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Test NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S : portrait, reportage, photo de rue, mon préféré !

Dans la gamme d’optiques Nikon Nikkor à monture Z, la famille des focales fixes s’est enrichie ces dernières semaines d’un objectif à portrait. Voici le test Nikkor Z 85 mm f/1.8S, un objectif pour les Nikon hybrides qui s’avère le plus joueur de la série f/1.8 S et dont le tarif reste modéré.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …

Parmi tous les photographes, ceux adeptes de portrait sont sans doute les plus choyés par les opticiens, quelle que soit la monture, quelle que soit la taille de capteur, quel que soit le constructeur.

Rien que chez Nikon pour les boîtiers FX reflex, la gamme actuelle compte trois références (un 105 mm f/1,4 sublime, deux 85 mm, respectivement ouvrant à f/1,4 et f/1,8, et respectivement vendus 1600 € et 400 €).

En plus de ce trio, les nikonistes portraitistes équipés en hybride Z FX à capteur 24 x 36 mm (et bientôt ceux équipés en Z DX à capteur APS-C) peuvent compter sur le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S apparu au catalogue durant l’automne 2019 à 799 €.

Ce n’est pas peu dire que cet objectif à portrait est attendu au tournant ! Sans plus attendre, voyons ensemble s’il est de ceux qui en mettent plein les mirettes (ou non) et mérite d’intégrer votre besace.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : l’objectif sur Nikon Z 7 avec son pare soleil

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : présentation et contexte

Pour un opticien, il faut faire preuve d’une mauvaise volonté évidente pour rater la conception d’un objectif à portrait tant il s’agit, virtuellement, des objectifs parmi les moins complexes à dessiner et construire. Alors, forcément, pour se démarquer, il faut soit afficher un tarif au ras des pâquerettes, soit offrir des prestations de haut vol.

Mais au fait, qu’est-ce qu’un bon objectif à portrait ? Idéalement, il s’agit d’un objectif à la fois capable de peu de déformation pour les sujets proches, ou alors à l’avantage du modèle photographié, tout en autorisant une profondeur de champ assez faible pour bien isoler le regard de son sujet (et au passage lisser quelques imperfections épidermiques).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/100 sec. – f/1.8 – ISO 1.600

Les courtes focales, comprises entre 75 et 120 mm, ouvrant à f/2 et moins, sont donc toutes indiquées pour cet exercice. La longueur focale légèrement supérieure à la focale standard permet d’affiner les visages. En combinant cette focale à une grande ouverture, à vous les joies des courtes profondeurs de champ et des bokeh plus ou moins crémeux.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : une baïonnette tout métal digne des meilleurs objectifs Nikkor

Question d’ouverture, pas besoin de faire dans l’exotisme d’un f/0,95 ! De f/1,4 à f/2, cela convient très bien. En toute logique, et afin de rester cohérent avec le reste de ses focales fixes en monture Z, Nikon a donc opté pour une combinaison 85 mm + f/1,8.

À l’heure où j’écris ces lignes, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est la plus longue focale fixe disponible en monture Z chez Nikon. Autofocus, devrions-nous préciser, puisqu’à l’automne 2019 le coréen Samyang a également ajouté à son catalogue un 85 mm en monture Z, ouvrant à f/1,4, mais à mise au point strictement manuelle (399 €).

Grâce à la bague FTZ, il vous sera également possible d’exploiter les trois optiques Nikkor F évoquées en introduction, mais aussi le Samyang AF 85 mm f/1,4 F récemment testé vendu 699 €, ainsi que le Sigma 85 mm f/1,4 DG HSM | Art (1099 €), pour ne citer qu’eux. Bref, ce n’est pas peu dire que la concurrence est rude ! D’un point de vue tarifaire, il y en a pour tous les goûts, et pour toutes les bourses.

Lancé à 799 € le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S est, de manière presque surprenante, plutôt bien positionné compte tenu de ce qu’il propose par rapport à la concurrence.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/250 sec. – f/1.8 – ISO 10.000

C’est une nouvelle formule optique à 12 lentilles (dont 2 en verre ED) répartie en 9 groupes qui se trouve au cœur de ce Nikkor Z 85 mm f/1,8 S, à comparer avec la formule moins ambitieuse, mais plus compacte, à 9 lentilles (sans verre ED) en 9 groupes de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1,8 G, et même celle à 10 lentilles de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1,4 G.

Le Nikkor Z utilise un diaphragme circulaire à 9 lamelles (7 sur le f/1.8 AF-S). La mise au point minimale descend à 80 cm. Avec presque 10 cm de long (99 mm pour être précis), sans son pare soleil, il ne passera pas inaperçu. Pour autant, sa masse reste contenue, avec seulement 470 grammes sur la balance.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : diamètre 67 mm pour le filtre

Notons au passage, et c’est un peu dommage, qu’il est le seul objectif Nikkor Z, à ce jour, à utiliser des filtres de 67 mm de diamètre : les 35 et 50 mm f/1,8 S utilisent des filtres de 62 mm, les zooms 14-30 mm f/4 et 24-70 mm f/2,8 se partagent des filtres de 82 mm.

À qui se destine ce 85 mm f/1,8 ?

Au risque de me répéter : aux portraitistes. Que vous soyez équipé d’un Nikon Z 6/7 à capteur 24 x 36 mm, ou même si vous envisagez de vous équiper du Z 50 à capteur APS-C, sur lequel le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S cadrera comme un 127,5 mm.

C’est un peu long pour du portrait, mais ça passe, surtout qu’avec la mise au point minimale à 80 cm vous pourrez obtenir d’intéressants plans serrés. Attention toutefois : l’objectif n’étant pas stabilisé et le Z 50 non plus, il faudra lors de cette association être particulièrement vigilant au flou de bouger.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/320 sec. – f/1.8 – ISO 5.000

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/60 sec. – f/1.8 – ISO 500

Comme les 85 mm sont aussi, et avant tout, de petites longues focales, ils sont également adaptés au reportage et à la photographie de rue. En complément d’un 35 mm f/1,8, les deux formeront un duo idéal : le 35 mm pour les plans d’ambiance large, le 85 mm pour les portraits, les détails et les clichés plus intimistes.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/3.200 sec. – f/1.8 – ISO 800

Éventuellement, vous pouvez vous aventurer dans la photographie sportive et animalière, il faudra alors être assez proche de votre sujet (ça fonctionne bien pour un match de babyfoot, moins pour traquer des lions dans la savane).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/400 sec. – f/2 – ISO 1.250

Qualité de construction

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S sort, presque littéralement, du même moule que ses congénères Nikkor Z de la série S : fût noir légèrement satiné, large bague de mise au point cannelée, commutateur AF/MF minimaliste, monture métallique, lèvre caoutchouc pour prévenir des infiltrations d’humidité et de poussière, joints internes. Vous commencez à connaître la chanson.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : le commutateur Autofocus / Manuel sur le fût

Du côté de la qualité de construction, rien de spécial, rien à signaler : c’est de la belle ouvrage, qui fait son travail de manière efficace, sans excès de zèle, sans exotisme ni luxe particulier.

Prise en main, stabilisation  et autofocus

Tout comme précédemment, vous ne serez pas perdu si vous avez déjà pris en main le 35 mm f/1,8 S ou le 50 mm f/1,8 S : c’est simple et sobre, peut-être même un peu trop simple et un peu trop sobre. Point de graduation de distance, encore moins de bague de diaphragme, pas d’échelle de profondeur de champ, surtout pas de stabilisation optique puisque celle du boîtier (en l’occurrence, un Z 7 lors de notre test) fait le travail. Et le fait même très bien puisqu’à main levée il est possible à ¼ de seconde !

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/4 sec. – f/1.8 – ISO 200

Ce sont quasiment 5 vitesses gagnées par rapport à un système non stabilisé. Chapeau ! Même si, pour du portrait, ce ne sera pas forcément utile selon votre sujet : on a inventé les technologies compensant les mouvements du photographe, pas encore ceux empêchant les modèles de bouger (que ce soient des enfants agités ou de sages adultes, voire l’inverse).

Au printemps 2019, Nikon a offert, par mise à jour firmware, l’autofocus sur l’œil (Eye AF) à ses Z 6 et Z 7. Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est donc le candidat idéal pour vérifier sa pertinence et son efficacité, d’autant plus qu’il est équipé d’une double motorisation (silencieuse).

Bilan après deux semaines d’utilisation : la collaboration des deux se révèle aussi pertinente qu’efficace. Encore mieux qu’une certaine équipe de foot, l’appareil va droit au but.

En dehors du suivi de visage, préférez les modes AF avec un minimum de collimateurs, afin que la mise au point ne se fasse pas n’importe où. Evitez la combinaison AF-C + zone large, dans laquelle l’autofocus peut se perdre. Enfin, pour du portrait, privilégiez toujours le mode priorité ouverture, afin de contrôler au mieux votre profondeur de champ.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/500 sec. – f/1.8 – ISO 800

En situation de reportage, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S s’en sort avec les honneurs et se montre même plus joueur que le Nikkor Z 50 mm f/1,8 S. Sa focale plus longue permet d’aller chercher des informations un peu plus loin, des cadrages plus serrés et l’ouverture f/1,8 pourra être pleinement exploitée pour bien séparer ses différents plans.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/500 sec. – f/2.8 – ISO 100

Performances optiques : pique, homogénéité et flare

Comme je l’ai déjà écrit, les 85 mm ne sont pas les objectifs les plus compliqués à dessiner, mais cela ne veut pas pour autant dire que c’est simple.

Par nature, il s’agit d’une focale qui demande peu de correction, ce qui épargne le recours aux complexes, et coûteuses, lentilles asphériques. Pour un opticien aussi expérimenté que Nikon, difficile de se planter ! Ce serait même une très bonne occasion de rappeler qui est le patron. Force est de constater qu’à ce petit jeu là le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S n’est pas le dernier à rouler des mécaniques.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/50 sec. – f/4 – ISO 1.000

Que ce soit du côté du piqué, de l’homogénéité et de la gestion du flare, ce portraitiste se révèle absolument irréprochable. Et ce dès la pleine ouverture ! En fait, il est tellement bon que le seul véritable reproche que l’on pourrait lui faire serait d’être un peu trop bon.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.000 sec. – f/1.8 – ISO 800

Comprendre par là que, dans ce monde de pixels un peu brutaux, un peu de douceur à la pleine ouverture aurait presque était préférable. Associé aux 45,7 Mpx d’un Nikon Z 7, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S a ainsi tendance à un peu trop refaire sortir les détails, donc les imperfections. C’est chirurgical, pas forcément toujours esthétique. Très bien si vous vous appelez Martin Parr ou Bruce Gilden, moins si vous ne vous baladez pas avec du fond de teint pour adoucir les traits de vos modèles de circonstance…

Par contre, si vous envisagez plutôt ce 85 mm comme un objectif de reportage, ce sera l’extase : pas un seul détail ne vous échappera. Et ça, c’est carrément chouette, surtout si vous faites des tirages très, très grands.

Performances optiques : rendu des couleurs, aberrations chromatiques et vignettage

Comme ses congénères Z de la série S, ce 85 mm f/1,8 S offre un rendu très neutre qui vous permettra de le modifier à votre guise. Pour un objectif à portrait, j’aurais tendance à préférer quelque chose de plus chaud mais un petit coup en post-traitement et hop, ça ira mieux.

Du côté des aberrations chromatiques, elles sont aux abonnées absentes. D’abord parce que c’est un 85 mm, donc peu sujet à ce défaut, ensuite parce que Nikon maîtrise bien son sujet.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.250 sec. – f/4 – ISO 100

Enfin, en ce qui concerne le vignettage, deux écoles s’affrontent. Celle qui considère que, quoi qu’il arrive, un objectif ne doit pas vignetter. Celle qui considère au contraire que, parfois, un peu de vignettage, c’est sympa et ça donne même encore plus de sens à l’image.

J’aurais tendance à faire partie de la seconde, surtout lorsqu’il s’agit de portrait et que le vignettage permet de fermer l’image afin de focaliser l’attention du spectateur sur le sujet (plus ou moins central). Une application automatique très (trop?) efficace est appliquée par le Z 7, du vignettage demeure perceptible en JPEG jusqu’à f/2,8. En passant par les NEF, ce vignettage est bien visible de la pleine ouverture (f/1,8) jusqu’à f/4, s’estompe à f/5,6, puis disparaît complètement à f/8.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/15 sec. – f/1.8 – ISO 500

À vous de décider s’il s’agit d’un handicap. De mon côté, je suis satisfait que Nikon n’ait pas poussé trop loin les curseurs algorithmiques afin de préserver ce rendu si caractéristique des objectifs à portrait.

Performances optiques : déformation et distorsion

Par essence, un 85 mm se doit de légèrement déformer l’image : c’est d’ailleurs ce qui lui permet de rendre des visages un peu plus minces qu’ils ne le sont réellement afin de mieux coller aux canons esthétiques actuels.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/640 sec. – f/5 – ISO 64

De là à trancher s’il s’agit d’une bonne ou d’une mauvaise chose, c’est un autre débat philosophique et éthique. Ces considérations mises de côté, nous pouvons considérer qu’en termes de restitution géométrique, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est parfait et file droit, c’est le cas de le dire.

Rendu optique : profondeur de champ

Aaaaah, la partie la plus intéressante ! Forcément, en allongeant la focale et en maintenant une ouverture maximale à f/1,8, à vous les joies des faibles profondeurs de champ et du bokeh.

À ce petit jeu, le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est naturellement avantagé par rapport au Nikkor Z 50 mm f/1,8 S. Idéal en portrait, il permet également de raconter des histoires en jouant sur la séparation des plans dans le cadre d’une utilisation en reportage.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/8.000 sec. – f/1.8 – ISO 100

Attention toutefois : la contrepartie est que pour être net sur toute votre image et pour avoir une profondeur de champ maximale il vous faudra fermer à f/11 et jusqu’à f/16 (l’ouverture minimale), ce qui ne sera pas sans conséquence sur le temps d’exposition ainsi que sur la diffraction, laquelle, surtout avec 45 Mp, entraînera une perte du piqué. On n’a rien sans rien.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.000 sec. – f/2.8 – ISO 1.250

D’un strict point de vue esthétique, le bokeh du Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est plutôt doux et neutre, quoiqu’un peu trop moderne à mon goût. Je lui préfère le côté onirique des AF-S Nikkor 105 mm f/1,4E ED et Samyang AF 85 mm f/1,4 F.

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Nikon Z 7 + Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/60 sec. – f/2.8 – ISO 800

Notez cependant que ce 85 mm f/1,8 Z sait faire preuve d’une certaine douceur dans sa transition net/flou, ce qui n’est pas le cas de tous les objectifs modernes, cela atténue la dureté des images numériques. D’un naturel passe partout, son bokeh n’est cependant pas de ceux devant lesquels on s’extasie ou qui déclenchent un effet « waouh ! ».

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S peut vous intéresser si :

  • vous pratiquez assidûment le portrait avec un hybride Z,
  • vous cherchez un petit téléobjectif de reportage,
  • vous souhaitez compléter votre 35 mm f/1,8 S (ou votre 14-30 mm f/4 S),
  • vous souhaitez un équipement 100 % Nikkor Z sans passer par la bague FTZ.

Le Nikkor Z 85 mm f/1,8 S va moins vous intéresser si :

  • vous avez une préférence pour les optiques à portrait veloutées.

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition sur le Flickr Nikon Passion :

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : les photos

Test Nikkor Z 85 mm f/1,8 S : ma conclusion

De toutes les focales fixes Nikkor Z de la séries S passées entre mes mains, ce Nikkor Z 85 mm f/1,8 S est sans conteste mon préféré. Le plus joueur, grâce à son autofocus vif et sa séparation des plans facilitée par son aptitude à manier les faibles profondeurs de champs, il est aussi celui qui a le plus de personnalité.

Excellent pour du portrait moderne, très recommandable pour de la photographie de rue et du reportage, il se paye en plus le luxe d’être affiché à un tarif que je qualifierais presque de modéré, même s’il sera toujours possible de râler sur le fait que « il ne s’agit pas d’un f/1,4 ! » (les préjugés ont la vie dure).

test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : 1/1.600 sec. – f/2 – ISO 64

S’il avait un défaut, ce seraient en fait trois défauts. Deux minimes : sa tendance au vignettage (facile à corriger) et son bokeh trop neutre. Un, en comparaison, majeur (mais pas tant que cela) : sa taille. Avec ses 10 cm de long sans le pare soleil (14 cm avec), il est loin d’être discret. Pour du portrait posé, rien de grave, mais pour de la photographie sur le vif, on a fait mieux. En plus, dans la besace, ça prend de la place.

Malgré son relatif encombrement visuel, ce 85 mm sait rester léger et très maniable avec ses 470 grammes. Parce qu’il faut bien lui trouver quelques défauts, dommage toutefois, et c’est une critique commune à tous les Nikkor Z de la série S (Noct-Nikkor mis à part) que sa bague de mise au point transmette aussi peu d’informations et qu’il ne profite pas d’une véritable bague de diaphragme, qui lui conférerait une mise en main premium à la hauteur de ses prestations.

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique …


Pourquoi choisir un objectif Nikon Nikkor ?

Vous possédez un appareil photo Nikon reflex ou hybride et vous cherchez l’objectif adapté à vos besoins ? Vous aimeriez acheter un appareil photo Nikon mais vous ne savez pas si la gamme d’objectifs est suffisante pour couvrir vos besoins ? Vous voulez passer du reflex à l’hybride mais le nombre d’objectifs disponibles vous freine ?

Voici pourquoi choisir un objectif Nikon pour reflex ou hybrides Nikon ainsi que tout ce qu’il faut savoir sur cette gamme d’optiques Nikkor.

Pourquoi choisir un objectif Nikon Nikkor ?

Article réalisé en partenariat avec Nikon

Nikon Nikkor, une gamme d’objectifs pour reflex et hybrides Nikon

La confusion est fréquente, les deux mots Nikon et Nikkor ne désignent pas la même chose.

  • Nikon est la marque d’appareils photo, présente sur le marché depuis 1917 et plus connue depuis l’arrivée du premier reflex Nikon, le Nikon F, en 1959,
  • Nikkor est la gamme d’objectifs Nikon, pour reflex et hybrides.

Ceci explique la mention Nikon Nikkor quand vous cherchez les caractéristiques d’un objectif Nikon. Par abus de langage, les rédacteurs utilisent souvent le nom Nikon en lieu et place du nom Nikkor, mais il s’agit bien de parler d’une optique Nikon pour reflex ou hybride (notez que l’on parle tout aussi bien d’une optique que d’un objectif, les puristes y voient un sacrilège, les photographes comprennent).

choisir un objectif Nikon dans la gamme Nikon Nikkor

les plus récents objectifs dans la gamme d’objectifs Nikon Nikkor en monture F

Si la gamme d’objectifs Nikkor existe depuis des décennies, c’est parce qu’elle a su évoluer avec l’offre de boîtiers, depuis l’argentique jusqu’aux hybrides Z actuels en passant par les différentes gammes de compacts, bridges et reflex, APS-C comme plein format.

Sachez de même que c’est Nikon qui a fourni les objectifs Nikkor pour les premiers appareils photo Canon, c’est une longue histoire.

La gamme Nikkor compte de très nombreuses références et séries, mais choisir un objectif Nikon reste toutefois simple grâce à une caractéristique unique de cette gamme.

Une gamme simple à comprendre

En apparence il est facile de se perdre dans le catalogue d’objectifs Nikon tant il compte de modèles. Et pourtant cette gamme possède une caractéristique unique qui simplifie bien des choses.

Depuis son premier reflex, Nikon a toujours favorisé la compatibilité de ses objectifs avec ses différents boîtiers. La monture F, aujourd’hui complétée de la monture Z, n’y est pas pour rien.

la monture Nikon Z pour les appareils photo Nikon Z hybrides

la monture Nikon Z des appareils photo Nikon Z hybrides

La monture d’un objectif (et par extension d’un boîtier), est le système de couplage entre l’objectif et le boîtier.

Dans la gamme Nikon Nikkor, il n’y a qu’une seule monture pour les reflex, la monture F, et une seule monture pour les hybrides Z, la monture Z.

Trouver un objectif compatible avec un boîtier donné peut s’avérer complexe avec d’autres marques ayant développé plusieurs montures pour le même type de boîtier. Choisir un objectif Nikon c’est simple :

  • vous avez un reflex, c’est la monture F,
  • vous avez un hybride, c’est la monture Z.

Ainsi par exemple, un Nikkor F AF-S 50 mm f/1.8G est utilisable sur un reflex Nikon tandis qu’un Nikkor Z 50 mm f/1.8 S est utilisable sur un hybride Nikon Z (la compatibilité Nikkor F vers Nikon Z via la bague FTZ est abordée plus bas).

Ces deux montures F et Z sont employées indifféremment sur les boîtiers APS-C (Nikon DX) et plein format (Nikon FX).

Un Nikon D500 par exemple, reflex APS-C, utilise des objectifs à monture F tout comme un Nikon D850 bien que ce dernier soit plein format.

Un Nikon Z 6, hybride plein format, utilise des objectifs à monture Z tout comme un Nikon Z 50, bien que ce dernier soit APS-C.

Toutes les combinaisons boîtier/objectif possibles avec la gamme Nikon Nikkor reflex et hybride

Le tableau ci-dessous présente les combinaisons possibles pour les reflex et les hybrides Nikon et les deux séries d’objectifs en monture F et Z.

le système Nikon multi-focus des objectifs Nikon Nikkor

le système multi-focus des objectifs Nikon Nikkor

Choisir un objectif Nikon pour reflex suppose de s’intéresser aux différentes séries d’objectifs. Leur monture est identique mais leurs caractéristiques varient selon leur année de sortie :

  • les premières optiques étaient à mise au point manuelle quand les plus récentes sont à mise au point autofocus (l’autofocus Nikon apparaît en 1983 avec le F3-AF),
  • les optiques pour reflex argentiques mécaniques ne disposaient pas des composants électroniques rendus nécessaires sur les reflex plus récents (motorisation autofocus, stabilisation, diaphragme électro-magnétique),
  • les optiques pour reflex à motorisation autofocus interne ne disposaient pas d’une motorisation embarquée, elle l’est désormais avec les Nikkor AF-S et AF-P.

La particularité quasi unique de la gamme Nikkor est que tout objectif conçu pour une monture particulière, F ou Z, est compatible avec un boîtier disposant de la même monture, quelle que soit son année de sortie.

Vous pouvez par exemple équiper votre reflex numérique récent d’un objectif conçu pour les reflex argentiques, il se montera sur le boîtier. La seule limite sera celle de l’objectif, s’il n’est pas autofocus par exemple.

Vous pouvez de même équiper votre hybride Nikon Z APS-C d’une optique Nikkor Z plein format, c’est la monture Z donc c’est compatible.

Certaines limitations sont imposées par les différentes normes technologiques, consultez le tableau de compatibilité des objectifs Nikon Nikkor sur le site Nikon pour avoir tous les détails.

Bague Nikon FTZ, utiliser un objectif Nikkor F sur un appareil photo hybride Nikon Z

Lors de l’annonce des premiers Nikon Z hybrides fin août 2018, et afin d’étendre la gamme d’objectifs Nikkor Z naissante pour ces appareils photo, Nikon a annoncé la mise à disposition d’une bague Nikon FTZ (« F to Z ») assurant la compatibilité entre les objectifs à monture F et les boîtiers à monture Z.

Nikon Z6 et Z7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

le Nikon Z 7 avec la bague Nikon FTZ de couplage à l’objectif AF-S Nikkor 28 mm f/1.4

Cette bague permet d’utiliser un objectif en monture F sur un hybride en monture Z. Vous avez alors accès à la quasi-totalité des objectifs F pour reflex, en attendant que la gamme d’optiques Z se développe (23 modèles dans la roadmap d’octobre 2019).

Les fausses croyances

Cette bague a semé le trouble chez certains et bon nombre de fausses croyances circulent à son sujet. Voici ce qu’il faut savoir.

La bague Nikon FTZ assure :

  • le couplage mécanique entre un objectif Nikkor F APS-C (DX) ou plein format (FX) sur un boitier Nikon Z APS-C ou plein format,
  • le couplage électronique entre l’optique et le boîtier pour autoriser l’autofocus et la mesure de lumière,
  • un fonctionnement avec un objectif pour reflex identique à celui que vous auriez avec un objectif pour hybride.

Cette bague a quelques limitations dues aux différences de conception entre un reflex et un hybride :

  • elle nécessite un objectif Nikkor AF-S ou AF-P pour que l’autofocus fonctionne car les hybrides n’ont pas de moteur AF intégré à l’inverse des reflex,
  • elle rajoute 135 grammes et 35 mm à la longueur de l’ensemble boîtier + objectif.

Test Nikopn Z7 : bague FTZ + Nikon AF-S 70-200mm f/2.8

le Nikon Z 7 avec la bague de couplage Nikon FTZ et l’objectif AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VRII

Fake News !

Les affirmations suivantes sont toutes fausses :

  • la bague FTZ dégrade la qualité d’image : c’est faux puisqu’elle ne comporte aucun élément optique,
  • la bague FTZ ralentit l’autofocus : c’est faux puisqu’elle ne fait que transmettre des signaux électriques,
  • la bague FTZ modifie la focale de l’objectif : c’est faux puisque la focale d’un objectif est propre à l’objectif indépendamment du boîtier
  • la bague FTZ ne permet pas de monter un Nikkor F DX sur un hybride Nikon Z DX : c’est faux, elle le permet bien,
  • la bague FTZ induit un flou de bougé supplémentaire à la prise de vue : c’est faux, le flou de bougé est lié au temps de pose, pas à la longueur ou au poids de la bague,
  • la bague FTZ baisse la fréquence du mode rafale : c’est faux, la bague n’intervient pas de même qu’un objectif n’a jamais limité le mode rafale,
  • la bague FTZ ralentit le déclenchement : c’est en partie faux, elle demande au boîtier quelques dixièmes de seconde de prise en compte lors du démarrage. Le déclenchement est ensuite aussi rapide que sans bague.

Notez que la bague FTZ n’est pas réversible. Vous ne pouvez pas monter un objectif Nikkor Z sur un reflex Nikon F à l’aide de cette bague, le système optique des reflex ne le permet pas.

Les avantages de la bague FTZ que vous n’avez peut-être pas perçus

En permettant l’utilisation d’un objectif pour reflex sur un hybride, la bague Nikon FTZ permet à l’utilisateur d’un hybride Nikon Z d’accéder à un très large choix d’objectifs :

  • les objectifs Nikkor AF-S et AF-P en monture F avec conservation de l’autofocus,
  • les objectifs Nikkor AF et AF-D, très nombreux en occasion à petit prix, à utiliser en mise au point manuelle,
  • les objectifs Nikkor AI et AIS, dont les mythiques Micro-Nikkor pour la macro, dont les tarifs en occasion sont très attractifs,
  • les objectifs Nikkor DC à bascule et décentrement pour l’architecture,
  • les téléobjectifs Nikkor dont les 500, 600 et 800 mm à grande ouverture,
  • les super grand-angles Nikkor DX et FX pour la photographie de paysage
  • les objectifs Fisheye dont le Nikkor AF-S 8-15 mm,
  • le Nikkor AF-S 58 mm f/1.4 Noct pour la photo de nuit,
  • par extension, tous les objectifs compatibles avec la monture F quelle que soit leur marque.

Comme pour tout couplage à l’aide d’une bague, il existe des limites techniques, consultez la liste de compatibilité sur le site du support Nikon.

Utiliser un objectif Nikkor sur un hybride d’une autre marque

Saviez-vous que vous pouvez utiliser un objectif Nikkor F sur un hybride d’une autre marque ?

montage d'un objectif Nikon Nikkor sur hybride Fujifilm avec bague de couplage Nikon-Fuji

Objectif AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VRII sur hybride Fujifilm

Certains fabricants comme Metabones proposent des bagues d’adaptation qui permettent de monter un Nikkor sur un boîtier Sony, Canon, Fujifilm, … pour bénéficier de la qualité des optiques Nikon.

Les vidéastes apprécient ce type de couplage car il leur permet d’accéder à la gamme la plus complète d’objectifs sans remettre en cause le choix de leur boîtier ou caméra numérique.

C’est parfois un choix créatif aussi puisque chaque objectif a un rendu particulier et les objectifs Nikkor ne dérogent pas à cette règle.

Nikon Nikkor, de l’ultra grand-angle au super téléobjectif mais pas que …

La particularité de la gamme Nikkor est de couvrir tous les usages photographiques, que vous fassiez de la photo de paysage, de portrait, de sport, de l’animalier ou du studio, de l’architecture ou de la macro.

Choisir un objectif Nikon pour un reflex ou un hybride, la gamme Nikon est la plus grande

choisir un objectif Nikon, vous avez de quoi faire !

Le catalogue Nikkor actuel compte 89 objectifs (octobre 2019). Avec 363 objectifs déclinés en différentes versions, la gamme Nikkor utilisable sur un hybride Nikon Z est une des plus complètes du marché, sinon la plus complète et couvre une des plus larges plage focale du marché, depuis 6 mm avec le Nikkor 6 mm f/2.8 Fisheye jusqu’au 2000 mm du Nikkor 2000 mm f/11 !

La gamme de zooms Nikkor est elle-aussi conséquente, en DX comme en FX, et permet de couvrir tous les besoins depuis 8 mm avec l’AF-S 8-15 mm Fisheye jusqu’à 500 mm avec l’AF-S 200-500 mm.

Comment réduire le coût global de vos objectifs Nikon

Investir dans un appareil photo c’est faire le choix d’un système, ici Nikon, comprenant aussi un ou plusieurs objectifs.

La gamme Nikkor a plusieurs atouts quand il s’agit de penser finances.

Protection de votre investissement

Joints de protection anti-ruissellement et poussière d'un objectif Nikon Nikkor

Protection anti-ruissellement et poussière d’un objectif Nikon Nikkor

En achetant un objectif Nikkor, vous investissez dans une gamme pérenne, dont la qualité de fabrication est parmi les meilleures. La robustesse des optiques, leur protection aux intempéries sont reconnues. Mais leur qualité optique aussi, et surtout.

Les objectifs Nikkor sont conçus de façon à offrir la plus grande qualité d’image possible quel que soit le boîtier sur lequel ils sont utilisés. Si vous disposez, par exemple, d’un zoom Nikkor AF-S récent, vous obtiendrez des résultats à la hauteur de vos attentes sur un hybride Nikon Z (voir le comparatif Nikkor 24-70 mm f/2.8).

De même, en achetant un objectif Nikkor pour le plein format si vous possédez un boîtier APS-C, vous gardez la possibilité d’utiliser ce même objectif sur un futur boîtier plein format, reflex comme hybride, sans surcoût.

Choisir un objectif Nikon est une façon de rentabiliser votre investissement sur le long terme, d’éviter les reventes à perte et de consommer moins sans rien perdre en qualité ni en possibilités photo.

Exemples de réutilisation d’objectifs Nikkor

  • Vous utilisez un reflex DX et souhaitez passer au plein format ? Vos objectifs DX sont utilisables sur un D850 par exemple avec une définition d’image de 20 MP en recadrage DX soit l’équivalent de ce que vous auriez avec un Nikon D500,
  • vous utilisez un reflex plein format et souhaitez passer à l’hybride plein format ? La bague FTZ vous permet de réutiliser vos objectifs,
  • vous utilisez un reflex plein format et souhaitez disposer d’un appareil plus petit et léger pour les voyages et la randonnée ? Vos objectifs sont compatibles sans surcoût avec les hybrides APS-C Nikon Z,
  • vous avez craqué pour un petit hybride d’une marque concurrente mais vous ne voulez pas investir dans un second lot d’objectifs ? Réutilisez vos objectifs Nikon à l’aide d’une bague peu coûteuse,
  • vous possédez un reflex et un hybride Nikon et ne voulez pas doubler votre parc d’objectifs ? Utilisez vos optiques F sur l’hybride avec la bague FTZ,
  • vous possédez deux boîtiers Nikon parce que vous êtes deux photographes à la maison ? Partagez vos objectifs même si les boîtiers sont différents (par exemple APS-C et plein format, reflex et hybride),
  • vous changez souvent de marque de boîtier et ne voulez pas réinvestir dans plusieurs objectifs à chaque fois ? La monture F des optiques Nikkor F autorise leur utilisation sur les autres marques d’appareils photo hybrides à l’aide d’une simple bague (l’inverse n’est pas toujours vrai),
  • vous faites des photos dans des conditions difficiles, poussiéreuses, très humides, sachez que les optiques Nikkor sont conçues pour réduire la pénétration des poussières et de l’humidité, ce qui explique le choix des photographes pros lors des événements comme les JO d’hiver ou les courses dans le désert.

Valeur de revente

Votre choix d’objectifs initial va évoluer avec les années. Nouveaux besoins, nouvelles envies, nouvelles pratiques, il n’est pas rare de changer d’objectif même quand on est amateur. C’est encore plus vrai si vous débutez car on ne fait pas toujours les choix les plus pertinents au départ.

vue en coup d'un objectif nikon Nikkor

les différents composants d’un objectif Nikon Nikkor

Les objectifs Nikkor, parce que la gamme a cette réputation depuis des années, conservent une valeur de revente supérieure à celle des marques compatibles concurrentes. Il n’est pas rare de voir des annonces pour des objectifs Nikkor d’occasion qui ont plusieurs années et dont le tarif ne baisse pas beaucoup face au tarif neuf. C’est le cas des téléobjectifs par exemple, dont le tarif reste élevé en occasion plusieurs années après un achat neuf.

Certains objectifs Nikkor de l’époque argentique ont encore une belle réputation et leur côte ne faiblit pas, quand elle ne remonte pas (par exemple les Micro-Nikkor).

Certains objectifs Nikkor mythiques conservent une valeur de revente élevée très longtemps (par exemple le Nikkor 50 mm f/1.2 AIS).

Sans aller jusqu’à parler de placement financier, sachez que l’argent mis dans une optique Nikkor ne fond pas toujours aussi vite que neige au soleil.

Pour aller plus loin

Les éléments cités dans cet article vous permettent d’avoir une bonne idée de l’attrait qu’a la gamme d’objectifs Nikkor chez les photographes amateurs comme professionnels.

D’autres marques ont une belle réputation aussi, mais la gamme Nikkor est probablement celle qui couvre le plus de possibilités, qui comporte le plus de modèles, et qui offre les meilleures garanties de compatibilité, de pérennité et de revente.

Choisir un objectif Nikon n’est pas un acte anodin, c’est un investissement à faire en toute connaissance de cause. Les arguments présentés ici sont complétés par ceux présentés dans le second article de ce dossier sur la gamme Nikkor, à venir sous peu.

En savoir plus sur la gamme d’objectifs Nikon Nikkor sur le site Nikon


Nikon Z 50 : à l’assaut du marché APS-C avec une nouvelle gamme d’objectifs Z DX

Nikon annonce le Nikon Z 50, un hybride APS-C DX de 20,9 Mp dont la monture Z autorise l’utilisation des nouvelles optiques Nikon Z DX annoncées simultanément, comme des Nikkor Z existants ou des objectifs pour reflex DX et FX.

Très proche du Nikon Z 6 au capteur près, le Nikon Z 50 est toutefois plus petit, plus compact, plus léger et … plus accessible. J’ai pu le prendre en main lors de sa toute première apparition, voici la revue de détail et mes premières impressions.

Nikon Z 50

Nikon Z 50 : le goût d’un Z 6, le coût d’un APS-C expert

Nikon semble avoir entendu les remarques du marché au sujet de ses hybrides plein format. Bien que ces derniers occupent une place de choix dans l’univers hybride actuel, le Nikon Z 6 est le second hybride le plus vendu derrière l’Alpha 7, il manquait encore dans cette gamme Z un boîtier hybride plus compact et accessible. Il manquait aussi des optiques … plus compactes et accessibles.

C’est donc au Nikon Z 50 d’assurer l’arrivée sur le marché d’une gamme Nikon hybride APS-C. Nikon l’avoue sans grande difficulté, le nouveau Nikon Z 50 vient occuper, dans la gamme hybride Nikon, la place du Nikon D7500 dans la gamme reflex amateur (amateur au sens « qui aime« ).

Le Z 50 se veut un hybride accessible, performant, compatible avec la plupart des optiques pour Nikon, et très proche dans l’esprit de ses grands frères de gamme les Nikon Z 6 et Nikon Z 7. Le Nikon Z 50 ne devrait donc pas avoir à rougir face au Nikon Z 6, la taille de son capteur mise à part.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikon Z 50 avec le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR

Avec 20,9 Mp au format APS-C contre 24 Mp en plein format, ce Nikon Z 50 a tout d’un grand, et même parfois un peu plus :

  • un AF plein champ (couverture exacte 90%) à 209 points doté de la fonction Eye-AF, à corrélation de phase et détection de contraste, détection AF à -4 IL en basse lumière,
  • un viseur électronique de 2,36 Mp,
  • une plage de sensibilité variant de 100 à 51.200 ISO,
  • un processeur Expeed 6,
  • un obturateur mécanique offrant déclencheur mécanique et électronique silencieux, 1/4000 ème sec.,
  • une ergonomie que les nikonistes connaissent bien,
  • un emplacement pour carte mémoire SD UHS-I,
  • un écran inclinable à 180° de 1.040 Mp (les vidéastes apprécieront),
  • un flash intégré,
  • un mode rafale à 11 vps avec suivi AF et exposition continue,
  • un mode vidéo 4K à 30 vps, ralenti 120 vps sans recadrage et time-lapse (mais pas de sortie 10 bits et N-Log),
  • une poignée profonde facilitant la tenue en main,
  • 20 Picture Control déclinables en plus de 180 réglages différents (JPG),
  • un partage aisé des photos via Wifi et Bluetooth et l’application mobile Snapbridge,
  • une nouvelle batterie EN-EL25 autorisant la recharge via le port USB en complément du chargeur Nikon MH-32.

Autant dire qu’il faut avoir besoin (ou envie !) d’un capteur plein format pour accepter de dépenser près de deux fois plus pour le Nikon Z 6. Car c’est l’autre bonne nouvelle, le Nikon Z 50 est bien plus accessible que le Z 6. Proposé à 1149 euros en kit avec le nouveau Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR, l’ensemble est très compétitif (le reflex Nikon D7500 vaut 1000 euros boîtier nu, octobre 2019).

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikon Z 50 de dos, les commandes sont simplifiées, la touche I prend toute son importance

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikon Z 50 vu de dessus, notez le regroupement des commandes supérieures à droite

Pour finir cette revue de détails, notez que le Nikon Z 50 a une face avant en magnésium, une construction qui a fait ses preuves sur les gammes reflex équivalentes. Son poids hors objectif est de 395 grammes (450 avec batterie et carte mémoire) tandis que ses dimensions sont de 126,5 x 93,5 x 60 mm (L × H × P).

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

l’écran tactile orientable du Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le même écran dans une configuration selfie face au photographe (vidéaste ?)

Nikon Z 50 : le lancement d’une nouvelle gamme Nikkor Z DX

Vous l’avez compris, le Nikon Z 50 étant un hybride DX, il est de bon ton de lui greffer des optiques … DX.

Les optiques Nikkor Z actuelles, série S, excellent avec les Z 6 et Z 7. Elles sont toutefois plus imposantes (et onéreuses) que ce à quoi s’attendent les photographes désireux de passer à l’hybride pour sa compacité.

comparaison Nikon Z 50 vs Nikon Z 6

comparaison Nikon Z 50 vs. Nikon Z 6 : les deux objectifs sont en position rétractée

Les optiques AF-S Nikkor  DX supposent l’utilisation de la bague FTZ, elle a une certaine taille et fait perdre en compacité avec les courtes focales.

Nikon a donc profité de l’arrivée d’une gamme hybride APS-C pour annoncer conjointement une nouvelle gamme Nikkor Z DX, des optiques dédiées aux hybrides APS-C, plus compactes, moins chères, et dotées de quelques spécificités inédites à ce jour chez Nikon.

Pourquoi des objectifs Z DX VR ? Parce qu’il faut bien que le Z 6 garde quelques avantages, le Nikon Z 50 ne dispose pas d’un capteur IBIS stabilisé et fait appel aux objectifs VR comme le font les reflex.

comparaison Nikon Z 50 vs Nikon Z 6

comparaison Nikon Z 50 vs. Nikon Z 6 : vus ainsi, le Z 50 est bien plus compact que le Z 6

Nikon Z 50

vue de face avec les deux touches Fn et la molette avantNikon Z 50

vue de dessus avec a couronne supérieure à droite et la molette arrière

Nikon Z 50

vue de dessous avec la trappe batterie et carte mémoire SD

Nikon Z 50

vue de dos avec les commandes regroupées à droite et l’écran inclinable

Nikon Z 50

vue de face avec le Nikkor Z DX 16-50 mm, le flash intégré, le correcteur dioptrique

Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR

Ce zoom équivalent 24-75 mm est le pendant de l’AF-S Nikkor 18-55 mm bien connu dans la gamme reflex.

Sa plage focale démarre à 16 mm, ce qui en fait un véritable objectif grand-angle (le 18 mm l’est un peu moins), et la perte de 5 mm de focale en position maximale ne change guère ses capacités. Un équivalent 75 mm reste idéal pour le portrait, le reportage, le spectacle, le portrait de rue. La distance minimale de mise au point est de 0,2 m.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 en position rétractée

Cette plage focale particulière a permis aux opticiens Nikon de concevoir une optique qui ne se contente pas d’être compacte et légère. Elle utilise les capacités de la monture Nikon Z qui autorise des degrés de liberté que n’a pas la monture Nikon F.

Ce zoom 16-50 mm embarque un groupe optique rétractable (9 lentilles en 7 groupes) qui se fait très discret, les amateurs d’objectifs pancake apprécieront. C’est le premier zoom Nikon de ce type à être aussi peu volumineux.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 en position 16 mm

Le diaphragme comporte 7 lames, le diamètre du filtre est de 46 mm. Ce zoom Nikkor 16-50 mm est stabilisé, Nikon annonce un gain de 4,5 stops sur le Z 50, ce qui compense l’absence de stabilisation du capteur.

La bague de réglage est silencieuse, un atout pour permettre la mise au point manuelle en vidéo par exemple.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 en position 50 mm

Le Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR ne pèse que 135 grammes et ne dépasse que très peu du boîtier une fois replié. Il mesure 70 mm de long pour 32 mm de diamètre dans cette position.

Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR

Pendant du 55-200 mm pour les reflex, le nouveau Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR est une autre bonne surprise.

Sa plage focale équivalente à 75-375 mm en fait un vrai téléobjectif capable de séduire les amateurs de gros plans, de photo animalière, de photo de sport, qui n’ont pas envie d’investir dans un téléobjectif plus imposant. C’est un choix idéal entre le 55-200 mm DX bien connu et le plus intéressant 70-300 mm DX.

Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR

le Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 en position rétractée

La formule optique fait appel à 16 lentilles en 12 groupes, autorisant une distance de mise au point minimale de 0,5 m. Le diaphragme compte 7 lames, le diamètre du filtre est de 62 mm.

Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR

le Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 en position 50 mm

Ce zoom téléobjectif propose lui aussi un mécanisme rétractable qui le rend très compact (pour un 50-250 mm) une fois replié. Le système VR fait gagner 5 stops (1/2 de plus que sur le 16-50 mm), la bague de réglage est également silencieuse.

Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR

le Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 en position 250 mm

Le Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR pèse 405 grammes. La longueur en position rétractée est de 110 mm pour un diamètre de 74 mm. La construction est la même que celle du 16-50 mm, baïonnette en polycarbonate et absence de commandes sur le fût.

Bague Nikon FTZ

Le Nikon Z 50 ne serait pas un hybride Nikon s’il ne savait pas utiliser la bague FTZ. Cette bague va vous éviter de mettre au placard vos optiques DX pour reflex, je pense en particulier aux téléobjectifs et ultra grand-angles. Elle vous permettra aussi de réutiliser toutes les optiques à mise au point manuelle en monture F, leur usage étant facilité par le viseur électronique et le mode Focus Peaking.

Si vous envisagez de passer du reflex DX à l’hybride DX, les 18-55 mm, 55-200 mm et 70-300 mm DX gagneront à être remplacés par le nouveau couple 16-50 et 50-250 mm Z DX, d’autant plus que leur tarif en double kit est très intéressant.

Les plus longs téléobjectifs, peu handicapés par la taille de la bague FTZ, pourront eux être réutilisés sans nécessiter un nouvel investissement.

La roadmap Nikkor Z  mise à jour pour l’occasion fait état d’un prochain Nikkor Z DX 18-140 mm qui viendra compléter cette gamme si vous êtes fan des objectifs à tout faire.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

connectique du Nikon Z 50, WiFi et Bluetooth sont au programme

Premier avis sur le Nikon Z 50

Je n’ai bien évidemment pas pu faire le test complet de cet hybride DX encore, d’autant plus que les exemplaires à disposition étaient des modèles de présérie. J’ai toutefois trouvé mes marques très vite, c’est un Nikon avec l’ergonomie et les menus chers à la marque.

Le viseur électronique m’a semblé très à l’aise face aux situations en intérieur, sombre avec quelques éclairages vifs. Très agréable à l’usage, proche de ce que je connais avec le viseur des Z 6 et Z 7, c’est la bonne surprise dans cette gamme de prix. Je n’ai pas pu comparer les deux modèles directement mais c’est prometteur.

L’écran orientable, tactile, a le bon gout de basculer vers l’avant pour faciliter le tournage vidéo face caméra (et les inévitables selfies …), c’est un avantage et je regrette d’ailleurs que celui des Z 6 et Z 7 ne sache pas en faire autant.

L’autofocus s’est avéré très réactif, identique à celui du Z 6, la bascule entre le mode classique et le mode Eye-AF se faisant tout aussi naturellement et vite que sur les plein format. Cela semble logique puisque le Nikon Z 50 utilise le même processeur Expeed 6 et le même double principe de corrélation de phase et de détection de contraste.

La couverture de 90% du champ est un vrai point fort face à celle des reflex DX, seul le D500 s’en approche avec son AF à 193 collimateurs sans offrir les facilités de l’AF hybride (Eye-AF par exemple).

Je n’ai pas eu l’occasion de vérifier la précision du mode rafale, il n’a toutefois pas de raison de se comporter moins bien que celui du Z 6, notez que les 11 vues par secondes s’entendent avec suivi AF et mesure continue de l’exposition.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikon Z 50, un petit boîtier hybride APS-C avec son zoom Nikkor Z 16-50 mm f/4.5-6.3 VR

Positionnement, tarif et disponibilité

Le Nikon Z 50 est bien né : il est performant, compact, accessible et ne présente que peu d’écarts de performances avec le Nikon Z 6.

Capable d’utiliser des optiques Z DX bien plus compactes que celles des Z 6 et Z 7 série S, bien moins chères aussi, il sera un compagnon idéal au quotidien comme en voyage.

Le photographe urbain que je suis se réjouit déjà de pouvoir l’utiliser dans la rue, en reportage, où il se fera encore plus discret que mon Nikon Z 6 et son 24-70 mm f/4 sans perdre en sensibilité ni en réactivité AF.

Si vous êtes déjà équipé avec des optiques AF-S reflex, vous pourrez les réutiliser en bénéficiant du ratio x 1.5 habituel. C’est un argument de plus en faveur de ce Nikon Z 50.

Notez que si vous possédez déjà la bague FTZ avec un Z plein format, vous n’avez pas besoin de la racheter, c’est bien la même pour le Z 50 qui pourra devenir votre second boîtier.

Utilisant des cartes mémoires SD, le Z 50 vous évite l’achat de cartes XQD plus coûteuses, son flash intégré pourra dépanner et vous éviter l’achat d’un flash cobra additionnel.

Nikon a, enfin, le bon goût de proposer le Nikon Z 50 à un tarif attractif pour une telle fiche technique:

  • Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR : 1149 euros
  • Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR + Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR : 1349 euros
  • Nikon Z 50 + bague FTZ : 1149 euros
  • Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR + bague FTZ : 1299 euros

Le boîtier seul ne sera pas disponible dans un premier temps.

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm VR

le Nikon Z 50 a tout d’un Nikon !

Face au Fujifilm XT-30 + XF 18-55 mm f/2.8-4 proposé à un tarif équivalent, le Z 50 marque des points grâce à sa compatibilité avec les optiques pour reflex, ses zooms DX plus compacts, sa meilleure montée en ISO (51.200 ISO pour 12.800 sur le XT-3/30). Les quelques manques en vidéo (profil N-Log et 10 bits) attireront l’attention des vidéastes mais beaucoup moins celle des photographes qui pourraient toutefois juger l’ouverture maximale du zoom Nikkor un peu limitée.

Le Fujifilm XT-3 proposé à près de 1800 euros avec le zoom XF 18-55 mm garde pour lui une définition de 26 Mp, un mode vidéo plus expert mais ne se démarque pas spécialement en usage photo.

Chez Canon, l’EOS M6 Mark II et son zoom 15-45 mm est proposé à 1200 euros environ. S’il est capable de 14 vps et dispose d’un capteur de 32,5 Mp, il utilise un viseur externe très imposant favorisant plutôt la visée sur l’écran arrière.

Seul l’EOS M50 et son zoom 15-45 mm représente une alternative crédible pour quitter le monde Nikon. Proposé à un tarif inférieur (environ 700 euros) avec une sensibilité limitée à 25.600 ISO, un AF à 143 collimateurs (99 selon l’optique), il suppose par contre le renouvellement de votre gamme d’objectifs tandis que le Nikon Z 50 sait tous les réutiliser.

En attendant de pouvoir vous proposer un test complet de ce Z 50, sachez qu’il sera disponible dès novembre 2019 chez votre revendeur.

Nikon Z 50 : des exemples de photos

Note : les photos ci-dessous ont été faites avec un Nikon Z 50 de présérie aussi je ne peux pas mettre à disposition les fichiers natifs. La colorimétrie est fidèle à l’éclairage particulier du lieu, aucun post-traitement n’a été appliqué sur ces fichiers JPG.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 38 mm – ISO 8.000 – f/8 – 1/60 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 50 mm – ISO 12.800 – f/8 – 1/80 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 27,5 mm – ISO 4.500 – f/8 – 1/40 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 50 mm – ISO 18.000 – f/8 – 1/80 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 50 mm – ISO 18.000 – f/8 – 1/80 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 50 mm – ISO 20.000 – f/8 – 1/80 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 16 mm – ISO 1.800 – f/4.5 – 1/25 sec.

exemple de photos avec le Nikon Z 50

Nikon Z 50 + Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR – 34 mm – ISO 5.000 – f/5 – 1/50 sec.

Source : Nikon France


Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct : c’est beau la lumière la nuit …

Depuis le temps que Nikon nous en parlait, et après avoir aperçu les premiers exemplaires de présérie avant l’été, voici enfin l’annonce officielle du Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct, un objectif conçu pour les hybrides plein format Nikon Z dont la principale caractéristique est d’offrir une inédite ouverture maximale de f/0.95. Attention, ça pique !

MàJ : le test du NIKKOR Z 58 mm f/0.95 est disponible.

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct : la légende est en route

Ne nous voilons pas la face, ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct est un OVNI dans la gamme Nikkor Z. Un OVNI car ses caractéristiques comme son prix en font une optique d’exception, dont l’usage au quotidien est très exclusif, et qui nécessite une belle maîtrise de la photographie pour être exploité au mieux.

Sachant qu’il va falloir débourser 8999 euros pour avoir le plaisir d’utiliser cette optique, intéressons-nous à ce qui en fait la particularité.

Nikkor Z

Ce 58 mm est conçu pour la monture Nikon Z, exclusivement. La bague Nikon FTZ n’étant pas une bague ZTF, vous ne pourrez pas monter ce 58 mm sur votre reflex pour bénéficier de son ouverture extrême. Consolez-vous, il vous reste l’AF-S Nikkor 58 mm f/1,4 G bien plus accessible à 1800 euros.

Cette non compatibilité est un mal pour un bien puisque le viseur électronique des Nikon Z et le mode de mise au point manuel Focus Peaking, assorti du mode loupe, vous seront d’une grande aide pour faire la mise au point, ce qu’un reflex aurait plus de mal à assurer. Je vous dis pourquoi plus bas.

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

le Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct avec sa touche de fonction L-Fn

58 mm

Vous pourriez trouver étonnante cette focale atypique, pourquoi pas un 50 mm comme nous en avons l’habitude ? C’est une question d’optique qui a poussé les opticiens Nikon à faire ce choix. Je vous renvoie vers l’excellent article de Bruno Labarbère « pourquoi une ouverture f/0.95 ? » pour en savoir plus.

f/0.95

Une fois de plus, lisez l’article de Bruno pour comprendre ce que f/0.95 veut dire et pourquoi les ingénieurs Nikon ont relevé ce défi. Retenez toutefois que cette ouverture implique une profondeur de champ ridiculement faible, que la mise au point doit être encore plus précise que la plus précise que vous ayez pu faire à ce jour, et que ce 58 mm n’étant pas autofocus, vous serez seul responsable du manque de netteté s’il y en a. A bon entendeur …

Autant dire qu’il va vous falloir régler toute la chaîne de prise de vue, en commençant par vos verres de lunettes, si vous voulez obtenir une image parfaitement nette à courte distance et à f/0.95 sans quoi vous serez déçu. Mais avec un peu d’habitude et une assistance à la mise au point, c’est tout à fait envisageable.

C’est là que l’hybride et son viseur électronique prend tout son sens. Sur un reflex la précision de la mise au point est celle de l’autofocus, le viseur étant optique vous ne pouvez pas faire mieux que l’AF en manuel, ce n’est pas plus précis.

Sauf que … Ce 58 mm n’a pas d’autofocus (je vous ai dit de lire l’article de Bruno pour savoir pourquoi …) et qu’il vous revient donc l’entière responsabilité de faire le point. Et le bon.

Le viseur électronique d’un hybride Nikon Z vous propose une première assistance, le mode de mise au point manuel avec Focus Peaking.

Si vous ne savez pas ce qu’est le Focus Peaking, retenez qu’il s’agit d’un affichage dans le viseur électronique qui affiche en couleur (le rouge est le choix le plus pratique) les zones de transition dans votre image. Autrement formulé, si votre sujet présente une ligne de démarcation comme le bord d’un objet, la transition entre le visage et l’œil ou tout autre transition, alors vous verrez s’afficher en couleur cette transition. Plus cet affichage est intense, plus la mise au point est précise. Contentez-vous de tourner la bague de mise au point pour avoir l’intensité la plus importante et c’est gagné.

Le viseur électronique des Nikon Z présente une seconde aide à la mise au point manuelle, le mode loupe. Appuyez sur le bouton correspondant pour voir s’afficher dans votre viseur une partie de l’image en gros plan, c’est l’effet loupe. Plus vous voyez de détail, mieux vous pouvez faire la mise au point.

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

le Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct et son écran OLED d’affichage des données de PdC, Map et ouverture

S (comme série S)

La lettre S désigne la série d’optiques expert-pros dans la gamme Nikkor Z pour hybrides Nikon. Vous pourriez me dire qu’il n’y a que des S dans cette gamme, ce qui était encore vraie la veille de la publication de cet article. Mais les nouveaux Nikkor Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR et Nikkor Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR ne sont pas des S. CQFD.

Nikon avait annoncé l’arrivée d’optiques moins onéreuses que les S lors de l’annonce de cette gamme hybride, c’est chose faite en attendant mieux (voir la roadmap des nouveaux objectifs Nikkor Z à venir).

Notre Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct est donc un S et pas n’importe lequel. Il s’agit bien d’une optique d’exception qui mérite largement sa lettre S !

Noct

Voici le terme qui fait couler beaucoup d’encre (et de caractères à l’écran) chez les techniciens de la photo. Si les photographes ne vont retenir que la capacité de cette optique à donner le meilleur d’elle-même en conditions de faible lumière, les ingénieurs-opticiens-experts-autoproclamés y vont de leurs explications scientifiques pour vous prouver que cette optique n’est pas un véritable Noct-Nikkor.

Noct-Nikkor est une appellation qui fait référence au mythique Noct Nikkor 58 mm f/1.2 sorti en 1977 en monture F et converti en AI-s en 1982. Les objectifs à grande ouverture, comme f/1.4 ou f/1.2, ont tendance à produire des aberrations de coma sur les sujets lumineux, la nuit en particulier si vous visez des sources lumineuses intenses (étoiles, éclairages de ville, …). La formule Noct élimine ces effets indésirables, même à très grande ouverture et à une courte distance de mise au point grâce à l’ajout d’une lentille asphérique dans le groupe frontal.

Ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct n’est donc pas un vrai Noct-Nikkor puisqu’il n’utilise pas cette formule optique datant de 1977, mais conçu tout récemment il fait encore mieux pour réduire, lui-aussi, les effets indésirables en basse lumière. Ce qui lui permet de revendiquer le titre de Noct, les techniciens continueront à débattre sur l’usurpation du terme pendant que les photographes sortiront un peu plus la nuit.

Si vous n’êtes pas adepte des photos de nuit, sachez que ce 58 mm Noct sera un bon compagnon pour la photo de portrait, il reproduira avec la plus grande précision les détails de vos sujets, et sera très à l’aise en portrait de nuit aussi, en proposant un bokeh exceptionnel.

Les vidéastes apprécieront la grande ouverture pour gérer une profondeur de champ très courte et réaliser des plans de grande qualité cinématographique. Le focus breathing réduit facilitera encore le tournage. Le tarif de l’optique est moins critique en vidéo pro comme au cinéma, des tournages qui nécessitent des optiques cinéma dont le tarif dépasse largement celui de ce 58 mm.

Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

le Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct sur Nikon Z 7, notez le collier de fixation pour trépied

Des caractéristiques hors du commun

A tarif hors du commun, caractéristiques hors du commun.

La formule optique de ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct utilise 17 lentilles en 10 groupes dont 4 lentilles en verre ED et 3 lentilles asphériques, ce qu’aucun autre objectif Nikon de cette focale (ou proche) ne propose. Le rapport de reproduction maximal est de 0,194.

La mise au point est manuelle car aucune motorisation AF ne pourrait assurer le déplacement d’un tel bloc optique avec la précision requise. Elle se fait par extension du groupe frontal. La distance minimale de mise au point est de 0,5 m.

Le diaphragme, circulaire comme sur les optiques Nikkor Z, est lui aussi étonnant avec ses 11 lamelles.

Les traitements Nanocristal et ARNEO sont bien évidemment de la partie pour contribuer à la réduction des effets de flare et autres lumières parasites. Le traitement au fluor facilite l’évacuation des impuretés sur la lentille frontale.

Tout comme sur le Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S, le 58 mm f/0.95 Noct est doté d’un petit écran OLED qui affiche l’ouverture, la distance de mise au point ou la profondeur de champ, au choix de l’utilisateur. La bague de réglage est personnalisable comme celle des autres Nikkor Z qui en sont pourvus.

Les mensurations de cet objectif sont à la hauteur de son tarif :

  • un poids de 2 kg,
  • un diamètre de 102 mm,
  • une longueur de 153 mm.

Nikon livre l’objectif avec son pare soleil HN-38 et la valise pour objectif Nikon CT-101.

valise Nikon CT-101 pour 58 mm Noct

la valise Nikon CT-101 pour le Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

Ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct sera disponible le 31 octobre chez les revendeurs spécialisés au tarif public de 8.999 euros. Avant de crier au scandale, sachez que le Leica Noctilux-M 50 mm f/0,95 ASPH vous coûtera 10.400 euros, le Nikkor serait presque une bonne affaire vu sous cet angle !

Mon avis sur ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct

Que dire de plus si ce n’est que cet objectif d’exception est avant tout une démonstration par les opticiens Nikon de leur savoir-faire et des capacités de la monture Nikon Z. Il ne fait nul doute qu’il ne s’agit pas d’un modèle grand public, que sa diffusion sera très confidentielle, et qu’il faut avoir un besoin bien précis pour en faire l’acquisition (ou envie de se faire un énorme plaisir !).

Ce Nikkor Z 58 mm f/0.95 S Noct n’a pas d’équivalent dans la gamme reflex, il n’en aura probablement pas dans les gammes des opticiens indépendants (bien frileux encore en monture Z) et il fait déjà partie de la série des optiques mythiques produites par Nikon. Inutile donc de crier au scandale ou de penser que Nikon se moque de nous, c’est tout l’inverse.  Sachez que chaque exemplaire est fait à la main, que les verres utilisés sont parmi les meilleurs du marché (voir la fabrication des verres Nikon), que le contrôle qualité en fin de fabrication est impitoyable.

Nombreux sont les nikonistes à rester fidèles à Nikon parce que la marque les a fait rêver dans leur jeunesse (plus ou moins lointaine), qu’ils se rassurent, elle sait nous faire rêver encore !

Source : Nikon


Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le grand-angle pour les hybrides plein format Nikon

Nikon déroule sa feuille de route en matière d’objectifs pour ses hybrides Nikon Z 6 et Z 7 et annonce le nouveau Nikon Nikkor Z 24 mm f/1.8 S.

Après le tout récent Nikkor Z 85 mm f/1.8 S, c’est donc un grand-angle qui fait son apparition dans cette nouvelle gamme hybride et devrait satisfaire les paysagistes, les reporters mais aussi les vidéastes.

MàJ : le test du NIKKOR Z 24 mm f/1.8 S est disponible.

Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le grand-angle pour les hybrides plein format Nikon

Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le trio gagnant est complet

Par trio gagnant, il faut comprendre la triplette de focales que beaucoup considèrent comme la plus efficace en reportage, et moi le premier : 24 mm, 35 mm et 50 mm. Les 35 et 50 mm série Z existant déjà, il ne manquait plus que le 24 mm à l’appel, c’est chose faite.

Nikon enrichit ainsi sa gamme d’optiques Z vers les courtes focales, en attendant le 20 mm prévu dans la roadmap en 2020, tandis que le prochain Nikkor Z Noct 58 mm f/0,95 occupera une position particulière de par ses spécifications.

Nikon Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le grand-angle pour les hybrides plein format Nikon

photo (C) Nikon Corp.

Le 24 mm c’est la porte ouverte sur le monde qui vous entoure : paysages, scènes de rue, scènes de la vie quotidienne, tout est bon ou presque si vous savez gérer les perspectives (lire « tenir votre boîtier à l’horizontale ») et ne pas abuser des déformations propres à cette focale lorsque le sujet est trop proche de l’objectif.

Nikon Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le grand-angle pour les hybrides plein format Nikon

photo (C) Nikon Corp.

Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : présentation et caractéristiques techniques

Nikon Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le grand-angle pour les hybrides plein format Nikon

Nikon Z 7 + Nikkor Z 24 mm f/1.8 S

N’ayez crainte, vous ne serez pas surpris par la présentation de ce Nikkor Z 24 mm f/1.8 S, elle est en tous points semblable à celle des précédents 35, 50 et 85 mm f/1.8 S :

  • même fût noire lisse,
  • même bague de mise au point cannelée,
  • même typographie blanche,
  • même fixation du pare-soleil.

Rien d’étonnant à cela dans une gamme qui se veut très homogène en terme de focales, autant faire de même avec le design.

Nikon Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le grand-angle pour les hybrides plein format Nikon

Nikkor Z 24 mm f/1.8 S

L’encombrement de l’objectif est lui-aussi conforme à ce que nous connaissons déjà avec les 35 et 50 mm, il s’avère tout aussi imposant pour un 24 mm avec 78 mm de diamètre, 96,5 mm de longueur et un poids de 450 grammes (le diamètre du filtre est de 72 mm).

La distance de mise au point minimale est de 0,25 m, ce qui vous autorisera des compositions audacieuses mêlant agréablement un premier plan très proche et un arrière-plan plus lointain. J’adore la focale 24 mm pour cette capacité à jouer sur la profondeur de l’image tout autant que la largeur du cadre. Le diaphragme compte 9 lames, de quoi avoir des arrière-plans harmonieux.

Bien évidemment ce Nikkor Z 24 mm f/1.8 S est doté de tout ce qui fait la performance des optiques Z : 12 lentilles en 10 groupes dont une lentille en verre ED, quatre lentilles asphériques et des lentilles avec traitement nanocristal pour la réduction des images fantômes (flare) et des effets parasites, limitation des aberrations chromatiques et sphériques, motorisation autofocus multigroupes.

Il n’y a pas grand-chose à dire de plus sur ce plan, il vous suffit de lire les tests des 35 mm et 50 mm pour réaliser que les ingénieurs japonais nous proposent ici le meilleur du savoir-faire de la marque.

Nikon Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le grand-angle pour les hybrides plein format Nikon

Nikkor Z 24 mm f/1.8 S

Les vidéastes vont apprécier la courte focale et sa grande profondeur de champ, déjà, mais aussi le silence de la mise au point autofocus, la fonction de compensation de changement de perspective lorsque la mise au point change (comprendre : le cadrage ne change pas une fois cette fonction activée) et la personnalisation de la bague de réglage permettant par exemple la correction d’exposition ou le changement d’ouverture en cours de tournage.

Nikon multi-focus groupe de motorisation autofocus des objectifs Nikkor Z

Nikon Multi-focus, le système de motorisation des optiques Nikkor Z

La construction est elle-aussi conforme à ce que l’on connaît du reste de la gamme, c’est du costaud et la protection aux intempéries et pénétration de poussières est assurée.

Nikon Nikkor Z 24 mm f/1.8 S : le grand-angle pour les hybrides plein format Nikon

Nikkor Z 24 mm f/1.8 S

J’aurai l’occasion de vous proposer le test de ce Nikkor 24 mm f/1.8 S dès qu’il sera disponible en prêt, en attendant sachez que le Nikkor Z 24 mm f/1.8 S sera disponible dès le 17 octobre 2019 au prix TTC conseillé de 1199 euros.

Source : Nikon


Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR : il arrive …

Nikon profite de la rentrée 2019 pour annoncer un nouvel objectif dans la gamme Nikkor F dédiée aux reflex numériques, le Nikon AF-S Nikkor 120-300 mm f/2.8E FL ED VR.

S’agissant d’une pré-annonce, comme celle du Nikon D6, il est un peu tôt pour vous donner toutes les caractéristiques de cet objectif, mais voici ce que je peux en dire.

Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR

Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR : pourquoi un tel télé à grande ouverture ?

Nikon et les zooms téléobjectifs à grande ouverture, c’est presque une histoire d’amour, c’est aussi et surtout la réponse d’un constructeur aux attentes des photographes de sport depuis des décennies.

En annonçant le même jour le Nikon D6 et ce Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR, il ne fait nul doute que Nikon prépare les grands événements sportifs des années à venir.

Et pourtant il y a de quoi faire dans la gamme Nikkor F (les optiques pour reflex) :

  • le Nikon AF-S Nikkor 180-400 mm f/4 E TC1.4 FL ED VR,
  • le Nikon AF-S Nikkor 200-400 mm f/4G ED VRII,
  • le Nikon AF-S Nikkor 80-400 mm f/4.5-5.6 G ED VR,
  • le Nikon AF-S Nikkor 200-500 mm f/5.6E ED VR.

Pour ne citer que ces quatre là, la gamme comptant quelques modèles retirés du catalogue mais pas moins intéressants.

Vous pouvez constater que cette liste ne comporte aucune optique à grande ouverture f/2.8, de même qu’il n’y a aucune plage focale descendant à 120 mm. Il faut regarder dans le rayon focales fixes pour trouver un 300 mm f/4, un 300 mm f/2.8, un 400 mm f/2.8, un 500 mm f/4, un 600 mm f/4 et un 800 mm f/5.6.

Quand on est photographe de sport, utiliser une focale fixe c’est bien, mais disposer d’un zoom tout aussi performant qui évite le changement d’optique dans des conditions parfois difficiles (pluie, neige, poussière, manque de place), c’est mieux.

Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR

le Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR

Avec ce nouveau Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR, Nikon offre donc une alternative de plus aux spécialistes, et vient concurrencer directement le Sigma 120-300 mm f/2.8 DG OS HSM | Sports sorti en 2011.

Le même Sigma, comme son rival de toujours Tamron, propose un 150-600 mm mais son ouverture limitée à f/5-6.3 n’en fait pas le préféré des professionnels (même combat chez Tamron avec le 150-600 mm).

De plus la plage focale 120-300 mm étend vers le bas la plage focale d’un 200-400 ou d’un 180-400, autorisant des cadrages plus larges sans trop perdre en longue focale (la différence entre 120 et 180/200 est plus importante qu’entre 300 et 400 mm).

Reste une inconnue, le tarif, que Nikon n’a pas dévoilé avec cette pré-annonce. Le Sigma se trouve aux environs de 2900 euros (septembre 2019) tandis que le Nikon AF-S Nikkor 180-400 mm f/4 va titiller les 10.000 euros. Nikon ne nous ayant pas habitués ces dernières années à brader ses optiques, il y a fort à parier que le tarif de ce 120-300 mm pique un peu, mais il ne fait nul doute que ses performances soient à la hauteur.

Il est probable que le Nikon AF-S NIKKOR 120-300 mm f/2.8E FL ED SR VR arrive début 2020, je pourrai alors vous en dire plus.

Source : Nikon


Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : le roi du bokeh ?

Nikon annonce l’arrivée d’une nouvelle optique dans la gamme Nikon Z, le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S.

Cet objectif devrait ravir les amateurs de portrait avec son bokeh particulièrement agréable selon la marque, et vient compléter la gamme de focales fixes à ouverture f/1.8 conçue exclusivement pour les hybrides plein format Nikon Z.

MàJ : le test du NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S est disponible.

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

Les 85 mm f/1.8 pour Nikon chez Miss Numerique

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : présentation

Les deux hybrides plein format Nikon disponibles à ce jour ne sont plus vraiment remis en cause par les premiers utilisateurs (le firmware 2.0 a beaucoup aidé). La gamme d’objectifs dédiés à cette nouvelle monture Z pêche par contre encore par manque de références à l’inverse de la gamme Nikon F pour reflex qui compte plus de 90 objectifs au catalogue et au moins autant dans les déclinaisons précédentes.

La bague Nikon FTZ qui permet d’associer les objectifs Nikkor F aux hybrides Nikon Z élargit le champ des possibles mais elle apporte quelques désagréments : longueur totale supérieure, temps de mise en route plus long, poids supérieur, coût (comptez 300 euros au tarif normal ou 150 euros en kit avec un boîtier).

Il est donc critique pour Nikon de proposer aussi vite que possible de nouveaux objectifs Nikkor Z et d’offrir aux utilisateurs des combinaisons « Z natives » plus nombreuses. Ce que la marque s’emploie à faire puisqu’elle respecte la roadmap objectifs publiée en fin d’année 2018 qui annonce les nouveaux modèles à venir d’ici à 2021.

En matière de zooms, c’est le Nikkor Z 70-200 mm f2.8 S qui est attendu par les amateurs de téléobjectifs, tandis qu’au rayon focales fixes le duo 35 mm / 50 mm ne demande qu’à être complété d’une belle optique à portrait.

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

C’est désormais chose faite puisque Nikon annonce l’arrivée début septembre 2019 du nouveau Nikkor Z 85 mm f/1.8 S. Le duo devient triplette et pouvoir disposer des trois 35 mm, 50 mm et 85 mm dans votre besace devrait vous aider à couvrir la plupart de vos besoins.

Pour ceux d’entre vous qui restent insatisfaits, souvenez-vous qu’il existe déjà 4 zooms Nikkor Z couvrant la plage focale de 14 mm à 70 mm, ouvrant à f/4 comme à f/2.8, de quoi faire quelques photos.

Vers une cohérence de gamme

Il ne fait nul doute que ce Nikkor Z 85 mm f/1.8 S va être comparé à l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G, son alter ego dans la gamme reflex depuis 2012. Proposé à 529 euros prix catalogue, ce 85 mm a déjà fait le bonheur des portraitistes ne souhaitant pas dépenser près de 1600 euros pour disposer de la version f/1.4. Equiper de la bague FTZ votre AF-S 85 mm f/1.8G afin de le monter sur votre hybride serait une solution très confortable : pas de coût supplémentaire, réutilisation de votre investissement, résultats connus.

Oui mais …

Nikon ne saurait se contenter de cette solution et a conçu une optique pensée pour la monture Z. Cette monture de grand diamètre favorise la qualité d’image puisqu’elle permet aux opticiens de concevoir des objectifs grâce auxquels le trajet des rayons lumineux vers le capteur est bien plus favorable qu’avec la monture F de diamètre plus réduit (voir le comparatif des 24-70 mm f/2.8 par exemple).

Le nouveau Nikkor Z 85 mm f/1.8 S se devait donc de relever le défi de la performance, et en attendant de pouvoir vérifier sur le terrain si le résultat est à la hauteur de vos attentes, il nous faut nous contenter de la fiche technique, et des précédents tests des Nikkor Z 35 mm f/1.8 S et Nikkor Z 50 mm f/1.8 S.

Pourquoi ces deux-là ? Parce que le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S est pensé pour offrir une cohérence de gamme, des résultats proches en termes de colorimétrie et de qualité d’image et parce que c’est déjà le cas entre le 35 mm et le 50 mm et qu’il n’y a aucune raison de penser que le 85 mm va déroger à cette règle.

Construction et caractéristiques techniques

Le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S reprend la présentation sobre des optiques Nikkor Z, ainsi que la construction qui en fait des optiques tous temps aptes à affronter tous les terrains.

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

Avec 470 grammes, ce Nikkor Z 85 mm f/1.8 S s’avère plus lourd que l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G (350 gr.) mais pensez qu’il vous faudra adjoindre à ce dernier la bague FTZ et ses 135 grammes, soit … 15 grammes de plus que le seul Nikkor Z 85 mm f/1.8 S. Bien joué Nikon.

Vous appréciez la bague personnalisable des précédentes optiques Z ? Vous la retrouverez sur ce Nikkor Z 85 mm f/1.8 S. Pour rappel, cette bague vous permet d’associer à sa rotation un des nombreux réglages de prise de vue, comme le choix de l’ouverture (nostalgiques des bagues de diaph, c’est pour vous !) ou le réglage de compensation d’exposition (bien plus rapide que l’utilisation du contrôle habituel). Les vidéastes apprécient cette bague pour le contrôle de l’ouverture qu’elle permet, sans émettre le moindre bruit, en cours de tournage.

La mise au point autofocus est assurée par le système AF multi groupes Nikon. Celui-ci met en oeuvre plusieurs groupes de lentilles qui se déplacent séparément afin d’optimiser la précision et la rapidité de la mise au point, quelle que soit la distance de mise au point. Notez au passage, si vous ne l’aviez pas encore fait, que les problèmes de back et front focus disparaissent avec les appareils photo hybrides puisque le système de mise au point diffère, un plus pour les utilisateurs d’optiques compatibles dont le calage de l’AF n’est pas toujours exemplaire sur les reflex.

La formule optique de ce Nikkor Z 85 mm f/1.8 S fait appel à 12 éléments répartis en 8 groupes, dont deux lentilles en verre ED. Cette formule est à comparer à celle de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G qui comporte 9 lentilles en 9 groupes. Si l’ouverture maximale est de f/1.8 l’ouverture minimale est de f/16 tout comme sur le modèle AF-S.

La distance minimale de mise au point est de 80 cm, soit la même que celle de l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G.

Le diaphragme, parce que les amateurs de bokeh attendent cette info, comporte 9 lamelles, soit deux de plus que la version AF-S.

Parlons-en du bokeh, justement, puisque c’est LE critère mis en avant par Nikon lors de la présentation de cette optique. Nikon n’a pas peur des mots en annonçant que ce bokeh là est « exceptionnel » : les effets de bord aux reflets colorés verts visibles sur certaines images en arrière-plan (les ronds du bokeh, pour le dire autrement)  auraient disparus, laissant place à de magnifiques ronds sans aucune frange. Le piqué de l’image serait lui-aussi « exceptionnel » sur tout le cadre (rappelez-vous que la monture Z permet de diminuer les défauts en périphérie de l’image),  et les images fantômes (flare) réduites à néant grâce au traitement nanocristal (absent sur la version AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G).

Exemples de photos

En attendant les photos réalisées lors du test du Nikkor Z 85 mm f/1.8 S à venir, voici les photos diffusées par Nikon et disponibles en pleine définition sur le site Nikon.

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/2.000 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/8.000 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/6.400 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/6.400 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 500 – 1/500 ème sec – f/1.8

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/8.000 ème sec – f/5.6

Nikon Nikkor Z 85 mm f/1.8 S exemple de photos présentation test Nikon Passion

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S + Nikon Z 7 – ISO 100 – 1/1.000 ème sec – f/1.8

Nikkor Z 85 mm f/1.8 S : disponibilité et tarif

Annoncé fin juillet 2019, le Nikkor Z 85 mm f/1.8 S sera disponible dès septembre au tarif public de 899 euros.

Pour mémoire, l’AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G se trouve à 499 euros environ et valait 529 euros lors de sa sortie début 2012. L’autre 85 mm f/1.8 compatible avec les Nikon Z grâce à la bague FTZ est le Tamron SP 85 mm f/1.8 Di VC vendu lui 729 euros (999 euros à sa sortie) et disposant de la stabilisation.

Si le tarif vous rebute et que, non content de l’ouverture f/1.8 vous préférez un 85 mm f/1.4, il vous reste une alternative avec le Samyang MF 85 mm f/1.4 Z qui ne vous coûtera que 399 euros mais ne dispose pas de l’autofocus et s’avère être l’objectif pour reflex incluant la bague FTZ (ce qui le rend Z natif) sans autre optimisation des performances. On ne peut pas tout avoir…

Source : Nikon France

Les 85 mm f/1.8 pour Nikon chez Miss Numerique


Comment sont fabriqués les objectifs Nikon NIKKOR ?

Les objectifs Nikon portent l’appellation NIKKOR depuis 1933, date des premières fabrications. Ils sont conçus et fabriqués par la marque dans ses usines japonaises.

A l’inverse de l’usine de Sendai qui ne fabrique que les boîtiers (dont les Nikon Z 6 et Z 7), les usines de Hikari et Tochigi au Japon ne fabriquent que des objectifs.

Comment sont fabriqués les objectifs Nikon Nikkor ?

Comment sont fabriqués les objectifs Nikon NIKKOR ?

Voici une vidéo produite par Nikon dans laquelle vous allez découvrir les différentes phases de la fabrication d’un objectif NIKKOR :

L’usine d’Hikari, au cœur de la nature japonaise

Voici le texte qui accompagne la vidéo

Dans un environnement pur, entre mer et montagne, des hommes au savoir-faire unique sélectionnent les matières premières pour réaliser les plus beaux verres NIKKOR.

Après plusieurs phases de fusion, un processus complexe et minutieux, le verre en fusion est déversé dans un réservoir d’eau.

Sous l’effet du choc thermique, des milliers d’éclat de verre se forment.

Certaines étapes de fabrication sont confidentielles…

Le verre, aux propriétés recherchées, est coulé en bloc, découpé par phases successives et contrôlé par un expert.

Les morceaux de verre sont placés dans des moules chauffés puis pressés. On obtient enfin la forme de base ronde des lentilles.

Les verres sont ensuite envoyés à l’usine de Tochigi pour révéler leur pureté.

Après usinage, polissage et traitement de surface, on obtient un verre avec la courbure de surface recherchée qui transmet parfaitement la lumière.

Chaque lentille est centrée et alignée avec les nombreux autres composants pour obtenir une optique exceptionnelle.

Nikon a commencé à concevoir des objectifs sous le nom NIKKOR en 1933. Et depuis, plus de 110 millions d’objectifs ont été produits.

Cette autre vidéo vous donnera un autre aperçu de la fabrication des objectifs Nikon NIKKOR :

En savoir plus sur les objectifs Nikon NIKKOR

Découvrez les différentes appellations d’objectifs Nikon NIKKOR depuis que cette gamme existe, quels objectifs Nikon sont compatibles avec quels appareils photo et que signifient les appellations sur les objectifs.

Je vous propose aussi le guide d’achat objectifs pour savoir quels objectifs Nikon utiliser ainsi que la liste des objectifs pour Nikon à moins de 400 euros pour vous faire plaisir sans dépenser trop.

Source : Nikon France


Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : à savourer sans modération …

Avec ce test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S, nous bouclons la série des tests d’objectifs Nikon Z dédiés aux hybrides plein format Nikon et disponibles à ce jour (juin 2019), avant de passer à quelques optiques compatibles dans les prochaines semaines.

Mais au fait, pourquoi un 24-70 mm f/2.8 S alors qu’il existe un excellent 24-70 mm f/.4 S dans la même monture ?

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique

Note de Jean-Christophe : ce test est particulièrement long, ce qui s’explique par le soin que nous portons à vous fournir le plus possible d’informations détaillées et utiles. Les photos haute définition sont disponibles (voir plus bas), un comparatif 24-70 mm f/2.8 arrive. C’est un travail important que nous avons jugé nécessaire.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : contexte

Dans une gamme optique, surtout pour un système qui se veut professionnel, il est un zoom qui s’est imposé comme incontournable, le couteau suisse des photographes qui exigent polyvalence, flexibilité, luminosité, haut niveau de performance et fiabilité : le 24-70 mm f/2,8.

Pour ses hybrides 24 x 36 mm en monture Z, Nikon fait donc endosser cette lourde responsabilité au Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S (voir la présentation). Celui-ci doit non seulement exceller mais en plus suffisamment se distinguer du standard (et plus modeste) Nikkor Z 24-70 mm f/4 S pour justifier le ticket d’entrée exigé : 2499 euros. Soit 1400 euros de plus que le « simple » (mais déjà très bon) 24-70 mm f/4 en monture Z mais également 300 euros (selon le tarif officiel, l’écart est encore plus marqué selon le « street price ») par rapport à son presque alter ego en monture F, l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR. Une comparaison avec celui-ci fera d’ailleurs l’objet d’un article dédié.

Pour l’heure, évitons de nous mélanger les pinceaux entre les diverses références, concentrons nous sur le test de ce Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S.

Présentation

Déjà, d’un strict point de vue photographique, il y a quelque chose d’éminemment stratégique dans un 24-70 mm f/2,8, ne serait-ce que pour les raisons brièvement exposées précédemment.

D’un point de vue économique, en tant que porte-étendard des zooms professionnels, il s’agit de la combinaison « plage focale/ouverture » parmi les plus populaires, donc qui se vend le mieux. Money money money… Ce n’est donc pas un hasard si chaque opticien, « titulaire » ou tiers (Tamron, Sigma, c’est surtout à vous que je pense) se démène pour sortir sa déclinaison la meilleure et la plus agressive possible sur le plan du prix.

S’en suivent de longs dilemmes à l’heure de passer à la caisse, les nikonistes équipés en reflex en savent quelque chose. Heureusement, du moins pour l’heure, le choix est plus simple en monture Z puisque seul existe ce Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S. Pour paraphraser Henry Ford, peu importe la marque de votre 24-70 mm f/2,8 pour votre hybride Nikon Z, tant que c’est un Nikkor.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Du point de vue symbolique, ce 24-70 mm f/2,8 a pour Nikon et les nikonistes une saveur particulière. En effet, lors de sa sortie, l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR avait quelque peu déçu. Oh, non, ce n’est pas un mauvais objectif, loin de là, mais en apportant en plus la stabilisation (optique et par ailleurs excellente) par rapport à l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8G ED qu’il remplace – en fait, seconde puisque les deux coexistent au catalogue – Nikon a sacrifié le piqué sur l’autel de l’homogénéité… et parfois l’inverse, en fonction des exemplaires testés. Et tout cela en étant à la fois plus gros, plus lourd et plus cher !

Jean-Christophe a très bien détaillé son avis sur la question dans son « test du Nikon 24-70mm f/2.8E ED VR et comparatif 24-70 f/2.8 Nikon ». Pour ma part, à cette époque, j’officiais encore chez les Numériques et, déçus du premier exemplaire fourni par Nikon, nous en avons demandé un autre. Et puis un autre. Et puis encore un autre, quelques mois plus tard. Et aucun ne nous avait vraiment emballés à la rédaction, nous faisant regretter l’ancien modèle non stabilisé.

Bref, je vous donne peut-être l’impression de raconter ma vie mais chat échaudé craignant l’eau froide, c’est avec ce précédent à l’esprit que j’aborde le test du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S… tout en sachant que le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, testé quelques semaines auparavant, m’avait beaucoup impressionné (pour sa catégorie), ce qui me mettait en de meilleures dispositions.

Comme je suis, avant d’être un mercenaire des tests photographiques, un amoureux de la photographie comme vous, je suis persuadé que vous êtes nombreux à partager ce sentiment (Ça rend le test plus humain et plus sympa. Enfin, je crois). Bref.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/250 ème – f/4

Le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S est le premier zoom à ouverture f/2,8 constante disponible en monture Z alors que jusqu’à présent nous n’avions eu droit qu’à des zooms f/4 constants. Les prochains zooms f/2,8 devraient être les 70-200 mm f/2,8 S (courant 2019) et 14-24 mm f/2,8 S (courant 2020) afin de compléter la « trinité f/2,8 ».

En attendant le Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S, dont quelques exemplaires de pré-production commencent à circuler, le 24-70 est, pour l’heure l’objectif le plus gros et le plus cher de la gamme. Ce n’est pas sans raison car, outre son ouverture constante f/2,8, il bénéficie d’un traitement ergonomique aux petits oignons qui tranche nettement avec la sobriété/simplicité de ses congénères : troisième bague multifonction programmable, écran OLED intégré, doublure velours à l’intérieur du pare-soleil. Il « manque » juste la stabilisation mais ce n’est pas grave puisque les boîtiers, eux, en disposent.

Rien n’est trop beau pour le nouveau porte étendard ! C’est que, si Nikon a crânement misé sur le leitmotiv « l’hybride réinventé » pour évoquer ses boîtiers, en ce qui concerne notre zoom du jour la mission n’était nulle autre que « le 24-70 mm f/2,8 réinventé » (mais c’est sûr, dit comme ça, c’est moins sexy).

À qui se destine ce zoom 24-70 mm ?

De par leur plage focale, les Nikkor Z 24-70 mm se destinent aux photographes recherchant un zoom polyvalent, à la fois capable de photographier du paysage, de l’architecture, de s’adonner à la photographie de rue et au reportage.

De par son ouverture f/2,8, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S se prête encore mieux au portrait que son petit frère f/4 grâce à la profondeur de champ plus étroite et, surtout, aux prises de vue dans de faibles conditions lumineuses. Même si, nous n’avons de cesse de le répéter, les excellentes aptitudes des boîtiers Nikon Z en montée en sensibilité rendent, pour le commun des mortels, cet avantage physique un peu caduc.

Même s’il est un diaphragme (et un tiers) moins lumineux que les focales fixes en f/1,8, acquérir le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S peut, virtuellement, vous dispenser de l’acquisition d’un 35 mm ou 50 mm complémentaire (même si c’est toujours bien d’avoir une focale fixe lumineuse et spécialisée en plus d’un zoom). Ce qui prend moins de place dans le sac photo et, économiquement, peut se révéler intéressant dans la mesure où la triplette 24-70/4 + 35/1,8 + 50/1,8 vous reviendra à 2707 euros (1079 + 949 + 679), un peu moins si vous achetez le 24-70/4 en kit avec votre boîtier.

Notez, au passage, que Nikon n’a pas prévu de kit incluant un boîtier Nikon Z et un zoom Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S : son acquisition se fera alors forcément de manière additionnelle (à moins qu’un revendeur ne décide de lancer son propre kit, mais c’est alors une autre histoire).

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/400 ème – f/2.8

Qualité de construction

Jusqu’à présent, tous les Nikkor Z que nous avons testés nous avaient impressionnés par leur qualité de construction, d’autant plus compte tenu de leur positionnement et leur niveau de gamme respectif. En même temps, en 2019, encore plus de la part d’un constructeur qui ne se prive jamais de rappeler avoir dépassé le siècle d’existence, il s’agit du minimum syndical, ce qui n’enlève rien à la performance industrielle.

Avec le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S cependant, une marche de plus est clairement franchie. Voire deux.

Si comme ses petits frères il profite de nombreux joints d’étanchéité caoutchouc, dont celui très important au niveau de la monture, tout le reste passe à la vitesse supérieure.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Exit la finition satinée du fût, retour du noir mat légèrement texturé. Plus sobre. Plus professionnel. Plus classe. Accouplé à un Z 7, la combinaison du plus bel effet ne manquera pas de vous arracher un « putain, faut quand même reconnaître que ça a de la gueule ».

Cela ne permet pas forcément de faire de meilleures photos mais il faut bien reconnaître que ce seul changement de finition confère à l’objectif un côté désirable. Or, on a tendance à faire de meilleures photos avec un matériel que l’on trouve joli. Du coup, alors, se pourrait-il que… ?

L’ergonomie n’est pas en reste. Bien plus riche que sur les autres objectifs : outre les classiques bague de zoom, bague de mise au point et commutateur AF/MF, une troisième bague programmable près de la monture, le bouton L-Fn correspondant, un écran OLED et son bouton DISP. correspondant s’ajoutent à la fête.

S’il est bien connu que « plus de boutons, ça fait plus pro », cela permet surtout de personnaliser l’objectif selon vos habitudes de travail afin d’avoir la meilleure maîtrise possible de votre outil de prise de vue.

Ainsi, reconnu comme une touche fonction supplémentaire, il vous sera possible d’attribuer au bouton L-Fn l’une des 21 fonctions différentes via le menu de votre boîtier (Menu > Réglages Perso > (f2) Définition réglages perso.), par exemple le mode de mesure, le bracketing, le verrouillage de l’exposition, le zoom électronique (pratique en mise au point manuelle). La bague programmable se paramètre selon la même procédure. Par défaut, c’est la correction d’exposition qui est activée.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/1.250 ème – f/2.8

Le pare-soleil profite quant à lui de la même attention, avec, comble du luxe, une doublure en velours, coquetterie qui n’en est pas une mais reste rare dans l’industrie. Celle-ci n’est pas là que pour la frime, ni pour attraper les poussières, mais afin de limiter les réflexions parasites que l’intérieur d’un pare-soleil satiné classique pourrait causer. Par là même, ce revêtement permet donc de minimiser le flare.

Pour rester de ce côté de l’anatomie de l’objectif, notez que le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S utilise des filtres de 82 mm de diamètre, soit exactement le même que l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR. Du coup, même si vous changez d’objectif, vous pourrez conserver les filtres et vous épargner des dépenses supplémentaires. Bien vu.

Prise en main

Avec 805 grammes sur la balance et une longueur de 126 mm, le zoom f/2,8 Z ne joue clairement pas dans la même catégorie que son cadet en f/4 (500 grammes, 88,5 mm de longueur).

Cet écart de poids s’explique par la formule optique plus ambitieuse contenant plus de verre (17 lentilles dont 2 ED et 4 asphériques du côté du f/2,8, contre 14 lentilles dont 1 ED, 1 ED asphérique et 3 asphériques du côté du f/4), l’électronique supplémentaire mais aussi par le fait que le f/2,8 ne s’encombre pas d’un système de « pliage » afin de prendre moins de place au repos. Ce qui explique, aussi, les 4 cm de longueur supplémentaires.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

à gauche le Nikon Z7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S
à droite le Nikkor AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR + bague FTZ

Le zoom tient bien en main, très bien même. Tout tombe parfaitement sous les doigts et ce serait le nirvana du tripatouillage de bagues, molettes et chevillettes si seulement la bague programmable ne venait pas gâcher le tableau.

En effet, positionnée très proche de la monture afin d’éviter les manipulations accidentelles, elle n’en demeure pas moins un poil trop souple et a tendance à tourner trop facilement lorsque vous rangez votre boîtier dans le sac ou l’en sortez. Il nous est arrivé, à de nombreuses reprises, de nous retrouver avec une correction d’exposition ou une ouverture non désirée au moment de déclencher.

Ceci dit, et c’est le bon côté de la visée électronique des APN hybrides, vous vous en rendez immédiatement compte à l’écran, alors que sur un reflex, si vous n’êtes pas attentif, vous ne pouvez constater l’accident de prise de vue qu’une fois la photo capturée.

Autre légère imperfection, l’écran OLED tend à manquer de luminosité. Celle-ci est réglable sur six niveaux mais, même au maximum, par jour de grand soleil,  elle demeure insuffisante pour consulter confortablement ce qui s’y affiche. Notez au contraire que, pour une totale furtivité dans l’obscurité, il est possible d’éteindre cet écran.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

affichage de l’ouverture sur l’écran OLED du Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

affichage de la distance de mise au point et de la profondeur de champ
sur l’écran OLED du Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

affichage de la focale sur l’écran OLED du Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

L’écran OLED est le véritable point de curiosité de cet objectif. Bien plus versatile que celui des Zeiss Batis, parmi les premiers à en disposer, il permet de compenser la frustration que vous pouvez ressentir avec les autres objectifs Nikkor Z.

Ainsi s’y affichent successivement en cliquant sur la touche DISP de l’objectif les informations relatives à la distance de mise au point (graduée en mètres ou en pieds) doublée d’une échelle de profondeur de champ (enfin !), la distance focale précise au millimètre près (plus besoin de faire des allers-retours dans le menu lecture pour vérifier si vous êtes bien à 50 mm pile poil et pas à 49 ou 51 mm), et l’ouverture.

Ouverture qui, par ailleurs, peut aussi bien être commandée depuis la troisième bague de l’objectif que depuis le boîtier. Mine de rien, cela permet de retrouver un geste sinon authentique, au moins traditionnel, et ce n’est pas pour me déplaire.

Autofocus

Il y a une autre différence entre les deux zooms Nikkor Z 24-70 mm S, mais celui-ci au désavantage du f/2,8 : la mise au point minimale est de 38 cm alors qu’il est possible de se rapprocher jusqu’à 30 cm avec le zoom f/4.

Du côté de l’autofocus, nous avons toujours affaire à une motorisation parfaitement silencieuse, précise et vive… malgré quelques ratés en basse lumière. Mais pour le coup, cela était plus dû au boîtier Z 7 qu’à l’objectif, puisque le même comportement s’est retrouvé avec le 14-30 mm f/4 testé simultanément.

Le suivi AF-C est très accrocheur, Nikon prouve une fois de plus sa maîtrise du sujet.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/125 ème – f/2.8

Stabilisation

Comme tous ses congénères Nikkor Z/S, le Z 24-70 mm f/2,8 S est dépourvu de stabilisation optique. Cela permet d’alléger un peu la bête et de constater, une fois de plus, à quel point la stabilisation capteur intégrée aux boîtiers est exemplaire. Vous pourrez aisément descendre à ½ seconde au 24 mm et ¼ seconde au 70 mm.

C’en est presque lassant, à force, de ne pas avoir grand chose à lui reprocher…

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 49 mm – ISO 12.800 – 1/50 ème – f/3.2

Performances optiques : piqué, homogénéité et vignettage

Histoire de correctement martyriser l’objectif et savoir ce qu’il a dans le ventre, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S a été accouplé au très exigeant capteur de 45 Mpx du Z 7. Lavera-t-il l’honneur des opticiens Nikon, mis à mal par l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR ?

Nous l’avons vu lors du test du Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : les ingénieurs maison n’hésitent pas à exploiter la communication entre objectif et boîtier pour laisser au second le soin de corriger les imperfections du premier, notamment en termes d’homogénéité et de vignettage.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 100 – 1/400 ème – f/2.8

De cet artifice électronique il n’est nullement besoin avec le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S, qui est une bête de course au naturel. Ce qui est rassurant et permet de faire, un peu mieux, passer la pilule de son tarif haut perché.

Pour preuve, alors que des différences flagrantes étaient visibles entre les fichiers NEF et les JPEG internes capturés avec le zoom grand angle, dans le cas des clichés produits par le transtandard f/2,8 c’est blanc bonnet et bonnet blanc.

Cette béquille algorithmique de l’accentuation, le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S en avait lui aussi besoin, mais de manière plus subtile, sa plage focale combinée à son ouverture rendant sa conception optique plus aisée et moins piégeuse.

Le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S impressionne. Vraiment. À toutes les focales, à toutes les ouvertures, même dès f/2,8, le niveau de piqué est très élevé. Du centre au bord.

Pleinement exploitable dès la pleine ouverture, c’est entre f/4 et f/5,6 que vous atteindrez les sommets, avec une mention spéciale pour les plus courtes focales (24 et 28 mm) vraiment excellentes. Même en chipotant et scrutant la périphérie extrême, il faut y passer beaucoup de temps pour constater une dégradation de l’homogénéité. Et cela, encore une fois, à toutes les focales, toutes les ouvertures.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 100 – 1/2.500 ème – f/2.8

Pour autant est-il parfait ? Nous serions presque tentés d’écrire que oui, au moins dans le contexte d’une utilisation normale, c’est à dire si vous faites autre chose que passer votre temps à photographier des mires et des murs de briques (ce qui peut être une passion comme une autre, soit dit en passant).

L’intervention du traitement JPEG interne a cependant deux intérêts, pas criants mais néanmoins appréciables sur un Z 7. Le premier est de reculer la dégradation induite par la diffraction (à partir de f/8, gênante à f/16 et f/22), et cela à toutes les focales.

Le second est de réduire le moirage qui surgit sur les très fins détails, ce que vous constaterez en scrutant vos clichés à la loupe, i.e. À 100 %. Pour le reste, notamment en ce qui concerne l’accentuation, ce que le JPEG vous fera gagner (un peu) en semblant de netteté, vous le perdrez en subtilité des nuances.

Pour résumer, si avec les autres objectifs de la gamme nous vous invitions volontiers à photographier en JPEG pour tirer le meilleur de leur potentiel directement depuis le boîtier, cela n’est plus nécessaire avec le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S. C’est à la fois cohérent et rassurant avec le positionnement professionnel du zoom.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/1.250 ème – f/4

En matière de vignettage, c’est presque le désert… sauf aux focales extrêmes, 24 mm et 70 mm. Là, à f/2,8 et f/4, un très léger vignettage sera perceptible dans les coins extrêmes. « Perceptible » est le bon mot tant, si vous n’avez pas deux clichés du même sujet à deux ouvertures différentes sous les yeux, il passe inaperçu. Et cela aussi bien en NEF qu’en JPEG. De la belle ouvrage, si vous voulez mon avis.

Qui plus est, 70 mm f/2,8 étant la combinaison favorisée pour les portraits, un peu de vignettage dans ces conditions n’aura rien d’esthétiquement dérangeant, bien au contraire. À croire que c’est fait exprès…

Performances optiques : déformation et distorsion

« Déformation ? Distorsion ? Jamais entendu parler… » Circulez, il n’y a rien à voir. Littéralement : ce qui est droit ressort droit, ce qui doit être perpendiculaire ressort à 90°, et en ce qui concerne cette partie du test, c’est plié. Ah, si seulement tous les objectifs pouvaient se montrer aussi exemplaires…

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 100 – 1/100 ème – f/4

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Un objectif sans aberrations chromatiques, cela n’existe pas. Du moins dans la photographie civile, parce que dans les domaines militaires et médicaux, c’est une autre affaire. Et, au hasard, il se trouve que Nikon fait aussi du médical et équipe de nombreuses armées. Faut-il, au passage, rappeler combien l’histoire de la Nippon Kōgaku Kōgyō, premier nom de l’entreprise, est intimement liée à l’histoire militaire moderne du Japon ?…

Cette petite digression culture G pour expliquer que oui, dans de très rares cas, typiquement sur de très fins détails pris en contre-jour avec un fort éclairage de face créant alors un contraste marqué, vous pourrez constater des aberrations chromatiques. En NEF. Le JPEG les corrige. Mais dans tous les autres cas, vous aurez beau chasser les franges chromatiques, vous aurez bien du mal à prendre ce zoom en défaut.

Même commentaire en ce qui concerne le flare : ici, il ne s’agira pas d’images fantômes parasites mais plutôt d’une reproduction fidèle de l’ambiance lumineuse du moment. Parfait pour les filets de lumière filtrant à travers les feuillages ou les couchers de soleil romantiques. Le nouveau traitement multicouche ARNEO, utilisé conjointement avec le bien connu traitement nanocristal, fait des miracles. Et le velours du pare-soleil n’est pas non plus étranger à la performance.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/80 ème – f/4

Jusqu’à présent, les objectifs Nikkor Z testés pouvaient se vanter d’un rendu colorimétrique neutre. C’est presque le cas du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S qui profite de couleurs plus chaleureuses que ses petits camarades. C’est très subtil mais suffisant pour donner du caractère et de l’humanité aux images qu’il produit. Un comportement presque surprenant pour un objectif japonais, lesquels sont réputés chirurgicaux et froids, mais que les photographes de rue et les reporters sauront apprécier.

Les ombres elles aussi sont plus nuancées et riches. Attention, pour en profiter, privilégiez les clichés en NEF plutôt qu’en JPEG qui, selon les profils « Picture Control » sélectionnés, auront tendance à vouloir remettre la colorimétrie dans le froid chemin. Le mieux est l’ennemi du bien.

Dans tous les cas, cela fait plaisir un objectif qui, en plus de bien faire son travail, jouit d’une âme photographique.

Rendu optique : profondeur de champ

C’est probablement sur la gestion de la profondeur de champ et du bokeh que, sur le papier, vous attendez le plus du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S par rapport au Nikkor Z 24-70 mm f/4 S.

Outre l’ouverture plus généreuse, le f/2,8 bénéficie aussi d’un diaphragme circulaire (électro-magnétique) comportant neuf lamelles, contre sept seulement pour son petit frère. Il en résulte, en toute logique, des profondeurs de champ plus courtes, malgré la distance de mise au point minimale allongée, et surtout des arrières plans au bokeh plus délicat et progressif. Plus « crémeux » et « naturels », si vous préférez. En fait, comme en ce qui concerne le rendu colorimétrique, moins japonais et plus allemand. Mais allemand façon Leica, pas façon Zeiss.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 6.400 – 1/100 ème – f/2.8

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S peut vous intéresser si…

  • vous avez besoin d’un objectif polyvalent, lumineux, avec des performances de haut vol,
  • vous ne sauriez photographier avec autre chose que LE meilleur zoom 24-70 mm f/2,8 de Nikon,
  • vous vous sentez bloqué ou frustré par la relative faible ouverture du Nikkor Z 24-70 mm f/4 S,
  • vous désirez un objectif dont vous pouvez pleinement prendre le contrôle et personnaliser selon vos habitudes,
  • vous souhaitez alléger votre matériel et troquer votre duo reflex FX + 24-70 mm f/2,8 pour gagner à la fois en qualité et mobilité. C’est le bon moment pour passer à l’hybride.

Le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S va moins vous intéresser si…

  • 2499 euros, c’est une sacrée somme à débourser. Surtout que cela rend ce transtandard encore plus onéreux que ses homologues en monture F, déjà pas réputés abordables,
  • vous ne jurez que par les objectifs stabilisés (bien que les boîtiers Nikon Z le soient),
  • vous trouvez que c’est quand même gros, pour un objectif hybride…

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 12.800 – 1/800 ème – f/2.8

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S : ma conclusion

Dans toute bonne dégustation, certains recommandent de garder le meilleur pour la fin. Au terme de notre long cycle de test de tous les objectifs Nikkor Z disponibles à date, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S boucle le périple (jusqu’au prochain épisode). Et quelle conclusion magistrale pour, justement, terminer de convaincre même les plus sceptiques que cette nouvelle lignée d’hybrides 24 x 36 mm signée Nikon est fort bien née.

Tout système optique a besoin d’un objectif phare et, dans le cas des Nikkor Z, ne cherchez plus, vous l’avez trouvé.

Ce zoom transtandard f/2,8 justifie à lui seul la bascule vers l’hybride, si vous êtes déjà nikoniste, et saura séduire ceux déjà équipés en hybride de sombrer du côté jaune de la Force. C’est que les opticiens ont mis les petits plats dans les grands et, une fois n’est pas coutume pour Nikon, de faire dans l’avant-gardisme.

À la conception optique sans faille (piqué exceptionnel, homogénéité sans peur ni reproche, couleurs chatoyantes, traitement contre les images fantômes et les reflets redoutables) s’ajoutent une qualité de fabrication et un plaisir de prise en main savoureux.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 35 mm – ISO 10.000 – 1/400 ème – f/2.8

Si Nikon n’a pas forcément réinventé l’hybride, la centenaire maison profite du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S pour ajuster au goût du jour et à l’air du temps certaines pratiques ergonomiques que l’on pensait oubliées avec l’avènement du numérique : échelle de profondeur de champ, bague de diaphragme modernisée (même si le système « clutch » utilisé par des concurrents a un charme indéniable), écran OLED personnalisable… Et ce velours sur le pare-soleil, quelle délicate attention !

Vous l’aurez peut-être constaté au fil de ce test : ce n’est pas sans raisons s’il s’agit du plus long, à ce jour, consacré à un Nikkor Z. À n’en pas douter, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S marque un nouveau jalon optique et standard, au moins pour les nikonistes, assurément dans le monde des hybrides.

Si la mission était de faire oublier le couac de l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR pour reflex, elle est accomplie haut la main. Main qui, par contre, aura peut-être plus de scrupule d’aller au portefeuille pour débourser les 2499 euros demandés par le constructeur pour faire sien cet objectif. Nous serions presque tentés d’écrire que le jeu en vaut clairement la chandelle.

À savourer sans modération sur un Z 7. Dommage qu’il ait fallu le rendre…

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique


Liste complète des objectifs hybrides Nikon Z (2026)

Depuis l’arrivée des appareils hybrides Nikon Z en 2018, la gamme d’objectifs NIKKOR Z s’est considérablement étoffée. En 2026, ce sont 50 objectifs à focale fixe, zooms, macro et téléobjectifs qui couvrent l’ensemble des usages photo et vidéo, pour boîtiers plein format comme APS-C.

Cette page, mise à jour régulièrement en fonction des annonces officielles Nikon (je ne me base pas sur les rumeurs), recense les meilleurs objectifs hybrides Nikon, avec liens vers mes tests et comparatifs détaillés. Vous pouvez ainsi choisir facilement le modèle adapté à vos besoins, qu’il s’agisse de photographie de rue, de portrait, de paysage ou d’animalier.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2026 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Top 5 des objectifs Nikon Z pour hybrides plein format

Pour aller à l’essentiel, voici cinq valeurs sûres plébiscitées par les utilisateurs d’hybrides Nikon Z plein format, toutes testées sur le terrain :

  • Le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S, polyvalent, léger et très piqué, idéal pour la photo du quotidien et les voyages.
  • Le NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S, un objectif portrait de référence, au rapport qualité-prix intéressant.
  • Le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S, une focale standard lumineuse et homogène, parfaite pour progresser.
  • Le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, un téléobjectif pro à la fois rapide, net et stabilisé.
  • Le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, zoom expert passe-partout, apprécié pour sa plage focale étendue et sa qualité optique.

Tous ces modèles sont compatibles avec les hybrides Nikon plein format (séries Zf, Z5, Z6, Z7, Z8, Z9) et conviendront aussi bien aux amateurs qu’aux experts.

Top 5 des objectifs NIKKOR Z pour hybrides APS-C en 2026

Vous utilisez un Nikon Z50II, Zfc ou Z30 ? Voici les cinq objectifs que je vous recommande pour tirer le meilleur parti de votre boîtier APS-C :

  • Le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR, compact, léger et stabilisé, un véritable zoom expert à ouverture constante.
  • Le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7, lumineux, discret, parfait pour la photo de rue, les portraits environnementaux et la vidéo.
  • Le NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR, un zoom polyvalent très pratique pour voyager léger sans changer d’objectif.
  • Le NIKKOR Z 40 mm f/2, compatible plein format, mais idéal sur APS-C pour du portrait serré ou de la photo créative avec flou d’arrière-plan.
  • Le NIKKOR Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR, excellent pour s’initier à la photo animalière ou sportive avec un bon rapport portée/stabilité.

Liste des objectifs NIKKOR Z par catégorie

Nikon continue de développer activement la monture Z, avec une priorité donnée à la qualité optique, la compacité, et la compatibilité avec les boîtiers Z plein format (séries Zf, Z5, Z6, Z7, Z8, Z9) et APS-C (séries Z50, Zfc, Z30).

Les objectifs sont classés ci-dessous par type et plage focale. Pour chaque modèle, vous trouverez un lien vers le test complet ou la fiche technique.

Les meilleurs objectifs pour hybrides Nikon sont ceux de la gamme NIKKOR Z qui remplacent petit à petit ceux de la gamme Nikon F pour reflex. Ces derniers restent toutefois utilisables sur un hybride à l’aide de la bague Nikon FTZ.

Les meilleurs objectifs pour hybrides Nikon NIKKOR Z sont disponibles chez les revendeurs et sites marchands du réseau de distribution sélective Nikon parmi lesquels :

En février 2025, Nikon a officiellement lancé le NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S, marquant l’achèvement de sa dernière roadmap d’objectifs Z. Désormais, la marque préfère créer la surprise chez ses utilisateurs avec des annonces ponctuelles.

Liste des objectifs Nikon NIKKOR Z pour hybrides Nikon
La gamme d’objectifs pour hybrides Nikon par plages focales

Objectifs à focale fixe – Plein format & APS-C

NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S (objectif expert-pro)

NIKKOR Z 24 mm f/1.8 S (objectif expert-pro)

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 pancake (objectif expert-pro)

NIKKOR Z 28 mm f/2.8 (objectif expert alternatif)

NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE (objectif expert alternatif)

NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S (objectif expert-pro)

NIKKOR Z 35 mm f/1.4 (objectif expert-pro)

NIKKOR Z 35 mm f/1.2 S (objectif pro)

NIKKOR Z 40 mm f/2 (objectif expert alternatif)

NIKKOR Z 40 mm f/2 SE (objectif expert alternatif)

NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S (objectif expert-pro)

NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S (objectif pro)

NIKKOR Z 50 mm f/1.4 (objectif expert-pro)

NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S Noct (objectif pro)

NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S (objectif expert-pro)

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S (objectif pro)

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena (objectif pro)

NIKKOR Z 400 mm f/2.8 TC VR S (objectif pro)

NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S (objectif expert-pro)

NIKKOR Z 600 mm f/4 VR S (objectif pro)

NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF (objectif pro)

NIKKOR Z 800 mm f/6.3 VR S (objectif pro)

Objectifs macro – Plein format & APS-C

NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 (objectif expert-pro)

NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 (objectif expert-pro)

NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S (objectif pro)

Objectifs zoom – Plein format & APS-C

NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S (objectif pro)

NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S (objectif expert-pro)

NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 (objectif expert alternatif)

NIKKOR Z 24-50 f/4-6.3 (objectif amateur)

NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S (objectif expert-pro)

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S (objectif pro)

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II (objectif pro)

NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 (objectif expert alternatif)

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR (objectif amateur)

NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1 (objectif amateur)

NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S (objectif expert-pro)

NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR (objectif amateur)

NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ (objectif pour la vidéo)

NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 (objectif expert alternatif)

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S (objectif pro)

NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S (objectif expert-pro)

NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR (objectif expert-pro)

Objectifs NIKKOR Z à focale fixe pour APS-C DX

NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 (objectif expert-pro)

Objectifs NIKKOR Z ZOOM pour APS-C DX

NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR (objectif amateur)

NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR (objectif amateur)

NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR (objectif expert pro)

NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR (objectif amateur)

NIKKOR Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR (objectif amateur)

Convertisseurs de focale Nikon Z

En complément des objectifs natifs, Nikon propose deux convertisseurs de focale qui étendent la portée des téléobjectifs sans changer de boîtier. Ces accessoires sont compatibles avec certains objectifs S-Line haut de gamme. Attention à bien vérifier la compatibilité sur chaque fiche produit.

NIKKOR Z TC-1.4 x

NIKKOR Z TC-2 x

En savoir plus sur le site Nikon

Les meilleurs objectifs pour hybrides Nikon NIKKOR Z sont disponibles chez les revendeurs et sites marchands du réseau de distribution sélective Nikon parmi lesquels :

FAQ – Réponses à vos questions sur les objectifs Nikon Z

Peut-on utiliser un objectif reflex Nikon F sur un hybride Nikon Z ?

Oui, grâce à la bague FTZ (ou FTZ II), les objectifs Nikon F peuvent être montés sur tous les boîtiers Z. Toutefois, l’autofocus peut être plus lent, et les objectifs reflex sont souvent plus volumineux. Pour profiter pleinement de la compacité et des performances des hybrides, les objectifs NIKKOR Z restent le meilleur choix.

Quel est le meilleur objectif pour débuter avec un hybride Nikon Z ?

Pour un boîtier plein format, le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S est polyvalent, compact et très bien corrigé. En APS-C, le kit 16-50 mm est un bon point de départ. Il peut être complété par le DX 24 mm f/1.7 pour une meilleure qualité en basse lumière.

Quelle est la différence entre un objectif S-Line et un NIKKOR Z standard ?

La série S regroupe les optiques les plus haut de gamme de la monture Z. Elles bénéficient de traitements optiques avancés, d’une meilleure construction, souvent tropicalisée, et d’un autofocus plus rapide et plus silencieux. Ce sont les objectifs de référence pour les usages exigeants.

Existe-t-il des objectifs tiers compatibles avec les Nikon Z ?

Oui. Sigma, Tamron, Viltrox, Laowa ou encore TTArtisan proposent des objectifs autofocus ou manuels compatibles monture Z. La qualité varie selon les marques, mais certaines alternatives sont très convaincantes, notamment pour les petits budgets ou des usages créatifs spécifiques.

Les objectifs plein format sont-ils compatibles avec les boîtiers Nikon Z APS-C ?

Oui, tous les objectifs plein format NIKKOR Z fonctionnent sur les boîtiers APS-C. L’image est simplement recadrée (facteur 1,5x). Cela peut même être un avantage si vous cherchez plus de portée, notamment en photo animalière.

Quel objectif choisir pour le portrait avec un hybride Nikon Z ?

Le NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S est la référence en plein format. Il offre un excellent bokeh et une netteté remarquable. Sur APS-C, le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S (équivalent 75 mm) est une très bonne alternative.

Peut-on faire de la vidéo avec les objectifs Nikon Z ?

Oui, la plupart sont optimisés pour la vidéo. Certains modèles comme le NIKKOR Z 28-135 mm f/4 PZ ont même un zoom motorisé silencieux dédié aux vidéastes. L’autofocus est fluide, la respiration optique bien contrôlée sur les modèles récents.

Vous débutez avec un hybride Nikon Z ou souhaitez renouveler votre parc optique ?

Cette page vous guide vers les meilleurs choix selon vos usages. Et si vous hésitez, je vous aide dans mes lettres photo à affiner vos critères pour investir dans le bon objectif au bon moment. Inscrivez-vous pour recevoir mes prochains conseils pratiques et tests terrain.

Les meilleurs objectifs pour hybrides Nikon NIKKOR Z sont disponibles chez les revendeurs et sites marchands du réseau de distribution sélective Nikon parmi lesquels :


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