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Apprendre la photo : 10 étapes simples pour maîtriser votre appareil et réussir vos photos dès aujourd’hui

Apprendre la photo devient vite une passion dévorante dès que vous commencez à utiliser régulièrement votre matériel photo. Vous déclenchez, vous visualisez, vous recommencez, vous vous posez de nombreuses questions. Face à un résultat pas toujours satisfaisant, vous êtes déçu. Ou vous mettez en cause votre matériel photo.

Voici dix étapes pour bien débuter en photo. Elles vont vous aider à éviter les erreurs les plus fréquentes et à progresser plus vite.

Jean-Christophe Dichant photographe Nikon Passion

 

1- Posez les bases : comprendre votre appareil photo

Avant de vous lancer dans la prise de vue et de réussir ‘toutes’ vos photos, il est crucial de comprendre comment fonctionne votre appareil. Peut-être avez-vous déjà entendu des termes comme focale, ouverture, vitesse d’obturation et ISO. Ces mots peuvent sembler intimidants, mais rassurez-vous, ils sont plus simples qu’il n’y paraît.

Imaginez votre appareil photo comme une fenêtre. L’ouverture contrôle la taille de l’ouverture de cette fenêtre (plus elle est grande, plus la lumière entre), la vitesse d’obturation ou temps de pose détermine combien de temps elle reste ouverte, et l’ISO ajuste la sensibilité à la lumière. Apprendre à jouer avec ces trois éléments est la clé pour réussir vos photos.

Conseils pratiques :

  • Ouverture : En mode priorité ouverture (A ou Av), commencez par régler l’ouverture sur un petit chiffre (comme f/2.8) pour flouter l’arrière-plan sur des portraits, puis expérimentez avec des ouvertures plus élevées pour avoir plus de détails sur des paysages.
  • Vitesse d’obturation : Utilisez une vitesse rapide (à partir de 1/500 s) pour figer l’action ou une vitesse lente (1/30 s) pour capturer le mouvement, comme le flou artistique d’une cascade (technique de la pose longue).
  • ISO : Gardez l’ISO aussi bas que possible (100-200) pour minimiser le bruit, mais augmentez la sensibilité si vous manquez de lumière (en intérieur ou la nuit).

De nombreux débutants en photographie, utilisateurs de compacts, bridges, hybrides ou reflex entrée de gamme pensent que sans un matériel plus expert ils ne pourront pas progresser. C’est faux.

Pour tester ces usages, utilisez le matériel à votre disposition et que vous pouvez vous offrir. Ne cherchez pas un appareil photo professionnel si vous ne savez pas pourquoi il vous le faut. N’écoutez pas les conseils de ceux qui ne jurent que par le dernier matériel à la mode. Tous les appareils photo actuels, reflex comme hybrides, permettent d’apprendre la photo et de progresser, même s’ils sont classés entrée de gamme.

Plus votre matériel est simple à prendre en main et à utiliser, plus vous consacrerez de temps à faire des photos. C’est cela qui vous fera progresser.

Quand vous atteindrez les limites de votre matériel, ce que vous évaluerez par vous-même, alors envisagez de le remplacer. Mais pas avant.

2- Faites les bons choix de matériel : inutile de tout changer pour apprendre la photo

Beaucoup de débutants pensent que le problème vient de leur appareil et qu’ils doivent acheter un modèle plus performant pour faire de meilleures photos. En réalité, ce n’est pas le matériel qui fait le photographe. Avec le bon apprentissage, n’importe quel appareil peut produire de belles photos.

Conseils pratiques :

  • investir dans les objectifs : Plutôt que d’acheter un nouvel appareil, investissez dans un objectif lumineux. En plein format un 50 mm f/1.8 est économique et idéal pour le quotidien, les basses lumières, le portrait. En APS-C c’est le 35 mm qui est idéal du fait de la plus petite taille du capteur.
  • accessoires utiles : Achetez un trépied pas trop onéreux mais stable pour améliorer vos photos de nuit ou pour les paysages. Un pare-soleil peut aussi aider à améliorer la qualité d’image en réduisant les reflets.
  • optimisez ce que vous avez : Avant d’acheter du nouveau matériel, apprenez à tirer le maximum de celui que vous possédez déjà. Maîtrisez chaque fonctionnalité avant de penser à évoluer.
  • nettoyez votre matériel : Un appareil propre et des lentilles frontales débarrassées de poussières vous éviteront de nombreuses heures de post-traitement.

Consultez mon guide d’achat détaillé pour bien choisir votre objectif en fonction de vos besoins.

3- Contrôlez la netteté : la mise au point comme un outil créatif

La mise au point ne consiste pas « que » à faire une photo nette. Je préfère parler de contrôle de la netteté, ce qui vous permet de guider le regard du spectateur là où vous le souhaitez.

Bateaux dans un port de pêche - Bretagne - FInisterre

Pour cela, vous pouvez choisir manuellement votre zone de mise au point, utiliser des techniques de mise au point sélective comme décider où placer la netteté pour augmenter l’impact visuel de votre photo.
Conseils pratiques :

  • Mise au point manuelle : Pour les situations où l’autofocus a du mal, comme en basse lumière, en spectacle ou sur un sujet complexe, utilisez la mise au point manuelle. Cela vous donne un contrôle total sur la netteté.
  • Mise au point sélective : Choisissez un point spécifique de votre scène, par exemple sur un portrait, faites la mise au point sur les yeux pour attirer l’attention du spectateur sur le regard de votre sujet.
  • Profondeur de champ : Utilisez l’ouverture pour contrôler la zone de netteté. Une grande ouverture (comme f/2.8) rend un sujet net tout en floutant l’arrière-plan, alors qu’une petite ouverture (comme f/11) assure que toute la scène soit nette.
  • Focus peaking : Si votre appareil en est équipé, activez la fonction de focus peaking pour mieux visualiser les zones nettes lorsque vous faites la mise au point en manuel.

4- Maîtrisez les réglages essentiels : ne laissez plus votre appareil décider pour vous

Si vous avez toujours utilisé votre appareil en mode automatique, il est temps de reprendre le contrôle. Le mode automatique est pratique, mais il ne comprend jamais vraiment ce que vous voulez. Pour progresser, commencez à utiliser le mode priorité ouverture (A ou Av sur votre appareil) ou le mode priorité à la vitesse (S).

Le mode priorité ouverture vous permet de choisir la quantité de lumière qui entre dans l’appareil et de jouer avec la profondeur de champ. Le mode priorité à la vitesse vous permet de choisir le temps de pose  pour contrôler le mouvement du sujet. Cela peut paraître effrayant au début, mais c’est là que la magie opère.

Quand j’ai commencé la photo, j’ai souvent laissé l’appareil décider à ma place, et j’ai raté de nombreux moments importants. C’est en osant prendre le contrôle que j’ai enfin commencé à voir des résultats satisfaisants.

Ne faites toutefois pas l’erreur du débutant qui consiste à passer en contrôle manuel total et à ne plus savoir pourquoi plus rien ne va. Changez les paramètres de prise de vue un par un, notez les résultats obtenus. Testez.

Savoir pourquoi et comment il convient de régler l’ouverture, le temps de pose ou la sensibilité, c’est fondamental. Savoir ce qu’est la profondeur de champ, le flou de bougé, la surexposition ou la sous-exposition, c’est indispensable.

Apprendre la photo avec Jean-Christophe Dichant

suivez cette leçon pour comprendre pourquoi le mode Auto vous limite

Vous ne pourrez apprendre la photographie que si vous ne prenez le temps d’apprendre ces notions. Ne tombez pas dans l’excès inverse en pensant qu’il faut maîtriser toutes les notions complexes de photographie pour avancer. Les bases sont essentielles, le reste viendra avec la pratique.

Prenez le temps nécessaire à chacun des tests, il faut parfois passer une journée entière à s’approprier un réglage pour réaliser qu’il convient mieux. Observez les photos faites dans ces conditions, sont-elles plus intéressantes ? Avez-vous eu plus de facilité lors de la prise de vue ?

Rappelez-vous que si votre boîtier possède un mode automatique, c’est qu’il peut aussi donner de bonnes images dans ce mode. Ne croyez pas ceux qui vous affirment que hors du mode manuel il n’y a point de salut.

5- Soignez le cadrage et la composition : donnez de l’impact à vos photos

La composition est l’art de décider quoi mettre dans le cadre et comment. Une bonne composition s’appuie donc sur un bon cadrage et peut transformer une photo banale en une photo captivante.

Test Nikon Z 6III, comparaison Z 6III vs Z 6II

Il existe des principes de composition, certains parlent de règles, je préfère éviter ce terme que je trouve trop rigide et limitant.

Conseils pratiques :

  • Expérimentez le cadrage : Au lieu de centrer votre sujet, placez-le dans les zones latérales du viseur, la moitié gauche ou la moitié droite, les moitiés haute ou basse, cela donnera plus de dynamisme à vos photos.
  • Lignes directrices : Cherchez des éléments comme des routes, des barrières ou des rivières qui dirigent l’œil vers votre sujet principal.
  • Arrière-plan sobre : Prenez soin de l’arrière-plan. Un arrière-plan trop chargé distrait le regard, alors qu’un arrière-plan simple fait ressortir votre sujet.

Quand vous ne photographiez pas, réfléchissez ! Vous avez une passion autre que la photo ? Vous pratiquez un sport ? Vous croisez régulièrement une situation ou un lieu exceptionnels ? Faites une liste des photos que vous pourriez faire. Imaginez différentes conditions de lumière, d’heure, et remplissez une fiche. Une fois que vous retournerez sur le terrain, il sera plus facile de cadrer et composer selon vos goûts et envies.

6- Évitez les erreurs courantes : les pièges à contourner pour apprendre la photo

Il y a des erreurs que tout photographe fait au début, c’est normal. Flou de bougé, surexposition, cadrage maladroit… Ces erreurs font partie de l’apprentissage, mais je suis là pour vous aider à les éviter le plus souvent possible.

Conseils pratiques :

  • stabiliser l’appareil : Si vous n’avez pas de trépied, utilisez une table, un muret, ou tenez l’appareil fermement avec vos deux mains et appuyez vos coudes contre votre corps.
  • lecture de l’histogramme : Apprenez à lire l’histogramme pour comprendre la distribution de la lumière dans vos photos et éviter la surexposition.
  • le cadrage : Avant de prendre une photo, faites une pause de deux secondes. Regardez chaque coin de votre cadre pour éliminer les distractions.
  • verrouillage de la mise au point : En mode autofocus, appuyez à mi-course sur le déclencheur pour verrouiller la mise au point sur votre sujet, puis recadrez si nécessaire. Vous pouvez aussi utiliser le bouton AF-ON (parfois AE-L/AF-L) pour verrouiller la pise au point tout en utilisant le déclencheur pour la seule mesure de lumière.

Surtout ne vous découragez pas. Chaque erreur vous permet d’apprendre la photo autant, si ce n’est plus, que chaque réussite. Plus vous ferez d’erreurs, plus vous progresserez plus vite.

Retenez aussi que c’est en pratiquant que vous progresserez, aussi avoir un appareil photo avec vous le plus souvent possible est essentiel.

Si vous avez un appareil compact, glissez-le dans votre sac ou votre poche. Si c’est un modèle plein format plus imposant, trouvez un sac discret. Au besoin utilisez votre smartphone. Mieux vaut faire des photos avec un smartphone que ne pas faire de photos du tout.

Nikon Z 50II - avec NIKKOR Z DX 12-28 mm PZ
le Nikon Z 50II, un petit hybride compact idéal pour tous les jours

Votre matériel est trop imposant pour être transporté tous les jours ? Vous vous êtes trompé de modèle Complétez-le par un appareil plus compact, certains coutent très peu cher en occasion et sont une excellente alternative aux plus gros boîtiers.

Si vraiment vous ne pouvez pas avoir avec vous de quoi faire des photos chaque jour, prenez des notes. Mémorisez la situation dans laquelle vous vous trouvez, notez le lieu et l’heure (c’est important pour retrouver plus tard les mêmes conditions). Et revenez équipé dès que c’est possible.

7- Libérez votre créativité : trouvez votre style même si vous n’êtes pas artiste

Vous pensez ne pas avoir l’âme d’un artiste ? Détrompez-vous. La créativité s’apprend, et la photographie est un excellent moyen de l’exprimer. Observez la lumière qui change au fil de la journée, les ombres qui passent sur les murs, les reflets sur l’eau.
Conseils pratiques :

  • Points de vue inhabituels : Changez de perspective. Prenez des photos en vous couchant par terre (ou grâce à l’écran inclinable de votre appareil photo), depuis un balcon, ou en vous rapprochant extrêmement près de votre sujet.
  • Lumière naturelle : Photographiez à différents moments de la journée. Le lever et le coucher du soleil offrent une lumière douce, tandis que la lumière de midi est plus dure et la lumière à l’heure bleue le soir est magnifique.
  • Essayez le noir et blanc : Passez en noir et blanc pour vous concentrer sur la lumière, les ombres et les formes plutôt que sur la couleur.
  • Thèmes et séries : Créez une série sur un même thème, comme les cercles, les transports ou les jeux d’ombres.

De même un des défauts des photographes débutants est de penser qu’il faut aller loin pour rapporter de belles images. Ou se trouver dans des conditions réservées aux pros. C’est faux à nouveau.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

tous les sujets sont bons pour apprendre la photo !

Regardez autour de vous, observez votre jardin, vos proches, votre ville, pensez à ce qui fait votre quotidien. Variez les prises de vues selon les saisons, l’éclairage, les personnes que vous fréquentez. Autant de sujets faciles à trouver et à photographier.

Lorsque j’ai commencé à photographier en ville, dans la rue, j’avais peur de prendre des risques, de sortir du cadre « vue large faite de loin ». Mais j’ai compris que c’est en s’approchant et en osant que l’on finit par trouver son propre style.

8- Pour apprendre la photo, prenez le temps de réfléchir à votre pratique

Aucun photographe professionnel n’est devenu pro en quelques jours. Prenez le temps d’apprendre à maîtriser votre matériel. Lisez le manuel d’utilisation. Souvent rébarbatif, il contient pourtant plein d’informations utiles sur le terrain. Apprenez par cœur à changer un réglage sans regarder le boîtier. Quand la scène à ne pas manquer se présentera, vous saurez réagir très vite.

Procurez-vous un bon livre pour apprendre la photographie (par exemple le cours de photo en 20 semaines chrono). C’est un complément au manuel indispensable à tout débutant. Vous y trouverez les bases à connaître, les principes fondamentaux de la photo. Vous ferez facilement le lien avec les instructions trouvées dans votre manuel. Et vous vous poserez moins de questions sur le terrain.

Si vous avez du mal à tout retenir, pensez à faire des fiches que vous glisserez dans votre poche. Ce type de fiche existe sous la forme de mémos photos si vous ne voulez pas les faire vous-même.

Suivre une formation photo est une bonne façon pour gagner beaucoup de temps. Il existe de nombreuses ressources disponibles sur les sites spécialisés, des tutoriels photos, des conseils. Ces ressources vous permettent d’acquérir les premières bases avant de suivre une formation photo plus complète.

9- Post-traitement : finir le travail pour sublimer vos images

Le post-traitement avec un logiciel photo est souvent sous-estimé par les débutants, pourtant c’est une étape cruciale qui vous permet de finir le travail commencé lors de la prise de vue.

Traiter vos photos n’est pas tricher, c’est une manière d’optimiser le rendu que vous aviez en tête au moment où vous avez appuyé sur le déclencheur. Le post-traitement vous aide à corriger les petites imperfections, ajuster l’exposition, renforcer les couleurs ou le contraste, et rendre vos images plus percutantes.

Outil de sélection automatique du sujet dans Lightroom

Comment l’aborder quand on débute :

  • logiciels simples : Commencez par des logiciels accessibles comme celui fourni avec votre appareil photo (par exemple NX Studio chez Nikon). Ces outils sont faciles à prendre en main et offrent des réglages avancés qui peuvent déjà améliorer vos photos.
  • corrigez les tonalités : Pour débuter, concentrez-vous sur les réglages essentiels : la luminosité, le contraste, la balance des blancs et les hautes lumières. Ces quatre éléments suffisent souvent à transformer une photo terne en une photo plus expressive.
  • n’en faites pas trop : L’erreur du débutant est de pousser les curseurs trop loin. Cherchez avant tout à donner à votre photo une apparence naturelle. Trop de contraste ou de saturation peuvent rendre la photo irréaliste, ça se voit vite.
  • organisez-vous : Créez des dossiers pour ranger vos photos avant de les classer en albums ou collections. Un bon post-traitement consiste à travailler par petites touches, en sachant ce que vous faites et pourquoi vous le faites.

Attention : les logiciels de post-traitement photo sont indispensables mais ils ne font pas de miracles. Si votre photo est mal exposée, floue, mal cadrée, le logiciel ne la rendra pas exceptionnelle.

10- Passez à l’action : votre premier plan d’entraînement pour apprendre la photo

Lire c’est bien, mais il faut aussi passer à l’action car rien ne remplace la pratique. Je vous propose un plan simple à tester sur une semaine :

  • jour 1 : Photographiez un portrait avec une grande ouverture comme f/2.8 pour créer un flou d’arrière-plan.
  • jour 2 : Photographiez un paysage en fermant l’ouverture à f/11 ou f/16 pour que tout soit net.
  • jour 3 : Expérimentez la variation du temps de pose en photographiant un sujet en mouvement (comme une voiture ou un enfant qui court).
  • jour 4 : Cherchez des motifs graphiques dans votre environnement (ombres, réflexions, formes géométriques) et photographiez-les en jouant sur l’exposition pour mettre les formes en valeur.
  • jour 5 : Prenez des photos en noir et blanc pour mieux comprendre la lumière et les contrastes quand la couleur est absente de l’image.
  • jour 6 : Changez de perspective : prenez une photo depuis un point en hauteur, puis en contre-plongée. Levez les bras pour déclenchez, baissez-vous, utilisez l’écran inclinable de votre appareil photo.
  • jour 7 : Regardez vos photos de la semaine, choisissez vos préférées, demandez-vous pourquoi elles vous plaisent mieux que les autres.

Conseils pratiques :

  • Notez vos réglages : Pour chaque photo, notez les réglages utilisés et ce que vous avez ressenti sur le moment. Cela vous aidera à comprendre ce qui a fonctionné pour les meilleurs photos et pourquoi.
  • Répétez : La répétition est la clé. Refaites les mêmes exercices plusieurs fois pour être à l’aise avec les réglages et la composition.
  • Partagez : Partagez vos photos et demandez des critiques constructives. Apprendre des autres est un excellent moyen de progresser.

Apprendre la photo, mais aussi …

Apprendre la photographie ne peut se résumer à une seule liste de règles et principes. La nécessaire créativité qu’il vous faut trouver est une notion fort subjective, chacun voit les choses différemment aussi faites-vous plaisir.

Soyez heureux d’utiliser votre matériel. Amusez-vous. N’écoutez pas les experts auto-proclamés qui vous disent que toutes vos photos sont mauvaises, ils ne montrent généralement jamais les leurs. Profitez, vous avez fait le bon choix en choisissant la photographie comme passion. Prenez quelques minutes pour lire cette autre série de conseils qui peuvent vous aider à bien (re)démarrer.

Pour aller plus loin, découvrez mon guide complet pour bien débuter en photo.


Nikon Z 6 et Z 7 série 2 : 2x plus de tout (ou presque) pour un tarif moindre

Nikon annonce les nouveaux Nikon Z 6 et Z 7 série 2,  les mises à jour des deux hybrides plein format initiaux de la marque Z 6 et Z 7 apparus en 2018. Cette mise à jour matérielle et logicielle permet à Nikon d’optimiser la présentation, l’ergonomie et, surtout, les performances de ses hybrides.

Voici ce qu’apportent les Nikon Z 6 e Z 7 série 2 et pourquoi cela peut être important pour vous.

MàJ septembre 2024 : le test du nouveau Nikon Z 6III est disponible ici.

Nikon Z 6 et Z 7 série 2 : 2x plus de tout (ou presque) pour un tarif moindre

Précommander le Z 6II et le Z 7II chez Miss Numerique

Nikon Z 6 et Z 7 série 2 : l’hybride plein format , un virage, deux réactions

Un virage

Fin août 2018, les pré-annonces de l’été laissent place à un lancement officiel en grandes pompes, depuis Tokyo. J’ai la chance d’assister depuis le Japon au lancement mondial des nouveaux Nikon Z 6 et Z 7,  et de visiter l’usine de Sendai qui a déjà commencé à produire le Z 7, le tout premier hybride plein format Nikon. Il sera suivi peu après du Nikon Z 6, qui deviendra vite le fer de lance apprécié autant par les photographes que les vidéastes.

Nombreux sont alors les nikonistes sceptiques : qu’est-ce donc que cette nouvelle gamme ? Pourquoi des hybrides alors que les reflex Nikon sont parmi les meilleurs du marché ? Pourquoi un appareil « moins performant » ? Pourquoi un viseur électronique … J’en passe et des pires. J’ai tout lu, tout entendu.

Nikon Z 6 série 2 vu de face

Le Nikon Z 6 série 2 vu de face

Deux ans plus tard les choses ont bien changé.

L’hybride plein format a gagné ses lettres de noblesse,  Sony a été rejoint par Canon, Nikon, Panasonic et Leica.  Fujifilm continue de faire bande à part avec une gamme APS-C digne d’intérêt comme des moyen-formats uniques sur le marché.  Le club des micro 4/3 est en déroute, Olympus étant la première victime d’un segment qui pourrait bien disparaître, concurrencé par les hybrides APS-C. Nikon l’a bien compris qui a lancé en 2019 un Nikon Z 50 très bien perçu par ses utilisateurs.

Le reflex quant à lui cède des parts de marché chaque trimestre depuis janvier 2020, il se vendait en août 55% d’hybrides pour 45% de reflex en France.

Nikon Z 7 série 2 vu de face

Le Nikon Z 7 série 2 vu de face

Oui mais voilà, si Nikon dispose de deux hybrides plein format, les Z 6 et Z 7, ce n’est pas pour autant que tout le monde les achète.

Un seul emplacement pour cartes mémoire ? XQD en plus ? Non merci. Pas de poignée grip avec commandes déportées ? Mais comment est-ce possible ? Un AF pas à la hauteur de celui des reflex ? Je n’en veux pas ! Un hybride que l’on ne peut pas alimenter pendant un tournage vidéo ? Mais comment est-ce possible ?

Nikon a entendu. Je suis bien placé pour le savoir, une des qualités premières des équipes Nikon sur le terrain est d’écouter (et de lire) ce qui se dit sur leurs produits.  Et Nikon a réagi.

Nikon Z 6 série 2 vue de profil

Le Nikon Z6 série 2 avec le zoom NIKKOR Z 24-70 mm f/4.S

Une première réaction

A l’été 2020 arrive le Nikon Z 5, un hybride plein format qui a tout du Z 6 ou presque, et surtout le bon goût de proposer deux emplacements pour cartes mémoire SD.  Le coût total de possession (la SD vaut moins cher que la XQD/CFexpress) diminue de façon conséquente.  Depuis sa sortie, le Nikon Z 5 séduit d’autant plus qu’il est enfin vendu boîtier nu.

Une seconde réaction

Retardée par les effets de la crise sanitaire, voici l’arrivée des Nikon Z 6 et Z 7 série 2. Mais pourquoi pas Z 6s et Z 7s ? Parce que. Les temps changent, Nikon aussi.

Je vous vois venir, vous pensez déjà que Nikon a glissé deux slots SD dans ses Z 6 et Z 7, en a profité pour gonfler le tarif de lancement de quelques centaines d’euros et ça ira bien comme ça …

Sauf que … non.

Ce qui fonctionne sur un Z 5 en entrée de gamme plein format ne peut fonctionner sur les segments supérieurs. Il fallait faire plus. N’oublions pas qu’en face Canon et Sony ne font pas de la figuration. Canon occupe une très belle première place au classement en terme de chiffre d’affaires, et si Nikon tient encore la seconde place à bonne distance de Sony (chiffres d’affaires janvier à août 2020), il n’est pas question de s’endormir sur ses lauriers.

Nikon Z 6 et Z 7 série 2 : deux fois plus de (presque) tout

Les mises à jour firmware permettent aux constructeurs de proposer des corrections de dysfonctionnements et des nouvelles fonctions. C’est d’autant plus facile à réaliser sur un hybride dont le processeur et l’électronique effectuent la majorité des traitements alors que les reflex comptent plus de modules électroniques spécialisés (un capteur AF dédié par exemple).

Nikon Z 7 série 2 vu de dos

Le Nikon Z 7 Série 2 vu de dos

Nikon a joué le jeu et déjà proposé plusieurs mises à jour des Nikon Z 6 et Z 7, améliorant ainsi le comportement de l’autofocus décrié par les photographes de sport et d’action. Toutefois mettre à jour le firmware ne suffit pas toujours. Il faut savoir proposer aussi des mises à jour hardwares, et c’est bien de cela dont il est question avec les Nikon Z 6 et Z 7 série 2 dotés respectivement de capteurs stabilisés 5 axes de 24,5 et 45,7 Mp. Toutes les caractéristiques étant égales par ailleurs, voici ce qu’apportent ces deux nouveaux hybrides Nikon.

Deux processeurs Expeed 6 pour un autofocus plus véloce

Le processeur d’un hybride Nikon orchestre à peu près tout,  du traitement des images à leur copie sur la carte, en passant par la gestion de l’autofocus. Le processeur Nikon Expeed 6 a fort à faire dans les Z 6 et Z 7,  et s’il s’en sort bien pour les usages les plus courants, il est à la peine lorsqu’il faut assurer la mise au point autofocus en mode rafale à 12 images/seconde tout en gérant les autres opérations.

Nikon a donc pris le parti d’inclure un second processeur Expeed 6 dans les séries 2, ce second processeur est entièrement dédié à la gestion de l’autofocus. Le processeur principal est déchargé des traitements AF, et un processeur aux capacités identiques peut lui s’occuper à 100% d’analyser le signal en provenance du capteur image  pour gérer la mise au point.

Cette répartition des traitements entre deux processeurs, déjà mise en oeuvre sur les Nikon D5 et D6,  devrait permettre une plus grande vélocité de l’autofocus et un seuil de détection plus bas donné pour -4,5 Ev  en mode AF normal et – 6 Ev en mode AF basse lumière avec une optique ouvrant à f/2 (Nikon Z 6 série 2).

Ce processeur dédié permet en outre la mise en œuvre d’un mode de suivi inspiré du suivi 3D des reflex, et du suivi Eye-AF (humains et animaux, avec maintien de la position du collimateur boîtier éteint) dans une zone définie et non uniquement sur l’intégralité du champ visé. Afin de faciliter l’enchaînement des vues, le collimateur AF utilisé pour assurer le suivi revient à sa position initiale dès la fin du suivi.

Autre avantage de ce double processeur, Nikon revendique une réduction importante du temps de passage au noir dans le viseur (OLED Quad VGA à 3.690.000 pixels) lors du déclenchement.

Deux emplacements pour cartes mémoires et un buffer optimisé

Les Nikon Z 6 et Z 7 série 2 disposent de deux emplacements pour cartes mémoire, un CFexpress compatible XQD et un SD UHS II.  Ce double slot occupe le même emplacement que l’unique slot des Z 6 et Z 7, il permet de gérer la répartition des fichiers sur une ou deux cartes comme nous avons l’habitude chez Nikon.

Le double emplacement pour cartes mémoire des Nikon Z 6 et Z 7 série 2

Au passage la capacité du buffer passe de 37 à 124 vues en RAW 12 bits non compressé sur carte Cfexpress (ou 200 JPG).

Deux images par seconde en plus

L’architecture à double processeur permet au Nikon Z 6 série 2 de déclencher à 14 images par seconde avec suivi AF et suivi de l’exposition (12 im/sec. sur le Z 6) et au Nikon Z 7 série 2 de déclencher à 10 images par seconde (9 im/sec. sur le Z 7).

Deux déclencheurs et deux joysticks AF

Nikon Z 6 série 2 vu de face

Le Nikon Z 6 série 2 avec la poignée grip Nikon MB-N11

Elle était réclamée par les aficionados du déclenchement en mode portrait,  la nouvelle poignée grip Nikon MB-N11 permet de doubler le déclencheur et le joystick AF comme c’est le cas avec certains grips pour reflex. Cette poignée peut recevoir une batterie supplémentaire, ce qui double l’autonomie totale. Cette poignée dispose d’un port USB-C qui permet de recharger deux batteries à la suite lorsqu’elle est déconnectée de l’appareil photo.

Un mode vidéo complet

Nikon Z 6 série 2 avec cage Smallrig et moniteur Blackmagick

Le Nikon Z 6 série 2 avec cage SmallRig et moniteur Blackmagick

La vidéo gagne un mode d’enregistrement en 4K à 60p sur le Nikon Z 7 série 2 (également disponible en février 2021 pour le Nikon Z 6 série 2 avec mise à jour firmware). L’enregistrement se fait en 4 :2 :2 10 bits avec ProRes Raw et HLG sur enregistreur externe et en 8 bits interne sans crop avec une durée maximale de 30 minutes. Le suivi de l’œil devient possible en vidéo en mode Auto et Wide L.

Le sens de variation de la bague de mise au point  peut être inversé pour satisfaire les utilisateurs qui le réclamaient.

Nikon Z 6 et Z 7 série 2 : mais aussi …

Les Nikon Z 6 et Z 7 série 2 gagnent quelques vues d’autonomie selon les tests Cipa toujours très mal adaptés aux hybrides (320 vues par charge contre 310), la réalité étant plutôt de 700 à 800 vues selon les usages.

Le mode Economie d’énergie disponible sur le Nikon Z 5 permet de gagner de l’autonomie d’autant plus que la batterie Nikon EN-EL15c est plus performante (la compatibilité avec les versions précédentes de la EN-EL15 est assurée).

La recharge en continu boîtier allumé depuis la prise USB type C est possible (boîtier éteint uniquement sur les Z 6 et Z 7).

Nikon Z 6 série 2 vu de dos avec écran inclinable

L’écran inclinable et tactile des Nikon Z 6 et Z 7 série 2

L’écran tactile inclinable n’est toujours pas orientable, dommage pour les vidéastes adeptes du face caméra, ils devront se rabattre sur Snapbridge en mode retour caméra. Notez toutefois que lorsque l’écran est incliné, le viseur électronique s’éteint automatiquement pour éviter l’extinction de l’écran lorsqu’un doigt passe près du capteur du viseur.

La plage de sensibilité des capteurs identiques à ceux des Nikon Z 6 et Z 7 ne varie pas, elle reste de 64 à 25.600 ISO pour le Nikon Z 7 série 2 et de 100 à 51.200 ISO pour le Nikon Z 6 série 2.

La plage de variation du temps de pose est modifiée pour autoriser des poses longues jusqu’à 900 secondes, l’obturateur mécanique autorise toujours le 1/8000 ème de seconde.

Télécommande radio Nikon WR-T10 + WR-11a pour Nikon

La télécommande radio Nikon WR-11

Une nouvelle télécommande radio sans fil WR-R11b permet de déclencher à distance et de synchroniser les vues sur plusieurs boîtiers reliés au boîtier principal. Cet émetteur-récepteur peut être utilisé pour contrôler un flash externe, par exemple le Nikon SB-5000, dans les systèmes évolués de flash asservi sans fil.

Notez aussi que, comme sur d’autres Nikon compatibles, la mise à jour du firmware peut désormais se faire depuis l’application Snapbridge, vous évitant la manipulation des cartes et fichiers de mise à jour.

La construction et la protection tous temps des Nikon Z 6 et Z 7 série 2
sont les mêmes que celles du reflex Nikon D850

Tarifs et disponibilités des Nikon Z 6 et Z 7 série 2

Le Nikon Z 6 série 2 sera disponible dès le 5 novembre 2020 au tarif public boîtier nu de 2.199 euros (2.299 euros pour le Z 6 à sa sortie en 2018).

Le Nikon Z 7 série 2 sera disponible dès le 10 décembre 2020 au tarif public boîtier nu de 3.399 euros (3.699 euros pour le Z 7 à sa sortie en 2018).

Notez que Nikon propose une offre de reprise de 200 euros de votre ancien matériel appliquée dès le début des ventes et jusqu’au 10 janvier chez les revendeurs participants (voir conditions sur le site Nikon) pour tout achat d’un Nikon Z 6 ou Z 7 série 2.

Nikon a donc décidé de ne pas jouer la surenchère tarifaire, une décision plutôt judicieuse qui devrait permettre aux Nikon Z 6 et Z 7 série 2 de trouver rapidement leur place sur le marché des hybrides plein format.

Nikon Z 6 et Z 7 série 2 : un bon choix ?

Nikon a tenu compte des retours utilisateurs pour proposer des versions plus abouties de ses deux hybrides plein format historiques. Les principaux reproches sont corrigés, les performances AF devraient être supérieures, la qualité d’image est inchangée et le tarif ne subit pas l’inflation attendue.

Vu sous cet angle, les Nikon Z 6 et Z 7 série 2 ont tout pour séduire les photographes désireux de passer à l’hybride. Les plus exigeants devraient trouver matière à discuter encore, toute caractéristique technique pouvant être critiquée, les autres devraient trouver dans ces deux déclinaisons de quoi satisfaire leurs besoins.

Nikon Z 6 et Z 7 série 2 : que faire si l’on a déjà un Z 6 ou Z 7 ?

Si le budget n’est pas un problème pour vous, passer aux séries 2 vous permettra de disposer d’un AF plus véloce, de réutiliser vos cartes SD, voire d’adapter un grip. Les optiques et accessoires déjà achetés sont compatibles, vous n’avez plus qu’à trouver une offre de reprise intéressante ou un client pour votre boîtier d’occasion qui n’aura pas perdu encore trop de valeur.

Si vous faites des photos qui ne demandent pas un suivi AF plus véloce comme le paysage, le portrait, la photo de rue, la photo nature, passer aux séries 2 ne vous apportera pas grand-chose.

Si vous faites de la pose longue, le temps de pose maximum de 900 secondes pourra vous aider.

Si vous faites des photos d’action, de sport, d’animaux rapides ou d’oiseaux en vol, les séries 2 vous permettront de profiter d’un AF plus réactif.

Si vous faites de la vidéo, l’AF en vidéo des séries 2 sera un avantage dans certains, cas, la 4K à 60p sans recadrage sur le Z 7 série 2 vous permettra des ralentis créatifs (attention au crop prévu sur le Z 6 série 2 en 4K 60p), le double emplacement pour cartes vous permettra de stocker plus de rushs.

Nikon Z 6 série 2 vs Nikon Z 5 : la différence de 700 euros se justifie-t-elle ?

Oui si vous faites de la photo de sport ou d’action ou des photos d’oiseaux en vol, ces situations nécessitant un AF très véloce.

Oui aussi si vous êtes vidéaste, que vous ne voulez pas de crop 4K x1.7, que la 4K à 60p vous intéresse pour mieux gérer les ralentis, que l’AF en vidéo vous tente et que pouvoir alimenter le boîtier en continu via la prise USB est un prérequis pour vous.

Oui encore si pouvoir déclencher à 14 images par seconde vous importe (4,5 vps sur le Z 5).

Oui toujours si vous êtes fan des poignées grip avec contrôles déportés.

Oui enfin si vous faites souvent des photos en basse lumière et que vous souhaitez une détection la plus sensible et précise possible.

Dans tous les autres cas, le Nikon Z 5 est une belle alternative qui vous permettra d’économiser quelques centaines d’euros judicieusement investis, pourquoi pas, dans une optique NIKKOR Z.

Source : Nikon

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Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2 et MF 85 mm f/1.4 MK 2, le charme des optiques manuelles

Samyang, l’opticien coréen indépendant, n’a pas chômé pendant le confinement et annonce la mise à niveau de ses deux optiques classiques à grande ouverture pour reflex et hybrides, les Samyang 14 mm f/2.8 MK 2 et Samyang MF 85 mm f/1.4 MK 2.

Ces deux optiques sorties dans une version intermédiaire Nikon Z (sans bague FTZ) en avril 2019 sont désormais disponibles pour les reflex Nikon F et Canon EF, les hybrides Sony E, Fujifilm X, Canon M et Micro 4/3 dans une version encore améliorée.

Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2 et MF 85 mm f/1.4 MK 2, le charme des optiques manuelles

Les optiques Samyang au meilleur prix chez Miss Numerique

Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2

Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2

Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2

Présentation

Le Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2, un objectif ultra grand-angle, reprend la formule optique du précédent modèle avec 14 éléments en 10 groupes (1 verre asphérique, 1 verre hybride ASP, 2 verres ED, 3 verres HR). Le traitement multicouches Samyang UMC complète cette fiche optique.

Ce 14 mm devrait s’avérer idéal pour l’architecture et le paysage, deux pratiques qui ne souffrent guère de l’absence d’une mise au point autofocus.

Le Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2 dispose d’un nouveau mécanisme de verrouillage de la mise au point, il évite que celle-ci ne varie une fois réglée. Ceci vous servira si vous faites des photos en pose longue, pour l’astrophotographie ou le time-lapse.

Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2

Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2

Le diaphragme, manœuvré de façon traditionnelle, dispose d’un système de « dé-clic » qui vous permet de faire varier l’ouverture de façon continue sans être limité par les positions classiques. Ceci peut vous aider à ajuster l’exposition avec la plus grande précision.

Le diaphragme à 9 lames devrait offrir de jolis bokeh (en savoir plus). Les amateurs de couchers de soleil et de photos de nuit apprécieront le rendu « étoilé » que ce type de diaphragme procure à faible ouverture.

Le Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2 adopte une présentation très sobre du plus bel effet. L’époque des optiques Samyang taillées à la serpe est bien loin !

La bague de mise au point, manuelle, présente un revêtement original, fait d’un réseau de micros gravures destiné à faciliter la tenue en main.

La distance minimale de mise au point est de 0,28 m tandis que l’angle de champ est de 115.7˚ sur un boîtier plein format.

L’optique est conçue pour limiter l’infiltration dans le fût de l’humidité comme des gouttes d’eau sous la pluie.

Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2

Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2

Fiche technique du Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2

  • Montures disponibles : Nikon F, Canon EF, Sony E,  Fuji X, Canon M, Micro 4/3
  • Formule optique : 14 éléments en 10 groupes
  • Angle de vue (monture Nikon) : sur plein format = 115.7˚, sur APS-C = 93.9°
  • Ouverture : f/2.8 – f/22
  • Distance minimale de mise au point :  0,28 m
  • Facteur de grossissement : x 0.08
  • Diaphragme : 9 lames
  • Mise au point : manuelle
  • Pas de filtre possible en raison de la conception du pare-soleil intégré
  • Diamètre maximum : 87 mm
  • Longueur (monture Nikon) : 96,3 mm
  • Poids (monture Nikon) : 641 g

Tarif (monture Nikon) : 499,00 euros

Des photos avec le Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2

Le photographe Maxime Oudoux a réalisé les premières images avec le 14 mm, en voici quelques-unes.

Photo (C) Maxime Oudoux

Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2 - Maxime Oudoux

Photo (C) Maxime Oudoux

Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2 - Maxime Oudoux

Photo (C) Maxime Oudoux

Samyang MF 85 mm f/1.4 MK 2

Samyang MF 85 mm f/1.4 MK 2

Présentation

Le nouveau Samyang MF 85 mm f/1.4 MK 2 est lui-aussi l’évolution du précédent modèle. Cette nouvelle version apporte son lot de nouveautés identiques à celles du 14 mm.  Les portraitistes qui appréciaient le premier modèle devraient être ravis par l’ouverture possible sans clic et le diaphragme à 9 lames.

La formule optique comprend 9 éléments en 7 groupes. Samyang a soigné la correction des aberrations sphériques ainsi que la réduction de la distorsion.

Rappelons que Samyang propose aussi une version autofocus de son 85 mm f/1.4, qui ne manque pas d’intérêt face à cette version à mise au point manuelle, pour le portrait, tout en réclamant 150 euros de plus.

Samyang MF 85 mm f/1.4 MK 2

Fiche technique du Samyang MF 85 mm f/1.4 MK 2

  • Montures disponibles : Nikon F, Canon EF, Sony E,  Fuji X, Canon M, Micro 4/3
  • Formule optique : 9 éléments en 7 groupes
  • Angle de vue (monture Nikon) : sur plein format = 28.3˚, sur APS-C = 19.1˚
  • Ouverture : f/1.4 – f/22
  • Distance minimale de mise au point : 1,1 m
  • Facteur de grossissement : x 0.09
  • Diaphragme : 9 lames
  • Mise au point : manuelle
  • Diamètre du filtre : 72 mm
  • Diamètre maximum : 78 mm
  • Longueur (monture Nikon) : 72,2 mm
  • Poids (monture Nikon) : 541 g

Tarif (monture Nikon) : 449,00 euros

Samyang MF 85 mm f/1.4 MK 2

Mon avis sur ces objectifs Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2 et 85 mm f/1.4 MK 2

Alors que les marques historiques, comme Nikon avec les NIKKOR Z série S, pratiquent une course à l’armement avec des optiques toujours plus performantes et coûteuses, Samyang joue l’apaisement.

L’opticien sud-coréen ne cherche pas à affronter ses concurrents sur leur terrain, pour en arriver à proposer lui-aussi des optiques bien plus coûteuses (comme le font désormais Sigma et Tamron).

Samyang propose  une alternative.

Il nous propose des optiques atypiques comme ce 85 mm f/1.4 à mise au point manuelle. Ou ce 14 mm f/2.8. Tous deux à mise au point manuelle.

Chaque modèle est étudié pour offrir de très bons résultats, pas « excellentissimes » comme certains concurrents, mais avec un rapport performances/prix bien plus favorable.

Les optiques Samyang, tout comme les optiques allemandes, conservent une âme. Leur rendu est singulier, elles ont du charme quand certains concurrents misent tout sur les performances au détriment de la particularité.

A l’époque de la photographie computationnelle qui corrige les défauts optiques dans le boîtier, des logiciels qui les corrigent en post-traitement, de l’uniformisation des résultats, marquer sa différence est une approche pertinente.

D’autant plus qu’au final, vous garderez le sourire en voyant le montant de la facture, c’est au minimum moitié moins que ce que vont vous coûter les optiques concurrentes :

  • Samyang MF 14 mm f/2.8 MK 2 : 499,00 euros (monture Nikon)
  • Samyang MF 85 mm f/1.4 MK 2 :  449,00 euros (monture Nikon)

Les optiques Samyang au meilleur prix chez Miss Numerique

Source : Samyang


Test Nikon D780, conférence vidéo, photos commentées

Le dernier né des reflex experts Nikon est-il un bon choix pour le reportage photo ? Pour ce test Nikon D780, j’ai profité d’un séjour à Venise, je vous propose un retour d’expérience complet ainsi que la rediffusion en vidéo de ma conférence au Nikon Plaza sur le thème « Nikon D780 et reportage, une bonne idée ? »

Nikon D780 : retour d'expérience, conférence vidéo et des photos

Test Nikon D780 et reportage au carnaval de Venise : ma conférence au Nikon Plaza

J’avais prévu ce voyage à Venise depuis quelques semaines déjà, je suis amoureux de cette ville, et je comptais bien partir avec le Nikon Z 6 et le zoom NIKKOR Z 24-70 mm f/4 que j’utilise au quotidien depuis plusieurs mois en parallèle de mon Nikon D750.

Quelques jours avant le départ, sans qu’il n’y ait de rapport avec ce voyage dont je n’avais pas parlé, Nikon me propose d’animer une conférence au Nikon Plaza à propos du Nikon D780 (voir la présentation détaillée et la fiche technique). C’est tentant, mais parler d’un tel reflex avec des photos faites autour de chez moi ne m’emballait pas trop, la photo urbaine en banlieue n’est pas des plus attirantes. L’idée fait toutefois son chemin très vite et je change mon plan : le Nikon D780 va prendre la place du Nikon Z 6 dans mon sac photo. Direction Venise sur le thème « Test Nikon D780 au carnaval de Venise » !

Et le zoom ? Mon AF-S NIKKOR 24-70 mm f/2.8 est trop gros et lourd pour un tel voyage, le NIKKOR Z f/4 ne se monte pas sur le D780, je fais quoi ? Le 35 mm fixe ? Le 50 ? Non, trop facile, tant qu’à faire de changer de boîtier, je change d’optique. Je choisis une focale que je n’ai pas l’habitude d’utiliser, pour une seule et bonne raison : casser les habitudes est une bonne idée pour progresser. C’est l’AF-S NIKKOR 28 mm f/1.4E ED qui rejoint mon sac lui-aussi.

Voici la rediffusion de cette conférence, une version raccourcie à 20 mn pour aller à l’essentiel et dans laquelle vous allez voir comment j’ai traité le sujet, comment j’ai utilisé ce couple Nikon D780 + 28 mm f/1.4, les photos que j’ai pu faire avec et ce que j’ai pensé du boîtier.

Pour aller plus loin, je vous propose une sélection de photos ci-dessous, avec quelques commentaires sur leur réalisation.

Test Nikon D780 et carnaval de Venise, les photos commentées

Voici quelques-unes des photos que vous pouvez voir dans la vidéo ci-dessus, avec les données EXIF et mes commentaires. J’ai choisi ces images pour leur intérêt visuel mais aussi pour mettre en avant certains points relatifs à la prise de vue et aux réglages du Nikon D780.

Les photos sont numérotées, vous pouvez poser vos questions sur une photo en particulier dans les commentaires, indiquez le numéro.

1- Les quais de Venise

Des photos de Venise avec le Nikon D780

Nikon D780 et reportage
Test Nikon D780 + AF-S NIKKOR 28 mm f/1.4E ED : 1/250 ème – f/8 – ISO 560

Le 28 mm est idéal dans ce cas avec un angle de champ important. J’étais en train de faire quelques images lorsque la mouette est passée, venant de la gauche. Un appui rapide sur le déclencheur a permis à l’autofocus de se caler immédiatement, et la profondeur de champ importante à 28 mm à ouverture f/.8 a fait le reste.

Notez que cette courte focale permet de masquer la foule qui se presse sur les quais, visible derrière les gondoles à gauche de l’image. Il est important par contre de garder l’appareil photo parfaitement horizontal afin que les perspectives restent le plus verticales possible. Au besoin cela se rattrape dans un logiciel de post-traitement.

2- Le bateau sur la lagune

Des photos de Venise avec le Nikon D780

Test Nikon D780 + AF-S NIKKOR 28 mm f/1.4E ED : 1/1.000 ème – f/8 – ISO 100

Ce jour-là il faisait sec mais le ciel était uniformément gris. La circulation sur la lagune étant toujours importante, j’ai attendu qu’un bateau passe à proximité du quai (le 28 mm favorise les sujets proches), j’ai choisi une ouverture moyenne pour la profondeur de champ et j’ai calé l’autofocus à la distance prévisible.

La seule difficulté ici est d’ajuster l’exposition pour éviter que le ciel ne soit brûlé, tout en gardant du détail dans le sujet. Le capteur du Nikon D780 a bien réagi en encaissant hautes et basses lumières sans que je n’ai à corriger l’exposition pour autant.

3- Reflets dans le canal

Des photos de Venise avec le Nikon D780

Test Nikon D780 + AF-S NIKKOR 28 mm f/1.4E ED : 1/250 ème – f/8 – ISO 220

Trop de monde sur la place San Marco, je décide de longer les canaux pour m’éloigner de cette foule. La lumière est au rendez-vous à ce moment-là, les reflets me fond de l’œil.

Cette prise de vue ne présente pas de difficulté particulière, l’autofocus se cale aisément sur les reflets, le capteur encaisse les hautes luminosités d’arrière-plan. J’ai pris soin de me baisser pour éviter les perspectives fuyantes, sans tomber dans l’eau non plus ! Au post-traitement j’ai récupéré les basses lumières dans les reflets pour équilibrer la composition, rien de plus.

4- Coucher de soleil sur le Grand Canal

Des photos de Venise avec le Nikon D780

Test Nikon D780 + AF-S NIKKOR 28 mm f/1.4E ED : 1/800 ème – f/8 – ISO 100

Je ne suis pas fan des photos de couchers de soleil, c’est vu et revu et trop peu souvent original. Ici, toutefois, j’ai été attiré par les effets silhouettes possibles, cet oiseau posé sur le poteau proche de moi, la belle lumière sur les quais à gauche.

La sensibilité peut vous sembler faible pour l’heure, mais elle ne l’est pas. Le soleil restait très lumineux, et j’ai sous-exposé de 2/3 d’Ev pour accentuer l’effet silhouette. L’autofocus est calé sur le poteau, pour l’oiseau.

Je n’ai pas assombri plus pour garder du détail dans les façades à l’arrière-plan, je les ai à peine remontées au post-traitement. Remarquez combien l’ouverture f/8 est idéale pour garder du détail dans l’arrière-plan, c’est celle que je privilégie et qui donne en général les meilleurs résultats.

5- Le Grand Canal de nuit

Des photos de Venise avec le Nikon D780

Test Nikon D780 + AF-S NIKKOR 28 mm f/1.4E ED : 1/50 ème – f/2.2 – ISO 2.500

Depuis le pont du Rialto, je suis calé sur le parapet du pont, le temps de pose est encore suffisant pour ne pas générer de flou de bougé avec un 28 mm. L’ouverture réduite me permet de limiter la profondeur de champ et de ne pas trop monter en ISO mais vous remarquez qu’à 28 mm la netteté relative sur l’arrière-plan est encore importante car la distance de mise au point est grande.

Le capteur a encore une fois bien encaissé les écarts de luminosité, c’est une des caractéristiques les plus intéressantes de ce boîtier (tout comme sur le Nikon Z 6 doté du même capteur).

6- Le Grand Canal et la Salute ; test Nikon D780 de nuit en pose longue

Des photos de Venise avec le Nikon D780

Test Nikon D780 + AF-S NIKKOR 28 mm f/1.4E ED : 60 sec. – f/11 – ISO 100

Cette photo est réalisée sans trépied, j’ai simplement posé le boîtier sur le parapet du pont, activé le mode Live View enfin utilisable sur un reflex grâce au processeur Expeed 6, et fait plusieurs essais de pose longue.

La faible ouverture me permet de garder un maximum de détail sur le dôme de l’église de la Salute, tout en faisant la mise au point sur le premier plan. J’attendais le passage d’un vaporetto, pour remplir le cadre.

Avec 60 secondes de temps de pose il m’a fallu plusieurs essais car le temps de passage d’un bateau est plus court et je voulais au bon endroit. Celle-ci est la bonne, les lumières de bord participent à la traînée visuelle, le capteur a encaissé hautes et basses lumières une fois de plus, j’ai pu surveiller le décompte sur l’écran supérieur, et relancer depuis l’écran tactile sans toucher à l’équilibre du boîtier.

Pour la petite histoire, deux autres photographes étaient à côté de moi avec leurs trépieds et des calculs à n’en plus finir sur les réglages de leurs boîtiers Olympus et Sony, me voir jouer avec le seul écran arrière tactile du D780 pour arriver à ce résultat les a passablement perturbés …

7- Les ruelles de Venise de nuit, test Nikon D780 à 28.800 ISO

Des photos de Venise avec le Nikon D780

Test Nikon D780 + AF-S NIKKOR 28 mm f/1.4E ED : 1/250 ème – f/2 – ISO 28.800

Cette photo n’a rien d’exceptionnel mais elle permet d’illustrer la capacité du Nikon D780 à monter en ISO.

Alors que je passais devant cette ruelle, l’œil attiré par la terrasse illuminée, deux personnes arrivent et je devine qu’elles vont passer dans mon cadre. Je porte l’œil au viseur en cadrant de façon à avoir le reflet des silhouettes dans la vitrine à gauche, l’autofocus se cale sur les deux personnes, la grande ouverture fait grimper l’ISO, je déclenche, le tout en deux secondes à peine.

La sensibilité est extrême, ce n’est pas une photo que je pourrais tirer en très grand format (elle ne le mérite pas non plus) mais à peine débruitée dans Lightroom, il n’y a qu’en zoomant à 100% que l’on remarque le manque de netteté sur les murs de briques. Avouez que pour 28.800 ISO c’est plutôt propre.

8- Les masques du carnaval de Venise

Des photos de Venise avec le Nikon D780

Test Nikon D780 + AF-S NIKKOR 28 mm f/1.4E ED : 1/250 ème – f/8 – ISO 450

Cette première photo me permet d’illustrer l’intérêt de la courte focale. Le 28 mm cadre large, aussi pour photographier en gros plan un personnage costumé, il n’y a qu’une solution, s’approcher. Je suis à quelques cm à peine du masque, l’AF calé sur l’œil qui attire mon regard. La lumière est de la partie, pas de soleil vif, pas de fort contraste, la mesure s’en sort bien.

Notez que ce type de cadrage très serré avec une courte focale autorise la mise en avant du premier plan et permet de laisser de coté l’arrière-plan, ce qui m’arrange ici puisqu’il y avait plus de photographes et de touristes que de costumés !

Des photos de Venise avec le Nikon D780

Test Nikon D780 + AF-S NIKKOR 28 mm f/1.4E ED : 1/250 ème – f/8 – ISO 360

Cette seconde photo de masque prise dans les mêmes conditions que la précédente illustre la capacité du capteur à encaisser les hautes lumières. Le menton et les lèvres du masque sont très brillants, la cellule a alors dans ce cas tendance à sous-exposer l’image, mais ici le D780 a bien réagi, l’exposition est satisfaisante sur la totalité de l’image.

Ce boîtier ne fait pas de meilleures photos mais il facilite beaucoup l’exposition, une capacité intéressante en reportage sur le terrain quand vous n’avez pas trop le temps de penser à tout.

9- Le serveur, test Nikon D780 autofocus continu

Des photos de Venise avec le Nikon D780

Test Nikon D780 + AF-S NIKKOR 28 mm f/1.4E ED : 1/250 ème – f/16 – ISO 500

Ce serveur était avec les clients des tables visibles en arrière-plan. Sa chevelure m’a forcément attiré et j’ai commencé à faire quelques images, mais avec le 28 mm le résultat n’était pas intéressant. Peu importe, je reste proche, on ne sait jamais.

Soudain il se retourne pour rentrer dans son bar, derrière moi, me voit, s’approche, colle sa tête devant mon objectif, à quelques cm. La scène dure une seconde à peine. Je ne réfléchis pas, j’appuie, on verra bien.

L’ouverture f/16 m’a permis de garder de la netteté sur l’ensemble du visage comme d’avoir un peu de détail dans l’arrière-plan. L’AF s’est calé sur le centre du visage, idéal. L’exposition est délicate avec un visage un peu bouché et un ciel très lumineux, le boîtier a bien équilibré l’ensemble, j’ai juste densifié le ciel pour récupérer le bleu et débouché le visage, le RAW permet cela sans aucun problème. Notez la quantité de détails dans la chevelure, le 28 mm f/1.4 fait le boulot !

10- Dans la rue

Des photos de Venise avec le Nikon D780

Test Nikon D780 + AF-S NIKKOR 28 mm f/1.4E ED : 1/250 ème – f/8 – ISO 360

Le cadrage n’est pas idéal, je ne retiens pas cette photo dans la série finale, mais elle est intéressante pour illustrer la capacité du Nikon D780 à vous sortir de situations délicates.

Je marchais dans cette rue, dans la direction opposée à celle-ci lorsque j’entends du bruit derrière moi. Je me retourne, je vois ces deux personnes qui interpellent la dame, une proche manifestement, déguisée à sa façon pour le carnaval. La scène m’attire, je porte l’œil au viseur, je déclenche, sans réfléchir plus que ça, le tout me prend trois secondes tout au plus.

L’ouverture f/8 préréglée me permet d’avoir une profondeur de champ suffisante pour garder de la netteté dans l’arrière-plan, sur le premier des deux hommes. L’autofocus hyper réactif du D780 s’est calé sur la dame, la mesure de lumière a équilibré l’ensemble, je n’ai eu qu’à remonter la luminosité sur le mur à droite pour équilibrer l’ensemble. Ce reflex est très efficace en photo de rue !

11- Soir de fête à Venise

Des photos de Venise avec le Nikon D780

Test Nikon D780 + AF-S NIKKOR 28 mm f/1.4E ED : 1/160 ème – f/1.8 – ISO 2.500

Les vénitiens aiment faire la fête pendant le carnaval, les bars sont pleins, la musique entraînante participe à la liesse populaire. Je tournais autour de ce lieu depuis quelques minutes, il y a toujours quelque chose à photographier dans ces cas là.

Cette jeune femme s’est mise à danser devant moi, alors que les passants … passaient. J’ai calé l’AF sur son visage, sous-exposé de 2/3 d’Ev pour mettre le sujet en évidence et ne pas rendre le fond trop lumineux en raison des éclairages en haut de l’image. L’ouverture maximale m’a permis de limiter la montée en ISO et de garder un temps de pose acceptable, bien que limite.

Le manque de netteté sur le sujet ne me dérange pas ici, il participe à la scène, dynamise l’image. Une fois de plus l’AF s’est montré particulièrement véloce et efficace, d’autant plus à f/1.8 !

Des photos de Venise avec le Nikon D780

Test Nikon D780 + AF-S NIKKOR 28 mm f/1.4E ED : 1/80 ème – f/3.2 – ISO 8.000

Cette seconde image illustre elle-aussi la capacité du Nikon D780 à répondre à vos besoins en reportage. La scène est faite de très hautes lumières, dont l’éclairage public et une fenêtre, et de très basses lumières dont les personnages au premier plan.

J’approche en visualisant à la fois ces personnages, et les fenêtres du fond avec les couples juxtaposés. Je cadre, je déclenche, je passe. Les gens me voient, bien évidemment, mais c’est la fête et cela ne pose de problème à personne. L’homme dont la tête apparaît sous le U de BUSSOLA m’interpellera d’ailleurs quand je vais passer devant lui quelques secondes plus tard, l’ambiance est bon enfant.

Ici le Nikon D780 a géré : la mise au point alors que le premier plan est sombre, l’exposition alors que le contraste est très important, la montée en ISO sans apparition trop importante de bruit. C’est une image que j’aurais eu plus de mal à faire à l’improviste avec les générations précédentes de reflex, en raison d’un capteur moins permissif et d’un AF moins véloce.

Conclusion de ce test Nikon D780, un bon choix pour le reportage ?

Ce court séjour à Venise avec le Nikon D780 et le 28 mm f/1.4 Nikon m’a permis de casser mes habitudes, c’est ce que j’en retiens avant tout. J’ai du revoir mes cadrages car j’utilise un 35 mm d’habitude. J’ai du aussi revoir ma façon d’exposer car la visée à image réelle de l’hybride me permet de gérer l’exposition dans le viseur directement, ce n’est pas le cas du reflex. J’ai apprécié toutefois la capacité du boîtier à gérer la mise au point, la mesure de lumière et, surtout, à encaisser les forts contrastes.

Le Nikon D780 ne m’a pas permis de faire des photos plus intéressantes, il n’a pas modifié la nature des photos que j’ai pu faire, mais il m’a permis de les faire avec plus de facilité, plus de confiance et plus de liberté. C’est ce que j’attends d’un appareil photo et je dois avouer que je l’ai obtenu ici.

Alors la réponse à la question initiale ? Nikon D780 et reportage, pour moi, c’est oui si vous cherchez un reflex réactif, avec un capteur gérant bien les forts écarts de luminosité. Si vous aimez la visée optique, que vous souhaitez utiliser vos optiques Nikon F et que vous cherchez un boîtier polyvalent, c’est un bon choix. Si vous hésitez entre le Nikon D780 et le Nikon D850, lisez ce comparatif détaillé pour en affiner votre choix.

Je vous laisse réagir, indiquez bien le numéro des photos si vos questions portent sur l’un d’elles et sinon dites-moi ce qu’il vous intéresse de savoir sur ce reflex.

En savoir plus sur le D780 sur le site Nikon (que je remercie pour l’accueil au Plaza)


La photo de paysage, matériel, réglages, conseils par Scott Kelby

Avec « La photo de paysage », le photographe et formateur américain Scott Kelby vous propose près de 200 conseils pratiques, compréhensibles par tous, et qui vont vous aider sur le terrain.

Si vous ne comprenez pas le sens des mots « hyperfocale et profondeur de champ » quand vous cherchez à faire la mise au point, mais que « fais le point à 1/3 de la distance totale dans l’image » vous parle mieux, lisez la suite …

La photo de paysage, matériel, réglages, recettes par Scott Kelby

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La photo de paysage, un domaine facile ?

La photo de paysage est le terrain de prédilection des photographes débutants et amateurs. Il est en effet plus facile de photographier un paysage que des gens, il est gratifiant de montrer la nature sous ses plus beaux jours et il y a des paysages partout. Si de plus le paysage s’y prête, le résultat est souvent flatteur.

Mais la photo de paysage s’avère en réalité un domaine complexe, et ne réussit pas qui veut.

L’apparente facilité s’avère vite limitante sur le terrain si vous n’avez pas les bases nécessaires. Quel matériel utiliser, quels réglages utiliser, quels cadrages choisir, autant de questions qui reviennent souvent dans les échanges entre photographes amateurs.

Devenir un expert en photo de paysage demande de la pratique, avant tout. Mais il vous faut connaître quelques astuces aussi sans quoi vous ne progresserez pas et vous serez déçu.

Saviez-vous par exemple que la quasi totalité des photos de paysage qui vous plaisent sont prises à l’aube et au crépuscule (pages 52 et 53) ? Mais qu’il est pourtant possible de réussir en pleine journée en connaissant quelques astuces (page 54) ?

La photo de paysage, matériel, réglages, recettes par Scott Kelby

Plutôt que de rédiger un ouvrage de référence sur le sujet, comme peut l’être « La photographie de paysage, heure par heure », Scott kelby que je ne présente plus tant il occupe le terrain en photographie (en savoir plus), a conçu un livre pratique.

Pratique car l’auteur va droit au but, emploie un vocabulaire compréhensible par tous, et traite chaque conseil l’un après l’autre dans un format court. En 10 lignes, par exemple, vous saurez comment obtenir des reflets dans l’eau, à coup sûr et sans rien dépenser (page 73). Vous utilisez des filtres ND avec un reflex (en savoir plus) ? Saviez-vous qu’il faut faire la mise au point en Live View dans ce cas (page 114) ?

Adapté en français par Gilles Théophile qui connaît son sujet, et un peu aussi la façon de s’exprimer de Scott Kelby (ses introductions de chapitres, vous savez ?), ce livre reprend donc la formule qui a fait le succès des précédents ouvrages de l’auteur, comme « Conseils photo : 220 trucs et astuces » ou « La photo au flash ».

La photo de paysage, matériel, réglages, recettes par Scott Kelby

Qu’allez-vous apprendre avec ce livre ?

Vous allez apprendre tout ce qu’il faut connaître pour réussir une photo de paysage. Cela va de la préparation au post-traitement, en passant par le choix du matériel, les réglages du boîtier, la composition, les techniques avancées comme la pose longue, les panoramas ou le HDR.

Vous rêvez de beaux nuages dans les ciels de vos photos ? Apprenez à les avoir en post-traitement et en quelques minutes (pages 170 et 171).

Vous allez aussi apprendre à préparer vos séances de prise de vue, car l’improvisation paye rarement pour ramener de belles images. Qu’il s’agisse de photographier à l’heure bleue comme de faire les bons repérages, Scott Kelby partage ses astuces de pros, toujours dans un langage simple, pour vous permettre de vous lancer sans plus attendre.

La photo de paysage, matériel, réglages, recettes par Scott Kelby

A qui s’adresse ce livre ?

A vous ! Sauf si vous êtes déjà photographe de paysage professionnel et que vous n’avez plus rien à apprendre.

Ce livre s’adresse aux plus débutants qui se posent plein de questions sans jamais trouver les bonnes réponses. Celles-ci font souvent référence à d’autres connaissances que les débutants n’ont pas, ils ne maîtrisent pas le vocabulaire technique, et ont du mal à trouver des ouvrages adaptés.

Ce livre s’adresse aussi à ceux qui ont une première expérience en photographie et en photo de paysage, mais ne sont pas satisfaits par les résultats. Une phrase, une idée peuvent souvent débloquer une situation, c’est ainsi que Scott Kelby a pensé son livre : vous apporter des informations concrètes, applicables immédiatement.

Ce livre s’adresse enfin aux plus experts, qui maîtrisent déjà la photo de paysage, mais qui ont toujours soif d’apprendre. Si l’expérience en photographie s’acquiert sur le terrain, les connaissances s’acquièrent elles au contact d’autres photographes et dans les livres.

La photo de paysage, matériel, réglages, recettes par Scott Kelby

Mon avis sur le livre « La photo de paysage » de Scott Kelby

Je ne suis pas photographe de paysage, je ne fais que rarement des photos nature, et pourtant, en parcourant ce livre, j’ai eu envie de m’y mettre.

Je connais les ouvrages de Scott Kelby, j’apprécie le photographe, le formateur, bien qu’il en fasse parfois un peu trop. Mais l’adaptation française de ce livre a gommé les excès de l’auteur, et c’est un bon point. Pour chacun des quelques 200 conseils, droit au but : une problématique (le titre), une image d’illustration, des conseils (le paragraphe).

Vous pouvez lire ce livre de la première à la dernière page si vous débutez, il y a une logique dans l’enchaînement et c’est ce que je vous conseille.

Vous pouvez aussi picorer comme vous l’entendez, si vous êtes plus expert, et revenir aussi souvent que vous le voulez sur un chapitre ou un thème précis.

Pour moins de 20 euros, voici de quoi développer votre pratique de la photo de paysage, vous faire plaisir en progressant, et ramener de meilleures images. Avouez que c’est tentant non ?

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Comment développer votre style en photographie, la méthode complète de Denis Dubesset

En tant que photographe, amateur comme professionnel, vous devez faire en sorte de développer votre style en photographie pour que vos images vous ressemblent, pour montrer votre particularité et donner de la cohérence à vos photos.

Dans ce nouveau guide de la série ‘Les secrets de … » Denis Dubesset vous propose une méthode complète pour identifier et développer votre style en photographie. Il s’appuie sur l’analyse de son parcours, celui de plusieurs photographes connus, et détaille tout ce que vous devez savoir quel que soit votre niveau en photo.

Comment développer son style en photographie, les secrets de Denis Dubesset

Comment développer son style en photographie, les secrets de Denis Dubesset

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Comment développer votre style en photographie : la méthode de Denis Dubesset

« Le style, c’est l’identité visuelle du photographe, sa marque de fabrique« . Et ce que Denis Dubesset, déjà auteur de Les secrets du cadrage photo et Photographier les petits animaux vous propose d’apprendre à mettre en oeuvre tout au long de ce livre.

Si vous ne jurez que par les guides techniques sur la photo, n’allez pas plus loin, vous seriez déçu par ce livre.

Si par contre vous avez envie de faire de meilleures photos et que vous êtes convaincu que cela ne passe pas par l’achat d’un nouveau matériel, alors prenez le temps de lire cette chronique, et filez chez votre libraire. Vous avez trouvé le bon ouvrage.

Lorsqu’on apprend la photographie, la première étape consiste à savoir utiliser son appareil photo. Ce n’est ni le plus difficile ni le plus long (je vous propose d’apprendre ici).

Comment développer son style en photographie, les secrets de Denis Dubesset

Il vous faut ensuite savoir ce que vous voulez photographier, pourquoi, comment. C’est à partir de là que vous allez développer votre style, parfois sans même vous en rendre compte.

Certains photographes n’éprouvent pas ce besoin, c’est légitime. Comme le dit Denis Dubesset en introduction, il n’est pas indispensable d’avoir un style en photographie et vous pouvez très bien vous en passer si votre plaisir à vous consiste à utiliser votre appareil photo pour rapporter quelques souvenirs.

Si toutefois vous éprouvez l’envie d’aller plus loin, d’avoir une démarche créative, de faire des photos différentes de celles des autres, de vous faire remarquer pour vos images plus que la taille et le prix de votre équipement, alors développer votre style est important.

L’intention en photographie

Je ne peux que vous inciter à (re)lire l’excellent ouvrage de Gildas Lepetit-Castel sur l’inspiration en photographie, il va vous montrer pourquoi vous avez déjà tout en vous, même si vous êtes débutant en photo, pour mener à bien un projet photo avec une intention précise.

En parcourant le tout premier chapitre du livre de Denis Dubesset, vous irez un cran plus loin puisque vous allez découvrir les quatre types d’intention du photographe (vous avez une de ces quatre à minima) ainsi que les dix composantes d’un projet photo pour lesquelles mettre en oeuvre votre style.

A ce stade, vous allez déjà beaucoup progresser puisque vous saurez quel type de photographe vous êtes. Ce qui va vous permettre d’adapter votre pratique photo, de vous focaliser sur votre style et de faire des séries de photos plus intéressantes.

L’évolution stylistique

Au second chapitre vous allez mettre en place une démarche de qualification de votre pratique photo. Où en êtes-vous parmi les différentes étapes :

  • la découverte (de la photographie)
  • l’apprentissage des techniques
  • le bon élève
  • la spécialisation
  • l’émergence d’un style

Comment développer son style en photographie, les secrets de Denis Dubesset

Denis Dubesset revient ici sur ses débuts, en pur amateur, pour vous montrer ses premières photos et vous expliquer pourquoi il les a faites et pourquoi il est passé à autre chose. Intéressez-vous à sa progression car c’est celle que vous allez mettre en oeuvre aussi.

Sachez que Denis a appris la photographie tout seul et qu’aujourd’hui il est photographe professionnel, formateur et auteur, la méthode décrite fonctionne donc si vous prenez la peine de travailler un minimum (sans quoi ne pensez pas aller bien loin …).

Développer son style à la manière de …

Vous savez maintenant quel type de photographe vous êtes, où vous en êtes et il vous reste à affiner votre style. Pour cela Denis Dubesset vous propose d’imiter d’autres photographes.

Certains vont penser que c’est trop facile et que développer son style doit se faire dans son coin à sa façon. Je pense au contraire que réfléchir à ce que font les autres, trouver des points de convergence comme des incompatibilités est essentiel. J’ai souvent cherché à imiter des photographes dont j’aime les images, et tout en personnalisant les miennes j’ai beaucoup appris en étudiant leur style.

Comment développer son style en photographie, les secrets de Denis Dubesset

Denis Dubesset vous entraîne ici à la découverte de :

  • Saul Leiter
  • Martin Parr
  • Edward Weston
  • Rebecca Norris Webb (à ne pas confondre avec son mari ci-dessous)
  • Alex Webb
  • Raymond Depardon
  • William Eggleston
  • Bernd et Hilla Becher
  • Michael Kenna (la pose longue, vous savez)

Pourquoi ces photographes et pas d’autres ? C’est un choix arbitraire que l’auteur justifie en introduction du livre. L’important ici n’est pas de considérer cette liste comme une liste de référence (je vois déjà les critiques arriver), mais plutôt d’apprendre à analyser le travail d’un photographe dont vous aimez les photos pour comprendre comment il a développé son style.

Figures de style

Passons à la pratique ! Dans ce dernier chapitre, vous allez faire des photos en intégrant ce que vous avez découvert et appris sur vous dans les chapitres précédents.

Comment développer son style en photographie, les secrets de Denis Dubesset

Denis Dubesset vous propose six exercices, six photos à réaliser dans un contexte donné. Le but de l’exercice n’est surtout pas de reproduire ce que l’auteur vous montre, mais bien de faire les six images en leur appliquant votre style. Ce que vous avez défini dans les chapitres précédents.

Qu’il s’agisse de la photo de paysage, de l’urbex, de la perspective, de la photo sous la pluie, des photos voilées, vous allez devoir réfléchir à l’image que vous voulez obtenir.

Vous le ferez d’autant plus facilement que vous savez à ce stade à quoi doit ressembler le résultat final, quels sont les moyens nécessaires, les techniques à mettre en oeuvre et ce qui vous satisfait ou non.

Mon avis sur le livre « Les secrets du style en photographie » de Denis Dubesset

Je découvre chaque mois plusieurs livres sur la photographie, qu’il s’agisse de guides pratiques comme de livres de photographie. Avec le temps j’avoue ne plus savoir comment conclure pour certains car que dire d’un guide pratique si ce n’est qu’il est « pratique » et que le contenu correspond au titre ou non ?

Donner un avis sur un livre traitant de la démarche du photographe, au delà de la technique, est plus complexe. Et plus intéressant. J’ai donc des réactions différentes, allant du « je n’ai pas aimé » à « c’est ma Bible !« .

Mon avis sur le livre de Denis Dubesset penche clairement plus du côté du livre de référence que du livre à brûler bien vite. Il fait le lien entre un guide d’apprentissage de la photo et un livre de photographie qu’il vous faut analyser par vous-même. Ici pas de vulgarisation technique, pas d’illustrations graphiques pour vous présenter un concept, pas de blabla scientifique. Denis Dubesset se prête à une analyse pertinente qui vous permet de bien comprendre comment devenir créatif, que vous ayez un don ou pas, et comment travailler pour créer votre univers.

Contrairement à l’auteur qui admet qu’il est possible de devenir photographe sans avoir de style (je vous renvoie à l’introduction), je pense au contraire que sans style vous resterez un preneur d’images mais ne deviendrez pas photographe. Il n’y a pas de honte à être un preneur d’images, j’en suis un bien souvent, mais si vous voulez montrer autre chose que les photos que font les autres dans les mêmes conditions, alors il vous faut donner à vos images un caractère plus personnel.

C’est cela « développer votre style en photographie » et Denis Dubesset vous l’explique de fort belle façon dans ce livre. Les 23 euros qu’il va vous en coûter pour l’étudier (le lire ne suffit pas) vous seront largement remboursés quand vous montrerez vos photos lors d’une exposition ou au travers d’un livre !

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Test trépied Leofoto Urban LX-324CT carbone avec rotule ball XB-38

Utiliser un trépied permet de faire des photos dans des conditions impossibles à obtenir à main levée. Que la lumière manque, qu’il s’agisse d’une pose longue ou que vous souhaitiez cadrer avec précision, le trépied est la solution. J’ai eu l’occasion de faire le test du trépied Leofoto Urban LX-324CT avec la rotule XB-38, voici ce que j’en pense.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

La marque Leofoto chez Miss Numerique

Article réalisé en partenariat avec Leofoto

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38 : présentation

Il est probable que la marque Leofoto ne vous dise pas grand-chose, c’est une marque toute jeune dans le monde de l’accessoire photo puisqu’elle est née en 2014, émanation de la société chinoise Zhongshan Laitu photographic Equipment Co. Ltd basée à Guangdong.

Leofoto a développé une gamme complète de trépieds, monopodes et rotules pour les photographes et vidéastes.

A la différence de nombreuses productions asiatiques, il ne s’agit pas de trépieds entrée de gamme à bas prix : au contraire, le catalogue Leofoto n’a pas grand-chose à envier en terme de qualité aux leaders du secteur (Manfrotto, Gitzo par exemple) si ce n’est une histoire encore un peu courte.

Pour ce test j’ai choisi un ensemble trépied et rotule de la série Leofoto Urban. La gamme Leofoto compte 8 séries qui répondent à différents besoins. Très sincèrement il y a de quoi s’y perdre tant les modèles sont nombreux. Pour faire mon choix j’ai donc listé mes besoins avant de consulter le catalogue. Je voulais évaluer un trépied :

  • qui me serve en ville comme dans la nature,
  • qui soit au moins aussi robuste que mes trépieds Manfrotto,
  • que je puisse emmener en voyage au besoin (auto, avion, moto),
  • dont le tarif reste inférieur à 400 euros avec la rotule.

Ces contraintes traduites en critères techniques me donnaient alors :

  • un trépied d’au moins 1,6 mètre,
  • modulable (hauteur, configuration),
  • capable de supporter un reflex comme un hybride avec un long téléobjectif (type 200-500 mm),
  • stable sur différents terrains (je photographie les pieds dans l’eau parfois)
  • aisément transportable à la main en ville,
  • avec une rotule 3D (je trouve ce réglage plus rapide).

J’ai finalement opté pour le modèle Leofoto Urban LX-324CT avec la rotule XB-38.

Le trépied Leofoto LX-324CT

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

trépied Leofoto Urban LX-324CT en position repliée, avec sa rotule à gauche

Le trépied Leofoto Urban LX-324CT propose :

  • une hauteur maximale de 1,71 mètre,
  • une hauteur minimale de 21 cm,
  • il supporte 15 kg,
  • il dispose d’embouts caoutchouc (sols stables) et d’embouts pointus en aluminium (sols meubles),
  • il mesure 48 cm une fois plié et pèse 2 kg.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

trépied Leofoto Urban LX-324CT en position repliée, l’autre face de la rotule

La fabrication carbone (10 couches) permet de réduire le poids (2kg), bien que la différence avec mon vieux Manfrotto 190 en métal ne soit pas si importante.

Le carbone est plus agréable à porter et j’ai moins ressenti le froid d’autant plus que l’une des jambes dispose d’un revêtement caoutchouc brun isolant. Ce revêtement reste toutefois peu pratique car pour bien tenir le trépied lorsqu’on le porte à la main, il suppose de le déplier légèrement, ce qui n’est pas pratique car l’ensemble a alors tendance à se déployer.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

la bague de verrouillage des jambes

Le système de déploiement des trois jambes est simple à manipuler. Il diffère des systèmes à verrouillage par levier (comme celui des Manfrotto récents) ou à vis papillon (comme les Manfrotto anciens) puisqu’il s’agit ici de tourner une bague pour déplier ou replier chaque jambe avant de tourner la bague en sens inverse pour bloquer la position (système Leofoto Twist-Lock). A l’usage je trouve cela rapide même s’il faut toujours effectuer le mouvement en trois étapes :

  • tourner la bague pour déverrouiller,
  • tirer la jambe (ou la rentrer),
  • tourner la bague pour verrouiller.

Il existe des mécanismes à deux étapes sur certains accessoires dépliables, qui évitent de tourner la bague car c’est la jambe qui tourne pour verrouiller la position. C’est encore plus rapide, toutefois je n’en ai pas vu sur les trépieds photo encore, la fiabilité n’est peut-être pas au rendez-vous.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT en position classique basse

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT en position haute

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT en position ras du sol avec tige centrale en position

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT en position ras du sol avec tige centrale retirée

Le mécanisme de blocage des jambes autorise trois angles d’inclinaison dont une position extrême qui permet de poser le boîtier au sol ou presque.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied Leofoto Urban LX-324CT et son crochet métallique

La colonne centrale du trépied dispose d’un crochet qui permet d’accrocher un accessoire (connectique vidéo, alimentation) comme un lest si vous cherchez la plus grande stabilité possible. Ce crochet métallique est vissé, il doit pouvoir être remplacé s’il vous arrivait de le perdre ou de le casser (mais je n’ai pas trouvé encore la référence de la pièce sur le site du distributeur).

La rotule Leofoto XB-38 avec plaque de connexion rapide BPL-50

Ce trépied est vendu avec sa rotule XB-38, de type Rotule-Ball. Ce type de rotule permet de régler la position grâce à une tête en forme de boule, selon trois axes. Le résultat est le même qu’avec un rotule 3D mais je trouve la manipulation plus rapide dans l’action.

La rotule 3D, avec ses trois réglages distincts, est toutefois plus précise selon l’usage que vous aurez du trépied, elle permet de verrouiller une ou deux positions tandis que les autres peuvent encore bouger. Tous les trépieds Leofoto sont vendus avec une rotule (ball, pendulaire ou tête vidéo), à vous de faire le choix du couple qui vous convient.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le mécanisme à deux vis et friction intégré

Le mécanisme de réglage de la rotule, à friction réglable, comporte deux vis. La plus imposante des deux permet de caler la position souhaitée, tandis que la seconde vis, plus petite, permet de bloquer la rotation. Vous pouvez ainsi ajuster la position de votre boîtier pour faire un panoramique puis vous contenter de faire tourner l’ensemble rotule-boîtier sans risquer de modifier la position de la rotule.

Le réglage situé à l’intérieur du mécanisme de la grande vis permet d’ajuster la friction : plus vous le serrez, plus il faut forcer sur la tête inclinable pour la bouger, c’est une façon de gérer des mouvements précis comme de libérer l’ensemble pour changer totalement de position en un mouvement. Ce mécanisme regroupe donc les deux commandes par vis séparées de la rotule Manfrotto 496RC2 par exemple.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

test trépied Leofoto : la platine BPL-50

Un niveau à bulle intégré à la platine principale vous donne une indication bien peu lisible malheureusement une fois que le boîtier est en position. Le niveau est en effet trop proche de la plaque de fixation et se retrouve masqué par l’appareil photo. Mieux vaut caler la rotule avec le niveau avant de glisser l’appareil sur la platine, quand c’est possible.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

test trépied Leofoto : la rotule XB-38

La rotule XB-38 est équipée d’une plaque de connexion rapide BPL-50 qui se visse sur le boîtier ou le pied d’objectif, elle est compatible Arca-Swiss. Il suffit ensuite de glisser l’ensemble sur la rotule et de serrer la vis de maintien.

Ce principe est rapide à mettre en place, il présente toutefois un risque de chute si vous n’avez pas pris soin de tenir votre appareil photo d’une main pendant que vous serrez le blocage. Le système d’enclenchement de la platine Manfrotto, par exemple, est plus sécurisant bien que moins pratique à utiliser.

Par contre le réglage est très facile puisque tant la rotule que la plaque sont graduées et vous permettent de positionner avec soin votre appareil photo. Ce système permet aussi de déplacer latéralement le boîtier, ce qui peut s’avérer pratique pour cadrer avec précision sans devoir changer la position du trépied ou de la rotule.

Mon avis sur le trépied Leofoto Urban LX-324CT et sa rotule XB-38

Présentation et conception

Au quotidien le trépied prend peu de place une fois plié, le sac de transport rend l’ensemble facile à porter et à glisser dans un plus grand sac comme dans le coffre de votre voiture.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

le trépied plié dans son sac, la rotule reste en place

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

la poche extérieure pour rangement des accessoires

La finition de ce sac est un peu légère, j’ai vite cassé la boucle d’une des fermetures de la poche extérieure. Ceci m’arrive souvent avec d’autres accessoires (sac à dos par exemple) mais pour un trépied de ce prix, je pense que le fabricant doit rester vigilant sur la finition du sac aussi.

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

test trépied Leofoto : les embouts à pointes métalliques

Leofoto a eu la bonne idée de livrer le trépied avec un jeu d’embouts de pied en caoutchouc et un jeu d’embouts à pointe métal. Ceux-ci sont plus fiables sur les sols meubles pouvant entraîner un glissement des embouts caoutchouc.

Ces embouts sont vissés sur la base de chaque jambe, ils se changent donc très vite et sont remplaçables en cas de perte. Ils sont dotés d’un joint torique qui évite le passage des poussières comme de l’eau à l’intérieur de la jambe.

La plupart des pièces qui composent ce trépied, comme d’autres modèles Leofoto, sont démontables pour pouvoir être nettoyées et séchées. Chaque trépied est livré avec un jeu d’accessoires (une colonne centrale courte, des clés pour chaque type de vis équipant le trépied), ils sont logés dans la poche du sac.

Cet ensemble s’avère de très bonne facture, la qualité perçue est similaire à celle de modèles concurrents et la qualité réelle, en utilisation courante, aussi. Il faudrait un test sur la durée pour vous garantir que la fiabilité est la même que celles des trépieds d’autres marques, ce que je n’ai pas fait, mais je ne suis pas inquiet.

A l’usage

L’ensemble s’avère pratique et léger à manipuler et transporter, le déploiement des jambes est rapide et fiable, je n’ai constaté aucun défaut de serrage en position verrouillée.

La possibilité de monter haut (1,7m) est pratique pour utiliser le viseur optique ou électronique de votre boîtier (il est alors à hauteur de vos yeux) tandis que la position au plus près du sol est un atout pour les amateurs de macro et de photo rapprochée (insectes, fleurs, petits détails).

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38

trépied Leofoto : la position portrait

J’ai utilisé l’ensemble dans différentes configurations, dont le cadrage portrait illustré sur la photo ci-dessus. Le positionnement de la rotule est rapide et précis, la vis de blocage reste toutefois proche de la semelle du boîtier avec un reflex plein format, à main nu ça fonctionne très bien, avec des gros gants d’hiver la place manquera probablement un peu.

Le positionnement des jambes, avec le système de crans, nécessite un temps d’adaptation. Une fois que vous avez compris comment les libérer et repositionner, il s’avère rapide et – surtout – fiable.

Face à la concurrence, ce trépied Leofoto s’en sort plutôt bien. Proposé à moins de 400 euros TTC (tarif constaté mai 2019 379 euros, à revérifier avant achat), il propose une fiche technique plus intéressante que le Manfrotto MK290XTC3-BH (charge maximale limitée à 5kg, encombrement supérieur en position pliée, tarif inférieur de 30 euros) tandis que le Manfrotto Element Traveller MKELEB5CF-BH est plus proche avec 8 kg de charge mais une hauteur maximale inférieure. Il coûte toutefois près de 150 euros de moins. Chez Gitzo, comptez plus du double du prix pour le Mountaineer GT3542L aux prestations proches.

Au final ce trépied Leofoto est un modèle à considérer si vous recherchez un ensemble trépied + rotule fiable, bien construit, transportable aisément et réparable. La manipulation s’avère aisée, le positionnement rapide, les accessoires fournis sont complets. Les quelques défauts mineurs relevés ne sont en rien bloquants.

Un tel trépied représente un investissement non négligeable, mais tenez compte du fait que vous lui confiez votre matériel photo bien plus onéreux et que la moindre chute ou rupture n’est pas permise. Seule la notoriété de la marque Leofoto, jeune, n’est pas équivalente à celle de ses concurrents, mais au final le produit rend le service attendu et c’est bien là ce qui nous importe.

En savoir plus sur les trépieds Leofoto sur le site du distributeur.

Les trépieds Leofoto sont disponibles chez la plupart des revendeurs spécialisés.

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Pratique de l’exposition en photographie, Bryan Peterson – nouvelle édition

« Qu’est-ce que ça peut bien faire la combinaison vitesse/ouverture que j’utilise ? Si le posemètre m’indique que l’exposition est bonne, je prends la photo !« .

Ça vous rappelle quelque chose ? Votre approche de la prise de vue peut-être ? Si vous répondez oui, alors vous passez à côté de ce que la pratique de l’exposition peut vous apporter.

Pratique de l'exposition en photographie, Bryan Peterson

Ce guide au meilleur prix chez Amazon

Dans cette nouvelle édition de son guide photo, Bryan Peterson, photographe et formateur, vous propose de vous faire découvrir comment l’exposition, un sujet bien obscur pour de nombreux photographes, peut devenir un outil simple au service de votre créativité.

Cette troisième édition de l’ouvrage a été remaniée et inclut un chapitre sur l’exposition au flash ainsi que plusieurs nouveaux passages absent des précédentes éditions.

Pratique de l’exposition en photographie, pourquoi Bryan Peterson ?

Vous avez déjà entendu parler du triangle de l’exposition, cette tentative de modélisation qui permet de comprendre pourquoi ouverture, temps de pose et sensibilité ISO sont liés quand vous ajustez l’exposition de vos photos.

Bryan Peterson est à l’origine de la notion de triangle d’exposition, en 1975. Il a rendu célèbre son triangle d’exposition en enseignant cette technique à de nombreux étudiants en photo et, surtout, grâce à son livre diffusé à plus d’un million d’exemplaires si l’on compte les différentes éditions et langues.

L’arrivée des technologies numériques, des fonctions avancées des flashs et des nouveaux systèmes de mesure de lumière a justifié la mise à jour de cet ouvrage au fil des années. Cette troisième édition française reprend le contenu de la quatrième édition anglaise et inclut de nouveaux paragraphes sur l’exposition au flash.

Qu’est-ce que l’exposition ?

Dans la première partie de ce guide, Bryan Peterson vous explique ce que recouvre le terme Exposition et pourquoi c’est important pour vous. C’est un sujet maintes fois abordé dans les tutoriels, les guides et les formations, et ce n’est pas pour rien car comprendre ce que signifie « bien exposer » c’est comprendre une bonne part de la photographie.

Pratique de l'exposition en photographie, Bryan Peterson

L’ouverture, quand l’objectif est à votre service

Votre objectif dispose d’un diaphragme, ce « trou » dont la taille varie selon le réglage appliqué. Vous allez comprendre ici pourquoi la taille de ce trou a tant d’importance.

Sans refaire ici un tutoriel sur l’exposition, sachez que l’ouverture définit la profondeur de champ, que la sélection que vous faites dans l’image à l’aide de ce réglage a un impact direct sur ce que votre photo va montrer.

Votre appareil photo dispose d’un bouton de test de la profondeur de champ ? Vous allez apprendre à l’utiliser si vous ne le savez pas encore.

Si vous pratiquez la macrophotographie, savoir gérer l’ouverture avec précision est critique, vous trouverez plusieurs conseils pour vous en sortir sans faire d’erreur grossière.

La vitesse, quand l’obturateur est à votre service

Pratique de l'exposition en photographie, Bryan Peterson

Une des erreurs la plus fréquente chez les photographes débutants, c’est le mauvais choix de la vitesse d’exposition. Ce paramètre, plus communément désigné par « Temps de pose » en référence au temps pendant lequel la lumière impressionne le capteur, vous permet de capturer le mouvement de votre sujet.

Savoir saisir le mouvement, le suggérer comme le créer de toutes pièces (c’est possible aussi) est l’autre résultante d’une pratique de l’exposition affirmée.

La lumière, parce qu’elle est essentielle

Pratique de l'exposition en photographie, Bryan Peterson

Vous vous attendiez à trouver ici des notions sur la sensibilité ISO ? Non, c’est de lumière dont il est question, ou plus exactement de gestion de la lumière.

Gérer la lumière c’est d’abord la comprendre. Comment éclaire-t-elle le sujet ? En frontal et en plein soleil ? En frontal mais avec un ciel voilé ? De côté ? En contre-jour ?

Bryan Peterson analyse ces différentes situations pour vous aider à comprendre l’impact que la lumière a sur le résultat final, votre photo.

Vous comprendrez comment fonctionne la mesure de lumière matricielle sur votre appareil photo, pourquoi la paume de votre main peut vous aider à mieux exposer, ou pourquoi il faut vous aider d’une charte gris neutre dans certaines situations.

Les techniques spéciales, des accessoires à votre service

La pratique de l’exposition passe parfois par des artifices. Les filtres polarisants comme les filtres gris neutres en font partie. L’exposition multiple aussi.

Cette partie traitée assez rapidement contient l’essentiel de ce qu’il vous faut savoir, je vous renvoie vers l’excellent guide sur la pose longue de Christophe Audebert qui vous permettra toutefois d’aller plus loin sur le sujet.

Le flash, la lumière artificielle à votre service

Pratique de l'exposition en photographie, Bryan Peterson

Le triangle d’exposition s’applique aussi en photographie au flash. Si l’approche diffère un peu, il est toujours question de doser la quantité de lumière qui arrive sur le capteur de votre appareil photo.

Savez-vous quels sont les trois facteurs qui déterminent une exposition correcte au flash ?

Il s’agit de :

  • l’ouverture,
  • la distance au sujet,
  • la vitesse d’obturation.

La distance entre appareil photo et sujet est critique puisqu’elle doit être inférieure ou égale à la portée de votre flash. Trop de débutants oublient cette notion et ne comprennent pas pourquoi leurs photos sont sombres ou noires.

En quelques pages vous allez comprendre les bases de l’exposition au flash et pourquoi c’est essentiel de savoir de quoi l’on parle.

Mon avis sur le guide « La pratique de l’exposition » de Bryan Peterson

Ce guide a été parmi les premiers à détailler ce qu’est l’exposition et comment la maîtriser. Bryan Peterson connait son sujet, les photos d’illustration montrent son savoir-faire et le succès bien mérité de cet ouvrage est une autre preuve de sa pertinence.

Toutes les notions importantes sont abordées, les encarts pleine page permettent de détailler certaines notions pour faciliter la compréhension. Les nikonistes apprécieront que Bryan Peterson utilise lui-aussi un reflex de la marque, et en parle souvent pour citer les réglages choisis.

L’ensemble est pertinent, agréable à consulter, les explications techniques sont claires et omniprésentes.

Si vous cherchez un ouvrage d’apprentissage, c’est un bon choix.

Si vous cherchez un ouvrage pour développer votre créativité, la petite touche de magie qu’apporte Michael Freeman en prenant du recul sur la technique est un plus qui mérite votre attention (voir par exemple L’art de l’exposition en photo numérique).

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Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5, Lightroom CC 1.5, Lightroom CC Mobile iOS 3.4 et Android 3.6 et Lightroom Web

Adobe a profité de l’été pour diffuser plusieurs mises à jour Lightroom, qu’il s’agisse de la version Lightroom Classic CC ou des versions Lightroom CC et CC Mobile.

Quelques nouvelles fonctions, le support de nouveaux boîtiers et la correction des habituels bugs permettent aux différentes déclinaisons du logiciel phare pour les photographes de nous faire patienter jusqu’à la prochaine version majeure dont l’arrivée ne devrait plus tarder.

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Ma méthode pour bien démarrer avec Lightroom Classic CC …

Mise à jour jour Lightroom Classic CC 7.5

Lightroom CC est la version historique de Lightroom, celle qui a pris la suite de Lightroom 5 et 6 et est disponible sous forme d’abonnement mensuel via l’offre Creative Cloud pour les photographes.

Module Livre

La mise à jour Lightroom Classic CC 7.5 apporte quelques nouveautés à la version 7.4 au module Livre qui n’a connu que très peu d’apports depuis son arrivée.

Rappelons que le module Livre de Lightroom permet de créer un livre de photographies à partir des photos importées dans le logiciel et stockées dans une collection. Ceci vous évite de devoir exporter les fichiers puis créer votre livre dans un autre logiciel, ou une version en ligne proposée par le prestataire.

Lightroom utilise les services de Blurb, un laboratoire grand public qui propose nombre de formats et de modèles. Vous pouvez également exporter votre livre une fois mis en page au format PDF pour le faire imprimer par un autre prestataire.

La version Lightroom Classic CC 7.5 intègre deux nouveaux formats de livres Blurb, le Magazine et le Grand Poche, des formats déjà proposés par Blurb sur son site. Il est donc possible désormais de préparer votre livre en utilisant l’ou ou l’autre avant d’en demander l’impression.

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Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5 : les deux nouveaux formats de livres Blurb Grand poche et Magazine

Le format Grand Poche est décliné en trois tailles différentes (20×25, 15×23, 13×20) tandis que le format Magazine arrive en version Premium, la version Eco est disponible sur le site de Blurb mais non intégrée à Lightroom, dommage.

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Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5 : photos et textes peuvent être placés où bon vous semble dans la page

Le module Livre permet désormais de placer où bon vous semble dans la page chacune des cellules contenant les photos ainsi que les blocs de texte. Cela facilite les mises en page personnalisées bien trop formelles précédemment.

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Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5 : nouvelle fonction d’ajout d’une bordure sur les photos

Avec Lightroom Classic CC 7.5 vous pouvez ajouter une bordure aux photos et en définir la couleur et la largeur.

Une fois votre livre mis en page il faut le transférer sur le serveur Blurb pour impression. Cette opération peut maintenant être suspendue si vous devez fermer le logiciel ou libérer de la bande passante réseau.

Importation de profils et paramètres de développement

La gestion des profils et des paramètres de développement (presets) a changé depuis la version 7.3. La nouvelle structure ne permettait pas d’importer facilement profils et presets, c’est désormais plus simple avec cette mise à jour Lightroom Classic CC 7.5.

Il suffit de disposer d’un fichier zip (archive) contenant les profils et paramètres à importer, peu importe la structure de ce fichier, pour que Lightroom Classic CC les classe au bon endroit automatiquement. Lightroom gère la décompression de l’archive et la copie des bons profils et jeux de paramètres dans le bon dossier.

Ce processus autorise l’importation de jeux de paramètres au format XMP (le nouveau format utilisé depuis ma version 7.3) mais pas au format .lrtemplate utilisé dans les versions précédentes. Il faudra donc en passer par une phase de conversion le cas échéant.

Les profils d’entrée DCP sont importables tout comme les profils de correction des défauts optiques LCP.

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Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5 : nouveau mode d’importation de profils et paramètres de développement

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Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5 : regroupement des jeux de paramètres de développement (presets)

Quelques retouches ergonomiques ont été apportées pour faciliter la présentation et l’utilisation de cet ensemble de profils et paramètres dans le module Développement.

Vous pouvez gérer des groupes, retenez par contre que les anciens jeux de paramètres sont masqués par défaut. Si vous ne les voyez pas, il suffit de faire un clic droit puis « Gérer les paramètres prédéfinis » pour rétablir l’affichage.

Mise à jour Lightroom CC 1.5

Lightroom CC est l’application pour ordinateurs qui permet d’utiliser le nouveau service Cloud d’Adobe. Dans cette formule les photos (dont les fichiers originaux) sont stockées sur les serveurs Adobe, avec réplication possible en local sur votre ordinateur. Lightroom CC est le logiciel qui permet d’importer, trier et traiter les photos ainsi stockées.

Dans cette version 1.5, Lightroom CC autorise le téléchargement en local d’un album (l’équivalent d’une collection dans Classic CC, vous suivez ?) afin de disposer des fichiers natifs si vous souhaitez travailler sans connexion par exemple.

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Mise à jour Lightroom CC 1.5 : comment stocker un album en local

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Mise à jour Lightroom CC 1.5 : affichage des albums contenant une même photo

Il est désormais possible de savoir à quel(s) album(s) appartient une photo, si vous l’avez ajoutée à plusieurs c’est plus pratique.

En matière d’outils de post-traitement, Lightroom CC n’évolue pas dans cette version 1.5, il faut attendre les versions suivantes pour voir dans quelle mesure cette déclinaison de Lightroom va pouvoir remplacer au quotidien Classic CC car elle est trop peu complète encore.

Lightroom CC constitue par contre un bon choix si vous souhaitez emporter avec vous sur un ordinateur portable des séries de photos à traiter. Dans ce cas utilisez Classic CC sur votre ordinateur principal et CC (tout court) sur votre portable en synchronisant des collections.

Lightroom CC pour iOS 3.4

La convergence des applications et logiciels du nouveau service Cloud Lightroom CC avance. Avec cette mise à jour 3.4, c’est l’application pour iPhone et iPad qui adopte le look and feel de la version de bureau.

Son ergonomie change à nouveau pour se rapprocher de celle de Lightroom CC. C’est une habitude chez Adobe (et une belle façon de perdre les utilisateurs). Les principes de base restent toutefois les mêmes.

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Mise à jour Lightroom CC pour iOS 3.4 : une présentation en rapport avec la version pour ordinateur

Si l’on parle d’ensembles de collections et de collections dans Lightroom Classic CC, il est question de dossiers et d’albums dans Lightroom CC. C’est plus simple à comprendre mais cela ajoute de la confusion chez les utilisateurs de Classic CC qui utilisent l’application mobile (celle-ci se synchronise à Classic CC).

Cette version 3.4 introduit deux nouveaux dossiers dynamiques (ils se remplissent automatiquement) :

  • dernières photos ajoutées,
  • photos prises avec l’application Lightroom CC mobile.

Les deux icônes « Dossiers » et « Photos partagées » adoptent une symbolique plus simple à interpréter (« Tranches de livres » et « Mappemonde »).

Notez au passage qu’en passant votre iPhone en mode paysage la présentation de l’application change et se rapproche de celle de l’iPad.

Sur iPhone/iPad la sélection d’images est plus rapide : faites un appui long sur la photo et celle-ci est automatiquement sélectionnée. Vous pouvez alors lui appliquer les opérations de votre choix. La limite du nombre de photos à l’exportation disparaît, il n’était possible d’en exporter que 15 précédemment.

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Mise à jour Lightroom CC pour iOS 3.4 : trier par mots-clés (par exemple)

Lightroom CC pour iOS 3.4 permet désormais de filtrer les photos selon des données EXIF propres au matériel de prise de vue :

  • type d’appareil,
  • objectif,
  • localisation,
  • etc.

Les données de classement sont aussi utilisables :

  • mots-clés,
  • photo traitée ou non,
  • etc.

Cette version supporte le format Apple HEIC (à partir de l’iPhone 7). Adobe annonce étendre prochainement cette fonction à l’ensemble des applications Lightroom CC.

Afin d’économiser de l’espace de stockage sur votre mobile, la taille des fichiers des photos HDR et pose longue est réduite de 60%.

Lightroom CC Android 3.6

Les utilisateurs de smartphones Android vont bientôt disposer des mêmes fonctionnalités que les utilisateurs d’iPhone. Freiné par la complexité des développements sur cette plateforme, Lightroom CC Android rattrape peu à peu son retard.

Les deux nouveautés majeures sont l’apparition de la correction optique et de l’aberration chromatique, tandis que la mise en pause de la synchronisation est rendue possible par un appui sur l’icone nuage.

Bonne surprise par contre, cette version intègre l’appel aux fonctions de choix du moteur d’intelligence artificielle Adobe pour afficher les « meilleures photos » selon les critères propres à Adobe. Si vous hésitez pour savoir quelle est la photo à partager cela peut vous aider.

Vous pouvez par contre enrichir les données utilisées par ce moteur à l’aide de vos propres critères de tri. Il devient alors plus intéressant puisque « Meilleures photos » intègre vos critères de tri (étoiles, drapeaux, notes) ainsi que le fait qu’une personne apparaisse sur la photo ou non.

Lightroom CC Web

Dernière application à profiter de cette vague de mises à jour, Lightroom Web (accessible depuis un simple navigateur Internet) dispose d’une nouvelle présentation pour les albums et de la fonction « Meilleures photos » comme sur la version Android.

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Mise à jour Lightroom Web : présentation des dossiers

Mise à jour Lightroom Web : affichage des « meilleures photos » selon critère de l’intelligence artificielle (IA)

Nouveaux objectifs supportés – Camera Raw 10.5

Ces différentes versions font toutes appel au moteur de développement Adobe Camera dans sa version 10.5. Tous les reflex Nikon sont supportés dans les différentes versions de Lightroom Classic CC et CC tandis que les utilisateurs des nouveaux hybrides Nikon Z7 et Z6 devront patienter pour traiter leurs fichiers RAW qui ne sont pas encore pris en compte.

Les trois nouvelles configurations ci-dessous sont supportées également :

  • Nikon AF-S 180-400 mm f/4E TC 1,4 FL ED VR
  • Nikon AF-S 180-400 mm f/4E TC1,4 FL ED VR + convertisseur 1,4x
  • Sigma 105 mm f/1,4 DG HSM A018

Source : Adobe

Ma méthode pour bien démarrer avec Lightroom Classic CC …


Mises à jour Lightroom Classic CC 7.4, Lightroom CC 1.4 , Lightroom Mobile CC iOS 3.3, Android 3.5 et ChromeOS

Adobe a publié les mises à jour Lightroom de Juin pour la suite Creative Cloud pour les photographes. Lightroom Classic CC, Lightroom CC, Lightroom Mobile CC bénéficient de nouvelles fonctions.

Mises à jour Lightroom Classic CC 7.4, Lightroom CC 1.4 , Lightroom Mobile CC iOS 3.3, Android 3.5 et ChromeOS

Mises à jour Lightroom Juin 2018, de la souplesse et des nouveaux outils

L’offre Lightroom évolue régulièrement, avec l’arrivée de nouvelles versions chaque mois ou presque (voir les versions précédentes). Qu’il s’agisse de l’offre historique Lightroom Classic CC, du nouveau service Cloud Lightroom CC ou des applications mobiles pour iOS, Android et chromeOS Lightroom Mobile CC, l’évolution se fait au fil de l’eau (voir la différence entre les offres).

Cette fois toutes les versions des déclinaisons Lightroom sont concernées, avec en trame de fond une plus grande interopérabilité entre les logiciels et les services.

Découvrir ma méthode pour bien utiliser Lightroom Classic CC

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.4

Lighroom Classic CC reçoit plusieurs améliorations d’interface parmi lesquelles l’attribution d’une couleur à un dossier dans le module Bibliothèque, onglet Dossiers. Le dossier concerné se voit alors attribuer une barre colorée à droite. Ceci vous permettra de repérer aisément des dossiers pouvant avoir un rapport entre eux.

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.4

Lightroom Classic CC 7.4 : attribution d’une couleur à un dossier

Faites un clic droit sur le nom du dossier pour lui attribuer une couleur. Vous pouvez sélectionner plusieurs dossiers et leur attribuer la même couleur en un clic.

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.4

Lightroom Classic CC 7.4 : choix de la couleur pour le dossier

La recherche de dossiers, présente dans les précédentes versions, est améliorée dans la version 7.14. Lightroom intègre désormais une base de données en local contenant les informations relatives à vos dossiers.

La recherche est plus performante, vous pouvez chercher des dossiers avec libellés de couleurs également.

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.4

Lightroom Classic CC 7.4 : nouveau moteur de recherche de dossiers

La gestion des paramètres prédéfinis et des profils apparus dans la précédente version est enrichie d’une fonction de masquage des réglages que vous utilisez peu ou pas du tout. C’est une bonne chose car la liste peut être vite longue et l’affichage n’était pas très ergonomique.

Cliquez sur le signe + dans le volet Paramètres prédéfinis pour accéder à cette fonction de masquage.

Vous pouvez à nouveau renommer vos paramètres prédéfinis, fonction qui avait disparu dans la précédente version. Les profils livrés avec Lightroom ne peuvent être renommés par contre.

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.4

Lightroom Classic CC 7.4 : gestion des paramètres prédéfinis

Vous disposez de la même fonction pour les profils, avec le même écran de sélection.

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.4

Lightroom Classic CC 7.4 : gestion et importation des profils

Si vous trouvez que l’aperçu des profils et paramètres vous perturbe lorsque vous passez le pointeur sur une de vos photos, vous pouvez désormais désactiver cette fonction depuis l’onglet Performances des préférences de Lightroom. Cette option ne masque pas l’affichage des profils, seuls les paramètres prédéfinis sont concernés.

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.4

Lightroom Classic CC 7.4 : désactivation de l’aperçu dynamique des paramètres prédéfinis

Les adeptes de la fusion HDR et de la fusion panorama vont se réjouir : les photos servant à la fusion sont empilées automatiquement par le logiciel désormais.

Vous utilisez MacOS ? Lightroom Classic CC 7.4 supporte le format d’image HEIC propre à MacOS (à partir de MacOS 10.13 High Sierra).

Cette mise à jour permet le support de nouveaux boîtiers et objectifs. Pour les nikonistes, en attendant l’arrivée de nouveaux reflex et de l’hybride Nikon, les objectifs suivants sont supportés :

  • Irix 15mm F2.4 Firefly
  • Sigma 24-70mm F2.8 DG OS HSM
  • Yongnuo YN 50mm F1.8

Plusieurs bugs sont corrigés dans cette mise à jour qui est distribuée via l’application Creative Cloud fonctionant en tâche de fond sur votre ordinateur.

Mise à jour Lightroom CC 1.4

Le nouveau service Cloud Lightroom CC reçoit plusieurs mises à jour, pour l’application Lightroom CC de bureau et pour l’application Lightroom Mobile CC.

L’application pour ordinateur Lightroom CC 1.4 bénéficie de la synchronisation des profils et paramètres prédéfinis, qu’il s’agisse des vôtres comme de ceux que vous avez téléchargés ou achetés sur le web.

Il est désormais possible d’appliquer une correction à plusieurs photos via un traitement par lots et de partager des albums comme vous pouvez le faire avec Lightroom Web.

Vous pouvez importer des profils et paramètres prédéfinis, un par un, par dossiers, en mixant l’un et l’autre type au besoin. Lightroom CC va alors classer les paramètres et les profils dans les bons emplacements de façon automatique. Une fois cette importation réalisée, vous retrouverez profils et paramètres prédéfinis dans Lightroom Mobile CC et Lightroom Web grâce à la synchronisation.

Mise à jour Lightroom CC 1.4

Lightroom CC 1.4 :importation de profils

Lightroom CC 1.4 permet de copier-coller des opérations de traitement d’une photo à une autre photo, ou à une série d’autres photos comme c’est le cas dans Classic CC.

Mise à jour Lightroom CC 1.4

Lightroom CC 1.4 : copie des corrections sur les photos

Vous avez possibilité de changer la couleur du masque avec les outils de retouche locale (touche O pour l’afficher et Maj + O pour changer).

Mise à jour Lightroom CC 1.4

Mise à jour Lightroom CC 1.4 : changement de couleur du masque

Enfin Lightroom CC 1.4 reçoit la fonction de visualisation des défauts associée à l’outil Pinceau.

Mise à jour Lightroom CC 1.4

Mise à jour Lightroom CC 1.4 : visualisation des défauts

Mise à jour Lightroom Mobile CC iOS 3.3, Android 3.5 et ChromeOS

Les applications mobiles Lightroom CC reçoivent plusieurs mises à jour majeures, et se retrouvent à quasi-égalité fonctionnelle. La version Android avait en effet du retard sur la version iOS du fait de la plus grande complexité de développement sur la plateforme Android.

La synchronisation des profils et paramètres prédéfinis est opérationnelle, vous pourrez retrouver sur votre mobile les jeux de réglages conçus sur la version Lightroom CC ordinateur. Vous pourrez également en créer des nouveaux qui seront à leur tour synchronisés sur votre application de bureau.

Vous disposez d’une fonction de filtrage de ces profils et paramètres qui vous permet de réduire le nombre d’entrées affichées à l’écran, c’est une bonne chose sur smartphone du fait de la taille réduite de l’écran.

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Mise à jour Lightroom Mobile CC : gestion des paramètres prédéfinis

L’application Lighrtroom Mobile reçoit (enfin) la fonction de correction des défauts bien connue des utilisateurs de Lightroom Classic. Bien pratique, elle vous permet de supprimer en quelques secondes un élément indésirable sur une photo. Ces corrections sont synchronisées avec votre catalogue CC et répercutées sur l’application de bureau Lightroom CC (comme sur les photos bénéficiant de la synchronisation de collections sous Classic CC).

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Mise à jour Lightroom Mobile CC : corrections localisées

Cette application mobile met également en oeuvre la correction automatique de l’aberration chromatique en complément de la correction des défauts optiques qui existait déjà.

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Mise à jour Lightroom Mobile CC :  : suppression de l’aberration chromatique

L’application mobile vous propose, tout comme la version web de Lightroom, de tester les « aperçus de technologie ». Il s’agit de fonctions en cours de développement chez Adobe, suffisamment abouties pour être proposées, qui viennent enrichir l’application avant d’être validées et intégrées aux outils.

Les iPhone 7 et modèles ultérieurs peuvent ainsi faire des photos en pose longue à partir de plusieurs clichés assemblés par l’application (sans pied, sans la limite de temps de pose fixée par Apple).

Un guide d’apprentissage interactif est intégré dans la section Aide et Support.

La version Android met en oeuvre une extension HDR pour les smartphones qui n’étaient pas compatibles.

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Mise à jour Lightroom Mobile CC : fonction Pose Longue sur iPhone 7 et ultérieurs

Ces différentes mises à jour Lightroom sont disponibles au téléchargement depuis l’application Creative Cloud comme depuis les AppStore Apple et Android.

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