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Photo nature, macro et minimaliste : interview de Denis Dubesset, photographe et auteur

Derrière chaque photographe se cache un parcours, des pratiques, une méthode d’approche et de travail en photographie. Vous aimeriez en savoir plus sur les photographes pros dont vous appréciez les photos ? Voici le parcours de Denis Dubesset, photographe, auteur et amoureux de la nature.

Photo nature, macro et minimaliste : interview de Denis Dubesset, photographe pro

J’ai eu plusieurs fois l’occasion de rencontrer Denis Dubesset et d’échanger avec lui. Nous avions même animé une conférence en commun lors du Salon de la photo 2019. Bien que n’étant pas photographe naturaliste moi-même, j’apprécie les photos de Denis, tout comme ses livres, et en particulier celui qui n’est jamais bien loin de mon bureau et m’a permis de travailler sur mon style en photographie.

Plutôt que de vous faire un long discours sur Denis, j’ai préféré lui laisser la parole : un questionnaire personnalisé, des réponses en toute transparence, voici l’interview de Denis Dubesset photographe pour Nikon Passion !

Pour commencer, peux-tu te présenter : qui est Denis Dubesset, quelle est ton activité et à qui tu t’adresses ?

J’ai 44 ans, j’habite dans le Var en Provence et je suis passionné de photographie depuis 2008 (photographe professionnel depuis 2012).

Mon activité est multiple :

  • je propose mes services de photographe de reportage,
  • j’expose mon travail personnel lorsque j’en ai l’occasion,
  • je suis rédacteur occasionnel dans la presse spécialisée,
  • je tiens un blog sur la photographie dans lequel j’aborde les thèmes qui m’intéressent le plus (www.33iso.com),
  • je suis formateur
  • et j’ai publié cinq livres aux éditions Eyrolles.

Les thèmes de mes ouvrages sont le cadrage, la photographie rapprochée, le minimalisme et le style en photographie. J’ai eu la chance que tous ces ouvrages soient traduits et diffusés dans divers pays d’Europe (Allemagne, Espagne, Italie), mais aussi au Brésil.

Enfin, je tiens parfois des conférences dont les thèmes sont liés aux livres que j’ai écrits.

Comment t’es venu cet intérêt pour la photo nature ?

C’est venu tout simplement.

Depuis mon enfance, l’environnement dans lequel j’évolue est naturel. Je n’ai jamais vraiment habité en milieu urbain ou seulement de manière ponctuelle. Depuis toujours, je suis observateur et contemplatif.

C’est principalement pour cette raison que la photographie a été une révélation pour moi : je pouvais donner un support à ma personnalité. C’est instinctivement que j’ai pointé mon objectif vers ce qui me passionnait le plus : la Nature.

Le fil rouge qui lie mon travail est d’ailleurs le regard que pose l’humanité sur la nature et la manière qu’il a de la respecter, de la transformer ou de la détruire.

Denis-Dubesset - Coccinelle

photo (C) Denis Dubesset

Tu t’es aussi spécialisé dans la photo macro et la photo minimaliste (avec en toile de fond la nature). Pourquoi ? Comment ?

Initialement, lorsque je me suis intéressé à la photo, j’ai été captivé (et je le suis toujours) par la possibilité de me servir de l’optique de l’appareil photo pour observer les détails qui nous entourent.

Des détails qui sont parfois peu visibles à l’œil nu et qui échappent au regard des autres. Au départ, j’utilisais mon appareil un peu comme une loupe, pour voir la nature en gros plan, puis c’est devenu une véritable fascination.

D’abord, je me suis spécialisé dans la photo de petits animaux et progressivement, j’ai traité aussi d’autres sujets (végétaux, eau et même la lumière elle-même). À force de voir la nature en gros plan, j’ai pris goût aux formes simples et graphiques. J’ai commencé à opter pour des compositions qui suggèrent les choses plus qu’elles ne montrent.

C’est grâce à la macro que j’ai commencé à m’intéresser à la photographie minimaliste et à devenir de plus en plus créatif. Par la suite, j’ai souhaité transposer cette esthétique vers la photo dite « classique ». Par exemple, il est généralement admis que les compositions de paysage doivent fourmiller de détails alors que moi, je recherche constamment à utiliser le moins de motifs possible.

Denis-Dubesset - deux fleurs

photo (C) Denis Dubesset

Comment prépares-tu une sortie photo ? As-tu toujours un objectif macro avec toi ? Même si tu cherches à faire de la photo minimaliste ?

Dans les premiers temps, je voulais que mon sujet apparaisse le plus nettement possible sur mes clichés dans la droite lignée de l’école naturaliste (afin de déterminer l’espèce animale ou l’essence végétale photographiée).

Mais après quelques années, mes préoccupations ont donc changé. Je me sentais encombré par la quantité de matériel que j’emportais avec moi (trépieds, éclairages artificiels, diffuseurs…). En même temps que mes goûts esthétiques ont évolué vers des compositions épurées, j’ai allégé mon matériel.

Maintenant, il est très fréquent que je n’emporte avec moi que mon boitier (Nikon bien sûr) et mon objectif photo. J’aime bien le sigma 150 mm macro pour sa longueur focale me permettant d’obtenir de beaux flous sans faire de concessions sur le piqué de l’image.

J’emporte parfois plus de matériel (bagues allonge, trépied, lampe led), mais lorsque je le fais, j’essaie d’être peu encombré pour ne pas interférer sur ma liberté de mouvement. J’aime en effet prendre des positions un peu alambiquées pour obtenir des angles de vue atypiques.

Du coup, comment se déroule une sortie photo ?

Je ne vais pas toujours au même endroit. Selon les moments de l’année, la nature nous offre différents spectacles. En macro, la saison chaude (à partir du printemps) est évidemment plus généreuse, car on rencontre dans la nature énormément de sujets, mais en hiver, j’essaie de sortir de temps en temps afin de traiter des thèmes différents. Les formes végétales, la glace, les mousses ou les champignons sont autant de sujets fascinants.

Lors de mes sorties, j’ai parfois une idée en tête (sujet spécifique), mais bien souvent, je me laisse guider par ce que je rencontre. Il n’y a pas de règle. Parfois, au bout de quelques mètres je trouve quelque chose d’intéressant. D’autres fois, je marche longtemps avant de rencontrer un détail qui m’interpelle.

Denis-Dubesset - maison neige

photo (C) Denis Dubesset

Comment trouves-tu l’inspiration ?

Ce n’est pas forcément simple de répondre à cette question. L’inspiration est quelquefois généreuse, tandis qu’elle nous délaisse à certains moments. C’est évidemment la nature qui m’inspire et je ne fais que « cadrer au bon endroit ».

Il arrive que nous ayons l’impression de faire toujours un peu les mêmes images et puis un déclic se produit et nous faisons une découverte qui change notre perception des choses. C’est alors tout un nouveau monde qui s’ouvre à nous.

Dans mon livre « les secrets de la macro créative 2ᵉ édition » je donne le maximum d’astuces et d’exemples pour ne pas être en panne d’idée. Je fais un tour d’horizon d’un maximum de sujets en expliquant à chaque fois les différentes façons d’aborder chaque sujet.

Qu’est-ce qui est important pour toi dans le rendu final de tes photos ? Une impression ? Un style ? Une ambiance ? … Tu as d’ailleurs écrit un livre sur le sujet.

J’essaie de prendre des clichés dans lesquels les spectateurs vont avoir envie d’entrer et de projeter leur imaginaire.

Cela passe souvent par la recherche d’une atmosphère, d’une lumière singulière. Je revendique une filiation (en toute humilité bien sûr) avec les peintres impressionnistes, mais aussi les estampes des peintres asiatiques Hiroshige ou Hokusai ou encore les « peintres chinois de la voie excentrique ».

Mes clichés seraient un peu un mixte entre ces courants. Lors d’expositions, mes images provoquent parfois un questionnement. S’agit-il de photo ou de peinture ? Bien que je ne la recherche pas, cette ambiguïté ne me gêne pas.

Denis-Dubesset - Libélule

photo (C) Denis Dubesset

Parle-nous de tes projets personnels et de ton actualité, quels sont-ils ? Comment tu y travailles ? Un projet de livre ?

Je suis en train d’écrire un livre d’un nouveau genre, toujours sur l’apprentissage de la photographie. Je suis désolé de ne pas pouvoir en dire plus, mais pour l’instant ce n’est pas encore assez abouti pour en exposer les détails (mars 2023). J’espère arriver au bout de ce projet d’ici à la fin de l’année.

J’ai aussi finalisé un ouvrage intitulé « Contes et légendes de Bord de mer ». Dans ce travail, je suis parti d’un projet dont le thème était le bord de mer. À partir des photographies que j’ai pu faire, j’ai ensuite imaginé des histoires. Les textes viennent donc illustrer les photos plutôt que l’inverse.

Je suis également en train de monter une exposition dans le cadre de l’événement Art et Vin. J’indiquerai le lieu prochainement sur les réseaux sociaux.

Pour finir, où peut-on te trouver pour en savoir plus sur toi ? Site web ? Réseau social ?

Pour toute demande sur mes livres, pour une formation, un conseil ou autre, vous pouvez me suivre  :

Enfin mon site internet de photographe est https://www.denisdubesset.com/

Merci à Denis d’avoir bien voulu jouer le jeu de l’interview.

Si vous avez aimé cette interview, vous aimerez aussi celles de Christophe Audebert, d’Eric Forey et de Gildas Lepetit-castel.


NIKKOR Z 26 mm f/2.8 : le pancake poids plume compatible plein format et APS-C

Nikon annonce le nouveau NIKKOR Z 26 mm f/2.8, un objectif pour Nikon hybrides plein format et APS-C dont la particularité est d’être l’objectif le plus fin, léger et compact disponible dans la gamme NIKKOR Z. Revue de détails et pourquoi je mets un bémol à la fin.

Note : Mon test du NIKKOR Z 26 mm f/2.8 est en ligne.

MàJ : Nikon a annoncé aussi le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 réservé aux hybrides APS-C et plus accessible que ce 26 mm.

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 : le pancake poids plume compatible plein format et APS-C

Cet objectif pancake chez Miss Numerique

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 : plus fin que lui … ça n’existe pas

Le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S n’arrive pas seul puisque le NIKKOR Z 26 mm f/2.8 préannoncé récemment fait lui-aussi son entrée sur la scène.

Après les excellents retours sur le NIKKOR Z 40 mm f/2 et les retours très corrects sur le NIKKOR Z 28 mm f/2.8, Nikon complète donc sa gamme de petits objectifs compacts pour ses hybrides. Particularité de ces objectifs, ils sont compatibles aussi bien avec les hybrides plein format que les hybrides APS-C, merci la monture Z.

Pourquoi un 26 mm ? Parce qu’avec le ratio de conversion DX / FX, ce 26 mm va cadrer comme un 39 mm sur les hybrides APS-C, ce qui en fait une focale idéale en photo de rue. Si comme moi vous appréciez le 40 mm f/2 sur plein format, vous pouvez désormais envisager le couple Nikon Z fc + 26 mm f/2.8 pour sortir encore plus léger et discret. Sachez toutefois que le 26 mm f/2.8 arrive en noir, il n’est pas encore prévu de version argent qui irait si bien au Nikon Z fc, mais croisons les doigts.

Nikon a eu la bonne idée de doter ce NIKKOR Z 26 mm f/2.8 :

  • d’une monture métallique,
  • d’une construction qui le rend étanche à la poussière,
  • d’un pare-soleil Nikon HB-111 inédit sur un pancake Nikon et comprenant un pas de vis 52 mm pour les filtres,
  • d’une mise au point minimale fixée à 20 cm,
  • d’une bague paramétrable, une prouesse tant l’épaisseur de l’optique est réduite, 23.5 mm à peine.

Quant à son poids, avec 125 gr. vous le glisserez sans regret au fond du sac sans que votre dos n’en souffre.

Selon Nikon les performances optiques sont en hausse par rapport au 28 mm f/2.8 qui, sans démériter, n’est pas le meilleur de la gamme. Je m’empresserai de les évaluer quand l’objectif sera disponible, la rue est un de mes terrains de jeu.

NIKKOR Z 26 mm f/2.8

le NIKKOR Z 26 mm f/2.8

Fiche technique

  • Type: Monture Z Nikon
  • Format : FX (compatible DX)
  • Focale : 26 mm
  • Ouverture maximale : f/2.8
  • Ouverture minimale : f/16
  • Construction optique : 8 lentilles en 6 groupes (dont 3 lentilles asphériques)
  • Angle de champ : Format FX : 79° – Format DX : 57°
  • Système de mise au point : Système de mise au point regroupé
  • Distance minimale de mise au point : 0,2 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,19x
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 7 (diaphragme circulaire)
  • Plage des ouvertures : f/2.8 à 16
  • Diamètre de fixation pour filtre : 52 mm (P = 0,75 mm)
  • Diamètre x longueur (à partir de la monture d’objectif) : Environ 70 × 23,5 mm
  • Poids : Environ 125 g
  • Autofocus : Oui
  • Mise au point : Automatique, manuelle
  • Accessoires fournis : Bouchon d’objectif avant LC-K108, bouchon d’objectif arrière LF-N1, parasoleil HB-111

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 : tarif et disponibilité

Le bémol annoncé en introduction. Ce NIKKOR Z 26 mm f/2.8 est annoncé pour le 28 février 2023 au tarif public de 589 euros TTC, soit un tarif très supérieur à celui des modèles équivalents chez les autres constructeurs.

Le Fujifilm XF 27 mm f/2.8 R WR vaut 450 euros, le Canon EF-M 22 mm f/2 STM vaut lui 230 euros. Certes, le Fujifilm n’est pas compatible plein format et le Canon est un 22 mm, mais quand même, la différence fait mal. D’autant plus si vous le greffez sur un APS-C au quotidien, ce qui a de bonnes chances d’arriver avec un 26 mm, le 28 et le 40 mm restant plus intéressants sur un plein format pour la photo de rue. Le 26 mm fera par contre très bon ménage avec un Nikon Z 50 ou Z fc si vous ne souhaitez pas vous contenter du NIKKOR Z 28 mm f/2.8 à 270 euros.

La bonne nouvelle reste quand même que Nikon a entendu le marché et propose une nouvelle optique très compacte, que la construction de ce 26 mm f/2.8 semble supérieure à ce que l’on connaît des deux autres « petits Z », et que le tarif s’ajuste plus facilement que les caractéristiques techniques (Nikon, si vous me lisez … 100 euros de moins et je retrouve le sourire).

Cet objectif pancake chez Miss Numerique

Exemples de photos avec le NIKKOR Z 26 mm f/2.8

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Manuel Pena

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Manuel Pena

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Ben Moore

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Ben Moore

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Ben Moore

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Manuel Pena

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Manuel Pena

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Ben Moore

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Manuel Pena

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Manuel Pena

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Manuel Pena

NIKKOR Z 26 mm f/2.8 exemple de photo

photo (C) Manuel Pena

Cet objectif pancake chez Miss Numerique

Source : Nikon


NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S : du portrait photo à la vidéo, à vous les grandes ouvertures

Nikon annonce le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S, un objectif à portrait et à grande ouverture destiné aux photographes et vidéastes professionnels. Ce 85 mm f/1.2 pour Nikon hybrides vient rejoindre le 50 mm f/1.2 dans la gamme d’optiques Nikon, voici ce qu’il faut savoir, son tarif et un premier avis.

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S : du portrait photo à la vidéo, à vous les grandes ouvertures

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique

Nikon NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S : le roi du portrait ?

En parallèle de l’annonce du nouveau NIKKOR Z 26 mm f/2.8 voici venir un second objectif NIKKOR Z qui va faire parler de lui.

Dans la gamme NIKKOR Z on comptait jusqu’ici deux optiques à très grande ouverture. Le NIKKOR Z 58 mm Noct f/0.95 S est un OVNI destiné à prouver les performances de la monture Z, tandis que le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S s’avère plus utilisable au quotidien. Je vous en ai parlé lors du test de ce 50 mm f/1.2 S.

Désormais il faut compter sur un troisième larron puisque le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S rejoint cette cour fermée d’optiques aux caractéristiques assez exceptionnelles, destinées aux photographes professionnels comme aux vidéastes appréciant ces optiques aux dégradés de flou très harmonieux en plus d’être silencieuses.

Voyez un peu :

  • revêtement nano crystal pour la lentille frontale,
  • motorisation AF Multi groupe silencieuse (2 groupes de lentilles se déplacent de façon synchronisée pour garantir une mise au point précise sur la zone souhaitée même lorsque le sujet bouge librement)
  • diaphragme à 11 lames (9 sur les modèles ouvrant à f/1.8), pour un bokeh plus rond et naturel,
  • suppression de l’effet onion ring (les cercles concentriques disgracieux par-dessus l’effet bokeh),
  • excellente maîtrise des tons chairs et des textures si j’en crois la présentation par Nikon France qui nous promet en outre un rendu des couleurs encore plus éclatant.

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S

Attention toutefois, ces performances ne peuvent s’obtenir sans que l’optique ne soit dimensionnée pour, ce qui était déjà le cas du NIKKOR 50 mm f/1.2 S. Ce NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S pèse 1,160 gr. et sera plus confortable à utiliser en studio sur trépied qu’au bout du bras si vous devez l’utiliser toute une journée. Mais bon, un f/1.2 se mérite.

Le NIKKOR Z 85 mm f/1. 2 S dispose d’une bague sans clic programmable, telle que nous la connaissons déjà sur l’ensemble de la gamme Z. Le fût comporte un commutateur A/M pour l’autofocus de même qu’un bouton personnalisable L-Fn.

L’optique est livrée avec son jeu de bouchons, un sac tissu et le pare-soleil Nikon HB-106.

Fiche technique

  • Type : Monture Z Nikon
  • Format : FX (compatible DX)
  • Focale : 85 mm
  • Ouverture maximale : f/1.2
  • Ouverture minimale : f/16
  • Construction optique : 15 lentilles en 10 groupes (dont 1 lentille en verre ED, 2 lentilles asphériques et des lentilles avec traitement nanocristal)
  • Angle de champ : Format FX : 28°30′ Format DX : 18°50’
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne
  • Distance minimale de mise au point : 0,85 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,11×
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 11 (diaphragme circulaire)
  • Traitements : Traitement nanocristal
  • Diamètre de fixation pour filtre : 82 mm (P = 0,75 mm)
  • Diamètre x longueur : (à partir de la monture d’objectif) : Environ 102,5 × 141,5 mm
  • Poids : Environ 1 160 g
  • Autofocus : Oui
  • Mise au point interne : Oui
  • Mise au point : Automatique, manuelle
  • Accessoires fournis : Bouchon d’objectif avant LC-82B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, parasoleil HB-106, étui pour objectif CL-C2

Nikon NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S : tarif et premier avis

Ce NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S sera disponible à partir du 23 mars 2023 au tarif public TTC de 3.349 euros. Cher, oui, mais « c’est le prix d’un 85 mm f/1.2 » pour reprendre les propos d’une confrère, on s’y attend quand on lorgne sur ce type d’objectif. Pour rappel le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S coûte lui 2.600 euros et n’est qu’un 50 mm, le plus modeste mais très attirant NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S vaut lui 950 euros.

A la concurrence, le Sony FE 85 mm f/1.4 GM vaut 1.900 euros mais n’ouvre qu’à f/1.4 tandis que le Canon RF 85 mm f/1.2 L USM DS vaut 300 euros de plus que le Nikon à 3.650 euros.

Il est encore bien tôt pour vous donner un avis circonstancié, toutefois je ne prends guère de risques à affirmer que :

  • Nikon nous a habitués à proposer des NIKKOR Z tous aussi excellents les uns que les autres (à une ou deux exceptions près),
  • le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S a reçu bon nombre d’éloges,
  • la monture Z permet aux opticiens Nikon de proposer des performances optiques supérieures à celles de la monture F à toutes les focales.

Il reste en outre à vérifier des aspects plus pratiques tels que la précision du point à f/1.2 avec le système AF Multi groupe et l’équilibrage de l’optique qui gagnerait à ne pas changer avec la mise au point (sentir l’ensemble boîtier-objectif basculer vers l’avant lorsque ces grandes et lourdes lentilles se déplacent n’est guère agréable).

Des retours que je ne manquerai pas de vous faire dès que le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S sera disponible pour test.

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique

Exemple de photos à f/1.2

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

photo (C) Augusta Sagnelli

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

photo (C) Augusta Sagnelli

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

photo (C) Augusta Sagnelli

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

photo (C) Augusta Sagnelli

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

photo (C) Augusta Sagnelli

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

photo (C) Augusta Sagnelli

Source : Nikon

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique


Lexique photo, tout le vocabulaire photographie à connaître

Vous débutez en photo ou vous voulez simplement comprendre ce que signifient AF, VR, RAW, etc. ? Voici la liste claire et expliquée de toutes les abréviations photographiques que vous croisez sur votre boîtier ou dans les forums spécialisés.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet pour bien débuter en photo en 2025

Abréviations photographiques et leur signification

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diaphragme - abréviations photographiques

Ce lexique photo se veut le plus complet et précis possible. Personne n’étant à l’abri d’une erreur ou d’une omission, je vous invite à me les signaler via les commentaires. Tout complément sera également apprécié pour faire de ce lexique photo une référence.

Lexique photo : A

A : Priorité à l’ouverture : Il s’agit d’un réglage de l’appareil photo dans lequel le photographe choisit une valeur d’ouverture fixe (nombre f) tout en permettant à l’appareil photo de régler le temps de pose (et éventuellement la sensibilité ISO) pour obtenir une exposition correcte (déterminée par la mesure de lumière interne de l’appareil photo).

AC : Aberration chromatique : Distorsion des couleurs qui se produit lorsqu’un objectif ne parvient pas à focaliser toutes les couleurs sur le même point. Elle apparaît sous la forme d’un contour ou d’une frange de couleur dans les zones d’une image où le contraste entre les objets clairs et foncés est élevé.

AS : Aberration sphérique : Défaut optique d’une lentille qui ne focalise pas les rayons lumineux parallèles à l’axe optique au même endroit.

ACR : Adobe Camera Raw : Module externe des logiciels Adobe qui permet de traiter et d’améliorer des photos brutes au format RAW dans les logiciels Adobe dont Adobe Lightroom Classic et Photoshop CC.

Accutance : Netteté d’une image, notamment au niveau des contours.

Adaptateur : Accessoire permettant d’utiliser un objectif sur un boîtier d’une marque différente.

AE : Exposition automatique : Mode de l’appareil photo qui détermine automatiquement les paramètres d’exposition optimaux sur la base des indications du posemètre intégré.

AE-L : Verrouillage automatique de l’exposition : Fonction de l’appareil photo qui permet au photographe de verrouiller les paramètres d’exposition actuels. Peut être utilisée en conjonction avec la fonction AF-L qui verrouille l’autofocus. Permet de recadrer sans refaire la mesure de lumière.

AF : Autofocus : Système permettant à un appareil photo d’effectuer automatiquement la mise au point pour obtenir une netteté optimale sur un sujet ou une zone sélectionnée automatiquement ou manuellement.

AF-L : Verrouillage de l’autofocus : Fonction de l’appareil photo qui permet au photographe de verrouiller la mise au point actuelle. Peut être utilisée en conjonction avec la fonction AE-L qui verrouille les paramètres d’exposition. Permet de recadrer sans refaire la mise au point.

AoV : Angle de vue (Angle of View) : L’étendue angulaire d’une scène qui peut être capturée par un ensemble appareil photo + objectif. Ce terme est souvent utilisé de manière interchangeable avec « champ de vision ». Voir FOV.

APS-C : Advanced Photo System type-C : Format de capteur d’image basé sur le format de négatif de film C (« Classic ») par l’Advanced Photo System. Ces capteurs ont une taille (généralement 22,5 x 15 mm à 24 x 16 mm) dont le rapport d’aspect est de 3:2, et imposent un recadrage (crop) de 1,5 x (1,6 x chez Canon) par rapport au 24 x 36 ou plein format. Ces appareils sont souvent appelés « crop sensor » ou « crop frame ».

ASA : American Standards Association : L’organisme de normalisation qui a défini le système ASA pour évaluer la sensibilité des émulsions photographiques. Cette organisation privée à but non lucratif a depuis été rebaptisée American National Standards Institute (ANSI). En 1974, l’ASA et le DIN ont été combinés pour former les normes ISO utilisées aujourd’hui par les photographes.

ASPH : Asphérique : Type de lentille utilisant un profil de surface complexe qui n’est pas une portion de sphère ou de cylindre afin de réduire divers types d’aberrations dont souffrent les lentilles simples. Un seul élément d’objectif asphérique est capable de remplacer plusieurs éléments d’objectif simples.

AWB : Balance des blancs automatique (Automatic White Balance) : Fonction d’un appareil photo ou d’un logiciel qui évalue une photo et sélectionne automatiquement la balance des blancs optimale dans le but d’éliminer les dominantes de couleur de la scène.

Agrandisseur : Appareil utilisé en photographie argentique qui projette une image négative sur un papier photosensible à l’aide d’une source lumineuse. L’image est agrandie ou réduite en fonction de la distance entre le négatif et le papier, permettant ainsi d’obtenir un tirage papier de la taille souhaitée.

Ambrotype : Procédé photographique du XIXe siècle qui consiste à réaliser une image positive sur une plaque de verre. L’image est généralement sous-exposée et apparaît comme un négatif, mais lorsqu’elle est placée sur un fond noir, elle devient positive.

Anamorphose : Déformation volontaire d’une image, souvent utilisée en art ou en cinéma pour créer une illusion. L’image déformée retrouve son aspect original lorsqu’elle est vue sous un certain angle ou à travers un dispositif optique spécial.

Angle de champ : Mesure de l’étendue de la scène capturée par l’objectif d’un appareil photo. Plus la focale de l’objectif est courte, plus l’angle de champ est large, et inversement.

Angle de prise de vue : Désigne l’orientation et la position de l’appareil photo par rapport au sujet. Cela peut varier du plan au ras du sol à une vue aérienne, en passant par des vues frontales, latérales ou en plongée.

Aperture : Logiciel développé par Apple pour le traitement d’images numériques. Il permettait la retouche, l’organisation et la gestion des photos, bien qu’il ait été remplacé par Photos, le logiciel actuel d’Apple.

Apochromatique : Type d’objectif qui est conçu pour corriger les aberrations chromatiques sur trois longueurs d’onde spécifiques. Il offre une netteté et une clarté supérieures par rapport aux objectifs achromatiques.

APS-C : Format de capteur numérique plus petit que le format plein cadre (24x36mm). Il offre un facteur de recadrage, généralement autour de 1,5x, ce qui signifie que la focale effective de l’objectif est multipliée par ce facteur lorsqu’elle est utilisée sur un appareil APS-C.

Argentique : Méthode traditionnelle de photographie utilisant des films photosensibles pour capturer des images. Ces films sont ensuite développés chimiquement pour produire des négatifs, qui peuvent être agrandis pour créer des tirages.

ASA : Ancien standard utilisé pour mesurer la sensibilité des films photographiques. Plus le nombre ASA est élevé, plus le film est sensible à la lumière. Il a été remplacé par la norme ISO.

Astigmatisme : Défaut optique d’une lentille où les rayons lumineux horizontaux et verticaux ne sont pas focalisés au même point, entraînant une image floue ou déformée.

Lexique photo : B

B : Bulb : Réglage de l’obturateur d’un appareil photo qui maintient l’obturateur ouvert aussi longtemps que le déclencheur est maintenu enfoncé. Le nom fait référence aux ampoules utilisées comme déclencheurs pneumatiques dans les premiers appareils photo – le fait de presser l’ampoule ouvrait l’obturateur et le fait de relâcher la pression le fermait, de sorte que les photos étaient exposées tant que l’ampoule était pressée.

Barillet : Déformation de l’image en forme de baril.

BBF : Back button focus : Une fonction de l’appareil photo qui permet d’utiliser un bouton séparé à l’arrière de l’appareil pour faire la mise au point plutôt que d’appuyer à mi-course sur le bouton de l’obturateur.

BdB : Balance des blancs : Le réglage des intensités de couleur dans une scène présentant une dominante de couleur causée par différentes sources de lumière avec différentes températures de couleur. Le but est d’obtenir des couleurs naturelles/correctes qui reflètent ce que l’œil humain voit. Voir WB.

Bichromie : Technique d’impression qui utilise deux couleurs distinctes, généralement pour ajouter de la profondeur ou du contraste à une image. Elle peut être utilisée pour des raisons esthétiques ou pour réduire les coûts d’impression.

Blende : Terme allemand qui désigne l’ouverture de l’objectif d’un appareil photo. Elle contrôle la quantité de lumière qui entre dans l’appareil. Plus l’ouverture est grande, plus la quantité de lumière est importante, et inversement. Elle est généralement indiquée par le nombre « f », comme f/1.8 ou f/16.

Bokeh : Terme japonais qui décrit la qualité esthétique du flou produit dans les zones hors mise au point d’une image. Un bokeh agréable est souvent recherché par les photographes pour mettre en valeur le sujet principal et est généralement obtenu avec des objectifs à grande ouverture.

Booster : Accessoire utilisé en photographie pour augmenter la puissance d’un flash, permettant d’éclairer des sujets éloignés ou de compenser une faible lumière ambiante.

Bracketing : Technique photographique qui consiste à prendre plusieurs photos d’une même scène avec différentes expositions (généralement une sous-exposée, une correctement exposée et une surexposée). Cela permet d’assurer d’obtenir une image correctement exposée ou peut être utilisé pour créer des images HDR.

Bromure : Type de papier photosensible utilisé en photographie argentique. Il est recouvert d’une émulsion contenant des sels d’argent qui réagissent à la lumière. Après exposition et développement, l’image apparaît sur le papier.

Bruit : En photographie numérique, le bruit désigne les pixels erratiques de couleur ou de luminosité sur une image. Il est souvent causé par des sensibilités ISO élevées, des longs temps d’exposition ou des températures élevées du capteur. Le bruit peut donner à une photo un aspect granuleux.

B&W : Noir et blanc (Black & White) : Également appelé monochrome, ce type de photographie présente des photos qui ne contiennent que des nuances de gris neutre (ou une teinte comme le sépia) allant du noir au blanc, plutôt que des couleurs.

mise au point - abréviations photographiques

Lexique photo : C

C1 : Capture One : Le logiciel de photographie édité par la société danoise Phase One, spécialisée dans les équipements et les logiciels de photographie. Ce logiciel offre le traitement des fichiers bruts, le catalogage des photos et la prise de vue en mode connecté.

CCD : Dispositif à couplage de charge : L’un des deux principaux types de capteurs d’images à semi-conducteurs, l’autre étant le CMOS. Ces capteurs comprennent généralement un obturateur global (tous les pixels sont exposés en même temps), une résolution/sensibilité élevée et un bruit faible/de haute qualité. Les inconvénients sont une consommation d’énergie élevée et un coût élevé (un processus de fabrication spécial est nécessaire).

CDAF : Autofocus à détection de contraste : Système autofocus qui effectue la mise au point en mesurant le contraste à l’aide d’un capteur situé dans l’objectif. L’appareil photo tente de faire la mise au point sur un objet en ajustant la mise au point de l’objectif jusqu’à ce qu’un contraste maximum soit détecté au point de mise au point. Par rapport à l’autofocus à détection de phase, l’autofocus à détection de contraste est moins performant lorsqu’il s’agit de suivre des sujets en mouvement.

CF : CompactFlash : Format de carte mémoire utilisé par les premières générations d’appareils photo numériques. Développé par SanDisk en 1994, il utilise la technologie de la mémoire flash pour stocker de grandes quantités de données sur des dispositifs relativement petits. Son principal concurrent est la carte Secure Digital (SD).

CIF : Catch in focus : Également appelée « trap focus », il s’agit d’une technique de photographie dans laquelle le photographe effectue une mise au point préalable sur un point particulier, puis l’appareil déclenche automatiquement lorsqu’il détecte qu’un sujet passe dans le plan de mise au point. Cette technique peut faire appel à des dispositifs de détection tels que les barrières infrarouge.

CMOS : Métal-oxyde-semiconducteur complémentaire : Principal type de capteur d’images utilisé dans les appareils photo numériques modernes (l’autre étant le CCD). Ses avantages sont la vitesse de lecture, la faible consommation d’énergie et le faible coût (il utilise des procédés traditionnels de fabrication de puces). Les inconvénients sont le rolling shutter (les pixels sont exposés ligne par ligne) et une sensibilité plus faible (chaque pixel partage l’espace avec un amplificateur).

CMYK : Cyan, magenta, jaune et noir : Modèle de couleur soustractif utilisé dans l’impression couleur qui utilise des plaques d’encre cyan, magenta, jaune et clé (noir) sur un fond clair (généralement blanc). En tant que modèle soustractif, les couleurs ajoutées sont soustraites du blanc, et la combinaison complète des couleurs est le noir. Les imprimantes couleur sont généralement CMYK.

CP : Filtre polarisant circulaire : Également abrégé en CPL, un polariseur circulaire est un type de filtre qui se fixe à un objectif et réduit les reflets et les éblouissements. Le photographe peut faire tourner la partie avant du filtre pour contrôler l’effet de polarisation.

CWB : Balance des blancs personnalisée : Un paramètre de l’appareil photo qui permet aux photographes de définir leur propre balance des blancs, généralement pour des situations d’éclairage délicat ou mixte. Ceci implique de photographier une zone de blanc pur ou de gris neutre dans le même éclairage afin de servir de référence à l’appareil photo pour ajuster la température de couleur.

profondeur de champ - abréviations photographiques

Lexique photo : D

DAM : Gestion des actifs numériques (Digital Asset Management) : Logiciel qui facilite l’organisation d’un grand nombre de fichiers. Les fonctions comprennent l’importation, la visualisation, l’organisation, le marquage, la modification et le partage. Les logiciels DAM les plus connus chez les photographes sont Adobe Lightroom Classic et Adobe Bridge.

DDSSM : Direct Drive Super Sonic Wave Motor : Nom donné par Sony à sa technologie d’objectif à moteur ultrasonique dans un moteur linéaire. Voir USM.

DIN : Deutsches Institut für Normung : Système logarithmique d’évaluation de la vitesse des films qui a été introduit en 1934 avant de devenir largement utilisé en Europe. En 1974, le DIN et l’ASA ont été combinés pour former les normes ISO utilisées aujourd’hui par les photographes.

DoF : Profondeur de champ : La distance entre les objets les plus proches et les plus éloignés d’une photo qui sont mis au point en étant nets. Une faible profondeur de champ peut entraîner un flou important devant et derrière le sujet mis au point, tandis qu’une grande profondeur de champ peut rendre une grande partie (ou la totalité) d’une scène nette. Voir PdC.

DNG : Digital Negative : Format d’image brut sans perte (RAW) développé et breveté par Adobe pour la photographie numérique. En tant que format ouvert avec des spécifications librement disponibles, DNG est conçu pour être un format de fichier brut universel comme une alternative aux formats bruts propriétaires développés par les fabricants d’appareils photo.

DPI : Points par pouce (Dots per Inch)  : Une façon de mesurer la capacité de détail fin d’une imprimante ou d’un scanner. Il s’agit du nombre de points séparés qui peuvent être placés dans l’espace d’un pouce linéaire (et non carré). Voir PPP.

DSLR : Appareil photo numérique reflex à objectif unique (Digital Single Lens Reflex) : Appareil photo numérique qui utilise un miroir pour diriger la lumière entre le prisme du viseur (pour voir et composer la scène) et le capteur d’image (lorsque l’obturateur est activé pour exposer une photo).

DR : Gamme dynamique : La plage des intensités lumineuses, ou luminance, entre le maximum et le minimum d’une scène, des hautes lumières aux ombres. Ce terme est souvent utilisé pour désigner les limites de cette plage qu’un film ou un capteur numérique peut capturer.

DSC : Appareil photo numérique : Souvent utilisé par divers appareils photo numériques comme préfixe des noms de fichiers des photographies numériques capturées.

DX : Type d’appareil photo Nikon : Nom donné par Nikon à son format de capteur d’image APS-C qui mesure environ 24 x 16 mm.

correction d'exposition - abréviations photographiques

Lexique photo : E

EC : Compensation de l’exposition : Fonction de l’appareil photo qui permet aux photographes de surexposer ou de sous-exposer une photographie (souvent par intervalles d’un tiers de diaphragme) par rapport à l’exposition correcte calculée par la cellule de mesure de lumière.

ED : Verre à faible dispersion : Verre à faible dispersion utilisé comme élément des objectifs d’un appareil photo pour réduire l’aberration chromatique.

EF : Electro-Focus : Monture d’objectif standard de Canon introduite en 1987 pour sa famille d’appareils photo reflex numériques et argentiques EOS. Les objectifs EF font la mise au point automatique grâce à un moteur électrique situé à l’intérieur de chaque objectif.

EF-S : Electro-Focus Small/Short : Monture d’objectif Canon introduite en 2003 et conçue pour les reflex numériques de la famille EOS équipés de capteurs de taille APS-C. Les objectifs EF conçus pour les appareils photo plein format peuvent être utilisés sur des appareils à monture EF-S, mais les objectifs EF-S ne peuvent pas être montés sur des appareils à monture EF. Le « S » du nom peut signifier « petit » (en référence au cercle d’image plus petit) ou « court » (en référence à la distance plus courte entre l’objectif et le capteur).

EOS : Système électro-optique : La famille d’appareils photo autofocus de Canon annoncée en 1987. Lancée à l’origine pour les reflex argentiques 35 mm, la gamme EOS s’est étendue aux reflex numériques et aux appareils sans miroir (avec l’introduction de la gamme EOS-M).

EOS M : Système électro-optique mobile : Première famille d’appareils photo sans miroir à objectif interchangeable de Canon.

ETTL : Evaluative though-the-lens : Mesure automatique du flash qui déclenche un pré-flash, mesure la lumière résultante qui entre dans l’appareil photo, puis utilise cette information pour calculer le temps d’exposition au flash approprié.

ETTR : Exposer à droite (Expose To The Right) : Technique consistant à viser une exposition aussi élevée que possible afin de recueillir le maximum de lumière et d’informations sans écrêter l’histogramme et perdre des détails par surexposition.

EV : Valeur d’exposition : Nombre représentant la quantité de lumière qui impressionne le film ou le capteur d’un appareil photo, déterminé par l’ouverture et la vitesse d’obturation. Différentes combinaisons d’ouverture et de vitesse d’obturation qui produisent la même exposition ont le même nombre EV. Voir Il.

EVF : Viseur électronique (Electronic Viewfinder) : Viseur d’un appareil photo dans lequel la scène vue à travers l’objectif est projetée pour que le photographe puisse la voir d’un seul œil sur un écran numérique miniature. L’EVF équipe les appareils photo hybrides.

EXIF : Exchangeable Image File Format : Officiellement appelé Exif (sans les majuscules), il s’agit des données standardisées qui sont enregistrées dans chaque fichier image d’un appareil photo. Les informations contenues peuvent inclure la date et l’heure, des informations sur l’appareil photo et l’objectif, des détails sur l’exposition, le GPS, etc.

Lexique photo : F

f : nombre de diaphragme : Nombre qui spécifie l’ouverture d’un objectif. Il s’agit du rapport entre la distance focale et le diamètre d’ouverture effectif. Un nombre f faible dénote une grande ouverture qui permet à plus de lumière d’atteindre le film ou le capteur de l’appareil photo. Un diaphragme correspond à une variation de √2 (~1,41) du nombre f et à une variation d’un facteur 2 de l’intensité lumineuse.

FF : Plein cadre (Full Frame) : La taille du capteur en photographie numérique basée sur le format 35 mm devenu dominant en photographie argentique. Un capteur plein cadre mesure 36×24 mm, un rapport d’aspect de 3:2, et une diagonale d’environ 43 mm. Voir FX.

Focale : La focale d’un objectif est la distance mesurée entre le centre optique de l’objectif (point où les rayons lumineux convergent) et le plan du film ou du capteur lorsque l’objectif est réglé pour une mise au point à l’infini. Elle est généralement exprimée en millimètres (mm) et détermine l’angle de vue de l’objectif. Par exemple, un objectif de 50mm est souvent considéré comme un objectif standard sur un appareil plein format, tandis qu’un objectif de 24mm est considéré comme grand-angle.

Format : Le format fait référence aux dimensions physiques du film ou du capteur utilisé dans un appareil photo. Ces dimensions influencent l’angle de vue et la profondeur de champ de l’image capturée. Par exemple, le format 24 x 36 mm, souvent appelé « plein format » ou « full frame », est le format standard des appareils photo reflex et correspond aux dimensions du film 35 mm utilisé dans la photographie argentique traditionnelle. D’autres formats courants incluent APS-C, moyen format et micro 4/3, chacun ayant ses propres dimensions et caractéristiques spécifiques.

FOV : Champ de vision : La partie du monde visible que peut capturer par un système appareil photo + objectif. Lorsqu’il est exprimé sous forme d’angle (du cône de vision), il est également appelé angle de vue (AOV). Le champ de vision dépend de la distance focale de l’objectif et de la taille du capteur/film.

FPS : Obturateur à plan focal : Type d’obturateur qui se trouve juste devant le plan focal de l’appareil photo.

FPS (VPS) : Images par seconde (frames per second) : Cadence de prise de vue continue (rafale) maximale d’un appareil photo pour les photos ou fréquence d’images disponible pour les vidéos.

FX : Type d’appareil photo Nikon : Nom donné par Nikon à son format de capteur plein format, dont les dimensions sont basées sur celles du film 35 mm soit 24 x 36 mm.

fichier - abréviations photographiques

Lexique photo : G

GAS : Syndrome d’acquisition de matériel (Gear Acquisition Syndrom) : Souvent utilisé pour décrire l’addiction d’un photographe à l’achat fréquent de nouveau matériel photo, souvent sans réel besoin pratique.

GIF : Graphics Interchange Format : Format d’image bitmap introduit en 1987 qui prend en charge 8 bits par pixel, ce qui signifie que chaque image peut afficher un maximum de 256 couleurs différentes. Les GIF sont omniprésents sur le Web car le format est largement pris en charge, mais les limitations de couleur rendent le format moins adapté aux photos que des formats tels que JPEG. Cependant, les photos sont largement partagées en GIFs sous la forme de mèmes en ligne.

GND : Densité neutre graduée : Type de filtre à densité neutre dans lequel la quantité de lumière bloquée est un gradient d’un côté à l’autre. Utile pour les scènes comme les paysages où les photographes doivent réduire le contraste entre un ciel lumineux et un paysage sombre.

Go : Gigaoctet : Multiple de l’unité d’octet pour le stockage d’informations numériques. Comme giga signifie 1.000.000.000, un gigaoctet représente un milliard d’octets de données.

Lexique photo : H

HDR : Haute gamme dynamique : Type de photographie qui vise à reproduire une plus grande gamme de luminosité que ce qui est habituellement capturé avec l’équipement et les techniques photographiques standard. Cela se fait souvent en prenant plusieurs photos à différentes expositions, puis en les combinant en une seule photo avec une valeur tonale maximale plus élevée et une valeur tonale minimale plus faible.

HFD : Distance hyperfocale : Distance de mise au point au-delà de laquelle tous les objets d’une scène sont rendus avec une mise au point « acceptable », ce qui donne la profondeur de champ maximale à une ouverture donnée (en savoir plus sur l’hyperfocale)

HSM : Hyper Sonic Motor : Nom donné par Sigma à sa technologie d’objectif à moteur ultrasonique. Voir USM.

HSS : Synchronisation haute vitesse : Fonction de flash qui permet de synchroniser la puissance de votre flash lorsque vous utilisez des vitesses d’obturation plus rapides que la vitesse de synchronisation native du flash de l’appareil photo. Cette fonction est utile pour des situations telles que l’ajout d’un flash d’appoint à un modèle en extérieur par temps clair.

Lexique photo : I

IBIS : Stabilisation de l’image dans le boîtier (In Body Image Stabilization) : Mécanisme présent dans les appareils photo numériques qui compense les mouvements de l’appareil pendant l’exposition en déplaçant le capteur d’image au point final du chemin optique. Ces systèmes compensent jusqu’à 5 axes de mouvement : X, Y, Roll, Yaw et Pitch. Alors que la stabilisation optique de l’image (OIS) est intégrée aux objectifs, l’IBIS d’un appareil photo fonctionne avec tous les objectifs qui peuvent y être montés.

ICM : Mouvement intentionnel de l’appareil photo : Type de photographie dans lequel l’appareil est déplacé ou l’objectif ajusté pendant l’exposition pour provoquer un effet créatif. Ceci produit du flou dans les photos résultantes, que ce soit à cause du mouvement de l’appareil photo ou du réglage de la mise au point ou du zoom de l’objectif.

IF : Mise au point interne (Internal Focus) : Conception des objectifs d’un appareil photo dans laquelle la mise au point est obtenue en déplaçant uniquement les éléments internes de l’objectif, sans rotation ni déplacement de l’élément frontal de l’objectif. Parmi les avantages, citons la possibilité d’utiliser plus facilement certains filtres (polarisant vissé) et pare-soleil (pétale), d’éviter la poussière, de ne pas toucher les sujets en macro, d’éviter le « zoom rampant » et de concevoir des objectifs plus petits.

Il : Indice de lumination : Nombre qui caractérise un couple ouverture / temps de pose. Pour une même scène, deux couples caractérisés par le même indice de lumination produiront la même exposition sur le film ou capteur (voir triangle d’exposition)

IPTC : Conseil international des télécommunications de la presse : Consortium basé à Londres regroupant plus de 50 grandes entreprises et organisations de presse du monde entier. En tant qu’organisme de normalisation mondial des médias d’information, l’IPTC a défini une norme pour les métadonnées des photos qui est la plus largement acceptée et utilisée au monde.

IQ : Qualité de l’image : Qualité des photos, souvent en ce qui concerne les performances et les caractéristiques des appareils photo (par exemple, la résolution, le bruit, la gamme dynamique, la couleur), des objectifs (par exemple, la netteté, l’aberration, le vignettage, la distorsion) et des logiciels de post-traitement.

IR : Infrarouge : Lumière dont la longueur d’onde se situe entre 700 et 900 nm et qui peut être capturée à l’aide de films ou de capteurs d’images sensibles à cette partie du spectre. Les photographies infrarouges prises avec une lumière visible bloquée ont généralement un aspect onirique caractérisé par un feuillage blanc, un ciel sombre, une peau claire et des yeux sombres.

IS : Stabilisation de l’image : Fonction qui compense le mouvement de l’appareil photo pendant l’exposition de l’image afin de réduire le flou, en particulier à des temps de pose plus longs. Il peut s’agir d’un dispositif mécanique ou électronique, que l’on trouve aussi bien dans les objectifs que dans les appareils photo.

ISO : Organisation internationale de normalisation : Norme permettant de mesurer la sensibilité à la lumière d’un film ou d’un capteur d’appareil photo. Pour les films, il s’agit de la vitesse à laquelle les produits chimiques réagissent à la lumière, et pour les capteurs numériques, du gain (ou de l’amplification) appliqué au signal avant l’enregistrement de l’image.

Lexique photo : J

JPEG : Joint Photographic Experts Group : Également abrégé JPG, il s’agit d’une norme de compression avec perte, du nom du groupe qui l’a créée en 1992. Elle est devenue la méthode de compression la plus utilisée dans le monde pour les photos numériques. Le fait qu’elle soit avec perte signifie que l’édition et le réenregistrement des fichiers entraînent une perte de qualité de l’image à chaque fois.

kelvin - abréviations photographiques

Lexique photo : K

K : Kelvin : Unité internationale de base de la température absolue utilisée pour exprimer de manière pratique la température de couleur en photographie. Les températures élevées (plus de 5000 K) correspondent à des couleurs plus froides et plus bleues, tandis que les températures plus basses (moins de 3000 K) correspondent à des couleurs plus chaudes et plus jaunes. La « lumière du jour » se situe traditionnellement autour de 5600 K.

Ko : Kilooctet : Multiple de l’unité d’octet pour le stockage d’informations numériques. Comme méga désigne 1.000, un kilooctet correspond à mille octets de données.

Lexique photo : L

LCD : Affichage à cristaux liquides : Technologie d’affichage omniprésente dans les écrans d’appareils photo, les viseurs, les moniteurs d’ordinateurs, etc. Elle utilise des cristaux liquides, des polariseurs et un rétroéclairage pour produire les images affichées.

LED : Diode électroluminescente : Technologie de source lumineuse à semi-conducteurs qui a des applications dans la photographie allant de l’éclairage aux écrans. En tant que source de lumière, les LEDs sont flexibles (avec une large gamme de couleurs et d’intensités), efficaces sur le plan énergétique, peu chaudes et durables. Dans un écran, elles sont brillantes, économes en énergie, nettes, sans scintillement et durables.

LR : Lightroom : Logiciel faisant partie du pack Creative Cloud pour la photographie d’Adobe pour la retouche et l’organisation des images dans le Cloud.

LrC : Lightroom Classic : Logiciel historique Adobe pour la retouche et l’organisation des images. Populaire parmi les photographes pour la gestion des fichiers, le tri de grands ensembles de photos et leur flux de travail de post-traitement.

Lexique photo : M

M : Manuel : Mode de prise de vue dans lequel le photographe choisit l’exposition souhaitée en sélectionnant manuellement le temps de pose et l’ouverture (et éventuellement l’ISO).

Mo :  Mégaoctet : Multiple de l’unité d’octet pour le stockage d’informations numériques. Comme méga désigne 1.000.000, un mégaoctet correspond à un million d’octets de données.

MF : Mise au point manuelle : Processus par lequel le photographe (plutôt que l’appareil photo) règle la mise au point de l’objectif pour obtenir la netteté souhaitée sur une photo.

MF : Moyen format : Taille de film ou de capteur numérique plus grande que le plein format 35 mm (24 mm x 36 mm) mais plus petite que le grand format (4 pouces x 5 pouces).

MFT (ou micro 4/3) : Micro Four Thirds : Norme de système d’appareil photo numérique sans miroir à objectif interchangeable lancée par Olympus et Panasonic en 2008 et rejointe par un grand nombre de fabricants d’appareils photo. La spécification utilise la taille du capteur Four Thirds tout en omettant la boîte à miroir et le pentaprisme pour permettre l’utilisation d’appareils et d’objectifs plus petits.

ML : Appareil photo à objectif interchangeable sans miroir (Mirror Less) : Également appelé hybride, il s’agit d’un appareil photo numérique qui ne contient pas de miroir reflex ou de viseur optique (comme un reflex).

MLU : Verrouillage du miroir : Fonctionnalité des appareils photo reflex mono-objectif qui permet au photographe de relever le miroir et de le verrouiller dans cette position avant le déclenchement de l’obturateur. Ceci réduit les vibrations de l’appareil pendant la prise de vue (et donc le flou) et permet également de monter des objectifs dont la lentille arrière peut entrer dans la chambre reflex de l’appareil.

MP : Mégapixel : Un million de pixels. Terme utilisé pour désigner la définition des photos, des écrans et des capteurs des appareils photo.

MS : Memory Stick : Format de carte mémoire flash amovible propriétaire de Sony, introduit en 1998. Outre le Memory Stick original, la famille comprend également les modèles PRO, Duo, Micro et PRO-HG. Ce format a été largement abandonné après l’apparition des cartes mémoire SD.

MTF (ou FTM) : Fonction de transfert de modulation : Une façon technique de mesurer le potentiel de performance optique d’un objectif. Un graphique MTF représente le contraste et la résolution d’un objectif particulier, l’axe des x représentant la distance par rapport au centre du cadre (centre à gauche et bord à droite) et l’axe des y représentant la transmission de la lumière (0% en bas et 100% en haut). Les graphiques MTF tracent généralement des lignes sagittales et méridiennes pour les mesures de contraste des lignes qui sont parallèles ou perpendiculaires (respectivement) à la ligne allant du centre au bord de la monture.

MUP : Miroir relevé : Nom donné par Nikon au verrouillage du miroir dans ses appareils photo reflex. Voir MLU.

flash - abréviations photographiques

Lexique photo : N

ND : Densité neutre : Type de filtre qui réduit la quantité de lumière entrant dans l’appareil photo, modifiant l’intensité de toutes les longueurs d’onde de manière égale afin qu’il n’y ait (idéalement) aucun changement de couleur. Permet aux photographes d’utiliser des paramètres d’exposition qui, autrement, donneraient lieu à des photos surexposées (par exemple, pour une exposition plus longue ou une ouverture plus grande lors d’une journée ensoleillée).

NR: Réduction du bruit : Traitement numérique visant à supprimer le bruit numérique d’une photographie, qu’il soit effectué dans l’appareil photo par un firmware ou par une fonction/un outil dans une application de traitement/édition d’images comme DxO PureRAW.

NG : Nombre guide : Nombre utilisé pour indiquer la puissance d’un flash électronique et servant à calculer le diaphragme nécessaire pour toute distance flash-sujet (ou la distance pour un diaphragme donné). Nombre guide = nombre f x distance. Plus le nombre guide est élevé, plus la distance à laquelle le flash peut exposer correctement un sujet est grande.

Lexique photo : O

OCF : Flash hors-caméra : Utilisation de flashs ou de stroboscopes placés à l’écart de la griffe porte-accessoires pour flashs montés sur l’appareil ou intégrés. Cela permet au photographe de contrôler de manière créative la direction et l’intensité de la lumière de chaque flash.

OEM : Fabricant d’équipement d’origine : Société qui a fabriqué un produit donné, que ce produit ait été commercialisé sous sa propre marque ou sous celle d’une autre société.

OIS : Stabilisation optique de l’image : Également connu sous le nom de stabilisation d’image (IS) et de stabilisation optique (OS), il s’agit d’un mécanisme dans les objectifs qui compense les mouvements de l’appareil photo pendant l’exposition en déplaçant des éléments optiques pour modifier le chemin optique vers le capteur.

OOF : Mauvaise mise au point (Out Of Focus) : Lorsqu’une partie ou l’ensemble d’une photographie est floue parce que le sujet se trouve en dehors de la profondeur de champ, c’est-à-dire de la plage de distances du plan focal dans laquelle les sujets sont rendus suffisamment nets dans une photo.

OVF : Viseur optique (Optical ViewFinder) : Permet au photographe de composer (et généralement de mettre au point) une scène en regardant la scène elle-même plutôt qu’un affichage électronique (comme avec un EVF). Il peut s’agir d’un viseur à travers l’objectif (comme dans les reflex) ou d’un viseur télémétrique.

Lexique photo : P

P : Programme : Mode de prise de vue dans lequel l’appareil calcule le temps de pose et l’ouverture (et éventuellement la sensibilité ISO) optimales. Le mode Programme diffère du mode Auto dans la mesure où les paramètres autres que l’exposition sont définis manuellement par le photographe.

PASM : Programme, priorité à l’ouverture, priorité à la vitesse et manuel : Les quatre principaux modes proposés sur les appareils photo pour déterminer quels paramètres d’exposition sont sélectionnés manuellement par le photographe par rapport à ceux qui sont choisis automatiquement par l’appareil.

PC : Prontor-Compur : Connecteur électrique standard de 3,5 mm (1/8″) utilisé en photographie pour synchroniser un obturateur avec un flash.

PDAF : Autofocus à détection de phase : Système de mise au point automatique d’un appareil photo qui divise la lumière entrante provenant des côtés opposés de l’objectif en deux images et les compare pour calculer si le sujet est mis au point à l’avant ou à l’arrière. Cette information est ensuite utilisée pour régler l’objectif jusqu’à ce que la mise au point soit effectuée.

PdC : Profondeur de champ : Distance entre les objets les plus proches et les plus éloignés d’une photo qui sont mis au point en étant nets. Une faible profondeur de champ peut entraîner un flou important devant et derrière le sujet mis au point, tandis qu’une grande profondeur de champ peut rendre une grande partie (ou la totalité) d’une scène nette. Voir DoF.

PNG : Portable Network Graphics : Format de fichier graphique matriciel qui a été créé pour remplacer le GIF. Les images PNG prennent en charge la compression des données sans perte et des millions de couleurs (en comparaison, les images GIF sont limitées à une palette de seulement 256 couleurs). Comme le PNG a été conçu pour le Web et non pour l’impression, seuls les espaces de couleurs RVB sont pris en charge (et non CMYK).

PT : Post-traitement : Il s’agit du processus d’édition des données originales de l’appareil photo à l’aide de logiciels (par exemple Photoshop et Lightroom) afin de créer une photographie finale améliorée et/ou personnalisée. Il peut s’agir de modifications de base (luminosité, contraste, balance des blancs, saturation, recadrage, etc.) ou de modifications plus complexes (clonage, composition, masquage, etc.).

PPP : Pixels par pouce : Façon de mesurer la résolution d’un écran numérique. Il s’agit du nombre de pixels que l’on trouve dans l’espace d’un pouce linéaire (et non carré).

P&S : Point-and-shoot : Petit appareil photo compact, généralement utilisé avec une automatisation complète afin de simplifier le fonctionnement pour les prises de vue occasionnelles.

PS : Photoshop : Le programme d’édition de photos et de graphiques créé par Adobe. Publié pour la première fois en 1988, Photoshop est devenu l’application standard des photographes (en savoir plus sur Photoshop). Le logiciel est tellement omniprésent que son nom est devenu un terme générique pour toutes les modifications de photos (« cette image a été photoshopée »).

PSE : Photoshop Elements : Editeur de photos et de graphiques créé par Adobe et destiné aux photographes amateurs. Bien qu’il contienne un grand nombre des mêmes fonctions de base que Photoshop, il est destiné à une édition rapide et simple par ceux qui ne sont pas experts ni professionnels.

PZD : Piezo Drive : Nom donné par Tamron à sa technologie de moteur ultrasonique utilisée dans les petits objectifs. Voir USM.

Lexique photo : R

RAW : brut (pas un acronyme) : Fichier d’image brut qui contient des données ayant subi un traitement minimum et provenant directement du capteur d’un appareil photo numérique (ou d’un scanner). Ces fichiers sont généralement traités dans un logiciel d’édition de fichiers bruts avant d’être convertis dans un format tel que JPEG ou TIFF pour être imprimés ou partagés en ligne. De nombreux fabricants d’appareils photo utilisent des formats de fichiers bruts propriétaires dans leurs écosystèmes, tandis que d’autres utilisent des formats ouverts tels que le DNG d’Adobe.

Reflex : Fait référence aux appareils photo reflex mono-objectif (ou DSLR pour Digital Single Lens Reflex). Ces appareils sont caractérisés par l’utilisation d’un miroir qui transmet la lumière entrant par l’objectif vers un viseur optique. Cela permet au photographe de voir directement la scène telle qu’elle sera capturée. Lors de la prise de vue, le miroir se soulève, permettant à la lumière d’atteindre le capteur ou le film.

Rolling shutter : Le rolling shutter est un effet de distorsion qui se produit lorsque le capteur d’un appareil photo lit les données ligne par ligne en obturation électronique. Cela peut entraîner des déformations dans les photos de sujets en mouvement rapide (club de golf, hélice d’avion) ou lors de mouvements de caméra.

RVB : Rouge, vert et bleu : Modèle de couleur additif dans lequel les couleurs primaires rouge, vert et bleu sont ajoutées ensemble dans des proportions variées pour créer une large gamme de couleurs possibles. Dans un modèle additif, le rouge, le vert et le bleu sont ajoutés au noir, et la combinaison complète des couleurs est le blanc. Les appareils photo numériques et les écrans d’ordinateur/téléphone fonctionnent généralement en RVB.

Lexique photo : S

S : Priorité vitesse : Également abrégé sur certaines molettes en Tv, pour Time value, il s’agit d’un réglage de l’appareil photo dans lequel le photographe choisit un temps de pose fixe tout en permettant à l’appareil de régler l’ouverture (et éventuellement la sensibilité ISO) pour obtenir une exposition correcte (déterminée par le posemètre interne de l’appareil).

SD : Secure Digital : Format de carte mémoire couramment utilisé par les appareils photo numériques. Introduit en août 1999 par SanDisk, Panasonic et Toshiba, il utilise la technologie de la mémoire flash pour stocker de grandes quantités de données sur des dispositifs relativement petits. Son principal concurrent est la carte CompactFlash (CF).

SDA : SD Association : Organisation à but non lucratif créée en janvier 2000 par SanDisk, Panasonic et Toshiba pour gérer les normes relatives aux cartes SD. Environ 1.000 entreprises font aujourd’hui partie de la SDA.

SDM : Supersonic Dynamic Motor : Nom donné par Pentax à sa technologie d’objectif à moteur ultrasonique. Voir USM.

SLR: Appareil photo reflex à objectif unique (Single Lens Reflex) : Appareil photo (qui fait le plus souvent référence à un appareil argentique désormais) qui utilise un miroir pour diriger la lumière entre le prisme du viseur (pour voir et composer la scène) et le capteur d’image (lorsque l’obturateur est activé pour exposer une photo).

SSM : Super Sonic Wave : Nom donné par Sony/Konica/Minolta à sa technologie de moteur ultrasonique dans un moteur annulaire. Voir USM.

STM : Moteur pas à pas (Stepper Motor) : Conception de moteur d’objectif de Canon introduite en 2021 qui convertit de petites impulsions de signal numérique en une rotation mécanique régulière pour l’autofocus d’un objectif. Cette technologie permet aux objectifs de faire la mise au point de manière fluide et silencieuse, ce qui est particulièrement bénéfique pour l’enregistrement vidéo.

STU : Shoot through umbrella : Parapluie blanc translucide à travers lequel un photographe peut déclencher un flash pour obtenir une lumière diffuse sur un sujet.

SWD : Supersonic Wave Drive : Nom donné par Olympus à sa technologie de moteur ultrasonique pour objectif. Voir USM.

SWM : Moteur à ondes silencieuses : Nom donné par Nikon à sa technologie d’objectif à moteur ultrasonique. Voir USM.

Lexique photo : T

téléobjectif - abréviations photographiquesTo : Téraoctet : Multiple de l’unité octet pour le stockage de l’information numérique. Comme tera signifie 1.000.000.000.000, un téraoctet correspond à un trillion d’octets de données.

TC : Téléconvertisseur : Accessoire qui se place entre un appareil photo et un objectif pour augmenter la distance focale de l’objectif fixé, généralement de 1,4 ou 2 fois (dans ce cas il s’agit d’un doubleur de focale). Les contreparties sont généralement une diminution de la lumière transmise, une qualité d’image moindre et un autofocus plus lent.

Temps de pose : Le temps de pose, également appelé vitesse d’obturation, détermine la durée pendant laquelle le film ou le capteur de l’appareil photo est exposé à la lumière. Il est généralement mesuré en fractions de seconde (par exemple, 1/250 ou 1/500) pour les scènes bien éclairées, ou en secondes pour les scènes à faible luminosité. Un temps de pose plus long peut capturer des mouvements, tandis qu’un temps de pose court peut figer l’action.

TIFF : Tag Image File Format : Également abrégé TIF, il s’agit d’un format de fichier permettant de stocker des images graphiques tramées, couramment utilisé en photographie. Les fichiers TIFF peuvent stocker des photos dans un format sans perte, ainsi la qualité de l’image n’est pas perdue lorsque les images sont modifiées et réenregistrées, ce qui en fait un format d’archivage populaire.

TLR : Reflex à double objectif : Type d’appareil photo qui utilise deux objectifs de la même longueur focale. L’un des objectifs est utilisé pour le système de visée tandis que l’autre est utilisé pour prendre la photo.

TTL : Through the lens : Méthode de mesure de la lumière dans laquelle l’intensité de la lumière réfléchie par la scène est mesurée à travers l’objectif, par opposition à un détecteur de lumière séparé ou à un posemètre hors appareil photo. Il s’agit également d’un mode de flash qui utilise la mesure de la lumière intégrée à l’appareil photo pour déterminer la puissance optimale du flash pour une exposition correcte.

TV : Valeur temporelle : Réglage sur certains appareils photo pour la prise de vue en mode priorité vitesse. Il permet au photographe de sélectionner la vitesse d’obturation souhaitée tandis que l’appareil photo sélectionne l’ouverture requise pour une exposition correcte.

Lexique photo : U

USB : Universal Serial Bus : Norme industrielle pour les câbles lancée en 1996 qui assurent la communication et l’alimentation entre des appareils tels que les ordinateurs et les appareils photo. Il existe un certain nombre de connecteurs USB courants, notamment USB-A, USB-B, Micro-USB, Mini-USB et USB-C.

USD : Ultrasonic Silent Drive : Nom donné par Tamron à sa technologie de moteur ultrasonique généralement utilisée dans les grands objectifs. Voir USM.

USM: Moteur à ultrasons : Type de moteur piézoélectrique couramment utilisé dans les objectifs d’appareils photo, qui utilise des vibrations ultrasoniques pour déplacer les éléments de l’objectif en vue de la mise au point automatique. Il présente l’avantage d’être plus rapide et plus silencieux que les autres types de moteurs utilisés pour la mise au point. Canon a été le pionnier de cette technologie et la propose sous le label USM, mais on la trouve dans l’industrie sous un certain nombre de noms (par exemple Sony SSM, Nikon SWM, Olympus SWD, Panasonic XSM, Pentax SDM, Sigma HSM et Tamron USD).

UV: Ultraviolet : Rayonnement électromagnétique dont la longueur d’onde est comprise entre 10 et 400 nm, ce qui est plus court que la lumière visible (comprise entre 400 et 700 nm). Ces longueurs d’onde peuvent être capturées par des appareils photo spéciaux ou modifiés dans un créneau connu sous le nom de photographie UV.

Lexique photo : V

Vignetage : Le vignetage est un défaut optique qui se manifeste par un assombrissement progressif des coins d’une image par rapport à son centre. Bien que souvent considéré comme un défaut, il est parfois utilisé à des fins artistiques pour attirer l’attention sur le centre de l’image. Le vignetage peut être causé par divers facteurs, notamment la conception de l’objectif, l’utilisation de filtres ou de pare-soleil inadaptés, ou des réglages d’ouverture très larges.

VR : Réduction de vibration : Nom donné par Nikon à sa technologie de stabilisation de l’image dans les objectifs qui réduit le flou causé par le tremblement de l’appareil.

Lexique photo : W

WB : Balance des blancs : Réglage des intensités de couleur dans une scène qui présente une dominante de couleur causée par différentes sources de lumière avec différentes températures de couleur. L’objectif est généralement d’obtenir des couleurs naturelles/correctes qui reflètent ce que l’œil humain voit. Voir BdB.

Lexique photo : X

XQD : XQD (ce n’est pas un acronyme) : Format de carte mémoire conçu pour remplacer les cartes CompactFlash. Il utilise PCI Express pour son interface de transfert de données et est principalement destiné aux appareils photo et aux caméras vidéo haute résolution. Ce format a été présenté pour la première fois par SanDisk, Sony et Nikon en novembre 2010.

XSM : Moteur extra silencieux : Nom donné par Panasonic à sa technologie d’objectif à moteur ultrasonique. Voir USM.

 

Des abréviations photographiques manquent ? Indiquez le dans les commentaires pour que je puisse l’ajouter.

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Comment débuter la photo en 2026 : guide complet pour les débutants

Vous venez d’acheter un Nikon Z et vous êtes perdu face aux réglages ? Vous n’êtes pas seul. Débuter la photographie en 2026 peut sembler compliqué : appareil photo, réglages, jargon technique, composition… Ce guide vous explique étape par étape comment apprendre la photo, choisir le bon matériel pour débuter et progresser rapidement, même si vous êtes complètement débutant.

Qu'est-ce que débuter la photo ?
Débuter la photo, c’est apprendre à utiliser son appareil, choisir le bon matériel et comprendre les réglages de base comme l’exposition, la mise au point et la lumière. Ce guide vous accompagne pas à pas pour progresser, même si vous partez de zéro.
débuter la photo

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Quel appareil photo choisir pour débuter la photographie en 2026

Tout commence par lui : l’appareil photo est le matériel le plus important pour débuter en photographie. Sans appareil photo pour capturer une scène, vous ne pouvez pas faire de photos. Je vais traiter ici des appareils photo numériques, mais il existe d’autres types d’appareils, dont les appareils photo argentiques et les smartphones – par où commencer ?

→ Consultez l’article complémentaire : Quel appareil photo choisir, reflex, bridge, hybride, compact

Smartphones

Le smartphone photo a révolutionné le monde de la photographie traditionnel. Pratiquement tout le monde a désormais un appareil photo numérique sur lui à tout moment, ce qui nous permet de déclencher à tout instant tout au long de la journée.

Bien moins performants que les appareils photo reflex et compacts à l’origine, les progrès réalisés en matière de logiciels et de matériel ont permis au smartphone d’atteindre, voire de dépasser, la qualité et les capacités des appareils photo numériques d’entrée de gamme. Utilisant l’intelligence artificielle pour, par exemple, faciliter les photos en faible luminosité ou les portraits avec un joli flou d’arrière-plan, le smartphone permet aujourd’hui d’obtenir des images que les compacts n’offrent pas. Ceux-ci ont d’ailleurs souffert de l’arrivée des smartphones et ont quasiment disparu.

Le smartphone possède un autre avantage que ne possède pas un appareil photo hybride ou reflex, c’est l’ensemble des applications photo qui permet d’adapter la prise de vue et la retouche sur iPhone et Android. Ces applications payantes ou gratuites peuvent vous aider à faire d’une photo banale une photo bien plus attirante. Certaines applications permettent même de photographier en RAW avec un smartphone, et de bénéficier de la meilleure qualité et de la plus grande souplesse de traitement possibles.

Si vous avez déjà un smartphone photo de bon niveau, inutile d’acheter un appareil photo dédié si vous ne souhaitez que faire quelques images d’illustration, ou quelques photos de tous les jours. « Le meilleur appareil photo est celui que vous avez avec vous », c’est à coup sûr votre smartphone.

Si par contre vous vous intéressez sérieusement à la photographie, vous allez comprendre bien vite pourquoi un appareil photo dédié va faire la différence.

→ Consultez l’article complémentaire : La photo avec un smartphone : avantages, inconvénients

Appareils photo compacts

Les appareils photo compacts étaient auparavant l’option la moins chère pour débuter en photographie. Petits, légers, performants, ils constituaient un tout-en-un avec objectif zoom (plus rarement une focale fixe) qui ne pouvait pas être remplacé.

Désormais les appareils photo compacts grand public ont quasiment disparu, les modèles restant deviennent des appareils dédiés à des pratiques précises, comme la photo de rue ou la sous photo sous-marine (bien que là aussi, les smartphones étanches commencent à les remplacer).

Les compacts ont tendance à avoir des capteurs d’image plus petits que les reflex et hybrides, avec une gamme dynamique moins étendue et des réglages limités, certains pouvant être entièrement automatiques.

Dans la gamme Nikon, il n’existe plus d’appareil photo compact, seuls les bridges Nikon Coolpix restent encore au catalogue.

→ Consultez l’article complémentaire : Test Nikon Coolpix AW130 : la photo et la vidéo dans toutes les conditions !

Bridges

Les appareils photo bridge se positionnent entre les compacts et les hybrides et reflex. Leur gabarit est plus imposant que celui des compacts (et de certains hybrides), leur apparence reste similaire à celle d’un hybride ou reflex numérique traditionnel.

Les bridges sont souvent dotés d’un objectif et d’une plage de zoom supérieures à celle des appareils compacts. Les appareils photo bridge offrent souvent un meilleur contrôle manuel des réglages de l’appareil. L’appareil photo bridge le plus impressionnant chez Nikon est le Nikon COOLPIX P1000, qui possède un étonnant zoom optique 125 x. il vous permettra de photographier la Lune en gros plan !

→ Consultez l’article complémentaire : Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu’à 3000 mm !

Reflex numériques

Les reflex numériques étaient, depuis une vingtaine d’années, les appareils photo numériques les plus populaires. Il en existait toute une gamme, depuis les modèles pour débuter en photographie comme le Nikon D3500 jusqu’aux appareils professionnels comme le Nikon D6. Les reflex ont une réputation méritée de robustesse, de performances et de polyvalence.

Les reflex sont dotés d’objectifs interchangeables, ils sont entièrement personnalisables en termes de réglages et d’options de menu. Les modèles haut de gamme étaient la norme pour les professionnels jusqu’à l’arrivée des hybrides.

Le reflex préféré des experts chez Nikon est le Nikon D850, aux performances professionnelles. Le Nikon D5600 quant à lui satisfaisait la plupart des amateurs et débutants alors que le Nikon D500 intéressait les photographes animaliers.

Seuls les Nikon D780 et D850 restent au catalogue en 2026, les hybrides APS-C et plein format les ont remplacés petit à petit depuis l’arrivée de la gamme Nikon Z hybride en 2018.

→ Consultez l’article complémentaire : Test Nikon D850 : une semaine sur le terrain avec le reflex 45Mp Nikon

Hybrides

Les appareils photo hybrides sont la norme désormais, au détriment des reflex. Ils donnent d’aussi bons résultats, voire mieux, que les meilleurs reflex, et proposent un gabarit la plupart du temps plus réduit et un poids moindre.

Leur capteur stabilisé (IBIS), pour la gamme Nikon plein format, offre une meilleure réduction des vibrations (donc du flou) que la seule réduction des vibrations de l’optique sur les reflex (Nikon VR). Leur viseur électronique permet d’avoir un aperçu de la photo telle qu’elle sera enregistrée sur la carte, et offre une correction de l’exposition aisée que ne permet pas le viseur optique des reflex.

Les hybrides offrent de meilleures capacités en tournage vidéo, ils peuvent même être accessoirisés pour permettre le tournage de séquences vidéo ou cinéma de qualité professionnelle (voir le test du Nikon Z6III).

Le meilleur hybride plein format disponible en 2026 reste le Nikon Z9 qui offre un niveau de performance très supérieur à celui des meilleures reflex, et concurrence directement les meilleurs hybrides du marché.

→ Consultez l’article complémentaire : Comparatif Nikon hybride plein format : du Z5 au Z9, lequel choisir ?

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Que faut-il retenir pour choisir son premier appareil photo

Lors du choix d’un appareil photo, vous devez garder à l’esprit vos besoins essentiels : avez-vous besoin de performances professionnelles pour faire des photos de tous les jours ?

Certains appareils vous permettent de débuter en photographie sans vous ruiner, c’est souvent le meilleur choix à faire. Retenez que tous les appareils photo disponibles permettent de faire de bonnes photos. Ce qui fera la différence, ce sont l’optique et votre capacité à bien les régler.

Quel objectif choisir pour débuter la photo en 2026

Vous avez décidé de choisir un appareil photo hybride ou reflex ? Il vous faut maintenant choisir un ou plusieurs objectifs.

Les objectifs en kit (objectifs livrés avec l’appareil photo dans un lot) sont un bon moyen de commencer à utiliser un nouvel appareil photo tant que vous ne savez pas exactement ce qu’il vous faut. Ce sont généralement des objectifs zoom capables de couvrir la plupart de vos besoins. Le couple 16-50 mm et 50-250 mm des Nikon Z APS-C, par exemple, fait office à la fois de grand angle et de téléobjectif.

Toutefois ces objectifs peuvent vous limiter : nécessité de changer d’objectif sur le terrain, plage de focale inadaptée, ouverture maximale trop limitée, absence de capacité macro … D’autres objectifs plus experts vous apporteront des ouvertures plus généreuses, des focales plus longues, la possibilité de faire de meilleures photos en basse lumière ou de photographier en plus gros plan un sujet lointain.

Un objectif zoom de qualité peut aussi être un excellent outil à votre service, voici pourquoi et comment le choisir.

Tous les objectifs ne se valent pas quand il s’agit de faire de jolis portraits, voici comment choisir un objectif à portrait.

Donnez un nouvel élan à votre pratique photo en choisissant une focale fixe à la place de votre zoom polyvalent. Vous allez devoir en subir les contraintes mais vous réaliserez très vite que cela va vous faire beaucoup progresser en matière de cadrage et de composition. Voici des exemples de photos à faire avec un 35 mm fixe.

→ Consultez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Quel logiciel photo choisir pour débuter en 2026

Faire des photos est une chose, mais il vous reste à finir le travail : le post-traitement. Vous dire que pour débuter en photographie il faut penser aux logiciels et à l’informatique vous étonne peut-être, pourtant vous gagnerez beaucoup en qualité et vos photos seront plus attirantes si vous prenez le temps d’en améliorer l’apparence et le rendu.

Traiter une photo n’est pas la retoucher. Vous voulez devenir photographe et non graphiste. Le traitement appliqué à une photo peut être aussi simple que :

  • le recadrage,
  • le redressement,
  • l’effacement de taches ou poussières,
  • l’ajustement des tonalités,
  • la réduction du bruit numérique,
  • la réduction des aberrations optiques.

Pour aller plus loin, vous vous intéresserez au développement des fichiers RAW, un processus basé sur la capacité d’un fichier RAW (brut de capteur) à permettre de revenir sur certains réglages après la prise de vue. Vous pourrez ainsi modifier a posteriori :

  • l’exposition,
  • la balance des blancs,
  • les teintes et couleurs,
  • la netteté,
  • le réglage de rendu (Picture Control Nikon),
  • et bien d’autres paramètres.

Le RAW est votre négatif numérique. Le RAW est le seul format de fichier qui permette de donner à vos photos le rendu qui vous plaît, de post-traiter vos photos, de revenir sur les réglages de prise de vue. Voici ce qu’il vous faut savoir sur le format RAW et comment bien l’utiliser.

Quel que soit votre pratique photo, des compétences de base en matière de post-traitement vous aideront à donner à vos photos le rendu qu’elles méritent. Pour cela, vous aurez besoin d’un bon logiciel de retouche d’image.

→ Consultez l’article complémentaire : Quel logiciel photo choisir ?

Lexique essentiel du débutant en photographie

Avant d’aborder les techniques de base, assurez-vous de bien comprendre les mots-clés utilisés en photographie. Voici un lexique simple à consulter à tout moment.

Appareil photo hybride

Appareil sans miroir. Plus compact qu’un reflex, il affiche une prévisualisation électronique de la photo, ce qui aide à apprendre plus vite.

→ Consultez l’article complémentaire : quel hybride choisir en 2065

Balance des blancs

Réglage qui permet d’avoir des couleurs réalistes selon la lumière ambiante (soleil, ombre, intérieur…). Une mauvaise balance des blancs donne des teintes trop bleues ou jaunes.

→ Consultez l’article complémentaire : comment régler la balance des blancs en photo numérique

Capteur

Surface sensible à la lumière située dans l’appareil photo. Sa taille influe sur la qualité d’image. Exemples : capteur plein format, APS-C, micro 4/3.

→ Consultez l’article complémentaire : combien de millions de pixels faut-il vraiment pour avoir la qualité d’image attendue

Focale

Distance exprimée en millimètres (ex. : 35 mm, 85 mm), elle détermine l’angle de champ et l’effet de zoom. Plus la focale est longue, plus le sujet semble proche.

→ Consultez l’article complémentaire : APS-C, plein format, focale équivalente, comment choisir 

ISO

Sensibilité du capteur à la lumière. Plus la valeur est haute, plus l’appareil est sensible, mais cela peut générer du bruit (grain numérique).

→ Consultez l’article complémentaire : comment régler l’Auto-ISO sur un Nikon

JPEG

Format de fichier compressé et prêt à être utilisé. Idéal pour débuter, mais offre peu de possibilités de retouche avancée.

Mode Auto

L’appareil gère tous les réglages à votre place. Pratique pour commencer, mais limitant dès que vous souhaitez plus de contrôle.

Modes experts A (priorité ouverture) ou S (priorité vitesse)

Vous gérez vous-même la vitesse, l’ouverture et l’ISO. Indispensable pour les photos complexes ou créatives.

→ Consultez l’article complémentaire : P, S, A, M : quel mode d’exposition choisir 

Ouverture (f/…)

Indique la quantité de lumière que laisse passer l’objectif. Une grande ouverture (f/1.8) donne un joli flou d’arrière-plan. Une petite ouverture (f/16) donne une image plus nette partout.

RAW

Format de fichier non compressé contenant toutes les données de la photo. Il offre une grande marge de retouche, mais nécessite un logiciel pour être traité.

→ Consultez l’article complémentaire : comment afficher un ficher RAW Nikon et l’ouvrir

Reflex

Appareil photo avec miroir et viseur optique. Longtemps la référence, il est aujourd’hui supplanté par les hybrides.

Vitesse d’obturation

Temps (de pose) pendant lequel la lumière entre dans l’appareil (ex. : 1/500s). Une vitesse rapide fige le mouvement, une vitesse lente crée du flou.

Zoom

Objectif qui couvre plusieurs focales (ex. : 24–70 mm). Il est polyvalent, pratique pour apprendre et tester différents cadrages.

→ Consultez l’article complémentaire : lexique de photographie complet

Les techniques de base pour réussir vos photos

Réglages reflex Nikon

Débuter en photographie c’est devoir maîtriser votre appareil photo et ses réglages. Si vous ne connaissez pas les quelques bases de la photographie essentielles, vous allez rencontrer des problèmes que vous pourriez régler en quelques minutes.

→ Consultez l’article complémentaire : apprendre les notions de base en photographie

Comment figer le mouvement, gérer le flou d’arrière-plan ou tout contrôler

Le mode d’exposition conditionne les résultats dès que vous sortez du mode Auto, apprenez à choisir le bon selon la situation.

Vous contenter d’utiliser le mode Automatique est un bon début, mais vous aurez vite besoin de prendre le contrôle de votre appareil photo, voici pourquoi le mode Auto vous limite (extrait de ma formation photo) : Pourquoi le mode Auto vous limite.

Savoir choisir le bon mode de prise de vue est la garantie de faire des photos nettes, en gérant les zones de flou et de netteté pour des photos plus harmonieuses. C’est aussi la possibilité de faire des photos dont le rendu diffère de ce que l’automatisme vous proposerait.

→ Consultez l’article complémentaire : Modes P, S, A, M, lequel choisir et pourquoi

Comment mesurer la lumière pour des photos ni trop claires ni trop sombres

Choisir la bonne mesure de lumière est indispensable pour réussir vos photos, il s’agit d’avoir un résultat ni trop clair ni trop sombre.

Voici comment choisir le bon mode d’exposition sur votre appareil photo quelle que soit la situation.

Utiliser l'histogramme

Ne choisissez plus vos réglages à l’aveugle, l’histogramme qu’affiche votre appareil photo peut vous aider à choisir les bons réglages facilement. Voici comment l’utiliser.

Comment faire des photos nettes

Bien régler l’autofocus c’est la garantie de savoir gérer la netteté et le flou, que le sujet soit fixe ou en mouvement.

L’autofocus de votre appareil photo est un des modules les plus complexes à régler, voici comment faire.

Dès que votre sujet bouge, il vous faut adopter des réglages plus précis, découvrez lesquels pour avoir des photos toujours nettes.

Comment régler la balance des blancs pour des couleurs réalistes

Si vos photos ne montrent pas les bonnes couleurs, c’est que vous n’avez pas réglé correctement la balance des blancs. C’est le cas en intérieur, souvent, comme dans toute situation où les éclairages sont multiples (concerts, photos de rue, etc.).

Voici ce qu’il faut avoir sur le réglage de balance des blancs et comment bien le régler sur votre appareil photo.

Comment utiliser un flash pour éclairer le sujet ou la scène

Avec un peu de pratique, le flash va vite devenir un allié de choix, bien qu’il ait des limites et soit complexe à utiliser.

Découvrez comment bien régler le flash pour faire des photos bien exposées et intéressantes.

Comment régler votre appareil pour faire des photos la nuit et en soirée

Quand la lumière manque, la nuit ou en soirée par exemple, il faut adopter des réglages spécifiques.

Voici comment vous pouvez régler votre appareil photo dans une telle situation.

Comment choisir le cadrage et la composition de vos photos

Vous avez peut-être lu que les règles de composition sont une aberration en photographie. C’est vrai si vous les maîtrisez, car vous pouvez alors les oublier pour laisser libre cours à vos envies.

Toutefois utiliser ces règles pour débuter en photographie peut vous aider à faire de meilleures photos plus vite, avant de prendre la liberté qui s’impose.

Lire aussi : Règles de composition : faites de meilleures photos simplement

débuter la photo - Règle des tiers

FAQ – Bien débuter en photographie en 2026

Quelle est la meilleure façon de débuter en photographie ?

La meilleure approche est de commencer avec un appareil simple, de maîtriser les bases comme l’exposition, la mise au point et la composition, puis de pratiquer régulièrement. Lire des guides, suivre une formation pour débutants et analyser ses propres photos sont des étapes clés pour progresser.

Faut-il un reflex ou un hybride pour apprendre la photo ?

Un appareil hybride est aujourd’hui le choix le plus pertinent. Plus léger, plus moderne, il offre une visualisation directe du rendu dans le viseur, une assistance aux réglages et une excellente qualité d’image. Les reflex restent valables, mais sont moins adaptés aux évolutions techniques actuelles.

Peut-on apprendre la photographie seul ?

Oui, à condition d’être motivé et de pratiquer souvent. Il existe de nombreuses ressources gratuites ou payantes : tutoriels, livres, formations en ligne, groupes photo. Un accompagnement par un photographe expérimenté ou une communauté peut toutefois accélérer l’apprentissage.

Quels réglages utiliser quand on débute en photo ?

Commencez par le mode P (Programme), puis explorez progressivement les modes A, S et M. Apprenez à gérer la sensibilité ISO, l’ouverture, la vitesse d’obturation et la balance des blancs. Les automatismes aident au départ, mais devenir autonome passe par la compréhension de ces réglages.

Quelle formation choisir pour apprendre la photo en ligne ?

Optez pour une formation structurée, pensée pour les vrais débutants. Elle doit proposer des vidéos claires, des exercices pratiques, un accès à un formateur pour poser vos questions, et si possible un accompagnement personnalisé. Vérifiez aussi qu’elle vous aide à développer un vrai regard photographique, au-delà de la technique.

Ce qu’il faut retenir pour bien débuter la photo

Débuter la photo ne demande pas le matériel le plus sophistiqué, mais une maîtrise des bases : choisir un appareil adapté (hybride ou reflex), comprendre les réglages essentiels (ouverture, vitesse, ISO, autofocus, balance des blancs) et pratiquer régulièrement.

Maîtriser quelques notions-clés comme la composition, la lumière et le post‑traitement vous fera progresser rapidement. Et surtout, sachez observer vos images, corriger ce qui ne fonctionne pas… tout en prenant du plaisir à découvrir.

Et maintenant ?
Si vous voulez aller plus loin, consultez mon guide sur les objectifs adaptés aux débutants, les modes PSAM, l’autofocus ou la composition : tout ce qu’il faut pour progresser étape par étape dans votre pratique.

À lire ensuite pour approfondir

Débuter en photographie à raison de 5 minutes par jour

Débuter en photographie c’est accepter d’apprendre, beaucoup au début puis sans cesse, sur la durée. Il vous faudra découvrir des aspects auxquels vous ne pensez pas encore, comme la culture photographique, le travail des grands photographes, vous aurez besoin de motivation, d’idées, de challenges. Avoir quelqu’un qui vous aide et répond à vos questions est un autre avantage.
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Comment éclairer et photographier les objets, le guide de Nath-Sakura

Vous devez photographier des objets qui seront mis en vente, exposés, ou réaliser un catalogue pour un client mais vous rencontrez de nombreux problèmes ?

Nath Sakura vous propose de les régler un par un, de l’éclairage à la finition des images, voici comment.

Comment éclairer et photographier les objets, le guide par Nath-Sakura

Ce livre chez vous via Amazon …

Ce livre chez vous via la FNAC …

Comment éclairer et photographier les objets : présentation

Vous avez déjà photographié un objet pour réaliser que la photo n’est pas parfaitement nette. Qu’elle présente des reflets indésirables. Que les proportions de l’objet ne sont pas respectées. Que les couleurs ne sont pas les bonnes …

Bien que cela paraisse simple, photographier un objet et l’éclairer comme vous le voulez est une compétence qui n’est pas donnée à tout le monde.

Contrairement à ce que vous pourriez penser, il vous faut en effet maîtriser les principes de base de la prise de vue, mais aussi les principes de l’éclairage, les principes qui gouvernent la lumière, ainsi que les différents phénomènes d’interférence se produisant lorsque la lumière rencontre l’objet.

Perdu d’avance ? Trop complexe pour vous ? Non. Pas si vous prenez le temps de découvrir et comprendre ces différents principes, que vous vous posez les bonnes questions et que vous acceptez de consacrer le temps nécessaire à cet apprentissage. Vous saurez alors vous-aussi capable de photographier les objets et de montrer des photos de qualité.

Comment éclairer et photographier les objets, le guide par Nath-Sakura

Dans ce second livre consacré au studio et à l’éclairage (voir « Eclairer et photographier le portrait »), la photographe Nath-Sakura vous explique la théorie et la pratique, avec de nombreux exemples pour arriver à vos fins.

Au programme de votre apprentissage :

  • les lois de l’optique
  • l’étude des volumes, textures et matières
  • l’étude des éclairages
  • la composition des images
  • l’analyse d’images et les plans d’éclairage associés

Si je ne devais retenir qu’une unique chose de ce livre, c’est la grande précision que nécessite la photo d’objets. Cette précision que vous vous imposerez dès la prise de vue vous évitera des déboires, de longues heures de tentatives infructueuses et autant d’heures passées devant votre ordinateur pour tenter de rectifier ce qui ne peut l’être la plupart du temps.

Entendons-nous bien, ce livre s’adresse aux photographes désireux de réaliser des photos d’objets les plus parfaites possibles. Il n’est pas question ici de faire quelques images à la va-vite pour poster sur les réseaux sociaux ou les sites de ventes. Nath-Sakura s’adresse aux photographes soucieux de réaliser un travail professionnel.

Un exemple ? Ouvrez le livre page 98 et intéressez-vous à la photo de verres. Des verres comme vous en avez chez vous, avec leurs volumes, leurs reflets, leurs formes. Photographier ces objets est un des exercices les plus difficiles (voir un exemple de prise de vue).

Un conseil tiré du livre ? Éclairez les verres par derrière sans quoi leur famille d’angles étant située sur près de 280°, toute autre tentative se soldera par un échec.

Comment éclairer et photographier les objets, le guide par Nath-Sakura

Mon avis sur ce livre

Pour avoir déjà parcouru plusieurs livres sur la photographie d’objets, dont l’excellent ouvrage de Eberhard Schuy, je pensais avoir fait un bon tour du sujet. Après avoir parcouru celui-ci, j’ai compris qu’il n’en était rien.

L’approche de Nath-Sakura, le nombre de principes abordés, la quantité d’informations partagées, la précision et le nombre d’exemples représentent une somme unique d’informations de qualité professionnelle.

Ce livre, à lui seul si vous l’étudiez entièrement, peut faire de vous un photographe expert en photographie d’objets. Toutefois nouvel avertissement, ne pensez pas que cela se fera en quelques jours après avoir consulté quelques pages. Ce n’est pas le propos de l’auteur, ce n’est pas le but du livre. En investissant les 29 euros que le livre va vous coûter, vous serez en possession d’un ouvrage de référence qui n’a rien à voir avec une compilation de tutoriels pour photographes débutants (par exemple celui-ci sur le packshot).

Sachez également qu’il vous faudra investir dans certains accessoires de studio si vous voulez maîtriser la photographie d’objets. Je passe sur le matériel photo (objectifs en particulier) à adapter selon vos besoins.

L’ensemble des notions théoriques présentées dans le livre s’accompagne d’un chapitre complet sur l’analyse de 17 photographies d’objets. Chaque exemple vous présente :

  • la mise en œuvre
  • la fiche technique de réalisation de la photo
  • le plan d’éclairage
  • le backstage de réalisation 
  • la photo finale
  • une autre version selon les cas

Comment éclairer et photographier les objets, le guide par Nath-Sakura

A qui s’adresse ce livre ?

Cet ouvrage intéresse le photographe professionnel devant réaliser des photographies d’objets sans que ce ne soit sa spécialité encore.

Il intéresse tout photographe désireux de se lancer dans cette pratique et d’acquérir des bases solides sans perdre de temps.

Il intéresse aussi le photographe amateur curieux de savoir ce qu’il faut connaître pour réussir une photographie d’objet de qualité professionnelle et désireux d’enrichir ses connaissances en photographie de studio.

Ce livre chez vous via Amazon …

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Nikon Z fc édition noir et NIKKOR Z 40 mm f/2 SE, le retour de la tradition Nikon

Nikon et la longue tradition de reflex argentiques, ça vous parle ? Cette époque est loin mais la marque se plait à la revisiter de façon plus moderne. Elle annonce aujourd’hui le Nikon Z fc édition noir et un très joli NIKKOR Z 40 mm f/2. SE. Revue de détails.

Nikon Z fc édition noir et NIKKOR Z 40 mm f/2. SE, le retour de la tradition Nikon

Le Nikon Z fc au meilleur prix chez Miss Numerique

Nikon Z fc édition noir

Nikon Z fc édition noir

Nikon Z fc édition noir

Le Nikon Z fc au meilleur prix chez Miss Numerique

Le Nikon Z fc, un petit hybride APS-C au look de Nikon FM2, a marqué les esprits à sa sortie. Je l’ai d’ailleurs fort apprécié lors de mon test terrain, couplé au NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE

Ce boîtier vous a peut-être rappelé votre Nikon FM ou FM2. En version argent / Silver, il faut dire qu’il a fière allure. Toutefois n’oublions pas les versions noires de ces reflex argentiques de l’époque. Elles avaient fière allure aussi, et permettaient en outre d’être plus discret sur le terrain en évitant les reflets lumineux.

Nikon s’est pris au jeu aussi semble-t-il puisque voici venir un Nikon Z fc édition noir qui ne manque pas d’allure. Grande sobriété dans la présentation, la ressemblance avec le FM2 est toujours aussi bluffante, la fiche technique est celle du Z fc Silver. Les prestations sont à la hauteur du plumage, un bon point si vous cherchez un hybrides compact et léger qui, de plus, ne manque pas d’allure.

Mais ce n’est pas tout.

Comme si les deux éditions historiques, Silver et noir, ne suffisaient pas, Nikon a poussé le jeu plus loin et vous propose six variantes pour le Z fc édition noir, en complément des six variantes de la version Silver. Vous avez bien lu, il existe donc désormais 14 Nikon Z fc différents :

Nikon Z fc édition Silver et ses variantes

  • Nikon Z fc Silver argent et blanc
  • Nikon Z fc Silver argent et beige sable
  • Nikon Z fc Silver argent et rose corail
  • Nikon Z fc Silver argent et vert menthe
  • Nikon Z fc Silver argent et marron ambré
  • Nikon Z fc Silver argent et gris naturel

Nikon Z fc édition noir et ses variantes

  • Nikon Z fc Silver noir et bleu nacré
  • Nikon Z fc Silver noir et rouge écarlate
  • Nikon Z fc Silver noir et gris minuit
  • Nikon Z fc Silver noir et jaune moutarde
  • Nikon Z fc Silver noir et vert olive
  • Nikon Z fc Silver noir et noyer

Si avec ça vous ne trouvez pas un Nikon Z fc à votre goût ce ne sera pas la faute de Nikon, même si certaines variations me font mal aux yeux, je dois l’avouer.

NIKKOR Z 40 mm f/2. SE

NIKKOR Z 40 mm f/2. SE

NIKKOR Z 40 mm f/2. SE

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 au meilleur prix chez Miss Numerique

Il faut avouer que le NIKKOR Z 28 mm f/2.8 SE, avec son look de NIKKOR AI-S, ne manque pas de charme et accompagne plutôt bien le Nikon Z fc.

Seulement dans cette gamme NIKKOR Z un autre objectif ne manque pas d’intérêt, c’est le NIKKOR Z 40 mm f/2, cadrant comme un 60 mm sur le Nikon Z fc. Nikon vous le propose lui-aussi en version SE, Special Edition, une version identique à la version initiale, seul son look diffère et reprend les codes du 28 mm SE.

L’ouverture maximale constante de f/2 vous autorise les jolis arrière-plans flous que vous appréciez, l’avantage de cet objectif est de rester compatible APS-C et plein format. Je l’utilise au quotidien avec bonheur sur le Nikon Z 6II.

Cerise sur le Nikon, ce 40 mm f/2 SE ne coute pas (trop) cher et s’avère si compact et léger que vous n’hésiterez pas à le sortir au quotidien, de quoi vous amuser sans y laisser une cervicale.

Source : Nikon France

Le Nikon Z fc au meilleur prix chez Miss Numerique


NIKKOR Z 600 mm f/4 VR S : plus léger, convertisseur intégré, AF silencieux

Nikon annonce le nouveau NIKKOR Z 600 mm f/4 VR S, un téléobjectif en monture Z qui permettra aux professionnels de la photographie de sport ou animalière de disposer d’une très longue focale fixe bien plus légère et complète que la version AF-S équivalente pour reflex.

NIKKOR Z 600 mm f/4 VR S : plus léger, convertisseur intégré, AF silencieux

Tous les objectifs NIKKOR Z chez Miss Numerique

NIKKOR Z 600 mm f/4 VR S : présentation

Si la gamme NIKKOR Z manquait de téléobjectifs lors de son arrivée en 2018, ce n’est plus la cas désormais. Après le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, le NIKKOR Z 400 mm f/4.5 VR S, voici venir le nouveau 600 mm f/4 VR S.

Tout comme le 400 mm f/2.8, ce 600 mm intègre un téléconvertissseur TC 1.4 qui permet à l’optique de cadrer comme un 840 mm f/5.6 sur un Nikon Z plein format sans nécessiter l’utilisation d’un téléconvertisseur externe.

La mise au point autofocus est assurée par un moteur AF VCM Silky Swift, une motorisation intégrant un codeur ABS qui s’avère très silencieuse. Les vidéastes apprécieront, les photographes animaliers encore plus qui craignent souvent d’effrayer les animaux lors de la prise de vue.

La stabilisation VR permet de gagner 5 stops en mode standard alors que le mode Synchro VR du Nikon Z 9 permet de grimper à 5,5 stops.

NIKKOR Z 600 mm f/4 VR S

Le NIKKOR Z 600 mm f/4 VR S est doté d’un traitement anti-reflet Meso-Amorphe. La formule optique comprend trois lentilles en verre ED (2 sont utilisées en fonctionnement à 600 mm, une troisième est activée lorsque le TC entre en action), une lentille Super ED et deux lentilles en fluorite.

Ces lentilles permettent d’alléger l’optique qui gagne, avec son convertisseur intégré, 500 gr. par rapport au 600 mm AF-S pour reflex sans convertisseur, pour un poids total de 3,260 gr.

L’optique est ainsi optimisée tant pour la prise de vue, avec un poids reporté sur l’arrière pour un meilleure équilibre, que pour le transport. Elle peut intégrer une valise cabine qui évitera de la laisser en soute. Au tarif de l’ensemble, autant dire que c’est un atout.

L’optique comprend une bague de rappel de la mise au point, un bouchon avant souple, une courroie. Elle est livrée avec le pare-soleil Nikon HK-43 et le sac Nikon CL-3.

Le tarif public de 17.249 euros réserve cet objectif aux professionnels et aux quelques amateurs désireux de se faire un beau cadeau. Le NIKKOR Z 600 mm f/4 VR S sera disponible à partir du 24 novembre 2022.

Source : Nikon France

Tous les objectifs NIKKOR Z chez Miss Numerique


Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : faut-il craquer pour Tamron ?

A peine annoncé quelques jours auparavant, le tout premier objectif Tamron pour Nikon hybride me faisait de l’oeil. Un zoom Tamron en monture Z native, avec une plage focale 70-300 mm inexistante dans la gamme NIKKOR Z ? A un tarif abordable ? Attirant, d’où mon envie de réaliser ce test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z dans les meilleurs délais.

Tamron France a été très réactif et m’a procuré un des premiers modèles sorti d’usine, j’ai pu le garder deux semaines pour vous dire ce que j’en pense. Voici mes conclusions et des photos.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : faut-il craquer pour Tamron ?

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z : contexte

Depuis des décennies, Tamron produit des optiques pour les plus grandes marques d’appareils photo. En gamme reflex l’offre était pléthorique pour les montures Nikon et Canon en particulier. Cette offre a été recentrée depuis quelques années sur les boîtiers hybrides Sony, la marque ayant été la première à proposer une offre hybride crédible.

Depuis, Tamron a complété sa gamme d’optiques pour les hybrides Fujifilm, et vient donc de le faire pour les hybrides Nikon Z. Tamron devient ainsi le premier des deux opticiens indépendants majeurs (avec Sigma) à arriver chez Nikon avec la monture Z. C’est d’autant plus intéressant que Tamron dispose de la licence de développement pour la monture Z, ce qui lui permet de garantir l’évolutivité de ses objectifs, un critère essentiel avec les hybrides dont les mises à jour firmware sont fréquentes.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Pour en revenir à ce 70-300 mm, la plage focale bien connue chez Tamron, le Tamron SP AF 70-300 mm f/4-5.6 Di VC USD pour reflex Nikon a déjà fait les beaux jours des photographes animaliers, de nature et de sport. Cette même plage focale est disponible pour les hybrides Sony en monture E.

Ce Tamron pour Nikon Z est donc la première optique Tamron en monture Z native, ne nécessitant pas le recours à la bague FTZ. Ce zoom est aussi conçu pour cette grande monture, et a le mérite de combler un trou dans la gamme NIKKOR Z. Celle-ci propose plusieurs zooms téléobjectifs, mais entre le superlatif NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8, le NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S et le NIKKOR Z 24-200 mm, difficile de faire un choix lorsqu’on est amateur avec un budget restreint.

Jusqu’ici, pour limiter les coûts, il vous fallait donc vous rabattre sur l’AF-S NIKKOR 70-300 mm pour reflex et lui greffer la bague FTZ. Une solution satisfaisante si vous possédiez déjà cette optique, bien moins intéressante si vous ne l’aviez pas encore. Quant aux 200 mm, l’AF-S NIKKOR 70-200 mm f/4 pour reflex n’a pas marqué l’histoire, le NIKKOR Z 24-200 f/4-6.3 s’avère un choix plus judicieux (sans bague lui-aussi).

Maintenant que le contexte est précisé, qu’en est-il de ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z ?

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Présentation

Le Tamron 70-300 mm reprend les codes communs à la gamme Tamron et à la gamme NIKKOR Z. Belle sobriété dans la présentation, deux bagues agréables à utiliser, dont une très large bague de zoom.

La monture métallique dispose de l’ensemble des contacts nécessaires au bon fonctionnement sur un Nikon hybride, ainsi qu’aux évolutions futures puisque tous les contacts ne sont pas encore exploités par Nikon.

L’optique dispose d’un connecteur USB-C (étanche, précision donnée par la marque) lui permettant d’être relié à l’application Tamron pour smartphone et ordinateur. Vous pourrez ainsi mettre à jour le firmware de l’objectif (et personnaliser le fonctionnement de l’autofocus prochainement).

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z
le connecteur USB-C pour personnalisation et mise à jour

Notez que l’objectif ne dispose pas de commutateur AF/M sur le fût, ni d’une troisième bague à la façon des NIKKOR Z séries S. Ceci ne vous prive toutefois pas de la mise au point manuelle,
il suffit de paramétrer la bague personnalisable sur « mise au point manuelle ». Vous perdrez alors la possibilité de lui attribuer tout autre réglage. Rien de catastrophique toutefois tant les possibilités de personnalisation des touches FN et autres contrôles sont nombreuses sur les hybrides Nikon.

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z
la large bague de zoom et la bague personnalisable côté boîtier

Comme la plupart des zooms actuels (hors gammes pros), ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z s’allonge pour passer de la focale 70 mm à la focale maximale de 300 mm. J’ai apprécié l’absence de position de repos qui impose de tourner la bague de zoom lors de l’allumage du boîtier.

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z en position 70 mm

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z en position 300 mm

À qui se destine ce zoom Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z ?

Un téléobjectif 70-300 mm intéresse en premier lieu les photographes animaliers qui l’utilisent pour la photo d’animaux et d’oiseaux ni trop gros ni trop distants. Au-delà, les focales de 400 à 800 mm sont plus adaptées mais ne jouent pas dans la même cour.

Le 70-300 mm est aussi intéressant pour la photo de paysage, le portrait, et la photo de sport et d’action. Vous remarquerez que je l’ai toutefois utilisé en photo urbaine contre toute attente en obtenant des résultats très satisfaisants.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Focale 70 mm

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Focale 300 mm

Reste la question de l’ouverture maximale du Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z, qui interroge si j’en crois les retours lors de ma conférence au salon de la Photo pour la présentation de ce zoom.

La question est pertinente puisque cette ouverture maximale est de f/4.5 à 70 mm et de f/6.3 à 300 mm. Par rapport à un zoom ouvrant à f/4 constant, la différence se fera sentir à partir de 150 mm environ. Ces deux ouvertures maximales ne vous privent toutefois pas de réaliser de jolis flous d’arrière-plan, n’oubliez pas que ceux-ci sont aussi fonction de la focale et de la distance au sujet.

Et la contrainte sur la montée en sensibilité ? Elle existe en effet si l’ouverture maximale ne permet pas de conserver un temps de pose assez court pour éviter le flou de bouger. Il vous faut alors monter en ISO (le fameux triangle d’exposition).

Avec les capteurs des Nikon hybrides, la montée en ISO ne sera pas un point bloquant avec ce zoom. Il vous faudra monter d’un cran ou deux pour compenser l’ouverture maximale limitée, ce qui ne pose de problème ni sur les plein format 24 et 45 Mp, ni sur les capteur APS-C des Nikon DX.

Si vous vous contentiez d’un 70-300 mm pour votre reflex, vous ne pourrez qu’avoir mieux avec celui-ci sur un Nikon Z dont le capteur est plus performant quel que soit le modèle.

Quant à l’absence de stabilisation sur ce zoom, c’est un autre sujet, je vous en parle plus bas.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z
notez le joli flou plus prononcé à pleine ouverture que sur la photo ci-dessus

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Qualité de construction

L’époque des objectifs Tamron moins bien construits que les objectifs de marques est révolue depuis le siècle dernier. Ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z sent le souhait de bien faire chez Tamron. Les bagues sont ajustées avec précision, elles se manœuvrent aisément, la monture ne présente aucun jeu, la sérigraphie est précise. « Du bon matériel » diraient certains.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Seulement la qualité de construction ne suffit pas à faire d’un objectif un outil que vous utiliserez dans toutes les situations. Il lui faut aussi s’avérer étanche aux intempéries, tout en restant assez léger pour ne pas vous démonter les cervicales. Il doit enfin savoir rester compact pour faciliter le transport.

C’est le cas de ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z que je n’ai pas hésité à soumettre à la pluie lors d’une séance nocturne. RAS après une bonne heure, j’ai abandonné avant lui.

La lentille frontale laisse glisser les gouttes d’eau, cette construction fait de lui l’équivalent des NIKKOR Z « non S », ces derniers bénéficiant, mais à quel prix, d’un degré de finition encore supérieur. Poids et compacité je vous en parle plus bas, deux autres avantages de ce zoom.

Le pare-soleil livré avec l’objectif se fixe aisément, pensez à l’utiliser aussi pour protéger la lentille frontale.

Enfin notez que le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z utilise des filtres de 67 mm de diamètre.

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Prise en main

Poids et compacité, deux critères de choix lorsqu’on choisit un téléobjectif. Voici à titre de comparaison les poids des optiques les plus proches en terme de plage focale :

  • 580 gr pour le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z
  • 570 gr pour le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR
  • 1355 gr pour le NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S

A l’usage, ce TAMRON 70-300 est agréable à tenir en main, il ne vous casse pas le poignet au bout de quelques heures. Sa large bague de zoom que vous manœuvrerez du bout de vos index et pouce facilite l’ajustement du cadre. La bague personnalisable est proche de la monture comme sur les objectifs NIKKOR Z, rien à signaler la concernant.

Je dois admettre qu’après ce temps passé avec ce téléobjectif, moi qui rechigne toujours à les utiliser, j’ai redécouvert le plaisir de cadrer avec des focales longues (70 à 300 mm, en urbain, c’est très long) et les résultats étant à la hauteur de mes attentes, c’est une très bonne nouvelle. Je me verrais bien utiliser un tel objectif compact et léger plus souvent pour les plans serrés et le portrait de rue.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Autofocus et distance de mise au point

 La distance minimale de mise au point du Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD Nikon Z est de :

  • 80 cm à 70 mm
  • 150 cm à 300 mm

L’autofocus parlons-en car sur un téléobjectif il doit être à la fois précis, réactif, stable et capable de suivre les consignes du boîtier. Les optiques NIKKOR Z sont conçues pour ça par Nikon. S’agissant ici d’un objectif conçu par un opticien indépendant, vous êtes en droit de vous demander ce qu’il en est. Ma réponse est simple : l’autofocus Tamron est largement au niveau, faisant mouche à chaque fois aussi bien qu’un NIKKOR Z.

Cet autofocus Tamron a le bon goût de suivre le sujet sans aucune latence ni hésitation. J’ai pu le vérifier à plusieurs reprises, comme avec ces deux cyclistes passant près de moi à bonne allure. L’AF les a accrochés au passage et suivis jusqu’au fond du cadre. C’est très agréable, d’autant plus que je vous rappelle que l’autofocus des hybrides agit sur la plus grande partie du champ cadré, à la différence de celui des reflex limité au centre de l’image.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Stabilisation

Le sujet qui fâche certains. Pourquoi diable Tamron propose-t-il un téléobjectif non stabilisé en 2022 ? Quelles conséquences à l’usage ?

A la première question, je n’ai d’autre réponse (qui n’engage que moi) que la nécessité pour la marque de proposer un objectif au tarif maîtrisé. Ce qu’elle peut faire en s’appuyant sur le développement de ses objectifs pour d’autres marques. Cette réutilisation et adaptation à chaque marque permet de limiter les propositions techniques plus coûteuses à produire. La version Sony n’est pas stabilisée, la version Nikon non plus, une question de logique industrielle.

A la seconde question, les conséquences sur l’utilisation, elles dépendent du boîtier. Les Nikon Z plein format disposent d’un capteur stabilisé 5 axes (IBIS), qui compense l’absence de stabilisation de l’objectif. Les Nikon hybrides APS-C n’en disposent pas, ils sont donc moins aptes à donner la meilleure image possible alors que l’objectif n’est pas stabilisé. Si la stabilisation vous importe sur APS-C, orientez-vous plutôt vers le NIKKOR Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR.

De là à dire que ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD n’est pas utilisable sur un Nikon Z 50, 30 ou Z fc, il y a un pas que je ne franchirai pas.

Il reste parfaitement utilisable en raison d‘une très bonne montée en ISO du capteur (pour raccourcir le temps de pose) et de la possibilité de tenir fermement en main l’ensemble boitier+objectif, léger et compact. Cependant, une version stabilisée serait un plus qui permettrait au Tamron de concurrencer le 50-250 NIKKOR Z sur APS-C. Une stabilisation qui servirait aussi les hybrides plein format car intégrée à l’optique elle est toujours plus efficace avec les longues focales que l’IBIS seul. Ceci explique d’ailleurs la présence du VR sur les téléobjectifs Nikon (mais le tarif n’est pas le même, je me répète).

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Performances optiques : piqué, homogénéité, vignettage, distorsion

Comme pour chacun de mes tests sur le terrain, j’ai utilisé ce zoom pour mes prises de vue habituelles. En soirée j’ai privilégié l’ouverture maximale à toutes les focales sur le Nikon Z 6II.

Les objectifs NIKKOR Z font appel à l’électronique pour appliquer les corrections d’image adéquates (en savoir plus sur la photographie computationnelle).

Le principe est simple : le boîtier corrige les défauts de l’objectif (ils en ont tous), dont l’homogénéité et le vignettage. Il tient compte pour cela de la focale, de l’ouverture et de la distance de mise au point. Les images JPG intègrent cette correction, les fichiers RAW incorporent un profil de correction que les logiciels capables de lire ces données utilisent.

Ce mode de fonctionnement est rendu possible par la communication électronique entre le boîtier et l’objectif, communication que Tamron gère puisque la marque dispose des informations nécessaires grâce à la licence Nikon. Le retro-engineering que pratiquent d’autres marques n’ayant pas accès aux informations techniques s’avère en effet bien plus délicat pour optimiser les résultats.

Impossible d’avoir l’information précise de la part des deux marques, secret industriel oblige, mais ce Tamron pourrait bien fonctionner comme les NIKKOR Z si j’en juge les résultats obtenus. Un bon point à Tamron pour avoir fait le choix de cette licence.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Mes images test montrent une excellente netteté au centre à toutes les focales, ce zoom fait aussi bien ici que les zooms NIKKOR Z de plage focale proche.

Sur les bords, la qualité de l’image se dégrade, une distorsion apparaissant sur les images observées à 200 %. C’est assez courant sur la plupart des zooms téléobjectifs, et en rien pénalisant tant que vous observez vos images sur écran au grandissement normal ou que vous faites des tirages de taille moyenne (90 x 60 par exemple)..

En fermant l’ouverture de deux crans environ, vous réduirez les quelques faiblesses du Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z sur les bords. Je n’ai pas noté de distorsion flagrante sur toute la plage focale.

Cette analyse sur écran mériterait toutefois d’être complétée d’un passage au banc optique si vous êtes adepte des tests optiques et des bancs et courbes de transfert, ce que n’est pas un test terrain.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z
le vignettage reste modéré dans les quatre angles

En matière de vignettage, la correction appliquée par le boîtier est très efficace. Le RAW est corrigé à l’ouverture. Sur les JPG, j’évalue ce vignettage entre 0,5 et 0,7 Ev à pleine ouverture, une valeur courante sur un tel zoom, le vignettage disparaissant en fermant de deux stops.

Au final, ce 70-300 mm Tamron pour Nikon Z est une très bonne nouvelle pour quiconque veut disposer d’une focale maximale de 300 mm Nikon Z native sans négliger la qualité d’image et sans devoir dépenser bien plus pour un 100-400 mm NIKKOR Z.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Rendu optique : profondeur de champ

Ce n’est pas parce que l’ouverture est limitée que vous ne pouvez pas créer un joli flou d’arrière-plan. L’exemple ci-dessous vous montre ce qu’il vous est possible d’obtenir à main levée, à faible ouverture, en jouant avec les lames du diaphragme. De quoi vous amuser si vous appréciez ce type d’effet.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr

Cliquez sur la photo pour ouvrir l’album.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z peut vous intéresser si …

  • vous cherchez un téléobjectif léger et compact pour la photo animalière, le sport, le portrait,
  • les téléobjectifs à ouverture constante f/2.8 vous sont inaccessibles (taille, poids, tarif),
  • vous n’avez pas besoin d’une focale aussi longue que le 500 ou 600 mm,
  • vous souhaitez remplacer le couple bague FTZ + AF-S NIKKOR 70-300 mm reflex pour gagner en encombrement et facilité d’usage,
  • vous n’avez pas déjà un 70-300 mm pour reflex ou un téléobjectif équivalent.

Le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z va moins vous intéresser si …

  • vous voulez le meilleur zoom téléobjectif pour Nikon Z du moment quel qu’en soit le tarif,
  • vous ne jurez que par les objectifs très ergonomiques et construits pour résister à tout,
  • vous êtes fan de la focale 400 mm,
  • vous avez besoin d’une bague de mise au point manuelle en plus de la bague personnalisable, en vidéo par exemple,
  • vous avez déjà un 70-300 mm pour reflex et une bague FTZ,
  • vous avez un budget serré et préférez vous passer de la focale 300 mm en utilisant votre zoom NIKKOR Z 24-200 très polyvalent.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z : ma conclusion

Ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z est une bonne nouvelle pour plusieurs raisons.

Il annonce l’arrivée du premier opticien japonais indépendant dans l’univers Nikon Z, avec une licence Nikon faisant la différence. Dans ce monde là, le premier arrivé est souvent le mieux armé pour la suite.

Ce zoom préfigure l’arrivée prochaine (je n’ai pas l’info mais c’est crédible) d’autres optiques Tamron pour Nikon Z dont les plages focales sont attirantes et inexistantes dans la gamme NIKKOR Z existante ou à venir (comme les 35-150 mm ou 150-500 mm).

Ce zoom propose une fiche technique pertinente, des choix confirmés par les résultats obtenus sur le terrain. Il est bien construit, léger, compact et compatible plein format et APS-C (à la stabilisation près sur l’APS-C). Ces critères en font une alternative crédible et séduisante pour un Nikon Z plein format Z 5 ou Z 6 série 1 et 2. Les Z 7 et Z 9, plus exigeants, pourront cependant mettre en avant quelques faiblesses liées à la très grande densité de pixels sur le capteur 45 Mp.

Cet objectif bénéficie du « Tamron Service« , si toutefois il est en panne, vous bénéficiez d’un prêt pendant la réparation.

Au final, que reprocher à ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z ? Une ergonomie simplifiée, une formule optique moins ambitieuse que celle du NIKKOR Z 100-400 mm, et un tarif que l’on aimerait voir serré encore pour approcher celui du même objectif en monture Sony.

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z

Mais attention, ce test Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z m’a permis de réaliser combien cette formule est attirante, vous offrant la possibilité de disposer d’un 70-300 mm de qualité et parfaitement compatible avec les Nikon Z. Une proposition qui a de quoi séduire !

En savoir plus sur le site de Tamron

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique


Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : le retour des japonais indépendants

Tamron vient d’annoncer son premier zoom en monture Z native pour Nikon hybrides, le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD.

Cette optique, compatible avec les Nikon Z APS-C et plein format, signe le retour de Tamron chez Nikon, et le début d’une nouvelle offre en monture Z entièrement compatible. Le début d’une nouvelle longue histoire ?

MàJ : le test de cet objectif est disponible ici.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride : le retour des japonais indépendants

Ce zoom Tamron pour Nikon Z chez Miss Numerique

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD : présentation

Il y a belle lurette que Tamron n’avait plus annoncé d’objectif pour Nikon, le dernier en date sauf erreur de ma part étant le Tamron SP 35 mm f/1.4 Di USD en juin 2019. La pandémie est passée par là, le marché du reflex est en train de passer aux oubliettes, et il n’y en avait que pour Sony ou, plus récemment Fujifilm. Ajoutons aussi que Nikon n’avait pas forcément décidé d’ouvrir la licence de sa monture Z comme c’était le cas précédemment avec la monture F.

Les opticiens chinois l’ont bien compris qui ne se sont pas privés d’occuper le marché avec des optiques pour Nikon Z qui ne sont bien souvent que des adaptations des versions reflex, développées pour toutes les marques de boîtiers et adaptées ensuite à chaque monture. Pour la monture Nikon Z l’adaptation consiste à intégrer une mini-bague FTZ qui autorise le montage mécanique sur les hybrides. Bien, mais peut mieux faire.

Toutefois quelques signes avant-coureurs pouvaient nous faire penser que les opticiens japonais n’allaient pas se laisser tailler des croupières ainsi par leurs amis mais néanmoins concurrents chinois. Nikon a sorti un NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 ces derniers mois qui ressemble étrangement au même modèle Tamron. Les parts de marché des hybrides Nikon ont joliment progressé, en particulier depuis l’annonce du Nikon Z 9 et la possible arrivée d’un Nikon Z 8 dans les prochains mois.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Le premier qui tire a souvent raison, et Tamron s’est décidé à être ce premier en attendant que Sigma se réveille (ou pas). Fort d’un partenariat de longue date avec Nikon, et d’une licence officielle pour les montures F et Z désormais, il n’en fallait pas plus à la marque de Saitama pour annoncer son tout premier véritable objectif Nikon Z, un zoom qui complète presque à merveille le 28-75 mm f/2.8 NIKKOR Z.

Ce zoom reprend les caractéristiques principales du Tamron 70-300 mm pour Sony FE sorti en octobre 2020. Bien que la marque n’ait pas communiqué encore la fiche technique détaillée de cette optique, il y a fort à parier qu’elle sera très proche de celle de la version Sony, tout en tenant compte des particularités de la très grande monture Z.

Variant de f/6.3 à 300 mm à f/4.5 à 70 mm, l’ouverture de ce 70-300 mm ne lui permet pas de concurrencer le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8, il n’en a ni l’ambition, ni le tarif. Par contre, avec 150,3 mm de longueur, ce zoom s’avère le plus court du marché à l’heure ou j’écris ces lignes et pour cette catégorie. Son poids modeste de 580 gr. lui permet de se faire oublier, en particulier sur un hybride Nikon Z plein format.

La formule optique comprend 15 éléments répartis en 10 groupes, dont une lentille en verre LD (Low Dispersion, faible dispersion). Tamron revendique des images « nettes et contrastées sur toute la plage focale » grâce à l’utilisation du revêtement BBAR antireflets.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Là où l’on attend ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD c’est sur l’autofocus, car l’hybride est bien plus exigeant que le reflex en la matière. L’autofocus Sony fonctionne sur un principe différent de celui des Nikon Z (chaque marque a sa recette). Tamron a donc du, en toute logique, faire le nécessaire pour que ce zoom soit aussi réactif et précis que les zooms NIKKOR Z.

Il intègre une motorisation RXD (Rapid eXtra-silent stepping Drive) et Tamron précise que cette version « modèle A047 » s’adresse aussi aux vidéastes dont le besoin est de pouvoir faire la mise au point dans le plus grand silence.

Autre caractéristique à ne pas négliger lorsqu’il s’agit d’une optique pour hybrides, c’est sa capacité à évoluer. En effet le principe même de fonctionnement des hybrides (toutes marques) leur permet de recevoir des mises à jour firmwares qui améliorent leurs performances. Pour autant il faut que les optiques puissent suivre ces améliorations sans quoi cela peut poser problème, une situation malheureuse bien connue des utilisateurs d’optiques compatibles développées hors licence Nikon pour les reflex.

Tamron a bien évidemment pris ce critère en compte en bénéficiant de la licence Nikon Z, d’une part, et en proposant une application de mise à jour et de personnalisation de ce zoom, déjà utilisable sur d’autres optiques de la marque, d’autre part.

Tamron Lens Utility vous permet de configurer votre objectif à l’aide de votre ordinateur, sans passer par le SAV et sans devoir investir dans la console Tap-In historique. Un simple câble USB Type-A vers Type-C suffit. Une version application mobile de Tamron Lens Utility est en cours de développement pour smartphones Android.

Enfin, ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD revendique une construction suffisamment résistante pour permettre son utilisation par temps de pluie comme dans les environnements poussiéreux. Le fut de l’objectif et les zones les plus sensibles sont protégées par des joints spécifiques.

Tamron 70-300 mm F/4.5-6.3 Di III RXD pour Nikon Z hybride

Fiche technique

  • Modèle : A047
  • Focale : 70-300 mm
  • Ouverture maximale : f/4.5-6.3
  • Angle de vue (diagonale) : 34°21 – 8°15 (pour hybride plein format)
  • Construction optique : 15 éléments en 10 groupes
  • Distance minimale de l’objet : 0.8 m (70 mm), 1.5m (300 mm)
  • Rapport de grossissement maximal : 1:9.4 (70 mm / 1:5.1 (300 mm)
  • Taille du filtre : 67 mm
  • Diamètre maximum : 77 mm
  • Longueur : 150,3 mm
  • Poids : 580g
  • Lames d’ouverture : 7 (diaphragme circulaire)
  • Ouverture minimale : f/22-32
  • Accessoires standard : Pare-soleil, bouchons
  • Monture : Monture Nikon Z

Le Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD sera disponible à la vente à partir du 29 septembre 2022 au tarif de 799 euros TTC.

Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD : premier avis

Pour les nikonistes dotés d’un hybride Nikon Z ou désireux de passer à l’hybride bientôt, l’arrivée de ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD est une excellente nouvelle.

Tamron a prouvé par le passé sa capacité à proposer des objectifs amateurs, experts et pros au niveau des meilleurs, il n’y a donc aucune raison de penser qu’il n’en sera pas de même en monture Z.

Tamron sait couvrir un segment amateur que Nikon ne cherche plus forcément à couvrir avec sa gamme NIKKOR Z. Ce Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD pourrait séduire les photographes animaliers dont l’envie et le budget pour acquérir le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S ne sont ni suffisants ni justifiés. Le tarif de 799 euros place ce zoom dans une gamme de prix très inférieure à 1.000 euros sans atteindre toutefois les 500 euros de la version équivalente en monture Sony E. 

Le partenariat sur la durée qui semble se dessiner à nouveau entre Tamron et Nikon comme l’intégration des données techniques de la monture Z dans les optiques Tamron, est de bon augure pour la suite.

Enfin l’apparition d’un tel zoom peut laisser penser que plusieurs autres modèles Tamron existants pour d’autres montures hybrides pourraient rapidement être portés en monture Z, ce qui permettrait de compléter assez vite une gamme qui pourrait alors compter des optiques telles que les 35-150 mm f/2-2.8, 150-500 f/5-6.7 et autres 11-20 mm f/2.8. Affaire à suivre d’autant plus que depuis la publication initiale de cet article, Sigma est venu rejoindre Tamron en proposant aussi des objectifs Sigma pour Nikon Z

Source : Tamron

Ce zoom Tamron pour Nikon Z chez Miss Numerique


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