nikonpassion.com

Page 1 / 1


Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : le roi du bokeh ?

Il inaugure le retour des grandes ouvertures dans la gamme d’objectifs Nikon NIKKOR. Il répond aux attentes des photographes désireux de jouer avec le flou d’arrière-plan. Il est utilisable en mise au point autofocus à l’inverse du NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S. Voici le test du NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S.

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : le roi du bokeh ?

cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …

Note: le couvre-feu m’ayant privé des sorties nocturnes, je ne peux vous présenter des photos faites dans ce conditions. J’ai compensé par plusieurs séries de photos faites en intérieur en basse lumière.

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : introduction

Initiée en 2018 avec trois objectifs seulement, les NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S et NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S, la gamme d’objectifs Nikon NIKKOR Z pour hybrides est désormais plus consistante. Même si elle n’égale pas encore la gamme d’objectifs pour reflex, elle répond aux besoins les plus courants, téléobjectifs et macro mis à part.

Le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S est arrivé en septembre 2020 pour proposer une alternative à grande ouverture aux nikonistes et montrer que les jaunes n’ont rien à envier à la concurrence.

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : 1/8.000 sec. – f/1.6 – 100 ISO

En ouverture f/1.8 au rayon focales fixes, du 20 mm au 85 mm vous avez le choix des armes. Oui mais … F/1.8 seulement me répondrez-vous si on laisse de côté le NIKKOR Z 58 mm f/0.95 à mise au point manuelle, le démonstrateur de la gamme.

Pourquoi cette ouverture limitée alors que la gamme reflex compte des objectifs ouvrant à f/1.4 ? Pour deux raisons principales.

La première est liée à la monture Z qui favorise la qualité d’image, en périphérie en particulier. L’excellence optique que l’on trouve dans les f/1.4 pour reflex est déjà supérieure dans les f/1.8 pour hybrides grâce à cette monture au diamètre généreux.

La seconde raison est le coût de fabrication, et le prix de vente, de ces optiques. Concevoir une optique ouvrant à f/1.2 suppose d’utiliser des lentilles de grand diamètre, plus lourdes, tout en assurant une mise au point rapide et précise. Cela demande un soin particulier à la fabrication, une motorisation AF capable de déplacer des lentilles de plus grande taille, plus lourdes. Le tarif grimpe.

Il était donc plus pertinent pour Nikon de proposer en priorité des focales fixes ouvrant à f/1.8.

Maintenant qu’elles sont disponibles, voici venir les optiques f/1.2. « Les » se résumant à ce seul NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S pour le moment (Avril 2021), mais je ne désespère pas de voir arriver un NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S un jour, les portraitistes seraient alors comblés.

Reste une dernière question : la différence de tarif, de poids et de taille entre ce NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S et le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S est-elle justifiée ? Si oui, pourquoi ? A qui cette grande ouverture s’adresse-t-elle ? Je vais m’efforcer de répondre à ces questions dans ce test du NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S.

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : imposant mais très doué

Présentation et contexte

Un Ev, un diaph, un stop, comme vous voulez. C’est l’écart qui sépare l’ouverture maximale de ce 50 mm f/1.2 de celle du 50 mm f/1.8. C’est 1/3 d’Ev en plus que l’écart entre f/1.8 et f/1.4.

Cela peut vous sembler bien peu, pourtant c’est une valeur de temps de pose en plus (ou en moins), un cran de sensibilité, et, surtout, une différence sensible de profondeur de champ.

Placez votre sujet à 3 mètres, et vous obtiendrez la profondeur de champ approximative suivante (capteur 24×36) :

  • à f/1.2 : 25 cm
  • à f/1.4 : 30 cm
  • à f/1.8 : 38 cm

13 cm entre le NIKKOR Z 50 mm f:1.8 s et le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S, sur un portrait c’est énorme. Cette faible profondeur de champ liée à l’ouverture f/1.2 est d’ailleurs une contrainte non négligeable à prendre en compte sur le terrain.

13 cm ce sont aussi de nouvelles perspectives pour les photographes désireux de soigner leurs arrière-plans, de jouer avec l’effet bokeh, de mettre leur sujet en valeur.

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

L’écran OLED, le bouton DISP de changement d’affichage et la touche personnalisable L-FN à gauche

L’autre intérêt du 50 mm f/1.2 est de vous permettre de travailler en très basse lumière en extérieur, pour la photo de nuit par exemple. Le confinement ne m’a pas permis de réaliser les photos de nuit habituelles en ville, mais je vous laisse apprécier le gain d’une valeur pleine de temps de pose, la nuit c’est énorme. 

Pour compléter le tableau, sachez que ce NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S propose une formule optique à 17 lentilles en 15 groupes (dont 2 lentilles en verre ED, 3 lentilles asphériques et des lentilles avec traitements nanocristal et ARNEO). Autant dire que les aberrations optiques, chromatiques et l’effet de flare ne seront pas les points les plus dérangeants.

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : 1/2.400 ème – f/1.2 – 100 ISO

Pour parler de ce qui peut vous fâcher, parlons du poids. Avec 1090 grammes, ce NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S est un poids lourd quand le f/1.8 ne pèse que 415 grammes et l’AF-S f/1,4 en gamme reflex … 280 grammes. Si vous comptez utiliser ce dernier sur un hybride Z, ajoutez toutefois les 145 grammes de la bague FTZ, et oubliez les performances optiques, ce f/1.4 marque le pas sur un Nikon Z.

Comparaison Nikon NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S vs. NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S

Comparaison Nikon NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S vs. NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S – source Camera Size

La taille de cet objectif est une autre contrainte. Il vous faudra accepter de transporter un volumineux et lourd 50 mm alors que la concurrence est bien plus raisonnable. Nous verrons plus bas que cette taille imposante a parfois quelques avantages non négligeables, ne tirons pas trop vite sur le Nikon.

Comparaison 50 mm f/1.2 Nikon, Canon, Sony

Comparaison 50 mm f/1.2 Nikon, Canon, Sony – source Camera Size

Enfin, autre sujet qui fâche, le tarif de ce NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S : 2.499 euros contre 600 euros pour la version f/1.8. C’est le même tarif que le Canon RF 50mm F1.2L USM tandis que le Sony 50 mm f/1.2 coute 200 euros de moins.

À qui se destine ce 50 mm f/1,2 ?

Les amateurs de portraits en plan large, de photo de mariage, mode, beauté et, de façon générale, de la focale 50 mm ont le choix entre un f/1.8 et un f/1.2 dans la gamme NIKKOR Z. Si le f/1.8 reste attirant de par sa compacité et ses performances, utiliser le NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S c’est entrer dans le monde fantastique des très grandes ouvertures, des flous d’arrière-plan au superbe dégradé, du bokeh sans aucun défaut en périphérie (pas d’onion ring). Du velours !

J’ajouterai à ces utilisations le reportage, l’urbain et la photo nature, des pratiques pour lesquelles bénéficier d’une très grande ouverture présente souvent un avantage, dès que la lumière baisse en particulier.

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : 1/30 ème – f/8 – 100 ISO

Qualité de construction

Que dire de plus sur ce NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S que je n’aurais pas dit lors des tests de focales fixes NIKKOR Z précédents ? La présentation est sobre, la finition mécanique exemplaire, la (très) large bague de mise au point facilite la prise en main. La protection aux intempéries est assurée par de nombreux joints d’étanchéité à l’intérieur de l’optique comme au niveau de la monture.

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

L’écran OLED typique des objectifs pros NIKKOR Z

L’absence de bague de diaphragme, comme sur toutes les optiques Nikon AF-S et Z, est compensée par la possibilité de personnaliser la bague du même nom. La touche L-Fn vous offre une seconde possibilité de personnalisation tandis que l’écran OLED commun aux optiques pros NIKKOR Z affiche, au choix et de façon alternative, la distance de mise au point, l’ouverture et la profondeur de champ (trop imprécise toutefois alors que c’est une donnée très sensible aux grandes ouvertures).

Cet écran est un confort supplémentaire si vous utilisez l’optique sur trépied, comme en vidéo. il s’avère toutefois peu utile en reportage à main levée, il ne m’a pas été indispensable mais pourra l’être pour vous selon vos usages.

Sachez enfin que les filtres utilisés devront mesurer 82 mm de diamètre contre 62 mm sur le 50 mm f/1,8.

Prise en main, stabilisation  et autofocus

Bien que son poids, sa taille et sa longueur soient conséquents, ce NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S propose une bonne prise en main, l’ensemble boîtier/objectif restant équilibré.

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Tenue en main de l’objectif, sa longueur s’avère parfois un avantage

La longueur de l’objectif s’avère parfois même un mal pour un bien puisque cela vous permet de placer votre main sous l’optique pour stabiliser encore un peu plus l’ensemble, ce que ne permettent pas les « petits » 50 mm.

La stabilisation du capteur des Z plein format fait son travail, autorisant des temps de pose de l’ordre de 1/25 ème de sec. sans risque de flou.

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : 1/25 ème – f/4 – 800 ISO

L’autofocus met en œuvre deux ensembles distincts, assurant une mise au point rapide et précise, et surtout silencieuse, ce que les vidéastes apprécieront. Rien de brutal, pas de va et vient intempestifs, c’est discret et efficace comme sur les autres optiques de la gamme Z. Rien à voir non plus avec la mise au point manuelle du NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S, dont la taille des lentilles prive l’utilisateur d’autofocus. Ici la taille des lentilles n’est pas un problème.

J’ai pu faire une série d’images à f/1.2 en AF-C zone automatique avec détection Eye-AF sur un sujet en mouvement rapide, toute la série est nette sans exception. Une belle performance.

Attention par contre à la profondeur de champ. Ne perdez pas de vue qu’à f/1.2 elle est réduite, décalez un tant soi peu le focus et votre sujet sera flou. Ce n’est pas l’objectif, c’est vous !

De même obtenir un portrait net suppose que vous ayez calculé la profondeur de champ et donc l’ouverture en fonction de la distance de mise au point pour que le bout du nez de votre sujet soit aussi net que celui de ses oreilles. A courte distance il faut être très précis.

Les trois photos ci-dessous, prises dans les mêmes conditions, vous montrent la variation de profondeur de champ entre f/1.2, f/1.4 et f/1.8 :

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : à f/1.2

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : à f/1.4

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : à f/1.8

Performances optiques : piqué, homogénéité et flare

Je l’ai dit dans le test du zoom NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S, évaluer la qualité d’image de ces optiques sur une série de photos reste un exercice délicat. Entre « tout est bon partout » et « que vais-je pouvoir lui reprocher », difficile de se prononcer. D’autant plus que le logiciel de visualisation des photos (Lightroom Classic dans mon cas) intègre les corrections logicielles incluses dans les fichiers RAW, et supprime au passage tout vignettage ou aberration optique et chromatique. L’apport de cette « photographie computationnelle » est bien réel.

Quoi qu’il en soit, dès la pleine ouverture, le centre est excellent, et le reste jusqu’à l’ouverture minimale. La périphérie de l’image est elle-aussi exempte de tout reproche, tandis que le vignettage est très visible à f/1.2 et f/1.4, il s’estompe à partir de f/1.8 pour disparaître ensuite.

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : 1/6.400 ème – f/1.2 – 100 ISO
corrections logicielles activées

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : 1/8.000 ème – f/1.2 – 100 ISO
corrections logicielles désactivées

Performances optiques : déformation, distorsion et bokeh

La distance minimale de mise au point de 45 cm est 5 cm plus longue que celle du 50 mm f/1.8. A f/1.2 la zone de netteté à pleine ouverture et à faible distante de mise au point est très limitée. Tant le piqué que l’absence d’aberrations optiques ne peuvent être évalués que dans la zone de netteté, cela rend l’exercice encore plus délicat.

A ouverture plus réduite, f/4 jusqu’à f/16 il est impossible de distinguer la moindre distorsion au centre comme en périphérie. Idem pour les aberrations chromatiques inexistantes quelle que soit la zone considérée, c’est sans doute le NIKKOR Z qui propose la meilleure qualité d’image de toute la gamme.

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : 1/6.400 ème – f/2 – 100 ISO

Ouvrant à f/1,2, ce NIKKOR Z 50 mm S est censé être le roi du bokeh, Nikon l’a de plus équipé d’un diaphragme électromagnétique circulaire à 9 lamelles, comme le 50 mm f/1.8. Mes images tests montrent un bokeh très doux, sans aucune déformation. Les portraitistes apprécieront, d’autant plus que le vignettage visible à pleine ouverture participe à fermer l’image.

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : 1/30 ème – f/1.2 – 1.600 ISO

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : 1/320 ème – f/1.2 – 1.600 ISO

Comme avec toute la gamme NIKKOR Z, la colorimétrie des images est neutre, trop parfois tant on aimerait profiter d’un rendu particulier « Nikon » que ne possèderaient pas d’autres optiques. Il vous faudra jouer avec le Picture Control et le post-traitement pour affiner le résultat selon vos goûts.

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : 1/5.000 ème – f/1.2 – 100 ISO

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : 1/125 ème – f/1.2 – 1.600 ISO

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : 1/160 ème – f/1.2 – 800 ISO

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : 1/8.000 ème – f/1.4 – 100 ISO – Picture Control monochrome

Test NIKKOR Z 50 mm : au final, c’est pour qui ?

Le NIKKOR  Z 50 mm f/1,2 S peut vous intéresser si :

  • vous souhaitez un 50 mm très lumineux,
  • vous cherchez le meilleur 50 mm Nikon pour hybride, exempt de distorsion,
  • vous souhaitez compléter votre zoom NIKKOR 24-70 mm f/2.8 S f/2.8 de la meilleure focale 50 mm du moment,
  • vous souhaitez un équipement 100 % NIKKOR Z sans passer par la bague FTZ et les optiques pour reflex à f/1.4,
  • vous êtes portraitiste ou photographe de mode.

Le NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un 50 mm compact (préférez alors le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S),
  • vous n’avez pas le budget pour ce f/1.2 S,
  • vous utilisez principalement les ouvertures comprises entre f/2.8 et f/11,
  • vous espérez une version f/1,4 plus accessible  (qui n’est pas encore prévue).

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : 1/8.000 ème – f/1.2 – 100 ISO

Toutes les photos de cet test en pleine définition sur le compte Flickr Nikon Passion, cliquez sur la photo ci-dessous :

Test NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S

Test NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S : ma conclusion

Les focales fixes NIKKOR Z de la série S sont imposantes, parfois lourdes et onéreuses, mais quel résultat !

Ce NIKKOR Z 50 mm f/1,2 S répondra aux plus exigeants des utilisateurs d’hybrides Nikon Z avec une qualité d’image de très haut niveau, une absence totale de distorsion et une belle homogénéité avec ses frères de gamme. Passer d’une optique à l’autre pendant une même séance ne vous handicapera en rien au post-traitement.

En revanche il faudra composer avec un vignettage visible à pleine ouverture, aisément corrigé en post-traitement si votre logiciel sait activer les corrections intégrées aux fichiers RAW, les JPG étant déjà corrigés par le boîtier à la prise de vue.

En termes de prestations, rien à dire donc, c’est un Nikon fait pour durer et vous apporter d’excellents résultats. Il complètera à merveille le plus polyvalent zoom NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S, en offrant une bien plus grande ouverture et une qualité d’image encore supérieure, ce n’est pas rien.

Très spécialisé, qu’il s’agisse de portrait ou de photos en basse lumière, ce 50 mm f/1.2 l’emporte largement sur le f/1.8, et à fortiori sur l’AF-S 50 mm f/1.4 pour reflex. Reste à accepter d’utiliser un objectif lourd et encombrant, ce qui peut s’avérer pénalisant en reportage. Toutefois, on ne se procure pas un f/1.2 sans savoir pourquoi, ses prestations l’emporteront au quotidien sur son encombrement.

En savoir plus sur la gamme Nikon NIKKOR Z sur le site Nikon

cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …


Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : le zoom grand angle ultime pour Nikon Z ?

Ce test Nikkor Z 14-24 mm f/2.8 S me permet de boucler la série de tests du trio de zooms pros f/2.8 pour hybrides Nikon Z.

Après avoir utilisé ce zoom sur un Nikon Z 6II pendant une semaine, je vous livre mes impressions sur cette optique grand-angle, ainsi que quelques éléments pour faire la différence avec l’excellent zoom NIKKOR Z 14-30 mm f/4 testé précédemment.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : le zoom grand angle ultime pour Nikon Z ?

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : contexte

Disposer d’un ensemble d’objectifs couvrant la plage focale 14 à 200 mm, proposant une grande ouverture et une qualité de construction à toute épreuve est le rêve de nombreux photographes.

Chez Nikon cette plage focale est couverte par un ensemble de trois objectifs pros depuis de nombreuses années. En monture F pour reflex, le trio 14-24 mm, 24-70 mm et 70-200 mm f/2.8, dans leur version AF-S, date de 2007 avec la première version du 24-70 mm f/2.8 AF-S.

Lors de l’annonce de la gamme hybride Nikon Z, il était évident que cette combinaison de zooms serait reproduite en monture Z. Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S est arrivé le premier en mars 2019, suivi du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S en janvier 2020 et du NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S en septembre 2020.

En parallèle de cette gamme f/2.8, Nikon adresse les besoins des amateurs et experts moins exigeants avec une série de zooms ouvrant à f/4. Un autre trio en puissance existe donc dans la gamme avec le NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S, le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S et, on peut le penser, un futur NIKKOR Z 70-200 mm f/4 S.

NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

F/2.8 contre f/4, vous êtes en droit de vous poser la question : la plus grande ouverture justifie-t-elle un investissement plus important ? Entre le NIKKOR Z 14-30 f/4 S et ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S, l’écart de tarif (prix public mars 2021) est de 1.350 euros.

Oui, pour le prix d’un 14-24 ouvrant à f/2.8 (2.699 euros) vous avez deux 14-30 ouvrant à f/4 (1.349 euros) ou plus probablement un 14-30 mm f/4 et un autre objectif (comme le très polyvalent NIKKOR Z 24-200 mm).

Alors ce zoom f/2.8, est-ce bien raisonnable ? Non. Et oui aussi. Tout dépend.

Parlons déjà de ce test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S avant d’en tirer une conclusion et de faire la comparaison qui s’impose.

Présentation

Vous pourriez penser qu’un zoom pro pour le format 24 x 36, ouvrant à f/2.8, c’est gros et lourd. Si les optiques pour le plein format ne peuvent avoir la compacité des optiques pour l’APS-C, Nikon a réussi son pari en donnant des mensurations raisonnables à son zoom grand angle pro. 

Celui-ci se différencie du 14-30 mm par son profil en V dû à sa lentille frontale de plus grand diamètre. Notez que celle-ci est presque plane et que l’objectif permet le montage de filtres, ce que le zoom AF-S NIKKOR 14-24 mm f/2.8G ED en monture F ne permet pas. Les paysagistes apprécieront.

NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Le NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S, s’il reprend le design sobre de la gamme NIKKOR Z, s’enrichit d’une touche L-Fn personnalisable, d’un écran de contrôle OLED (comme ses deux frères de gamme f/2.8) et de trois bagues (multifonction, zoom, mise au point) quand le modèle f/4 n’en compte que deux. Pouvoir ajuster la mise au point à l’aide d’une bague dédiée en vous aidant de la loupe dans le viseur est un avantage que ne permet donc pas le 14-30 (sauf à sacrifier le réglage de la bague multifonctions).

comparaison NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S vs. NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S

comparaison NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S vs. NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S

Monté sur un Nikon Z 6II (ou Z 7II), l’objectif ne fait pas « immense », il mesure pourtant 40 mm de plus que le 14-30 (124,5 mm au lieu de 85 mm). Son diamètre s’avère être le même (88,5 mm vs. 89 sur le 14-30).

Enfin, parce que votre dos vous le demande, sachez que ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S ne pèse « que » 165 grammes de plus que le 14-30 mm (650 gr. vs 485). Les longues randonnées en montagne vont être plus agréables qu’avec l’AF-S Nikon 14-24 mm f/2.8 pour reflex dont les mensurations (131,5 mm de long, 98 mm de diamètre et 1000 gr.) le feraient presque passer pour une enclume !

comparaison NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S vs. AF-S NIKKOR 14-24 mm f/2.8G ED

comparaison NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S vs. AF-S NIKKOR 14-24 mm f/2.8G ED

À qui se destine ce zoom 14-24 mm ?

La plage focale 14-24 mm intéresse les photographes recherchant un zoom grand angle polyvalent, capable de photographier des paysages, des bâtiments de grande taille, des groupes, des reportages. Comme le 24-70 alors ?

Oui, de par le côté polyvalent de l’objectif, sa construction robuste et ses performances optiques.

Non, car un 14 mm ne s’utilise pas comme un 24 mm. Les adeptes de l’ultra grand angle le savent, il faut être précautionneux à la prise de vue pour éviter les perspectives fuyantes, les premiers plans vides de toute présence, les ciels omniprésents, les horizons penchés et la sous-exposition fréquente des premiers plans quand le ciel est lumineux.

Acquérir le NIKKOR Z 14-24 mm f/2,8 S vous évitera d’investir dans le duo 20 mm + 24 mm (2.278 euros, en attendant un possible NIKKOR Z 14 mm) bien que ces derniers ouvrent à f/1.8.

Qualité de construction

Je ne serai pas très original en disant que ce zoom NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S respire la bonne mécanique. Des bagues fermes mais pas trop, silencieuses (pour la vidéo), une étanchéité par joints partout où l’humidité et les poussières peuvent pénétrer, une absence totale de jeu au niveau de la monture comme des trois bagues, une lentille frontale protégée et quasi plane.

C’est du Nikon Pro comme on l’aime (et pour le tarif, c’est mieux).

NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

La finition de cette gamme NIKKOR Z s’adapte à merveille à celle des boîtiers, la disparition des filets dorés n’est pas pour me déplaire et l’absence de toute texture sur le fût rend l’optique très sobre. Les goûts et les couleurs me direz-vous, mais j’aime cette sobriété.

La présence de la touche L-Fn (Lens Function) vous permet de personnaliser l’objectif en fonction de vos habitudes. Cette touche est idéalement positionnée pour être manœuvrée par le pouce gauche tandis que la paume de la même main supporte l’objectif.

Vous pourrez lui attribuer une des fonctions disponibles comme le mode de mesure, le bracketing, le verrouillage de l’exposition, le zoom électronique (pratique en mise au point manuelle).

La bague arrière, la plus fine, personnalisable, se paramètre de la même façon, je lui attribue la correction d’exposition par défaut comme pour toutes les optiques Z que j’utilise.

Pont à l'anglais - Vitry sur Seine

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 400 – 1/320 ème – f/16

Côté pare-soleils et filtres, c’est la fête puisque Nikon livre deux ensembles de pare-soleils et bouchons.

Le premier consiste en un pare-soleil de taille réduite Nikon HB-96 au revêtement interne en velours, avec son bouchon d’objectif Nikon LC-Z1424.

Le second consiste en un pare-soleil Nikon HB-97 dont la particularité est de permettre l’utilisation de filtres à vis de 112 mm. Par rapport au modèle AF-S pour reflex, l’utilisation des filtres est ainsi grandement facilitée. Le bouchon est l’énorme Nikon LC-K104.

Test NIKKOR Z 14-24 mm : Prise en main et ergonomie

Ce zoom tient bien en main, une fois calé dans la paume de votre main gauche il ne bouge plus et l’ensemble boîtier + objectif est très équilibré. Le poids contenu facilite le transport au bout du bras, je l’ai eu en main pendant trois heures lors d’une longue balade photo sans ressentir la moindre gène.

Si les deux bagues de zoom et de mise au point tombent bien sous les doigts, je ferais la même remarque que pour le 24-70 mm f/2.8 (et d’autres optiques Z), la bague multifonctions reste très proche de la monture et très souple. Trop, dans les deux cas. Elle tourne aisément lorsque je range le boîtier dans mon sac, et il me faut être très réactif pour recaler l’exposition à la volée puisque j’ai attribué la correction d’exposition à cette bague.

Cet inconvénient est certes compensé par le fait que je vois immédiatement la mauvaise exposition dans le viseur électronique, mais plus de fermeté pour cette bague ne serait pas pour me déplaire.

L’écran OLED de l’objectif autorise au choix l’affichage de la focale, de l’ouverture ou de la distance de mise au point. Ce rappel peut s’avérer pratique de nuit sur un Nikon Z 5 qui ne possède pas d’écran supérieur, ou si vous avez du mal à évaluer la distance de mise au point. Il ne s’avère toutefois pas indispensable, j’avoue ne pas l’avoir regardé au-delà des manipulations habituelles liées à ce test. 

Si vous trouvez cet écran trop peu lumineux, un appui long sur la touche DISP vous permet d’en régler la luminosité comme de l’éteindre, choisissez les mesures en pieds pour afficher la distance de mise au point dans cette unité plutôt qu’en mètre si c’est votre envie.

affichage de la distance de mise au point sur l'écran OLED du NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

affichage de la distance de mise au point sur l’écran OLED du NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Mise au point

Bonne nouvelle pour les adeptes des sujets rapprochés, la distance minimale de mise au point de ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S est de 28 cm pour toutes les focales. C’est la même valeur que pour le 14-30 mm, la version AF-S pour reflex est aussi calée à 28 cm mais sur la plage focale 18-24 mm uniquement. Avantage aux NIKKOR Z donc.

L’autofocus quant à lui reste aussi silencieux que sur les autres zooms NIKKOR Z, je n’ai constaté aucune erreur de mise au point lors du test, elle est rapide, précise et stable. Pouvoir positionner un collimateur sur l’ensemble du champ via le joystick ou un bref appui sur l’écran arrière est un avantage indéniable avec de telles focales. Les sujets très proches en bordure du cadre demandent une mise au point précise même si la grande profondeur de champ des courtes focales pourrait laisser penser le contraire.

En mode de suivi automatique, ce zoom se comporte très bien aussi, aidé il faut dire par une plage focale moins exigeante que celle du NIKKOR Z 70-200 mm f:2.8 S par exemple. Ouvrez à f/11 et à partir de quelques mètres « c’est net partout ».

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 1300 – 1/320 ème – f/16

Stabilisation

Ce zoom grand angle n’est pas stabilisé mais les Nikon Z plein format auxquels cette optique est destinée le sont. « Oui mais le 70-200 mm f/2.8 est stabilisé lui … » diront ceux qui ne jurent que par la stabilisation sur l’optique. C’est vrai mais avouez qu’à 200 mm le risque de flou de bougé n’est pas le même qu’à 14 ou 24 mm. De plus la très bonne montée en sensibilité des capteurs Z 6II, Z 7II et bientôt Nikon Z 9 évite de recourir à des temps de pose trop longs.

Stabiliser cette optique n’aurait donc eu comme conséquence que de l’alourdir et d’en augmenter le tarif qui est bien assez élevé comme ça.

Comme je l’ai déjà constaté avec d’autres zooms de la gamme NIKKOR Z, la stabilisation du capteur apporte une souplesse étonnante en basse lumière. Avec la même plage focale et un temps de pose long sur un reflex dont le miroir claque au déclenchement, le flou de bougé vous guette. Sur un hybride stabilisé, aucune question à vous poser. Ce zoom permet de descendre à 1/4 de seconde à main levée avec les précautions d’usage pour tenir le boîtier.

Stabilisation NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 100 – 1/4 sec. – f/20

Performances optiques : piqué, homogénéité et vignettage

J’utilise un Nikon Z 6II au quotidien et c’est sur ce boîtier de 24 Mp que j’ai fait ce test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S. Sachez que comme pour chaque objectif NIKKOR Z, les opticiens Nikon ont utilisé les capacités de communication entre le boîtier et l’objectif pour compléter par une correction logicielle les imperfections inévitables du système optique.

Cette correction logicielle est appliquée par le boîtier sur le JPG, à la prise de vue, et par le logiciel de traitement RAW au post-traitement (Nikon NX Studio ou les logiciels experts courants).

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/4.000 ème – f/2.8

Attention : n’allez pas penser pour autant que vous achetez un cul de bouteille corrigé par un algorithme logiciel, nous sommes ici en présence d’une optique dont les qualités optiques pures sont de très haut niveau. Le surplus de correction apporté par le logiciel interne permet de pousser un cran plus loin la qualité d’image, et surtout d’adapter la correction en fonction du boîtier et des réglages de prise de vue (focale, ouverture). Pour le prix (je me répète), il est rassurant de savoir que la formule optique excelle et que le logiciel ne fait pas tout.

Le Nikkor Z 14-24 mm f/2,8 S est très bon. Excellent même. Partout. A toutes les focales. Même dès f/2,8. Du centre au bord.

Bis repetita après ce qui a été dit à propos du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S. Il en devient difficile de trouver des défauts à ces objectifs et ce type de test atteint ses limites.

Ce zoom vous donnera de très bons résultats dès f/2.8, ils seront encore meilleurs à partir de f/4 pour atteindre des valeurs impressionnantes entre f/8 et f/11. Les plus difficiles prendront leur loupe pour chercher les défauts sur un tirage grand format, et bien qu’ils en trouvent toujours, il faudra bien chercher.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/2.500 ème – f/2.8

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 640 – 1/320 ème – f/22

Performances optiques : déformation et vignettage

La déformation d’image et la distorsion sur un grand angle sont monnaie courante. Ces courtes focales déforment souvent les images en périphérie, les distordent aussi parfois.

Avec ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S, une déformation en barillet est visible à 14 mm, elle disparait quasiment à 16 mm et à partir de 20 mm on n’en parle plus. Quelle que soit l’ouverture, même à f/2.8, cette optique est donc déjà très bonne sans aucune correction logicielle. C’est une première performance.

Si de plus vous prenez la peine d’activer la correction d’objectif dans votre logiciel photo (elle l’est par défaut dans certains dont Lightroom), cette correction que Nikon calcule pour vous et associe aux fichiers RAW, alors oubliez la déformation d’image dès 14 mm. C’est quasi parfait et seul un passage au banc optique permettra de trouver un défaut à cette optique dans ces conditions.

Les fichiers JPG tiennent compte de cette correction logicielle, si vous préférez ajuster le résultat manuellement préférez le RAW au JPG.

Rebelote avec le vignettage, visible à f/2.8 et 14 mm sans correction, il disparaît totalement dès f/5.6. La correction logicielle fait là-aussi son travail en supprimant tout vignettage dès f/2.8, le résultat est harmonieux avec une périphérie d’image qui ne souffre d’aucune différence de tonalité dans ces conditions.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 360 – 1/320 ème – f/16

Performances optiques : aberrations chromatiques et rendu des couleurs

C’était déjà le cas sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S, c’est la même chose ici : aberrations chromatiques ? Nada. Rien.

La performance est telle que j’ai du fouiller mes images pour tenter de trouver un début de quelque chose qui pourrait ressembler à une aberration pour vous dire que quand même, sous certaines conditions, on pourrait peut-être dire que … Mais non. C’est désespérant, je n’ai rien trouvé sur les JPG comme sur les NEF.

Un mot de plus pour vous parler du flare. Cet effet disgracieux avec certaines optiques est ici géré de main de maîtres (opticiens) et je ne saurais dire si c’est le traitement Arneo, ou le nanocrystal, ou la formule optique, ou un peu des trois. Le résultat c’est que vous allez courir après les effets du soleil dans les branches parce que … c’est beau.

Sachez que je suis joueur, j’ai pris ces photos sans pare-soleil, je vous laisse mettre le vôtre et en profiter encore un peu plus.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 360 – 1/320 ème – f/11

Le rendu des couleurs est en phase avec ce que l’on connaît de cette gamme NIKKOR Z, un rendu neutre, des jaunes bien moins présents que ce que j’obtenais avec la gamme reflex (mais pas avec le même boîtier). La colorimétrie de ces images est bien sûr fonction du Picture Control que vous allez utiliser, en JPG comme en NEF au post-traitement, mais soyez assurer que vous n’aurez pas à basculer dans l’onglet Couleurs de votre logiciel pour supprimer les dominantes.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/800 ème – f/8

En photo urbaine j’apprécie un rendu neutre dans les ombres, je n’ai ainsi pas à traiter ces zones. Ce zoom NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S réussit à garder leur neutralité de teinte aux zones sombres alors qu’une grande zone de la photo présente une forte dominante (le bleu du ciel par exemple).

Franchement, et avec un brin d’attachement pour cette gamme, je ne le nie pas, c’est beau, c’est bon et ça fait plaisir.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 22 mm – ISO 100 – 1/400 ème – f/8

Rendu optique : profondeur de champ

Certes, une faible profondeur de champ à 14 ou 20 mm pour photographier des paysages n’est pas votre envie première. Vous voulez que tout soit net. Mais tout le monde n’utilise pas un tel zoom que pour le paysage. C’est mon cas, et j’apprécie de pouvoir jouer sur l’ouverture, même à 14 mm, pour bénéficier d’un joli flou d’arrière-plan. Je n’ai pas été déçu.

Quelle que soit la focale, non seulement le flou est agréable et délicat, mais il apparaît de plus avec une très belle progressivité, sans montrer de cassure franche entre les zones nettes et les zones moins nettes. Le diaphragme circulaire électro-magnétique à neuf lamelles (sept sur le NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S) participe au résultat.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/5.000 ème – f/2.8

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Le NIKKOR Z 14-24 mm f/2,8 S peut vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un grand angle polyvalent, lumineux, avec des performances élevées,
  • vous tenez à disposer d’un zoom f/2.8 parce que le trio f/2.8 et vous, ça ne fait qu’un,
  • vous êtes frustré par l’absence de bague de mise au point sur le NIKKOR Z  14-30 mm f/4 S,
  • vous voulez personnaliser autant que faire se peut votre objectif,
  • vous voulez alléger votre ensemble reflex FX + 14-24 mm f/2,8 AF-S et gagner en qualité d’image et en encombrement,
  • vous voulez utiliser des filtres sans être bloqué par la lentille frontale bombée du modèle AF-S pour reflex (avec bague FTZ),
  • vous désirez un zoom grand angle compact Nikon moins encombrant que la version en monture F couplé à la bague FTZ,
  • vous n’êtes pas attiré par les focales 28 et 30 mm (ou vous avez déjà un 24-70 mm f/2.8 pour cela),
  • vous pratiquez la photographie en faible lumière et avez besoin du surcroît de luminosité d’un f/2,8.

Le NIKKOR Z 14-24 mm f/2,8 S va moins vous intéresser si :

  • 2.699 euros ça se justifie par le plaisir de photographier (qui n’a pas de prix) ou par des commandes, et vous avez beaucoup moins des deux depuis quelques mois,
  • vous continuez à utiliser un reflex en parallèle de votre hybride et la version à monture F est compatible avec les deux,
  • vous pensez que le mieux est l’ennemi du bien, et que le 14-30 f/4 est loin de démériter face à ce f/2.8.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 320 – 1/320 ème – f/16

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2,8 S : ma conclusion

Les tests se suivent et se ressemblent dans cette gamme NIKKOR Z et je vous avoue qu’il faut aller chercher les détails tellement loin pour mettre un point particulier en avant que l’exercice devient difficile.

C’est bon, très bon, très très bon. Et ce n’est pas le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S qui devrait faire l’objet du prochain test qui va remettre cela en cause. Alors quelle conclusion tirer d’un tel test, effectué « dans les conditions du direct », sans mur de brique ni passage au banc ?

La conclusion qui s’impose est que ce zoom grand angle est encore supérieur au 14-30 mm f/4 déjà excellent.

Le zoom NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S est au niveau du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S, et ce n’est pas rien.

Ce zoom grand angle f/2,8 peut vous inciter à lui seul à passer à l’hybride si vous êtes adepte de la photographie de paysage.

Sa conception optique est exceptionnelle (piqué, absence d’aberrations chromatiques, colorimétrie, traitement contre le flare, conception de la lentille frontale). Sa conception mécanique est du même niveau, c’est la force tranquille à laquelle Nikon nous a habitués depuis quelques décennies.

Enfin le plaisir que vous prendrez à le prendre en mains et l’utiliser sera sans commune mesure avec celui que vous prendriez avec un zoom pour reflex couplé à la bague FTZ.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/400 ème – f/8

Nikon a mis les petits plats dans les grands : écran OLED, trois bagues dont une personnalisable, une touche de fonction également personnalisable et double système de pare-soleil, c’est rare !

Oui mais voilà. Le principal concurrent de ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S n’est pas à chercher dans les gammes des opticiens indépendants, inexistantes en monture Z (qu’attendent-ils ?) mais bien dans la gamme Nikon.

Il s’appelle NIKKOR Z 14-30 mm f/4 et coûte deux fois moins cher sans être à la traîne  en performances pures. Seule l’ergonomie est en retrait.

Il vous faudra donc accepter de débourser près de 1.350 euros supplémentaires pour profiter de ce f/2.8 et ce n’est pas rien. L’écart est encore plus grand qu’entre les NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S et f/4 (1.200 euros) bien différents en taille et encombrement par contre.

Je conclurai donc ce test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S en vous disant que si vous cherchez le meilleur zoom grand angle pour Nikon Z du moment, le plus capable et ergonomique, Nikon l’a fait. Quant à moi je vais rendre avec regret mon exemplaire de test …

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique


Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : il frôle la perfection

Après quelques jours passés sur le terrain pour vous proposer ce test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, je partage mon avis et quelques images réalisées avec le zoom téléobjectif à grande ouverture constante de la gamme NIKKOR Z.

Cet objectif était très attendu et pour cause : la monture Z nous a habitués à des performances excellentes, c’est le seul téléobjectif Z natif dans la gamme en attendant le NIKKOR Z 200-600 mm, sa grande ouverture constante f/2.8 ravit les portraitistes comme les photographes de sport, de même que les vidéastes et cinéastes qui voient là une belle alternative aux coûteuses optiques cinéma.

Qu’en est-il en pratique ? Voici ce que j’en pense après ce test en situation réelle de prise de vue sur un Nikon Z 6 série 1.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : il frôle la perfection

Cet objectif au meilleur prix chez miss Numerique

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : contexte

Tester une telle optique pro dans des conditions suffisamment pertinentes pour en tirer un verdict tout aussi pertinent n’est pas chose aisée (lire « il manquera toujours une photo bien précise pour illustrer un point bien précis).

Tous les téléobjectifs récents à ouverture f/2.8 sont excellents, qu’ils soient proposés par Nikon en monture reflex ou par les opticiens indépendants tels Tamron et Sigma (voir la liste complète des objectifs NIKKOR Z).

Tous les NIKKOR Z sont excellents, y compris le récent NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR.

Difficile donc de chercher la petite bête sauf à passer l’objectif sur un banc de test optique, ce qui n’est pas le but d’un test terrain. Je préfère l’utiliser en conditions réelles et vous dire ce que j’en ai pensé.

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est annoncé par Nikon comme le « meilleur des meilleurs » de sa catégorie, pensé pour le grand diamètre de la monture Z et les particularités de l’hybride (voir la présentation officielle).

J’ai donc pris quelques jours pour m’évader avec lui et profiter du vent, du sable, des éclaircies et des orages (!) de la plage de Berck. Je l’ai aussi utilisé en ville pour des séances de portraits urbains. Deux situations qui m’ont permis de me faire un avis sur la qualité d’image, mais aussi et surtout sur la facilité d’utilisation de ce zoom, son encombrement, son poids, ses performances globales.

Présentation

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est le dernier né d’une longue lignée de zooms téléobjectifs à ouverture f/2.8 chez Nikon. Le premier AI-S Nikkor 80-200 mm f/2.8 est apparu en 1978, suivi de plusieurs 80-200 manuels et autofocus, puis des trois AF-S 70-200 mm f/2.8 dont l’actuel Nikon AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8E FL ED VR.

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est dédié à la monture Z et ne se montera pas sur votre reflex en monture F. Il a plusieurs particularités dont une distance de mise au point minimale de 0,5 m à 70 mm et 1 m à 200 mm (1,1 m partout pour le modèle AF-S).

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : l’objectif sur Nikon Z 6

Conçu par les opticiens Nikon pour offrir la meilleure qualité d’image possible, ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S n’est ni plus léger ni plus compact que le précédent AF-S, avec une longueur de 220 mm (202 mm pour l’AF-S) et un poids de 1.437 gr. (1.425 pour l’AF-S).

Notez toutefois que la version AF-S montée sur un hybride Nikon Z impose l’utilisation de la bague FTZ qui ajoute quelques cm et grammes à l’ensemble. Match nul au final, la différence en encombrement et poids ne sera pas sensible.

Comparaison NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 vs. AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8

Comparaison NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 en haut
vs. AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VR II en bas

Prendre en main le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S c’est retrouver les caractéristiques d’un NIKKOR Z :  un design identique à l’ensemble de la gamme NIKKOR Z, une sobriété propre à Nikon,  de nombreux contrôles à accès direct (touches de fonction, écran OLED, commutateurs).

Pas de comparaison possible avec le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 testé en même temps, nous sommes bien en présence d’un objectif pro quand le 24-200 mm est plus orienté grand public (ce dernier n’est pas siglé S).

Ne voyez pas dans le fait que ce téléobjectif soit fabriqué en Thaïlande le signe d’une qualité de construction moindre, les standards Nikon sont les même quel que soit le pays. Délocaliser la production permet par contre à la marque de réduire les aléas liés aux événements climatiques et industriels au Japon.

À qui se destine ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S ?

Depuis que les zooms à ouverture f/2.8 existent, ils font le bonheur des portraitistes qui adorent leur plage focale couplée à une grande ouverture favorisant le bokeh. La transition net-flou est progressive, le piqué de l’image excellent.

Les photographes de sport et d’action apprécient le 70-200 mm f/2.8 pour son rapport « plage focale/encombrement ». Loin d’être aussi imposant qu’un 400 ou 500 mm, ni aussi lourd et surtout aussi cher, le 70-200 mm f/2.8 s’accommode très bien d’un convertisseur de focale Nikon TC-14x ou TC-20x, le TC-20x fait de lui un 140-400 mm f/5.6.

Le zoom idéal pour tous les jours quand on est photographe de sport, plus performant et compact que les 150-600 mm dont l’ouverture maximale est inférieure.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/2000 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
Appréciez la finesse des grains de sable près de la roue (sur la version en pleine définition, voir plus bas)

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S ne se limite pas à ces deux pratiques, il vous servira chaque fois que vous avez besoin d’un téléobjectif capable de produire des images de grande qualité y compris quand la lumière manque. Comparez-le au NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 et vous verrez que la différence de 2 Ev 1/3 d’ouverture à 200 mm (f.2.8 vs. f/6.3) fait la différence. A 70 mm c’est encore 1 Ev 1/3 à son actif.

Complétant la trilogie des zooms pros à grande ouverture, ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S devrait donc rejoindre les NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S et NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S dans le sac de ceux qui peuvent s’offrir le trio.

Qualité de construction

Vous attendez d’un zoom pro qu’il ne faiblisse jamais sur le terrain, qu’il résiste à tous les environnements, qu’il vous accompagne sur la durée. Nikon a bien fait les choses une nouvelle fois, mêlant habilement ce qui a fait le succès des précédents 80-200 et 70-200 mm f/2.8 en version F et la construction moderne des NIKKOR Z.

Collier de pied, fixation du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Collier de pied démontable du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S
Notez les touches L-Fn2 entre les deux bagues

Joints d’étanchéité, alliage de magnésium, commutateurs regroupés près de la monture,  écran de rappel OLED, collier de pied démontable, tout sent bon une construction à laquelle la marque japonaise nous a habitués. Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est aussi bien construit que l’AF-S 70-200 mm f/2.8E FL ED VR dont la robustesse ne souffre d’aucune critique.

Prise en main

Un 70-200 mm f/2.8 demande de l’attention. Pourvu de nombreux contrôles sur le fût (deux boutons de fonction, trois bagues, un écran de rappel, deux commutateurs), il vous faut prendre le temps d’associer les bons réglages aux bons contrôles pour que l’objectif réponde à vos attentes.

Le commutateur A-M propose une position A (autofocus) avec retouche manuelle du point avec la bague de mise au point. La position M permet la mise au point manuelle assistée du focus peaking dans le viseur des Z.

Le commutateur Full / ∞ – 5m délimite la plage de distance sur laquelle l’autofocus va travailler. Calée sur Full par défaut, l’autofocus assure la mise au point de la distance minimale à l’infini. Sur la position ∞ – 5m la détection AF est assurée de 5 m à l’infini uniquement afin d’éviter à l’autofocus de se caler sur un sujet trop proche qui entrerait dans le champ bien que n’étant pas votre sujet.

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S lentille frontale

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : la première bague … n’en est pas une
Juste derrière se trouve la large bague de zoom

La fausse bague frontale est en fait un élément facilitateur de la prise en main, il ne tourne pas mais permet de mieux tenir l’objectif si vous appréciez la position main en avant.

La plus large des deux vraies bagues, située sur le devant de l’optique, est la bague de zoom. Sa position en avant de la bague de mise au point fait toujours débat depuis la sortie du modèle AF-S 70-200 mm f/2.8E FL ED VR.

J’avoue préférer sa position initiale, au plus près du boîtier, car c’est la bague que je tourne le plus souvent et je la prends ainsi mieux en main. C’est personnel, vous trouverez autant de gens préférant la position actuelle.

La bague de mise au point n’appelle pas de commentaire, comme la bague de zoom elle est ajustée à la perfection, le mouvement n’a aucun jeu, c’est précis, rapide, agréable, pro.

La troisième bague est la bague personnalisable, plus proche du boîtier, dont nous avons l’habitude sur les NIKKOR Z. Attribuez-lui le réglage de votre choix (la correction d’exposition en ce qui me concerne).

Commandes du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Commandes du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Le tableau de bord du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S ne serait pas complet sans les touches de fonction.

L-Fn autorise le choix d’un premier réglage personnalisé (depuis le menu du boîtier) tandis que les 4 boutons L-Fn2 situés autour de la bague de zoom assurent tous le même réglage : vous attribuez par exemple le réglage de Focus-Lock dans les menus à cette touche Fn2 et chacun des 4 boutons répercute ce réglage. Situés de façon concentrique autour de l’objectif, ils vous permettent d’avoir toujours un contrôle du bout du doigt quelle que soit la position de votre main.

Afficheur OLED du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Afficheur OLED du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : focale, ouverture, distance de mise au point

Enfin, tout comme sur les autres NIKKOR Z f/2.8, l’écran OLED sur l’objectif vous renvoie la valeur de focale, d’ouverture ou de distance de mise au point sélectionnée, faites votre choix. Cet écran vous évite d’avoir recours à l’écran supérieur des Z 6 et Z 7, ou l’écran arrière du Z 5 dépourvu d’écran supérieur.

En pratique l’ensemble est assez déroutant de prime abord si vous n’avez jamais utilisé un zoom téléobjectif f/2.8 mais vous en prendrez vite l’habitude ! Les utilisateurs des versions AF-S seront en terrain de connaissance.

Enfin l’objectif ne s’allonge pas lorsque vous passez de 70 à 200 mm, une caractéristique des modèles Nikon f/2.8. Ceci lui permet de garder le même encombrement, de ne pas modifier la distance lentille frontale/sujet, d’être plus étanche.

Autofocus

Vous vous doutez que c’est là où l’on attend ce zoom car qui dit téléobjectif f/2.8 dit :

  • sport et action, donc mise au point rapide et précise,
  • portrait donc mise au point précise et stable.

A la différence des versions AF-S pour reflex, ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S s’en remet en grande partie au module autofocus du boîtier, tout en proposant une motorisation multi-groupes apparue sur les optiques de la série Z.

Cette motorisation met en œuvre deux unités de moteurs pas à pas synchronisées, dans l’objectif, afin de garantir une grande précision et une vitesse de calage très rapide.

Doubler la motorisation permet de déplacer plus vite des lentilles plus lourdes et nombreuses que dans une focale fixe comme le NIKKOR Z 24 mm f/1.8 S. L’autofocus multi-groupes est de plus très silencieux, ce que les vidéastes apprécieront.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/4000 ème sec. – f/2.8 – 110 mm
Bien que les conditions ne soient pas très difficiles ici,
l’AF assure, la version pleine définition montre la précision de la mise au point

La distance de mise au point minimale de 0,5 m à 70 mm et 1 m à 200 mm est obtenue en réduisant la distance focale réelle aux courtes distances (pas à l’infini), ce qui diffère du focus breathing (voir plus bas).

Stabilisation

Pourquoi faire un zoom téléobjectif stabilisé alors que les Nikon Z ont un capteur stabilisé ?

Pour deux raisons :

  • tous les Nikon Z n’ont pas un capteur stabilisé, le Z 50 par exemple en APS-C, et même si ce boîtier n’est pas le boîtier idéal avec un 70-200 mm f/2.8, rien ne permet de dire aujourd’hui si d’autres Nikon Z arriveront sans stabilisation interne plus tard,
  • la stabilisation optique dans l’objectif, pour un téléobjectif, est plus efficace que la stabilisation du capteur, et ce type d’objectif ne peut souffrir d’une stabilisation moyenne.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/2000 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
La réactivité de l’autofocus (sur un Z 6 série 1) est excellente

Les 5,5 Ev promis par Nikon sont au rendez-vous. Sans avoir fait une mesure scientifique, j’ai pu obtenir des images parfaitement nettes avec des temps de pose très longs pour un tel zoom. Prenez le temps de trouver vos limites (distance de mise au point, focale, bougé du photographe influent) et vous obtiendrez des résultats excellents.

Je vous rappelle la combinaison à connaître selon votre Nikon Z et votre objectif pour savoir qui stabilise quoi :

Nikon Z 5 / Z 6 / Z 7 séries 1 et 2

  • avec objectif NIKKOR Z non VR : stabilisation 5 axes capteur
  • avec objectif NIKKOR Z VR : stabilisation 5 axes capteur et objectif

Nikon Z 50

  • avec objectif NIKKOR Z non VR : pas de stabilisation
  • avec objectif NIKKOR Z VR : stabilisation 2 axes (objectif, lacet et tangage)

Sur le Nikon Z 6 j’ai donc pu bénéficier d’une stabilisation 5 axes couplant la stabilisation VR de l’objectif et la stabilisation capteur (soit 2 + 3 axes).

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/6400 ème sec. – f/2.8 – 165 mm
A f/2.8 toutes les idées sont autorisées en matière de mise au point

Performances optiques : piqué, homogénéité, vignettage, distorsion

Les précédentes versions des zooms 70-200 mm f/2.8 Nikon mettaient la barre très haut. Les objectifs NIKKOR Z la mettent  plus haut que les objectifs NIKKOR F. En toute logique, ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S ne dénote pas, c’est du tout bon : net, piqué et sans distorsion !

Difficile de prendre ce zoom en défaut, d’autant plus que les Nikon Z corrigent les défauts optiques sur les images faites en JPG. En clair : zéro distorsion visible en JPG.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/2500 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
Notez la progression du flou en avant-plan vers la zone de netteté et juste après

En RAW la correction est appliquée par défaut avec les logiciels Nikon, il vous faudra l’activer si vous utilisez un logiciel tiers,  ils ne le font pas tous (Lightroom le fait).

A f/2.8, pleine ouverture où le vignettage est visible avec le NIKKOR Z 24-200 mm à f/4 par exemple, point de vignettage avec ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S. Inutile de fermer d’un stop ou deux, c’est bon dès f/2.8 et ça le reste.

Performances optiques : aberrations chromatiques, flare

Il semble que les diverses précautions de construction et d’ajustement des éléments internes comme externes (arrières en particulier) choisies par les opticiens Nikon payent.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/2500 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
Chaque grain de sable est visible (sur la version pleine définition)

Bien que les conditions de prise de vue sur la plage de Berck soient difficiles, avec des périodes de fort ensoleillement et des photos faites face au soleil, je n’ai constaté aucun flare sur mes images. Le pare soleil est évidemment indispensable, ne serait-ce que pour protéger la lentille frontale du sable et de la pluie mais c’est une utilisation habituelle avec ce type de zoom.

Je n’ai pas non plus constaté l’apparition de franges vertes ou violettes sur mes images RAW, c’est aussi bon que sur les JPG corrigés par le boîtier.

Rendu optique : profondeur de champ

Il y a quelque chose de magique à utiliser un téléobjectif f/2.8, le plaisir déjà, mais aussi le résultat.

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S offre un flou d’arrière-plan des plus agréables. Si vous n’avez jamais essayé, filez faire le test chez votre revendeur. La transition net-flou est progressive, le flou est agréable, la douceur qui se dégage de ces images est particulière, la différence avec un objectif à ouverture maximale moins importante vous saute aux yeux.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S- ISP 100 – 1/3200 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
Comptez les mailles du bonnet …

Je mentirais en disant que ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est « bien plus performant » que les versions AF-S, mais force est de constater qu’il frôle la perfection et que la qualité des images produites est très grande, équivalente à ce que vous pouvez obtenir avec les autres NIKKOR Z f/2.8. Associez des photos faites avec ces trois optiques, l’homogénéité est garantie.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/2500 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
Comment isoler un sujet avec une grande ouverture

Rendu optique : focus breathing

Le focus breathing désigne le changement de taille de l’image lorsque la mise au point varie, à focale constante. C’est un effet observé sur la plupart des objectifs.

Cet effet dérange en particulier les vidéastes qui n’apprécient pas que la taille de leurs sujets varie lorsqu’ils ajustent la netteté, ce qui se fait couramment au cinéma lors du passage d’un acteur à l’autre sur un même plan.

Vous trouverez des tests montrant que la taille du sujet diminue légèrement à 70 et 85 mm lorsque la mise au point est plus proche,  qu’elle ne varie pas à 105 mm et qu’elle est légèrement supérieure à partir de 135 mm.

Je ne l’ai pas constaté sur mes images, mais je n’ai pas tous les éléments techniques de comparaison pour valider cette différence. Un passage au banc optique s’impose, ce n’est pas le but de mes tests terrain.

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test Nikkor Z 70-200 mm f/2,8 VR S : mon avis

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est bien né, il reprend les spécificités d’une gamme NIKKOR Z qui a su démontrer sa pertinence et ses qualités.

Les performances sont excellentes, la construction est au niveau, la finition aussi.

Est-ce pour autant un 20/20 ? Pas tout à fait.

La note finale souffre d’un tarif public de 2.799 euros qui met cet objectif hors de portée de nombreuses bourses.

Les photographes professionnels, fervents utilisateurs de 70-200 mm f/2.8, devront débourser 2.799 euros alors que la profession est en pleine crise. Les amateurs devront casser leur tirelire pour s’offrir ce téléobjectif Z natif s’ils ne veulent pas du plus limité NIKKOR Z 24-200 mm VR.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/4000 ème sec. – f/2.8 – 200 mm

L’objectif en lui-même n’a rien à se reprocher, il satisfera les plus exigeants, c’est son positionnement qui reste ambigu.

En l’absence d’une version 70-200 mm f/4 plus accessible, ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S reste concurrencé par les versions AF-S de la marque, dont les performances sont toujours de très haut niveau. Avec ces versions en monture F, l’impact de la bague FTZ est moindre (encombrement, poids) que pour les plus courtes focales.

En matière de mise au point, sujet qui fait débat avec les hybrides, chacun y va de son protocole de test, prudence donc. Le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S s’avère plus simple à gérer pour le boîtier avec une motorisation autofocus dédiée alors que le couple AF-S + FTZ peut présenter quelques lenteurs selon la distance de mise au point, la focale et les conditions de lumière. En outre le temps d’initialisation de l’ordre d’une seconde imposé par la bague FTZ n’existe pas avec cette version Z native.

Le Nikkor Z 70-200 mm f/2,8 VR S peut vous intéresser si :

  • vous n’avez pas de 70-200 mm f/2.8 en monture F,
  • vous voulez un 70-200 mm natif monture Z sans obligation d’utiliser la bague FTZ,
  • vous voulez un AF très véloce,
  • le budget n’est pas un problème.

Le Nikkor Z 70-200 mm f/2,8 VR S va moins vous intéresser si :

  • vous avez déjà un AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VR II ou E FL ED VR,
  • vous avez déjà le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR,
  • vous cherchez une optique peu encombrante et légère,
  • vous n’avez pas le budget.

En savoir plus sur cet objectif sur le site Nikon

Cet objectif au meilleur prix chez miss Numerique


Test Nikkor Z 24-200 mm f/4-6.3 VR : le megazoom pour hybrides tient-il ses promesses ?

A la lecture de ce test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, vous allez découvrir ce qu’un megazoom conçu pour la monture Z peut offrir en polyvalence et performances sur un hybride Nikon.

Ce zoom à plage focale étendue, bien que n’entrant pas dans la gamme S-Line NIKKOR Z, a t-il un intérêt pour vous ? Peut-il être votre compagnon au quotidien ? Je m’efforce de répondre à ces questions et vous propose une série d’images réalisées en conditions réelles sur le terrain avec un Nikon Z 6.

Test Nikkor Z 24-200 mm f/4-6.3 VR : le megazoom pour hybrides tient-il ses promesses ?

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR : contexte

2020, un premier confinement, à peine l’été pour souffler, et un second confinement nous prive à nouveau de sorties.  Difficile de caser des journées de prise de vue pour partager avec vous mes tests des optiques NIKKOR Z récentes. Aussi, avant d’être limité à 1 km et 1 heure,  j’ai pris quelques jours en bord de mer pour mener à bien ce test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR (celui du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S fait en parallèle arrive bientôt).

J’ai utilisé le Nikon Z 6 qui m’accompagne au quotidien, le Z 6 II n’est pas encore disponible et cela ne remet pas en cause l’intérêt du test.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR sur Nikon Z 6 en position 24 mm

Vous connaissez ma réserve habituelle quand il s’agit de parler d’un zoom à plage focale étendue (ou megazoom). J’ai pour habitude de dire qu’ils sont bons partout mais excellents nulle part, qu’ils nous facilitent la vie en nous évitant de changer d’objectifs mais nous privent aussi de faire les efforts de cadrage et composition nécessaires à une pratique photo plus créative.

Utilisateur du zoom NIKKOR Z 24-70 mm f/4 de façon quasi-exclusive, ce NIKKOR Z aurait-il quelques atouts pour me faire changer d’avis ?

Présentation

Le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR est un zoom conçu pour la monture Nikon Z équipant les hybrides plein format et APS-C de la marque, à ce jour les Z 5, Z 6 et Z 7 séries 1 et 2 et le Z 50 (voir la présentation complète). Objectif plein format par définition, sa plage focale équivaut à 36-300 mm sur un hybride APS-C comme le Nikon Z 50.

NIKKOR Z 24-200 mm

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR sur Nikon Z 6 à 24 mm et 200 mm

L’ouverture maximale varie de f/4 à 24 mm à f/6.3 à 200 mm. Le tableau ci-dessous vous donne les variations d’ouverture maximale en fonction de la focale :

  • 24 mm : f/4
  • 35 mm : f/4.8
  • 50 mm :  f/5.6
  • 70 mm : f/6
  • 105 mm :  f/6.3
  • 135 mm :  f/6.3
  • 200 mm :  f/6.3

A la différence d’un zoom NIKKOR Z 24-70 mm dont l’ouverture reste constante à f/4 ou f/2.8 selon le modèle, ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR est donc vite limité en ouverture. Il n’est f/4 qu’à 24 mm, f/6.3 dès 70 mm tandis que le « petit » 24-70 est encore f/4 à cette focale.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR sur Nikon Z 6 (en haut) à 24 mm
pour comparaison, le zoom NIKKOR Z 24-70 mm f/4 (en bas) à 24 mm

L’aspect de ce zoom est conforme aux standards de la gamme NIKKOR Z, un design sobre, une large bague de zoom, pas de bague de mise au point dédiée (le 24-70 mm f/4 n’en a pas non plus), il faut utiliser la bague multifonction personnalisable avec activation de la mise au point si vous le souhaitez.

Ce zoom est stabilisé, ce qui peut vous paraître curieux alors que les hybrides Nikon Z plein format ont un capteur stabilisé. J’y vois deux raisons :

  • la stabilisation optique sur l’objectif s’avère souvent plus performante que celle du capteur avec les longues focales (le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 est stabilisé), et ce zoom grimpe à 200 mm,
  • n’oublions pas que le Nikon Z 50 n’est pas doté d’un capteur stabilisé, le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR vous permettra sur ce boîtier de profiter d’une stabilisation faisant gagner près de 5 stops.

Autre point commun avec les megazooms, l’objectif s’allonge beaucoup entre 24 mm et 200 mm. Il reste discret à 24 mm mais ne l’est plus du tout à 200 mm, l’ensemble Z 6 + zoom mesure alors pas moins de 24 cm.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le bouton Lock de verrouillage du zoom du NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

Pour éviter que le zoom ne s’allonge une fois rangé dans votre sac photo, c’est courant avec ce type de zoom, le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR est doté d’un bouton de verrouillage (Lock) sur le fût.

Le diamètre des filtres est de 67 mm, le pare-soleil livré avec l’objectif vous sera utile pour réduire l’effet de flare en position grand-angle en particulier.

À qui se destine ce NIKKOR Z 24-200 mm ?

Un zoom 24-200 mm vous permet de cadrer large de 24 à 35 mm, en plan serré entre 50 et 85, et en téléobjectif au-delà de 105 mm. Cet objectif s’avère ainsi polyvalent, vous évite de transporter les focales fixes équivalentes ou le duo 24-70 + 70-200 mm. Il évite aussi le changement d’objectif sur le terrain. C’est donc un zoom qui vous servira chaque fois que vous voulez voyager léger sans perdre en possibilités de prises de vues.

Plage focale du zoom Nikkor Z 24-200 mm

les cadrages possibles de 24 à 200 mm avec le NIKKOR Z 24-200 mm

Sa polyvalence est grande de par sa plage focale, je n’en dirai pas autant de son ouverture maximale. Il est en effet dommage de ne pas pouvoir conserver une grande ouverture au-delà de 35 mm, en téléobjectif, alors que ces focales sont idéales pour le portrait comme la photo d’action mêlant netteté sur le sujet et joli flou d’arrière-plan.

A f/6.3 le flou est moins important, il vous faudra compenser en jouant sur la distance au sujet, rapprochez-vous pour bénéficier d’une profondeur de champ réduite et rattraper ainsi ce que vous perdez en ouverture maximale.

Char à voile - Plage de Berck

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR – Nikon Z 6 – 200 mm – ISO 100 – 1/500 ème sec. – f/6.3

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR – Nikon Z 6 – 200 mm – ISO 100 – 1/200 ème sec. – f/6.3

Cette limite d’ouverture maximale va aussi vous imposer de monter en ISO dès que la lumière diminue, ce qui n’est pas un problème insurmontable avec les hybrides Nikon Z dont le bruit numérique est limité jusqu’à 6.400 ISO. Au-delà, prévoyez un trépied pour le paysage ou un éclairage complémentaire pour le portrait et l’action.

Qualité de construction

Ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3  VR est aussi bien construit que les modèles de la série S. Nikon n’a pas délaissé la monture métallique pour une monture en polycarbonate, la construction générale est dans la lignée des séries S, les bagues tournent avec la fermeté nécessaire, sans aucun jeu.

En position 200 mm l’ensemble reste rigide, je n’ai constaté aucun défaut d’assemblage. Ce n’est donc pas sur ce plan que l’on va faire la différence. C’est du tout bon.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR pendant une séance nocturne sous une pluie dense

La résistance aux intempéries est importante, ce n’est pas faute d’avoir effectué une partie de ce test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR par grand vent et sous la pluie, en devant chasser le sable de l’objectif plusieurs fois !

Prise en main

L’adaptation est immédiate, j’ai apprécié de retrouver la bague personnalisable à laquelle j’attribue le contrôle de la compensation d’exposition afin de gérer dans le viseur en temps réel. Ce réglage s’avère bien plus rapide que l’appui sur le bouton de compensation d’exposition, il me donne un résultat proche de ce que j’attends, et limite le temps de post-traitement des images.

Ce test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR m’a aussi permis de mettre en évidence le poids réduit de ce zoom, 570 grammes soit 70 de plus que le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, quand l’AF-S Nikon 28-300 mm en fait 800.

Très compact à 24 mm, il loge dans mon sac d’épaule sans difficulté. La différence est faible avec le 24-70 mm f/4, sac fermé je ne fais pas la différence.

L’ensemble boîtier + objectif s’avère très équilibré :

  • à 24 mm la bague de zoom facilite la tenue de l’objectif,
  • à 200 mm, la main avance pour compenser l’augmentation de longueur, sans que l’ensemble ne soit déséquilibré pour autant.

Cette caractéristique est appréciable car cela permet de passer de 24 à 200 mm sans bouger l’œil du viseur. Selon la taille de votre main et la souplesse de votre poignet, il vous faudra lâcher puis reprendre la bague pour effectuer la rotation totale, ou tourner cette bague avec deux doigts pendant que l’autre main tient fermement le boîtier.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR avec pare-soleil en position inverse

Comme sur les autres objectifs Nikon, le pare-soleil se clipse aisément et peut se fixer à l’envers sur le fût pour être toujours disponible, vous pouvez ainsi le retirer pour des raisons de discrétion sans devoir le ranger.

Autofocus

Ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR est un objectif Z natif, ce qui signifie qu’il est conçu pour proposer une mise au point la plus rapide et silencieuse possible sur un hybride Nikon Z.

A 24 mm la mise au point est quasi immédiate d’une position à l’autre de la plage de mise au point.

A 200 mm la course est plus importante et l’objectif prend quelques dixièmes de seconde pour se caler, sans hésitation toutefois.

Si vous visez un sujet trop proche (distance minimale de mise au point de 0,5 m à 24 mm et 0,7 m à 200 mm), pas de pompage incessant, le système de mise au point passe d’une extrême à l’autre avant de s’arrêter,  c’est le signe qu’il faut vous éloigner.

En terme de rapidité de mise au point, c’est donc du côté du boîtier qu’il faut se pencher. Les Nikon Z 6 et 7 série 1 n’étant pas les plus véloces, je ne doute pas que ce zoom monté sur un Z série 2 soit plus rapide encore. Les performances du système autofocus sont liées aux progrès du module AF et au double processeur Expeed 6.

Nikon hybride photo oiseaux autofocus

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR + Nikon Z 6 : 200 mm – 1/250 ème sec. – f/6.3 – 320 ISO

J’ai enfin noté une bonne stabilité de la mise au point, particulièrement sur sujets en déplacement rapide et en utilisant le mode AF-C. Difficile de dire qui favorise quoi dans ce mode,  il faudrait rentrer dans le détail du fonctionnement de l’algorithme de mise au point. Toutefois la mise au point acquise, il ne la lâche pas , le boîtier suit le sujet. Au final ce qui compte est d’avoir une photo nette et c’est le cas.

Stabilisation

Voici un sujet ingrat à traiter car utiliser un objectif NIKKOR Z VR sur un hybride Nikon Z déjà stabilisé nécessite de comprendre comment l’ensemble fonctionne.

Les deux systèmes, l’IBIS (stabilisation capteur) et le VR (stabilisation objectif) fonctionnent de pair selon les combinaisons suivantes :

Nikon Z 5 / Z 6 / Z 7 séries 1 et 2

  • avec objectif NIKKOR Z non VR : stabilisation 5 axes capteur
  • avec objectif NIKKOR Z VR : stabilisation 5 axes capteur et objectif

Nikon Z 50

  • avec objectif NIKKOR Z non VR : pas de stabilisation
  • avec objectif NIKKOR Z VR : stabilisation 2 axes (objectif, lacet et tangage)

Sur mon Z 6 j’ai donc pu disposer d’une stabilisation 5 axes utilisant la stabilisation VR en complément de la stabilisation capteur (2 + 3 axes).

La loi voulant qu’il ne faille jamais dépasser 1/focale pour éviter le flou de bougé (par exemple 1/200 ème de sec. à 200 mm) est obsolète avec les hybrides Nikon Z. C’est donc le cas avec ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR dont la stabilisation, couplée à celle du boîtier, autorise des temps de pose bien plus longs que ceux auxquels vous êtes habitués avec un téléobjectif.

Stabilisation NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

crop de photos à 200 mm : 1/200 – 1/25 – 1/15 – 1/8 ème sec.

En prenant soin de bien tenir l’appareil photo en étant bien calé, vous pouvez faire des photos nettes à 200 mm, jusqu’à 1/10 ème de sec. Autant dire que cette stabilisation vous ouvre les portes de la photo de nuit, en soirée, en très faible lumière, à courte comme à très longue focale. Certains résultats sont même bluffants.

Utilisé sur un Nikon Z 50 (que je n’ai pas pu tester en même temps), ce zoom vous permet de compenser l’absence de stabilisation capteur pour les plus longues focales, la stabilisation étant en effet inutile en position grand-angle.

Test NIKKOR Z 24-200 mm : performances optiques, piqué, homogénéité et vignettage

Les objectifs NIKKOR Z nous ont habitués à des performances optiques élevées. Les zooms experts-pros f/4 et f/2.8 surclassent leurs homologues reflex, en grand-angle en particulier en raison d’une monture plus généreuse en diamètre.

Sans atteindre les sommets du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8, les photos montrent une belle homogénéité du piqué d’image sur l’ensemble du champ, en particulier à 24 mm, focale pour laquelle il est fréquent de constater une dégradation sur les bords, souvent couplée à de la distorsion (voir plus bas).

A 200 mm et pleine ouverture, le piqué d’image, en retrait par rapport aux zooms de la catégorie supérieure, reste homogène et le résultat final ne manque pas d’intérêt.

Portrait NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR + Nikon Z 6 : 81 mm – 1/500 ème de sec. – f/6.3 – 900 ISO

Le vignettage est visible à 24 mm à pleine ouverture, de l’ordre d’1,3 Ev, il disparaît dès f/5.6. C’est assez classique avec les zooms à forte amplitude démarrant à 24 mm, l’AF-S 24-120 mm pour reflex fait bien pire.

Il vous faudra appliquer une correction pour réduire cet assombrissement des bords de l’image, ce que fait très bien un logiciel de développement RAW. Le JPG brut de boîtier n’est pas suffisamment compensé pour réduire ce vignettage, attention donc si vous y êtes sensible.

Vingettage NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR
Vignettage à 24 mm f/4

Performances optiques : déformation et distorsion

La monture Z et son grand diamètre permet de réduire au minimum les distorsions. Même sur un zoom à moins de 1.000 euros qui n’entre pas dans la gamme pro S line ? Oui.

Distorsion NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR à 24 mm f/9

Distorsion NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

Crop du coin inférieur droit de la photo ci-dessus

Distorsion NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

Crop du coin supérieur droit de la photo ci-dessus

N’oublions pas que nous sommes en présence d’un zoom à moins de 1.000 euros quand un NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 en vaut 2.200.

Ce rappel en tête, je note une absence quasi totale de distorsion et déformation d’image de 24 à 200 mm. C’est une belle performance due à la monture, à la formule optique de l’objectif et un peu aussi probablement au traitement informatique assuré par le boîtier et l’objectif (d’où l’importance des firmwares boîtiers ET objectifs sur les hybrides).

Par curiosité, j’ai ouvert certaines images dans DxO PhotoLab 4 assurant la meilleure réduction possible des distorsions, et je n’ai pas mesuré d’écart visible à l’œil. Une autre façon de dire que les fichiers générés par ce zoom sont de grande qualité eu égard à son positionnement tarifaire.

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Je vous parlerai plutôt des aberrations chromatiques que du rendu des couleurs qui est conforme à ce que l’on connaît de la gamme NIKKOR Z. J’apprécie le rendu neutre des images, j’ai une préférence pour le Picture Control Paysage qui me donne des fichiers proches, en colorimétrie, de ce que je souhaite obtenir. Couplé à la compensation d’exposition dans le viseur, cela réduit d’autant la durée du post-traitement. Passer d’un autre NIKKOR Z à celui-ci se fera sans différence de colorimétrie visible à l’écran.

En matière d’aberrations chromatiques, ce test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR montre une tendance du zoom à générer des franges vertes et violettes plutôt visibles dans les feuillages si vous zoomez de façon importante dans l’image. Comme tous les objectifs aurais-je pu dire …

aberrations-chromatiques-avec-Nikkor-Z-24-200-mm-f-4-6-3-VR-3

Crop de l’image d’origine, avec présence de franges vertes et violettes dans les branches

aberrations-chromatiques-sans-Nikkor-Z-24-200-mm-f-4-6-3-VR-3

Crop de l’image d’origine traitée dans DxO PhotoLab 4 pour suppression des aberrations chromatiques

Ces aberrations se corrigent vite en post-traitement RAW. Sur des fichiers JPG natifs, le traitement opéré par le boîtier sur le RAW pour générer le JPG n’atteint pas les performances d’un logiciel spécialisé (par exemple Lightroom ou DxO PhotoLab). Les franges violettes restent visibles si vous faites le point sur les branches et zoomez à 100 % dans l’image.

Attention : n’abusez pas des affichages à 100% qui ne sont en rien des conditions d’observation ou de tirage papier normales. Ces franges seront très peu visibles à l’écran ou à distance normale d’observation d’un tirage.

Rendu optique : profondeur de champ

J’en reviens à mes remarques initiales. F/4 à 24 mm vous donne une belle latitude en matière de profondeur de champ, bien que cette courte focale ne favorise pas les flous d’arrière-plan et l’effet bokeh, ce n’est pas le but recherché en grand-angle.

Nikon hybride flou profondeur de champ bokeh

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR à 24 mm + Nikon Z 6 : 135 mm – 1/125 ème sec – f/36 – ISO 1600

A 200 mm la profondeur de champ reste limitée par l’ouverture f/6.3, j’aurais vraiment préféré une ouverture f/4 à 200 mm, une performance guère envisageable pour conserver la compacité , le poids et le tarif attendus pour un tel zoom.

Est-ce à dire que l’on ne peut pas faire de jolis flous en téléobjectif avec ce 24-200 mm ? Non, cela reste tout à fait possible, il faudra gérer au mieux la distance au sujet pour jouer sur la profondeur de champ.

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR à 200 mm sur Nikon Z 6 (en haut)
le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 (en bas, longueur constante)

C’est personnel, j’ai un faible pour les téléobjectifs à grande ouverture. Ils ne peuvent toutefois pas proposer la compacité, la souplesse et le tarif d’un tel megazoom, aussi pouvoir déclencher à 200 mm et f/6.3 reste une belle alternative qui vous permettra de faire de jolis portraits avec un peu de pratique.

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

Test NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR : ma conclusion

Les optiques Nikon NIKKOR ont fait la réputation de la marque autant, si ce n’est plus, que les boîtiers reflex. Avec les hybrides, Nikon était attendu au tournant puisque la monture Z supposait une réécriture totale de l’histoire : nouvelles caractéristiques, nouvelles formules optiques, nouveaux enjeux.

Forts de cette expérience, il est indéniable que les opticiens Nikon ont réussi leur coup sur le plan des performances : les NIKKOR Z S-Line surclassent les versions reflex, de même que la concurrence en monture F. Restait un problème majeur, le tarif de ces optiques, loin d’être accessible au photographe amateur désireux de passer à l’hybride sans devoir emprunter sur 10 ans.

Avec ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, Nikon propose une alternative très crédible et accessible aux zooms experts-pros et focales fixes :

  • la large plage focale autorise tous types de prises de vues,
  • le poids et l’encombrement autorisent un usage quotidien sans (trop) de contraintes,
  • les performances sont à la hauteur des attentes de nombreux amateurs, voire de certains pros,
  • le tarif reste sous la barre des 1.000 euros à la sortie, soit 200 euros d’écart avec la version AF-S 28-300 mm f/3.5-5.6G ED VR qui a déjà vu son prix baisser.

Investir dans ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR ne vous coûtera pas plus cher que faire le choix d’un megazoom pour reflex et lui coupler la bague FTZ (vendue 300 euros seule).

Que puis-je reprocher à ce zoom ? Très sincèrement pas grand-chose si ce n’est son ouverture maximale limitée. Parfait couteau suisse pour compléter un Nikon Z 5 ou Z 6, complément pertinent d’un Nikon Z 50, ce NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR ne manque pas d’intérêt.

Face au NIKKOR Z 24-70 mm f/4 (600 euros en kit, 1000 euros seul) le 24-200 a l’avantage de la plage focale étendue. Il vous fera perdre en ouverture à 70 mm (f/6 vs. f/4). La proposition de valeur reste très intéressante pour le photographe amateur qui ne cherche pas l’excellence à tout prix. Les experts et pros appréciant le 24-70 lorgneront plutôt du côté du modèle f/2.8 (2.200 euros).

Face aux megazooms Nikon ou compatibles via la bague FTZ, ce 24-200 a quelques longueurs d’avance :  extrême compacité, poids réduit, silence de mise au point, performances supérieures, compatibilité maximale avec les hybrides Nikon Z, construction tous temps et évolutivité (mise à jour possible).

Le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR peut vous intéresser si :

  • vous n’avez encore aucun zoom NIKKOR Z,
  • vous cherchez un objectif polyvalent et compact pour le voyage
  • vous appréciez les longues focales sans avoir le budget pour un téléobjectif f/2.8,
  • vous n’avez pas d’équivalent en monture F,
  • vous n’aimez pas passer d’une focale fixe à l’autre.

Le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR va moins vous intéresser si :

  • vous cherchez les meilleures performances optiques possibles au détriment du tarif et de la compacité,
  • vous appréciez les grandes ouvertures et l’effet bokeh prononcé,
  • vous avez déjà un NIKKOR Z 24-70 mm f/4 et n’envisagez pas de le revendre,
  • vous souhaitez photographier en toute discrétion (dans la rue par exemple),
  • vous utilisez en parallèle un reflex et un hybride et devez conserver un zoom en monture F.

En savoir plus sur ce zoom sur le site Nikon.

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique


NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR : le zoom polyvalent stabilisé pour les hybrides Nikon

C’est fête en ce début d’année 2020 pour les utilisateurs d’hybrides Nikon puisque la marque annonce le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, le premier zoom NIKKOR Z proposant une plage focale étendue, stabilisé et qui devrait s’avérer idéal pour les voyageurs et les reporters utilisant un hybride plein format comme APS-C.

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

Tous les objectifs pour Nikon hybrides au meilleur prix chez Miss Numerique

NIKKOR Z 24-200 mm : un zoom polyvalent stabilisé

Ils l’avaient dit, ils l’on fait. Regardez bien la roadmap NIKKOR Z et vous y verrez parmi les 23 objectifs de la gamme un zoom à grande plage focale et stabilisé. Il s’agit du NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 annoncé aujourd’hui.

Ce zoom vient compléter la gamme d’objectifs pour les hybrides Nikon avec des caractéristiques inédites en monture Z.

une plage focale étendue

Si vous êtes adepte des zooms 28-300 en plein format, 18-200 ou 18-140 mm en APS-C sur un reflex, vous allez être comblé puisque ce zoom couvre une plage équivalente, de 24 mm en grand-angle à 200 mm en téléobjectif. Il est compatible avec les hybrides plein format comme APS-C, ils disposent de la même monture Z (en savoir plus sur les objectifs pour hybrides et la monture Z).

Ses ouvertures maximales, si elles ne sont pas celles des zooms pros de la gamme, restent intéressantes face à celles des modèles pour reflex : f/4 à 24 mm, c’est l’équivalent du NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S ou du NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, et f/6.3 à 200 mm. Cette dernière ouverture maximale ne vaut pas le f/2.8 du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S mais tant les usages que les tarifs sont différents entre ces deux optiques.

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, une sobriété dans le design propre à la gamme NIKKOR Z

une stabilisation dans l’optique

Il y a des signes qui ne trompent pas. Le capteur du Nikon Z 50, l’hybride APS-C de la marque, n’est pas stabilisé comme l’est celui des Nikon plein format. Les objectifs doivent donc compenser en intégrant la stabilisation optique, ce qui est le cas des zooms NIKKOR Z 16-50 mm et 50-250 mm. Vous aurez déjà compris que la stabilisation intégrée de ce 24-200 mm en fait un candidat idéal au voyage avec le Nikon Z 50 sur lequel il équivaudra à un 36-300 mm.

Les performances reconnues du capteur APS-C Nikon (voir le test du Nikon Z 50) couplées à la stabilisation optique de cet objectif (gain de 4,5 Ev) devraient autoriser des prises de vue en basse lumière exemptes de tout flou de bougé (dans la limite du possible, entendons-nous bien).

poids et encombrement, vers la compacité idéale ?

Ce NIKKOR Z 24-200 mm pèse 570 grammes, à comparer aux 800 grammes de l’AF-S Nikon 28-300 mm. Doté d’un système de verrouillage, il se rétracte lorsque vous le glissez dans votre sac photo, occupant ainsi encore moins de place.

La monture Z a permis aux opticiens Nikon de répartir le poids des lentilles vers l’arrière de l’objectif, l’équilibre devrait s’en ressentir en utilisation à main levée.

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR avec le Nikon Z 6

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR avec le Nikon Z 50

performances optiques

Il faudra attendre le test complet de l’objectif pour l’affirmer mais la monture Z permet d’obtenir des résultats inenvisageables sur un reflex en courtes focales. A 24 mm il y a donc fort à parier que ce zoom s’avère très généreux en terme de qualité d’image, quand bien même il n’est pas estampillé « S », cette lettre désignant les modèles experts-pros de la gamme.

Avec des lentilles asphériques dont certaines en verre ED, la distorsion devrait être réduite au minimum. Le contraste des images bénéficie de cette construction aussi, ce qui vous donne des photos plus « claquantes », ce qu’apprécient la plupart des photographes.

Loin d’être une optique au rabais, ce NIKKOR Z 24-200 mm bénéficie du traitement ARNEO qui permet de supprimer les images fantômes (le flare) et de réduire l’effet néfaste des lumières parasites.

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

le levier de verrouillage de l’objectif pour le transport

construction tous temps

Autre signe que cet objectif est pensé pour vous aider à courir le monde, il est conçu pour réduire l’intrusion des poussières et de l’humidité dans le fût, et donc au final sur les lentilles. La lentille frontale, quant à elle, est traitée au fluor, un traitement qui permet de limiter le dépôt de poussières, de gouttes d’eau et de salissures.

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

la protection tous temps du NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR

tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 sera disponible dès avril 2020 au prix estimé de 999 euros.

Premier avis sur le NIKKOR 24-200 mm

Depuis son lancement, le Nikon Z 50 connaît un succès grandissant. Déjà en bonne place sur le podium en Asie, il gagne des parts de marché en Europe et vient concurrencer les hybrides APS-C concurrents. Seule ombre au tableau encore, une gamme d’objectifs DX réduite puisque seules deux zooms modestes existaient jusqu’à aujourd’hui, le NIKKOR Z 16-50 mm et le NIKKOR Z 50-250 mm tous deux VR.

Les plus généreuses optiques de la série S, focales fixes f/1.8 et zooms experts f/4 ne sont pas stabilisées et leur tarif peut être dissuasif. L’arrivée de ce 24-200 mm stabilisé, dont le tarif est plus accessible, est donc une bonne nouvelle pour les adeptes de l’APS-C.

Les utilisateurs d’hybrides plein format y verront eux une solution polyvalente pour voyager léger, le couple Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-200 mm pouvant s’avérer très intéressant pour ne pas devoir transporter plusieurs optiques et ne pas en changer en cours de route.

L’ouverture généreuse à 24 mm pour un megazoom, et pas ridicule à 200 mm, pourra convaincre ceux qui n’envisagent pas de partir avec le couple 24-70 mm + 70-200 mm.

Plus compact que les équivalents pour reflex, ne nécessitant pas l’usage de la bague FTZ, ce NIKKOR Z 24-200 mm semble bien né, à lui de confirmer lors du test que je ne manquerai pas de vous proposer dès que l’objectif sera disponible.

Source : Nikon

Tous les objectifs pour Nikon hybrides au meilleur prix chez Miss Numerique


NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S : très grand-angle pour le paysage et la vidéo

Nikon complète à nouveau sa gamme d’objectifs pour hybrides plein format et APS-C en monture Z et annonce le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S, un objectif très grand-angle qui répond aux besoins des photographes de paysage comme des vidéastes adeptes des plans très larges.

Note : le test de cet objectif est disponible ici.

NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S : le très grand-angle pour les paysagistes et vidéastes utilisant un hybride Nikon

Tous les objectifs pour hybrides Nikon chez Miss Numerique …

NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S : à vous les grands espaces

La roadmap NIKKOR Z est claire, proposer 23 objectifs en monture Z d’ici à fin 2021. Force est de constater que Nikon tient le rythme puisqu’après les 24, 35, 50 et 85 mm f/1.8 S, voici venir le petit dernier de cette série d’optiques à focale fixe, le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S.

Cet objectif très grand-angle va satisfaire les paysagistes pour lesquels le 24 mm est encore un peu long. Le zoom NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S couvre bien le 20 mm mais c’est un zoom. En vidéo, une focale fixe de 20 mm ouvrant à f/1.8 est aussi appréciée par les vidéastes désireux de cadrer très large et de jouer avec la profondeur de champ.

le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S sur Nikon Z 7

Le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S est construit comme ses camarades de la série S : son étanchéité, bien qu’il ne soit pas tropicalisé au sens premier du terme (aucun objectif ne l’est aujourd’hui), lui permet d’être utilisé par tous les temps, d’autant plus sur les Z 6 et Z 7 conçus pour fonctionner sous la pluie et dans la poussière.

La monture Z, de par son très court tirage mécanique, favorise la qualité d’image avec les courtes focales. Le test nous le dira mais il ne fait nul doute que les performances de ce 20 mm soient conformes à ce que nous connaissons du 24 et du 35 mm. Les optiques en monture F et l’AF-S 20 mm f/1.8 en particulier sont relégués au second plan.

Conçu pour fonctionner sous toutes les latitudes dans toutes les situations

Le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S propose une distance de mise au point minimale de 0,20 m, favorisant ainsi la plus grande profondeur de champ possible en paysage.

NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S

la protection tous temps du NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S

Le diaphragme circulaire comporte neuf lamelles, si vous aimez jouer avec les effets lumineux des étoiles et le bokeh, vous devriez être comblé.

La formule optique comporte des lentilles en verre ED et des lentilles asphériques gages de très bonnes performances, c’en est presque classique désormais dans cette gamme NIKKOR Z. Le traitement nanocristal bien connu des nikonistes est de la partie,  et d’autant plus important sur un très grand-angle que les reflets sont courants (le flare par exemple).

Les vidéastes vont apprécier le silence de fonctionnement en mode de mise au point autofocus, une constante là-aussi dans la gamme NIKKOR Z, et la gestion fine de la profondeur de champ grâce à une large bague de mise au point.

Le focus breathing, quant à lui, est pratiquement éliminé grâce au processeur du boîtier qui peut compenser ces effets indésirables.

un exemple de photo de paysage réalisée avec le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S

Fiche technique du NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S

Voici les principales caractéristiques de cet objectif grand-angle pour les hybrides Nikon Z.

  • Type : Monture Nikon Z
  • Format : FX/24 × 36 mm compatible avec les hybrides Nikon Z APS-C (ratio x1.5)
  • Focale : 20 mm
  • Ouverture maximale : f/1.8
  • Ouverture minimale : f/16
  • Formule optique : 14 lentilles en 11 groupes (dont 3 lentilles en verre ED, 3 lentilles asphériques et des lentilles avec traitement nanocristal)
  • Angle de champ : sur FX : 94°. sur DX : 70°
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne
  • Distance minimale de mise au point : 0,2 m à partir du plan focal
  • Rapport de reproduction maximal : 0,19×
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Diamètre de fixation pour filtre : 77 mm (P = 0,75 mm)
  • Dimensions : diamètre maximum d’environ 84,5 × 108,5 mm (distance à partir du plan d’appui de la monture d’objectif)
  • Poids : 505 grammes
  • Autofocus : oui
  • Mise au point interne : oui
  • Mise au point : automatique, manuelle
  • Accessoires fournis : bouchon d’objectif avant LC-77B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, parasoleil HB-95, étui pour objectif CL-C1

Tarif et disponiblité

Le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S sera disponible dès mars 2020 au prix estimé de 1249 euros TTC.

Premier avis sur le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S

Que dire de plus si ce n’est que Nikon nous propose une nouvelle optique au positionnement parfaitement cohérent avec la gamme existante et répondant à un vrai besoin.

Il manquait une très courte focale dans la gamme NIKKOR Z, c’est chose faite. Les performances de ce 20 mm ont toutes les chances d’être aussi bonnes que celles des autres focales fixes déjà testées, seul le tarif pourra calmer les ardeurs de ceux qui disposent déjà du zoom NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S et n’ont pas le besoin particulier d’une focale fixe.

Les utilisateurs de la version reflex, l’AF-S 20 mm f:1.8, devraient voir la différence avec ce NIKKOR Z, la monture Z favorisant les courtes focales quand la monture F les dessert. Le recours à la bague FTZ n’étant plus de mise, c’est autant de gagné en poids et encombrement et l’AF-S 20 mm f/1.8 se revend très bien en occasion. La bascule sera d’autant plus justifiée avec cette focale.

Source : Nikon

Tous les objectifs pour hybrides Nikon chez Miss Numerique …


Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : redoutable en architecture, reportage et paysage

Nouvel arrivant dans la gamme NIKKOR Z, le 24 mm f/1.8 S vient répondre aux attentes des photographes adeptes du reportage, de la photo de paysage et d’architecture, et désireux d’utiliser un objectif en monture Z native. Disponible depuis quelques semaines, il n’en fallait pas plus pour vous proposer ce test NIKKOR Z 24 mm qui vous aidera à faire votre choix parmi les 24 mm compatibles avec les hybrides Nikon.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …

cet objectif au meilleur prix chez Amazon …

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : introduction

Pas vraiment lentement mais sûrement et méthodiquement, Nikon continue à déployer ses focales fixes NIKKOR Z de la série S à destination de ses hybrides à capteurs 24 x 36 mm. En attendant le 20 mm f/1,8 qui viendra boucler « par le bas » cette salve quasiment discontinue, et après des 35 mm, 50 mm et 85 mm oscillant entre le très bon et l’excellent, penchons-nous sur le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S.

Cette focale est d’autant plus stratégique qu’elle fait doublon, et même plutôt quadruplon, dans la panoplie NIKKOR Z actuelle puisqu’elle se retrouve à la fois dans l’exceptionnel NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S, le standard NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S et le redoutable NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S.

Si cela ne suffisait pas, en monture reflex F, Nikon lui-même propose l’AF-S NIKKOR 24 mm f/1,8G ED et un plus lumineux AF-S NIKKOR 24 mm f/1,4G ED, quand Sigma s’aligne de son côté avec son 24 mm f/1,4 DG HSM | Art.

La question est donc simple : un grand angle dédié, dont le principal argument est l’ouverture plus généreuse (d’un peu plus d’un diaphragme par rapport à du f/2,8, et d’un peu plus de deux diaphragmes par rapport à du f/4), mérite-t-il que vous lui consacriez les 1199 euros qu’en réclame le constructeur ? Réponse tout de suite dans ce test.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Présentation et contexte

À une époque pas si éloignée (nous parlons quand même de décennies), le grand angle de base était le 28 mm. Avec l’arrivée du numérique et les progrès en termes de calculs optiques, de procédés de fabrication industrielle, la popularité des transtandards, le 28 mm a progressivement laissé la place au 24 mm.

4 mm, cela ne semble rien, et même converti en angle de champ, le passage de 75° à 84° ne semble pas si frappant que cela. Pourtant, ce 24 mm ouvre de nouvelles perspectives aux photographes, à la fois ceux travaillant dans des espaces confinés en intérieur, où cela peut se jouer à quelques centimètres de recul, comme ceux qui sont adeptes d’architecture.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

L’autre intérêt du 24 mm est que, par rapport au 28 mm, il est suffisamment éloigné du 35 mm pour ne pas avoir à hésiter entre les deux objectifs, tout en étant, bien sûr, suffisamment distant du 50 mm pour en faire un parfait complément. Par contre, qui dit angle de champ plus large dit aussi perspectives plus subtiles à gérer et, potentiellement, plus de déformations et autres défauts optiques à contrecarrer.

Pour ce faire, justement, le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S sort l’artillerie lourde. Comme l’AF-S NIKKOR 24 mm f/1,4G ED, sa formule comporte 12 lentilles réparties en 10 groupes mais a recours à 4 lentilles asphériques et 1 lentille en verre ED. Sans oublier les traitements nanocristal et ARNEO. Les aberrations géométriques et chromatiques, tout comme les images fantômes, n’ont qu’à bien se tenir.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/20 ème – f/4 – 100 ISO

L’AF-S NIKKOR 24 mm f/1,8G ED, lui, compte également 12 lentilles, mais toujours 2 asphériques et 2 ED. Notons toutefois que les objectifs NIKKOR reflex descendent à 23 cm de mise au point contre « seulement » 25 cm pour le NIKKOR Z, tout comme le Sigma.

À 450 grammes, le NIKKOR Z se situe entre l’AF-S f/1,8 (355 grammes) et l’AF-S f/1,4 (620 grammes), mais si vous comptez utiliser l’un de ces deux derniers sur un hybride Z, il faudra ajouter les 145 grammes de la bague FTZ. Le Sigma, de son côté, culmine à 665 grammes.

En termes de tarif, le NIKKOR Z est bien plus cher que son alter ego reflex : 1199 euros contre 799 euros. Le Sigma s’intercale entre les deux (949 euros) quand l’AF-S f/1,4 se trouve aux environs de 1400 euros.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/500 ème – f/3.5 – 100 ISO

À qui se destine ce 24 mm f/1,8 ?

Les amateurs de grand angle, et plus particulièrement de 24 mm, ont l’embarras du choix chez Nikon, nous venons de le voir. Toutefois, ceux utilisant le NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S gagneront un peu plus d’un diaphragme et ceux utilisant l’un des deux zooms f/4 gagneront plus de deux diaphragmes.

Sur le terrain, cela fait une différence énorme, notamment en termes de sensibilité puisque vous pourrez avec le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S travailler à 3.200 ISO au lieu de 12.800 ISO, par exemple. L’ouverture généreuse permet également de mieux séparer les plans et, en se rapprochant suffisamment du sujet, d’obtenir de meilleurs flous d’arrière plan.

Il faut donc ajouter aux utilisations classiques d’un 24 mm (reportage, architecture, paysage) la possibilité de quelques portraits contextualisés et la photographie de rue en lumière ambiante, même lorsque celle-ci faiblit. Bien que, dans l’absolu, les aptitudes des boîtiers Z 6 et Z 7 en montée en sensibilité, doublée de la stabilisation mécanique, permettent de gommer l’avantage de l’ouverture plus généreuse.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/125 ème – f/1.8 – 1000 ISO

Qualité de construction

Les focales fixes NIKKOR Z se ressemblent toutes (sauf le Noct-NIKKOR), mais cela commence à devenir une plaisante habitude. Fût noir satiné, large bague de mise au point caoutchoutée et cannelée, nombreux joints d’étanchéité dedans et dehors (au niveau de la monture) : du bel ouvrage, sérieux, mais sans exubérance.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Pas besoin de revenir sur l’absence de bague de diaphragme, de graduation de distance, de touche programmable, vous connaissez déjà probablement la chanson. Notez, au passage, que les filtres utilisés devront mesurer 72 mm de diamètre, contre 67 mm sur le 85 mm f/1,8 et 62 mm sur les 35 et 50 mm f/1,8. Compte tenu du diamètre de la frontale et du pare-soleil, j’aurais apprécié un bouchon mieux maintenu, et verrouillable, comme Samyang en propose sur ses AF 14 mm f/2,8.

Prise en main, stabilisation  et autofocus

Bien équilibré, le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S se manipule aisément d’une seule main une fois monté sur le boîtier. La large (et unique) bague permet, tour à tour, d’ajuster la mise au point manuellement (sans butée) ou de corriger l’exposition ou l’ouverture, selon la fonction que vous lui assignez dans les menus.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/6 ème – f/2 – 3.200 ISO

La stabilisation, confiée au boîtier, permet de descendre bien en-dessous du 1/25 ème de seconde et, avec un peu d’entraînement, vous aventurer autour du quart de seconde. C’est toujours aussi bluffant.

L’autofocus n’est pas en reste. Précis, rapide, silencieux, il faudra juste tenir compte des spécificités du grand angle et, surtout en multipoint, faire bien attention à l’endroit où le boîtier décide de faire le point, donc le collimateur sélectionné automatiquement. La profondeur de champ, même à f/1,8, permettra cependant dans une certaine mesure de gommer les légers décalages de mise au point.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/40 ème – f/2.8 – 200 ISO

Performances optiques : pique, homogénéité et flare

Tester le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S sur le très exigeant capteur du Z 7 permet de le pousser dans ses retranchements. Et force est de constater que même 45,7 Mpx ne lui font pas peur et que la complexe formule optique n’est pas là juste pour faire joli sur la fiche technique.

Dès la pleine ouverture, le centre est déjà très bon, devient excellent à f/2,8 et exceptionnel à f/5,6. Les coins extrêmes, en retrait à f/1,8 mais se défendant déjà fort bien, égalent presque le centre et la périphérie dès f/4. Suffisant pour écrire que cet objectif n’a aucun problème d’homogénéité, ce qui plaira aux photographes de paysage et d’architecture. Comme d’habitude, il faudra faire attention à la diffraction à f/11 et f/16 (ouverture minimale), qui dégrade la qualité d’image.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/160 ème – f/1.8 – 1000 ISO

Le traitement ARNEO, couplé au traitement nano-cristal, permet de se jouer du flare et des contre-jours.

Même avec un éclairage violent et ponctuel de face, l’objectif ne bronche pas et est exempt de reflets parasites et d’images fantômes.

Vraiment impressionnant et rassurant, surtout pour l’angle de champ considéré. Là encore, les photographes de paysage apprécieront, ainsi que les amateurs de photographie de rue nocturne.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/8 ème – f/1.8 – 2.000 ISO

Performances optiques : déformation et distorsion

Oubliez les 24 mm déformant légèrement l’image (généralement en barillet) : le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S est parfaitement corrigé. Tout est droit : les horizons sont horizontaux, les verticales sont verticales. En fait, le plus grand problème, ce sera le photographe, qui pourra légèrement pencher d’un côté ou de l’autre (généralement à droite lors du déclenchement).

La parfaite correction de ce grand angle permet de jouer avec les fuyantes, que vous optiez pour un cadrage en plongée ou en contre-plongée. Vraiment agréable et ludique. Les amateurs d’architecture se régaleront !

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/40 ème – f/3.2 – 2.500 ISO

Performances optiques : rendu des couleurs, aberrations chromatiques et vignettage

Passons rapidement sur la neutralité des couleurs, habituelle sur cette série d’objectifs et dépendant de toutes manières grandement du profil « Picture Control » sélectionné, qui influe grandement sur la gestion des couleurs et du contraste. Concentrons-nous plutôt sur les aberrations chromatiques, qui sont une excellente occasion de rappeler l’importance que donne Nikon à l’imagerie computationnelle sur ses hybrides.

Pour rappel, l’imagerie computationnelle, qui consiste à confier à l’informatique du boîtier la correction de certains défauts optiques, n’est pas complètement nouvelle. Ce qui l’est, par contre, est de développer sciemment les objectifs en leur laissant des défauts faciles à ajuster ensuite, afin de réduire les coûts de production et donc le tarif final, sans pour autant faire de sacrifice du côté du pouvoir résolvant (piqué et homogénéité), comme nous l’avons vu dans la partie précédente.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/60 ème – f/1.8 – 2.000 ISO

Si je me permets ce petit laïus, c’est parce qu’avec le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S les corrections des aberrations chromatiques directement dans le boîtier sont particulièrement saisissantes et puissantes, et même meilleures que celles que vous obtiendriez sur votre logiciel de dérawtisation préféré.

Les deux exemples ci-dessous sont de très bonnes illustrations de la correction interne des aberrations chromatiques, lesquelles apparaîtront surtout dans les zones combinant très fort contraste et fins détails :

Aberrations chromatiques NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

 

Aberrations chromatiques NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Attention toutefois, ces petites corrections locales ont également un impact sur le rendu global de l’image. Les deux extraits ci-dessus viennent d’une image plus large, capturée en NEF + JPEG, pour laquelle nous disposons donc de deux versions directement produites par le boîtier :

Aberrations chromatiques NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

 

Aberrations chromatiques NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Comme vous pouvez le constater, les aberrations chromatiques au niveau des branchages sont bien visibles sur l’image en NEF, avec leurs liserés magentas. En termes d’exposition, cette version est légèrement plus sombre mais les nuances orangées du ciel sont préservées.

Dans la version JPEG corrigée par le boîtier, les liserés magenta ont disparu, les branches sont plus agréables à regarder. Simultanément, les ombres ont été légèrement éclaircies, ce qui donne un rendu plus flatteur. Toutefois, les nuances orangées du ciel sont passées à la trappe.

Toutes ces variations sont d’autant mieux perceptibles avec un 24 mm qui, du fait de son large angle de champ, capture plus facilement dans un même cadre des zones aux contrastes différents. Par extension, les différents modes d’exposition (multizone, pondérée centrale, spot) seront à manipuler avec minutie.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/20 ème – f/1.8 – 2.000 ISO

Et le vignettage ? Celui-ci est visible à f/1,8 jusqu’à f/2,8, aussi bien en NEF qu’en JPEG, puis devient très léger voire imperceptible au-delà de f/4. Là encore, la correction automatique appliquée par le boîtier est très efficace, et vous pourrez en moduler l’intensité selon vos besoins et préférences esthétiques. Rien de vraiment dérangeant, donc, surtout pour ce genre de grand angle.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/20 ème – f/4 – 100 ISO

Rendu optique : profondeur de champ

Même s’il ouvre à f/1,8, ce NIKKOR Z 24 mm S n’a pas vocation à être un roi du bokeh, d’autant plus qu’il a une profondeur de champ minimale un peu plus éloignée que ses homologues reflex (25 cm contre 23 cm). Cela n’a pas empêché Nikon de le munir d’un diaphragme électromagnétique circulaire à 9 lamelles, le nouveau standard. Il en résulte un flou d’arrière plan très doux, sobre et progressif, qui plaira au plus grand nombre.

Encore plus qu’avec les 35, 50 et 85 mm, j’aurais vraiment apprécié la présence du même petit écran OLED que sur les Z 24-70/2,8 et Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 afin d’y faire figurer une échelle de profondeur de champ. Celle-ci aurait pu être utile en mise au point manuelle, tout particulièrement en vidéo.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/15 ème – f/2.2 – 2.000 ISO

Le NIKKOR  Z 24 mm f/1,8 S peut vous intéresser si :

  • vous souhaitez un 24 mm plus lumineux que les zooms,
  • vous cherchez un grand angle très bien corrigé pour du reportage, de l’architecture et/ou du paysage,
  • vous souhaitez compléter votre NIKKOR Z 35 ou 50 mm f/1,8 S,
  • vous souhaitez un équipement 100 % NIKKOR Z sans passer par la bague FTZ,
  • vous souhaitez un équivalent 35 mm f/1,8 pour votre Nikon Z 50 (APS-C).

Le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un grand angle compact (préférez alors le zoom 14-30 mm),
  • vous espérez une version f/1,4 (qui n’est pas encore prévue).

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 1/2.000 ème – f/2.8 – 200 ISO

Toutes les photos de cet test en pleine définition sur le compte Flickr Nikon Passion :

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : ma conclusion

Les focales fixes NIKKOR Z de la série S se suivent, se ressemblent, et c’est tant mieux !

Une fois de plus, le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S confirme le haut niveau de performance de la famille et prolonge l’homogénéité du rendu d’un objectif à l’autre. Ah, les bons côtés d’objectifs de même génération… La contrepartie est que, tout comme les 35, 50 et 85 mm, l’ergonomie épurée, réduite au minimum syndical, pourrait décevoir les photographes aimant les objectifs communiquant plus de sensations.

Du strict point de vue des prestations optiques, le NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S est un ajout très appréciable pour quiconque possède déjà le zoom NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S ou une focale fixe (35 ou 50 mm). Au premier il apporte la luminosité sans faire doublon, au second il élargit l’angle de champ et les possibilités photographiques.

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S

Test NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S : 3 sec. – f/4 – 100 ISO

Redoutable en architecture, reportage, paysage, il permet de s’amuser tout en étant efficace. Toutefois, si vous possédez déjà le NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S, ce 24 mm dédié risque de faire doublon et vous perdrez en ergonomie et polyvalence ce que vous gagnerez en luminosité, laquelle est vite compensée par l’efficacité de la stabilisation et des hautes sensibilités des boîtiers Nikon Z FX.

Sur un Nikon Z 50 à capteur APS-C (ou n’importe quel futur hybride Nikon APS-C), ce NIKKOR Z 24 mm f/1,8 S pourra être particulièrement intéressant puisqu’il formera un équivalent 35 mm f/1,8 (en fait, plutôt un 36 mm f/1,8), soit une focale standard du reportage.

Le capteur APS-C aura en plus pour bénéfice de ne pas tenir compte des coins extrêmes sur lesquels l’objectif est le moins bon (légère baisse de piqué et vignettage), pour ne garder que la meilleure partie. Attention, toutefois, au déséquilibre physique, l’objectif étant assez gros par rapport à un boîtier Z 50, et à l’absence totale de stabilisation (à moins que Nikon ne sorte prochainement un hybride Z DX stabilisé).

En savoir plus sur la gamme Nikon NIKKOR Z sur le site Nikon

cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …

cet objectif au meilleur prix chez Amazon …


NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : le téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour les hybrides Nikon Z

Nikon profite de l’ouverture du CES de Las Vegas pour annoncer le nouveau NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, un téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour sa gamme d’appareils photo hybrides à monture Z.

Ce 70-200 mm f/2.8, attendu par les utilisateurs des Nikon Z 6 et  Z 7 vient seconder le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S pour constituer un duo d’optiques pros idéal en reportage.

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : le téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour les hybrides Nikon Z

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : présentation

L’arrivée tardive du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S plusieurs mois après celles des Nikon  Z 6 et Z 7 était compensée, en partie, par la disponibilité de l’excellent et très abordable NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S.

Au rayon des téléobjectifs par contre, point de f/4 pour patienter en attendant le f/2.8. C’est à l’AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8E FL ED VR que revenait la charge d’assumer ce rôle, grâce au couplage avec la bague FTZ.

Nikon l’avait bien compris, c’était un manque, mais proposer des objectifs de plus courte focale, tel l’excellent NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S passait avant car le gain en performances avec la monture Z sur l’hybride est d’autant plus flagrant que les focales sont courtes.

La gamme NIKKOR Z commençant à être consistante, le lancement du Z 50 fait, il était temps de passer à la suite. N’oublions pas que Nikon nous a promis 23 objectifs en monture Z pour 2021, pas question de s’endormir (et c’est très peu japonais comme comportement d’ailleurs).

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : le téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour les hybrides Nikon Z

le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S avec son collier de pied et les touches personnalisables

Voici donc venir en ce début d’année, c’est en presque un cadeau de Noël, le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S. Oui, vous avez bien lu. VR S (S pour supérieur, pour votre culture personnelle).

Ce téléobjectif à grande ouverture, contrairement aux focales fixes déjà disponibles dans la gamme Z ou aux zooms f/4 (mais comme les NIKKOR Z DX), est stabilisé (VR pour Vibration Reduction, toujours pour votre culture).

Pourquoi stabiliser l’objectif ?

Vous devriez déjà être en train de vous demander pourquoi diable Nikon stabilise son 70-200 mm f/2.8 alors que les Nikon Z 6 et Z 7 ont un capteur stabilisé sur cinq axes et que ce téléobjectif pro n’est pas vraiment fait pour être monté sur le Z 50 non stabilisé.

La raison est simple : en mettant en oeuvre sur l’objectif un système de stabilisation deux axes spécifique, complété à l’usage des trois autres axes du boîtier, les résultats s’avèrent encore meilleurs, selon Nikon, qu’en utilisant les seuls cinq axes du boîtier.

Ce principe permet au NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S d’afficher un gain de 5,5 stops, une valeur record dans la gamme Nikon pour un téléobjectif.

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : le téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour les hybrides Nikon Z

le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S sur Nikon Z 7

Une nouvelle formule optique

Les opticiens japonais semblent s’éclater avec cette monture Z et font feu de tout bois pour proposer des objectifs dont les performances n’ont jamais été atteintes encore dans la gamme F.

Parmi les innovations du jour, retenez que ce 70-200 mm utilise une lentille interne en verre SR (short-wavelengh refractive), dont le but est de réduire les aberrations chromatiques dues aux rayons lumineux à faible longueur d’onde, comme ceux qu’émet la couleur bleue.

Si vous n’avez pas fait d’études supérieures en optique cela vous laissera de marbre, sinon vous comprendrez aisément le degré de sophistication atteint par ce type de formule optique.

Celle-ci comporte 21 lentilles réparties en 18 groupes (excusez du peu …) et les traitements ARNEO et nanocristal sont bien évidemment de la partie.

Video-ready

Vous le savez si vous lisez mes présentations des hybrides Nikon depuis l’arrivée du Nikon Z 7 en août 2018, l’hybride et la vidéo c’est un mariage d’amour. Il est donc critique que toute nouvelle optique de la série Z soit capable d’assurer une mise au point rapide, précise ET silencieuse en vidéo. C’est le cas de ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S.

Le focus breathing, qui se traduit par une variation de la focale lorsque vous changez la mise au point, ce que les vidéastes n’aiment pas du tout (vraiment pas du tout) , est ici compensé en temps réel comme sur les autres optiques de la série Z. Le contrôle de l’ouverture est stabilisé pour autoriser une variation d’exposition la plus naturelle possible.

Ecran OLED et commande Fn

Apparu sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S, le petit écran OLED disposé sur le fût de l’objectif est aussi présent sur ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S. Il affiche au choix :

  • l’ouverture,
  • la distance de mise au point,
  • la focale,
  • la profondeur de champ.

La touche de commande Fn est personnalisable, 21 fonctions peuvent lui être attribuées de la mémorisation AF à la mesure de lumière en passant par le bracketing et quelques autres.

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : le téléobjectif à grande ouverture stabilisé pour les hybrides Nikon Z

le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S sans collier de pied, notez la présence de l’écran OLED

Autofocus multi-groupes

Ce 70-200 mm met en oeuvre le système autofocus multi-groupes apparu sur les optiques de la série Z, un principe qui utilise deux unités de moteurs pas à pas synchronisées afin de garantir une précision et une vitesse d’exécution encore supérieures à ce que l’on connaît sur les optiques de la série F.

Ce système s’avère aussi très silencieux, ce que les vidéastes apprécient (décidément, ils sont gâtés !).

Construction

Inutile de dire que ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est conçu pour résister aux pires conditions, il dispose de nombreux joints d’étanchéité limitant le passage des poussières et de l’humidité.

Le poids de l’optique est de 1440 grammes (1430 gr. pour la version AF-S), ses mensurations sont de 89 x 200 mm (88,5 x 202,5 mm pour la version AF-S).

Tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S sera disponible au premier trimestre 2020 au tarif public de 2.799 euros (2.599 euros pour la version AF-S).

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : Fiche technique

  • Type : Monture Nikon Z
  • Format : FX (plein format)/24 × 36 mm
  • Focale : 70–200 mm
  • Ouverture maximale : f/2.8
  • Ouverture minimale : f/22
  • Construction optique : 21 lentilles en 18 groupes (dont 6 lentilles en verre ED, 2 lentilles asphériques, 1 lentille en fluorite, 1 lentille SR, des lentilles avec traitements nanocristal et ARNEO et une lentille avant traitée au fluor)
  • Angle de champ : Format FX : 34° 20’–12° 20’. Format DX : 22° 50’–8°
  • Échelle des focales : Graduée en millimètres (70, 85, 105, 135, 200)
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne Distance minimale de mise au point (à partir du plan focal) : Focale 70 mm : 0,5 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,2 ×
  • Stabilisation de l’image avec système de réduction de vibration VR : Oui
  • Réduction de vibration : Décentrement à l’aide de moteurs à bobine acoustique (VCM)
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Diamètre de fixation pour filtre : 77 mm (P = 0,75 mm)
  • Dimensions : Diamètre maximal d’environ 89 × 220 mm (distance à partir du plan d’appui de la monture d’objectif)
  • Poids : Environ 1440 g (avec le collier du trépied). Environ 1360 g (sans le collier du trépied)
  • Autofocus : Oui
  • Mise au point interne : Oui
  • Mise au point : Automatique, manuelle
  • Commutateur de la limite de mise au point : Deux positions,  FULL (∞ à 0,5 m) et ∞ à 5 m
  • Accessoires fournis : Bouchon d’objectif avant LC-77B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, parasoleil HB-92, étui pour objectif CL-C3

Source : Nikon France


Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S : le test qui n’en est pas tout à fait un et un peu d’histoire …

Vous pourriez vous demander pourquoi un test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 alors que cet objectif, exclusif, est hors de portée du photographe amateur, et de la plupart des professionnels.

Et aussi – surtout ? – comment faire un test qui signifie quelque chose avec une fiche technique de cet acabit.

Vous auriez raison. C’est pourquoi ce test n’en est pas vraiment un, du moins pas comme ceux qui sont publiés d’habitude sur Nikon Passion.

Je vous propose plutôt de partir à la découverte des (très) grandes ouvertures, de voir ce qu’il est possible de faire avec un objectif qui ouvre à f/0.95 et, parce que cela ne saurait nuire, de découvrir un pan de l’histoire de la photographie et des systèmes optiques.

Allez au bout, c’est long mais … fascinant (et les photos sont belles) !

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Cet objectif chez un revendeur pro, La Boutique Photo Nikon

F/0.95 : Nikon n’a jamais été un spécialiste des grandes ouvertures non-conventionnelles plus larges encore que f/1,4. Pourtant, avec ses hybrides, la maison spécialiste désormais centenaire compte bien prouver à la fois son savoir faire et le potentiel de sa monture Z.

Ainsi, dès le lancement du système à l’été 2018, celui-ci a été doublé de l’annonce d’un objectif de tous les records : le Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95.

Exclusif dans tous ses aspects, il est trop singulier pour me contenter de lui consacrer un test classique. À la place, je vous propose, à travers une longue prise en main, de vous raconter une certaine histoire des objectifs lumineux, ce qu’ils permettent et le défi optique et industriel que cela représente.

De Niépce à f/1 : un siècle de progrès

Un peu d’histoire

Pourquoi les opticiens s’embêtent-ils à faire des objectifs (ultra) lumineux ? La course aux grandes ouvertures existe depuis les origines de la photographie mais, en fonction des époques, son importance et sa symbolique ont évolué.

Lorsqu’en 1826 Joseph Nicéphore Niépce capture son fameux « point de vue du Gras », réputé être la première image photographique stable de l’histoire, le procédé à base de plaque d’étain recouverte de bitume de Judée et de sténopé impose un temps de pose de plusieurs jours.

Malgré le passage à des plaques d’argent recouvertes de vapeur d’iode, Niépce parvient, au mieux, à réduire le temps de pose à quelques heures, ce qui n’est toujours pas suffisant pour photographier autre chose que des sujets statiques. Pour rendre possible la pratique du portrait, il faut encore parvenir à descendre à quelques secondes.

Deux pistes d’amélioration s’imposent alors : perfectionner la chimie de la surface photosensible et augmenter la quantité de lumière qui lui parvient tout en conservant une image suffisamment détaillée.

En ce début de XIX ème siècle, cela fait déjà un moment que les Hommes savent concevoir des systèmes optiques complexes. En 1595, Zacharias Jansen, fabriquant de lunettes hollandais de son état, invente le microscope en superposant deux lentilles de verre.

Quasiment simultanément, les lunettes astronomiques pour scruter le ciel sont développées. Celles de Galilée entreront dans l’histoire. Pourtant, il faudra attendre 1839, plus d’une décennie après le tout premier cliché de Niépce, pour que son nouveau collaborateur Louis Jacques Mandé Daguerre équipe une chambre noire d’un objectif réellement consacré à la photographie.

Cette optique achromatique à « Portrait et Paysage » est fabriquée par leur compatriote Charles Chevalier mais n’ouvre qu’à f/15 (f/13,4 dans les versions ultérieures). C’est suffisant pour du portrait, mais les temps de pose, de plusieurs secondes, demeurent encore trop longs malgré les progrès réalisés du côté de la chimie.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S : la lentille frontale (le Z 7 est caché derrière)

La révolution viendra dès l’année suivante par le physicien hongrois Joseph Petzval avec son objectif à portrait ouvrant à f/3,7. Quatre diaphragmes de gagnés par rapport à l’objectif de Chevalier ! De quoi diviser par 16 les temps de pose !

Dit autrement, ce qui prenait une minute ne demande plus que 4 secondes. Pour la petite histoire, il s’agit de ces objectifs dont le constructeur Lomography commercialise des réplique modernisées, aujourd’hui vendues en montures F et Z : leur Daguerreotype Achromat 2,9/64 Art Lens s’inspire de l’optique de Chevalier et les New Petzval 58 Bokeh Control et New Petzval 55 mm f/1,7 MkII Brass reprennent le design optique de Petzval. Ou comment faire du neuf avec de l’ancien (ou de l’argent avec du laiton, au choix).

Inventé à la même époque, l’obturateur à guillotine des français Hippolyte Fizeau et Léon Foucault est désormais capable d’atteindre des temps d’exposition de seulement 1/150 ème de seconde de manière précise et reproductible. Par rapport au tout premier cliché capturé par Nièpce vingt-trois ans plus tôt, cela correspond à une vitesse d’obturation cinquante millions de fois plus rapide, pour dire les progrès réalisés !

Un siècle et demi plus tard, nos obturateurs électroniques contemporains qui ne montent au mieux « que » à 1/40.000 ème de seconde ne sont « que » 270 fois plus rapides que les meilleurs modèles mécaniques à guillotine… Et encore, il faut pour cela sortir du catalogue Nikon puisque les hybrides Z ne disposent « que » d’un obturateur mécanique grimpant à 1/8.000 ème de seconde, le plafond pour les obturateurs focaux à rideaux.

Il faudra attendre les années 1920 pour que les objectifs ouvrant à f/2 deviennent monnaie courante, grâce notamment aux verres de type crown inventés par les ingénieurs Ernst Abbe et Otto Schott, tous deux officiant chez Carl Zeiss.

À la même époque, les pellicules souples existent déjà depuis un moment mais leur sensibilité atteint, péniblement, 20 ISO. Notez qu’il s’agit d’un anachronisme : la notification ISO n’est introduite qu’en 1974 avec la norme ISO 6:1993 afin d’harmoniser tous les systèmes précédents. Avant, il fallait se dépatouiller entre les degrés DIN, l’ASA, les échelles de Scheiner ou de Hurter & Driffield pour ne citer qu’eux…

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S : l’écran OLED et la touche de fonction personnalisable

Durant tout le XX ème siècle, et jusqu’à l’avènement des premiers appareils photographiques numériques vraiment capables de travailler de manière satisfaisante à 12.800 ISO, les photographes ont dû composer avec des pellicules dont la sensibilité native atteignait, au mieux, 3.200 ISO (à moins de pousser le développement et faire exploser le grain).

Pendant toute cette fin de millénaire, la quête des grandes ouvertures demeure donc centrale afin d’atteindre des vitesses d’exposition suffisamment rapides et aptes à limiter le flou de bouger. En 1932, Ludwig Bertele, également ingénieur chez Zeiss, pousse sa formule Sonnar à f/1,5, rapidement suivi par Leitz et son Xenon, également un 50 mm f/1,5. À partir de là, chaque quart de diaphragme supplémentaire grappillé devient un véritable défi.

Après la Seconde Guerre Mondiale, le centre de gravité de l’optique photographique a basculé de l’Allemagne vers le Japon. En 1953, le petit constructeur Zunow atteint un record avec son 50 mm f/1,1 destiné aux boîtiers télémétriques en monture M39. Il est égalé en 1956 par un certain Nikon… qui dépasse ce record en 2019, avec son Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S !

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/160 sec. – f/0.95 – ISO 640

Et la concurrence ?

Pendant ce temps là, les concurrents ne se sont pas tournés les pouces. Dès 1961, Canon produit un 50 mm f/0,95 pour le Canon 7, un boîtier télémétrique.

Zeiss, de son côté, détient deux records : celui de l’objectif photographique fonctionnel le plus lumineux de l’histoire (le Planar 50 mm f/0,7 développé pour la NASA mais surtout connu pour avoir été utilisé par Stanley Kubrick sur le tournage de Barry Lyndon), et celui de l’objectif non fonctionnel le plus lumineux, le Carl Zeiss Super-Q-Gigantar 40 mm f/0.33 présenté lors de la photokina 1966.

Pendant plus d’un siècle, un objectif à grande ouverture est synonyme de haute vitesse d’obturation. Ce rôle prédominant dans la réduction du flou de bouger est resté chez les anglophones qui parlent alors de « fast lens » pour désigner un objectif très lumineux (f/1,4 ou moins).

L’arrivée des calculs assistés par ordinateur dans les années 1960 permet aux opticiens de changer de direction. Plutôt que de continuer à repousser l’ouverture maximale, ils préfèrent désormais améliorer et maîtriser ce qui existe déjà. En effet, en dessous de f/1,4, les aberrations surgissent de manière exponentielle : vignettage, aberrations de sphéricité, coma, flare, dégradation de l’homogénéité, réduction du pouvoir résolvant… tout est exacerbé ! Ce n’est pas pour rien si les objectifs vraiment performants ouvrant au-delà de f/1,4 sont aussi rares, même de nos jours.

Parallèlement, de manière presque tautologique, les opticiens se sont rendus compte que des objectifs « rapides » capables de figer les mouvements en plein jour étaient également pratiques une fois la nuit tombée. Seulement d’autres soucis apparaissent.

Les formules classiques ne suffisent plus, et ce qui apparaît à l’œil nu comme des sources de lumières artificielles ponctuelles sont retranscrites sur la pellicule par des bavures disgracieuses, avec une forte chute du contraste. Cela est tout aussi vrai pour la photographie astronomique.

Leica, qui s’appelait alors encore Leitz, se penche rapidement sur le sujet et, en 1968, sort le Noctilux-M 50 mm f/1,2. S’il ne bat aucun record de luminosité, il fait entrer les objectifs photographiques dans l’ère moderne des lentilles asphériques, qu’il est le premier à utiliser.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/500 sec. – f/0.95 – ISO 800

Nikon et les grandes ouvertures

Nikon, qui proposait déjà pour ses reflex en monture F un très lumineux Nikkor-S(C) Auto 55 mm f/1,2 depuis 1965, décide également de s’aventurer dans ces objectifs lumineux spécialement corrigés pour la photographie nocturne.

Ainsi apparaît le Noct-Nikkor 58 mm f/1,2 en 1977, qui évoluera parallèlement aux 50 mm f/1,2 « classiques » mais ne connaîtra jamais de transposition autofocus à destination des reflex numériques. C’est de cette lignée d’objectifs noctambules des années 1970 que le Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S est issu.

Mais pourquoi les objectifs Nikon reflex n’ouvrent-ils pas plus que f/1,2 ?

Cette limitation est imposée par les dimensions physiques de la monture F, avec son diamètre de « seulement » 44 mm et son tirage mécanique de 46,5 mm. Le seul moyen pour Nikon de proposer un objectif plus lumineux sera soit de travailler sur une surface photosensible plus petite que le 24 x 36 mm (ce que propose le NIKKOR 32 mm f/1,2 destiné aux hybrides Nikon 1 à capteurs Type 1 ») soit de développer une nouvelle monture 24 x 36 mm au diamètre plus généreux et au tirage mécanique plus court afin de favoriser le cône lumineux.

C’est exactement ce que propose la monture Z, avec ses 55 mm de diamètre et 16 mm de tirage mécanique, conçue de telle sorte qu’en théorie il serait possible de développer des objectifs ouvrant jusqu’à f/0,65, soit plus de deux diaphragmes plus lumineux qu’un « banal » f/1,4 !

À l’ère de la photographie numérique, les systèmes de stabilisation optiques et mécaniques perfectionnés, associés à la possibilité de dépasser les 12.800 ISO de manière déconcertante, rendent quasiment inutiles les objectifs très lumineux dans le seul cadre de la réduction du flou de bouger.

Pour preuve, les zooms f/4 constants sont légion, expliquant les NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S et NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S. De même, les focales fixes destinées à la monture Z plafonnent volontairement à f/1,8 et non pas f/1,4, et beaucoup de photographes préfèrent désormais un bon f/2 compact qu’un encombrant f/1,4.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

A gauche : Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S
A droite : AF-S NIKKOR 58 mm f/1.4G

Alors, qu’est-ce qui motive les opticiens ?

La première motivation est le prestige, les objectifs lumineux étant associés aux photographes professionnels. Or, c’est bien connu, acheter un objectif professionnel fera forcément de vous un meilleur photographe…

La seconde motivation est liée à la gestion de la profondeur de champ et l’obsession omniprésente pour le bokeh, laquelle confine parfois au ridicule. Il s’agit d’une certaine forme de marqueur social lié à la taille des capteurs.

Rappelez-vous. Les premiers appareils photographiques numériques se divisaient en deux catégories : d’un côté les compacts munis de capteurs minuscules, avec lesquels il est quasiment impossible de jouer avec la profondeur de champ ; de l’autre les reflex à « grands » capteurs, avec un véritable flou d’arrière plan.

Rapidement, faible profondeur de champ est devenue synonyme de grand capteur, donc de reflex, donc de boîtier professionnel. Cette association d’idées a été savamment entretenue avec les premiers reflex 24 x 36 mm, « forcément » supérieurs aux reflex APS-C, eux-même « forcément » supérieurs aux hybrides Micro 4/3. Au point qu’aujourd’hui, beaucoup continuent à rêver de 24 x 36 mm, en reflex et hybride, sans en avoir forcément l’utilité ni réaliser qu’il ne s’agit pas de la panacée. C’est même plutôt un handicap en termes d’encombrement, de discrétion et pour les photographes animaliers ou de sport.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/640 sec. – f/0.95 – ISO 500

Ce prestige des faibles profondeurs de champ, ou plutôt, du flou d’arrière plan, les fabricants de smartphones l’ont bien compris, d’autant que, bien plus que les fabricants d’appareils photo, ils sont contraints par les dimensions physiques de leurs appareils mobiles devant tenir dans une poche.

De leur côté, la guerre du bokeh se gagne à coups d’intelligence artificielle (et de flou gaussien réel) afin de simuler ce que l’optique naturelle ne peut leur donner.

Quel est l’intérêt du NOCT-NIKKOR Z 58 MM f/0,95 ?

Après ce (long) rappel historique, vous seriez tenté d’aboutir à la conclusion suivante : aucun, sinon le prestige et le marketing. Et vous auriez presque raison.

Du point de vue du prestige, Nikon se devait de rattraper le retard par rapport à Canon, qui a franchi la barre de f/1 depuis plus d’un demi-siècle et qui, à ce jour, reste le seul fabriquant d’optique à avoir osé proposer un 50 mm f/1 autofocus, l’EF 50 mm f/1,0 L USM qui, déjà, franchissait la barre du kilogramme : un monstre pour un « simple » 50 mm.

Pratiquement inutilisable du fait de la lenteur de son autofocus et de l’imprécision des systèmes d’alors, il garde malgré tout ses adeptes et demeure très recherché par les collectionneurs et amateurs d’exotisme.

Autre rival de toujours de Nikon : l’allemand Leica. Celui-ci proposait jusqu’à présent l’un des rares objectifs ouvrant à f/0,95 pensé pour un capteur 24 x 36 mm et doté de lentilles asphériques, le Noctilux-M 50 mm f/0,95 ASPH.

Vendu 10.815 euros, il ferait presque passer le Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S, affiché à « seulement » 8.999 euros, pour une bonne affaire !

Notez au passage que chez Leica, aussi bien au siège français que dans les bureaux d’étude en Allemagne, ce Noct-Nikkor intrigue et j’y ai été bombardé de questions :

  • Comment ont-ils fait ?
  • Pourquoi est-il aussi gros ?
  • Est-ce une commande spéciale d’un client ?
  • Combien comptent-ils en vendre ?
  • Est-il meilleur que notre Noctilux ?
  • Tiens, il n’est pas autofocus ?
  • 8999 euros, ce n’est pas si cher !
  • Elle est pas mal cette bague de mise au point !
  • Ça fait plaisir de voir un Nikkor aussi bien construit !
  • C’est une bonne idée cet écran OLED !
  • Alors, ça donne quoi en pleine nuit ?
  • Tu n’as pas trop mal aux bras ?
  • Ça donne quoi en vidéo ?
  • Et côté stabilisation ?
  • Il est quand même super gros, non ?
  • Tu as remarqué des différences avec le Noctilux ?.

Je peux vous garantir qu’il est très rare qu’un objectif concurrent attise autant la curiosité de Leica.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/30 sec. – f/0.95 – ISO 640

Du point de vue du marketing, Nikon a réussi un joli exploit : faire parler pendant plus d’un an d’un objectif qui n’existait pas et que, même aujourd’hui, très peu ont eu en main (à moins d’avoir été sur le stand du constructeur lors du dernier Salon de la Photo).

Mieux encore : tout cela pour un objectif que très peu de passionnés et de clients potentiels pourront acquérir, et dont encore moins ont un usage réel.

Même un monstrueux 800 mm, pourtant bien plus onéreux, encombrant, prestigieux, et tout aussi exclusif, fait moins parler de lui que ce « simple » 58 mm !

Quel sens du suspens, d’autant plus que, pendant l’année écoulée, Nikon n’a pas attendu son vaisseau amiral pour faire vivre sa monture Z et en démontrer les vertus, avec un catalogue déjà généreux de focales fixes et zooms, tous allant de très bons à excellents. Et nous n’allons pas nous en plaindre.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/25 sec. – f/0.95 – ISO 2.500

Mais d’un point de vue pratique, pour le commun des mortels et des photographes ?

Avant de passer à la prise en main pure et dure, je vous invite à réfléchir à ceci : à quoi servent, en automobile, les « concept cars » ?

Ceux-ci remplissent plusieurs missions :

  • faire rêver,
  • rassurer quant à la créativité du constructeur,
  • débroussailler plusieurs pistes d’innovation,
  • expérimenter de futures technologies,
  • pousser dans leurs retranchements des technologies déjà existantes.

D’une certaine manière, c’est ce que fait ce Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S. La plupart des technologies qu’il utilise sont connues. Sa formule optique à 17 lentilles (4 en verre ED, 3 asphériques), sur le papier, paraît presque commune aujourd’hui si on se contente d’un simple décompte.

Le traitement ARNEO+ de sa lentille frontale est le même que sur les autres objectifs de la gamme. Son écran OLED est le même que sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S (mon chouchou). Et, bien sûr, la monture Z est, aussi bien électroniquement que mécaniquement, strictement la même que celle des autres objectifs Nikkor Z de la série S.

Pour dire si celle-ci est résistante et d’ores et déjà prête à accueillir des télézooms de plusieurs kilogrammes !

Surtout, tout le travail de correction des défauts optiques (aberrations chromatiques, distorsions, coma, vignettage extrême) réalisé dans les conditions extrêmes d’un objectif ouvrant à f/0,95 sont autant d’enseignements qui pourront être transposés sur des optiques plus accessibles.

C’est ce que l’on appelle le ruissellement, le vrai. Mais trêve de théorie, passons enfin à la pratique !

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/50 sec. – f/0.95 – ISO 2.500

Photographier avec le NOCT-NIKKOR Z 58 MM F/0,95 S, ça donne quoi ?

En vrai, c’est plutôt chouette.

Dès l’arrivée du coursier diligenté par Nikon, j’ai tout de suite compris que ce test ne serait pas comme les autres. Le colis est lourd, très lourd, et surtout très imposant. Et pour cause !

L’objectif n’est pas fourni dans une simple boîte en carton rembourrée de mousse haute densité, mais carrément dans sa petite mallette en polycarbonate portant le doux nom de « valise Nikon CT-101 ». Voilà qui donne le ton.

valise Nikon CT-101 pour 58 mm Noct

la valise Nikon CT-101

À l’intérieur, beaucoup d’espace perdu, mais ce n’est que pour mieux mettre en valeur le centre de toutes les attentions : l’objectif.

Le paresoleil vissant est bien sûr fourni, ainsi qu’une petite housse textile, une notice d’utilisation, un petit chiffon et, comble du raffinement, la formule optique est directement imprimée sur la doublure mousse. Une délicate attention qui rappelle l’emballage de certains objectifs Zeiss. Il y a pire comme point de comparaison.

Une fois monté sur un Nikon Z 7, l’attelage a quelque chose de presque ridicule : est-ce le boîtier qui porte l’objectif ou l’objectif qui porte le boîtier ? D’ailleurs, le Noct-NIKKOR dispose de son propre collier de trépied intégré : avec ses 2 kilos sur la balance, ce n’est pas de trop.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S : l’objectif qui sert de porte-boîtier

Mais pas le temps de divaguer, vite, vite, la rue m’appelle. Et comme j’habite aux pieds de la Butte Montmartre, à quelques pas du Sacré Cœur et du Moulin Rouge, voilà des terrains de jeu idéaux pour une balade nocturne !

Dès les premiers pas, une question purement pratique se pose : comment tenir l’engin ? D’habitude, j’enroule la lanière autour de mon poignet (en en glissant l’extrémité entre l’index et le majeur pour parer à toute glissade accidentelle) et me contente de tenir la poignée du boîtier du bout du doigt. Doigts que je n’ai, de toute évidence, pas assez musclés pour ce Noct-Nikkor. Je devrais peut-être m’entraîner avec des boules de bowling ou pratiquer plus souvent les téléobjectifs…

Finalement, j’opte pour une solution disgracieuse mais efficace : tenir l’ensemble directement par l’objectif, ce qui a l’avantage de soulever la monture (et mes doigts, donc). Heureusement que ma main est assez grande pour en faire le tour, du moins en sa partie la plus étroite. Premier problème résolu.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/400 sec. – f/0.95 – ISO 1.600

Forcément, je m’applique à photographier uniquement en-dessous de f/1,4, majoritairement à f/0,95 et « fermant » au maximum à f/1,1. Aller au-delà, avec un tel bijou, n’aurait pas un grand intérêt.

Parallèlement, alors que la nuit est déjà tombée depuis un moment, je décide de ne pas monter, au moins dans un premier temps, au-delà de 200 ISO, afin de vérifier ce que la conjonction du f/0,95 et de la stabilisation 5 axes du boîtier permet.

Surprise : même jusqu’à 1/13 ème de seconde, c’est franchement efficace !

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/13 sec. – f/0.95 – ISO 100

Du moins pour peu que le sujet soit suffisamment éloigné afin que la profondeur de champ ne vienne pas compliquer l’exercice. Arrivé sur le parvis du Sacré Cœur, je profite de la vue panoramique sur les lumières nocturnes de Paris et quelques touristes de dos pour avoir un premier aperçu du bokeh.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/20 sec. – f/0.95 – ISO 1.250

Il me faut monter à 1.250 ISO (ce qui reste très raisonnable de nuit), mais la stabilisation mécanique continue à faire des miracles, en autorisant des poses à 1/20 s et 1/13 s !

La vue est superbe, le bokeh savoureux, et une mise au point à l’infini permet de confirmer que le Noct-NIKKOR n’a rien usurpé de sa lignée « Noct » : les sources lumineuses ponctuelles sont parfaitement ponctuelles, sans aucune bavure, sans aucune déformation même en périphérie.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/200 sec. – f/0.95 – ISO 800

Malgré la finesse de 3,6 millions de points de son viseur électronique, un problème se pose rapidement : la profondeur de champ engendrée par le Noct-NIKKOR Z est tellement faible que le focus peaking n’est pas assez discriminant.

Aucun réglage ne convient réellement : en Low, le surlignage est presque invisible. En High, les traits sont trop épais et pas assez précis. Il faut donc se rabattre sur la position Medium, et croiser les doigts. Dans la plupart des cas, cela suffit, mais sur certains sujets vraiment complexes, par exemple du feuillage au premier plan, avec du feuillage en arrière plan, cela commence à devenir très compliqué. À éviter, donc.

De même, toujours à cause de la profondeur de champ, combinée à la mise au point strictement manuelle, il faut ré-apprendre à anticiper sa mise au point et croiser les doigts, en photo de rue, pour que son sujet passe pile poil là où on le souhaite. Délicat mais tellement jouissif lorsqu’on y parvient !

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/160 sec. – f/0.95 – ISO 500

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/200 sec. – f/0.95 – ISO 640

D’une manière générale, en photographie de rue (domaine où les 58 mm ont toute leur place), le Noct-NIKKOR Z est surtout handicapant par son encombrement (2 kilos, hors boîtier) et sa course de mise au point démesurée. Puisqu’il faut un tour complet pour passer de la mise au point minimale (50 cm) à l’infini, il faut régulièrement mouliner vigoureusement pour tenter d’attraper son sujet au vol… mais la plupart du temps il se sera échappé le temps que vous parveniez à trouver la bonne mise au point. Pour cet exercice, l’excès de précision est plus un inconvénient qu’un avantage.

Autre exercice dans lequel ce 58 mm f/0,95 trouve tout son sens : le portrait. Là encore, la mise au point est délicate, mais réussir son image est extrêmement gratifiant. La difficulté, ici, est double : faire en sorte que son sujet ne bouge pas du tout entre la mise au point et le déclenchement (ce qui rappelle, d’une certaine manière, les premières heures du portrait à la moitié du XIX ème siècle), et faire en sorte de ne soi-même pas trop trembler en tenant l’objectif à bout de bras, même en le calant fortement contre l’arcade sourcilière et en faisant confiance à la stabilisation mécanique.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/320 sec. – f/1.1 – ISO 800

Ce Noct-NIKKOR, à la pleine ouverture, est-il plus facile à utiliser que le Leica Noctilux-M 50 mm f/0,95 ASPH ? D’une certaine manière, oui : l’assistance électronique du focus peaking sur le Nikon est bien plus précise, efficace et rapide que la visée télémétrique d’un Leica M, laquelle est déjà limite à f/1,4.

Ceci dit, rien ne vous empêche d’utiliser un Noctilux sur un hybride à viseur électronique, que ce soit sur le tout récent Leica SL2, sur un Sony Alpha 7/9 ou même… sur un Nikon Z6/7 ! Et là, le Leica profite d’un avantage indéniable : sa plus grande compacité et sa relative légèreté (bien qu’il s’agisse d’un des objectifs Leica M les plus lourds de sa gamme), qui minimise le flou de bouger de la part du photographe.

Donc, pour répondre à la question initiale : le plus simple serait d’utiliser un Noctilux sur un Nikon Z si vous voulez absolument faire des portraits à f/0,95. Mais : cela vous coûtera 2000 euros plus cher et, surtout, il faut bien l’admettre, vous y perdrez en qualité d’image.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/640 sec. – f/1.1 – ISO 800

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S – 1/200 sec. – f/0.95 – ISO 1.000

En effet, entre la balade et les portraits (je n’ai guère eu le temps d’en faire plus, n’ayant gardé l’objectif que 72 heures), j’ai largement eu la possibilité de constater qu’effectivement le Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 était largement au-dessus du lot : aberrations chromatiques inexistantes, déformation nulle même à la pleine ouverture, vignettage quasiment nul, coma nulle.

Parce que n’étant pas sorti de Paris, je n’ai pas pu vérifier l’efficacité de l’objectif en astrophotographie (les étoiles, dans le ciel parisien, c’est une légende urbaine), mais de ce que j’ai pu en observer sur les sources ponctuelles artificielles, le Noct-NIKKOR fait preuve d’une très belle homogénéité à l’infini, ce qui devrait être bénéfique pour les adeptes de la voûte céleste. Voilà qui devrait épargner quelques heures d’assemblage en post-traitement !

Les photos de ce test en pleine définition sur le compte Flickr Nikon Passion :

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Ma conclusion

Ce test n'en étant pas vraiment un, cette conclusion n'en est pas vraiment une non plus. Impossible, vous vous en doutez, de dresser une liste des points positifs et négatifs qui, que ce soit objectivement ou subjectivement, n'aurait pas grand sens.

Je vous épargne les traditionnelles recommandations d'achat et non-recommandations, de toutes manières, à 8999 euros, ce n'est pas le genre d'objectif que l'on achète sur un simple coup de tête...

Aurais-je aimé garder le Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 ?

Si je n'écoutais que mon côté collectionneur, amateur de beaux objets, fou de performances techniques, je me serais débrouillé pour que Nikon oublie l'existence de son objectif afin de le garder bien au chaud chez moi, façon Gollum. Mais, et c'est triste, il y aurait surtout servi de presse papier, n'ayant, à titre personnel, pas l'usage d'un tel objectif, vraiment trop encombrant à mon goût.

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S

Test Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S - 1/500 sec. - f/0.95 - ISO 100

Si je faisais de la vidéo de manière beaucoup plus intense, par contre, en disposant de tout l'outillage nécessaire (cage, gimbal, follow focus, écran de contrôle, enregistreur), là, pour sûr, la progressivité de la bague de mise au point, doublée de son incroyable précision, renforcée par la très faible profondeur de champ discriminante, aurait fait des merveilles.

À n'en pas douter, il ne faudra pas attendre longtemps pour voir quelqu'un filmer le Barry Lyndon des temps modernes avec ce Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S. Surtout si, à l'instar de Sony (ou des regrettés Nikon D3s et D4s), Nikon décide soudain de sortir une version spéciale « Low Light » de ses hybrides Z 24 x 36 mm.

Surtout, ce que je retiens de cet objectif, c'est qu'il confirme que Nikon jouit d'un savoir faire double et exceptionnel.

Avec ses hybrides Z, il a prouvé sa maîtrise logicielle de l'imagerie computationnelle. Avec certains de ses objectifs, et particulièrement ce Noct-NIKKOR, le constructeur confirme sa maîtrise matérielle et industrielle du verre et des assemblages.

Si ce 58 mm f/0,95 S n'est pas le plus pratique, nul doute que nombre de ses qualités se retrouveront dans le Z 50 mm f/1,2 S prévu, selon la roadmap, pour 2020. Il ne reste plus longtemps à attendre !

Il faut espérer que, d'un point de vue ergonomique, il tiendra plus du Noct-NIKKOR et du NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S, avec bagues et touches programmables et écran OLED, que de la série « f/1,8 ».

Soyons fou : peut-être aura-t-il une bague de diaphragme dédiée, crantée et décrantable (pour la vidéo) ?

Finalement, la meilleure conclusion est peut-être celle-ci : bravo Nikon, et vivement la suite. Cela fait plaisir de voir que vous avez décidé de sortir de vos propres sentiers battus.

Cet objectif chez un revendeur pro, La Boutique Photo Nikon


Pourquoi choisir un objectif NIKKOR Z pour votre hybride Nikon ?

La gamme d’objectifs NIKKOR F pour reflex existe depuis 1959, celle en monture Z pour hybrides Nikon Z depuis 2018. Vous hésitez entre un NIKKOR F et un objectif hybride Nikon de la gamme Z ? Voici ce que vous devez savoir.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

En savoir plus sur les objectifs NIKKOR Z et 4 brochures à télécharger

Article réalisé en partenariat avec Nikon

Si vous êtes pressé :
Les objectifs NIKKOR Z sont conçus pour les hybrides Nikon. Ils sont plus compacts, plus légers, et optimisés pour la photographie computationnelle. Grâce à la monture Z et ses 11 contacts, ils offrent un autofocus plus rapide, une meilleure stabilisation et une compatibilité étendue avec les boîtiers Nikon Z. Les anciens objectifs NIKKOR F restent utilisables via la bague FTZ, mais ils n’exploitent pas tout le potentiel du système. Pour tirer le meilleur de votre hybride, privilégiez un objectif NIKKOR Z.

Sommaire

Utiliser un objectif NIKKOR Z : le contexte et le marché des appareils photo hybrides

Nikon est arrivé sur le marché des hybrides plein format en 2018. Mais pourquoi autant de temps ? Il y a trois raisons.

La première est que Nikon n’est pas un nouveau venu dans le monde de l’hybride. Il faut se rappeler de feu les Nikon 1 et leur capteur 1 », qui s’étaient forgés une belle réputation de compacité et de réactivité.

Ce galop d’essai a permis au constructeur de développer de belles technologies en ce qui concerne l’autofocus hybride (à la fois à détection de contraste et à corrélation de phase), et de s’exercer sur le développement d’optiques destinées à une monture au tirage court.

La seconde raison est que le constructeur, pilier central du monde de la photographie, a une réputation d’excellence à maintenir. Impossible d’y aller à l’improviste, avec des produits imparfaits, une gamme optique minimaliste, des boîtiers n’apportant rien par rapport aux reflex « équivalents ».

Un tel projet ne se conçoit pas du jour au lendemain, surtout lorsque, comme Nikon, au-delà du seul attrait de la nouveauté que représente l’hybride dans le paysage photographique, on souhaite penser un tout nouveau système tourné vers l’avenir tout en s’épanouissant sur des racines solides (la rétrocompatibilité totale, ou presque, avec les optiques reflex en monture F).

La troisième raison, peut-être la plus évidente : développer un boîtier prend du temps. Surtout quand il s’agit de 24 x 36 mm, le format plus grand accroissant les challenges techniques de manière exponentielle par rapport à l’APS-C.

Développer simultanément deux boîtiers (Nikon Z 6 et Nikon Z 7) et décliner, en moins de cinq ans, une gamme optique riche de 30 références requiert des ressources humaines et industrielles colossales !

Aujourd’hui, en juin 2025, je peux écrire sans sourciller que :

  • l’offre Nikon hybride 24 x 36 mm est mûre,
  • l’offre Nikon hybride APS-C commence à avoir de l’intérêt,
  • choisir un objectif NIKKOR Z et utiliser la bague FTZ en complément permet de couvrir la plupart des utilisations.

De quoi planifier vos investissements sereinement !

Ce qui distingue la monture Z : diamètre, tirage, contacts …

Pour ses hybrides, Nikon a développé une nouvelle monture Z. Ce qui porte à deux le nombre de montures disponibles chez le constructeur, comme évoqué dans le premier article de ce dossier :

  • Z pour les hybrides (toutes tailles de capteur confondues),
  • F pour les reflex (toute tailles de capteur confondues).

monture Nikon NIKKOR Z hybride

utiliser un objectif NIKKOR Z : la monture Z hybride

Les objectifs F se montent sur les boîtiers en monture Z grâce aux bagues FTZ et FTZ II. L’inverse n’est pas possible pour des raisons mécaniques développées juste après.

Nikon a donc développé une nouvelle monture, la Z, pour laquelle vous ne devriez retenir que trois nombres :

  • 16
  • 55
  • 11

16 millimètres

tirage mécanique monture Nikon NIKKOR Z hybride

utiliser un objectif NIKKOR Z : le tirage mécanique de la monture Z

C’est le tirage mécanique de la monture Z, c’est à dire la distance qui sépare la monture du capteur.

Plus cette distance est faible, plus il est aisé pour les opticiens de développer des formules dont la dernière lentille se rapproche du capteur. Surtout, cela facilite le développement d’objectifs hybrides plus compacts et plus légers que leurs homologues reflex.

Avec ses 16 mm, la monture Z dispose du plus court tirage mécanique du marché, ce qui permet d’utiliser, à l’aide d’une bague dédiée, des optiques en monture F sur votre boîtier Z, comme n’importe quel objectif de n’importe quelle marque, sauf quelques montures très exotiques que vous croiserez rarement.

Si vous possédez de vieilles optiques manuelles en montures M39, M42, Olympus OM, Pentacon, Pentax K, Leica M, Contax C, et même Canon FD, c’est le moment de vous faire plaisir en leur offrant une nouvelle vie ! D’autant plus que la visée électronique des boîtiers Z, avec la loupe et le focus peaking, devrait vous faciliter la mise au point.

55 millimètres

diamètre monture Nikon NIKKOR Z hybride

utiliser un objectif NIKKOR Z : le diamètre de la monture Z

C’est le diamètre de la monture Z. Il s’agit, à ce jour, de la plus large monture pour des boîtiers à capteurs 24 x 36 mm comme APS-C.

55 mm, c’est très supérieur à la diagonale du format (environ 43 mm), ce qui a de nombreux avantages. Non seulement les optiques Z peuvent être plus compactes et légères (grâce au court tirage mécanique), mais en plus elles peuvent être bien plus lumineuses ou, à ouverture égale, proposer des performances supérieures à des optiques aux ouvertures plus prestigieuses (par exemple f/1.2).

Question luminosité maximale, le Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S s’arroge le record absolu, dans la gamme NIKKOR, de la plus grande ouverture depuis que Nikon fabrique des objectifs, record jusqu’à présent détenu par le NIKKOR 5 cm f/1,1 LTM de 1953, destiné aux télémétriques Nikon.

Avec leur ouverture plus conventionnelle de f/1,8, les 20, 24, 35, 50 et 85 mm tiennent la dragée haute aux AF-S NIKKOR f/1,4 équivalents en termes de performances optiques. Le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S a inauguré une nouvelle série de focales fixes à très grande ouverture plus exploitables que le 58 mm f/0.95. Un bel exploit.

11 contacts électroniques

nombre de contacts monture Nikon NIKKOR Z hybride

utiliser un objectif NIKKOR Z : les 11 contacts de la monture Z

Trois contacts de plus que pour la monture F, cela a son importance. Cela permet à un boîtier Nikon Z de piloter n’importe quel objectif en monture F mais, surtout, à l’heure actuelle, l’intégralité des 11 contacts n’est pas complètement exploitée.

Nikon se réserve la possibilité d’utiliser les contacts vacants pour des usages futurs, notamment liés à la vidéo, qui exige des vitesses de communication à très haut débit, surtout dans le cadre de la 8K et des enregistrements au-delà de 120 images par seconde (disponibles sur le Nikon Z 9 et le Nikon Z 8).

Avec ses 11 contacts, la monture Z est « prête pour l’avenir », tout en permettant d’ores et déjà quelques raffinements uniques sur le marché, comme la correction du « focus breathing », ce phénomène imperceptible en photo mais gênant en vidéo, où la focale varie en fonction de la distance de mise au point, ce qui modifie le cadrage.

La monture Nikon Z est donc une monture bien née avec de nombreuses possibilités d’évolutions optiques (domaine où Nikon maîtrise son sujet), et offrant de solides arguments par rapport à la concurrence.

Utiliser un objectif NIKKOR Z: l’intérêt de la double gamme optique F et Z

« C’est une révolution, il faut tout racheter ! » Oui… mais non.

En développant ses hybrides Z, Nikon a apporté beaucoup d’attention à assurer la compatibilité avec les objectifs reflex en monture F. L’intérêt de la cohabitation de deux gammes optiques permet surtout aux utilisateurs d’hybrides Z de ne pas se retrouver avec des « trous » dans l’offre en monture Z, trous qu’il est possible de compenser en piochant dans le catalogue en monture F.

Tous les objectifs Nikon NIKKOR compatibles avec les hybrides Nikon Z

utiliser un objectif NIKKOR Z
la gamme d’objectifs NIKKOR Z et F compatibles via FTZ / FTZ II

Les objectifs existants et ceux qui arrivent

La plupart des focales fixes classiques sont disponibles (juin 2025) : 20, 24, 26, 28, 35, 40, 50, 58, 85 et 135 mm.

Côté focales fixes compactes, les 24, 26, 28 et 40 mm sont arrivés. Nikon a aussi lancé une gamme d’objectifs économiques à focale fixe et grande ouverture dont les NIKKOR Z 35 mm f/1.4 et NIKKOR Z 50 mm f/1.4 sont les premiers représentants.

De même pour les amateurs de macrophotographie, qui profitent des NIKKOR MC Z 50 et 105 mm en monture Z.

Plus que de simples transpositions des formules optiques actuelles, ces optiques sont soit plus compactes, soit plus performantes, soit à l’ergonomie mise au goût du jour, à l’instar de l’excellent NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S.

Du côté des zooms, les 14-24 mm f/2.8, 24-70 mm f/2,8 , 70-200 mm f/2.8 S et 24-120 mm VR hybrides se paient le quadruple luxe d’être plus compacts, plus légers, plus réactifs et plus performants que leurs homologues reflex.

Avec la monture Z, Nikon a introduit de nouvelles plages focales dans ses zooms, comme le très compact et redoutable 14-30 mm f/4, ou de nouvelles ouvertures, comme le 24-70 mm f/4 qui n’a pas d’équivalent en reflex Nikon. Le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 complète la gamme de zooms de reportage en proposant une ouverture attirante pour un tarif contenu.

C’est aussi par les zooms qu’arrivent les plus longues focales en monture Z, avec notamment un NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR, un NIKKOR Z 800 mm f/63 VR S ou un NIKKOR Z 100-400 mm f/4/5-5/6 VR S. Les ingénieurs Nikon en profitent pour alléger et compacter les formules.

Utiliser un objectif NIKKOR Z : les points forts

Les objectifs NIKKOR Z sont plus légers, notamment parce qu’ils n’intègrent pas toujours de stabilisation optique. Ce qui pourrait être perçu comme un recul technologique ne l’est pas.

D’une part, la suppression de la stabilisation optique « rigidifie » la formule optique, en enlevant une lentille flottante, tout en supprimant l’encombrant mécanisme qui permet de la faire bouger. C’est bénéfique pour la fiabilité.

D’autre part, la stabilisation mécanique du capteur des boîtiers Nikon Z5II, Z6 et Z7 séries 1 à 3, Zf, Z8 et Z9 (mais pas Z30, Z50II et Zfc) se révèle, à l’usage, plus efficace que celle intégrée aux objectifs AF-S NIKKOR pourvus de la stabilisation VR.

Cerise sur le gâteau : même un objectif F non stabilisé profite de la stabilisation du boîtier. Le beurre et l’argent du beurre.

Qu’attendre des objectifs Z sur boîtier Z et des objectifs F sur boîtier Z ?

N’évoquons pas le cas des objectifs Z sur boîtiers reflex F : cela est impossible. Évoquons donc les autres cas de figure.

Choisir un objectif NIKKOR Z sur hybrides Z est le cas idéal puisque ces objectifs sont développés pour tirer le meilleur parti de la monture Z. Cela vous paraîtra une évidence, mais c’est toujours bien de le souligner.

Ainsi, les optiques Z exploiteront au mieux la communication électronique (c’est bon pour l’autofocus) et, puisque leurs formules optiques sont étudiées pour les contraintes des tirages courts , ils sont capables de développer très tôt leur plein potentiel.

Utiliser un objectif NIKKOR Z : vers la photographie computationnelle

Avec ses objectifs Z, Nikon a choisi d’avoir massivement recours à la photographie computationnelle. Un mot barbare pour dire qu’à l’ère du numérique la performance d’une optique relève à la fois de sa formule optique (et de sa qualité d’assemblage), des corrections optiques apportées de manière électronique, et de la puissance de traitement embarquée dans le boîtier.

Là où les objectifs reflex NIKKOR F misaient avant tout sur la performance physique du verre et du fût, un objectif hybride Nikon de dernière génération peut déléguer à l’électronique certaines corrections complexes : vignettage, distorsion, aberrations, diffraction… Toutes ces petites imperfections que l’œil n’aime pas mais que les algorithmes savent corriger mieux que quiconque, en temps réel et sans altérer le fichier RAW.

Pour les puristes, cela peut manquer de noblesse, mais à une époque où la puissance de calcul des processeurs de nos appareils photo le permet, pourquoi s’en priver ?

Ce qu’il faut comprendre de la photographie computationnelle chez Nikon
Un objectif NIKKOR Z n’est pas seulement bien conçu mécaniquement. Il embarque des profils de correction optique conçus pour dialoguer avec les processeurs Expeed des boîtiers Z. Cela permet à l’ensemble optique + boîtier de produire des images plus nettes, plus homogènes, et plus fidèles à la réalité. Nikon ne triche pas avec ses fichiers, il exploite simplement tout le potentiel de la monture Z et de ses 11 contacts électroniques pour pousser l’intelligence du système encore plus loin.

Bien sûr, il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, et les défauts en question sont le vignettage, la distorsion et la diffraction. Trois choses qui aujourd’hui s’arrangent en trois clics et deux coups de baguette magique. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que, par défaut, lorsque vous montez une optique Z sur un boîtier Z, certains des réglages associés à ces corrections sont inaccessibles, Nikon préférant éviter les mauvaises manipulations et vous demandant de faire confiance lorsqu’il s’agit de tirer le meilleur de votre matériel.

Bien sûr, il reste aux lentilles de l’objectif leur forme, leur formule chimique et la manière d’ordonner tout cela, la mission d’apporter lumière, détails et couleurs. Ce qui n’est pas rien.

la formule optique de l'objectif Nikon NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S Noct

utiliser un objectif NIKKOR Z
l’assemblage lentilles de l’objectif Nikon NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S Noct

Ces corrections logicielles sont déjà connues des utilisateurs de reflex, mais à des degrés moindres. Toutefois, lorsque vous utilisez un objectif NIKKOR en monture F sur votre boîtier hybride en monture Z via les bagues FTZ ou FTZ II, cet objectif est immédiatement reconnu. Cela permet à l’hybride d’appliquer automatiquement les mêmes profils de correction que si vous utilisiez le reflex Nikon auquel vous êtes habitué.

Comme, en plus, la communication autofocus est assurée (à des degrés différents selon l’ancienneté de votre objectif, voir le premier article pour cela), et que les bagues FTZ et FTZ II ne contiennent pas de lentille, vous retrouverez très exactement les mêmes performances optiques sur un hybride Z que sur votre reflex Nikon F.

Et même… vous aurez des images meilleures, car d’une part les algorithmes de traitement d’image des Nikon Z sont plus récents, et que d’autre part la stabilisation du capteur vous permettra de photographier avec des temps de pose plus longs et/ou des sensibilités plus basses que celles auxquelles vous êtes habitué.

Cerise sur le gâteau : dans le cas des téléobjectifs et des télézooms, vous pouvez tout à fait insérer, entre votre objectif et une bague FTZ, un téléconvertisseur, tel que vous le feriez sur un reflex. Tout cela en gagnant quelques grammes du fait du boîtier plus léger.

Utiliser un objectif NIKKOR Z, une meilleure solution que les optiques F équivalentes ?

Pour certaines, de manière évidente, oui : le NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S, le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 et le Noct-NIKKOR Z 58 mm f/0,95. D’un autre côté, ce sont des objectifs qui n’ont pas d’équivalents en monture F, ce qui facilite la comparaison.

Pour d’autres objectifs, la proposition Z surpasse l’équivalent F. C’est le cas du NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S et du 85 mm f/1,8 S. Dans le cas du zoom, le 24-70 mm f/2,8 Z est à la fois plus léger, plus maniable, plus moderne (avec son écran OLED intégré à l’affichage personnalisable) et, surtout, optiquement supérieur, tout cela pour un tarif similaire à son alter ego en monture F. Je vous invite à (re)découvrir le comparatif NIKKOR 24-70 mm dédié.

Dans le cas de l’objectif à portrait, le 85 mm f/1,8 Z s’intercale de manière tarifaire pile poil entre l’AF-S NIKKOR 85 mm f/1,8 et l’AF-S NIKKOR 85 mm f/1,4.

Si son prix est plus proche du premier (bien que double, certes, mais aussi deux fois moins cher que le f/1,4), ses performances dépassent allègrement les deux : plus homogène, plus précis, mieux corrigé, il sera l’investissement prioritaire des amateurs de portrait passés à l’hybride. D’autant plus que le demi-diaphragme perdu par rapport au f/1,4 n’est pas rédhibitoire et que la vente de l’AF-S NIKKOR 85 mm f/1,4 devrait largement couvrir le rachat du 85 mm Z.

Pour d’autres objectifs cependant, l’avis est plus nuancé. Ainsi, le 35 et le 50 mm f/1.8 Z sont plus onéreux que les AF-S NIKKOR 35 et 50 mm f/1,8, mais aussi un peu plus encombrants (et ce malgré la bague FTZ).

Protection - tropicalisation de l'objectif Nikon NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S

utiliser un objectif NIKKOR Z : la protection tous temps des objectifs Z

Les caractéristiques justifient une taille plus importante pour des performances supérieures par rapport à celles des NIKKOR F f/1.4 équivalents.

Il faut retenir qu’une optique pro n’est pas plus imposante uniquement parce qu’elle est plus lumineuse mais aussi parce que les éléments qui la composent sont conçus pour délivrer des images de meilleure qualité à toutes les distances de mise au point, à toutes les ouvertures et sur tout le champ.

Nikon a souhaité bousculer les standards en proposant une construction et une qualité d’image de niveau professionnel avec des ouvertures un peu moins lumineuses que celles des NIKKOR F. Tarif et encombrement supérieurs sont donc le prix à payer pour disposer d’une gamme cohérente en monture Z.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

utiliser un objectif NIKKOR Z
l’écran OLED intégré du 24-70 mm f/2.8 affichant les paramètres de prise de vue

Si vous êtes nouveau chez Nikon, particulièrement en hybride, il serait déraisonnable de ne pas directement vous équiper d’optiques Z, comme le NIKKOR Z 50 mm f/1.8, pour les raisons précédentes.

Critère Objectif NIKKOR Z Objectif NIKKOR F + bague FTZ
Compatibilité native Conçu pour les hybrides Nikon Z, monture Z directe Adapté via la bague FTZ, communication partielle selon les modèles
Autofocus AF rapide, silencieux, plein format optimisé pour la photographie computationnelle Nikon AF possible si objectif AF-S ou AF-P, parfois plus lent ou bruyant
Stabilisation Optimisé pour la stabilisation capteur des boîtiers Z Profite aussi de la stabilisation capteur, mais sans optimisation optique spécifique
Poids et encombrement Design plus compact grâce au tirage court de la monture Z Encombrement accru à cause de la bague FTZ, design reflex conservé
Corrections optiques Profils internes adaptés à la photographie computationnelle : distorsion, vignettage, etc. Profils disponibles si objectif récent, sinon partiels
Évolutivité Exploite les 11 contacts électroniques de la monture Z Limité aux 8 contacts de la monture F, via adaptateur
Investissement à long terme Compatible avec toutes les futures générations de boîtiers Z Transitoire, utile pour réutiliser les optiques existantes

Foire aux questions – objectifs NIKKOR Z et hybrides Nikon

Faut-il absolument acheter un objectif NIKKOR Z pour un hybride Nikon Z ?
Non, ce n’est pas obligatoire. Grâce à la bague FTZ, vous pouvez utiliser vos objectifs reflex NIKKOR F sur un boîtier hybride Nikon Z sans perte majeure de qualité. Mais si vous cherchez à tirer pleinement parti des performances de la monture Z — autofocus, stabilisation, communication électronique, photographie computationnelle — alors un objectif NIKKOR Z est un choix plus pertinent.

Quelle est la différence entre un objectif NIKKOR F et un objectif NIKKOR Z ?
Un objectif NIKKOR F est conçu pour les reflex Nikon à monture F, alors qu’un objectif NIKKOR Z est pensé dès l’origine pour les boîtiers hybrides Nikon Z. La monture Z offre un tirage plus court, un diamètre plus large et plus de contacts électroniques, ce qui permet une qualité d’image optimisée, des optiques plus compactes et des performances autofocus supérieures.

Est-ce que tous les objectifs Nikon sont compatibles avec la monture Z ?
Non. Seuls les objectifs en monture F peuvent être adaptés sur un boîtier Nikon Z via la bague FTZ ou FTZ II. Les objectifs d’autres montures (Canon EF, Sony E, etc.) nécessitent des adaptateurs tiers, souvent limités en compatibilité. En revanche, tous les objectifs NIKKOR Z sont nativement compatibles avec tous les boîtiers Nikon Z, du Z5II au Z9.

La photographie computationnelle est-elle vraiment utile avec un objectif hybride Nikon ?
Oui, c’est même un des atouts majeurs de la monture Z. Les corrections logicielles intégrées (distorsion, vignettage, focus breathing) permettent à Nikon d’optimiser la performance globale sans surdimensionner l’optique. C’est cette approche computationnelle qui permet à des objectifs NIKKOR Z comme le 24-70 mm f/4 ou le 85 mm f/1.8 S d’être si performants malgré leur compacité.

Quels sont les meilleurs objectifs NIKKOR Z à acheter en priorité ?
Tout dépend de votre pratique. Pour le portrait, le NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S est une valeur sûre. Pour le reportage, le 24-70 mm f/2.8 S ou le 28-75 mm f/2.8 sont des incontournables. En paysage, le 14-30 mm f/4 est redoutable. Et pour les petits budgets, les focales fixes comme le 28 mm ou le 40 mm offrent un excellent rapport qualité/prix.

Peut-on utiliser un objectif NIKKOR F au format DX sur un boîtier Nikon Z ?
Oui, il est possible d’utiliser un objectif NIKKOR F APS-C (DX) sur un hybride Nikon Z, à condition d’utiliser la bague FTZ ou FTZ II. Sur un boîtier Z au format APS-C (comme le Nikon Z50II ou le Zfc), l’objectif fonctionnera normalement, avec autofocus et mesure d’exposition. Sur un boîtier plein format (Z5II, Z8, Z9…), l’appareil appliquera automatiquement un recadrage (mode DX), ce qui réduit la définition de l’image.

Peut-on monter un objectif NIKKOR F DX sur un Nikon Z plein format ?
Oui, techniquement c’est possible avec la bague FTZ, mais ce n’est pas idéal. Le boîtier détectera l’objectif DX et basculera en mode recadrage automatique, ce qui signifie que vous n’exploiterez qu’une partie du capteur plein format. En pratique, cela revient à utiliser un capteur APS-C dans un boîtier plein format. L’image sera nette, l’autofocus fonctionnera, mais la résolution effective sera réduite. Mieux vaut acheter un hybride APS-C.

Est-il préférable d’utiliser un objectif NIKKOR Z DX sur un hybride APS-C Nikon ?
Oui. Si vous possédez un Nikon Z50II ou un Z fc, privilégiez un objectif NIKKOR Z DX. Ces optiques sont conçues spécifiquement pour la monture Z et offrent un meilleur équilibre poids/performances que les objectifs reflex adaptés. Vous conservez aussi tous les bénéfices de la communication électronique native entre objectif et boîtier.

Utiliser un objectif NIKKOR Z : pourquoi vous lancer dans l’hybride Nikon Z ?

Plusieurs cas de figure sont envisageables selon votre situation.

Vous êtes déjà équipé en boîtiers et objectifs reflex Nikon

Que ce soit pour seconder votre matériel actuel ou pour le remplacer, rester chez le même constructeur est le mouvement logique. Déjà équipé en reflex, vous pourrez continuer à utiliser vos objectifs. Ce qui minimisera votre investissement initial puisque vous n’aurez que le boîtier et une bague FTZ à acquérir. Les objectifs NIKKOR Z pourront venir plus tard.

Rappelons que cela est vrai aussi bien en venant d’un reflex DX (à capteur APS-C) que d’un reflex FX (à capteur 24 x 36 mm), et que, quels que soient vos objectifs actuels (DX ou FX), vous pourrez les utiliser sans soucis de compatibilité sur un hybride Nikon Z FX ou DX. Avec, bien sûr, la limitation du recadrage (automatique) en utilisant un objectif reflex DX sur un hybride FX.

tous les objectifs NIKKOR Z compatibles avec les hybrides Nikon Z

utiliser un objectif NIKKOR Z : la bague FTZ vous ouvre des possibilités étendues

En basculant sur l’hybride, vous gagnez en compacité, vous ouvrez la possibilité d’opter pour des optiques qui n’ont pas d’équivalent en reflex, tout cela en profitant du dernier cri de la technologie Nikon.

En effet, en termes de performances pures, le Nikon Z 8 est équivalent au Nikon D850, quand le Nikon Z5II est supérieur au Nikon D780. Seul le D500 n’a, pour l’heure, pas encore d’équivalent strict dans le monde de l’hybride si ce n’est le Nikon Z50II qui fait déjà de l’ombre aux D5600 et D7500, voir le comparatif.

Si vous êtes adepte de la vidéo, ou comptez vous y mettre, les hybrides Nikon Z ont des aptitudes très crédibles en la matière, grâce à leur stabilisation capteur, un autofocus plus performant en Live View, la possibilité de filmer en 4:2:2 10 bits interne et en N-Log, quatre choses qui n’existent pas sur les reflex Nikon (en savoir plus sur le kit Nikon Z vidéo).

Vous êtes déjà équipé en boîtier et objectifs d’une autre marque

La monture Z offre des prestations électroniques et surtout mécaniques qui la rendent, théoriquement, compatible avec n’importe quelle monture. Vous pourriez donc utiliser sur un hybride Nikon Z tout votre équipement, quelle que soit la marque ou la monture, APS-C comme plein format et à condition qu’il existe une bague de couplage.

Toutefois, étant donné les performances des optiques NIKKOR Z conçues spécifiquement pour la monture Z, et celles qu’offre la bague FTZ conçue spécifiquement pour tirer profit des performances des optiques NIKKOR F, il est logique d’envisager une migration vers la gamme d’objectifs NIKKOR.

Il reste toutefois possible d’utiliser vos objectifs d’autres marques sur un hybride Nikon Z à l’aide de bagues dédiées. Quelques accessoiristes se sont lancés dans l’aventure, mais n’attendez pas trop de ces bagues qui ne sont que des couplages basiques et ne peuvent permettre à des optiques conçues pour d’autres systèmes de donner le meilleur sur un hybride Nikon Z.

Vous êtes déjà équipé en hybride (24 x 36 mm ou non) et non Nikon

Il existe deux catégories : ceux ayant abandonné Nikon car jugeant que le constructeur tardait à venir sur le terrain de l’hybride 24 x 36 mm, et ceux ayant directement commencé chez Sony puisque, jusqu’à l’automne 2018, il n’y avait guère le choix.

Pour les sonyistes anciens nikonistes, le retour « au bercail » est d’autant plus évident s’ils ont conservé leurs objectifs en monture F. Au passage, ils gagneront, avec les Nikon Z, des boîtiers mieux construits, plus résistants, et à l’ergonomie mieux pensée.

Pour les professionnels, le service Nikon Pro demeure supérieur, plus réactif, avec des points de chute plus nombreux à travers le globe. Cela peut avoir son importance.

Pour les autres utilisateurs d’hybrides 24 x 36 mm, cela va aller assez vite.

Utilisateur Canon, vous êtes déjà massivement équipé, je vous convaincrai difficilement d’abandonner les Rouges pour rallier les Jaunes. Mais c’est dommage, parce que vous y gagneriez, selon les modèles, la stabilisation du capteur, des objectifs plus légers, de la définition dans le cas des Z 8 et Z 9 et une gamme plus lisible.

Autre cas de figure, vous possédez un hybride APS-C ou Micro 4/3. La monture Nikon Z vous permettra d’utiliser vos objectifs, mais pas forcément en conservant la communication électronique.

Le 24 x 36 mm, quant à lui, se justifie pour des applications nécessitant de hautes définitions, des profondeurs de champ plus faibles ou une meilleure gestion des hautes sensibilités. Ou alors, juste pour le plaisir. En photographie, c’est une notion importante qu’il ne faut pas oublier.

Vous n’êtes pas du tout équipé

Alors, bienvenue chez Nikon !

Avec ses hybrides Z, le constructeur propose une offre au niveau de la concurrence, et il est évident qu’une nouvelle et belle aventure photographique est bien partie. Il est encore temps de prendre le train en marche et vous ne le regretterez pas. Il suffit d’ailleurs de relire les deux articles de ce dossier pour vous en convaincre !

En savoir plus sur les objectifs NIKKOR Z et 4 brochures à télécharger


Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion - Tous Droits Réservés