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Comment trouver des objectifs compatibles avec un hybride Nikon Z ?

Vous aimeriez utiliser de nouveaux objectifs mais vous ne savez pas lesquels sont compatibles avec votre hybride Nikon Z ? Voici comment trouver des objectifs compatibles avec un hybride Nikon sans vous tromper.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Comment trouver des objectifs compatibles avec un hybride Nikon Z ?

Avant d’aller plus loin, sachez que les objectifs Nikon sont désignés par l’appellation NIKKOR. Un NIKKOR est donc un objectif fabriqué par Nikon pour ses reflex et hybrides. En pratique vous trouverez les deux appellations, « objectif Nikon » ou « objectif NIKKOR », les deux font référence au même type d’objectif.

Comment trouver des objectifs compatibles avec un hybride Nikon : la monture Z

En 2018, Nikon s’est lancé dans l’aventure des boîtiers hybrides sans miroir équipés de « grands » capteurs FX. Cela a été l’occasion pour la marque japonaise de lancer sa nouvelle monture d’objectifs d’un diamètre plus important que la vénérable monture F, la monture Nikon Z.

Fin 2019, Nikon a décliné la gamme en proposant un premier hybride doté d’un capteur DX, le Nikon Z 50. Celui-ci utilise aussi la monture Nikon Z.

diamètre monture Nikon NIKKOR Z hybride

la monture Nikon Z des hybrides Nikon

Quand on parle de trouver des objectifs compatibles avec un hybride Nikon Z, il existe 5 possibilités plus ou moins performantes.

Les objectifs Nikon ou compatibles en monture NIKKOR Z

Les objectifs Nikon NIKKOR Z

Les objectifs NIKKOR Z sont 100% compatibles et permettent de disposer de toutes les fonctionnalités incluses dans les objectifs dont la correction automatique des aberrations optiques et déformations.

Ces objectifs Nikon NIKKOR Z offrent l’avantage d’avoir été spécialement calculés pour la monture Z et sont de facto tous récents et performants avec les boîtiers Z.

Seule petite ombre au tableau, la gamme optique Nikon Z n’est pas encore complète même si Nikon travaille d’arrache pied pour proposer de nouveaux modèles de façon régulière (voir la liste des objectifs déjà disponibles et à venir).

Les objectifs compatibles en monture Nikon Z

Plusieurs opticiens indépendants proposent des objectifs en monture Z native. Ces objectifs sont encore trop souvent des formules pour reflex reprises et complétées d’une bague d’adaptation pour la monture Z. Ils présentent l’avantage de se monter sans nécessiter la bague FTZ mais ne sont pas nécessairement aussi performants que les équivalents NIKKOR Z quand ils existent.

Des objectifs compatibles avec un hybride Nikon Z existent chez Samyang, Laowa, Viltrox, TTArtisan, Lomography, Meike, 7artisans, Zhong Yi . Attention, beaucoup sont encore à mise au point manuelle.

Les objectifs compatibles sans microprocesseur en monture Z

Les objectifs proposés en monture Z sans microprocesseur n’ont pas besoin de bague d’adaptation, mais en dehors de cet aspect pratique et d’un encombrement parfois réduit, ils n’offrent pas plus de possibilités que ceux de la catégorie précédente : mise au point manuelle et modes A et M de rigueur.

Samyang MF 85 mm f/1.4 Z

Samyang MF 85 mm f/1.4 pour Nikon Z

Les objectifs Nikon ou compatibles en monture NIKKOR F

Les objectifs Nikon AF-S ou compatibles avec bague FTZ

Les objectifs Nikon AF-S (motorisés) utilisés avec une bague FTZ sont compatibles avec un hybride Nikon Z et permettent de conserver l’ensemble de leurs possibilités intactes dont l’autofocus et la stabilisation VR pour les objectifs qui en sont équipés.

Dans ce cas de figure l’encombrement des objectifs est accru du fait de la présence de la bague FTZ (environ 3 cm de large). Attention, la compatibilité est une chose, mais cela ne signifie pas forcément que les performances seront au rendez-vous : certains objectifs AF-S ont été conçus pour l’argentique et ont mal vieilli. A moins posséder déjà ces objectifs, renseignez-vous avant de ls acheter pour équiper un Nikon Z.

Nikon Z6 et Z7 hybrides : positionnement, caractéristiques techniques et perspectives

comment utiliser la bague FTZ pour les objectifs reflex

Les objectifs Nikon AF/AF-D ou compatibles avec bague FTZ

Les objectifs Nikon AF/AF-D (non motorisés) utilisés avec une bague FTZ sont fonctionnels mais l’autofocus n’est pas disponible : de fait ces objectifs se comportent comme des objectifs AI-P.

Les objectifs Nikon non AF ou compatibles utilisés via une bague d’adaptation

Les objectifs non AF et sans microprocesseur, qu’ils soient de marque Nikon ou compatible, sont utilisables via une bague d’adaptation correspondant à leur monture. Attention, seule la mise au point manuelle est possible, et seulement en mode A ou en mode M.

En conclusion

On peut conclure de ce tour d’horizon que le choix de la performance sans « prise de risque » consiste à vous équiper d’objectifs Nikon en monture Z.

Cela a par contre un prix qui peut vite s’avérer élevé. Dans ce contexte, certains objectifs Nikon AF-S peuvent constituer des alternatives sérieuses et plus abordables, moyennant quelques contraintes. C’est la solution à privilégier également si vous visez une focale ou une plage focale non encore disponible dans la gamme NIKKOR Z.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les sujets suivants :


Comparatif formats d’images : RAW, NEF, TIFF, JPG, DNG, PNG, GIF, PSD

Les formats d’images sont nombreux et il est parfois difficile de s’y retrouver. Pour ce comparatif formats d’images, ils sont classés dans deux familles : les images brutes et les images finies.

Tous n’intéressent pas les photographes, pourtant la plupart d’entre eux possèdent des particularités qui correspondent à des besoins spécifiques.

Comparatif formats d'images : RAW, NEF, TIFF, JPG, DNG, PNG, GIF, PSD

Sur votre ordinateur, seules les extensions de fichiers distinguent les différents formats d’images. Les icônes varient également, elles sont fonction des logiciels que vous avez déjà installés.

L’association créée à l’installation par un logiciel avec un format d’image détermine lequel, par la suite, ouvrira quel format. Il est donc essentiel de bien comprendre quel format d’image choisir, et quels logiciels utiliser pour les ouvrir.

Comparatif formats d’images : les images brutes

Le format RAW

Le format d’image brute le plus connu est le format Raw, ou « brut » en anglais. C’est le fichier généré par un appareil photo numérique ou par un scanner.

Un fichier Raw contient les données brutes du capteur ainsi que les paramètres nécessaires à la transformation en fichier image visible sur écran. Il ne s’agit donc pas à proprement parler d’une « image » mais d’un lot de données non traitées qui décrit ce que sera l’image une fois développée.

Outre les données issues du capteur, le fichier RAW contient toutes sortes d’informations parmi lesquelles les renseignements propres au boîtier  (marque, modèle, type d’objectif, etc.) de même que les données de prise de vue (réglages d’exposition, de vitesse, d’ouverture, etc.) ou données EXIF.

Le fichier RAW est en quelque sorte un négatif numérique. A ce titre, ce type de fichier nécessite d’être développé par un logiciel spécialisé (dématriceur ou dérawtiseur) et au besoin retravaillé (voir comment ouvrir un fichier RAW). On parle alors de post traitement afin de générer une image finie (sur laquelle on n’intervient plus) au format jpeg ou Tif.

Le format NEF

Le NEF pour « Nikon Electronic Format » est le format Raw spécifique aux appareils Nikon. Il s’agit d’un format propriétaire (toutes les marques d’appareil photos disposent de leur propre format RAW).

Le NEF contient les données brutes du capteur, les données additionnelles telles que décrites ci-dessus, ainsi que les données propres aux appareils photo Nikon comme le type de Picture Control utilisé. Le NEF peut aussi contenir les données de correction des défauts optiques et aberrations, utilisées par les logiciels Nikon comme tiers.

Sachez qu’il existe un autre format RAW chez Nikon, réservé à certains appareils photo de la gamme Coolpix, le format NRW.

Comparatif formats d'images

Comparatif formats d’images : différents fichiers stockés dans un dossier

Le format DNG

Le DNG (Digital NeGative) est un format RAW développé par Adobe et qui se veut universel. Il a pour but de standardiser les nombreux formats RAW précédemment utilisés, mais dans les faits les constructeurs d’appareils photo, à de rares exceptions près, ne semblent pas très intéressées par ce format.

Pour les photographes, convertir ses RAW propriétaires en DNG permet de les transformer en RAW «générique» à l’aide de l’utilitaire Adobe DNG Converter. Ceci peut permettre de les utiliser dans certains logiciels anciens qui ne reconnaissent pas les RAW propriétaires récents par exemple (en savoir plus sur le format DNG et ses déclinaisons comme le DNG Linéaire).

Comparatif formats d’images : les autres formats

Le format JPG ou JPEG

Le format JPEG (Joint Photographic Experts Group) est un format d’image compressé. Son poids est plus léger qu’une image non compressée. La légèreté des JPEG est ce qui a fait leur succès, car cela permet de les utiliser sur le Web sans nécessiter de trop longs temps de chargement (en savoir plus). Le fait de pouvoir les envoyer par email en a également fait le format d’échange par excellence.

Les images JPEG peuvent être en mode RVB (Rouge-Vert-Bleu, pour le web ou les particuliers) ou en CMJN (pour l’imprimerie).

Revers de la médaille, le JPEG souffre de plusieurs limitations : il est cantonné à 8 bits, et à chaque fois qu’on le réenregistre on dégrade l’image (compression destructive). Pour les utilisateurs plus avancés, ce format ne convient pas car il ne peut contenir de calques, de masques ni gérer la transparence.

Le format TIF ou TIFF

Sur le papier, le format Tiff (Tagged Image File Format) semble idéal car il possède tout ce qui manque au JPEG : calques, masques, transparence, possibilité de 16 ou 32 bits, nombreux modes couleur.

Seulement voilà un TIFF est lourd, très lourd … et les possibilités de compression sont loin derrière celles offertes par le JPEG. Ces contraintes font du TIFF un type de fichier qui amené à rester surtout sur votre ordinateur : c’est le format idéal pour la retouche (quand on ne dispose pas du RAW natif), ou pour les imprimeurs (qui les exigent souvent de préférence au JPEG).

A l’inverse d’une image JPEG qui se visualise avec de nombreux logiciels (même un navigateur web), le TIFF est beaucoup moins universel. Il nécessite des logiciels ou visionneuses compatibles.

Comparatif formats d'images

Comparatif formats d’images : les images précédentes sous forme de vignettes : seule l’extension des fichiers permet de les distinguer

Le format PSD

Le PSD (Photoshop Document) est un format propriétaire créé par Adobe pour le logiciel Photoshop. Le PSD est devenu tellement standard qu’il est lisible et modifiable par de nombreux autres logiciels de traitement d’images et de retouche.

Le PSD est conçu pour le graphisme et la retouche et autorise la gestion des  :

  • calques (pixels, vectoriel, objets dynamiques, réglages)
  • masques de fusion
  • masques d’écrêtage
  • liaisons entre les calques
  • styles de calque

Cette grande souplesse présente le même inconvénient que le format TIFF : en incluant de nombreux éléments dans un PSD vous en augmentez le poids de façon importante. C’est un format qu’il convient de limiter aux travaux de retouche et d’illustration les plus complexes, en local sur votre ordinateur.

Le format GIF

Le GIF (Graphics Interchange Format) est un format d’image plus qu’un format photo. Créé à l’origine pour autoriser le téléchargement d’images couleur sur le web, il est principalement utilisé désormais pour sa déclinaison dynamique, le GIF animé. Ce format permet de créer une mini-animation visuelle, dont le poids est très léger, et qui fait le bonheur des réseaux sociaux avec les Mèmes.

Le GIF utilise l’algorithme de compression sans perte de données LZW (Lempel-Ziv-Welch) également employé par les fichiers image TIFF, ce qui permet de réduire la taille de ces fichiers de façon drastique.

Le format PNG

Le PNG (Portable Network Graphics) a été créé pour contourner la licence existante sur le format GIF et donc pour le remplacer. Contrairement au format GIF  limité à 256 couleurs au maximum, le PNG n’a pas cette limitation.

Il s’agit d’un format d’image d’abord et avant tout destiné à être utilisé sur le web, en remplacement des images GIF voire des JPEG dans certains cas. Le PNG a un autre avantage, il autorise la gestion de la transparence, et ne vous impose pas un fond d’une couleur précise. Le PNG convient particulièrement bien pour la création de logos dont la transparence du fond s’adapte à la plupart des supports.

Comparatif formats d’images : en conclusion

En tant que photographe, vous devez utiliser le bon format pour le bon usage, en fonction de votre besoins. Voici des possibilités selon votre profil.

Photographe débutant/amateur :

  • Prise de vue : JPG
  • Traitement léger : JPG
  • Publication : JPG
  • Illustrations à partir de vos photos : JPG/GIF

Photographe amateur/expert/pro :

  • Prise de vue : RAW/NEF (si Nikon), DNG
  • Traitement : RAW/NEF (si Nikon), DNG, TIFF, PSD
  • Publication : JPG
  • Illustrations à partir de vos photos : JPG/GIF

Retoucheur :

  • Fichier source : RAW/NEF (si Nikon), DNG, TIFF, PSD
  • Retouche : TIFF, PSD
  • Echanges : TIFF, PSD
  • Illustrations : JPG

Comment régler l’ISO-Auto sur un reflex ou hybride Nikon

Vous aimeriez utiliser cette fonction, mais vous ne savez pas comment régler l’ISO-Auto ? Voici comment procéder pas à pas, que vous ayez un hybride ou un refelx Nikon.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet pour bien débuter en photo en 2025

Comment régler l'ISO-Auto sur un reflex ou hybride Nikon

Comment régler l’ISO-Auto, le principe

La fonction ISO-Auto existe depuis longtemps sur les Nikon. Très basique à l’origine et pourtant déjà très pratique, cette fonction n’a eu de cesse de s’améliorer au fil des nouvelles générations de boîtiers. Décriée par certains car trop automatique, adulée par d’autres, elle mérite d’être testée en fonction de vos besoins (voir le Pour ou Contre l’ISO-Auto).

Un boîtier numérique dispose d’une plage de sensibilités utilisables, de 100 à 51.200 ISO selon les modèles (en savoir plus sur l’ISO). Plutôt que de devoir régler la sensibilité vous-même en manuel quand les conditions de lumière changent, l’ISO-Auto est un automatisme qui se charge de faire varier la valeur de la sensibilité utilisée. Cet automatisme tient compte des limites que vous avez définies au préalable.

Comment régler l'ISO-Auto sur un reflex ou hybride Nikon

Vous pouvez activer la fonction ISO-Auto dans le menu Prise de vue photo, « réglage de la sensibilité » ou via les touches du boîtier

Les réglages ISO-Auto à l’origine

Quand elle est apparue, cette fonction était simple à mettre en œuvre. Vous indiquiez la sensibilité de base à utiliser sur le boîtier (200 ISO par exemple). Dans le menu ISO-Auto vous choisissiez la valeur ISO maximale à utiliser ainsi que le temps de pose limite à partir duquel le boîtier passait automatiquement à la sensibilité supérieure.

Ce système était efficace avec des focales fixes, mais posait un problème avec les zooms. En effet, le « temps de pose de sécurité » (à partir duquel vous ne risquez plus le flou de bougé) varie en fonction de la focale. Ce mode de fonctionnement ne permettait pas au boîtier de faire la différence entre un zoom et une focale fixe, et donc de fonctionner de façon spécifique avec un zoom dont la focale varie par définition.

Par conséquent, avec un objectif zoom, soit le temps de pose était trop long à certaines focales (avec des flous de bougé probables dans certains cas), soit la montée en ISO était trop rapide dans certaines parties de la plage de sensibilité choisie (avec des montées de bruit numérique à la clé). Bref il était temps que Nikon revoie sa copie.

Comment régler l'ISO-Auto sur un reflex ou hybride Nikon

Menu Prise de Vue photo sur un reflex Nikon

indiquez la sensibilité maximale autorisée et la vitesse d’obturation minimale (temps de pose maximum) de passage à l’ISO supérieur
les boîtiers les plus récents peuvent déterminer cette vitesse eux-mêmes

Les réglages ISO-Auto actuels

Depuis l’arrivée des Nikon D800 et D600, Nikon a mis à jour la fonction ISO-Auto, moyennant quelques restrictions avec les objectifs compatibles des opticiens indépendants. Ces limitations n’existent plus depuis la génération D810/D750 : tout fonctionne dès lors que le boîtier connaît la focale utilisée.

Désormais, en plus du réglage du temps de pose (vitesse d’obturation) qui permet de changer de sensibilité, le mode « automatique » a fait son apparition. Le boîtier se charge d’adapter la vitesse en fonction de la focale utilisée. Il est possible d’ajuster la sensibilité de ce dispositif à l’aide d’un curseur (+/-2 crans).

Vous n’avez plus besoin de vous poser de question quand vous utilisez un zoom : la vitesse s’adapte de façon automatique ! Par contre,  si vous utilisez un objectif sans microprocesseur et que ses données ne sont pas renseignées, la vitesse d’obturation minimale est définie sur 1/30 sec.

Les réglages peuvent varier d’un modèle d’appareil photo à l’autre, consultez le manuel utilisateur pour en savoir plus (disponible en ligne sur le site Nikon).

Comment régler l'ISO-Auto sur un reflex ou hybride Nikon

Le choix de la vitesse de passage à l’ISO supérieur peut s’effectuer de façon automatique sur les boîtiers récents

Comment régler l'ISO-Auto sur un reflex ou hybride Nikon

Sur les hybrides Nikon Z, vous pouvez ajuster de façon séparée la sensibilité maximale avec ou sans flash

L’ISO-Auto en vidéo

Les Nikon capables de tourner en vidéo disposent d’un réglage ISO-Auto spécifique pour le mode vidéo, accessible dans le menu Prise de Vue vidéo. Vous pouvez alors ajuster la sensibilité maximale de vos vidéos, comme ne pas utiliser cette fonction pour assurer un niveau de bruit numérique identique sur une même séquence. C’est souvent préférable pour simplifier la post-production des flux vidéos.

ISO-AUto en vidéo sur hybride Nikon

le réglage ISO-Auto vidéo sur un hybride Nikon Z

Régler l’ISO-Auto : en conclusion

En réglant avec soin la fonction ISO-Auto, vous n’avez plus besoin de vous soucier des réglages de sensibilité. Cela peut être très pratique sur le terrain si vous avez à faire à des conditions de lumière changeantes.

Cela vous évite de faire des photos à haute valeur ISO en plein jour après avoir changé le réglage en intérieur, et avoir oublié de le remettre à sa valeur initiale. C’est une facilité à la prise de vue qui vous évitera bien de soucis.

A vous par contre de ne pas dépasser les valeurs admissibles pour votre appareil photo, en sensibilité comme en temps de pose, quelques essais préliminaires s’imposent.


Comment trouver des objectifs compatibles avec un reflex Nikon

Vous aimeriez utiliser de nouveaux objectifs mais vous ne savez pas lesquels sont compatibles avec votre reflex Nikon ? Voici comment trouver des objectifs compatibles avec un reflex Nikon sans vous tromper.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

objectifs compatibles avec un reflex Nikon

Avant d’aller plus loin, sachez que les objectifs Nikon sont désignés par l’appellation NIKKOR. Un NIKKOR est donc un objectif fabriqué par Nikon pour ses reflex et hybrides. En pratique vous trouverez les deux appellations, « objectif Nikon » ou « objectif NIKKOR », les deux font référence au même type d’objectif.

Dans cet article, sont désignés par les lettres x les différentes versions de reflex dans une même gamme. Le D750 par exemple est dans la gamme Dxxx, le D3500 dans la gamme D3xxx ou Dxxxx.

Notez aussi que les objectifs Nikon NIKKOR Z pour les hybrides Nikon Z ne sont pas compatibles avec les reflex Nikon, même avec une bague. Oubliez l’idée tout de suite.

Comment trouver des objectifs compatibles avec un reflex Nikon : la monture F

La monture Nikon F pour reflex est apparue en 1959. Sa version initiale équipe les plus anciens objectifs manuels désormais nommés non-AI.

La monture F connait un changement majeur en 1977 avec l’apparition de la norme AI (Automatic Indexing), puis AI-S quatre ans plus tard.

Nikon NIKKOR AI et AI-S

exemples d’objectifs Nikon NIKKOR AI et AI-S

Après le coup d’essai du Nikon F3-AF et ses objectifs motorisés, qui restera longtemps sans héritier direct, l’autofocus arrive à grande échelle chez Nikon avec les gammes d’objectifs AF puis AF-D (avec lecture de l’information de distance). La mise au point automatique est assurée par un moteur AF situé dans le boîtier.

Ce n’est que dans les années 1990 que Nikon intègre un moteur AF dans ses objectifs afin d’augmenter les performances AF alors en retrait face à la concurrence. Ces modèles sont désignés par l’appellation AF-S puis AF-P (en savoir plus sur les NIKKOR AF-P).

Les premiers reflex numériques Nikon grand public conservaient la motorisation interne au boîtier, ce qui les rendait compatibles avec les objectifs AF/AFD (Nikon D40, D50, D60, D70, D80, D90). Cette motorisation interne disparaît rapidement des boîtiers amateurs (séries D3xxx et D5xxx) afin de les rendre financièrement plus accessibles. Les boîtiers experts et professionnels n’ont pas été touchés par cette mesure et disposent tous d’une motorisation boîtier qui les rend compatibles avec les AF et AF-D en plus des AF-S et AF-P.

On peut donc classer les reflex Nikon en trois familles, chacune permet ou non l’utilisation de certaines générations d’objectifs NIKKOR et suppose des restrictions de compatibilité.

Gamme grand public Nikon D3xxx – D5xxx

Il s’agit des reflex Nikon qui ne disposent pas de motorisation embarquée et ne sont pas non plus compatibles AI/AI-S. Ces objectifs sont utilisables mais sans le moindre automatisme ni mesure de lumière. Les reflex concernés sont les :

  • Nikon D3000/D3100/D3200/D3300/D3400/D3500,
  • Nikon D5000/D5100/D5200/D5300/D5500/D5600.

Avec ces modèles, pour bénéficier de tous les automatismes disponibles sur les objectifs sans limitation, vous devez utiliser exclusivement des objectifs motorisés de type NIKKOR AF-S ou NIKKOR manuels équipés d’une puce (type AI-P, rares, non-autofocus). Il peut s’agir d’objectifs de la marque Nikon comme d’objectifs d’autres marques compatibles Nikon AF-S (Sigma, Tamron, Tokina, Samyang).

Ces boîtiers n’étant pas motorisés, l’autofocus n’est pas disponible avec les objectifs de type AF et AF-D. Les « vieux » objectifs AF-I (ancêtres des AF-S) sont également compatibles mais s’agissant de grosses optiques professionnelles, peu d’amateurs sont concernés par cette gamme.

Attention, les objectifs non-AI (première génération Nikon) doivent avoir été modifiés à la norme AI sous peine d’endommager le boîtier : l’ergot de couplage AI manquant sur ces reflex n’est pas le problème, par contre il existe un risque avec certains objectifs qui peuvent frotter sur les contacts électriques à l’intérieur de la baïonnette et les abîmer.

Comment trouver des objectifs compatibles avec un reflex Nikon

Sur ce Nikon D60, on constate l’absence de l’ergot AI et de la came AF : il faut donc se contenter d’utiliser des objectifs de type AF-S. La petite taille du miroir indique qu’il s’agit d’un capteur APS-C DX.

Gamme expert Nikon D7xxx – Dxxx – Dx

Les reflex Nikon qui disposent d’une motorisation embarquée et sont compatibles AI/AI-S sont les modèles experts et professionnels D7xxx, Dxxx, Dx. Avec ceux-là tout fonctionne sans limitation (AI, AI-S, AI-P, AF, AF-D, AF-I, AF-S), les seules limites sont les possibilités de chaque objectif.

Attention cependant à certains modèles d’objectifs récents équipés de la commande de diaphragme électrique (ils comportent la lettre E dans leur désignation) : seuls les boîtiers des dernières générations sont capables de les faire fonctionner.

Les objectifs non-AI doivent impérativement avoir été modifiés à la norme AI sous peine d’endommager gravement le boîtier.

Comment trouver des objectifs compatibles avec un reflex Nikon

Sans lire la fiche technique, on peut voir que ce Nikon D610 est compatible AI/AI-S car il dispose de l’ergot AI (1), qu’il est compatible AF/AF-D car apparaît la came utilisée pour actionner l’autofocus avec ces objectifs (2), et enfin que ce boîtier dispose d’un capteur 24 x 36 comme l’atteste le logo « FX » (3).

Cas particulier du Nikon Df

La troisième catégorie d’objectifs compatibles avec les reflex Nikon est dite « full compatibles ». Cette catégorie ne concerne qu’un seul reflex numérique, le Nikon Df, qui outre sa compatibilité avec les objectifs de type AI/AI-S/AF/AF-D/AF-I/AF-S accepte également les objectifs non-AI sans que ceux-ci n’aient besoin d’être modifiés.

nikon_df_face_avant_objectif_AI.jpg

le reflex Nikon Df

Le Nikon Df dispose pour cela d’un ergot AI amovible sur la monture. Par contre il faudra vous contenter de la visée à ouverture réelle avec ces objectifs.

Objectifs compatibles avec un reflex Nikon : pour aller plus loin

Une fois la famille d’objectifs qui correspond le mieux à votre boîtier identifiée, il faut également tenir compte de la taille du capteur qui l’équipe. Les boîtiers à capteur FX (24 x 36) peuvent utiliser tous les objectifs qui couvrent ce format, ainsi que les objectifs DX moyennant un recadrage (facteur x 1,5).

Les boîtiers DX peuvent utiliser les objectifs DX qui leurs sont dédiés, ainsi que les objectifs FX mais il faut tenir compte du coefficient de recadrage (un 50 mm cadrera comme un « équivalent 75 mm » car 50 x 1,5 = 75).

A noter, les objectifs IX NIKKOR conçus pour les boîtiers argentiques APS-C sont totalement incompatibles avec toutes les autres gammes de boîtiers Nikon.

Vous pouvez consulter ces articles complémentaires pour en savoir plus :


Comment faire un time-lapse avec un Nikon hybride ou reflex

Vous aimeriez faire un time-lapse avec votre hybride ou reflex Nikon mais vous ne savez ni comment procéder, ni comment régler votre appareil photo ? Voici le principe et les réglages à effectuer.

Comment faire un time-lapse avec un Nikon reflex ou hybride

Comment faire un time-lapse : définition et principes

L’animation en « time-lapse » (mot anglais composé à partir de « time » et de « lapse » ou « laps de temps » en français) est un effet d’images accélérées réalisé image par image sur des durées plus longues que le résultat final, à la manière du cinéma d’animation. L’effet contraire du time-lapse est le ralenti.

Le principe du time-lapse

Il s’agit de réaliser une série de plusieurs images à intervalles réguliers, à cadrage identique, sur une longue durée.

Ces images seront ensuite assemblées et diffusées à la suite comme s’il s’agissait d’un film, afin d’obtenir une séquence animée parfaitement fluide. La séquence ainsi obtenue permet d’avoir un effet d’image très accéléré (éclosion d’une fleur par exemple).

Exemple de time-lapse : éclosion de fleurs par David de los Santos Gil

Quel matériel utiliser

Il vous faut un appareil photo disposant du mode M manuel, ou du mode A priorité à l’ouverture et de la fonction intervallomètre. A défaut d’intervallomètre, vous pouvez utiliser une télécommande qui intègre cette fonction (voir les télécommandes pour Nikon et les intervallomètres pour Nikon).

Il vous faut aussi un trépied solide et stable (par exemple le trépied Leofoto Urban LX-324) et un objectif adapté au sujet envisagé. N’oubliez pas d’utiliser des batteries bien chargées ou prévoyez une alimentation externe si votre appareil photo sait l’utiliser (par exemple recharge via le port USB).

Prévoyez une carte mémoire de capacité suffisante, sinon gare aux mauvaises surprises ! Calculez sa capacité en multipliant la taille moyenne d’un fichier par le nombre de photos à prendre (voir plus bas).

Préférez le format RAW qui occupe plus de place sur la carte mais vous donne plus de souplesse en post-traitement pour uniformiser le rendu de toutes les images.

Comment régler l’appareil photo pour le time-lapse

Pour le cadrage du time-lapse, rien de plus classique : positionnez le boîtier bien fixé sur son trépied parfaitement calé à l’endroit voulu. Faites la mise au point sur votre sujet, pensez à verrouiller la mise au point automatique une fois calée pour éviter qu’elle ne varie pendant la durée de la prise de vue.

Utilisez de préférence le mode Manuel afin de conserver une exposition constante sur chaque vue : dans ce cas il vous suffit de régler l’exposition avant de commencer à prendre les photos.

Le mode A peut être envisagé si les prises de vue ont lieu dans un contexte de luminosité ambiante très changeante (au coucher du soleil par exemple) pour éviter d’avoir de gros écarts d’exposition d’une vue à l’autre.

Comment régler l’intervallomètre

Tout se passe ensuite au niveau du réglage de l’intervallomètre : réglez le nombre de vues à prendre et le temps qui doit s’écouler entre chaque vue.

Menu Intervallomètre d'un Nikon pour faire un time-lapse

menu de la fonction intervallomètre d’un reflex Nikon

Réglez, de haut en bas :

  • le choix de l’heure de démarrage,
  • l’intervalle entre chaque vue,
  • le nombre total de vues à effectuer.

Attention, ce délai doit être supérieur au temps de pose sans quoi il va manquer des images ! Pour rappel, le cinéma c’est 24 images par seconde : cela peut vous servir de base pour calculer le nombre d’images nécessaires en fonction de la durée souhaitée pour la séquence.

Exemple : si vous voulez faire un time-lapse d’une durée finale de 60 secondes en « qualité cinéma » il faut prévoir 24 images x 60 secondes = 1440 images.

Vous pouvez utiliser une application smartphone spécialisée comme PhotoPills pour calculer le nombre de vues à faire (utilisez son calculateur Time-Lapse en ligne).

Voici quelques durées indicatives selon le sujet :

  • 1 seconde : véhicules et personnages en mouvement, nuages par vent important
  • 2 à 5 secondes : lever ou coucher du soleil
  • 5 à 10 secondes : nuages par temps calme
  • 10 à 30 secondes : soleil ou lune par temps clair
  • 20 à 60 secondes : ciel étoilé
  • 1 à 2 minutes : plante à croissance rapide
  • 5 à 15 minutes : chantier

Post-traitement des images time-lapse

Une fois les vues effectuées et traitées (attention à bien appliquer les mêmes réglages sur toutes les vues), il ne vous restera plus qu’à effectuer l’assemblage avec un logiciel spécialisé et à effectuer quelques réglages :

  • nombre d’images par minute,
  • dimensions,
  • qualité.

Voici quelques exemples de logiciels dédiés, ou intégrables à Lightroom Classic :

Faire un time-lapse : en conclusion

Le Time-lapse est pas une technique assez simple à mettre en oeuvre. Elle requiert par contre un minimum de rigueur et de technique et prend un peu de temps. A vous de jouer !


Comment utiliser un téléobjectif en photographie de paysage

Dans la première partie de ce dossier, nous avons vu comment choisir un téléobjectif, zoom ou focale fixe. Dans cette seconde partie vous allez découvrir comment utiliser un téléobjectif en photographie de paysage, un domaine dans lequel les longues focales ont de l’intérêt au-delà des apparences.

Comment utiliser un téléobjectif en photographie de paysage

Cet article est écrit par Philippe Ricordel. Philippe parcourt la planète depuis presque 20 ans pour témoigner de l’évolution des écosystèmes, des relations humains / animaux dans différents lieux. Auteur d’ouvrages techniques chez Eyrolles, sa formation d’ingénieur l’aide à appréhender les aspects techniques de la photographie moderne.

Pourquoi utiliser un téléobjectif en photographie de paysage

La question est fréquente et légitime. Pourquoi les photographies de paysage devraient-elles obligatoirement être faites avec des objectifs grands angles ? Aucune règle ne le dicte hormis celle que vous voudrez bien vous imposer. La photographie est une expression artistique qui dépend de vous et de vous seul.

Vous avez souvent le réflexe d’utiliser un 24 mm ou un 35 mm pour immortaliser un paysage avec la volonté de tout englober et ainsi restituer la grandeur qui s’offre à vous. Mais peut-être n’est-ce que le rendu du grand angle et encore plus de l’ultra grand angle qui vous séduit.

Laisser l’image d’une montagne lointaine s’imposer dans le cadre traduit le sentiment de domination qu’elle exerce dans le paysage. L’impact peut être plus fort qu’avec une photo prise au grand angle de cette même montagne, ce qui souligne la distance qui la sépare du photographe.

Je vous propose de changer vos habitudes et d’oser le téléobjectif. Il est plus encombrant, plus lourd, et sa mise en œuvre a priori plus longue. Les réglages et les ajustements prendront plus de temps mais le jeu en vaut la chandelle. La photographie de paysage au téléobjectif va renouveler votre regard sur le paysage qui vous entoure.

Comment utiliser un téléobjectif en photographie de paysage

Photo (C) Philippe Ricordel – 170 mm – f/7.1 – 1/1600 sec. – ISO 400

La vision « téléobjectif »

Avec un téléobjectif, il va vous falloir capter une parcelle de la scène au lieu d’essayer de la faire entrer en un seul bloc dans votre image. Isoler une parcelle ne signifie pas pour autant perdre l’esprit de l’environnement, c’est peut-être ce qu’il y aura de plus difficile à faire de prime abord.

Essayez la prochaine fois que vous aurez un téléobjectif entre les mains : tournez-vous vers le paysage, regardez dans le viseur pendant un moment, trouvez des détails, combinez des objets complémentaires, recadrez votre image avant même de déclencher, puis déclenchez et regardez le résultat.

Vous allez constater que vous pouvez utiliser un téléobjectif en photographie de paysage. Néanmoins son utilisation va vous imposer quelques contraintes techniques.

Les contraintes

Tout d’abord vous aurez peut-être à utiliser un trépied pour vous assurer de ne pas avoir de flou de bougé car plus la focale est longue, plus le risque est grand. C’est à réfléchir avant de faire vos photos.

Votre point de vue va être modifié avec une longue focale par rapport à celui que vous avez avec une courte focale. L’ajout d’un sujet en premier plan devient plus compliqué car le rapport de taille entre celui-ci et le fond peut s’avérer difficile à gérer si vous êtes très (trop ?) proche de votre sujet.

Si possible, commencez par un sujet global comme une montagne, au loin, un arbre sur la pente ou sur la crête d’une colline. Le risque avec la photographie de paysages au téléobjectif c’est de ne faire que des photos de détails et de trop isoler vos sujets, vous y perdrez en contexte et signification de l’image. Cela peut être volontaire et relever d’une démarche qui vous est propre, mais sachez-le pour l’assumer.

Sachez aussi qu’il y a longues focales et longues focales : réaliser des photos de paysages au 100 mm ne sera pas la même chose qu’au 300 mm. Les sujets ne seront pas forcément les mêmes et vous ne pourrez  pas les traiter de la même manière.

En résumé, n’oubliez pas le contexte dans lequel vous désirez réaliser votre image.

Comment utiliser un téléobjectif en photographie de paysage

Photo (C) JC Dichant – 500 mm – f/5.6 – 1/640 sec. – ISO 100

Téléobjectif pro ou amateur, lequel choisir ?

La croyance générale veut que les optiques dites professionnelles soient de meilleures factures que celles dites amateur. Cela s’avère souvent vrai, mais pas forcément du point de vue purement optique.

Le Nikon AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 par exemple est-il meilleur, optiquement parlant, que le Nikon AF-S NIKKOR 70-200 mm f/4 ? Pour avoir testé les deux, je dirais que c’est à la marge, la différence est ailleurs.

Le f/2.8 est plus lourd, plus encombrant, il apparaît plus costaud également et il est vraisemblable qu’il sera mieux à même de résister à des conditions de prises de vue plus « rugueuses », sinon du point de vue optique le f/4 est également très bon.

Le raisonnement ci-dessus vaut pour d’autres optiques, j’ai ici pris l’exemple de deux optiques de la marque Nikon, j’aurais pu comparer la même gamme chez Sigma ou Tamron par exemple. Le 70-200 mm f/4 n’existe pas chez Sigma, mais la question souvent posée est : vaut-il mieux prendre le Sigma f/2.8 ou le Nikon f/4 ?  Il n’y a pas de réponse absolue à cette question : qu’est-ce qui a de l’importance pour vous ? Le poids ? L’encombrement ? L’ouverture ? La qualité absolue ?

Téléobjectif ou recadrage DX ?

C’est une question qui revient souvent, et pas seulement dans le cadre de la photographie de paysage au téléobjectif. Pour rester dans le cadre de cet article, je dirais que le recadrage DX n’a pas d’influence intrinsèque sur la qualité de votre image : vous enregistrez juste une portion de celle-ci sur votre carte mémoire c’est tout.

Ce faisant vous réduisez la taille en pixels de votre image et donc vous limitez la taille maximale du tirage papier que vous pourriez faire. Si votre image est pensée pour une diffusion sur le web, ou pour des tirages modestes en taille, il n’y a aucun inconvénient à utiliser le mode DX pour obtenir un grandissement apparent de 1,5 fois.

Par contre si vous destinez vos prises de vue à la réalisation de grands tirages et d’expositions, alors le mode DX pourra vous limiter dans vos possibilités. Ceci est à relativiser, car en mode DX un boitier comme le Nikon D850 fournit une image de plus de 19 Mp, un Nikon D750 fournit quant à lui un fichier image d’environ 10 Mp, et l’on sait faire de grand tirages qualitatifs avec ce nombre de pixels sans aucun souci.

Téléobjectif et compression des plans

Utiliser un téléobjectif en photographie de paysage vous permet d’agrandir des sujets éloignés pour qu’ils paraissent plus proches et que vous puissiez comprimer l’image, au sens de la « compression des plans » que permet un téléobjectif.

Pour comprendre ce qu’est la « compression des plans », pensez à des collines ondulées, distantes de plusieurs kilomètres, qui semblent se superposer les unes aux autres. Ou à un arbre isolé sur une pente, ou encore un détail de couleur, de forme à mettre en exergue du fait de l’utilisation d’une longue focale.

Pensez également aux silhouettes, ce qui impose de déclencher face au soleil ou bien sur un ciel dégagé (ou non). Il existe plein d’opportunités photographiques à saisir avec un téléobjectif.

Vous pouvez également jouer avec la perspective (encore une histoire de compression des plans) sur des éléments répétitifs comme des arbres alignés. Utilisez les détails en les isolant, grâce à une grande ouverture.

Les motifs et abstractions peuvent aussi être mis en valeur dans une photo de paysage, notamment urbain. N’hésitez pas à copier Ansel Adams si vous travaillez en noir et blanc, vous pourrez alors vous concentrer sur les zones où l’ombre et la lumière se rencontrent.

Comment utiliser un téléobjectif en photographie de paysage

Photo (C) Philippe Ricordel – 400 mm – f/8 – 1/500 sec. – ISO 400

Quelles focales utiliser pour photographier des paysages au téléobjectif

Nous avons vu dans la première partie de cet article que le concept de téléobjectif commençait vers 85 mm. Pour le paysage c’est une valeur basse, considérant que la plupart des sujets dans un paysage se trouvent à une certaine distance. A mon sens il est préférable d’envisager une focale d’au moins 150 mm en équivalent plein format. C’est avec une telle focale que les effets de grossissement et de compression commenceront à s’établir et deviendront perceptibles dans votre composition.

De nombreux téléobjectifs zoom commencent à 70 ou 100 mm et vont jusqu’à 200 ou 400 mm, quand d’autres atteignent 500 mm ou plus. Je laisse volontairement de côté ici les super téléobjectifs, leur poids, leur prix et encombrement font qu’ils ne sont pas à la portée du photographe amateur, et je suppose que si vous en possédez déjà un, vous en avez la maîtrise et je n’ai rien à vous apprendre.

Il existe de nombreux objectifs dans la plage focale 100-400 mm, ceux des constructeurs (Nikon, Sony, Fujifilm, Canon, …)  comme ceux des opticiens indépendants (Tamron, Tokina, Sigma, etc ..).

Chez Nikon, et pour un prix somme toute raisonnable vous avez les :

Les autres marques offrent des objectifs similaires en termes de longueur de focales. Ne négligez pas les zooms 70-200 mm f/2.8 ou f/4 des marques et opticiens indépendants. Ce sont de très bons téléobjectifs pour commencer, ils sont polyvalents et fort utiles dans d’autres domaines comme la photographie de sport.

Pour les appareils photo au format APS-C, vous pouvez utiliser les mêmes optiques avec un effet renforcé par rapport au capteur plein format d’un coefficient 1,5 (rapport de grandissement de l’image entre plein format et APS-C). Fujifilm propose par exemple pour ses appareils APS-C à monture X un objectif Fujinon 100-400 mm f/4,5-5,6 qui cadre comme un 150-600 mm en 24 x 36. En micro 4/3 une optique de 150-400 mm f/4,5 avec un convertisseur x 1.25 intégré correspond à une focale maximale équivalente de 1000 mm en 24×36.

Ceci nous amène à parler des téléconvertisseurs.

Comment utiliser un téléobjectif en photographie de paysage

Photo (C) Philippe Ricordel – 155 mm – f/5 – 1/6400 sec. – 400 ISO

Téléobjectifs et convertisseurs de focale

Qualité d’image

Les convertisseurs de focale constituent un moyen peu onéreux d’élargir les possibilités en termes de focales sans vous imposer l’achat d’un nouveau téléobjectif. Quelques précautions s’imposent toutefois.

Un convertisseur de focale est un élément optique rapporté entre l’objectif et le boitier, et aussi bon soit-il, il engendre dans l’absolu une perte en termes de contraste et de piqué.

Si l’objectif est lui-même de bonne qualité, de même que le téléconvertisseur, cela ne sera pas ou peu perceptible sur une photo publiée sur le web ou imprimée en petit format (pas ou faible grandissement lors du tirage papier). Si c’est votre besoin, ne vous posez pas trop de questions : la qualité sera suffisante.

Il vous faut aussi savoir raison garder : adapter un convertisseur de focale Nikon TC 2 sur un objectif comme le Nikon AF-S NIKKOR 70-300 mm f/5.6, même si c’est possible mécaniquement, vous donnera un objectif à l’ouverture résultante de f/11, donc très sombre à la visée. Il sera difficile à exploiter sur le terrain, sans compter la possible dégradation assez prononcée de la qualité de l’image. Le Nikon AF-S NIKKOR 70-300 mm f/5.6 VR est une bonne optique, mais pas non plus exceptionnelle à 300 mm.

En matière de convertisseur de focale, retenez que meilleur est l’objectif d’origine, meilleur est le résultat une fois le convertisseur installé (en savoir plus).

Téléobjectif et convertisseur de la même marque ou pas ?

Rester dans la marque, c’est l’assurance d’avoir une dispersion limitée et a priori une meilleure qualité résultante. Mais les contre-exemples existent, aussi bien dans les grandes marques que chez les fournisseurs tiers (voir les convertisseurs Kenko).

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le téléconvertisseur ajoute de possibles imperfections entre l’optique et le capteur. Parfois les imperfections de l’optique se trouvent compensées par celles du téléconvertisseur,  parfois elles s’ajoutent et cela peut se voir sur l’image. Aujourd’hui les tolérances et la qualité de fabrication font que cela reste rare.

Comment utiliser un téléobjectif en photographie de paysage

Photo (C) JC Dichant – 200 mm – f/5.6 – 1/200 sec. – ISO 100

Convertisseurs de focales et zooms à grande plage focale : les limites

Une question revient souvent : peut-on utiliser un téléconvertisseur avec un zoom à large amplitude, comme un 24-200 mm, 18-300 mm ou même un transtandard 24-70 mm ou 24-120 mm ?

Il est mécaniquement impossible de monter des téléconvertisseurs sur ce type de zoom. Et honnêtement cela vaut mieux car les formules optiques de ces objectifs supporteraient assez mal l’ajout d’un téléconvertisseur.

Il vous faut aussi considérer l’ouverture résultante de votre ensemble optique + téléconvertisseur. L’ajout d’un TC 1.4 fait perdre un diaphragme, celui d’un TC 2, 2 diaphragmes. Autrement dit, un objectif ouvrant à f/2.8 ouvrira à f/4 avec un TC 1.4 et à f/5.6 avec un TC 2. Un TC 1.7 donnera une ouverture résultante de f/4.8.

Or, les autofocus sont généralement limités en détection dès l’ouverture f/5.6 (collimateurs centraux utilisables seulement), et inutilisables dès f/8 (parfois seul le collimateur central unique reste actif et utilisable). Cela étant pour utiliser un téléobjectif en photographie de paysage, rien ne vous empêche de réaliser votre mise au point manuellement.

Téléobjectif en photographie de paysage : trépied ou pas ?

Utiliser un téléobjectif en photographie de paysage peut vous amener à vous poser la question de l’utilisation d’un trépied. Désormais la stabilisation des optiques, parfois conjuguée à celle du capteur (comme avec les Nikon Z hybrides plein format) permet d’obtenir de très bons résultats à main levée avec des couples temps de pose/sensibilité ou temps de pose/ouvertures impensables jusqu’alors.

Considérez que le temps de pose minimum doit être d’environ 1/« focale en mm employée ». Pour 200 mm, cela vous donne un temps de pose de 1/200 sec.

Comment utiliser un téléobjectif en photographie de paysage

Photo (C) Philippe Ricordel – 155 mm sur APS-C – f/9 – 1/1250 sec. – ISO 400

Avec les paysages, qui ne bougent pas trop bien que les conditions de lumières puissent faire grandement varier leur apparence, il peut être souhaitable d’utiliser des temps de pose plus longs et donc d’utiliser un support stable. L’utilisation d’un trépied apporte une contrainte de plus en terme de poids et encombrement, sachez-le.

D’un autre côté, l’approche paysagiste est normalement une approche plus lente, plus réfléchie, cela ne devrait donc pas être un frein majeur à la pratique de ce type de photographie. Tout dépend de votre pratique : il m’est arrivé d’utiliser mon 600 mm pour faire du paysage à main levée face au soleil couchant, le temps de pose n’était vraiment pas le problème, le cadrage un peu plus.

Le trépied permet d’éliminer les légers mouvements que vous créez en tenant un appareil photo, y compris celui créé lors du déclenchement (vous générez toujours un micromouvement au moment de déclencher). S’ajoutent les mouvements créés par les vibrations internes de l’appareil (mouvement du miroir et obturateur mécanique pour les reflex), les hybrides ayant l’avantage d’avoir une obturation totalement exempte de mouvement avec leur obturateur électronique.

Pour réduire ces très faibles mouvements, il est possible d’utiliser soit le retardateur de l’appareil, soit une télécommande pour déclencher l’obturateur.

Si néanmoins vous décidez de photographier à main levée n’oubliez pas de choisir un temps de pose en relation avec la focale utilisée. N’oubliez pas le coefficient multiplicateur de 1,5 x si vous utilisez un boitier au format APS-C, idem si vous adaptez un convertisseur sur votre objectif.

Utiliser un téléobjectif en photographie de paysage, conclusion

La photographie de paysage avec de longues focales ne peut que rarement être improvisée. Elle nécessite un minimum de préparation en amont, au même titre que la photo de paysage en général dès que vous désirez obtenir un résultat autre que la photo « souvenir ».

Prenez le temps d’expérimenter, de connaitre et reconnaitre les effets obtenus avec un téléobjectif, et surtout faites des photos !


Qu’est-ce qu’un fichier DNG et comment l’utiliser

Le fichier DNG est à la photographie ce que le fichier PDF est aux documents bureautiques. Mais de même qu’il existe plusieurs types de fichiers PDF, il existe plusieurs types de fichiers DNG. Pourquoi ? Comment ? Quels sont les acteurs qui valorisent ce format ? Voici ce qu’il vous faut savoir.

Qu'est-ce qu'un fichier DNG et comment l'utiliser

Le fichier DNG, présentation et différence avec le RAW propriétaire

En photographie numérique, le capteur de votre appareil photo délivre un signal interprété par le processeur du boîtier qui génère ensuite le fichier final. Ce fichier est un fichier RAW, il contient les données brutes du capteur, pixel par pixel, ainsi que les indications de couleur pour chaque pixel fournies par les filtres associés à chaque photosite.

Chaque marque d’appareils photo ajoute à ce fichier RAW des données propriétaires, dont les réglages du boîtier, le profil utilisé et des centaines de données EXIF. Ces métadonnées enrichissent le RAW pour donner le fichier enregistré sur la carte. Chez Nikon ce fichier RAW finalisé prend l’extension .NEF (Nikon Electronic File), chaque marque a sa version (RAF, CR2, ARW, …).

Au sein d’une marque chaque modèle d’appareil photo génère sa propre version de fichier RAW. Votre logiciel de post-traitement doit donc savoir interpréter les fichiers de votre appareil photo pour vous permettre de les traiter. C’est ce qui explique que les anciennes versions des logiciels ne savent pas lire les RAW des nouveaux boîtiers s’ils ont été créés avant la sortie du boîtier. Le logiciel ne connait pas la structure de ces fichiers RAW, il ne peut les derawtiser.

Tromper un logiciel en lui laissant croire que le fichier est issu d’un appareil photo plus ancien n’est pas une bonne pratique. Le dématriçage du RAW sera exécuté sur une base erronée.  Mieux vaut mettre à jour votre logiciel si vous êtes dans ce cas (en savoir plus dans le cas de Lightroom 6).

Adobe a créé le format DNG (Digital Negative) qui se veut un format RAW alternatif aux RAW propriétaires des constructeurs. De la même façon qu’un fichier PDF est lisible par la plupart des logiciels bureautiques quel que soit celui qui a servi à créer le document, un fichier DNG est lisible par la plupart des logiciels photo même s’ils ne sont pas capables de lire le RAW du boîtier correspondant.

Le DNG permet de stocker les données brutes du capteur, c’est donc bien un RAW. La conversion RAW vers DNG ne fait que changer la façon dont sont stockées ces données, c’est l’opération de démosaïsage ou dématriçage pour un capteur à matrice de Bayer.

Le DNG fournit en outre une méthode de stockage des métadonnées, le standard XMP (Extensible Metadata Platform). Cette méthode permet de stocker, en plus des données du capteur, les paramètres de prise de vue, le copyright, la notation de la photo faite dans le boîtier (si c’est le cas) et bien d’autres. Ce que font les RAW propriétaires, mais ici c’est fait selon le standard ouvert DNG. Cette méthode autorise aussi le stockage des réglages utilisés par le moteur de conversion Camera RAW utilisé par Lightroom, Photoshop et tous les logiciels Adobe.

Afin de favoriser la diffusion du format DNG, Adobe en autorise l’utilisation par quiconque le souhaite grâce à une licence ouverte, comme pour le PDF.

Vous pouvez convertir vos RAW en DNG à l’aide de l’utilitaire Adobe DNG Converter disponible gratuitement sur le site d’Adobe.

Le dématriçage d’un fichier RAW

Dématricer consiste à interpréter les données brutes contenues dans le fichier RAW dont les informations de couleurs pour en faire un fichier photo. Le dématriçage consiste in fine à attribuer des valeurs de couleur (RVB) à chacun des pixels ainsi qu’une information de quantité (en bit).

Le format RAW peut encoder sur 16 bits. La plupart des appareils reflex et hybrides autorisent 12 ou 14 bits, ce qui limite la taille finale des fichiers sur la carte sans perte de qualité visible et accélère l’écriture et le mode rafale.

Des filtres de couleurs sont associés à chaque pixel capteur selon un arrangement propre à chaque type de capteur.

Bayer pattern on sensor

Pour un capteur à matrice de Bayer, comme sur les Nikon, chaque pixel image est associé à quatre filtres : deux verts, un bleu et un rouge, c’est la particularité de cette matrice.

Votre logiciel de traitement RAW interprète ces informations et affiche la photo correspondante. En traitant le RAW, vous ne modifiez pas les données brutes (c’est un traitement non destructif), vous changez la table de correspondance de couleurs qui change donc le résultat à l’écran. Certains logiciels proposent par exemple d’importer des tables de correspondance (LUT, Look Up Table).

Linéarité et non linéarité du post-traitement

J’ai conscience que cela se complique et que nous nous éloignons de la photographie, mais il y a une raison créative, lisez la suite.

Votre logiciel vous permet de modifier certains réglages de prise de vue : l’exposition, la balance des blancs, le profil pour citer les principaux. C’est l’exposition qui nous intéresse ici.

L’exposition est la quantité de lumière qui arrive sur le capteur lorsque vous faites une photo, définie par le triangle d’exposition :

  • temps de pose,
  • ouverture,
  • sensibilité ISO.

En faisant glisser le curseur d’exposition de votre logiciel après la prise de vue, vous changez l’interprétation des données brutes et le rendu de la photo. Augmenter d’un Ev l’exposition revient au même que si vous aviez, à la prise de vue :

  • doublé le temps de pose,
  • ou augmenté d’un stop (« diaph ») l’ouverture du diaphragme,
  • ou doublé la sensibilité ISO.

La photo est alors plus claire. Il y a d’autres conséquences mais je m’intéresse à la seule exposition ici.

Comment modifier l'exposition d'un fichier RAW ou fichier DNG dans Lightroom

exemple de modification de l’exposition d’un RAW dans Lightroom (+ 1 Ev)

Attention, ça se complique vraiment …

Il existe une relation linéaire de facteur 2 entre la variation d’exposition dans le logiciel et l’exposition de la photo :

  • + 1 Ev = exposition doublée (x 2)
  • + 2 Ev = exposition quadruplée (x 4)
  • – 1 Ev = exposition divisée par deux (x 1/2)
  • – 2 Ev = exposition divisée par 4 (x 1/4)

En théorie un fichier RAW permet de faire varier l’exposition en post-traitement de -5 à + 5 Ev. En pratique, mieux vaut ne pas dépasser +/- 2 Ev, au-delà vous avez un problème à la prise de vue.

Si vous traitez un fichier RAW dans un logiciel qui change la dynamique de l’image, par exemple par un traitement HDR, alors la linéarité n’est pas conservée, le fichier est non linéaire.

Nous en arrivons à l’explication finale, courage …

Modification d’un fichier RAW : les formats possibles

Un logiciel qui modifie le fichier, par exemple pour le convertir en noir et blanc ou le débruiter, peut l’enregistrer après traitement dans un format RAW comme dans un format image (bitmap) :

  • le format JPG ou Tiff monopage,
  • le format Tiff multipage,
  • le format DNG.

Cas des fichiers JPG ou Tiff monopage (formats image)

Le traitement est « destructif ».

Le fichier est converti en un fichier image, ce n’est plus un fichier RAW.

La linéarité n’est plus garantie. Les traitements complémentaires comme la variation de l’exposition ne pourront plus être exécutés avec la même souplesse que sur le RAW initial. Le retour arrière sur les traitements effectués n’est pas possible sans perte de qualité.

Cas du fichier Tiff multipage (format image)

Le traitement est « non destructif ».

Le Tiff multipages est un format image mais permet de conserver l’historique des traitements. Vous pouvez modifier les traitements faits à ce fichier après l’avoir enregistré, sans dégradation de la qualité d’image.

C’est le format que propose par exemple la suite logicielle Nik Collection by DxO depuis la version 3. Ce n’est pas la solution ultime à vos problèmes de traitements mais on s’en rapproche.

Cas du fichier DNG (format RAW)

Le DNG permet de conserver les données brutes et d’y ajouter l’indication des traitements réalisés. Il s’agit donc d’enrichir le fichier RAW initial qui se trouve tout à la fois dématricé et interpolé.

Si de plus le DNG est un DNG linéaire, alors toute variation ultérieure des réglages (comme l’exposition) reste possible sur ce fichier comme ce serait le cas si vous utilisiez votre fichier RAW initial. Le Saint-Graal du photographe …

Exemple

Dans DxO PureRAW pour prendre un exemple concret, un pixel dont l’information de couleur est initialement définie par 16 bits se voit ajouter des informations complémentaires, c’est l’interpolation, qui précisent ce que devrait être la valeur du pixel pour que le bruit soit réduit et les aberrations optiques supprimées.

Pour un pixel image d’un RAW généré par un capteur à matrice de Bayer traité dans DXO PureRAW, vous obtenez :

  • 16 bits pour la couleur initiale,
  • 16 bits pour la première couleur manquante mais interpolée,
  • 16 bits pour la seconde couleur manquante mais interpolée.

La matrice de Bayer faisant appel à deux pixels verts pour un rouge et un bleu, on obtient 4 x 16 soit 48 bits. C’est ce qui explique la taille plus importante d’un DNG.

En pratique, 4 conséquences

Oublions les maths pour en revenir à la photographie.

Imaginez que vous ouvriez un RAW dans votre logiciel favori et que vous vouliez lui appliquer, en plus des opérations habituelles, un traitement que ce logiciel ne fait pas, ou pas bien : réduction du bruit numérique, conversion noir et blanc, fusion HDR, …

Vous devez exporter ce RAW dans un autre logiciel spécialisé pour lui appliquer ce traitement particulier. C’est ce que vous faites quand vous envoyez un RAW vers la Nik Collection, Luminar AI, DxO PhotoLab 4 ou DxO PureRAW, Photomatix, etc.

Cet autre logiciel vous renvoie le fichier modifié une fois traité. Mais il ne le fait pas toujours au format RAW. La plupart vous renvoient un Tiff monopage, ou un Tiff multipage au mieux (Nik Collection V3). Seuls quelques rares logiciels renvoient un RAW, c’est le cas de DxO PureRAW qui génère un DNG linéaire.

Comment enregistrer un fichier DNG dans DxO PureRAW

 

Première conséquence

En utilisant un logiciel qui sait renvoyer un DNG, vous conservez toute la souplesse nécessaire en post-traitement.

Seconde conséquence

Votre logiciel favori doit savoir lire le DNG sans quoi vous ne pourrez pas afficher le fichier renvoyé par le logiciel externe. La plupart des logiciels experts standards savent le faire, mais vérifiez.

Troisième conséquence

Convertir un RAW en DNG traité ne signifie pas que vous pouvez vous débarrasser du RAW initial. Si le logiciel externe évolue, il saura faire mieux que sa version actuelle à la condition sine qua none que vous puissiez lui envoyer le RAW initial.

C’était déjà le cas avec les « simples » derawtiseurs, ouvrez un RAW d’un boîtier qui a 10 ans et vous verrez que le résultat est bien meilleur qu’il ne l’était avec les logiciels d’il y 10 ans.

Quatrième conséquence

Pour tirer le meilleur de vos fichiers, il faut accepter de stocker des volumes plus importants, un DNG occupant environ 3 fois la taille d’un RAW ou d’un TIFF sur le disque. On n’a rien sans rien …

Quel rapport avec la photographie et pourquoi utiliser le fichier DNG ?

Vous vous demandez peut-être pourquoi ne pas effectuer toutes les opérations de traitement du RAW dans le même logiciel, et éviter ainsi ces problèmes de linéarité et de format DNG ?

Le traitement d’un fichier RAW comporte deux étapes : l’ajustement technique et l’ajustement créatif.

L’ajustement technique

Il consiste à réduire le bruit numérique et les aberrations optiques et chromatiques. Le fichier est « plus propre ».

L’ajustement créatif

Il consiste à donner à votre photo le rendu visuel qu’elle mérite, celui que vous voulez lui donner.

Certains logiciels sont meilleurs que d’autres pour effectuer l’ajustement technique. D’autres vous sont plus familiers pour l’ajustement créatif. En utilisant le meilleur de ces deux mondes vous optimisez la qualité et le rendu final de vos images. Le DNG est alors le format pivot idéal pour passer d’un logiciel à l’autre.

Le DNG vous concerne si :

  • vous traitez des images très bruitées, et/ou comportant des aberrations importantes,
  • vous voulez obtenir la meilleure image qu’est capable de fournir votre matériel photo,
  • vous ne croyez pas en l’avenir des marques et vous désirez disposer de fichiers RAW compatibles avec la plupart des logiciels,
  • vous ne manquez pas d’espace disque (le DNG augmente de façon sensible la taille des fichiers),
  • vous utilisez plusieurs logiciels spécialisés et vous ne souhaitez pas rompre le flux RAW en passant de l’un à l’autre.

Le DNG ne vous concerne pas si :

  • vous ne faites que du JPG !
  • vous utilisez un logiciel de traitement RAW automatisé qui ne vous laisse pas décider du résultat,
  • vous n’utilisez pas les hautes sensibilités (génératrices de bruit numérique),
  • vous n’avez que des optiques pros avec très peu d’aberrations optiques,
  • vous vous moquez de tout ça, seuls les aspects créatifs comptent pour vous,
  • vous n’avez pas de temps à perdre avec plusieurs logiciels, un c’est déjà bien assez !

Note : j’ai conscience que cet article est incomplet, les puristes du traitement d’images auront d’autres arguments en faveur comme en défaveur du DNG. Mon propos n’était pas de faire une description théorique complète de ces fichiers mais bien de vous livrer des éléments de compréhension pour savoir quoi faire du DNG si votre logiciel vous le propose.

Si vous constatez une erreur flagrante dans la description ci-dessus, merci de m’en faire part avec les sources correspondantes via les commentaires.


Comment choisir un téléobjectif, zoom vs focale fixe

Vous appréciez de photographier en gros plan un sujet éloigné, pour cela vous envisagez de compléter votre équipement photo mais vous ne savez pas comment choisir un téléobjectif, lequel utiliser. Il existe de nombreux modèles de téléobjectifs, à tous les prix, avec des caractéristiques fort différentes, aussi vous avez du mal à faire le bon choix.

Le premier article de ce dossier va vous permettre de comprendre ce qu’est un téléobjectif, comment il fonctionne et lequel choisir selon vos besoins.

Cet article est écrit par Philippe Ricordel. Philippe parcourt la planète depuis 20 ans pour témoigner de l’évolution des écosystèmes, des relations humains / animaux dans différents lieux. Auteur d’ouvrages techniques chez Eyrolles, sa formation d’ingénieur l’aide à appréhender les aspects techniques de la photographie moderne.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Et si ce n'était pas votre talent mais vos réglages qui bridaient le piqué de vos photos ?

Qu’est-ce qu’un téléobjectif ?

La première motivation pour choisir un téléobjectif est de rapprocher ce qui est loin de vous. Ne pensez pas que ce soit le seul usage que vous pouvez en avoir car il y a téléobjectif et téléobjectif : ce n’est pas la même chose d’utiliser un 85 mm pour faire des portraits et un 800 mm pour la photographie animalière.

Un téléobjectif fait apparaître dans le viseur et sur la photo les sujets photographiés comme plus proches qu’ils ne le sont réellement.

Un téléobjectif possède une longue distance focale. La plupart des photographes considèrent que la focale minimale d’un téléobjectif, les mm indiqués sur l’objectif, est comprise entre 60 et 135 mm.

Considérez plutôt que la distance focale de 85 mm constitue la valeur minimale pour parler d’un téléobjectif, c’est un choix délibéré mais réaliste.

Quelle que soit cette focale, un téléobjectif fait sembler plus proches les sujets éloignés, bien plus qu’avec un grand angle (par exemple 24 ou 35 mm) ou une focale standard (50 mm).

Un téléobjectif peut exister sous deux formes :

  • un zoom, comme un 70-300 mm (la focale est variable de 70 à 300 mm),
  • une focale fixe comme un 300 mm, un 500 mm ou un 600 mm.

Plus la distance focale est élevée, plus le téléobjectif est lourd et encombrant. Les plus imposants sont équipés d’un collier de pied qui permet de les fixer sur un trépied ou un monopode qui en supporte alors le poids à votre place.

Comment choisir un téléobjectif

Comment choisir un téléobjectif
de gauche à droite 85 mm, 105 mm, 180-400 mm, 500 mm PF, 800 mm

Téléobjectif et taille des capteurs

Une question revient souvent lorsqu’il s’agit de savoir comment choisir un téléobjectif : quel est le facteur de grossissement en fonction de la taille du capteur de l’appareil photo ?

Vous trouvez souvent écrit qu’un téléobjectif de 300 mm « fait 300 mm sur un appareil plein format », et « fait 450 mm sur un appareil APS-C ». C’est un abus de langage car la focale de l’objectif ne change pas en fonction de la taille du capteur. Ce qui change c’est la taille de l’image projetée par l’objectif  sur le capteur, l’image conservée.

Explication

Un capteur APS-C ou Micro 4/3, plus petit qu’un capteur plein format 24 x 36, ne montre qu’une partie de l’image formée par l’objectif, comme si vous effectuiez un recadrage de votre image. La différence ici, c’est que ce recadrage est immédiat et de valeur fixe.

Ainsi un coefficient x 1,5 s’applique pour le format APS-C et un coefficient x 2 s’applique pour le Micro 4/3. La focale résultante d’un téléobjectif de 300 mm sera de 450 mm et 600 mm respectivement pour le format APS-C et Micro 4/3 (comprendre « il cadre comme … »).

L’utilisation d’un appareil au format APS-C et/ou Micro 4/3 permet donc d’obtenir des focales équivalentes plus élevées pour un téléobjectif d’une focale donnée. C’est l’un des avantages de ce type de capteur si vous avez besoin de très longues focales pour photographier des objets distants. Ce n’est pas la seule, nous y reviendrons.

Comment choisir un téléobjectif

téléobjectif Nikon AF-S NIKKOR 300 mm PF-ED sur reflex Nikon D5

Comment choisir un téléobjectif : la focale

On peut classer les téléobjectifs en différentes catégories selon leur focale.

85 à 135 mm

Les objectifs dont la focale est comprise entre 85 et 135 mm sont considérés comme petits téléobjectifs.

Ils offrent un premier degré de rapprochement et permettent de créer une séparation plus ou moins marquée entre le sujet et l’arrière-plan.

Ces longueurs de focales (85, 105, 135 mm) sont souvent utilisées pour le portrait photo. Elles permettent de vous tenir éloigné du sujet mais pas trop et offrent déjà, surtout pour les plus ouverts (f/1.4 ; f/1.8 ou f/2) une séparation marquée entre le fond et le sujet.

Exemple de téléobjectifs 85 à 135 mm pour hybrides Nikon :

Exemple de téléobjectifs 85 à 135 mm pour reflex Nikon :

150 à 300 mm

Les objectifs dont la focale est comprise entre 150 mm et 300 mm appartiennent à la catégorie des téléobjectifs moyens. Cette plage de focales est populaire car son utilisation n’est techniquement pas complexe et ces objectifs sont plutôt abordables en terme de tarif, même si c’est moins le cas avec la gamme des 300 mm f/2.8.

Exemple de téléobjectifs 150 à 300 mm pour hybrides Nikon :

Exemple de téléobjectifs 150 à 300 mm pour reflex Nikon :

Plus de 300 mm

Les objectifs d’une focale supérieure à 300 mm sont appelés super-téléobjectifs. Ils possèdent les plus longues focales et donc les plus forts rapports de grossissement.

D’un coût plus élevé, ils sont plus lourds et moins aisés à manipuler que les précédents. Avec l’introduction des zooms téléobjectifs, ceci reste toutefois relatif.

Les Nikon 80-400 mm, Canon ou Sony 100-400 mm, Nikon 200-500 mm, Sony 200-600 mm, Sigma ou Tamron 150-600 mm pour ne citer que ceux-là restent abordables en termes de prix, d’encombrement et de poids.

Note : Échappent à cette règle les téléobjectifs catadioptriques, et dans une certaine mesure ceux dotés d’une lentille de Fresnel de par leur construction spécifique.

Les objectifs catadioptriques sont des objectifs démunis de diaphragme, dont le principe de construction est celui des télescopes. Ils utilisent deux miroirs entre lesquels les rayons lumineux formant l’image rebondissent, permettant ainsi d’obtenir une focale élevée dans un format compact.

Cette construction est également très légère car généralement dépourvue de lentille (parfois une ou deux), mais l’ouverture est fixe et généralement faible (500 mm f/8).

Les objectifs à lentille de Fresnel adoptent eux une construction plus classique, l’utilisation d’une lentille de Fresnel permet de réduire considérablement leur poids et leur encombrement (Nikon AF-S NIKKOR 500PF f/5.6 par exemple).

Exemple de téléobjectifs de plus de 300 mm pour hybrides Nikon :

Exemple de téléobjectifs de plus de 300 mm pour reflex Nikon :

Comment choisir un téléobjectif : le temps de pose

Une des questions récurrentes des nouveaux utilisateurs de téléobjectifs est « quel temps de pose utiliser pour garantir une image sans flou de bougé ? ».

La question est simple, mais la réponse s’avère plus complexe car plusieurs paramètres entrent en ligne de compte.

La cause principale provoquant des images floues lors de l’utilisation d’un téléobjectif, au-delà du défaut de mise au point, est le flou de bougé. Il s’agit d’un micro mouvement de votre part lors de la prise de vue, avec un téléobjectif qui agit comme une loupe. Ces micro mouvements sont amplifiés au niveau du capteur de l’appareil photo et provoquent un défaut de netteté.

L’encombrement et le poids des téléobjectifs sont des facteurs d’accroissement de ces micro mouvements, il convient donc de les limiter :

  • soit vous mettez en œuvre votre téléobjectif sur un trépied (suppression des mouvements),
  • soit vous diminuez le temps de pose afin  que les éventuels mouvements ne soient pas perceptibles sur l’image.

Une règle communément admise est de fixer le temps de pose à au minimum « 1 sur la focale de l’objectif ». Pour un objectif de 105 mm, choisissez un temps de pose minimum de 1/100s ou 1/125s. Pour un 300 mm retenez un temps de pose de 1/320s.

Attention ceci n’est valable que pour un objectif monté sur un appareil photo plein format 24×36. Dans le cas d’un capteur APS-C, retenez la focale résultante pour établir le temps de pose minimum correspondant.

Par exemple un 300 mm monté sur un Nikon D500 (capteur APS-C) voit sa focale résultante égale à 450 mm, il convient donc d’utiliser un temps de pose minimum de 1/500s (1/450s n’existe pas dans la plage de valeurs courantes).

Cette règle n’est pas absolue, la stabilisation des objectifs et/ou celle des boitiers permet désormais de s’en affranchir. Selon  vos prédispositions naturelles, vous pouvez obtenir des images sans flou de bougé avec des temps de pose supérieurs à ceux que vous pouvez calculer avec la règle ci-dessus.

Une autre chose à considérer est la définition du capteur, celle-ci a une influence sur le temps de pose limite avec lequel vous pouvez photographier sans risquer le flou de bougé. Plus votre capteur, quel que soit son format, est défini, donc comporte un nombre important de pixels, plus le temps de pose doit être raccourci.

Cela se comprend aisément. Plus le capteur comporte de pixels, plus vous aurez de chances pour que celui-ci enregistre un petit décalage, un micro mouvement pendant la durée de la prise de vue ; d’où la nécessité de réduire le temps de pose afin de réduire la possibilité d’enregistrer le micro mouvement.

Influence des téléobjectifs sur l’image

Les deux séries de photo ci-dessous sont réalisées avec un reflex plein format 24 x 36 chacune dans les mêmes conditions de prise de vue, seule la focale change.

Exemple de photo avec un téléobjectif

Comment choisir un téléobjectif
focale 100 mm – f/8

Exemple de photo avec un téléobjectif

focale 200 mm – f/8

Exemple de photo avec un téléobjectif

focale 300 mm – f/8

Au-delà de rapprocher visuellement le sujet dans l’image, les téléobjectifs influent sur la perception de ce dernier par rapport à l’image dans son ensemble.

Retenez que les téléobjectifs, s’ils grossissent le sujet, offrent également une profondeur de champ plus restreinte. Cela entraîne un flou plus prononcé de l’arrière-plan.

Première conséquence, le sujet semble mieux se détacher du fond (arrière-plan) et apparaît mieux mis en valeur. C’est un des effets recherché par les portraitistes lors de l’utilisation de petits téléobjectifs comme le 85 mm avec une grande ouverture (f/1.4 à f/2).

C’est également un effet recherché en photographie animalière afin que le sujet se détache mieux du fond, car souvent les arrière-plans peuvent être naturellement chargés (herbes, branches, autres animaux), mais on parle ici de focale supérieure ou égale à 400 mm.

Il y a aussi un effet dit effet de compression, ou compression des plans, avec un téléobjectif. Cet effet est lié au fait que le grossissement qu’apporte le téléobjectif est égal sur tout ce qui entre dans le champ visé, le sujet comme tout ce qui se trouve derrière lui.

Avec un téléobjectif, l’arrière-plan semble plus proche du sujet que lorsque vous utilisez une focale standard ou un grand angle. De fait, plus la focale est importante, moins la distance entre sujet et fond parait importante, d’où le terme de compression utilisé.

Exemple de photo avec un téléobjectif

Comment choisir un téléobjectif
focale 100 mm – f/4

Exemple de photo avec un téléobjectif

focale 200 mm – f/4

Exemple de photo avec un téléobjectif

focale 300 mm – f/4

En réalité la compression est plus le résultat de l’éloignement du sujet à l’objectif et du sujet au fond qu’à la focale proprement dite. En raison de la compression apportée par l’utilisation d’une longue focale, l’arrière-plan apparait plus présent, mais également plus flou (en comparaison à une focale standard avec le même grossissement).

Par exemple avec un bâtiment situé à l’arrière-plan d’un sujet, le bâtiment remplira l’arrière-plan de l’image ce qui ne serait pas le cas si vous aviez utilisé un grand angle.

Du fait d’une profondeur de champ plus faible, l’arrière-plan apparaît également plus flou.

En bref, un téléobjectif fera apparaître l’arrière-plan plus proche et plus flou.

C’est le résultat de la proximité du sujet, c’est une caractéristique optique des téléobjectifs. C’est cette caractéristique qui est recherchée, en dehors du fait qu’il « approche » le sujet par de nombreux photographes dont notamment les portraitistes.

Influence des longues focales sur le sujet

Si vous avez tenté l’expérience, vous avez remarqué l’influence et donc les déformations que peuvent apporter un objectif grand angle utilisé pour réaliser un portrait ou plus généralement la prise de vue d’un sujet proche. Il en est de même avec les téléobjectifs, il y a des déformations, certes beaucoup moins perceptibles mais elles existent pourtant bel et bien.

Dans la majorité des cas vous pouvez les ignorer car ces déformations sont liées à la compression des plans et c’est souvent ce que vous recherchez lorsque vous utilisez un téléobjectif.

C’est grâce à cette faculté de compression que vous pouvez obtenir la sensation de rapprochement de sujets légèrement distants les uns des autres, les sujets semblant plus proches qu’ils ne le sont dans la réalité.

Comment photographier les oiseaux en vol avec un téléobjectif

un groupe d’oiseaux photographiés avec un téléobjectif de 400 mm

Choisir un téléobjectif : zoom ou focale fixe ?

Pour une focale donnée, un téléobjectif peut exister sous la forme d’une focale fixe (ex : 105 mm) ou d’un zoom (70-200 mm). Comment choisir un téléobjectif zoom ou à focale fixe ?

Le zoom vous permet d’obtenir toute la gamme de focales dans une plage prédéfinie, par exemple toutes les focales possibles entre 70 et 200 mm pour un zoom 70-200 mm. Ce dernier vous permet de passer d’une composition en portrait serré sur une personne à un plan américain (tête + torse) sans bouger, juste en jouant sur la focale de votre zoom.

Un zoom 70-200 mm remplace la gamme de focales fixes 85, 135 et 200 mm, et offre une praticité accrue car vous n’avez pas besoin de changer d’objectif à chaque fois que vous désirez changer de point de vue.

Il y a tout de même un paramètre que nous n’avons pas évoqué jusqu’à présent, c’est l’ouverture de ces optiques. D’une manière générale un zoom a toujours une ouverture maximale plus faible qu’une optique fixe pour la même focale. Il est aisé de trouver des 85 mm ouvrant à f/1.4 (voire f/1.2), vous ne trouvez pas de zoom incluant cette focale ouvrant à une telle ouverture, vous avez au mieux une ouverture de f/2.8.

Il y a deux bonnes raisons à cela :

  • l’ouverture joue sur la qualité de flou du fond, dénommée Bokeh. Ce terme vient du japonais Boke (ボケ) qui signifie “flou” ou “brume”, et peut se définir comme “l’effet d’arrière-plan défocalisé“ ».
  • utiliser un zoom apporte flexibilité, praticité et jusqu’à un certain point encombrement et poids moindres que trois optiques à focales fixes susceptibles de couvrir la même plage focale.

Mais alors pourquoi certains photographes préfèrent-ils néanmoins utiliser un 85 mm f/1.4 au lieu d’un zoom 70-200 mm f/2.8 ?

Vous l’avez deviné, l’ouverture, le rendu, la profondeur de champ sont différentes entre les deux optiques (zoom calé à la même focale de 85 mm bien entendu). C’est pour cela que l’objectif est au catalogue de nombreux constructeurs et que les portraitistes plébiscitent ce type d’optique (petit téléobjectif, grande ouverture, pas trop lourd – 595g  pour le Nikon AF-S NIKKOR 85 mm f/1.4, maniable) qui permet de garder une distance de contact vis-à-vis du modèle. Pour rappel le Nikon AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 pèse plus de 1500g …

Comment choisir un téléobjectif : conclusion

Nous avons vu comment choisir un téléobjectif parmi les nombreux modèles offerts par les différents constructeurs. Lisez la suite pour savoir quels sont les usages possibles d’un téléobjectif.

Les secrets de l’astrophoto de Thierry Legault : mon avis sur ce guide

« Les secrets de l’astrophoto » de Thierry Legault est l’un des rares guides francophones qui couvre l’astrophotographie de façon pratique, du choix du matériel au post-traitement. Ce n’est pas un manuel théorique sur l’astronomie : c’est un livre de photographe, écrit par un astrophotographe amateur dont les images ont été publiées dans le monde entier et citées par la NASA. Voici ce qu’il contient, pour qui il est fait, et ce qu’il vaut vraiment.

Comment photographier la lune, le ciel, le soleil ... le guide de l'astrophoto

Comment photographier la lune, le ciel, le soleil … présentation du guide

Dans ce livre dédié à la pratique de l’astrophoto, Thierry Legault partage avec vous son savoir en matière de photographies du ciel, des planètes, du soleil et de nombreux évènements astronomiques. Il vous montre quelles photos vous pouvez faire avec quel matériel, comment régler votre appareil photo pour réussir vos photos du ciel et de la voûte céleste parmi de nombreuses autres possibilités créatives.

Il s’agit de la seconde édition de ce livre paru dans la série « Les secrets de … » chez Eyrolles, des ouvrages dédiés à un domaine photographique précis, dans lesquels leurs auteurs vous apportent des conseils ciblés.

Thierry Legault est un astrophotographe amateur dont les photographies de l’ISS en transit devant le Soleil et devant la Lune ont fait le tour du monde, publiées par des dizaines de magazines scientifiques internationaux et régulièrement relayées par la NASA. Il publie dans le monde entier et anime des stages d’astrophotographie pour les plus férus.

Ce que vous trouverez dans ce guide, chapitre par chapitre

Les secrets de l’astrophoto de Thierry Legault se divise en trois parties.

La première porte sur le matériel : quel boîtier, quels objectifs, pourquoi le trépied est non négociable, quels accessoires sont utiles et lesquels sont superflus.

La deuxième couvre les techniques de prise de vue par type de sujet : lune, planètes, ciel étoilé, voie lactée, filés d’étoiles, aurores boréales, éclipses, time-lapses.

La troisième s’adresse aux vidéastes, dont les contraintes de tournage recoupent largement celles de l’astrophoto. Chaque chapitre précise les réglages conseillés, les précautions à prendre et les étapes de post-traitement, avec une exigence constante : shooter en RAW.

Sujet traité dans le livre Niveau de détail Adapté aux débutants
Lune Élevé (réglages, traitement) Oui
Planètes Moyen (photo et vidéo) Avec bases expo
Voie lactée / ciel étoilé Élevé Oui
Filés d’étoiles Élevé Oui
Aurores boréales Moyen Oui
Éclipses Moyen Oui
Soleil Élevé (sécurité incluse) Avec précautions
Time-lapse Détaillé Intermédiaire
Comment photographier la lune, le ciel, le soleil ... le guide de l'astrophoto

L’astrophoto en détail

L’auteur vous livre de nombreux conseils pratiques pour profiter au mieux de votre sortie, comme comment protéger du froid ou de la buée votre équipement photo en pleine nuit.

Chaque type de photo est ensuite passé en revue : prise de vue, précautions à prendre, réglages. Le post-traitement n’est pas oublié pour vous aider à réaliser, par exemple, un time-lapse.

Les vidéastes tireront aussi profit du guide puisque l’auteur s’adresse autant à eux qu’aux photographes, les contraintes de tournage vidéo sont proches de celles de l’astrophoto.

Comment photographier les aurores boréales

Des conseils très pratiques

J’ai apprécié de trouver bon nombre d’informations pratiques dans ce guide (comme dans chaque ouvrage de la série « Les secrets de …« ), comme une liste d’applications pour smartphones vous permettant de vous repérer ou d’identifier les étoiles, et les techniques de pro pour traiter vos images (RAW obligatoire) une fois la séance terminée.

Vous apprendrez que pour optimiser vos photos de la lune, il n’est pas nécessaire d’augmenter l’accentuation contrairement à ce que vous pourriez penser. Vous saurez pourquoi saturer les couleurs lors du développement du RAW permet de mettre en évidence les variations de teinte de la surface lunaire.

Enfin vous apprendrez à vous protéger, vous et votre matériel photo, des lumières éblouissantes lorsque vous photographiez le soleil par exemple.

Comment photographier la lune
À qui s’adresse « Les secrets de l’astrophoto » de Thierry Legault ?

Au photographe qui possède déjà les bases de l’exposition (ISO, diaphragme, temps de pose) et veut les appliquer au ciel nocturne. Ce n’est pas un livre pour grand débutant en photo, mais il est accessible dès que vous maîtrisez votre appareil en mode manuel.

Faut-il un matériel spécifique pour suivre ce guide ?

Non. Thierry Legault commence par ce que vous avez déjà : un reflex ou un hybride, un objectif standard et un trépied. L’achat d’un télescope n’est abordé que dans les chapitres avancés. Un Nikon Z5II ou un Zf avec un 24 mm suffit pour débuter les sujets traités dans les deux tiers du livre.

Ce guide est-il à jour pour les hybrides ?

L’édition disponible chez Eyrolles date de 2021. Les principes optiques et les techniques de prise de vue sont intemporels. Les références aux boîtiers spécifiques montrent leur âge, mais la logique de réglage s’applique sans modification aux hybrides actuels.

Quelle est la différence avec le « Guide de l’astrophotographie » du même auteur ?

« Les secrets de l’astrophoto » est l’entrée en matière : compact, accessible, 24 euros. « Le guide de l’astrophotographie » est l’ouvrage de référence exhaustif, avec les techniques avancées, le matériel dédié et les logiciels de traitement d’images. Commencez par le premier, passez au second si vous accrochez.

Mon avis sur ce guide pour photographier la lune et le ciel

Ce que j’apprécie dans l’approche de Thierry Legault, c’est qu’il ne vous demande pas d’investir dans du matériel de pro avant de commencer. Il part de l’appareil que vous avez déjà et vous montre ce que vous pouvez en faire. C’est exactement la philosophie que j’applique dans mes propres formations : vous êtes déjà équipé pour aller plus loin qu’you ne le pensez.

Les secrets de l’astrophoto de Thierry Legault va vous aider à vous lancer à peu de frais. Proposé au tarif public de 24 euros, il vous donne l’essentiel de ce qu’il vous faut savoir pour réussir vos photos de lune, d’aurores boréales ou de ciels étoilés.

Si vous voulez aller – encore – plus loin, sachez que Thierry Legault est aussi l’auteur du guide de l’astrophotographie dans lequel il recense toutes les possibilités, techniques avancées et moyens matériels et logiciels pour devenir expert ou pro du sujet.


Nikon Z fc : l’hybride APS-C vintage au look de FM2 et son NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

La forme, le poids, la taille, les performances du Nikon Z 50, mais un nouveau look. Le nouveau Nikon Z fc reprend la livrée du mythique Nikon FM2. Non content de venir jouer dans la cour des Fuji X, le Nikon Z fc adopte un écran orientable et basculable, une recharge USB-C en fonctionnement, et inaugure le NIKKOR Z 28 mm f/2.8 tant attendu.

MàJ : le test du Nikon Z fc et du 28 mm est disponible.

Nikon Z fc : l'hybride APS-C vintage au look de FM2 et son NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Nikon Z fc : nostalgie, quand tu nous tiens

1982, rappelez-vous. L’Airbus A310.  Jean-Loup Chrétien dans l’espace. E.T. L’extra-terrestre. Le CD Audio. Le Commodore 64. Le Minitel … Mais aussi ? Le Nikon FM2.

Bien qu’il reprenne ce qui a fait le succès de son prédécesseur le FM sans vraiment innover, le Nikon FM2 restera dans la mémoire des nikonistes. Aujourd’hui encore, posez la question de savoir quel Nikon acheter pour vous mettre à l’argentique et de nombreux nikonistes (moi le premier) vous répondront « Le FM 2 ! ». Petit, léger, performant, doté d’un grand viseur rond, le FM2 fait partie des Nikon mythiques.

2021, le monde de la photo est en convalescence. Nikon sort d’une période difficile. Tournée vers l’avenir, la marque japonaise a depuis longtemps oublié l’argentique et se concentre sur sa gamme hybride. Nikon doit trouver sa place dans un marché photo où l’électronique l’emporte sur la mécanique. Où seules les performances ultimes sont mises en avant. Où les fiches techniques l’emportent sur les véritables besoins.

Le plaisir d’utiliser un appareil photo fait pour durer et qui nous plaît a trop souvent disparu alors qu’un nouveau modèle remplace le précédent si vite.

Nikon laisse de côté l’argentique, oui, mais pas son histoire. Car chez Nikon il y a des nostalgiques, et pas que chez les utilisateurs. Il y a des experts marketing, aussi, qui observent le marché et ont bien compris que jouer sur la corde sensible et le vintage, ça fonctionne. Les Fuji X en sont la preuve.

Nikon Z fc capot supérieur

le capot du viseur du Nikon Z fc reprend la police Nikon des années 70-80

Alors Nikon a fait simple mais crédible en créant le Nikon Z fc, un FM2 au coeur d’hybride avec une grande monture Z capable d’utiliser vos optiques Nikon AI, AI-S et compatibles aussi bien que les récents NIKKOR Z DX comme FX.

Je sais … Le Nikon Z fc n’est pas un appareil photo argentique. Ce n’est pas un 24 x 36 non plus. Le Nikon Z fc est un Nikon Z 50 déguisé en FM2. Avec quelques apports qui manquent au Z 50.

Nikon Z fc molette PSAM

la molette supérieure de réglage de la sensibilité ISO
et le levier de réglage P, S, A, M

Le Z fc est doté d’un écran orientable sur charnière, de molettes avant/arrière, d’une prise USB-C assurant la recharge pendant le fonctionnement, du suivi AF humains et animaux, et d’un capteur APS-C capable de grimper à 51.200 ISO. Un viseur rond à revêtement caoutchouc et un look vintage qui va jusqu’à reprendre la police du FM2 pour l’inscription « Nikon », nostalgie, quand tu nous tiens …

Depuis l’arrivée de la gamme hybride Nikon Z en 2018, nombreux sont les nikonistes à répéter qu’un Nikon Z c’est gros et lourd alors que « l’hybride, ça doit être petit et léger ».

C’est oublier un peu vite que l’hybride plein format c’est un capteur 24 x 36 à loger, un système de réduction des vibrations à intégrer au boîtier, une grande monture Z à coller en face avant, un viseur électronique avec de vraies lentilles en verre et que tout ce petit monde impose quelques contraintes physiques.

taille Nikon Z fc

le Nikon Z fc avec le zoom NIKKOR Z 16-50 mm, l’ensemble tient dans une main

Mais prenez un capteur APS-C,  la même monture Z et logez le tout dans un boîtier de plus petite taille, ça tient. Les Fuji X l’ont démontré avec leur petite monture, le Z 50 a relevé le défi avec sa grande monture Z. Le Nikon Z fc fait de même. Tout en ressemblant étrangement à un … Fujifilm. Oui. Aussi. Parce que le FM2 c’est une chose, mais la concurrence 2021 en est une autre. Quand je vous dis que les gens de chez Nikon écoutent le marché.

Nikon Z fc œilleton rond

notez le beau viseur rond caoutchouté

Nikon Z fc : caractéristiques techniques

Le Nikon Z fc est un Z 50 couleur argent avec des molettes et un 28 mm f/2.8 Edition spéciale. C’est tout ?

Pas tout à fait. C’est aussi un Nikon hybride doté d’un écran orientable sur charnière, que vous pouvez basculer en face avant pour vous filmer face caméra. Les vloggeurs apprécieront, d’autant plus que le Nikon Z fc sera disponible en kit vlog avec un trépied faisant office de télécommande. Cet écran peut se retourner complètement et protéger ainsi la surface active.

Une poignée optionnelle sera disponible pour offrir une prise en main plus proéminente si vous appréciez ce type d’accessoire.

Poignée d'extension Nikon GR-1

Poignée d’extension Nikon GR-1

Kit Nikon Z fc vlogger avec micro, télécommande et trépied

Kit Nikon Z fc vlogger avec micro, télécommande et trépied

Carte mémoire et batterie

semelle, emplacement pour carte mémoire et batterie

Nikon Z fc écran orientable inclinable

l’écran arrière orientable et inclinable vers l’avant du Nikon Z fc

Autre manque du Z 50 comblé sur le Z fc, la possibilité d’utiliser le port USB-C pour la recharge, boîtier en fonctionnement. C’est un atout pour la vidéo, inutile de jongler avec deux batteries.

Le Nikon Z fc est aussi disponible en kit avec une version argentée du zoom NIKKOR Z 16-50 mm  f/3.5-6.3 VR.  Peu épais, très léger, efficace malgré son ouverture limitée, ce zoom s’avère idéal au quotidien avec sa plage focale qui en fait un équivalent 24-75 mm en plein format (voir le test de cet objectif sur le Z 50).

Mais encore ? La fiche technique du Nikon Z fc est celle du Z 50, celui-ci reprenant l’électronique, le capteur APS-C 20,9 Mp (100-51.200 ISO), l’autofocus avec suivi des yeux humains et animaux, la vidéo 4K, et un emplacement pour cartes SD.

comparaison Nikon Z fc vs Nikon Z 6

les Nikon Z fc à gauche et Z 6II à droite

La partie supérieure du Nikon Z fc comporte trois molettes de réglages et un petit écran qui affiche l’ouverture. Les molettes contrôlent le temps de pose, la correction d’exposition et la sensibilité ISO. Une touche I comme Info affiche le menu personnalisable. Notez que la correction d’exposition est fonctionnelle en mode AUTO. 20 modes Picture Control offrent autant de rendus créatifs différents vous permettant de produire des photos en JPG sans post-traitement.

L’autofocus assure la détection des yeux en photo comme en vidéo. LʼAF zone large (L) des Nikon Z 6II et Z 7II est repris. Ce mode de zone AF limite la zone de mise au point pour garantir des images nettes au niveau des yeux et des visages. Il permet de verrouiller la mise au point sur les
yeux du sujet souhaité parmi d’autres comme de suivre les yeux d’un animal domestique en mouvement.

Le Z fc n’est pas stabilisé ? Non. C’est dommage ? Oui, et non. Oui car la stabilisation capteur se généralise et nous l’attendons sur les APS-C Nikon. Non car avec un capteur APS-C, la taille du boîtier facilite la tenue en main, l’utilisation de longs téléobjectifs moins fréquente, et les objectifs NIKKOR DX sont stabilisés. Avec les courtes focales, comme le NIKKOR Z 28 mm f/2.8, la stabilisation n’est pas indispensable.  Elle ne me manquera pas.

Nikon Z fc de profil

notez le gainage dans l’esprit des Nikon argentiques, l’inscription Nikon et l’italique pour les deux lettres fc

Des optiques NIKKOR Z dédiées

Le Z 50 a sa clientèle. Des utilisateurs satisfaits de leur boîtier, qui l’apprécient pour sa compacité et ses performances, tout en restant sur leur faim en matière de petites optiques dédiées.

Le Nikon Z fc vient répondre à deux questions :

  • Nikon va-t-il compléter sa gamme d’optiques APS-C ? Oui. L’arrivée prochaine du NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR est annoncée en parallèle.
  • Nikon va-t-il annoncer de nouvelles optiques petites et légères ? Oui, aussi. Au format FX, ce qui est encore mieux. Les 28 mm et 40 mm arrivent avant la fin de l’année.

Première confirmation, le Nikon Z fc arrive avec une édition spéciale couleur argent du NIKKOR Z 28 mm f/2.8. J’ai pu jouer avec un modèle de présérie, et bien que je n’ai pas l’autorisation de vous montrer les photos, sachez qu’il me fait déjà de l’œil.

NIKKOR Z 28 mm f/2.8

le NIKKOR Z 28  mm f/2.8 version noire, l’édition spéciale Z fc déjà disponible est une version argent

Le NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR arrive avant la fin de l’année 2021.  Ce zoom DX pour hybrides, au format APS-C DX, vous permettra de passer aisément du grand angle au téléobjectif.

NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

le NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Mon avis sur ce Nikon Z APS-C

Deux hybrides APS-C dans la gamme Nikon Z, lequel choisir ?

Ma préférence va au Nikon Z fc pour son look et son ergonomie. C’est personnel, mais j’ai toujours trouvé les molettes plus simples à utiliser que les trop nombreuses touches et entrées de menu. J’ai un penchant pour le noir en général, plus discret en photo de rue, mais la livrée argent du Z fc, quand même, c’est attirant.

Nikon Z fc écran orientable

l’écran arrière orientable et les touches selon la disposition classique sur les Nikon Z, la molette de correction d’exposition s’avère très accessible sur le capot supérieur

L’écran orientable et basculable vers l’avant est un vrai plus en vidéo. L’application Nikon Snapbridge a beau permettre le contrôle à distance d’un Nikon Z pour ajuster le cadrage, la mise au point et l’exposition, se voir dans l’écran reste plus simple.

Une dernière chose qui pourra plaire aux nikonistes : utiliser les objectifs pour reflex sur ce Nikon Z fc se fait de la même façon que sur tous les hybrides Nikon Z, à l’aide de la bague FTZ. Mais utiliser un objectif argentique sur un petit hybride qui a ce look, avouez que c’est tentant sans être plus encombrant qu’un FM2 avec son objectif (voir comment utiliser un objectif Nikon AI/AI-S sur un hybride). Oui, je sais, je suis nostalgique …

Comparaison Nikon Z 6 vs Nikon Z fc

comparaison Nikon Z fc vs Nikon Z 6

le Nikon Z fc à gauche, le Nikon Z 6II à droite

comparaison Nikon Z fc vs Nikon Z 6

si vous cherchiez un petit hybride Nikon léger, vous l’avez trouvé
ici avec le zoom NIKKOR Z DX 16-50 mm en version argent

Comparaison Nikon FM2 vs Nikon Z fc

comparaison Nikon Z fc vs Nikon FM2

avouez que la comparaison est flagrante entre le Nikon FM2 à gauche et le Nikon Z fc à droite

comparaison Nikon Z fc vs Nikon FM2

la bague FTZ autorise l’utilisation des optiques AI/AI-S, bien qu’épaisse de 3 cm, elle reste discrète

comparaison Nikon Z fc vs Nikon FM2

le Nikon Z fc s’avère plus petit que le FM2, déjà pas très gros

comparaison Nikon Z fc vs Nikon FM2

Nikon n’a pas été jusqu’à retirer l’écran arrière comme Fujifilm avec le X-Pro3, bonne idée !

Nikon Z fc : tarif et disponibilité

Le Nikon Z fc sera disponible dès le 28 juillet 2021 au tarif public de :

  • boîtier nu : 999 euros
  • kit avec le NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE : 1249 euros
  • kit avec le NIKKOR Z DX 16-50 mm VR : 1149 euros
  • kit avec le NIKKOR Z DX 16-50 mm VR + 50-250 mm VR : 1399 euros

Notez que pendant la période de lancement, du 28 juillet au 30 septembre 2021, vous bénéficiez d’une remise immédiate de 100 euros sur le tarif public en commande ou précommande.

Les tarifs des kits seront connus prochainement.

En savoir plus sur le site Nikon.


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