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La photo de rue selon Gildas Lepetit-Castel, photographe

Gildas Lepetit-Castel est photographe, mais l’homme a d’autres cordes à son arc. Il est aussi enseignant en photographie, formateur, cinéaste, éditeur et auteur de livres de photographie et auteur de livres sur la pratique photo.

Je vous ai souvent parlé de ses livres, comme L’inspiration en photographie ou Les secrets de la photo de rue. J’ai fait la connaissance de Gildas il y a de nombreuses années, j’ai eu le plaisir de l’interviewer sur le stand Nikon Passion au salon de la photo, nous nous sommes croisés plusieurs fois sur des évènements photo comme le festival VIF de Vincennes.

Lorsque j’ai initié cette série d’interviews de photographes pros, j’ai tout de suite pensé à lui. Il a accepté de jouer le jeu, alors voici ce qu’il faut savoir de son parcours, vous allez adorer !

La photo de rue selon Gildas Lepetit-Castel, photographe pro

Pour commencer, peux-tu te présenter : quelle est ton activité en photographie et à qui tu t’adresses ?

Je m’appelle Gildas Lepetit-Castel, nom d’usage un peu long issu de mes deux parents, mais j’essaie surtout de faire mon propre chemin. La photographie me l’a permis, je devais avoir autour de 18 ans lorsque j’ai découvert la chambre noire et sa magie addictive. Depuis elle structure ma vie.

Je l’enseigne dans des écoles supérieures et à travers des ouvrages techniques pour les éditions Eyrolles, grâce à des visio-conférences (2 cycles par an) ainsi que des workshops dans toute la France.

Je réponds également à des commandes de création par exemple pour le Louvre Lens, tout en tentant de poursuivre ma pratique personnelle, qui prend essentiellement corps sur le papier (tirages, livres…).

Gildas Lepetit-Castel

Gildas Lepetit-Castel © Flore-Willefert

Comment t’es venu cet intérêt pour la photo de rue ?

Au lycée où j’ai découvert la photo, on a eu la chance d’avoir une prof qui ne nous bourrait pas de théorie mais nous faisait marcher dans la ville pour prendre des images.

On peut écrire partout avec la lumière, mais dans la rue elle a une saveur particulière, et surtout une intensité en constant mouvement.

Un voyage à Londres fut également décisif dans mon approche et ma pratique de la photo de rue, je le décrypte d’ailleurs dans un ouvrage sorti tout récemment « LONDRES NOTHING MORE THAN FEELINGS », qui mêle images urbaines atmosphériques noir et blancs et récits.

Comment prépares-tu une sortie photo ?

En général la veille au soir ou très tôt le matin du départ !

Premièrement en préparant une paire de baskets confortables et des chaussettes épaisses. Puis ensuite, dans un petit sac qui n’a pas forcément l’apparence d’un sac photo, je place :

  • 2 boitiers, généralement de vieux reflex EOS (500N ou 300) montés de 50 mm f/1,4,
  • ou selon l’envie ou le projet des appareils demi-format (Olympus PEN EE),
  • quelques films 400 iso,
  • un jeu de piles,
  • un chiffon antistatique
  • et… un baladeur MP3
  • ainsi qu’un livre de poche qui m’inspire pour passer le temps lors du trajet.

Clairement, le plus important dans tout cela c’est le choix du film et le choix de le pousser ou non, il doit me permettre d’obtenir la matière que je souhaite donner formellement au projet. C’est donc lui, associé au développement qui donnera la tonalité souhaitée à mes images.

NIGHT-FOG-Gildas-Lepetit-Castel

NIGHT FOG © Gildas-Lepetit-Castel

Comment se déroule une sortie photo ?

Généralement bien !

Je pars tôt pour ne pas perdre de temps et exploiter toutes les lumières.

Et puis parce que le matin la ville est encore endormie, il s’en dégage une atmosphère flottante propice aux images que j’aime, c’est-à-dire aux rues un peu rêveuses et surtout dénuées de passants.

Je ne prends pas de carte, je marche, marche, marche, et oublie volontairement ma montre pour ne pas compter mon temps… et ça fait partie du jeu : j’aime me perdre pour mieux me retrouver.

Si le temps et le portefeuille me le permettent je reste au moins 2 jours quelque part pour pouvoir appréhender de nuit les espaces et ainsi les percevoir différemment.

J’aime beaucoup les hôtels, ils font partis du voyage et me permettent de travailler confortablement la nuit, de réfléchir, d’écrire, voire de développer en cas d’extrême urgence un film !

Parfois je reviens les poches pleines d’images à développer… Parfois avec très peu d’images. Il n’y a pas de règle, c’est une question de feeling et de rencontres.

MOI-NON-PLUS-Gildas-Lepetit-Castel

MOI NON PLUS © Gildas-Lepetit-Castel

Comment trouves-tu l’inspiration ?

L’inspiration vient généralement avant le départ, à travers mes recherches, mes lectures, les films, les musiques, les œuvres qui me nourrissent quotidiennement.

Ce temps de découverte est essentiel à mon équilibre. Ce sont donc tous ces coups de cœurs qui me guident ensuite naturellement lors de mes déambulations urbaines.

Une peinture restée dans le coin de ma tête peut alors guider un cadrage ou inciter à jouer avec l’éclairage pour retrouver une ambiance …

Un film peut par exemple m’inspirer atmosphère ou même une séquence photographique, etc, etc.

Mais lorsque je crée, je pense rarement de manière isolée, je pense en LIVRE, c’est-à-dire avec des échos entre les images, je cherche à créer une série qui pourra se déployer à travers les pages.

Tu parles aussi d’expiration, ce qui est plutôt unique. Peux-tu préciser la différence que tu fais entre les deux (inspiration/expiration) ?

Oui c’est un peu devenu ma marque de fabrique, mais il faut bien admettre qu’à force d’inspirer il est nécessaire d’expirer !

Expirer des images est un terme que j’avais utilisé dans un monologue pour mon long métrage « Ma Rencontre » (sorti en 2020 et visible en accès libre sur ma chaîne YouTube).

Il m’avait encore plus parlé lors du confinement. On était enfermé et on avait tous envie de respirer hors de chez soi… Pour garder du lien et passer le temps, j’avais lancé des petites vidéos intitulées : « Expirer des images » pour guider les gens à regarder autrement le quotidien et à savoir en extraire des images singulières.

C’est ça pour moi : « expirer des images ».

Réussir à digérer toutes ses inspirations, puis parvenir à creuser dans le double fond des choses qui nous entourent pour enfin en produire (expirer) des images qui nous ressemblent.

LE-RIDEAU-LYNCH-Gildas-Lepetit-Castel

LE RIDEAU LYNCH © Gildas-Lepetit-Castel

Qu’est-ce qui est important pour toi dans le rendu final de tes photos ? Une impression ? Un style ? Une ambiance ?

La seule chose qui est importante à mes yeux c’est la SINCERITE.

A une époque où l’artificiel domine même l’intelligence, la sincérité est primordiale pour moi.

Ceci induit une forme de justesse sensible, liée à mon ressenti, mes sentiments, mes sensations, mes impressions.

Il faut que mon image, sa composition, son cadrage mais aussi et surtout son support, sa taille, sa matière parvienne à retranscrire mes émotions. Je ne cherche pas la belle image qui plaise à tout un chacun mais une image qui véhicule un ressenti.

Tu pratiques aussi la photo argentique. Comment cela influence ta prise de vue ?

Je ne pratique QUE la photo argentique.

J’utilise le numérique (contre qui je n’ai rien) que pour de rares commandes qui seraient, pour des raisons financières ou de timing, impossibles à traiter autrement. Et également lorsque je réalise des films, car je tourne avec un EOS 6D.

L’argentique est MON écriture, je suis incapable de shooter de la même manière, c’est-à-dire aussi naturellement et instinctivement, en numérique.

Les raisons ?

Une question d’habitude, cela fait plus de 20 ans que je vois en argentique, mais également la matière que ce support m’offre sans avoir à la rajouter artificiellement dans des logiciels de post-production.

La latence (le fait de ne pas voir immédiatement l’image et de rester dans le doute) rythme donc ma pratique et engendre une tension que je considère propice à la création.

J’admets que le coût délirant actuel des consommables argentiques me freine quelque peu…

NAKED-NOTES-Gildas-Lepetit-Castel

NAKED NOTES © Gildas-Lepetit-Castel

As-tu une anecdote croustillante/drôle de photographe à partager ?

J’en ai plein, dans divers registres.

Que ce soit une personne qui t’interpelle froidement parce que tu as osé photographier son ombre et qui te dis bien fort à moultes reprises : « C’est mon ombre ! Vous n’avez pas le droit, c’est mon ombre !! ».

Ou bien une personne qui souhaite (youpi) t’acheter une image mais pour des raisons de lecture / compréhension très personnelles qui n’ont strictement RIEN à voir avec ce que toi tu as vu en déclenchant…

La photo est un médium ouvert et propice aux interprétations les plus folles. C’est une des choses qui rend la pratique de la photo passionnante.

Ghost Man-Gildas-Lepetit-Castel

Ghost Man © Gildas-Lepetit-Castel

Parle-nous de tes projets personnels et de ton actualité, quels sont-ils ? Comment tu y travailles ? Un nouveau livre ??

Il y en a bien plus que je n’ai de temps à y consacrer hélas ! Je travaille énormément, en moyenne 16 h par jour et je dois, pour des raisons financières, faire passer les projets alimentaires en priorité.

Cependant je viens de terminer le gros livre sur l’impact de LONDRES dans mon processus créatif, je viens également de rééditer un petit livre de pensées sur la photo : « NOTES pour expirer des images » et je prépare deux nouveaux ouvrages monographiques ainsi qu’un autre théorique.

Je démarre également comme chaque année un cycle de conférences en visio sur l’histoire et la pratique de la photographie et c’est toujours un immense plaisir d’échanger avec les participants.

Enfin j’espère avoir cette année un peu de temps à consacrer à un nouveau long métrage qui me titille depuis des mois.

Livre-Londre-Gildas-Lepetit-Castel

LONDRES feelings © Gildas-Lepetit-Castel

Pour finir, où peut-on te trouver pour en savoir plus sur toi ? Site web ?

Un peu partout, je cours partout, sur les réseaux, le vieux Facebook, Instagram et via mon site : www.gildas-lepetit-castel.com, pour toute demande un mail et hop je réponds généralement dans la journée sauf si je suis parti shooter la rue !

Merci à Gildas pour ces réponses, découvrez-le vite via les liens ci-dessus.

Vous aimerez aussi les interviews de Denis Dubesset, de Christophe Audebert et d’Eric Forey.


Comment régler votre nouvel appareil photo Nikon Z : guide de démarrage rapide

Vous venez d’acheter un appareil photo Nikon (Z50II, Z5II, Z6III…) et vous ne savez pas par où commencer ? Menus trop nombreux, acronymes étranges, boutons partout… Ce guide va vous simplifier la vie et vous épargner la lecture des 1 000 pages du manuel utilisateur le premier jour.

La version courte parce que je sens que vous êtes pressé(e) pour régler votre nouvel appareil photo Nikon Z dès la première utilisation. Suivez ces étapes dans l’ordre : charger la batterie, formater la carte mémoire depuis le boîtier, régler la date et l’heure, monter l’objectif, choisir le format RAW + JPG, sélectionner le mode automatique pour les premières photos, puis configurer l’autofocus et le mode de déclenchement. Ce guide couvre tous les modèles de la gamme Nikon Z (Z50II, Z5II, Z6III, Zf, Z8, Z9).

C’est fait ? Pour aller plus loin, lisez la suite !

Régler votre appareil photo : chargez la batterie

Batterie et carte mémoire Nikon Z 30
Sur certains appareils photo, l’emplacement batterie et carte est commun

Votre nouvel appareil photo est livré avec une batterie chargée, ou chargée en partie. Elle peut donc servir sans délai, il vous suffit de l’insérer dans le compartiment prévu. Consultez le mode d’emploi, ou le guide de démarrage rapide, pour trouver comment faire selon le modèle d’appareil photo.

Je vous recommande toutefois de ne pas attendre pour procéder à une charge complète, vous allez vite vider la batterie en testant votre appareil, autant qu’elle soit pleine.

Les batteries actuelles ne nécessitent plus d’être vidées avant d’être rechargées, mais je vous conseille de les mettre en charge après votre séance photo, plutôt que de trop attendre. Vous risquez de vous retrouver avec une batterie presque vide alors que vous partez pour une belle séance.

Formatez la carte mémoire

Comment régler un hybride Nikon : menu configuration
Régler votre nouvel appareil photo : formatage de la carte sur un hybride Nikon

La carte mémoire est indispensable pour stocker les photos et les vidéos que vous allez prendre. Aucun appareil photo ne dispose d’une mémoire interne qui permettrait de se passer d’une carte.

Je vous conseille d’ailleurs de chercher dans les menus de votre boîtier où se trouve le réglage qui empêche de prendre des photos si la carte est absente. Cela vous évitera des déconvenues sur le terrain (c’est du vécu !).

Si votre boîtier dispose de deux compartiments différents pour cartes, assurez-vous de disposer des cartes compatibles.

Procédez au formatage des cartes depuis l’appareil photo, jamais depuis un ordinateur ! Formater la carte avant utilisation, même s’il s’agit d’une nouvelle carte mémoire, vous assure que la carte est bien vierge de tout fichier. Le boîtier va alors pouvoir créer les dossiers et sous-dossiers lui permettant de stocker les fichiers selon ce que le fabricant a déterminé.

Si la carte a déjà été utilisée, assurez-vous que toutes les données sont sauvegardées avant le formatage, sans quoi vous perdrez tout (en savoir plus sur les cartes mémoire).

Quelle carte mémoire choisir pour votre Nikon Z ?
Lorsque vous venez d’acquérir un boîtier de la gamme Nikon Z (Z50II, Z5II, Z6III…), le choix de la carte mémoire n’est pas un détail : il influence à la fois la vitesse d’écriture (rafales, vidéo) et la fiabilité de vos images.

Pour les modèles d’entrée ou milieu de gamme (comme Zfc, Z50II) qui acceptent des cartes SD/SDXC : privilégiez une carte SDXC de qualité, minimum « UHS-I U3 » voire « UHS-II V60 » si vous filmez en 4K. Par exemple, la SanDisk Extreme Pro SDXC convient très bien.

Pour les modèles pro ou très hautes performances (Z6III, Z8…) dotés d’emplacements CFexpress ou XQD, optez pour une carte de type SanDisk CFexpress Extreme Pro afin de suivre les débits élevés et ne pas bloquer le tampon en rafale. À titre d’exemple, sur le Nikon Zf, une carte UHS-II V60 est déjà suffisante pour 4K mais que pour des rafales importantes il faut monter en V90.

En pratique

  • capacité : visez au minimum 64 Go pour ne pas être à l’étroit.
  • vitesse : pour vidéo 4K ou RAW continu, privilégiez « V60/V90 » ou CFexpress.
  • fiabilité : évitez les cartes bon marché génériques dans des sessions importantes. Enfin, formatez toujours la carte dans le boîtier avant de l’utiliser.

Avec ce choix fait dès la première séance, vous éviterez les ralentissements, les erreurs d’écriture ou les cartes saturées au mauvais moment.

Réglez l’heure, la date et le lieu

Votre appareil photo va écrire la date et l’heure de chaque photo dans les données EXIF des fichiers. Il vous faut donc régler ces deux valeurs, prenez soin de choisir le bon fuseau horaire.

Certains appareils photo disposent d’une fonction de géolocalisation (GPS) qui enregistre les coordonnées du lieu de prise de vue dans les fichiers. Assurez-vous d’activer cette fonction si vous en avez besoin.

Montez un objectif

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR - Régler votre nouvel appareil photo
Notez le repère blanc sur l’objectif proche du ‘140’

Prenez votre objectif en main, retirez le bouchon arrière et présentez le face à la monture de l’appareil photo (dépourvu lui-aussi de son bouchon). Tous les objectifs ont un repère visuel qui vous indique le bon positionnement.

Alignez le repère de l’objectif avec celui du boîtier, puis tournez dans le sens indiqué dans le manuel de l’appareil photo. Les repères Nikon sont souvent blancs, tandis que ceux de Canon sont rouges.

Vérifiez que tout est bien aligné AVANT de forcer. Si vous constatez une résistance mécanique, n’insistez pas. Retirez l’objectif et vérifiez ce qui peut bloquer. Il se peut que la monture de l’objectif soit endommagée, voire défectueuse (c’est rare). En cas de doute, montrez tout ça à votre revendeur.

Vérifiez les paramètres de l’objectif

NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S
Régler votre nouvel appareil photo : les commutateurs et boutons de fonction d’un téléobjectif

Certains objectifs ont des commandes intégrées. Vérifiez si c’est le cas du vôtre (des vôtres) :

  • commutateur de mise au point manuelle / automatique
  • commutateur de stabilisation optique
  • commutateur de distance de mise au point illimitée ou limitée
  • boutons de fonction (à régler via les menus du boîtier)
  • bague personnalisable (par exemple sur les NIKKOR Z)

Faites la différence entre bague de mise au point et bague de zoom. Si vous voyez que votre appareil photo ne fait pas la mise au point automatique (‘autofocus’), vérifiez en priorité la position du commutateur AF/MF (ou toute autre inscription), il est peut être en position manuelle.

La stabilisation optique (sur l’objectif) peut être activée en permanence lorsque vous faites des photos à main levée. Mieux vaut la désactiver sur trépied par contre, elle pourrait générer des micros vibrations induisant un flou de mouvement visible sur les images, et surtout elle ne sert à rien sur trépied.

Certains objectifs sont suffisamment sophistiqués pour savoir s’ils sont sur un trépied, dans ce cas ils gèrent eux-mêmes la désactivation de la stabilisation. Consultez la fiche technique de vos optiques.

Fixation sur un trépied

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38
La semelle amovible du trépied, fixée sur le boîtier

Pour fixer votre appareil photo sur un trépied, commencez par visser sans forcer le boîtier sur la vis du trépied en positionnant avec soin le pas de vis présent sur la semelle du boîtier. La monture du trépied indique en général l’orientation de l’appareil photo.

Si vous utilisez un trépied récent, celui-ci doit disposer d’une plaque de fixation amovible. Retirez la du trépied, et fixez la sur le boîtier. Elle peut y rester à demeure, il vous suffit d’en avoir plusieurs si vous avez plusieurs boîtiers. Ne forcez jamais sur la vis, utilisez une pièce de monnaie plutôt qu’un tournevis pour tourner la vis si nécessaire, en cas de mouvement intempestif, votre boîtier vous remerciera.

Insérez ensuite l’ensemble boîtier + plaque sur le trépied. Pensez à vérifier que tout bien bien, tout en tenant l’appareil avec une main (on ne sait jamais !).

Si vous utilisez un long téléobjectif, il est probable qu’il dispose de sa propre fixation à vis. Ces objectifs sont longs et lourds, et cela modifie l’équilibrage de l’ensemble boîtier + objectif, mieux vaut alors fixer le trépied sous l’objectif. Si l’objectif dispose d’un collier de pied, utilisez-le.

Retenez que lorsque vous vous déplacez avec le boîtier fixé sur son trépied, tenez toujours l’appareil photo à l’aide du collier de pied ou tenez l’objectif et l’appareil photo, cela évite de forcer sur la monture.

Régler votre nouvel appareil photo : les modes d’exposition et de mise au point

Les modes P, S, A, M d'un reflex Nikon - Régler votre nouvel appareil photo
Régler votre nouvel appareil photo :  les modes d’exposition experts (P, S, A, M) et scènes

Vous débutez en photo ? Mieux vaut prendre vos premières photos en mode de prise de vue automatique. Vous éviterez les erreurs du débutant, ferez des photos correctes, et vous aurez tout le temps ensuite de tester chaque mode un par un.

Le mode automatique – souvent indiqué par une icône verte – autorise l’appareil photo à décider pour vous des paramètres de prise de vue. Vous constaterez plus tard qu’il vous limite, mais pour débuter c’est plus simple.

Les modes d’exposition experts P, S, A et M sont plus difficiles à maîtriser lorsqu’on débute.

Certains appareils photo disposent de modes scènes  (par exemple portrait, action, sport, coucher de soleil, macro …). Ces modes vous facilitent la vie au début, ils appliquent les réglages les plus appropriés à la situation de prise de vue. Préférez quand même l’apprentissage des bases de la photo pour comprendre comment fonctionne un appareil photo. Vous progresserez bien plus vite qu’en vous contentant de ces préréglages.

Mode Quand l’utiliser Résultat attendu
Auto Pour débuter Tout automatique, peu de contrôle
P Pour progresser Exposition assistée mais modifiable
A Portraits, paysages Profondeur de champ maîtrisée
S Sport, mouvement Mouvement figé ou filé
M Création totale Contrôle complet de l’exposition

Choisissez la qualité d’image

Définition des images sur un hybride Nikon - Régler votre nouvel appareil photo
Régler votre nouvel appareil photo : choix du type de format de fichier et de la définition (en pixels)

Vous devez choisir le type de format de fichier et la qualité des images avant de faire vos premières photos.

Vous avez le choix entre JPG, RAW et TIFF (selon les boîtiers). Chaque format a des avantages et des inconvénients, considérez que :

  • le JPG vous donne des photos prêtes à l’emploi avec peu de possibilités de post-traitement,
  • le RAW est votre négatif numérique, il offre des possibilités de traitement très supérieures,
  • le TIFF est anecdotique à la prise de vue désormais.

En savoir plus sur les formats d’images.

Si vous n’utilisez pas encore de logiciel de développement RAW, commencez en RAW + JPG. Le JPG vous permet de partager immédiatement, le RAW vous permet de revenir sur la photo plus tard avec un logiciel comme Lightroom Classic pour en extraire le meilleur.

Choisissez ensuite la définition des images. Selon l’appareil photo, vous disposez d’un réglage dans le menu qui permet de fixer le nombre de pixels par photo et leur taux de compression JPG ou RAW.

Je vous conseille d’utiliser la meilleure définition possible (par exemple 45 Mp sur un boîtier de 45 Mp), mieux vaut conserver les meilleurs fichiers possibles quitte à réduire la taille des photos lors du post-traitement, que de ne pas utiliser toute la puissance de l’appareil.

Régler votre nouvel appareil photo : le mode de mise au point automatique

Mise à jour firmware 3.00 pour Nikon Z 6 et Z 7 et 1.10 pour Nikon Z 50 : nouveau suivi AF, Eye-AF animaux et autres améliorations - Régler votre nouvel appareil photo
Régler votre nouvel appareil photo : les (nombreuses) options de mise au point autofocus

Sur les boîtiers Nikon Z, deux modes autofocus principaux : AF-S (mise au point unique, pour sujets immobiles comme un paysage ou un portrait statique) et AF-C (mise au point continue, pour sujets en mouvement comme un sportif ou un animal).

L’autofocus repose sur la mesure de distance entre le sujet et vous, la mesure est faite par l’appareil photo à partir d’un ou plusieurs collimateurs AF. Ces collimateurs AF peuvent fonctionner :

  • en mode de mise au point unique (une fois la mise au point faite elle ne change plus tant que vous pressez le déclencheur à mi-course),
  • en mode de mise au point continue (la mise au point s’ajuste sur le collimateur AF en continu jusqu’à ce que l’image soit prise).

La détection automatique des sujets, activable dans les menus, permet à l’appareil de suivre un visage ou un œil sans intervention manuelle, même si le sujet se déplace.

Le mode de mise au point unique (AF-S pour Single chez Nikon) convient aux sujets statiques (paysages, portraits, nature).

Le mode de mise au point continue convient aux sujets en mouvement (action, sport, course, spectacle, …).

En savoir plus sur les modes de mise au point.

Réglez le mode de déclenchement

Votre appareil photo peut déclencher photo par photo, chaque appui sur le déclencheur générant une photo unique (mode de prise de vue dit « vue par vue »).

Il peut aussi déclencher en mode rafale, lors de l’appui sur le déclencheur plusieurs photos sont prises tant que vous maintenez le déclencheur enfoncé. Le nombre de photos prises par seconde dépend du type d’appareil photo (variable entre 4 et 30 environ).

Le mode vue par vue est approprié pour les photos de sujets statiques, paysages, portraits, nature, studio, macro … tandis que le mode rafale vous permet de multiplier les chances de saisir la meilleure vue en photo d’action, de sport, de reportage parfois.

Réglez le mode vidéo

Comment régler un hybride Nikon : menu prise de vue Vidéo - Régler votre nouvel appareil photo
Régler votre nouvel appareil photo : les options vidéo

Vous envisagez d’utiliser votre appareil photo pour enregistrer des vidéos ? Vous allez devoir comprendre comment ce mode se règle.

En vidéo vous gérez, comme en photo, l’ouverture, la vitesse d’obturation et la sensibilité ISO. Mais vous devez aussi choisir la résolution et la fréquence d’images.

Les résolutions vidéo standard sont :

  • Full HD (1920 x 1080)
  • 4K UHD (3840 x 2160)
  • 8K UHD (7680 x 4320)

Les chiffres désignent le nombre de pixels pour chacun des côtés de l’image vidéo. Plus les chiffres sont élevés, plus vous obtiendrez de détails dans les images, mais plus le fichier vidéo sera volumineux. Prévoyez des cartes de grande capacité.

La fréquence d’images définit le nombre d’images par secondes enregistrées dans le flux vidéo :

  • le cinéma tourne souvent à 24 ips (image par seconde),
  • la télévision américaine diffuse à 29,97 ips (environ 30 ips),
  • YouTube accepte les deux cadences sans soucis

Retenez que plus vous montez en cadence d’images, plus la vidéo est ‘lisse’, mais plus le fichier vidéo est volumineux (en savoir plus sur les modes vidéos).

Certains appareils photo peuvent enregistrer à 60 ips pour des vidéos encore plus fluides. Le mode 120 ips quant à lui permet de filmer des séquences au ralenti : les 120 images peuvent être étalées jusqu’à quatre fois pour correspondre à un enregistrement 30 ips sans que l’image ne saute. Cette cadence vous permet de décomposer les mouvements de façon très agréable à visionner.

Attention toutefois à la taille des fichiers vidéo, qui incluent aussi les pistes audio stéréo. Le réglage audio à 48 kHz (taux d’échantillonnage) et 16 bits (profondeur de bits) est une bonne base.

À faire après la configuration

Une fois votre Nikon Z configuré, testez-le dans des conditions réelles : portrait en lumière naturelle, paysage au lever du soleil, scène urbaine de nuit. Ces essais révéleront les forces et limites de vos réglages.

Faut-il vraiment formater la carte dans l’appareil et non sur l’ordinateur ?

Oui. Lorsque vous formatez depuis le boîtier, l’appareil photo crée sa propre arborescence de dossiers et s’assure que la carte est préparée selon ses spécifications. Un formatage depuis l’ordinateur peut laisser des données résiduelles ou créer des structures incompatibles. En pratique, formatez systématiquement dans le boîtier en début de séance, après avoir sauvegardé vos images.

Vaut-il mieux commencer en RAW ou en JPG ?

Commencez en RAW + JPG. Le JPG vous donne des images prêtes à partager sans logiciel, le RAW vous conserve toute la latitude de traitement pour la suite. Ce réglage combiné ne coûte que de l’espace disque, il ne vous ferme aucune porte.

Le mode automatique suffit-il pour débuter ?

Pour les premières photos, oui. Il vous permet de vous concentrer sur le cadrage et la mise au point sans vous préoccuper de l’exposition. Mais dès que vous sentez ses limites, passez aux modes experts : ils gardent l’assistance de l’appareil tout en vous laissant ajuster ce que vous voulez.

Faut-il désactiver la stabilisation optique sur trépied ?

Oui, sauf si votre objectif détecte automatiquement le trépied et gère lui-même cette désactivation. Dans le doute, désactivez-la manuellement : la stabilisation active sur trépied peut générer des micro-vibrations et dégrader légèrement la netteté sur de longues expositions.

Régler votre nouvel appareil photo : à vous de jouer !

En résumé, les 8 réglages essentiels pour démarrer avec un Nikon Z

Charger la batterie complètement avant la première utilisation.
Formater la carte mémoire depuis le menu du boîtier, jamais depuis l’ordinateur.
Régler la date, l’heure et le fuseau horaire pour des données EXIF correctes.
Monter l’objectif en alignant le repère blanc de l’objectif avec celui du boîtier.
Choisir le format RAW + JPG pour combiner souplesse de traitement et fichiers prêts à l’emploi.
Sélectionner le mode automatique pour les premières prises de vue, puis progresser vers P, A, S, M.
Activer la détection de sujet (visages, yeux, animaux) dans les réglages autofocus.

Si vous avez suivi les différentes étapes de cette liste pour régler votre nouvel appareil photo, vous avez toutes les chances de réussir vos premières photos avant d’aller plus loin dans les réglages avancés.

Commencez par vous faire plaisir, faites des photos ! Vous pourrez ensuite découvrir l’ensemble des réglages dont votre appareil photo dispose, vous allez vite voir qu’ils sont très nombreux.

Pour aller plus loin, je vous propose en complément ces deux articles dédiés pour finaliser vos premiers réglages :


Photo urbaine et architecture avec Eric Forey, photographe professionnel

La première fois que j’ai rencontré Eric Forey, c’était au salon de la photo. Déjà une interview sur le stand Nikon Passion, à l’occasion de la sortie de son livre sur les séries photo (Serial Photographer). J’avoue avoir été séduit par le personnage (si si Eric !!), sa générosité, sa sincérité, son franc parler aussi.

Nous avons des pratiques proches en photographie, intéressés tous les deux par la ville. J’échange régulièrement avec Eric, étudie ses photos (et lui pique des idées, ben oui …), il reste une de mes sources d’inspiration (flatterie quand tu nous tiens …). Alors quand est venue l’idée de publier une série d’interviews de photographes pros et passionnés, son nom est apparu très vite dans ma liste. Quelques jours plus tard je recevais ces mots et ces photos que je vous partage bien volontiers. 

Photo urbaine et architecture avec Eric Forey, photographe professionnel

Les secrets du City Trip Photo, chez vous via Amazon

Pour commencer, peux-tu te présenter : quelle est ton activité en photographie et à qui tu t’adresses ?

J’ai 55 ans je fais de la photo depuis 45 ans, je suis professionnel dans ce domaine depuis 2007.

Mon activité aujourd’hui tourne autour du partage de ma passion pour la photo en milieu urbain. Souvent les photographes sont effrayés par ce milieu alors que nous y passons tous plus ou moins de temps un jour ou l’autre, je me suis donc fixé pour mission (ahaha quelle prétention…) de faire partager ce plaisir pour ce type de photo, par :

  • le partage de ma production photographique sur les réseaux sociaux ou en exposition,
  • l’écriture de livres aux éditions Eyrolles,
  • l’animation de conférences auprès de clubs photo par exemple
  • mais aussi et surtout par l’animation d’ateliers, de stages et de voyages centrés sur la photographie urbaine.

En 2023 il y au programme La Grande Motte, Le Havre, Lyon (ma ville), Paris, Berlin, Londres, Bordeaux, Rennes…

J’ai la chance aussi d’avoir écrit l’un des très rares livres sur les séries photographiques (pas seulement de photos urbaines), et j’anime donc des ateliers sur cette problématique.

Comment t’es venu cet intérêt pour la photo urbaine et l’architecture (mais pas que, je sais …) ?

Mon père était un fou de photographie et m’a offert pour mes 10 ans mon premier appareil reflex et comme nous habitions en ville, et bien ce fut forcément mon premier terrain de jeu. Et il se trouve, coup de bol, que j’adore la ville, j’ai donc continué.

J’aime les villes comme certains aiment les humains, j’aime leurs personnalités multiples, leurs lumières, leurs sons, leurs bons et leurs mauvais côtés. J’aime les mettre en valeur. J’aime essayer de montrer qu’avec un œil un peu différent on peut rendre beau le moche.

Pour moi un bâtiment n’est jamais qu’un simple amas de béton, c’est toujours le résultat du travail de nombreuses personnes, de l’architecte au peintre, du gars qui bosse dans l’usine de fenêtres à celui qui a planté l’arbre dont est issue la porte d’entrée.

Photographier l’architecture c’est parler de tous ces gens-là (tout au moins pour moi).

Eric Forey

photo (C) Eric Forey

Quelle différence fais-tu entre photo urbaine et photo de rue ? C’est confus pour beaucoup de photographes amateurs.

Pour moi, la classification serait plutôt comme ça :

La photo d’architecture est celle qui se concentre quasi exclusivement sur les constructions . Ce qui sous-entend que la campagne peut aussi être un terrain de jeu pour ce type de photo.

Un pont, un hangar, ou un château d’eau ne sont pas forcément en ville, même si bien sûr la ville reste le domaine privilégié.

La photo de rue, c’est capturer un instant de vie avec des êtres vivants, couper un petit morceau d’histoire pour lui offrir un temps de vie long. On peut chercher le moment drôle, l’esthétique d’un lieu magnifié par l’humain, les interactions entre humains et animaux etc etc.

La photo urbaine, c’est tout ce qui peut être pris dans une ville. Cela regroupe bien sûr la street et l’archi, mais aussi le paysage urbain, l’abstrait, le graphisme (j’anime d’ailleurs deux formations sur cette thématique à l’automne 2023), l’animalier, le conceptuel etc. Le point commun est le territoire urbain.

Comment prépares-tu une sortie photo ? Est-ce que tu sors avec une idée ?

Ce que j’explique dans mon dernier bouquin chez Eyrolles « les secrets du city trip photo » est valable que ce soit pour une sortie de courte durée ou pour un séjour un peu plus long dans une ville. Il faut un mélange des deux.

Il faut sortir avec une envie (la photo sans intention ce n’est pas terrible) mais rester ouvert à l’imprévu.

Trop cadré, on risque de s’ennuyer, trop libre on risque de se disperser.

L’intention, quelle qu’elle soit, reste le déclencheur. Ça peut être l’envie de découvrir un nouveau lieu ou d’aller épuiser les ressources d’un endroit bien connu, un sentiment particulier, des conditions météo spéciales, à chacun son intention.

Pour la préparation c’est très variable, sur un week-end dans une ville inconnue, oui je prépare pour ne pas perdre de temps, dans des endroits connus je peux partir sans vraiment préparer, juste mené par une envie ou un état d’âme.

Quand je travaille sur une série, l’idée peut être très très précise de temps en temps.

Comment se déroule une sortie photo ? Il n’y a rien de véritablement écrit, c’est selon le lieu, l’humeur, la fatigue. Pas de schéma vraiment établi.

Eric Forey

photo (C) Eric Forey

Comment trouves-tu l’inspiration ?

L’inspiration peut venir du lieu en lui-même, mais aussi du travail en série.

Je m’inspire beaucoup de littérature, de peinture, j’ai de nombreux points d’intérêts non forcément liés à la photo mais qui me nourrissent en permanence.

Parfois quand je n’arrive plus à me nourrir de tout ceci par manque de temps, je stoppe quelque temps les prises de vues pour retrouver de la matière pour m’exprimer.

Qu’est-ce qui est important pour toi dans le rendu final de tes photos ? Une impression ? Un style ? Une ambiance ?

Que ça corresponde à ce que j’ai vu lors de la prise de vue.

Mais aussi essayer de traduire ce que je ressentais à ce moment-là. Je sais que ce discours peut paraître bizarre pour un photographe qui fait de l’archi, mais je me sers de l’archi pour parler de moi. Et parfois cela parle à d’autres ou cela peut leur parler d’eux aussi.

Eric Forey

photo (C) Eric Forey

As-tu déjà utilisé ta pratique de la photo urbaine à la campagne ? Si oui, est-ce que cela a été facile ? En quoi était-ce différent (dans l’exercice même) ?

Ce n’est pas vraiment différent, c’est juste la quantité de choses à photographier qui est différente.

Alors soyons clairs, en rase campagne je pratique plutôt le paysage, mais dès qu’une construction pointe le bout de son nez on peut se lâcher…

Les villages sont une source forte aussi. La photo urbaine n’est pas obligée de s’intéresser seulement au moderne. J’ai par exemple ma série sur les anciennes boutiques qui est composée aussi bien de photos prises en ville que dans des villages.

As-tu une anecdote croustillante/drôle de photographe à citer ?

Pas d’anecdote particulière mais je prends toujours beaucoup de plaisir, lorsque je prends des choses inhabituelles ou dans une position un peu extravagante, à regarder trébucher les gens qui essayent de regarder et comprendre ce que je prends en photo.

C’était un grand plaisir de mes enfants quand ils étaient petits d’observer ce spectacle et je dois avouer m’être quelques fois organisé pour que cela arrive presque à coup sûr.

Parle-nous de tes projets personnels et de ton actualité, quels sont-ils ? Comment tu y travailles ? Un projet de livre je crois savoir …

Je commence déjà à réfléchir à mon programme d’ateliers et formations de 2024.

J’aimerais pouvoir proposer la formation sur les séries photos ailleurs qu’à Lyon ou Arles.

Pour la photographie urbaine j’aimerais aussi aborder de nouvelles villes telles que Strasbourg ou Toulouse. Il faut que je trouve un peu de temps pour me rendre sur place et préparer ça.

Pour les voyages, je renouvellerai Berlin (qui est déjà complet), sûrement Londres. Je voudrais aussi imaginer d’autres villes, Barcelone, Valence, Bilbao, Rotterdam… Là aussi, il va me falloir trouver un peu de temps pour préparer cela. Tout ne sera pas mis en place tout de suite mais je vais m’y atteler.

Je suis aussi et surtout en train de travailler sur un nouveau livre chez Eyrolles qui devrait sortir avant le prochain salon de la photo de Paris. Ce ne sera pas un livre sur la photo animalière, il devrait plutôt parler de choses construites…

Eric Forey

photo (C) Eric Forey

Pour finir, où peut-on te trouver pour en savoir plus sur toi ? Site web ? Réseau social ? Lieu ?

Mon site pour mes formations et ateliers : https://www.formations-photo.fr/
Mon site d’auteur photographe : https://ericforey.com/
Mon Instagram : https://www.instagram.com/eric_forey/
Mon Facebook : https://www.facebook.com/ef.kalaphoto

Merci à Eric Forey pour cet échange, vous aimerez aussi l’interview de Denis Dubesset, photographe naturaliste, de Gildas Lepetit-castel et de Christophe Audebert.


Photo nature, macro et minimaliste : interview de Denis Dubesset, photographe et auteur

Derrière chaque photographe se cache un parcours, des pratiques, une méthode d’approche et de travail en photographie. Vous aimeriez en savoir plus sur les photographes pros dont vous appréciez les photos ? Voici le parcours de Denis Dubesset, photographe, auteur et amoureux de la nature.

Photo nature, macro et minimaliste : interview de Denis Dubesset, photographe pro

J’ai eu plusieurs fois l’occasion de rencontrer Denis Dubesset et d’échanger avec lui. Nous avions même animé une conférence en commun lors du Salon de la photo 2019. Bien que n’étant pas photographe naturaliste moi-même, j’apprécie les photos de Denis, tout comme ses livres, et en particulier celui qui n’est jamais bien loin de mon bureau et m’a permis de travailler sur mon style en photographie.

Plutôt que de vous faire un long discours sur Denis, j’ai préféré lui laisser la parole : un questionnaire personnalisé, des réponses en toute transparence, voici l’interview de Denis Dubesset photographe pour Nikon Passion !

Pour commencer, peux-tu te présenter : qui est Denis Dubesset, quelle est ton activité et à qui tu t’adresses ?

J’ai 44 ans, j’habite dans le Var en Provence et je suis passionné de photographie depuis 2008 (photographe professionnel depuis 2012).

Mon activité est multiple :

  • je propose mes services de photographe de reportage,
  • j’expose mon travail personnel lorsque j’en ai l’occasion,
  • je suis rédacteur occasionnel dans la presse spécialisée,
  • je tiens un blog sur la photographie dans lequel j’aborde les thèmes qui m’intéressent le plus (www.33iso.com),
  • je suis formateur
  • et j’ai publié cinq livres aux éditions Eyrolles.

Les thèmes de mes ouvrages sont le cadrage, la photographie rapprochée, le minimalisme et le style en photographie. J’ai eu la chance que tous ces ouvrages soient traduits et diffusés dans divers pays d’Europe (Allemagne, Espagne, Italie), mais aussi au Brésil.

Enfin, je tiens parfois des conférences dont les thèmes sont liés aux livres que j’ai écrits.

Comment t’es venu cet intérêt pour la photo nature ?

C’est venu tout simplement.

Depuis mon enfance, l’environnement dans lequel j’évolue est naturel. Je n’ai jamais vraiment habité en milieu urbain ou seulement de manière ponctuelle. Depuis toujours, je suis observateur et contemplatif.

C’est principalement pour cette raison que la photographie a été une révélation pour moi : je pouvais donner un support à ma personnalité. C’est instinctivement que j’ai pointé mon objectif vers ce qui me passionnait le plus : la Nature.

Le fil rouge qui lie mon travail est d’ailleurs le regard que pose l’humanité sur la nature et la manière qu’il a de la respecter, de la transformer ou de la détruire.

Denis-Dubesset - Coccinelle

photo (C) Denis Dubesset

Tu t’es aussi spécialisé dans la photo macro et la photo minimaliste (avec en toile de fond la nature). Pourquoi ? Comment ?

Initialement, lorsque je me suis intéressé à la photo, j’ai été captivé (et je le suis toujours) par la possibilité de me servir de l’optique de l’appareil photo pour observer les détails qui nous entourent.

Des détails qui sont parfois peu visibles à l’œil nu et qui échappent au regard des autres. Au départ, j’utilisais mon appareil un peu comme une loupe, pour voir la nature en gros plan, puis c’est devenu une véritable fascination.

D’abord, je me suis spécialisé dans la photo de petits animaux et progressivement, j’ai traité aussi d’autres sujets (végétaux, eau et même la lumière elle-même). À force de voir la nature en gros plan, j’ai pris goût aux formes simples et graphiques. J’ai commencé à opter pour des compositions qui suggèrent les choses plus qu’elles ne montrent.

C’est grâce à la macro que j’ai commencé à m’intéresser à la photographie minimaliste et à devenir de plus en plus créatif. Par la suite, j’ai souhaité transposer cette esthétique vers la photo dite « classique ». Par exemple, il est généralement admis que les compositions de paysage doivent fourmiller de détails alors que moi, je recherche constamment à utiliser le moins de motifs possible.

Denis-Dubesset - deux fleurs

photo (C) Denis Dubesset

Comment prépares-tu une sortie photo ? As-tu toujours un objectif macro avec toi ? Même si tu cherches à faire de la photo minimaliste ?

Dans les premiers temps, je voulais que mon sujet apparaisse le plus nettement possible sur mes clichés dans la droite lignée de l’école naturaliste (afin de déterminer l’espèce animale ou l’essence végétale photographiée).

Mais après quelques années, mes préoccupations ont donc changé. Je me sentais encombré par la quantité de matériel que j’emportais avec moi (trépieds, éclairages artificiels, diffuseurs…). En même temps que mes goûts esthétiques ont évolué vers des compositions épurées, j’ai allégé mon matériel.

Maintenant, il est très fréquent que je n’emporte avec moi que mon boitier (Nikon bien sûr) et mon objectif photo. J’aime bien le sigma 150 mm macro pour sa longueur focale me permettant d’obtenir de beaux flous sans faire de concessions sur le piqué de l’image.

J’emporte parfois plus de matériel (bagues allonge, trépied, lampe led), mais lorsque je le fais, j’essaie d’être peu encombré pour ne pas interférer sur ma liberté de mouvement. J’aime en effet prendre des positions un peu alambiquées pour obtenir des angles de vue atypiques.

Du coup, comment se déroule une sortie photo ?

Je ne vais pas toujours au même endroit. Selon les moments de l’année, la nature nous offre différents spectacles. En macro, la saison chaude (à partir du printemps) est évidemment plus généreuse, car on rencontre dans la nature énormément de sujets, mais en hiver, j’essaie de sortir de temps en temps afin de traiter des thèmes différents. Les formes végétales, la glace, les mousses ou les champignons sont autant de sujets fascinants.

Lors de mes sorties, j’ai parfois une idée en tête (sujet spécifique), mais bien souvent, je me laisse guider par ce que je rencontre. Il n’y a pas de règle. Parfois, au bout de quelques mètres je trouve quelque chose d’intéressant. D’autres fois, je marche longtemps avant de rencontrer un détail qui m’interpelle.

Denis-Dubesset - maison neige

photo (C) Denis Dubesset

Comment trouves-tu l’inspiration ?

Ce n’est pas forcément simple de répondre à cette question. L’inspiration est quelquefois généreuse, tandis qu’elle nous délaisse à certains moments. C’est évidemment la nature qui m’inspire et je ne fais que « cadrer au bon endroit ».

Il arrive que nous ayons l’impression de faire toujours un peu les mêmes images et puis un déclic se produit et nous faisons une découverte qui change notre perception des choses. C’est alors tout un nouveau monde qui s’ouvre à nous.

Dans mon livre « les secrets de la macro créative 2ᵉ édition » je donne le maximum d’astuces et d’exemples pour ne pas être en panne d’idée. Je fais un tour d’horizon d’un maximum de sujets en expliquant à chaque fois les différentes façons d’aborder chaque sujet.

Qu’est-ce qui est important pour toi dans le rendu final de tes photos ? Une impression ? Un style ? Une ambiance ? … Tu as d’ailleurs écrit un livre sur le sujet.

J’essaie de prendre des clichés dans lesquels les spectateurs vont avoir envie d’entrer et de projeter leur imaginaire.

Cela passe souvent par la recherche d’une atmosphère, d’une lumière singulière. Je revendique une filiation (en toute humilité bien sûr) avec les peintres impressionnistes, mais aussi les estampes des peintres asiatiques Hiroshige ou Hokusai ou encore les « peintres chinois de la voie excentrique ».

Mes clichés seraient un peu un mixte entre ces courants. Lors d’expositions, mes images provoquent parfois un questionnement. S’agit-il de photo ou de peinture ? Bien que je ne la recherche pas, cette ambiguïté ne me gêne pas.

Denis-Dubesset - Libélule

photo (C) Denis Dubesset

Parle-nous de tes projets personnels et de ton actualité, quels sont-ils ? Comment tu y travailles ? Un projet de livre ?

Je suis en train d’écrire un livre d’un nouveau genre, toujours sur l’apprentissage de la photographie. Je suis désolé de ne pas pouvoir en dire plus, mais pour l’instant ce n’est pas encore assez abouti pour en exposer les détails (mars 2023). J’espère arriver au bout de ce projet d’ici à la fin de l’année.

J’ai aussi finalisé un ouvrage intitulé « Contes et légendes de Bord de mer ». Dans ce travail, je suis parti d’un projet dont le thème était le bord de mer. À partir des photographies que j’ai pu faire, j’ai ensuite imaginé des histoires. Les textes viennent donc illustrer les photos plutôt que l’inverse.

Je suis également en train de monter une exposition dans le cadre de l’événement Art et Vin. J’indiquerai le lieu prochainement sur les réseaux sociaux.

Pour finir, où peut-on te trouver pour en savoir plus sur toi ? Site web ? Réseau social ?

Pour toute demande sur mes livres, pour une formation, un conseil ou autre, vous pouvez me suivre  :

Enfin mon site internet de photographe est https://www.denisdubesset.com/

Merci à Denis d’avoir bien voulu jouer le jeu de l’interview.

Si vous avez aimé cette interview, vous aimerez aussi celles de Christophe Audebert, d’Eric Forey et de Gildas Lepetit-castel.


NIKKOR Z 26 mm f/2.8 : le pancake poids plume compatible plein format et APS-C

Nikon annonce le nouveau NIKKOR Z 26 mm f/2.8, un objectif pour Nikon hybrides plein format et APS-C dont la particularité est d’être l’objectif le plus fin, léger et compact disponible dans la gamme NIKKOR Z. Revue de détails et pourquoi je mets un bémol à la fin.

Note : Mon test du NIKKOR Z 26 mm f/2.8 est en ligne.

MàJ : Nikon a annoncé aussi le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 réservé aux hybrides APS-C et plus accessible que ce 26 mm.

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 : le pancake poids plume compatible plein format et APS-C

Cet objectif pancake chez Miss Numerique

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 : plus fin que lui … ça n’existe pas

Le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S n’arrive pas seul puisque le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 préannoncé récemment fait lui-aussi son entrée sur la scène.

Après les excellents retours sur le NIKKOR Z 40 mm f/2 et les retours très corrects sur le NIKKOR Z 28 mm f/2.8, Nikon complète donc sa gamme de petits objectifs compacts pour ses hybrides. Particularité de ces objectifs, ils sont compatibles aussi bien avec les hybrides plein format que les hybrides APS-C, merci la monture Z.

Pourquoi un 26 mm ? Parce qu’avec le ratio de conversion DX / FX, ce 26 mm va cadrer comme un 39 mm sur les hybrides APS-C, ce qui en fait une focale idéale en photo de rue. Si comme moi vous appréciez le 40 mm f/2 sur plein format, vous pouvez désormais envisager le couple Nikon Z fc + 26 mm f/2.8 pour sortir encore plus léger et discret. Sachez toutefois que le 26 mm f/2.8 arrive en noir, il n’est pas encore prévu de version argent qui irait si bien au Nikon Z fc, mais croisons les doigts.

Nikon a eu la bonne idée de doter ce NIKKOR Z 26 mm f/2.8 :

  • d’une monture métallique,
  • d’une construction qui le rend étanche à la poussière,
  • d’un pare-soleil Nikon HB-111 inédit sur un pancake Nikon et comprenant un pas de vis 52 mm pour les filtres,
  • d’une mise au point minimale fixée à 20 cm,
  • d’une bague paramétrable, une prouesse tant l’épaisseur de l’optique est réduite, 23.5 mm à peine.

Quant à son poids, avec 125 gr. vous le glisserez sans regret au fond du sac sans que votre dos n’en souffre.

Selon Nikon les performances optiques sont en hausse par rapport au 28 mm f/2.8 qui, sans démériter, n’est pas le meilleur de la gamme. Je m’empresserai de les évaluer quand l’objectif sera disponible, la rue est un de mes terrains de jeu.

NIKKOR Z 26 mm f/2.8

le NIKKOR Z 26 mm f/2.8

Fiche technique

  • Type: Monture Z Nikon
  • Format : FX (compatible DX)
  • Focale : 26 mm
  • Ouverture maximale : f/2.8
  • Ouverture minimale : f/16
  • Construction optique : 8 lentilles en 6 groupes (dont 3 lentilles asphériques)
  • Angle de champ : Format FX : 79° – Format DX : 57°
  • Système de mise au point : Système de mise au point regroupé
  • Distance minimale de mise au point : 0,2 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,19x
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 7 (diaphragme circulaire)
  • Plage des ouvertures : f/2.8 à 16
  • Diamètre de fixation pour filtre : 52 mm (P = 0,75 mm)
  • Diamètre x longueur (à partir de la monture d’objectif) : Environ 70 × 23,5 mm
  • Poids : Environ 125 g
  • Autofocus : Oui
  • Mise au point : Automatique, manuelle
  • Accessoires fournis : Bouchon d’objectif avant LC-K108, bouchon d’objectif arrière LF-N1, parasoleil HB-111

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 : tarif et disponibilité

Le bémol annoncé en introduction. Ce NIKKOR Z 26 mm f/2.8 est annoncé pour le 28 février 2023 au tarif public de 589 euros TTC, soit un tarif très supérieur à celui des modèles équivalents chez les autres constructeurs.

Le Fujifilm XF 27 mm f/2.8 R WR vaut 450 euros, le Canon EF-M 22 mm f/2 STM vaut lui 230 euros. Certes, le Fujifilm n’est pas compatible plein format et le Canon est un 22 mm, mais quand même, la différence fait mal. D’autant plus si vous le greffez sur un APS-C au quotidien, ce qui a de bonnes chances d’arriver avec un 26 mm, le 28 et le 40 mm restant plus intéressants sur un plein format pour la photo de rue. Le 26 mm fera par contre très bon ménage avec un Nikon Z 50 ou Z fc si vous ne souhaitez pas vous contenter du NIKKOR Z 28 mm f/2.8 à 270 euros.

La bonne nouvelle reste quand même que Nikon a entendu le marché et propose une nouvelle optique très compacte, que la construction de ce 26 mm f/2.8 semble supérieure à ce que l’on connaît des deux autres « petits Z », et que le tarif s’ajuste plus facilement que les caractéristiques techniques (Nikon, si vous me lisez … 100 euros de moins et je retrouve le sourire).

Cet objectif pancake chez Miss Numerique

Exemples de photos avec le NIKKOR Z 26 mm f/2.8

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Manuel Pena

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Manuel Pena

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Ben Moore

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Ben Moore

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Ben Moore

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Manuel Pena

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Manuel Pena

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Ben Moore

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Manuel Pena

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Manuel Pena

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Manuel Pena

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Manuel Pena

Cet objectif pancake chez Miss Numerique

Source : Nikon


NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S : du portrait photo à la vidéo, à vous les grandes ouvertures

Nikon annonce le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S, un objectif à portrait et à grande ouverture destiné aux photographes et vidéastes professionnels. Ce 85 mm f/1.2 pour Nikon hybrides vient rejoindre le 50 mm f/1.2 dans la gamme d’optiques Nikon, voici ce qu’il faut savoir, son tarif et un premier avis.

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S : du portrait photo à la vidéo, à vous les grandes ouvertures

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique

Nikon NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S : le roi du portrait ?

En parallèle de l’annonce du nouveau NIKKOR Z 26 mm f/2.8 voici venir un second objectif NIKKOR Z qui va faire parler de lui.

Dans la gamme NIKKOR Z on comptait jusqu’ici deux optiques à très grande ouverture. Le NIKKOR Z 58 mm Noct f/0.95 S est un OVNI destiné à prouver les performances de la monture Z, tandis que le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S s’avère plus utilisable au quotidien. Je vous en ai parlé lors du test de ce 50 mm f/1.2 S.

Désormais il faut compter sur un troisième larron puisque le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S rejoint cette cour fermée d’optiques aux caractéristiques assez exceptionnelles, destinées aux photographes professionnels comme aux vidéastes appréciant ces optiques aux dégradés de flou très harmonieux en plus d’être silencieuses.

Voyez un peu :

  • revêtement nano crystal pour la lentille frontale,
  • motorisation AF Multi groupe silencieuse (2 groupes de lentilles se déplacent de façon synchronisée pour garantir une mise au point précise sur la zone souhaitée même lorsque le sujet bouge librement)
  • diaphragme à 11 lames (9 sur les modèles ouvrant à f/1.8), pour un bokeh plus rond et naturel,
  • suppression de l’effet onion ring (les cercles concentriques disgracieux par-dessus l’effet bokeh),
  • excellente maîtrise des tons chairs et des textures si j’en crois la présentation par Nikon France qui nous promet en outre un rendu des couleurs encore plus éclatant.

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S

Attention toutefois, ces performances ne peuvent s’obtenir sans que l’optique ne soit dimensionnée pour, ce qui était déjà le cas du NIKKOR 50 mm f/1.2 S. Ce NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S pèse 1,160 gr. et sera plus confortable à utiliser en studio sur trépied qu’au bout du bras si vous devez l’utiliser toute une journée. Mais bon, un f/1.2 se mérite.

Le NIKKOR Z 85 mm f/1. 2 S dispose d’une bague sans clic programmable, telle que nous la connaissons déjà sur l’ensemble de la gamme Z. Le fût comporte un commutateur A/M pour l’autofocus de même qu’un bouton personnalisable L-Fn.

L’optique est livrée avec son jeu de bouchons, un sac tissu et le pare-soleil Nikon HB-106.

Fiche technique

  • Type : Monture Z Nikon
  • Format : FX (compatible DX)
  • Focale : 85 mm
  • Ouverture maximale : f/1.2
  • Ouverture minimale : f/16
  • Construction optique : 15 lentilles en 10 groupes (dont 1 lentille en verre ED, 2 lentilles asphériques et des lentilles avec traitement nanocristal)
  • Angle de champ : Format FX : 28°30′ Format DX : 18°50’
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne
  • Distance minimale de mise au point : 0,85 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,11×
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 11 (diaphragme circulaire)
  • Traitements : Traitement nanocristal
  • Diamètre de fixation pour filtre : 82 mm (P = 0,75 mm)
  • Diamètre x longueur : (à partir de la monture d’objectif) : Environ 102,5 × 141,5 mm
  • Poids : Environ 1 160 g
  • Autofocus : Oui
  • Mise au point interne : Oui
  • Mise au point : Automatique, manuelle
  • Accessoires fournis : Bouchon d’objectif avant LC-82B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, parasoleil HB-106, étui pour objectif CL-C2

Nikon NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S : tarif et premier avis

Ce NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S sera disponible à partir du 23 mars 2023 au tarif public TTC de 3.349 euros. Cher, oui, mais « c’est le prix d’un 85 mm f/1.2 » pour reprendre les propos d’une confrère, on s’y attend quand on lorgne sur ce type d’objectif. Pour rappel le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S coûte lui 2.600 euros et n’est qu’un 50 mm, le plus modeste mais très attirant NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S vaut lui 950 euros.

A la concurrence, le Sony FE 85 mm f/1.4 GM vaut 1.900 euros mais n’ouvre qu’à f/1.4 tandis que le Canon RF 85 mm f/1.2 L USM DS vaut 300 euros de plus que le Nikon à 3.650 euros.

Il est encore bien tôt pour vous donner un avis circonstancié, toutefois je ne prends guère de risques à affirmer que :

  • Nikon nous a habitués à proposer des NIKKOR Z tous aussi excellents les uns que les autres (à une ou deux exceptions près),
  • le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S a reçu bon nombre d’éloges,
  • la monture Z permet aux opticiens Nikon de proposer des performances optiques supérieures à celles de la monture F à toutes les focales.

Il reste en outre à vérifier des aspects plus pratiques tels que la précision du point à f/1.2 avec le système AF Multi groupe et l’équilibrage de l’optique qui gagnerait à ne pas changer avec la mise au point (sentir l’ensemble boîtier-objectif basculer vers l’avant lorsque ces grandes et lourdes lentilles se déplacent n’est guère agréable).

Des retours que je ne manquerai pas de vous faire dès que le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S sera disponible pour test.

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique

Exemple de photos à f/1.2

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

photo (C) Augusta Sagnelli

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

photo (C) Augusta Sagnelli

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

photo (C) Augusta Sagnelli

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

photo (C) Augusta Sagnelli

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

photo (C) Augusta Sagnelli

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

photo (C) Augusta Sagnelli

Source : Nikon

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique


Lexique photo, tout le vocabulaire photographie à connaître

Vous débutez en photo ou vous voulez simplement comprendre ce que signifient AF, VR, RAW, etc. ? Voici la liste claire et expliquée de toutes les abréviations photographiques que vous croisez sur votre boîtier ou dans les forums spécialisés.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet pour bien débuter en photo en 2025

Abréviations photographiques et leur signification

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diaphragme - abréviations photographiques

Ce lexique photo se veut le plus complet et précis possible. Personne n’étant à l’abri d’une erreur ou d’une omission, je vous invite à me les signaler via les commentaires. Tout complément sera également apprécié pour faire de ce lexique photo une référence.

Lexique photo : A

A : Priorité à l’ouverture : Il s’agit d’un réglage de l’appareil photo dans lequel le photographe choisit une valeur d’ouverture fixe (nombre f) tout en permettant à l’appareil photo de régler le temps de pose (et éventuellement la sensibilité ISO) pour obtenir une exposition correcte (déterminée par la mesure de lumière interne de l’appareil photo).

AC : Aberration chromatique : Distorsion des couleurs qui se produit lorsqu’un objectif ne parvient pas à focaliser toutes les couleurs sur le même point. Elle apparaît sous la forme d’un contour ou d’une frange de couleur dans les zones d’une image où le contraste entre les objets clairs et foncés est élevé.

AS : Aberration sphérique : Défaut optique d’une lentille qui ne focalise pas les rayons lumineux parallèles à l’axe optique au même endroit.

ACR : Adobe Camera Raw : Module externe des logiciels Adobe qui permet de traiter et d’améliorer des photos brutes au format RAW dans les logiciels Adobe dont Adobe Lightroom Classic et Photoshop CC.

Accutance : Netteté d’une image, notamment au niveau des contours.

Adaptateur : Accessoire permettant d’utiliser un objectif sur un boîtier d’une marque différente.

AE : Exposition automatique : Mode de l’appareil photo qui détermine automatiquement les paramètres d’exposition optimaux sur la base des indications du posemètre intégré.

AE-L : Verrouillage automatique de l’exposition : Fonction de l’appareil photo qui permet au photographe de verrouiller les paramètres d’exposition actuels. Peut être utilisée en conjonction avec la fonction AF-L qui verrouille l’autofocus. Permet de recadrer sans refaire la mesure de lumière.

AF : Autofocus : Système permettant à un appareil photo d’effectuer automatiquement la mise au point pour obtenir une netteté optimale sur un sujet ou une zone sélectionnée automatiquement ou manuellement.

AF-L : Verrouillage de l’autofocus : Fonction de l’appareil photo qui permet au photographe de verrouiller la mise au point actuelle. Peut être utilisée en conjonction avec la fonction AE-L qui verrouille les paramètres d’exposition. Permet de recadrer sans refaire la mise au point.

AoV : Angle de vue (Angle of View) : L’étendue angulaire d’une scène qui peut être capturée par un ensemble appareil photo + objectif. Ce terme est souvent utilisé de manière interchangeable avec « champ de vision ». Voir FOV.

APS-C : Advanced Photo System type-C : Format de capteur d’image basé sur le format de négatif de film C (« Classic ») par l’Advanced Photo System. Ces capteurs ont une taille (généralement 22,5 x 15 mm à 24 x 16 mm) dont le rapport d’aspect est de 3:2, et imposent un recadrage (crop) de 1,5 x (1,6 x chez Canon) par rapport au 24 x 36 ou plein format. Ces appareils sont souvent appelés « crop sensor » ou « crop frame ».

ASA : American Standards Association : L’organisme de normalisation qui a défini le système ASA pour évaluer la sensibilité des émulsions photographiques. Cette organisation privée à but non lucratif a depuis été rebaptisée American National Standards Institute (ANSI). En 1974, l’ASA et le DIN ont été combinés pour former les normes ISO utilisées aujourd’hui par les photographes.

ASPH : Asphérique : Type de lentille utilisant un profil de surface complexe qui n’est pas une portion de sphère ou de cylindre afin de réduire divers types d’aberrations dont souffrent les lentilles simples. Un seul élément d’objectif asphérique est capable de remplacer plusieurs éléments d’objectif simples.

AWB : Balance des blancs automatique (Automatic White Balance) : Fonction d’un appareil photo ou d’un logiciel qui évalue une photo et sélectionne automatiquement la balance des blancs optimale dans le but d’éliminer les dominantes de couleur de la scène.

Agrandisseur : Appareil utilisé en photographie argentique qui projette une image négative sur un papier photosensible à l’aide d’une source lumineuse. L’image est agrandie ou réduite en fonction de la distance entre le négatif et le papier, permettant ainsi d’obtenir un tirage papier de la taille souhaitée.

Ambrotype : Procédé photographique du XIXe siècle qui consiste à réaliser une image positive sur une plaque de verre. L’image est généralement sous-exposée et apparaît comme un négatif, mais lorsqu’elle est placée sur un fond noir, elle devient positive.

Anamorphose : Déformation volontaire d’une image, souvent utilisée en art ou en cinéma pour créer une illusion. L’image déformée retrouve son aspect original lorsqu’elle est vue sous un certain angle ou à travers un dispositif optique spécial.

Angle de champ : Mesure de l’étendue de la scène capturée par l’objectif d’un appareil photo. Plus la focale de l’objectif est courte, plus l’angle de champ est large, et inversement.

Angle de prise de vue : Désigne l’orientation et la position de l’appareil photo par rapport au sujet. Cela peut varier du plan au ras du sol à une vue aérienne, en passant par des vues frontales, latérales ou en plongée.

Aperture : Logiciel développé par Apple pour le traitement d’images numériques. Il permettait la retouche, l’organisation et la gestion des photos, bien qu’il ait été remplacé par Photos, le logiciel actuel d’Apple.

Apochromatique : Type d’objectif qui est conçu pour corriger les aberrations chromatiques sur trois longueurs d’onde spécifiques. Il offre une netteté et une clarté supérieures par rapport aux objectifs achromatiques.

APS-C : Format de capteur numérique plus petit que le format plein cadre (24x36mm). Il offre un facteur de recadrage, généralement autour de 1,5x, ce qui signifie que la focale effective de l’objectif est multipliée par ce facteur lorsqu’elle est utilisée sur un appareil APS-C.

Argentique : Méthode traditionnelle de photographie utilisant des films photosensibles pour capturer des images. Ces films sont ensuite développés chimiquement pour produire des négatifs, qui peuvent être agrandis pour créer des tirages.

ASA : Ancien standard utilisé pour mesurer la sensibilité des films photographiques. Plus le nombre ASA est élevé, plus le film est sensible à la lumière. Il a été remplacé par la norme ISO.

Astigmatisme : Défaut optique d’une lentille où les rayons lumineux horizontaux et verticaux ne sont pas focalisés au même point, entraînant une image floue ou déformée.

Lexique photo : B

B : Bulb : Réglage de l’obturateur d’un appareil photo qui maintient l’obturateur ouvert aussi longtemps que le déclencheur est maintenu enfoncé. Le nom fait référence aux ampoules utilisées comme déclencheurs pneumatiques dans les premiers appareils photo – le fait de presser l’ampoule ouvrait l’obturateur et le fait de relâcher la pression le fermait, de sorte que les photos étaient exposées tant que l’ampoule était pressée.

Barillet : Déformation de l’image en forme de baril.

BBF : Back button focus : Une fonction de l’appareil photo qui permet d’utiliser un bouton séparé à l’arrière de l’appareil pour faire la mise au point plutôt que d’appuyer à mi-course sur le bouton de l’obturateur.

BdB : Balance des blancs : Le réglage des intensités de couleur dans une scène présentant une dominante de couleur causée par différentes sources de lumière avec différentes températures de couleur. Le but est d’obtenir des couleurs naturelles/correctes qui reflètent ce que l’œil humain voit. Voir WB.

Bichromie : Technique d’impression qui utilise deux couleurs distinctes, généralement pour ajouter de la profondeur ou du contraste à une image. Elle peut être utilisée pour des raisons esthétiques ou pour réduire les coûts d’impression.

Blende : Terme allemand qui désigne l’ouverture de l’objectif d’un appareil photo. Elle contrôle la quantité de lumière qui entre dans l’appareil. Plus l’ouverture est grande, plus la quantité de lumière est importante, et inversement. Elle est généralement indiquée par le nombre « f », comme f/1.8 ou f/16.

Bokeh : Terme japonais qui décrit la qualité esthétique du flou produit dans les zones hors mise au point d’une image. Un bokeh agréable est souvent recherché par les photographes pour mettre en valeur le sujet principal et est généralement obtenu avec des objectifs à grande ouverture.

Booster : Accessoire utilisé en photographie pour augmenter la puissance d’un flash, permettant d’éclairer des sujets éloignés ou de compenser une faible lumière ambiante.

Bracketing : Technique photographique qui consiste à prendre plusieurs photos d’une même scène avec différentes expositions (généralement une sous-exposée, une correctement exposée et une surexposée). Cela permet d’assurer d’obtenir une image correctement exposée ou peut être utilisé pour créer des images HDR.

Bromure : Type de papier photosensible utilisé en photographie argentique. Il est recouvert d’une émulsion contenant des sels d’argent qui réagissent à la lumière. Après exposition et développement, l’image apparaît sur le papier.

Bruit : En photographie numérique, le bruit désigne les pixels erratiques de couleur ou de luminosité sur une image. Il est souvent causé par des sensibilités ISO élevées, des longs temps d’exposition ou des températures élevées du capteur. Le bruit peut donner à une photo un aspect granuleux.

B&W : Noir et blanc (Black & White) : Également appelé monochrome, ce type de photographie présente des photos qui ne contiennent que des nuances de gris neutre (ou une teinte comme le sépia) allant du noir au blanc, plutôt que des couleurs.

mise au point - abréviations photographiques

Lexique photo : C

C1 : Capture One : Le logiciel de photographie édité par la société danoise Phase One, spécialisée dans les équipements et les logiciels de photographie. Ce logiciel offre le traitement des fichiers bruts, le catalogage des photos et la prise de vue en mode connecté.

CCD : Dispositif à couplage de charge : L’un des deux principaux types de capteurs d’images à semi-conducteurs, l’autre étant le CMOS. Ces capteurs comprennent généralement un obturateur global (tous les pixels sont exposés en même temps), une résolution/sensibilité élevée et un bruit faible/de haute qualité. Les inconvénients sont une consommation d’énergie élevée et un coût élevé (un processus de fabrication spécial est nécessaire).

CDAF : Autofocus à détection de contraste : Système autofocus qui effectue la mise au point en mesurant le contraste à l’aide d’un capteur situé dans l’objectif. L’appareil photo tente de faire la mise au point sur un objet en ajustant la mise au point de l’objectif jusqu’à ce qu’un contraste maximum soit détecté au point de mise au point. Par rapport à l’autofocus à détection de phase, l’autofocus à détection de contraste est moins performant lorsqu’il s’agit de suivre des sujets en mouvement.

CF : CompactFlash : Format de carte mémoire utilisé par les premières générations d’appareils photo numériques. Développé par SanDisk en 1994, il utilise la technologie de la mémoire flash pour stocker de grandes quantités de données sur des dispositifs relativement petits. Son principal concurrent est la carte Secure Digital (SD).

CIF : Catch in focus : Également appelée « trap focus », il s’agit d’une technique de photographie dans laquelle le photographe effectue une mise au point préalable sur un point particulier, puis l’appareil déclenche automatiquement lorsqu’il détecte qu’un sujet passe dans le plan de mise au point. Cette technique peut faire appel à des dispositifs de détection tels que les barrières infrarouge.

CMOS : Métal-oxyde-semiconducteur complémentaire : Principal type de capteur d’images utilisé dans les appareils photo numériques modernes (l’autre étant le CCD). Ses avantages sont la vitesse de lecture, la faible consommation d’énergie et le faible coût (il utilise des procédés traditionnels de fabrication de puces). Les inconvénients sont le rolling shutter (les pixels sont exposés ligne par ligne) et une sensibilité plus faible (chaque pixel partage l’espace avec un amplificateur).

CMYK : Cyan, magenta, jaune et noir : Modèle de couleur soustractif utilisé dans l’impression couleur qui utilise des plaques d’encre cyan, magenta, jaune et clé (noir) sur un fond clair (généralement blanc). En tant que modèle soustractif, les couleurs ajoutées sont soustraites du blanc, et la combinaison complète des couleurs est le noir. Les imprimantes couleur sont généralement CMYK.

CP : Filtre polarisant circulaire : Également abrégé en CPL, un polariseur circulaire est un type de filtre qui se fixe à un objectif et réduit les reflets et les éblouissements. Le photographe peut faire tourner la partie avant du filtre pour contrôler l’effet de polarisation.

CWB : Balance des blancs personnalisée : Un paramètre de l’appareil photo qui permet aux photographes de définir leur propre balance des blancs, généralement pour des situations d’éclairage délicat ou mixte. Ceci implique de photographier une zone de blanc pur ou de gris neutre dans le même éclairage afin de servir de référence à l’appareil photo pour ajuster la température de couleur.

profondeur de champ - abréviations photographiques

Lexique photo : D

DAM : Gestion des actifs numériques (Digital Asset Management) : Logiciel qui facilite l’organisation d’un grand nombre de fichiers. Les fonctions comprennent l’importation, la visualisation, l’organisation, le marquage, la modification et le partage. Les logiciels DAM les plus connus chez les photographes sont Adobe Lightroom Classic et Adobe Bridge.

DDSSM : Direct Drive Super Sonic Wave Motor : Nom donné par Sony à sa technologie d’objectif à moteur ultrasonique dans un moteur linéaire. Voir USM.

DIN : Deutsches Institut für Normung : Système logarithmique d’évaluation de la vitesse des films qui a été introduit en 1934 avant de devenir largement utilisé en Europe. En 1974, le DIN et l’ASA ont été combinés pour former les normes ISO utilisées aujourd’hui par les photographes.

DoF : Profondeur de champ : La distance entre les objets les plus proches et les plus éloignés d’une photo qui sont mis au point en étant nets. Une faible profondeur de champ peut entraîner un flou important devant et derrière le sujet mis au point, tandis qu’une grande profondeur de champ peut rendre une grande partie (ou la totalité) d’une scène nette. Voir PdC.

DNG : Digital Negative : Format d’image brut sans perte (RAW) développé et breveté par Adobe pour la photographie numérique. En tant que format ouvert avec des spécifications librement disponibles, DNG est conçu pour être un format de fichier brut universel comme une alternative aux formats bruts propriétaires développés par les fabricants d’appareils photo.

DPI : Points par pouce (Dots per Inch)  : Une façon de mesurer la capacité de détail fin d’une imprimante ou d’un scanner. Il s’agit du nombre de points séparés qui peuvent être placés dans l’espace d’un pouce linéaire (et non carré). Voir PPP.

DSLR : Appareil photo numérique reflex à objectif unique (Digital Single Lens Reflex) : Appareil photo numérique qui utilise un miroir pour diriger la lumière entre le prisme du viseur (pour voir et composer la scène) et le capteur d’image (lorsque l’obturateur est activé pour exposer une photo).

DR : Gamme dynamique : La plage des intensités lumineuses, ou luminance, entre le maximum et le minimum d’une scène, des hautes lumières aux ombres. Ce terme est souvent utilisé pour désigner les limites de cette plage qu’un film ou un capteur numérique peut capturer.

DSC : Appareil photo numérique : Souvent utilisé par divers appareils photo numériques comme préfixe des noms de fichiers des photographies numériques capturées.

DX : Type d’appareil photo Nikon : Nom donné par Nikon à son format de capteur d’image APS-C qui mesure environ 24 x 16 mm.

correction d'exposition - abréviations photographiques

Lexique photo : E

EC : Compensation de l’exposition : Fonction de l’appareil photo qui permet aux photographes de surexposer ou de sous-exposer une photographie (souvent par intervalles d’un tiers de diaphragme) par rapport à l’exposition correcte calculée par la cellule de mesure de lumière.

ED : Verre à faible dispersion : Verre à faible dispersion utilisé comme élément des objectifs d’un appareil photo pour réduire l’aberration chromatique.

EF : Electro-Focus : Monture d’objectif standard de Canon introduite en 1987 pour sa famille d’appareils photo reflex numériques et argentiques EOS. Les objectifs EF font la mise au point automatique grâce à un moteur électrique situé à l’intérieur de chaque objectif.

EF-S : Electro-Focus Small/Short : Monture d’objectif Canon introduite en 2003 et conçue pour les reflex numériques de la famille EOS équipés de capteurs de taille APS-C. Les objectifs EF conçus pour les appareils photo plein format peuvent être utilisés sur des appareils à monture EF-S, mais les objectifs EF-S ne peuvent pas être montés sur des appareils à monture EF. Le « S » du nom peut signifier « petit » (en référence au cercle d’image plus petit) ou « court » (en référence à la distance plus courte entre l’objectif et le capteur).

EOS : Système électro-optique : La famille d’appareils photo autofocus de Canon annoncée en 1987. Lancée à l’origine pour les reflex argentiques 35 mm, la gamme EOS s’est étendue aux reflex numériques et aux appareils sans miroir (avec l’introduction de la gamme EOS-M).

EOS M : Système électro-optique mobile : Première famille d’appareils photo sans miroir à objectif interchangeable de Canon.

ETTL : Evaluative though-the-lens : Mesure automatique du flash qui déclenche un pré-flash, mesure la lumière résultante qui entre dans l’appareil photo, puis utilise cette information pour calculer le temps d’exposition au flash approprié.

ETTR : Exposer à droite (Expose To The Right) : Technique consistant à viser une exposition aussi élevée que possible afin de recueillir le maximum de lumière et d’informations sans écrêter l’histogramme et perdre des détails par surexposition.

EV : Valeur d’exposition : Nombre représentant la quantité de lumière qui impressionne le film ou le capteur d’un appareil photo, déterminé par l’ouverture et la vitesse d’obturation. Différentes combinaisons d’ouverture et de vitesse d’obturation qui produisent la même exposition ont le même nombre EV. Voir Il.

EVF : Viseur électronique (Electronic Viewfinder) : Viseur d’un appareil photo dans lequel la scène vue à travers l’objectif est projetée pour que le photographe puisse la voir d’un seul œil sur un écran numérique miniature. L’EVF équipe les appareils photo hybrides.

EXIF : Exchangeable Image File Format : Officiellement appelé Exif (sans les majuscules), il s’agit des données standardisées qui sont enregistrées dans chaque fichier image d’un appareil photo. Les informations contenues peuvent inclure la date et l’heure, des informations sur l’appareil photo et l’objectif, des détails sur l’exposition, le GPS, etc.

Lexique photo : F

f : nombre de diaphragme : Nombre qui spécifie l’ouverture d’un objectif. Il s’agit du rapport entre la distance focale et le diamètre d’ouverture effectif. Un nombre f faible dénote une grande ouverture qui permet à plus de lumière d’atteindre le film ou le capteur de l’appareil photo. Un diaphragme correspond à une variation de √2 (~1,41) du nombre f et à une variation d’un facteur 2 de l’intensité lumineuse.

FF : Plein cadre (Full Frame) : La taille du capteur en photographie numérique basée sur le format 35 mm devenu dominant en photographie argentique. Un capteur plein cadre mesure 36×24 mm, un rapport d’aspect de 3:2, et une diagonale d’environ 43 mm. Voir FX.

Focale : La focale d’un objectif est la distance mesurée entre le centre optique de l’objectif (point où les rayons lumineux convergent) et le plan du film ou du capteur lorsque l’objectif est réglé pour une mise au point à l’infini. Elle est généralement exprimée en millimètres (mm) et détermine l’angle de vue de l’objectif. Par exemple, un objectif de 50mm est souvent considéré comme un objectif standard sur un appareil plein format, tandis qu’un objectif de 24mm est considéré comme grand-angle.

Format : Le format fait référence aux dimensions physiques du film ou du capteur utilisé dans un appareil photo. Ces dimensions influencent l’angle de vue et la profondeur de champ de l’image capturée. Par exemple, le format 24 x 36 mm, souvent appelé « plein format » ou « full frame », est le format standard des appareils photo reflex et correspond aux dimensions du film 35 mm utilisé dans la photographie argentique traditionnelle. D’autres formats courants incluent APS-C, moyen format et micro 4/3, chacun ayant ses propres dimensions et caractéristiques spécifiques.

FOV : Champ de vision : La partie du monde visible que peut capturer par un système appareil photo + objectif. Lorsqu’il est exprimé sous forme d’angle (du cône de vision), il est également appelé angle de vue (AOV). Le champ de vision dépend de la distance focale de l’objectif et de la taille du capteur/film.

FPS : Obturateur à plan focal : Type d’obturateur qui se trouve juste devant le plan focal de l’appareil photo.

FPS (VPS) : Images par seconde (frames per second) : Cadence de prise de vue continue (rafale) maximale d’un appareil photo pour les photos ou fréquence d’images disponible pour les vidéos.

FX : Type d’appareil photo Nikon : Nom donné par Nikon à son format de capteur plein format, dont les dimensions sont basées sur celles du film 35 mm soit 24 x 36 mm.

fichier - abréviations photographiques

Lexique photo : G

GAS : Syndrome d’acquisition de matériel (Gear Acquisition Syndrom) : Souvent utilisé pour décrire l’addiction d’un photographe à l’achat fréquent de nouveau matériel photo, souvent sans réel besoin pratique.

GIF : Graphics Interchange Format : Format d’image bitmap introduit en 1987 qui prend en charge 8 bits par pixel, ce qui signifie que chaque image peut afficher un maximum de 256 couleurs différentes. Les GIF sont omniprésents sur le Web car le format est largement pris en charge, mais les limitations de couleur rendent le format moins adapté aux photos que des formats tels que JPEG. Cependant, les photos sont largement partagées en GIFs sous la forme de mèmes en ligne.

GND : Densité neutre graduée : Type de filtre à densité neutre dans lequel la quantité de lumière bloquée est un gradient d’un côté à l’autre. Utile pour les scènes comme les paysages où les photographes doivent réduire le contraste entre un ciel lumineux et un paysage sombre.

Go : Gigaoctet : Multiple de l’unité d’octet pour le stockage d’informations numériques. Comme giga signifie 1.000.000.000, un gigaoctet représente un milliard d’octets de données.

Lexique photo : H

HDR : Haute gamme dynamique : Type de photographie qui vise à reproduire une plus grande gamme de luminosité que ce qui est habituellement capturé avec l’équipement et les techniques photographiques standard. Cela se fait souvent en prenant plusieurs photos à différentes expositions, puis en les combinant en une seule photo avec une valeur tonale maximale plus élevée et une valeur tonale minimale plus faible.

HFD : Distance hyperfocale : Distance de mise au point au-delà de laquelle tous les objets d’une scène sont rendus avec une mise au point « acceptable », ce qui donne la profondeur de champ maximale à une ouverture donnée (en savoir plus sur l’hyperfocale)

HSM : Hyper Sonic Motor : Nom donné par Sigma à sa technologie d’objectif à moteur ultrasonique. Voir USM.

HSS : Synchronisation haute vitesse : Fonction de flash qui permet de synchroniser la puissance de votre flash lorsque vous utilisez des vitesses d’obturation plus rapides que la vitesse de synchronisation native du flash de l’appareil photo. Cette fonction est utile pour des situations telles que l’ajout d’un flash d’appoint à un modèle en extérieur par temps clair.

Lexique photo : I

IBIS : Stabilisation de l’image dans le boîtier (In Body Image Stabilization) : Mécanisme présent dans les appareils photo numériques qui compense les mouvements de l’appareil pendant l’exposition en déplaçant le capteur d’image au point final du chemin optique. Ces systèmes compensent jusqu’à 5 axes de mouvement : X, Y, Roll, Yaw et Pitch. Alors que la stabilisation optique de l’image (OIS) est intégrée aux objectifs, l’IBIS d’un appareil photo fonctionne avec tous les objectifs qui peuvent y être montés.

ICM : Mouvement intentionnel de l’appareil photo : Type de photographie dans lequel l’appareil est déplacé ou l’objectif ajusté pendant l’exposition pour provoquer un effet créatif. Ceci produit du flou dans les photos résultantes, que ce soit à cause du mouvement de l’appareil photo ou du réglage de la mise au point ou du zoom de l’objectif.

IF : Mise au point interne (Internal Focus) : Conception des objectifs d’un appareil photo dans laquelle la mise au point est obtenue en déplaçant uniquement les éléments internes de l’objectif, sans rotation ni déplacement de l’élément frontal de l’objectif. Parmi les avantages, citons la possibilité d’utiliser plus facilement certains filtres (polarisant vissé) et pare-soleil (pétale), d’éviter la poussière, de ne pas toucher les sujets en macro, d’éviter le « zoom rampant » et de concevoir des objectifs plus petits.

Il : Indice de lumination : Nombre qui caractérise un couple ouverture / temps de pose. Pour une même scène, deux couples caractérisés par le même indice de lumination produiront la même exposition sur le film ou capteur (voir triangle d’exposition)

IPTC : Conseil international des télécommunications de la presse : Consortium basé à Londres regroupant plus de 50 grandes entreprises et organisations de presse du monde entier. En tant qu’organisme de normalisation mondial des médias d’information, l’IPTC a défini une norme pour les métadonnées des photos qui est la plus largement acceptée et utilisée au monde.

IQ : Qualité de l’image : Qualité des photos, souvent en ce qui concerne les performances et les caractéristiques des appareils photo (par exemple, la résolution, le bruit, la gamme dynamique, la couleur), des objectifs (par exemple, la netteté, l’aberration, le vignettage, la distorsion) et des logiciels de post-traitement.

IR : Infrarouge : Lumière dont la longueur d’onde se situe entre 700 et 900 nm et qui peut être capturée à l’aide de films ou de capteurs d’images sensibles à cette partie du spectre. Les photographies infrarouges prises avec une lumière visible bloquée ont généralement un aspect onirique caractérisé par un feuillage blanc, un ciel sombre, une peau claire et des yeux sombres.

IS : Stabilisation de l’image : Fonction qui compense le mouvement de l’appareil photo pendant l’exposition de l’image afin de réduire le flou, en particulier à des temps de pose plus longs. Il peut s’agir d’un dispositif mécanique ou électronique, que l’on trouve aussi bien dans les objectifs que dans les appareils photo.

ISO : Organisation internationale de normalisation : Norme permettant de mesurer la sensibilité à la lumière d’un film ou d’un capteur d’appareil photo. Pour les films, il s’agit de la vitesse à laquelle les produits chimiques réagissent à la lumière, et pour les capteurs numériques, du gain (ou de l’amplification) appliqué au signal avant l’enregistrement de l’image.

Lexique photo : J

JPEG : Joint Photographic Experts Group : Également abrégé JPG, il s’agit d’une norme de compression avec perte, du nom du groupe qui l’a créée en 1992. Elle est devenue la méthode de compression la plus utilisée dans le monde pour les photos numériques. Le fait qu’elle soit avec perte signifie que l’édition et le réenregistrement des fichiers entraînent une perte de qualité de l’image à chaque fois.

kelvin - abréviations photographiques

Lexique photo : K

K : Kelvin : Unité internationale de base de la température absolue utilisée pour exprimer de manière pratique la température de couleur en photographie. Les températures élevées (plus de 5000 K) correspondent à des couleurs plus froides et plus bleues, tandis que les températures plus basses (moins de 3000 K) correspondent à des couleurs plus chaudes et plus jaunes. La « lumière du jour » se situe traditionnellement autour de 5600 K.

Ko : Kilooctet : Multiple de l’unité d’octet pour le stockage d’informations numériques. Comme méga désigne 1.000, un kilooctet correspond à mille octets de données.

Lexique photo : L

LCD : Affichage à cristaux liquides : Technologie d’affichage omniprésente dans les écrans d’appareils photo, les viseurs, les moniteurs d’ordinateurs, etc. Elle utilise des cristaux liquides, des polariseurs et un rétroéclairage pour produire les images affichées.

LED : Diode électroluminescente : Technologie de source lumineuse à semi-conducteurs qui a des applications dans la photographie allant de l’éclairage aux écrans. En tant que source de lumière, les LEDs sont flexibles (avec une large gamme de couleurs et d’intensités), efficaces sur le plan énergétique, peu chaudes et durables. Dans un écran, elles sont brillantes, économes en énergie, nettes, sans scintillement et durables.

LR : Lightroom : Logiciel faisant partie du pack Creative Cloud pour la photographie d’Adobe pour la retouche et l’organisation des images dans le Cloud.

LrC : Lightroom Classic : Logiciel historique Adobe pour la retouche et l’organisation des images. Populaire parmi les photographes pour la gestion des fichiers, le tri de grands ensembles de photos et leur flux de travail de post-traitement.

Lexique photo : M

M : Manuel : Mode de prise de vue dans lequel le photographe choisit l’exposition souhaitée en sélectionnant manuellement le temps de pose et l’ouverture (et éventuellement l’ISO).

Mo :  Mégaoctet : Multiple de l’unité d’octet pour le stockage d’informations numériques. Comme méga désigne 1.000.000, un mégaoctet correspond à un million d’octets de données.

MF : Mise au point manuelle : Processus par lequel le photographe (plutôt que l’appareil photo) règle la mise au point de l’objectif pour obtenir la netteté souhaitée sur une photo.

MF : Moyen format : Taille de film ou de capteur numérique plus grande que le plein format 35 mm (24 mm x 36 mm) mais plus petite que le grand format (4 pouces x 5 pouces).

MFT (ou micro 4/3) : Micro Four Thirds : Norme de système d’appareil photo numérique sans miroir à objectif interchangeable lancée par Olympus et Panasonic en 2008 et rejointe par un grand nombre de fabricants d’appareils photo. La spécification utilise la taille du capteur Four Thirds tout en omettant la boîte à miroir et le pentaprisme pour permettre l’utilisation d’appareils et d’objectifs plus petits.

ML : Appareil photo à objectif interchangeable sans miroir (Mirror Less) : Également appelé hybride, il s’agit d’un appareil photo numérique qui ne contient pas de miroir reflex ou de viseur optique (comme un reflex).

MLU : Verrouillage du miroir : Fonctionnalité des appareils photo reflex mono-objectif qui permet au photographe de relever le miroir et de le verrouiller dans cette position avant le déclenchement de l’obturateur. Ceci réduit les vibrations de l’appareil pendant la prise de vue (et donc le flou) et permet également de monter des objectifs dont la lentille arrière peut entrer dans la chambre reflex de l’appareil.

MP : Mégapixel : Un million de pixels. Terme utilisé pour désigner la définition des photos, des écrans et des capteurs des appareils photo.

MS : Memory Stick : Format de carte mémoire flash amovible propriétaire de Sony, introduit en 1998. Outre le Memory Stick original, la famille comprend également les modèles PRO, Duo, Micro et PRO-HG. Ce format a été largement abandonné après l’apparition des cartes mémoire SD.

MTF (ou FTM) : Fonction de transfert de modulation : Une façon technique de mesurer le potentiel de performance optique d’un objectif. Un graphique MTF représente le contraste et la résolution d’un objectif particulier, l’axe des x représentant la distance par rapport au centre du cadre (centre à gauche et bord à droite) et l’axe des y représentant la transmission de la lumière (0% en bas et 100% en haut). Les graphiques MTF tracent généralement des lignes sagittales et méridiennes pour les mesures de contraste des lignes qui sont parallèles ou perpendiculaires (respectivement) à la ligne allant du centre au bord de la monture.

MUP : Miroir relevé : Nom donné par Nikon au verrouillage du miroir dans ses appareils photo reflex. Voir MLU.

flash - abréviations photographiques

Lexique photo : N

ND : Densité neutre : Type de filtre qui réduit la quantité de lumière entrant dans l’appareil photo, modifiant l’intensité de toutes les longueurs d’onde de manière égale afin qu’il n’y ait (idéalement) aucun changement de couleur. Permet aux photographes d’utiliser des paramètres d’exposition qui, autrement, donneraient lieu à des photos surexposées (par exemple, pour une exposition plus longue ou une ouverture plus grande lors d’une journée ensoleillée).

NR: Réduction du bruit : Traitement numérique visant à supprimer le bruit numérique d’une photographie, qu’il soit effectué dans l’appareil photo par un firmware ou par une fonction/un outil dans une application de traitement/édition d’images comme DxO PureRAW.

NG : Nombre guide : Nombre utilisé pour indiquer la puissance d’un flash électronique et servant à calculer le diaphragme nécessaire pour toute distance flash-sujet (ou la distance pour un diaphragme donné). Nombre guide = nombre f x distance. Plus le nombre guide est élevé, plus la distance à laquelle le flash peut exposer correctement un sujet est grande.

Lexique photo : O

OCF : Flash hors-caméra : Utilisation de flashs ou de stroboscopes placés à l’écart de la griffe porte-accessoires pour flashs montés sur l’appareil ou intégrés. Cela permet au photographe de contrôler de manière créative la direction et l’intensité de la lumière de chaque flash.

OEM : Fabricant d’équipement d’origine : Société qui a fabriqué un produit donné, que ce produit ait été commercialisé sous sa propre marque ou sous celle d’une autre société.

OIS : Stabilisation optique de l’image : Également connu sous le nom de stabilisation d’image (IS) et de stabilisation optique (OS), il s’agit d’un mécanisme dans les objectifs qui compense les mouvements de l’appareil photo pendant l’exposition en déplaçant des éléments optiques pour modifier le chemin optique vers le capteur.

OOF : Mauvaise mise au point (Out Of Focus) : Lorsqu’une partie ou l’ensemble d’une photographie est floue parce que le sujet se trouve en dehors de la profondeur de champ, c’est-à-dire de la plage de distances du plan focal dans laquelle les sujets sont rendus suffisamment nets dans une photo.

OVF : Viseur optique (Optical ViewFinder) : Permet au photographe de composer (et généralement de mettre au point) une scène en regardant la scène elle-même plutôt qu’un affichage électronique (comme avec un EVF). Il peut s’agir d’un viseur à travers l’objectif (comme dans les reflex) ou d’un viseur télémétrique.

Lexique photo : P

P : Programme : Mode de prise de vue dans lequel l’appareil calcule le temps de pose et l’ouverture (et éventuellement la sensibilité ISO) optimales. Le mode Programme diffère du mode Auto dans la mesure où les paramètres autres que l’exposition sont définis manuellement par le photographe.

PASM : Programme, priorité à l’ouverture, priorité à la vitesse et manuel : Les quatre principaux modes proposés sur les appareils photo pour déterminer quels paramètres d’exposition sont sélectionnés manuellement par le photographe par rapport à ceux qui sont choisis automatiquement par l’appareil.

PC : Prontor-Compur : Connecteur électrique standard de 3,5 mm (1/8″) utilisé en photographie pour synchroniser un obturateur avec un flash.

PDAF : Autofocus à détection de phase : Système de mise au point automatique d’un appareil photo qui divise la lumière entrante provenant des côtés opposés de l’objectif en deux images et les compare pour calculer si le sujet est mis au point à l’avant ou à l’arrière. Cette information est ensuite utilisée pour régler l’objectif jusqu’à ce que la mise au point soit effectuée.

PdC : Profondeur de champ : Distance entre les objets les plus proches et les plus éloignés d’une photo qui sont mis au point en étant nets. Une faible profondeur de champ peut entraîner un flou important devant et derrière le sujet mis au point, tandis qu’une grande profondeur de champ peut rendre une grande partie (ou la totalité) d’une scène nette. Voir DoF.

PNG : Portable Network Graphics : Format de fichier graphique matriciel qui a été créé pour remplacer le GIF. Les images PNG prennent en charge la compression des données sans perte et des millions de couleurs (en comparaison, les images GIF sont limitées à une palette de seulement 256 couleurs). Comme le PNG a été conçu pour le Web et non pour l’impression, seuls les espaces de couleurs RVB sont pris en charge (et non CMYK).

PT : Post-traitement : Il s’agit du processus d’édition des données originales de l’appareil photo à l’aide de logiciels (par exemple Photoshop et Lightroom) afin de créer une photographie finale améliorée et/ou personnalisée. Il peut s’agir de modifications de base (luminosité, contraste, balance des blancs, saturation, recadrage, etc.) ou de modifications plus complexes (clonage, composition, masquage, etc.).

PPP : Pixels par pouce : Façon de mesurer la résolution d’un écran numérique. Il s’agit du nombre de pixels que l’on trouve dans l’espace d’un pouce linéaire (et non carré).

P&S : Point-and-shoot : Petit appareil photo compact, généralement utilisé avec une automatisation complète afin de simplifier le fonctionnement pour les prises de vue occasionnelles.

PS : Photoshop : Le programme d’édition de photos et de graphiques créé par Adobe. Publié pour la première fois en 1988, Photoshop est devenu l’application standard des photographes (en savoir plus sur Photoshop). Le logiciel est tellement omniprésent que son nom est devenu un terme générique pour toutes les modifications de photos (« cette image a été photoshopée »).

PSE : Photoshop Elements : Editeur de photos et de graphiques créé par Adobe et destiné aux photographes amateurs. Bien qu’il contienne un grand nombre des mêmes fonctions de base que Photoshop, il est destiné à une édition rapide et simple par ceux qui ne sont pas experts ni professionnels.

PZD : Piezo Drive : Nom donné par Tamron à sa technologie de moteur ultrasonique utilisée dans les petits objectifs. Voir USM.

Lexique photo : R

RAW : brut (pas un acronyme) : Fichier d’image brut qui contient des données ayant subi un traitement minimum et provenant directement du capteur d’un appareil photo numérique (ou d’un scanner). Ces fichiers sont généralement traités dans un logiciel d’édition de fichiers bruts avant d’être convertis dans un format tel que JPEG ou TIFF pour être imprimés ou partagés en ligne. De nombreux fabricants d’appareils photo utilisent des formats de fichiers bruts propriétaires dans leurs écosystèmes, tandis que d’autres utilisent des formats ouverts tels que le DNG d’Adobe.

Reflex : Fait référence aux appareils photo reflex mono-objectif (ou DSLR pour Digital Single Lens Reflex). Ces appareils sont caractérisés par l’utilisation d’un miroir qui transmet la lumière entrant par l’objectif vers un viseur optique. Cela permet au photographe de voir directement la scène telle qu’elle sera capturée. Lors de la prise de vue, le miroir se soulève, permettant à la lumière d’atteindre le capteur ou le film.

Rolling shutter : Le rolling shutter est un effet de distorsion qui se produit lorsque le capteur d’un appareil photo lit les données ligne par ligne en obturation électronique. Cela peut entraîner des déformations dans les photos de sujets en mouvement rapide (club de golf, hélice d’avion) ou lors de mouvements de caméra.

RVB : Rouge, vert et bleu : Modèle de couleur additif dans lequel les couleurs primaires rouge, vert et bleu sont ajoutées ensemble dans des proportions variées pour créer une large gamme de couleurs possibles. Dans un modèle additif, le rouge, le vert et le bleu sont ajoutés au noir, et la combinaison complète des couleurs est le blanc. Les appareils photo numériques et les écrans d’ordinateur/téléphone fonctionnent généralement en RVB.

Lexique photo : S

S : Priorité vitesse : Également abrégé sur certaines molettes en Tv, pour Time value, il s’agit d’un réglage de l’appareil photo dans lequel le photographe choisit un temps de pose fixe tout en permettant à l’appareil de régler l’ouverture (et éventuellement la sensibilité ISO) pour obtenir une exposition correcte (déterminée par le posemètre interne de l’appareil).

SD : Secure Digital : Format de carte mémoire couramment utilisé par les appareils photo numériques. Introduit en août 1999 par SanDisk, Panasonic et Toshiba, il utilise la technologie de la mémoire flash pour stocker de grandes quantités de données sur des dispositifs relativement petits. Son principal concurrent est la carte CompactFlash (CF).

SDA : SD Association : Organisation à but non lucratif créée en janvier 2000 par SanDisk, Panasonic et Toshiba pour gérer les normes relatives aux cartes SD. Environ 1.000 entreprises font aujourd’hui partie de la SDA.

SDM : Supersonic Dynamic Motor : Nom donné par Pentax à sa technologie d’objectif à moteur ultrasonique. Voir USM.

SLR: Appareil photo reflex à objectif unique (Single Lens Reflex) : Appareil photo (qui fait le plus souvent référence à un appareil argentique désormais) qui utilise un miroir pour diriger la lumière entre le prisme du viseur (pour voir et composer la scène) et le capteur d’image (lorsque l’obturateur est activé pour exposer une photo).

SSM : Super Sonic Wave : Nom donné par Sony/Konica/Minolta à sa technologie de moteur ultrasonique dans un moteur annulaire. Voir USM.

STM : Moteur pas à pas (Stepper Motor) : Conception de moteur d’objectif de Canon introduite en 2021 qui convertit de petites impulsions de signal numérique en une rotation mécanique régulière pour l’autofocus d’un objectif. Cette technologie permet aux objectifs de faire la mise au point de manière fluide et silencieuse, ce qui est particulièrement bénéfique pour l’enregistrement vidéo.

STU : Shoot through umbrella : Parapluie blanc translucide à travers lequel un photographe peut déclencher un flash pour obtenir une lumière diffuse sur un sujet.

SWD : Supersonic Wave Drive : Nom donné par Olympus à sa technologie de moteur ultrasonique pour objectif. Voir USM.

SWM : Moteur à ondes silencieuses : Nom donné par Nikon à sa technologie d’objectif à moteur ultrasonique. Voir USM.

Lexique photo : T

téléobjectif - abréviations photographiquesTo : Téraoctet : Multiple de l’unité octet pour le stockage de l’information numérique. Comme tera signifie 1.000.000.000.000, un téraoctet correspond à un trillion d’octets de données.

TC : Téléconvertisseur : Accessoire qui se place entre un appareil photo et un objectif pour augmenter la distance focale de l’objectif fixé, généralement de 1,4 ou 2 fois (dans ce cas il s’agit d’un doubleur de focale). Les contreparties sont généralement une diminution de la lumière transmise, une qualité d’image moindre et un autofocus plus lent.

Temps de pose : Le temps de pose, également appelé vitesse d’obturation, détermine la durée pendant laquelle le film ou le capteur de l’appareil photo est exposé à la lumière. Il est généralement mesuré en fractions de seconde (par exemple, 1/250 ou 1/500) pour les scènes bien éclairées, ou en secondes pour les scènes à faible luminosité. Un temps de pose plus long peut capturer des mouvements, tandis qu’un temps de pose court peut figer l’action.

TIFF : Tag Image File Format : Également abrégé TIF, il s’agit d’un format de fichier permettant de stocker des images graphiques tramées, couramment utilisé en photographie. Les fichiers TIFF peuvent stocker des photos dans un format sans perte, ainsi la qualité de l’image n’est pas perdue lorsque les images sont modifiées et réenregistrées, ce qui en fait un format d’archivage populaire.

TLR : Reflex à double objectif : Type d’appareil photo qui utilise deux objectifs de la même longueur focale. L’un des objectifs est utilisé pour le système de visée tandis que l’autre est utilisé pour prendre la photo.

TTL : Through the lens : Méthode de mesure de la lumière dans laquelle l’intensité de la lumière réfléchie par la scène est mesurée à travers l’objectif, par opposition à un détecteur de lumière séparé ou à un posemètre hors appareil photo. Il s’agit également d’un mode de flash qui utilise la mesure de la lumière intégrée à l’appareil photo pour déterminer la puissance optimale du flash pour une exposition correcte.

TV : Valeur temporelle : Réglage sur certains appareils photo pour la prise de vue en mode priorité vitesse. Il permet au photographe de sélectionner la vitesse d’obturation souhaitée tandis que l’appareil photo sélectionne l’ouverture requise pour une exposition correcte.

Lexique photo : U

USB : Universal Serial Bus : Norme industrielle pour les câbles lancée en 1996 qui assurent la communication et l’alimentation entre des appareils tels que les ordinateurs et les appareils photo. Il existe un certain nombre de connecteurs USB courants, notamment USB-A, USB-B, Micro-USB, Mini-USB et USB-C.

USD : Ultrasonic Silent Drive : Nom donné par Tamron à sa technologie de moteur ultrasonique généralement utilisée dans les grands objectifs. Voir USM.

USM: Moteur à ultrasons : Type de moteur piézoélectrique couramment utilisé dans les objectifs d’appareils photo, qui utilise des vibrations ultrasoniques pour déplacer les éléments de l’objectif en vue de la mise au point automatique. Il présente l’avantage d’être plus rapide et plus silencieux que les autres types de moteurs utilisés pour la mise au point. Canon a été le pionnier de cette technologie et la propose sous le label USM, mais on la trouve dans l’industrie sous un certain nombre de noms (par exemple Sony SSM, Nikon SWM, Olympus SWD, Panasonic XSM, Pentax SDM, Sigma HSM et Tamron USD).

UV: Ultraviolet : Rayonnement électromagnétique dont la longueur d’onde est comprise entre 10 et 400 nm, ce qui est plus court que la lumière visible (comprise entre 400 et 700 nm). Ces longueurs d’onde peuvent être capturées par des appareils photo spéciaux ou modifiés dans un créneau connu sous le nom de photographie UV.

Lexique photo : V

Vignetage : Le vignetage est un défaut optique qui se manifeste par un assombrissement progressif des coins d’une image par rapport à son centre. Bien que souvent considéré comme un défaut, il est parfois utilisé à des fins artistiques pour attirer l’attention sur le centre de l’image. Le vignetage peut être causé par divers facteurs, notamment la conception de l’objectif, l’utilisation de filtres ou de pare-soleil inadaptés, ou des réglages d’ouverture très larges.

VR : Réduction de vibration : Nom donné par Nikon à sa technologie de stabilisation de l’image dans les objectifs qui réduit le flou causé par le tremblement de l’appareil.

Lexique photo : W

WB : Balance des blancs : Réglage des intensités de couleur dans une scène qui présente une dominante de couleur causée par différentes sources de lumière avec différentes températures de couleur. L’objectif est généralement d’obtenir des couleurs naturelles/correctes qui reflètent ce que l’œil humain voit. Voir BdB.

Lexique photo : X

XQD : XQD (ce n’est pas un acronyme) : Format de carte mémoire conçu pour remplacer les cartes CompactFlash. Il utilise PCI Express pour son interface de transfert de données et est principalement destiné aux appareils photo et aux caméras vidéo haute résolution. Ce format a été présenté pour la première fois par SanDisk, Sony et Nikon en novembre 2010.

XSM : Moteur extra silencieux : Nom donné par Panasonic à sa technologie d’objectif à moteur ultrasonique. Voir USM.

 

Des abréviations photographiques manquent ? Indiquez le dans les commentaires pour que je puisse l’ajouter.

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Comment débuter la photo en 2026 : guide complet pour les débutants

Vous venez d’acheter un Nikon Z et vous êtes perdu face aux réglages ? Vous n’êtes pas seul. Débuter la photographie en 2026 peut sembler compliqué : appareil photo, réglages, jargon technique, composition… Ce guide vous explique étape par étape comment apprendre la photo, choisir le bon matériel pour débuter et progresser rapidement, même si vous êtes complètement débutant.

Pour débuter en photographie, il faut maîtriser trois fondamentaux : choisir un appareil adapté à son niveau (hybride pour les débutants en 2026), comprendre les réglages de base (exposition, autofocus, balance des blancs) et pratiquer régulièrement avec des objectifs concrets. Le matériel n’est pas le frein principal : c’est l’apprentissage du regard qui fait progresser.

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Les 5 étapes pour débuter en photographie

  1. Choisir un appareil photo adapté à son niveau et à son usage (hybride, reflex ou smartphone selon les besoins).
  2. Apprendre les trois réglages fondamentaux : ouverture, temps de pose, sensibilité ISO.
  3. Comprendre l’autofocus : AF-S pour les sujets immobiles, AF-C pour les sujets en mouvement.
  4. Pratiquer la composition : principes de composition, lignes directrices, gestion de la lumière.
  5. Traiter ses photos avec un logiciel RAW (Lightroom Classic, DxO PhotoLab) pour en révéler le potentiel.

Quel appareil photo choisir pour débuter la photographie en 2026

Tout commence par lui : l’appareil photo est le matériel le plus important pour débuter en photographie. Sans appareil photo pour capturer une scène, vous ne pouvez pas faire de photos. Je vais traiter ici des appareils photo numériques, mais il existe d’autres types d’appareils, dont les appareils photo argentiques et les smartphones – par où commencer ?

Quel type d’appareil photo pour débuter en 2026 ?

Type Pour qui Avantages Limites
Smartphone Tout le monde Toujours avec soi, IA intégrée Petit capteur, peu de contrôle manuel
Hybride APS-C Débutants sérieux Léger, viseur électronique, polyvalent Coût plus élevé qu’un compact
Hybride plein format Photographes avancés Qualité maximale, faible lumière Lourd, objectifs coûteux
Reflex Occasion/budget serré Solide, grand parc d’optiques Technologie en fin de vie chez les constructeurs

→ Consultez l’article complémentaire : Quel appareil photo choisir, reflex, bridge, hybride, compact

Smartphones

Le smartphone photo a révolutionné le monde de la photographie traditionnel. Pratiquement tout le monde a désormais un appareil photo numérique sur lui à tout moment, ce qui nous permet de déclencher à tout instant tout au long de la journée.

Bien moins performants que les appareils photo reflex et compacts à l’origine, les progrès réalisés en matière de logiciels et de matériel ont permis au smartphone d’atteindre, voire de dépasser, la qualité et les capacités des appareils photo numériques d’entrée de gamme. Utilisant l’intelligence artificielle pour, par exemple, faciliter les photos en faible luminosité ou les portraits avec un joli flou d’arrière-plan, le smartphone permet aujourd’hui d’obtenir des images que les compacts n’offrent pas. Ceux-ci ont d’ailleurs souffert de l’arrivée des smartphones et ont quasiment disparu.

Un iPhone 16 Pro ou un Samsung Galaxy S25 Ultra produisent des images en 50 Mp avec gestion du RAW, ce qu’aucun compact d’entrée de gamme ne proposait il y a dix ans.

Le smartphone possède un autre avantage que ne possède pas un appareil photo hybride ou reflex, c’est l’ensemble des applications photo qui permet d’adapter la prise de vue et la retouche sur iPhone et Android. Ces applications payantes ou gratuites peuvent vous aider à faire d’une photo banale une photo bien plus attirante. Certaines applications permettent même de photographier en RAW avec un smartphone, et de bénéficier de la meilleure qualité et de la plus grande souplesse de traitement possibles.

Si vous avez déjà un smartphone photo de bon niveau, inutile d’acheter un appareil photo dédié si vous ne souhaitez que faire quelques images d’illustration, ou quelques photos de tous les jours. « Le meilleur appareil photo est celui que vous avez avec vous », c’est à coup sûr votre smartphone.

Si par contre vous vous intéressez sérieusement à la photographie, vous allez comprendre bien vite pourquoi un appareil photo dédié va faire la différence.

→ Consultez l’article complémentaire : La photo avec un smartphone : avantages, inconvénients

Appareils photo compacts

Les appareils photo compacts étaient auparavant l’option la moins chère pour débuter en photographie. Petits, légers, performants, ils constituaient un tout-en-un avec objectif zoom (plus rarement une focale fixe) qui ne pouvait pas être remplacé.

Désormais les appareils photo compacts grand public ont quasiment disparu, les modèles restant deviennent des appareils dédiés à des pratiques précises, comme la photo de rue ou la sous photo sous-marine (bien que là aussi, les smartphones étanches commencent à les remplacer).

Les compacts ont tendance à avoir des capteurs d’image plus petits que les reflex et hybrides, avec une gamme dynamique moins étendue et des réglages limités, certains pouvant être entièrement automatiques.

Dans la gamme Nikon, il n’existe plus d’appareil photo compact, seuls les bridges Nikon Coolpix restent encore au catalogue.

→ Consultez l’article complémentaire : Test Nikon Coolpix AW130 : la photo et la vidéo dans toutes les conditions !

Bridges

Les appareils photo bridge se positionnent entre les compacts et les hybrides et reflex. Leur gabarit est plus imposant que celui des compacts (et de certains hybrides), leur apparence reste similaire à celle d’un hybride ou reflex numérique traditionnel.

Les bridges sont souvent dotés d’un objectif et d’une plage de zoom supérieures à celle des appareils compacts. Les appareils photo bridge offrent souvent un meilleur contrôle manuel des réglages de l’appareil. L’appareil photo bridge le plus impressionnant chez Nikon est le Nikon COOLPIX P1000, qui possède un étonnant zoom optique 125 x. il vous permettra de photographier la Lune en gros plan !

→ Consultez l’article complémentaire : Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu’à 3000 mm !

Reflex numériques

Les reflex numériques étaient, depuis une vingtaine d’années, les appareils photo numériques les plus populaires. Il en existait toute une gamme, depuis les modèles pour débuter en photographie comme le Nikon D3500 jusqu’aux appareils professionnels comme le Nikon D6. Les reflex ont une réputation méritée de robustesse, de performances et de polyvalence.

Les reflex sont dotés d’objectifs interchangeables, ils sont entièrement personnalisables en termes de réglages et d’options de menu. Les modèles haut de gamme étaient la norme pour les professionnels jusqu’à l’arrivée des hybrides.

Le reflex préféré des experts chez Nikon est le Nikon D850, aux performances professionnelles. Le Nikon D5600 quant à lui satisfaisait la plupart des amateurs et débutants alors que le Nikon D500 intéressait les photographes animaliers.

Seuls les Nikon D780 et D850 restent au catalogue en 2026, les hybrides APS-C et plein format les ont remplacés petit à petit depuis l’arrivée de la gamme Nikon Z hybride en 2018.

→ Consultez l’article complémentaire : Test Nikon D850 : une semaine sur le terrain avec le reflex 45Mp Nikon

Hybrides

Les appareils photo hybrides sont la norme désormais, au détriment des reflex. Ils donnent d’aussi bons résultats, voire mieux, que les meilleurs reflex, et proposent un gabarit la plupart du temps plus réduit et un poids moindre.

Leur capteur stabilisé (IBIS), pour la gamme Nikon plein format, offre une meilleure réduction des vibrations (donc du flou) que la seule réduction des vibrations de l’optique sur les reflex (Nikon VR). Leur viseur électronique permet d’avoir un aperçu de la photo telle qu’elle sera enregistrée sur la carte, et offre une correction de l’exposition aisée que ne permet pas le viseur optique des reflex.

Les hybrides offrent de meilleures capacités en tournage vidéo, ils peuvent même être accessoirisés pour permettre le tournage de séquences vidéo ou cinéma de qualité professionnelle (voir le test du Nikon Z6III).

Le meilleur hybride plein format abordable pour débuter en 2026 reste le Nikon Z5II qui offre un niveau de performance très supérieur à celui des meilleures reflex, et concurrence directement les meilleurs hybrides du marché.

→ Consultez l’article complémentaire : Comparatif Nikon hybride plein format : du Z5 au Z9, lequel choisir ?

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Que faut-il retenir pour choisir son premier appareil photo

Lors du choix d’un appareil photo, vous devez garder à l’esprit vos besoins essentiels : avez-vous besoin de performances professionnelles pour faire des photos de tous les jours ?

Certains appareils vous permettent de débuter en photographie sans vous ruiner, c’est souvent le meilleur choix à faire. Retenez que tous les appareils photo disponibles permettent de faire de bonnes photos. Ce qui fera la différence, ce sont l’optique et votre capacité à bien les régler.

Quel objectif choisir pour débuter la photo en 2026

Vous avez décidé de choisir un appareil photo hybride ou reflex ? Il vous faut maintenant choisir un ou plusieurs objectifs.

Les objectifs en kit (objectifs livrés avec l’appareil photo dans un lot) sont un bon moyen de commencer à utiliser un nouvel appareil photo tant que vous ne savez pas exactement ce qu’il vous faut. Ce sont généralement des objectifs zoom capables de couvrir la plupart de vos besoins. Le couple 16-50 mm et 50-250 mm des Nikon Z APS-C, par exemple, fait office à la fois de grand angle et de téléobjectif.

Toutefois ces objectifs peuvent vous limiter : nécessité de changer d’objectif sur le terrain, plage de focale inadaptée, ouverture maximale trop limitée, absence de capacité macro … D’autres objectifs plus experts vous apporteront des ouvertures plus généreuses, des focales plus longues, la possibilité de faire de meilleures photos en basse lumière ou de photographier en plus gros plan un sujet lointain.

Un objectif zoom de qualité peut aussi être un excellent outil à votre service, voici pourquoi et comment le choisir.

Tous les objectifs ne se valent pas quand il s’agit de faire de jolis portraits, voici comment choisir un objectif à portrait.

Donnez un nouvel élan à votre pratique photo en choisissant une focale fixe à la place de votre zoom polyvalent. Vous allez devoir en subir les contraintes mais vous réaliserez très vite que cela va vous faire beaucoup progresser en matière de cadrage et de composition. Voici des exemples de photos à faire avec un 35 mm fixe.

→ Consultez le guide complet 2026 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Quel logiciel photo choisir pour débuter en 2026

Faire des photos est une chose, mais il vous reste à finir le travail : le post-traitement. Vous dire que pour débuter en photographie il faut penser aux logiciels et à l’informatique vous étonne peut-être, pourtant vous gagnerez beaucoup en qualité et vos photos seront plus attirantes si vous prenez le temps d’en améliorer l’apparence et le rendu.

Traiter une photo n’est pas la retoucher. Vous voulez devenir photographe et non graphiste. Le traitement appliqué à une photo peut être aussi simple que :

  • le recadrage,
  • le redressement,
  • l’effacement de taches ou poussières,
  • l’ajustement des tonalités,
  • la réduction du bruit numérique,
  • la réduction des aberrations optiques.

Pour aller plus loin, vous vous intéresserez au développement des fichiers RAW, un processus basé sur la capacité d’un fichier RAW (brut de capteur) à permettre de revenir sur certains réglages après la prise de vue. Vous pourrez ainsi modifier a posteriori :

  • l’exposition,
  • la balance des blancs,
  • les teintes et couleurs,
  • la netteté,
  • le réglage de rendu (Picture Control Nikon),
  • et bien d’autres paramètres.

Le RAW est votre négatif numérique. Le RAW est le seul format de fichier qui permette de donner à vos photos le rendu qui vous plaît, de post-traiter vos photos, de revenir sur les réglages de prise de vue. Voici ce qu’il vous faut savoir sur le format RAW et comment bien l’utiliser.

Quel que soit votre pratique photo, des compétences de base en matière de post-traitement vous aideront à donner à vos photos le rendu qu’elles méritent. Pour cela, vous aurez besoin d’un bon logiciel de retouche d’image.

En 2026, deux logiciels dominent pour débuter : Lightroom Classic (Adobe, abonnement mensuel, référence pour les utilisateurs Nikon) et Nikon NX Studio (gratuit, bonne gestion du bruit numérique, compatible Nikon Z). Si vous débutez et n’êtes pas prêt à vous abonner, Nikon NX Studio propose une version gratuite. Les deux logiciels traitent les fichiers RAW Nikon nativement.

→ Consultez l’article complémentaire : Quel logiciel photo choisir ?

Lexique essentiel du débutant en photographie

Avant d’aborder les techniques de base, assurez-vous de bien comprendre les mots-clés utilisés en photographie. Voici un lexique simple à consulter à tout moment.

Appareil photo hybride Appareil sans miroir. Plus compact qu’un reflex, il affiche une prévisualisation électronique de la photo, ce qui aide à apprendre plus vite. Consultez l’article complémentaire : quel hybride choisir en 2026
Balance des blancs Réglage qui permet d’avoir des couleurs réalistes selon la lumière ambiante (soleil, ombre, intérieur…). Une mauvaise balance des blancs donne des teintes trop bleues ou jaunes. Consultez l’article complémentaire : comment régler la balance des blancs en photo numérique
Capteur Surface sensible à la lumière située dans l’appareil photo. Sa taille influe sur la qualité d’image. Exemples : capteur plein format, APS-C, micro 4/3. Consultez l’article complémentaire : combien de millions de pixels faut-il vraiment pour avoir la qualité d’image attendue
Focale Distance exprimée en millimètres (ex. : 35 mm, 85 mm), elle détermine l’angle de champ et l’effet de zoom. Plus la focale est longue, plus le sujet semble proche. Consultez l’article complémentaire : APS-C, plein format, focale équivalente, comment choisir 
ISO Sensibilité du capteur à la lumière. Plus la valeur est haute, plus l’appareil est sensible, mais cela peut générer du bruit (grain numérique). Consultez l’article complémentaire : comment régler l’Auto-ISO sur un Nikon
JPEG Format de fichier compressé et prêt à être utilisé. Idéal pour débuter, mais offre peu de possibilités de retouche avancée.
Mode Auto L’appareil gère tous les réglages à votre place. Pratique pour commencer, mais limitant dès que vous souhaitez plus de contrôle.
Modes experts A (priorité ouverture) ou S (priorité vitesse) Vous gérez vous-même la vitesse, l’ouverture et l’ISO. Indispensable pour les photos complexes ou créatives. Consultez l’article complémentaire : P, S, A, M : quel mode d’exposition choisir
Ouverture f/.. Indique la quantité de lumière que laisse passer l’objectif. Une grande ouverture (f/1.8) donne un joli flou d’arrière-plan. Une petite ouverture (f/16) donne une image plus nette partout.
RAW Format de fichier non compressé contenant toutes les données de la photo. Il offre une grande marge de retouche, mais nécessite un logiciel pour être traité. Consultez l’article complémentaire : comment afficher un ficher RAW Nikon et l’ouvrir
Reflex Appareil photo avec miroir et viseur optique. Longtemps la référence, il est aujourd’hui supplanté par les hybrides.
Vitesse d’obturation Temps (de pose) pendant lequel la lumière entre dans l’appareil (ex. : 1/500s). Une vitesse rapide fige le mouvement, une vitesse lente crée du flou.
Zoom Objectif qui couvre plusieurs focales (ex. : 24–70 mm). Il est polyvalent, pratique pour apprendre et tester différents cadrages.

Consultez l’article complémentaire : lexique de photographie complet

Les techniques de base pour réussir vos photos

Réglages reflex Nikon

Débuter en photographie c’est devoir maîtriser votre appareil photo et ses réglages. Si vous ne connaissez pas les quelques bases de la photographie essentielles, vous allez rencontrer des problèmes que vous pourriez régler en quelques minutes.

→ Consultez l’article complémentaire : apprendre les notions de base en photographie

Comment figer le mouvement, gérer le flou d’arrière-plan ou tout contrôler

Le mode d’exposition conditionne les résultats dès que vous sortez du mode Auto, apprenez à choisir le bon selon la situation.

Vous contenter d’utiliser le mode Automatique est un bon début, mais vous aurez vite besoin de prendre le contrôle de votre appareil photo, voici pourquoi le mode Auto vous limite (extrait de ma formation photo) : Pourquoi le mode Auto vous limite.

Savoir choisir le bon mode de prise de vue est la garantie de faire des photos nettes, en gérant les zones de flou et de netteté pour des photos plus harmonieuses. C’est aussi la possibilité de faire des photos dont le rendu diffère de ce que l’automatisme vous proposerait.

→ Consultez l’article complémentaire : Modes P, S, A, M, lequel choisir et pourquoi

Comment mesurer la lumière pour des photos ni trop claires ni trop sombres

Choisir la bonne mesure de lumière est indispensable pour réussir vos photos, il s’agit d’avoir un résultat ni trop clair ni trop sombre.

Voici comment choisir le bon mode d’exposition sur votre appareil photo quelle que soit la situation.

Utiliser l'histogramme

Ne choisissez plus vos réglages à l’aveugle, l’histogramme qu’affiche votre appareil photo peut vous aider à choisir les bons réglages facilement. Voici comment l’utiliser.

Comment faire des photos nettes

Bien régler l’autofocus c’est la garantie de savoir gérer la netteté et le flou, que le sujet soit fixe ou en mouvement.

L’autofocus de votre appareil photo est un des modules les plus complexes à régler, voici comment faire.

Sur un hybride Nikon Z, l’autofocus fonctionne en deux modes principaux. AF-S (mise au point unique) : l’appareil fait le point une fois et le conserve tant que vous maintenez le déclencheur à mi-course, adapté aux sujets immobiles. AF-C (mise au point continue) : l’appareil suit le sujet en permanence, indispensable dès que votre sujet bouge. Activez la détection automatique des sujets (visages, yeux, animaux) dans les menus : c’est l’un des intérêts des hybrides Nikon Z actuels.

Dès que votre sujet bouge, il vous faut adopter des réglages plus précis, découvrez lesquels pour avoir des photos toujours nettes.

Comment régler la balance des blancs pour des couleurs réalistes

Si vos photos ne montrent pas les bonnes couleurs, c’est que vous n’avez pas réglé correctement la balance des blancs. C’est le cas en intérieur, souvent, comme dans toute situation où les éclairages sont multiples (concerts, photos de rue, etc.).

Voici ce qu’il faut avoir sur le réglage de balance des blancs et comment bien le régler sur votre appareil photo.

Comment utiliser un flash pour éclairer le sujet ou la scène

Avec un peu de pratique, le flash va vite devenir un allié de choix, bien qu’il ait des limites et soit complexe à utiliser.

Découvrez comment bien régler le flash pour faire des photos bien exposées et intéressantes.

Comment régler votre appareil pour faire des photos la nuit et en soirée

Quand la lumière manque, la nuit ou en soirée par exemple, il faut adopter des réglages spécifiques.

Voici comment vous pouvez régler votre appareil photo dans une telle situation.

Comment choisir le cadrage et la composition de vos photos

Vous avez peut-être lu que les règles de composition sont une aberration en photographie. C’est vrai si vous les maîtrisez, car vous pouvez alors les oublier pour laisser libre cours à vos envies.

Toutefois utiliser ces règles pour débuter en photographie peut vous aider à faire de meilleures photos plus vite, avant de prendre la liberté qui s’impose.

Lire aussi : Règles de composition : faites de meilleures photos simplement

débuter la photo - Règle des tiers

FAQ – Bien débuter en photographie en 2026

Le smartphone suffit-il vraiment pour apprendre la photo ?

Pour les bases de la composition et du cadrage, oui. Mais dès que vous voudrez contrôler manuellement l’exposition, travailler en faible lumière ou utiliser des objectifs interchangeables, un appareil photo dédié devient indispensable. Le smartphone est un bon point d’entrée, pas un outil polyvalent pour les passionnés.

Par où commencer quand on n’y connaît rien ?

Par l’exposition. Comprendre comment ouverture, temps de pose et sensibilité ISO interagissent, c’est comprendre 80 % de la technique photographique. Commencez en mode P, observez comment l’appareil choisit ses réglages, puis prenez progressivement le contrôle avec les modes A et S.

Faut-il obligatoirement acheter un Nikon Z pour débuter la photo ?

Non. Mais si vous envisagez de vous former sérieusement, choisir une marque avec un écosystème riche (objectifs, accessoires, tutoriels dédiés) facilite l’apprentissage. Nikon propose en 2026 une gamme complète d’entrée de gamme (Z50II, Zfc) jusqu’au professionnel (Z9), ce qui permet de progresser sans changer de système.

Reflex ou un hybride pour apprendre la photo ?

Un appareil hybride est aujourd’hui le choix le plus pertinent. Plus léger, plus moderne, il offre une visualisation directe du rendu dans le viseur, une assistance aux réglages et une excellente qualité d’image. Les reflex restent valables, mais sont moins adaptés aux évolutions techniques actuelles.

Quels réglages utiliser quand on débute en photo ?

Commencez par le mode P (Programme), puis explorez progressivement les modes A, S et M. Apprenez à gérer la sensibilité ISO, l’ouverture, la vitesse d’obturation et la balance des blancs. Les automatismes aident au départ, mais devenir autonome passe par la compréhension de ces réglages.

Ce qu’il faut retenir pour bien débuter la photo

Je le répète souvent dans ma Lettre Photo, débuter la photo n’est pas une question de matériel. C’est une question d’intention et de besoin. Le photographe qui comprend pourquoi il appuie sur le déclencheur progresse dix fois plus vite que celui qui collectionne les objectifs sans jamais regarder ses images. Choisissez un appareil, apprenez à le régler, et faites des photos. Le reste vient après.

Et maintenant ?
Si vous voulez aller plus loin, consultez mon guide sur les objectifs adaptés aux débutants, les modes PSAM, l’autofocus ou la composition : tout ce qu’il faut pour progresser étape par étape dans votre pratique.

À lire ensuite pour approfondir

Débuter en photographie à raison de 5 minutes par jour

Débuter en photographie c’est accepter d’apprendre, beaucoup au début puis sans cesse, sur la durée. Il vous faudra découvrir des aspects auxquels vous ne pensez pas encore, comme la culture photographique, le travail des grands photographes, vous aurez besoin de motivation, d’idées, de challenges. Avoir quelqu’un qui vous aide et répond à vos questions est un autre avantage.
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Comment éclairer et photographier les objets, le guide de Nath-Sakura

Vous devez photographier des objets qui seront mis en vente, exposés, ou réaliser un catalogue pour un client mais vous rencontrez de nombreux problèmes ?

Nath Sakura vous propose de les régler un par un, de l’éclairage à la finition des images, voici comment.

Comment éclairer et photographier les objets, le guide par Nath-Sakura

Ce livre chez vous via Amazon …

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Comment éclairer et photographier les objets : présentation

Vous avez déjà photographié un objet pour réaliser que la photo n’est pas parfaitement nette. Qu’elle présente des reflets indésirables. Que les proportions de l’objet ne sont pas respectées. Que les couleurs ne sont pas les bonnes …

Bien que cela paraisse simple, photographier un objet et l’éclairer comme vous le voulez est une compétence qui n’est pas donnée à tout le monde.

Contrairement à ce que vous pourriez penser, il vous faut en effet maîtriser les principes de base de la prise de vue, mais aussi les principes de l’éclairage, les principes qui gouvernent la lumière, ainsi que les différents phénomènes d’interférence se produisant lorsque la lumière rencontre l’objet.

Perdu d’avance ? Trop complexe pour vous ? Non. Pas si vous prenez le temps de découvrir et comprendre ces différents principes, que vous vous posez les bonnes questions et que vous acceptez de consacrer le temps nécessaire à cet apprentissage. Vous saurez alors vous-aussi capable de photographier les objets et de montrer des photos de qualité.

Comment éclairer et photographier les objets, le guide par Nath-Sakura

Dans ce second livre consacré au studio et à l’éclairage (voir « Eclairer et photographier le portrait »), la photographe Nath-Sakura vous explique la théorie et la pratique, avec de nombreux exemples pour arriver à vos fins.

Au programme de votre apprentissage :

  • les lois de l’optique
  • l’étude des volumes, textures et matières
  • l’étude des éclairages
  • la composition des images
  • l’analyse d’images et les plans d’éclairage associés

Si je ne devais retenir qu’une unique chose de ce livre, c’est la grande précision que nécessite la photo d’objets. Cette précision que vous vous imposerez dès la prise de vue vous évitera des déboires, de longues heures de tentatives infructueuses et autant d’heures passées devant votre ordinateur pour tenter de rectifier ce qui ne peut l’être la plupart du temps.

Entendons-nous bien, ce livre s’adresse aux photographes désireux de réaliser des photos d’objets les plus parfaites possibles. Il n’est pas question ici de faire quelques images à la va-vite pour poster sur les réseaux sociaux ou les sites de ventes. Nath-Sakura s’adresse aux photographes soucieux de réaliser un travail professionnel.

Un exemple ? Ouvrez le livre page 98 et intéressez-vous à la photo de verres. Des verres comme vous en avez chez vous, avec leurs volumes, leurs reflets, leurs formes. Photographier ces objets est un des exercices les plus difficiles (voir un exemple de prise de vue).

Un conseil tiré du livre ? Éclairez les verres par derrière sans quoi leur famille d’angles étant située sur près de 280°, toute autre tentative se soldera par un échec.

Comment éclairer et photographier les objets, le guide par Nath-Sakura

Mon avis sur ce livre

Pour avoir déjà parcouru plusieurs livres sur la photographie d’objets, dont l’excellent ouvrage de Eberhard Schuy, je pensais avoir fait un bon tour du sujet. Après avoir parcouru celui-ci, j’ai compris qu’il n’en était rien.

L’approche de Nath-Sakura, le nombre de principes abordés, la quantité d’informations partagées, la précision et le nombre d’exemples représentent une somme unique d’informations de qualité professionnelle.

Ce livre, à lui seul si vous l’étudiez entièrement, peut faire de vous un photographe expert en photographie d’objets. Toutefois nouvel avertissement, ne pensez pas que cela se fera en quelques jours après avoir consulté quelques pages. Ce n’est pas le propos de l’auteur, ce n’est pas le but du livre. En investissant les 29 euros que le livre va vous coûter, vous serez en possession d’un ouvrage de référence qui n’a rien à voir avec une compilation de tutoriels pour photographes débutants (par exemple celui-ci sur le packshot).

Sachez également qu’il vous faudra investir dans certains accessoires de studio si vous voulez maîtriser la photographie d’objets. Je passe sur le matériel photo (objectifs en particulier) à adapter selon vos besoins.

L’ensemble des notions théoriques présentées dans le livre s’accompagne d’un chapitre complet sur l’analyse de 17 photographies d’objets. Chaque exemple vous présente :

  • la mise en œuvre
  • la fiche technique de réalisation de la photo
  • le plan d’éclairage
  • le backstage de réalisation 
  • la photo finale
  • une autre version selon les cas

Comment éclairer et photographier les objets, le guide par Nath-Sakura

A qui s’adresse ce livre ?

Cet ouvrage intéresse le photographe professionnel devant réaliser des photographies d’objets sans que ce ne soit sa spécialité encore.

Il intéresse tout photographe désireux de se lancer dans cette pratique et d’acquérir des bases solides sans perdre de temps.

Il intéresse aussi le photographe amateur curieux de savoir ce qu’il faut connaître pour réussir une photographie d’objet de qualité professionnelle et désireux d’enrichir ses connaissances en photographie de studio.

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Nikon Z fc édition noir et NIKKOR Z 40 mm f/2 SE, le retour de la tradition Nikon

Nikon et la longue tradition de reflex argentiques, ça vous parle ? Cette époque est loin mais la marque se plait à la revisiter de façon plus moderne. Elle annonce aujourd’hui le Nikon Z fc édition noir et un très joli NIKKOR Z 40 mm f/2. SE. Revue de détails.

Nikon Z fc édition noir et NIKKOR Z 40 mm f/2. SE, le retour de la tradition Nikon

Le Nikon Z fc au meilleur prix chez Miss Numerique

Nikon Z fc édition noir

Nikon Z fc édition noir

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Le Nikon Z fc au meilleur prix chez Miss Numerique

Le Nikon Z fc, un petit hybride APS-C au look de Nikon FM2, a marqué les esprits à sa sortie. Je l’ai d’ailleurs fort apprécié lors de mon test terrain, couplé au NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Ce boîtier vous a peut-être rappelé votre Nikon FM ou FM2. En version argent / Silver, il faut dire qu’il a fière allure. Toutefois n’oublions pas les versions noires de ces reflex argentiques de l’époque. Elles avaient fière allure aussi, et permettaient en outre d’être plus discret sur le terrain en évitant les reflets lumineux.

Nikon s’est pris au jeu aussi semble-t-il puisque voici venir un Nikon Z fc édition noir qui ne manque pas d’allure. Grande sobriété dans la présentation, la ressemblance avec le FM2 est toujours aussi bluffante, la fiche technique est celle du Z fc Silver. Les prestations sont à la hauteur du plumage, un bon point si vous cherchez un hybrides compact et léger qui, de plus, ne manque pas d’allure.

Mais ce n’est pas tout.

Comme si les deux éditions historiques, Silver et noir, ne suffisaient pas, Nikon a poussé le jeu plus loin et vous propose six variantes pour le Z fc édition noir, en complément des six variantes de la version Silver. Vous avez bien lu, il existe donc désormais 14 Nikon Z fc différents :

Nikon Z fc édition Silver et ses variantes

  • Nikon Z fc Silver argent et blanc
  • Nikon Z fc Silver argent et beige sable
  • Nikon Z fc Silver argent et rose corail
  • Nikon Z fc Silver argent et vert menthe
  • Nikon Z fc Silver argent et marron ambré
  • Nikon Z fc Silver argent et gris naturel

Nikon Z fc édition noir et ses variantes

  • Nikon Z fc Silver noir et bleu nacré
  • Nikon Z fc Silver noir et rouge écarlate
  • Nikon Z fc Silver noir et gris minuit
  • Nikon Z fc Silver noir et jaune moutarde
  • Nikon Z fc Silver noir et vert olive
  • Nikon Z fc Silver noir et noyer

Si avec ça vous ne trouvez pas un Nikon Z fc à votre goût ce ne sera pas la faute de Nikon, même si certaines variations me font mal aux yeux, je dois l’avouer.

NIKKOR Z 40 mm f/2. SE

NIKKOR Z 40 mm f/2. SE

NIKKOR Z 40 mm f/2. SE

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 au meilleur prix chez Miss Numerique

Il faut avouer que le NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE, avec son look de NIKKOR AI-S, ne manque pas de charme et accompagne plutôt bien le Nikon Z fc.

Seulement dans cette gamme NIKKOR Z un autre objectif ne manque pas d’intérêt, c’est le NIKKOR Z 40 mm f/2, cadrant comme un 60 mm sur le Nikon Z fc. Nikon vous le propose lui-aussi en version SE, Special Edition, une version identique à la version initiale, seul son look diffère et reprend les codes du 28 mm SE.

L’ouverture maximale constante de f/2 vous autorise les jolis arrière-plans flous que vous appréciez, l’avantage de cet objectif est de rester compatible APS-C et plein format. Je l’utilise au quotidien avec bonheur sur le Nikon Z 6II.

Cerise sur le Nikon, ce 40 mm f/2 SE ne coute pas (trop) cher et s’avère si compact et léger que vous n’hésiterez pas à le sortir au quotidien, de quoi vous amuser sans y laisser une cervicale.

Source : Nikon France

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