le commun des mortels, mais intéressera toujours les geeks de la technologie. En effet, avec cette définition, la densité de photosites permet d’égaler celle du Z 7 et d’exploiter au mieux le pouvoir résolvant des objectifs Nikkor Z de la série S (merci Shannon Nyquist). D’autant plus que le Z 50 est dépourvu de filtre passe bas, ce qui permet, en théorie, de gagner en précision.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 19.5 mm – 1/50 ème sec. – f/3.8 – ISO 1000

Montée en sensibilité

Nikon aime bien vanter les vertus des capteurs BSI CMOS rétroéclairés dont sont équipés les Z 6 et Z 7 car cette technologie permet une meilleure montée en sensibilité. Bon, pas de bol : pour le Z 50, point de BSI CMOS, il faut se contenter d’un « banal » FSI CMOS.

Pas de panique cependant : le savoir-faire maison permet des petits miracles ! La plage de sensibilité démarre à 100 ISO et culmine à 51.200 ISO. En position Hi +2, il est possible de monter à 204.800 ISO.

Test sensibilité ISO capteur du Nikon Z 50

test de montée en sensibilité du Nikon Z 50, de 100 à 102.400 ISO

Les sensibilités les plus élevées seront, comme d’habitude, réservées aux situations extrêmes. Voire ne seront jamais exploitées. Mais ça fait joli sur la fiche technique. Par contre, vous pouvez sans crainte monter jusqu’à 12.800 ISO.

À 25.600 ISO, le lissage en JPEG est vraiment trop violent puisque, en plus du bruit numérique, il efface sans distinction les détails les plus fins. Notez une légère dérive chromatique en NEF.

À 51.200 ISO, ces défauts sont accentués mais, si vous appréciez le noir et blanc granuleux (c’est une manière de tricher), et que vous privilégiez le NEF, pourquoi pas… Toutefois, les plus timorés, ou les plus allergiques au bruit, s’arrêteront dès 6.400 ISO, ce qui est déjà une belle valeur… que vous atteindrez très rapidement à cause de la faible luminosité du zoom de kit.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/800 ème sec. – f/6.3 – ISO 640

Stabilisation

À capteur classique, système de stabilisation classique. C’est à dire exit la stabilisation mécanique sur 5 axes intégrée au boîtier, et retour à la bonne vieille stabilisation optique sur seulement deux axes. Le problème est que seuls les objectifs NIKKOR Z DX sont stabilisés, ceux de la série S ne le sont pas. De même, lorsque vous utiliserez un objectif reflex non stabilisé via la bague FTZ, rien ne sera stabilisé, ce qui était l’un des arguments majeurs des Z 6/Z 7. Il faudra donc se contenter du minimum syndical avec le Z 50.

Fort heureusement, la stabilisation intégrée au NIKKOR Z DX 16-50 mm VR se révèle plutôt efficace, puisque même en position 50 mm (équivalent 75 mm) il est possible d’obtenir une image nette à 1/6 s. Pas mal du tout !

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 20,5 mm – 1/6 ème sec. – f/3.8 – ISO 1000

Obturation silencieuse

Positionnement milieu de gamme « oblige », le Nikon Z 50 doit renoncer au 1/8000 ème de seconde et demeure plafonné à 1/4000 ème de seconde. Et cela aussi bien en obturation mécanique (très silencieuse) qu’électronique (totalement silencieuse). C’est vraiment dommage que l’électronique ne puisse pas aller plus loin puisque, du côté des concurrents, il n’est pas rare d’atteindre les 1/24.000 voire 1/32.000 ème de seconde.

Dynamique et balance des blancs

Je n’ai pas relevé de soucis de dynamique particuliers avec le Nikon Z 50, qui s’en sort dans la plupart des situations, même en fort contre-jour. En passant par le RAW/NEF, il sera possible de déboucher aisément les ombres d’une pichenette sur le curseur de votre logiciel préféré.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 25 mm – 1/800 ème sec. – f/8 – ISO 100

La balance des blancs, de son côté, s’est montrée un peu plus capricieuse, avec une tendance à se montrer trop froide, mais cela se corrige aisément a posteriori. Notez qu’il sera possible de profiter du Picture Control, qui introduit un nouveau mode HDR plutôt satisfaisant, mais dont il ne faudra pas abuser.

Un zoom NIKKOR Z 16-50 mm f/3,5-6,3 VR pas au niveau

En fait, en termes de qualité d’image, le facteur limitant n’est pas la technologie embarquée dans le boîtier, mais bien ce zoom de kit, défaut (malheureusement) assez commun en entrée/milieu de gamme.

Nikon a clairement mis l’accent sur la compacité mais, pour y parvenir, a accumulé les sacrifices afin d’obtenir l’un des 16-50 mm (équivalent 24-75 mm) les plus petits du marché.

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR en position rentrée

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR en position 50 mm

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR en position 16 mm

Le premier est la luminosité maximale, qui décroit très rapidement. En position 50 mm, vous n’êtes plus qu’à f/6,3 : c’est un diaphragme et demi moins lumineux qu’à 16 mm (f/3,5). Les concurrents sont plus généreux : Fujifilm propose un Fujinon XC16-50 mm f/3,5-5,6 OIS II (certes plus encombrant) et Sony propose un 16-50 mm f/3,5-5,6 plus lumineux et à l’encombrement identique ! Dommage que Nikon se soit montré aussi conservateur. Vous vous consolerez en vous disant que chez Canon le zoom EF-M 15-45 mm f/3,5-6,3 STM manque tout autant d’ambition.

Ouvertures vs. Focales

Test du Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

Test du Nikon Z 50  : la plage focale du zoom NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

Ce manque de générosité dans les ouvertures a deux conséquences, une pratique, une esthétique.

La première est qu’une ouverture plus faible implique des temps de pose plus longs et/ou le recours à des sensibilités plus élevées, cette règle primordiale demeurant applicable malgré la présence d’un système de stabilisation optique.

La conséquence esthétique est que, si vous êtes amateurs de faibles profondeurs de champ et souhaitez bien séparer vos premiers plans de vos derniers plans, l’exercice risque de s’avérer compliqué.

Au grand angle, là où vous avez accès à l’ouverture la plus large, c’est la courte focale qui va induire une grande profondeur de champ. En position 50 mm, qui est logiquement la plus adaptée pour du portrait, la faible ouverture maximale de f/6,3 ne vous permettra d’obtenir un joli flou d’arrière plan que si vous vous approchez très près de votre sujet.

Comme indiqué dans le tableau ci-dessus, remarquez que la distance minimale de mise au point varie en fonction de la focale utilisée.

En termes de performances pures, ce NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR est… dans la moyenne. Ni trop mauvais, ni franchement brillant. Il fait le travail, sans plus.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 16 mm – 1/800 ème sec. – f/8 – ISO 100

À 16 mm, il manque cruellement d’homogénéité puisqu’il faut diaphragmer entre f/8 et f/11 pour que les coins égalent (presque) le centre. Attention, donc, pour les paysages.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/320 ème sec. – f/8 – ISO 100

À 50 mm, les coins ne rattrapent jamais le centre. Ici, il faudra tout particulièrement faire attention à la diffraction (et aux temps de pose) lorsque vous dépasserez f/16.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 25 mm – 1/640 ème sec. – f/8 – ISO 100

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 36 mm – 1/400 ème sec. – f/8 – ISO 100

Aux focales intermédiaires (entre 25 mm et 35 mm), l’objectif se révèle un peu plus homogène mais, là encore, il faudra diaphragmer franchement autour de f/8 pour en tirer le meilleur. Et, là encore, il faudra faire confiance à la stabilisation strictement optique et à la bonne montée en sensibilité du boîtier pour compenser la faible ouverture.

Du vignettage est visible de 16 mm à 35 mm, à toutes les ouvertures, mais uniquement sur les fichiers NEF car il est bien corrigé par le traitement JPEG interne. Détail amusant, et peu commun : il s’agit de vignettage positif, puisque les bords sont plus clairs que le centre. C’est pas banal !

Enfin, puisque tout ne va pas si mal, il faut féliciter Nikon pour le soin apporté à la correction de la distorsion, imperceptible sur ce petit zoom de kit, dont il faudra pourtant vous contenter en attendant l’arrivée d’objectifs plus ambitieux.

Test NIKON Z 50 : Vidéo

En toute logique, le Nikon Z 50 est moins ambitieux que ses grands frères Z 6/Z 7 en matière de vidéo. Mais ce n’est pas bien grave dans la mesure où la clientèle visée n’est pas la même. Il vaut donc mieux comparer ce petit hybride APS-C avec les prestations des reflex APS-C de Nikon et là, nous assistons à un joli bond en avant par rapport aux D5600 et D7500.

Par rapport au reflex d’entrée de gamme, l’hybride Z 50 gagne l’enregistrement en 4K/UHD 30 p ainsi que des cadences autorisant du ralenti en Full HD : le 120 p et le 100 p permettent ainsi des ralentis 4x respectivement en 30 p (NTSC) et 25 p (PAL).

Par rapport au milieu de gamme/expert D7500, le Z 50 gagne également des modes ralentis en Full HD ainsi que la qualité, non négligeable, de filmer en 4K/UHD en exploitant toute la largeur du capteur. Cette absence de recadrage est surtout profitable aux focales courtes.

Le maniement est facilité par la présence de focus peaking (assistance à la mise au point manuelle) et de zebras (assistance à l’exposition). Vous bénéficiez également, en vidéo, de la détection sur les visages. Cependant, pour des utilisations plus poussées, l’absence de prise casque est dommageable.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 16 mm – 1/800 ème sec. – f/3.5 – ISO 100

Test du Nikon Z50 : points forts et points faibles à retenir

Voici une liste non limitative (et personnelle) d’usages pour ce Nikon Z 50, ainsi que les points qui doivent vous interpeller si vous envisagez de changer de boîtier pour l’hybride Nikon.

Le Nikon Z 50 peut vous intéresser si :

  • vous souhaitez basculer d’un reflex APS-C Nikon à un hybride APS-C, en montant légèrement en gamme,
  • vous souhaitez gagner en compacité (par rapport à un reflex),
  • vous recherchez un hybride APS-C disposant d’une ergonomie bien pensée,
  • vous souhaitez bénéficier de la qualité d’image et de la réputation Nikon,
  • vous recherchez un petit hybride protégé contre la poussière et l’humidité,
  • vous êtes prêt à attendre que l’offre optique NIKKOR Z DX s’étoffe.

Le Nikon Z 50 va moins vous intéresser si :

  • vous désirez tout de suite des objectifs lumineux et/ou des focales spécialisées dédiées à l’APS-C en monture DX,
  • vous avez un usage poussé de la vidéo,
  • vous pratiquez la photographie sportive/animalière.

Les photos de ce test sont disponibles en version haute définition sur le compte Flickr Nikon Passion :

Test Nikon Z 50 + NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR

Test du NIKON Z 50 : ma conclusion

Quasiment dix ans après les plus téméraires, Nikon se lance enfin dans la bataille des hybrides APS-C. Hallelujah ! Seuls restent, en dehors du jeu, Pentax (dont on n’a même plus de nouvelles de ses hybrides Q), et Olympus (fidèle au Micro 4/3 et qui a d’autres chats à fouetter en ce moment).

Bref, ce n’est pas peu dire que le Z 50 est un boîtier important pour Nikon, surtout parce qu’il est lancé sur le segment très concurrentiel des APN à 1000 € qui, comme je l’expliquais en introduction, est peuplé d’une multitude d’appareils de typologie très différente.

Une fois ce décors historico-commercial planté, quelles conclusions tirer à l’issu de ce test ?

Premier point très positif : le Nikon Z50 est un hybride bien né. Il profite de l’implacable expérience ergonomique de Nikon, et celle des Z 6/Z 7 en particulier.

Il s’agit, tout simplement, de l’hybride APS-C le plus agréable à tenir en main et à manipuler et, à quelques faiblesses mécaniques près (quelques molettes trop souples et des menus touffus), il se positionne d’emblée sur le haut du panier.

De même, Nikon n’a pas lésiné sur la qualité du viseur OLED ainsi que sur l’écran tactile orientable à 180°, vraiment bienvenu. Bravo !

La qualité d’image n’est pas en reste. Même si le capteur retenu est moins sophistiqué que les BSI CMOS dernière génération et que la définition de 20,9 Mpx peut sembler faire pâle figure par rapport aux standards du moment, Nikon maîtrise parfaitement son sujet et a su faire de son Z 50 un joli faiseur d’image qui ne craindra pas les montées en sensibilité.

Enfin, l’autofocus et la vidéo sont tous les deux bien maîtrisés : tout fonctionne avec satisfaction, avec de jolis morceaux hérités du Z 6 d’un côté et un gain qualitatif appréciable par rapport aux reflex de gamme équivalente du constructeur. En somme, le Nikon Z 50 est, sans faire de fioritures, un bon premier jet.

Mais voilà : il s’agit d’un premier jet, avec quelques défauts. En premier lieu, la fiche technique manque clairement d’ambition. Le logement carte mémoire unique strictement UHS-I n’est pas digne d’un boîtier à 1000 € en 2020. La prise USB est privée de la norme USB 3.0, et même sans cela, il aurait été appréciable que le connecteur retenu soit de Type C, et non pas micro-B, ne serait-ce que pour une histoire de cohérence de gamme.

Afin de se démarquer de la concurrence, Nikon aurait dû maintenir la stabilisation du capteur, quitte à la faire redescendre sur 3 axes au lieu de 5. Cela aurait permis d’exploiter au mieux les optiques NIKKOR Z de la série S ainsi que les objectifs reflex non stabilisés en monture F.

D’ailleurs, au moment de rédiger ce test, le principal inconvénient du Nikon Z 50 est la pauvreté de l’offre optique en monture Z native dédiée au format DX (APS-C). Il est urgent que Nikon communique sur sa roadmap optique, même si nous ne doutons pas que des zooms plus lumineux (f/2,8) ainsi que des focales fixes f/1,8 ne devraient pas tarder .

Il faudrait au moins un équivalent 24 mm (16 mm f/1,8), 50 mm (32 mm f/1,8), 85 mm pour du portrait (58 mm f/1,8) et un petit téléobjectif type 100 mm (en focale réelle, qui donnerait 150 mm en focale équivalente sur le capteur APS-C). Bien sûr, un maximum de ces objectifs devra être stabilisé VR. Espérons que, parallèlement, Nikon ouvre rapidement sa monture Z aux opticiens tiers, afin que Sigma, Tamron et Samyang (pour ne citer qu’eux) puissent décliner leurs optiques APS-C pour les hybrides Nikon.

Exemple de photo faite avec le Nikon Z 50 - test

Test du Nikon Z 50 : 50 mm – 1/500 ème sec. – f/6.3 – ISO 100

D’une manière plus optimiste, je pourrais également reconnaître que Nikon a positionné de manière plutôt fine son Z 50. Suffisamment plus performant qu’un D5600 d’entrée de gamme, capable de titiller un D7500, il a le potentiel pour cannibaliser l’offre entrée et milieu de gamme reflex du constructeur. Ou, plutôt, de convertir les clients déjà équipés de reflex à l’hybride.

Simultanément, sur un châssis similaire, Nikon se laisse la marge pour développer un hybride APS-C bien plus expert, qui pourrait être l’alter-ego du D500, mais en beaucoup, beaucoup plus compact. Et la recette d’une telle montée en gamme est toute trouvée : logement XQD, stabilisation du capteur, viseur OLED 3,6 millions de points, tropicalisation encore plus poussée, double processeur permettant de booster les cadences rafale (même pas besoin de changer de capteur). Bref, de quoi faire saliver, mais un tel boîtier ne serait bien sûr pas facturé 1000 €. Ceci dit, entre 1000 € et 2000 €, il y a une marge de manœuvre confortable.

Bon. Et du coup, de manière très pragmatique : faut-il craquer sur le Nikon Z 50 ?

À moins d’être un fan absolu du constructeur et vouloir être parmi les premiers à tenter l’aventure hybride APS-C en monture Z, mieux vaut attendre que le prix effectif du kit baisse aux environs de 850/900 €, et que l’offre optique NIKKOR Z DX s’étoffe.

Cependant, si le seul objectif du kit vous suffit, le Nikon Z 50 est d’ores et déjà un joli hybride qui vous apportera satisfaction et vous permettra de réaliser de belles images. D’autant plus qu’il est probable que Nikon applique à ses DX la politique de mise à jour régulière des firmwares déjà effective pour ses hybrides FX, améliorant forcément l’agrément d’utilisation et les performances du boîtier.

En savoir plus sur le Nikon Z 50 sur le site Nikon

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Test NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S : portrait, reportage, photo de rue, mon préféré !

Dans la gamme d’optiques Nikon Nikkor à monture Z, la famille des focales fixes s’est enrichie ces dernières semaines d’un objectif à portrait. Voici le test Nikkor Z 85 mm f/1.8S, un objectif pour les Nikon hybrides qui s’avère le plus joueur de la série f/1.8 S et dont le tarif reste modéré.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …

Parmi tous les photographes, ceux adeptes de portrait sont sans doute les plus choyés par les opticiens, quelle que soit la monture, quelle que soit la taille de capteur, quel que soit le constructeur.

Rien que chez Nikon pour les boîtiers FX reflex, la gamme actuelle compte trois références (un 105 mm f/1,4 sublime, deux 85 mm, respectivement ouvrant à f/1,4 et f/1,8, et respectivement vendus 1600 € et 400 €).

En plus de ce trio, les nikonistes portraitistes équipés en hybride Z FX à capteur 24 x 36 mm (et bientôt ceux équipés en Z DX à capteur APS-C) peuvent compter sur le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S apparu au catalogue durant l’automne 2019 à 799 €.

Ce n’est pas peu dire que cet objectif à portrait est attendu au tournant ! Sans plus attendre, voyons ensemble s’il est de ceux qui en mettent plein les mirettes (ou non) et mérite d’intégrer votre besace.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : l’objectif sur Nikon Z 7 avec son pare soleil

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : présentation et contexte

Pour un opticien, il faut faire preuve d’une mauvaise volonté évidente pour rater la conception d’un objectif à portrait tant il s’agit, virtuellement, des objectifs parmi les moins complexes à dessiner et construire. Alors, forcément, pour se démarquer, il faut soit afficher un tarif au ras des pâquerettes, soit offrir des prestations de haut vol.

Mais au fait, qu’est-ce qu’un bon objectif à portrait ? Idéalement, il s’agit d’un objectif à la fois capable de peu de déformation pour les sujets proches, ou alors à l’avantage du modèle photographié, tout en autorisant une profondeur de champ assez faible pour bien isoler le regard de son sujet (et au passage lisser quelques imperfections épidermiques).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/100 sec. – f/1.8 – ISO 1.600

Les courtes focales, comprises entre 75 et 120 mm, ouvrant à f/2 et moins, sont donc toutes indiquées pour cet exercice. La longueur focale légèrement supérieure à la focale standard permet d’affiner les visages. En combinant cette focale à une grande ouverture, à vous les joies des courtes profondeurs de champ et des bokeh plus ou moins crémeux.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : une baïonnette tout métal digne des meilleurs objectifs Nikkor

Question d’ouverture, pas besoin de faire dans l’exotisme d’un f/0,95 ! De f/1,4 à f/2, cela convient très bien. En toute logique, et afin de rester cohérent avec le reste de ses focales fixes en monture Z, Nikon a donc opté pour une combinaison 85 mm + f/1,8.

À l’heure où j’écris ces lignes, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est la plus longue focale fixe disponible en monture Z chez Nikon. Autofocus, devrions-nous préciser, puisqu’à l’automne 2019 le coréen Samyang a également ajouté à son catalogue un 85 mm en monture Z, ouvrant à f/1,4, mais à mise au point strictement manuelle (399 €).

Grâce à la bague FTZ, il vous sera également possible d’exploiter les trois optiques Nikkor F évoquées en introduction, mais aussi le Samyang AF 85 mm f/1,4 F récemment testé vendu 699 €, ainsi que le Sigma 85 mm f/1,4 DG HSM | Art (1099 €), pour ne citer qu’eux. Bref, ce n’est pas peu dire que la concurrence est rude ! D’un point de vue tarifaire, il y en a pour tous les goûts, et pour toutes les bourses.

Lancé à 799 € le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S est, de manière presque surprenante, plutôt bien positionné compte tenu de ce qu’il propose par rapport à la concurrence.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/250 sec. – f/1.8 – ISO 10.000

C’est une nouvelle formule optique à 12 lentilles (dont 2 en verre ED) répartie en 9 groupes qui se trouve au cœur de ce Nikkor Z 85 mm f/1,8 S, à comparer avec la formule moins ambitieuse, mais plus compacte, à 9 lentilles (sans verre ED) en 9 groupes de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1,8 G, et même celle à 10 lentilles de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1,4 G.

Le Nikkor Z utilise un diaphragme circulaire à 9 lamelles (7 sur le f/1.8 AF-S). La mise au point minimale descend à 80 cm. Avec presque 10 cm de long (99 mm pour être précis), sans son pare soleil, il ne passera pas inaperçu. Pour autant, sa masse reste contenue, avec seulement 470 grammes sur la balance.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : diamètre 67 mm pour le filtre

Notons au passage, et c’est un peu dommage, qu’il est le seul objectif Nikkor Z, à ce jour, à utiliser des filtres de 67 mm de diamètre : les 35 et 50 mm f/1,8 S utilisent des filtres de 62 mm, les zooms 14-30 mm f/4 et 24-70 mm f/2,8 se partagent des filtres de 82 mm.

À qui se destine ce 85 mm f/1,8 ?

Au risque de me répéter : aux portraitistes. Que vous soyez équipé d’un Nikon Z 6/7 à capteur 24 x 36 mm, ou même si vous envisagez de vous équiper du Z 50 à capteur APS-C, sur lequel le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S cadrera comme un 127,5 mm.

C’est un peu long pour du portrait, mais ça passe, surtout qu’avec la mise au point minimale à 80 cm vous pourrez obtenir d’intéressants plans serrés. Attention toutefois : l’objectif n’étant pas stabilisé et le Z 50 non plus, il faudra lors de cette association être particulièrement vigilant au flou de bouger.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/320 sec. – f/1.8 – ISO 5.000

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/60 sec. – f/1.8 – ISO 500

Comme les 85 mm sont aussi, et avant tout, de petites longues focales, ils sont également adaptés au reportage et à la photographie de rue. En complément d’un 35 mm f/1,8, les deux formeront un duo idéal : le 35 mm pour les plans d’ambiance large, le 85 mm pour les portraits, les détails et les clichés plus intimistes.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/3.200 sec. – f/1.8 – ISO 800

Éventuellement, vous pouvez vous aventurer dans la photographie sportive et animalière, il faudra alors être assez proche de votre sujet (ça fonctionne bien pour un match de babyfoot, moins pour traquer des lions dans la savane).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/400 sec. – f/2 – ISO 1.250

Qualité de construction

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S sort, presque littéralement, du même moule que ses congénères Nikkor Z de la série S : fût noir légèrement satiné, large bague de mise au point cannelée, commutateur AF/MF minimaliste, monture métallique, lèvre caoutchouc pour prévenir des infiltrations d’humidité et de poussière, joints internes. Vous commencez à connaître la chanson.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : le commutateur Autofocus / Manuel sur le fût

Du côté de la qualité de construction, rien de spécial, rien à signaler : c’est de la belle ouvrage, qui fait son travail de manière efficace, sans excès de zèle, sans exotisme ni luxe particulier.

Prise en main, stabilisation  et autofocus

Tout comme précédemment, vous ne serez pas perdu si vous avez déjà pris en main le 35 mm f/1,8 S ou le 50 mm f/1,8 S : c’est simple et sobre, peut-être même un peu trop simple et un peu trop sobre. Point de graduation de distance, encore moins de bague de diaphragme, pas d’échelle de profondeur de champ, surtout pas de stabilisation optique puisque celle du boîtier (en l’occurrence, un Z 7 lors de notre test) fait le travail. Et le fait même très bien puisqu’à main levée il est possible à ¼ de seconde !

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/4 sec. – f/1.8 – ISO 200

Ce sont quasiment 5 vitesses gagnées par rapport à un système non stabilisé. Chapeau ! Même si, pour du portrait, ce ne sera pas forcément utile selon votre sujet : on a inventé les technologies compensant les mouvements du photographe, pas encore ceux empêchant les modèles de bouger (que ce soient des enfants agités ou de sages adultes, voire l’inverse).

Au printemps 2019, Nikon a offert, par mise à jour firmware, l’autofocus sur l’œil (Eye AF) à ses Z 6 et Z 7. Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est donc le candidat idéal pour vérifier sa pertinence et son efficacité, d’autant plus qu’il est équipé d’une double motorisation (silencieuse).

Bilan après deux semaines d’utilisation : la collaboration des deux se révèle aussi pertinente qu’efficace. Encore mieux qu’une certaine équipe de foot, l’appareil va droit au but.

En dehors du suivi de visage, préférez les modes AF avec un minimum de collimateurs, afin que la mise au point ne se fasse pas n’importe où. Evitez la combinaison AF-C + zone large, dans laquelle l’autofocus peut se perdre. Enfin, pour du portrait, privilégiez toujours le mode priorité ouverture, afin de contrôler au mieux votre profondeur de champ.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/500 sec. – f/1.8 – ISO 800

En situation de reportage, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S s’en sort avec les honneurs et se montre même plus joueur que le Nikkor Z 50 mm f/1,8 S. Sa focale plus longue permet d’aller chercher des informations un peu plus loin, des cadrages plus serrés et l’ouverture f/1,8 pourra être pleinement exploitée pour bien séparer ses différents plans.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/500 sec. – f/2.8 – ISO 100

Performances optiques : pique, homogénéité et flare

Comme je l’ai déjà écrit, les 85 mm ne sont pas les objectifs les plus compliqués à dessiner, mais cela ne veut pas pour autant dire que c’est simple.

Par nature, il s’agit d’une focale qui demande peu de correction, ce qui épargne le recours aux complexes, et coûteuses, lentilles asphériques. Pour un opticien aussi expérimenté que Nikon, difficile de se planter ! Ce serait même une très bonne occasion de rappeler qui est le patron. Force est de constater qu’à ce petit jeu là le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S n’est pas le dernier à rouler des mécaniques.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/50 sec. – f/4 – ISO 1.000

Que ce soit du côté du piqué, de l’homogénéité et de la gestion du flare, ce portraitiste se révèle absolument irréprochable. Et ce dès la pleine ouverture ! En fait, il est tellement bon que le seul véritable reproche que l’on pourrait lui faire serait d’être un peu trop bon.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.000 sec. – f/1.8 – ISO 800

Comprendre par là que, dans ce monde de pixels un peu brutaux, un peu de douceur à la pleine ouverture aurait presque était préférable. Associé aux 45,7 Mpx d’un Nikon Z 7, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S a ainsi tendance à un peu trop refaire sortir les détails, donc les imperfections. C’est chirurgical, pas forcément toujours esthétique. Très bien si vous vous appelez Martin Parr ou Bruce Gilden, moins si vous ne vous baladez pas avec du fond de teint pour adoucir les traits de vos modèles de circonstance…

Par contre, si vous envisagez plutôt ce 85 mm comme un objectif de reportage, ce sera l’extase : pas un seul détail ne vous échappera. Et ça, c’est carrément chouette, surtout si vous faites des tirages très, très grands.

Performances optiques : rendu des couleurs, aberrations chromatiques et vignettage

Comme ses congénères Z de la série S, ce 85 mm f/1,8 S offre un rendu très neutre qui vous permettra de le modifier à votre guise. Pour un objectif à portrait, j’aurais tendance à préférer quelque chose de plus chaud mais un petit coup en post-traitement et hop, ça ira mieux.

Du côté des aberrations chromatiques, elles sont aux abonnées absentes. D’abord parce que c’est un 85 mm, donc peu sujet à ce défaut, ensuite parce que Nikon maîtrise bien son sujet.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.250 sec. – f/4 – ISO 100

Enfin, en ce qui concerne le vignettage, deux écoles s’affrontent. Celle qui considère que, quoi qu’il arrive, un objectif ne doit pas vignetter. Celle qui considère au contraire que, parfois, un peu de vignettage, c’est sympa et ça donne même encore plus de sens à l’image.

J’aurais tendance à faire partie de la seconde, surtout lorsqu’il s’agit de portrait et que le vignettage permet de fermer l’image afin de focaliser l’attention du spectateur sur le sujet (plus ou moins central). Une application automatique très (trop?) efficace est appliquée par le Z 7, du vignettage demeure perceptible en JPEG jusqu’à f/2,8. En passant par les NEF, ce vignettage est bien visible de la pleine ouverture (f/1,8) jusqu’à f/4, s’estompe à f/5,6, puis disparaît complètement à f/8.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/15 sec. – f/1.8 – ISO 500

À vous de décider s’il s’agit d’un handicap. De mon côté, je suis satisfait que Nikon n’ait pas poussé trop loin les curseurs algorithmiques afin de préserver ce rendu si caractéristique des objectifs à portrait.

Performances optiques : déformation et distorsion

Par essence, un 85 mm se doit de légèrement déformer l’image : c’est d’ailleurs ce qui lui permet de rendre des visages un peu plus minces qu’ils ne le sont réellement afin de mieux coller aux canons esthétiques actuels.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/640 sec. – f/5 – ISO 64

De là à trancher s’il s’agit d’une bonne ou d’une mauvaise chose, c’est un autre débat philosophique et éthique. Ces considérations mises de côté, nous pouvons considérer qu’en termes de restitution géométrique, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est parfait et file droit, c’est le cas de le dire.

Rendu optique : profondeur de champ

Aaaaah, la partie la plus intéressante ! Forcément, en allongeant la focale et en maintenant une ouverture maximale à f/1,8, à vous les joies des faibles profondeurs de champ et du bokeh.

À ce petit jeu, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est naturellement avantagé par rapport au Nikkor Z 50 mm f/1,8 S. Idéal en portrait, il permet également de raconter des histoires en jouant sur la séparation des plans dans le cadre d’une utilisation en reportage.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/8.000 sec. – f/1.8 – ISO 100

Attention toutefois : la contrepartie est que pour être net sur toute votre image et pour avoir une profondeur de champ maximale il vous faudra fermer à f/11 et jusqu’à f/16 (l’ouverture minimale), ce qui ne sera pas sans conséquence sur le temps d’exposition ainsi que sur la diffraction, laquelle, surtout avec 45 Mp, entraînera une perte du piqué. On n’a rien sans rien.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.000 sec. – f/2.8 – ISO 1.250

D’un strict point de vue esthétique, le bokeh du Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est plutôt doux et neutre, quoiqu’un peu trop moderne à mon goût. Je lui préfère le côté onirique des AF-S Nikkor 105 mm f/1,4E ED et Samyang AF 85 mm f/1,4 F.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/60 sec. – f/2.8 – ISO 800

Notez cependant que ce 85 mm f/1,8 Z sait faire preuve d’une certaine douceur dans sa transition net/flou, ce qui n’est pas le cas de tous les objectifs modernes, cela atténue la dureté des images numériques. D’un naturel passe partout, son bokeh n’est cependant pas de ceux devant lesquels on s’extasie ou qui déclenchent un effet « waouh ! ».

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S peut vous intéresser si :

  • vous pratiquez assidûment le portrait avec un hybride Z,
  • vous cherchez un petit téléobjectif de reportage,
  • vous souhaitez compléter votre 35 mm f/1,8 S (ou votre 14-30 mm f/4 S),
  • vous souhaitez un équipement 100 % Nikkor Z sans passer par la bague FTZ.

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si :

  • vous avez une préférence pour les optiques à portrait veloutées.

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition sur le Flickr Nikon Passion :

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : les photos

Test Nikkor Z 85 mm f/1,8 S : ma conclusion

De toutes les focales fixes Nikkor Z de la séries S passées entre mes mains, ce Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est sans conteste mon préféré. Le plus joueur, grâce à son autofocus vif et sa séparation des plans facilitée par son aptitude à manier les faibles profondeurs de champs, il est aussi celui qui a le plus de personnalité.

Excellent pour du portrait moderne, très recommandable pour de la photographie de rue et du reportage, il se paye en plus le luxe d’être affiché à un tarif que je qualifierais presque de modéré, même s’il sera toujours possible de râler sur le fait que « il ne s’agit pas d’un f/1,4 ! » (les préjugés ont la vie dure).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.600 sec. – f/2 – ISO 64

S’il avait un défaut, ce seraient en fait trois défauts. Deux minimes : sa tendance au vignettage (facile à corriger) et son bokeh trop neutre. Un, en comparaison, majeur (mais pas tant que cela) : sa taille. Avec ses 10 cm de long sans le pare soleil (14 cm avec), il est loin d’être discret. Pour du portrait posé, rien de grave, mais pour de la photographie sur le vif, on a fait mieux. En plus, dans la besace, ça prend de la place.

Malgré son relatif encombrement visuel, ce 85 mm sait rester léger et très maniable avec ses 470 grammes. Parce qu’il faut bien lui trouver quelques défauts, dommage toutefois, et c’est une critique commune à tous les Nikkor Z de la série S (Noct-Nikkor mis à part) que sa bague de mise au point transmette aussi peu d’informations et qu’il ne profite pas d’une véritable bague de diaphragme, qui lui conférerait une mise en main premium à la hauteur de ses prestations.

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