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Format HEIC : Tout savoir en 2026 (ouverture, conversion, avantages)

Format HEIC, JPG, TIFF, RAW, PNG … Que celui qui ne s’est jamais ému de la liste interminable des formats d’images existants au moment « d’enregistrer sous » dans son logiciel de traitement d’image favori me jette la première pierre.

Entre les formats d’hier, les formats n’ayant pas trouvé leur public et les formats actuels, pensiez avoir déjà de quoi faire. Mais c’était sans compter sur Apple, qui a imposé un nouveau format, le format HEIC, comme le standard pour ses photos et ses vidéos depuis la sortie d’iOS 11 en 2017.

Le format HEIC est apparu avec les iPhone, les Mac et certains logiciels récents. Si vous avez reçu des photos en .heic et que vous n’arrivez pas à les ouvrir, rassurez-vous : c’est un cas fréquent. Mais au-delà de l’aspect pratique, ce format interroge aussi les photographes : peut-il remplacer le JPEG ou même le RAW ? Est-il pertinent pour votre appareil Nikon ? Voyons ce qu’il en est.

En résumé : Le format HEIC, c’est quoi ? Un format d’image 2 fois plus léger que le JPEG, avec une meilleure qualité (16 bits, transparences), mais propriétaire (redevances) et surtout utilisé par Apple, Canon et Sony. Les photographes Nikon commencent à le croiser via le HEIF 10 bits sur certains boîtiers récents (Nikon Z6III, Z8, Z9).

Pourquoi l’utiliser ?
Gain de place (idéal pour les iPhone et les cartes mémoire pleines).
Meilleure qualité que le JPEG après compression.
Transparences et HDR supportés.

Qu’est-ce que le format HEIC ? Définition et fonctionnement

HEIC est un dérivé du format HEIF ou High Efficiency Image File Format pour « Format de fichier image haute efficacité », et s’applique aux photos comme aux séquences vidéo. Le C de HEIC signifie Container, vous allez comprendre pourquoi plus loin.

Ce format, souvent présenté comme une sorte de « jpeg du futur » n’a que des avantages comparé à ce dernier. En effet, le format HEIC offre une compression d’image supérieure, qui même si elle également destructive, l’est beaucoup moins que celle de la compression jpeg.

Les images sont plus légères, et contrairement au jpeg, avec le format HEIC plus de limitation en 8 bits à l’enregistrement car le 16 bits est également au programme ! L’accès à l’enregistrement 16 bits n’est pas négligeable pour les photographes, car il permet d’avoir davantage de marge de manœuvre au moment de retoucher ses photos. Les transparences sont également gérées, à l’instar du format png (en savoir plus sur les différents formats d’images).

HEIC : Origine, créateur (MPEG) et raisons de son adoption par Apple

Moving Picture Experts Group

Le format HEIC a été développé par le Moving Picture Experts Group, un groupe d’experts chargé du développement de normes internationales pour la compression, la décompression, le traitement et le codage de la vidéo, de l’audio et de leur combinaison, de façon à satisfaire une large gamme d’applications.

Détail d’importance, les spécifications de formats produits par le MPEG sont ouvertes, mais non libres : leur utilisation est soumise au paiement de redevances, ce qui ne va pas sans poser de problèmes, comme nous le verrons plus loin.

Le format HEIC est un container utilisable pour des séquences vidéo ou des photos, avec le double avantage de proposer une compression élevée tout en conservant un niveau de qualité très élevé.

HEIC en 2026 : adoption, alternatives et avenir

En 2026, le HEIC reste majoritairement utilisé par Apple, mais son adoption s’étend :

  • Canon et Sony proposent le HEIF (extension .hif) sur leurs hybrides récents (ex : Canon R5 Mark II, Sony A7 V).
  • Nikon teste le HEIF 10 bits sur certains modèles (ex : Z6III, Z8, Z9 après mise à jour), mais le RAW (NEF) reste indispensable pour un post-traitement professionnel.
  • Le WebP (Google) et l’AVIF (libre, basé sur AV1) gagnent du terrain, notamment pour le web, grâce à leur compression supérieure et leur absence de redevances.
  • L’IA générative (MidJourney, Stable Diffusion) exporte rarement en HEIC, privilégiant le PNG ou le JPEG pour la compatibilité.

Pourquoi le HEIC est-il 2 fois plus léger que le JPEG ? (Explications techniques)

Désormais, avec des capteurs photo de 45 Mp ou plus (ex : Nikon Z8/Z9) et des vidéos en 8K, la taille des fichiers explose. Un fichier JPEG issu d’un boîtier haut de gamme peut facilement peser 8 à 12 Mo… contre 3 à 6 Mo seulement en HEIC pour une qualité visuelle identique. Comment est-ce possible ?

Une compression avancée basée sur le HEVC

Le secret du HEIC réside dans son algorithme de compression, hérité du High Efficiency Video Coding (HEVC, ou H.265). Contrairement au JPEG (qui utilise une compression discrete cosine transform datée des années 1990), le HEIC exploite :

  • Des blocs de pixels plus intelligents : Le HEVC découpe l’image en carrés de 64×64 pixels (contre 8×8 pour le JPEG), réduisant les redondances et préservant mieux les détails fins (textures, dégradés).
  • Une prédiction intra-image : Le codec analyse les zones similaires pour ne stocker qu’une seule fois les motifs répétitifs (ex : un ciel uniforme ou un mur lisse).
  • Le 10/16 bits : Contrairement au JPEG limité à 8 bits, le HEIC gère le 10 ou 16 bits, ce qui améliore la compression sans perte visible de qualité, surtout sur les zones à forts contrastes.

Pourquoi cette technologie n’est-elle pas universelle ?

Malgré ses avantages, le HEIC reste peu adopté en dehors d’Apple, Canon et Sony pour trois raisons :

  • Brevets et redevances : Le HEVC est soumis à des licences payantes (via le MPEG LA), ce qui freine son intégration dans les logiciels open source (ex : GIMP, Darktable).
  • Compatibilité matérielle : Les processeurs des appareils photo (hors gammes pro) et des PC anciens ne décodent pas le HEVC en temps réel.
  • Inertie du JPEG : Ce format, bien que vieillissant, reste universel (99 % des appareils et plateformes le supportent nativement).

Cas pratique : Quand utiliser le HEIC ?

  • Idéal pour :

    • Archiver des photos (gain de place sur les disques/SSD).
    • Les photos HDR (grâce au 10/16 bits).
    • Les utilisateurs Apple/Nikon/Canon/Sony (intégration native).

  • À éviter pour :

    • Le partage (réseaux sociaux, clients) → Convertir en JPEG.
    • L’édition poussée (Lightroom gère le HEIC, mais le RAW reste supérieur).

Le saviez-vous ? En 2025, Sony a adopté une variante du HEIF (extension .hif) sur ses Alpha 7 V et RX100 VIII, tandis que Nikon teste le HEIF 10 bits sur les Z8/Z9 (via firmware). Une évolution à suivre 

HEIC vs JPEG : Comparatif de taille et économie d’espace

On estime qu’une même image enregistrée au format HEIC est jusqu’à deux fois plus légère que la même image enregistrée en jpeg. Mais comme dit précédemment, il n’est pas encore possible de tirer pleinement parti du format HEIC quand on n’est pas utilisateur de matériel Apple. En effet, s’il est aisé de trouver des solutions pour convertir ses fichiers HEIC dans toutes sortes de formats courants (jpeg, png, Tiff etc.), l’inverse n’est pas tout à fait vrai.

Il existe un logiciel gratuit, Pixillion, qui permet de convertir une image au format Tiff en HEIC. Faute d’avoir accès au moindre paramétrage ou ajustement, les tests montrent que le gain de poids n’est que de 20% par rapport à ce que vous pouvez obtenir avec le même logiciel en enregistrant le même Tiff en jpeg (en qualité maximale et compression minimale).

Il faudra sans doute attendre que les éditeurs de logiciels spécialisés prennent vraiment en charge le format HEIC pour que celui-ci devienne une solution intéressante pour la sauvegarde de nos images.

Format Taille moyenne (10 Mp) 16 bits Transparence Compression Royalties
JPEG 5 Mo Destructive
HEIC 2,5 Mo Destructive
WebP 3 Mo Lossy/Sans perte
RAW (NEF) 25 Mo Sans perte

Comment ouvrir un fichier HEIC (Mac, Windows, Linux, mobile)

Sous MacOS

Les images générées par un appareil Apple sont enregistrées par défaut au format HEIC. Vous pouvez les ouvrir sans problème sur votre Mac.

Cliquez avec le bouton droit de la souris et choisissez « Ouvrir avec > Aperçu » pour les ouvrir dans l’application Aperçu. Les applications Photos comme Dropbox savent lire ce format aussi.

Sous Windows 10 et ultérieurs

Pour ouvrir un fichier HEIC sous Windows, vous devez utiliser Windows 10 version 18.09 ou ultérieure. S’il ne l’est pas déjà, installez l’outil HEIF Image Extensions depuis le Microsoft Store.

Il vous faudra disposer de l’outil HEVC Video Extensions (payant, 0,99 EUR) pour garantir que la fonction vidéo du format HEIC soit conservée sous Windows.

Ces deux outils installés, vous pouvez ouvrir un fichier .heic dans l’application Windows Photos.

Conseil : si vous utilisez un iPhone/iPad pour faire des photos et/ou des vidéos et un PC sous Windows, choisissez l’option « Le plus compatible » dans le réglage des formats de l’appareil photo. Vous gagnerez en compatibilité avec Windows sans devoir acquérir d’outils complémentaires.

Notez que certains logiciels photo savent ouvrir le format HEIC nativement sur MacOS et Windows.

C’est le cas par exemple de Lightroom Classic, Lightroom Desktop, Lightroom Mobile, Photoshop, Bridge et tout logiciel Adobe utilisant Camera Raw qui prennent en charge les fichiers HEIF/.heic sous macOS High Sierra v10.13 ou version ultérieure et Windows 10 ou version ultérieure.

HEIC : 3 inconvénients majeurs (et comment les contourner en 2026)

inconvenients-HEIC

Le format HEIC dispose de nombreux atouts, mais souffre de deux défauts majeurs. Tout d’abord il s’agit d’un format propriétaire, donc soumis à royalties, ce qui l’exclut des logiciels libres. Cet aspect n’est pas sans conséquence, car cela représente un frein majeur pour une diffusion plus importante.

D’autre part, et parce que ce format d’image n’est pas du tout répandu en dehors de l’écosystème Apple, quasiment aucun logiciel ne permet d’enregistrer ses images dans ce format, pas même Photoshop CC. On trouve essentiellement des solutions pour convertir ses images HEIC dans d’autres formats plus répandus, mais cela s’arrête là ou à peu près. Et même dans ce cas de figure, ce n’est pas forcément évident.

Comment convertir un fichier HEIC en JPG gratuitement (Mac, Windows, Linux)

Si vous avez une grande quantité de fichiers image au format HEIC que votre ordinateur ou appareil mobile ne peut pas lire, vous devez les convertir en JPG. Ce format est compatible avec un plus grand nombre de systèmes, et malgré l’augmentation de la taille du fichier, il sera plus simple à utiliser au quotidien.

Pour convertir vos fichiers HEIC en JPG, PNG ou WebP sans logiciel payant, voici les meilleurs outils gratuits et récents :

  • Squoosh (Google) : Conversion en ligne sans installation, avec réglage de la qualité. Supporte aussi le WebP et l’AVIF. Idéal pour une conversion rapide et sans perte de qualité.
  • CloudConvert : Outil en ligne puissant pour convertir par lots (jusqu’à 25 fichiers simultanément). Export en JPG, PNG, WebP ou TIFF. Parfait pour les photographes qui ont besoin de flexibilité.
  • HEICtoJPG.com : Simple et efficace, avec suppression automatique des métadonnées si besoin. Limite de taille : 50 Mo par fichier en version gratuite.
  • CopyTrans HEIC for Windows : Extension gratuite pour Windows qui permet d’ouvrir les HEIC directement dans l’Explorateur de fichiers, comme des JPEG. Compatibilité : Windows 10 et 11.

Convertir le HEIC en JPG sur Mac

Apple gère nativement le format HEIC, ce qui simplifie grandement le processus sur macOS. Pour convertir une photo individuelle, ouvrez-la dans l’application Aperçu, puis sélectionnez Fichier > Exporter, choisissez JPEG dans l’option Format et cliquez sur Enregistrer. Depuis macOS Ventura, vous pouvez aussi faire un clic droit sur le fichier HEIC et sélectionner directement « Convertir en JPEG ».

Convertir le HEIC en JPG sur Mac
L’option Convertir l’image après un clic droit sur un fichier HEIC dans macOS Ventura.

Pour des conversions par lots, iMazing Converter (Mac et PC) permet de traiter plusieurs fichiers en une seule opération. Glissez-déposez vos images HEIC, ajustez la qualité (un taux de compression de 80% convient généralement), puis lancez la conversion. La version gratuite limite le nombre de fichiers, mais la version payante débloque toutes les fonctionnalités.

Convertir le HEIC en JPG sur Windows

Si Windows dispose des extensions HEIF (disponibles sur le Microsoft Store), l’application Photos peut enregistrer les images HEIC en JPEG. Cependant, cette méthode est peu pratique pour convertir des dizaines de fichiers, car elle nécessite d’ouvrir chaque image une par une. Pour gagner du temps, utilisez plutôt CopyTrans HEIC (gratuit) ou CloudConvert pour une conversion par lots sans effort.

iMazing propose iMazing Converter, une solution pour Mac et PC permettant de convertir des photos HEIC en JPEG et des vidéos HEVC/H.265 en MP4/H.264. La version d’essai gratuite limite le nombre de fichiers que vous pouvez transférer tandis que la version payante débloque toutes les fonctionnalités.

Captures d'écran de l'application iMazing HEIC Converter
Captures d’écran de l’application iMazing HEIC Converter

Le processus est simple : il vous suffit de glisser-déposer la liste des fichiers HEIC à convertir, d’ajuster la qualité de l’image JPG (un taux de compression de 80 convient par défaut), puis d’appuyez sur le bouton Convertir pour choisir où les images converties sont enregistrées.

Convertir le HEIC en JPG sur Linux

Les utilisateurs de Linux peuvent utiliser l’utilitaire heif-convert pour une conversion par lots depuis le terminal. Installez-le avec la commande :

sudo apt install libheif-examples

Puis convertissez vos fichiers avec :

heif-convert monfichier.heic monfichier.jpg

Mon conseil :
Pour une conversion occasionnelle, Squoosh ou CloudConvert sont les plus pratiques. Si vous travaillez régulièrement avec des HEIC sous Windows, CopyTrans HEIC est la solution la plus fluide. Pour les photographes, privilégiez un export en JPEG qualité 90% pour un bon équilibre entre poids et qualité.

iPhone : Comment passer du HEIC au JPEG en 2 clics

Si vous savez à l’avance que vous aurez besoin du format d’image JPEG et que la compatibilité est plus importante pour vous que le stockage, la solution la plus simple est d’indiquer à l’iPhone d’utiliser ce format lors du stockage d’une photo.

Comment changer HEIC en JPG sur iPhone

Ouvrez l’application Réglages, appuyez sur l’onglet Appareil photo, puis sur Formats, et sélectionnez Compatible plutôt que Haute efficacité.

Les photos seront alors faites au format JPEG, sauf si vous prenez des images RAW ou ProRAW.

HEIC vs JPEG vs WebP vs RAW : Quel format choisir ?

alternative-HEIC

Le point fort du format HEIC, c’est qu’il concentre à lui seul certaines caractéristiques intéressantes qui existent déjà, mais disséminées dans des formats différents. Par exemple on trouve la possibilité d’enregistrer en 16 bits et d’avoir de la transparence dans le format Tif, mais ce format de fichier a le gros inconvénient de générer des fichiers extrêmement lourds (quasiment 10 fois plus qu’un jpeg peu compressé !).

Le format jpeg est à l’heure actuelle le format d’échange le plus répandu, mais sa limitation à 8 bits, l’absence de gestion des transparences et sa compression destructive en fixent les limites.

Le format Raw, bien connu des photographes, souffre du même défaut que le format Tif, pour l’essentiel le poids très important des fichiers.

Le format proRAW, un format RAW apparu sur certains matériels « pro » Apple depuis iOS 14.3, permet d’obtenir des images de haute qualité, avec les avantages liés au format RAW, et bénéficiant d’un rendu « optimisé » par les logiciels maison. On aime ou pas, mais cela a le mérite d’avoir des images moins « plates » par défaut. Reste quand même le problème du poids élevé des fichiers.

Vient enfin le format WebP, la réponse de Google au format HEIC promu par Apple (qui rappelons-le, n’en est pas l’inventeur). Le format WebP offre quelques avantages supplémentaires par rapport au HEIC : il permet d’enregistrer des images animées à la manière d’un Gif animé et offre la possibilité d’enregistrer avec une compression sans perte. Mais ce « nouveau » format, pourtant annoncé en 2011, reste désespérément peu répandu et semble marquer le pas.

Cependant la menace la plus sérieuse pourrait venir d’une nouvelle variante du format HEIC. Contrairement au format HEIC utilisé par Apple, Canon et Sony, qui a la particularité d’utiliser le codec HEVC (celui-là même qui rend le format HEIC soumis à royalties), le nouveau venu a la particularité d’utiliser un autre codec, le codec AVIF, qui possède le gros atout d’être libre, c’est à dire gratuit !

HEIC vs AVIF : le duel des formats nouvelle génération

L’AVIF (basé sur le codec AV1) est le principal concurrent du HEIC :

  • Avantages : Libre de droits, compression encore meilleure, support du HDR et des profondeurs 10/12 bits.
  • Inconvénients : Encodage plus lent, compatibilité encore limitée (mais en croissance, notamment sur Android et Chrome).
  • Verdict : Si vous cherchez un format universel et gratuit, l’AVIF est prometteur. Si vous êtes dans l’écosystème Apple, le HEIC reste pratique.

HEIC vs. HEIF, les nombreuses extensions, il n’y a pas que .heic

Le format HEIF est un « format container » : il peut aussi bien servir à stocker des photos que des vidéos. A l’origine, il existe deux extensions : « .heif » pour les images fixes et « .heifs » pour les séquences vidéo. Apple a unifié ces deux formats sous le nom HEIC, qui correspond indifféremment aux photos et aux vidéos.

A l’instar de ce que l’on connaît avec les fichiers RAW, où chaque constructeur apporte quelques spécificités et son nom de format « maison », on assiste au même phénomène avec le format HEIC. Canon et Sony ont commencé à implanter le format HEIF sur quelques modèles depuis quelques temps. Les fichiers enregistrés au format HEIC par Canon et Sony possèdent l’extension « .hif » …

Pourquoi Apple utilise-t-il le format HEIC ?

apple-et-HEIC

Les propriétaires d’iPhone qui font beaucoup de photos et/ou de vidéos le savent bien : quand la place commence à manquer sur le smartphone, les ennuis commencent ! Nous vivons une époque où la video 4K et les images en haute résolution se heurtent à des espaces de stockages toujours trop limités.

Pour pallier ce problème majeur, l’utilisation du format HEIC proposée par Apple semble pertinente, car elle permet d’économiser beaucoup de place sans rien sacrifier au niveau de la qualité des fichiers.

HEIC sur Nikon Z : Compatibilité, réglages et workflow

En 2026, voici ce que le format HEIC/HEIF change pour vous si vous utilisez un Nikon Z :

Vos boîtiers : Les Z6 III, Z7 III, Z8 et Z9 (avec firmware récent) proposent désormais le HEIF 10 bits, une alternative au JPEG pour les photos destinées au web ou à l’archivage. Cependant, ce format reste moins souple que le RAW (NEF) pour une retouche poussée.

Votre workflow :

  • Vous recevez un HEIC (par exemple, des photos iPhone envoyées par un client) ? → Convertissez-le en JPEG via Squoosh pour une compatibilité immédiate, ou importez-le directement dans Lightroom Classic (version 2025.3+) ou Capture One si la version de votre logiciel le supporte.

  • Vous envisagez d’exporter en HEIF ? L’intérêt principal est de gagner de la place sur vos cartes mémoire. Pour l’édition, privilégiez toujours le RAW + JPEG.

En pratique : Vos boîtiers Nikon enregistrent principalement en RAW (NEF) et JPEG, mais certains modèles récents permettent aussi d’exporter en HEIF. Ce format pourrait devenir une alternative intéressante au JPEG, grâce à ses meilleurs dégradés et sa compatibilité croissante. Cependant, pour le post-traitement, Lightroom et Capture One gèrent le HEIF, mais le RAW reste bien plus flexible.

L’avenir du HEIC/HEIF : Nikon pourrait généraliser ce format, mais en 2026, le JPEG reste le standard pour la compatibilité, tandis que le RAW reste indispensable pour une qualité optimale.

Mon conseil : Testez le HEIF 10 bits sur des projets non critiques pour vous familiariser avec ses avantages, mais continuez à utiliser le RAW pour vos prises de vues professionnelles et le JPEG pour le partage universel. Le HEIC/HEIF est prometteur, mais son adoption reste encore limitée.

Foire aux questions sur le format HEIC pour les photographes (FAQ)

.heic, c’est quoi ?
Une extension de fichier basée sur le format HEIF, générée notamment par les iPhone.

Quelle différence entre HEIC et HEIF ?
HEIF est le format, HEIC en est une implémentation (extension de fichier).

Peut-on ouvrir un HEIC sur un appareil Nikon ?
Non, les boîtiers Nikon n’ouvrent pas les fichiers HEIC, mais certains savent enregistrer en HEIF.

Comment convertir un HEIC en RAW ?
Impossible : le HEIC est déjà un fichier compressé. Pour retrouver une latitude de retouche maximale, il faut shooter en RAW + HEIC (si votre boîtier le permet).

Le HEIC va-t-il remplacer le JPG ?
Peut-être à terme, mais pas avant plusieurs années, car la compatibilité universelle du JPEG reste imbattable.

Les réseaux sociaux acceptent-ils le HEIC ?
Non. Instagram, Facebook et X convertissent automatiquement les HEIC en JPEG, avec une perte de qualité possible. Exportez en JPEG avant de partager.

Pourquoi mon PC ne lit pas les HEIC ?
Parce que Windows nécessite l’installation manuelle des HEIF Image Extensions (gratuit) et HEVC Video Extensions (payant). Les iPhone exportent en HEIC par défaut depuis iOS 11, mais vous pouvez forcer le JPEG dans Réglages > Appareil photo > Formats > “Le plus compatible”.

HEIC ou JPEG pour la photo pro ?
Le JPEG reste le standard pour la compatibilité, mais le HEIC/HEIF 10 bits est intéressant pour archiver des photos avec des dégradés complexes (ciels, portraits). Pour l’édition, le RAW (NEF) est irremplaçable.

Ressources et articles utiles

Conclusion : Le HEIC, un format d’avenir… mais pas encore universel

Le format HEIC/HEIF a tout pour plaire : compression optimisée, 16 bits, transparences, et une qualité supérieure au JPEG à taille égale. Sur le papier, c’est le candidat idéal pour remplacer le JPEG, surtout à l’ère des capteurs haute résolution et des stockages limités. Pourtant, en 2026, son adoption reste freinée par deux obstacles majeurs :

  • Les redevances (liées au codec HEVC), qui limitent son intégration dans les logiciels libres et certains écosystèmes (hors Apple, Canon et Sony).
  • La compatibilité : Malgré des progrès (support natif sur Windows 11, Linux, et certains boîtiers Nikon), le JPEG reste le format universel, tandis que l’AVIF (libre et tout aussi performant) grignote du terrain.

Alors, faut-il l’adopter ?

  • Oui, si vous utilisez un iPhone, un hybride récent (Nikon Z6III/Z8/Z9, Canon R5, Sony A7) ou si vous cherchez à optimiser votre stockage sans sacrifier la qualité.
  • Non, si vous avez besoin d’une compatibilité absolue (réseaux sociaux, clients, logiciels anciens) ou d’une latitude maximale en post-traitement (le RAW reste imbattable).

Mon pronostic : Le HEIC/HEIF a encore un avenir, mais sa démocratisation dépendra de l’abandon des redevances ou de l’émergence d’un successeur libre (comme l’AVIF). En attendant, testez-le sur des projets secondaires, mais gardez le RAW pour l’édition et le JPEG pour le partage.

Pour aller plus loin :

  • Découvrez mes comparatifs Nikon pour choisir le boîtier adapté à vos besoins.
  • Consultez mon guide des formats d’image (RAW, JPEG, WebP, AVIF) pour maîtriser chaque situation.
  • Besoin d’aide pour optimiser votre workflow ? Posez-moi vos questions en commentaire !

Voigtländer pour Nikon, mariage réussi des objectifs Cosina Voigtländer en monture Z

Nokton, Skopar, Ultron… Pour beaucoup d’amateurs, jeunes et moins jeunes sans distinction, ces noms évoquent quelque chose de nostalgique, l’époque de l’argentique et du tout-manuel, une marque, un savoir-faire : Voigtländer. Mais qu’en est-il aujourd’hui des objectifs Cosina Voigtländer pour Nikon ?

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Voigtlander Cosina pour Nikon Z hybride

Les objectifs Voigtländer pour Nikon Z chez Miss Numerique

Merci à Damien Poupi, fidèle lecteur, pour l’envoi et la mise en forme de ces informations.

Cosina Voigtländer pour Nikon, un mariage germano-japonais

Recherchés et appréciés pour leur signature argentique, des modèles anciens de cette entreprise allemande retrouvent bien souvent une nouvelle vie sur le marché de l’occasion.

C’est oublier cependant que la marque perdure de nos jours, et que des objectifs « modernes » adaptés à l’ère du numérique font leur apparition au fil des années dans les catalogues des produits neufs.

Voigtländer n’existe pourtant plus. Fondée en 1756, l’entreprise connaîtra ses plus belles heures de gloire dans les années 1930, et laissera ensuite discrètement la place aux jeunes et vigoureux japonais émergents, pour disparaître finalement dans les années 1980. Or, si l’entreprise a bel et bien disparu, la marque, elle, renaîtra de plus belle, toujours grâce aux japonais.

Cosina pour Nikon Z-Z-35-mm_2

Voigtländer APO-LANTHAR 35 mm F/2 Asphérique pour Nikon Z

En effet, fort de son partenariat avec la société-mère allemande Plusfoto GmbH pour la réalisation de boitiers et d’objectifs dès 1996, le constructeur japonais Cosina, une entreprise de matériel optique basée à Nakano, département de Nagano, fondée en 1959, a racheté le fabricant Voigtländer en 1999, et maintient depuis la production d’optiques sous cette marque.

Spécialisée dans les optiques manuelles, Cosina continue d’entretenir sa réputation en particulier chez Sony, Leica et Fujifilm, déclinant ses optiques pour chacune de ces montures. Nikon n’est pas laissé pour compte, plusieurs modèles Voigtländer pour Nikon adaptés en version AI-S NIKKOR sont au catalogue pour la monture F des boitiers reflex (voir mon test du 40 mm Color Skopar).

Cosina pour Nikon Z -40_12_Z

Voigtländer NOKTON 40 mm F/1.2 Asphérique pour Nikon Z

Un nouveau partenariat fructueux ?

La surprise arrive en février 2022, quand Cosina annonce un nouveau partenariat avec Nikon. La sortie du Nikon Z fc en 2021 n’y est pas étrangère.

Surprise de taille, car des optiques Voigtländer pour Nikon vont voir le jour « sous licence officielle » Nikon. Ce ne sont donc pas de simples modèles compatibles et limités en capacité, mais des objectifs dédiés à la monture Z, et tirant le meilleur parti des deux bords.

Cosina pour Nikon Z-50_2

Voigtländer APO-LANTHAR 50 mm F/2 Asphérique pour Nikon Z

Au passage, ce ne sont ni plus ni moins que les premières optiques officielles historiques de la marque venant d’un fabricant tiers (avant que Tamron n’arrive plus récemment). Ce qui n’est pas rien.

Nikon a d’ailleurs écrit un mot sur son compte twitter officiel pour annoncer la mise sur le marché de ces optiques Voigtländer pour Nikon « originales ». Petit coup de pub sympa, et surtout message fort d’ouverture de la part de la firme nippone, réputée conservatrice.

« Originales » avec des guillemets, car il s’agit avant tout d’une adaptation à la monture Z de modèles existants. Mais « originales » à la source car elles ont été entièrement repensées pour faire corps avec les boitiers Z. A l’intérieur comme à l’extérieur.

Ces optiques Voigtländer pour Nikon sont manuelles. N’allez pas croire que l’autofocus est en panne, ce n’est pas un défaut de l’objectif non plus, c’est bien à vous de faire la mise au point vous-même (c’est souvent le but recherché, qui motive l’achat de cette marque).

Cosina pour Nikon Z-Z-65_20

Voigtländer MACRO APO-LANTHAR 65 mm F/2 Asphérique pour Nikon Z

En revanche, fait nouveau et intérêt de la licence officielle, les Voigtländer pour Nikon possèdent des connections électroniques qui vont communiquer les informations de l’optique au boitier. Cela permet entre autres :

  • le transfert des données EXIFs,
  • la stabilisation optique du boitier (3 axes) pour ceux qui en sont dotés,
  • l’aide à la mise au point.

Trois types d’aide à la mise au point sont disponibles :

  • mise au point par changement de couleur du cadre de la zone de mise au point
  • mise au point par la fonction Focus Peaking
  • mise au point avec la touche d’agrandissement

La finition extérieure rappelle celle des optiques AI-S NIKKOR, avec une touche de modernité pour aller aussi bien sur le Nikon Z fc que sur les autres boitiers.

Cosina pour Nikon Z-Z-D23_12

Voigtländer NOKTON D23 mm F/1.2 Asphérique pour Nikon Z

La différence principale avec les autres montures est bien sûr cosmétique. Ainsi, la bague de mise au point et la bague de diaphragme sont placées à la manière des traditionnels AI-S. Comme chacun sait, ce sont les détails qui font la différence.

A la mode du Z fc, la police de caractère et la couleur des chiffres sont eux-mêmes issus des AI-S. Nul doute que les nostalgiques adoreront le cliquetis de la bague de diaphragme et les protubérances de la bague de mise au point si caractéristiques du temps de l’argentique.

Cosina pour Nikon Z-Z_D35_12

Voigtländer NOKTON D35 mm F/1.2 pour Nikon Z

En moins d’un an (au 1er novembre 2022), le catalogue compte six optiques dédiées, au Japon. Trois Voigtländer pour Nikon Z « plein format » et trois Voigtländer pour Nikon Z « APS-C », une septième arrive sous peu :

Entre parenthèses, et à titre purement indicatif, la date de sortie sur le marché japonais. Elles arrivent petit à petit sur le marché européen, patience.

Cosina Voigtländer pour Nikon en plein format

  • Voigtländer APO-LANTHAR 50 mm F/2 Aspherical (mai 2022)
  • Voigtländer APO-LANTHAR 35 mm F/2 Aspherical (juin 2022)
  • Voigtländer NOKTON 40 mm F/1.2 Aspherical (octobre 2022)
  • Voigtländer MACRO APO-LANTHAR 65 mm F2 Aspherical (novembre 2022)

Cosina Voigtländer pour Nikon en APS-C

  • Voigtländer NOKTON D35 mm F/1.2 (avril 2022)
  • Voigtländer NOKTON D23 mm F/1.2 Aspherical (mai 2022)
  • Voigtländer MACRO APO-ULTRON D35 mm F/2 (octobre 2022)

Cosina pour Nikon Z-D35_20_Z

Voigtländer MACRO APO-ULTRON D35 mm F/2 pour Nikon Z

Compatibilité Nikon Z et tarifs

Les objectifs Voigtländer pour Nikon Z sont compatibles avec tous les hybrides Nikon au catalogue en 2022 (Z 5, Z 6, Z6 II, Z 7, Z7 II, Z 9, Z 50, Z fc, Z 30), pourvu que ceux-ci soient mis à jour avec le dernier firmware en date.

Tout comme les NIKKOR Z, les objectifs APS-C sont également compatibles avec les boitiers plein format à condition d’utiliser leur fonction de recadrage DX intégrée.

De même que les NIKKOR Z encore, afin d’éviter toute confusion, les objectifs pour APS-C ont une lettre supplémentaire dans leur dénomination, un D. Cette lettre signifie selon Cosina « Demi », elle fait référence à la taille du capteur APS-C qui est peu ou prou la moitié d’un capteur plein format.

Côté tarif, les prix annoncés par le fabricant oscillent entre 700-800 euros et un peu plus de 1000-1200 euros selon les modèles. A vérifier avec les prix en magasins chez les revendeurs agrées.

Pour en savoir plus et voir des photos, n’hésitez pas à consulter les deux sites officiels de Voigtländer en Allemagne et de Cosina au Japon (en version anglaise) :

Voigtländer (voigtlaender.de)

Voigtlander – 株式会社コシナ (cosina.co.jp)

Merci à Damien Poupi, fidèle lecteur, pour l’envoi et la mise en forme de ces informations.

Les objectifs Voigtländer pour Nikon Z chez Miss Numerique


Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : le retour des japonais indépendants

Tamron vient d’annoncer son premier zoom en monture Z native pour Nikon hybrides, le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD.

Cette optique, compatible avec les Nikon Z APS-C et plein format, signe le retour de Tamron chez Nikon, et le début d’une nouvelle offre en monture Z entièrement compatible. Le début d’une nouvelle longue histoire ?

MàJ : le test de cet objectif est disponible ici.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : le retour des japonais indépendants

Ce zoom Tamron pour Nikon Z chez Miss Numerique

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD : présentation

Il y a belle lurette que Tamron n’avait plus annoncé d’objectif pour Nikon, le dernier en date sauf erreur de ma part étant le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD en juin 2019. La pandémie est passée par là, le marché du reflex est en train de passer aux oubliettes, et il n’y en avait que pour Sony ou, plus récemment Fujifilm. Ajoutons aussi que Nikon n’avait pas forcément décidé d’ouvrir la licence de sa monture Z comme c’était le cas précédemment avec la monture F.

Les opticiens chinois l’ont bien compris qui ne se sont pas privés d’occuper le marché avec des optiques pour Nikon Z qui ne sont bien souvent que des adaptations des versions reflex, développées pour toutes les marques de boîtiers et adaptées ensuite à chaque monture. Pour la monture Nikon Z l’adaptation consiste à intégrer une mini-bague FTZ qui autorise le montage mécanique sur les hybrides. Bien, mais peut mieux faire.

Toutefois quelques signes avant-coureurs pouvaient nous faire penser que les opticiens japonais n’allaient pas se laisser tailler des croupières ainsi par leurs amis mais néanmoins concurrents chinois. Nikon a sorti un NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 ces derniers mois qui ressemble étrangement au même modèle Tamron. Les parts de marché des hybrides Nikon ont joliment progressé, en particulier depuis l’annonce du Nikon Z 9 et la possible arrivée d’un Nikon Z 8 dans les prochains mois.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Le premier qui tire a souvent raison, et Tamron s’est décidé à être ce premier en attendant que Sigma se réveille (ou pas). Fort d’un partenariat de longue date avec Nikon, et d’une licence officielle pour les montures F et Z désormais, il n’en fallait pas plus à la marque de Saitama pour annoncer son tout premier véritable objectif Nikon Z, un zoom qui complète presque à merveille le 28-75 mm f/2.8 NIKKOR Z.

Ce zoom reprend les caractéristiques principales du Tamron 70-300 mm pour Sony FE sorti en octobre 2020. Bien que la marque n’ait pas communiqué encore la fiche technique détaillée de cette optique, il y a fort à parier qu’elle sera très proche de celle de la version Sony, tout en tenant compte des particularités de la très grande monture Z.

Variant de f/6.3 à 300 mm à f/4.5 à 70 mm, l’ouverture de ce 70-300 mm ne lui permet pas de concurrencer le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8, il n’en a ni l’ambition, ni le tarif. Par contre, avec 150,3 mm de longueur, ce zoom s’avère le plus court du marché à l’heure ou j’écris ces lignes et pour cette catégorie. Son poids modeste de 580 gr. lui permet de se faire oublier, en particulier sur un hybride Nikon Z plein format.

La formule optique comprend 15 éléments répartis en 10 groupes, dont une lentille en verre LD (Low Dispersion, faible dispersion). Tamron revendique des images « nettes et contrastées sur toute la plage focale » grâce à l’utilisation du revêtement BBAR antireflets.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Là où l’on attend ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD c’est sur l’autofocus, car l’hybride est bien plus exigeant que le reflex en la matière. L’autofocus Sony fonctionne sur un principe différent de celui des Nikon Z (chaque marque a sa recette). Tamron a donc du, en toute logique, faire le nécessaire pour que ce zoom soit aussi réactif et précis que les zooms NIKKOR Z.

Il intègre une motorisation RXD (Rapid eXtra-silent stepping Drive) et Tamron précise que cette version « modèle A047 » s’adresse aussi aux vidéastes dont le besoin est de pouvoir faire la mise au point dans le plus grand silence.

Autre caractéristique à ne pas négliger lorsqu’il s’agit d’une optique pour hybrides, c’est sa capacité à évoluer. En effet le principe même de fonctionnement des hybrides (toutes marques) leur permet de recevoir des mises à jour firmwares qui améliorent leurs performances. Pour autant il faut que les optiques puissent suivre ces améliorations sans quoi cela peut poser problème, une situation malheureuse bien connue des utilisateurs d’optiques compatibles développées hors licence Nikon pour les reflex.

Tamron a bien évidemment pris ce critère en compte en bénéficiant de la licence Nikon Z, d’une part, et en proposant une application de mise à jour et de personnalisation de ce zoom, déjà utilisable sur d’autres optiques de la marque, d’autre part.

Tamron Lens Utility vous permet de configurer votre objectif à l’aide de votre ordinateur, sans passer par le SAV et sans devoir investir dans la console Tap-In historique. Un simple câble USB Type-A vers Type-C suffit. Une version application mobile de Tamron Lens Utility est en cours de développement pour smartphones Android.

Enfin, ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD revendique une construction suffisamment résistante pour permettre son utilisation par temps de pluie comme dans les environnements poussiéreux. Le fut de l’objectif et les zones les plus sensibles sont protégées par des joints spécifiques.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Fiche technique

  • Modèle : A047
  • Focale : 70-300 mm
  • Ouverture maximale : f/4.5-6.3
  • Angle de vue (diagonale) : 34°21 – 8°15 (pour hybride plein format)
  • Construction optique : 15 éléments en 10 groupes
  • Distance minimale de l’objet : 0.8 m (70 mm), 1.5m (300 mm)
  • Rapport de grossissement maximal : 1:9.4 (70 mm / 1:5.1 (300 mm)
  • Taille du filtre : 67 mm
  • Diamètre maximum : 77 mm
  • Longueur : 150,3 mm
  • Poids : 580g
  • Lames d’ouverture : 7 (diaphragme circulaire)
  • Ouverture minimale : f/22-32
  • Accessoires standard : Pare-soleil, bouchons
  • Monture : Monture Nikon Z

Le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD sera disponible à la vente à partir du 29 septembre 2022 au tarif de 799 euros TTC.

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD : premier avis

Pour les nikonistes dotés d’un hybride Nikon Z ou désireux de passer à l’hybride bientôt, l’arrivée de ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD est une excellente nouvelle.

Tamron a prouvé par le passé sa capacité à proposer des objectifs amateurs, experts et pros au niveau des meilleurs, il n’y a donc aucune raison de penser qu’il n’en sera pas de même en monture Z.

Tamron sait couvrir un segment amateur que Nikon ne cherche plus forcément à couvrir avec sa gamme NIKKOR Z. Ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pourrait séduire les photographes animaliers dont l’envie et le budget pour acquérir le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S ne sont ni suffisants ni justifiés. Le tarif de 799 euros place ce zoom dans une gamme de prix très inférieure à 1.000 euros sans atteindre toutefois les 500 euros de la version équivalente en monture Sony E. 

Le partenariat sur la durée qui semble se dessiner à nouveau entre Tamron et Nikon comme l’intégration des données techniques de la monture Z dans les optiques Tamron, est de bon augure pour la suite.

Enfin l’apparition d’un tel zoom peut laisser penser que plusieurs autres modèles Tamron existants pour d’autres montures hybrides pourraient rapidement être portés en monture Z, ce qui permettrait de compléter assez vite une gamme qui pourrait alors compter des optiques telles que les 35-150 mm f/2-2.8, 150-500 f/5-6.7 et autres 11-20 mm f/2.8. Affaire à suivre d’autant plus que depuis la publication initiale de cet article, Sigma est venu rejoindre Tamron en proposant aussi des objectifs Sigma pour Nikon Z

Source : Tamron

Ce zoom Tamron pour Nikon Z chez Miss Numerique


Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : le zoom APS-C polyvalent tient-il ses promesses ?

Ce test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR va vous permettre de savoir si ce zoom polyvalent pour hybride Nikon APS-C est un bon choix pour vous. Je vous propose de découvrir ses avantages et inconvénients, des photos faites avec cet objectif, de même que mon avis après deux semaines d’utilisation au quotidien.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : le zoom APS-C polyvalent tient-il ses promesses ?

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Test NIKKOR Z DX 18-140 mm : contexte

L’arrivée de l’hybride Nikon Z fc en 2021 a mis en évidence le besoin pour Nikon de compléter la gamme d’objectifs NIKKOR Z destinée à ses petits hybrides. Les optiques plein format, bien que compatibles avec les APS-C, sont plus imposantes, lourdes et onéreuses. Les zooms experts et pros de la série S ne sont pas les plus adaptés non plus aux modèles APS-C pour une clientèle qui cherche la compacité et la polyvalence.

Après avoir annoncé deux focales fixes compactes, les NIKKOR Z 28 mm f/2.8 et NIKKOR Z 40 mm f/2, compatibles plein format et APS-C, Nikon a présenté un nouveau zoom DX en octobre 2021. Compatible avec les seuls boîtiers APS-C, ce zoom reprend la plage focale bien connue des utilisateurs de reflex, 18-140 mm soit un cadrage équivalent à 27-210 mm en 24 x 36. Depuis sa sortie, ce zoom a été complété du NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR, un bon complément à ce 18-140 mm.

A 18 mm vous disposez d’un objectif grand angle, de 35 à 50 mm ce zoom devient un objectif standard, au-delà et jusqu’à 140 mm il se transforme en téléobjectif. Le tout dans un format réduit puisque le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR ne mesure que 73 mm de diamètre pour 90 mm de longueur (en position replié) et ne pèse que 315 grammes.

Sa plage focale est donc le point fort de ce zoom, qui remplacera à merveille le zoom NIKKOR Z 16-50 mm f/3.5-6.3 VR vendu en kit avec les Z 50 ou Z fc. Sans atteindre la focale 250 mm du NIKKOR Z 50-250 mm f/4.5-6.3 VR, ce 18-140 mm constitue toutefois un excellent choix pour passer partout sans avoir à changer d’objectif.

J’ai pu l’évaluer pendant deux semaines, dans différentes situations de prise de vue, monté sur le Nikon Z fc. Après deux mois passés en compagnie du Nikon Z 50 et du NIKKOR Z DX 16-50 mm en 2020, j’ai pu apprécier cette fois l’apport indéniable de cette plage focale plus étendue sur un zoom dont l’ouverture maximale et la stabilisation sont les mêmes que sur le 16-50 mm.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR sur Nikon Z fc

F/3.5-6.3, vous pouvez pensez qu’il s’agit d’une ouverture modeste face à la concurrence et ses zooms f/2.8 ou f/4, c’est vrai. Toutefois la seule ouverture maximale ne suffit pas à préjuger des performances globales, il faut la mettre en perspective avec la capacité du capteur à encaisser les hautes sensibilités. En effet si vous perdez en ouverture, et à temps de pose équivalent, vous devez monter en ISO, et sur ce plan, les hybrides APS-C Nikon s’en sortent plutôt très bien jusqu’à 12.800 ISO.

De plus la stabilisation de l’objectif, à défaut de stabilisation du capteur comme sur la gamme plein format, vient compenser le manque d’ouverture en vous permettant de gagner 4 à 5 Ev en pratique.

Autant dire que, bien que pouvant paraitre limité sur le papier, ce zoom présente un intérêt non négligeable pour tout utilisateur d’APS-C hybride Nikon. Reste à savoir si les résultats sont à la hauteur des attentes, ce que nous allons étudier maintenant.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 26 mm – ISO 100 – 1/500 ème – f/8

Présentation

Nikon nous a habitués à proposer des zooms imposants pour ses hybrides plein format. En voyant arriver ce NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR, j’ai été surpris par sa compacité. Face à son équivalent reflex AF-S 18-140 mm f/3.5-5.6G ED VR, il gagne en taille (73 x 90 mm au lieu de 78 x 97 mm), et se ferait presque oublier en position replié.

Sur la balance l’écart se creuse encore puisque le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR ne pèse que 315 gr. soit 35% de moins que le modèle reflex. En pratique, je ne l’ai jamais senti alors que je portais le boîtier autour du cou avec la courroie d’origine. Il ne saurait être aussi discret que le très agréable NIKKOR Z 28 mm f/2.8 mais pour un zoom 18-140 mm, cette compacité est une belle surprise.

A contrario, il vous faut apprécier les zooms à rallonge car lorsque vous allez passer en position téléobjectif et atteindre la focale maximale de 140 mm, la longueur est bien réelle.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR en position téléobjectif 140 mm

Le design du NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR reste conforme à celui des autres objectifs de la gamme NIKKOR Z, le noir assure la sobriété tandis que la bague personnalisable se fait discrète au plus près de la monture. Ne cherchez pas de contrôle sur l’objectif, il n’en comporte pas. La stabilisation est activée via le menu du boîtier, en pratique vous aurez peu souvent l’occasion de la désactiver, et si c’est le cas, le menu à accès rapide vous permet de le faire via l’écran tactile.

Monté sur un Nikon Z 50, l’ensemble adopte une belle présentation sombre qui n’est pas pour me déplaire même si j’ai un faible pour le Nikon Z fc.

NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR sur Nikon Z 50

Notez que la lentille frontale n’est pas proéminente et se trouve ainsi protégée des gouttes de pluie, même si cet objectif n’est pas conçu pour résister à une pluie dense trop longtemps, sa protection n’est pas tous temps comme l’est celle des zooms experts et pros.

Le diamètre du filtre est de 62 mm, Nikon ne livre par contre pas de pare-soleil, et bien que ce 18-140 mm s’en passe très bien en situation de lumière frontale (voir plus bas) c’est dommage, ne serait-ce que pour la protection contre les chocs.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR et sa lentille frontale

À qui se destine ce zoom 18-140 mm ?

Sur un appareil photo au format APS-C (Nikon DX), la plage focale 18-140 mm intéresse les photographes recherchant un zoom polyvalent, capable de photographier aussi bien des paysages, des bâtiments, des groupes, que des portraits en plan plus ou moins serré et des animaux distants de quelques dizaines de mètres.

Sans aller aussi loin que le NIKKOR Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR, ce 18-140 mm cadre quand même comme un 210 mm en 24 x 36, c’est un peu mieux que la focale maximale des zooms téléobjectifs 70-200 mm.

Utiliser le NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR vous évitera de devoir choisir entre 16-50 et 50-250 mm, vous n’aurez pas besoin non plus de porter toute la journée deux objectifs et d’en changer sur le terrain.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 140 mm – ISO 500 – 1/500 ème – f/6.3

Qualité de construction

Il y a toujours un revers à toute médaille. S’agissant de ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR, c’est du côté de la monture qu’il faut regarder puisque la face arrière, côté boîtier, est une pièce en polycarbonate là où j’aurais apprécié une belle monture métallique. Le sacro-saint rapport qualité/prix a frappé, je peux le comprendre sur un objectif à 320 euros comme le 16-50 mm, je l’accepte moins sur un objectif à 680 euros comme ce 18-140 mm.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Avantages/inconvénients de cette monture en polycarbonate ? Une plus grande souplesse en cas de choc si j’en crois le SAV Nikon et les utilisateurs qui m’ont fait part de leurs désagréments. Le polycarbonate encaisse le choc alors que la bague métallique se déforme. A l’inverse la résistance à l’usure est moindre, les encoches de verrouillage sur le boîtier pouvant s’user plus vite que le métal.

A vous de voir si vous allez changer d’objectif très souvent, ou si vous envisagez de le laisser couplé en permanence à votre appareil photo auquel cas la monture ne s’usera pas.

Les deux bagues sont très agréables à manipuler, qu’il s’agisse de la bague de zoom comme de la plus fine bague personnalisable à laquelle vous pouvez attribuer une fonction particulière comme le mode de mesure, le bracketing, la correction d’exposition, le verrouillage de l’exposition, …

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 120 mm – ISO 180 – 1/500 ème – f/6

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm : prise en main et ergonomie

Ce zoom est si petit qu’il tient très bien en main, même déployé à 140 mm. Dans cette position, il vous faudra être plus attentif pour éviter de trembler et de générer un flou de bougé en basse lumière mais une fois calé dans la paume de votre main gauche l’ensemble boîtier + objectif est très équilibré.

Cet allongement du zoom fait partie des contraintes à accepter ; pour un adepte des courtes focales fixes comme moi, il est toujours difficile de voir l’objectif s’allonger ainsi. C’est aussi très peu discret lorsque vous photographiez une personne dans la rue, en reportage, à l’improviste. Cet allongement reste néanmoins plus réduit que celui des imposants zooms NIKKOR Z 24-200 mm ou NIKKOR Z 24-120 mm, le format APS-C garde cet avantage.

Notez également que sauf à apprécier de voir ce fût ainsi étiré pendre autour de votre cou, vous devrez tourner la bague de zoom après avoir photographié à 140 mm pour que l’objectif retrouve une taille plus compacte. J’ai opté pour un mouvement d’aller – retour à chaque déclenchement, c’est personnel mais je me sens plus en confiance ainsi face à mes sujets en ville.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 73 mm – ISO 100 – 1/640 ème – f/8

Point positif par contre, le poids réduit. C’est très agréable, bien plus que l’ensemble plus imposant Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-200 mm, le couple équivalent en plein format. Après avoir passé deux semaines en compagnie de ce zoom, j’avoue que j’hésiterais entre le 24-200 mm et lui pour voyager léger, d’autant plus que les performances du capteur des Z 50 et Z fc sont tout à fait au niveau.

Mise au point

La distance minimale de mise au point de ce NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR varie de 0,2 m à 18 mm à 0,4 m à 100 mm et plus. Ce sont des valeurs satisfaisantes pour vous permettre quelques gros plans, comme de jolis effets bokeh en position téléobjectif.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 140 mm – ISO 450 – 1/500 ème – f/8

L’autofocus est aussi silencieux que sur les autres zooms NIKKOR Z, les amateurs de vidéo seront ravis d’autant plus que la réactivité de l’autofocus du boîtier n’est en rien ralentie par l’objectif.

En mode de suivi automatique, ce zoom se comporte très bien aussi tant que la lumière est suffisante. En basse lumière soyez prudent si votre sujet est en mouvement (portraits de personnes marchant en intérieur par exemple), l’autofocus accroche mais peut se tromper à faible distance aussi. Il m’est arrivé de faire des portraits à l’improviste qui se sont avérés flous, je manque toutefois de mesures fiables et répétitives pour affirmer ceci de façon certaine, à prendre avec le recul qui s’impose.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 104 mm – ISO 6.400 – 1/320 ème – f/5.6

Stabilisation

Les deux lettres VR de l’appellation NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR désignent un zoom stabilisé (VR : Vibration Reduction), une stabilisation bienvenue puisque les Nikon Z 50 et Z fc ne disposent pas d’un capteur lui-même stabilisé.

Stabiliser cette optique n’a pas eu comme conséquence d’en faire un objectif imposant et lourd, Nikon a semble-t-il trouvé une recette efficace.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 115 mm – ISO 200 – 1/500 ème – f/6

Performances optiques : homogénéité et vignettage

Comme pour chaque objectif NIKKOR Z, les opticiens Nikon ont mis en œuvre la photographie computationnelle, ou en bon français les capacités de communication entre objectif et boîtier pour récupérer les données de prise de vue de l’objectif. Une correction logicielle de l’image est ensuite appliquée par le boîtier sur le JPG, à la prise de vue, et par le logiciel de traitement RAW au post-traitement (Nikon NX Studio ou les logiciels experts courants).

Pour ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR, cela donne des résultats satisfaisants, j’ai toutefois pu noter un manque d’homogénéité en courte focale (défaut de qualité d’image d’une zone à l’autre de la photo vue avec un facteur de zoom important), de même qu’une distorsion et un vignettage marqués à pleine ouverture. Des effets optiques caractéristiques des zooms entrée de gamme, que l’on trouvait déjà sur les objectifs équivalent pour reflex.

Les aberrations chromatiques (sur les fines branches d’arbre par exemple) se verront si vous ne corrigez pas vos fichiers RAW, un clic suffit toutefois pour le faire dans la plupart des logiciels photo.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 18 mm – ISO 100 – 1/1.000 ème – f/3.5

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 18 mm – ISO 140 – 1/500 ème – f/5.6

Sur l’ensemble de la plage focale et en fermant de deux à trois crans, ce zoom est parfaitement corrigé et les résultats sont très satisfaisants. Rappelons que nous sommes en présence d’un objectif d’entrée de gamme qui ne saurait offrir les performances d’un zoom pro vendu 4 fois plus cher.

Rendu optique : profondeur de champ

Avouez … vous aimez la photo de paysage mais vous appréciez aussi les jolis gros plans dont le fond flouté met votre sujet en valeur ? Vous allez devoir jouer avec la profondeur de champ (en savoir plus) et donc faire varier l’ouverture et la distance au sujet.

Bonne nouvelle ! Ce petit zoom qui ne paye pas de mine va vous permettre de réaliser de jolis portraits si vous prenez le temps de régler votre boîtier correctement. Il vous permettra aussi de réaliser de jolis gros plan de fleurs, plantes et insectes. La focale maximale de 140 mm vient alors à votre secours pour détacher le sujet de l’arrière-plan et générer ce flou que vous appréciez tant.

J’avoue m’être pris au jeu plus souvent que nécessaire, ce qui m’a permis d’obtenir des résultats agréables à l’œil. Ne confondez pas ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR avec un objectif macro pour autant, si la macro est votre passion jetez plutôt un œil du côté du NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8, il est conçu pour ça.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 140 mm – ISO 1.400 – 1/500 ème – f/6.3

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Le NIKKOR Z DX 18-140 mm peut vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un zoom polyvalent pour éviter de changer d’objectif sur le terrain,
  • vous passez aisément de la photo de paysage au portrait,
  • vous êtes frustré(e) par la focale maximale trop réduite du NIKKOR Z 16-50 mm,
  • vous voulez alléger votre ensemble hybride APS-C Nikon + objectif sans perdre en qualité d’image,
  • vous désirez un zoom Nikon compact moins encombrant que l’équivalent en monture F couplé à la bague FTZ,
  • vous n’êtes pas attiré par les très longues focales (supérieures à 150 mm).

Le NIKKOR Z DX 18-140 mm va moins vous intéresser si :

  • vous voulez le meilleur zoom Nikon actuel quitte à en payer le prix,
  • vous possédez déjà la version à monture F et une bague FTZ,
  • vous êtes allergique au polycarbonate.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 66 mm – ISO 110 – 1/500 ème – f/8

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm : ma conclusion

Après avoir testé la plupart des zooms experts et pros de la gamme Nikon, j’avoue que j’avais quelques appréhensions à tester ce zoom APS-C. Il ne joue pas dans la même cour. Deux semaines plus tard j’ai changé d’avis.

Ce zoom propose des prestations plus limitées qu’un NIKKOR Z 24-200 mm monté sur un hybride plein format, mais il est tellement plus léger, compact et moins onéreux tout en proposant des performances de très bon niveau qu’à choisir, j’y regarderais à deux fois. Je me vois bien voyager avec un Nikon Z fc et ce zoom, quitte à glisser dans mon sac un NIKKOR Z 28 mm pour les ambiances nocturnes. J’aurais ainsi un sac photo très léger, une qualité globale très satisfaisante, des atouts qui peuvent s’avérer essentiels en voyage.

Au quotidien, ce zoom constitue une alternative crédible au plus limité NIKKOR Z DX 16-50 mm, comme au couple 16-50 + 50-250 mm.

Petit, léger, donnant des images de belle qualité, ne coutant pas (trop) cher, ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR a donc tout à fait sa place dans une gamme NIKKOR Z APS-C DX qui ne demandait qu’à être étoffée.

Alors bien sûr, je rêve d’un NIKKOR Z DX 16-80 f/2.8-4 à moins de 1.000 euros avec une monture métallique, mais en attendant que Nikon le dévoile, si c’est le cas un jour, ce 18-140 mm est loin d’être ridicule.

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Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle à la luminosité extrême pour Nikon Z

Laowa poursuit le développement de sa gamme d’objectifs compatibles avec plusieurs marques d’appareils photo et présente le Laowa Argus 35 mm f/0,95 pour Nikon Z.

Que penser de cet objectif, et plus généralement de ces optiques compatibles et ultra-lumineuses ? Voici quelques clés de compréhension.

Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle à la luminosité extrême pour Nikon Z

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Laowa Argus 35 mm f/0,95 pour Nikon Z : le contexte

Ces dernières années ont été l’occasion d’assister à la multiplication des objectifs ultra lumineux, que ce soit chez les constructeurs de boîtiers ou chez les opticiens indépendants.

En 2019, Nikon se rappelait au bon souvenir des photographes en proposant un NIKKOR Z 58 mm ouvrant à f/0,95 quand les concurrents les plus ambitieux se contentaient d’une ouverture plus raisonnable de f/1,2.

Aujourd’hui, comme un berger qui répondrait à la bergère, Laowa répond à Nikon sur le terrain du super ultra lumineux, en proposant le premier grand angle du genre, le Laowa Argus 35 mm f/0,95, soit l’objectif grand angle le plus lumineux du marché, tout simplement !

Présentation

Jusqu’à présent, la marque Laowa était surtout connue pour ses objectifs ultra grand angles et ses objectifs macro atypiques. En effet, non contente de proposer des objectifs de qualité, la marque chinoise s’est toujours distinguée par les caractéristiques hors normes de ses matériels, que ce soit avec des  objectifs grand angles aux angles de champ extrêmes et à la distorsion très réduite, ou avec des objectifs macro au rapport de reproduction plus important que la moyenne.

Aujourd’hui, Laowa propose un objectif 35 mm à mise au point manuelle destiné aux boîtiers 24×36. Cela pourrait sembler banal si ce n’était l’ouverture affichée par ce nouveau modèle : f/0,95 ! Cette valeur en fait l’objectif grand angle le plus large et le plus lumineux du marché. Même si on ne peut ignorer l’aspect « objet de prestige » que représentent les objectifs aux caractéristiques extrêmes pour les constructeurs, il ne faudrait pas passer à côté des qualités de ce Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF.

Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF

Une luminosité hors normes …

Tout comme le NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S Noct, le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF affiche une ouverture hors normes, qui ravira les photographes amateurs de profondeurs de champ les plus réduites. Mais comme le modèle de la marque jaune, cette ouverture très séduisante sur le papier s’accompagne de plusieurs contraintes.

Pour commencer, tout comme le Nikon, ce 35 mm Laowa est dépourvu d’autofocus. Ceci signifie que réaliser une mise au point parfaite à pleine ouverture demandera une bonne dose de rigueur et d’application et un minimum d’entraînement. Les aides à la mise au point présentes sur les hybrides (loupe intégrée au viseur électronique, focus peaking) seront poussées dans leurs derniers retranchements.

Ensuite, comme pour tous les objectifs de ce type, les ouvertures extrêmes sont le plus souvent synonymes de vignettage et de piqué limité : on gagnera à utiliser ce 35 mm fermé d’un ou deux crans au minimum.

Enfin, il faudra accepter un objectif deux à trois fois plus long qu’un objectif de même focale mais d’ouverture plus modeste.

Quoi qu’il en soit, un tel objectif ultra lumineux dépourvu d’autofocus sera peu adapté à la photo d’action. Dans la pratique cet objectif sera bien plus à l’aise pour les photos calmes et posées, ou sur trépied, pour lesquelles vous êtes libre de prendre tout votre temps et de peaufiner la mise au point.

Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Le nouveau 35 mm Laowa Argus affiche l’ouverture record de f/0.95

… dans un gabarit raisonnable

Alors que le NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S Noct est un monstre de verre et de métal qui pèse pas moins de 2 kg pour une longueur de 153 mm, le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF surprend de par son poids de 755 g « seulement », pour une longueur de 103 mm.

Certes cela en fait tout de même un beau bébé pour un objectif de cette focale, mais en restant dans un gabarit encore raisonnable (même si l’embonpoint du Nikon s’explique aussi par une focale plus longue).

Pour faire simple, avec ce 35 mm ouvert à f/0,95 vous aurez un objectif que l’observateur non averti pourra prendre pour un petit téléobjectif sans se douter qu’il s’agit d’un objectif d’exception.

Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF en ordre de marche sur un Nikon Z 7

Un diamètre de filtre répandu

Comme pour d’autres modèles Laowa, la relative compacité de l’objectif permet à celui-ci d’afficher un diamètre de filtre contenu de 72 mm, c’est à dire une taille encore raisonnable et assez répandue. Cerise sur le gâteau, ce diamètre n’est pas inconnu des nikonistes car il a déjà été utilisé à plusieurs reprises sur des objectifs de la gamme Nikon F. Il vous sera possible de recycler les filtres de qualité déjà présents dans votre fourre-tout.

Mon avis sur le Laowa Argus 35 mm f/0,95 pour Nikon Z

Avec ce 35 mm ouvert à f/0,95, Laowa propose un objectif grand angle à la luminosité jamais vue sur un hybride 24×36. Comme toujours, le constructeur chinois n’a pas lésiné sur la fiche technique, en proposant un objectif à mise au point interne et à faible focus breathing (variation de la focale réelle avec la distance de mise au point). Ceci se fait toutefois au détriment de la protection tout temps, probablement afin de pouvoir le proposer à un tarif raisonnable.

Malheureusement cette course à la performance se paie par l’absence d’autofocus, ce qui  cantonnera de fait ce 35 mm à la photo posée. La luminosité extrême satisfera les amateurs de profondeur de champ réduite qui prendront le temps d’apprendre à le maîtriser. A noter, la bague de diaphragme décliquable pour le plus grand bonheur des vidéastes. Et comme toujours avec les objectifs Laowa, aucun contact n ‘est présent sur l’objectif.

Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Formule optique du Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF

 Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF : fiche technique

  • monture/format : Nikon Z, Canon RF, Sony E
  • distance focale : 35 mm
  • ouverture maximale : f/0,95
  • ouverture minimale : f/16
  • traitement : multicouches
  • construction : 14 éléments en 9 groupes (dont 6 verres spéciaux)
  • angle de vue : 63,4° en 24 x 36
  • mise au point minimale : 0,50 m
  • diaphragme : 15 lamelles
  • dimensions de l’optique : 76,8 mm x 103 mm
  • couleur disponible : noir
  • poids : 755 g (sans pare soleil ni bouchons)
  • filetage filtres : 72 mm

Le Laowa Argus 35 mm f/0,95 est disponible au tarif indicatif de 1149 euros.

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Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF – © Bastian Kratzke

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF – © Bastian Kratzke

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 3 5mm f/0.95 FF – © Bastian Kratzke

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0,95 : grand angle pour Nikon Z

Exemple de photo prise avec le Laowa Argus 35 mm f/0.95 FF – © Richard Wong

Source : Digit Access

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Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : le zoom grand angle ultime pour Nikon Z ?

Ce test Nikkor Z 14-24 mm f/2.8 S me permet de boucler la série de tests du trio de zooms pros f/2.8 pour hybrides Nikon Z.

Après avoir utilisé ce zoom sur un Nikon Z 6II pendant une semaine, je vous livre mes impressions sur cette optique grand-angle, ainsi que quelques éléments pour faire la différence avec l’excellent zoom NIKKOR Z 14-30 mm f/4 testé précédemment.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : le zoom grand angle ultime pour Nikon Z ?

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : contexte

Disposer d’un ensemble d’objectifs couvrant la plage focale 14 à 200 mm, proposant une grande ouverture et une qualité de construction à toute épreuve est le rêve de nombreux photographes.

Chez Nikon cette plage focale est couverte par un ensemble de trois objectifs pros depuis de nombreuses années. En monture F pour reflex, le trio 14-24 mm, 24-70 mm et 70-200 mm f/2.8, dans leur version AF-S, date de 2007 avec la première version du 24-70 mm f/2.8 AF-S.

Lors de l’annonce de la gamme hybride Nikon Z, il était évident que cette combinaison de zooms serait reproduite en monture Z. Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S est arrivé le premier en mars 2019, suivi du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S en janvier 2020 et du NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S en septembre 2020.

En parallèle de cette gamme f/2.8, Nikon adresse les besoins des amateurs et experts moins exigeants avec une série de zooms ouvrant à f/4. Un autre trio en puissance existe donc dans la gamme avec le NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S, le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S et, on peut le penser, un futur NIKKOR Z 70-200 mm f/4 S.

NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

F/2.8 contre f/4, vous êtes en droit de vous poser la question : la plus grande ouverture justifie-t-elle un investissement plus important ? Entre le NIKKOR Z 14-30 f/4 S et ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S, l’écart de tarif (prix public mars 2021) est de 1.350 euros.

Oui, pour le prix d’un 14-24 ouvrant à f/2.8 (2.699 euros) vous avez deux 14-30 ouvrant à f/4 (1.349 euros) ou plus probablement un 14-30 mm f/4 et un autre objectif (comme le très polyvalent NIKKOR Z 24-200 mm).

Alors ce zoom f/2.8, est-ce bien raisonnable ? Non. Et oui aussi. Tout dépend.

Parlons déjà de ce test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S avant d’en tirer une conclusion et de faire la comparaison qui s’impose.

Présentation

Vous pourriez penser qu’un zoom pro pour le format 24 x 36, ouvrant à f/2.8, c’est gros et lourd. Si les optiques pour le plein format ne peuvent avoir la compacité des optiques pour l’APS-C, Nikon a réussi son pari en donnant des mensurations raisonnables à son zoom grand angle pro. 

Celui-ci se différencie du 14-30 mm par son profil en V dû à sa lentille frontale de plus grand diamètre. Notez que celle-ci est presque plane et que l’objectif permet le montage de filtres, ce que le zoom AF-S NIKKOR 14-24 mm f/2.8G ED en monture F ne permet pas. Les paysagistes apprécieront.

NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Le NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S, s’il reprend le design sobre de la gamme NIKKOR Z, s’enrichit d’une touche L-Fn personnalisable, d’un écran de contrôle OLED (comme ses deux frères de gamme f/2.8) et de trois bagues (multifonction, zoom, mise au point) quand le modèle f/4 n’en compte que deux. Pouvoir ajuster la mise au point à l’aide d’une bague dédiée en vous aidant de la loupe dans le viseur est un avantage que ne permet donc pas le 14-30 (sauf à sacrifier le réglage de la bague multifonctions).

comparaison NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S vs. NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S

comparaison NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S vs. NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S

Monté sur un Nikon Z 6II (ou Z 7II), l’objectif ne fait pas « immense », il mesure pourtant 40 mm de plus que le 14-30 (124,5 mm au lieu de 85 mm). Son diamètre s’avère être le même (88,5 mm vs. 89 sur le 14-30).

Enfin, parce que votre dos vous le demande, sachez que ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S ne pèse « que » 165 grammes de plus que le 14-30 mm (650 gr. vs 485). Les longues randonnées en montagne vont être plus agréables qu’avec l’AF-S Nikon 14-24 mm f/2.8 pour reflex dont les mensurations (131,5 mm de long, 98 mm de diamètre et 1000 gr.) le feraient presque passer pour une enclume !

comparaison NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S vs. AF-S NIKKOR 14-24 mm f/2.8G ED

comparaison NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S vs. AF-S NIKKOR 14-24 mm f/2.8G ED

À qui se destine ce zoom 14-24 mm ?

La plage focale 14-24 mm intéresse les photographes recherchant un zoom grand angle polyvalent, capable de photographier des paysages, des bâtiments de grande taille, des groupes, des reportages. Comme le 24-70 alors ?

Oui, de par le côté polyvalent de l’objectif, sa construction robuste et ses performances optiques.

Non, car un 14 mm ne s’utilise pas comme un 24 mm. Les adeptes de l’ultra grand angle le savent, il faut être précautionneux à la prise de vue pour éviter les perspectives fuyantes, les premiers plans vides de toute présence, les ciels omniprésents, les horizons penchés et la sous-exposition fréquente des premiers plans quand le ciel est lumineux.

Acquérir le NIKKOR Z 14-24 mm f/2,8 S vous évitera d’investir dans le duo 20 mm + 24 mm (2.278 euros, en attendant un possible NIKKOR Z 14 mm) bien que ces derniers ouvrent à f/1.8.

Qualité de construction

Je ne serai pas très original en disant que ce zoom NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S respire la bonne mécanique. Des bagues fermes mais pas trop, silencieuses (pour la vidéo), une étanchéité par joints partout où l’humidité et les poussières peuvent pénétrer, une absence totale de jeu au niveau de la monture comme des trois bagues, une lentille frontale protégée et quasi plane.

C’est du Nikon Pro comme on l’aime (et pour le tarif, c’est mieux).

NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

La finition de cette gamme NIKKOR Z s’adapte à merveille à celle des boîtiers, la disparition des filets dorés n’est pas pour me déplaire et l’absence de toute texture sur le fût rend l’optique très sobre. Les goûts et les couleurs me direz-vous, mais j’aime cette sobriété.

La présence de la touche L-Fn (Lens Function) vous permet de personnaliser l’objectif en fonction de vos habitudes. Cette touche est idéalement positionnée pour être manœuvrée par le pouce gauche tandis que la paume de la même main supporte l’objectif.

Vous pourrez lui attribuer une des fonctions disponibles comme le mode de mesure, le bracketing, le verrouillage de l’exposition, le zoom électronique (pratique en mise au point manuelle).

La bague arrière, la plus fine, personnalisable, se paramètre de la même façon, je lui attribue la correction d’exposition par défaut comme pour toutes les optiques Z que j’utilise.

Pont à l'anglais - Vitry sur Seine

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 400 – 1/320 ème – f/16

Côté pare-soleils et filtres, c’est la fête puisque Nikon livre deux ensembles de pare-soleils et bouchons.

Le premier consiste en un pare-soleil de taille réduite Nikon HB-96 au revêtement interne en velours, avec son bouchon d’objectif Nikon LC-Z1424.

Le second consiste en un pare-soleil Nikon HB-97 dont la particularité est de permettre l’utilisation de filtres à vis de 112 mm. Par rapport au modèle AF-S pour reflex, l’utilisation des filtres est ainsi grandement facilitée. Le bouchon est l’énorme Nikon LC-K104.

Test NIKKOR Z 14-24 mm : Prise en main et ergonomie

Ce zoom tient bien en main, une fois calé dans la paume de votre main gauche il ne bouge plus et l’ensemble boîtier + objectif est très équilibré. Le poids contenu facilite le transport au bout du bras, je l’ai eu en main pendant trois heures lors d’une longue balade photo sans ressentir la moindre gène.

Si les deux bagues de zoom et de mise au point tombent bien sous les doigts, je ferais la même remarque que pour le 24-70 mm f/2.8 (et d’autres optiques Z), la bague multifonctions reste très proche de la monture et très souple. Trop, dans les deux cas. Elle tourne aisément lorsque je range le boîtier dans mon sac, et il me faut être très réactif pour recaler l’exposition à la volée puisque j’ai attribué la correction d’exposition à cette bague.

Cet inconvénient est certes compensé par le fait que je vois immédiatement la mauvaise exposition dans le viseur électronique, mais plus de fermeté pour cette bague ne serait pas pour me déplaire.

L’écran OLED de l’objectif autorise au choix l’affichage de la focale, de l’ouverture ou de la distance de mise au point. Ce rappel peut s’avérer pratique de nuit sur un Nikon Z 5 qui ne possède pas d’écran supérieur, ou si vous avez du mal à évaluer la distance de mise au point. Il ne s’avère toutefois pas indispensable, j’avoue ne pas l’avoir regardé au-delà des manipulations habituelles liées à ce test. 

Si vous trouvez cet écran trop peu lumineux, un appui long sur la touche DISP vous permet d’en régler la luminosité comme de l’éteindre, choisissez les mesures en pieds pour afficher la distance de mise au point dans cette unité plutôt qu’en mètre si c’est votre envie.

affichage de la distance de mise au point sur l'écran OLED du NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

affichage de la distance de mise au point sur l’écran OLED du NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Mise au point

Bonne nouvelle pour les adeptes des sujets rapprochés, la distance minimale de mise au point de ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S est de 28 cm pour toutes les focales. C’est la même valeur que pour le 14-30 mm, la version AF-S pour reflex est aussi calée à 28 cm mais sur la plage focale 18-24 mm uniquement. Avantage aux NIKKOR Z donc.

L’autofocus quant à lui reste aussi silencieux que sur les autres zooms NIKKOR Z, je n’ai constaté aucune erreur de mise au point lors du test, elle est rapide, précise et stable. Pouvoir positionner un collimateur sur l’ensemble du champ via le joystick ou un bref appui sur l’écran arrière est un avantage indéniable avec de telles focales. Les sujets très proches en bordure du cadre demandent une mise au point précise même si la grande profondeur de champ des courtes focales pourrait laisser penser le contraire.

En mode de suivi automatique, ce zoom se comporte très bien aussi, aidé il faut dire par une plage focale moins exigeante que celle du NIKKOR Z 70-200 mm f:2.8 S par exemple. Ouvrez à f/11 et à partir de quelques mètres « c’est net partout ».

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 1300 – 1/320 ème – f/16

Stabilisation

Ce zoom grand angle n’est pas stabilisé mais les Nikon Z plein format auxquels cette optique est destinée le sont. « Oui mais le 70-200 mm f/2.8 est stabilisé lui … » diront ceux qui ne jurent que par la stabilisation sur l’optique. C’est vrai mais avouez qu’à 200 mm le risque de flou de bougé n’est pas le même qu’à 14 ou 24 mm. De plus la très bonne montée en sensibilité des capteurs Z 6II, Z 7II et bientôt Nikon Z 9 évite de recourir à des temps de pose trop longs.

Stabiliser cette optique n’aurait donc eu comme conséquence que de l’alourdir et d’en augmenter le tarif qui est bien assez élevé comme ça.

Comme je l’ai déjà constaté avec d’autres zooms de la gamme NIKKOR Z, la stabilisation du capteur apporte une souplesse étonnante en basse lumière. Avec la même plage focale et un temps de pose long sur un reflex dont le miroir claque au déclenchement, le flou de bougé vous guette. Sur un hybride stabilisé, aucune question à vous poser. Ce zoom permet de descendre à 1/4 de seconde à main levée avec les précautions d’usage pour tenir le boîtier.

Stabilisation NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 100 – 1/4 sec. – f/20

Performances optiques : piqué, homogénéité et vignettage

J’utilise un Nikon Z 6II au quotidien et c’est sur ce boîtier de 24 Mp que j’ai fait ce test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S. Sachez que comme pour chaque objectif NIKKOR Z, les opticiens Nikon ont utilisé les capacités de communication entre le boîtier et l’objectif pour compléter par une correction logicielle les imperfections inévitables du système optique.

Cette correction logicielle est appliquée par le boîtier sur le JPG, à la prise de vue, et par le logiciel de traitement RAW au post-traitement (Nikon NX Studio ou les logiciels experts courants).

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/4.000 ème – f/2.8

Attention : n’allez pas penser pour autant que vous achetez un cul de bouteille corrigé par un algorithme logiciel, nous sommes ici en présence d’une optique dont les qualités optiques pures sont de très haut niveau. Le surplus de correction apporté par le logiciel interne permet de pousser un cran plus loin la qualité d’image, et surtout d’adapter la correction en fonction du boîtier et des réglages de prise de vue (focale, ouverture). Pour le prix (je me répète), il est rassurant de savoir que la formule optique excelle et que le logiciel ne fait pas tout.

Le Nikkor Z 14-24 mm f/2,8 S est très bon. Excellent même. Partout. A toutes les focales. Même dès f/2,8. Du centre au bord.

Bis repetita après ce qui a été dit à propos du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S. Il en devient difficile de trouver des défauts à ces objectifs et ce type de test atteint ses limites.

Ce zoom vous donnera de très bons résultats dès f/2.8, ils seront encore meilleurs à partir de f/4 pour atteindre des valeurs impressionnantes entre f/8 et f/11. Les plus difficiles prendront leur loupe pour chercher les défauts sur un tirage grand format, et bien qu’ils en trouvent toujours, il faudra bien chercher.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/2.500 ème – f/2.8

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 640 – 1/320 ème – f/22

Performances optiques : déformation et vignettage

La déformation d’image et la distorsion sur un grand angle sont monnaie courante. Ces courtes focales déforment souvent les images en périphérie, les distordent aussi parfois.

Avec ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S, une déformation en barillet est visible à 14 mm, elle disparait quasiment à 16 mm et à partir de 20 mm on n’en parle plus. Quelle que soit l’ouverture, même à f/2.8, cette optique est donc déjà très bonne sans aucune correction logicielle. C’est une première performance.

Si de plus vous prenez la peine d’activer la correction d’objectif dans votre logiciel photo (elle l’est par défaut dans certains dont Lightroom), cette correction que Nikon calcule pour vous et associe aux fichiers RAW, alors oubliez la déformation d’image dès 14 mm. C’est quasi parfait et seul un passage au banc optique permettra de trouver un défaut à cette optique dans ces conditions.

Les fichiers JPG tiennent compte de cette correction logicielle, si vous préférez ajuster le résultat manuellement préférez le RAW au JPG.

Rebelote avec le vignettage, visible à f/2.8 et 14 mm sans correction, il disparaît totalement dès f/5.6. La correction logicielle fait là-aussi son travail en supprimant tout vignettage dès f/2.8, le résultat est harmonieux avec une périphérie d’image qui ne souffre d’aucune différence de tonalité dans ces conditions.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 360 – 1/320 ème – f/16

Performances optiques : aberrations chromatiques et rendu des couleurs

C’était déjà le cas sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S, c’est la même chose ici : aberrations chromatiques ? Nada. Rien.

La performance est telle que j’ai du fouiller mes images pour tenter de trouver un début de quelque chose qui pourrait ressembler à une aberration pour vous dire que quand même, sous certaines conditions, on pourrait peut-être dire que … Mais non. C’est désespérant, je n’ai rien trouvé sur les JPG comme sur les NEF.

Un mot de plus pour vous parler du flare. Cet effet disgracieux avec certaines optiques est ici géré de main de maîtres (opticiens) et je ne saurais dire si c’est le traitement Arneo, ou le nanocrystal, ou la formule optique, ou un peu des trois. Le résultat c’est que vous allez courir après les effets du soleil dans les branches parce que … c’est beau.

Sachez que je suis joueur, j’ai pris ces photos sans pare-soleil, je vous laisse mettre le vôtre et en profiter encore un peu plus.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 360 – 1/320 ème – f/11

Le rendu des couleurs est en phase avec ce que l’on connaît de cette gamme NIKKOR Z, un rendu neutre, des jaunes bien moins présents que ce que j’obtenais avec la gamme reflex (mais pas avec le même boîtier). La colorimétrie de ces images est bien sûr fonction du Picture Control que vous allez utiliser, en JPG comme en NEF au post-traitement, mais soyez assurer que vous n’aurez pas à basculer dans l’onglet Couleurs de votre logiciel pour supprimer les dominantes.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/800 ème – f/8

En photo urbaine j’apprécie un rendu neutre dans les ombres, je n’ai ainsi pas à traiter ces zones. Ce zoom NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S réussit à garder leur neutralité de teinte aux zones sombres alors qu’une grande zone de la photo présente une forte dominante (le bleu du ciel par exemple).

Franchement, et avec un brin d’attachement pour cette gamme, je ne le nie pas, c’est beau, c’est bon et ça fait plaisir.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 22 mm – ISO 100 – 1/400 ème – f/8

Rendu optique : profondeur de champ

Certes, une faible profondeur de champ à 14 ou 20 mm pour photographier des paysages n’est pas votre envie première. Vous voulez que tout soit net. Mais tout le monde n’utilise pas un tel zoom que pour le paysage. C’est mon cas, et j’apprécie de pouvoir jouer sur l’ouverture, même à 14 mm, pour bénéficier d’un joli flou d’arrière-plan. Je n’ai pas été déçu.

Quelle que soit la focale, non seulement le flou est agréable et délicat, mais il apparaît de plus avec une très belle progressivité, sans montrer de cassure franche entre les zones nettes et les zones moins nettes. Le diaphragme circulaire électro-magnétique à neuf lamelles (sept sur le NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S) participe au résultat.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/5.000 ème – f/2.8

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Le NIKKOR Z 14-24 mm f/2,8 S peut vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un grand angle polyvalent, lumineux, avec des performances élevées,
  • vous tenez à disposer d’un zoom f/2.8 parce que le trio f/2.8 et vous, ça ne fait qu’un,
  • vous êtes frustré par l’absence de bague de mise au point sur le NIKKOR Z  14-30 mm f/4 S,
  • vous voulez personnaliser autant que faire se peut votre objectif,
  • vous voulez alléger votre ensemble reflex FX + 14-24 mm f/2,8 AF-S et gagner en qualité d’image et en encombrement,
  • vous voulez utiliser des filtres sans être bloqué par la lentille frontale bombée du modèle AF-S pour reflex (avec bague FTZ),
  • vous désirez un zoom grand angle compact Nikon moins encombrant que la version en monture F couplé à la bague FTZ,
  • vous n’êtes pas attiré par les focales 28 et 30 mm (ou vous avez déjà un 24-70 mm f/2.8 pour cela),
  • vous pratiquez la photographie en faible lumière et avez besoin du surcroît de luminosité d’un f/2,8.

Le NIKKOR Z 14-24 mm f/2,8 S va moins vous intéresser si :

  • 2.699 euros ça se justifie par le plaisir de photographier (qui n’a pas de prix) ou par des commandes, et vous avez beaucoup moins des deux depuis quelques mois,
  • vous continuez à utiliser un reflex en parallèle de votre hybride et la version à monture F est compatible avec les deux,
  • vous pensez que le mieux est l’ennemi du bien, et que le 14-30 f/4 est loin de démériter face à ce f/2.8.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 320 – 1/320 ème – f/16

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2,8 S : ma conclusion

Les tests se suivent et se ressemblent dans cette gamme NIKKOR Z et je vous avoue qu’il faut aller chercher les détails tellement loin pour mettre un point particulier en avant que l’exercice devient difficile.

C’est bon, très bon, très très bon. Et ce n’est pas le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S qui devrait faire l’objet du prochain test qui va remettre cela en cause. Alors quelle conclusion tirer d’un tel test, effectué « dans les conditions du direct », sans mur de brique ni passage au banc ?

La conclusion qui s’impose est que ce zoom grand angle est encore supérieur au 14-30 mm f/4 déjà excellent.

Le zoom NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S est au niveau du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S, et ce n’est pas rien.

Ce zoom grand angle f/2,8 peut vous inciter à lui seul à passer à l’hybride si vous êtes adepte de la photographie de paysage.

Sa conception optique est exceptionnelle (piqué, absence d’aberrations chromatiques, colorimétrie, traitement contre le flare, conception de la lentille frontale). Sa conception mécanique est du même niveau, c’est la force tranquille à laquelle Nikon nous a habitués depuis quelques décennies.

Enfin le plaisir que vous prendrez à le prendre en mains et l’utiliser sera sans commune mesure avec celui que vous prendriez avec un zoom pour reflex couplé à la bague FTZ.

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S : 14 mm – ISO 100 – 1/400 ème – f/8

Nikon a mis les petits plats dans les grands : écran OLED, trois bagues dont une personnalisable, une touche de fonction également personnalisable et double système de pare-soleil, c’est rare !

Oui mais voilà. Le principal concurrent de ce NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S n’est pas à chercher dans les gammes des opticiens indépendants, inexistantes en monture Z (qu’attendent-ils ?) mais bien dans la gamme Nikon.

Il s’appelle NIKKOR Z 14-30 mm f/4 et coûte deux fois moins cher sans être à la traîne  en performances pures. Seule l’ergonomie est en retrait.

Il vous faudra donc accepter de débourser près de 1.350 euros supplémentaires pour profiter de ce f/2.8 et ce n’est pas rien. L’écart est encore plus grand qu’entre les NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S et f/4 (1.200 euros) bien différents en taille et encombrement par contre.

Je conclurai donc ce test NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S en vous disant que si vous cherchez le meilleur zoom grand angle pour Nikon Z du moment, le plus capable et ergonomique, Nikon l’a fait. Quant à moi je vais rendre avec regret mon exemplaire de test …

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique


Bague de couplage Canon EF pour Nikon Z hybrides Techart TZC-01

Après avoir annoncé ces derniers mois une bague de couplage permettant de monter les objectifs Sony E sur les hybrides Nikon Z, Techart s’est attaqué aux objectifs Canon EF désormais compatibles avec les Nikon Z grâce à la bague Techart TZC-01.

Le grand diamètre de la monture Z et ses facilités de couplage électroniques permettent ainsi d’étendre un peu plus la gamme d’objectifs compatibles avec les Nikon Z.

Bague de couplage Canon EF pour hybrides Nikon Z Techart TZC-01

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Bague Canon EF pour Nikon Z hybrides : présentation de la Techart TZC-01

Techart s’est fait une spécialité des bagues de couplage entre objectifs et boîtiers dont la monture diffère. Après la bague Sony E pour Nikon Z, voici un second couplage qui va intéresser les canonistes désireux de passer à l’hybride Nikon.

Cette bague présente l’avantage, outre le fait de permettre le couplage mécanique entre une optique Canon EF et un hybride Nikon, de conserver :

  • la mise au point autofocus,
  • la mesure de lumière,
  • le contrôle de l’ouverture
  • et la stabilisation de l’objectif.

Techart précise que les modes AF-S, AF-C, AF-F et MF sont disponibles sur les Nikon Z6/Z7 de même que la détection Eye-AF et la détection des visages, la lecture des données EXIF et le mode Timelapse.

L’utilisation de l’autofocus à détection de phase Nikon assure une mise au point aussi rapide qu’avec les objectifs NIKKOR Z dédiés.

Bague de couplage Canon EF pour hybrides Nikon Z Techart TZC-01

La bague TechArt Canon EF – Nikon Z dispose d’un bouton de fonction intégré qui vous permet d’enregistrer et de rappeler une distance de mise au point spécifique en appuyant et en maintenant le bouton argenté pendant deux secondes.

Selon Techart, cette bague Canon EF pour Nikon Z « prend actuellement en charge la plupart des objectifs Canon, Sigma, Tamron, Tokina et Zeiss avec monture EF, y compris certains objectifs légendaires comme les Canon 16-35 mm L, 24-70 mm L, 70-200 mm L, Sigma Série Art, lunettes Canon Tilt / Shift, objectifs zoom Tamron, etc. ».

Bague de couplage Canon EF pour hybrides Nikon Z Techart TZC-01

De plus, la bague est livrée avec une station d’accueil d’objectif pour les mises à niveau du firmware, afin de faire la mise à jour lorsque de nouveaux objectifs sont ajoutés. Les objectifs sans contacts CPU ne sont toutefois pas compatibles, les objectifs compatibles Canon EF des marques Samyang et Rokinon ne le sont pas encore (une prochaine mise à jour pourrait les rendre compatibles).

Avec cette bague, la possibilité d’utiliser un objectif Canon EF sur les appareils photo de la série Z augmente encore un peu plus l’attrait pour les hybrides Nikon, certains canonistes tentés par l’aventure Nikon hybride n’ayant pas pour autant envie de délaisser leurs (belles) optiques Canon. 

Pour cela, il leur faudra débourser environ 290 euros.

Source : Techart

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Quel appareil photo hybride Nikon choisir en 2026 ? Comparatif complet pour débutants, experts et vidéastes

Vous cherchez un appareil photo hybride Nikon en 2025 ? Ce guide complet vous aide à choisir le bon modèle selon vos besoins : photo, vidéo, voyage, portrait, sport ou début en photographie. Comparatif technique, tableaux détaillés, conseils d’expert : voici tout ce qu’il faut savoir pour choisir le meilleur hybride Nikon en 2025.

Réponse rapide : Quel hybride Nikon choisir en 2025 ?

Pour débuter : Nikon Z50II (hybride APS-C compact, idéal pour voyager et commencer sans se tromper)
Pour progresser : Nikon Z5II (plein format accessible, excellent rapport qualité/prix)
Pour photo + vidéo : Nikon Z6III (24 Mp, autofocus rapide, très bon choix hybride polyvalent)
Pour style + plaisir de prise en main : Nikon Zf (plein format au look argentique, motorisation AF moderne)
Pour expert : Nikon Z8 (boîtier expert polyvalent, proche du Z9 mais plus léger)
Pour action : Nikon Z9 (boîtier professionnel sans obturateur mécanique, conçu pour l’action et le sport)
Test NIKKOR Z MC 105 mm f/2,8 VR S
Nikon Z7II + NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8

Si vous êtes pressé(e) : ce que vous allez trouver

Voici mes recommandations sur le choix d’un appareil photo hybride Nikon Z en fonction de différents besoins et niveaux d’expertise :

Débutants et amateurs : Si vous souhaitez faire de meilleures photos qu’avec un compact ou un smartphone et que vous ne maîtrisez pas les bases de la photographie, optez pour un modèle APS-C comme le Zfc, le Z50II ou le Z30. Le Nikon Z50II est le meilleur choix du moment pour la photo et la vidéo, recommandé pour les vloggeurs et ceux qui souhaitent se filmer face caméra.

Apprendre la photographie et « vouloir tout faire » : Si vous souhaitez aller plus loin dans votre pratique sans chercher à devenir expert ou pro, notamment pour la photo animalière ou les photos de sports et d’action, le Nikon Z5II comme le Nikon Zf sont de bonnes options. Ils sont moins coûteux que le Z6III qui s’avère plus performant en vidéo toutefois.

Experts et passionnés : Si vous maîtrisez déjà les bases de la photographie et envisagez de devenir expert ou pro, le Nikon Z8 est la meilleure option pour ceux qui recherchent un appareil haut de gamme avec des capacités supérieures en photo et en vidéo.

Le Nikon Z6III est très proche et plus accessible avec ses 24 Mp.

Le Nikon Z5II est le choix le plus polyvalent pour les photographes, tandis que le Zf est une alternative attirante pour retrouver les sensations de l’argentique.

Professionnels avec des besoins spécifiques : Pour les grands tirages en studio, paysage, ou portrait, le Nikon Z8 est recommandé pour sa haute définition et ses performances techniques.

Pour les reporters, photographes de sport ou d’action, ou ceux qui voyagent fréquemment, le Nikon Z9 est le choix idéal pour sa robustesse et sa résistance aux intempéries.

Pour les photographes urbains, le Nikon Zf est le meilleur hybride Nikon pour la photo de rue.

Pour les photographes nature, le Nikon Z5II est le meilleur hybride Nikon pour le paysage.

Pour les vloggeurs et YouTubeurs, le Nikon Z50II est le meilleur hybride nikon pour le vlog.

Pour les vidéastes professionnels, le Nikon Z6III est polyvalent pour sa montée en sensibilité et sa capacité à fournir un flux vidéo adapté. Pour ceux qui souhaitent filmer en 8K ou disposer de toutes les options avancées, le Nikon Z8 est la référence.

Pour les vidéastes et cinéastes qui ne font pas de photo, la caméra cinéma Nikon ZR est le meilleur choix.

En résumé
Pour débuter : Z50II
Pour progresser : Z5II
Pour photo + vidéo : Z6III
Pour style + plaisir : Zf
Pour expert : Z8
Pour action/sport : Z9

Quel hybride Nikon choisir en 2025 : préambule

Un hybride Nikon Z repose sur la monture Z (55 mm, tirage réduit) et la gamme d’objectifs NIKKOR Z.

Si vous possédez des objectifs pour reflex Nikon, la bague d’adaptation Nikon FTZ ou FTZ2 permet l’utilisation d’objectifs en monture F sur les hybrides Z. Ces bagues rendent compatibles les objectifs des séries AF-S et AF-P avec les Nikon Z , mais pas les séries AF-D et AF qui n’ont pas de moteur AF interne (l’autofocus sera alors désactivé sur les Nikon Z).

Le choix des objectifs impacte le coût total et la qualité des photos. Considérez la gamme NIKKOR Z, presque aussi étendue que la gamme NIKKOR F et offrant une meilleure qualité d’image (en savoir plus).

Pourquoi choisir un hybride Nikon Z plutôt qu’un Canon, Sony ou Fujifilm ?

Plusieurs marques photo méritent que vous vous intéressiez à leurs modèles hybrides dont Canon, Sony, Fujifilm, Leica ou Panasonic. Pourquoi Nikon et quel hybride Nikon choisir alors que la marque est arrivée sur ce marché tardivement ?

La photographie, l’ADN de la marque

Bien que la gamme Nikon hybride plein format ne date que de 2018 (2019 pour l’APS-C), la marque a une expérience précédente avec les Nikon 1, des hybrides au petit capteur 1 pouce qui ont permis à Nikon de concevoir des modules électroniques, dont un système autofocus plein cadre, repris (et amélioré) dans les Nikon Z.

De plus l’expérience Nikon en matière de système photographique remonte aux années 60, c’est le cœur de métier de l’entreprise, contrairement aux électroniciens (Sony, Panasonic) qui ne viennent pas de la photo. Cela fait une différence en matière d’ergonomie, de parc optique, de savoir-faire photographique (en savoir plus).

hybride Nikon 1 One V3
le Nikon One V3 hybride de 2016

Une monture hybride Nikon Z innovante

Pour ses hybrides Nikon Z plein format comme APS-C, Nikon a créé une nouvelle monture, la Z. Cette monture a trois avantages majeurs sur la monture F et les montures concurrentes :

  • le plus court tirage mécanique du marché (16 mm) : Ceci autorise une distance très courte entre la dernière lentille et le capteur et permet aux opticiens de développer des objectifs plus performants (en grand-angle notamment), plus compacts et plus légers que leurs équivalents en monture F.
  • le plus grand diamètre du marché : ceci permet de concevoir des objectifs plus lumineux ou, à ouverture égale, aux performances supérieures à des optiques aux ouvertures plus grandes (un NIKKOR Z f/1.8 surclasse un NIKKOR F f/1.4 par exemple).
  • 11 contacts électroniques (8 sur la monture F) : ceci permet à un Nikon Z de piloter n’importe quel objectif en monture F. De plus Nikon se réserve la possibilité d’utiliser les contacts vacants pour des usages futurs, notamment liés à la vidéo.
la monture Nikon Z pour les appareils photo Nikon Z hybrides
la monture Nikon Z

Dernier atout de cette monture Z, elle autorise le couplage :

  • avec les objectifs en monture F (Nikon et compatibles) grâce aux bagues Nikon FTZ,
  • avec les objectifs des marques concurrentes (par exemple Sony E) grâce aux bagues d’autres fabricants (comme Megadap).

L’investissement que vous avez déjà pu faire en matière d’objectifs est préservé, en vous évitant de renouveler tous vos objectifs, ou en vous permettant de passer à votre rythme aux objectifs NIKKOR Z.

Utilisation de la bague Nikon FTZ, Quel hybride Nikon choisir
la bague de couplage Nikon FTZ (F to Z)

A savoir avant de décider quel hybride Nikon choisir 

La gamme hybride Nikon comprend 14 appareils photo et une caméra cinéma (septembre 2025) couvrant les différents usages possibles pour l’amateur débutant comme le professionnel le plus chevronné. Chaque Nikon Z a des spécificités précises, en photo comme en vidéo.

Plein format ou APS-C ?

La gamme Nikon comprend :

Nikon Z plein format FX : avantages et inconvénients

Les hybrides avec capteur 24 x 36, ou plein format, offrent des avantages significatifs pour les photographes, mais présentent quelques inconvénients à prendre en considération :

    1. Flous d’arrière-plan harmonieux : Le capteur plus grand permet de créer des flous d’arrière-plan plus esthétiques et harmonieux, ce qui est idéal pour les portraits et la photographie artistique. Par exemple, un objectif NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S offre une profondeur de champ réduite, créant ainsi de beaux flous d’arrière-plan pour des portraits aboutis.
    2. Exigence en objectifs de haute qualité : Les capteurs haute résolution, comme ceux des Nikon Z7, Z7 II, Z8 et Z9 avec leurs 45 Mp, exigent des objectifs de haute qualité pour exploiter pleinement leur potentiel. Investir dans des objectifs de qualité est essentiel pour tirer le meilleur parti de ces capteurs. Par exemple, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S est un choix populaire pour les hybrides plein format 45 Mp en raison de sa netteté exceptionnelle.
    3. Compatibilité avec les optiques : Les hybrides 24 x 36 ne sont pas compatibles avec les optiques au format APS-C (DX) sans recadrage, ce qui signifie que vous perdez une partie de la définition du capteur si vous utilisez des objectifs DX (de 24 à 10 Mp ou de 45 à 20 Mp).
    4. Focales plus longues pour la photographie animalière : Les hybrides plein format peuvent nécessiter des focales plus longues, ce qui est plus coûteux en raison de la nécessité d’acquérir des téléobjectifs de grande qualité. Par exemple, le NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S est un objectif plein format idéal pour la photographie animalière grâce à sa portabilité et à sa qualité d’image.
    5. Maîtrise technique nécessaire : Les hybrides plein format demandent une meilleure maîtrise de la technique photographique pour obtenir des résultats optimaux. Cela inclut une compréhension approfondie de l’exposition et de l’autofocus pour capturer des images de qualité.
    6. Poids et compacité : Enfin, les hybrides plein format sont souvent plus lourds et moins compacts que les APS-C. Cela peut être un inconvénient si vous avez besoin d’une solution légère et portable pour la photographie en déplacement.

En savoir plus sur les hybrides Nikon plein format

Nikon Z APS-C DX : avantages et inconvénients

L’hybride APS-C présente plusieurs caractéristiques distinctes qui le rendent attrayant pour certains photographes, mais il faut également prendre en compte ses limitations :

  1. Coût abordable : Les hybrides APS-C sont plus abordables que les plein format. Par exemple, le Nikon Z50II offre un excellent rapport qualité-prix pour les photographes débutants ou ceux qui souhaitent passer à l’hybride sans casser leur tirelire.
  2. Léger et compact : Grâce à leur capteur plus petit, les hybrides APS-C sont plus compacts et légers, ce qui en fait un choix idéal pour les voyages et la photographie en déplacement. Par exemple, le Nikon Zfc arbore un design rétro compact qui séduit de nombreux nikonistes.
  3. Profondeur de champ étendue : L’hybride APS-C offre une profondeur de champ plus grande par rapport aux 24 x 36 en raison de la taille du capteur. Vous pouvez obtenir un flou d’arrière-plan moins prononcé, ce qui est parfois souhaitable pour des scènes bien éclairées ou des prises de vue en extérieur.
  4. Limitations pour les objectifs : Bien que les hybrides APS-C utilisent la même monture Z que les modèles plein format, les objectifs APS-C dédiés ne sont pas toujours la meilleure option si vous envisagez de passer à un hybride plein format à l’avenir. Il est important de considérer cette limitation lors de l’achat de nouveaux objectifs.
  5. Stabilisation du capteur absente : Les hybrides APS-C Nikon Zfc, Z 50II et Z30 ne disposent pas de la stabilisation du capteur, ce qui signifie que vous devrez compter sur des objectifs NIKKOR Z VR pour compenser le flou de bougé lors de prises de vue à des temps de pose plus longs.
  6. Performances vidéo inférieures : En comparaison avec les modèles plein format, les hybrides APS-C ont des capacités vidéo moins avancées. Par exemple, le Nikon Z6III et les Nikon Z8 et Z9 offrent des fonctionnalités vidéo plus avancées, telles que l’enregistrement en 4K ou 6K et la compatibilité avec des accessoires professionnels.

La vidéo avec un Nikon Z

Télécommande poignée filaire Nikon MC-N10
kit cinéma et vidéo pro avec le Nikon Z6III / Z8 / Z9

Lorsqu’il s’agit de vidéo, les hybrides Nikon offrent de nombreux avantages :

  1. Qualité vidéo exceptionnelle : Tous les hybrides Nikon sont capables d’enregistrer en 4K et Full HD, ce qui garantit une grande qualité d’image. Par exemple, le Nikon Z6III est apprécié des vidéastes pour sa capacité à capturer des vidéos dans différents formats et résolutions en interne.
  2. Polyvalence pour les vidéastes : Les hybrides Nikon sont conçus pour remplacer les caméscopes traditionnels. Ils offrent une grande polyvalence pour les vidéastes, amateurs ou professionnels.
  3. Mise au point automatique silencieuse : L’une des caractéristiques distinctives des hybrides Nikon en vidéo est la mise au point automatique silencieuse. Vous pouvez obtenir des enregistrements vidéo sans bruit de mise au point, ce qui est essentiel pour les enregistrements vidéo de qualité.
  4. Fonctions avancées : Les hybrides Nikon offrent des fonctions vidéo avancées telles que le N-Log avec LUT dédiée, qui permettent un contrôle précis de la couleur et de la tonalité de vos vidéos. De plus, certains modèles, comme les Z6III, Z8 et Z9 prennent en charge l’enregistrement au format ProRes RAW, offrant une grande flexibilité de post-production.
  5. Kits pour le cinéma et la vidéo pro : Nikon propose des kits hybrides spécialement conçus pour les cinéastes et les vidéastes. Par exemple, le kit Nikon Z6III pour le cinéma et la vidéo pro comprend tous les accessoires essentiels, tels qu’un enregistreur externe Atomos, une cage et ses accessoires, ainsi qu’un bras articulé SmallRig Arm. De plus, la gamme Z cinéma propose des caméras cinémas en monture Z dont la première représentante est la Nikon ZR.
  6. Objectifs NIKKOR Z pour le tournage vidéo : Les objectifs NIKKOR Z sont plus silencieux que les objectifs NIKKOR F, ce qui les rend préférables pour le tournage vidéo. Ils offrent une mise au point fluide et silencieuse, essentielle pour les enregistrements vidéo de qualité.
  7. Concurrence avec les marques haut de gamme : Les caméras cinéma Nikon RED peuvent rivaliser avec des marques de renom comme Sony, Canon ou Blackmagic. Ces modèles offrent une large gamme de fonctionnalités et des performances élevées pour les cinéastes professionnels.

L’hybride Nikon le plus cher n’est pas forcément le meilleur pour vous

Les Nikon Z6, Z7 et Z50 ne sont plus au catalogue mais se trouvent en occasion. Les Nikon Z6II et Z7II sont encore au catalogue. La différence de tarif entre 24 et 45 Mp se justifie en faveur des 45 Mp si et seulement si vous avez besoin d’une très haute définition (très grands tirages papier, forts recadrages). Les autres caractéristiques de ces hybrides plein format sont identiques, à ceci près :

  • le nombre de points AF est réduit sur le Z6I et II du fait du nombre de pixels inférieur (273 sur le Z6, 493 sur le Z7),
  • le mode rafale est plus généreux sur le Z6I et II du fait du nombre de pixels réduit (12 vps sur le Z6, 9 vps sur le Z7, 14 vps sur le Z6II et 10 vps sur le Z7II),
  • la montée en sensibilité est meilleure sur les 24 Mp dont les photosites sont plus grands (51.200 sur les Z6, 25.600 sur les Z7).

Les Nikon Z7, avec leurs 45 Mp, sont par contre plus exigeants envers les objectifs et l’utilisateur qui doit maîtriser le flou de bougé.

Le Nikon Z6III avec ses performances en vidéo, ses 24 Mp et son autofocus de Z8 est un choix à considérer pour les amateurs de photographie qui font aussi régulièrement des tournages vidéo.

Le Nikon Zf avec son look vintage, ses 24 Mp et son autofocus de Z8 est un choix à considérer pour les amateurs de photographie adeptes du look vintage.

Le Nikon Z5II avec ses performances en photo et une ergonomie éprouvée, est un choix à considérer pour les amateurs de photographie et de vidéo amateur.

Les Nikon Zfc, Z50II et Z30, avec leurs 20 Mp, conviendront eux à tous les photographes débutants et amateurs qui n’éprouvent pas le besoin d’investir dans un boîtier 24 x 36. Le Nikon Z30 est idéal pour les YouTubeurs, vloggeurs et adeptes de petits boîtiers performants et légers.

Lisez aussi : combien de Mp vous faut-il vraiment ?

Vous passez du compact à l’hybride, vous êtes débutant ?

Si votre besoin est de faire de meilleures photos qu’avec un compact ou un smartphone, que vous ne maîtrisez pas les bases de la photographie, que vous n’avez pas envie de les maîtriser alors optez pour un modèle APS-C (le Zfc au look Vintage, le Z50II ou le Z30).

Nikon Z fc de face
hybride Nikon Z fc

Le Nikon Z50II avec son autofocus aussi performant que celui des plein format est secondé par le Nikon Zfc dont l’autofocus est de la génération précédente. Ils proposent des performances qui les placent, en équivalent reflex, au niveau des Nikon D7500 et Nikon D500. Le Nikon Z50II est doté d’un flash intégré et d’un écran sur rotule. Le Nikon Zfc est dépourvu de flash intégré mais possède un écran orientable et inclinable pour filmer face caméra.

Ces deux modèles sont idéaux pour la photo de rue (de par leur taille et les objectifs compacts) et peuvent être utilisés au quotidien en mode Auto ou modes Scènes (résultats).

Le Nikon Z30, dépourvu de viseur, s’avère très compact et léger. Il convient particulièrement bien aux vidéastes et vloggeurs désireux de se filmer face caméra.

Usage recommandé

Pour voyager : Nikon Z50II (APS-C compact, léger, idéal en déplacement).
Pour portrait : Nikon Z50II (bonne gestion des visages et des optiques lumineuses DX).
Pour vidéo : Nikon Z30 (formats et autofocus suffisants pour un usage loisir).
Pour paysage : Nikon Z50II (capteur APS-C précis, objectifs NIKKOR DX légers).

Boîtier conseillé
Nikon Z50II : polyvalent, simple, adapté à la majorité des usages d’un photographe débutant.

Quel hybride Nikon choisir si vous souhaitez apprendre la photographie et devenir expert ?

Les Nikon Z APS-C peuvent vous limiter si vous éprouvez l’envie d’aller plus loin dans votre pratique, de faire de la photo animalière, des photos de sports et d’action.

Vous leur préférerez dans ce cas le Nikon Z5II, une alternative moins couteuse que les Z6III et Z7II. Vous pouvez aussi choisir le très séduisant Nikon Zf, il est moins performant en vidéo mais tout aussi capable en photo.

Usage recommandé

Pour voyager : Nikon Z5II (plein format compact, excellente dynamique).
Pour portrait : Nikon Z5II (plein format, bokeh plus naturel).
Pour action et vidéo : Nikon Z6III (24 Mp, AF rapide, meilleure gestion de la vidéo).
Pour paysage : Nikon Z5II (très bonne qualité d’image et latitude de retouche).

Boîtier conseillé
Nikon Z5II (pour progresser en plein format)
ou
Nikon Z6III (si photo + vidéo ou action).

Quel hybride Nikon choisir si vous êtes expert, passionné, et vous cherchez le meilleur compromis ?

Vous maîtrisez les bases de la photographie et développer votre pratique ne vous effraie pas. Vous cherchez un hybride polyvalent pour répondre à tous vos besoins, vous envisagez de passer pro un jour et/ou de vivre de vos photos ?

Le Nikon Z5II est le choix le plus polyvalent avec son capteur plein format, un autofocus aux performances professionnelles, un mode vidéo qui n’a pas à rougir face aux modèles pros.

Le Nikon Z6III est le bon choix du moment avec son capteur plein format, une dynamique et une  montée en ISO supérieure à celle des Z6 et Z7 et un mode rafale plus performant. Les Z6 et Z7 séries 2 sont plus évolutifs que les Z6 et  Z7 série 1, leurs deux processeurs ont permis des évolutions firmware que ne pouvaient pas recevoir les séries 1 toutefois leurs performances, en autofocus en particulier, ne sont pas au niveau du Z6III et du Z8.

Le Nikon Z8 remplace le Nikon D850 avec ses 45 Mp et son électronique de Nikon Z9. Proposé à un tarif plus élevé que celui du Nikon Z7II, il offre cependant des capacités supérieures en autofocus et vidéo. Le Nikon Z8 va vous intéresser si vous voulez disposez du meilleur Nikon hybride sans poignée intégrée (donc plus léger et compact qu’un monobloc).

Usage recommandé

Pour voyager : Nikon Z5II (plein format, ergonomie agréable et capteur performant).
Pour urbain et street : Nikon Zf (discrétion, excellent autofocus, compacité).
Pour action : Nikon Z8 (rafale rapide, autofocus très réactif).
Pour paysage : Nikon Z7II (45 Mp, haute définition, grande finesse de détail).

Boîtier conseillé
Nikon Z8 pour polyvalence experte,
ou Nikon Z9 pour spécialisation action/sport,
ou Nikon Zf pour un équilibre style + performance.
NIKKOR Z 50 mm f/1.4 monté sur Nikon Z 6III
NIKKOR Z 50 mm f/1.4 monté sur Nikon Z6III

Quel hybride Nikon choisir si vous êtes expert ou pro avec des besoins précis ?

Vous maîtrisez la technique photo et savez exploiter un appareil pro. Vous devez produire des grands tirages en studio, paysage, portrait.

Choisissez le Nikon Z8 dont le capteur 45 Mp est le plus défini de la gamme et dont les performances techniques sont de très haut niveau puisqu’il intègre tous les composants du Nikon Z9.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9
L’hybride Nikon Z8

Quel hybride Nikon choisir si vous êtes reporter photographe, photographe de sport, d’action, vous courez le monde ?

Si votre boîtier doit pouvoir supporter les voyages, les intempéries, les poussières, choisissez le Nikon Z8 ou le Nikon Z9.

Nikon Z 9 vu de face
L’hybride professionnel Nikon Z9

Quel hybride Nikon pour la vidéo ou le cinéma ?

Vous maîtrisez le tournage vidéo, vous avez besoin de caractéristiques professionnelles, d’un flux vidéo RAW, d’accessoires (enregistreur Atomos, cage, stabilisateur, …) ?

Choisissez le Nikon Z6III dont les 24 Mp représentent le meilleur compromis dans la gamme actuelle, dont la montée en sensibilité est la meilleure et qui sait vous délivrer le flux le plus adapté à vos besoins (jusqu’à 6K 60p).

Si vous n’êtes pas encore équipé, optez pour le kit cinéma qui comprend le Nikon Z6III, un enregistreur externe Atomos, une cage SmallRig et ses accessoires, un bras articulé SmallRig Arm.

S’il vous faut le top du top et que vous souhaitez tourner en 8K, alors la Nikon ZR est déjà la référence sur le marché.

Si vous voulez faire des vlogs, des vidéos YouTube et des courtes vidéos, le petit Nikon Z30 comme le Z50II peuvent vous rendre bien des services.

Kit Nikon Z 6 vidéo pour les cinéastes et vidéastes
le contenu du kit cinéma Nikon Z6 III

Comparatif rapide des Nikon Z selon l’usage

Usage Modèle recommandé
Débutant photo Zfc, Z50II
Voyage / rue Zfc, Z5II
Photo + vidéo équilibré Z6III, Z5II
Expert / tirage / animalier Z8, Z9
Vidéaste pro Z6III, Z8, ZR

Quel Nikon plein format choisir : comparatif technique

Ce tableau comparatif des hybrides Nikon plein format passe en revue les caractéristiques principales des modèles existants : les Z5, Z5II, Zf, Z6, Z6 II, Z6III, Z7, Z7II, Z8 et Z9. Pour des raisons de présentation sur ce site, le tableau est de taille réduite, zoomez sur la page pour mieux voir ce qui vous intéresse.

Note : ces tableaux peuvent comporter des coquilles de compilation, merci de le signaler via les commentaires si vous en trouvez.

Quel hybride Nikon APS-C choisir : comparatif technique

Ce tableau comparatif des hybrides Nikon plein format passe en revue les caractéristiques principales des modèles existants : les Z50, Zfc et Z30.

Questions fréquentes sur les appareils photo hybrides Nikon Z

Quel est le meilleur Nikon Z pour débuter en photo ?

Le Nikon Z50II ou le Zfc sont idéaux pour débuter. Ils sont légers, faciles à prendre en main, et disposent d’un autofocus rapide pour progresser rapidement.

Quel Nikon Z pour la photo animalière ?

Le Nikon Z8 est le modèle le plus adapté grâce à son autofocus très rapide, sa cadence élevée et ses 45 Mp pour les recadrages.

Z5II ou Z6III, lequel choisir ?

Le Z6III est plus performant pour la vidéo et les rafales, tandis que le Z5II reste un excellent choix pour la photo avec un budget plus raisonnable.

J'ai préparé un comparatif Nikon Z5II vs Z6III dans lequel vous trouverez plus d'infos.

En conclusion, quel hybride Nikon choisir : les meilleurs choix

Bien que la gamme hybride Nikon évolue sans cesse, le boîtier que vous allez choisir est fait pour durer. Un nouveau modèle ne retire rien aux capacités du modèle précédent et la mise à jour du firmware, plus fréquente chez Nikon que chez les autres marques, permet de le faire évoluer sans frais.

Envisagez votre achat en tenant compte du prix des objectifs. Il est important de choisir le meilleur hybride Nikon en 2025 avec un horizon à moyen terme, sauf si vous aimez changer de boîtier très souvent.

Critères photographiques et budgétaires : les meilleurs choix

Les liens vous renvoient vers la fiche descriptive et le tarif chez Miss Numerique.

Critères génériques

Préférez le Nikon Z6II au Nikon Z7II si vous n’avez pas besoin d’une très haute définition, et utilisez l’écart de tarif pour investir dans une bonne optique dédiée. Vous aurez de meilleurs résultats au final.

Préférez le Nikon Z5II au Nikon Z5 si vous cherchez un hybride polyvalent et très capable aussi bien en photo qu’en vidéo.

Préférez le Nikon Z6III au Nikon Z6II si vous cherchez un hybride expert pro qui excelle en photo comme en vidéo sans avoir l’inconvénient des 45 Mp.

Préférez le Nikon Z8 au Nikon Z9 si vous cherchez un hybride expert pro très polyvalent pour la photo et la vidéo et capable de résister à tout.

Préférez les Nikon Zfc, Z50II ou Z30 au Nikon Z5II si vous voulez voyager léger ou ne faire que de la photo de rue, ou si vous souhaitez réutiliser vos objectifs NIKKOR F DX.

Préférez le Nikon Zf au Z5II si vous voulez un boîtier performant en autofocus, au look argentique, tout à la fois capable de briller en photo comme en vidéo.

Plus d’infos sur la gamme Nikon hybride sur le site Nikon


Test NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S : portrait, reportage, photo de rue, mon préféré !

Dans la gamme d’optiques Nikon Nikkor à monture Z, la famille des focales fixes s’est enrichie ces dernières semaines d’un objectif à portrait. Voici le test Nikkor Z 85 mm f/1.8S, un objectif pour les Nikon hybrides qui s’avère le plus joueur de la série f/1.8 S et dont le tarif reste modéré.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …

Parmi tous les photographes, ceux adeptes de portrait sont sans doute les plus choyés par les opticiens, quelle que soit la monture, quelle que soit la taille de capteur, quel que soit le constructeur.

Rien que chez Nikon pour les boîtiers FX reflex, la gamme actuelle compte trois références (un 105 mm f/1,4 sublime, deux 85 mm, respectivement ouvrant à f/1,4 et f/1,8, et respectivement vendus 1600 € et 400 €).

En plus de ce trio, les nikonistes portraitistes équipés en hybride Z FX à capteur 24 x 36 mm (et bientôt ceux équipés en Z DX à capteur APS-C) peuvent compter sur le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S apparu au catalogue durant l’automne 2019 à 799 €.

Ce n’est pas peu dire que cet objectif à portrait est attendu au tournant ! Sans plus attendre, voyons ensemble s’il est de ceux qui en mettent plein les mirettes (ou non) et mérite d’intégrer votre besace.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : l’objectif sur Nikon Z 7 avec son pare soleil

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : présentation et contexte

Pour un opticien, il faut faire preuve d’une mauvaise volonté évidente pour rater la conception d’un objectif à portrait tant il s’agit, virtuellement, des objectifs parmi les moins complexes à dessiner et construire. Alors, forcément, pour se démarquer, il faut soit afficher un tarif au ras des pâquerettes, soit offrir des prestations de haut vol.

Mais au fait, qu’est-ce qu’un bon objectif à portrait ? Idéalement, il s’agit d’un objectif à la fois capable de peu de déformation pour les sujets proches, ou alors à l’avantage du modèle photographié, tout en autorisant une profondeur de champ assez faible pour bien isoler le regard de son sujet (et au passage lisser quelques imperfections épidermiques).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/100 sec. – f/1.8 – ISO 1.600

Les courtes focales, comprises entre 75 et 120 mm, ouvrant à f/2 et moins, sont donc toutes indiquées pour cet exercice. La longueur focale légèrement supérieure à la focale standard permet d’affiner les visages. En combinant cette focale à une grande ouverture, à vous les joies des courtes profondeurs de champ et des bokeh plus ou moins crémeux.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : une baïonnette tout métal digne des meilleurs objectifs Nikkor

Question d’ouverture, pas besoin de faire dans l’exotisme d’un f/0,95 ! De f/1,4 à f/2, cela convient très bien. En toute logique, et afin de rester cohérent avec le reste de ses focales fixes en monture Z, Nikon a donc opté pour une combinaison 85 mm + f/1,8.

À l’heure où j’écris ces lignes, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est la plus longue focale fixe disponible en monture Z chez Nikon. Autofocus, devrions-nous préciser, puisqu’à l’automne 2019 le coréen Samyang a également ajouté à son catalogue un 85 mm en monture Z, ouvrant à f/1,4, mais à mise au point strictement manuelle (399 €).

Grâce à la bague FTZ, il vous sera également possible d’exploiter les trois optiques Nikkor F évoquées en introduction, mais aussi le Samyang AF 85 mm f/1,4 F récemment testé vendu 699 €, ainsi que le Sigma 85 mm f/1,4 DG HSM | Art (1099 €), pour ne citer qu’eux. Bref, ce n’est pas peu dire que la concurrence est rude ! D’un point de vue tarifaire, il y en a pour tous les goûts, et pour toutes les bourses.

Lancé à 799 € le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S est, de manière presque surprenante, plutôt bien positionné compte tenu de ce qu’il propose par rapport à la concurrence.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/250 sec. – f/1.8 – ISO 10.000

C’est une nouvelle formule optique à 12 lentilles (dont 2 en verre ED) répartie en 9 groupes qui se trouve au cœur de ce Nikkor Z 85 mm f/1,8 S, à comparer avec la formule moins ambitieuse, mais plus compacte, à 9 lentilles (sans verre ED) en 9 groupes de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1,8 G, et même celle à 10 lentilles de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1,4 G.

Le Nikkor Z utilise un diaphragme circulaire à 9 lamelles (7 sur le f/1.8 AF-S). La mise au point minimale descend à 80 cm. Avec presque 10 cm de long (99 mm pour être précis), sans son pare soleil, il ne passera pas inaperçu. Pour autant, sa masse reste contenue, avec seulement 470 grammes sur la balance.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : diamètre 67 mm pour le filtre

Notons au passage, et c’est un peu dommage, qu’il est le seul objectif Nikkor Z, à ce jour, à utiliser des filtres de 67 mm de diamètre : les 35 et 50 mm f/1,8 S utilisent des filtres de 62 mm, les zooms 14-30 mm f/4 et 24-70 mm f/2,8 se partagent des filtres de 82 mm.

À qui se destine ce 85 mm f/1,8 ?

Au risque de me répéter : aux portraitistes. Que vous soyez équipé d’un Nikon Z 6/7 à capteur 24 x 36 mm, ou même si vous envisagez de vous équiper du Z 50 à capteur APS-C, sur lequel le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S cadrera comme un 127,5 mm.

C’est un peu long pour du portrait, mais ça passe, surtout qu’avec la mise au point minimale à 80 cm vous pourrez obtenir d’intéressants plans serrés. Attention toutefois : l’objectif n’étant pas stabilisé et le Z 50 non plus, il faudra lors de cette association être particulièrement vigilant au flou de bouger.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/320 sec. – f/1.8 – ISO 5.000

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/60 sec. – f/1.8 – ISO 500

Comme les 85 mm sont aussi, et avant tout, de petites longues focales, ils sont également adaptés au reportage et à la photographie de rue. En complément d’un 35 mm f/1,8, les deux formeront un duo idéal : le 35 mm pour les plans d’ambiance large, le 85 mm pour les portraits, les détails et les clichés plus intimistes.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/3.200 sec. – f/1.8 – ISO 800

Éventuellement, vous pouvez vous aventurer dans la photographie sportive et animalière, il faudra alors être assez proche de votre sujet (ça fonctionne bien pour un match de babyfoot, moins pour traquer des lions dans la savane).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/400 sec. – f/2 – ISO 1.250

Qualité de construction

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S sort, presque littéralement, du même moule que ses congénères Nikkor Z de la série S : fût noir légèrement satiné, large bague de mise au point cannelée, commutateur AF/MF minimaliste, monture métallique, lèvre caoutchouc pour prévenir des infiltrations d’humidité et de poussière, joints internes. Vous commencez à connaître la chanson.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : le commutateur Autofocus / Manuel sur le fût

Du côté de la qualité de construction, rien de spécial, rien à signaler : c’est de la belle ouvrage, qui fait son travail de manière efficace, sans excès de zèle, sans exotisme ni luxe particulier.

Prise en main, stabilisation  et autofocus

Tout comme précédemment, vous ne serez pas perdu si vous avez déjà pris en main le 35 mm f/1,8 S ou le 50 mm f/1,8 S : c’est simple et sobre, peut-être même un peu trop simple et un peu trop sobre. Point de graduation de distance, encore moins de bague de diaphragme, pas d’échelle de profondeur de champ, surtout pas de stabilisation optique puisque celle du boîtier (en l’occurrence, un Z 7 lors de notre test) fait le travail. Et le fait même très bien puisqu’à main levée il est possible à ¼ de seconde !

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/4 sec. – f/1.8 – ISO 200

Ce sont quasiment 5 vitesses gagnées par rapport à un système non stabilisé. Chapeau ! Même si, pour du portrait, ce ne sera pas forcément utile selon votre sujet : on a inventé les technologies compensant les mouvements du photographe, pas encore ceux empêchant les modèles de bouger (que ce soient des enfants agités ou de sages adultes, voire l’inverse).

Au printemps 2019, Nikon a offert, par mise à jour firmware, l’autofocus sur l’œil (Eye AF) à ses Z 6 et Z 7. Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est donc le candidat idéal pour vérifier sa pertinence et son efficacité, d’autant plus qu’il est équipé d’une double motorisation (silencieuse).

Bilan après deux semaines d’utilisation : la collaboration des deux se révèle aussi pertinente qu’efficace. Encore mieux qu’une certaine équipe de foot, l’appareil va droit au but.

En dehors du suivi de visage, préférez les modes AF avec un minimum de collimateurs, afin que la mise au point ne se fasse pas n’importe où. Evitez la combinaison AF-C + zone large, dans laquelle l’autofocus peut se perdre. Enfin, pour du portrait, privilégiez toujours le mode priorité ouverture, afin de contrôler au mieux votre profondeur de champ.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/500 sec. – f/1.8 – ISO 800

En situation de reportage, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S s’en sort avec les honneurs et se montre même plus joueur que le Nikkor Z 50 mm f/1,8 S. Sa focale plus longue permet d’aller chercher des informations un peu plus loin, des cadrages plus serrés et l’ouverture f/1,8 pourra être pleinement exploitée pour bien séparer ses différents plans.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/500 sec. – f/2.8 – ISO 100

Performances optiques : pique, homogénéité et flare

Comme je l’ai déjà écrit, les 85 mm ne sont pas les objectifs les plus compliqués à dessiner, mais cela ne veut pas pour autant dire que c’est simple.

Par nature, il s’agit d’une focale qui demande peu de correction, ce qui épargne le recours aux complexes, et coûteuses, lentilles asphériques. Pour un opticien aussi expérimenté que Nikon, difficile de se planter ! Ce serait même une très bonne occasion de rappeler qui est le patron. Force est de constater qu’à ce petit jeu là le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S n’est pas le dernier à rouler des mécaniques.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/50 sec. – f/4 – ISO 1.000

Que ce soit du côté du piqué, de l’homogénéité et de la gestion du flare, ce portraitiste se révèle absolument irréprochable. Et ce dès la pleine ouverture ! En fait, il est tellement bon que le seul véritable reproche que l’on pourrait lui faire serait d’être un peu trop bon.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.000 sec. – f/1.8 – ISO 800

Comprendre par là que, dans ce monde de pixels un peu brutaux, un peu de douceur à la pleine ouverture aurait presque était préférable. Associé aux 45,7 Mpx d’un Nikon Z 7, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S a ainsi tendance à un peu trop refaire sortir les détails, donc les imperfections. C’est chirurgical, pas forcément toujours esthétique. Très bien si vous vous appelez Martin Parr ou Bruce Gilden, moins si vous ne vous baladez pas avec du fond de teint pour adoucir les traits de vos modèles de circonstance…

Par contre, si vous envisagez plutôt ce 85 mm comme un objectif de reportage, ce sera l’extase : pas un seul détail ne vous échappera. Et ça, c’est carrément chouette, surtout si vous faites des tirages très, très grands.

Performances optiques : rendu des couleurs, aberrations chromatiques et vignettage

Comme ses congénères Z de la série S, ce 85 mm f/1,8 S offre un rendu très neutre qui vous permettra de le modifier à votre guise. Pour un objectif à portrait, j’aurais tendance à préférer quelque chose de plus chaud mais un petit coup en post-traitement et hop, ça ira mieux.

Du côté des aberrations chromatiques, elles sont aux abonnées absentes. D’abord parce que c’est un 85 mm, donc peu sujet à ce défaut, ensuite parce que Nikon maîtrise bien son sujet.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.250 sec. – f/4 – ISO 100

Enfin, en ce qui concerne le vignettage, deux écoles s’affrontent. Celle qui considère que, quoi qu’il arrive, un objectif ne doit pas vignetter. Celle qui considère au contraire que, parfois, un peu de vignettage, c’est sympa et ça donne même encore plus de sens à l’image.

J’aurais tendance à faire partie de la seconde, surtout lorsqu’il s’agit de portrait et que le vignettage permet de fermer l’image afin de focaliser l’attention du spectateur sur le sujet (plus ou moins central). Une application automatique très (trop?) efficace est appliquée par le Z 7, du vignettage demeure perceptible en JPEG jusqu’à f/2,8. En passant par les NEF, ce vignettage est bien visible de la pleine ouverture (f/1,8) jusqu’à f/4, s’estompe à f/5,6, puis disparaît complètement à f/8.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/15 sec. – f/1.8 – ISO 500

À vous de décider s’il s’agit d’un handicap. De mon côté, je suis satisfait que Nikon n’ait pas poussé trop loin les curseurs algorithmiques afin de préserver ce rendu si caractéristique des objectifs à portrait.

Performances optiques : déformation et distorsion

Par essence, un 85 mm se doit de légèrement déformer l’image : c’est d’ailleurs ce qui lui permet de rendre des visages un peu plus minces qu’ils ne le sont réellement afin de mieux coller aux canons esthétiques actuels.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/640 sec. – f/5 – ISO 64

De là à trancher s’il s’agit d’une bonne ou d’une mauvaise chose, c’est un autre débat philosophique et éthique. Ces considérations mises de côté, nous pouvons considérer qu’en termes de restitution géométrique, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est parfait et file droit, c’est le cas de le dire.

Rendu optique : profondeur de champ

Aaaaah, la partie la plus intéressante ! Forcément, en allongeant la focale et en maintenant une ouverture maximale à f/1,8, à vous les joies des faibles profondeurs de champ et du bokeh.

À ce petit jeu, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est naturellement avantagé par rapport au Nikkor Z 50 mm f/1,8 S. Idéal en portrait, il permet également de raconter des histoires en jouant sur la séparation des plans dans le cadre d’une utilisation en reportage.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/8.000 sec. – f/1.8 – ISO 100

Attention toutefois : la contrepartie est que pour être net sur toute votre image et pour avoir une profondeur de champ maximale il vous faudra fermer à f/11 et jusqu’à f/16 (l’ouverture minimale), ce qui ne sera pas sans conséquence sur le temps d’exposition ainsi que sur la diffraction, laquelle, surtout avec 45 Mp, entraînera une perte du piqué. On n’a rien sans rien.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.000 sec. – f/2.8 – ISO 1.250

D’un strict point de vue esthétique, le bokeh du Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est plutôt doux et neutre, quoiqu’un peu trop moderne à mon goût. Je lui préfère le côté onirique des AF-S Nikkor 105 mm f/1,4E ED et Samyang AF 85 mm f/1,4 F.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/60 sec. – f/2.8 – ISO 800

Notez cependant que ce 85 mm f/1,8 Z sait faire preuve d’une certaine douceur dans sa transition net/flou, ce qui n’est pas le cas de tous les objectifs modernes, cela atténue la dureté des images numériques. D’un naturel passe partout, son bokeh n’est cependant pas de ceux devant lesquels on s’extasie ou qui déclenchent un effet « waouh ! ».

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S peut vous intéresser si :

  • vous pratiquez assidûment le portrait avec un hybride Z,
  • vous cherchez un petit téléobjectif de reportage,
  • vous souhaitez compléter votre 35 mm f/1,8 S (ou votre 14-30 mm f/4 S),
  • vous souhaitez un équipement 100 % Nikkor Z sans passer par la bague FTZ.

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si :

  • vous avez une préférence pour les optiques à portrait veloutées.

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition sur le Flickr Nikon Passion :

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : les photos

Test Nikkor Z 85 mm f/1,8 S : ma conclusion

De toutes les focales fixes Nikkor Z de la séries S passées entre mes mains, ce Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est sans conteste mon préféré. Le plus joueur, grâce à son autofocus vif et sa séparation des plans facilitée par son aptitude à manier les faibles profondeurs de champs, il est aussi celui qui a le plus de personnalité.

Excellent pour du portrait moderne, très recommandable pour de la photographie de rue et du reportage, il se paye en plus le luxe d’être affiché à un tarif que je qualifierais presque de modéré, même s’il sera toujours possible de râler sur le fait que « il ne s’agit pas d’un f/1,4 ! » (les préjugés ont la vie dure).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.600 sec. – f/2 – ISO 64

S’il avait un défaut, ce seraient en fait trois défauts. Deux minimes : sa tendance au vignettage (facile à corriger) et son bokeh trop neutre. Un, en comparaison, majeur (mais pas tant que cela) : sa taille. Avec ses 10 cm de long sans le pare soleil (14 cm avec), il est loin d’être discret. Pour du portrait posé, rien de grave, mais pour de la photographie sur le vif, on a fait mieux. En plus, dans la besace, ça prend de la place.

Malgré son relatif encombrement visuel, ce 85 mm sait rester léger et très maniable avec ses 470 grammes. Parce qu’il faut bien lui trouver quelques défauts, dommage toutefois, et c’est une critique commune à tous les Nikkor Z de la série S (Noct-Nikkor mis à part) que sa bague de mise au point transmette aussi peu d’informations et qu’il ne profite pas d’une véritable bague de diaphragme, qui lui conférerait une mise en main premium à la hauteur de ses prestations.

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Mode d’emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

Les guides pratiques sur les hybrides Nikon Z n’ont jamais été aussi nombreux ! Philip Escartin, auteur de nombreux ouvrages techniques, vous propose le mode d’emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, un guide pour apprendre à utiliser l’hybride Nikon.

Mode d'emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais …

Mode d’emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, présentation

Les guides pratiques pour reflex Nikon ne sont plus très nombreux, le Nikon D850 n’a eu droit qu’à une seule référence par exemple (voir le guide du Nikon D850). Si les utilisateurs regrettent cette situation, les auteurs la justifient par le fait qu’écrire un guide complet sur un boîtier récent demande beaucoup de temps, les fonctions sont très nombreuses. Le nombre d’exemplaires de chaque livre vendus ensuite ne permet plus de justifier le temps passé, la plupart du temps.

Toutefois, parce que les Nikon Z 6 et Nikon Z 7 rencontrent un joli succès, plusieurs auteurs se sont mobilisés. Après Bernard Rome et Vincent Lambert, c’est Philip Escartin qui vous propose son mode d’emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7.

Le titre de ce livre correspond tout à fait au contenu, car à la différence du livre de Vincent Lambert plus orienté prise de vue, le livre de Philip Escartin est un véritable manuel utilisateur détaillé.

Il en faut pour tous les goûts, et je ne peux que vous inviter à aller consulter ces livres chez votre libraire préféré pour vous faire votre propre avis .

Mode d'emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

Que présente ce guide Nikon Z 6 et Nikon Z 7 ?

Vous savez comme moi que le mode d’emploi livré avec un appareil photo est la plupart du temps indigeste. La présentation en noir et blanc ne donne pas envie, les fonctions sont présentées pour ce qu’elles sont et non ce qu’elles font, et aucune mise en perspective n’est faite pour vous aider à identifier les bons réglages dans une situation donnée.

Mode d'emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

C’est ce qui justifie l’investissement dans un tel guide. Outre le fait de disposer d’un ouvrage bien plus digeste, les auteurs s’efforcent de vous donner des ensembles de réglages adaptés pour :

  • la photographie de paysage,
  • la photographie de sport
  • le portrait,
  • la photo de nature,
  • etc.

Philip Escartin a fait un choix différent. Il a préféré détailler au maximum les différentes fonctions des Nikon Z 6 et Z 7 pour constituer ce que je qualifierais de mode d’emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7 lisible et agréable à consulter.

Ce que vous allez trouver dans ce livre

Ce livre va vous permettre de :

  • comprendre quels sont les différents contrôles et touches de commande de votre Nikon Z 6 ou Z 7,
  • savoir à quoi correspondent les différentes entrées de chaque menu,
  • savoir comment fonctionnent l’autofocus, la mesure de lumière, la vidéo,
  • savoir comment utiliser un flash externe.

Mode d'emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

Outre ces fonctions propres à l’appareil photo, vous allez aussi apprendre à transférer les photos depuis la carte mémoire vers l’ordinateur à l’aide des logiciels Nikon comme des logiciels inclus dans Windows ou MacOS.

Vous apprendrez également à utiliser les applications mobiles comme Snapbridge pour transférer vos images sur un smartphone ou une tablette, ou Nikon WTU qui permet de connecter le boîtier à un ordinateur, sans fil.

A qui s’adresse ce guide ?

Contrairement au guide de Vincent Lambert qui s’adresse au photographe amateur désireux de maîtriser son Nikon Z 6 ou Z 7 dans toutes les conditions de prise de vue, le guide de Philip Escartin s’adresse plutôt au photographe qui maîtrise déjà la prise de vue mais souhaite prendre en main rapidement son Nikon hybride.

Si c’est votre cas, vous trouverez dans ce guide tout ce qu’il faut pour faire le lien entre vos connaissances et le boîtier, pour configurer à votre goût votre hybride, et pour bien démarrer.

Mode d'emploi Nikon Z 6 et Nikon Z 7, par Philip Escartin

Vous pourrez utiliser ce guide chaque fois que vous avez un besoin nouveau, par exemple utiliser le mode vidéo ou un flash. 

Ce livre s’avère donc plus proche du mode d’emploi natif des Nikon Z 6 et Z 7 que des guides d’apprentissage de la photo avec un Nikon Z 6 ou Z 7, qui ont ma préférence en toute franchise.

Il s’agit au final d’un outil d’apprentissage pertinent dont le tarif de 26,95 euros s’avère toutefois un peu élevé par rapport aux offres concurrentes.

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais …


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