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Firmware 3.0 : la mise à jour du Nikon Z 9 ajoute près de 20 nouvelles fonctions à l’hybride pro Nikon

Nikon a annoncé une importante mise à jour du Nikon Z 9 par le biais d’un firmware 3.0 qui améliore les performances et ajoute près de 20 nouvelles fonctions à un boîtier pourtant déjà considéré comme le plus performant et complet de sa catégorie. Revue de détail.

MàJ juin 2023 : la version 4 du firmware du Nikon Z 9 est sortie

Firmware 3.0 : la mise à jour du Nikon Z 9 ajoute près de 20 nouvelles fonctions à l'hybride pro Nikon

Le Nikon Z 9 au meilleur prix chez Miss Numerique

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Firmware 3.0 : la seconde mise à jour du Nikon Z 9

Après une première mise à jour très complète du Nikon Z 9 en avril 2022 avec le firmware 2.0, le nouveau firmware 3.0 optimise encore l’hybride pro Nikon en apportant des améliorations à :

  • la capture vidéo et photo,
  • l’opérabilité,
  • l’autofocus,
  • la convivialité générale.

Une déclaration de Jay Vannatter, vice-président exécutif de Nikon Inc. n’est pas passée inaperçue :

« Le firmware 3.0 témoigne non seulement de l’engagement de Nikon à répondre aux besoins de ses clients, mais aussi de son soutien continu à la mise à jour des produits pour qu’ils atteignent leur plein potentiel au profit de ses utilisateurs »

Parmi les apports les plus importants, l’amélioration du système autofocus ajoute 0,5 EV de détection au Nikon Z 9 tout en augmentant la précision de la mise au point en faible lumière et faible contraste.

L’affichage est mis à niveau de même que l’opérabilité du boîtier (dont les boutons et commandes personnalisés. Une nouvelle fonction High-Res Zoom propose un zoom optique supplémentaire pour les vidéos 4K. Une nouvelle fonction C60 High-Speed Frame Capture permet de prendre 60 images par seconde en format DX.

Cette mise à jour du Nikon Z 9 comprend également la réduction du scintillement à haute fréquence apparue pour la photo uniquement dans la version 2.1 et désormais disponible en vidéo.

Le Nikon Z 9 bénéficie de l’affichage de la lecture verticale pour les images, ainsi que de la synchronisation du timecode et de l’UltraSync Blue qui ajoute le timecode entre plusieurs Nikon Z9 contrôlés par une unique télécommande sans fil. Ce nouveau firmware autorise aussi le support UltraSyncBlue d’ATOMOS via Bluetooth.

En outre, les photographes adeptes de la prise de vue en mode rafale seront heureux d’apprendre que cette mise à jour du Nikon Z 9 permet la lecture de séries automatiques, elle peut afficher les photos d’une même rafale après l’affichage de la première image en lecture.

Test Nikon Z 9

la face arrière du Nikon Z 9

Autre aspect important en matière d’ergonomie, il est désormais possible de personnaliser plus de boutons, des améliorations de l’affichage du Z 9 autorisent une meilleure indication de la mise au point et des informations sur les fichiers.

Des améliorations du mode d’affichage du flux de flash (Photo Lv) permet aux utilisateurs de choisir si les effets des paramètres d’exposition sont reflétés lorsqu’un flash Nikon Speedlight ou un déclencheur à distance est utilisé. Ceci vous permet de vérifier l’exposition du fond avant de déclencher, vous évitant de devoir contrôler sur la photo prise avant d’ajuster vos réglages, le gain de temps est appréciable. 

Enfin, le firmware 3.0 pour le Nikon Z9 ajoute une possibilité de neutralisation des autres appareils photo pour vous permettre de passer facilement d’un appareil photo maître à un autre si vous utilisez une configuration à plusieurs boîtiers.

Le protocole FTPS permet le transfert de fichiers cryptés plus rapide et plus sûr. Une fonctionnalité de formatage intégral est désormais disponible pour les cartes CFExpress prises en charge, de même que la possibilité de réinitialiser la distance de mise au point pendant la prise de vue avec décalage de la mise au point.

La mise à jour du Nikon Z 9 estampillée 3.0 est disponible gratuitement sur le site du support Nikon.

Source : Nikon France

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Voigtländer pour Nikon, mariage réussi des objectifs Cosina Voigtländer en monture Z

Nokton, Skopar, Ultron… Pour beaucoup d’amateurs, jeunes et moins jeunes sans distinction, ces noms évoquent quelque chose de nostalgique, l’époque de l’argentique et du tout-manuel, une marque, un savoir-faire : Voigtländer. Mais qu’en est-il aujourd’hui des objectifs Cosina Voigtländer pour Nikon ?

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Voigtlander Cosina pour Nikon Z hybride

Les objectifs Voigtländer pour Nikon Z chez Miss Numerique

Merci à Damien Poupi, fidèle lecteur, pour l’envoi et la mise en forme de ces informations.

Cosina Voigtländer pour Nikon, un mariage germano-japonais

Recherchés et appréciés pour leur signature argentique, des modèles anciens de cette entreprise allemande retrouvent bien souvent une nouvelle vie sur le marché de l’occasion.

C’est oublier cependant que la marque perdure de nos jours, et que des objectifs « modernes » adaptés à l’ère du numérique font leur apparition au fil des années dans les catalogues des produits neufs.

Voigtländer n’existe pourtant plus. Fondée en 1756, l’entreprise connaîtra ses plus belles heures de gloire dans les années 1930, et laissera ensuite discrètement la place aux jeunes et vigoureux japonais émergents, pour disparaître finalement dans les années 1980. Or, si l’entreprise a bel et bien disparu, la marque, elle, renaîtra de plus belle, toujours grâce aux japonais.

Cosina pour Nikon Z-Z-35-mm_2

Voigtländer APO-LANTHAR 35 mm F/2 Asphérique pour Nikon Z

En effet, fort de son partenariat avec la société-mère allemande Plusfoto GmbH pour la réalisation de boitiers et d’objectifs dès 1996, le constructeur japonais Cosina, une entreprise de matériel optique basée à Nakano, département de Nagano, fondée en 1959, a racheté le fabricant Voigtländer en 1999, et maintient depuis la production d’optiques sous cette marque.

Spécialisée dans les optiques manuelles, Cosina continue d’entretenir sa réputation en particulier chez Sony, Leica et Fujifilm, déclinant ses optiques pour chacune de ces montures. Nikon n’est pas laissé pour compte, plusieurs modèles Voigtländer pour Nikon adaptés en version AI-S NIKKOR sont au catalogue pour la monture F des boitiers reflex (voir mon test du 40 mm Color Skopar).

Cosina pour Nikon Z -40_12_Z

Voigtländer NOKTON 40 mm F/1.2 Asphérique pour Nikon Z

Un nouveau partenariat fructueux ?

La surprise arrive en février 2022, quand Cosina annonce un nouveau partenariat avec Nikon. La sortie du Nikon Z fc en 2021 n’y est pas étrangère.

Surprise de taille, car des optiques Voigtländer pour Nikon vont voir le jour « sous licence officielle » Nikon. Ce ne sont donc pas de simples modèles compatibles et limités en capacité, mais des objectifs dédiés à la monture Z, et tirant le meilleur parti des deux bords.

Cosina pour Nikon Z-50_2

Voigtländer APO-LANTHAR 50 mm F/2 Asphérique pour Nikon Z

Au passage, ce ne sont ni plus ni moins que les premières optiques officielles historiques de la marque venant d’un fabricant tiers (avant que Tamron n’arrive plus récemment). Ce qui n’est pas rien.

Nikon a d’ailleurs écrit un mot sur son compte twitter officiel pour annoncer la mise sur le marché de ces optiques Voigtländer pour Nikon « originales ». Petit coup de pub sympa, et surtout message fort d’ouverture de la part de la firme nippone, réputée conservatrice.

« Originales » avec des guillemets, car il s’agit avant tout d’une adaptation à la monture Z de modèles existants. Mais « originales » à la source car elles ont été entièrement repensées pour faire corps avec les boitiers Z. A l’intérieur comme à l’extérieur.

Ces optiques Voigtländer pour Nikon sont manuelles. N’allez pas croire que l’autofocus est en panne, ce n’est pas un défaut de l’objectif non plus, c’est bien à vous de faire la mise au point vous-même (c’est souvent le but recherché, qui motive l’achat de cette marque).

Cosina pour Nikon Z-Z-65_20

Voigtländer MACRO APO-LANTHAR 65 mm F/2 Asphérique pour Nikon Z

En revanche, fait nouveau et intérêt de la licence officielle, les Voigtländer pour Nikon possèdent des connections électroniques qui vont communiquer les informations de l’optique au boitier. Cela permet entre autres :

  • le transfert des données EXIFs,
  • la stabilisation optique du boitier (3 axes) pour ceux qui en sont dotés,
  • l’aide à la mise au point.

Trois types d’aide à la mise au point sont disponibles :

  • mise au point par changement de couleur du cadre de la zone de mise au point
  • mise au point par la fonction Focus Peaking
  • mise au point avec la touche d’agrandissement

La finition extérieure rappelle celle des optiques AI-S NIKKOR, avec une touche de modernité pour aller aussi bien sur le Nikon Z fc que sur les autres boitiers.

Cosina pour Nikon Z-Z-D23_12

Voigtländer NOKTON D23 mm F/1.2 Asphérique pour Nikon Z

La différence principale avec les autres montures est bien sûr cosmétique. Ainsi, la bague de mise au point et la bague de diaphragme sont placées à la manière des traditionnels AI-S. Comme chacun sait, ce sont les détails qui font la différence.

A la mode du Z fc, la police de caractère et la couleur des chiffres sont eux-mêmes issus des AI-S. Nul doute que les nostalgiques adoreront le cliquetis de la bague de diaphragme et les protubérances de la bague de mise au point si caractéristiques du temps de l’argentique.

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Voigtländer NOKTON D35 mm F/1.2 pour Nikon Z

En moins d’un an (au 1er novembre 2022), le catalogue compte six optiques dédiées, au Japon. Trois Voigtländer pour Nikon Z « plein format » et trois Voigtländer pour Nikon Z « APS-C », une septième arrive sous peu :

Entre parenthèses, et à titre purement indicatif, la date de sortie sur le marché japonais. Elles arrivent petit à petit sur le marché européen, patience.

Cosina Voigtländer pour Nikon en plein format

  • Voigtländer APO-LANTHAR 50 mm F/2 Aspherical (mai 2022)
  • Voigtländer APO-LANTHAR 35 mm F/2 Aspherical (juin 2022)
  • Voigtländer NOKTON 40 mm F/1.2 Aspherical (octobre 2022)
  • Voigtländer MACRO APO-LANTHAR 65 mm F2 Aspherical (novembre 2022)

Cosina Voigtländer pour Nikon en APS-C

  • Voigtländer NOKTON D35 mm F/1.2 (avril 2022)
  • Voigtländer NOKTON D23 mm F/1.2 Aspherical (mai 2022)
  • Voigtländer MACRO APO-ULTRON D35 mm F/2 (octobre 2022)

Cosina pour Nikon Z-D35_20_Z

Voigtländer MACRO APO-ULTRON D35 mm F/2 pour Nikon Z

Compatibilité Nikon Z et tarifs

Les objectifs Voigtländer pour Nikon Z sont compatibles avec tous les hybrides Nikon au catalogue en 2022 (Z 5, Z 6, Z6 II, Z 7, Z7 II, Z 9, Z 50, Z fc, Z 30), pourvu que ceux-ci soient mis à jour avec le dernier firmware en date.

Tout comme les NIKKOR Z, les objectifs APS-C sont également compatibles avec les boitiers plein format à condition d’utiliser leur fonction de recadrage DX intégrée.

De même que les NIKKOR Z encore, afin d’éviter toute confusion, les objectifs pour APS-C ont une lettre supplémentaire dans leur dénomination, un D. Cette lettre signifie selon Cosina « Demi », elle fait référence à la taille du capteur APS-C qui est peu ou prou la moitié d’un capteur plein format.

Côté tarif, les prix annoncés par le fabricant oscillent entre 700-800 euros et un peu plus de 1000-1200 euros selon les modèles. A vérifier avec les prix en magasins chez les revendeurs agrées.

Pour en savoir plus et voir des photos, n’hésitez pas à consulter les deux sites officiels de Voigtländer en Allemagne et de Cosina au Japon (en version anglaise) :

Voigtländer (voigtlaender.de)

Voigtlander – 株式会社コシナ (cosina.co.jp)

Merci à Damien Poupi, fidèle lecteur, pour l’envoi et la mise en forme de ces informations.

Les objectifs Voigtländer pour Nikon Z chez Miss Numerique


NIKKOR Z 600 mm f/4 VR S : plus léger, convertisseur intégré, AF silencieux

Nikon annonce le nouveau NIKKOR Z 600 mm f/4 VR S, un téléobjectif en monture Z qui permettra aux professionnels de la photographie de sport ou animalière de disposer d’une très longue focale fixe bien plus légère et complète que la version AF-S équivalente pour reflex.

NIKKOR Z 600 mm f/4 VR S : plus léger, convertisseur intégré, AF silencieux

Tous les objectifs NIKKOR Z chez Miss Numerique

NIKKOR Z 600 mm f/4 VR S : présentation

Si la gamme NIKKOR Z manquait de téléobjectifs lors de son arrivée en 2018, ce n’est plus la cas désormais. Après le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, le NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S, voici venir le nouveau 600 mm f/4 VR S.

Tout comme le 400 mm f/2.8, ce 600 mm intègre un téléconvertissseur TC 1.4 qui permet à l’optique de cadrer comme un 840 mm f/5.6 sur un Nikon Z plein format sans nécessiter l’utilisation d’un téléconvertisseur externe.

La mise au point autofocus est assurée par un moteur AF VCM Silky Swift, une motorisation intégrant un codeur ABS qui s’avère très silencieuse. Les vidéastes apprécieront, les photographes animaliers encore plus qui craignent souvent d’effrayer les animaux lors de la prise de vue.

La stabilisation VR permet de gagner 5 stops en mode standard alors que le mode Synchro VR du Nikon Z 9 permet de grimper à 5,5 stops.

NIKKOR Z 600 mm f/4 VR S

Le NIKKOR Z 600 mm f/4 VR S est doté d’un traitement anti-reflet Meso-Amorphe. La formule optique comprend trois lentilles en verre ED (2 sont utilisées en fonctionnement à 600 mm, une troisième est activée lorsque le TC entre en action), une lentille Super ED et deux lentilles en fluorite.

Ces lentilles permettent d’alléger l’optique qui gagne, avec son convertisseur intégré, 500 gr. par rapport au 600 mm AF-S pour reflex sans convertisseur, pour un poids total de 3,260 gr.

L’optique est ainsi optimisée tant pour la prise de vue, avec un poids reporté sur l’arrière pour un meilleure équilibre, que pour le transport. Elle peut intégrer une valise cabine qui évitera de la laisser en soute. Au tarif de l’ensemble, autant dire que c’est un atout.

L’optique comprend une bague de rappel de la mise au point, un bouchon avant souple, une courroie. Elle est livrée avec le pare-soleil Nikon HK-43 et le sac Nikon CL-3.

Le tarif public de 17.249 euros réserve cet objectif aux professionnels et aux quelques amateurs désireux de se faire un beau cadeau. Le NIKKOR Z 600 mm f/4 VR S sera disponible à partir du 24 novembre 2022.

Source : Nikon France

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Nikon MC-N10, poignée vidéo Nikon déportée pour hybrides Nikon Z

Nikon annonce l’arrivée de la poignée Nikon MC-N10 annoncée en début d’année, une poignée qui permet de déporter les contrôles d’un Nikon Z 6 II, Z 7II ou Z 9 lors des tournages vidéos.

Nikon MC-N10, poignée vidéo Nikon déportée pour hybrides Nikon Z

Tous les accessoires vidéos chez Miss Numerique

Nikon MC-N10, présentation de la poignée vidéo Nikon

Les hybrides sont désormais les appareils les plus utilisés par les vidéastes et cinéastes pour de nombreux tournages (voir Comment réaliser son film de A à Z). Ils ne s’utilisent alors pas comme un appareil photo mais comme une caméra vidéo, avec un stabilisateur, un écran déporté et des contrôles externes permettant de tout régler sans voir recours aux touches du boîtier (kit cinéma vidéo Nikon Z 6II).

Afin de faciliter la vie des cadreurs, Nikon a développé la poignée Nikon MC-N10 qui reprend la plupart des contrôles de la poignée droite des Nikon Z, pour les mettre dans les mains du cadreur qui peut ainsi filmer tout en ayant son boîtier monté sur un stabilisateur.

Cette poignée donne accès à tous les paramètres vidéos essentiels. Elle est compatible avec les Nikon Z 6 et Z 7 série 2 ainsi qu’avec le Nikon Z 9. Les deux molettes avant et arrière sont conçues pour rester silencieuses et fluides, sans cran, de façon à ne générer aucun bruit lors de leur utilisation.

Nikon MC-N10, poignée vidéo Nikon déportée pour hybrides Nikon Z

La poignée vidéo Nikon MC-N10 pèse 310 gr., est alimentée par deux piles AA qui lui offrent 12 heures d’autonomie. Elle est reliée au boîtier par l’intermédiaire d’un connecteur USB-C et la fixation adopte le standard Rosette ARRI.

Cette poignée vidéo Nikon MC-N10 déportée sera disponible à partir du 1er décembre 2022 au tarif public de 499 euros.

Source : Nikon France

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Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : faut-il craquer pour Tamron ?

A peine annoncé quelques jours auparavant, le tout premier objectif Tamron pour Nikon hybride me faisait de l’oeil. Un zoom Tamron en monture Z native, avec une plage focale 70-300 mm inexistante dans la gamme NIKKOR Z ? A un tarif abordable ? Attirant, d’où mon envie de réaliser ce test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z dans les meilleurs délais.

Tamron France a été très réactif et m’a procuré un des premiers modèles sorti d’usine, j’ai pu le garder deux semaines pour vous dire ce que j’en pense. Voici mes conclusions et des photos.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : faut-il craquer pour Tamron ?

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z : contexte

Depuis des décennies, Tamron produit des optiques pour les plus grandes marques d’appareils photo. En gamme reflex l’offre était pléthorique pour les montures Nikon et Canon en particulier. Cette offre a été recentrée depuis quelques années sur les boîtiers hybrides Sony, la marque ayant été la première à proposer une offre hybride crédible.

Depuis, Tamron a complété sa gamme d’optiques pour les hybrides Fujifilm, et vient donc de le faire pour les hybrides Nikon Z. Tamron devient ainsi le premier des deux opticiens indépendants majeurs (avec Sigma) à arriver chez Nikon avec la monture Z. C’est d’autant plus intéressant que Tamron dispose de la licence de développement pour la monture Z, ce qui lui permet de garantir l’évolutivité de ses objectifs, un critère essentiel avec les hybrides dont les mises à jour firmware sont fréquentes.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Pour en revenir à ce 70-300 mm, la plage focale bien connue chez Tamron, le Tamron SP AF 70-300 mm f/4-5.6 Di VC USD pour reflex Nikon a déjà fait les beaux jours des photographes animaliers, de nature et de sport. Cette même plage focale est disponible pour les hybrides Sony en monture E.

Ce Tamron pour Nikon Z est donc la première optique Tamron en monture Z native, ne nécessitant pas le recours à la bague FTZ. Ce zoom est aussi conçu pour cette grande monture, et a le mérite de combler un trou dans la gamme NIKKOR Z. Celle-ci propose plusieurs zooms téléobjectifs, mais entre le superlatif NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8, le NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S et le NIKKOR Z 24-200 mm, difficile de faire un choix lorsqu’on est amateur avec un budget restreint.

Jusqu’ici, pour limiter les coûts, il vous fallait donc vous rabattre sur l’AF-S NIKKOR 70-300 mm pour reflex et lui greffer la bague FTZ. Une solution satisfaisante si vous possédiez déjà cette optique, bien moins intéressante si vous ne l’aviez pas encore. Quant aux 200 mm, l’AF-S NIKKOR 70-200 mm f/4 pour reflex n’a pas marqué l’histoire, le NIKKOR Z 24-200 f/4-6.3 s’avère un choix plus judicieux (sans bague lui-aussi).

Maintenant que le contexte est précisé, qu’en est-il de ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z ?

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Présentation

Le Tamron 70-300 mm reprend les codes communs à la gamme Tamron et à la gamme NIKKOR Z. Belle sobriété dans la présentation, deux bagues agréables à utiliser, dont une très large bague de zoom.

La monture métallique dispose de l’ensemble des contacts nécessaires au bon fonctionnement sur un Nikon hybride, ainsi qu’aux évolutions futures puisque tous les contacts ne sont pas encore exploités par Nikon.

L’optique dispose d’un connecteur USB-C (étanche, précision donnée par la marque) lui permettant d’être relié à l’application Tamron pour smartphone et ordinateur. Vous pourrez ainsi mettre à jour le firmware de l’objectif (et personnaliser le fonctionnement de l’autofocus prochainement).

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z
le connecteur USB-C pour personnalisation et mise à jour

Notez que l’objectif ne dispose pas de commutateur AF/M sur le fût, ni d’une troisième bague à la façon des NIKKOR Z séries S. Ceci ne vous prive toutefois pas de la mise au point manuelle,
il suffit de paramétrer la bague personnalisable sur « mise au point manuelle ». Vous perdrez alors la possibilité de lui attribuer tout autre réglage. Rien de catastrophique toutefois tant les possibilités de personnalisation des touches FN et autres contrôles sont nombreuses sur les hybrides Nikon.

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z
la large bague de zoom et la bague personnalisable côté boîtier

Comme la plupart des zooms actuels (hors gammes pros), ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z s’allonge pour passer de la focale 70 mm à la focale maximale de 300 mm. J’ai apprécié l’absence de position de repos qui impose de tourner la bague de zoom lors de l’allumage du boîtier.

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z en position 70 mm

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z en position 300 mm

À qui se destine ce zoom Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z ?

Un téléobjectif 70-300 mm intéresse en premier lieu les photographes animaliers qui l’utilisent pour la photo d’animaux et d’oiseaux ni trop gros ni trop distants. Au-delà, les focales de 400 à 800 mm sont plus adaptées mais ne jouent pas dans la même cour.

Le 70-300 mm est aussi intéressant pour la photo de paysage, le portrait, et la photo de sport et d’action. Vous remarquerez que je l’ai toutefois utilisé en photo urbaine contre toute attente en obtenant des résultats très satisfaisants.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Focale 70 mm

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Focale 300 mm

Reste la question de l’ouverture maximale du Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z, qui interroge si j’en crois les retours lors de ma conférence au salon de la Photo pour la présentation de ce zoom.

La question est pertinente puisque cette ouverture maximale est de f/4.5 à 70 mm et de f/6.3 à 300 mm. Par rapport à un zoom ouvrant à f/4 constant, la différence se fera sentir à partir de 150 mm environ. Ces deux ouvertures maximales ne vous privent toutefois pas de réaliser de jolis flous d’arrière-plan, n’oubliez pas que ceux-ci sont aussi fonction de la focale et de la distance au sujet.

Et la contrainte sur la montée en sensibilité ? Elle existe en effet si l’ouverture maximale ne permet pas de conserver un temps de pose assez court pour éviter le flou de bouger. Il vous faut alors monter en ISO (le fameux triangle d’exposition).

Avec les capteurs des Nikon hybrides, la montée en ISO ne sera pas un point bloquant avec ce zoom. Il vous faudra monter d’un cran ou deux pour compenser l’ouverture maximale limitée, ce qui ne pose de problème ni sur les plein format 24 et 45 Mp, ni sur les capteur APS-C des Nikon DX.

Si vous vous contentiez d’un 70-300 mm pour votre reflex, vous ne pourrez qu’avoir mieux avec celui-ci sur un Nikon Z dont le capteur est plus performant quel que soit le modèle.

Quant à l’absence de stabilisation sur ce zoom, c’est un autre sujet, je vous en parle plus bas.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z
notez le joli flou plus prononcé à pleine ouverture que sur la photo ci-dessus

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Qualité de construction

L’époque des objectifs Tamron moins bien construits que les objectifs de marques est révolue depuis le siècle dernier. Ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z sent le souhait de bien faire chez Tamron. Les bagues sont ajustées avec précision, elles se manœuvrent aisément, la monture ne présente aucun jeu, la sérigraphie est précise. « Du bon matériel » diraient certains.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Seulement la qualité de construction ne suffit pas à faire d’un objectif un outil que vous utiliserez dans toutes les situations. Il lui faut aussi s’avérer étanche aux intempéries, tout en restant assez léger pour ne pas vous démonter les cervicales. Il doit enfin savoir rester compact pour faciliter le transport.

C’est le cas de ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z que je n’ai pas hésité à soumettre à la pluie lors d’une séance nocturne. RAS après une bonne heure, j’ai abandonné avant lui.

La lentille frontale laisse glisser les gouttes d’eau, cette construction fait de lui l’équivalent des NIKKOR Z « non S », ces derniers bénéficiant, mais à quel prix, d’un degré de finition encore supérieur. Poids et compacité je vous en parle plus bas, deux autres avantages de ce zoom.

Le pare-soleil livré avec l’objectif se fixe aisément, pensez à l’utiliser aussi pour protéger la lentille frontale.

Enfin notez que le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z utilise des filtres de 67 mm de diamètre.

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Prise en main

Poids et compacité, deux critères de choix lorsqu’on choisit un téléobjectif. Voici à titre de comparaison les poids des optiques les plus proches en terme de plage focale :

  • 580 gr pour le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z
  • 570 gr pour le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR
  • 1355 gr pour le NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S

A l’usage, ce TAMRON 70-300 est agréable à tenir en main, il ne vous casse pas le poignet au bout de quelques heures. Sa large bague de zoom que vous manœuvrerez du bout de vos index et pouce facilite l’ajustement du cadre. La bague personnalisable est proche de la monture comme sur les objectifs NIKKOR Z, rien à signaler la concernant.

Je dois admettre qu’après ce temps passé avec ce téléobjectif, moi qui rechigne toujours à les utiliser, j’ai redécouvert le plaisir de cadrer avec des focales longues (70 à 300 mm, en urbain, c’est très long) et les résultats étant à la hauteur de mes attentes, c’est une très bonne nouvelle. Je me verrais bien utiliser un tel objectif compact et léger plus souvent pour les plans serrés et le portrait de rue.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Autofocus et distance de mise au point

 La distance minimale de mise au point du Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD Nikon Z est de :

  • 80 cm à 70 mm
  • 150 cm à 300 mm

L’autofocus parlons-en car sur un téléobjectif il doit être à la fois précis, réactif, stable et capable de suivre les consignes du boîtier. Les optiques NIKKOR Z sont conçues pour ça par Nikon. S’agissant ici d’un objectif conçu par un opticien indépendant, vous êtes en droit de vous demander ce qu’il en est. Ma réponse est simple : l’autofocus Tamron est largement au niveau, faisant mouche à chaque fois aussi bien qu’un NIKKOR Z.

Cet autofocus Tamron a le bon goût de suivre le sujet sans aucune latence ni hésitation. J’ai pu le vérifier à plusieurs reprises, comme avec ces deux cyclistes passant près de moi à bonne allure. L’AF les a accrochés au passage et suivis jusqu’au fond du cadre. C’est très agréable, d’autant plus que je vous rappelle que l’autofocus des hybrides agit sur la plus grande partie du champ cadré, à la différence de celui des reflex limité au centre de l’image.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Stabilisation

Le sujet qui fâche certains. Pourquoi diable Tamron propose-t-il un téléobjectif non stabilisé en 2022 ? Quelles conséquences à l’usage ?

A la première question, je n’ai d’autre réponse (qui n’engage que moi) que la nécessité pour la marque de proposer un objectif au tarif maîtrisé. Ce qu’elle peut faire en s’appuyant sur le développement de ses objectifs pour d’autres marques. Cette réutilisation et adaptation à chaque marque permet de limiter les propositions techniques plus coûteuses à produire. La version Sony n’est pas stabilisée, la version Nikon non plus, une question de logique industrielle.

A la seconde question, les conséquences sur l’utilisation, elles dépendent du boîtier. Les Nikon Z plein format disposent d’un capteur stabilisé 5 axes (IBIS), qui compense l’absence de stabilisation de l’objectif. Les Nikon hybrides APS-C n’en disposent pas, ils sont donc moins aptes à donner la meilleure image possible alors que l’objectif n’est pas stabilisé. Si la stabilisation vous importe sur APS-C, orientez-vous plutôt vers le NIKKOR Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR.

De là à dire que ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD n’est pas utilisable sur un Nikon Z 50, 30 ou Z fc, il y a un pas que je ne franchirai pas.

Il reste parfaitement utilisable en raison d‘une très bonne montée en ISO du capteur (pour raccourcir le temps de pose) et de la possibilité de tenir fermement en main l’ensemble boitier+objectif, léger et compact. Cependant, une version stabilisée serait un plus qui permettrait au Tamron de concurrencer le 50-250 NIKKOR Z sur APS-C. Une stabilisation qui servirait aussi les hybrides plein format car intégrée à l’optique elle est toujours plus efficace avec les longues focales que l’IBIS seul. Ceci explique d’ailleurs la présence du VR sur les téléobjectifs Nikon (mais le tarif n’est pas le même, je me répète).

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Performances optiques : piqué, homogénéité, vignettage, distorsion

Comme pour chacun de mes tests sur le terrain, j’ai utilisé ce zoom pour mes prises de vue habituelles. En soirée j’ai privilégié l’ouverture maximale à toutes les focales sur le Nikon Z 6II.

Les objectifs NIKKOR Z font appel à l’électronique pour appliquer les corrections d’image adéquates (en savoir plus sur la photographie computationnelle).

Le principe est simple : le boîtier corrige les défauts de l’objectif (ils en ont tous), dont l’homogénéité et le vignettage. Il tient compte pour cela de la focale, de l’ouverture et de la distance de mise au point. Les images JPG intègrent cette correction, les fichiers RAW incorporent un profil de correction que les logiciels capables de lire ces données utilisent.

Ce mode de fonctionnement est rendu possible par la communication électronique entre le boîtier et l’objectif, communication que Tamron gère puisque la marque dispose des informations nécessaires grâce à la licence Nikon. Le retro-engineering que pratiquent d’autres marques n’ayant pas accès aux informations techniques s’avère en effet bien plus délicat pour optimiser les résultats.

Impossible d’avoir l’information précise de la part des deux marques, secret industriel oblige, mais ce Tamron pourrait bien fonctionner comme les NIKKOR Z si j’en juge les résultats obtenus. Un bon point à Tamron pour avoir fait le choix de cette licence.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Mes images test montrent une excellente netteté au centre à toutes les focales, ce zoom fait aussi bien ici que les zooms NIKKOR Z de plage focale proche.

Sur les bords, la qualité de l’image se dégrade, une distorsion apparaissant sur les images observées à 200 %. C’est assez courant sur la plupart des zooms téléobjectifs, et en rien pénalisant tant que vous observez vos images sur écran au grandissement normal ou que vous faites des tirages de taille moyenne (90 x 60 par exemple)..

En fermant l’ouverture de deux crans environ, vous réduirez les quelques faiblesses du Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z sur les bords. Je n’ai pas noté de distorsion flagrante sur toute la plage focale.

Cette analyse sur écran mériterait toutefois d’être complétée d’un passage au banc optique si vous êtes adepte des tests optiques et des bancs et courbes de transfert, ce que n’est pas un test terrain.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z
le vignettage reste modéré dans les quatre angles

En matière de vignettage, la correction appliquée par le boîtier est très efficace. Le RAW est corrigé à l’ouverture. Sur les JPG, j’évalue ce vignettage entre 0,5 et 0,7 Ev à pleine ouverture, une valeur courante sur un tel zoom, le vignettage disparaissant en fermant de deux stops.

Au final, ce 70-300 mm Tamron pour Nikon Z est une très bonne nouvelle pour quiconque veut disposer d’une focale maximale de 300 mm Nikon Z native sans négliger la qualité d’image et sans devoir dépenser bien plus pour un 100-400 mm NIKKOR Z.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Rendu optique : profondeur de champ

Ce n’est pas parce que l’ouverture est limitée que vous ne pouvez pas créer un joli flou d’arrière-plan. L’exemple ci-dessous vous montre ce qu’il vous est possible d’obtenir à main levée, à faible ouverture, en jouant avec les lames du diaphragme. De quoi vous amuser si vous appréciez ce type d’effet.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr

Cliquez sur la photo pour ouvrir l’album.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z peut vous intéresser si …

  • vous cherchez un téléobjectif léger et compact pour la photo animalière, le sport, le portrait,
  • les téléobjectifs à ouverture constante f/2.8 vous sont inaccessibles (taille, poids, tarif),
  • vous n’avez pas besoin d’une focale aussi longue que le 500 ou 600 mm,
  • vous souhaitez remplacer le couple bague FTZ + AF-S NIKKOR 70-300 mm reflex pour gagner en encombrement et facilité d’usage,
  • vous n’avez pas déjà un 70-300 mm pour reflex ou un téléobjectif équivalent.

Le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z va moins vous intéresser si …

  • vous voulez le meilleur zoom téléobjectif pour Nikon Z du moment quel qu’en soit le tarif,
  • vous ne jurez que par les objectifs très ergonomiques et construits pour résister à tout,
  • vous êtes fan de la focale 400 mm,
  • vous avez besoin d’une bague de mise au point manuelle en plus de la bague personnalisable, en vidéo par exemple,
  • vous avez déjà un 70-300 mm pour reflex et une bague FTZ,
  • vous avez un budget serré et préférez vous passer de la focale 300 mm en utilisant votre zoom NIKKOR Z 24-200 très polyvalent.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z : ma conclusion

Ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z est une bonne nouvelle pour plusieurs raisons.

Il annonce l’arrivée du premier opticien japonais indépendant dans l’univers Nikon Z, avec une licence Nikon faisant la différence. Dans ce monde là, le premier arrivé est souvent le mieux armé pour la suite.

Ce zoom préfigure l’arrivée prochaine (je n’ai pas l’info mais c’est crédible) d’autres optiques Tamron pour Nikon Z dont les plages focales sont attirantes et inexistantes dans la gamme NIKKOR Z existante ou à venir (comme les 35-150 mm ou 150-500 mm).

Ce zoom propose une fiche technique pertinente, des choix confirmés par les résultats obtenus sur le terrain. Il est bien construit, léger, compact et compatible plein format et APS-C (à la stabilisation près sur l’APS-C). Ces critères en font une alternative crédible et séduisante pour un Nikon Z plein format Z 5 ou Z 6 série 1 et 2. Les Z 7 et Z 9, plus exigeants, pourront cependant mettre en avant quelques faiblesses liées à la très grande densité de pixels sur le capteur 45 Mp.

Cet objectif bénéficie du « Tamron Service« , si toutefois il est en panne, vous bénéficiez d’un prêt pendant la réparation.

Au final, que reprocher à ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z ? Une ergonomie simplifiée, une formule optique moins ambitieuse que celle du NIKKOR Z 100-400 mm, et un tarif que l’on aimerait voir serré encore pour approcher celui du même objectif en monture Sony.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Mais attention, ce test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z m’a permis de réaliser combien cette formule est attirante, vous offrant la possibilité de disposer d’un 70-300 mm de qualité et parfaitement compatible avec les Nikon Z. Une proposition qui a de quoi séduire !

En savoir plus sur le site de Tamron

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique


Qu’est-ce que le Focus Peaking ?

Focus Peaking est l’un des nouveaux termes barbares apparus avec les boîtiers hybrides sans miroir et le mode LiveView des reflex. Ce terme, que vous pourriez prendre à tort pour le nom d’un nouveau problème, est en fait celui d’une nouvelle fonctionnalité destinée à faciliter la vie des photographes.

Qu'est-ce que le Focus Peaking et comment l'utiliser

Plus de conseils comme celui-ci dans mon kit photo

Qu’est-ce que le Focus Peaking ?

La traduction peut vous laisser perplexe, et il y a de quoi : « mise au point culminante » n’évoque pas grand-chose hormis que cela aurait peut-être à voir avec la mise au point.

Bingo ! C’est bien de cela dont il s’agit : le focus peaking n’est ni plus ni moins qu’une aide visuelle à la mise au point manuelle. Mais oubliez les viseurs-loupe et autres stigmomètres que l’on pouvait rencontrer sur les reflex d’antan, car le focus peaking n’a rien à voir avec cela.

Bien qu’il soit devenu très performant avec son autofocus plein champ, un boîtier hybride sans miroir permet toujours d’effectuer une mise au point manuelle « à l’ancienne », en jugeant du résultat à l’œil nu directement sur le viseur ou l’écran arrière. Petit luxe moderne, il est aussi possible de zoomer dans la zone voulue afin d’affiner la mise au point.

Cependant cette méthode présente plusieurs inconvénients : elle est fastidieuse et souvent imprécise à main levée. Elle peut s’avérer redoutable sur pied, mais demandera alors un temps de mise en œuvre certain : dans ces conditions la spontanéité et la balade légère seront impossibles.

C’est là qu’intervient le focus peaking : ce procédé permet une mise au point rapide et précise, même à main levée, et offre des résultats satisfaisants moyennant un minimum de pratique.

Avec la fonction focus peaking activée, la zone de netteté apparaît en couleur en surimpression de l’image cadrée. Vous n’avez alors plus qu’à tourner la bague de mise au point jusqu’à ce que la zone voulue se colore : une fois fait, le point est effectué, il ne reste plus qu’à déclencher.

Comment accéder au Focus Peaking ?

La plupart des hybrides sans miroir disposent de la fonction de focus peaking. Mais attention, si vous cherchez ce terme dans le manuel de votre appareil, vous risquez fort de ne rien trouver car chaque marque a sa façon de nommer cette fonction. Chez Nikon, le focus peaking porte le doux nom de «  Mise en relief de la mise au point ».

Commencez par accéder au menu photo de votre hybride Nikon Z puis sélectionnez MF Mise au point manuelle. Vous pouvez aussi choisir la mise au point manuelle via les touches désignées de votre boîtier.

Focus Peaking Nikon

Pour accéder à la fonction de focus peaking, vous devez préalablement l’activer dans les réglages personnalisés de l’appareil.

Accédez au menu « Réglages personnalisés » puis « Prise de vue / Affichage ». Selon le modèle, vous trouverez le focus peaking sous l’appellation « Mise en relief de la mise au point », entrée d11 sur le Nikon Z 6II par exemple.

Focus Peaking Nikon

Le menu de la fonction focus peaking permet de choisir la couleur utilisée pour la mise en valeur de la zone de netteté (blanc, rouge, bleu ou autre).

La couleur de mise en relief à utiliser dépend de vos préférences personnelles, comme du type de  sujet photographié : si la couleur blanche n’est pas la plus adaptée pour les paysages enneigés, elle fait en revanche merveille dans les ambiances sombres. La couleur Rouge est celle qui convient dans la plupart des autres cas.

Focus Peaking Nikon

Il est aussi possible de choisir une sensibilité plus ou moins importante du focus peaking. Le mieux est de faire des essais afin de déterminer les réglages qui vous conviendront le mieux.

Focus Peaking Nikon

Une fois ces réglages effectués, la fonction de focus peaking sera active dès que vous tournerez la bague de mise au point. Si vous souhaitez la désactiver, sélectionnez  la valeur OFF Désactivé dans le menu ci-dessus.

Comment fonctionne le Focus Peaking ?

Le focus peaking vient du monde de la vidéo, et n’a débarqué que tardivement, en mode live view uniquement, sur certains reflex numériques. Il s’est généralisé chez les photographes avec l’apparition et la généralisation des hybrides sans miroir.

Son principe est le suivant : le capteur du boîtier hybride est exposé à la lumière de façon continue et en temps réel. A l’instar des autofocus à détection de contraste, le capteur détecte les contrastes de l’image cadrée en temps réel. Les bords à fort contraste correspondent alors aux zones nettes de l’image.

Le processeur de l’hybride traite cette information (toujours en temps réel) et superpose une couleur en surbrillance sur lesdites zones. Celles-ci, désormais colorées, correspondent donc aux zones nettes de l’image. Ne reste alors au photographe qu’à tourner la bague de mise au point afin de faire apparaître la couleur sélectionnée dans le menu pour faire la mise au point à l’endroit voulu.

En pratique, quand le focus peaking est activé et que la mise au point n’est pas faite sur le sujet, la couleur en surbrillance ne s’affiche pas. L’illustration ci-dessous est faite sur l’écran arrière pour être plus visible, le focus peaking apparaît de la même façon dans le viseur électronique de l’hybride. Ici la couverture du livre visé est floue. Aucune couleur n’apparaît sur l’image.

Mise au point manuelle avec focus peaking

Focus peaking : image floue, aucune info visible

Dès que vous commencez à tourner la bague de mise au point, l’affichage de la couleur préalablement sélectionnée se produit lorsque vous commencez à avoir des zones vaguement nettes (quand le contraste devient suffisant discriminant).

Sur l’illustration ci-dessous, une très fine ligne rouge commence à être visible sur les tranches des livres et la couverture au centre.

Mise au point manuelle avec focus peaking

Focus peaking : image manquant de netteté, info devenant visible

Plus vous affinez la mise au point, plus l’image, et donc la zone en surbrillance, deviennent nettes. Selon l’ouverture sélectionnée et la distance du sujet, la zone de netteté et donc la couleur en surimpression seront de taille plus ou moins importante : à très grande ouverture, la zone en surbrillance sera en toute logique plus étroite qu’avec le diaphragme fermé, rien de nouveau de ce côté-là.

Mise au point manuelle avec focus peaking

Focus peaking : image nette, les lignes rouges sont évidentes sur la couverture du livre

Si vous souhaitez une mise au point encore plus précise, vous pouvez utiliser la loupe conjointement avec le focus peaking. Dans ce cas il vous faut bien faire attention à ne pas perdre le cadrage car dans ces conditions vous ne voyez plus qu’une infime partie du champ cadré.

Comment faire la mise au point avec la loupe sur un Nikon hybride

Utilisation de la loupe avec le focus peaking

Quand utiliser le Focus Peaking ? Quand ne pas l’utiliser ?

En photo, grâce au focus peaking vous pouvez effectuer une mise au point très précise quand l’autofocus a rendu les armes, ou quand l’objectif utilisé ne dispose pas de l’autofocus, comme un ancien NIKKOR Ais par exemple.

Le focus peaking peut aussi être utilisé pour vérifier la mise au point, ou pour visualiser la zone de netteté à une ouverture donnée en temps réel. Cela sera d’autant plus utile dans des disciplines où le moindre décalage de mise au point non souhaité est problématique, en macro par exemple.

En vidéo, l’utilisation du focus peaking permet d’effectuer une mise au point manuelle en temps réel sans occasionner de nuisance sonore, quand l’objectif utilisé ne dispose pas d’un autofocus silencieux prévu à cet effet.

Le focus peaking a aussi des limites. Il a besoin que les zones photographiées disposent d’un contraste suffisant afin de pouvoir être mis en œuvre. Faute de quoi, il vous faudra en revenir à des méthodes de mise au point manuelles plus traditionnelles.

Plus de conseils comme celui-ci dans mon kit photo


Replay de la conférence Nikon « Trois regards, une seule planète » avec Thomas Pesquet, Vincent Munier et Laurent Ballesta

Vendredi 7 octobre 2022, conférence de presse Nikon au Salon de la Photo de Paris. Je me retrouve assis face à Laurent Ballesta, Vincent Munier et Thomas Pesquet.. Autant vous dire qu’il m’est difficile à cet instant précis de bien réaliser ce qu’il m’arrive. Mais ce n’est que le début …

Quelques minutes plus tard débute la conférence « Trois regards, une seule planète », sans conteste une des conférences les plus marquantes de l’année pour les photographes (mais pas que). Nikon a eu de plus la bonne idée de l’enregistrer, voici le replay intégral.

Replay de la conférence Nikon "Trois regards, une seule planète" avec Thomas Pesquet, Vincent Munier et Laurent Ballesta

Replay de la conférence Nikon « Trois regards, une seule planète »

Et quels regards ! Par ordre d’apparition à l’écran, le premier de ces regards est celui de Laurent Ballesta, photographe biologiste et plongeur. Sa séquence de l’attaque des requins et ce qu’il reste de son matériel photo vous donnera une idée des conditions dans lesquelles il photographie et filme.

Le second regard est celui de Vincent Munier, photographe et cinéaste, lauréat du César du meilleur film documentaire pour « La panthère des neiges » (co-réalisé avec Marie Amiguet et l’écrivain Sylvain Tesson – voir le livre). Photographe animalier, il nous livre une autre vision unique de son univers que vous avez déjà pu découvrir au travers de ses livres.

Quant au troisième regard, ce n’est rien moins que celui de Thomas Pesquet, astronaute et photographe. Bien que présenté comme LE photographe de l’espace lors de cette conférence, Thomas Pesquet n’a eu de cesse de revendiquer son statut d’astronaute avant celui de photographe, répétant qu’il n’est « qu’un modeste photographe amateur qui a juste la chance d’être là où tout le monde ne peut être ». Ses photos astro n’en sont pas moins impressionnantes.

De -120 m dans les profondeurs des mers aux 400 km d’altitude de la station spatiale, en passant par le cœur des hauts plateaux tibétains, le spectacle est grandiose. Les commentaires de nos trois photographes vous toucheront au coeur et vous ne ressortirez pas plus indemne que moi de cette séance.

Vous pouvez visionner le replay intégral de cette conférence « Trois regards une seule planète » ci-dessous :

Un énorme merci à Nikon France pour l’organisation de cette conférence ainsi qu’à Roland Serbielle pour l’animation.


DxO PhotoLab 6 & ViewPoint 4 : débruitage DeepPRIME XD, outil Retouch, support Apple Silicon et ce n’est pas tout …

L’éditeur français DxO annonce la nouvelle version de son logiciel phare de traitement des fichiers RAW, DxO PhotoLab 6. Cette annonce est complétée par celle du logiciel DxO ViewPoint 4. Revue de détails des apports de ces deux nouvelles mises à jour majeures.

DxO PhotoLab 6 & ViewPoint 4 : débruitage DeepPRIME XD, outil Retouch, support Apple Silicon et ce n'est pas tout

Version d’essai complète et plus d’infos sur le site DxO

DxO PhotoLab 6 : le même, en mieux

Chez DxO, l’éditeur français de logiciels photo, les années se suivent et se ressemblent. Du moins en apparence. Car si le logiciel de traitement des fichiers RAW maison, DxO PhotoLab, évolue sans changer d’apparence ni de structure, ses performances et capacités progressent de versions en versions.

Après PhotoLab 5 sorti il y a un an, voici venir DxO PhotoLab 6, une déclinaison qui introduit plusieurs nouveautés pertinentes pour les photographes amateurs et pros.

DxO PhotoLab 6 DeepPRIME XD : le débruitage des détails

DxO PhotoLab 6 : débruitage DeepPRIME XD

DxO PhotoLab 6 : débruitage DeepPRIME XD

DeepPRIME vous connaissez si vous utilisez déjà DxO PhotoLab 5 ou DxO PureRAW 2. Ce module de débruitage, basé sur l’Intelligence Artificielle (un réseau de neurones, en savoir plus), a creusé l’écart avec tous ses concurrents. Aucun autre logiciel n’est capable à ce jour de faire ce que fait DeepPRIME :

  • réduire le bruit numérique sans modification de la chromie
  • augmenter la netteté des images sans accentuation
  • réduire le vignettage propre à chaque objectif
  • supprimer les aberrations chromatiques
  • réduire les déformations des volumes (anamorphose)
  • réduire les distorsions géométriques

Intégré à la version Elite de DxO PhotoLab 5 comme à DxO PureRAW, DeepPRIME est capable de sauver vos images faites en très haute sensibilité (6.400 ISO et plus).

Compatible avec les fichiers RAW de  la plupart des marques d’appareils photo, y compris les hybrides Fujifilm et leur capteur X-Trans, DxO DeepPRIME évolue à nouveau avec DxO PhotoLab 6. Complémentaire à DeepPRIME, voici donc venir DeepPRIME XD, la version avancée de DeepPRIME.

J’admets qu’il y a de quoi s’y perdre dans les modules de correction de bruit DxO, entre Haute Qualité, PRIME, DeepPRIME et désormais DeepPRIME XD, mais mieux vaut plus que moins en attendant une probable simplification de la part de l’éditeur.

Toujours est-il que DeepPRIME XD arrive avec une proposition alléchante, gérer au mieux la précision des couleurs et des détails lors du débruitage. Pour avoir vu à l’œuvre cette version lors de sa présentation, je ne peux que constater la supériorité flagrante de DeepPRIME XD sur ses concurrents directs, et même sur DeepPRIME « tout court ».

Nouvel espace DxO Wide Gamut et épreuvage d’écran

DxO PhotoLab 6 wide gamut

DxO PhotoLab 6 wide gamut

DxO a repensé les espaces colorimétriques et propose un nouvel espace nommé DxO Wide Gamut qui permet de restituer rien moins que 100% des couleurs visibles dans la nature. Cet espace est donc plus large que les espaces colorimétriques sRGB et Adobe RGB.

Les photographes de paysage apprécieront, mais pas uniquement eux puisque cet espace s’applique à toute photo couleur et traitée dans PhotoLab 6.

Pour vous faciliter la vie, et rattraper le retard sur la concurrence aussi avouons-le, PhotoLab 6 intègre un nouvel outil d’épreuvage d’écran (Soft Proofing). Vous pourrez ainsi apercevoir à l’écran les couleurs imprimables afin de gérer au mieux le rendu colorimétrique final de vos tirages.

Nouvel outil ReTouch

DxO PhotoLab 6 ReTouch

DxO PhotoLab 6 ReTouch

Traiter une photo par zones, c’est bien. Etre capable de sélectionner cette zone, puis de lui appliquer une inversion, une rotation ou une mise à l’échelle, c’est mieux. Vous voici capable désormais de modifier une partie d’une photo sans passer par les outils de correction des perspectives, pour « déformer » cette zone et lui donner l’apparence qui vous convient.

Un exemple concret ? Imaginez une photo en obturation électronique d’un sujet statique photographié depuis un véhicule en mouvement rapide. Il y a de fortes chances que votre sujet subisse la déformation bien connue de ce mode. L’outil ReTouch vous permet de redresser cette partie du sujet, et pas le reste de la photo, pour retrouver l’apparence initiale que vous auriez obtenue en obturation mécanique.

Une photothèque plus complète

DxO PhotoLab 6 n’a toujours pas pour ambition de concurrencer Lightroom Classic et son catalogue mais propose désormais un ensemble de fonctions de tri, sélection, classement et indexation qui commence à ressembler à quelque chose de sérieux.

PhotoLab 6 voit arriver de nouveaux champs de métadonnées EXIF et IPTC, vous permettant de compléter au mieux l’indexation de vos images à destination des banques d’images par exemple.

De nouveaux modules optiques et le support Apple Silicon

Les logiciels DxO reposent sur la mise en œuvre de modules de correction associant un boîtier, un objectif et les données de prises de vues. Ces modules, fruits de l’analyse par DxO de milliards de combinaisons et images, permettent d’obtenir les meilleures corrections possibles actuellement disponibles.

Si vous décidez de corriger vos images, c’est l’outil idéal, à vous de voir quelles images vous souhaitez corriger, toutes ne le nécessitent pas forcément.

Les nikonistes noteront que le Nikon Z 9 est supporté par PhotoLab 6. Les utilisateurs de machines Apple seront eux contents d’apprendre que PhotoLab 6 prend en charge nativement Apple Silicon.

DxO PhotoLab 6 : versions et tarifs

DxO PhotoLab 6 est décliné en deux versions, et vendu en ligne sur le site de l’éditeur :

  • DxO PhotoLab 6 Essential (sans traitement DeepPRIME) : 139 euros pour une nouvelle licence perpétuelle sans abonnement, 75 euros pour la mise à jour
  • DxO PhotoLab 6 Elite (avec traitement DeepPRIME) : 219 euros pour une nouvelle licence perpétuelle sans abonnement, 99 euros pour la mise à jour

Ces logiciels sont disponibles en version d’essai complète valable 30 jours sur le site de l’éditeur.

Version d’essai complète et plus d’infos sur le site DxO

DxO ViewPoint 4 : de la correction des perspectives à l’effet miniature en passant par l’anamorphose

DxO ViewPoint 4

DxO ViewPoint 4 contrôles de distorsion et corrections géométriques

DxO édite un logiciel de traitement des RAW, mais depuis de nombreuses années l’éditeur ne se pas contente pas de cette unique proposition. Outre la Nik Collection by DxO,  DxO propose aussi la correction avancée de nombreux défauts sur vos photos.

Avec DxO ViewPoint 4, la nouvelle version du logiciel dédié à ces corrections, DxO vous propose un outil indépendant de PhotoLab 6 pour :

  • corriger la perspective et la distorsion géométrique
  • gérer au mieux les distorsions complexes
  • corriger l’anamorphose (déformation de volume sur les bords en grand angle en particulier)
  • simuler les contrôles d’inclinaison et décentrement des chambres photo pour reproduire l’effet miniature avec progressivité du flou

Pourquoi un autre logiciel pour cela alors que Photolab 6 adresse plusieurs de ces besoins ? Tout simplement parce que tout le monde n’utilise pas PhotoLab et que ViewPoint peut fonctionner :

  • en palette dans PhotoLab pour ce que ce dernier ne fait pas (effet miniature par exemple)
  • en mode plugin avec Lightroom Classic, Photoshop CC et Photoshop Elements
  • en version autonome

Le nouvel outil Reshape de DxO ViewPoint 4 permet :

  • d’appliquer des corrections localisées
  • de tourner et retourner les images verticalement et horizontalement
  • d’afficher des guides visuels pour caler vos modifications et zones

L’outil de recadrage, quant à lui, autorise la rotation d’image.

La navigation dans les dossiers images est facilitée par l’affichage d’une arborescence des dossiers et DxO ViewPoint 4 utilise nativement l’architecture Apple Silicon.

DxO ViewPoint 4 est disponible sur le site de l’éditeur au tarif de 99 euros pour une nouvelle licence perpétuelle et de 59 euros pour la mise à jour depuis une précédente version.

Télécharger la version d’essai complète 30 jours sur le site DxO

Source DxO


Qu’est-ce que le focus breathing ?

Le focus breathing est un problème qui fait beaucoup parler de lui depuis quelque temps. Pourtant ce phénomène bien connu ne date pas d’hier, et touche autant les zooms que les objectifs à focales fixes. Sur le terrain, le focus breathing pourra n’avoir aucune incidence ou au contraire représenter un obstacle très difficilement surmontable. Tout dépend de votre pratique photographique et de l’utilisation envisagée. Explications …

Qu'est-ce que le focus breathing

Qu’est-ce que le Focus Breathing

Le focus breathing est un terme qui désigne un changement d’angle de vue plus ou moins important à la suite du réglage de la distance de mise au point. Le phénomène doit sa célébrité au fait qu’il est particulièrement visible sur certains zooms à mise au point interne calés à la distance minimale de mise au point : il n’est pas rare qu’un 70-200 mm ou un 18-200 mm calés à la focale maximale et atteints de focus breathing ne cadrent plus que comme un 135 mm dans ces conditions !

Concrètement, quand vous manipulez la bague de mise au point dans un sens ou dans l’autre, le cadrage est légèrement modifié, comme s’il s’agissait d’une sorte de « respiration » de l’objectif ou de la mise au point, d’où le terme « focus breathing ». Ce phénomène a toujours existé sur les zooms comme les focales fixes.

Autrefois relativement limité, le problème s’est généralisé avec les productions modernes. Rappelons au passage que les focales des objectifs ne sont données par les constructeurs que pour une mise au point à l’infini… mais que le rapport de reproduction indiqué l’est toujours à la distance minimale de mise au point. Il n’y a donc pas tromperie.

Exemples visuels

Les 3 images ci-dessous ont été réalisées avec un Tamron 70-200 mm f/2,8 G2, une bague allonge de 36 mm, un 135 mm f/2,8 modifié Ai et un boîtier doté d’un capteur 24×36. Ce 70-200 mm f/2,8 G2 est connu pour son focus breathing important, à l’instar du Nikon 70-200 mm f/2,8 AFS VR II. On notera que Nikon s’est efforcé de corriger le tir sur la version VRIII !

A très courte distance, on constate sur la première image que l’angle de champ du 70-200 ne correspond pas vraiment à ce que l’on attend d’un objectif qui revendique 200 mm de focale…

focus-breathing-70_200-nikonpassion

Photo prise au 70-200 mm f/2,8 à 200 mm à très courte distance

Cela devient particulièrement évident quand on compare avec la seconde image, prise à la même distance mais avec un objectif de 135 mm de focale.

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Photo prise au 135 mm f/2,8 à la même distance que la vue précédente

La troisième image, prise avec le 70-200 mm et la mise au point bloquée à l’infini et équipé d’une bague allonge de 36 mm remet les pendules à l’heure : on a bien à faire à un 200 mm, même si la qualité d’image est quelque peu dégradée.

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Photo prise au 70-200 mm f/2,8 à 200 mm à très courte distance
distance de mise au point réglée à l’infini, utilisation d’une bague allonge de 36 mm

Les deux images suivantes ont été prises à 24 mm et à très courte distance, l’une au 24 mm f/2,8 AF et l’autre au 24-70 mm f/2,8 AFS, toujours sur un boîtier doté d’un capteur 24×36. On constate que la focale fixe cadre plus large que le zoom alors que celui-ci est bien à la focale minimale et que la distance au sujet est identique.

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Photo prise au 24 mm f/2,8 AF à très courte distance

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Photo prise au 24-70 mm f/2,8 AFS en position 24 mm et à très courte distance

Pourquoi le Focus Breathing se produit

Il y a quelques années, la plupart des objectifs s’allongeaient quand on actionnait la bague de mise au point. On se retrouvait alors avec des objectifs dont le gabarit variait beaucoup pendant leur utilisation, ce qui les rendait peu pratiques à manipuler sur le terrain.

Un autre problème s’est également vite manifesté : la lenteur de l’autofocus, provoquée le plus souvent par une masse de lentilles très importante à déplacer, et qui mettait les moteurs AF à la peine. Cela s’expliquait par le fait que les premières générations d’objectifs autofocus avaient le plus souvent conservé les formules optiques existantes, ce qui impliquait de devoir déplacer l’ensemble du bloc optique pour assurer la mise au point.

La réponse des ingénieurs à ces problèmes a été la généralisation de la mise au point interne sur quasiment tous les objectifs. De cette façon, finis les objectifs qui s’allongent lors de la mise au point. Désormais, seule une petite partie des lentilles était en mouvement pour assurer la mise au point. Cette réduction des lentilles en mouvement et donc du poids à déplacer a donné des ailes à l’autofocus qui pouvait enfin devenir rapide et plus silencieux.

Mais la généralisation de la mise au point interne a pour conséquence la généralisation d’un nouveau problème : le focus breathing.
La mise au point interne est obtenue par le déplacement d’une partie du groupe optique, mais ce faisant, le point focal à l’intérieur de l’objectif se déplace légèrement, ce qui peut modifier la distance focale, et générer un effet de focus breathing. C’est pour cette raison que le focus breathing peut survenir à toutes les focales et pas seulement en bout de plage focale des zooms, et que les focales fixes à mise au point interne sont également concernées par le phénomène.

Les problèmes qu’il pose

Il existe deux champs d’application pour lesquels le focus breathing constitue un véritable handicap : le focus stacking, discipline dans laquelle on empile un maximum d’images au cadrage identique mais avec des décalages de mise au point d’une image à l’autre afin d’obtenir une netteté maximale sur l’ensemble de l’image par assemblage de toutes les vues. Si le cadrage n’est pas strictement identique à cause du focus breathing, l’empilage devient vite très compliqué à effectuer.

Un autre domaine très impacté par ce phénomène est la vidéo, discipline dans laquelle le changement de zone de mise au point sans changement de cadrage est monnaie courante. Une séquence touchée par du focus breathing peut être complètement ruinée car le phénomène est très facilement détectable quand il se produit.

Comment l’éviter

Même si les fabricants prennent de plus en plus en compte le phénomène de focus breathing, celui-ci reste présent sur la majorité des objectifs à mise au point interne. Pour la vidéo il n’existe malheureusement que deux solutions : soit passer par des objectifs optimisés pour la vidéo et spécialement conçus pour éliminer ou limiter ce phénomène, mais en acceptant d’en payer le prix plus élevé… soit utiliser un autre objectif moins touché par le focus breathing.

Pour la photo, le salut peut se trouver dans l’utilisation de bagues allonges. Cela permet de conserver une mise au point calée à l’infini, tout en photographiant un sujet à une distance très faible. Sur le papier cette solution fonctionne, puisque l’angle de champ n’est alors pas altéré par le focus breathing.

Mais attention, cette solution n’est en rien universelle : il faut voir au cas par cas, car la qualité d’image est souvent très dégradée avec certains objectifs et un peu moins avec d’autres… Quand on utilise un tel montage, l’objectif doit faire le point à une distance non prévue dans sa conception. En général les focales fixes supportent un peu mieux l’usage de bagues allonges que les zooms.

Faut-il se préoccuper du Focus Breathing ?

Le focus breathing n’est pas trop gênant en photo généraliste, car il se produit surtout à la distance de mise au point minimale, là où il se manifeste souvent de manière très importante. Quoiqu’il en soit il ne faut pas hésiter à vous renseigner sur une optique avant tout achat pour savoir à quel point celle-ci est atteinte par ce défaut, et au besoin vous tourner vers un autre modèle si le problème est rédhibitoire.

Pour les vidéastes et adeptes du focus stacking, il semble plus pertinent d’éviter au maximum les objectifs les plus affectés par le phénomène. Les constructeurs ont toutefois pris conscience de la gêne occasionnée par ce désagrément et font en sorte que le focus breathing soit mieux corrigé sur les objectifs les plus récents.


NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 : le zoom grand angle à ouverture constante pour Nikon hybride enfin abordable ?

Nikon annonce un nouveau zoom pour ses hybrides Nikon Z, le NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8. Avec ce troisième zoom grand angle, la gamme Nikon hybride propose désormais un choix conséquent, qui peut peut-être même vous laisser dans le doute quant au modèle le plus adapté à votre usage.

Voici donc la présentation de ce nouveau zoom et des éléments de comparaison avec les deux autres pour faire votre choix.

NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 : le zoom grand angle à ouverture constante pour Nikon hybride enfin abordable ?

Les zooms grand angle Nikon hybride chez Miss Numerique

NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 : présentation

Le NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 est un zoom pour hybrides Nikon plein format, compatible avec les hybrides Nikon APS-C (cadrant alors comme un 25,5-42 mm). Il reprend les codes de la gamme NIKKOR Z, sans appartenir pour autant à la série S d’objectifs pros Nikon. A bien le regarder, il fait penser au récent zoom NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 qu’il va d’ailleurs compléter à merveille puisque sa focale maximale est justement de … 28 mm.

Vous noterez également la ressemblance entre ce zoom et le zoom grand angle Tamron 17-28 mm f/2.8, un possible bis repetita après l’annonce du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 entre les deux constructeurs, qui consisterait en une collaboration permettant à Nikon de proposer une série d’objectifs à grande ouverture f/2.8 développés conjointement par les ingénieries des deux marques. A ce jour toutefois ni l’une ni l’autre des marques n’ont confirmé cette supposition.

NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8

le NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 sur Nikon Z 6II

Ce NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 propose une plage focale super grand angle, bien que limitée à 17 mm quand les deux autres modèles de la gamme descendent à 14 mm. Outre sa grande ouverture f/2.8 constante, il présente par contre l’avantage d’une distance de mise au point minimale de 19 cm quand les deux autres sont à 28 mm.

NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8

la formule optique du NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8

La formule optique comprend 13 éléments en 11 groupes, dont des verres ED et Super ED. Le NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 fait par contre l’impasse sur le traitement Nikon ARNEO et le traitement Nanocristal réservé aux optiques de la série S. Le diaphragme est un modèle à 9 lames. La lentille frontale dispose toutefois d’un traitement déperlant pour chasser les gouttes d’eau.

La motorisation autofocus est assurée par un moteur STM (moteur pas à pas silencieux) qui comblera les vidéastes amateurs de mise au point discrète. Nikon annonce une forte atténuation du focus breathing (modification de l’angle suite au changement de mise au point).

NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8

Ce zoom NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 comporte deux bagues, une pour la variation de la focale, une pour assurer la personnalisation comme avec toutes les optiques Z, ou la mise au point manuelle.

La finition satinée est conforme à celle que nous connaissons sur les autres optiques NIKKOR Z, la construction aussi qui reprend des joints toriques protégeant l’optique de l’intrusion de poussière ou d’humidité.

NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8

Ce NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8  est livré avec son pare-soleil Nikon HB-N107 et un étui souple Nikon CL-C1.

Le NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 sera disponible dès le 27 octobre 2022 au tarif public de 1349 euros.

Comparatif NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 – NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S – NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S

Jamais deux sans trois … c’est ce que vous pourriez vous dire en apprenant l’arrivée de ce troisième zoom grand angle pour Nikon hybrides. Vous seriez en droit aussi de vous demander pourquoi donc Nikon ajoute un troisième zoom dont la plage focale est proche de celles des deux autres, dont l’ouverture maximale est constante aussi, et dont la monture est bien évidemment une monture Z native.

Le premier argument de ce nouveau zoom grand angle Nikon est son tarif, il est en effet vendu 200 euros moins cher (au 20/09/2022) que le NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S tout en proposant une plus grande ouverture constante f/2.8. La différence avec le NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S est d’autant plus grande puisque ce dernier est affiché à 2.799 euros, soit 1.450 euros de moins !

Comme je l’ai dit pour le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8, si vous êtes prêt à faire quelques concessions sur la focale minimale et la fiche technique, ce NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 vous permettra de disposer d’un zoom grand angle Z natif à un tarif bien plus attractif.

Voici un tableau comparatif des trois zooms grand angle NIKKOR Z disponibles.

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  NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S
Catégorie – Série S Série S
Plage focale 17 à 28 mm 14 à 30 mm 14 à 24 mm
Ouverture max. f/2.8 f/4 f/2.8
Distance Map mini à focale mini 0,19 m 0,28 m 0,28 m
Diaphragme (lames) 9 7 9
Traitement déperlant nanocristal + fluor nanocristal + fluor
Filtre (diamètre mm) 67 82 112
Bagues 2 2 3
Poids 450 g 485 g 650 g
Dimensions (diam./long. mm) 75 / 101 89 / 85 88,5 / 124,5
Tarif  TTC (20/09/2022) 1.349 EUR 1.549 EUR 2.799 EUR

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Premier avis sur ce nouveau zoom grand angle

Nikon avait annoncé proposer 36 optiques en monture Z native à fin 2023, un objectif (!) qui pouvait paraître ambitieux mais qui a toutes les chances d’être atteint avec l’arrivée de ce nouveau NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 non mentionné dans la liste des objectifs prévus.

Plus que la quantité, ce qui est intéressant dans cette annonce c’est le choix que cela représente pour l’utilisateur d’un Nikon Z qui veut disposer d’optiques de très bon niveau sans toutefois dépenser une somme très importante pour une optique pro, pas toujours justifiée pour un usage amateur.

Avec 200 euros d’écart face au NIKKOR Z 14-30 mm f/4, en finition S mais limité à f/4, cette nouvelle proposition a donc autant d’intérêt qu’en a celle du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 face aux 24-70 mm f/4 S et f/2.8 S.

Ce qui pourrait constituer une nouvelle gamme plus économique mais guère moins performante intéressera en premier lieu les utilisateurs de Nikon Z 5, Z 6 et Z 6II qui ne souhaitent pas investir dans les optiques pros. Il ne reste alors plus à Nikon qu’à investir sur le Tamron 70-180 mm f/2.8 pour proposer une trilogie 17-28, 28-75 et 70-180 mm f/2.8 qui serait la combinaison gagnante pour nombre d’amateurs.

Les utilisateurs désireux de disposer d’une plage focale plus généreuse et acceptant de se passer de l’ouverture f/2.8 pourront se tourner vers le NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S, l’écart de prix n’étant pas si important.

Reste le luxueux et onéreux modèle NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S, une optique superlative mais qui suppose un investissement bien plus conséquent puisque pour le prix d’un 14-24 mm f/2.8 S vous pouvez avoir deux 17-28 mm f/2.8, encore faut-il en avoir besoin !.

Quel que soit votre choix, que Nikon élargisse ainsi sa gamme en proposant des déclinaisons plus abordables et guère moins performantes est une bonne nouvelle que je ne peux qu’encourager.

Source : Nikon France

Les zooms grand angle Nikon hybride chez Miss Numerique


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